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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 15:55

 

 

 

 

Manoir de Launay Guen à Laurenan, et armoiries des familles de la Motte, du Cambout de Coislin, Le Forestier et de Gouicquet.

 

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Laurenan faisait partie de l’évêché de Saint-Brieuc, quant à la seigneurie de Laurenan, dépendance du Comté de Porhoët, elle comprenait le fief de la Brousse avec haute, basse et moyenne justice et droit de fondation dans l'église paroissiale. Cette terre relevait anciennement de Moncontour ; elle fut incorporée en 1622, au Marquisat de Coëtlogon. Le fief de Launay Guen en la même paroisse de Laurenan ressortait en 1721 de cette châtellenie de Coëtlogon, mais ce fief ne détenait que le droit de basse justice et disposait de dépendances en Laurenan ... C'est la famille de la Motte dont les armoiries étaient : « de gueules à trois bandes engreslées d'argent » qui disposa de la seigneurie de Launay Guen dans la première période de l'époque médiévale. Le premier membre de cette Maison dont l'identité nous soit parvenue se prénommait Guillaume. Il fut l'un des Conseillers de Madame la duchesse Jeanne, Comtesse de Penthièvre, en l'an 1387. L'aîné de ses fils, Jean de la Motte fut l'auteur de la branche dite de la Motte-Loutehel près de Guer. De son union avec avec Damoiselle Marie de Beaumanoir, il eut pour fille Margot -alias Marguerite ; laquelle transporta par son mariage en 1369, la seigneurie de la Motte-Loutehel à Chevalier Guillaume de Lambilly, seigneur de Lambilly, de Crémenan, de la Motte et du Breil. Le puîné de la Maison, Geoffroy de la Motte, sieur de Vauclair en la paroisse de Plémy épousa Damoiselle Jehanne Hilary ; laquelle était issue de cette Maison qui disposait de la seigneurie de Quinipily près Hennebont. Geoffroy de la Motte fut du nombre de ceux qui ratifièrent en l'an 1381 le Traité de Guérande. Le petit-fils dudit Geoffroy de la Motte, Alain de la Motte était titré sieur de l'Orfeuil en la proche paroisse de Saint-Vran, ce manoir d'Orfeuil est à présent détruit, il en reste à  peine quelques pierres éparses. Alain de la Motte épousa d'abord Jeanne de la Moussaye (voir Le passé de Plénée Jugon : le château de la Moussaye et ses possesseurs), fille de Guillaume et de Jeanne de Dinan. Leur fille, Catherine de la Motte fut mariée par contrat le 19 août 1412 avec Etienne, seigneur du Cambout, échanson du roi et du duc de Bretagne. Devenu veuf, Alain de la Motte épousa alors Jeanne Bouetel, Dame du Vauclerc, héritière de son frère Guy Bouetel. Citons, parmi leurs descendants : Jacques de la Motte. Jacques de la Motte était fils aîné de Jean de la Motte, sr du Vauclerc et de Françoise du Perrier, fille de Jean du Perrier, sr du Plessix-Balisson, et de Jeanne de Quélen (voir La châtellenie du Plessix-Balisson par l'abbé Auguste Lemasson, page n° 8). Jean de la Motte, sr du Vauclerc était lui-même fils de Guyon de la Motte sr de l'Orteil, puis du Vauclerc par héritage de son oncle Guy Bouetel, et de Louise de Montauban, fille de Guillaume et de Bonne Visconti de Milan. Jacques de la Motte épousa par contrat du 27 juin 1496 Jeanne de Tréal, fille de Jean sr de Tréal et de Marie des Rames. Il perdit ses parents avant 1506 et fit le 17 septembre de cette dernière année partage de la succession de sa mère avec Jean de la Villeblanche. Acte dans lequel il est qualifié sr de l'Orfeil et du Vauclerc. Il mourut le 9 avril 1531. Lors de la Réformation de « l'Eveché de St Brieu » l'an 1513, le manoir noble de Launay Gueguen est à Jacques de la Motte, tandis que la maison et le manoir de la « Broucze » est à Louis Jonnyn, la maison et manoir de la Ville-Guyomar à Geoffroy de Coëtlogon et la maison de la Besdanière à Hardouin de Quellené. Evoquant la Maîtresse-Vitre de Saint-Mathurin de Moncontour, René Couffon parle des généreux donateurs qui contribuèrent à sa réalisation : Le donateur de gauche, Claude de la Villeblanche, porte sur sa cotte des armes écartelées au I et III de la Villeblanche, aux II et IV du Chastellier d'Eréac, et, en abîme, sur la poitrine, un écu d'azur semé de fleurs de lys d'or, sans doute pour rappeler la charge de grand pannetier dont la reine Claude l'avait gratifié en 1522. Il avait reçu le collier à Marignan.

 

 

 

 

La verrière fut donc exécutée entre 1522 et 1531, date de la mort de Jacques de la Motte que l'on voit à droite, et sans doute non loin de cette dernière année, puisque Claude de la Villeblanche et Jacques de la Motte ont les cheveux grisonnants (ci-dessus). Sur le premier panneau du vitrail, Jacques de la Motte-Vauclerc présenté par son patron saint Jacques le Majeur (ci-dessous).

 

 

 

 

En 1510, on trouve Thibaud de La Motte, lequel avait fait reconnaître par Louis XII ses droits sur l'église paroissiale de Laurenan (ci-dessous), similaires poursuites furent dirigées par Jeanne de Lescouet, dame de Launay-Guen, contre cette assemblée : Général de la paroisse de Laurenan, pour le forcer à rétablir dans leur ancien état les pierres tombales des seigneurs de Launay-Guen. Jeanne de la Motte l'une des représentantes de cette illustre famille (voir Le château de la Hunaudaye à Plédéliac et ses possesseurs, page n° 1), épousa Sébastien de Rosmadec (voir La seigneurie de Saint-Jouan).

 

 

 

 

La branche aînée de la maison de Coetlogon s'était éteinte dans la personne de René-César-Madeleine, marquis de Coetlogon (voir Généalogie de la famille de Coëtlogon - La seigneurie de Coëtlogon. ), comte de Launay-Guen, vicomte de Loyat, etc., dont la fille unique Perrine-Marie-Catherine épousa, en 1732, Gilles-Jacques-Pierre, vicomte de Carné. Les enfants issus de ce mariage ajoutèrent à leurs qualifications celles des seigneuries qu'ils avaient recueillies dans la succession de leur mère. Ils furent appelés, dans les actes antérieurs à 1789, tantôt seigneurs, tantôt marquis de Coetlogon, comte de Launay-Guen, etc. Dans ces circonstances, les rejetons actuels de la famille de Carné se crurent en droit d'ajouter à leur nom patronymique celui de leur aïeule maternelle et de se faire appeler Carné-Coetlogon. Ils se fondaient sur la coutume de Bretagne, suivant laquelle les filles apportaient en mariage et transmettaient à leurs enfants non-seulement les biens, mais aussi le nom de la branche dont elles étaient héritières. Selon le vicomte Frotier de la Messelière, à Launay Guen se succédèrent les familles du Cambout de Coislin (XVIIe) Le Forestier, puis au cours des XVIIe et XVIIIe siècle : Goayquet -alias de Gouicquet.

 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 11:22

Quelques édifices religieux ont conservé leurs retables, leurs retables latéraux, parfois simplement le soubassement d'un retable. Autant de splendides ouvrages dus à la Contre-Réforme voulue par l'Église de Rome afin de s'imposer face au protestantisme….

 

 

Tréfumel

 

Le maître autel et le retable, en bois peint doré et oeuvre du sculpteur Piel, l'ensemble date du XVIIIe siècle.

 

 

 

Saint-Pern

 

Retables de Saint-Pern (maître-autel), œuvre de R. Soudier du Verger (1674) beaucoup moins riche. Plus modestes sont les ouvrages du même ordre qui ornent le transept de Saint-Pern : les colonnes, aux torsades épaisses et bien marquées, sont disposées de chaque côté de la niche médiane, en situation proéminente assez accentuée par rapport à la boiserie plate que forme le corps du retable. Ceux-ci sont, sans doute, contemporains du maître autel, édifié en 1674. Notes laissées par Paule Maloubier-Tournier : Les retables du XVIIe et du XVIIIe siècle en Ille-et-Vilaine  

 

 

Quédillac

 

 

 

Trédaniel

 

 

 

Trébédan

 

 

 

Saint-Méloir-des-Bois

 

 

 

La Bouillie

 

 

 

Saint-Maugan

 

 

 

Saint-Maudez

 

 

 

Les Iffs

 

 

 

Languenan

 

 

 

Saint-Malo de Beignon

 

 

 

Saint-Sauveur de Plancoët

 

 

 

Landujan

 

 

 

Saint-Igneuc

 

 

 

Saint Launeuc

 

 

 

Vildé-Guingalan

 

 

 

Saint-Esprit des Bois à Plédéliac

 

 

 

Lescouët-Jugon

 

 

 

Saint-Laurent de Plémy

 

 

 

Saint-Sauveur de Dinan

 

 

 

Notre Dame de la Croix à Plémy

 

 

 

Trédias

 

 

 
 

Abbatiale de Saint-Méen le Grand

 

 

 

Le Crouais

 

 

 

Bonne Rencontre à Plumaugat

 

 

 

Benin en Plumaugat

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 06:13

 

 

 

