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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 07:31

 

  SAM 2970

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:19

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

 

La paroisse de Sainte-Urielle dépendait de l'évêché de Dol et relevait du doyenné de Bobital. Juridiquement cette paroisse était rattachée à la subdélégation de Montauban, et ressortait du siège royal de Dinan, cependant la juridiction de Bécherel étendait ici sa suprématie. Dans la taxe imposée aux bénéfices du diocèse de Dol en l'année 1516 le prieur recteur de Sainte Urielle dut compter 60 sous. Cette paroisse fut menacée d'être supprimée en 1790 et rattachée à celle de Trédias, mais il fallut attendre 1802. Lors de la réorganisation du Culte, officiellement Ste Urielle fut rattachée à Trédias, au presbytère de Trédias fut longtemps conservé ce document du ministère du Culte paraphé par Napoléon Ier. En tant que commune demande fut effectuée en 1813 par ses habitants afin que Sainte-Urielle soit annexée à Trédias. Il fallut attendre un décret en date du 23 juin 1819 pour assister à la disparition de l'ancienne localité désormais rattachée à Trédias.(ci dessous le vieux marronier planté à proximité du presbytère de Sainte Urielle) 

 

 

 

 A travers la dédicace de cette localité à Sainte Urielle on peut estimer que son évangélisation fut entreprise vers le VII ème siècle. La présence du village de Kermehen à Trédias est aussi intéressante : il signifie -le village de Mewen allusion probable au fondateur du monastère de Saint Jean de Gaël qui mourut au début de cette même période. En réalité Sainte Urielle et Trédias se seraient détachées de la paroisse primitive de Plelan -Ploe lann: paroisse de la lande, et dont on peut penser qu'elle fut évangélisée par celui qui est à l'origine de la fondation monastique de Languédias -lan Catihern. Ce religieux: Catihern est évoqué vers 511-520 car il fut mis à l'index lors du Concile de Tours, car avec un certain Lovocat ils allaient de cabanes en cabanes célébrer les offices et étaient assistés dans leurs démarches par des femmes. Cette pratique fut condamnée dans une lettre adressée au sixième siècle à ces missionnaires Bretons, lettre écrite par les évêques de la Gaule romaine*:

«-nous faisons appel à votre charité, non seulement pour empêcher ces femmes d'administrer les saints sacrements , mais aussi de ne pas admettre de vivre sous votre toit avec une femme qui n'est pas votre grand-mère, votre mère, votre sœur ou votre nièce» Une lettre signée par les évêques *Licinius de Tours, Eustochius d’Angers et Melaine de Rennes fut envoyée aux deux belligérants :

«...Par un rapport du vénérable prêtre Spararus, nous avons appris que vous ne cessez point de transporter certaines tables de-ci, de-là, dans les cabanes de divers concitoyens, et que vous osez célébrer des messes, en ayant recours, pendant le service divin, à des femmes que vous appelez “conhospitae”. Pendant que vous distribuez l’Eucharistie, elles tiennent le calice vous étant présent, et elles ont l’audace de donner au peuple le sang du calice. C’est là une nouveauté, une superstition inouïe. Nous avons été profondément contristés de voir réapparaître, de notre temps, une secte abominable qui n’avait jamais été introduite dans les Gaules. Les pères ont décidé que les partisans de cette erreur doivent être exclus de la communauté ecclésiastique. Aussi avons-nous cru devoir vous avertir et vous supplier, pour l’amour du Christ, au nom de l’unité de l’Eglise et de notre commune foi, de renoncer, aussitôt que la présente lettre vous sera parvenue, à ces abus de tables en questions, que nous ne doutons pas, sur votre parole, avoir été consacrées par les prêtres, et de ces femmes que vous appelez “conhospitae”, d’un nom qu’on n’entend ni ne prononce sans un certain tremblement, d’un nom propre à diffamer le clergé et à jeter la honte et le discrédit sur notre sainte religion. C’est pourquoi, selon les règles des Pères, nous ordonnons à votre charité, d’empêcher ces femmelettes de souiller les sacrements divins en les administrant illicitement ».

 

 

***Licinius -à la tête de l'archevêché de Tours de 507 à 519

 

*** Eustochius -à la tête de l'évêché d’Angers et présent au Concile de Tours en 511

 

*** Melaine - à la tête de l'évêché de Rennes de 505, il fut canonisé en 530

 

***On peut aussi les désigner évêques du «Royaume Franc» -Regnvm Francorvm

 

Ci dessus le plan du bourg de Sainte Urielle, en rélité il se limitait à l'église à laquelle était accolé l'auditoire de justice (étoile violette) et le presbytère où subsista longtemps un marronier.

 

 

Un bourg castral: Ste Urielle

 

quand on sait que ce bourg castral de Sainte Urielle ressortait de l'évêché de Dol et faisait face à la motte-castrale évoquée dans les actes relatifs au prieuré de Saint Georges, situé quand à lui en l'évêché d'Aleth, pareils aménagements défensifs pouvaient-ils résulter d'une menace religieuse entre deux évêchés différents ? On sait que dans la seconde partie du XIème siècle il fut procédé à l'investiture d'évêques au «pouvoir laïque» tel Junguené -Jungoneus ou Junkeneus évêque de Dol de 1008 à 1039, Juthael, de 1039 à 1076 et Gilduin -Gilduinus neveu de Junguené, évêque de Dol en 1076 et mort le 27 janvier 1078. Même période, sous l'épiscopat de Jean de Châtillon dit Jean de la Grille, évêque de Aleth de 1146 à 1163 sera mis fin à semblables excès religieux en l'évêché voisin d'Aleth et s'opèrera le transfert du siège épiscopal de Aleth à Saint Malo, ce malgré l'opposition des moines de Marmoutiers. Sous son égide, des fondations Cisterciennes verront le jour sur notre terroir. * Mais c'est sous son successeur Albert que fut fondée l'abbaye de Pont Pilard*. En réalité le bourg de Sainte-Urielle semble avoir été très modeste: l'église entourée du cimetière* et à laquelle était accolé un discret auditoire de justice dans lequel les contrevenants à l'ordre étaient jugés,* et en retrait le presbytère menaçant ruines à la veille de la Révolution. Un châtaignier centenaire à l'emplacement du jardin presbytéral était encore visible il y a peu. Et ce fameux puits qui suscite encore de l'intérêt : la tradition prétendait qu'au fond du dit puits s'y trouvait un trésor* ! Le 7 avril 1490 des sauvegardes furent accordées à diverses paroisses : ainsi le 10 avril, «Mandement de déffense aux gens de guerre de non prendre vivres ni utenciles sur les paroessiens de Tredias et de Saint-Urielle sans les poier et de non d'eux exiger deniers sans exprès mandement de la Duchesse» ****Le 3 février 1137 le comte de Lamballe, Geoffroy Botherel petit fils d'Eudon de Pentièvre fonde l'abbaye de Saint Aubin des Bois -Abbatia Sancti Albini de Bosco en Plédéliac qui sera confiée à l'Ordre Cistercien ***Le 15 octobre 1137 le comte Olivier II de Dinan & Agnorée de Penthièvre son épouse fondent l'abbaye Notre Dame Sainte Marie de Boquen en Plénée qui sera également confiée à l'Ordre Cistercien. Le même couple avait confié à l'Ordre de Marmoutiers en 1109 le site qui devint Jugon, puis remirent à ce même ordre le site de Boquen afin d'y créer en 1119 un prieuré, mais faute de donations, le prieuré ferma ses portes.   ***Vers 1160 Roland de Dinan fonde l'abbaye Notre Dame de Pont-Pilard en Mégrit -à présent Beaulieu en Languédias -Abbatia Beatoe Marioe de Belloloco , elle sera confiée à l'Ordre Augustin  ****Précisément en ce cimetière de Ste-Urielle, cet enfant mendiant enterré en 1741 ****Duchesse Anne de Bretagne «le dix huit septembre mil sept cent quarante et un est décédé un enfant mendiant agé d'environ douze ou treize an natif de la paroisse de Tram(a)in a été le lendemain enterré dans le cimetière de cette paroisse en présence de Pierre Cyllart Joseph Renouvel, Jean Colombel par moi soussigné Jean Duhamel prieur de Ste eurielle ****Les seigneuries de la Baillie et du Chênay Villebart disposaient pareillement de même droit de moyenne et de basse justice et donc d'un auditoire -en principe situé sur le fief même. En revanche la paroisse de Ste Urielle relevait de la juridiction de Quérinan en Languédias pour les affaires relevant de la haute justice. ****A Sévignac, au village disparu de la Ville-Billy ne clamait on pas à propos de la fontaine du lieu: «à la fontaine des Ville-Billy, aux vêpres des rameaux, l'or y coule à flots». Ci dessous ce qui subiste de ce bourg ainsi que le chemin qui conduisait de ce bourg à celui de Trédias

 

 

 

Santez Uriell

 

La tradition veut que Sainte Urielle* -Eurielle soit la fille du roi de Domnonée* Juthaël connu sous le nom de Hoël ou de Judual,* lequel régna vers l'an 560 et eut pour successeur l'un de ses fils : Judicaël. Ce dernier fut contemporain du roi Dagobert qu'il rencontra en 632 à Clichy afin de mettre un terme aux exactions commises par les troupes bretonnes en Pays franc -vallée de la Vilaine. Mais son frère Haeloc s'appropria illégalement le trône obligeant son aîné Judicaël à se retirer au monastère Saint Jean de Gaël* -actuel Saint Méen, où il mourut vers 650. Précisément ce monastère avait été fondé par cet ecclésiastique connu sous le nom de Saint Méen. Né vers 540 dans le Gwent en actuel Pays de Galles, il accompagna dans sa mission évangélique de l'Armorique Saint Samson de Dol, et selon la tradition alors qu'il traversait le Porhoët -pays au delà de la forêt «de Paimpont», il reçut l'hospitalité d'un riche seigneur nommé Caduon. De retour d'une mission dans le Bro-Waroch le pays Vannetais, il retrouva Caduon qui lui fit don des terres dont il disposait et qui étaient en bordure du Meu. L'ensemble émanait de la seigneurie désignée Tre Foss. Un monastère y fut construit: le monastère Saint Jean de Gaël. Saint Méen y mourut le 21 juin 617.Une fontaine dédiée à St-Méen est visible au bourg de Trédias, elle a été transportée auprès de l'actuelle église de Trédias mais elle provient du village de Kermehen* à Trédias. Ci dessous : statue de Sainte Urielle-bois polychrome XVIème



****Une femme porta ce prénom: Urielle Ledormeux, morte âgée de 33 ans, au Chesnay en 1765, une autre femme: citée le 13 pluviôse an VI, elle s'appelait Urielle Lefort et demeurait la Chapelle es Fougerays.

