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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 11:20

 

 A présent découvrons les localités ayant conservé traces de cette période gallo-romaine:

 

- Broons : en 1830 au village de Carhalo une pierre de nature basaltique, de couleur vert foncé, et polie, sur laquelle est sculpté en demi relief, un triton conduisant un dauphin. Bien conservée, longueur 0, 58, largeur 0, 32. Cette pierre fut trouvée dans un champ. Outre de nombreuses tuiles à rebord (tegulae) et débris de ciment couvrant plusieurs champs; on y a recueilli des monnaies : P.B. de Gallien (empereur de 218 à 268), Postume (général gaulois, puis empereur de Gaule de 260 à 269), Tetricus (empereur des Gaules de 271 à 273) etc... et sur une surface de 0,5 ha des fragments de tegulae et de céramique dont un col d'amphore ont été découverts.  A Nivorée la découverte  d'une structure rectangulaire, compartimentée fait songer à un petit batiment gallo-romain; au sud de Crinhouët des traces rectilignes encadrent un petit enclos, probablement rectangulaire. Au village des Coudrais limitrophe d'Yvignac, un gisement de tegulae et quelques scories ont été observés sur une surface de 50 mètres. A la Bréhaudais un  enclos quadrangulaire  

Lieux dits : la rue du vieux chemin, Buhen, la Planchette, les Coudrais .

 

Ci dessous monnaie de Gallien

-Brusvily : des gisements de tegulae et des scories au Bois des Borieux à la Pirotais on a trouvé un tesson de céramique sigillée et un col de céramique. Enclos quadrangulaire près du cimetière et non loin de l'endroit en simple enclos rectangulaire, un établissement gallo romain aux Grandes Landes et aux Champs Hamon. 

 Lieux dits : Vieuxville, les Mezerettes

 

 

Caulnes

 

Caulnes : deux bornes miliaires trouvées près de la Gare, le Champ de la Coudre : reste de pavements de l'ancienne voie romaine, près du Chenay Langourou : un hypocauste, près de la gare de Caulnes: des thermes, des poteries, des monnaies de Faustine, Flavins Valens, et de Claude II. En 1868 en construisant la Gare de Caulnes on découvrit de nombreuses substructions dont l'aire était cimentée  avec du béton. Deux des pièces étaient entourées d'un conduit formé de briques, l'une d'elles presque intacte avait 3,50m de largeur  sur 3, 70 m de longueur. Elle reposait sur un hypocauste  formé de seize piliers disposés en quinconce de 0, 43 m  de hauteur sur 0, 20 m de côté. Une G.B d'Antonin Le Pieux :

 

ANTONINVS AVG PIVS P. P. TR. COS. III

Tête laurée à droite

FELICITAS AVG. S. G.

 La Félicité debout, tenant une corne d'abondance et un caducé

Lieux dits : pont du Chatel, le Chatelet, le Grand Buisson, la Vieux Ville, Bois de la Haye,

 