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 19:34

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 10:48

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait des registres de la Chambre établie par le Roy pour la réformation de la Noblesse du pays et duché de Bretagne, par lettres patentes de Sa Majesté du mois de janvier 1668, vérifiées en Parlement : Entre le Procureur General du Roy, demandeur, d'une part. Et messire Mathurin de Langourlas (voir : histoire de Langourla, page n° 16, le château de Langourla), chevalier, seigneur de la Houssais, de la Touche-Budes, du Boisguyon, de la Villegueneac, et demeurant en sa maison noble de la Villegueneac, paroisse de Mohon, evêché de Saint-Malo et ressort de Ploërmel, faisant tant pour lui que pour messire Jacques de Langourlas, son fils aine, principal et noble, et pour écuyer Michel de Langourlas, son fils puiné, et pour François de Langourlas, écuyer, sieur du Petitbois, son frère puiné, Charles de Langourlas, écuyer, sieur de la Crosle, noble et discret missire Jacques de Langourlas, enfants et héritiers de défunt Louis de Langourlas, vivant écuyer, sieur de la Bouexiere, demeurant, savoir ledit Charles de Langourlas à sa maison de la Crosle, et ledit Iacques de Langourlas à sa maison de Henillac, dite paroisse de Mohon, damoifelle Guillemette Barré, veuve deJ an de Langourlas, vivant sieur de la Bouexiere, mère et tutrice d'ecuyer Jan et Jacques de Langourlas, enfants de leur mariage, et François de Langourlas, sieur de Couesquelen, demeurant à sa maison de la Villegueneac, dite paroisse de Mohon, Pierre-Charles de Langourlas, son fils ainé, principal et noble, Jan, François et Mathurin de Langourlas, ses enfants puines, défendeurs, d'autre part. Vu par la Chambre : Cinq extraits de presentation faits par lesdits défendeurs au Greffe d'icelle, les 26 Septembre, 30 Octobre et 29 de ce mois de Mars 1669 : La première contenant la déclaration dudit Mathurin de Langourlas, ecuyer, sieur de la Houssaye, fils aine, héritier principal et noble, chef de nom et d'armes, de Langourlas, ecuyer, fieur dudit lieu, tant pour lui que pour François de Langourlas, sieur du Petitbois, son frère puisné, de soutenir ladite qualité d'ecuyer par lui et ses predecesseurs prise et de porter pour armes : D'azur à trois bandes d'or. La séconde contenant aussi la déclaration desdits Charles de Langourlas, ecuyer, sieur de la Crosle, noble et discret missire Jacques de Langourlas, enfants et héritiers dudit Louis de Langourlas, viuant ecuyer, Sfieur de la Bouexiere, et François de Langourlas, ecuyer, Sieur de Couesquellen, fils aine, héritier principal et noble de défunt Louis de Langourlas, vivant ecuyer, Sieur de la Ville-Oriant, de soutenir ladite qualité d'ecuyer par eux et leurs predecesseurs prise et d'avoir les susdites armes. La troisieme contenant pareillement la déclaration dudit Mathurin de Langourlas, sieur de la Houssaye, faisant pour damoiselle Guillemette Barè, veuue de défunt de Langourlas, ecuyer, sieur de la Bouexiere, tutrice desdits Jan et Jacques de Langourlas, de soutenir pour eux la qualité d'ecuyer par leurs predecesseurs prise et d'avoir les mêmes armes que celles cy dessus exprimées. La quatrième contenant pareillement la déclaration dudit messire Mathurin de Langourlas, chevalier, sieur de la Houssaye, qu'encore qu'il eut cy devant soutenu la qualité d'ecuyer et de noble que lui et fes predecesseurs ont toujours pris, n'ayant lors ses titres courants, il declaroit soutenir la qualité de chevalier, comme étant issu d'ancienne chevalerie. Et la cinquième contenant pareillement la déclaration dudit sieur de la Houssaye, de soutenir pour messire Iacques de Langourlas, son fils aine, principal et noble, la qualité d'ecuyer, et pour ecuyer Pierre-Charles de Langourlas, fils aine, héritier principal et noble dudit ecuyer François de Langourlas, sieur de Couesquelan, et pour Jan, François, Mathurin de Langourlas, cadets dudit Pierre-Charl Carte généalogique, filiation et dessante et induction cy après dattees, par laquelle lefdits défendeurs articulent qu'ils sont descendus originairement de messire Jan de Langourlas, premier du nom, chevalier, seigneur dudit lieu de Langourlas, Maugranieu, et de damoiselle Alliette de Saint-Mouan, issu messire Robert de Langourlas, chevalier, seigneur desdits lieux ; que dudit Robert et de damoiselle Perrinne de la Houssaye issu messire Jan de Langourlas, sécond du nom, seigneur desdits lieux ; que dudit Jan, deuxième du nom, et de damoiselle Janne de Mauleon, soeur germaine de noble ecuyer Jan de Mauleon, feigneur de Villeneuffve, sa compaigne, issu autre messire Jan de Langourlas, troisieme, chevalier, seigneur desdits lieux ; que dudit Jan, troisieme du nom, et de damoiselle Janne de St-Mouan, sa compaigne, issu noble et puissant messire Guillaume de Langourlas, chevalier, seigneur desdits lieux ; que ledit Guillaume fut marié deux fois, la première à damoiselle Guillemette de la Moussaye, soeur puinee de messire Amaury de la Moussaye, seigneur dudit lieu, et en sécondes noces à damoiselle Françoise du Tertre, dame de Riollo, et que dud. premier mariage issu messire Jan de Langourlas, quatrième du nom, chevalier, seigneur de Langourlas, Maugrenieu, de la Villecado, de Kermarquer, etc. ; que dudit Ian, quatrième du nom, et de damoiselle Heleine Noguers, sa compagne, issurent messire Jacques de Langourlas, premier du nom, seigneur desdits lieux, fils aine, héritier principal et noble, et Briand de Langourlas, noble ecuyer, seigneur de Brandefais et de la Villecado ; que dud. Jacques, premier du nom, et de damoiselle Janne de Chateaubriand, cadette de la maison de Beaufort issu noble et puissant messire Yues de Langourlas, chevalier, seigneur desdits lieux que dudit Yves et de damoiselle Louise de la Vallée, fille cadette de noble et puissant Jan de la Vallée, chevalier, seigneur du Ros et de Saint-Jouan, issurent messire Jan de Langourlas, cinquième du nom, chevalier, seigneur desdits lieux, mort sans hoirs de corps, et damoifelle Bonnaventure de Langourlas, devenue ainee par le deces dudit Jan cinquième ; ladite de Langourlas fut mariée à messire Jan Levesque, seigneur de la Sillandais ; et que dudit Briand de Langourlas, frère puiné dudit Jacques, premier du nom, de son mariage avec damoiselle Françoise Grignon, fille d'ecuyer feu Bertrand Grignon et de damoiselle Margueritte de la Motte, seigneur et dame de la Noe-Grignon (voir Le manoir de la Noë Grignon à Plénée - La famille Grignon de Plénée),sont issus noble ecuyer Jacques de Langourlas, sécond du nom, ecuyer, sieur de Belloriand, fils aine, héritier principal et noble, Guillaume de Langourlas, ecuyer, decedé sans hoirs de corps, et Louis de Langourlas, ecuier, sieur de la Bouexiere ;

que dudit Jacques, sécond du nom, et de damoiselle Jacqueminne Poullain, fille d'ecuyer feu Bertrand Poullain et de damoiselle Bertranne de Lesmelleuc, sieur et dame de la Cour, issurent noble ecuyer Jan de Langourlas, sixieme du nom, fils aine, héritier principal et noble, et ecuyer Louis de Langourlas, sécond du nom, sieur de Belloriant ; que dudit Jan, sixieme du nom, et de damoiselle Margueritte le Metaier, dame du Boisguyon, sa compaigne, fille de noble Mathurin le Mesthaier et de damoiselle Margueritte le Mintier, sieur et dame de Preauuay, sont issus ledit messire Mathurin, premier du nom, de Langourlas, sieur dudit lieu de la Houssaye, fils aine, héritier principal et noble, chef de nom et d'armes, et François de Langourlas, ecuyer, sieur du Petitbois, son puiné ; que dudit Mathurin, premier du nom, et de damoiselle Guillemette de Langourlas, sa compaigne, font issus ledit messire Jacques de Langourlas, (aine, et ledit Michel de Langourlas,) puiné ; que dudit Louis de Langourlas, premier du nom, sieur de la Bouexiere, frère puiné dudit Iacques, deuxième, de son mariage avec damoiselle Janne Hervieu edt issu ledit ecuyer Charles de Langourlas, sieur de la Crosle, l'un des défendeurs, marié à damoiselle Guillemette de Brehand, et qui n'ont à present qu'une fille, et avoit pour puiné noble et discret prêtre missire Jacques de Langourlas, quatrième du nom, sieur de Tefrinand, et Jan de Langourlas, septieme du nom, ecuyer, sieur de la Bouexiere, decedé, qui fut marié à damoiselle Janne Barré, dont sont issus lesdits Jacques de Langourlas, cinquième du nom, aine, et Jan de Langourlas, huitième du nom, son puiné ; et que dudit Louis de Langourlas, sécond du nom, puiné dudit Jan de Langourlas, sixieme du nom, de fon mariage avec damoiselle Suzaine de Couetlizan, issue de illustre maison du Plessix Couesquelan, de la paroisse de Meneac, issut ledit ecuyer François de Langourlas, sieur de Couesquelen, troisieme du nom ; que dudit François, troisieme du nom, et de damoiselle Janne Le Gouesble, sa compaigne, sont issus lesdits ecuyers Pierre-Charles, Jan, neuvieme du nom, et François, cinquième du nom, de Langourlas. Pour preuve de ladite généalogie ainsi articulée sont rapportes, aux fins desdites inductions cy après dattes, les actes qui ensuivent : Sur le degré desdits Jan, premier du nom, et Robert de Langourlas, son fils, sont rapportes quatre pièces : La première sont des lettres de Jan, par la grâce de Dieu, duc de Bretagne, comte de Monfort et de Richemont, obtenues par son amé et féal chevalier messire Allain de Berthelemier, marié en sécondes noces avec damoiselle Perrinne de la Houssais, femme en premières noces de Robert de Langourlas, touchant quelques violences qui avoient été commises chez ledit chevalier, au prejudice des sauvegardes dudit Duc, comme il etoit à son service au siege de Pouancé, tant à l'encontre de sadite femme, que de Janne de Langourlas, fille de sadite femme ; il est fait mention que l'administration du bien de ladite fille et de fon frère auoit été baillé à dame Alliete de Saint-Mouan, dame de Langourlas et de la Houssais, leur ayeule paternelle et mère de leur père. Lesdites lettres dattees du 18e Décembre 1432, duement signees et garanties. La séconde est un acte de transaction passé entre Bertrand Taluaz et Janne de Langourlas, sa femme, fille de feu Jan de Langourlas et de dame Alliette de Saint-Mouan, seigneur et dame de Langourlas et de la Houssais, d'une part, et ladite Alliette de Saint-Mouan, touchant l'assiette due à ladite de Langourlas, de la promesse qui lui avoit été faite par son contrat de mariage. Ladite transaction du 27e Mars 1437, duement signé et garanti. La troisieme est un acte de partage baillé par nobles hommes messire Jan de Langourlas, seigneur dudit lieu de Langourlas, à nobles hommes messire Olivier de Langourlas, son frère germain, tant aux successions de feu Robert de Langourlas, en son tems seigneur dudit lieu de Langourlas, et de dame Perrinne de la Houssais, sa femme compaigne, leurs père et mère, qu'en la succession de dame Alliette de Saint-Mouan, ayeule desdits chevaliers et ayeule dudit Robert, desquels ledit Jan etoit héritier principal et noble et ledit messire Ollivier, hoir fils, fondé à avoir son droit. Ledit acte du pénultième Aoust 1469, duement signé et garanti.

La quatrième est un acte de transaction passé entre nobles gens Henry Berthelemier, ecuyer, seigneur de Chef-du-Bois, et Guillaume de Langourlas, ecuyer, seigneur dudit lieu de Langourlas, héritier par representation de messire Jan de Langourlas, son père, en ce qu'il y est qualifié héritier de messire Jan de Langourlas, son ayeul, par representation de sondit père, lequel Jan ayeul etoit fils de messire Robert de Langourlas et de damoiselle Perrinne de la Houssais, sa compaigne, touchant le partage du audit Berthelemier, en la succession de ladite Perrinne de la Houssais, femme en sécondes noces de noble homme Allain Berthelemier, chevalier, en son tems seigneur du Cheff-du-Bois, en datte du 8e juin 1506, duement signé et garanti. Sur le degré de Jan de Langourlas, deuxième du nom, raporte deux pièces : La première est son contrat de mariage, auquel il est qualifié noble ecuyer, seigneur de Langourlas, avec damoiselle Janne Mauleon, soeur d'autre noble ecuyer Jan Mauleon, seigneur de la Villeneuffve, du 2e januier 1446, signé : Jan Mauleon, Bertin, Le Champion, passe, J. de Langourlas, depuis passé Bertrand de Larayal (?) et Bourdonnaire, passe. La séconde est une lettre de François, duc de Bretagne, octroiees à son amé et féal messire Jan de Langourlas, chevalier, par lesquelles il auroit permis de faire mettre en hotage Bertrand Talva faute de payement de cent reaux d'or fol, en datte du 13e janvier 1458, signee par le Duc, en son Confeil : Raboffeau, et scellee de sire jaune. pièces :

Sur le degré dudit Jan, troisieme du nom, de Langourlas, sont raportes sept pièces : La première est un acte de tranfaction fait entre nobles gens Ollivier du Bois, seigneur du Bois, maître Robert du Bouais et Gilette de Langourlas, sa femme et compaigne, seigneur et dame de la Villehalou, d'une part, et noble ecuyer Jan de Langourlas, seigneur de Langourlas et de Maugranieu, touchant les successions de défunt messire Jan de Langourlas et de dame Janne de Mauleon, père et mère communs desdits de Langourlas, et desquels ledit Jan etoit fils aine, héritier principal et noble, en datte du 15 Mars 1475, signé : de Haud, passe, le Chanois, passe, et Dubois, et scellé. La deuxième est un contrat de mariage de noble ecuyer François de Langourlas, seigneur de Maugrenieu, avec damoiselle Janne Guitté, datte du 4e Janvier 1487, signé : Bertin du Poncallin, passe, et Jan de Quelmolocse (?), passe. La troisieme, les trois et quatrième font deux sauvegardes générales et speciales baillées audit Jan de Langourlas, seigneur dudit lieu, - et à toute la maisonnee, par les deigneurs duc de Rohan et de la Trimouille, des dernier Décembre 1488 et 15 Juin 1492, duement signees et garanties. La cinquième est un acte de donnaison et promesse par noble (ecuyer François de Langourlas, seigneur de Maugrenieu,) à damoiselle Janne de Guitté, sa femme, de plusieurs sommes de deniers, du 20e Mars 1492, signé : Jan de Guitté, Mala, passe, et Bertin de Poncalin, passe.

