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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 19:05

 

Un hôpital fut fondé aux environs de l'Hermitage situé aux abords de la chapelle de Saint Malo des Bois, en 1516, il existait encore et était taxé 20 sols et fut annexé à la ditte chapelle : «Capellania hospitalis de Bron, quam obtinuit Jöhes Jöhïs Rocherel et modo R Ferron... Nobis constitit légitime quod omnes et singuli fructus istius capelaniae non valent decem libras». «Capellania hospitalis de Bron quam obtinet Oliverius Boniver ; ista est infra, in fame pagine; quam obtinet Guillet- mus de la "Woedre, et est quasi nullius valoris. Capellania quam obtinuit Johannes Rocherei, presbiter»

Étrange ces cinq personnes inhumées le même jour 13 septembre 1582 sans autre précision du desservant missire Mégret : Gilles Daguenel, Gilles Bellanger, Pierre Ferret, Gilles Thomas et Janne Cillard

 Après les fêtes de la Pâques 1606, les morts sont très nombreux, la liste s'allonge au fil des pages : certains seront inhumés dans le cimetière les autres à la chapelle de la Madeleine² : Régnault Ratier² le 2 mars; Janne Rondel le 2 avril; Jullien Renouvel ² le 11 avril; Guillaume Robert le 11 avril; Jan Frouget ² le 12 avril; Roberde Hochet ² 14 avril; Ollivier Bougault Léa Bougault et Marguerite Picault furent inhumés tous en leur mesme fosse au cymetiere de Broon le 1er mai; Pierre Mégret ² le 2 mai; Jan Billy le 5 mai; Georges Desnos ² le 8 mai; Roberde Bignon le 10 mai; Mathurine Trémal le 11 mai; Janne Gaultier le 12 mai; Janne Sébille et Guillemette Daguenel le 14 mai...En 1624 et en 1637, la peste revient à Broons, ainsi durant l'été 1637 on y relève 33 victimes. Voici ce que l'on peut lire sous la plume de missire Dubouays :

«Ensuivent les noms de ceux qui sont morts de la contagion aud(it) an 1637

 

-Jacques Allot fut Ensepulturé dans le Ceimetière de Broon le huit(iesme) jour de Juin Mil Six Cent Trante Sept et fut Confessé par dom Jean Dubois curé

-Michelle Buglet fut Ensepulturée dans le Ceimetière de l'église de Broon le dix(ies)me jour du(d)ict moys de Juin Mil Six Cent Trante Sept et fut Confessée par Missire Gilles Oreal

-Guillemette le Dillac fut aussi Enterrée au(d)yt Cemetière de Broon le v(ingt) (de)uzie(s)me du(d)yt moys de Juin Mil Six Cent Trante Sept Confessée par Mi(ssir)e Jean Mégret

-Julienne Janet fut Ensepulturée dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret ce vingt cinq(uies)me du(d)ict moys Mil Six Cent Trante Sept

-Eon Jamet fut Enterré au Cemetière de Broon ce vingt six(ies)me jo(ur) de Juin Mil Six Cent Trante et Sept et Confessée par led(ict) dom Jean Mégret

-Cyprien Sebille a esté Enterré au Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret ce vingt neuf(ies)me du(d)ict moys de Juin Mil Six Cent Trante Sept

 

-le corps de Mathurin Buglet fut Enterré dans le Cemetière ce huict(ies)me Juillet Mil Six Cent Trante et Sept et fut Confessée par Mi(ssir)e Gilles Bouvier

-Guille Bouhours a esté Enterré au(dic)t Cemetière et fut Confessée par dom Briand les Jo(ur) et an que devant

-la Sépulture du corps de Maistre Gilles Sebille fut faicte dans le(d)y(t) Cemetière de Broon le dix(esme)me jour du(d)y(t) Juillet au(d)ic(t) an Mil Six Cent Trante Sept et luy donna l' absolution le(d)y(t) dom Jean Mégret

-Jean Bazil Normand fut Enterré dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Gilles Oreal le douziesme jour du(d)ic(t) Moys et an Mil Six Cent Trante Sept

 

-Le(d)y(t) jo(u)r douziesme de Juillet Mil Six Cent Trante Sept fut faicte le sépulture du Corps de Guillemette Quinel dans le Cemetière du(d)ic(t) Broon et Confessée par dom Yves Briand

-Françoys Bouvier fut Ensepulturé dans le(d)ic(t) Cemetière et fut Confessée par le(d)ic(t) Jean Mégret le saiz(ies)me de Juillet au(dict) q(ue) devant an

-Jacquemine Santier fut Enterrée au Cemetière du(d)ic(t) Broon le vingt(ies)me de Juillet Mil Six Cent Trante Sept au(dict) an et fut Confessée par dom Gilles Oreal

-Le Vingt Uni(es) me du(d)ic(t) Moys de Juillet Mil Six Cent Trante Sept furent ensepulturez les corps de Perronnelle Rouxel et de Jeanne Quinel dans le Cemetière de Broon et fut la(d)ic(te) Rouxel Confessée par dom Jean Duboys et la(d)ic(te) Jeanne Quinel par dom Yves Briand

-Perronnelle Girouard fut Ensepulturée dans le(d)ic(t) Cemetière et fut Confessée par dom Gilles Oreal le 24 me du(d)ic(t) Moys & an

-Le Corps d'Ollive Henry fut Enterré dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret le Vingt six(ies)me du(d)ic(t) Moys de Juillet Mil Six Cent Trante Sept

-Jean Girebert fut Ensepulturé dans le Cemetière de Broon le Vingt sept(ies)me de Juillet 1637 et fut Confessée par dom Jean Mégret

-Julienne Tanet fut Enterrée dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Duboysl le Vingt sept(ies)me jo(ur) du(d)ic(t) Moys de Juillet Mil Six Cent Trante Sept

-Julienne Rahen Enterrée au(d)ic(t) Cemetière et Confessée par dom Mégret le 30 me du(d)ic(t) Moys de Juillet 1637

-Jeanne Huquet au(d)ic(t) Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret le premier jo(ur) d'aoust au(d)ic(t) an Mil Six Cent Trante Sept

-Guillemette Bechart fut Ensepulturé au(d)ic(t) Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Gilles Oreal ce segond jo(ur) du(d)ic(t) Moys daoust Mil Six Cent Trante Sept

-Perronnelle Dudoüet a esté Ensepulturée au(d)ic(t) Cemetière de Broon et luy donna l'absolution Mi(ssir)e Gilles Bouvier ce cinq(uies)me jour du(d)ic(t) Moys d'aoust Mil Six Cent Trante Sept

-la Sépulture du corps de dom Yves Briand fut faicte dans le recroy de l'église du(d)ic(t) Broon et fut led(ict) Briand Entandu en la Confession par dom Gilles Oreal le six(ies)me dudict) Moys daoust Mil Six Cent Trante Sept

-Le corps de Guillle Duboys fut enterré dans le Cemetière de Broon le six(ies)me du Moys d'aoust Mil Six Cent Trante Sept Confessé par G. Bouvier

-Guillemette Daguenel fut enterrée dans l'Eglise de Broon le neuf(vies)me d'aoust Mil Six Cent Trante et Sept Confessée par dom Mathurin Henry

-Les (dicts) J(our) et M(oys) Et an furent Ensépulturés les corps de Guillle Delourme Et Jean Dugué Confessez par dom Estienne Lebret

-Magdalaine Richart fut Ensépulturée dans l'Eglise dus(dict) Broon le dixi(es)me dus(dict) Moys d'aoust 1637 et fut Confessée par dom Jean Megret

-Le Corps de Jean Audugeon fut Enterré dans le Cemetière de Broon le douzi(es)me jo(u)r d'aoust aus(dict) an Confessé par dom Jean Megret

-Marye Lechevestrier fut Enterré dans le Cemetière de Broon le quatorzi(es)me jo(u)r d'aoust Mil Six Cent Trante et Sept et la Confessa dom Estienne Lebret

-Le Corps de Perrine Besnart fut Enterré au Cemetière de Broon le quinz(ies)me jo(u)r du Moys d'aoust aus(dict) an Mil Six Cent Trante et Sept Confessée par dom Gilles Oréal

-Le Corps de Guillle Renouvel fut Enterré dans les(dict) Cemetière le 16.eme jo(u)r du Moys d'aoust Mil Six Cent Trante & Sept Confessé par Lebret

-La sépulture du Corps de Françoys Touzé fut faicte dans le Cimetière dus(dict) Broon le dix sept(ties)me jo(u)r d'aoust Mil Six Cent Trante et Sept Confessée par dom Pierre Trillart

Un parcellaire situé au environs de L'Hermitage porte ce curieux nom évoquant une épidémie : le Charnier.

