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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 15:38

 

La chapelle Saint-Firmin de Trélée à Yvignac


 

Mathurin Monier décrivait l'endroit, comme un piètre logis, que cette maisonnette dédiée à Saint Firmin, au village de Trélée. Située à flanc de côte la chapelle s'unit aux bâtiments d'une ferme. L'ensemble est surmonté d'un support de la cloche, laquelle fut apportée de celle de Lanouée en la même localité (voir Lannouée à Yvignac) . Un autel de bois, orné au retable de la statue de Saint-Firmin. Une petite balustrade isole l'autel et le bénitier est creusé dans un bout de colonne. De l'autre côté de la route, la fontaine de Saint Firmin guérissait des rhumatismes et de la goutte. Un pardon se déroulait le dimanche le plus rapproché du 25 septembre, jour de fête de Saint-Firmin. Pour la circonstance une assemblée se tenait en ce magnifique cadre et la principale attraction était le tir au fusil, le Papegaut, nom hérité des anciennes confréries à l'arbalète et à l'arquebuse (voir Droit de Papegaut à Concarneau par J. Trévédy). René Couffon dans son répertoire des églises et chapelles du Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier donne également quelques précisions sur cette chapelle de plan rectangulaire datant du XVIIIe siècle, elle a été presqu'entièrement reconstruite au XIXe siècle et renferme plusieurs statues en bois polychrome dont celle de sainte Eugénie (XVIIe siècle), de saint Firmin, saint Lunaire, saint Servan, sainte Barbe, saint Roch, saint Gilles, sainte Appoline. Ci dessous la statue en bois polychrome XVIIe de Sainte Eugénie, implorée lors des accouchements (sources Yvignac mille ans d'histoire) et la fontaine Saint-Firmin.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 16:18

 

 

Voici les notes que laissa Mathurin Monnier de cette chapelle Saint-André  :  « Bâtie sur un socle schisteux,  à l’ombre d’un if, en marge d’un chemin creux, elle porte la date de 1607 au dessus de sa porte latérale, et les armes des Le Mintier placées au-dessus de la corniche. On remarque aussi un œil de bœuf et la niche contenant la Sainte Vierge. Le toit a conservé ses vieilles ardoises épaisses, bel épis de faîtage représentant un christ en croix.  L’autel de pierre, où s’alignent des futailles, conserve encore son tabernacle XVIIe à colonnettes, à petites coupoles cernées d’une balustrade.  La porte nord montre une statuette mutilée, une deuxième statuette est placée dans le couronnement et appuyée sur l’autel, se tient la grande statue en bois de Saint-André dans la position de son supplice, l’ensemble a été barbouillé de lait de chaux. Un tirant peint traverse le petit bâtiment, la chapelle voit venir des pèlerins, ils prient pour obtenir la guérison de la coqueluche quand les enfants en sont atteints.  Après s’être recueillis devant l’image du Saint dominant les tonneaux, ils vont puiser de l’eau à la fontaine sacrée dans le pré voisin.  ».

 

 

 

Reconvertie en cellier, la chapelle de Saint-André ne manquait pas d’intérêt à la fin des années 1950, on y remarquait encore cette statue saint-André dans la position de son martyre ainsi qu'un épis de faîtage en terre cuite représentant un Christ en croix, sculpté en relief, la branche droite étant alors cassée.. Un visiteur contempla avec admiration la statue et le poinçon sculpté, et le fermier de l'endroit lui proposa d'accepter ces chefs-d’œuvre, ce que le visiteur déclina, argumentant qu'ils devaient orner la chapelle. Depuis, en voyant l'état des lieux se dégrader, l'amateur de patrimoine qui n'avait oser repartir avec la statue de Saint-André et l'ornement de faîtage, avait amèrement regretté de ne pas les avoir mis de côté. La chapelle de Saint-André, était situé sur les arrières du vieux manoir du XVIIe siècle. L'ensemble était jadis propriété de la famille Le Mintier. (voir Monseigneur Augustin Louis Le Mintier). Lorsqu'à mon tour je m'en fut photographier l'endroit il y a de cela une quinzaine d'années, déjà le mur Est du modeste sanctuaire était éventré, quant à la toiture elle était en partie détruite. Je remarquais l'autel en pierre, mais il était orphelin d'un piédestal, une petite niche avait été aménagée à la droite de l'autel de pierre qu'encadraient deux consoles. Il n'y avait plus trace d'aucune statue. Au fond de l'édifice, se dressaient une futaille, un tonneau et un van à grain. Quant à la fontaine où étaient plongé les enfants atteints de  la coqueluche, elle était envahie de broussailles. A présent, la petite chapelle de Saint André n'est plus qu'un souvenir ; elle n'aura pas connu comme celle de Saint-Cado, pareille résurrection. 

 

 

 

 

 

Ci dessus, acte de mariage de François Gesret et Françoise Bouvet le vingt-neuf juillet 1681.

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 08:50

 

 

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 15:44

 

 

Au cours de la période féodale, un certain nombre de familles aristocratiques s'enrichir de fiefs dans les paroisses. Ces domaines résultaient des attributions dont ces chevaliers avaient été récompensés en échange de services rendus à la couronne ducale. L'Ordonnance du Duc Jean premier Le Roux ne parlait que des « Nobles», parce qu'il n'y avait qu'eux capables de posséder des fiefs nobles. En la paroisse de Sévignac, maintes maisons honorables disposaient de fiefs, la famille Goyon était l'une d'elles : Etienne Goïon, premier du nom, seigneur de la Roche-Goïon, & de Plevenon, épousa Lucie dame de Matignon, fille et héritière du sire Denis de Mâtignon qui vivait l'an 1140. On ne sçait pas précisément l'année on croit que c'est environ l'an 1170. Ce couple accorda des donations à divers monastères en 1209, 1211, 1214 et 1219. Précisément au cours de l'an 1211, il est mention de Etienne Goyon ; il accorda à l'abbaye de Boquen sa dîme de Sévignac, avec le consentement de son épouse Lucie, celui de ses fils Alain, Etienne et Jean,  pour le salut de l'âme de ses défunts fils Guégon et Geoffroy : Notum, etc., quod ego Stephanus Goion, de assensu Lucie uxoris 1212 mec, et Alani, et Stephani, et Johannis filiorum meorum, pro salute animarum Guegoni et Gaufridi filiorum meorum, dedi in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Boquian, et monachis ibidem Deo servientibus, unam minam frumenti in decima mea de Sivingac, singulis annis, ad mensuram dinannensem percipiendam, etc. Actum apud Mathinnbum presente P. venerabili episeopo Briocensi qui sigillum suum cum meo ad petitionem meam apponi fecit huic carte, anno gracie M° CC° duodecimo. (Arch. des C.-du-N.).

 

Aumône de Guillaume du Chastelier, croisé.

Ego Guillelmus dominus de Chastelier miles, notum facio omnibus 1239 presentes litteras visuris quod ego, anno gracie M° CC° XXX° nono, iter arripiens Jerosolimitanum, concessi et confirmavi per presentes litteras meas omnes elemosinas et donaciones ab antecessoribus meis abbacic de Boquian factas que sunt iste ; videlicet sex mine frumenti in decimis de Syvignac, ad mensuram venalem, singulis annis a me et successoribus meis dicte abbacio persolvende ; et quatuor mine frumenti in mangeriis meis de Ploarec , ad mensuram veterem , similiter persol vende; et dimidia frumenti in molendino meo de Chasteleir, ad mensuram venalem. Et hec  omnia per presentes litteras annuo et confirmo. Valete. (Arch. des Côtes-du-Nord.) Un deuxième fief était La Bouillière à Sévignac, il était détenu par Guillaume du Chastelier de Eréac.

 

Donation par Rolland II de Dinan. 1260

Universis, etc., Rolandus de Dynano, miles, salutem in Domino. Noveritis quod nos concedimus et conftrmamus abbacie de Boquian et monachis ibidem Deo et beate Marie servientibus, Cist. ord., Brioc. dioc., grangiam suam de Sancto Coadroco, cum vineissuis de Sancto Coadroco et de Sevignac et aliis dicte abbacie et grangie pertinentibus, et decimam suam sitam in parochia de Plemet absque ulla redibicione, etc. Datum anno Domiui M° CC° sexagesimo. (Arch. Des Côtes-du-Nord.). Le troisième domaine appartenait à la très puissante Maison de Dinan. Il était situé entre Pengly et Pengave, ce lieu est devenu la Grange aux Moines, un second endroit est nommé à présent les Granges. Ce qui suppose qu'un bâtiment rural hébergeait à l'origine les céréales récoltées sur le domaine des Dinan. L'un des représentants de cette famille était Rolland II, Sire de Montafilant. Vivant en 1266, Rolland II de Dinan avait épousé Anne, soeur de Hervé, dernier vicomte de Léon. Quant aux granges, les plus belles et les plus vastes furent aménagées pour bon nombre à la fin du XIIe siècle quand les abbayes devinrent très riches. Viollet Le Duc qui nous a laissé ces notes ajoutait : habituellement les granges se composaient de trois nefs séparées par deux rangées de piles ou de poteaux supportant une énorme charpente. Il est généralement admis que c'est à la fin du XIIe siècle, au moment où ces abbayes devinrent très puissantes, que se détachèrent de leur couvent des moines convers afin de défricher les terres reçues. Dans le courant du XIIIe siècle, l'abbaye de Boquen comptait cent clercs, et autant de convers. Ces derniers, bien souvent d'origine paysanne, n'avaient guère de connaissances théologiques, et à défaut de célébrer les offices où de rédiger les actes, ces convers vaquaient à l’entretien des domaines.  Ensuit quelques unes des donations reçues par Boquen.

 

Acquisition du domaine du Lysou, en Sévignac. 1266

Universis, etc., Sybilina, relicta Willermi Rabaste, salutem in Domino. Noverint universi quod, in nostra presentia constituti, Willesot, Johanna uxor Willelmi Morel , Eudo frater dicte Jobanno, Ysabella filia Havisie de Viridario, mater dicte Johanne et dicti Eudonis, et Petronilla filia Johannis Guehenoc, uxor Roberti Paumier, communi assensu et pari voluntate Willermi Morel et Roberti Paumier maritorum dictarum Johanne et Petronille, vendiderunt religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian quicquid juris et possessionis habebant et habere poterant et debebant , totum pro toto, in feodo de Lysou sito in parrochia de Sevignac, sub dominio nostro pro quatuor libris moncte currentis jam sibi persolutis ; bannis factis, vendicionibus persolutis et omnibus que emptioni et vendicioni pertinent rite actis secundum usus et consuetudines Britannie ; etc. Datum anno Domini M° CC° sexagesimo sexto, mense januarii. (Arch.des Côtes-du-Nord.)

 

Charte retative à la même acquisition. 1266

Universis, etc., Sybilina, relicta Willermi Rabaste, salutem in Domino. Noverint universi quod in nostra presencia constituti Gaufridus Lovel et Havisia ejus uxor filia Roberti de Laerane, et Johanna uxor Radulphi Martini, communi assensu et pari voluntate, vendiderunt religiosis viris abbati et conventui beate Marie do Boquian quicquid juris et possessionis habebant et habere poterant et debebant, totum pro toto, in feodo de Lysou sito in parrochia de Sevignac sub dominio nostro, pro quatuor libris moncte currentis jam sibi pagatis ; bannis factis, venditionibus persolutis, et omnibus que emptioni et venditioni pertinent rite actis secundum usus et consuetudines Britannie ; etc. Dictis religiosis tradidimus sigillo Oliverii Menasac fratris nostri ad preees nostras sigillatas quia proprium sigillum non habebamus. Datum anno Domini M° CC° sexagesimo sexto, mense januarii. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

Donation de Gautier Lemoine, en Sévignac.1271

Universis, etc., Johannes, decanus de Plumaudan, salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia in jure constituti, Galterius dictus Monachus de Valle Ruse, et Theophania, uxor ejus non coacta, et Johanna dicta la Bourdaisse, soror ejusdem Galteri, Petronilla la Bricheste et Jobannes filius ejus, dederunt in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., et monachis ibidem Deo servientibus, quicquid juris, possessionis et proprietatis babebant et habere poterant, totum pro toto, in campo de la Moinerie de Sancto Kadroco , sito juxta manerium dictorum religiosorum de Sancto Kadroco, inter dictum manerium et viam publicam, in parrochia de Sevignac, sub dominio domine de Matignon ; et quicquid juris, possessionis et proprietatis babebant, et babere poterant, in prato sito in riveria de Aruel, in parrochia supradicta, pertinenti ad dictum campum, pro remedio animarum suarum, antecessorum et successorum suorum ; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo primo, mense aprilis. (Arch. des Côtes-du-Nord. -Copie de la cour de Jugon de 1347.)

 

Aumône de Robert Menier, de Sévignac.1271

Universis, etc., Ruellonus, vicarius et presbiter ecclesie de Sevignac, salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia consti tutus Robertus Menier (parochi) anus noster, compos mentis sue, spontanea voluntate non coactus, dedit in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Boquian et monachis ibidem Deo servientibus, berbergamentum suum (situm) juxta herbergamentum dictorum monachorum de Lamoinere de Sancto Kadroco, et pratum situm juxta pratum dictorum monachorum, cum assensu et voluntate Stephani anime sue, antecessorum et suecessorum suorum ; etc. Datum die cantatur Munera Domini, anno Domini M° CC° septuagesimo primo. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

1272 Aumône de Cillard Le Sénéchal, de Sévignac

Universis, etc., Johannes, decanus tune temporis de Plomaudan, salutem in Domino. Noverint quod, coram nobis in jure constituti, Cislardus dictus Senescallus, miles, dedit et concessit in puram et perpetuam elemosinam, Deo abbacie beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus, omnes redditus et obedencias quos, vel quas, eidem militi, debebant Johannes Bechemie et sui, in tenemento de Pengaure, et heredes Theobaldi, militis defuncti, et sui, pro tenemento de Lamoinerie juxta grangiam dictorum monachorum de Sancto Kadroco; que supradicta, videlicet redditus et obediencie, sita sunt in parrochia de Sevignac, Macloviensi diocesi, sub dominio Rollandi de Dinanno militis; pro remedio anime sue, antecessorum et succesorum suorum, et ut sint participes omnium bonorum que fiunt, et de cetero fient, Deo dante, in abbacia supradicta; etc. Datum anno Deo anno Domini M° CC° septuagesimo secundo, mense julii (Arch. des Côtes du Nord.)

