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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 15:23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle Sainte-Barbe

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 07:40

 

S'il ne fut pas reconnu par l'ensemble de la population bretonne, Jean de Montfort devint duc de Bretagne, Jehan, quatrième du nom, et la décision fut validée à travers le premier traité de Guérande, signé le 12 avril 1365. Près de six mois s'étaient écoulés entre la mort de son adversaire Charles de Blois et sa prise de pouvoir. Toutefois l'omniprésence des troupes anglaises sur le sol breton suscita la défiance de la noblesse, et les récompenses attribuées aux puissants officiers Anglais allaient amener de nouveaux conflits. Devenu veuf de Catherine de Laval, Olivier de Clisson épousa en secondes noces, l'an 1378, Marguerite de Rohan. Cette dernière apporta alors en dot à Clisson le château de Blain (voir Le château de Blain par Jean Ogée), Alors qu'il se remet en son castel de Blain, des blessures reçues lors de la Bataille d'Auray, Clisson apprit la nouvelle, le nouveau duc Jean IV, dont il avait défendu la cause, venait de donner la forêt voisine de Gâvre et le château à Chandos, le général anglais, en reconnaissance des services rendus. Furieux Clisson s'écria alors qu'il ne pourrait jamais souffrir qu’on lui fît une telle injure et de clamer : « j'aimerais mieux me donner au diable que de voir l'Anglais mon voisin ». quinze jours plus tard, il incendiait le château du Gâvre et en fit transporter les pierres en son château de Blain. Le duc lui confisqua alors la seigneurie de Châteauceaux. Peu après, le duc le dépêchait parmi les ambassadeurs auprès du roi de France afin que soient garantis le respect du nouveau statut de la Bretagne. C'est alors que le grand homme d'armes décida de changer de camp, et de servir désormais les intérêts du roi de France, et de guerroyer aux côtés de du-Guesclin et de ses hommes ! Il osa même défier son ancien camarade en signant cette charte qui reconnaissait la suzeraineté du roi de France sur Josselin. Il avait acquis cette seigneurie en 1370. La haine entre Jean IV de Bretagne et Olivier V de Clisson atteignit alors son paroxysme. Avec le soutient des Anglais qui lui avaient donné sa couronne, Jean IV était devenu le débitant financier de son beau-père Edward III, la plupart des conseillers du jeune duc étaient eux-mêmes Anglais, et pour couronner le tout, le nouveau duc avait été obligé de lever un nouvel impôt sur son peuple : le fouage. Autant de décisions impopulaires qui conjuguées à une propagande menée auprès de la noblesse par du-Guesclin et Clisson contraignirent Jean IV à un nouvel exil vers l'Angleterre. Clisson tenait sa vengeance, il devenait co-gérent de la Bretagne.

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 06:35

 