 De nouveau au cours des mois d'août et septembre 1656, une épidémie ravagea Broons, et il y eut de nombreuses victimes : Jan Martin inhumé le 9 août; Damoiselle Françoise Chevré inhumée le 19 août; Guillaume Berthelot inhumé le 20 août; Mathurine Pinsart inhumée le 21 août; Jan Payoulx inhumé le 22 août; Mathurine Poyrier inhumée le 30 août; Madelaine Retif inhumée le 1er septembre; Perrine Jamet inhumée le 6 septembre; Maitre Guillaume Quignaut inhumé le 7 septembre; Marguerite Jamet & un enfant à Ollive Douard inhumés le 18 septembre ; Jacques Durant inhumé le 18 septembre. Un acte émanant du registre de l'année 1670 : «Jan Loëssart a esté enterré dans l'église de Broons, mort sans confession à cause de la briquette*, de sa maladie, le vingt et septiesme de feuvrier mil sept centz septante». Signature : J. Legault. En 1673, Daniel d'Espinay est donné chirurgien de sa vocation, demeurant Broons puis en 1706 maistre Pierre Dodeman est dit chirurgien. Maitre Louis Morice chirurgien à Broons décèdé en 1731. Maître Henry Pinsart est chirurgien juré à Broons en 1763, Maitre Gabriel Macé chirurgien à Broons, décédé en 1766. Puis advient dans la seconde partie du XVIIIème siècle une nouvelle épidémie. A la fin du printemps 1757 : 8 enfants âgés de quelques mois périrent, mais c'est deux ans plus tard à la fin de l'été 1759 qu'une épidémie infantile allait de nouveau sévir, on comptera 25 petites victimes parfois jusqu'à trois par jour du 13 aout au 9 septembre. Le 12 novembre 1774, les chirurgiens font l'autopsie d'un cadavre à la porte de l'église paroissiale dudit Broons, après quoi le cadavre sera inhumé. En 1779 & 1782, de nouvelles épidémies vont toucher Broons, cette épidémie avait dans un premier temps rayonné autour de Plénée. Ici c’est le chirurgien Jagu qui va soigner les habitants de Broons. Des mesures d’hygiène seront prises comme ici à Broons, et pour lutter contre les odeurs nauséabondes qui émanent du cimetière alors situé autour de l'église, les autorités en place décident en 1792 de son transfert à son emplacement actuel : la chapelle de la Madeleine.

la briquette c'est la maladie du mouton.

Actuel cimetière

Ce litre provient du Fief aux Escoliers


Au cours des mois d'août, septembre, octobre et novembre 1786, tandis qu'une épidémie frappait de nouveau Broons, François-Jean Mahé (ci dessous), alors chirurgien en place auscultait ses patients; il devait devenir maire de Broons de 1803 à 1808.

 En l'an XII (1804) 105 personnes moururent à Broons suite d'une épidémie, probablement de Choléra, soit une personne sur 17, la localité comptait alors 1.836 âmes. Voici quelques unes de ces victimes : 31.01.1804-Jacques Bourgogne 75 ans Cambel. 28.01.1804-Jean Regnier 55 ans. 05.02.1804-Jeanne Gauvin 5 mois. 05.02.1804-Guillaume Levacher 78 ans. 05.02.1804-Jeanne Poyrier 33 ans Ville es Richard. 07.02.1804-Marie Leray 22 ans Biterne. 10.02.1804-Mathurine Lemoine 46 ans Chênaie. 10.02.1804-Jeanne Morel 15 mois. 16.02.1804-Mathurine Donne 70 ans la Passelière. 18.02.1804 -Marie Réhault, 7 ans Ville Etienne. 18.02.1804-Jeanne Haguet, 50 ans Nivorée. 19.02.1804-François Frouget 70 ans Brangalo. 19.02.1804-Antoine Moutier 56 ans Ville es Richard. 19.02.1804- une mendiante originaire de Guéméné département du Morbihan, 13 ou 14 ans à la geôle de cette commune. 21.02.1804-Jullien Geffray 73 ans L'Hermitage. 01.03.1804- une mendiante originaire de Medréac 12 ou 13 ans à la geôle 05.1804. 04.03.1804-Louise Renouvel 9 ans Ville es Richard. 04.03.1804-Joseph Gillouard 4 semaines Penhouët. 06.03.1804-Philippe Bouvier Cambel. 06.03.1804-Rose Lebranchu 6 ans Lohéac. 07.03.1804- Guillaume Mayence du Morbihan 66 ans Ville Bougault. 17.03.1804-Pierre Deleume 55 ans. 18.03.1804-Joseph Fournier 14 ans Enaudier. 18.03.1804-Michelle Salmon 74 ans. 24.03.1804-Mathurin Rouvrais 62 ans Quember (Cambel). 07.04.1804-François Bourdais 59 ans. 14.04.1804-Perrine Cormaux 58 ans Chante Merle. 20.04.1804-Pierre Letort 42 ans. 20.04.1804-Perrine Ratier 26 ans Launay Chapelier. 28.04.1804-Jeanne Regnier 47 ans. 30.04.1804-Perrine Renault 30 ans Ville es Douillets. 02.05.1804-Anne Miriel 19 ans. 11.05.1804-Françoise Gaultier 10 mois Camber (Cambel). 14.05.1804-Marc Arcelin 49 ans moulin de Broons 16.05.1804-Julien Guillaume Regnier 12 jours. 20.05.1804-Marie Lemarchand 28 ans. 22.05.1804-Margueritte Forgeart 7 ans

 

Les années qui suivirent touchèrent particulièrement la population

 

-1807 : 75 décès -1808 : 68 décès -1809 : 70 décès -1810 : 67 décès

 

 En 1830, une épidémie de fièvre putride ayant éclaté, les sœurs montrèrent beaucoup de courage. Une mortalité infantile particulièrement élevée toucha Broons ***

 

***Parmi les victimes Jean Louis Yves Miriel âgé de 2 ans, fils de Yves Miriel, maire de Broons, décédé le 15 février, Eugène Auguste Joseph Meltet âgé de 4 jours, fils de Auguste Sévère Meltet, officier de santé, décédé le 15 août.

 

Pourtant Broons était après Dinan, la commune de l'arrondissement où depuis quelques années l'on  vu le plus grand nombres de personnes autorisées à exercer la médecine. Louis François Bigeon poursuit dans son ouvrage Médecine Physiologique publié en 1845: « par sa situation, cette ville champêtre, dont le sol fertile n'est point marécageux, ne paraît pas devoir être plus insalubre que les autres campagnes».

 

Ci dessous  au cimetière de Boons : vous passants qui passez priez pour les trépassés 1663. On voit aussi ce litre provenant de la Ville Morel..

 

Chirurgiens à Broons

Quand l'épidémie de 1637 toucha la paroisse, c'est Ollivier Fontaine qui était alors maître chirurgien de Broons, Mre Françoys Gaudin est cité chirurgien en 1668. Au village de la Moüssardrie en 1684 demeurait Mre Mathieu Le Duc, chirurgien de sa vocation, Maistre Charles de Mézanger est chirurgien à Broons en 1688. Jean Baptiste Gauvain originaire de la Chapelle Blanche est donné Chirurgien juré lorsqu'il se marie le 26 mai 1757 avec Rose Tournatory, Maitre Louis Rabouenel, sieur du Bourg chirurgien, cité en 1760. Maître Gabriel Raine Marqué est chirurgien en exercice à Broons quand il épouse en 1764 Jeanne Bellanger. Maistre Henry Pinsart, chirurgien mprt à la mestayrie Neuve en 1771, Jean Jéfu est chirurgien à Broons en 1779. Deux officiers de santé quittèrent Broons avant 1811, seul un chirurgien restait en place pendant de longues années. Un legs de 500 Francs fut fait au Conseil de Fabrique de Broons le 2 novembre 1814 par me Sr Phénice. Il était certainement destiné à couvrir les frais médicaux des plus démunis. Auguste Sévère Meltet, officier de santé publique cité en 1830, Eugène Legault, habitant la Grand Rue en 1856 est donné chirurgien idem Guillaume Rault

 

Broons a vu naître quelques chirurgiens et médecins, d'autres y ont vécus :

 

-Louis Laguitton, naquit le 29 février 1644 à Sévignac de honorable homme Gilles et honorable femme Catherine Dolbel, originaires semble-t-il du Calvados *. Louis Laguitton, sieur de la Ramée, devint maître chirurgien à Broons. «Le corps de M.tre Loüys Laguitton sexagénaire fut enterré dans l'église de Broon en présence de Mre Michel Laguitton, clerc, son fils, Jan Gauvain, h(ono)rable Daniel de Saint Jean, et plusieurs autres le quinziesme mars mil sept cent onze.» Signé -Julien Frain Recteur de Broon.

 

-Guillaume Bouvier, né à Broons de l'union de Julien & Thomasse Pillai, fut reçu chirurgien en 1789 exerçait à Broons. Il s'éteignit le 12 prairial an XII- 13 juin 1804, âgé de 43 ans.