La sixieme est un autre acte de donaison fait par ledit noble ecuyer François de Langourlas, seigneur de Maugrenieu, à ladite damoiselle Janne de Guité, sa femme, du 8e Juillet 1520, signé : Dubois, passe, Duval, passe, et de Langourlas. Et la septieme sont des lettres de Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, octroiees à son amé François de Langourlas, ecuyer, sieur de Maugrenieu, de la paroisse de Langourlas, le 11e Aoust 1506, duement signees et garanties. Sur le degré dudit Guillaume de Langourlas sont raportes huit pièces : La première est un acte de transaction passee entre nobles gens Guillaume de Langourlas, petit fils de messire Jan de Langourlas et de Janne de Mauleon, sa femme, ses ayeul et ayeulle, et François de Mauleon, sieur de Villeneuffve, par lequel ils transigent pour le partage, levees et arrérages, qui pouvoit être du à ladite Janne de Mauleon, de laquelle ledit Guillaume est qualifié héritier principal et noble, par representation d'autre messire Jan de Langourlas, seigneur dudit lieu, son père. Ledit acte en datte du 22 Avril 1497, duement signé et garanti. La séconde est un acte de transaction passee entre nobles gens Guillaume de Coetlogon, chevalier, seigneur de la Gaudinais, d'une part, et Guillaume de Langourlas, seigneur dudit lieu, d'autre, touchant plusieurs droits seigneuriaux et autres, en datte du 6e May 1497, signé : B. de Lesne, passe.

La troisieme est un exploit judiciel ensuy entre nobles gens Jan de Bresseillac et Guillemette de Langourlas, sa compaigne epouse, seigneur et dame de Breisseillac, d'une part, et Guillaume de Langourlas, ecuyer, sieur dudit lieu, du 17e Septembre 1499, signé : Artur de Courhin, passe. La quatrième est un acte passé entre ledit noble ecuyer Guillaume de Langourlas avec Yvon de Langourlas, son frère, en datte du 5e Iuin 1515, duement signé et garanti. La cinquième est un acte de compromission sur le procès et débat qui etoit pendant en la jurisdiction de Ploermel, entre noble et puissant Guillaume de Langourlas, seigneur de Quermarquer, Maugrenieu, et ecuyer Henry Berthlemier, sieur de Cheff-du-Bois, touchant la succession prétendue par ledit de Langourlas, héritier, ordine turbato, en ligne accendente, de feu Allain de la Bouexiere, ecuyer, decedé, par representation de feue damoiselle Jacqueminne Berthelemier, fille du sécond lit de damoiselle Jacqueminne de la Houssais, par lequel compromis ils promettent enpasser par devant noble et puissant Amaury de la Moussais, chevalier, seigneur dudit lieu ; auquel est dit que damoiselle Guillemette de la Moussais est femme dudit Guillaume de Langourlas et soeur dudit feigneur de la Moussais, en datte du 25 Décembre 1516, signé : Jan le Barré, passe, et Julien Raoul, passe. La sixieme est un acte d'accord passé entre noble damoiselle Guillemette de la Moussais, compaigne de Guillaume de Langourlas, seigneur et dame dudit lieu de Langourlas, et François de Langourlas, ecuyer, sieur de la Villeherel, du 7e Juin 1519, signé : de la Chesnais, passe.

La septieme est un extrait d'un livre de reformation de l'eveché de Saint-Brieuc, faite en 1513, par lequel il confie que au raport des maisons nobles et manoirs et métairies nobles étant dans la paroisse de Langourlas eft fait mention de la métairie de la Vigne, appartenant à noble et puissant Guillaume de Langourlas, sieur dudit lieu.. Ledit extrait datte en delivrement du 7e La troisieme est un exploit judiciel ensuy entre nobles gens Jan de Bresseillac et Guillemette de Langourlas, sa compaigne epouse, seigneur et dame de Breisseillac, d'une part, et Guillaume de Langourlas, ecuyer, sieur dudit lieu, du 17e Septembre 1499, signé : Artur de Courhin, passe. La quatrième est un acte passé entre ledit noble ecuyer Guillaume de Langourlas avec Yvon de Langourlas, son frère, en datte du 5e Iuin 1515, duement signé et garanti. La cinquième est un acte de compromission sur le procès et débat qui etoit pendant en la jurisdiction de Ploermel, entre noble et puissant Guillaume de Langourlas, seigneur de Quermarquer, Maugrenieu, et ecuyer Henry Berthlemier, sieur de Cheff-du-Bois, touchant la succession prétendue par ledit de Langourlas, héritier, ordine turbato, en ligne accendente, de feu Allain de la Bouexiere, ecuyer, decedé, par representation de feue damoiselle Jacqueminne Berthelemier, fille du sécond lit de damoiselle Jacqueminne de la Houssais, par lequel compromis ils promettent enpasser par devant noble et puissant Amaury de la Moussais, chevalier, seigneur dudit lieu ; auquel est dit que damoiselle Guillemette de la Moussais est femme dudit Guillaume de Langourlas et soeur dudit feigneur de la Moussais, en datte du 25 Décembre 1516, signé : Jan le Barré, passe, et Julien Raoul, passe. La sixieme est un acte d'accord passé entre noble damoiselle Guillemette de la Moussais, compaigne de Guillaume de Langourlas, seigneur et dame dudit lieu de Langourlas, et François de Langourlas, ecuyer, sieur de la Villeherel, du 7e Juin 1519, signé : de la Chesnais, passe. Janvier 1669, signé, par les gens des Comtes : Yves Morice, Le Tourneux et Guython. La huitième est un aveu au seigneur duc de Rohan par noble et puissant Yves de Langourlas, seigneur dudit lieu, du 18e Juillet 1571, duement signé et garanty. Sur le degré dudit Jan, quatrième du nom, de Langourlas, sont raportes trois pièces : La première est un acte passé entre ecuyer Jan de Langourlas et Heleine Moguers, sa femme, seigneur et dame de Langourlas, Maugrenieu, Quermarquer et la Villecado, d'une part, et damoiselle Françoise du Tertre, veuve en sécondes noces dudit Guillaume de Langourlas, seigneur dudit lieu, père dudit Jan, son fils aine, héritier principal et noble, touchant le droit de douaire du à ladite du Tertre et partage des aquets de leur communauté, dans laquelle est fait mention de maitre Louis du Tertre, frère germain de ladite Françoise, abbé commendataire de l'abbaye de Notre Dame de Penpont. Ledit acte du 27e Juillet 1525, avec autre acte étant au pied, duement signé et garanti et scellé. La séconde est autre acte passé entre lesdits nobles gens Jan de Langourlas et Heleine Moguers, sa femme, sieur et dame de Langourlas et de Quermarquer, et noble homme Louis du Val et damoiselle de Serant, sa femme, sieur et dame de Couesbi, touchant certain droit de douaire du par lesdits de Langourlas et femme audit du Val et femme, en datte du 10e Mars 1526, duement signé et garanti. La troisieme, une quittance consentie par lad. damoiselle Françoise du Tertre, qualifiée veuve de feu Guillaume de Langourlas, sieur dudit lieu, audit noble homme Jan de Langourlas, sieur de Langourlas, Quermarquer, son fils, de la somme y contenue à valoir fur son douaire et autres conditions portées par l'acte de transaction du 17e Juillet 1525. Ledit acquit duement signé et garanti. Sur les degrés de Jacques de Langourlas, premier du nom, et de Briand de Langourlas, son frère puiné, sont raportes quatre pièces : La première est un acte de partage à viage, baillé par damoiselle Janne de Chateaubriand, en son nom et tutrice de noble homme Yves de Langourlas, sieur dudit lieu, fils aine, principal héritier et noble de défunt noble homme Jacques de Langourlas, de son mariage avec ladite de Chateaubriand, audit ecuyer Briand de Langourlas, seigneur du Brandesay, frère juveigneur dudit Jacques, aux successions de défunts nobles hommes Jan de Langourlas et de damoiselle Heleine Nogeurs, sa femme, encore lors vivante, père et mère communs desdits Jacques et Briand, et desquels ledit Jacques etoit fils aine, héritier principal et noble, par lequel, après que ledit Briand eut reconnu que sesdits feus père et mère etoient nobles de tous tems et qu'ils traictoient leurs successions de tout tems immémorial noblement et avantageusement, suivant l'asisse du compte Geffroi, et qu'il avoit plusieurs autres qui avoient droit aux dites successions, ladite de Chateaubriand, auxdites qualités, bailla audit Briand les fiefs de Brandeffay et du Bodeuc, à viage seulement. Ledit partage du 7e Fevrier 1559, duement signé et garanti. La séconde est un acte de partage fait entre ecuyer Briand de Langourlas, comme mary de damoiselle Françoise Grignon, fille de nobles gens Bertrand Grignon et Margueritte de la Motte, sa compagne, sieur et dame de la Noe, et lesdits Bertrand et femme, aux biens de leur succession à échoir, en datte du 24 Juillet 1557, signé : Grignon, Gouager, Roulloud (?) et Moro.

La troisieme est un acte de partage fait de la succession dudit ecuyer Bertrand Grignon et de ladite de la Motte, entre nobles gens Briand de Langourlas et Françoise Grignon, sa femme, sieur et dame de Villecado, et autres leurs conforts, du 8e juillet 1574, duement signé et garanti La quatrième est une sentence et procès verbal fait par un conseiller et commissaire de la Cour, touchant ledit partage, du 19e et 28e Décembre 1577, duement signé et garanti. Sur le degré d'Yves de Langourlas, fils de Jacques, premier du nom, sont raportes quatre pièces : La première eft fon contrat de mariage, auquel il est qualifié noble et puissant Yves de Langourlas, sieur dudit lieu de Langourlas, de la Villecado, et fils aine, héritier principal et noble de feus noble et puissant Jacques de Langourlas et de Janne de Chateaubriand, sa compaigne, en leur vivant seigneur et dame desdits lieux et de Maugranieu, avec damoiselle Louise de la Vallée, fille puinee et quatrième de feu noble et puissant Jan de la Vallée, en son vivant chevalier de l'Ordre du Roy, seigneur du Roz et de Saint-Jouan, et de dame Bonnaventure Glé, sa compagne, dame douairière dudit lieu. Ledit contrat fait de l'avis de plusieurs gentilshommes, qualifies de nobles et puissants chevaliers, nobles hommes, nobles ecuyers et seigneurs, parents desdits futurs maries, et ce après qu'ils eurent reconnu être issus d'ancienne chevalerie et gouvernement noble, sélon l'assise au comte Geffroy. Ledit contrat du 20e Fevrier 1576, duement signé et garanti.

