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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:57

 

La chapelle de Leslians dite aussi des Noë est de plan rectangulaire, elle fut fondée en 1454 par Bertrand Millon en l'honneur de la Sainte-Vierge, Saint Sébastien et Saint Julien martyrs, et Saint Bernardin, confesseur. Le 22 décembre 1459, le fondateur obtint autorisation d'avoir des fonts baptismaux et de célébrer discrètement la messe. En 1516, la chapelle est dédicacée à St Laurent. Julien Briand en est chapelain en 1638 & Jean Le Roux en 1692. Pierre Huguet et Perrine Regnier se portèrent acquéreurs de la chapelle sous la Révolution. La maison du chapelain et un cimetière de 3 vergées se trouvaient à côté de cette chapelle.

 

 

 

 

Inhumation en cette chapelle :

 

«Guill(aum)e Bouvier, fut enterré en la chapelle de Leslian et fut confessé par m(iss)ire Estienne Lebretle 24 10 (octobre) de l'an mil six cent trante sept et mourut de la Peste»

 

«Escuier Piere de Lesmeleuc vivant seigneur de la Salle, de la Villemorel décéda le quinziesme jour d'apvril et la sépulture de son corps fut faicte dans la Chapelle de Lesléan le dixneufviesme dud.moys Mil six cent trante et huict et fut confessé par Monsieur le Recteur de Caulne pr(ése)nts Missire Julien Briand chapelain de la p(aroi)sse et de Mi(ssi)re Jan Duboy subcuré de Broon»

Signature : -Duboy

 

  

 

Angelot XVe ornant jadis la chapelle de Lesliens 

 

Mathurin Retif inhumé en la chapelle de Leslians le 19 octobre 1638

Me Yves Duran, inhumé en la chapelle de Leslians le 26 mai 1642

X Jouays, le 23 septembre 1654

écuyer Urbain de Visdelou fut inhumé l'avant dernier jour de septembre 1666

 

 

 

«Missire Joseph François Geslin, clerc tonsuré titulaire de la chapelle de Lesliens âgé de cinquante six ans mourut dans la communion des fidèles en sa maison de Lesliens le vingt quatrième septembre mil lesept cent quarante edeux son corps fut inhmé le lendemain dans un des tombeaux des seigneurs de la Villemorel près de la chapelle Ste Catherine en présence de messieurs de Derval du Boispassemalet de la Bigottière et plusieurs prêtres des paroisses d'Yvignac Trémeur Trédias et autres qui n'ont signé» Signature : -H:Pinsart R(ecteu)r de Broon

 

  

 

Baptême :

 

Jean Trouné, le 28 décembre 1669

 

 

On célèbre aussi des mariages :

 

le 10 juillet 1669 : René Fournier et Jacquemine Haguet

le 16 juillet 1669 : Guillau(me) Labé et Anne Lamiré

le 26 novembre 1669 : Olivier Juette et Janne Rouillac

le 30 décembre 1669 : Maistre Jean Cosnart et Marie Henry

le 23 janvier 1671 : François Ermé et Charlotte Chenu

le 22 février 1672 : Jean Chevalier et Jeanne Haguet

le 29 février 1672 : Jean Serot et Jeanne Berthelot

le 20 septembre 1672 : Thomas Lebranchu Yvignac et Yvonne Duboys

le 12 juin 1674 : Michel Junele et Perine Guillemot en présence du seigneur et dame de Lanredec et de la Bouexière

le 14 février 1679 : Adrien Lemoing et Perronelle Guillemot

le 4 juillet 1679 : Françoys Martin & Margueritte du Chesne

le 17 février 1681 : François Loret et Anne Gaultier

le 17 février 1681 : François Hucquet et Jeanne Sébille

le 18 mai 1681 : Gilles Josset et Jeanne Thébault, en présence de Messire Michel Gelin

le 16 juillet 1682 ; Jan Lebreton et Guilmette Pinsart, en présence de Messire Michel Gelin

le 3 juillet 1683 : Jan Suas et Janne Pinsart du village de Lorillon en présence de Messire Michel Gelin

le 16 septembre 1683 : Alain Chouette, tixier à la Ville Beleu et Ollive Gauven de Trémeur

le 9 mai 1684 Me Guy Derouillac, notaire du village de Lohéac et Jacquemine Huet, nièce de Missire Pierre de la Lande prêtre de Broons qui célèbre la cérémonie

le 6 juillet 1684 : Pierre Dubouais et Mathurine Chevalier «en la chapelle de Leleas» en présence de Messire Michel Gelin Seign(eu)r de Coëcouvran, la Villemorel

le 21 janvier 1685 : celui de Mathurin Le Blanc de Linée, laboureur et marchand avec Jeanne Martin du village de la Chesnays.