 

1272 Acte, en partie rongé par l'humidité, par lequel Henri de Bosco Bili, sénéchal du seigneur Rolland de Dinan, fait connaître que Constance, femme de Jean Glacon, Raoul Poinces, avec le consentement de Jeanne sa femme, Etienne Poinces et sa femme Aanor, et Theophanie, femme de Moyse de Cordan, ont venu à Boquen tout ce qu'il possédaient apud la Moinerie de Sancto Kadroco in parrochia de Sevignac (Arch. des Côtes du Nord.)

 

1272 Charte en partie détruite, par laquelle, le doyen de Plumaudan, fait savoir que Geoffroi Theobaldi a aumôné avec Boquen quicquid juris possessionis, proprietatis, et primogeniture hababat in territorio de Penguily sito inter villam de Penguily, et grangiam de Sancto Kadroco in parrochia de Sevignac. Il semble qu'il devait aux moines, sur la terre qu'il donne, une rente annuelle d'un cartingium frumenti, à la mesure vénale de Jugon (Arch. des Côtes du Nord.)

 

Donation de Cillard le Sénéchal, en Dollo. 1272

Petrus, Dei gracia Briocencis episcopus, universis, etc. Noveritis quod, coram nobis in jure constitutus, Cislardus dictus Senescallus, miles, dedit et concessit in puram et perpetuam elemosinam, Deo et abbacie beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dyoc., et monachis ibidem Deo servientibus, quedam prata sua sita in parrochia de Dollo, Brioc. dyoc., inter aquas, videlicet inter alveum per quem aqua venit ad molendinum de la Roseie et veterem aquam, sub dominio domini comitis Britannie, pro remedio anime sue, antecessorum suorum, et ut sint participes omnium bonorum que fiunt, et Deo dante fient, in abbacia supradicta ; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo secundo, mense augusti. (Arch. des C.-du-N.)

 

Aumône de Jean Bouet, de Sévignac

1272 Universis, etc., Johannes, tunes tempori decanus de Plomaudan, salutem in Domino. Noverint quod, coram nobis in jure constituti, Johannes dictus Bouet, et Lucia uxor ejus non coacta, communi assensu et pari voluntate, dederunt et concesserunt in puram et perpetuam elemosinam, Deo abbacie beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus quicquid juris, proprietaris et possessionis habebant, et habere poterant, et debebant, totum pro toto, in territotio de Querresic, sito inter villam de Penguily et grangiam dictorum monachorum de Sancto Kadroco et capellam Sancti Kadroci, in parrochia de Sevignac, sub dominio domini Cislardi dicti Senescalli, militis, pro remedio animarum suarum, antecessorum et successorum suorum ; etc. Deo anno Domini M° CC° septuagesimo secundo (Arch. des Côtes du Nord.)

 

1273 Donation par un artisan, bourgeois de Broons

Universis, etc., Cislardus dictus Senescallus, miles, salutem in Domino. Noverint quod ratam et gratam habemus donacionem, illam quam Guillelmus Glacon, faver et burgensis de Broon, fecit, cum assensu et voluntate Luce filii sui primogeniti, Deo et beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus; videlicet quicquid juris, proprietatis et possessionis habebat et habere poterat et debebat in territorio de Querresic, inter villam de Penguily et grangium dictorum monachorum de Sancto Kadroco, et capellam de Sancti Kadroci in parrochia de Sevignac, sub dominio nostro, sicut vidimus in litteris dictorum religiosum sigillo Johannis tunc tempori decani de Plomaudan, sigillatis pleinus contineri. In super donamus et concedimus eisdem religiosis quicquid juris proprietatis, possessionis et dominii in dicto territorio de Querresic habemus et habere poteramus, etc. Deo anno Domini M° CC° septuagesimo tercio (Arch. des Côtes du Nord.-Il y a une copie de la cour de Jugon du mardi après la Ste Catherine 1347.)

 

1273 Aumône de Petronille la Brichete, en Sévignac

Universis, etc., Guilhelmus Guenier, armiger, senescallus tune temporis domine de Mâtignon salutem in Domino. Noverint universi quod, coram nobis in jure constituti Petronilla la Brichete, Johannes filius ejus, et Agnes soror dicti Johannis, fillia dicte Petronille, recognoverunt se dedisse, tunc temporis decano de Plomaudan, in puram et perpetuam elemosinam, Deo et abbacie beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. Deo et monachis ibidem Deo servientibus quicquid juris possessionis et proprietatis habebant, et habere poterant, totum pro toto, in campo de la Moennerie de Sancto Cadrocco, sito juxta manerium dictorum religiosorum de Sancto Cadrocco inter dictum manerium et viam publicam in parrochia de Sevignac, sub domino domine de Mâtignon; et quicquid juris, possessionis et proprietatis habebant, et habere poterant, in prato sito in riviera de Aruel, in parochia supradicta, pertinente ad dictum campum, pro remedio animarium suarum, antecessorum et succesorum suorum; et Datum anno Domini M° CC° septuagesimo tercio (Arch. des Côtes du Nord.-Copie de 1347.)

 

 

Echange de Guillaume de Penguily. 1273

Universis, etc., Guillelmus de Penguili, salutem in Domino. Noveritis quod nos dedimus, tradidimus, et assignavimus, cum assensu et voluntate Agapte uxoris nostre non coacte, in perpetuum excambium, causa permutacionis, religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., omne illud quod habebamus et habere poteramus, et debebamus, in clauso dictorum religiosorum de novo facto, sito juxta vineam suam in parrochia de Sevignac, habendum et de cetero pacifiee possidendum, tanquam jussuum proprium et monasterii sui ; pro quodam clauso in quo Vivianus condam solebat manere, et quoddem nemore quod predicti religiosi emerant a Johanne Glacon et Radulpho Poinces, sito in dicta parrochia de Sevignac, sub dominio dictorum rcligiosorum ; tenendo ab eisdem religiosis, et reddendo eisdem quatuor denarios de mangerio, annui redditus, in Natale Domini, pro dictis clauso et nemore et alio feodo quem tenemus ab eisdem videlicet Laapennerie ; etc. Volumus eciam quod dicti religiosi habeant litteras curie domini Rollandi de Dinanno, militis, desuper dicto excambio, ad majorem firmitatem, si viderint expedire, quas litteras lenemur eisdem concedere et firmare. Datum anno Domini M° CC° LXX° tercio, mense novembris. (Arch. des Côtes-du-Nord. - Copie de la cour de Jugon, de 1347.)

 

 

Legs de Jean Dollou, de Sévignac. 1274

Universis, etc., Guillelmus de Alneto, miles, salutem in Domino. Noverint quod Johannes Dollou, deffunctus, cujus executor testamenti isto (sic), dedit in ultima voluntate sua, et concessit Deo et abbacie beate Marie de Boquian, et monachis ibidem Deo servientibus, pro remedio anime sue, antecessorum et successorum suorum, unum cartengium frumenti, ad mensuram venalem de Sevignac, dictis religiosis et corum monasterio, jure bereditario, singulis annis habendum et percipiendum super decima sua de Sevignac, sicut nobis constat certissimo et in ejus Johannis testamento, sigillis autenticis sigillato, continetur, etc. Datum die lune, in festo beati Georgii, anno Domini M° CC° septuagesimo quarto. (Arch. des Côtes-du-Nord. -Copie de 1347.)

 

 

 

L’autel majeur dispose pour sa part d’une niche qui abritait probablement jadis les reliques de St-Cado

 

Echange avec Jean Milon , de Sévignac.1274

Universis, etc., Guillelmus Bataille, armiger, salutem in Domino. Noverint universi quod, coram nobis in jure constituti, Johannes Milon et Oliva uxor ejus, non coacta, de communi assensu et pari voluntate, et de assensu et voluntate Johanne, matris dicte Olive, et Willelmi de Avignon, mariti dicte Johanne, et patris dicte Olive, dederunt, tradiderunt, et assignaverunt in excambium perpetuum, causa permutacionis, religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dyoc., quicquid juris, proprietatis, possessionis et sesine habebant et habere poterant, totum pro toto, in pratis, aquis, terris, nemoribus, et omnibus rebus aliis, sitis in parrochia de Sevignac sub primogenitura nostra ; habendum, et pacifiee de cetero possidendum lanquam jus suum proprium et monasterii sui, pro eo quod habent dicti religiosi in villa de Karriozet (vel Karriolet) cum pertinenciis suis, situm in parrochia de Plesala ; dictis Johanni Miloni et Olive ejus uxori et eorum heredibus vice mutna dato, tradito et assignato a dictis religiosis ; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo quarto, mense junii. (Arch. Des Côtes-du-Nord.)

 

Nouvelle donation de Gutllaume de Penguily. 1274

Universis, etc., Guillelmus de Penguili, salutem in Domino. Noverint universi quod, cum contencio verteretur inter religiosos viros abbatem et conventum beate Marie de Boquian, Cyst. ord., Brioc. dioc., ex una parte , et nos ex altera, super territorio de Kerdretie, sito inter capellam Sancti Kadroci et grangiam dictorum religiosorum de Sancto Kadroco, in parrochia de Sivignac, sub dominio dictorum religiosorum ; Deum habentes pre ecclesiis, de bonorum virorum consilio, dictam contencionem dictis religiosis quittavimus, dimisimus et omnino dimittimus ; et quicquid juris, proprietatis, et possession in dicto territorio babebamus et babere poteramus ; insuper quinque busellos siliginis, ad mensuram venalem de Sevignac, quos ab eisdem religiosis petebamus , racione supradicti territorii de Kerdresic, dictis religiosis et eorum monasterio dimisimus, dedimus, et eciam damus, cum assensu et voluntate Agapte uxoris nostre, non coacte, in puram et perpetuam clemosinam, pro remedio animarum nostrarum, antecessorum et successorum nostrorum ; et ut simus participes omnium bonorum que fiunt, et de cetero, Deo dante, fient in abbacia supradicta de Boquian ; etc. Volumus eciam ut dicti religiosi habeant litteras decani de Ploumauden sub bac forma, vel sub meliori forma, de hujus modi quittacione et donacione si sibi videant expedire et tenemur ire pro dictis litteris impetrandis, et sigillandis quociens a dictis religiosis fuerimus requisiti. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo quarto, mense julii. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

Donation de Bertrand de Coetlan, en Sévignac. 1275

Universis, etc., Bertrannus de Coytlan, salutem in Domino. Novevint universi quod ego, spontaneus non coactus, uoc ad hoc aliqua vi sive dolo indutus (sic), dedi et concessi in puram et perpetuam elemosinam monasterio beate Marie de Boquian, Cyst. ord., Brioc. et pro remedio anteeessorum et successorum meorum, omnes redditus quos dicti msnachi michi et beredibus meis debebant de terra Lescoyt, si la in parrochia de Sevignac ; nichil in dictis redditibus, nec in dicta terra, michi et beredibus meis retinens, nisi lantummodo obedienciam et retribucionem divinam; etc. Actum die mercurii ante Heminiscere, aiuio Domini M° C° LXX° quinto , mense mareii. (Arch. des C.-du-N.)

 

 

1276 « L'abbaye achète la Moennerie de St-Cadreuc ; Gautier Le Moine donne tout ce qu'il y possède sous le fief de Matignon. » (Inv. de l'ab.)

 

Donation d'Etienne Gueheneuc, de Sevignac. 1278

Universis, etc., Guillelmus, decanus de Plomauden, canonicus Macloviensis, salutem in Domino. Noverint universi quod, in nostra presencia constitutus, Stepbanus, lilius Stephani Guehenoc, spontaueus non coaetus, noc ad hoc aliqua vi sive dolo inductus, dedit et concessit in puram et perpetuam elemosinam monasterio beate Marie de Boquian, Cyst. ord., Brioc. dyoc., et monaehis ibidem Deo servientibus, cum auctoritate et assensu dieti Stephani patris ejusdem, tutoris sui, pro remedio anime sue et pro remedio animarum antecessoriun et successorum suorum, quicquid juris, proprietatis, possessionis, sesine et proximitatis habebat, et habere poterat, et debebat, totum pro toto, in feodo de Laboere, cum pertinenciis suis, sito in parrochia de Sevignac, sub dominio Oliverii de Coylan, armigeri ; niebil sibi, aut suis beredibus, in dicta donacione retinens nisi lantummodo divinam retribucionem ; et insuper dictum monasterium, quoad premissa, constituit universalem heredem suum, et de omnibus predictis, racione donacionis predicte seu institutionis, sesivit, et investivit coram nobis idem Stephanus dietos monachos, nomine suo et monasterii sui, per presentes litteras, et heredes suos universos et singulos ad omnia predicta fîdeliter tenenda et inviolabiliter observanda specialiter et expresse obligavit, etc. Datum die mercurii proxima post Purificacionem beate Marie virginis, anno Domini M° CC° LXX° octavo. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

Acquisition dans le même fief. 1278

Universis, etc., Oliverius de Coylan, dominus feodalis, salutem in Domino. Noverint universi quod Margarita, filia Gervasii Leleu, et Herveus Gerin, et ejusdem Hervei uxor, et Haysia et Orena filie Lamberti Grayou, in nostra presencia constituti, vendiderunt injure, coram nobis, religiosis viris abbati et conventui abbacie beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., quidquid juris, sesine, proprietatis et proximitatis, totum pro toto habebant, et habere poterant et debebant, in feodo de Laboiere cum suis pertinenciis, situm in parrochia de Seguignac (sic), sub dominio nostro ; eisdem religiosis et corum monasterio de cetero jure bereditagio pacifiee, tanquam jussuum, possidendum et babendum ; bannis factis, vendicionibus persolutis et omnibus aliis que ad empeionem et vendicionem pertinent plenarie pactis, secundum usus et consuetudines istius patrie; etc. Datum anno Domini M° CC° LXX° octavo, mense februarii. (Arch. Des Côtes-du-Nord.)

 

 

Vente en Sévignac, par G. Bataille. 1278

Universis, etc., Petrus (de Mordeliis), armiger, senescallus domini Rollandi de Dynanno, militis, tune temporis in terra de Sevignac,salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia constitutus, Guillelmus Bataille, armiger, vendidit religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian, Cyst. ord., unam minam frumenti, annui redditus, ad mensuram de Sevignac venalem, quam dicti religiosi debebant eidem Guillelmo, quolibet anno, super vinea sua de Pleseiaco in parrochia de Sevignac, sub dominio dicti Rollandi militis ; et quicquid juris, proprietatis, possessionis et sesine habebat, et habere poterat et debebat, totum pro toto, in dicta vinea, cum pertinenciis suis, racionc dicte mine frumenti ; de precio cujus vendicionis se tenuit idem Guillelmus coram nobis integre propagato ; etc. Datum anno gracie M° CC° LXX° octavo, mense maii. (Arch. Des Coles-du-Nord.)