La séconde est une fentence rendue en la jurifdiction de Ploermel, entre damoiselle Heleine Mogeurs, dame de la Villecado, d'une part, et damoiselle Janne de Chateaubriand, tant en son nom que comme tutrice de nobles hommes Yves de Langourlas, sieur de Langourlas, son fils aine, touchant le fait de demande de douaire et partage d'acquêts par ladite Nogues prétendus, comme veuve de Jan de Langourlas, père Jacques de Langourlas et ayeul dudit Yves, en datte du 18e Mars 1560, duement signee et garantie. La troisieme est un acte passé entre ladite Heleine Mogues, dame de la Villecado, lors curatrice de (Yves de) Langourlas, touchant le compte qu'elle lui devoit, comme fils aine, héritier principal et noble dudit ecuyer Jacques de Langourlas et de ladite de Chateaubriand, en datte du 26e Juillet 1563, duement signé et garanti. Et la quatrième est un aveu rendu par ledit Yves de Langourlas, qualifié noble et puissant Yves de Langourlas, seigneur dudit lieu, au seigneur duc de Rohan, le 18e Juillet 1571, duement signé et garanti. Sur le degré desdits Jan de Langourlas et damoiselle Bonnauenture de Langourlas, sa soeur cadette, enfants dudit Yves de Langourlas, sont raportes huit pièces : La première est un acte de transaction entre noble et puissant Marc Rofmadec, seigneur de Pontecroix, tuteur des enfants de feu Yves, seigneur de Langourlas, et nobles gens Guillaume de Lefmeleuc et damoiselle Blanche des Bouais, sieur et dame de la Fontaine, touchant le partage du à ladite des Bois, fille et héritière de feue damoiselle Magdeleine de Langourlas, qui fille ainee etoit de feus nobles gens Jan de Langourlas et de damoiselle Heleine Mogeurs, vivants sieur et dame de Langourlas et de la Villecado. Ladite tranfaction faite par l'avis des parents desdits mineurs, tous gentilfhommes, qualifies nobles et puissants, nobles hommes, messires, nobles ecuyers et chevaliers, en datte du 11e Mars 1587, duement signé et garanti. Les deux, trois, quatre, cinq, six, sept et huitième font arrêts et actes judiciels de diverses dattes auxquels ledit Jan de Langourlas a toujours pris la qualité de noble, puissant et ecuyer. Lesdits actes duement signes et garantis. Sur le degré dudit Jacques de Langourlas, deuxième du nom, et de ses puines, enfants dudit Briand, sont raportes unze pièces : La première est un acte de partage noble baillé par ledit ecuyer Jacques de Langourlas, fils aine, héritier principal et noble dudit (Briand) de Langourlas, vivant seigneur de la Villecado, et de défunte Françoise Grignon, fa femme, audit Briand de Langourlas, tant en son nom qu'en qualité de tuteur de Guillaume, Louis, Amaurye et Françoise de Langourlas, aux biens de la succession de ladite Françoise Grignon, en datte du dernier Septembre 1593, duement signé et garanti.

La séconde est un acte de subdivision et partage fait entré ledit Louis de Langourlas, sieur de la Bouexiere, premier frère puiné juveigneur de Jacques de Langourlas, et Amaurye et Françoise de Langourlas, ses soeurs, par lequel ils partagent la terre de la Bouexiere de la Houlliere, leur baillée par ledit Jacques de Langourlas, leur aine, héritier principal et noble. Ledit acte datte du 3e Fevrier 1596, duement signé et garanti. La troisieme est un contrat de mariage dudit Jacques de Langourlas, ecuyer, sieur de Belloriand, avec damoiselle Jacqueminne Poullain, fille ainee de défunt François Poullain, ecuyer, et de damoiselle Bertranne de Lesmeleuc, sa compaigne, vivants sieur et dame de la Cour, en datte du 19e Septembre 1598, duement signé et garanti: La quatrième est un acte passé entre ecuyer Jacques de Langourlas, qualifié héritier principal et noble, et ledit Briand de Langourlas, comme père et garde naturel de Guillaume, Louis, Amaurye et Françoise de Langourlas, ses enfants et de ladite Françoise Grignon, sa femme, frères et soeurs puines dudit Jacques, en datte du 5e Septembre 1599, duement signé et garanti. La cinquième est un acte de ratification des précédents partages par lesdits ecuyers Jacques de Langourlas, fils aine, héritier principal et noble, et sesdits puines, en datte du 10e Mars 1600, duement signé et garanti. Les six, sept et huitième sont des actes et états passes entre ledit Jacques de Langourlas, ecuyer, fils aine, héritier principal et noble, et sesdits puines, touchant la succession dudit ecuyer Briand de Langourlas, des 24e Iuin 1600, 6e Juillet 1610 et 2 Juillet 1609, duement signé et garanti. La neuvieme est un aveu fourni par ledit Jacques de Langourlas, qualifié noble homme, comme juveigneur noble du seigneur de Langourlas, à la seigneurie de Porhoet, du 9e Ianuier 1600, duement signé et garanti. Le dixième est un inventaire de titres et enseignements faisant mention des rentes, tant par deniers que bleds, dus à ecuyer Briand de Langourlas, vivant sieur de Brandessay, rendu le 12e Aoust 1602 par ledit ecuyer Jacques de Langourlas, sieur de Belloriand, à noble et puissant Jan, seigneur de Langourlas. Ledit inventaire duement signé et garanti. La unzieme est un acte de franchissement fait par ledit noble Jacques de Langourlas, ecuyer, sieur de Belloriand, et damoiselle Jacqueminne Poullain, sa compaigne epouse, du retour de l'assiette de partage baillé à Christophe de Lesmeleuc, ecuyer, et damoiselle Amaury de Langourla, sa femme, sieur et dame de la Roche-au-Leon, auquel ledit Jacques est qualifié fils aine, héritier principal et noble de sesdits père et mère, du 9e Octobre 1603, duement signé et garanti. Sur le degré dudit Jan, sixieme du nom, de Langourlas, et de Louis, son puiné, sont raportes quatre pièces : La première est un contrat de mariage dudit ecuyer Jan de Langourla, fils aine, héritier prefomptif, principal et noble dudit Jacques de Langourla, ecuyer, sieur de Belloriand, avec damoiselle Margueritte le Mettayer, dame du Boisguyon, fille de nobles gens Mathurin le Mestaier et de damoiselle Marguerittele Mintier, sieur et dame du Preauvay, datte du 12e Fevrier 1624, duement signé et garanti. La séconde est un acte de partage noble et avantageux entre ledit Mathurin le Metaier, ecuyer, sieur du Preauvay, et ledit ecuyer Jan de Langourla et ladite le Metaier, sa femme, et autres ses conforts, du 18e May 1626, duement signé et garanti. Aveu et tenue rendu par ledit Jan de Langourlas, ecuyer, sieur de la Houssais, Touches-Budes, du Boisguyon et de ses terres relevants de la seigneurie de Rohan, en datte du 14e Octobre 1639, duement signé et garanti. Et la quatrième est un aveu rendu par ledit ecuyer Jan de Langourla, sieur de la Houssais, du Boisguyon et de la Touches-Budes,à messire Phlorand Levesque, seigneur chatellain de Langourla, en qualité de juveigneur d'ainé, en datte du 31e Aoust 1643, duement signé et garanti. Sur le degré de Mathurin de Langourla et dudit François, son frère, défendeurs, sont raportes trois pièces : La première est leurs extraits de papiers baptismaux, sur une feuille de papier, par lequel ils confient qu'ils sont enfants desdits nobles gens ecuyer Jan de Langourla et de damoiselle Margueritte le Métayer, son epouse, en datte des 30 Januier 1625 et 6e Fevrier 1635, duement signé et garanti.

La séconde est un acte justifiant le contrat de mariage dudit Mathurin de Langourla, sieur de la Houssais, avec damoiselle Guillemette de Langourla, en datte du 11e Fevrier 1653, duement signé et garanti. La troisieme est un acte de transaction et partage baillé par ledit messire Mathurin, cheff de nom et d'armes de Langourla, fils aine, héritier principal et noble de feu messire Jan de Langourla, en son vivant sieur de la Houssaye, et de damoiselle Margueritte le Metaier, sa veuve, audit ecuyer François de Langourla, sieur du Bois, à ses soeurs, aux biens de la succession dudit défunt leur père commun, en datte du 26e Avril 1664, duement signé et garanti. Sur le degré dudit Jacques, troisieme du nom, et dudit Michel, son frère, sont raportes deux extraits de papier baptismaux par lesquels ils confient qu'ils sont enfants dudit messire Mathurin de Langourla, sieur de la Houssais, et de damoiselle Guillemette de Langourla, sa compaigne. Lesdits extraits des 15e Auril 1662 et 16e Juin 1667, signé et garanti. Sur le degré desdits Charles de Langourla, Jacques, quatrième du nom, et Jan de Langourla, le septieme du nom, enfants de Louis de Langourla, premier du nom, et frère juveigneur de Jacques de Langourla, sécond du nom, sont trois extraits de leurs papiers baptismaux, leves par les formes, par lesquels ils confient qu'ils sont dudit ecuyer Louis de Langourla et de damoiselle Janne Hervieux, sa compaigne, en datte des 19e Juillet 1612, 22 Janvier 1615 et 23e Octobre 1626, duement signé et garanti. Sur le degré de François de Langourla, troisieme du nom, fils dudit Louis, sécond du nom, rapporte : Son extrait de papier baptismal, par lequel il confie qu'il est fils dudit Louis de Langourla et de damoiselle Suzaine de Coetlezan, sa compaigne, en datte du 28e Fevrier 1639. La séconde est un exploit judiciel rendu en la jurisdiction de Merdrignac, les 26e Avril et 10e May 1641, portant la pourvoiance dudit François de Langourlas, enfant mineur dudit ecuyer Louis de Langourlas, en la personne de messire Jan de Langourlas, sieur de la Houssays, tuteur dudit François. Ledit acte duement signé et garanti. Induction de partie des susdits actes desdits Mathurin de Langourla, ecuyer, sieur de la Houssais, fils aine, héritier principal et noble, et à present cheff de nom et d'armes, ecuyer François de Langourla, sieur du Petit-Bois, son puiné, et Charles de Langourla, ecuyer, sieur de la Crosle, et noble et discret missire Jacques de Langourla, tous deux héritiers de feu Louis de Langourla, ecuyer, sieur de la Bouexiere, et François de Langourla, ecuyer, sieur de Couesquellen, fils de feu ecuyer Louis de Langourlas, sieur de Belloriand, et damoiselle Guillemette Barré, veuue de feu ecuyer Jan de Langourlas et mère et tutrice de Jacques de Langourlas, fils aine, héritier principal et noble, et ecuyer Jan de Langourlas, son puiné, enfant mineur, défendeurs. Ladite induction fournie audit Procureur General du Roy, lIe Décembre 1668, tendante à ce que ledit Mathurin de Langourla soit maintenu en la qualité de noble ecuyer, héritier principal et noble, et chef de nom et d'armes de Langourla, portant pour armes : D'azur à trois bandes d'or, et les autres de Langourla soient aussi maintenus en la qualité d'ecuyer, armes et privilege de noblesse. Contredits dudit Procureur General du Roy, fourni au procureur desdits de Langourla, défendeurs, le 12e Janvier 1669. Autre induction d'actes et titres dudit messire Mathurin de Langourla, chevalier, sieur de la Houssais, de la Touche-Budes, du Boisguyon et de la Villegueneac, etc., cheff de nom et d'armes de Langourla, d'ancienne chevalerie, et François de Langourla, ecuyer, sieur du Petit-Bois, son juveigneur puisné, Charles de Langourla, ecuyer, sieur de la Crosle, héritier principal et noble d'autre ecuyer Louis de Langourla, vivant sieur de la Bouexiere, noble et discret prêtre missire Jacques de Langourla, sieur de Taounan, son juveigneur, et damoiselle Guillemette Barré, mère et tutrice d'ecuyer Jacques de Langourla, sieur de la Bouexiere, fils aine, héritier principal et noble dudit Jan de Langourla, ecuyer, sieur dudit lieu de la Bouexiere, et autre ecuyer Jan de Langourla, son puiné, et François de Langourla, ecuyer, sieur de Couesquellen, faisant pour lui et Pierre de Langourla, ecuyer, son fils aine, principal et noble, et Jan et François, les autres enfants puines, défendeurs. Ladite induction fournie audit Procureur General du Roy, le 18e de ce present mois de Mars dit an, tendante à ce que ledit Mathurin de Langourla soit maintenu en la qualité de noble chevalier et d'ancienne chevalerie, cheff de nom et d'armes de Langourla, avec droit d'avoir armes et ecussons timbres et appartenantes à sa qualité, qui sont : D'azur à trois bandes d'or, et les autres de Langourla cy dessus mouvences, maintenues en la qualité d'ancienne extraction noble et d'ecuyer et aux honneurs, droits, exemptions, privileges et immunités attribues aux nobles de cette province, et qu'il foit ordonné que leurs noms seront employés au catalogue des nobles de la jurisdiction royale de Ploermel. Et tout ce que vers ladite Chambre a été mis et induit, aux fins desdites inductions, mûrement consideré. La Chambre, faisant droit sur l'instance, a déclaré et déclare lesdits Mathurin de Langourla Houssays, Jacques de Langourla, son fils aine, Michel de Langourla, son fils puiné, François de Langourla Petit-Bois, Charles de Langourla de la Crosle, Jacques de Langourla, prêtre, Jacques et Jan de Langourla, enfants de défunt Jan de Langourla Bouexiere, François de Langourla Couesquelan, Pierre-Charles de Langourla, son fils aine, Jan, François et Mathurin de Langourla, ses enfants puines, nobles et issus d'anciennes extractions nobles, et comme tels leur permis, sçauoir auxdits Mathurin de Langourla Houssays et audit Jacques de Langourlas, son fils aine, de prendre la qualité d'ecuyer et chevalier, et aux autres dénommes au present arrêt de Langourla de prendre celle d'ecuyer, et les a maintenus aux droits et d'avoir armes et ecussons timbres et appartenantes à leur qualité et à jouir de tous droits, franchises, exemptions, immunités, prééminences et privileges attribues aux nobles de cette province, ordonne que leurs noms seront employés aux rolle et cathalogue desdits nobles de la jurisdiction royale de Ploermel. Fait en ladite Chambre, à Rennes, ce 29e iour de Mars 1669. Signé : Malescot.