 

-Jean Joseph Yves Louis Miriel, né en la ville de Broons le 7 mars 1779 de l'union du sieur Yves Miriel et de demoiselle Louise Jegu, il mourut à Brest en 1822. Il servit d'abord dans la marine

 

-Guillaume Rault-Maisonneuve né vers 1791, il exerce à Broons. Fils de François et Eulalie Lemazurier, époux de Joséphine Louise Lehurey, il mourut âgé de 73 ans le 23 juin 1864

 

-Armand Jules Gabriel Faisnel, né à Broons le 9 août 1850 devenu docteur en médecine le 24 mai 1880 «contributions à l'étude de la colique saturnine». Armand Jules Gabriel Faisnel est alors étudiant en médecine quand il est cité pour délit : ivresse sur la voie publique et tapage nocturne. Condamnation : 14 F d'amende le 19 mars 1874. Il est mentionné dans ce manuscrit de Jacques Léonard «Papiers scientifiques de Jacques Léonard

 

-Louis Joseph Bagot, naquit le 22 décembre 1861 à Broons et y vécut quelques temps, son père Jean Baptiste Louis Marie Bagot y était receveur des contributions indirectes, Louis Joseph Bagot épousa Jeanne Trézéguet originaire de Saint Pol de Léon. C'est lui qui est à l'origine du centre de thalassothérapie de Roscoff. Son frère Arthur Bagot né à Broons en août 1864 vécut à Paimpol où il fut écrivain et poète.

 

 

Louis Joseph Bagot

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:28

 

 

 

 

La famille de la Motte disposait ici à Trémeur d'une seigneurie composée d'une défense castrale. Si l'on s'en réfère aux armoiries de cette famille il il semble qu'il s'agissait d'une des branches cadettes de la famille de Broon. Alain de la Motte, Jean de la Motte, Thiebault de la Motte sont mentionnés parmi les hommes d'armes de la compagnie de du-Guesclin en 1370. Guillaume de La Motte, fils d'Alain épousa Isabeau du Chastelier. Capitaine de de Saint Malo, il fut de ceux, avec son père qui suivirent Arthur de Richemont frère du duc Jean V, dans sa lutte contre les Anglais, mais ce 7 mars 1425, ils furent tués lors du siège de Saint James de Beuvron. Son fils Guillaume II de La Motte est seigneur de la Gueurine, il figure également dans les montres nobiliaires pour la paroisse de Trémeur en 1472. Jean de La Motte fils du précédent contracta une première alliance avec Jeanne Rebour dont était issue Laurent de la Motte seigneur de la Gueurine, vivant en 1515 et auteur de la branche du Menu-Bois. La famille Visdelou était possesseur de la Gueurine en 1696 -voir la Ruaie. En 1731, Jacques René Le Saige, chevalier de la Ville-ès-Brunes originaire de St Suliac épousa Marie Jeanne de La Motte. Ils eurent huit enfants dont Pierre Le Saige, seigneur de la Gueurine à la veille de la Révolution, il s'exila mourut à Jersey âgé de 69 ans et fut inhumé à St Helier le 31 juillet 1801. Joseph François Xavier Pierre Jacques Le Saige et Julie Louise Caroline Le Saige épouse d'Augustin Le Mintier, sont désignés comme enfants du dépossédé et ayant seuls droit à l'indemnité en date du 25 mars 1826. La Gueurine avait été confisquée, son possesseur s'étant exilé, ensuite elle fut vendue comme bien national

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:17

 

 

 

Ci dessus la Ruais et les armoiries Bonnier & Visdelou

 

Le manoir et les maisons de la Ruaye était possédé en 1473 par Guillemette Le Provost dame du Clos, fille de Guillaume Le Prévost et de Jeanne du Fournet. En 1510 Jacques Le Champion, fils de Guillemette Le Provost hérite du lieu. En 1692 un certain Jean Bonnier et son épouse Charlotte des Noë dispose du lieu. Tout laisse penser que la terre de la Ruaye était divisée, ce qui pourrait expliquer comment dans les montres nobiliaires pour la paroisse de Trémeur, Escuyer Pierre Le Marié, est donné seigneur de la Ruaye en 1475.

Cette famille était encore présente à Trémeur au cours des XVIème & XVIIème siècle :

Le vingt huitiesme jour d'aoust an que dessus (1572) fut baptizé par nous soussignant Gilles Lemarié filz de Sieur Jacques Lemarié B(a)r(on) de Launaie et de damoiselle Françoise Rolland sa compaigne et tenus sur fon(t)s noble homme Gilles de Plumaugat Sieur de la Hais, les temoins escuier Georges de Quergu Sieur dudit lieu et damoiselle Jehanne Le Vayer dame du Menubouays. Françoyse Lemarié fille de Escuyer Jacques Lemarié de damoyselle Françoyse Rolland, S(ieur) et dame de la Ruaye fut baptizée en l'église de Tremeur par dom Ollivier Sentier et l'a tint sur fonts escuyer Françoys Rolland sieur du Noday, Jullienne Pion, Eon Jegou et Claude Lesffroys. Le treiziesme jour de novembre an que dessus (1575). Damoiselle Janne Lemarié en son vivant dame du Margaro et de Launai fut ensépulturée en ladite église le troisiesme jour d'aoust au dit an (1613) par dom Hervé Nouel. Janne Lemarié avait épousé écuyer Gilles du Margaro, sieur de la Ruais mort le 11 octobre 1626 :

 

le corps de noble homme escuyer Gilles du Margaro, Sr du Margaro fut ensépulturé en l'église de Trémeur, les Sts sacrements d'eucharistie luy baillez par dom Jan Megret recteur de Broon les Sts sacrements d'extrême onction luy confessez par moy soussignant dom Estienne Dudouet recteur dudit Tremeur..

.

Leur fils Gilles du Margaro avait lui même épousé Charlotte Ferron. -voir page consacrée à la Houssays

 

«Escuyer Gilles du Margaro, Sr de la Ruais, aagé de soixante ans ou plus après avoir dans sa dernière maladie les Saincts Sacrements de pénitence, Eucharistie, extrême onction par moy soubz signant recteur luy administrez mourut dans la communion de l'Eglise le vingt et neufiesme mil six cent soixante et neuf, le lendemain son corps fut inhumé dans l'église de Trémeur...»

 

Messire René François Visdelou, chevalier de Saint Quereuc, seigneur de la Ruais mourut à la Ruais le trentième janvier 1742 et le lendemain son corps a été inhumé dans le haut de l'église, la cérémonie faite par le prieur de Saint Georges en présence de plusieurs ecclésiastiques..

 

Dernier des enfants de René César Visdelou, sieur de Saint Quéreux & dame Marie Lanezart, messire René François Visdelou avait vu le jour à Hénon en 1676, à l'âge de 20 ans il devint possesseur des seigneuries de la Ruais et de la Gueurine en la paroisse de Trémeur et à sa mort survenue en 1742 ces terres revinrent à son frère François Hyacinthe de quatre ans son aîné. Titré chevalier, seigneur de Saint-Quereuc, ce dernier était l'époux de Jeanne Nepveu. C'est probablement lui qui fut tué à la bataille de Saint Cast en 1758. Son fils pareillement prénommé François Hyacinthe reçu les dits fiefs en Trémeur et les transmit à son fils Charles Visdelou en 1777, terres qu'il détenait encore à la veille de la Révolution.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:11

 

 

 

 

Le fondateur de cette famille seigneuriale : Alain Rolland exerçait la charge de sénéchal de Quintin en 1243, il est mentionné dans une charte de Beauport, son fils Olivier épousa Jehanne de la Motte, issue de cette famille présente en la même paroisse de Trémeur. Eon Rolland ratifia le traité de Guérandes en 1382, Jean Rolland son fils fut échanson du duc Arthur III. En 1469, Michel Rolland, arrière petit fils d'Eon, est à la tête de la seigneurie du Noday, de il épousa Jeanne Lemarié*. Leur petit fils François Rolland épousa en 1535 à Françoise de Kergu, c'est sous cette dernière que le manoir du Noday fut reconstruit, en effet sur le manteau de la cheminée, figuraient les armes de celle ci. La génération suivante nous fournit François II Rolland, seigneur du Noday et de la Normandais à Broons marié à Gilette Volance, probablement issue de la dite famille du Tertre Volance en la paroisse de «Plenest». Cinq enfants naquirent de leur union dont Pierre baptisé le 10 août 1580.

