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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:50

 

 

 

L'ancien Riquiqui - La nouvelle salle de la Rue de Mercoeur.

 

Dans un local assez primitif situé rue du Calvaire, où se trouve aujourd'hui le n° 3, vint s'installer en 1832, une troupe de marionnettes dirigée d'abord par M. et Mme Leroux, troupe qui avait d'abord donné des représentations en plein vent sur la Petite-Hollande. Ce petit théâtre qui faisait la joue des enfants mais non la tranquillité des parents, avait reçu du public le nom de Riquiqui. Cette appellation devait lui rester. Même, quand bien des années plus tard, l'humble baraque se transforma en un véritable trésor, ce fut toujours pour les Nantais Riquiqui. Cependant cette troupe de marionnettes faisait des affaires d'or ; d'année en année, un public plus nombreux se pressait sur ses rudimentaires banquettes, La famille du père Leroux s'était accrue, les enfants avaient grandi, s'étaient mariés. Ils se mirent a jouer entre eux quelques petites pièces et réussirent. En 1854, Riquiqui, qui avait quitté depuis quelque temps la rue du Calvaire pour s'installer rué Mercoeur, abandonna définitivement les marionnettes qui avaient commencé sa fortune et se mit à jouer des codies sous le nom de Théâtre des Délaséements-Comiques. L'ouverture eut lieu le dimanche 6 août. Le spectacle se composait de Bruno le Fîleur, Pierrot, La légende du Grand Etang, chantée par M. Léon, âgé de six ans, et à une femme qui se grise, le prix des places était fixé commeil suit: premières, 1 franc, deuxièmes, 0 fr. 60 ; galeries, 0 fr. 40; parterre, 0 fr. 25. Cette tentative, qui réussit, encouragea la famille Leroux à continuer cette exploitation sous le titre de Troupe Nantaise. Ce fut seulement en octobre 1866 que l'ancien Riquiqui adopta le nom de Variétés ; A cette occasion, on rappropria un peu la salle qui était loin d'être luxueuse. Figurez-vous un espace assez exigu entouré d'une simple galerie de bois. Au milieu, des sièges peu confortables. La façade était formée d'un encadrement de bois peint ; simple décor à moitié effacé par la pluie, C'est dans cette salle malpropre, enfumée, que la famille Leroux gagna sa fortune. Ce petit théâtre qui jouait le drame, la comédie, le vaudeville, était fréquenté par les ouvriers. Cependant le bourgeois, de temps en temps, se risquait à y aller, quitte a recevoir sur la tête des pelures d'orange et de pomme, On changeait de spectacle deux fois par semaine. Les samedi, dimanche et lundi on jouait le drame ; les mardi, mercredi et jeudi, la comédie, Ce système demeura toujours en vigueur à la salle de la rue Mercoeur. En février 1872, les Variétés jouèrent une pièce locale : Les Mystères du Marchix. Ce drame bien noir, mais qui offrait un intérêt palpitant pour les habitants du quartier, était dû, je crois, a l'un des bons artistes de la troupe, M. Cardon, qui avait épousé Mme Leroux, En 1873, une revue du même auteur : Nantes à vol d'oiseau, eut un très vif succès. A cette occasion, toute la haute société nantaise défila à Riquiqui, Bien souvent la mère Leroux ne put retenir un mouvement d'orgueil en voyant une file de joyeux équipages à la porte de son boui-boui. En mars 1876, les Variétés firent une excursion dans l'opérette et jouèrent la Fille de Madame Angot. C'était assez drôle. Le chef d'orchestre jouait du piano de la main, gauche et battait la mesure de la main droite. Cependant Mme Leroux avait peu à peu amassé une fortune assez rondelette. La foule affluait toujours à son théâtre. Elle résolut un jour de remplacer la baraque de bois par un véritable monument. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les travaux commencèrent et en quelques mois un théâtre d'apparence sérieuse s'éleva sur l'emplacement jadis occupé par la petite scène des marionnettes. Le nouveau théâtre a été construit par M. Moreau, qui a tiré tout le parti possible de l'espace assez restreint mis à sa disposition. La salle est jolie et coquette, Elle se compose de deux galeries, de fauteuils d'orchestre, d'un parterre et de quatre avant-scène, Pendant quelque temps il y eut aussi a la première galerie deux autres avant-scène, mais elles furent supprimées. Le plafond, de forme ovale, est entouré de douze petits panneaux représentant différents sujets légers. Les balcons des galeries sont ornés des attributs de la musique ot de là comédie. L'ouverture de la nouvelle salle eut lieu le jeudi 28 novembre 1878, Le spectacle était composé du Cheveu Blanc, de Jeanne qui pleure et Jeanne qui rit et de Tromb-al-Cazar. Ce fut une véritable scène de famille.La brave mère Leroux, âgée de près de 80 ans, mais très vaillante encore et toute fre de sa longue vie de travail, fut amenée sur la scène aux applaudissements de tous et reçut plusieurs bouquets. Alors commença pour les Variétés une période de splendeur qui, malheureusement, ne devait pas durer de longues années. La troupe était bonne. Il me suffira de rappeler les noms de Delaville, un premier