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 07:21

 

 

Château de la Roche-Giffart et armoiries de quelus uns de ses possesseurs : Giffart, de la Chapelle, de Créquy, de Coëtanfao, Loquet de Granville

 

 

Le château de la Roche-Giffart, paroisse de Saint-Sulpice des-Landes, doit son nom à une famille Giffart dont le R. P. du Paz parle en ces termes : « L'an 1218 vivait un Alain Giffart, que je pense avoir été seigneur de la Roche-Gif fart. duquel il y a une lettre d'accord faite entre lui et le prieur du prieuré de Tresbœuf, dépendant de l'abbaye de Saint-Melaine. » Hist. général. de Bret.) Il est encore question dans le Cartulaire de cette abbaye de trois autres seigneurs appartenant à la même maison; ce sont Geffroy Giffart, dit Buffeliu; Guillaume Giffarl, son fils, et Robert Giffart, fils dudit Guillaume. En 1247, ce Guillaume Giffart donna a l'abbaye de Saint-Melaine, avec le consentement de Robert, son fils aîné, les dîmes qui lui appartenaient a Ventivole et à la chapelle de Calendour, pour la dotation d'un obit ou anniversaire pour lui et son père Geffroy Giffart, dit Buffelin. Ce Robert Giffart, fils de Guillaume, prit part a la croisade de 12i8. Geffroy Giffart, chevalier, seigneur de la Roche-Giffart, épousa Aliénor de Bœuvres, dame dudit lieu, paroisse de Messac; il vivait vers 1280, et laissa trois enfants : Alain, seigneur de la Roche-Giffart ; Amice, mariée à écuver Jean du Val ; et Agaïce, qui partagèrent sa succession en 1301. Alain Giffart, seigneur de la Roche-Giffart et de Bœuvres, ne laissa que deux filles : Agaïce, l'aînée, dame de la RocheGiffart et de Bœuvres, qui épousa Guillaume de la Lande, seigneur de Pont-Rouaud ; et Amice. femme de noble écuyer Jean Habel. « Ainsi, ajoute du Paz, le nom de Giffart périt en cette maison de la Roche-Giffart; mais il fut continué en celles du Plessis-Giffart, paroisse d'Irodouer, qui a toujours été la principale et chef de nom et d'armes des Giffart . » La seigneurie de la Roche-Giffart demeura entre les mains des seigneurs de la Lande jusque vers l'an 1400, époque a laquelle Martine de la Lande, dame de la Roehe-Giffart et de Bœuvres, épousa Guillaume de la Chapelle, chevalier. en 1427. Jean de la Chapelle, seigneur de la Roche-Giffart, vivait en 1485. Mathurin de la Chapelle, seigneur de la Roche-Giffart, acheta en 1526 d'avec Claude d'Annebault, mari de Françoise de Tournemine, le château et la châlellenie de Sion, paroisse de ce nom. René de la Chapelle, seigneur de la Roche et de Sion, acquit vers 1562-1567 le château et la châtellenie du Grand Fougeray: il épousa Renée Thierry et introduisit le protestantisme dans sa famille et dans ses terres. Louis de la Chapelle, son fils, seigneur de la Roche, de Sion et de Fougeray, fut tué en 1595 sous les murs de son château de Fougeray, il avait épousé Marguerite Tillon. Samuel de la Chapelle, son fils, seigneur de la Roche, etc., enleva et épousa Françoise de Marée, et fut tué à la chasse avant 1626. Henri de la Chapelle, seigneur de la Roche, etc., marié à Marguerite de Chamballan, fut tué au faubourg Saint-Antoine a Paris, en 1652. Samuel, son frère, abjura l'hérésie en 1648. Son fils, Henri de la Chapelle, s'unit a Marguerite de la Lande, dite de Machecoul, et fut seigneur de la Roche, etc. il mena une vie fort scandaleuse avec Mme de la Hamelinière. comme le témoigne dans ses lettres Mme de Sévigné. Imitant ses ancêtres, il fit beaucoup de mal aux catholiques du pays de Fougeray. Ayant refusé d'abjurer ses erreurs, il fut forcé, en 1685, de s'exiler en Hollande, sa fortune fut dispersée; à peine ses deux sœurs, Marguerite et Henriette de la Chapelle, purent-elles conserver quelques débris de la ctellenie de Sion. Catherine de Rouge, femme du maréchal de Créquy. acheta les terres de la Roche-Giffart et de Fougeray. Comme il a été dit précédemment, le marquis de Coëtanfao posséda ensuite ces seigneuries du chef de sa femme, Innocente de Rougé; mais elles furent vendues et séparées après sa mort, vers 1748. Le nouveau seigneur de Fougeray, Jean-Charles Loquet de Granville, avait bien acheté Fougeray et la Roche-Giffart ; mais le prince de Condé, seigneur de Châteaubriant, retira féodalement cette dernière seigneurie de la Roche, et la céda à Guy de Lavau et à Marie-Anne Baugin, sa femme. La famille de Lavau conserva la Roche jusqu'à nos jours; mais M. Joseph Guérin ayant épousé M"c Sophie de Lavau, ce château est passé entre les mains de la famille Guérin, qui le possède actuellement.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 08:37

 

 

 

 

 

Forsanz du Houx (de), en Bretagne. Armes d'argent à trois chouettes de sable, becquées, membrées et clarinées de gueules, 2 et 1. Aliàs écartelé aux 1 et 4 d'argent à trois chouettes de sable, becquées, membrées et clarinées de gueules, 2 et 1 aux 2 et 3 d'azur à neuf carreaux (aliàs neuf billettes) d'or, en sautoir, qui est de la Nux. -Aliàs écartelé: aux 1 et 4 de Forsanz ; aux 2 et 3 d'or à un lion de gueules, qui est d'Armagnac sur le tout de la Nux. Tenant et support à dextre un sauvage au naturel, appuyé sur une massue, à sénestre un lion. -Les anciens seigneurs de Forcez, ou Forsais, en Condomois, portaient écartelé aux 1 et 4 d'or à un lion de gueules, qui est d'Armagnac; aux 2 et 3 d'argent à une corneille de sable, becquée et membrée de gueules. La famille de Forsanz appartient à la noblesse de l'ancien diocèse de Saint-Brieuc, en Bretagne.


 


 

Elle a eu pour berceau la Gascogne, où les noms de Forsan et de Forsanz sont assez répandus, et ne vint se fixer en Bretagne que dans les dernières années du XVe siècle. On trouvera sur elle d'intéressants renseignements dans les Carrés d'Hozier, dans le Nouveau d'Hozier, dans les Dossiers bleus, dans les divers ouvrages que MM. Potier de Courcy, Kerviler et de la Messelière ont consacrés à la noblesse de Bretagne, dans l'Annuaire de la noblesse de 1896, etc. La famille de Forsanz revendique une brillante origine. Les généalogistes la font descendre, en effet, de celle des anciens seigneurs de Forsaix, ou Forcez, une des plus vieilles de la noblesse de Gascogne. La seigneurie, ou baronnie, de Forcez, située près de Miélan, en Condomois, était, dit d'Hozier, une belle ville fermée de murailles, avec des foires quatre fois l'an, un marché toutes les semaines, un beau château couvert en ardoises, et étendait sa juridiction sur quatorze paroisses. La famille des seigneurs de Forsaix, ou de Forcez, avait pour premiers auteurs connus noble dame Bruchite de Forsaix, qui fit donation de l'église de Pujols et de ses dépendances à l'église de Condom et à l'abbé Seguin, et son fils :


 

I-Amathimus, qui ratifia cette donation par acte de 1010.


 


 

II- Guillaume de Forsaix épousa vers 1030 Brachile, fille du comte d'Armagnac il fut père de noble et puissant :


 


 

III- Bernard, baron de Forsaix, marié à Azeline, fille d'Odon, vicomte de Limagne, qui fut lui-même père de :


 

IV- Hugues de Forsaix, vivant en 1100, et d'Odon de Forsaix. Peregrinus de Forsaix était abbé de Condom dans les dernières années du XIIe siècle.


 


 

V- Gérard, baron de Forsaix, épousa Alpasie, fille unique du comte de l'Isle-en Jourdain, décédée en 1236.


 

La filiation est à peu près établie depuis haut et puissant seigneur :


 

VI- Jourdain, qui était baron de Forsaix vers le milieu du XIVe siècle. Ce gentilhomme fut le premier seigneur qui protesta auprès du roi de France contre les impositions dont la Guienne avait été frappée par les Anglais; le roi d'Angleterre ordonna la confiscation de ses biens et fit raser le château d'Agnan qu'il possédait près d'Agen. En dédommagement des pertes qu'il avait subies et en récompense de son dévouement, le duc d'Anjou, lieutenant du roi de France, lui fit donation de divers domaines par acte du 3 avril 1369. Son fils, Jean, baron de Forsaix, prit, au contraire, le parti des Anglais, ce qui lui valut d'avoir ses biens confisqués au profit de Pierre de Montaut par acte du 1er septembre 1378. Il est cité dans un acte passé en 1419 par son fils :


 

VII- Hugues, Sgr, ou baron, de Forsaix. Celui-ci paraît devoir être identifié avec un Hugues, baron de Forsaix, qui, d'accord avec un de ses fils, Amanieu, fonda, par acte du 13 juillet 1471, une chapelle dans l'église de Forsaix. On lui attribue deux fils :


 

VIII-1°) Amanieu, qui continua la ligne directe, Amanieu, avait épousé vers 1467 Agnès de Montesquiou. Leur fils : Guy baron de Forsaix, était encore fort jeune quand son château de Forsaix fut rasé, par ordre du roi de France donné à Chinon le 12 mai 1488, en punition de la rebéllion de son oncle Pierre, auteur présumé de la branche passée en Bretagne. Il devint dans la suite un des plus vaillants guerriers de son temps, reçut en récompense de ses services d'importantes donations des rois Louis XII et François Ier et fit son testament le 10 septembre 1521. Il eut pour successeur son fils, Jacques, baron de Forsaix, marié, le 7 août 1543, à Jeanne de Clermont-Lodève. Sa descendance s'éteignit avec noble et puissant Charles, baron de Forsaix, chevalier, marié le 4 février 1649 à Catherine de Cheverry, qui légua tous ses biens à messire Charles de Lupiac, baron de Moncassin, à charge de relever le nom et les armes de la famille de Forsaix.