 

***Le royaume de Domnonée fut fondé vers 510 par un obscur Riwall né dans le Gwent en actuel Pays de Galles. Ce territoire de Domnonée s'étirait approximativement _nitialemet de la rade de Brest jusqu'à Aleth -actuellement Saint Servan, et de la Manche jusqu'à la forêt de Paimpont. La Domnonée rappelle l'origine de ces Bretons établis ici en notre péninsule : Outre Manche ils appartenaient à la tribu Dumnonis, ils ont également donné leur nom au Devon.

 

***Enfants du roi Juthaël et de la reine Pritelle:

Judicaël, Judoc, Winnoc, Eoc, Eumaël, Doetval, Gozel, Largel, Ruivas, Riguald, Judgoseth, Halon, Ludon, Guinmaël, Guenae, Juthaël, Urielle, Onenn -patronne de Tréhorenteuc, Bredai, Guen, Cleor, Prust.

 

 

 

***Le monastère de St Jean de Gaël fut incendié à trois reprises par Charlemagne vers 799 en représailles aux raids bretons en pays franc -actuelle vallée de la Vilaine, et les envahisseurs Normands *** détruisirent le monastère ce 919. Il sera reconstruit au cours des Xème et XIème siècles et une ville se développera autour, elle empruntera son nom: Saint Méen.

Devenue en 1918 Saint Méen Le Grand

 

***Normands: terme emprunté à l'ancien norrois parlé jadis en Scandinavie -nordmaðr signifie les hommes du Nord

 

***En breton Kermehen signifie le village de (St) Mewen ou le village de (St) St-Meen .

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:15

 

 

Fondation du prieuré Saint Etienne de Jugon

 

 

Fondation du Prieuré de Jugon  verrière de l'église de Jugon

 

Guillaume, abbé de Marmoutiers, Breton d'origine, parcourait les diocèses de St Malo, St Brieuc & Vannes. Vers 1108, il se trouvait à St Malo auprès de l'évêque Donald avec Geroffroi de Dinan & son fils Olivier II de Dinan, seigneur de Jugon, ainsi que son autre fils : Guillaume de Dinan dit l'abbé -ainsi nommé en raison de possession de quelque propriété ecclésiastique. Lequel s'associa au projet de Olivier II. Peu de jours après Olivier II recevait en son château de Jugon Guillaume, abbé de Marmoutiers et lui donnait un moulin et son droit de pêche, un four banal, des droits d'usage dans sa forêt et l'exemption du droit de coutume. Geoffroi de Dinan, présent pour sa part au prieuré de Dinan y ajoutait le fief acquis illégalement au nord de la défense de Jugon, domaine appartenant à la famille Briend avec consentement du chef de cette dynastie et la dîme de Miguerit, en Tramain, Cramail et Carmele...

En 1109, Olivier II de Dinan et Agnorie de Penthièvre sa femme, confièrent à l'Ordre St Martin de Marmoutier la terre comprise entre «la grande porte du mur de ville et le confluent des deux rivières dites Jugon* et Argoena *» à la condition d'y construire une église et d'y former un bourg. Ainsi va naître le prieuré St Etienne et la cité de Jugon : «Moi, Ollivier, l'ancien, fils de Geoffroy, seigneur de Dinan; tenant d'héritage et présent de mon père le château qu'en style vulgaire on appelle Jugon, du nom de l'eau qui coule au pied dudit château , étant avec mon père Geoffroy et avec mon frère Guillaume surnommé l'Abbé, à St Malo de l'Isle, j'ai donné pour mon âme et pour celles de mes parents, à Dieu et à St Martin de Marmoutier, entre les mains de dom Guillaume, abbé, la Terre qui est à Jugon, depuis la grande porte, avec les habitants qui étaient déjà en ce lieu jusqu'à la rencontre des deux eaux de Jugon et de l'Arguenon, pour y fonder une église et un bourg, tellement affranchis et tranquilles, qu'ils ne doivent jamais aucune coutume ni à Ollivier, ni à aucun homme, excepté aux moines».

 

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Un autre acte relatif à cette fondation stipule : «Nous défendons d'inhumer et d'ensevelir les corps des défunts aux croix des quatre chemins, et dans les terres non consacrées pour servir de cimetière, mais nous voulons que les corps des fidèles de ce château reçoivent la sépulture dans le même cimetière de Jugon». Au nombre des témoins figurent de la fondation de ce prieuré : Gaufredus Dinanensis; Eudo Gobio; Morvanus Dumiaco; Pleardus de Brohorii*; Radulphus filius Santarii; Ascelinieus filius Briencii; Hustus Gramaticus; David de Miniaco; Rainaldus filius Chinochi; Oricus de Miniaco; Querricus de Langanano... Geoffroy de Corron renonce en faveur du Prieuré Notre Dame en 1145 à ses droits dans le moulin de Jugon, ainsi qu'à la dîme sur la rivière Arguenon. Le prieuré compta d'abord cinq moines, puis quelques années plus tard il n'étaient plus que deux et à partir de 1587 un seul. Quelques prieurs de Jugon : Galterius et Oliverius abbas XIIème, Mainfinitus en 1144, Gui..., Geoffroi d'Evran en 11.., Raoul, Alain Louët en 1208, Mathurin Rouxel en 1373, Rolland Le Diouron en 1660. Alors qu'Étienne de Penthièvre revenait de la cour du roi d'Angleterre avec son armée, tandis qu'il passait par Jugon, il fut accosté par deux moines : Geoffroy de Juran et David, moines du lieu. Ces derniers lui demandèrent de confirmer la fondation du prieuré de Jugon, ce qu' il accepta.

 

***Elle prend sa source au dit lieu le Val de Jugon en Eréac.

***Arguenon

***Pleardus de Broon

Outre le prieuré un certain Bertrand ajouta à cette fondation une chapelle de la Vierge au delà de la rivière Jugon dans laquelle étaient enterré les pèlerins & les étrangers avec quelques terres. L'église fut agrandie dans le cours du XVIème siècle et dans la première moitié du XIXème siècle, quand au prieuré il menaçait déjà ruine en 1680. Jugon dispose également d'un hospice de la milite du Temple comme on le voit à travers une charte de Pierre Mauclerc en faveur de ses militaires en 1217. Les hôtes du prieuré de Jugon sont justiciables des moines, même s'ils se trouvent au marché du seigneur de Dinan, si la justice de l'abbaye est en défaut, le jugement reviendra au seigneur mais c'est Jugon qui percevra les amendes.



Actes de fondation du Prieuré

Notuleedit presentibus et futuris quod Oliverius, prior filius Gaufredi domini Dinanensis, eum tenret ex hereditate a dono patris sui castrum quod vulgari lingua appellatur Jugon, ex nomine aque que fluit sub eodem castro, quod Jugon similiter appellatur, contigit at aliquando cum eodem patre essetapud dictum (Sanctum) Maclovium de Insula, ubi condcedenti ipso eodem patre suo et Guillelmo cognomento Abbate fratre suo dedit pro anima sua et parentum suorum Deo et Beate Marie Majoris Monasterii et monachis ejus : primo donum, Guillelmi Abbatis; deinde super altare Sancti Maclovii, terram que est apod Jugon a magna porta, cum hospitibus qui jam erant in eodem terra, usque ad locum ubi conjungum due aque Jugon scilicet et Argolna, ad faciendam ecclesiam et burgum, ita solutum et quietum ut hospites ejusdem burgi; nec ipsi Oliviero nec alicui homini unquam reddant aliquam consuetudinem nisis monachis tantum. Promisis eciam se eis adquitaturum quamdam curvaturam terre que propter reflexionem Argolne reflectitur et ipsa, versus burgum monachorum, ut possint cursum aque conjungere monti, sic et hospites ipsius Oliverii de vico quiest subtus castrum ex parte Argene fluvii aquararie usque ad magnam portam; et a magna porta usque a burgum monachorum parrochiani ecclesie monachorum reddentes ibi totum jus parrochiale sieut in hospites eorum; dedit quoque eis echiam piscariam. Cujus donacionis testes sunt, ex parte monachorum Guillelmus abbas Sancti Martini, Guillelmus prior Minoris Monasterii, Guarinus de Lanrigan, Hubertus panetarius, Petrus bajulus, Gauterius armarius, Johannes de Combornio, Ravilius prior Sancti Maclovii, Mainfetius prior Dinanensis, Guillelmus Rebrach, Golias (ou Helias)sacristanus Sancti Maclovii, et famuli monachorum Paganus camerarius, Augerius de Hospitali, Johannes Marescalus, Gaufredus Resellus, Petrus Martinus, Petrus Martinus, Rainus Columbel, Ascelinus Corbel, Radulfus Bruornus, poro ex parte Olliverii, ipse Gaufredus pater ejus et Guillelmus frater ipsus, Simon archidiaconus, Eudo Gobio, Herveus filius Hannonis, Paganus filius Kirham, Hugo filius Guigonis, Brehaldus prepositus et multi alii. Concessum et epciam ipso Oliverio ab abbate et monachis presentibus ut tantumdem fiat pro eo quando obierit quantum pro monachio.