rôle de grand talent, d'Alain, qui était en même temps peintre décorateur et amusant comique ; du désopilant Besombes ; de Malbeuf ; du jeune premier Dubiaux, qui épousa la petite fille de Mme Leroux, Cécile Cardon ; de Mme Cardon et Allain, -les deux filles de M. Leroux, -et de Mme Besombes. En 1880, profitant de la fermeture du Grand-Théâtre et de la déconfiture de la troupe de la Renaissance, les Variétés jouèrent avec succès : les Cloches de Corneville. Pour cette occasion, deux chanteuses, Mme Vernet-Lafleur et Berlue Féal, avaient été engagées. Un drame signala l'année 1881. L'administrateur Malbeuf qui, comme comique, ne manquait pas d'un certain talent, fut trouvé pendu à un portant. La saison 1882 fut des plus brillantes. Deux pièces eurent un immense succès ; Quatre-Vingt-Treize de Victor Hugo ; où Delaville était très remarquable dans le rôle de Gimourdain, et les Locataires de M. Blondeau qui, pendant trente représentations, dilatèrent la rate des Nantais. Dans cette comédie, Besombes était absolument inénarrable. Allain y était aussi fort drôle. En août 1882, Mme Leroux mourut, âgée de 84 ans. Ses derniers moments furent attristés par la venue des huissiers. La construction du nouveau théâtre avait coûté plus cher qu'on ne pensait tout d'abord. Mme Leroux s'était endettée ; les frais plus considérables n'avaient pas été compensés par les recettes, réduites forcément par l'exiguïté de la salle, et finalement la ruine venait briser toutes les espérances que la vieille directrice avait fondées sur son cher théâtre, Quelque temps après la mort de Mme Leroux, les Variétés furent mis en adjudication et devinrent la propriété de MM. Roy et Toisson. M. Bésombes père voulut alors prendre la suite des affaires de Mme Leroux. Mais il ne s'entendit pas avec les propriétaires, de la salle. Il fit construire, sous le nom de Théâtre Nantais, une salle en bois, dans un terrain vague, situé en face dès Variétés, au coin de la rue Mercoeur et de la rue du Gènéral-Meusnier. En 1884,M, Bésombes loua définitivement les Variétés. Il y resta jusqu'en 1887, année où il abandonna la direction après des affaires peu brillantes. Parmi les artistes qui firent partie de sa troupe, il faut citer M. Frespech, qui avait été, en 1874,administrateur du Théâtre Graslin et les deux excellents comiques Zynguet et Dargelès. Au départ de M. Bésombes, les Variétés passèrent aux mains de M. Ganelly. Sous cette direction on joua, une amusante revue locale : Ah ! dame, oui,dame ! qui avait pour auteurs deux de.nos concitoyens, MM. André Richard et Paul Héraud, et un drame fort intéressant d'un autre de nos compatriotes, M. Jules Gringoire : Le Serment d'un Breton. Cette pièce historique eut un grand succès et obtint 17 représentations consécutives. Le soir de la première, une dame, femme de l'un des héros figurant sur l'affiche, se présenta au contrôle pour demander si son mari, décédé, n'était pas malmené dans la pièce. On la rassura et on lui offrit une loge. En 1888, M. Valincourt prit la direction. Parmi les meilleurs artistes de sa troupe, il faut citer M. Bonarel et Mme Yorelle. Une reprise de la Famille Benqiton eut un vif succès. Le jeune Valincourt était excellent dans le rôle de Fanfan. En janvier 1890, la crise provoquée sur tous les théâtres par l'influenza éclata sur les Variétés et M. Valincourt fut obligé d'abandonner son théâtre, Le Comité de la Presse organisa au bénéfice des artistes de la rue Mercoeur la grande représentation de Carmen, avec Mme Bouland, dont j'ai parlé dans un autre chapitre. La saison 1890-91 se fit sous la direction de M. Berthollot avec une troupe ne renfermant aucun artiste digne d'être spécialement signalé. Au mois d'avril, le théâtre fut acheté par un grand propriétaire, M. Bélier, avec l'intention d'en faire une maison de rapport. Néanmoins, cette transformation n'eut pas lieu, mais la salle resta fermée pendant deux ans. Dans le courant de février 1893, les Variétés rouvrirent leurs portes sous le nom dé Théâtre des Arts, avec M. Ricouard comme directeur. Le prix des places fut augmenté. On ne joua que la comédie et le vaudeville. La troupe était bonne, Les principaux artistes, MM. Blanchet, Howey, Mme Leriche, d'Ickles, de Givry ramenèrent par leur talent le public à la salle de la rue Mercoeur. Pourtant les affaires du directeur ne furent pas brillantes. Après de fréquentes relâches le Théâtre des Arts ferma définitivement ses portes à la fin du mois de mars, A plusieurs reprises, les directeurs qui se sont succédé aux Variétés, et même certains conseillers municipaux, ont demandé que la ville subventionnât ce petit théâtre, Jusqu'ici ces tentatives n'ont encore abouti à rien. Les Variétés sont pourtant utiles a Nantes où nous n'avons pas de troupe de comédie et il serait à souhaiter que la municipalité vînt à leur aide d'une façon quelconque, par exemple en prenant à sa charge le loyer de la salle. Extrait de - Le théâtre à Nantes depuis ses origines jusqu 'à nos jours, 1430 ?-1893 / Étienne Destranges – 1893. 