 

Branche de Bretagne


 

VIII-2°) Pierre, qui serait venu se fixer en Bretagne et dont on a voulu faire l'auteur de la famille de Forsanz actuellement existante. Pierre de Forsaix, second fils d'Hugues de Forsaix, suivit en Bretagne le sire d'Albret comme commandant d'une compagnie de cent lances et prit en 1487 du service dans les armées de la duchesse Anne, ce qui détermina le roi de France à faire raser l'année suivante le château de Forsaix appartenant à son neveu, Pierre, baron de Forsaix. D'après les généalogistes, il aurait été amnistié après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, serait alors revenu en Gascogne, y aurait épousé à une date inconnue Jeanne, vicomtesse de la Nux, dernière représentante d'une vieille famille noble de la Chalosse, et se serait engagé par contrat de mariage à faire relever par ses fils puînés les armes de la famille de la Nux. On lui attribue deux fils :


 


 

IX-a) Bernard, l'aîné de ceux-ci, Sgr de Saint-Lary, n'eut qu'une fille, mariée au baron. Le puîné, Gaillard, aurait adopté le blason de la famille de sa mère et serait l'auteur de la famille qui s'est perpétuée en Bretagne sous le nom modifié de Forsanz. Dans la réalité un Pierre de Forsanz, capitaine des gens d'armes du sire d'Albret, se fixa en Bretagne dans les dernières années du XVe siècle et y épousa Jeanne Nux, issue d'une famille de Saint-Brieuc dont il releva les armoiries. Sa descendance figura de 1535 à 1569 aux réformations et montres de la noblesse de la paroisse de Plestan au diocèse de Saint-Brieuc, et fut maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction lors de la grande recherche, sur preuves de six générations, par arrêts des commissaires des 10 novembre 1668 et 10 juillet 1669. Son fils :


 

IX-b) Gaillard de Forsanz, gentilhomme de la chambre du Roi, gouverneur de Dinan et commissaire ordinaire des guerres, commanda l'arrière-ban du diocèse de Saint-Malo. Il épousa en 1526 Françoise James, héritière de la seigneurie de Gardisseul, en la paroisse de Plestan. Frotier de la Messelière écrivait au sujet de la terre de Gardisseul en Plestan : « Notre chemin suit maintenant l'ancienne avenue du château de Gardisseul, transformée en chemin vicinal. -C'est une grande construction simple du XVIe siècle, dont la principale porte et l'escalier de pierre sont seuls bien remarquables. Elle occupe le nord-est d'une vaste cour rectangulaire, entourée de murs écroulés ou de bâtiments agricoles Le château lui-même menace ruine et est à peine entretenu. Il appartenait, vers l'an 1500, à nobles gens Roland James et Mathurine Chaton. Leur fille Françoise le porta en 1526 à Gaillard de Forsais, dit Forsanz, originaire de Condômois, commissaire des guerres sous le chevalier de Bayart, en Italie, et gentilhomme de la maison du Roi François Ier en 1532...

 

 

De l'union de Gaillard de Forsanz et de Françoise Saint-James, trois enfants virent le jour :


 

Jean, leur fils aîné, seigneur de Gardisseul, succéda aussi à son père dans les charges de commissaire des guerres et gentilhomme du Roi, et fut capitaine et gouverneur de Dinan, Léhon, La Hunaudaye et autres places. Ses enfants moururent jeunes et son frère Jacques était seigneur de Gardisseul dès 1579. Capitaine de Dinan après son frère, en 1561, gentilhomme du Roi de Navarre en 1576, chevalier de St-Michel, il tenait, de 1590 à 1592, pour Henri IV, la place de La Hunaudaye, d'où il gêna considérablement les ligueurs de Lamballe. Il épousa Jeanne du Bouilly, fille de son voisin des Portes. Jean, leurs fils aîné, qualifié Vicomte de Gardisseul, dans des titres posthumés, fut admis dans l'Ordre du Roi dès 1626 ; son fils Maurille, capitaine de cavalerie, seigneur de Gardisseul, eut le même honneur en 1661. Cette branche des Forsanz se perpétua jusqu'en 1846, mais, depuis longtemps, alors, ne possédait plus Gardisseul. Nous le retrouvons aux mains d'Amaury-François-Célestin Comte de la Moussaye, Vicomte de Saint-Dénoual, marié en 1731 à Anne-Eléonore-Claire de Talhouët-Bonamour . »

 

 

 

 

De l'union de Gaillard de Forsanz et de Françoise Saint-James, trois enfants virent le jour :



 

IX-1°) Jean, leur fils aîné, seigneur de Gardisseul, et de Launay, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, commissaire des guerres, et fut gouverneur, capitaine de Dinan, Léhon, La Hunaudaye et autres places, mestre de camp, tué en 1559 à l'assaut du fort de Risban, près de Calais, qui de son mariage avec Marie Gicquel eutdes enfants : Jacques et Mathurin moururent jeunes. Mathurin, fut tué à l'ennemi en 1579.



 

IX-2°) Jacques de Forsanz, voir ci-après

 

 

IX-3°) Gilles, page du Roi, tué à l'ennemi en 1568.

 

 

 

X-2°) Jacques, était seigneur de Gardisseul dès 1579. Capitaine de Dinan après son frère, en 1561, gentilhomme du Roi de Navarre en 1576, chevalier de St-Michel, il tenait, de 1590 à 1592, pour Henri IV, la place de La Hunaudaye, d'où il gêna considérablement les ligueurs de Lamballe. Il épousa Jeanne du Bouilly, fille de son voisin des Portes, et de leur union naquirent :

 

 

XI-1°) Jean, auteur d'un premier rameau

 

XI-2°) Isaac, auteur d'un second rameau ; -voir fin de page.

 

XI-3°) Samuel, dont la descendance ne tarda pas à s'éteindre.

 

 

XI-1°) Jean Forsanz, est l'auteur du premier rameau aujourd'hui éteint. Chevalier de l'Ordre du Roi en 1626, Jean de Forsanz, marié à Marie des Landes, il se qualifiait vicomte de Gardisseul et fut père de

 

 

XII- Maurille de Forsanz, vicomte de Gardisseul, marié en 1660 à Marie de Romelin, qui fut à son tour nommé en 1661 chevalier de l'Ordre du Roi. On trouvera dans les Carrés d'Hozier les preuves de noblesse qu'un arrière petit-fils de celui-ci, Jean-Baptiste-Ange de Forsanz, né en 1724, fit en 1739 pour être admis parmi les pages du Roi. Maurille, qui épousa successivement 1° Jeanne Massuel, 2° Renée de la Villéon et 3° Marie des Landes. Le fils de Maurille et de Marie des Landes, sa troisième épouse, appelé, Maurille comme son père.

 

 

 

 

XIII- Maurille de Forsanz, deuxième du nom,  épousa Marie Romelin de Plestan, titrés seigneur et dame des Loges, en La Mézière, ils se portèrent acquéreurs de la seigneurie de Beaufort, le 14 janvier 1666 auprès de Renée de Châteaubriant, femme de François du Bourblanc. Cette seigneurie, la famille de Forsanz la conserva durant presque dix ans, en effet, ils la revendirent en février 1675 à Claude Goyon, seigneur de la Touraude et Anne de Lespinay, son épouse. Messire Maurille de Forsanz trépassa après s'être confessé dans sa dernière maladie à Plénée-Jugon le 24 janvier 1682 et fut inhumé dans l'église en présence de Monsieur de la Boytardais, monsieur de St Meleuc, monsieur de Carbehault et autre -acte ci dessus. Il laissait entre autres enfants :

 

XIV-a) Catherine-Eugènie de Forsanz, née en 1666 à Hillion ;

 

XIV-b) Charlotte-Pélagie de Forsanz ;

 

XIV-c) Jean Bernard de Forsanz, ci après ;

 

XIV-d) Anne-Rose de Forsanz. Cette dernière est évoquée à travers l'article consacré à la Maison de la Motte de Vauvert (voir La famille de La Motte de Broons de Vauvert.), puis Jean-Baptiste de Kergu (voir La famille de Kergu à Mégrit).

 

XIV-c) Pour sa part, l'héritier de la famille, Chevalier Jean Bernard de Forsanz, seigneur du dit lieu de la Paroisse de Langourla, âgé d'environ vingt huit ans, prit pour épouse damoiselle Anne des Cognets, âgée d'environ vingt-six ans, de la paroisse de Maroué, et de leur union naquirent au moins cinq enfants, dont :

 

 

 

 

XV-a) Charles-Ange de Forsanz épousa le 15 mars 1695, en l'église paroissiale Saint-Jean de Lamballe, Damoiselle Renée-Luce du Botderu, fille du Chevalier Charles, et de Madame née Jeanne du Trévou. Messire Charles de Forsanz, Chevalier, Seigneur de la Guesvierre et de Blanc-Mouton (voir Langourla : les villages , page n° 1), décéda âgé d'environ quarante deux ans et fut inhumé le 24 mars 1743 à Maroué dans les tombeaux de la Guesvierre en cette église. Charles de Forsanz laissait pour héritier :



 

XVII- Jean-Baptiste-Ange, naquit  le 5 avril 1724 à Maroué, et fut tenu sur les fonts baptismaux par puissant seigneur, messire Jean-Baptiste de Botdéru, comte dudit lieu, chevalier seigneur châtelain de la Touche-Berhelot, du Plessis au Rebours, et par Dame Anne des Cognets, aïeule de l'enfant.  Il mourut prématurément à Saint de Lamballe en 1777 laissant un fils âgé d'une an. Il avait d'abord épouse Renée de Saint-Pernn puis Hélène-Marie-Moricette de la Goublaye. C'est de cette seconde union que naquit Jean-Baptiste-Joseph-Ange, qui suit :

 

 

XVII- Jean-Baptiste-Joseph-Ange de Forsanz, naquit à Saint-Jean de Lamballe le 30 septembre 1776 et reçu pour parrain Joseph de Kerangal, seigneur de la Villehery, et pour marraine Anne-Toussainte-Angélique de Forsanz, tante paternelle de l'enfant. Jean-Baptiste-Joseph-Ange de Forsanz épousa en cette même ville, le 2 messidor an II, Antoinette Jeanne Hyacinthe Sery de la Falloise, laquelle était fille et seule propriétaire du sieur François Sery de la Falloise, dépossédé de son bien à la Révolution et de feue Jeanne-Françoise-Hyacinthe de Bédée. Das l'acte, Ledit Jean Baptiste de Forsanz était propriétaire à Lamballe et disposait de cinquante actions. Parmi les témoins de mariage :  Marie-Anne de Forsanz, tante du marié et propriétaire à Lamballe, Charles de Monmonnier, propriétaire à Lamballe, Marie-Fortune Baudré, épouse du sieur Monmonnier et René-Servan-Yves Peltier, notaire. Les époux ne laissèrent pas de postérité, et quand la Révolution éclata, le sire de Forsanz lutta au sein des troupes du Prince de Condé, puis avec son épouse prit le chemin de l'exil. A sa mort survenue au début du XIXe siècle, hommage lui fut ainsi rendu :

 


Vrai chevalier français, gentilhomme sans crainte comme sans re proche, Jean-Baptiste de Forsanz, chevalier de Saint-Louis, volontaire à l'armée de Condé, vient d'être enlevé à sa famille et à ses amis. Personne plus que lui ne portait à un plus haut degré cette élévation d'idées, cette rectitude d'esprit qui placent les hommes si haut dans l'opinion publique et dans l'estime générale. Le vieux chevalier est mort fidèle a son Dieu comme à sou roi ; c'est la ligne des preux de Bretagne. Jamais vie chrétienne ne fut cou ronnée de plus de bonnes œuvres. Les pauvres perdent un bienfaiteur géné reux, et l'on doit inscrire sur la tombe de cet homme de bien : Pertransivit bene faciendo.