**la famille Lemarié était encore présente au début du XVIIème siècle avec une demoiselle Jeanne Lemarié demeurant aux Fontenelles, donnée dame du Margaro, «ensépulturée» au cours du mois d'août 1617 à Trémeur.Pierre, seigneur du Noday et de la Normandais se maria en 1609 avec Marie Ferron du Chesne, il ne semble guère avoir vécu au Noday, il fut toutefois inhumé en cette paroisse le 12 octobre 1645. Ecuyer Jean Rolland succéda à celui ci, il épousa successivement 1° le 26 juin 1630 Jeanne Brunet de la maison du Verger à Caulnes puis 2° Jeanne de la Fretraye. Trois enfants naquirent de la première union, neuf de la seconde, Claude étaient l'un d'entre eux. Il avait vu le jour au manoir du Noday et fut porté sur les fonts baptismaux de Trémeur le 7 février 1649. Tout comme son père il contracta deux alliances, d'abord avec Yvonne de Triac qui lui donna trois enfants, puis avec Louise de Derval de la maison de Brondineuf à Sévignac qui lui donna six enfants. Il fut inhumé le 9 novembre 1709 dans le cimetière selon sa dernière volonté proche la passée d'orient. Ecuyer Pierre Pelage Rolland, seigneur du Noday, fils de écuyer Claude et dame Yvonne de Triac vit le jour au Noday le premier octobre 1689 et fut baptisé en cette même église de Trémeur et épousa à Mauron damoiselle Marie Reine de La Haye de la Ville Davy, Ecuyer Pierre Pelage Rolland chevalier de l'ordre militaire de St Louis était major au régiment de Lannion. C'était le 20 juillet 1710. Le couple ne vécut cependant pas à Trémeur mais à Mauron d'où était originaire l'épousée, toutefois leur fils Cyrille et leur petit fils Marie Alexandre Malo étaient encore titrés comte de Noday. Au cours de la Révolution ce dernier disparaît laissant sa femme et son fils, puis réapparait en 1797. Trois autres enfants naitront suite à son retour, deux de ses fils deviendront maires de Mauron, l'un : Cyrille de 1816 à 1819 l'autre Alexandre de 1821 à 1830.

 

Jan Rolland filz Françoys Rolland, seigneur du Noday et damoiselle Gilette Volance sa femme fut baptizé en l'église de Tremmeur par dom Ollivier Santier et le tint sur fonts noble homme Jehan Volance et furent présens Guillaume Beschart seigneur de la Chaponnière et damoiselle Jehanne Visdelout dame de Quergu, le baptême le 10me de juin mil cinq cent soixante et troys.D. Santier.

 

noble homme Franç(oys) Rolland Sieur du Noday a esté ensépulturé en l'église de trémeur le vingt et neuviesme jour de septembre mil six cent dix sept et fut confessé par dom Jan Touzé

 

Le neufvieme fevrier de l'an mil six cent quatre vingt un noble et puissante dame Yvonne de Tréal en son vivant dame du Noday, le Rocher, le Motai, la Hautière et ca aagée d'environ vingt cinq ans mourut en la communion des fidelles et le lendemain dixieme du mesme mois, son corps fut inhumé dns l'église paroissiale de Trémeur, les funérailles faictes par le Sr prieur de Pleguien et y assistèrent noble homme Jacques Le Sieur, Sr de la Valée, et noble homme Guy Capet et plusieurs autres

 

Dame Louise Marie de Derval, dame douairière du Noday sexagénaire mourut dans la communion des fidèles le 7e aoust 1716 et fut inhumée le 8e devant le Rosaire, sa sépulture fut faite par moy soussignant en présence de Messire Louis Pelage Rolland, chevalier seigneur du Noday, de l'ordre militaire de St Louis...

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 16:51

 

Attentat de la rue Saint Nicaise :

 

un Lanrelasien et un Sévignacais compromis

 

 

 

L'apothéose de la résistance royaliste se prépare sous l'égide d'un réseau conduit par Cadoudal et quelques uns de ses fidèles lieutenants. Parmi eux l'enfant du pays : Pierre Robinault de Saint Régent et ses complices: Joseph Picot de Limoëlan, fils du seigneur dudit lieu à Sévignac et un certain Carbon. Leur but renverser le régime. Ils préparèrent l'attentat qui eut lieu rue Saint Nicaise à Paris ce 24 décembre 1800. Le trajet qu'empruntait le cortège consulaire pour se rendre à l'opéra fut visé. Un cheval est attelé, et à même la charrette dans des tonneaux la poudre qui explosera le moment venu. L'attelage est confié à une jeune fille qui se voir remettre une récompense. Et une détonation ! Beaucoup de morts et de blessés mais Bonaparte s'en sort indemne. La police de Fouché va mener son enquête et bientôt deux des complices seront arrêtés : St Régent & Carbon. Limoëlan parviendra à se réfugier en Bretagne, puis à quitter clandestinement la France pour les Etats d'Amérique où il rentrera dans les Ordres.

 

Qui était Robinault de Saint Régent ?

(voir histoire de Lanrelas, page n° 15

 

 

Pierre Robinault de Saint-Régent, dit Pierrot, en raison de sa petite taille, était un officier chouan., son nom peut également être orthographié Robinaud ou Saint-Régent. Commandant de la Légion de La Trinité-Porhoët, royaliste acharné, il ne signa jamais de traité de paix. Il est surtout connu pour son rôle lors de l'Attentat de la rue Saint-Nicaise. Petit homme à l'air chétif, au long nez et aux yeux bleus, il était issu de parents pauvres et de petite noblesse, et avait été, dès sa naissance pour ainsi dire voué au métier des armes. Il rentra en effet peu avant la Révolution dans l'artillerie de la marine. C'est là que les évènements se bousculèrent. Émigré dans un premier temps, il revint et organisa des bandes de résistance à la république; en 1794 il signa "la Proclamation aux Français" lancée par de Puisaye. En juillet 1795 il conduisait sous l'uniforme anglais un détachement de l'armée rouge. Il combattit à Quiberon, Josselin, La Trinité Porhoët, et autour de la forêt de la Noue. En 1798 il rejoignit Cadoudal en Angleterre et fut nommé Lieutenant Colonel. Le 15 mars 1799 il remit à ses troupes de l'argent puis avec se livra avec elles aux pillages. Ils dévalisèrent ainsi des diligences aux environs de Plélan le Grand. Il habitait souvent une cabane aux milieux des brousses et aimait se déguiser en meunier. Il déchira rageusement en décembre 1799 le billet d'amnistie que le premier Consul Bonaparte avait promis à tous ceux de l'Ouest qui déposeraient les armes dans les dix jours. Il préférait demeurer en son château vert comme il désignait sa cachette, là avec ses troupes, mais pour lui l'objectif était de continuer le combat contre ce gouvernement. Le chevalier Pierrot ainsi qu'on le nommait se brouilla avec son jeune capitaine, le désarma et le pria de quitter le groupe. Peu après le jeune capitaine était arrêté. Lui même trahi par les siens avait failli être surpris dans sa cachette par un Suisse. Peu après ce sera le rencontre avec cet autre gentilhomme quand à lui originaire de Limoëlan à Sévignac et ce projet fou, démesuré : tuer le Premier Consul Bonaparte.  

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 16:03

 

 

 

La famille du Margaro était ainsi que nous l'avons vu à l'article de Rouillac originaire dudit lieu et comptait pour aïeul Jamet du Margaro sénéchal de Jugon en 1370. Guillaume du Margaro, seigneur de Couëtcouvran en Yvignac est cité en 1475 pour la paroisse de Plénée où il disposait du fief de Langouhèdre, son petit fils Olivier du Margaro avait épousé Thomasse de Tréal de la maison du Plessix Gautron en Sévignac. Olivier du Margaro est cité en 1513 comme noble de la paroisse de Plénée, en 1536 c'est son fils Claude du Margaro. Gilles fils de Claude du Margaro épousa Jeanne Lemarié de Trémeur, ledit Gilles du Margaro semble avoir hérité de la seigneurie de la Ruais en Trémeur par sa tante Jeanne du Margaro épouse de Julien Teton sieur de la Ruays -voir ce lieu. De l'union d'écuyer Gilles et damoiselle Jeanne Lemarié naquit écuyer Gilles du Margaro, il fut déclara noble de toute ancienneté le premier mars 1669 mais n'eut guère loisir d'avoir passé avec succès cette réforme car il s'éteignit le 29 mars :

Escuyer Gille du Margaro Sr de la Ruais aagé de soixante ans ou plus apprès avoir reçu en sa dernière maladie les Saincts Sacrements de pénitence, Eucharistie, Extrême onction par moy soubz signant recteur luy ai administrez , Mourut en la communion de l'église le vingt et neuviesme jour de mars Mil Six Cent soixante et neuf, le lendemain son corps fut inhumé en l'église de Trémeur, nous soubz signant recteur faisant office et estoit présent aux obsèques, les prêtres soubz signants. Signature François Cornillet.