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 13:28

 

 

Edmond Jamois

 

 

Martha Walter

 

 

Lucien Simon

 

 

Jean-Louis Le Toullec

 

 

Raymond Thibersart

 

 

John Dys

 

 

Mathurin Méheut

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 06:11

 

 

 

 

 

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 05:56

Sigillvm – IONIS. (Johannis) DVCIS. BR….. ET. COMMITIS. RICHMONTIS.

 

Sceau de Jean, duc de Bretagne et comte de Richemond. (Une partie de la légende es détruite). Le duc de Bretagne, armé de toutes pièces, tenant de la main droite une épée nue, et portant au bras gauche un écu à ses armes ; il est monté sur un cheval galopant à droite.

 

Sceau secret : SECRETVM. MEVM. Mon secret. Un écusson aux armes de Bretagne.

 

 

 

Jean Ier du nom, dit le Roux, duc de Bretagne, comte de Richemond, fils de Pierre de Dreux et d'Alix de Bretagne, naquit en 1217. Le roi Saint-Louis le fit chevalier, et reçut l'hommage lige de la Bretagne en 1239. Le duc Jean suivit le roi à la seconde croisade, assista au siège de Tunis en 1270, et revint en France après la mort de ce prince. Il mourut le 8 octobre 1286. Jean avait épousé Blanche de Champagne ; cette princesse le suivit en Afrique, et lui donna Jean, qui lui succéda, et plusieurs autres enfants. (voir Il y a 730 ans et un jour, ce 8 octobre 1286, au château de l'Isle à Marzan, trépassait le duc Jean Ier de Bretagne - ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 13 - Lieux des sépultures des souverains Bretons, page n° 4)

 

Extrait de

Trésor de numismatique et de glyptique, ou recueil général de médailles, pierres- gravées, bas-reliefs, etc.

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 07:08

Sigillvm – PETRI. DVCIS. BRITTANIE. ET. COMMITIS. RICHMONTIS.

 

Sceau de Pierre, duc de Bretagne et comte de Richemond. Le duc de Bretagne, armé de toutes pièces, portant au bras gauche un écu à ses armes : échiqueté d'or et d'azur qui est Dreux, au franc canton d'hermines qui est Bretagne (Ces armes sont particulières à la branche des ducs de Bretagne de la maison de Dreux). Le prince tient de la main droite une épée nue ; il est monté sur un cheval galopant à droite.

 

 

Sceau secret : SECRETVM. MEVM. Mon secret.