 

Aumône d'Etienne Laval de Sévignac.

1278 Universis, etc., Guillermus, decanus de Plomaudan, canonicus Macloviensts, salutem in Domino. Noverint universi quod, in nostra presencia in jure constituti, Stephanus, filius Radulfi Laval defuncti, et Theophania soror ejus, spontanei non coacti nec ad hoc aliqua visive dolo inducti, dederunt et concesserunt, in puram et perpetuam elemosinam, monasterio beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dyoc., et monachis ibidem Deo servientibus, pro remedio animarum suarum, et pro remedio animarum antecessorum et successorum suorum, quicquid juris, proprietatis, possessionis et sesine babebant, et habere poterant et debebant , totum pro toto, in feodo de Laboere, cum pertinenciis suis, sito in parrochia de Sevignac, sub dominio Oliverii de Coitlan, armigeri ; etc. Datum die mercurii ante festum beate Katherine virginis, anno Domini M° CC° septuagesimo octavo (sic).(Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

1278, 25 novembre. -Acte semblable du mercredi après la Purification, par lequel Guillaume de Laval donne tout ce qu'il a au fief de Laboere. (Id. -Acte original et copie de la cour de Jugon du mereredi après Ste Catherine 1347.)

 

Les moines cèdent leurs droits au fief de Laboyère. 1379

Universis, etc., Oliverius de Coilen, dominus feodalis, salutem in Domino. Noveritis quod Johannes de Villa Marie, roram nobis injure constitutus, concessit et gratavit per saeramentum suum coram nobis prestitum, sub obligacione omnium bonorum suorum mobilium et immobilium, presencium et futurorum, ubicunque existencium, se reddere in perpetuum religiosis viris abbati et conventui de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., annis singulis, infra festum Nativitatis beate Marie Virginis, apud Sanctum Cadrocum, scilicet in grangia eorumdem religiosorum, tria cartengia siliginis ad monsuram venalem de Jugon, pro omni jure et hereditate quod habebant dicti religiosi in feodo de Laboiere, sito in parrochia de Sevignac sub dominio nostro, cidem Johanni et suis beredibus tradita in perpeluum a dictis religiosis. Et si contingent quod dictus Johannes, vel heredes sui, defecerit, seu defecerint , de solucione dicti siliginis facienda termino prenotato, et loco, prout superius est expressum, in toto vel in parte, concessit idem Jobannes quod dicti religiosi capiant, seu capi faciant, sua nanna in dicto feodo, vel alibi si maluerint, ubicumque existencia, scu ubicunque poterint ea invenire, pro solucione dicti bladi integranda, prout superius est divisum, absque ulla contradicione ; etc.Datum anno Domini M° C° LXX° nono , mensc junii. (A. des C.-du-N.)

 

Engagement par Le Bechu, de Sévignac. 1294

Universis, etc., J. decanus de Plumaudan in ecclesia Macloviensi, salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia constituti in jure, Le Bechu et Theophania ejus uxor non coacta, pari assensu et voluntate communi, obligaverunt, ac eciam obligant viris religiosis abbati et conventui beate Marie de Boquian et eorum monasterio, unum earlangium frumenti annui redditus quod eisdem debebatur super totum feodum Theobaldi, militis defuncti, situm in parrochia de Syvyngac nostri decanatus, pro sexaginta solidis cursilis monete, sibi a dictis religiosis integre persolutis prout dicti conjuges recognoverunt : tali condicione apposita quod quoeienscunque dicti conjuges et beredes sui reddiderint integre dictam summam pecunie predictis religiosis, dictum cartangium quitum et liberum rehabebunt. Dederunt eciam et concesserunt dicti conjuges in puram elemosinam predictis religiosis omnia arreragia dicti cartangii a tempore retracto a quibuscunque personis, et omnia jura et actiones que sibi competebant et competere poterant et debebant ex quacunque causa sine causis sine racione sine racionibus de predictis omnibus et singulis. Posuerunt predicti conjuges predictos religiosos et eorum monasterium in corporalem possessionem per tradicionem presencium litterarum ; etc. Datum die mercurii post Isti sunt Dies, anno Domini M° CC° nonagesimo quarto. (Arch. Des C.-du-N. -Vidimus de Guillaume, archid. de St-Malo, de 1307.)

 

 

Avril. 1300 - « Devant la cour de Rolland de Dinan, chevalier, seignor feal », Nogue ayant vendu à Guillaume Vivien, de Jugon, pour 12 sous tout ce qu'elle possédait en Sévignac " o le fe es religious hommes labbe et le covent de Boquien », l'abbaye réclame ces biens, par droit de " premesses ", et ils lui sont adjugés. -Cette charte française était scellée du sceau de la cour de Rolland. en Penthièvre et à Dinan, et de celui de Guillaume Ribourdelle, alors alloué du seigneur. (Arch. des C.-du-N.)

 

Avril. 1301

-Rolland de Dinan, chevalier, fait savoir que devant sa cour, que  Bienvenue la degrepie Geffrey Havelon, Johann, Thomase ses en fants et hers de ley cl dudit Geffrey », ont reconnu devoir, annuellement, à la Nativité de N.S., un demeal de froment de rente sur une terre sis en Sévignac, " o bout de ladilte parroesse entre la place Aliz de Parys de une partie, et le cortil Guillaume Ribourdelle., elerc , de lautre », sous le fief de l'abbaye. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

1347 Olivier de Boishardy et Valence son épouse échangent, avec l'assentiment de leurs trois fils, tout ce qu'ils ont en prés, terres, eaux, bois et omnibus rebus aliis, situés dans la paroisse de Sévignac, contre la dîme de St Yvicus en Maroué.

 

 

Accord avec O. Bataille au sujet du champ de la Vigne, en Sévignac.

1303 A touz ceux qui verront e orront tes presentes lestres Oliver Batallesalut eu Nostre Seingnour. Sachent tous come contanz fust esmeu entre religious homes labbe e le convant de Boquien, de une partie, e nous devant dit Oliver, de lautre, sus la deseurance de la cloture e du buchon de la vinne esdiz religious, sise en la parroesse de Saint Vingnac, juste nostre demaene, e de un chanp nostre sis juste la vinne davant dite, achevant sus le chemin par lequel leu vet de laditte vinne au bore de Saint Vingnac : quar lesdiz religious volaent clorre lour buchon de ladite vinne e departir de nostre devant dit chanp; e empres moult des raesons, a paez e a accort veneimes nous e les devant diz religious en tele maniere que nous volons e otraeons de nostre hone volante que les devant diz religious prangent ou facent prandre un seillon de terre ou environ de devant dit nostre chanp a fere lour cloture de la devant dite vinne e dudit buchon si comme il est mostre e declere entre nous e les devant diz religious, e demorra a jamaes a heritage ladite cloture esdiz religious sanz rien que nous i puissons jamaes rien demander, nous ne les noz hers; et semes tenuz nous e noz hers la devant dite cloture esdiz religious garantir de nous e de noz hers, o ces choses tenir e encontre non venir sus lobligacion de touz noz beans avon grae en bonc fae : u testimoyne de laquele chose ces presentes lestres avon doue esdiz religious de nostre propre sael saeles, sait le drel de chescun seingnour feal, Ce fust donc u maes de fevrerer en lan de grace mile tres cenz e tres anz. (Arch. des Côtes-du-Nord.

 

1313 -Rolland de Dinan fait savoir que Guillaume Meloche et Jeanne sa femme étaient en procès au sujet aune pièce de terre et d'un herbergement sis au bourg de Sévignac, sur la seigneurie dudit Rolland : commes eigneurs de cet endroit, les religieux réclamaient un demeal de froment de rente, mesure de Jugon, payable à la Nultvité de N.-S. - Transaction par laquelle Guillaume Melodie renonce à ses prétentions. - Scellé par Guillaume Bataille, rédigé par Guillemet Avoisan, clerc, « taballion juré ». (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

 

 

La chapelle de Saint Cado avant sa restauration

 

 

Afféagement d'une vigne en Sévignac.

Sachent toutz que par devant nous Jamet don Margarou, seneschal 1320 en iceluy temps, Eon Rosselot, Jamet Le Bret personaument establreconnut luy aveir pris a feu e a heritage pour luy e les seins de labbe e dou convent de labbeye de Nostre Dame de Boquian le clos de lour vigne de Sevignac, lour rendant en lour grenier de lour grange de Saint Quadreuc treys demeaux de fourment a la mesure venale de Jugon par chesqun an dedanz chesqun feste de Seint Michel en Monte Gargano. E si il aveneit que ledit Jamet ou auqun de ses effanz ne feissent estance e megnance ou dit clos le terme de sec anz passe apres la date de ces leitres, si autres teneynt pour fere ladite estance e megnance e lour en obeir e aler a lour moulin , ledit Jamet e les seinz sunt tonutz de lessier ledit clos senz nul debai si ils ne voulent fournir e aeomplir les chosses dessus dites ; e a rendre ledit tourment e fournir les chosses dessus dites obligea ledit Jamet esditz religious toutz ses biens meubles en quelque leu que ils seynt pour luy e ses heyrs. Donne tesmoing nostre seel a ces leitres a la requeste doudit Jamet, le premier jour de maiz, lande grace mil treys cenz vint. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

On peut raisonnablement estimer que ces convers dépêchés afin de défricher les terres reçues en aumône étaient au nombre d'une demie douzaine. On les imagine conduisant leur âne, dont la présence était nécessaire afin de tirer la charrue à roues ; dans le cas qui nous préoccupe, ces convers étaient eux-mêmes secondés par quelques familles établies aux alentours de leur abbaye de Boquen et connaissant l'art du défrichement qu'ils allaient à leur tour transmettre aux populations des environs de Saint-Cado. Sans doute que ces religieux arrivaient chaque lundi aux abords de Saint-Cado et s'en retournaient à Boquen le samedi soir afin d'assister à la Grand Messe du dimanche en leur abbaye. Au lieu dit Métairie-des-Aulnais, près de Saint Cado, la tradition veut qu'un monastère s'y dressait, en réalité, il s'agissait très certainement d'un modeste dortoir où ils prenaient place la semaine. En ce même lieu-dit se voyait encore il y a peu le vivier où ils se ravitaillaient en poissons les nombreux jours de jeûne. Ci-dessous

 

 

Grâce aux défrichements entrepris, la mortalité infantile commença à décliner légèrement, et la croissance démographique qui en résulta fut l'occasion d'attribuer un nom patronymique à chacun. On découvre, en lisant les registres paroissiaux de Sévignac au début du XVIIe siècle que l'une d'entre elle, c'était la famille Delabaye, la seconde famille -présente à Saint-Cado, la famille Boquien -alias Boquen. Sans doute des descendants de ceux qui avaient accompagnés les moines convers dans leur mission première.

 

Voici un premier acte dû à la plume de Missire Briand, desservant de Sévignac au début du règne de Louis XIII : Mathurine née du légitime mariage de Jean Delabaye & Perrine Gesret sa femme fut baptizée le quatriesme jour de mars (1624) parr(a)in Noüel Dellabaye qui la tenue par fonts marraine Mathurin Maullet.

 

 

Un second acte de baptême rédigé quatre ans plus tard par missire Guérin mentionne : Charlotte fille de Bertrand Boquien & Gillette Durand sa femme fut baptizée le 23 décembre 1629 la tenue sur fonts Ollivier Boquien Charlotte Gesret marraine.

 

 

 

 

Outre les Maisons de Goyon, du Chastelier à Eréac et de Dinan Montafilant, nombre d'autres familles seigneuriales disposaient aussi en la paroisse de Sévignac de fiefs. Quelques familles bourgeoises disposaient de lopins de terre. Leurs noms sont soulignés d'orange dans les actes qui précèdent. Au fil des traités apparaissent divers personnages : en 1212, les Goyon alias Gouyon (voir Genealogie de la Maison des Gouyon pr M. Le Laboureur; 1239 Guillaume du Chastelier d'Eréac (voir La famille du Chastelier en Eréac) ; 1260 Roland II de Dinan (voir Les Sires de Dinan, page n° 11; 1266 Guillaume Rabasté ; Guillaume Morel dont le patronyme n'est pas sans rappeler la Ville-Morel à Broons (voir La Ville-Morel à Broons); Jean Gueheneuc, membre de la Maison fondue en Gueheneuc de Boishue (voir Notes sur la famille Guéheneuc.; Robert Paumier ; 1271 Petronilla la Bricheste alias Petronille la Brichete -dans cet acte est mentionné un dénommé Gaultier dit Moine et son épouse Théophanie, ils sont dit de Valle Ruse probablement le Vau-Rusé en Trémeur (voir histoire de Trémeur, page n° 10; Ruellan vicaire à Sévignac ; Robert Menier ; 1272 Cillard Le Sénéchal ; Jean Glacon et Constance sa femme ; Raoul Poinces et Jeanne sa femme ; Etienne Poinces et Aanor sa femme ; Theophanie, femme de Moyse de Cordan -sans doute Moyse de Cordoue (voir La communauté juive de Bretagne à l'époque médiévale); Geoffroi Thibaud ; Cillard le Sénéchal ; Jean Bouet ; 1273 Guillaume de Penguili -probablement de Pengly ; 1274 Jean Dolo ; Guillaume Bataille (voir Notes sur la famille Bataille qui possédait la terre et seigneurie du Plessix en Sévignac - la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac) ; Jeanne Milon -de même famille que ceux de la maison de la Ville-Morel. (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel); 1275 Bertrand de Coylan, possesseur de la terre de Coëllan en Langourla (voir les villages de Langourla, page n° 5) ; 1276 Gautier Lemoine -près de Pengly un lieu appelé le Goutier ; 1278 Etienne Gueheneuc ; 1278 Olivier de Coylan ; Guillaume Bataille ; Etienne, fils de defunt Rodolphe Laval -famille probablement à l'origine du lieu dit Portes Lavat aux environs de Rochereuil ; Guillaume de Laval ; 1294 Le Bechu ; 1379 Olivier de Coilen ; Jeanne de la Ville-Marie -entre Kerbras et Saint Cado se trouve le lieu dit de la Ville-Marie ; 1320 Eon Rouxelot -alors possesseur de la terre de Limoëllan  (voir la seigneurie de Limoëlan à Sévignac et ses possesseurs, page n° 1 - La seigneurie de Bougneuf à Sévignac et ses possesseurs (lieu à présent situé en Rouillac) ; Jamet Le Bret -dont la famille pourrait être à l'origine du lieu dit Ville-ès-Brets situé entre le Plessix Gauteron et la Vigne ; 1347 Olivier de Boishardy et Valence son épouse

 

La toponymie est une étude des noms de lieux. Cette analyse  permet parfois de mieux comprendre l'origine des villages. Essayons à présent de découvrir ces hameaux dispersés en cette vaste paroisse qu'était alors Sévignac. Ces documents de Boquen évoquent bien évidemment Saint-Cado, mais aussi Pengly, Pengave, Pommelin, La Bouillière. S'agissant de Saint-Cado, le lieu était déjà connu sous une forme approximative de Saint Cadreuc, endroit sans doute évangélisé par quelques disciples de ce saint aux origines galloises. Est-il besoin de rappeler que sur notre bon vieux terroir, des hommes parlaient encore la langue bretonne, qui finira par disparaître progressivement vers la fin du XIIIe siècle. Pengly Pengave et Pommelin rappellent cette époque. S'agissant de Pengly, on y voit la forme de pen-celli, qui  peut être compris par début du bocage, les dernières haies bocagères er ces talus mis en place vers cette époque pour la plupart disparurent au cours des années soixante lors du remembrement. Rappelons que Boquen disposait aussi d'un fief aux confins de Plénée Jugon : Carbehault (voir L'ancien manoir de Carbehault à Plénée Jugon ), lequel endroit voisinait avec l'actuelle localité de Penguily. Idem Pengy à Mégrit ou le Bois de Penguilly à Plumaugat.