La bataille de Hennebont fut cause de la perte du comte de Montfort l'an 1345, ce 26 septembre. Ce n'est que 17 ans après avoir perdu son père, que le jeune Montfort alors âgé de 22 ans, fut autorisé par Edward III à quitter Londres et à gagner la Bretagne. Olivier de Clisson, alors âgé de 27 ans, quitta sa jeune femme et accourut sous les étendards de son ami d'enfance. Il marchait de pair avec les plus grands seigneurs, ayant droit à ce rang par sa noblesse, sa fortune, ses alliances et ses relations d'amitié avec le comte de Montfort et le roi d'Angleterre. Aussi les historiens le citent-ils déjà parmi les chefs, avec les Tanneguy du Châtel, les Robert Knolle et les Jean Chandos. Les deux armées se trouvèrent en présence devant Bécherel : mais le terrain ne se prêtant pas à une belle bataille, on décida que la rencontre aurait lieu sur les landes d'Evran ; les chevaliers des deux armées pourraient plus aisément y faire « prouesses et appertises d'armes » La victoire de Cocherel avait rétabli les affaires des Français en Normandie : Charles V, qui n'avait voulu que gagner du temps, répondit aux conditions proposées par Montfort en donnant l'ordre à du Guesclin de se diriger en toute hâte vers la Bretagne. Il s'imaginait que le vainqueur de Cocherel trancherait d'un coup d'épée l'interminable différend, dont souffraient les Bretons. Il se méprenait à ce moment sur la valeur réelle des troupes françaises, et oubliait qu'on n'avait pas encore vaincu les véritables armées anglaises et les meilleurs généraux d'Edouard III. Du Guesclin, Charles de Blois et les nombreux contingents de l'armée française, grossis par les troupes des grands seigneurs bretons, se dirigèrent en toute hâte vers Auray. Bien que le comte de Montfort eût fait venir Chandos, Knolle, Caverlé et toutes les troupes que pouvait débarquer la flotte anglaise, il n'avait guère que trois mille hommes à opposer aux quatre ou cinq mille soldats de du Guesclin. Il avait encore à craindre d'être écrasé entre les murailles d'Auray et l'armée ennemie. Aussi Chandos ramena-t-il les troupes assiégeantes à deux ou trois kilomètres au nord de la ville, dans une position qui était très forte, surtout du côté du levant, par où devait arriver l'armée française. Au bas de pentes abruptes, qu'occupaient les Anglais, s'étendait une plaine marécageuse sillonnée par un cours d'eau. Des collines boisées s'élevaient de l'autre côté de cette plaine. Elles furent occupées par l'armée française le samedi soir, 28 septembre 1364. Le lendemain soir, d'après une convention, la ville d'Auray devait se rendre, si elle n'était secourue. Selon toute apparence, la bataille serait donc livrée le dimanche, 29 septembre. Les Français étaient ainsi arrivés trop tard pour explorer le terrain du combat et prendre à loisir leurs dispositions d'attaque ou de défense. Or, en examinant les positions occupées par les deux adversaires, on se convainc facilement que tous les avantages étaient à la défensive et que l'agresseur serait sans doute écrasé. En effet l'armée assaillante avait d'abord à traverser une grande plaine découverte, avant d'escalader les pentes défendues par les ennemis. Cette marche fatiguerait des troupes à pied et déjà pesamment armées pour la lutte immédiate. De plus, elle rendrait impossible toute opération de surprise et découvrirait aux ennemis le nombre et la disposition des moindres groupes d'hommes d'armes : enfin, par ce mouvement, les soldats se trouveraient isolés de leur camp et ainsi privés d'un lieu de refuge et de ralliement, en cas d'insuccès aux premières attaques. Le comte de Montfort, sachant que les Français étaient fatigués après une longue route, voulut les attaquer sur-le-champ. Clisson l'en dissuada « Charles et les siens, lui dit-il, sont venus ici pour combattre : dès demain ils nous attaqueront. Or il est préférable pour nous, qui sommes peu nombreux, de garder l'avantage du terrain et de la défensive. Nous perdrions trop de monde en risquant une attaque contre le camp, où les Français sont à couvert. » Le comte de Montfort, nerveux et inquiet, aurait volontiers consenti à un arrangement : mais les soldats anglais ne l'entendaient pas ainsi. Ils prièrent Chandos d'agir auprès de Montfort pour le forcer à la bataille. Ils étaient pauvres, disaient-ils, et voulaient tout perdre ou tout gagner. L'aile gauche française, celle que combattait Clisson, commençait à lâcher pied. Les charges des Anglais favorisées par la pente du terrain disloquaient ses rangs et la repoussaient vers la plaine. Un corps de Bretons, qui se tenait à l'arrière garde, et que Charles de Blois s'était ménagé comme réserve, s'enfuit sans combattre, entraîné sans doute par les premiers fuyards, qui retraversaient le marécage. Les Français furent surpris d'entendre retentir derrière eux le cri de guerre des Anglais : « Saint Georges ! Malo au riche Duc !... » Toutes leurs bannières et leurs pennons furent jetés à terre et le carnage fut horrible. Dans cette bataille, comme dans tant d'autres, ce qui causa la perte des Français, c'est que, dit Froissart, « à parler loyalement d'armes, ils ne tinrent mie si bien leur pas et leur arroy (ordre), ainsi qu'il apparut que firent les Anglais et les Bretons du côté du comte de Montfort. » L'armée française était vaincue : son aile gauche entraîna son centre dans la déroute. Charles de Blois continuait néanmoins à se battre en désespéré : on ne devait lui arracher son duché qu'avec la vie. Soudain un coup lui arrive en plein visage. L'arme, une sorte de dague,lui entre par la bouche pour sortir derrière le cou. Il chancelle et tombe lourdement. Cette blessure fut-elle aussi grave et entraîna-t- elle la mort immédiate, ou bien Charles, moins grièvement blessé, fut-il conduit devant Montfort, qui l'aurait fait tuer parle chevalier Eon de Lesnerac ? Ce point d'histoire ne sera sans doute jamais bien éclairci. Quant à Clisson il fut grièvement blessé lors de cette bataille.