Porro in eadem septimana venit dominus Guillelmus abbas ad prefatum castrum ipsi Oliverii ubi ipse Oliverius addidit huic elemosime eciam molendinum unum suum cum tota piscaria ejus, dedit eciam et furnum, ad quem molendinum et furnum molerent et coquerent hospites de burgo suo a magna porta usque ad burgum monachorum per consuetudinem sieut et hospites eorum. Concessit eiciam monachis quicquid eis dare vel vendere voluerint homines ejus sive milites ita tatem ne perdat caput servicii sui. Concessit, quoque ut monachis accipiant solute ac quiete hoscis ipcius ad edificandum et aredendum ibicunque ipse acceperit, et ubicumque ejus acceperint homines ibi et homines monachorum; pori vero monachorum sint in pasnagio in omnibus boscis suis sicut et porci ejus erunt, et ubicunque pascent hospites ejus porcus suos, ibi et hospites monachorum similiter suos et monachis reddant pasnagium*(I). dedit eciam eis decinam de omnibus conductibus suis le passagio et concessit ut omnes qui hospites guerint in terra monachorum quodcunque mercatum feerint in castro ejus vel in quocunque loco ipsius terre sive patris sui non reddant inde sibi consuetudines sed monnachis. Si homines vero monachorum fecerint aliquid foris factum, clamor presens fiet ad monachum et faciet inde justiciam, et habebit emendacionem qualem debebit si voluerit accipere aut, si voluerit, condonabit. Quod si monachus a facienda justicia defecerit, clamor deferetur ad dominum castri et ipse quidem eoget hominem ad justiciam , sed monachus habebit emndacionem. Hec omnia concesserant unxor ejus nomine Gonnor et filii ejus Gaufridus sillicet et Guillelmis. Hec omnia vidit et audivit dominus Guillelmus abbas Sancti Martini cum omnibus monachis suprascriptis, demptis quatuor, Guarino silicet, Ravillio, Mainfunto, Golia (ou Helia); et famuli eciam suprascripti viderunt et audierunt excepto Gaufredo (ou Urfredo), . Ex parte vero Oliverii, ipse Oliverius, Bertrannus filius Magni, Galiurius filius Odonis, Audroius filius Philippi, Roaldus filius Philippi, Gauffredus filius Gotonis, Galterius Abbas, Guillelmus filius Noran de Brihan, Oliverius Abbas, Trihan presbyter, Arnaldus Gremart, Simon archudiaconus, Eudo Gobio, Gualterius filius Mainfunti Isacar, Alanus miles et Tanguy frater ejus, Morgant Cocus, Maurolego, Radulphus portarius, Ricardus filius Laufredi, Gaufredus filius Pernaturalus, Gaufredus Manent, Gaufredus filius Piscis, Robertus Tonsus, Thomas de Sancto Joanne. Dedit quoque Betrandus, filius Magni, pro anima sua et parentum suorum Beato Martino et monachis ejus capellam quandam que erat ex altera parte castri, ultra aquam, ubi aliquando interrabantur corpora mortuorum, et quandam partem terre circa eandem cappelam ad hospitandum vel ad faciendum quod monachis placuerit; et sive hospites ibi mittant monachi, sive alindquid faciant, totum erit solutum, quictum, et nichil omnio reddat aisi monachis. Et hoc ipse Oliverius concessit, et uxor ejus et filii supranominati, et suseperunt sicietatem et beneficium Majoris Monasterii de manu prefati abbatis tam ipsa mater quam filius ejus; et Bertrannus, et Trihan capellanus, et multi alii hec audierunt supradicti testes pene tam monachi quam famuli quosquid supra nominati ad presens eos reiterare necesse non fuit. Cum Gaufredus, dominus Dinanensis, longo tempore dubitasset posset dare an non in elemonisam aliquid de ecclesiis de decimis earum de feudo Britennensium quod habebat in terra sua, et tollet (sic) eis per violencie rapinam, et nullum utile consilium invenisset sine assensu et voluntate illorum, quia dominus habebat odio rapinam, holvaustum et victime impiorum abominabiles sunt apud dominum, Briencius, cognomine Vetulus, Britennsium summus dominus, et eorum primogenitus, ac Sancti Martini monachus, quorens tam salutem animarum Dinanensium dominorum quam parentum suorum, filiorum videlicet G. Vetuli et Gauterii Taschen, impretato acceptoque ab omnibus illis assensu et voluntaria concessione ad Sanctum Maclovium Dinanensem in claustrum venit cum Gilduim (ou Gilduini) filio Gilonis cujus sororem uxorem habuerat, inn que claustro Gaufredum Dinanensem dominum cum monachis turbaque baronum suorum invenit, cui cumm suorumque, assensum et voluntariam concessionem retulisset, Gaufredus valde gravisus est; concessio igitur talis fuit "Ego Briencius Vetulus et filii mei, omnisque parentela nostra, volumus, assentimus, concedimus et rognamus ut, de feudo nostro quod nobis,et omnes sciunt, injuste tollistis tam ex parentela tua Sancto Martino soli, et nullis aliis sanctis, donatis in perpetuum habendum quicquid volueritis pro salute et redempcione animarum tocius generis nostri tam mortui quam viventis, ita ut elemosina in primis sit vestra, et nos vobiscum ejusdem participes simus". Hac ergo donacione Gatfredus et filii sui accepta, donata et confirmata, gaudium magnum habuere ne amplius unde dubitaverunt dubitata vel debuerunt. Hujus convencionis testes ipse Gaufredus Dinanensis, Eudo Gobio, Morvanus Dimiaco, Pleardus de Brohorii, Radulphus filius Santarii,Ascelinus filius Briencii, Hustus grammaticus, David de Minaico, Rainaldus filius Chinochi, Orricus de Miniaco, Querricus de Langanano. Testes de illa parte ipse Briencius Vetulus, Briencius Armarius, Gildunus filius Gilonis, Johannes sacrista, Rainaldus nepos ejus, Hamus capellanus monachorum, Briencius Cato et Rainaldus, Hanno filius Guerrici, Gaulterius de Mariaco, Robertus de Herico et alii multi.-Mex igitur in premiciis donorum donavit nobis decinam suam de Mignerito : gec facta sunt sub priore Mainfinito, ibidem domino militantibus monachis Herveo, Guingomaro, Hamarico Rainaldo, Radulfo. Deinde dedit idem Gaufredus, dominus Dinanensis, Sancto Martino et suis monachis terram Berhandi Canuti, scilicet partem unam de Carmalo, et alteram partem de Carmelou, quas partes concesserat idem Brehandus Canutus predicto Gauffrero et eumdem Gauffredum suum heredem fecerant de illis partibus terre; has igitur duar partes terre de Carmalo et de Carmelen liberas deit predictus Gauffredus sicut dictum Beato Martino Majoris Monasterii concedentibus omnibus filiis suis; tests hujus doni sunt qui suprascripti sunt.Oliverius, Dinanensis dominius, dedit Domino et Sancto Martino et monachis de Jugon omnem consuetudinem hominum monachorum quam in feria,* (II) sua accipiebat, unde testes sunt Ricardus dapifer, Rivalonius portarius, Perenesus de Porta et alii multi. Notum sit omnibus fidelibus prensentibus et qui post ipsos futuri sunt quia Evanus filius Ranulfi, inspirante Domino, volens fieri monachusin monasterio Beati Martini Majoris Monaserii, paulo antequam fuerat monachus, dedit Sancto Martino et suis monachis hereditem suam de terra que vocatur Carmoith, sicut eandem tenuerat, jurehereditario, Ranulfus pater suus : hoc donum fuit factum et confirmatum ante Gaufredum dominum Dinanensem. Ex sus parte vero idem Gaufredus, Dinanensis dominus, dedit Beato Martino et suis monachis totum servicium quod habebat in predicta terra Ranulfi Carmoith, quam post Ranulfum tenebant Galterius et Evanus filii sui et Verserius consanguineus eorum. Testes ex paerte eorum ipse Gaufredus dominus, Evarius Cocus, Robertus Bernadi filius, Moyses Gormeli filius, Gormelon filius : ex parte monachorum, dominus abbas Guillelmus, Durandus, Asinus, Evanus Ranulfi filius. Et quoniam castrum de Jugon, antequam in dominium Gauffredi Dinanensis vel heredum ejus deveniret, antecessorum et parentum comitis Stephanus de uria regis Anglorum veniens per Jugon transiret, dominus Gauffredus de Ivan et dominus David, monachi scilicet de Jugon, adireunt comitem Stephanum, multis precibus eum rogantes ut elemosinam de Jugon quam Gauffredus Dinanensis et Olivrius filius ejus Majori Monasterio fecrant ipse concederet; quod tunc in audiencia multorum benigne concessit, horum silicet (presencia) : Conani capellani ipsius comitis, Horvenisii filii Horvenisii, Goscelini de Hibiler, Roaldi vicarii, Gauffredus de Ivran et Daid socius ejus, et David capellanus monachorum, Hoellus famulus monachorum et alii Sancri Martini de Rocoit et Rivalonus frater ejus dederunt monachis Sancri Martini Majoris Monasterii apud Jugon manentibus ut eorum firmitatem habere promererentur duo novalia prati, duoque arabilis terre in Carboihac, unde testes sunt ex parte monachorum Radulphus prior, Herveus monachus, Evanus monachus, David presbyter, Gorhandus Sebelinus; ex paerte Galterii, ipse et frater ejus Gaufredus Rivallonis filius, Gaufredus Gualterini filius, Carnotus Tardivunus et alii multi. Postea vero ipse Rivallonus decinens in infirmitalem dedit Deo et monachis pro anima sua quator novalia *(III) terre et omnia alia prata juxta duo novalia, terras arabiles juxta peiram (ou peciam) propinquam Maclariam, et juxtam petram Merclariam et duo prati : unde sunt testes supradicti.