Louis du Margaro, fils de Gilles et Charlotte Ferron contracta une première alliance à Trémeur le 30 juillet 1652 avec Jeanne Pirois mais cette dernière s'éteignit trois ans plus tard. Le 22 septembre 1657 il se remaria avec Jacquemine Geffros. De la première union naquit en 1654 une fille prénommée Jeanne, de la seconde union naquirent trois fils : Jacques en 1658, Jean en 1659 et Pierre en 1661. C'est par ce dernier que la filiation s'est poursuivie. Le trois mars 1685 écuyer Pierre du Margaro épousa Gilette Petit fille de Gilles et de Gilette Louessard, sept enfants au moins naquirent de cette union, parmi ceux ci : Louis Paul du Margaro marié à Anne Robert. Pierre René fils aîné de écuyer Louis Paul du Margaro & dame Anne Robert se maria pour sa part avec la veuve du sieur Louis Paul Lecorgne : Louise Marguerite de La Motte, fille d'écuyer René de La Motte, sgr des Portes et dame Louise Halna. Louise de La Motte devait s'éteindre à la Fontaine Glé en 1759

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 15:24

 

Moulins, pêcherie, tannerie, minoterie et lavoir

 

En 1295, le duc de Bretagne consent à ce que le prieuré de Jugon ait un moulin à fouler sur le ruisseau de Jugon : «A tous ceux qui ces presentes lettres verront et oyront, Jehan duc de Bretaigne, comte de Richemont, salut en notre Seigneur. Saichent tous que comme entre nous, d'une partye, et religieux et hommes et honeste frere Robert par la grace de nostre abbé de Meremoustiers de Tours et de couvent d'iceluy et le priour de leur prieuré de Jugon de la dioceze de Sainct Brieuc, de lautre et dissention fust esmeu sur ce que ledit priour de Jugon, moulins en une riviere ou en amne qui en ielles partyes de Jugon publiquement et communement est appellee Jugon, vouloit reedifier, et disoit ledit priour que es luy appartenoit de son droit, et que anciennement ses predecesseurs en ladite amne ou riviere ou il vouloit edifier avoyent edifie moulins, et nous disions encontre que le priour desudit ne pouvoit ni ne devoit reedifier lesdits moulins par plus fortes raisons que nous mettions en advant. A la parlin, anprez moult de discord eu sur les choses susdites dont et lesdits abbe et couvent ou le priour dessus dit pourrons edifier et faire un moulin a draps, o deux pilles o quatre matz a fouller draps, en ladite riviere qui est appellee Jugon, sans plus et sans ce que eux puissent jamais aultres moulins faire ne a draps ce nestoit de nostre volonte ou de nos successeurs tenant toutefois ledit moulin, tant seullement en estat o deux o quatre matz ce il leur plaist et sauf a eux leur moulin a bled avoir et tenir en ce lieu et en la riviere ou il est assis et en lestat ou ilz lont tenu jusques a ores. Et fut accorde de nostre partye que sil advenoit par aucun cas daventure, ou par nous ou par nos successeurs ou par nos alliez, le cours de ladite amne estre detourne ou change ou empesche parquoy ledit moulin ne peost fouller ou faire son debvoir, ledit abbe ou couvent et leur priour de Jugon dessus dit leurdit moulin fouleur pourront transporter ettttttt mettre en la maniere dessusdite o une pille quatre matz sans plus et sans ce que eux y puissent aultre moulin edifier par et ou il adviendroit ladite amne courre en la terre. En tesmoing de cette chose nous mismes nostre sceau en ces presentes lettres. Donne ou mois de may en lan de grace mil deux centz quatre vingt et quinze ans

  

En 1545, le Parlement ordonna au Sieur Villebauchef, d'abattre son Moulin sur la rivière passant les étangs de Jugon, faute de faire apparoitre les titres de son établissement. Ci dessous le chemin du bout de la ville conduisant au moulin du prieuré.

 

Quelques meuniers

 

-Thomas Carogé, meunier au moulin à fouler de la ville de Jugon en 1638

-Toussaint Caroger «mounier au Grand moulin de Jugon» en 1669

-Alain Briens, fermier au Moulin des Prieurs en 1751 puis meunier aux Grands Moulins, en 1756

-François Robert, meunier aux grands moulins en 1757

-Jean Rault meunier aux grands moulins en 1765

-Jacques Briens, meunier au grand moulin en 1772

  

 Ci dessous le grand moulin, actuelle Maison de la pêche, et son bief.



 

 

Au cours du XIVème siècle, un voyageur nommé Tristan de passage à Jugon évoque les murs de Jugon, l'une des plus fortes places de Bretagne et une famille de pêcheurs très ancienne. Le patriarche ne manqua pas d'évoquer la présence romaine qui aménagea la première défense du lieu, la fondation de 1109 et les épidémies de pestes qui ravagèrent la Bretagne au cours des VI & VIIème siècle et qu'on appelait en breton gnal vellen ou peste jaune.

 

Extraits relevés par Arthur de la Borderie  -(recueils d'actes inédits des Ducs et Princes de Bretagne)

-sous Jean II 1239-1305 :

 

Johanni Rollandi pro dampnis que habuit in firma molent de Jugon, 25 l.

 

...à Margarite la degrepie Pierre Bullon, pour le retour d'aucuns draps depeciés ès moulins de Jugon par négligence des sergenz le Duc, 100 s.

 

A Geoffroy Robiou et à sa fame pour retour de la pescherie de Jugon qui fut retraite de leur ferme par 2 anz 12 l.

 

A la fin du XIVème siècle, les receveurs de Jugon refusèrent de payer les 8 mines de froment qu'ils devaient sur les moulins de Jugon. Somme que percevaient les prieurs de Jugon sur leur moulin dit moulin Raffrey. Les ducs de Bretagne qui se plaisaient à Jugon en raison de leur beau château demandèrent à l'abbé et aux Religieux de Saint Jagu ce moulin, ce qui leur fut aordé moyennant une rente annuelle de 8 mines froment sur les moulins.

 

En 1384, les fermiers ayant des difficultés à payer cette rante à l'abbaye de Saint Jacut, ces derniers se plaignirent auprès du duc de Bretagne qui expédia la charte suivante :

«Jean, duc de Bretagne, à noz Repceveurs de Jugon, présents et advenir, salut, Religieux hommes, l'Abbé et Convent de Sainct Jagu de l'Isle, de l'Ordre de Saint Benoît, nous on donné à entendre que jaczoit ce qu'ilz aient accoustume avoir et prendre 8 mines de froment sur les revenus de noz moullins du lieu de Jugon à chacune feste de la Pentecoste, et que lesdictes huict mynes de froment ilz avoient eu d'un de noz prédecesseurs, en retour et compensation de ce que laditte abbaye souloit avoir un moulin nommé le moullin de Raffrey, jadis assis au bourg neuf dudit Jugon, et qu'ils en ont été en saisine et possession depuis le temps de ladite récompensation, jusques naguère que aucunz de noz récepveurs dudit lieu ont esté en deffault de leur en faire solution et payement, et nous on supplié que leur voulussions sur ce pouvoir de notre remède conenable, en les fesant jouir de ladite rente selon le contenu de leurs lettres; lesquelles pour nous informer de la vérité de leur donné à entendre, nous ont exibé en nostre conseil et par icelles nous avons trouvé les dictes huict mynes de froment leur estre dues annuellement audit terme sur nosdits moulins, à la mesure dudit lieu de Jugon, pour le retour et récompensation des susdites. Si vous mandons et commandons et à chascun de vous en son temps que des dictes huict mynes de froment faictes auxdits Religieux solution et payement plenement parr chacun an, comme dessus est dit, sans reffuz ou contradiction quelconque et rapportant ceste présente ou copie d'elles avec quictance d'eulx. Ce vous vauldra garant e deschage a chascun de vous quant mestier en aurez donné. En nostre Chastel de l'Ermine les derniers jours de Mars l'an mil trois centz quatre vingtz quatorze. Et ce voullons sauf en toutes choses réservez nos droits d'héritages, souverainetez et noblesse. Donné comme dessus, ainsi signé par le Duc, Thalastie. Par le Duc en son Conseil, présents, nous Guillaume Ederet et autres, et scelé

(d'après travaux éffectués par l'abbé Lemasson et publiés par la Société d'Emulation des Côts du Nord en 1912 : Histoire du royal monastère de St Jacut de l'Isle de la Mer depuis sa fondation à l'an 1649)

 

 

 

 

Outre ses lavoirs, la ville disposait aussi de tanneries connues dès le moyen âge, même si la ville perdit sa défense, Jugon conserva ces tanneries aussi désignées pelliceries alors très renommées. Dans les actes paroissiaux on évoque Jan Jegu tanneur en 1669, Jan Marcheix tanneur rue de Poudouvre en 1672, Olivier Martin marchand tanneur en 1815, Jean Marie Martin tanneur en 1815, Laurent Leffroy & Julien Boutrais marchands de cuir en 1670: Laurent Leffroy marchand de cuir & cordonnier rue St Etienne en 1671. La rue de la Triballe rappelle le temps où les tanneurs exerçaient cette activité. Sans nul doute que les riverains étaient incommodés par les odeurs nauséabondes qui émanaient de l'endroit. Dans la rue des Grands Moulins, subsiste une ancienne tannerie.