 

 

 

 

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 18:18

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 16:20

 

 

Clisson d'après enlumineur Benoît Billion

 

Les premiers documents authentiques qui constatent l'arrivée de Clisson sur le continent, ne sont pas antérieurs à l'année 1359. Il avait alors près de vingt-trois ans. Dès les premiers mois de cette année là, Clisson débarqua en Bretagne. Le 11 juillet suivant, malgré sa jeunesse, il fut promu à un commandement important dans le Poitou : c'était un poste d'avant-garde, puisque ce pays était un des points les plus avancés des possessions anglaises à l'ouest de la France. Le jeune Olivier revenait ainsi clans son pays d'origine, à quelques lieues du château-fort bâti par ses ancêtres, mais encore occupé par les troupes françaises depuis les confiscations de Philippe VI. Ce fut cette année même que la mort de Walter Bentley, suivie de près par celle de sa femme mère dudit Clisson, mit Olivier en possession effective d'immenses domaines. Par un acte daté du 30 décembre 1359, le roi d'Angleterre ordonnait à son lieutenant Robert de Herle de mettre Clisson en jouissance de tous les biens possédés par Walter Bentley et Jeanne de Belleville, « qui venaient de suivre la voie que suit tourte chair mortelle. » Mais il était stipulé, dans les titres de possession, que le jeune héritier devrait, avant la saint Michel, faire hommage de ses biens, non au duc de Bretagne, mais au roi d'Angleterre, comme à son suzerain. Confiant dans « la fidélité, loyauté et sagesse de son amé et fidèle, Olivier de Clisson », il lui donna la garde du château et du pays de Pymmere ou Kymmerch, avec les rentes, revenus et émoluments de cette seigneurie, moyennant un prélèvement de 1000 écus d'or, que le roi anglais retenait à son profit. Si nous nous sommes un peu étendu sur ces détails, c'est pour bien montrer que le roi d'Angleterre traitait la Bretagne en pays conquis et qu'il prétendait l'administrer comme tel. S'il en eût été autrement, les revenus des terres bretonnes auraient été mis à la disposition du jeune duc Jean IV, majeur en droit depuis plusieurs années. Or, ni dans les hommages, ni dans l'administration des biens, il n'est encore question de ce dernier. Clisson devait déjà jouir, en biens immeubles, d'une fortune au moins égale à celle dont l'avait privé la condamnation de son père : il héritait en outre des trésors amassés par son beau-père, Walter de Bentley, trésors si considérables qu'à un moment Edouard III avait fait incarcérer cet Anglais rapace pour ses trop grandes « pilleries et voleries. ». L'année suivante, Olivier recouvrait encore d'un seul coup tous ses biens patrimoniaux jadis confisqués par le roi de France. Le traité de Brétigny (25 mai 1360) stipulait en effet que tout lui serait rendu. A la tête d'une immense fortune, le jeune chevalier allait encore accroître son influence. Un magnifique mariage assura bientôt à Olivier de nouvelles richesses et d'étroites relations avec les plus grandes familles bretonnes. Le rival de Charles de Blois, l'ancien comte de Montfort, avait eu une sœur Béatrix de Bretagne, mariée au sire de Laval : ce fut une jeune fille issue de cette union, Catherine de Laval, que Clisson épousa en février 1362.

 

 

 

 

Il devenait ainsi le cousin-germain de Jean IV et de Jeanne de Penthièvre, femme de Charles de Blois. Ce dernier était le neveu propre du roi de France : Clisson, favori du roi d'Angleterre, allait donc encore, par son mariage, entrer en relations de parenté avec la maison royale de France et avec les deux puissantes familles qui se disputaient le duché de Bretagne. Toute la haute noblesse bretonne dut se rencontrer aux fêtes données à l'occasion du mariage d'Olivier de Clisson : cette union de deux grandes familles de parti opposé semblait d'un bon augure pour l'apaisement des sanglantes discordes qui bouleversaient depuis si longtemps la Bretagne. Clisson y fit sans doute connaissance avec un grand nombre de seigneurs qui, comme le sire de Laval, suivaient le parti de Charles de Blois : nous nous expliquons ainsi facilement pourquoi, trois ans plus tard, il était l'ami de Beaumanoir, le vainqueur des Trente. Cette guerre interminable de Blois et de Montfort avait si profondément divisé et comme embrouillé tous les sentiments et toutes les familles qu'il était difficile que le défenseur d'une cause n'eût pas dans le parti contraire quelque parent ou quelque ami.