Un écusson aux armes de Dreux-Bretagne.

 

 

 

 

Pierre, surnommé Mauclerc, tige des ducs de Bretagne, de la maison de France, était fils de Robert II, comte de Dreux, et d'Yolande de Courcy. Le roi Philippe-Auguste lui fit épouser Alix, fille de Constance, héritière de Bretagne, et de son troisième mari, Guy de Thouars. Pierre fit hommage lige de la Bretagne au roi de France, et consentit à laisser insérer à lui rendus par les vassaux Bretons, cette clause : sauf la fidélité due au roi de France notre sire. Outre le duché de Bretagne, sa femme lui apporta le comté de Richmond en Angleterre, dont l'origine remontait au mariage d'Alain Fergent avec Constance, seconde fille de Guillaume-le-Conquérant, et il était de son chef seigneur de Fère-en-Tardenois, de Longjumaux, de Brie-Comte-Robert, de Pontarcy, et de Chailly. Le roi Louis VIII étant mort, Pierre de Dreux se déclara contre Blanche de Castille, régente du royaume ; mais ayant été abandonné de ses partisans, il fut contraint de faire sa soumission au roi Louis IX, en 1227. Le duc ayant joint ses armes à celles de Henri III, roi d'Angleterre, auquel il fit hommage, le roi Saint-Louis tint en 1230, une assemblée de pairs, dans laquelle il fit déclarer Pierre de Dreux, coupable de félonie, et par là déchu de la duché de Bretagne. Le duc tenta de résister, mais il fut bientôt obligé de faire sa soumission au roi, et vint à Paris, en 1234, demander merci. Saint-Louis ne lui accorda son pardon qu'à condition qu'il ferait cession de sa duché à son fils dès que celui-ci serait majeur, et qu'il irait servir, pendant cinq années, en Terre-Sainte. Pierre se soumit à ces conditions, et l'an 1237, il remit sa duché à son fils aîné, et partit pour la Terre-Sainte en 1239 ; il revint en France en 1241. Il se croisa de nouveau en 1248, et accompagna le roi Saint-Louis. Grièvement blessé à la bataille de la Massoure, il fut ensuite fait prisonnier avec le roi. Ayant été remis en liberté après avoir payé rançon, il revenait en France lorsqu'il mourut pendant la traversée en 1250. Pierre de Dreux eut d'Alix de Bretagne, sa première femme, morte en 1221 : Jean, qui lui succéda, Arthur, mort jeune, et Yolande, qui épousa Guy de Lusignan, comte de la Marche, de Marguerite dame de Montagüe, sa deuxième femme, il eut Olivier de Bretagne, dit de Braine, seigneur de Montagüe. Pierre de Dreux est le premier duc de Bretagne qui est fait mettre des armoiries à son écu. (voir Pierre de Dreux, duc de Bretagne, sous diverses représentations - ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 12 - Lieux des sépultures des souverains Bretons, page n° 3 - La communauté juive de Bretagne à l'époque médiévale)

 

Extrait de

Trésor de numismatique et de glyptique, ou recueil général de médailles, pierres- gravées, bas-reliefs, etc.

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 15:13


 

La légende de ce sceau est à demi effacée ; on ne peut en lire que la fin : …... TANNIE ET AQVITANIE. Le duc de Bretagne, armé de toutes pièces, portant sur la poitrine un écu suspendu au cou, et tenant de la main droite une lance ornée d'une bannière. Le prince est monté sur un cheval galopant à droite.


 

Contre Sceau : ARTVR . COMES . ANDEGAV ….La fin de la légende est effacée. Arthur comte d'Anjou. Le duc armé comme sur le sceau précédent ; seulement il porte une épée nue au lieu de lance.

 

 


 

Arthur, comte d'Anjou et de la Bretagne, fils posthume de Geoffroy Plantagenêt, troisième fils de Henri II, roi d'Angleterre et de Constance, comtesse de Bretagne, naquit le 29 avril 1187. Ce prince avait les droits les plus légitimes au trône d'Angleterre, puisqu'il était fils de Geoffroy, frère aîné de Jean-sans-Terre ; il avait de plus, droit à la Touraine, à l'Anjou, à la Normandie, etc.; mais son oncle qui avait déjà usurpé sur lui la couronne d'Angleterre, voulut encore s'emparer, ceux de ses Etats situés en France. C'est ce qui obligea sa mère à le placer sous la protection du roi Philippe-Auguste. En 1202, le roi arma Arthur chevalier, lui donna des troupes et de l'argent, et après l'avoir fiancé à sa fille Marie, l'envoya pour conquérir le Poitou. Mais Arthur étant tombé au pouvoir de son oncle, celui ci le fit conduire à la tour de Rouen, où il le tua de ses propres mains le 12 avril 1203. (voir : ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 11 - Le destin tragique du jeune duc de Bretagne Arthur premier - Lieux des sépultures de souverains Bretons, page n° 2Quelques portraits de ducs et duchesses de Bretagne, page n° 1 )