 -Jan Pehuet, «mousnier de sa vocation du bout de la ville lez Jugon» en 1671

-René Campan meunier au Moulin du Prieur en 1743

-Guillaume Campan, meunier au Moulin du Prieur en 1750

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 15:16

 

L'adjudication de la sénéchaussée de Jugon

 

Sous le roi François Ier, des lettres accordèrent au sieur de Montbourcher du Plessix Bordage, la jouissance pendant 5 ans, du revenu de la terre et dépendance et seigneurie de Jugon, qu'il prendra des mains du receveur dudit lieu suivant la mainlevée qui lui en fut expédiée «Mr du Plessis Bordage en jouit par don du roy» . Le 10 avril 1698 les domaine de Jugon et de Lannion furent adjugés par les Commissaires Généraux du Conseil à Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, pour la somme de 150. 000livres. ...Ledit domaine de Jugon consistant dans les Greffes civile et criminel, insinuations et affirmations de voyages de la justice dudit Jugon; plus au Pré au Duc, droits de coutume, halles-chef, rentes anciennes et autres tant en grain et autres espèces qu'en argent, soit afféagementttt sur les moulins, qu'autrement, la taille de Jugon terres labourables et autres, et les droits de chamblenage, lods et ventes, échanges et contre échanges, rachapts, sous rapchats tousits doiseigneuriaux féodaux dauxaux appartenans au Roi à cause dudit domaine, droits de bâtardise, deshérence, amandes et confiscations suivant la coûtume, présentations aux Bénéfices, Cures des paroisses dépendant dudit domaine , et autres droits casuels, seigneuriaux et honorifiques, même avec le droit de retrait féodal dans les dits domaines de Lannion et Jugon suivant la Déclaration du 19 juillet 1695....

Toutefois les nouveaux possesseurs du domaine ne disposaient pas à Jugon du droit de haute justice, Jugon dépendant du domaine royal. Le seul droit dont disposait le possesseur était de nommer et de présenter des candidats aux offices de justice. Le roi accorde les charges. Ainsi en 1616 c'est au procureur du roi en poste à Jugon que le parlement de Bretagne s'adressa afin d'ordonner la démolition du château. Afin de lutter contre les fraudes qui sévissent, un inspecteur envoie le 13 mai 1709 un de ses archers en habits déguisés en matelot se poster à Jugon, bourg situé à environ 10 lieues de St Malo où on assure que passent ces fraudes, pour ne paraître à Dinan. Mais un Malouin ayant reconnu l'intrus, s'en fut alerter les fraudeurs des environs. Ceux ci font des détours des détours qui allongent leur chemin de plus de 20 lieues et ne marchent que la nuit par ces petits chemins détournés en sorte qu'il faudrait un régiment de gens pour pouvoir les surprendre. En 1764, Jugon est une ville avec maîtrise des eaux et forêts de Bretagne, &, ressortant du diocèse et recette de Saint Brieux, parlement et intendance de Rennes. On n'y compte point de feux, mais seulement 100 maisons ou environ. Cette petite ville est située sur la rivière d'Arguenon, à 6 lieues & quart au Sud Est de Saint Brieux. Elle fait partie du duché de Penthièvre, depuis l'acquisition qu'en fit le comte de Toulouse. Le pays des environs abonde en bled, en lins, en chanvre. Jugon ou St Malo de Jugon, ville exempte avec une sénéchaussée, au diocèse de St Brieux en Bretagne. Le comte de Toulouse évoqué n'était autre que le bâtard de Louis XIV et de sa maitresse la marquise de Montespan : Louis Alexandre de Bourbon 1681-1737. C'est en 1697 qu'il fut nommé duc de Penthièvre. Son petit fils Louis Jean Marie de Bourbon sera l'époux de Marie Louise de Carignan, dite madame de Lamballe, amie de la reine Marie Antoinette; les révolutionnaires promenèrent sa tête au bout d'une pique après qu'elle mourut lynchée ce 3 septembre 1792.





  

Pierre de Dreux procéda à l'aménagement des deux étangs encadrant sa défense dans la première moitié du XIIIème siècle, ne subsiste plus que le grand étang. Rieu est la chaussée d'un étang situé au dessus de Jugon :

 

si la Rieu cassait tout Jugon s'rait néié !

 

Autrefois il y avait toujours sur la chaussée de Beaulieu un cheval scellé près duquel se tenait un cavalier, afin d'avertir les habitants de la vallée si les eaux venaient à détruire la levée. Cette obligation était imposée pour son bail au meunier des Grands Moulins. A Jugon, le lutin Moulioche se présente sus la forme d'un cheval pour aller jeter à l'eau ceux qui ont l'imprudence de le prendre pour monture.

 

 Guillaume Carmenan, âgé d'environ 12 ans se noya dans le grand estang de Jugon le dimanche 3 août 1670

 

Le vingt et neuviême jour de may mil sept cens quarante deux le corps d'un homme inconnu qui avoit l'air d'un mendian(t) et d'avoir vers vingt et cinq ans qu'on trouva hier noyé dans le petit étang ny étant que depuis peu a été inhumé dans le cimetière de céans...

 

 

Le douzième de juillet l'an mil sept cens quarante et trois le corps de Michel Galouin fils de Jean Gallouin et de Henriette Romery sa femme de la paroisse de Bourdeval évêché d'Avranches, âgé de trente et un ans, garçon qui se noya dans le grand étang de céans en voulant abreuver son cheval en passant par icy..

 

Le vingtième jour d'Aoust mil sept cent soixante deux le corps de François Loisel jeune enfant âgé d'environ huit ans qui se noya hier à la pompe du petit étang, fils de René Loisel et de Jeanne Briand...



Le dixiême jour du mois de Mars de l'an mil sept cent soixante douze le corps d'Escuyer Pierre Etienne Loüis Bugnot jeune enfant âgé d'environ sept ans et demy décédé du jour d'hier Noyé dans la rivière qui flüe du pont Ravily au Pont aux Prieurs...

 

A la veille de la Révolution, le grand étang appartient à monsieur de Closmadeuc, mais la pêche est propriété de messieurs Gautier et Orieux, et les moulins sont au comte de Boishue. L'estang est poissonneux, on y prend des brochets à la Saint Michel, des anguilles à Noël. On y a pêché vers 1793 un brochet de 27 livres, et une autre de 22 livres; cinq barriques d'anguilles ont été prises en une nuit, dont plusieurs pesaient 8 livres. Les anguilles de Jugon sont très appréciées dans les environs, sinon on les sale et on les vend ailleurs. On pêche aussi des carpes, des perches, des lamproies, des rougets. Cependant ajoute l'auteur, les carpes ne sont pas très belles car les brochets les détruisent.Le 31 mars 1852 un arrêté fut rendu par la Cour au sujet du moulin de Jugon : «Attendu qu'il résulte en fait, de l'arrêt attaqué que le cours d'eau dont il s'agit au procès a été établi à une période fort ancienne par le propriétaire du moulin de Jugon, non comme propriétaire du moulin et pour le seul avantage de son usine, mais en sa qualité de seigneur justicier ayant la police des eaux non navigables et flottables qui naissaient sur son fief ou le traversaient dans l'intérêt de la contrée; que de cet état de chose ainsi établit, dans l'exercice de son droit féodal sur les cours d'eau et subsistant depuis plus d'un siècle, la cour d'appel a pu justement conclure que le canal justement créé pour l'écoulement des eaux de l'Arguenon en était devenu le cours ordinaire, et que les propriétaires riverains avaient pu, par une possession immémoriale, obtenir la faculté de se servir des eaux pour l'irrigation de leurs fonds et pour d'autres usages; -Qu'en le décidant ainsi, l'arrêt attaqué, loin de violer les principes et les dispositions du code Napoléon, en a fait une saine et régulière application; -Rejette le pourvoi formé contre l'arrêt de la cour de Rennes du 9 avril 1851.

 

A la fin de l'année 1787, Le comte Jean Baptiste Guéhenneuc de Boishue et son épouse : dame Silvie du Breil, seigneur et dame d'Yvignac et de la Motte Broons adressèrent au roi une requête afin d'aménager une forge sur l'étang de Jugon alors propriété royale. L'argument avancé était la nécessité de produire assez de fer pour en éviter l'importation de l'étranger, et de donner aussi du travail à de nombreux habitants. Les riches postulants disposaient d'assez de bois pour alimenter la dite forge, ils étaient les possesseurs de la forêt de la Hunaudaye, en revanche ils souhaitaient pouvoir extraire une partie du monticule sur lequel reposait autrefois le château pour bâtie la forge et les fourneaux et de disposer de l'emplacement pour les magasins et les logements des ouvriers. Ils étaient prêts à revendre ensuite la dite forge au roi. En mars 1788 leur projet fut accepté, et par lettres patentes données à Versailles, ils obtinrent satisfaction. Le devis d'exécution des travaux s'élevait à 184.971 livres, mais les troubles révolutionnaires vinrent contrarier le projet qui ne vit jamais le jour !