 

 

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 13:13

 

 

La cour d'Edward III


 

Cinq ans après la naissance de Clisson, arriva cet événement qui devait marquer la carrière militaire du grand chevalier, celui qui allait être tour à tour désigné le boucher et enfin le connétable de France et le vachet. C'est la guerre de Succession de Bretagne qui a tant marqué de son emprunte l'histoire de notre Bretagne. La mère du chevalier, Blanche de Belleville, d'origine poitevine, avait d'abord épousé le sire Geoffroy de Châteaubriant dont elle devint veuve l'an 1328. Ainsi que nous l'avons abordé dans un précédent article (voir Mariages à la cour de Bretagne par G. Mollat), la jeune femme fut convoitée par le père de Jeanne de Penthièvre, ce dernier étant devenu veuf de Jeanne d'Avaugour. L'union entre la noble dame et le prince breton n'eut point lieu, et c'est ainsi qu'en 1330 Blanche de Belleville épousait Olivier III de Clisson, père de notre héros ainsi que quatre autres enfants. Mais comme nous l'avons vu au précédent article, ce malheureux fut convié par le roi de France à un participer à un tournoi, et, le moment venu, le roide France le fit décapité pour trahison, après qu'il se fut rallié aux troupes anglaises et défendu la cause du camp Montfort. Une nouvelle fois veuve, celle que l'on nommait la Tigresse bretonne épousa alors sir John Harpedanne et enfin, en 1349, sa cinquième union fut avec Walter de Bentley. Clisson, fut élevé à la cour de Londres et dans les châteaux de son oncle Amaury, ou de son beau-père, Walter de Bentley. Clison, jeune adolescent était déjà le grand seigneur fier et dédaigneux, ayant un peu de la raideur et de la morgue britanniques. Riche et honoré pendant sa jeunesse, il n'éprouva jamais les gênes de la pauvreté et n'eut guère l'occasion de se mêler aux humbles et aux petites gens. Son langage même, quoiqu'empreint d'une rudesse hautaine, devait être celui d'un homme de cour et d'un personnage de haut rang. Le jeune Jean de Montfort, avait trois ans de moins que Clisson, et lui-même connu les premières années de sa jeunesse, là-bas à Londres. Au contraire, on pouvait prévoir que clans la suite Clisson et le comte de Montfort ne conserveraient pas entre eux leurs bonnes relations. La cour d'Edouard était alors la plus fastueuse de l'Europe : Olivier y avait tenu une aussi grande place que le comte de Montfort, alors sans duché et perdu clans la foule clés jeunes seigneurs. Clisson, par son extérieur et ses qualités brillantes, était plus remarqué que ce prétendant bilieux et taciturne. Plus tard, lorsque grâce aux Anglais, Jean IV eut ceint la couronne ducale, Clisson devait être disposé à voir en lui, moins un suzerain qu'un ancien compagnon d'enfance, presque un égal. Or, Jean IV était un homme ombrageux et très jaloux de son autorité; Olivier de son côté avait une très haute idée de lui-même, de sa noblesse et de sa valeur personnelle. Une rupture entre ces deux hommes était donc à craindre. C'est le 3 juillet 1361 à Woodstock Palace, que le jeune Jean de Montfort prit pour épouse lady Mary of Waltham, la propre fille du Roi d'Angleterre, Edward III. Le manteau de la jeune mariée devait être très long, car il avait nécessité sept morceaux de tissu pour le réaliser. Ce présent du roi de France était bordée de 600 minivers garnis, et de 40 hermines. Hélas l'union des deux jeunes gens se solda par la mort de Lady Mary, quelque temps avant le 13 Septembre 1361, sans qu'elle n'ait jamais mis les pieds en Bretagne. Elle était âgée de 18 ans et serait morte de cette maladie léthargique dont elle ne se réveilla jamais. Le 13 septembre 1386, Montfort prit pour deuxième épouse, celle qui était considérée comme la femme la plus belle d'Angleterre : Lady Joan Holland, la petite-fille du fameux prince-Noir. Manifestement la nouvelle femme de celui qui allait devenir duc sous le nom de Jean IV de Bretagne ne laissa pas indifférent Clisson ; ils seraient devenus amant et maîtresse, et c'est probablement dès cette époque que les deux gentilhommes bretons commencèrent à se méfier l'un de l'autre. En ce temps où les alliances allaient au gré des besoins, il semblerait que ce fut Charles le Mauvais roi de Navarre qui aurait lancé cette rumeur, contre son ancien allié Clisson devenu le vachet aux yeux du souverain Ibérique...

 

 

Un mariage à la Cour d'Angleterre au XIVe siècle.