Dolo : Le centre archéologique d'Aleth a lors de prospections aériennes effectuées au cours des années 1991-*92 découvert quelques traces intéressantes relatives à cette lointaine période: à La Chaussée Maulay : un enclos à fossés curviligne presque complet à Ville es Burets : un enclos ovoïde à fossés curvilignes mais la prospection au sol n'a livré aucun matériel. Echaussée Haye : grand enclos à quatre enceintes concentriques et division interne qui évoque la présence d'un établissement du second l'âge de Fer (période gauloise) et deux petits enclos trapésoidaux 60 m sur 40 m distant de 30 m; au Bouquet Jalu des structures linéaires et orthogonales ont été observées, elles évoquent un établissement gallo romain établi de part et d'autre de la voie romaine; la Mare de la Joue : enclos fossoyé de 80 m sur 100m; Carrault : une petite structure triangulaire à division interne 10 m sur 16 m (villa possible) ainsi qu'une portion de de voie ancienne matérialisée par deux traces parrallèles et linéaires sur 80 m; au même lieu, angle d'enclos à double enceinte 60 m sur 40; Bois Orieux : sur une surface d'un hectare, un enclos à fossé courbe et structure circulaire, -la voie romaine dit sente pavée s'étitrait au nord du village du Bois Orieux, à proximité du bois et rejoignait le village de la Crételle à Sévignac puis contournait celui de Pengave; La Touche es Gautier une portion d'enclos rectangulaire à triple enceinte 80 m sur 120 m, un enclos courbe inscrit dans une double enceinte concentrique et division interne 140m sur 120 m; même lieu un enclos quadrangulaire à fossés rectilignes 140 m sur 140 m . Précisément au Champ Basset , des sondages archéologiques effectués en août 1965 ont révélés deux terrasses sucessives dominant la vallée de l'étang de Jugon, cet aménagement est installé sur une butte oblongue. Ces deux terrasses sont séparées par une pente. Trois sondages implantés sur la plate forme supérieure ont permis de retrouver les vestiges d'un talus ou d'un mur de plus de 2,50 mètres de largeur en schiste colmaté à l'argile jaune. La surface a livré des morceaux de poterie apparemment médiévales. Des sondages plus au sud ont permis de retrouver le remplissage d'argile jaune mélangé à du mortier et retenu au sud par une ligne de pierre matérialisant la jonction avec la roche. Un arrondi assez grossier est dessiné par les murs de pierraille, accostés à la roche en place, disparaissaient assez vite vers le nord en une sorte de pavage. A proximité du retranchement, une fontaine en pierres de taille est nommée traditionnellement ( voir poterie Etrussque ci dessous)

Lieux dits : Fontaine aux Romains, l'Echaussée-Cadet, l'Echaussée-Have, la Chaussée Maulay (proche de la Ville es Gautiers) la Rue .

 

-Eréac : à l'Escoublière un enclos à dominante rectiligne; au Tertre et à la Ville es Saints : deux enclos  rectilignes accolés 

Lieux dits : le Chatelier, la Vieille Haye, Chauchix.

 

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 07:09

Sous l'occupation romaine, l'Armorique fut semble-t-il assez pauvre et encore moins peuplée qu'à l'époque celtique. Suite à la défaite navale subie par les Vénètes, jamais le commerce maritime ne se releva, quand au commerce par voie terrestre il se limitait à l'approvisionnement des troupes romaines et des cités. Précisément, en ces cités de Fanum Martis, d'Alet ou de Regina la haute société prend ses repas allongée dans le triclinium. Le menu était composé de quatre sortes d'hors d'oeuvre, puis de poisson salé  agrémenté de garum, sauce à base de de poissons et de coquillages, de médaillons de crevettes cuites, de pulmentum uune sorte de bouillie, cernas un plat de résistance et de désserts.

 

A la campagne les paysans se nourrissaient  de bouillie arrosée de bière. Ce sont les vétérants de la légion romaine qui bénéficièrent de l'attribution de vastes domaines agricoles appelés "fundus". Ainsi vers les IIe et IIIe siècle de l'ère chrétienne leur nombre s'est multiplié. Ici ces domaines sont aisément reconnaissables dans la forme toponymique. La mode gallo-romaine voulait qu'on formât les noms en ajoutant le suffixe-acos au gentilice du maître du domaine. Ainsi le domaine de Sabinius est-il devenu Sévignac, celui de Rullius :  Rouillac. On pense qu'il en est de même pour Eréac, Mérillac, Yvignac,  Plédéliac, Merdrignac... Bon nombre de ces domaines sont concentrés proches des vallées de la Rance et de l'Arguenon. Belle opportunité pour ceux qui disposaient de pareilles terres, cela permettait d'approvisonner en vivres les civitas, tandis que des ports comme Régina ou l'actuelle localité de Taden fournissaient le nécessaire en poissons et coquillages. Cependant les difficultés rencontrées tenaient dans nos campagnes à une population assez rare, ce qui incita les autorités romaines à faire appel à la main d'oeuvre étrangère: ici les Bretons, les Germains, les Francs et les Burgondes dans le Nord et l'Est de la Gaule Il n'est pas rare de découvrir çà et là des meules attestant du travail de la terre.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 14:07

La Voie reliant Fanum Martis via Condates et Vorganium

  (Corseul via Rennes et cette cité Osime dont on pense qu'il s'agit de Kenlien )

 

Corseul, Léhon (avec bifurcation vers Legedia -Avranches), et Alet, où vers Caulnes. Ce dernier chemin désigné les Dinannaises , s'étire via St Carné et la Basse Landrie, Trévron, St-Juvat, St Maden, Guenroc, Pont Rimbert en St Jouan de l'Isle, les Trois Gravelles, St Onen la Chapelle, St Méen...