 

 

 

Le rameau cadet subsiste. Son auteur, Isaac de Forsanz, Sgr de Maradran, sénéchal de Montfort, épousa en 1622 Jeanne Rabinard, héritière de la seigneurie du Houx, en la paroisse de Talensac. Il fut père d'Hilarion de Forsanz, Sgr du Houx, décédé en 1694, qui épousa Marie Gibon, grand-père de Gilies de Forsanz, Sgr du Houx, né en 1658, décédé à Talensac en 1707, et. bisaïeul d'Hilarion-Eléonor de Forsanz, Sgr du Houx, né en 1687, décédé à Rennes en 1766, qui épousa en 1715 Françoise-Catherine de Lantivy du Trémeur et qui continua la lignée. Paul-Emile de Forsanz, né en 1815, décédé à Versailles en 1882 sans laisser de postérité masculine, fut successivement député et sénateur des Côtes -du-Nord. Le nom de la famille de Forsanz a été illustré par ses deux neveux 1° Hilarion, connu sous le titre de comte de Forsanz du Houx, né à Saint-Pol-de-Léon en 1840, général de division, commandeur de la Légion d'honneur ; 2° Raoul, connu sous le titre de vicomte de Forsanz du Houx, né en 1845, général de brigade en 1898. La famille de Forsanz a fourni, en dehors des personnages mentionnés au cours de cette notice, un grand nombre d'officiers de mérite, dont plusieurs ont été tués à l'ennemi.

 


 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 20:53

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:21

Manifestement le site de Bougneuf a été successivement occupé au cours de diverses périodes, on y a relevé traces de l'Âge de Fer, et, l'endroit est mentionné sous la forme de Bougueneac dans une montre nobiliaire du XVe siècle, ce qui manifestement suppose un lien avec la présence gallo-romaine. C'est cependant lors de la période médiévale que Bougneuf fut choisi afin d'aménager dans l'un des angles du Bois de Bougneuf une défense castrale. Ici en Bretagne, on considère que les premières mottes castrales furent élevées à partir de la moitié de l'an mil, les dernières vers la fin du XIIe siècle. Cependant, on continua de les utiliser beaucoup plus tardivement, même si certaines furent abandonnées au profit de défenses en bâti. Il faut alors se replacer dans le contexte de l'époque pour comprendre pareils aménagements ; la Bretagne au cours de l'an mil, sortait comme une partie du reste de l'Europe, d'une grave crise qui l'avait précipitée dans une position médiocre (voir les invasions Scandinaves en Bretagne, page n° 1 - les invasions Scandinaves en Bretagne, page n° 2 - les invasions Scandinaves en Bretagne, page n° 3 - les invasions Scandinaves en Bretagne, page n° 4 - la période féodale, page n° 1 - la période féodale, page n° 2 - la période féodale, page n° 3 - la période féodale, page n° 4 - la période féodale, page n° 5). Il fallait repenser la société, et dès lors, les vassaux des puissants comtes, se chargèrent d'organiser un système défensif en choisissant des sites stratégiques, remis entre les mains d'hommes de confiance, qui, comme se sera le cas ici, étaient liés par des liens familiaux. La châtellenie de Dinan, dépendante du puissant comté de Rennes, était le siège d'un vaste « pagus » désigné Poudouvre. En quelque sorte toutes ces terres comprises entre Rance et Arguenon, ressortaient du siège de Dinan. On avance le nombre d'une soixantaine de paroisses. Celle de Sévignac était l'une d'entre elles, et si à présent Bougneuf est situé en Rouillac, au cours de l'Ancien Régime, Rouillac n'était qu'un simple quartier de Sévignac. Monsieur Louis de Carné, sollicité afin de présenter un inventaire de nos localités au cours du XIXe siècle nous a laissé ces quelques notes au sujet de la motte castrale de Bougneuf : La Butte-Laurent motte castrale à Rouillac, dans l'angle nord du Bois de Bougneuf, motte un peu aplatie circulaire, avec fossé, sur laquelle la tradition situait le château de Beaumanoir (voir la motte castrale de Bougneuf à Rouillac). Il n'y a aucun doute, se furent les possesseurs de la seigneurie de Beaumanoir-Limoëlan qui furent choisis afin d'aménager pareille défense, et obtenir en contre-partie des avantages dûs à leur statut de protecteurs. Hors Le premier membre connu comme possesseur de cette seigneurie appartenait à la famille Rouxelot, il se nommait Eon Rouxelot, vivait vers 1270, et était marié à Isabeau du Chastelier fille du croisé Guillaume du Chastelier à Eréac, par ailleurs détenteur des mottes castrales du Châtelier à Eréac et aussi de Branxian en Lanrelas. Quand au fils dudit Eon, le dénommé Guillaume Rouxelot, il fut l’un des exécuteurs testamentaires de Rolland de Dinan en 1304. Nous voyons donc les liens qui unissaient ces personnages. La motte elle même est parfaitement conservée, en revanche, le chemin pavé qui conduisait à l'endroit a disparu lors du remembrement entrepris au cours des années soixante dix. Au XVe siècle, une nouvelle famille est détentrice de ce fief, toutefois juridiquement rattaché à Beaumanoir-Limoëlan, cette famille a fait l'objet d'un article sur ce blog, la famille Le Berruyer. C'est sous sa présence que fut aménagé le manoir.

 

Un manuscrit datant du XVIIe siècle reprend les titres évoqués lors de la réformations nobiliaires du XVe siècle, ainsi l'année 1449, le 20 septembre, les commissaires mandatés pour la paroisse de Sévignac, MM. Jean Gibon, auditeur des comptes et Pierre du Parc, sénéchal de Jugon, mentionne Amice Le Berruyer à la Ville Billy, autre fief que possédait cette Maison, en apportant cette précision : y a un métayer.

 

 

 

 

La Ville-Billy, lieu à présent disparu était situé tout près du Bois Raulet, et un dicton local mentionnait le lieu : « une Ville Billy, une Ville Baron, une Ville Durant, valent plus cher que cent Dinan »

 

 

 

Lors de la réformation du mois d'août 1475, la montre nobiliaire apporte également le nom des commissaires : Henry de Queblen, auditeur des comptes et Bertrand Duval, maître des requêtes. Au dessus de la date figure mention de Guillemot Le Berruyer, au Bougueneac

 

 

 

La famille Le Berruyer partage également la terre du Margaro avec la famille du même nom, et en ce même acte d'août 1475, précision est apportée au sujet de la Ville-Billy : Olivier Le Berruyer, sieur du Margaro, en ses manoirs qui sont nobles y a un métayer, il a la Ville Billi, Lieu Brulé

 

 

 

Autre mention de Bougneuf et d'un membre de la Maison Le Berruyer : Jean Le Berruyer, noble homme à Bourgneu noble d'Ancienneté et y a un métayer aussi bien qu'à sa maison du Bourg noble et ancienne, y a un métayer

Hélas, du manoir il ne subsiste que de rares éléments, une ouverture ogivale trilobée remontant à la fin du XVe siècle. Le Vicomte Frotier de la Messelière a parfaitement décrit le type de manoirs bretons qui émergèrent au cours de cette période « Le manoir ou résidence noble ressemble souvent beaucoup aux maisons des paysans mais s'en distingue généralement par sa cour fermée, où l'on entre par une grande porte cochère à laquelle est accolé un portillon. A droite et à gauche des écuries et remises, une boulangerie, une laiterie, des granges et pressoirs à cidre, un colombier et souvent une chapelle. Au fond de la cour le logis noble où se trouvent répétées au-dessus des portes et fenêtres, comme d'ailleurs sur la porte extérieure de l'enclos, des sculptures héraldiques avec blasons ou écussons frustes. Dans le pays de Rennes beaucoup des logis nobles qui subsistent sont bâtis en moëllon, en terre ou même en simple torchis; dans les endroits où la pierre est moins rare, en pierres échantillonnées souvent avec art. »

 

 

 

Quelques  indices d'un passé riche à Bougneuf

 

 

La mention des possesseurs de Bougneuf à l'aube du XVIIe siècle, est à observer dans les registres paroissiaux de Sévignac. Il s'agit du baptême de Damoiselle Françoisse fille d'Escuyer Jean Hingant et Damoiselle Marguerite Bouexel, sieur et dame du Bourneuf, fut baptizée le Quinzième jour de décembre 1608 parrain missire Jean Grignart, et pour marraine Delle Françoise Chassault, dame de Launay-Chausanay. Messire Briand, alors desservant de la paroisse qui oignit l'enfant.

 

 

Messire Briand était encore présent ce 8 août 1610, lors du baptême de Escuyer François Hingant, fils de écuyer Jean Hingant et Marguerite Bouessel, en présence de écuyer Françoys Glé, sieur du Parga et Delle Guillemette Lelevroux, dame de l’Argentaye. Les parrain et marraine de l'enfant apposèrent leurs signatures en bas de l'acte, et on reconnaît aussi celle du desservant Briand, Jean Guillemot, sieur de la Trouée et époux de Guillemette Le Levroux, Nicolas Hingant, Le Mintier. C'est au Pays de Dol, en la paroisse de Roz-Landrieux que le 16 novembre 1647, écuyer François Hingant prit pour épouse damoiselle Aléonore de Cleuz, sur l'acte, il est précisé que, Escuyer François Hingant, sieur de Bougneuf, demeurait alors la paroisse de Saint-Samson. Leur fille Charlotte décédée en 1691 avait épousé François du Breil, seigneur de la Motte-Ollivier. Joseph Hingant, frère de Charlotte sera seigneur de Bourgneuf. Un autre fils prénommé Mathurin, naquit également au sein du foyer d'écuyer Jean et de damoiselle Marguerite Bouessel, titré sieur de Kihériac en 1650. Précisément, Jean Hingant, seigneur de Bougneuf semble être frère de Ecuyer Pierre Hingant. Ce dernier avait épousé Damoiselle Guillemette Rouxel. Titrés sieur et dame de Quihériac, deux enfants naquirent de leur union :

 

 

 

 

Jean qui fut porté sur les fonts baptismaux le 6 novembre 1614 à Sévignac (acte ci-dessus), en présence de Jean Hingant sieur de la Tremblaye et de demoiselle Dugrestron Mathurine, dame douairière de Ranléon,

 

 

 

 

Jeanne Hingant (acte, ci-dessus), pour sa part baptisée le 13 février 1616 à Sévignac, en présence de Rolland Le Mintier sieur de St-André et de Marie Rouxel, dame de la Ville-Allot. La famille Hingant descendait de Jehan Hingant qui au cours du XVe siècle exerça plusieurs charges auprès des ducs de Bretagne (voir Le château du Hac au Quiou). Un certain Guy Hingant, sieur de La Tremblaye, cité pour le bailliage de Quiheriac

 

 

 

Quihériac

 

 

C’est la famille du Rocher de Saint Riveul (voir La seigneurie de Saint Riveul en Plénée Jugon par Joseph Janvier), seigneur du Plessix Gautron (voir la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac) et de la Ramerays, qui possédait Bougneuf à la veille de la Révolution. Après, le domaine de Bougneuf devint possession de Limoëlan

 

 

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 19:30

 

Poulain de Mauny, en Bretagne: Ancienne Noblesse, citée avec éloge dans les Histoires de cette Province, par Dom Lobineau & Dom Maurice, dès le XIIIe siécle.