le 20 février 1685 : Pierre Lefeuvre et Mathurinne Belami

le 4 mars 1685 : Jacques Deleusme et Magdelaine Lorand

le 25 septembre 1685 : Maistre René Henry, sénéchal de Brondineuf, sieur du Rocher & demoiselle Louise Tournatory

le 10 juin 1688 : Pierre Rolland et Janne Ecolan d'Yvignac

le 18 octobre 1692 : Gabriel Le Paigné d'Yvignac et Mathurine Haguet

 

« Les bénédictions nuptiales ont été administrées dans la chapelle de Leslian située en la p(aroi)sse de Broon par moy soubsigné curé d'office de la ville et paroisse de Broon à Escuyer Louys Eustache Le Lepvroux sieur du Boispasmalet & Dame Jeanne Thérèse Rolland du Noday, présents escuyer Charles Rolland sieur du Mesny, Dame Louyse Marie de Derval Dame du Noday, Dame Marie Rainne de La Hays dame du Noday, le dit prêtre missire Pierre Levrel, damoiselle Margueritte de la Chapelle & plusieurs autres le vingtieme jour d'aoust mil sept cent dix  Signatures : -Louise Marie de Derval -Marie Rayine de La Haye - Louis Leleuvroux -Charles Rolland du Noday -Gabriel Rolland du Noday -P: LeBret -Julien Frain prêtre curé d'office Broon

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:42

 

La tradition en attribue la fondation à Jeanne de Malesmains lors de l'expédition de son fils du Guesclin en Espagne (de 1365 à 1370). Très endommagée au cours de la Guerre de Succession de Bretagne, le Pape accorda bulle d'indulgence le 30 mars 1391 à cette chapelle vers laquelle les pèlerins affluaient. On évoque le prieuré Sainte Magedelaine de Broons. 18 Septembre 1378 -Paris, Charles V accorde au Connetable du-Guesclin et à ses héritiers le droit de tenir deux foires dans ses terres patrimoniales à Broons. L'une se tiendra à La Chapelle de la Magdeleine près la ville de Broon dont nostre dit Connestable est Seigneur, elle aura lieu le lundi après la fête de la Madeleine (juillet) et l'autre le lundi après la Saint-Michel 

 

Inhumations en cette chapelle :

 

Françoys Trillart inhumé le 3 octobre 1637

Jean Belleu, le 25 novembre 1637

Jean Pestel, le 4 décembre 1637

 

  

Mariages à la chapelle de la Madelaine :

 

le 8 septembre 1663 : Jan Haguet et Françoise Berthelot

le 3 octobre 1663 : François Gousret et Françoise Jouault

le 15 janvier 1664 : Jacques Duval et Françoise Blandin

le 16 février 1664 : Pierre Blandin et Julienne Belot

le 26 juillet 1664 : Jullien Canuel et Françoise Bisterne

le 22 juillet 1664 : Jan Lebret et Perine Letessier

le 18 août 1664 : Mathurin Michel et Guillemette Trouschart

le 7 février 1665 : Guillaume Bellanger et Marguerite Lorand

le 21 mai 1665 : Jan Labbé et Ollive Henry

le 18 juin 1665 : Jan Leblanc et Anne Lenouvel

le 3 août 1665 : Pierre Chevalier et Janne Reynier

le 25 juin 1669 : Jullien Forgeart et Pesrine Girouard

le 28 novembre 1669 : Ollivier Hucquet et Maurye Forgeard de Yvignac

le 3 janvier 1670 : Guillaume Pinsart et Guillemette Bougault

le 19 juillet 1670 : Marc Guérin et Yvonne Lamiré

le 26 juillet 1670 : Pierre Potier de Trémorel et Jacquemine Berthelot

le 29 septembre 1670 : Louis lebreton et Janne Pinsart

le 9 février 1673 : Daniel d'Espinay chirurgien et Jacquemine Maulet

le 11 juin 1674 : Mathurin Allouët et Guillemette Lorand

le 30 juin 1674 : François Ermé et Jeanne Bouvier

le 31 juillet 1674 : Mathurin Chevalier et Julienne Bouvier

le 28 novembre 1686 : Mathurin Buglet et Jacquemine Gaut(ier)

le 11 octobre 1687 : Michel Bondin et Marguerite Hesry

le 3 juin 1688 : Thomas Belot et Renée Briand

 