Eo itaques tempore quo dedit dominus Oliverius de Jugon, pro anima sua et parentum suorum, Domino et Sancto Martino in manus Guillelmi abbatis donum quod huc ipsius ac suorum omnium patrocinio filiorum ratum tenemus eodem, sicut in presenti cartula alias scriptum habemus, Bertrannus Magni filius pro anima sua capellam Beate Marie et curam eandem, et quoddam terre novale et cemiteriolum ubi peregrinorum et pauperum corpora inhumari solebant eidem abbati et monachis suis donavi; postea vero, defuncto Thoma primogenito suo, ut supradicti monachi in oracionibus suis eum susciperint et honorifice sepelirent, donum illud augmentaturum pollicebatur. Deinde, divina inspirante gracia, qua dicitur quem digilit Deus corrigit", item Apostulus : " vitrus itate perficibur", non modica correctus infirmitate, quasi fratres suos monachos advocat, consilium querit, et se ipsum eis tribulens, et ut eum in oracionibus suis susciperent censum duorum solidorum et unius quaterii frumenti eis donavvit, et ne quis eis quasimonachis fraudulenter contradicelet, Gaufredum Oliverii filium et fratres suous qui testes ac doni hujus defensores essens advocavit homines qui censum redderent, preostendit Thehellumvidelicet Vetulum unam minam frumenti et sex solidos a terra quam ab eo tenebat sibi reddentem; Bernardumque Caballum unam minam frumenti reddentem; Exulatumque Petri filium tres solidos; Gravonis filium duodecim dinarios; presentes hujus honi testes sunt Radulfus prior, Herveus et Evanus monachi, Hamo capellanus, David presbyter, Evanus sacerdos, Goffredus, Alanus, Olliverius fratres et dominius hujus castri, Picardus dapifer; Guillelmus vicarius, Hanno de Gorra et Robertus frater ejus, Ollivierus de Leen, Exulatus de Guerrivel, Hoel, Gonnor uxor Oliverii, Alanus Bertranni filius, Stephania ejusdem uxor Bertranni, Laura Bertranni filia, qui et ipsi pro anima domino et monachis gec dona dederunt et concesserunt. Ne posteritas veteres latere queat, stylo memorieque commendavimus, quod Gauffredus de Corrun in claustro Sancti Maclovii de Dinan Domino et Beato Martino, abbati Guillelmo et monachis ejus dedit partem suam cujusdam molendini de Stagno, quartam partem omnium consuetudinim quas tunc hereditario jure possidebat, et de passagio decinam sur partis passagii : hujus rei testes sunt ipse Gaufredus de Dinan Olivierusque ejus filius, et Alanus et Evanus ocus, David de Miniac et molti alii.

Ut Rafredus molendinarius particeps beneficii Majoris Monasterii esset, de horto suo concessit terram habendam ad exclusam reficiendam; quapropter monachi in eorum capellanus injunxerunt et honorifice sepelierunt. Quod ejus filii Herveus et Galterius concesserunt et super altare Sancte Marieposuerunt. Hujus doni testes existunt Evanus, magister Jullianus capellanus, Evanus Tardif, Alanus filius Arnaudi.

Sic sigillatum in fermento albo cum filiis ab ipso inpendentibus.

 

***(I) Droit à aquitter pour la glandée et le parcours des bois du seigneur par les porcs des vassaux.

*** (II) Foire ou marché du seigneur.

***(III) L'ager novalia se disait soit d'une jachère récemment levée, soit d'une pièce de terre nouvellement cultivée.

 

Ci dessous l'emplacement du prieuré 

 

  bvbvvbbv.jpg

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:05

 

Liste des ouvriers embauchés lors de la pause du chemin de fer en 1863

 

date de l'entrée noms et prénoms des voyageurs âge qualité ou profession lieu de naissance domicile habituel

 

le 15 janvier Lende Julien 23 ans,  terrassier Champagne

le 15 janvier Manchatre Victor 19ans, terrassier Champagne

le 1 février Beruque François 24ans, terrassier Laurenan

le 8 février Marjot François 29 ans,terrassier Trémeur

le 17 février Marjot Pierre 18 ans, terrassier Trémeur

le 18 février Radouche Auguste 25 ans, chartier Saint Brieuc

le 6 mars Chouaniet Marjot 25 ans,charon Evran

le 6 mars Desriac Ange 30 ans,chartier Sévignac

le 13 mars Dévaux 28 ans,charon Redon

le 18 avril Loizel Louis M picoteur de pierres Saint Julien

le 4 mai Reboux Joseph M 22 ans, picoteur de pierres Mégrit

le 1 mai Bourjon Julien 16 ans,  picoteur de pierres Mégrit

le 1 mai Rondel Pierre M 24 ans, picoteur de pierres Mégrit

 

 

La plupart d'entre eux résidaient au village du Boisorieux chez Jean Louis Clément, et chez Jean Guillot. La ligne de chemin de fer traverse la commune de Dolo sur une superficie de 2.759 mètres. Dolo compte alors 962 habitants.

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 23:55

 

la tradition a attribué une origine templier à la chapelle dédicacée à St Eutrope. Les villages de la Ville Dée autrement dit Villedieu et de l'Hôpital sembleraient témoigner en effet de leur présence, puis quand l'Ordre des Templiers fut supprimé, celui des Hospitalier de St Jean de Jérusalem prit le relais. Ces deux Ordres virent jour lors des croisades, dont la première conduite par Godefroi de Bouillon se déroula à partir de 1096. Les paroisses primitives bretonnes disparurent pour la plupart suite aux invasions scandinaves qui se déroulèrent du IXè jusqu'au Xè siècle. La fondation de l'abbaye cistercienne de Boquen en 1137 fut aussi l'occasion de maintes donations sur les paroisses environnantes, dont Langourla. Quelques sujets demeurant cette localité devinrent ainsi vassaux de la ditte abbaye qui disposait sur Langourla de bailliages encore cités au cours du XVIIème siècle dans des actes. Alain de Penthièvre fils de Henri fit dont à l'abbaye de Boquen de biens situés en la paroisse de Langourla le 11 mai 1211 :

«Universis, etc, Alanus, comes, Henrici comitis filius, salutem in Domino. Noveris universitas vestra me, cum assensu Henrici et Gaufridi filiorum meorum, hac mea carta confirmasse in puram et perpetuam elemosinam Deo et abbacie beate Marie de Bocquian et monachis ibidem deo servientibus , situm abbacie predicte, cum terra et nemoribus que circum jacent, et in quibus sita est, videlicet abbacie usque ad terram de Langourla ex una parte, et usque ad aquam que vocatur Rencia ex alia, retenta mibi tantummodo ferarum fuga et accipitrum captura; que ominia prius de dono Constancie comitisse Brittanie possidebant: quare volo quod producta abbatia et monarchi ejusdem loci donationem istam, nec non et omnes alias donaciones ilis datas, et dandas racionabiliter habeant bene et possideant pacifice et quiete in perpetuum; insuper sciatis me in mea custodia et protectione suscepisse abbatiam prenominatam cum ominibus possessionibus et pertinenciis suis. Preterea concessi eis ut semper habeant forestarium suum in predictis nemoribus cum meo forestario. Inde est quode seneschallis, ballivis meis et hominibus meis firmiter precipio, quatinus predictam abbaciam et omnes homines ipsius ab omni vi et injuria protegant et defendant, nullam ei injuriam inferentes vel inferri permittentes. Ut auben hoc in posterum firmum et stabile maneat, presentem cartam feci sigilli mei munimine roborari , et ad majorem firmitatem, P., venerabilis episcopus Briocensis , ad peticionem meam sigillum suum apponi feci. Actum publice apud nemus de Buhen anno gracie M° CC° undecimo sexto nonas maii».

En résumé, l'acte évoque le fief que Alain de Penthièvre fils de Henri fait à l'abbaye de Boquen, de la route de Langourla d'une part à la Rance d'autre part. Puis en 1239, dans une autre charte de Boquen apparaît Robert de Langourla, l'un de ceux qui participèrent à la septième croisade en 1249. C'était l'un des vassaux du puissant comte de Porhoët. La famille de Penthièvre était issue de la branche cadette des ducs de Bretagne. Dans le premier quart de l'an mil, Eudon reçu cet apanage dit de Penthièvre (la tête du Trieux) constitué des paroisses relevant des évêchés de Tréguier et Saint Brieuc, et rentra en conflit avec son frère le duc Alain III, s'estimant lésé, et tenta vainement d'y ajouter les paroisses relevant des évêchés de Aleth -transféré depuis à Saint Malo, et Dol. Quand à la famille de Porhoët, elle descendait des comtes de Rennes, et comptait pour membre le comte Guéténoc établit près de Guilliers vers 1008. Anciennement le Porhoët était désigné «pagus trans sylvam» devenu sous sa forme bretonne Poutrecoët -pays au delà du bois. La paroisse ainsi que la seigneurie de Langourla dépendaient dudit comté de Porhoët, ce qui explique pourquoi la châtellenie de Josselin y exerçait sa suprématie.