 

I. La filiation suivie commence à Roland Poulain, Chevalier, Seigneur de la Villesalmon, paroisse de Coetmieux près Lambale, Evêché de Dol, qui prêta serment de fidélité à Jean, V. du nom, Duc de Bretagne, en 1436. Il testa, conjointement avec Denise Hue, son épouse, le 1 Juillet 1445, & ils instituèrent, pour exécuteur testamentaire, Jean, leur fils aîné, qui suit. Ils eurent en core deux autres garçons, qui ne font point nommés.


 


 

II. Jean Poulain, Ier. du nom, Seigneur de la Villesalmon, partagea avec ses deux frère , suivant l'assise du Comte Geoffroy, au mois de Juillet 1460, & leur donna à chacun d'eux 107 livres de rente sur la succession de leur pere Roland, qualifié, dans cet acte, noble & puissant, riche en biens, & Chevalier, De Jeanne de Crehen, son épouse, il eut :


 


 

III Jean Poulain, II. Du nom, Seigneur de la Villesalmon, marié à Jeanne Oury, dont vinrent :

 

 


 

Guillaume, qui suit ; & Jean, auquel ses pere & mère donnèrent, en avancement de droit successif, par acte du 6 Mai 1485, la Terre du Val en Plesten. Il comparut aux montres des Nobles ès années 1483 & 1497, avec Pages à cinq chevaux, & autres armures de Chevalerie. Il épousa Perrine le Noir, & est auteur de la branche du Val ou de Tramains (voir Histoire de Tramain, page n° 4).


 


 

 

IV- Guillaume Poulain, Ier. du nom, Seigneur de la Villesalmon, Gouverneur de Moncontour, qualifié Chevalier, dans une Lettre signée de Charles VIII, Roi de France, en date du 9 Mai 1491, eut ordre de ce Prince de laisser entrer les Espagnols dans cette Ville, à moins d'encourir sa disgrâce. II fut pensionné de la Duchesse Anne de Bretagne, femme de ce Monarque, & Capitaine de 20 hommes d'armes des Ordonnances de cette Reine. II épousa 1°. Françoise Madeu, morte sans enfans ; & 2°. Jeanne du Tiersent, dont : -Jean, qui suit ; -& Guillaume, rapporté après son aîné.


 

 


 

V. Jean Poulain, III. du nom, Ecuyer, Seigneur de la Villesalmon, partagea, en 1513, avec Guillaume, son frère juveigneur, auquel il donna la somme de 80 livres de rente à viage, tant pour ses droits en la succession de ses pere & mère, qu'en celle de son ayeul & ayeule. Il épouse Françoise de la Motte, & en eut : -François, mort sans hoirs ; & Julienne, Dame de la Rivière-Jouardais, du Bois-Picard & du Bois-Jagu, héritière de cette branche de la Villesalmon.


 


 

Seigneurs de Mauny.


 


 

V. Guillaume Poulain, IIe. du nom, Ecuyer, Seigneur de Licantois, fils puîné de Guillaume Ier, Chevalier, Seigneur de la Villesalmon, & de Jeanne du Tiersent, sa seconde femme, épousa Jeanne Bourdon, Dame de Mauny, fille d'Olivier Bourdon, Ecuyer, & de Louise de Langourla. Elle lui apporta en mariage la Terre de Mauny, située dans la paroisse de Landehen, Eveché de Dol près Lambale, qui est encore possédée par un de ses descendants, chef des nom & armes de sa Famille, comme on le va voir. De ce mariage vint, pour fils unique :

 

 


 

VI. Jacques Poulain, Ier. du nom, Ecuyer, Seigneur de Mauny, qui épousa Jeanne de Passedoue, dont :

 

 

 

-1. François, qui suit ;

 

 

 

-2. Jacques, rapporté après son aîné ;

 

 

 

-3 Marie.


 


 

 

VII. François Poulain, Ecuyer, Seigneur de Mauny, fit un partage noble & avantageux avec ses frère & sœur, en 1560, de la succession de leur pere, & de Jeanne Bourdon, leur ayeule, qui vécut 100 ans. Il mourut sans postérité, de son mariage contracté, la même année 1560, avec Demoiselle Susanne de la Rivière, fille de Messire Guillaume de la Rivière, Sieur de Saint- Quihouet.

 

 

 


 

VII. Jacques Poulain, IIe. du nom, Ecuyer, Seigneur de Mauny, fils posthume de Jacques 1er, & de Jeanne de Passedoué, quil eut pour tutrice, par acte du 23 Juin 1529, épousa Demoiselle Marie Le Marchand, dont il eut :

 

 


 

-1. Alain, qui suit ;

 

 


 

-2. Antoine Poulain-de-la-Fontaine, auteur de la branche établie en Anjou, dont il sera parlé ci-après ;

 

 


 

-3. Guillaume Poulain-de-la-Lande ;


 

 

 

-4 Françoise

 

 


 

-5 Adelise.

 

 


 

VIII. Alain Poulain, Ecuyer, Seigneur de Mauny, fit un partage noble & avantageux avec ses puînés, par acte du 26 Septembre 1598, passé en la Cour du Duché de Penthievre ; & épousa Gillette le Bouteiller fille de Gui le Bouteiller, Ecuyer, Seigneur de la Roche & de la Villeneuve près Lamballe. Leurs enfans furent :

 

 


 

-1. Thebault, qui suit ;

 

 


 

-2. Gui ;


 

 

 

-3 Guillaume Poulain, Seigneur de la Maignerie ; auteur de la branche de Saint-Pair, qui fut partagé, ainsi que ses frères, le 30 Avril 1640, par Thebault, leur aîné. Cette branche subsiste dans François Poulain, Seigneur de Saint-Pair, Chevalier de Saint-Louis, petit-fils de Mathieu Poulain, Sieur de Lille, & arriére-petit-fils dudit Guillaume, Seigneur de la Maignerie, lesquels produisirent leurs titres à la derniere réformation de la Noblesse ;


 

 

 

-4. Jacques Poulain-de-Launay, présumé mort lors de ladite réformation.

 

 


 

IX. Thebault Poulain, Chevalier, Seigneur de Mauny, épousa Demoiselle Perronelle Bertho, fille de René Bertho, Ecuyer, Seigneur de la Villejosse, & furent maintenus dans les qualités de nobles d'ancienne extraction, & de Chevaliers, par Arrêt rendu au mois de Janvier 1669.


 

 


 

X. Joseph Poulain, Ier. du nom, Chevalier, Seigneur de Mauny, épousa, par contrat du mois de Janvier 1681, Marie de Castillan, fille de Jean, Chevalier, Seigneur de Castillan, dont :

 

 


 

XI. Julien-Jean Poulain, Chevalier, Seigneur de Mauny, marié, par contrat de 1711, à Mathurine de Follennay, fille de Jacques, Ecuyer, Sieur de Cresmur. Leurs enfans sont :


 

 

 

-Joseph, qui suit ;

 

 


 

-Mathurin, appelle le Chevalier de Mauny, Chevalier de Saint- Louis, marié à Julie Bonnin, fille de feu Charles Bonnin, Seigneur de la Villebouquais, Conseiller au Parlement de Rennes, dont il n'a point d'enfans.


 

 

 

XII. Joseph Poulain, IIe. du nom, Chevalier, Seigneur de Mauny, se rendit, avec les autres Nobles de la Province de Bretagne, à l'arriere-ban convoqué, par ordre du Roi, en 1746, pour aller au secours de l'Orient, assiégé par les Anglois. Il fut élu par scrutin, ayant servi en qualité de Cornette d'une Compagnie noble de l'Evêché de Saint-Brieux. II a épousé 1°. Marie de la Bouexiere, d'une noble & ancienne extraction ; & 2°. en 1740, Françoise Millon, aussi d'une noblesse d'ancienne extraction.


 

Du premier lit est née :

 

 


 

-Pétronille Poulain, mariée, en 1754, avec François de Tregouet, Chevalier, Seigneur de la Baye ;


 

du second lit sont issus :


 

 

 

1-René-Marie-Joseph, qui suit

 

 


 

2- François-Marie-Joseph, Garde-Marine au Département de Brest ;


 

 

 

3- Louis- Charles, servant dans les Chevaux-Légers de la Garde du Roi ;


 

 

4.- Joseph, Ecclésiastique ;

 

 


 

5-César-Auguste Elevé de l'Ecole Royale Militaire ;


 

 

 

& cinq filles.


 


 

XIII. René-Marie-Joseph Poulain, Chevalier, a épousé, en 1768, Marìe- Victoire Arnauld, fille de noble Jean-Batiste Arnauld, & de Dame Félicité de la Fontaine, dont il a six enfans, vivans en 1775.

 


 

La branche établie en Anjou a pour auteur :

 


 

Antoine Poulain-de-la-Fontaine, second fils de Jacques, IIe. du nom, Ecuyer, Seigneur de Mauny, & de Demoiselle Marie le Marchand, lequel fut partagé par Alain, son frère aîné, comme on l'a dit ci-devant, le 26 Septembre 1598. II acquit, conjointement avec Bernardine Bedin, son épouse, la Terre de Grée en Anjou, par acte de l'an 1635 ; & après la mort de ladite Bodin, qui étoit veuve d'Antoine Poulain, il y eut partage fait en Anjou en 1675. Les Sieurs Poulain-de-la-Forestrie, descendants dudit Antoine Poulain, & de Bernardine Bodin, héritière de la Maison de la Forestrie, en Anjou, ayant été élus, par leurs concitoyens, aux charges municipales de la ville d'Angers, ils ont protesté, par différents actes en forme, qu'ils acceptoient lesdites charges, sans préjudicier à leur ancienne noblesse. Ces protestations se trouvent enregistrées, dès le 6 Avril 1707, aux Greffes de l'EIection & de l'Hôtel-de-Ville d'Angers, par Ordonnances rendues sur les Conclusions du Procureur du Roi.


 


 

La branche de Poulain-Quefferon, en Bretagne, suivant l'Arrêt de la Réformation de 1660, tire son origine de Roland Poulain, Seigneur de la Guesviere, fils de Jean, Ier. du nom, Seigneur de la Villesalmon, comme il est prouvé par un partage du mois de Septembre 1455. La branche aînée de cette Famille est tombée en quenouille, en 1735, dans celle de M. Goyon de Thaumats. Ceux de cette Famille, issus de la branche de la Villesalmon, conservent dans leurs Archives une Bulle du Pape Jules II, accordée à Jean, Roland & autre Jean Poulain, frères, Seigneurs de la Villesalmon, où on voit les qualités suivantes : Nobili & militari génère ex utroque parente procreatis, &. dans laquelle Bulle ce Pape leur accorde, & à leurs descendants, plusieurs beaux privilèges, Autels portatifs, Indulgences, etc. en vertu de leurs belles actions, & des services qu'ils lui avoient rendus. On voit encore dans leurs Archives un grand nombre de titres, où ils sont qualifiés de Chevalier d'ancienne Chevalerie, Les armes : d'argent, à un houx de sinople, au franc quartier de gueules , chargé d'une croix engrêlée d'argent. (voir Quelques notes sur les possesseurs de Ranléon en Saint-Igneuc. - l'histoire de Mégrit, page n° 5)

 

 

 

Le Val Martel à Mégrit, La Ville Salmon à Coëtmieux

Bas Bourg de Tramain et le Val en Plestan

Autant de fiefs tenus par la famille Poulain de Mauny

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Published by poudouvre
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