 

Fenestrage XVe

 

La chapelle de la Madelaine fut en grande partie reconstruite à la fin du XVIIème siècle et bénite le 22 juillet 1692 par Monseigneur Sébastien du Guémadeuc alors évêque de Saint Malo.Cette chapelle conserve cependant de jolis éléments du XIVème siècle. Lors des boulversements qui se produisirent à la Révolution, les élus du district choisirent la chapelle de la Madelaine comme lieu de réunion. Suite aux épidémies qui se produisirent au cours du XVIIIème siècle, pour des raisons sanitaires, la municipalité prit la décision en 1792 de transférer le cimetière qui cernait la vieille église ici.

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:13

 

 Eréac, Rouillac, Plénée Jugon, Broons, Trédias et Trémeur, Langourla .

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 19:52

 

 

Arbres à travers la campagne : Yvignac, Sévignac, Lanrelas, Mégrit, Dolo.

SAM 1793

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 19:23

 

 

Ce 28 février 1796 au Val Martel où il résisait que Paul Gédéon Rabel, le prêtre de Mégrit fut fusillé. Une cinquantaine de membres de la colonne mobile en provenance de Broons forcèrent les portes du Val Martel où habitait l'écclésiastique âgé d'environ 58 ans, puis saccagèrent l'endroit jusqu'à ce que leur chef leur donna ordre de tuer celui qui leur proposait sur un ton paternel de les ravitailler. Rabec entendant l'ordre, demanda aux soldats désignés de venir l'embrasser avant de lui tirer dessus ! L'un d'entre eux ému refusa de tuer un tel prêtre ! Il ne pouvait pas être un ennemi ! Mais ces trois collègues obéirent, et dans l'avenue, à peine à 250 pas de la demeure, le prêtre tomba. Après avoir dépouillé la victimeet dévasté la maison, ils se retirèrent. Les fermiers des environs et des domestiques rapportèrnt le corps au cimetière de Mégrit .Ci dessous la croix marquant au Val Martel l'emplacement de son assassinat et sa tombe auprès de l'église. 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 19:05

 

Un hôpital fut fondé aux environs de l'Hermitage situé aux abords de la chapelle de Saint Malo des Bois, en 1516, il existait encore et était taxé 20 sols et fut annexé à la ditte chapelle : «Capellania hospitalis de Bron, quam obtinuit Jöhes Jöhïs Rocherel et modo R Ferron... Nobis constitit légitime quod omnes et singuli fructus istius capelaniae non valent decem libras». «Capellania hospitalis de Bron quam obtinet Oliverius Boniver ; ista est infra, in fame pagine; quam obtinet Guillet- mus de la "Woedre, et est quasi nullius valoris. Capellania quam obtinuit Johannes Rocherei, presbiter»

Étrange ces cinq personnes inhumées le même jour 13 septembre 1582 sans autre précision du desservant missire Mégret : Gilles Daguenel, Gilles Bellanger, Pierre Ferret, Gilles Thomas et Janne Cillard

 Après les fêtes de la Pâques 1606, les morts sont très nombreux, la liste s'allonge au fil des pages : certains seront inhumés dans le cimetière les autres à la chapelle de la Madeleine² : Régnault Ratier² le 2 mars; Janne Rondel le 2 avril; Jullien Renouvel ² le 11 avril; Guillaume Robert le 11 avril; Jan Frouget ² le 12 avril; Roberde Hochet ² 14 avril; Ollivier Bougault Léa Bougault et Marguerite Picault furent inhumés tous en leur mesme fosse au cymetiere de Broon le 1er mai; Pierre Mégret ² le 2 mai; Jan Billy le 5 mai; Georges Desnos ² le 8 mai; Roberde Bignon le 10 mai; Mathurine Trémal le 11 mai; Janne Gaultier le 12 mai; Janne Sébille et Guillemette Daguenel le 14 mai...En 1624 et en 1637, la peste revient à Broons, ainsi durant l'été 1637 on y relève 33 victimes. Voici ce que l'on peut lire sous la plume de missire Dubouays :