 

 

 

Statue du Sacré Coeur, de facture récente.

Pengave est traduit par les toponymistes sous la forme de pen gavr ce qui signifie tête de chêvre. Faut-il imaginer quelques caprins broutant dans les landes voisinant le hameau actuel ; Pommelin en breton -pont melin, le pont du moulin il s'agissait sans doute d'un moulin à vent, mais aux abords du hameau de Saint Cado se tenait un moulin à eau, le moulin de l'Hobier -le haut bief, qui a donné son nom au pont voisin qui enjambe la voie expresse. Dans un aveu du XVIIe siècle, est évoqué le moulin de Lhobier, en octobre 1676 Georges Bagay y est cité meunier, plus tard une autre famille de meuniers est présente : Esnaux que l'on retrouve également à Plénée..

En poursuivant notre étude toponymique nous découvrons maints lieux Printel -pratum désigne le pré ; les Récines -racidina : espaces non cultivés aux bords d'un champs ; La Bouillère : à rapprocher du terme boue . Autres hameaux cités : Lysou alias Lysotou devenu à présent le Lézeul - la racine lys rappelle une défense primitive bretonne, la forme finale évoque une forme plurielle, donc des défenses primitives bretonnes ; Queroulais -racine car, ferme fortifiée bretonne, devenu Cas à Loué, nom d'un parcellaire bordant le hameau des Forges à Rouillac ; Couaveneuc en breton Koat mennec ou bois pierreux; la vigne évoquée est devenu l'endroit aménagé sur les coteaux qui s’étirent de part et d’autre de la route qui conduit à Rochereuil, un acte donne aussi un vignoble au bourg de Sévignac

 

A l'image de Saint-Cado, la plupart des lieux dépendants de Boquen prirent un certain essort. Il ne faut pas perdre de vue que ceux qui se choisissaient de vivre et travailler dans un fief relevant de la juridiction ecclésiastique échappaient à diverses corvées, comme celle du devoir de guet au chastel le plus proche. Ainsi, grâce au développement de ces importants hameaux de Pengly, Pengave et Saint-Cado, l'abbaye de Boquen détenait un tribunal à Pengave et disposait de geôles au village de Couaveneuc aux abords de Pengly. L'ordre devait régner, un sénéchal et ses officiers y veillaient.  

 

 

 

1340 Accord entre l’abbaye de Boquen & Jeanne, veuve de Pierre Flourie, de Sévignac, accusée de crimes, et pour ce arrêtée par la juridiction de Boquen et détenue dans les prisons de la même juridiction. « Sachent tous, que comme par la cour de religieux homes, et honestes labbe et couvent du moustier Nostre Dame de Bosquian du dioceze de Saint- Pierre Flourie, de la paroisse de Sévignac homesse et estagère de ceux religieux pour plusiours malefices et autres forfaits touchant arrest, dont laditte cour la poursuivoit afin destre dédommagée sur les biens et herittages de celle Johanne jusqua lestimation de cent livres et deplus, que les dommages desdits religieux de celle poursuitte se montoient endrez le. Et pourceque celle Johanne nestoit puissante de paier present laditte somme, et de lour faire dedommagement, a sçavoir est, que par nostre cour de Rennes en droit personnellement establie laditte Johanne, le hors mis, et delivrée de tout lour arrest et prison de son bon gre, et et de sa pure volonté fist paix, et accordance o lesdits religieux en la manière qui en suit. C’est à sçavoir que quatre pièces de terres sises en la paroisse de Sévignac en la ville et tenue de Pomelin sous la seigneurie à eux religieux, dont lune est sise entre le champ Raoul Ho(u)chet dun costé, et le champ a laditte dégrépie, et ses enfant dautre. La  seconde piece est size dans le courtil a celle dégrépie et ses enfants dun chef, et le chaucheix du Pomelin dautre, et dun costé à la terre Raoul Ho(u)chet et la terre a celle dégrépie, et ses enfant dautre. La sienne piece est sise en la Bruere sous le fau entre les terres a celle dégrépie , et ses enfant, dun costé et  dautre. En la quarte piece est size es Grands Bois, que Johanet Pihoudan gaigne o sa château, lesquelles pièces furent autrefois Guillaume Gouvert . E tout le herittage que laditte Johanne et ses enfants debattoient vers lesdits religieux, et desquelles pieces ceux religieux avoient autrefois faict leur héritage. Combien, que ledit Pierre Flourie, qui pour le temps lour provost estoit, les eust aucunes fois saizies en sa main, a voulu et veult laditte Johanne, que les davant dites pieces dherittage demeurent et soient a ceux religioux, a lour moustier, et lour successours en celuy moustier a jamais a hérittage sanscequele, ses enfants ne lour heyrs y pissent james rien demander, et garanstir hérittages et pieces esdits religioux vers tous, et contre tous, tant de ses enfants que tous autres et est tenue celle Johanne pour le et ses effants, et tous autres en oster tous empeschements vers quelconques partie, et personne, que ce  soit ; et du tout en tous les enmettre au cler et en delivrer comme lour appartenant en herittage a ses propres coust et depends, e en outre laditte Johanne pour le, pour ses hers, et sesdits enfans est tenue garder lesdits religieux, lour giens, prévosts et officiers, et lour hommes vers la cour au sire de Beaumaneir, et toutes autres cours de quelconques acheson, et poursieute, dont lesdits religieux, lours officiers, giens, et hommes pourroient estre suiveys et accuses, ou endommages en aucune manière pour raison de laditte Johanne, de sesdits effans, et dautres a cause deux et par cause e reson des plaidoiries eues et mues vers le, et sesdits effans, et pour la avoir prise, et tenue, et quel quatre motif de ceque lan lour en pourroit demander, et paier pour eux les taux, si tauxes en estoient ; et de tout en tout les en garder fere et paier esdits religioux, ou a leur commandement portant ces lestres sans autre procure demander en telle monnois courrante a la requeste du porteur de ces lestres sans autre terms, et comme les seignours temporels prendront et leveront de lours rentes non obstant, que amandes souranees ne soient prenables, tant pour les levees et arrerages des pieces de terre sis dessus dittes, que devant dits, et deceque a cause deux lesditsreligieux ly en puissent demander, et aussi celle Johanne tenue Brieuc, de lordre de Cîsteaux, fut prise, et arrestée, et détenue en prison Johanne degrepie rendre et paier a  Raoul Ho(u)chet, Peret Jagu, Johan Le Moine, ledit Pihoudan, et Robin Hue, et louirs consorts, que ils firent tant comme ils furent en prison et arrest a cause de le…. A la cour de Beaumaneir, et sur ce les garder sans dommages tant vers celle cour, que vers toute autre, desqueux depends, et dommages ceux Raoul et ses consorts chacun…..le touche seront crus pour toute pleniere preuve a cour de Resne. Quand esquelles toutes choses, et dicelles dessus dittes tenir, fournir…….obligée la ditte Johanne, et Johanne sa fille et chescune pour le tout sans partie allegüer sur lobligacion de tous lour biens meubles, et herittages presents, et futurs en quel lien, et sous quelle seignourie qu’ils soient et puissent estre trouves a prendre, et vendre en personne tant par lesdits religieux, que par autres comme juges et gardes a juger, et les mettre en bans, et en vente sauf a avenante tant pour le principal, que pour les coust, depends, dommages et interest, que ceux religieux pourroient encore par faute du poiement…. »

 

 

 

Ouverture ébrasée remontant au XVIe, elle  éclaire la chapelle nord.

Les réformes entreprises au sein des abbayes fut sans nul doute l'une des raisons qui incitèrent les Abbés à se démettre de nombreuses terres et autres possessions (voir l'abbaye de Boquen, page n° 9; étant désormais désignés, non plus par leurs pairs, mais par le souverain, ils pouvaient réaliser des économies afin de faire prospérer leur fortune personnelle. Il subsistait cependant encore quelques métairies, telle celle de la Chapelle dite un temps Chapelle de Launay -du nom d'une famille noble qui disposa un temps du lieu au XVe siècle. La Chapelle-Launay était située à proximité de la Métairie des Aulnays, et l'endroit était cerné de douves, il nous est ainsi décrit : «  Le pré du pont Josse, contenant un journal et quart, joignant d’une part au chemin des trois croix à la Rosaye, d’occident au pré de la lande de de la Chapelle Launaye, un ruisseau entre, du costé du midy, au clos du Perré cy-dessus le Champ Tricart contenant deux journaux et demy, joignant d’orient au chemin des trois croix à la Bouyère, du nord à la pièce de à la Bouyère cy devant, d’occident au fresche des Aulnays, du midy aux clostures de Jacques Bagay ». La chapelle de Saint-Cado fut conservée afin de servir aux habitants du quartier qui y étaient baptisés, mariés et inhumés dans le cimetière situé alentour de la chapelle. Cette situation perdura jusqu'à la Révolution, les ouailles de Pengave et de Pengly venaient écouter le prêche de leurs pasteurs. 

 

 

 

 

 

 

Mariage de Mathurin Gauven fils de Jean et Mathurine Gesfrot fille de Pierre de Trémeur, célébré le 27 novembre 1604 en présence de Dom Jean Gauven et Simone Tronnel. 

 

 

 

 

 

 

Mariages à la chapelle de St-Cado au cours des XVII et XVIIIe siècles :


 