«Universis, etc, Robertus de Langourla, miles, salutem in Domino. Noveris quod ego iter arripiens Jerosolimitenum per presentes litteras meas, cum assensu Girardi filii mei, confirmavi ecclesie beate Marie de Boquian et monachis ibidem Deo servientibus unum quarterium siliginis in decimis meis de Langourla, ad mesuram venalem, quod quarterium ego dudum elemosinaveram monachis predictis percipiendum, imperpetuum in decimis meis annuatim, nichil michi et heredibus meis retinems preter retribucionemdivinam; etc. Actum anno Domini millesimo cc° xxx° nono, mense Julii.

 

 

Cette seconde charte évoque le soldat Robert de Langourla, qui avec l'assentiment de Girard son fils, confirme à l'abbaye de Boquen et aux moines la donation d'un quart de seigle à prélever dans la dîme que sa famille possède sur Langourla.

 

-En 1273 échange il y eut de biens en Langourla entre l'abbaye de Boquen et Gefre Le Rey :

«A toz ceux qui verront ou orront ces lettres, Joane comtesse de Lamarche et de Engolesme, et dame de Fougieres et de Porhoit, salut en Nostre Seignor. Sachent tot que nos avon fet e estaible icele eschange que labe e le covent de labeie de Boquian, de lordre de Cisteaux, levesque de Seint Brioc, firent à Gefre dit Rei, borgeiz de Ploarmel; c'est asaveir de feu Delabarre e de Cran e de la Pervenchiere les apartenances asises en la paroisse de Langorla et de Sein Vran soz nostre seignorie.

 

Lesqueles choses valeient quand ces lettres furent donees seixante e quinze souz de rente chequn an. E de ces choses de sus dites avons receu labe de ladite abbeie de Boquian por lui e por son covent en nostre fei, e volon que illaient e tingent bien e en pez. En testemoine de ceste chose avons donc ces letres audit abbe e a son covent seelees et en nostre seel, sauve nostre dreiture en totes choses e nostre sesine. Ce fut fet en lan Nostre Seignor mil e dex cenz e seixante et treze».

 

-1294 accord avec Robert de Langourla au sujet d'un moulin :

«Sciant omnes tam presentes, quam futuris, quod cum contentio verteretur in jure, coram nobis, in curia nostra de Porhoet, apud castrum Joscelini, inter religiosos viros abbatem et conventum monasterii beate Marie de Boquien, Cist.ord., Brioc. Dioc., ex una parte Robertum de Langorla, armigerum, ex altera, super hoc, quod dicti religiosi, nomine suo et monasteri sui, petebant a dicto Roberto, et dicebant, quod homines eorum religiosorum existentes et manentes in villis de Barra et de Cranno cum persinenciis sitis in parochia de Langorla, de Sancto Verrano debebant venire de jure ad eorum religiosorum molendinum. Et dictus Robertus e contrario dicebat et affirmabat dictos homines in supradictis villis cum pertinenciis existente debereire de jure ad molendinum suum; eo videlicet quod per divionem et particionem inter antecessores dictis Roberti et Rolandi de Barra et ejus antecessores quondam factam dicti homines, ut dictum est, debedant ire ad molendinum dicit molendinum dicti Roberti. Et super hoc videlicet, quoddictus Robertus petebat a dictis religiosis predictas villas cum pertinenciis earumdem; eo videlicet quod dicti religiosi habuerant, seu aquisiverant a Gaufrido Regis burgensis de Plormel defuncto mediante pecuniam, prout affirmabat idem Robertus dicens se esse propinquiorem ad retrahendas dictas villas cum pertinenciis earum solvendo prius dictis religiosis dictam pecuniam, et dicti religiosi ex adverso dicebant et affirmabant se babuisse dictas villas cum pertimeneiis carumdem de predicto Gaufrido in scambium perpetuum, et nomine permutacionis factum de terra pro terra, seu de redditu pro redditu. En dicebant eciam dicti religiosi Olivarium de Mota avunculum istius Roberti, et Robertum de Mota parem istus Roberti et eciam istruù Robertum successive se recepisse in homines de dictis rebus, seu de dicto excambio cum corum perninenciis; offerentes se probaturos premissa omnia, et singula eorum vel que sibi sufficere deberent de premissis vera fuisse, et legitime facta per testes ydoneos et puplica (sic) instrumenta. Et super hoc quod idem Robertus icebat dictos religiosos percipere non debere unum carterum siliginis in decima de Coelen ex donatione Oliverii de Mota defuncti avunculi sui: nec non decimas Bertranni de Coelen, armigeri, in villis de la Bauteroe et de la Huchardere sitis in parochia de Langorla; eo videlicet quod dictus Ollivarius non potuit dare dictum quaterium siliginis in predictis decimis nisi tantummodo vita comite cum non haberet idem Ollivarius nisi usumfructum, prout affirmabat idem Robertus; et eciam dicebat se esse propinqiorem ad retrahendas supradictas decimas dicti Bertranni, quas titulo pignoris obligaverat idem Bertrannus sepedictis reliogiosis prout idem Robertus asserebat. Et dicti religiosi ex adverso affirmabant et dicebant sepedictos Ollivarum et Bertrannum dedisse et concessisse in puram et perpetuam elemosinam eisdem religiosis et corum monsaterio predictum quaterium siligis et predictas decimas longo tempore transacto; et antequam idem Ollivarius de Mota efficeretur fructuarius,et ipsos religiosos posuisse in corporalem possessionem de predictis, nihil sibi vel suis heredibus retinentes nisi tantummodo divinam retribucionem. Tandem post multas altercaciones et allegaciones, et multa placita e bonorum, et pridentum virorum consilio, in presencia nostra juridicio et curie predicte mediante ad pacem et concordiam devenerunt predicte partes in bune modum: scilicet quod prenominati homines in predictis vills existences, sive manentes, in precenti, et eciam in futuro debent ire molendinum dicti Roberti e ejus successoruù de consensu et voluntate dictorum reigiosum. Et predicte ville cum pertinenciis earum, ut supra dictum est, et predictum quaterium silinis dicti Ollivariiet predicte decime dicti Bertranni de Coetlan, de consensu et voluntate dicti Roberti, remanent in perpetuum dictis religiosis et corum monasterio et successoribus jure hereditario habenda de cetero, et possidenda pacifice et quiete absque ulla contradictione que ex parte dicti Roverti illius causam habentis ullo modo de cetero possit objici vel opponi, salvo tamen jure primogeniture dicti Roberti in predicitis villis cum pertinenciis earum eidem debitoa dictis religiosis tantummodo; etc. Datum mense maii, anno Domini millesimo ducentesimo nonagesimo quarto. Valete. Unicuique parcium remanent saizine, quas possidebant tempore date presentis tenendo tenorem presentium litteratum. Datum ut supra». Dans cette charte, rédigée en présence de Jeanne de Fougères dame de Porhoët au château de Josselin, Robert de Langourla, porteur d'armes, procède à de nouvelles donations en faveur de l'abbaye de Boquen dont un moulin. Les villages de la Barre «Barra», du Cran «Cranno» sont cités ainsi que ceux de la Bautrais «Bauteroe» et de la Huchardays «la Huchardere». On évoque aussi Coueslan alors possédé par écuyer Bertrand de Coueslan, et nombre de ces donations évoquées consistent en dîmes de seigle.

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 23:41

 

Nombre de familles aristocratiques se partageaient les fiefs, ainsi l'un d'entre eux : En 1249, Roland de Guitté accorde à l'abbaye de Boquen, une aumône de froment sur sa terre de Tremur. La baillie de la Gueurine était au XVI ème siècle entre les mains de Charles Ferron de la Sigonnière seigneur de Quénnar en Sévignac, l'un des chefs ligueurs, un siècle plus tard en 1686, c'est le sieur Gilles Botherel de la Bretonnière, gouverneur de Dinan, et possesseur des seigneuries du Châtelier en Eréac et de Branxian en Lanrelas qui est à la tête de ce fief. Fief très étendu puisqu'il englobait les actuels villages du Cleray, du Vauruzé, la Ruais...

 

La Gueurine disposait du droit de basse et moyenne justice.

Le seigneur d'Yvignac disposait aussi d'un fief comme l'indique le nom de ce lieu situé aux confins de Trémeur et Mégrit : le moulin d'Yvignac lui permettait de disposer d'un droit banal dont les utilisateurs devaient s'acquitter sous forme de taxes. En 1637, l'un des descendants des seigneurs d'Yvignac : Urbain d'Espinays, alors seigneur de Vaucouleurs en Trélivan va obtenir le grand baillage de Trémeur, et assoir ainsi sa suprêmatie judiciaire sur cette paroisse. Le Bois des Combes situé à Trémeur est en 1704 aux mains du chevalier René de Fontlebon, seigneur de la Jarretière en Saint Igneuc et aux soeurs* de celui ci. *

***lors d'un baptême en 1707 paraît le nom de Bertranne de Fontlebon, dame de Gasperne

 

Rentier émanant de la seigneurie de Quénnard paroisse de Sévignac alors aux mains de la famille Ferron de la Sigonnière, touchant le baillage de la Gueurine en Trémeur :

Aultres rantes par froument

Deubves à la mesure de Plumaudan

Les hoyrs de Dom Jacques Letexier :

-ung cart

Les hoyrs de Dom Pierre Touzemousche :

-ung cart

Les hoyrs* de Ollivier Nouel pour les brejons (16) de sur les prez de Blanche :

-troys  escuelles et demy

Pierre Mouaissen pour le Gault

-nouvel deux  escuelles et demye

**hoyrs=héritiers

La somme de ce présant rôlle et mynu, se monte, sauff erreur de gret, (17) par argent, cent soulz huict deniers maille monnaye, par froument : vingt et sept cartz dont il est deub vingtz cartz à la mesure de Broon et sept cartz et deux  escuelles tiers d’escuelles à la mesure de Plumaudan.