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 14:47

 

La sénéchaussée de Jugon

 

Sous l'Ancien régime Jugon fut siège d'une juridiction ducale puis royale et d'une maîtrise des eaux et forêts et l'une des dix juridictions royales ressortant au siège de la sénéchaussée de Rennes. Cette ville relevait du roi, trente quatre fiefs étaient rattachés relevant directement au Souverain. Outre le fait d'intervenir dans les actes relatifs aux fondations religieuses, au cours de la période féodale, le procureur de ce siège cotait les registres de la paroisse de saint Potan. Selon la très ancienne coutume de Bretagne, le sénéchal était le seul juge, secondé bientôt par un alloué, puis par un procureur fiscal, greffiers, lieutenants, procureurs, sergents, avocats, notaires hantent ces lieux Le premier sénéchal de Jugon nous est connu à partir de 1211. Cette cour disposait de sa propre mesure. Par l'édit de Chateaubriant signé en août 1565, la sénéchaussée de Jugon aurait dut être supprimée avec le quartier de la Magdelaine de Dinan, unie à celle de Dinan, mais la protestation qui en résultat permit à la modeste cité d'obtenir le retour du siège judiciaire chez elle. On y jugeait toutes sortes d'affaires :

-1339 vendredi après les cendres, la Cour de Jugon fait savoir que Jamet Pendu de la paroisse de Tremaen confesse devoir annuellement à Boquen un caterne de froment, mesure de Jugon...

-14 décembre 1482  :    Information faite en la juridiction de Jugon et requête de l'abbaye (Boquen) d'avoir une justice patibulaire à trois posts près la forêt de Bocquen, au dessus du village de Renlastre; elle estoit tombée de caducité .

-1771-1775 : un homme détenu aux prisons de Jugon, et accusé d'avoir fait de la fausse monnaie. Cette prison de Jugon était considérable, elle fut détruite par un incendie à la fin du XVIIème siècle et ne fut pas rebâtie, les sentences d'emprisonnement obligèrent alors les magistrats à envoyer les condamnés à la prison de Lamballe . Enquête sur l'assassinat de Pierre Houée dont le cadavre a été retrouvé sur la route qui conduit de Jugon à la Ville Hervy.

-1787-1789 : procédure crimminelle concernant François Auffray, maréchal ferrant, accusé d'avoir extorqué à maître Onfray notaire au Gouray, une quittance de 618 livres 12 sous sans lui avoir préalablement payé cette somme. L'accusé sera condamné à servir aux galères durant cinq ans et devra s'acquitter de verser la somme de 50 livres de dommages et intérêts. La justice royale de Jugon s'exerce toujours en cette ville, bien qu'en août 1565 de par l'édit de Chateaubriant cette juridiction avait été transférée au siège de Dinan. La ville de Jugon protesta et obtint le retour de ce siège chez elle d'où ces actes datés de 1630 à 1788 encore émis à Jugon. L'endroit qu'occupait jadis le château fut longtemps désigné Potences sans doute du fait de la présence autrefois en l'endroit d'une fourche patibulaire où étaient exécutés les condamnés à mort. L'écrivain François Olivier Martin, écrivain Jugonais a consacré un ouvrage à Jugon : «notes historiques sur la ville et châtellenie de Jugon des origines à 1789». Il avait véu en cette demeure bâtie au XIXème siècle et qui occupe une partie de l'emplacement de l'ancien château. Des boulets de canon, retrouvés aux abords ornent les piliers qui encadrent l'accès à la demeure.

 

Quelques personnalités ayant exercés à la Cour de Jugon:

 

-Géoffroy Tournemine, sénéchal en 1207

-Prigent, sénéchal en 1227

-Guillaume Maupetit, sénéchal vers 1231

-Pierre Biaufuyz, sénéchal cité en 1249

-Guillaume Rious, sénéchal cité en 1258

-Jamet du Margaro, sénéchal cité en 1320

-Geoffroy de Lezanet, receveur fin XIVème

-Pierre Boisvin, sénéchal cité en 1407

-Fouquet Regnard, receveur cité en 1408

-Jean Mancel, receveur cité en 1420

-Geffroust, rend aveu pour une métairie en Tramain, receveur de Jugon en 1420,

-Jean de Beaumanoir, sénéchal cité en 1433

-Jean Balleuc, receveur à Jugon en 1445

-Pierre du Parc, procureur de Jugon en 1449

-Bertrand du Breuil, receveur cité en 1464

-Robin Rouxel, sergent cité en 1464 -

-René Gauteron, sénéchal cité en 1470 -également sénéchal de Lamballe

-Guillaume Espée, sénéchal fin XVème

-Gilles Huchet, sénéchal fin XVème

-Jean Quetier, sénéchal fin XVème

-Raoul Le Lelevroux, procureur en 1539

-Guillaume Lauzart de la Ville ès Cats, procureur cité en 1610

-Maistre Gilles Bische, greffier à la cour royale de Jugon en 1634

-Me Nicolas Rouxel, conseiller du roi et son alloué en 1635

-Me Julien Le Maignan, Sieur du Closneuf greffier criminel au siège royal de Jugon en 1638

-François Brunet de la Pironnaye, procureur & conseiller du roi & sénéchal cité vers 1640

-Maistre Louis Bische,Sieur des Portes greffier criminel à la cour royale de Jugon en 1641

-Me Gilles Lefebure Sieur de Pontgouren, notaire royal en 1642

-Messire Jacques Brunet, conseiller du roi et sénéchal de Jugon en 1643

-Me Regnault Orieux, Sieur de l'Ardillay greffier civil et criminel de Jugon en 1645

-Escuyer Jacques de La Motte, Sieur de Vauvert conseiller du roi, et alloué en 1646

-Charles de Kergu, procureur cité en 1654

-Jean Guillerot, avocat cité en 1656

-François Lesffroy, procureur cité en 1659

-Escuyer Jan Mauppetit, bailli du roi son sénéchal à Jugon en 1606

-Me Olivier Turmel, sénéchal de Jugon en 1668

-Ecuyer François Brunet, sieur du Hac, avocat cité en 1668, conseiller du roi, son alloué.

 

-Me Christophe Canieu, sieur de Champiquet, procureur à Jugon en 1669

-Pierre Becherel, procureur & avocat dans la cour royale de Jugon en 1670, tué en 1722

-Me Laurent Urvoit, notaire royal et procureur en 1670

-Me Jan Rouault, sieur de la Hautière, notaire royale et substitut du sieur procureur du roi à Jugon en 1670

-Me François Duclos, sieur des Loges, époux de damoiselle Louyse Le Leuvroux, greffier du siège royal de Jugon en 1670

-Ecuyer Guillaume Rouxel, seigneur de Ranleon conseiller du roi et son sénéchal à Jugon en 1671

Me François Sevoy, sieur des Courtillons, conseiller du roi, administrateur des eaux et forêts de Boquen

-Me Françoys Haugoumart, notaire royal en 1671

-Me Jan Bizeul, procureur au siège royal de Jugon en 1671

-Antoine Sevoy, procureur cité en 1689

-Louis Jean Brunet, Sieur du Hac, sénéchal au siège royal de Jugon en 1713 & en 1741

-Jean Sévère Sevoy, Sieur de Chantelou, procureur du roi aux eaux bois et forêts, et notaire au siège royal de Jugon en 1721

-Me François Orieulx, notaire royal & apostholique en 1733

-Me René Chausmon, sieur du Queny, greffier au siège royal de Jugon notaire royal et apostolique en 1741

-Me Guillaume Hervé, Sieur de la Boudardière, huissier au siège de Jugon, en 1741

-noble homme Jean Urvoi, procureur au siège royal de Jugon en 1741

-Me François Hervé, Sieur de la Boudardière, huissier royal au siège de Jugon en 1741

-Me Julien Lohier, Sieur de la Villory, huissier au siège royal de Jugon en 1742 (+ 1745)

-Me Jan Urvoit, Sieur de Pergueven, procureur au siège royal de Jugon en 1742

-Me François Chantoux, procureur & notaire de plusieurs juridictions et sénéchal de Kergu, en 1742

-Gilles Corvaisier, Sieur du Plessix contrôleur des actes de cette ville de Jugon & receveur des domaines du roi en 1743

-Jacques Le Garou, Sieur du Verger, employé des boissons dans les fermes du roi en 1748

-Honorable homme Ambroise Mathurin Petibon, Sieur de la Marre, commis aux devoirs en 1744

-Me Guillaume Hingant, notaire de plusieurs juridictions en 1749 (+ 1750)

-Louis Charles Gagon, sénéchal cité en 1750

-Me Michel Le Texier notaire de plusieurs juridictions en 1751

-Honorable garçon Pierre Auvret, receveur en 1756

-Me Mathurin Lehéricé, Sieur de Lepinay procureur au siège royal de Jugon en 1756 (+ 1767)