 

Ci- dessous le Pont Rimbert en Saint Jouan de L'Isle

 

 

 La voie Fanum Martis-Duroritum (Rieux) passait via les villages de Vieuxville et les Mezerettes et le bourg de Brusvily à proximité de l'église et s'étirait jusqu'aux abords de Caulnes. D'autres chemins antiques étaient aussi connus, ainsi la sente pavée, s 'étirait de Langouhèdre en Plénée Jugon et passait par le Bois Orieux en Dolo, la Basse Crételle en Sévignac, puis Trémeur et le Pont Auger en Caulnes. Un autre chemin provenant de l'actuelle ville de Lamballe empruntait un tracet passant à proximité de la Margilais près de Plénée, Kermelin à Broons puis rejoignait la sente pavée au Pont Auger en Caulnes. Enfin un chemin provenant de l'actuelle Langourla passait à proximité de Trédias et via St Carné rejoignait Léhon. Afin de surveiller ces voies, l'administration romaine plaçait des détachements de légions en des points statégiques. Ainsi, aux carrefours des voies conduisant à Fanum Martis, Condates, et Alet, sur le monticule aux pentes abruptes, fut sans doute érigé un castellum à l'endroit de Léhon, c'est ce que suggère les substructions qui y furent découvertes ainsi que le nom de Léhon issu du latin legio c'est à dire Légion. On évoque les camps de Langourla ainsi que les emplacements de certains châteaux : Montafilan en Corseul et Jugon. Certains lieux nommés Chatelet (Guenroc) evec des variantes Chatelier (Eréac) pourraient aussi avoir été utilisés pour semblables pbjectifs. Les lieux dits Chauchix (Sévignac-Eréac) désignent des chemins  de cette période, idem les lieux dits échaussées, chaussées, rue, la chasse, la chasse ferré, l'estrat;  les lieux dits carouge désignent d'anciens carrefours. La Planche, la Planchette évoquent les petits ponts de bois placés pour traverser des rivières et des ruisseaux, la Haie, la Vieille Haye (Eréac-Rouillac), la Boixière, la boissière sont en rapport avec d'anciens campements, la Belle-Mézières (Yvignac), Mégrit, le Mézerays, la Ville-Maze (Sévignac), le Margaro (Rouillac), ont pout racines le latin maceria et désignent d'anciennes mazures. 

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 12:53

 

 

Corseul : le Plessix Madeuc (tracet rouge)


 

 

Vildé Guingalan : la Commanderie, nationale 176  (tracet bleu)

 


 

Trébédan : le Chauchix (tracet vert)

  

 

Ce chemin empruntait ensuite son tracet sur les actuelles localités de Brusvily au sud du village du Creux), Plumaudan-Yvignac (puis à proximité de Lannouée), Caulnes , le Chatelet, la Plesse (tracet orange), Saint Jouan de L'Isle.

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 18:22

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 18:21

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 13:07

La Voie reliant Fanum Martis à Darioritum

(Corseul à Vannes)

 

 

Corseul : le Val, la Dalibardais, La Croix Hingant, le Guénaux,  la Vallée du ruisseau des Vaux et le Pont Gilet entre Corseul et Saint Maudez (tracet rouge)

 

 

Saint Maudez :  pont de la Moigerais  au Guénou (tracet rose)

 

 

Saint Michel de Plélan : à proximité de village de Guémignon (tracet vert)

 

 

Plélan le Petit : tout près de Tronga, puis la Croix de Tronga, la Cardiais, croix Coavra (tracet bleu)

 

 