 

Sigillvm ARTVRI….COMITIS. ANDEG. DIVITISMONTIS. Sceau d'Arthur, duc de Bretagne, d'Anjou et de Richmond. Arthur, la tête nue, revêtu d'une sorte de tunique tenant une épée à la main et monté sur un cheval marchant à droite.

 

Extrait de

Trésor de numismatique et de glyptique, ou recueil général de médailles, pierres- gravées, bas-reliefs, etc.   

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 19:53

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 12:41

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 14:25

 

Nous nous intéresserons à présent à cet endroit nommé les Salles à Sévignac. Ainsi que nous l'avions vu au précédent article, une famille aristocratique bretonne avait emprunté ce nom, qui, selon Pol Potier de Courcy viendrait de ce lieu situé à à peine deux kilomètres au nord du bourg de Sévignac, près de ce carrefour conduisant vers Dolo-Jugon, ou vers Trédias. Ce carrefour est toujours désigné par les habitués la Croix Agan, -famille à laquelle nous nous sommes intéressé à travers ce dossier (voir La famille Egant de Mégrit). Près de l'endroit, deux rabines splendides desservent la Ville-es-Blancs, lieu noble de toute ancienneté. Ce lieu-dit les Salles ne présente aucun intérêt particulier : les bâtiments qu'on peut y contempler sont récents, et se compose, à savoir d'une longère XXe devant laquelle se dresse une bâtisse encore plus récente. Pourtant, en consultant les Réformations nobiliaires de la paroisse de Sévignac au cours du XVe siècle, on parle de la famille de Trémerreuc à laquelle nous avons consacré un article (voir Recherches sur la famille de Trémereuc ar M. Brisebarre). En évoquant le carrefour dit de la Ville-Agan, c'est la route conduisant à Trédias, avec le proche hameau des Aulnais, que l'on découvre près de la première maison du village ce chemin, qui conduisait en d'autres temps au manoir des Salles.

 

 

 

Le chemin conduisant au lieu disparu

 

 

Les témoignages des plus anciens habitants ne donnent guère de précieux renseignements, sinon, que le fermier des Salles avait au début des années cinquante procédé au réaménagement des terres sur lesquelles reposait le manoir. Une partie des douves disparurent, on observe encore quelques restes, mais plus rien du bâti, une peupleraie a depuis été plantée là au bord de la rivière Rosaie. Dans l'acte mentionné ci-dessous, est signalée une pièce de terre appelée le clos Rond, pourrait être un indice sur la présence d'une défense castrale à l'origine de cette seigneurie disparue.

 

 

 

 

Les douves des Salles

 

Lors de la Réformation nobiliaire en date du mois d'août 1475, les commissaires chargés de relever les lieux nobles, savoir les dits Henry de Queblen, auditeur des comptes, et Bertrand Duval, maître des comtes, évoquaient Guillaume de Tremereuc, noble homme, aux Salles, lieu noble et exempt, y a un métayer. 

 

 