-Jacques Lamé & Hélène Olivier, 15.11.1604

-Mathurin Gauven & Mathurine Geffrot, 27.11.1604. Ci-dessus

-Pierre Lemercier & Honorée Gesret, 23.7.1605

-Pierre Delaune & Guillemette Gauvain, 2.2.1632

-Allain Symon & Bertranne Nivet, 2.2.1632

-Jean Letessier & Perrine Guillemot, 29.7.1635

-Etienne Coueslan & Jacquemine Hamounic, 26.1.1635

-Jacques Gauven & Mathurine Jouhié, 29.10.1635

-Bertrand Botrel & Catherine Réhel, 10.7.1636

-Mathurin Rehél & Marie Losseart, 20.2.1637

-Jacques Audren & Julienne Botrel, 28.7.1643

-Thomas Clavier & Claude Poulain, 31.1.1645

-Jacques de L’Esquen & Renée Gousret, 12.6.1650

-François Allain & Perrine Bereschet, 21.5.1669

-Jean Labé & Jeanne Josse, 19.6.1670

-Jean Bereschet & Jeanne Houeix, 5.2.1671

-François Esnaux & Marguerite Coueslan, 6.9.1671

-Jean Geffros & Jeanne Lecollinet, 19.11.1673

-Julien Gicquel & Catherine Gousret, 15 ..5.1675

-Pierre Martel & Roberde Lecollinet, 17.7.1675

-Jean Bagot & Jeanne Bagay, 19.5.1676

-Julien Basset & Guyonne Réhel, 16.6.1676

-Pierre Lemercier & Julienne Hamonic, 14.10.1676

-Marc Lentaye & Françoise Régnault, 16.1.1676

-Jean Gaultier & Julienne Taron, 7.1.1677

-François Gauven & Mathurine Ménansac, 1.3.1677

-Jacques Bereschet & Cyprienne Frété, 14.4.1677

-Julien Noël & Jeanne Cadet, 15.6.1677

-Pierre Ménansac & Nicole Aubin, 21.2.1678

-Jean Bertreu & Mathurine Geffros, 22.2.1678

-Guillaume Bagay & Hélène Leclerc, 24.7.1679

-Laurent Labé & Julienne Lorêt, 19.11.1679

-François Régnault & Gillette Haugoumart, 9.1.1680

-Mathurin Lejeune & Marguerite Reboux, 4.3.1680

-Jacques Houchet & Françoise Réhel, 4.3.1680

-Jean Bereschet & Catherine Morin, 21.7.1680

-Jacques Allot & Jacquemine Bézart, 3.2.1681

-Jacques Gousret & Catherine Lecollinet, 3.5.1681

-René Gicquel & Mathurine Gallon, 14.7.1681

-Pierre Ratier & Basteinne Dereac, 28.7.1681

-Nicolas Maufras & Claude Lemarchand, 22.9.1681

-Gilles Gousre & Sébastienne Rabasté, 13.11.1681

-Jacques Henry & Marguerite Legac, 22.1.1682

-Jean Bagay & Olive Houchet, 8.6.1682

-Louis Lemeserays & Julienne Bertheu, 4.7.1686

-François Gaultier & Perrine Gaultier, 26.9.1683

-Laurent Taron & Renée Brouaisy, 14.10.1684

-Jean Boisgerault & Françoise Réhel, 16.1.1684

-Jean Jernigue & Nicole Aubin, 25.1.1685

-Guillaume Briand & Yvonne Moysan, 13.2.1685

-Louis Mallet & Laurence Desréac, 5.3.1685

-Jean Guilloys & Olive Noël, 22.11.1685

-Mathurin Quéré & Jeanne Santier, 8.9.1686

-François Brouaisy & Julienne Girard, 18.2.1687

-Jacques Chevallier & Jeanne Biquetel, 28.5.1687

-Mathurin Gicquel & Jeanne Brouaisy, 28.7.1687

-Jean Poinsu & Hélène Sauneuf, 26.8.1687

-Pierre Robert & Catherine Lemercier, 27.11.1687

-Gilles Brillault & Nicole Aubin, 20.1.1688

-Julien Lebouvier & Laurence Girard, 23 .11.1688

-Laurent Houchet & Jacquemine Gesret, 26.5.1689

-Pierre Nepvou & Laurence Moysan, 26.11.1689

-Jean Jamet & Guillemette Radier, 4.4.1690

-Pierre Gauven & Jeanne Henry, 6.2.1690

-Jacques Chevalier & Perrine Perrineaux, 1.5.1691

-Charles Gaultier & Jacquemine Joanneu, 10.5.1691

-Jean Debvran & Jeanne Houeix, 12.6.1691

-François Guguen & Mathurine Ménansac, 14.8.1692

-Yves Botrel & Catherine Davy, 4.9.1692

-Laurent Réhel & Marguerite Gousre, 27.11.1692

-Jacques Poinsu & Laurence Réhel, 30.1.1693

-François Gousre & Perrine Botrel, 30.1.1693

-Jacques Poinsu & Laurence Coeslan, 27.11.1694

-Louis Berhault & Jeanne Desréac, 4.11.1694

-Olivier Petitbon & Jeanne Rouxel, 15.1.1695

-François Brillault & Julienne Lebouvier, 31.7.1695

-François Davy & Perrine Girard, 3.9.1695

-Antoine Fesron & Jacquemine Gaubert, 1.9.1696

-Pierre Bottrel & Perrine Gauven, 18.2.1697

-Mathurin Brochu & Jeanne Joly, 18.2.1697

-Pierre Thébault & Jacquemine Gicquel, …6.1697

-Laurent Gauven & Perrine Poirier, 16.7.1697

-Mathurin Drouillac & Gillette Lemercier, 21.7.1698

-Jean Chevallier & Françoise Gousre, 3.8.1698

-Mathurin Debvran & Françoise Brouaisy, 2.3.1699

-Mathurin Gesret & Jeanne Bougault, 30.7.1699

-François Brillault & Renée Glot, 25.5.1700

-François Gousret & Jeanne Guyton, 7.2.1701

 

 

 

 

Clocher coiffant la chapelle, il résulte de la restauration entreprise au début des années quatre-vingt, et s'inspire du style en vogue au cours du XVe siècle.

-Pierre Réhel & Rose Rouvrais, 16.1.1731

-Mathurin Gaultier & Françoise Saihier, 30.10.1731

-François Macé & Laurence Garel, 11.2.1732

-Christophe Guillois & Anne Gauven, 19.2.1732

-Jan Huquet & Simone Bézart, 19.2.1732

-Julien Malet & Jeanne Noël, 29.1.1733

-Pierre Bréart & Catherine Gauvin, 16.2.1733

-Julien Garel & Jeanne Gauven, 28.6.1733

-Jean Perrin & Anne Jolly, 18.1.1735

-Michel Réhel & Perrine Leclerc, 23.8.1735

-Pierre Ferré & Françoise Legac, 13.2.1738

-Jean Desréac & Marie Bernier, 27.6.1738

-Mathurin Bougault & Mathurine Héry, 18.11.1739

-Jean Gaultier & Mathurine Noël, 29.2.1740

-Julien Gauven & Gillette Feinan, 13.11.1742

-Julien Gaultier & Jeanne Lebras, 13.2.1747

-Jean Ogé & Jeanne Mauvoisin, 26.2.1748

-Mathurin Gauvain & Françoise Girard, 12.1.1749

-Jacques Moizan & Jeanne Mauvoisin, 21.5.1750

-Jean Gauven & Françoise Bagay, 9.2.1751

-Yves Bréban & Jeanne Gauven, 6.2.1753

-Toussaint Bagay & Jacquemine Sauneuf, 28.11.1753

-René Desvaux & Jacquemine Mauvoisin, 17.17.1754

-Olivier Ferté & Marguerite Quinquenel, 6.5.1758

-Jean Perin & Catherine Bertheu, 20.5.1758

-Nicolas Tronnel & Janne Ogé, 25.1.1768

-Louis Audren & Janne Rathier, 9.2.1768

-François Gesret & Jacquemine Lecollinet, 30.7.1771

-Julien Brunel & Mathurine Geffros, 15.2.1773

-François Malet & Louise Gauven, 17.1.1775

-Yves Bagay & Marie Botrel, 4.2.1777

-Jean Guitton & Françoise Josset, 26.1.1781

 

 

-Julien Bagay & Gillette Glot, 8.2.1701

-Pierre Bagay & Françoise Poirier, 28.4.1701

-Laurent Botrel & Jacquemine Lemettayer, 26.2 .1701

-François Sohier & Mathurine Lecollinet, 26.2.1702

-François Henry & Laurence Lemée, 27.2.1702

-François Guesguen & Françoise Jouanneu, 10.7.1702

-Maury Lemercier & Sébastienne Bertheu, 8.2.1703

-Mathurin Bereschel & Mathurine Bagay, 12.2.1703

-Michel Réhel & Janne Martel, 19.2.1703

-Guillaume Lentays & Ollive Paulmier, 31.7.1703

-Jacques Gesfros & Claude Gauven, 20.9.1703

-Laurent Botrel & Julienne Lemercier, 17.2.1705

-Jan Botrel & Jacquemine Quinquenel, 8.1.1707

-Maurice Quinquenel & Marie Lebert, 29.5.1707

-Yves Bagay & Jacquemine Sauneu, 31.5.1708

-Julien Lorêt & Janne Houchet, 25.9.1710

-Louis Botrel & Mauricette Carré, 8.9.1711

-Toussaint Gauven & Jacquemine Gesret, 11.11.1719

-Jacques Mauvoisy & Renée Bézart, 15.7.1721

-Jan Mauvoisy & Françoise Lemetayer, 15.7.1721

-Laurent Ratier & Laurence Chevalier, 12.2.1722

-Julien Gauven & Gillette Réhel, 12.2.1722

-François Gauven & Louise Bréart, 16.6.1722

-Julien Bagay & Françoise Boudart, 30.7.1722

-Jan Ruault & Louise Girard, 8.9.1722

-Jan Réhel & Mathurine Henry, 17.1.1724

-Yves Richard & François Lebra, 15.1.1726

-Louis Brunel & Françoise Béreschel, 254.10.1726

-Olivier Richart & Louise Gauven, 29.10.1726

-Jan Chevalier & Renée Mortreu, 24.2.1727

-François Audren & Claude Perrin, 9.6.1727

-Guillaume Réhel & Françoise Faisnant, 29.9.1727

-Christophe Soibault & Yvonne Leclerc, 10.1.1729

-François Guéguen & Yvonne Boisgérault, 26.1.1730

-Jean Thébault & Jeanne Brunet, 1.6.1730

-Pierre Gaultier & Mathurine Botrel, 14.11.1730

 

 

Inhumations à la chapelle de Saint-Cado :
 

-Yvonne Gesret, 9.3.1670

-Françoise Gesfros, 28.4.1675

-Jean Bereschet, 3.2.1676

-François Bagot, 5.2.1676

-Jeanne Brisorgueil, 27.10.1678

-Etienne Coueslan, 16.2.1679

-Mathurine Legac, 3.10.1679

-Georges Bagay, 26.12.1679

-Anne Guérard, 14.8.1680

-Olive Nabour, 16.2.1681

-Perrine Freté, 24.3.1681

-Perrine Debvran, 164.1681

-Pierre Gaultier, 24.10.1681

-missire Toussaint Ferté, 5.4.1682

-Perrine Bagay, 21.4.1682

-René Chevalier, 24.6.1682

-Perrine Morin, 30.10.1682

-Julien Lebouvier, 6.11.1682

-Jeanne Deuvran, 30.4.1683

-Jeanne Régnault, 12.1.1684

-Jacques Gicquel, 17.1.1684

-Pierre Ménansac, 5.5.1684

-Maurye Jégu, 2.12.1684

-Mathurin Gernigue, 25.5.1686

-Jean Ménansac, 6.7.1686

-Jeanne Ménansac, 25.8.1686

-Laurens Lemercier, 12.9.1686

-Péronnelle Bagay, 14.9.1686

-anonymes jumeaux Gauven, 4.11.1686

-Louise Corbel, 27.12.1686

-Gilles Brillault, 15.2.1687

-Mathurin Bagay, 28.4.1687

-Mathurine Houeix, 24.7.1687

-Jacques Gernigue, 20.11.1688

-Julienne Bagay, 22.12.1689

-Julien Gesfret, 13.1.1689

-Marguerite Houchet, 24.6.1690

-Péronnelle Gauven, 28.11.1690

-Charles Nabour, 1.11.1690

-Jeanne Jamet, 25.11.1691

-Michel Touzé, 1.2.1693

-Jeanne Chopillard, 3.3.1693

-Julien Gesfros, 27.6.1693

-Guyonne Carré, 24.2.1694

-Antoine Bagay, 2.4.1694

-Mathurine Fesnant, 17.1.1696

-Mathurin Berhault, 15.2.1696

-Alain Debvran, 2.5.1696

-Pierre Gaultier, 11.6.1696

-Guillaume Bagay, 2.2.1697

-Gillette Audren, 29.11.1698

-Olive Gaultier, 9.12.1699

-Mathurine Poinsu, 28.8.1700

-Antoine Raux, 13.12.1700

-Julien Bagay, 12.4.1701

-Guillemette Gauven, 7.4.1702

-Françoise Ménansac, 5.5.1702

-Michel Bérée, 24.11.1702

-Jeanne Piquetel, 27.1.1703

-Julien Botrel, 18.3.1703

-Jean Boisgerault, 7.12.1704

-Cyprienne Desboys, 1.7.1705

-Jacques Gauven, 28.10.1705

-Claude Gauven, 15.1.1707

-Marie Taron, …6.1707

-Perrine Gicquel, 2.8.1707

-Perrine Bereschel, 4.8.1707

-Gilles Gesfros, 3.2.1708

-Louise Bedel, 11.9.1708

-Jean Gauven, 6.2.1709

-Laurens Régnault, 29.8.1709

-Perrine Chevalier, 7.12.1709

-Olive Houchet, 8.9.1710

-Gilles Brillaud, 28 .2.1710

-Mathurine Taron, 2.11.1710

-Jeanne Régnault, 18.3.1712

-Jeanne Martel, 15.9.1712

-Julienne Poinsu, 19.10.1712

-Françoise Quinquenel, 21.1.1713

-Jacquemine Bagay, 3.7.1725

-Gilette Chenu, 14.10.1726

-Charles Gaultier, 12.7.1728. Voir acte ci-dessous

-Jeanne Davy, 7.12.1729

-François Girard, 5.5.1731

-Jean Bagay, 3.1.1733

-Mathurine Gaultier, 2.3.1733

-Françoise Delamotte, 10.2.1734

-Jean Gauven, 20.6.1736

-François Labbé, 12.9.1736

-Jacques Gaultier, 13.8.1737

-François Joly, 11.2.1738

-Gillette Lebras, 11.2.1738

-Jean Gauvain, 5.10.1743

-Perrine Gauven, 16.3.1746

-Anne Henry, 6.6.1746

-Julien Joly, 3.2.1747

-François Jamet, 4.3.1747

-Pierre Bréban, 5.3.1747

-Pierre Gaultier, 6.3.1747

-Pierre Hesry, 18.4.1747

-Sébastienne Régnault, 15.1.1748

-Thomas Couescart, 15.3.1748

-Laurent Devran, 26.4.1748

-Julien Brillaud, 3.12.1748

-Gilles Sentier, 27.7.1750

 

 

La chapelle de Saint-Cado fut manifestement fondée en la seconde partie du XIIIIe siècle ; en 1272 est mentionnée capellam Sancti Kadroci in parrochia de Sevignac ; la majeure partie du sanctuaire fut manifestement reconstruite dans le courant du XVe siècle comme en témoigne cette double arche ogivale qui sépare la partie septentrionale de la chapelle orientée au Midi, une seconde tranche de travaux datant du XVIe siècle fut à l'origine de la partie située au nord. Puis à la fin du XVIIe siècle, deux puissants personnages : noble dame Elisabeth Gouyon, haut et puissant René de Montbourcher financèrent les travaux de Saint Cado après s'être « convertis » au christianisme et avoir abandonné la « prétendue religion réformée. » (voir Le protestantisme, page n° 6). les armoiries Montbourcher, et en écartelé Montbourcher-Gouyon figurent sur le pignon oriental, ce sont là les signatures des généreux donateurs. 

 

 

 

 

Les bordeliers -entendons par là les parcellaires, rétribuaient le chapelin qui s'en allait célébrer à Saint-Cado, les messes lors des fêtes et les dimanches. L'édifice mesurait trente-cinq pieds de long sur vingt-et-un de large et renfermait une autre chapelle « engravée » dans ses murs de vingt pieds de long sur vingt-et-un de large. Au moment de la Révolution, l'édifice était estimé cent soixante livres. Tout autour, s'égaillait un cimetière planté de quelques mauvais ifs. Deux pièces de terre louées vingt livres, l'une dite le Champ de la Forge de onze vergées, l'autre le Champ du Moulin de quinze vergées avaient été léguées par la famille Houchet, pour l'entretien de cette chapelle frairienne qui n'était pas fondée. La chapelle de Saint-Cado fut fermée au culte durant la période révolutionnaire, et voici ce que notait en juillet 1801 le maire de Sévignac : « Il existe en la demeure de feu François Rebours, trésorier de la chapelle de St-Cado demeurant au village des Portes, une cloche, un calice, et plusieurs autres effets provenant de la ditte chapelle, ils seront remis aux habitants duquartier de Pengave lorsque la chapelle sera rétablie au culte dès qu’il y aura un prêtre pour y célébrer les offices. » C'est l'ancien procureur fiscal de la seigneurie de Limoëlan, Georges-Mathurin Leclerc, qui était alors maire de Sévignac sous le Concordat.

 

 

 

Détail d'une ouverture au lieu dit les Portes, lieu voisin de Saint-Cado, son appui rappelle le chandelier Menorah, dont les sept branches équivalaient à la croix du Christ, deux chandeliers encadrent ici un calice. L'endroit était par conséquent une maison presbytérale. Un desservant de Sévignac, Missire Jan Lorêt officiant à la fin du XVIIe siècle était natif des Portes de l'union illégitime d'une demoiselle Lorêt avec un sire de la Ville-es-Blancs. Missire Lorêt  fut lui même à l'origine de la construction d'une maison presbytérale en 1689 dans l'actuelle rue du Fournil au Bourg de Sévignac. L'ouverture des Portes est chanfreinée, elle fleure bon la fin du XVIe siècle 

 

 

Quelques mauvais ifs....