Lescouët-Jugon, la Maison Neuve (au niveau de la nationale n° 176 ( l'étang de Jugon, l'Echo, Dolo: l'Echaussée, la  Rue et la  Longrais (tracet orange)

 

 

 

Ci dessous l'amorce du chemin de l'Etrat au sortir de l'étang de Jugon,  et le chemin de l'étrat à Dolo

 

 

Plénée-Jugon : La Longueraye, la Ville Josse,, Rusclée, le Cloître, Forge aux Reboux, les Landes, le Carpont (tracet violet)

 

 

 

Langourla: Mare de Coëcard, le Carpont,  Gué Georges, la Croix Saint Gilles, la Barre, la Ville-Ratel, le Pont Brient (tracet blanc)

 

 

St Jacut du Méné : La Croix Brouillard, Bransac, Ville au Chevalier, Guéharia (tracet vert)

 

 

St-Vran : St-Bodeuc, la Guilaudière....Gilles du Méné: La Hutte à Languille puis Laurenan (tracet rouge)

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 19:25

 

 

Les voies antiques attribuées aux occupants Romains étaient en réalité des aménagements réalisés par les tribus gauloises qui s'en servaient antérieurement pour leur commerce. Des spécialistes imaginent ces premiers tracés éffectués dès le Néolithique. La carte de Peutinger n'est en réalité qu'une copie médiévale d'un document plus ancien, cependant la notion géographique qui est nôtre n'était pas similaire au cours de la période antique. Ci dessous, apparaissent les cités antiques  Reginca -Alet; Fanum-Martis -Corseul; Vorgium -Carhaix; Condate -Rennes;  Darioritum -Vannes

 

 Coupe d'une voie romaine

 

 

 1 : Gravier

2 : dalles posées "de chant"

3 : argiles et cailloux

5,40 mètres (18 pieds)= rouge

3 mètres (10 pieds)= vert

4 : dalles posées à plat

5 : fossé du tracet initial

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:14

 

 

Rien ne prédestinait à priori ce village gaulois à devenir cette luxueuse ville gallo-romaine promue au rang de civitas Curiosolitum autrement dit chef lieu de la circonscription des Coriosolites, hormis la présence d'un oppidum assis sur le promontoire occupé actuellement par la forteresse de Montafilant. Aucun fleuve important ne baignait l'endroit, cependant de toutes parts convergeaient des voies pavées. Certain pense que c'est suite à la victoire de Titurius Sabinus que ce village fut désigné Fanum Martis, le temple dédicacé à Mars. Toutefois il ne semble pas que l'endroit fut occupé par les conquérants romains avant l'an 14 de notre ère si l'on s'en rèfère aux monnaies émises. D'après la table de Peutinger, carte routière établie sous Théodose, Condates se trouvait à 15 lieues de Fanum Martis , soit approximativement 55 km, cette même carte montre auprès de Fanum Martis un endoit : Coraillo, sans doute le hameau gaulois, coeur de l'antique cité. En pareil cas, la colline du Haut Bécherel, sur laquelle se dressait la cella, fut le centre de Fanum Martis.  (voir le temple du Haut Bécherel à Corseul - La villa du Clos-Mulon à Corseul - Le quartier antique de Monterfil au bourg de Corseul)

 

 

 

 

 C'est semble-t-il sous le règne d'Auguste (de 27 avant Jésus Christ à l'an 14) que cette "civitas" émergea, d'une surface d'environ 6 hectares, elle connut une seconde période de prospérité au début du règne de Tibère  (mort en l'an 37) et une troisième phase sous Néron (de l'an 54 à l'an 68). Chef lieu de taille moyenne, elle était de plan géométrique orthogonal assise au milieu de carrefour de voies antiques. Elle atteignait une superficie de 100 hectares environ et hébergeait un quartier résidentiel,  la légion romaine, l'administration gallo-romaine ainsi que des commerçants et artisans, soit une population estimée environ à 5.000 à 6.000  habitants. A la fin du IIIème siècle plusieurs  remaniements transformeront certains quartiers, vers l'an 360 la cité est déjà abandonnée par les autorités au profit d'Alet. 