Nulle mention quant à la manière dont cette Maison de Trémereuc s'est retrouvée en possession de la terre des Salles à Sévignac. Sans doute par alliance. Dans un vieux chartier, un dénommé Jouhier, habitant de Sévignac, est donné exploitant d'une pièce de terre, à Guillaume de Tremereuc. La pièce de terre vendue est appelée « Le Bois-Hamon », située dans la paroisse de Sévignac, au village de « Budalain » -A présent Badalin. Marguerite de Trémereuc, membre de cette famille présente aux Salles, épousa Guillaume de Broon, premier du nom, seigneur de Brondineuf. Jean de Broon, leur fils est donné dans la revue nibiliaire de 1415 seigneur des Aulnais à Sévignac. Sans nul doute que l'endroit, voisin des Salles aura été transmis aux possesseurs de Brondineuf grâce à cette alliance (voir La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 1), les Trémereuc disposait certainement antérieurement des Salles et des Aulnais. Un acte du 7 septembre 1623 mentionne écuyer François Leborgne, Sieur des Salles. Cette famille Leborgne était connue en cette paroisse de Sévignac où elle disposait d'un fief, y étant mentionnée dès 1475 à travers deux de ses représentants : Roland le Borgne, noble home. Et Pier(r)e le Borgne. Au cours du XVIIe siècle, elle était encoe présente à Millia, même paroisse de Sévignac, cette terre de Millia alors entre les mains de la famille Bardoul passa par l'alliance aux Leborgne ; Gillette Bardoul fille de Charles Bardoul et de Louise Martin, épousa Christophe Le Borgne, Sieur de la Maison Neuve. De leur union naquirent sept enfants dont François Le Borgne, baptisé le 1634. Acte ci-dessous

 

 


 

Guy Feré, Sieur des Salles est donné témoin lors du décès de Renée Gours, dame de la Ville-Bargouët à Sévignac le 31 décembre 1680, dans un acte de baptême du 20 janvier 1686 à Sévignac, Prudence Ferré est marraine, elle est titrée Delle des Salles. La Ville-es-Blancs, est-il besoin de le rappeler voisinait avec les Salles (voir Les possesseurs de la Ville-es-Blancs en Sévignac, page n° 3).

 

 

 

 

Un livre de compte, daté de 1758, mentionne  « Quantité au pré des Salles contenant soixante dix cordes, joignant du bout vers occident au pont des Salles et de toutes autres parts à terre dépendant de la Métairie des Salles sur lequel est deub cinq sols monnois. Autre pièce de terre appelée le clos Rond, contenant deux journaux dix cordes, joignant de l’orient au chemin qui conduit du bourg de Sévignac aux Aulnays du midy, au clos de la Croix, appartenant audit seigneur de Saint-Riveul, d’occident à l’ancien Bois des Salles, et du nord à la pièce des Hautes Salles, un petit chemin entre… ». Ledit seigneur de Saint-Riveul n'est autre que messire du Rocher (voir La seigneurie de Saint Riveul en Plénée Jugon par Joseph Janvier)

 

 

Les Salles avec armoiries des possesseurs -de gauche à droite: 

 de Trémereuc, Le Borgne, Ferré et du Rocher

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 05:42

 

La famille des Salles, selon Pol Potier de Courcy, paraît avoir pris on nom de la terre des Salles, possédée au XVe siècle par la famille de Trémerreuc. Cette famille disposait pour armoiries : « D'azur à trois roses d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois bandes d'or ». Philipot des Salles, archer de la compagnie de Olivier de Montauban, dans une montre de 1356, épouse Jeanne, dame des Rosais ; Jean des Salles, prête serment au duc, entre les nobles de Saint-Malo en 1437. Pourtant, dans son ouvrage « l'Ouest aux Croisades », M. H. de Fourmont évoque la paroisse de Gaël, comme berceau de cette maison des Salles. Monsieur de Mailhol adhère également à cette thèse dans son Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse.

 

 

 

 