 

 

Un aveu du 5 avril 1579 donne Amaury Gesrect et Marguerite Bigare, un autre du  9 juillet 1596 cite Julien Houchet, fils de Guillaume, la même année Rolland Réhel fils de Georges. D’autres actes pour les quartiers du Préoury et St-Cadreuc mentionnent en janvier 1605 : Guillaume Durand et Gillette Deshayes, puis en 1621 Jacques Durand,  le prêtre Jean Taron parait le 24 janvier 1622. le 13 mai 1635 parait devant notaire Mathurine Poinczu  donnée veuve de Raoul Girard du quartier de Saint-Cado.

 

Quelques prêtres desservant la chapelle de St-Cado.

 

-Dom Jean Gauven,  vers 1600-1630

-Dom Laurent Gousret, vers 1640

-Jean Lemercier 1680

-Toussaint Frété cité en 1680. Missire Toussaint Ferté, fut inhumé en l'église de Sévignac le 5 avril 1682 -Acte ci-dessous.

 

 

 

 

-Missire Louis Gesret, prestre de Trémeur, chapelain de St-Cado en 1748.

-Louis Olly,  né à la Gueurine en Trémeur  en 1763, desservait  la chapelle de St-Cado, voici le portrait qui en fut brossé lors de la Révolution : « Un nez un peu long, une bouche un peu grande, un visage marqué de vérette, les cheveux châtaignes, et une taille de cinq pieds & cinq pouces ». Louis Olly mourut précipité dans le puits du presbytère de Trémeur le 12 décembre 1795,  « patriotes » et « royalistes » se rejetèrent mutuellement la responsabilité de ce crime (voir histoire de Trémeur, page n° 2)

Frère François Milon, prieur de l’abbaye de Boquen, parait comme parrain le 25 juin 1620 de Françoise Rabaté des Aulnays, fille de Julien & Mathurine Bougault.

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor, mais aussi à Bernard Lévêque, sans qui la chapelle de Saint-Cado serait sans doute disparue aujourd'hui....

 

 

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Published by poudouvre
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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 13:44

 

 

Le duc François II de Bretagne consacra à l'administration de son duché le moment de répit que lui laissa cette convention. Le 8 février 1486, il réunit les états à Rennes. Une résolution des plus favorables à la bonne administration de la justice y fut prise : ce fut l'érection d'un parlement sédentaire. Cette institution, quoique fort importante, n'était pas le principal objet que le duc s'était proposé en convoquant les états. Inquiet de la cession de Nicole de Bretagne, confirmée par le traité de Montargis, il voulait assurer, par anticipation, le duché à ses filles. Ayant représenté aux barons bretons que sa succession plongerait infailliblement leur pays dans une guerre intestine, si elle n'était réglée de son vivant, il en obtint une déclaration par laquelle, dérogeant au traité de Guérande ainsi qu'aux testaments de François Ier et de Pierre II, ils reconnurent Anne et Isabeau, ses filles, comme héritières légitimes du duché, et s'obligèrent, par un serment solennel, à soutenir les droits qu'ils venaient de leur conférer. Le baron d'Avaugour lui-même, fils naturel de François II, et époux de Marguerite de Brosse, fille cadette du légitime héritier du Penthièvre, accéda à la résolution des états, après s'ê disculpé du reproche de prétendre à la succession ducale. Mais d'autres compétiteurs, plus sérieux que d'Avaugour, faisaient pressentir que quand le moment serait venu ils feraient valoir les droits qu'ils disaient tenir de leur naissance. C'étaient le prince d'Orange, neveu de François II, par sa mère; le vieux sire d'Albret, veuf d'une arrière-petite fille de Jeanne la Boiteuse ; Jean II, vicomte de Rohan, beau-frère de François II, qui non-seulement prétendait que la tante devait être préférée à la nièce, mais s'appuyait sur l'origine de sa maison, qu'il faisait remonter au fameux Conan-Mériadec, en se prévalant du procès-verbal de l'assise tenue en 1118, sous Alain Fergent, titre que la maison a de tout temps, et vainement, essayé de faire considérer comme authentique. A ces prétendants ajoutez le duc d'Orléans, qui désirait secrètement épouser la princesse Anne, et qui, enchaîné par son mariage avec la sœur de Charles VIII, ne pouvait qu'escompter l'avenir, et enfin, Maximilien d'Autriche, autre prétendant à la main d'Anne de Bretagne. Le parti français exploitait habilement les dissensions qui résultaient de ces prétentions diverses, en s'efforçant de persuader aux Bretons que le principe de la loi salique formait en Bretagne la règle de la succession au trône ducal ; et François II n'ayant que des filles, le duché, à défaut d'héritier mâle, devait revenir au roi de France, seigneur suzerain.

Le débile François II s'affligeait de toutes ces intrigues, qu'il était impuissant à déjouer; et si des infirmités précoces déterminèrent la grave maladie qu'il fit à cette époque, on a tout lieu de croire que le chagrin n'y fut pas étranger. Résolu à s'assurer par tous les moyens possibles du dévouement de ses vassaux immédiats, il abolit dans ses domaines (8 octobre 1486) le droit de mottage, en vertu duquel il recueillait la succession des colons morts sans enfants. De son côté, Mme de Beaujeu, à qui l'on avait représenté comme prochaine la mort du duc, se hâta de conduire le roi à Tours, et de faire marcher des troupes, qui devaient l'y rejoindre, pour qu'il fût prêt à envahir le duché. Le danger était imminent. Pour le détourner, François, Maximilien, d'Albret, d'Orange, etc., signèrent, le 13 décembre 1486, un pacte auquel adhérèrent les principaux seigneurs bretons, dans le double but de repousser l'invasion française et de favoriser le duc d'Orléans dans son projet de supplanter Mme de Beaujeu. Cette princesse, brusquant l'attaque, fit entrer une armée sous les ordres de La Trémouille en Bretagne (mai 1487). II marcha sur Vannes, d'où le duc se sauva à Nantes. La Trémouille vint l'y assiéger. En même temps la régente concluait avec une partie des seigneurs bretons une con vention qui lui permettait de faire occuper bon nombre de places de la province par les troupes françaises, venues seulement, disait-elle, pour châtier le duc d'Orléans. L'habile princesse faisait marcher de front ces négociations et celles au moyen desquelles le roi d'Angleterre, désertant la politique constante de ses prédécesseurs, renonçait à secourir la Bretagne. Les principaux obstacles ainsi aplanis, Charles VIII s'avança en personne jusqu'à Nantes, avec l'espoir que cette ville ne tarderait pas à lui ouvrir ses portes. Il s'abusait. La place, vigoureusement défendue par le duc d'Orléans et le prince d'Orange, repoussa pendant près de deux mois les attaques des Français, qui furent enfin obligés de lever le siège. Quittant les bords de la Loire, La Trémouille marcha vers le nord par Auray, Vitré et Saint-Aubin du-Cormier, dont il se rendit maître. C'est alors que d'Albret, qui avait échoué dans une première tentative d'entrée en Bretagne, y débarqua quatre mille hommes. Aussitôt il réclama l'exécution d'une promesse que sa sœur, la comtesse de Laval, gouvernante d'Anne de Bretagne, lui avait faite et qui lui aurait assuré la main de cette princesse. Mais, soit, comme on l'a prétendu, que cette enfant éprouvât une répulsion invincible pour ce mariage, et préférât Maximilien, jeune, brave, habile guerrier et plus lettré qu'aucun des princes ses contemporains, soit plutôt que François II pensât que l'union de sa fille avec le roi des Romains offrait plus de chances de soustraire la Bretagne à l'invasion française, il laissait entrevoir la possibilité de cette union. Pendant les négociations qu'elle provoquait, La Trémouille faisait (mars 1488) une nouvelle irruption en Bretagne, à la tête de douze mille hommes, et prenait Châteaubriand, Ancenis et Fougères. Les troupes ducales, mélange confus de Bretons, d'Anglais, d'Allemands, de Gascons et d'Espagnols, se mirent en marche, et, le 28 juillet 1488 les deux armées se livrèrent la bataille connue sous le nom de bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (voir La bataille de Saint-Aubin-du Cormier.) . Elle fut fatale à la Bretagne. Non seulement l'armée bretonne y perdit six mille hommes, mais François, sa famille, son duché furent à la discrétion du vainqueur. Le patriotisme breton n'était pourtant pas éteint partout ; il trouva d'énergiques interprètes dans les bourgeois de Rennes. Sommés par La Trémouille de se rendre sous peine de punition telle qu'il en serait mémoire et exemple, ils lui rappelèrent fièrement, par la bouche de leurs députés, le chanoine Jean Le Vayer, Plessis-Balisson et Bouchard, greffier du parlement et frère de l'historien, les désastres des Français à Crécy et à Poitiers ; puis ils menacèrent La Trémouille d'une telle résistance qu'il n'osa la provoquer. Mais Dinan et Saint-Malo furent obligés de capituler. François, consterné, demanda la paix, qui lui fut accordée, le 21 août, par le traité du Verger, conclu malgré la dame de Beaujeu, laquelle insistait pour que la France tirât un meilleur parti de sa victoire. Toutefois, si l'annexion de la Bretagne n'était pas immédiatement prononcée, la convention du Verger, en ne statuant point sur l'objet principal des contestations, fournissait à Charles VIII des prétextes suffisants pour accabler dès qu'il lui plairait un adversaire désormais hors d'état de lui résister. Le roi en effet ne renonçait à aucune de ses prétentions sur toutes les possessions du duc, à défaut d'héritier mâle, et il gardait en nantissement Fougères, Dinan et Saint-Aubin-du-Cormier, tandis que François s'obligeait à licencier les troupes étrangères, à ne jamais en appeler d'autres pour faire la guerre à la France, enfin à ne marier ses filles qu'avec le consentement du roi de France.

Cette dernière clause était dure ; elle renversait l'échafaudage si laborieusement élevé par le duc, à qui elle porta le dernier coup. Il mourut à l'âge de cinquante-trois ans, trois semaines après avoir signé le traité du Verger, qu'on avait eu soin de faire ratifier par les états. Il fut inhumé dans l'église des Carmes de Nantes, où il avait témoigné le désir d'être enseveli, près de Marguerite de Bretagne, sa première femme. Anne, sa fille, y fit élever un magnifique tombeau, le chef-d'œuvre de Michel Columb, qui se voit encore de nos jours dans la cathédrale de Nantes (voir Marie-Edmée Vaugeois, alias Loïc Trémor née à Nantes en 1841 : le tombeau des Carmes) . ll n'eut de son second mariage avec Marguerite de Foix que deux filles, Anne, qui lui succéda, et Isabelle, morte à Nantes, en 1490. Enclin à la paix, quoique courageux, François II se trouva entraîné par les circonstances à être presque toujours en guerre pour repousser les agressions de Louis XI et de Charles VIII. Naturellement sincère et droit, il eut le triste sort d'être obligé de recourir à la duplicité pour ne pas tomber dans les pièges que lui tendit le cauteleux fils de Charles VII. La ruse pourtant lui répugnait, et l'intérêt de son peuple, menacé dans sa nationalité, put seul le déterminer à s'en faire un auxiliaire. Tant que vécut Landais, cet homme si méconnu de ses contemporains, François II, docile à ses conseils, montra une énergie | dont la Bretagne retira les plus heureux fruits ; mais quand il l'eut sacrifié à la turbulente aristocratie, qu'il offusquait, ce malheureux prince, obsédé d'intrigues, désespéra de lui-même. On lui a reproché de s'être laissé gouverner par ses maîtresses. Sans chercher à l'absoudre de ce re proche, nous ne pouvons nous empêcher de regretter qu'il n'ait pas plus obéi aux inspirations généreuses de la dame de Villequier, qui paya du moins son amour d'un dévouement sincère et éclairé. P. Levot. Histoires de Bretagne de dom-Lobineau, dom Morice et Daru - Bulletin archéologique de l'Association bretonne, t. II, p. 145-147


 

 

 

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 17:02

 

Trégomar

 

 

 

 

La Poterie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Andel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lamballe

 

 

 

 

 

 

 

 

Mégrit

 

 

 

 

 

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 06:25

 

 

Escuyer Jean de Partenay, seigneur dudit lieu & du Boisbrient print en mariage Jeanne de Bintin, & en eut un fils nommé


 


 

Jean de Partenay, seigneur dudit lieu & du Boisbrient. Il espousa Damoiselle Guillemette Lebart, fille d'Escuyer Bertrand Lebart, &  d’une Damoiselle aussi appellee Guillemette dont je n’ay trouvé le surnom, de laquelle il eut les enfans cy-apres de nommez. ll mourut au mois de Decembre, l’an 1434. Il fonda un Obit de quarante sols en l'Eglise de Sainct Pierre de Renes , & sa femme Guillemette Lebart y en fonda un de cent sols. Enfans.


 


 

Michel de Partenay, duquel sera parlé cy-apres.


 

Maistre Jean de Partenay fut en son vivant Doyen de Sainct Brieuc, Chanoine de Renes, Recteur de Betton, & de Sainct Elle ou Eloy de Montauban, & Conseiller du Duc.


 

Frere Armel de Partenay fut Prieur des Prieurez de Combour & de Sainct Cire, lez Renes.


 

Jeanne de Partenay, mariee avec noble homme Messire Jan Heriçon, sieur de la ville Helouin, fils de Messire Bertrand Heriçon, & de Philipote Ruffier. Elle mourut à Sainct Jacques en Galice, où elle estoit allee par devotion,avec son mary, & fut son corps inhumé en l'Eglise des Jacobins de la ville de Compostelle.


 

Herviette de Partenay femme en premieres nopces de noble homme Olivier de Matigné sieur de Beauchesne, duquel elle eut Raoulet de Marigné sieur de Beauchesne, Ambroise de Marigné mariée auec noble home Jean Josse seigneur de la Josselinay & Georgette de Marigné. En secondes ladicte Herviette fut mariée avec noble homme Jean du Chastelier sieur dudit lieu, en la Parroisse de Cornu.