 

 

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 06:58

 


 

Les murs de cette lourde forteresse de Clisson avaient à la base plus de quinze pieds d'épaisseur; ils étaient solidement assis sur une roche-granitique, dont ils prenaient les contours anguleux. Sa quintuple enceinte, son donjon s'élevant à pic à plus de cent pieds de hauteur, l'habile disposition de ses fossés, de ses bastions, de ses courtines épaisses flanquées d'énormes tours, avec leurs couronnes de créneaux, d'échauguettes ou de hourds circulaires, tout contribuait à donner à cette formidable construction une telle puissance défensive que, pendant tout le moyen-âge, elle ne fut guère attaquée, bien qu'elle fût située entre trois provinces et habitée par des seigneurs belliqueux et remuants. C'est à l'ombre de cette forteresse, que naquit ce 23 avril 1336 Olivier de Clisson, quatrième du nom, fils de Olivier troisième et de Jeanne de Belleville. La Maison de Clisson puisait ses origines la veille de l'an mil à travers un certain Bernard de Clisson, présent à une donation de divers droits et coutumes, l'an 1043 faite en faveur des moines de Marmoutier par Pierre de Chevillé et sa femme Milesende. Baldricus de Cliczone, autre membre de cette dynastie, cité témoin en 1075 lors d »une donation de la Duchesse Berthe, veuve d'Alain III, effectuée à Nantes, en faveur des moines de Sainte-Croix de Quimperlé (voir Histoire de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, page n° 1). A maintes reprises, les puissants barons de Clisson s'insurgèrent contre leurs suzerains et, le premier d'entre eux se nommait Olivier premier de Clisson. C'est Guy de Thouars, troisième époux de Constance de Bretagne qui avait, comme cela est consigné dans une charte de 1205, donné la qualification de baron au vaillant guerrier Olivier Ier de Clisson. Vers 1222, celui-ci fut du nombre de ceux qui s'insurgèrent contre les prétentions de Pierre de Dreux, alias Pierre Mauclerc, gendre de la Duchesse Constance et de Guy de Thouars. Et la haine que Olivier de Clisson avait à l'encontre de Dreux ce confirma contre son successeur le Duc Jean Ier le Roux. Il fut du nombre des insurgés Bretons, l'an 1258. Le duc se vengea en faisant raser toutes les forteresses dont disposait celui qu'on nommait alors Olivier Le Vieil, et il fit aussi saisir toutes ses terres. A défaut d'être apte à se servir de ses armes pour récupérer son bien, c'est auprès du tribunal du roi de France qu'il fit appel. Prosper Jean Levot nous donne la manière dont le dossier fut traité : « les choses ayant été ainsi réglées, vers le commencement du mois de février de l'an 1262, les parties en vinrent à un accommodement, en présence du roi qui les concilia. Ce traité porte : 1° qu'Olivier de Clisson renoncera à tous les biens qu'il possède en Bretagne, tantdu côté de son père que du côté de sa mère, et que le duc recevra le jeune de Clisson à faire hommage de ses terres ; 2° que la terre de Pont-Chasteau, qui a été donnée à Eudon du Pont et à Guillaume de Fresnay, frères utérins d'Olivier de Clisson, le jeune, leur demeurera et passera à leurs héritiers; 3° qu'Olivier le jeune payera au duc 4,000 livres tournois en monnaie de Nantes, pour les forfaits de son père, et sera sa caution à l'avenir ; 4° que les deux de Clisson ne pourront demander au duc aucune réparation ou restitution, au sujet de ce qui a été rasé, détruit ou saisi sur eux, excepte la maison de la Verrière qui leur sera rendue ; 5° que si Olivier le jeune meurt avant son père, ce dernier ne pourra rien exiger au-delà de ce qui lui sera assigné pour sa subsistance, après la conclusion de ce traité ; 6° enfin, que-si ce même Olivier le jeune est cité à la cour de Bretagne pour quelque faute commise contre le duc, et refuse de s'y soumettre, le duc pourra saisir les fiefs qu'il tiendra de lui.Telles furent les conditions auxquelles Olivier de Clisson, le Vieux, fit sa paix avec le duc; il avait épousé Constance, fille et héritière d'Eudon, seigneur de Pont-Chasteau et de Constance de Rohan, dont il avait eu un fils nommé Olivier. Constance était veuve de Hervé, seigneur de Blain, dont elle avait eu Eudon du Pont et Guillaume frères utérins d'Olivier de Clisson , le jeune. Mais la terre de Pont-Chasteau étant passée, quelques années après, dans la maison de Clisson, il faut que les deux frères utérins n'aient point laissé de postérité, ou que leur