Juridiciellement, en la court de Quenactz, a esté par Pierre henry et Pierre Letexier, sergentz présenté le rolle et mynu desur escript à Monsieur le procureur fiscal de la dicte court –lequel mynu les dictz Henry et Letexier ont par serment vérifiez contenir vérité –fors et réserve qu’il n’y fait n’avoir rien receu des cy apprès nommés des sommes cy après déclarées, néanmoingns quelques sommations lesquelles qu’ilz en avoictz peu faire –savoir : les hoyrs (de) Georges Baillent deux deniers –de Phéline Louexart, quatre deniers  des hoyrs (de) Jan Renouvel , dix deniers – (de) Guillaume et Ollive Quinquenel huict soulz – de Raoulz Gaubert de Jullien Gauvain, troys escuelles (de) froument –des hoyrs (de) Maurice Caré, seix escuelles –des hoyrs (de) Thoumas Lebas, ungn cart –des hoyrs de Julien Henry de la Lande –ung cart –la dicte Phéline Louexart, deux cartz et demy Guillaume Quinquenel, deux escuelles –des hoyrs de Dom Jacques Letexier, ungn cart –des hoyrs de Dom Pierre Thouzemousche, ungn cart –des hors (de) Ollivier Nouel, troys escuelles et demy –Lequel mynu a esté acepté par monsieur le procureur de cette court –sauff à icelluy impugnir (18) .

-Faict et expédié  par la dicte court de Quenaictz tenue en  la ville de Broon au lieu accoustumé devant le sénéchal d’icelle –le dixhuictyesme jour de janvier mil cinqe centz quatre vingtz quinze. henry

 

Autres extraits émanant de la justice du Plessix Gautron en Sévignac, datée de 1758 :

Jean Bereschet tient noblement une quantité de maison appellée la Chambre contenant vingt et deux pieds, déport et aire devant, contenant le tout par fond avec le fond du bois ancien derrier(e) la Chambre, à présent en verger, neuf cordes, joignant du bout d'orient à terre et maison de Jacques Gesret et Louise Le Bras sa femme, d'autre costé vers occident et du nord vers le chemin qui conduit du Coudray à la fontaine de Lahoyal et au clos du Four cy après le dit chemin entre, du midy aux aires dudit lieu. Le Clos du Four contenant un journal, joignant d'orient au chemin dernier déclaré et déport dudit lieu à la pièce du Frivolage de Laurent Botrel, et du midy au chemin qui conduit des Ruotays à la Lande du Vaux Rusé. Quantité dans la pièce de la Chênaye contenant deux journaux et quart joignant du costé d' occident à la pièce de la Chênaye de Jacquemine Gesret cy après du nord au chemin qui conduit de Pengave au bourg de Trémeur, du bout du midy à la Lande du Vaux Rusé et à la Jannaye cy après. Quantité dans une pièce appellée la Hoya contenant deux journaux, joignant du costé d'orient à autre quantité à présent séparée du costé appartenante à Jeanne Lebras, d'occident au clos de la Saudre de Mathurin Bertheu, du bout du midy à la Grande Cherière, cy après et du nord au chemin qui conduit du Coudray à la fontaine de Lahoya. La Jannaye contenant un journal du costé d' occident à la pièce de la Chesnaye, cy dessus, du bout du midy à la Lande du Vaux Rusé, du costé d'occident à la Jannaye dudit Jacques Gesret, et du nord au chemin dernier déclaré. La moitié du pré des Barbiaux contant vingt cinq cordes, joignant du costé du midy à terre en même pré de Jeanne Le Bras, d'autre coste à la Noë de Louise Gesret et d'un bout au Clos Geffroy de Jacques Gesret et d'autre au ruisseau qui dessent des Barbiaux à la Hoya...

 

1774-1789- Audiences tenues, au bourg de Trémeur, par maître Jacques Buart, sénéchal et seul juge.- Ferme du greffe accordée, pour six ans, à maître Potier par messire Pierre Le Saige, chef de nom et d'armes, chevalier de la Ville-è-Brunes, etc.-Ordonnance du sénéchal autorisant à faire prouver que Pierre Bellanger à intercepté le cours d'eau qui coule du pont Mirel à celui du Noday. Enquête au sujet de la possession d'une maison et de ses dépendances au Vauruzé, en la paroisse de Trémeur.-Tutelle des enfants de Georges Thebault et de Françoise Chevalier.- Apposition de scellés et inventaire des objets mobiliers provenant de la succession de Julien Botrel;- de Julien Lecollinet.-Partage des meubles et effets ayant appartenus à feu Guillaume Thebault.-Mainlevée de la succession de Jacques Leclerc adjugée à Jacques Gauven, etc.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 21:44

 

Histoire Généalogique Des Seigneurs du Chastelier d'Eréac et de Branxian par Auguste du Patz (publication en 1619)

 

Chatelier_du.jpg

 

1 Messire Alain du Chastelier Seigneur dudit lieu en la paroisse d'Eréac et de Branxian en celle de Lanrelaz, Evesché de Sainct Malo, donnera commencement à cette Généalogie, à cause que je n'ay rien trouvé de ses prédecesseurs, il vivoit ès ans 1213. & 1228 décédé a l'an suivant que l'on disoit 1229, laissant un fils, son successeur nommé Guillaume

 

1 Guillaume premier du nom, Chevalier, Seigneur du Chastelier et de Branxian vivoit ès ans 1230. 1261. & 1271 comme il compte par actes Latins des ans susdits, esquels il est duit, Guillemus de Castelario miles senior. Il mourut l'an suivant 1271. & eut pour successeur un fils nommé Guillaume, & une fille nommée Ysabeau du Chastelier, mariée à Eon Rouxelot, Seigneur de Limoëlan en Sévignac.

 

3 Guillaume second du nom, Seigneur du Chastelier et de Branxian fut aussi Chevalier, & vivoit ès ans 1276.1281.1284 & 1290. et mourut l'an 1298. Il eut deux fils, l'aisné nommé Guillaume, le second Alain.

 

4 Guillaume troisième du nom, Escuyer Seigneur du Chastelier & de Branxian, vivoit l'an 1309. & décéda sans mariage l'an suivant 1310.

 

5 Alain du Chastelier Chevalier, succéda à son frère l'an 1310. Il print en mariage une des filles de Raoul de Dinan Vicomte de la Bellière, Chevalier, soeur de Guillaume de Dinan Chevalier aussi Vicomte de la Bellière, & de Guillemette de Dinan : & en eut un fils nommé Raoul du Chastlier, qui fut filleul de son grand-père maternel Raoul de Dinan; & trois filles, Theophaine, Mathilde & Ysabeau du Chastelier.

 

Raoul du Chastelier Chevalier succéda à son père, & épousa Mahaud de Plouer, de laquelle il eut un fils nommé Guillaume, qui luy succéda: & deux filles. L'une mariée au siegneur de Langourla fut mère de Jean de Langourla seigneur dudit lieu. L'autre nommée Mahaut fut femme de Guillaume de Pledran 2. du nom, seigneur de Pledran & de la Ville Hellio, & en eut six fils & une fille, desquels nous reparlerons en ce recueil.

 

Messire Guillaume du Chastelier 4. du nom, Seigneur du 7 Chastelier & de Branxian, fils de Raoul, & de la fille de Raoul de Dinan Vicomte de la Bellière, print en mariage la troisième fille de Hervé, Vicomte de Léon, la soeur aisnée de laquelle, nommée Jeanne fut mariée avec Jean premier du nom, Vicomte de Rohan. La seconde appellée Marie de Léon, fut femme de Jean de Kygorlay seigneur dudit lieu, fils d'autre Jean, aussi seigneur de Kygorlay, & de Jeanne de Rieux, qui fut tué à la bataille d'Auray. De ce mariage issit une fille nommée Jeanne de Kygorlay, mariée à Raoul sire de Montfort & de Guel. Du mariage de Guillaume 4. du nom, Seigneur du Chastelier & de la troisième fille de Hervé Vicomte de Léon, sortirent deux enfants,sçavoir Jean & Ysabeau, laquelle fut mariée deux fois, en premières nopces avec noble homme Monsieur Briand de Chasteaubrient, seigneur de Beaufort, & eut par contract de mariage deux cents livres de rentes; en secondes nopces avec Messire Guillaume de La Motte Chevalier, dit l'Alleman

 

Messire Jean du Chastelier, Chevalier, fils de Guillaume 4. 8 du nom & fille du Vicomte de Léon, succéda à son père. Il print en mariage Blanche de Rochefort & en eut trois fils, l'aisné nommé Jean, le second appelé Eon, qui fut seigneur de Pleumornan & ne laissa aucuns enfans. Le troisiesme fut Olivier, duquel je n'ay leu autre chose, sinon qu'il vivoit l'an1446. Ledit Jean du Chastelier mourut l'an 1413. le 20. jour de juillet

 

Jean du Chastelier, fils aisné de Jean susdit,& de Blanche de Rochefort, mourut avant son père l'an 1409. il avoit épousé Jeanne de Fontenay, fille de Messire Amaury Seigneur de Fontenay, Vicomte de Loeac, & de sa première femme Jeanne le Noir, Dame du Plessix au Noir, en la paroisse Nostre Dame de Moncontour, & de Launay Quignart en la paroisse de Sainct Jean des Guérets, fille héritière de Messire Guillaume le Noir, Chevalier, desdits lieux. Delaquelle il eut deux fils & une fille, nommés Alain, Amaury & Jeanne du Chastelier qui fut mariée avec Jean de Lebiest, Chevalier, Seigneur de Toairé, fils de Messire Gilles de Lebiest Chevalier né de Flandres, Capitaine du Chasteau, ville & Comté de Nantes, pour Jeanne de Navarre veuve du Duc Jean le Vaillant, ayant ledit Comté en doüaire, & de Béatrix de la Lande, fille de Messire Guillaume de la Lande, Chevalier Seigneur de Vaurouaud, & de Jeanne de Quignen, Dame dudit lieu.