 

 

 

Messire Michel de Partenay, seigneur dudict lieu & du Boisbrien fils de Jean susdict & de Guillemette Lebart, print en mariage Perrine de la Boissiere dame dudit lieu, fille de Messire Guillaume de la Boissiere Chevalier & de Nicole de St. Remy fut en son temps un grand homme d’Estat, & eut & exerça des Offices & charges honorables sous cinq Ducs de Bretagne, Jan V, François Ier, Pierre II, Artur III & François II. & soubs la Royne Duchesse Anne, du temps de laquelle il mourut l'an 1494. sous le Roy Charles VII, & Charles de Bourgongne, fils du Duc Philippe de Bourgongne.) Comte de Charolois puis Duc de Bourgongne. Il fut Conseiller & Chambellan desdicts Ducs de Bretaigne ses seigneurs souverains, grand Maistre des monnoyes de Bretaigne, Connestable de Fougeres & de Renes, Capitaine & garde des villes Chasteaux & forteresses de Fougeres & de Sainct Aubin du Cormier, Maistre & garde des bois & forests de Renes, de Sainct Aubin du Cormier, de Fougeres & de Ville cartier Escuyer d'Escurie du Roy Charles septiesme & Conseiller & Chambellan dudict Charles Comte de Charolois & Duc de Bourgongne. L’an 1449. le Roy Charles VII. Par ses lettres données â Louviers l'huictiesme d'Octobre luy donna la Capitainerie de la ville & Chasteau de Vire en Normandie encore detenu par les Anglois, à en jouir lots qu'il seroit repris sur lesdits Anglais. L'an 1450. le Duc Pierre par lettres au Chasteau de Lermine a Vennes le 2.0. de juillet signées de Coetlogon, descharge ses amez & feaux Chevalier Chanbelan & escuyer Robert d'Espinay, Richard d'Espinay, & Guyon d'Espinay, de la Capitainerie & garde des ville & Chasteau de Sainct Aubin du Cormier Pour la bailler audict Messire Michel de Partenay qui estoit lors Connestable de Renes & de Fougeres, & garde des bois dudit Fougeres & de Ville-cattier, & l'an mesme Iedit de Partenay & Messire Jean de Villeblanche Chevalier aussi Conseiller & Chambelan du Duc, firent eschange & permutation de leurs offices & estats devant ledit Duc : c'est assavoir que les dit de Pattenay quitta & delaissa audit de la Villeblanche la Connestablie de Renes, & ledit de Villeblanche luy bailla & delaissa l'office de Sousgarde & vendeur des bois & forests de Renes & de Sainct Aubin du Cormier. Ce que ledit Duc consentit & approuva par ses lettres donées à Chartes le 23. d'Octobre audit an 1450 lesquelles furent leuës & publiées és plects des Forests au siege de Sainct Aubin le 5. de Nouembre audit an. Le Roy Charles VII. par ses lettres données a Escouché l'unziesme Aouſt l'an 1450. en consideration des grands services que ledit de Partenay son cher & bien aimé escuyer luy avoit faits au fait de ses guerres à la recouvrance de ses pays & Duché de Normandie tant en la compagnie de son nepveu le Duc Francois dernier trespassé, comme encelle de son nepveu le Duc Pierre vivant lors, qu’autrement en maintes manieres, luy donna l'estat & office d'Escuier d’Escurie de France pour servir desormais audit office aux gage, hostelages, livraisons, droicts, honneurs & profits accoustumez. Et pour la confiance que ledit sieur Roy avoit des sens, loyauté, preudomie & bonne diligence dudit messire Michel, il le retient pour son Conseiller, pour estre & assister en ses Conseils & affaires & le servir desormais audit office & estat de Conseiller, aux gages, hôneurs, prerogatives, preéminences, droits profits & esmoluments accoustumez & qui y appartienent. A raison duquel estat & office de Conseiller il presta le sermen és mains du Chancelier le 24. d’Aoust audit an. L'an 1451. le 9. de janvier il & sa femme Perrine de la Boissiere aquirent la terre & seigneurie de la Rigaudiere comme dit est cy devant, auquel an le Roy Charles VII. le dechargea de la Capitainerie de Vire, en ayant donné la seigneurie & Capitainerie à Artur de Bretagne Comte de Richemont Conestable de France. Le Duc Pierre II par lettres données a l'Estreinc ou l'Estrenic les Venes luy donna permission& privilege de lever avoir otenir perpetuellement pour luy & ses hoirs une justice patibulaire a trois posts en ses terres de Parrigné sainct Estienne & Racinoux, appartenantes a Jean de Partenay son fils & à sa femme Bonne le Bouteillier seigneur & Dame desdits lieux le vingt-uniesrne d'Octobre l’an 1455.

Par letres datées du 25.de Fevrier l'an 1456. messire Jean Raguenel dit de Malestroit, sire de Malestroit & de Largouen Mareschal de Bretagne, Capitaine & garde des villes & Chasteau de Fougeres, se desmet volontairement desdites Capitainerie & Garde en faveur dudit messire Michel, le Duc Pierre le voulant ainsi qui incontinent en pourveut ledit de Partenay son Conseiller & chambellan,& ledit de Malestroit par lettres dattées du 4. de Mars audit an confesse avoir receu dudit sire de Partenay Grand maistre des monnoyes de Bretagne les sommes de deux cents escus neufs & douze vingt livres. monnaie, pour la capitainerie de Fougeres. L'an 1461. le 29. de May Perrine de la Boissiere Dame de Parrigné premiere femme dudit Messire Michel mourut à Renes & fut enterrée en l'Eglise de Sainct Pierre, où elle fonda un Obit de cent sols monnoye. Et le 19. jour d'Aoust ensuivant le Duc François second du nom donna à fon amé & feal Conseiller & Chambelan Messire Michel de Partenay le bail de ladite terre de Parrigné escheuë audit Duc par le deces de ladite Perrine, laquelle laissa un fils & deux filles à sondit mary, sçavoir :

Jean,

Guyonne

& Olive de Partenay.


 


 

L'an 1465, le premier jour de May Charles de Bourgongne, Comte de Charolois, seigneur de Chasteau-Belin & de Bethune lieutenant General du Duc Philippe nostre pere, pour les grands sens, prudence & preudomie, vertus, discretion & vaillance estants en personne de nostre tres-cher & bien-aymé Messire Michel de Partenay Chevalier seigneur de Parrigné, iceluy seigneur de Partenay nous confians a plein de ses loyauté & bonne diligence avons & retenu & retenons en nostre Conseiller & Chambelan aux honneurs droits, prerogatives, libertez, franchises, proffits, & emolumens accoustumez, & qui y appartiennent. Donné a Bruxelles, & sont les lettres signées & scellées en forme authentique. Le Duc François second reduisant en memoire les bons & agreables services que par avant ces heures de long temps, son bien-aymé & feal Conseiller & Chambelan Michel de Partenay Chevalier sieur de Parrigné avoit faits tant à ses predecesseurs qu’à luy par l'espace de quarante ans ou plus à grandes peines, mises & travaux, dont il estoit-digne de remuneration, voulut (pour exemple donnera ses autres serviteurs de bien & loyaument & plus curieusement le servir) l'en recognoistre & recompenser, luy donna & ordonna pension annuelle de quatre cents livres monnoye de rente & prendre sur les premiers & plus liquides deniers de la recepte de Renes pour luy ayder à entretenir son estat jusques à sa mort, à commancer icelle pension au premier jour d'Octobre l'an 1468. Donné a Nantes le 29. de Decembre audit an. L'an suivant 1469. il se remaria avec Clemence de la Fueillée soeur de Jacques de la Fueillee Chevalier seigneur de la Rubaudiere, du Bourg-neuf, du Leroux, de Landamere & fille de Messire Olivier dela Fueillee sieur desdits lieux & de Jeanne de Coesmes Dame du Loroux, de Landamere & de Succé. De ce mariage n'y eut enfans. L'an 1489. il fonda & dota la Chapelenie de la Magdelene en son Chasteau de la Rigaudiere, puis mourut à Renes l'an 1490. & fut inhumé auprès de sa premiere femme en l'Eglise de Sainct Pierre où il fonda aussi un Obit, & y donna des Coupes & autres Vases d'argent pour faire un Calice.

Parlons maintenant de ses enfans, & premierement de ses deux filles. Yvonne de Partenay aisnée fut mariée avec noble Escuyer Jean le Vayer Chevalier seigneur de Fouesnel, le contract de mariage en fut fait & passé au Chasteau de Sainct Aubin du Cormier le 27. de Decembre l'an 1452 & les fiançailles le 21. de Janvier ensuivant audit lieu.


 

Olivie de Partenay fut mariée avec noble homme René de Montbourcher seigneur dudit lieu, du Pinel & de la Roche Montbourcher. Elle eut le lieu maison, terre & seigneurie de la Houssaye acquis sondit pere Michel & le petit Bois le tout en la paroisse de Partenay Evesché de Resnes. Elle mourut en May l’an 1488.


 

Jean de Partenay, fils de Messire Michel de Partenay & de Perrine de la Boissiere, succeda à sa mere à la seigneurie de Parrigné l’an susdit. II espousa Perrine le Bouteiller par autres appellee Bonne fille de Messire Georges le Bouteiller seigneur de la Chesnaye & de Marie de Ia Fuëeillée fille d'Olivier de la Fueillée sieur de la Rubaudiere & de Jeanne de Goesmes Dame du Loroux, & en eut deux fils & deux filles, sçavoir


 


 

Giles de Partenay, seigneur de Sainct Estienne, qui mourut avant pere & mere.


 


 

Artur de Partenay, sieur de Sainct Estienne mourut aussi sans enfans avant pere & mere.


 


 

Françoise de Partenay, aisnée qui mourut avant son pere l’an 1483 & fut mariée avec Escuyer Jean de Lorgeril seigneur dudit lieu & du Bodou & duquel mariage issit la susdite Guyonne. de Lorgeril premiere femme de Jean de Rohan seigneur de Lâdal 8c de Coairon.


 


 

Clemence de Partenay femme de Louys de Quenequen seigneur de Quenarts ou Crenacs.


 

Ledit Iean de Partenay espousa en secondes nopces Marie Guybé fille aisnee de Messire Adenet Guybé & d’Olive Landais, sœur du Thresorier Pierre Landais,de laquelle il n'eut point d’enfans. Il estoit Capitaine du Chasteau de Landal & fut tue a la rencontre de Sainct Aubin du Cormier le 28. de juillet lan 1488. Sa veuve Marie Guibe eut la terre de Parrignë pour douaire & se remaria avec Brient de Chasteau Brient seigneur d'Oranges comme conste par l'acte date du 10. de Novembre l’an 1503. auquel il s'appelle sieur d'Oranges & de Parrigner Son testament est daté du premier jour de janvier l’an 1507. more Romano, par lequel elle eslit sa sepulture au Chanceau de l'Eglise de Parrigné.

 

La famille de Partenay, alias de Parthenay était présente à la Roche en Plumaugat, au Menu Bois en Trémeur, Saint Régent en Lanrelas (voir Les villages de Plumaugat, page n° 7 - histoire de Trémeur, page n° 6 -histoire de Lanrelas, page n° 5, manoir de Saint Régent)

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 16:51

 

 

 

Généalogie de la Motte, Bertho et Sauvaget

 

Cargouët, vaste construction, en grande partie du XVIe siècle, mais augmentée d'un gros pavillon à la Mansart flanqué d'une tourelle dite « des Chouans », soit qu'il y demeure des chouettes, soit en souvenir du rassemblement des insurgés royalistes sur la lande voisine de Meslin. Cargouët fut apporté par Gillette de la Motte à noble Alain Bertho, son époux, vers 1542. Leur fils, Mathurin Bertho, en fit aveu au château de Lamballe, en 1534, et le transmit à son fils aîné Jacques, qui possédait ce manoir en 1603 et 1627. René Bertho, fils de Jacques, fut aussi Sgr de Cargouët, siégea onze ans comme Conseiller au Parlement de Bretagne et mourut sans hoirs de son corps en 1644. Sa soeur et héritière, Olive Bertho, le porta, par alliance, dans la maison des Sauvaget des Clos, dont les armes de gueules à la croix pattée d'argent, décorent les voûtes de la chapelle voisine de Notre-Dame de la Rivière, en Pommeret.


 

Titre de Bertho communiqué avec la Lande de Caslan

Transaction faite le vendredi 3e du mois de Mars 158I, entre nobles homs Mathurin Bertho, Sgr de Cargouët et de Vauvert, demeurant au manoir seigneurial de Cargouët, paroisse de Mcslin, fils aine et héritier principal et noble de feus nobles homs Allain Bertho et demoiselle Gillette de la Motte, sa femme, Sgr et dame de Cargouët, de Vauvert, de Mathurine, de la Villejosse et des Hayes, d'une part, -et demoiselle Ollive Bertho, sa soeur, femme de Gilles de la Lande, Ecuyer, Sgr de Caslan, demeurant audit lieu, paroisse de Pléboulle, par laquelle transaction, pour terminer les procès et différents meus entre lesdites parties, sur le partage, en noble comme en noble et en partable comme en partable, demandé par ladite dame de Caslan, dans la succession desdits feus Sgr et dame, ses père et mère, dont les immeubles montaient à lu somme de 3.000 écus sol de rente, et les meubles a celle de 20.000 écus, contre laquelle demande ledit Sgr de Cargouët ayant allégué que lesdits biens étoient de beaucoup moindre valeur, et que lesdites successions étoient de gouvernement noble et avantageux, et comme telles avoient été régies de tout temps noblement et avantageusement selon l'assise du comte Geffroy, savoir les deux tiers à l'aîné et le tiers aux juveigneurs, les fils à viage et les filles par héritage ; -laditte dame avoit obtenu une provision de 5oo livres tournois, revenant a 166 écus deux tiers, dont ledit Sgr de Cargouët avoit interjette apel ; -lesdites parties, de l'avis de nobles homs Charles de Saint-Guétas, Sgr dudit lieu, chevalier de l'Ordre du Roi, nobles homs Jean Maupetit, Sgr de la Villemaupetit, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, pensionnaire de Sa Majesté, et nobles homs Thomas Poullain, Sgr du Val et de Beuzidel, ayant reconnu que lesdites successions étoient de gouvernement noble et avantageux, et que les noms, maisons et alliances d'où procédoient lesdits biens, s'étoient toujours gouvernés noblement et avantageusement ; savoir: dame Jeanne de Cargouët, fille de Perot de Cargouët ; dame Jeanne du Marcheix, fille de Messire Bertrand du Marcheix ; Mcssirc Pierre de Largentaye, chevalier ; Messire Alain de la Motte, chevalier, sorti des maisons de Lorpheel et de Vauclerc; auxquelles avoit succédé Messire Pierre de la Motte, chevalier, et après lui Messires Guillaume et Gui de la Motte, aussi chevaliers, qui s'étoient alliés avec dame Jeanne du Chattault, fille de Bertrand, Sgr du Chaffault et dame Marie de Rochefort ; dame Jeanne La Vache, dame de la Touche-à-la-Vache, de la Guéronnaye et de Molttigny ; dame Françoise de Malestroit, mariée audit Messire Guillaume de la Motte, chevalier ; Georgine Le Voyer, fille de la maison de Trégonmar, et dame Jeanne de Miniac ; -il est convenu que ledit Sgr de Cargouist donneroit entre autres choses a ladite dame de Caslan, sa soeur, pour le droit, part et portion qu'elle pouvoit prétendre dans lesdites successions, le nombre de 3o perces de froment de rente, mesure de Lamballe, à prendre sur les terres, maisons, métairies et dépendances de la Villehuslin, avec une dixme appelée la dixme de Cargouët. Cet acte passé dans la ville de Lamballe, et reçu par Jean Morel et Mathurin Boschier, notaires royaux de la cour de Rennes et de Lamballe.