postérité n'ait pas subsisté longtemps. » Olivier-le-Vieil mourut âgé de plus de cent ans. Son fils, Olivier-le-Jeune, avait l'humeur turbulente et batailleuse de son père. De son mariage avec Isabelle de Craon il eut trois fils : Garnier ou Gautier, Amaury et Olivier, père du connétable. Tous les trois furent de rudes guerriers et trouvèrent la mort dans les grandes luttes dites de Blois et de Montfort. Garnier, que les vieilles chroniques appellent un des plus hauts barons de Bretagne, fut tué dès le début des hostilités, en 1341. Il était gouverneur de Brest, quand le comte de Montfort vint assiéger cette ville. Sommé de se rendre, Clisson répondit : « Je n'en ferai rien, à moins d'avoir enseigne et commandement du seigneur, à qui la place doit être par droit. » L'assaut fut aussitôt ordonné. La place, que gardaient seulement 300 défenseurs, ne pouvait longtemps résister : alors son capitaine résolut de tenter une diversion et de jeter par un coup d'audace la terreur et le trouble dans les rangs ennemis. A la tète de 40 soldats choisis, il sortit de la forteresse, se rua à l'improviste sur les assaillants et ouvrit au milieu d'eux une sanglante trouée. Mais l'armée de Montfort revint bientôt de sa première surprise. Garnier de Clisson et sa poignée de braves accablés sous le nombre furent refoulés violemment vers leurs murailles. L'ennemi s'acharnait de préférence sur le capitaine, qui reculait pied-à-pied, et qui multipliait ses coups pour protéger la rentrée de ses compagnons ; presque tous purent se mettre à couvert. Par malheur, la presse fut telle au moment où Clisson allait rentrer, que les assiégés eurent peur de voir tout le flot des combattants pénétrer dans leurs murs : la herse baissée avec précipitation laissa l'héroïque capitaine exposé presque seul aux coups furieux de mille ennemis. Une grêle de projectiles tombant du haut des remparts sur ceux qui attaquaient ralentit la lutte. La herse fut de nouveau levée et Clisson put enfin rentrer dans la place : mais il avait été si maltraité, dans cette mêlée sanglante, qu'il mourut quelques heures après. Olivier et Amaury de Clisson s'étaient, eux aussi, prononcés en faveur de Charles de Blois : mais Jean de Montfort fut assez habile pour les gagner à sa cause. Olivier ne tarda pas à rentrer dans le parti français : Amaury au contraire resta plus longtemps fidèle à Montfort, que les Anglais devaient bientôt soutenir en Bretagne. Vers la fin de l'année 1341,1e comte de Montfort se laissa prendre à Nantes par les Français ; mais il laissait un jeune fils, dont Amaury de Clisson fut nommé tuteur, et une femme, qui par son énergie releva partout le courage et les espérances de ses partisans. Pendant qu'elle s'enfermait dans Hennebont, prête aux derniers sacrifices, Amaury fut envoyé en Angleterre pour obtenir des secours coûte que coûte,même au prix de l'indépendance de la Bretagne. Olivier de Clisson, père du connétable, pendant les trois années qu'avait duré la guerre, avait tour à tour suivi les deux partis, bien qu'il fût resté plus longtemps dans celui de Charles de Blois. Ses sympathies personnelles le rapprochaient en effet de la France ; mais la versatilité de son esprit, l'influence de son frère Amaury et surtout celle de sa femme, Jeanne de Belleville, amie personnelle de la comtesse de Montfort (voir Précis historique sur Jeanne de Flandre, mère de Jean IV, Duc de Bretagne par Jean Baptiste Lesbroussart), l'entraînèrent de nouveau dans le parti anglais. Cette inconstance était explicable : en effet, les droits de chaque prétendant pouvaient donner lieu à l'incertitude et à la discussion. Nombre de seigneurs bretons n'avaient-ils pas, comme les Clisson, changé plusieurs fois d'opinion et de parti ? Néanmoins, Olivier de Clisson semble blâmable d'avoir agi secrètement et d'avoir donné à son changement les apparences d'une trahison. Avant la trêve de Malestroit, il avait été échangé, ainsi que Godefroy d'Harcourt, contre le comte de Stanfort. Quelques mois plus tard, il fut arrêté à Paris, au milieu d'un tournoi, en présence de toute la cour et jeté en prison : sans autre forme de procès, il fut conduit presque nu aux halles en Champeaux, où on lui trancha la tête, le 2 août 1343. Son corps fut pendu, aux fourches de Montfaucon et sa tête exposée à Nantes sur la porte Sauvetour. Godefroy d'Harcourt mis également en accusation, put se réfugier en Angleterre.