-Me Jean Lemé, Sieur du Boisliard, notaire et procureur en 1757

-Me Julien Jacques Touzé, notaire et procureur en 1757

-René Vallet, Sieur de la Jullerie greffier en 1757

-Me François Lesage, premier huissier audiencier au siège royal de Jugon en 1758

-Me Jean Baptiste Guynemer, Sieur des Longais, receveur des fermes de Bretagne à Jugon en 1759

-Me René Chaumont, notaire royal à Jugon en 1759, procureur de la sénéchaussée royale de Jugon en 1776

-Me Louis Sohier, Sieur de la Villeneve premier huissier de la juridiction royale de Jugon en 1759

-Me Ambroise Debon, premier huissier audiencier au siège royal de Jugon en 1759

-Gilles René Corvaisier, sieur du Plessix, contrôleur des actes notariés & procureur au siège royal de Jugon en 1760

-Claude Sevoy, procureur du roi au siège de Jugon en 1760

-Me Charles Jean Deniau, avocat au parlement en 1760

-Claude Sevoy, procureur cité en 1766

-Ecuyer Hugues Le Garou, Sieur du Verger, employé dans les fermes de la province, cité en 1767

-Maître Louis Jacques Joly, notaire et procureur de plusieurs juridictions en 1770

-Noble homme Bonaventure Duguay, receveur des fermes du roi en poste à Jugon en 1770

-Maître Gilles Toutain, notaire et procureur de plusieurs juridictions en 1772

-Me François Jean Gesbert, Sieur des Salles, notaire et procureur de la sénéchaussée de Jugon en 1772

-Me Vincent Hallouet procureur du roi en la sénéchaussée de Jugon en 1773

-Noble homme Adrien Roullier, Sieur de la Queslais receveur des fermes du roi en 1774

-Me Pierre Hervé notaire et procureur de plusieurs juridictions en 1774

-Me Julien Ribault, ancien avocat à la Cour, postulant à la sénéchaussée de Jugon en 1774

-Jacques Olivier Ribault, procureur de la sénéchaussée de Jugon & tésorier en charge de la paroisse et de la ville de Jugon en 1774 avocat en 1789, premier maire de Jugon en 1790

-Noble garçon Pierre Guy Luc Seré, Sieur du Ménil, contrôleur des actes et receveur du Domaines du roi, cité en 1776

-Jean Louis Debon, huissier audiencier au siège royal de Jugon en 1777

-Me Mathurin Thébault, Sieur de la Chauvinais, avocat en 1777 et membre du district de Lamballe.

-Noble homme Pierre François Jonbaire, receveur des Domaines et contrôles de Jugon en 1777

-Maitre René Navucet, huissier audiencier au siège royal de Jugon, cité en 1777

-Gabriel de Neuville -sénéchal vers 1778

-Mathurin Thibault, substitut cité en 1785

-Noble Joseph Binarre receveur des devoirs à Jugon en 1789

 

 

 

diverses personnalités Jugonnaises

 

-Guillaume Lecointe, bourgeois de Jugon en 1273

-Sibille et Eon Bedon, bourgeois de Jugon en 1293

-Me Pierre Houguenan, sieur du Bois Julienne, notaire royal cité en 1603   

-Noble homme Toussaint de Fontebon cité en 1606

-Noble homme Jean Rouxel, Sieur de la Touche en 1611

-Me François Lesfroy en 1620  
-Me Jan du Plessix, Sieur du Boisjoly en 1633

-Me Guy Collas en 1633

-Me Jan Rondel en 1633

-Me Guy Collas en 1633

-Me Olivier de la Combe en 1634

-Me Georges Orieux en 1634

-Me Guy Collas en 1634

-Noble homme Guillaume Ruellan, Sieur des Salles en 1634

-Me Han Tronel, Sieur de Grand Maison, en 1638

-Honorable homme Jean Girot, Sieur du Haut Bourneuf en 1640

-Me Eon Feustelais en 1642

-Me Gilles Louessart en 1642

-Me François Haugoumart en 1643

-Me François Salmon en 1645

-Me Jean Urvoy, Sieur des Courtillons en 1646

-Honorable homme Guy Hacquin, Sieur de la Chambre en 1648

-Honorable homme Louis Hamon, sieur du Chasteau en 1649

-Honorable homme Bertrand Hamon, sieur de la Chambre en 1649

-Me Guillaume Liou, Sieur de la Vallée en 1649

-Honorable homme François Houeix en 1664

-Me Rolland Urvoy, Sieur de la Gourmanière en 1664

-Honorable femme Françoise Dauly en 1664

-Honorable homme Christophle Fourré en 1664

-Noble bourgeois Me Maury du Plessix en 1664

-Noble bourgeois Claude Carré en 1664

-Damoiselle Hélainne Le Sage en 1664

-Noble bourgeoise Françoise Feustelaies, Dame des Frots en 1664

-Me Guillaume Drouet en 1664

-Honorable femme Louise Liou en 1664

-Me Jacques Hennon en 1665

-Honorable bourgeoise Françoise Rouault en 1667

-Honorable bourgeoise Peronnelle Le Bigot en 1667

-Noble bourgeois François Hacquin, Sieur de Maison Neuve en 1667

-Me Jacques Henry en 1667

-Me Guilllaume Ruellan, Sieur des Salles, cité en 1668

-Me Jacques Orieux sieur de Grand Maison & Louise Liou «sieur et dame, de grands bourgeois dudit Jugon», cités en 1669

-Me Pierre Sevoy, arcquebusier cité en 1669

-Noble bourgeois Me Amaury du Plessix, sieur des Saudres, cité en 1668

-Me Pierre Savary, armurier cité en 1669

-Me François Lamiré, sieur de la Closture, cité en 1669

-Me Laurent Sohier, cité en 1669

-Me Pierre Orieux, sieur des Hautes Touches en 1669

-Damoiselle Hélène Le Sage, bourgeoise, citée en 1670

-Nobles bourgeois Eustache Huet & Cyprienne Cuillerot, cités en 1671

-Noble bourgeois Jan Cuillerot en 1671

-Noble homme Jacques Ruellan bachelier en Sorbonne en 1672

-Me Pierre Boizard, Sieur du Bignon, en 1685

-Nobles bourgeois Christophe Canieu en 1685

-Me Jacques de La Motte, sergent royal «establi à Jugon» en 1686

-Jean Joseph Bayard, cavalier dans le régiment de Condé en 1739

-Honorable homme Ollivier René Yves Frelaut, Sieur du Cour, en 1740

-Noble homme François Brieuc Frelaut, Sieur de la Roche, en 1742

-Me Marc Becherel en 1743

-Me Louis Chaumont, en 1747

-Mathurin Lereste, sergent en 1748 (+ 1750)

-Me François Cardin, en 1748

-Estienne Odet dit Saint Paul, cavalier dans la compagnie de monsieur le chevalier Dilo, régiment de Conty en 1749-1750 (originaire de Lyon sur le Rhone, que l'on trouve ici en quartier d'hyver)

-Jean Claude Fusier cavalier dans la compagnie de monsieur le chevalier Dilo, régiment de Conty en 1749-1750

-Me Gilles Mauvaisin en 1750

-Me Léonard Gesfros en 1750

-Me Louis Gagon, Sieur du Chesnay en 1750

-Ecuyer Claude du Chastel en 1750

-Me Mathurin Jacques Petibon, Sieur de la Haute Ville en 1750

-Noble homme Charles Bodin, Sieur de Beaurepaire en 1751

-Me Joseph Saudrais en 1755

-Noble homme Anthoine Sevoy en 1755

-Jean Baptiste Vatigny, second brigadier au Régiment de cavalerie en 1755

-Jean Juif, maréchal des logis au Régiment de cavalerie en 1755

-Monsieur Lefeuvre, capitaine d'une compagnie des Dragons au quartier premier du régiment général en 1755

-Noble homme Pierre Reboux, Sieur de la Barbotais cité en 1756

-Maitre Jean Loisel expert en fait d'architecture en 1761

-Maitre Charles Deniau, avocat au Parlement en 1762

-Jacques Avenel, natif de Rouen, soldat du Corps royal de l'Artillerie en 1762

-Honorable gens Louis Hingant Maître de Poste à cheval à Jugon en 1763

-Me Jacques Le Douaren en 1768

-Noble François Renault, Sieur de la Vigne avocat au Parlement en 1770

-Honorable garçon Paul Chautrel, Sieur de la Villeneuve, employé aux devoirs àJugon en 1771

-Honorable homme François Droguet, Sieur de la Francinnerie, Maître arquebusier en 1773

-Noble maître Thomas Gabriel de Blandet, Sieur de la Coudraye, avocat en Parlement en 1773

-Honorable gens Jean Sohier, syndic de la ville de Jugon en 1774

-Philippe Lescop, bourgeois en 1793

 

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Published by poudouvre
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