 


 

Eglise Saint-Martin à Lamballe :

« Dans le pavé du choeur, transept sud, dalle funéraire, timbrée d'un écu, portant inscription en bordure : Cy gist noble et vaillant Mathurin Bertho, Seigneur de Carcouet, Vauvert, des Haies, Maritaine, Cramagnan, Pré-Faruel, (le reste effacé). XVe siècle. »

 

Notes et illustrations laissées par M. H. Frotier de la Messelière, autres notes de  M.  P. Berthou

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 14:54

Pour ce cliché de Mégrit, un merci à Isabelle de me l'avoir communiqué, merci aussi au possesseur du lieu de l'avoir autorisée. Personnages gravés ornant une cheminée.


 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:29

 

 

Calloët (de) ou de Callouët. -Nom d'une ancienne famille de l'évêché de Tréguier, aujourd'hui éteinte, qui fut déclarée noble de simple extraction (Courcy dit d'ancienne extraction) par arrêt des commissaires de la réformation en date des 4 avril et 5 septembre 1669, et 18 août 1670, -qui figure onze fois pour la Bretagne à l'Arm. gén. mss, d'Hozier (t, 33, 117, 118, 252, 261, 274, 591.657, 659, 885 ; II, 130), -qui a porté les titres de baron de Trégomar et vicomte du Lou, -et qui a produit un évêque de Tréguier, un conseiller d'Etat, des avocats généraux à la Chambre dos Comptes de Bretagne et de nombreux magistrats de Morlaix. Notices aux Nob. et Arm. de Courcy, I, 196 ; -Briant, p. 47 : Du Perré. p.II -Beauregard, p. 89 ; -Saint-Luc, III, 50 ; - Guérin, I, 84, 85. Armoiries : « D'or à la fasce d'azur, surmontée d'une merlette de même. » Devise: « Advise-toi. » -Blason gravé dans Saint-Luc. -Ces armoiries se trouvaient jadis sculptées dans les églises de Saint-Melaine et de Saint-Mathieu de Morlaix et sur des dalles tumulaires de la chapelle des dames hospitalières chanoinesses de Saint-François de Cuburien et peintes aux vitraux de N.-D.-du-Mur. -La branche de Kerbrat ajoute : « Cantonné au haut d'un annelet de gueules » (Beauregard). -Et voy. Dict. hérald. de Bret., p. 84, 247.


 

Le mémoire généalogique produit en 1668 fait remonter sa filiation jusqu'à Yvon Calloët de Lanidy, mentionné dans la réformation de 1427, qui épousa Marguerite de Kertosquet, de la maison de Launay, dont deux flls ; Pierre C, mari de Marguerite de Coëtquis, chef de la branche aînée, dite de Lanidyel du Faouët ; et Jean Calloët, mari de Plesou Couat, chef de la branche cadette, dite de Kerangouarech, de Kerastang, de Keibrat, de Keriavily et de Toulbrunet. Les Pr. de dom Mor. citent Jean Calloët, écuyer en 1378 ; - Pierre Calloët, notaire royal en 1450 (II, 390, 1546) ; -Yvon Calloët, archer de la montre de la Peillée en 1487 ; -et JehanvCalloët, l'évêque de Tréguier,vqui suivra (III, 556, 758, etc.). Les murs de l'église de St-Melaine de Morlaix portent des inscriptions constatant que les Galloët y ont fait bâtir des édifices ou «  novum opus » en 1424 et 1474 (Hist. de Morlaix, p. 337, et Errata, p. 545). -Et voy. Pitre de Lisle, Armoiries et prééminences de Morlaix et Lanmeur, p. 9. L'Hist. de Mariais cite encore Thomas Calloët., miseur de Morlaix par élection des habitants rassemblés au Mur, après vêpres, le 15 janvier 1475 ; -Guillaume Calloët, miseur en 1484 ; -Jean Calloët, évêque de Tréguier, mort en 1505 (voy. ci-dessous) ; -Dominique Calloët, fils de Thomas, qui parut à la réform. de Tréguier en 1513, miseur en 1522, dont la maison fut brûlée par les Anglais avec une partie, des archives de la ville (Et voy. Sauvageau, Commentaires sur la Coutume, II, suppl., p. 118 ; et Ogée, II, 60) ; -Jean Calloët, fermier des revenus de la ville en 1530 ; -Jean Calloët., sr de Kerastang, maire de Morlaix en 1579, gouverneur du château du Taureau en 1580, jurât en 1589 ; -un député de la Chambre de l'Union de Morlaix en 1592 ; -Pierre Calloët. de Troffos, grand archidiacre et vicaire général de Tréguier, prévôt de N.-D. du Mur en 1609 ; -Pierre Calloët de Kerastang, premier consul en 1612, juge consulaire en 1620, jurât pour St-Mathieu en 1623 et 1640 ; père ou syndic des Dominicains en 1631 ; capitaine de la milice bourgeoise en 1639 commissaire de la ville en 1640, etc.; -Maurice de Calloët., substitut du sénéchal en 1625 ; -Jean Calloët. de Toulbroch, sénéchal en 1653 ; -Yves de Calloët, frère du précédent, chanoine de Tréguier, prévôt de N -D. du Mur en 1642 (voy. ci-dessous); -un G. de Villeneuve, contrôleur de la ville en 1659 ; -un G. de Meshir, capitaine du détachement qui partit pour St-Renan en 1674 ; -Hyacinthe Calloët, prieur de Montfort, prévôt de N.-D. du Mur en 1709, et Jacques-René Calloët de Lanidy, lui succédant de 1715 à 1740. Jean Calloët, de la branche aînée de Lanidy, petit-fils du premier Yvon et fils de Pierre Calloët et de Marguerite de Coëtquis, cités ci-dessus, né à Lanidy, près de Morlaix, doctor utriusque juris, conseiller de la chancellerie de Bretagne et conseiller clerc du Parlement en 1494, chanoine et chantre de Quimper en 1498, devint évêque de Tréguier en 1502 et président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Il mourut à St-Michal-en-Grève, le 7 mars 1505, et fut inhumé dans sa cathédrale, à l'entrée du choeur, où se trouve encore son tombeau, mais où on plaça,en 1611, le corps d'Adrien d'Amboise. On a de lui : « De impediinentis nuptiarum. » Sur Jean Calloët ou Callouet, voy. les Pr. de dom Mor., III, 758, 782,791, 818, 828, 835, 849 ; -le Dict. de Morice, édition de Bâte, 1740,11, 521, qui place sa mort au 4 septembre 1504, d'après la Gallia Christ, de Sainte-Marthe ; -Simon, Bibliolh. Des auteurs de droit ; -Sauvageau, Commentaires, II, suppl.. p. 98 ; -Kerdanet, Notice chronol., p. 69; -Ogée, II, 63, 925 ; -ancien Bullet. Arch. de l'Assoc. bret., 1850. II, p. 97 ; -Biog. bret., notice par Cayot-Delandre : -Trèsvaux, Egl. de Bret., p. 362 ; -Hauréau, Gallia Christ., XIV, 1131 ;-Bulletin monumental, 1886, p. 486, etc. Pierre Calloët, chanoine de Tréguier, fut inhumé sous l'arcade de la chapelle St-Jean (Bulletin monumental, 1886, p 308). Yves de Calloët, de la branche cadette de Kerastang, fils de Maurice Calloët cité ci-dessus, chanoine de Tréguier en 1612. prévôt de N.-D.-du-Mur, à Morlaix. et frère du sénéchal de la ville, est l'auteur d'un mémoire sur les Préséances des juges de Morlaix, sur tous les autres officiers, même les jurais. On rapporte qu'il rendit de grands services à la ville pour laquelle il travailla pendant 7 ans. Mais ses travaux furent payés d'injustice et d'ingratitude. Il gagna pour la ville plusieurs procès importants, et finalement il lui fallut se justifier du succès de son zèle, et il publia son Apologie, 1649 (Hist. De Morlaix, p.39 et 4I). Gabriel de Calloët-Kerbrat, aussi de la branche cadette, et cousin du précédent, né vers la fin du XVIe siècle au manoir de Kerbrat, qu'on appelle aujourd'hui Keramprat, situé dans la commune de Servel, à 4 kil. de Lannion, fut avocat général à la Chambre des Comptes de Bretagne en 1642, et appelé au conseil d'Etat en 1647. C'était un agronome très distingué. On a de lui : 1. -Advis. On peut en France élever des chevaux aussi beaux, aussi grands et aussi bons qu'en Allemagne et royaumes voisins. Sur Gabriel de Kerbral ou Querbrat, voy. Kerdanet, Notices chronol., p. 155, 156, -abbé Grégoire, introduction aux Oeuvres d'Olivier de Serres ; -Brunet, au Manuel du Libraire ; -notices à l'Annuaire des C.-du-N., 1843, p. 147. Françoise Calloët, dame de Querven, née à Morlaix en 1564, morte en 1634, consacra sa vie aux bonnes oeuvres (Voy. à son sujet: Les Annales Calvairiennes du P. Matlevaud, Angers, 1671, in-4e ; Travaux, Vies des SS. de Bret.,111, p. 448 à 458; Levot, Biog. brel.,etc ) Jean Calloët, sans doute un de ceux que cite l'hitst. de Morlaix (voy. ci-dessus), était, en 1632, membre de la confrairie de la Chandeleur à N.-D. du Mur, à Morlaix (Bulletin de la Soc. arch. Du Fin. VIII, 64). Les Arch. du Fin. citent Jean Calloët de Toulbrunet à Morlaix en 1678 ; — et Joseph-François de Calloët , chef de nom et d'armes en 1775, demandant le rétablissement de ses armoiries, et autres marques de droits honorifiques et prééminences dans la nouvelle église de Saint-Michel à Lesneven (A, 19; B, 550). Les Arch. du C.-du-N. citent Maurice de Calloët., à Guingamp, en 1640 ; -Guillaume Calloët. de la Jouassière à Quimper-Guézenec en 1646 ; -des minus fournis pour le lieu noble de Trégomary et plusieurs Calloët, Jacques, Jean, Guillaume, François Calloët, aux XVIIe et XVIle siècles ; -Jacquette Calloët, veuve de Jean Salliou, rendant aveu pour le lieu noble de Chef du Bois en 1690 ; -Jean de Calloët, seigneur, baron de Trégomar et de Keraoul ; -et Pierre de Calloët., baron de Trégomar, vicomte du Lou, etc. (B, 53, 81, 463, 540, 688 ; E, 366, 369, 462,612, 968). -Et voy. Arch. du Morb., E, suppl. 567, et Ogée, 1, 253 ; II, 338, 917, 933. Les Arch. de la L.-lnf. citent Antoine Calloët. de Lanidy, installé avocat général en la Chambre des Comptes eu 1624 ; -Gabriel de Calloët., avocat général en 1612 ; -Renée, rendant aveu à Morlaix pour le convenant de Kerlouas, en Plourin ; -Pierre de Calloët., rendant hommage à Hennebont et à Jugon pour la seigneurie du Lou. Les Arch. du Morb. citent, outre Jacquette Calloët., dame du Chef du Bois, ci-dessus mentionnée, Jeanne Calloët, dame de Cavrân et de la Provostaye, marraine à Missiriac en 1614, à Malestroit en 1656 et 1657 (E, suppl. 585, 594). Les Arch. d'I-et-V. citent le sieur Calloët de Trégomar, surpliant le roi, en 1740, de lui accorder des lettres patentes d'érection en marquisat de la terre et seigneurie du Lou-Trégomar (voir Histoire de Dolo : le manoir du Lou - Baronnie de Trégomar) , et l'établissement d'un marché dans celle de Dolo. René Calloët., chanoine de Vannes en 1682, résigna sa prébende en 1685, et mourut en novembre 1729 (Pouillé de Vannes, p. 65). Un de Calloët. fit demander au roi par la duchesse de Portsmouth la charge de syndic des Etats de Bretagne en 1674. (Voy. une curieuse correspondance à ce sujet dans Forneron : Louise de Keroualle, etc., p. 87). Guillaumede Calloët, est cité en 1702,aux Commentaires de Sauvageau sur la Coutume, I, 183. Un signataire de la protestation des gentilshom nés bretons contre le despotisme royal aux Etats de 1718 (Revue de Bret. Et de Vendée, 1857, II, 145). Le P. Sommervogel me cite la pièce suivante : Plaise à Monseigneur le premier Président faire mettre au rôle des jeudis la cause pour Gabriel-Hyacinthe Calloët, défendeur en régale contre Mre Pierre-Jean Le Chapelier, grand vicaire du seigneur évêque de Saint-Brieuc. Le Pouillé de Rennes cite Pierre Calloët, chapelain de la Ville-Lieu en Irodouer en 1693 ; -et Hyacinthe de Calloët., prieur de Saint Lazare de Montfort en 1720. décédé en 1724 (III, 301 ; IV, 743). Je ne sais trop quelle était la situation de l'un des derniers de Calloët, à Marseille en 1793, mais je remarque le titre suivant dans un catalogue de brochures révolutionnaires de cette époque : Marseille sauvée, avec le récit de la trahison de M. de Calloët. La chapelle des Trois-Maries en Corps-Nuds contient les tombes de M. le comte de Guerry, ancien président au Parlement de Bretagne, décédé à Paris en 1831, et de Mme Calloët de Trégomar, son épouse (Ogée-Marteville, I, 201). (notes laissées pr R. Kerviler)

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