 

 

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 16:19

 

 

Concarneau

 

 

Le Conquet

 

 

Brest

 

 

Camaret

 

 

Douarnenez

 

 

Saint-Briac

 

 

La Turballe

 

 

Vannes

 

 

Dinan

 

 

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 15:47

 

 

 

 

 

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 14:04

 


 

1- A Robert de Callac, maître-d'hôtel de la duchesse, par le commandement de la Duchesse pour mises qu'il avoit fait pour elle le XVIe jour d'aout – CXVI sols.


 

2- A Guillaume Baut, pour despences de frere Gerard, bastard de Thouars, par commandement de la Duchesse, le XVIe jour d'aoust l'an LVI -LXVIIII sols.


 

3- A dom Armel Guilleron, pour avoir escrit ung livre à la Duchesse, par marché fait ô lui, le XVIe jour d'aoust l'an LVI -VI livres X sols.


 

4- A un religieux du couvent des Jacobins de Guerrande, pour ung habit que la Duchesse lui donna -XLVI sols, VI deniers.


 

5- Audit Bouexeau, pour aucunes mises qu'il a fait pour la Duchesse, CIII.s.


 

6- A Pierre Bouexeau pour ung quartier de l'ordonnance qu'il, prend pour fournir la Duchesse de solliers, botines, patins, galloches, ledit quartier finissant le deroin jour de may l'an LVI, C.s.


 

7- A Pierre Le Gris, pour trois aulnes de drap, que la Duchesse eut de lui, et ausi eut pour porpoent et robe à frere Gerard, bastard de Thouars, le XVIe jour d'aoust, l'an IIIIe LVI.


 

8- A Petit Boispean pour plusseurs mises qu'il avoit fait pour la Duchesse, et son commadement. -VII liv. IIIIs. XI d.


 

9- A Perrine, lingiere de la Duchesse,de son don, III escuz -LXVIII s. IX d.


 

10- A Robin de Chartres, par le commandement de la Duchesse, pour certaines mises et repparacions qu'il avoit fait faire en la maison de Rochefort (hôtel acheté par la Duchesse pour y établir le couvent des religieuses de Sainte-Clair), en la ville de Nantes, durant le temps où il avoit esté concierge de ladite maison, XX escuz, -XXII liv. XVIIIs. IIII d.

 

 


 

11- A Guillaume de Muel, de don de la Duchesse, le XXe jour d'aoust, l'an LVI, II escuz -XLV s. X d.


 

12- A Olivier Kerbourric, pour partie de la nourriture des levriers de la Duchesse, ung salut vallant. XXIII s. IIII d.


 

13- A Jehane, broderesse de Vennes, pour certains ouvrage qu'elle voit fait pour la Duchesse, de son commandement, le premier jour de juillet, ou dit an. Et pour ce (XXV s.


 

14- A Olivier Penhoet, taillandier, pour la faczon de plusieurs abitz qu'il avoit fait du commandement de la Duchesse, VI salut vallans. VII liv.


 

15- A Jehanne la rigotiere (coiffeuse), pour VIII rigotiers qu'elle avoit faits pour la Duchesse, -VIII s. VI d.


 

16 A Jehan Dibon, pour avoir logé les levriers de la Duchesse en sa maison demy an, paravant que la Duchesse allast à Nantes, le VIIIe jour de juing, l'an IIIIe LVI, -XXX d.


 

17- A la Duchesse, pour Alliete de la Charronière (dame de la maison de la Ducchesse) à Nantes, le XVe jour d'aoust, oudit an LVI -LVI s. VI d.


 

18- A Rolland Carin, par commandement de la Duchesse, de don pour luy ayder à faire sa feste à Paris et pour messes qu'il avoit dit pour elle. -XXIII liv. VI d.


 

19- A fr. Arthur Connan, Cordelier de Guingamp, de don de la Duchesse, le XVe jour de juillet ou dit an, -L s.


 

20- A ...net, l'orrogier d'Angers, pour avoir abillé l'orloge de la chambre de la Duchesse, de don, le XVIe jour d'aoust , l'an LVI, -L s.

 

 


 

21- Aux Jacobins de Nantes, pour plusieurs messes et services qu'ilz avoint fait pour la Duchesse, de son commandement, le XVIe jour d'aoust oudit an IIIIe LVI, XV escuz vall, -XVIII liv. III s. IX d.


 

22- A la Duchesse par rapport de Callac, le XVIe jour d'aoust l'an IIIIe LVI, -XXIIIs III.


 

23- A...net, serviteur des dammes de Saincte-Clare par commandement de la Duchesse, le XVIe jour d'aoust -XL s.


 

24- A la Duchesse, le dimanche XXVIIe de juingn, pour son offerte à la messe du nouveau Jacobin, à leur couvent de Nantes, II escuz, -XLV s. X d.


 

25- A Madame de Thouars (Marie de Rieux,mère de Françoise d'Amboise), pour son offerte de celui jour, que la Duchesse lui fit bailler, I escu, XXII s.XI d.


 

26- A la duchesse, à sa main, au chasteau, -XXIII s. II. d.


 

27- A la duchesse, pour son offerte à Nostre-Dame de Nantes -IIII s IV d


 

28- A une bonne femme, en aumosne, sur le pont du chasteau de Nantes. -III s. I d.


 

29- A Nicolas, clerc de la chapelle de la Duchesse, pour distribuer en amosne en l'absence de l'asmonier, -XXX. s.