 

10 Alain du Chastelier, fils aisné de Jean du Chastelier, & de Jeanne de Fontenay, succéda à ses père & mère, & mourut sans enfans

 

11 Noble et puissant Amaury du Chastelier, second fils de Jean & de Jeanne de Fontenay, succéda à son frère Alain, & fut seigneur du Chastelier, de Bra(n)xian, du Plessix au Noir, et de Launay Quinart. Il fut marié deux fois, en premier avec Jeanne de la Lande, fille aisnée de Messire Tristan de la Lande, Chevalier Seigneur du Vaurouaud & de Quignen, Capitaine de Sainct Malo, puis Gouverneur de la ville & Comté de Nantes, pour Jeanne de Navarre, mère du Duc Jean 6. du nom qui tenoit ledit Comté & doüaire, & qui encore fut grand Maistre de Bretagne, & de sa première femme Marguerite de Bruc, Dame de la Bouteveillaye. De ce premier mariage issirent deux fils & une fille, Sçavoir Amaury, duquel nous parlero(n)s cy après, & Alain qui épousa Damoiselle Jacquette Ferrière. Et Christine du Chastelier, qui fut la première femme d'Arthur de la Chapelle, seigneur de Beunes, du Bois-Heliou, de la Gree, de Tretonne, & du Cleio, fils aîsné de Jean de la Chapelle, & de Jeanne de Pledran. Duquel mariage issirent plusieurs enfans, desquels nous parlerons cy après. En secondes nopces ledit Amaury du Chastelier espousa Jeanne de Pledran, Dame dudit lieu, de la Villeheliou, de la Ville Madiou, de sainct Melaine, & de Lanioüan, fille aisnée de Henry 5. du nom, seigneur de Pledran, & autres lieux dessus nommez, & de Jeanne de Thomelin, fille de Messire Olivier de Thomelin Chevalier, laquelle Jeanne de Pledran estoit veufve de Jean de la Chapelle seigneur de Beunes, de la Roche Giffart & du Bois-Heliou, de la Gree, de Tretonne & du Cleio, duquel elle avoit eu Artur, Laurent, & Jeanne de la Chapelle, première femme d'Amaury 5. du nom seigneur du Chastelier d'Eréac duquel elle n'eut point d'enfans. Du mariage d'Amaury du Chastelier, & de Jeanne de Pledran issirent deux fils, l'un prénommé Eonnet, qui eut la terre de Peumorna en partage, & de luy n'ay leu autre chose. L'autre appelé Jean, qui eut la terre de la Claire Fontaine, & mourut sans enfans l'an 1502. & eut le seigneur du Chastelier pour héritier du costé paternel, & la Dame de Beunes du costé maternel. Ledit Amaury premier du nom mourut en janvier 1456. selon l'ancienne computation, mais 1457 selon la moderne.

 

Noble et puissant Messire Amaury du Chastelier, Chevalier, seigneur du Chastelier, de Branxian, du Plessix au Noir, & de Launay Quinart, fils d'Amaury premier, & de Jeanne de la Lande, épousa en premières nopces, Jeanne de la Chapelle,fille de Jean de la Chapelle 2. du nom, seigneur de Beunes & de Jeanne de Pledran, seconde femme de son père, de laquelle il ne laissa aucuns enfans. En secondes il print en mariage Plesou de Plusquellec, fille de noble homme et puissant Ollivier de Plusquellec, seigneur dudit lieu, & de noble & puissante Dame Jeanne de Tuorgnouf Dame dudit lieu (on a depuis prononcé & escrit Tourgouf, & maintenant on prononce Trogo)de laquelle il eut fils & fille: le fils nommé Jean duquel nous reparlerons cy après; la fille nommée Jeanne du Chastelier fut mariée avec noble Escuyer François de Beaumont, seigneur dudit lieu, & eut huit cens livres de rente en mariage, par contract daté de l'unziesme d'Octobre l'an 1468.

 

Noble et puissant Messire Jean du Chastelier, fils d'Amaury 2. & de Plesou de Plusquellec, succéda à son père en toutes ses seigneuries, et mourut l'an 1480. Il avoit espousé Jeane Madeuc, de la maison du Gué Madeuc, & en eut deux filles, l'une nommée Catherine, l'autre Raoulette du Chastelier, laquelle fut mariée avec Jean de Beaumont l'an 1491. & ce par dispense, parce qu'ils estoient parents, l'un au tiers, l'autre au quart degré.

 

Catherine du Chastelier, fille unique & seule héritière de Jean du Chastelier 3. du nom, & de Jeanne Madeuc, succéda à son père en sesdites seigneuries en l'an 1480. Ellle fut mariée en premières nopces avec noble & puissant Jean de Ville blanche, seigneur du Plessix Balisson, fils de noble & puissant Pierre de Ville blanche, Chevalier seigneur de Broon, de Maumusson, de Bagaz, de la Porte, & du Mesnil. Le contract de mariage est daté du 9. d'Aoust l'an 1482. Ledit Jean de Ville Blanche estant décédé l'an 1510. Elle se remaria avec noble Louys d'Aron seigneur de Lourmaye, duquel elle n'eut point d'enfans. Mais de son premier mary, elle en eut quatre, deux fils, & deux filles sçavoir, Claude, duquel nous parlerons cy après. Messire Antoine de Ville blanche, Chevalier seigneur du Pont Blanc, & de Bagaz Françoise de Ville blanche, femme de noble & puissant Guy 2. du nom, seigneur d'Espinay, duquel elle eut Guy 3. du nom & autres enfans, desquels nous parlerons au Chapitre des Seigneurs d'Espinay. Le contract de mariage est daté du samedy premier jour de septembre l'an 1509. Catherine de la Ville blanche fut mariée deux fois, premièrement avec Jean d'Orvaulx, seigneur dudit lieu, & en eut plusieurs enfans, desquels je n'ai trouvé le nom. Secondement avec Urbain Tillon Chevalier, Seigneur de Sacé, du Grollay, de Prince et de la Hardiere. Ladite Catherine du Chastelier, du vivant de son premier mary Jean de Ville blanche, & l 'an 1499. receuillit la sucession en ligne colatérale de noble & puissante Damoiselle Marguerite du Pont, Dame de Plusquellec, de Tourgouf, de Callac et du Pont-blanc, morte sans enfans, sa cousine au tiers degré, comme la table suivante le fera voir.

 

Noble & puissant Messire Amaury du Chastelier, Chevalier, 12 seigneur du Chastelier, de Branxian, du Plessix au Noir, & de Launay Quinart, fils d'Amaury premier, & de Jeanne de la Lande, épousa en premières nopces, Jeanne de la Chapelle,fille de Jean de la Chapelle 2. du nom, seigneur de Beunes & de Jeanne de Pledran, seconde femme de son père, de laquelle il ne laissa aucuns enfans. En secondes il print en mariage Plesou de Plusquellec, fille de noble homme et puissant Ollivier de Plusquellec, seigneur dudit lieu, & de noble & puissante Dame Jeanne de Tuorgnouf Dame dudit lieu (on a depuis prononcé & escrit Tourgouf, & maintenant on prononce Trogo)de laquelle il eut fils & fille: le fils nommé Jean duquel nous reparlerons cy après; la fille nommée Jeanne du Chastelier fut mariée avec noble Escuyer François de Beaumont, seigneur dudit lieu, & eut huit cens livres de rente en mariage, par contract daté de l'unziesme d'Octobre l'an 1468

 

Villeblanche_de.jpg

 

 

15 Noble & puissant Claude de Ville blanche Chevalier de l'Ordre du Roy, fut en premier état seigneur du Plessix-Ballisson, succédant à son père l'an 1510. puis l'an 1515. il succéda à son père ès seigneuries de Broon, de Maumusson, de Bagaz, du Mesnil, & de la Porte, & Martigné-Ferchaut, a l'an 1522. à sa mère Catherine du Chastelier, ès seigneuries du Chastelier d'Eréac, de Branxian, de Pluquellec, de Tourgouf, de Calac, du Pont-blanc & autres. Par lettres datées du 3. d'avril 1522. il fut pourveu de l'estat & office de premier pannetier de Claude de France, Royne de France, & Duchesse de Bretagne, femme du grand Roy François, fille du Roy Louys XII. & d'Anne Duchesse de Bretagne. Il servit les Roys de France ès guerres qu'ils eurent en Hainault, & en Savoye, & aux voyages que ledit Roy Françoys fist contre la seigneurie de Venise, & fut faict Chevalier de l'Ordre du Roy, à cause de sa valeur, hardiese, & dextérité aux armes. Guy sire d'Espinay, son neveu, fils de sa soeur Françoise le fist prodiguer l'an 1538. par l'authorité de Messire Jean d'Espinay, seigneur du Bois Duliers, oncle paternel dudit Guy, qui avoit lors grand crédit & pouvoir, ayant espousé la fille de Maistre Louys de Defers, l'un des Présidents du Parlement de Bretagne. Mais s'estant levé contre cet arrest au privé Conseil du Roy, & remis la disposition & l'administration de ses biens, soit qu'il fust dépité & indigné contre son dit neveu Guy, qui devoit estre son principal héritier, ou pour autre cause, il vendit les terres & seigneuries de Martigné-Ferchaut en Bretagne, de la Porte & du Mesnil en Anjou, à Messire Anne de Montmorency, lors Grand Maistre, puis connestable de France, & luy transporta par tiltre de donaison, celles de Calac, du Chastelier en Eréac, & de Branxian, es années 1539. & 1540, & en vertu de ce transport, vous Monseigneur possedez aujourd'huy lesdittes terres.