 

 

 Des briques, des tessons, de céramique, des ossements d'animaux, des coquillages sont autant d'indices découverts sur le site comme témoin de ce passé prestigieux. Mais aussi es fragments de colonnes, des pierres portant des inscriptions, des pans de murs appareillés, des fragments de mosaïque, d'enduit peint, des meules, des verres à boire, des serrures, des poids de tisserands, des statuettes,  des fibules en bronze,  une clef en bronze représentant un lévrier couché muni d'une chaînette de 60 cm, bague avec chaton en pierre d'un beau lapis ovale représentant deux guerriers en position de lutte, une bague en or avec chaton en pierre gravée représentant un colimaçon, un bracelet en bronze, trois bagues dont deux en cuivre bronzé ayant un chaton en forme de coeur, des pierres précieuses : améthyste, sardoine et calcédoine, deux bouches en bronze, des agraves de manteau dont un amour au milieu de guirlande de roses, une plaque formée de matières vitrifiées d'un blanc opalin sur laquelle rdt représenté en relief un guerrier tenat un étendard et un bouclier, un peigne en bronze, des monnaies de presque tous les empereurs du Haut Empire jusqu'à Posthume. Essayons maintenant d'imaginer Fanum Martis sous l'occupation romaine : des maisons bâties à la romaine, c'est  à dire aux murs bien appareillés, et aux toitures recouvertes de tegulae (tuiles à crochets) serrées les unes contre les autres et s'alignant le long du cardo, une grand axe pavé, dont elles n'étaient séparées que par un trottoir en bois. Beaucoup de Romains habitaient la cité, ils étaient décurions, magistrats, légionnaires ou auxiliaires. Les intérieurs des bâtisses étaient richement décorés comme l'atteste le résultat des fouilles entreprises : revêtement de marbre polychrome de différentes origines, riches mosaïques, enduits peints sur les murs dont certains représentent des personnages, marbre de plusieurs coloris, fresques représentant des fleurs, des dessins géométriques, carreaux et losanges de marbre, de couleurs variées, fragment de marbre blanc compact ou bleu taquin. Près du château de Monterfil, une maison gallo romaine  a été découverte, elle formait un rectangle divisé en cinq petites pièces dont les murs étaient recouverts de fresques ornées par les losanges et de l'enduit vert. Près de la source de Saint Uriac au Haut Bécherel à l'Hotellerie se tenait un therme disposant d'une salle carrée de 5 m de coté, sur le sol s'étalait une aire de ciment de 25 cm d'épaisseur, et à 80 cmn de celle ci, au dessous avec une autre, toutes semblables, à 1,60 cm de profondeur fut atteint un sous sol où s'élevaient des piliers de briques, c'était un hypocauste, une chambre chaude entre les deux aires de ciment, envoyant la chaleur dans les parties supérieures de la construction. Les murs étaient en magnifique  pett appareil romain, avec alternance de rangées de briques plates, d'autres briques formaient le carrelage du premier

 

 

 Statuette découverte à Corseul

 

Fanum Martis disposait semble-t-il d'un aqueduc, on a retrouvé un conduit  de ciment romain, d'où divergeaient de petits canaux, cependant, les habitants utilisaient un grand nombre de puits (6 ont été retrouvés) alimentés par une nappe fréatique peu profonde. Dans un certain nombre de ces puits on a trouvé divers éléments : des tuiles, des fragments de revêtements de marbre, du plomb fondu, un bracelet de cuivre, une clef en bronze, des tessons de céramique commune et de sigilée...