 

30- Pour l'offerte de la Duchesse, le jour de Nostre-Dame de…, I escu, -XXII s. II. d.


 

31- A Goulart, le XIe jour de septembre, qui fut à porter lectres de la Duchesse à l'esvesque…


 

32- Au gardien du couvent des Cordelliers de Nantes, au partie le XIIIe jour de septembre, le don de la Duchesse, -IIII. liv. XI. s...d…


 

33- Au...ledit jour, de don de la Duchesse…-XLVIII. s. IIII.d.


 

34- A la lavandiere de la Duchesse, celui jour de don, -II escuz, -XLV.s. XV.d.


 

35- A Perrine, la lingiere, celui jour, de don I escu, -XIII.s. XI.d.


 

36- A Robine, celui jour, de don, I escu, -XII.s. XI. d.


 

37- A Olivier Kerauter, qui devoit aller à Guingamp porter lettres au receveur, et les envoie par I homme y allant, -II. s. VI.d.


 

38- A Julien, pour pain qu'il avoir poié pour une levriere de la Duchesse, -XII.s. III.d.


 

39- Pour X aunes de satin cramoesi que la Duchesse donna à Jehan du Chauffault, pour une robe à ses espousailles, au prix de III saluz l'aulne...valent…-XLVI. liv. X.s.


 

40- Pour la mise d'un service que la Duchesse fit faire à Nantes, au moys d'aoust, l'an LVI, -VII.s.VI.d.


 

41- Item, a paié au commandement de la Duchesse, à valloir sur le saellaere de l'escripture de livres que madicte damme faict faire pour le convent de Sainte-Clare à Nantes, -III.liv. XIII.s.IIII.d.


 

42- Item, pour partie de la despense des Freres qui sont à ordonner et voirs faire l'euvre dudit convent, du commandement de ma dicte damme, III saluz vallans. -LXX.s.


 

 

 

43- A Margarite la fourriere qui estoit malade à sa maison, du don de la Duchesse, X escus neuffs, -XI.liv. IX.s.II.d.


 

44- A madamme de Thouars pour une offerte, XVIII.s. IV.d.


 

45- A Phonon du Boys, que la Duchesse envoya devers messire Pierre de Beauvau, -IIII saluz, -IIII .liv. XIII.s. IIII.d.


 

46- A Jehan Gueriff et Rolland Troussart, varlet de queure (Cordeliers), qui furent envoyez querir mademoiselle l'Admirale (épouse de l'amiral, une des dames de la maison de la Duchesse) en Basse-Bretaigne, -VIII.liv.


 

47- A ung Jacobin de Guerrande, qui chanta sa premiere messe à leur convent de Nantes, -….

,

48- Pour troys tixuz de damasquin vert, prins par la Duchesse de Jehan Gedron, de Nantes, pour chacun saexante soulz, -IX.liv.


 

49- Pour troys tixuz de damasquin noir, bien long, dudit Gendron, à …, chacun XXV. s. -C.s.


 

50- Pour IIII. Tixus violets dudit Gendron a …., chacun à XXV.s.


 

51- Pour un tixu violet, pour donner femme Robert de Callac, -XXV.s.


 

52-Pour III onze de saye, de luy, à XVII.s. III.d. pour once, -XV.s.


 

53- Pour un tixu gris de lin, aporté par Guion Pineau (homme de confiance) -XXX.s.


 

Pour ce que, selon les ordrenances de l'an fini le derroin jour de novembre LVI. Madamme la Duchesse, n'avoist pour ses espingles et aumosnes, que mil livres, et les mises à ceste causes faictes pour elles excedent les dictes miles livres de beaucop, il rend ycy, (ung mandement , de Mons. Le duc), du XVIe jour de decembre l'an LVI, de lui passer tout ce qu'il apparestra (avoir paié par odre) et commandement de la Duchesse, et par descharge signée de sa main. Toute somme de la descharge et mise clerc dudit Eon Rivaut, tresorier de la Duchesse, VM Cv . VIII.liv.I.d. Et en deport IIIMIX.c IIII.xx. IIII. l. X.s.VI.d. A sa charge et recepte monte VIIM IIIc. LXXI. l. II.s. II.d. tiers de deniers. Deduction faicte de mise à recepte, reste qu'est deu audit. Rivaut, pour plus voir mis que receu, et faisant. Monsr. et Madamme quitte des choses dont il a compté, IIM, IIIc, VIII. liv. VIIII.s. IIII. d. II tiers, mettant le deport dessurdit à vray , que lui est enjoint faire dedans un an, à peine de l'amende.

Ce compte fait à Vennes, le XVIIe jour de decembre, l'an MCCCLVI.

 

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Published by poudouvre
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