 Fin de l'histoire généalogique des seigneurs du Chastelier d'Eréac & de Branxian.

 

 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:31

 

page 116 page 117

 

 

Abbé Préauchat



 

Marie Préauchat

 

 

Catherine Préauchat

 

 

Mère St Nazaire

 

 

Jean Marie Préauchat

 

 

Eug. Godin

 

 

Doréthée Préauchat



 

Abbé Préauchat jeune

 

 

Mr Cadier vic(aire) François Guillot

Léonie et Léon Préauchat (les enfants de Dorethée Préauchat)

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:23

 

page 108

 

Nous devions passer

quatre années ensemble

dans la meilleur

harmonie- Mais

un conseil du pasteur à

ses paroissiens à l'époque

des élections (sept(embre) 1881)

fut pris en mauvaise

part lui valut une

peine de 6 jours de

prison.

Nous ne devions plus

vivre que 6 semaines

ensemble. Les animations

avaient brisé le vieillard

M. Le Polly, âgé de 65

ans, la tête

 

page 109

 

pour la Toussaint réduit à

l'impuissance: c'était

la mort qui n 'était éloignée

que de 9 jours

-

Au 20 nov(embre) 1881 la

Providence me servait

d'un excellent recteur

Mr Rebours ci dessous

Recteur de St Bily était

nommé au Loscouët.

Né à Longaulnay en 1830

Mr Rebours avait été

vicaire à Plédéliac et

à Plémy- Suivons

le conseil de l'Esp(rit). S.(aint)

Lauda virum post

mortem ***

* Lauda virum post mortem : Louez un homme après la mort

 

page 110

 

Principaux travaux

où j'ai pris part en dehors

de la paroisse-

Rouillac Plénée-

Eréac Plumaugat-

Lanrelas St Onen-

Gaël Illifaut-

Merdrignac Plumieux

St Brieuc La Harmoye

St Vran

En ce jour du 26

janvier 1897 je vois

s'avancer la 20e année

de vicariat sur place

preuve que j'ai

trouvé de la patience

autour de moi-

 

page 111

 

Qu'ai je fait au

Loscouët- je ne sais-

Mais si l'on faisait un

jour l'histoire de cette

paroisse, on me

trouverais mêlé à

presque tous les

évènements qui s'y

sont accomplis depuis

20 ans-

Fasse le ciel que

le Seigneur ne soit

pas trop mécontent

de son pauvre serviteur

Recteur du Loscouët

le 1er février 1900

Demeurant 12 mars 1914

Rabasté à Rouillac

 

page 112

 

Il ne faut pas que

mon histoire me

fasse oublier

ma soeur, 6e enfant

de notre famille

6e Marie Préauchat

née le 16 août 1831

comme fille unique

était la bien aimée

de papa ça se comprendre

Je ne saurai être

assez reconnaissant de

la peine qu'elle a eu

pour moi pendant

que j'étais au collège

C'est surtout en 1870

qu'elle fut précieuse

 

page 113

 

pour mes parents

alors que nous étions

tous absents de la maison

paternelle. Elle faisait

le travail et consolait

notre père et notre mère

En 1871 quand

nos frères furent rentrés

appelée à la vocation

religieuse elle s'envola

frapper à la porte

de la Communauté

de Broons

par différentes fondations

St Maden, Neuvy

diocèse de Bourges

 

page 114

 

Aujourd'hui elle est

à la tête de l'école chré(tienne)

de St Hélen ayant

pour mission spéciale

le soin des malades

(en marge une note : décédée 3e janvier 1909)

-venue à Broons, paralysée 1898

Notre Mère

Notre bonne mère

née en 1812

mariée en 1832 fut une

vrai mère une

chrétienne avant tout

Elle travailla beaucoup

pour ses enfants

Elle eut la consolation

de me voir prêtre

de me voir vicaire

 

page 115

 

 

Elle eut la douleur

de voir son fils Jean, son

soutient, sa consolation

mourir quelques mois

avant elle

Lui s'éteignait le

9 janvier 1891 et elle rendait

son âme à Dieu le 10

octobre de la même

année âgée de 79 ans

Que son âme

soit dans le sein de

Dieu et qu'elle obtienne

pour ses enfants

survivants grâce et

miséricorde

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:20

 

page 98

 

la faiblesse de sa voix

et la volubilité de sa

parole nous empêchaient

de bien profiter de son

excellent enseignement

Cependant je dois dire

que je m'appliquai

plus à l'étude des sciences

qu'à celle des lettres

j'étais dans les 4 ou 5

premiers aux compositions

3e

En 3e Mr Cochet

fut notre professeur- homme

de moyens ordinaires

de grand travail de

bonne méthode il

 

page 99

 

nous fit travailler

et revoir toutes nos grammaires

que nous connaissions

bien imparfaitement

Ce fut une bonne année.

2e

Mr Ruellan était notre

professeur de seconde

homme de grande foi

de grande vertu oubliait

parfois les corrections du

devoir pour nous faire

un sermon, il était bon

et nous l'aimions bien

Rhétoriques

La guerre battait son

glas en 1871 quand

 

page 100

 

nous abordions la rhétorique

au mois d'octobre

Un professeur vraiment

distingué par sa clarté

sa méthode, son énergie

occupait cette chaire

C'était Me Puhel

C'était un excellent

préparateur aux examens

qui faisait plus de peur

que de mal

mis qui ne se noyait

jamais dans des longueurs

scientifiques nous

rappelait à la question

il avait vraiment

le bon goût littéraire

 

page 101

 

Voici autant que je me les

rappelle mes condisciples

Jacques Daniel

Pierre Leclair

Jean Meheust

Louis Pastel

Mathurin Quenel

François Merdrignac

Patrice Desvaux

Mon certificat

de séminaire m'empêcha

de prendre part à la

campagne de 70-71

où j'avais deux frères

 

page 102

 

Grand séminaire

J'avais à juste titre

une haute idée du grand séminaire

l'atmosphère n'était pas

sans m'inspirer des risques

inutiles. Aussi je le préparai

de mon mieux avec

le vicaire Mr Martin

Au 12 octobre

mon examen était

trouvé bon, j'étais

admis au séminaire

sans condition

Cette vie m'allait

beaucoup- Elle était

pour moi 100 fois plus

agréable que le collège

72 en philosophie

 

page 103

 

Sans beaucoup comprendre

la philosophie du père

Enrique je l'aimais bien

Le 30 mai 1872

je revêtais l'habit ecclésiastique

-

En première année de théologie

poussé par mon directeur

le R(évérend) P(ère) Cotteverte, je

travaillais bien et le

29 juin 1873 je

fus admis à la tonsure

-

Le 28 fév(rier) 1874 je reçus

les ordres moindres j'étais

heureux d'être de la

tribu d'Aaron

 

page 104

 

Le 20 février 1875 j'étais

ordonné s(ous) diacre

avec cet ordre les inquiétudes

disparaissaient

Le 18 juillet 1875

je montais à l'ordre des

diacres, et le lendemain

je quittais le séminaire

pour ne plus y séjourner

Guingamp

Avant d'aller en vacances

j'allais trouver

le P(ère) Nicolas en le priant

de me faire rentrer pour

me préparer à la prêtrise

Je crus avoir une

promesse

Prêtre 18 déc(embre) 1875

1ere messe à Rouillac le 19 déc(embre)

 

page 105

 

Mais dans les premiers

jours d'octobre une lettre

de Mr Cotentin m'annonça

que je suis maître d'étude

à Guingamp. Ce n'était

pas ce que j'attendais

J'avais conscience

de n'avoir rien de (ce) qu'il

faut pour faire un

bon maître d'étude

cependant je fis mon

année tant bien que

mal- j'y trouvai de la

peine mais aussi

du plaisir pour me donner

de l'aplans dont je

manquais

 

page 106

 

St Charles

En août 1876 j'attendais

avec 40 de mes Confrères

un vicariat. Rien

n'arrivait. A la Toussaint

le le P(ère) Nicolas me propose

une classe de 8e à

St Charles. J'accepte

j'y passai une année

tranquille. Si je

ne trouvai pas la

peine de Guingamp

je n'y trouvai pas le

même plaisir- L'abbé

Robillard y fut pour

moi un bon ami

d'un bon conseil

 

page 107

 

Le Loscouët 1877

Toujours postulant vicaire

j'attendais un poste quand

des lettres m'arrivèrent

à Rouillac pour le

Loscouët : paroisse

que je ne connaissais

nullement

Mon installation date

du 15 septembre Mr Goudin

et Mr Cadier me

conduisirent- je trouvai

pour recteur un

vénérable vieillard aux

longs cheveux au grand

nez au visage joyeux

J'étais content de l'expression

 

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