 

 

Le Temple de Mars  

 

 

 l'une des colonnes de la Mairie de Corseul

 

 

Site de Monterfil au bourg de Corseul

 

Le Dieu Mars était assurément la divinité principale vénérée ici. Les dimensions du temple qui lui était dédiées étaient considérables : 110 m x101 m, ce qui  en fait   l'un des temples les plus importants d'Europe. Il comprenait une grande cour rectangulaire entourée de constructions sur trois faces, ouverte à l'Est suivant la tradition, le bâtiment principal étant situé à l'ouest comportait une entrée monumentale, une grande galerie d'une longueur de 82, 5m sur laquelle se greffait le sanctuaire proprement dit avec sa cella (ce qui subsite aujourd'hui. De forme octogonale, à l'intérieur et hexagonale à l'extérieur et sa galerie de circulation. La cella en petit appareil très soigné dominait l'ensemble de l'édifice, des traces d'un placage de marbre y ont été trouvées. Les divers bâtiments étaient recouverts de toitures en tuile (tégulae). On pense que les ailes situées au sud et au nord de la cour servaient de logements pour les prêtres et les fidèles. Outre le culte de Mars et d'Auguste, Fanum Martis célébrait le culte de Cybèle, de Jupiter, de Sirona dont on pense qu'un temple lui était consacré aux abords de Monterfil, Osiris était  aussi vénérée . Un ex volo romain présentant un pied de cheval de marbre noir a aussi été retrouvé.  

 

 

 Une stèle aujourd'hui visible dans l'église de Corseul, s'y trouve gravé : 
 

D.M.S

SILICIA. NA

MGIDDE. DO

MO AFRKA

III MIA PIETATE

FILIUM SECUTA

HIC SITA EST

VIXIT. AN. LXV

C. FL. JANVARI

VS. FI. POSVIT

 

Aux dieux mânes; à Silicia Namgidde, de maison africaine qui a suivi son fils avec une rare affection et repose ici. Elle a vécu soixante cinq ans. Caius Flavius Januarius son fils a dressé ce monument.

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:31

 

Au cours du premier siècle avant notre ère, cinq tribus se partageaient cette péninsule qui est nôtre, leur territoire faisait  alors partie de l'Armorique :  les Osimes à l'Ouest, ici les Coriosolites, à l'est les Redones, au sud les Vénètes, et à l'embouchure de la Loire les Namnètes.

 


 

En l'an 56 avant l'ère chrétienne, Jules César poursuit sa conquête des Gaules, vaste terroir sur lequel vivent de  nombreuses tribus bien souvent en conflit les unes envers les autres. Le jeune P. Crassus hivernant avec la septième légion près de l'océan vint à manquer de vivres. Il envoya dès lors des députés chez certains peuples : M. Trebius Gallus chez les les Coriosolites, Q. Velanius et T. Silius chez les Vénètes. Ces derniers étaient regardés comme le peuple le plus puissant de cette côte maritime, ils possédaient nombre de vaisseaux. C'est sans doute ce qui incita ces peuplades Celtes à retenir en otages les envoyés de Rome. César instruit de laz tournure des événements ordonna alors la construction de galères sur la Loire.  Il fait partir Q.Titurius Sabinius avec trois légions chez les Unelliens, les Coriosolites et les Lexoriens afin de tenir les cotes en respect, et donne au jeune D. Brutus le commandement de la flotte et des vaisseaux gaulois fournis d'après ses ordres, par les Pictons, les Santones et autres pays pacifiés. Pendant ce temps il dit se rendre au plus tôt chez les Vénètes, vers lesquels il marche avec ses toupes à terre.


 

 Le combat entre les deux flottes fut un temps à l'avantage des Vénètes et de leurs alliés, mais la tempête se leva et ils se retrouvèrent immobilisés, à la merci des galères romaines. Dès qu'un vaisseau Vénète était privé de ses voiles, deux ou trois galères l'accostaient et les légionnaires sautaient à l'abordage. Ce combat dura depuis la quatrième heure du jour jusqu'au coucher du soleil, cet été 56 avant notre ère. Beaucoup de rebelles furent exécutés, d'autres fait prisonniers, et bientôt la nouvelle terrifiante se propagea : les Romains se profilaient à l'horizon.

 

 

Est ce vent de panique qui aurait incité les Coriosolites à enfouir de précieux trésors monétaires ici & là. Des statères Coriosolites ont été découvertes à Merdrignac, à Penguily (300 pièces); à Plénée Jugon (4 pièces), à Broons... Au  Gouray  : dans un fossé en  1881 on a trouvé plusieurs monnaies Gauloises.  

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