Ainsi, s'exprimant au sujet de la Xlle Croisade, M. H. de Fourmont écrivait : « -Dans la première édition de son Nobiliaire, M. de Courcy attribue aux seigneurs des Rosais Henri des Salles, croisé en 1248 ; dans la nouvelle, il met ce même croisé sous le nom et les armes des seigneurs de Sérent, sans doute parce que les bezans qui se trouvent dans leur bla3on sont une preuve de captivité en Terre-Sainte, puis de rachat (Anselme, Palais de l'honneur, p. 17). Roger, (La France aux Crois., p. 20 ), donne au croisé susdit le prénom de Raymond, et cite un titre daté de Saint-Jean-d'Acre, 1250, titre qui probablement fait partie de la collection Courtois. Quoiqu'il en soit, il nous semble hors de doute que les deux familles dont nous parlons, sont issues de la même souche. Ici se trouve ce qui sert de base aux généalogistes pour affirmer la parenté originelle des familles : l'identité de nom et d'armes. Les seigneurs de Sérent portent : d'azur à neuf bezans d'or, au chef de gueules, chargé de trois plates ou cuirasses d'argent, et ceux des Rosais : d'azur à trois roses d'argent, au chef cousu de gueules, chargé de trois bandes d'or. En comparant ces deux écus, on reconnaît sans peine qu'ils ne diffèrent que par des brisures. » Et il pousuivait : « Origine. -Tout nous porte donc à croire qu'à une époque reculée, il n'y avait, en Bretagne, qu'une seule maison noble de Sales ou des Salles et que cette maison existait en Gaël, divisée en plusieurs rameaux, possessionnée de riches domaines, savoir : Maison des Rosais, noble de nom et d'armes, ancienne, appartenant à Gilles des Salles ; item, une maison nommée le Bas-Harain, noble d'ancienneté ; une terre et hebergement nommés la Bocherais à Ywn des Salles, fils aîné principal ; la maison noble de la Gallonays , que tient Jean des Salles ; la maison de la Ville-Morfouace , appartenant à noble ecuyer, Guillaume des Salles ; la maison de la Cornillière, anciennement noble et sortie de lieu noble, appartenant aux enfants mineurs de Gilles des Salles, de la paroisse de Sérent, etc., etc. (Ancienne réformation, évêcMde Saint-Malo, par. De Gaël. Mss. de la Bibl. de Nantes.) Services dans la carrière des armes. -Une autre preuve de l'ancienneté de cette famille, c'est que plusieurs de ses membres figurent dans la chanson de geste d'Alexandre-le-Grand, épopée romane du XIIe siècle. Les auteurs de l'Alexandriade, Lambert li Cort et Alexandre de Bernay, n'y ont mis en scène que les maisons renommées à l'époque où ils écrivaient. Dans leur pensée, les compagnons d'armes du héros macédonien, en Orient, n'étaient que ceux de Godefroy de Bouillon, de Philippe-Auguste et de saint Louis. -Viennent ensuite le croisé nommé ci-dessus, puis Philippot, archer de la compagnie d'Olivier de Montauban, dans une montre de 1356 (D. Mor., Pr., t. i, col. 1505) ; -Roland, à la monstre du sire de Bieuxpour le recouvrement de la personne du duc (D. Lob., Pr., col. 938); -Philippe, au nombre des gens de la retenue du mareschal (id. ibid., col. 966), puis des gens destinés pour accompagner Richard de Bretagne en France (id. ibid. , col. 969) ; -Richard, l'un de ceux que monseigneur le comte de Richemont a menez avec luy à son voiage d'Angiers, par devers le roy (ibid., col. 998) ; -Philippot et Jean des Salles, qui jurent fidélité au duc, en 1437, avec les chevaliers et escuyers de l'évesché de Saint-Malo (ibid., col. 1615) ; -Charles, à la monstre tenue à Ancenis par Thomas Kerazret, prevost des mareschaux, le 13 juillet 1474 (ibid., col. 1343) ; -le même personnage est délégué par le duc, en 1477, pour visiter les reparations à faire à Ancenis (ibid., col. 1371) ; -Raymond, l'un des cinquante hommes d'armes de la garde du duc, en 1481 (D. Mor., Pr., t. m, col. 388;) -Perret, homme d'armes, à la monstre et revue faicte à Saint-Malo le 22 août 1488 (ibid. , col. 591) ; -Gilles, qu'on trouve au ban et à l'arrière-ban de l'évêché de Saint-Malo, en 1560 (ibid., col. 1360) ; -N. des Salles, seigneur du Coudray, siégea dans l'ordre de la noblesse aux assises des Etats-généraux de Bretagne, tenus en 1746; un autre des Salles, également seigneur du Coudray, protesta, ainsi que son fils, seigneur de la Corbinaye, avec les gentilshommes bretons, en 1788. Il disparut dans la tourmente révolutionnaire, frappé à Bescherel en une rencontre avec les bleus. Son fils n'eut pas un meilleur sort, il fut une des nombreuses victimes qui succombèrent à Quiberon. »

 

 

Aux comparants des anciennes Réformation, figure en 1440 pour la paroisse de Gaël : Guillaume des Salles a un métayer à la Faedoumière et y a un métayer ; parmi les lieux nobles de cette paroisse de Gaël l'an 1513 figure le manoir de la Rosays, appartenant à Gilles des Salles, mineur. Cette famille des Salles disposait également des terres du Plessix-Morvan et de la Galonnais.

 

 

 

 

 

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