«Ensuivent les noms de ceux qui sont morts de la contagion aud(it) an 1637

 

-Jacques Allot fut Ensepulturé dans le Ceimetière de Broon le huit(iesme) jour de Juin Mil Six Cent Trante Sept et fut Confessé par dom Jean Dubois curé

-Michelle Buglet fut Ensepulturée dans le Ceimetière de l'église de Broon le dix(ies)me jour du(d)ict moys de Juin Mil Six Cent Trante Sept et fut Confessée par Missire Gilles Oreal

-Guillemette le Dillac fut aussi Enterrée au(d)yt Cemetière de Broon le v(ingt) (de)uzie(s)me du(d)yt moys de Juin Mil Six Cent Trante Sept Confessée par Mi(ssir)e Jean Mégret

-Julienne Janet fut Ensepulturée dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret ce vingt cinq(uies)me du(d)ict moys Mil Six Cent Trante Sept

-Eon Jamet fut Enterré au Cemetière de Broon ce vingt six(ies)me jo(ur) de Juin Mil Six Cent Trante et Sept et Confessée par led(ict) dom Jean Mégret

-Cyprien Sebille a esté Enterré au Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret ce vingt neuf(ies)me du(d)ict moys de Juin Mil Six Cent Trante Sept

 

-le corps de Mathurin Buglet fut Enterré dans le Cemetière ce huict(ies)me Juillet Mil Six Cent Trante et Sept et fut Confessée par Mi(ssir)e Gilles Bouvier

-Guille Bouhours a esté Enterré au(dic)t Cemetière et fut Confessée par dom Briand les Jo(ur) et an que devant

-la Sépulture du corps de Maistre Gilles Sebille fut faicte dans le(d)y(t) Cemetière de Broon le dix(esme)me jour du(d)y(t) Juillet au(d)ic(t) an Mil Six Cent Trante Sept et luy donna l' absolution le(d)y(t) dom Jean Mégret

-Jean Bazil Normand fut Enterré dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Gilles Oreal le douziesme jour du(d)ic(t) Moys et an Mil Six Cent Trante Sept

 

-Le(d)y(t) jo(u)r douziesme de Juillet Mil Six Cent Trante Sept fut faicte le sépulture du Corps de Guillemette Quinel dans le Cemetière du(d)ic(t) Broon et Confessée par dom Yves Briand

-Françoys Bouvier fut Ensepulturé dans le(d)ic(t) Cemetière et fut Confessée par le(d)ic(t) Jean Mégret le saiz(ies)me de Juillet au(dict) q(ue) devant an

-Jacquemine Santier fut Enterrée au Cemetière du(d)ic(t) Broon le vingt(ies)me de Juillet Mil Six Cent Trante Sept au(dict) an et fut Confessée par dom Gilles Oreal

-Le Vingt Uni(es) me du(d)ic(t) Moys de Juillet Mil Six Cent Trante Sept furent ensepulturez les corps de Perronnelle Rouxel et de Jeanne Quinel dans le Cemetière de Broon et fut la(d)ic(te) Rouxel Confessée par dom Jean Duboys et la(d)ic(te) Jeanne Quinel par dom Yves Briand

-Perronnelle Girouard fut Ensepulturée dans le(d)ic(t) Cemetière et fut Confessée par dom Gilles Oreal le 24 me du(d)ic(t) Moys & an

-Le Corps d'Ollive Henry fut Enterré dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret le Vingt six(ies)me du(d)ic(t) Moys de Juillet Mil Six Cent Trante Sept

-Jean Girebert fut Ensepulturé dans le Cemetière de Broon le Vingt sept(ies)me de Juillet 1637 et fut Confessée par dom Jean Mégret

-Julienne Tanet fut Enterrée dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Duboysl le Vingt sept(ies)me jo(ur) du(d)ic(t) Moys de Juillet Mil Six Cent Trante Sept

-Julienne Rahen Enterrée au(d)ic(t) Cemetière et Confessée par dom Mégret le 30 me du(d)ic(t) Moys de Juillet 1637

-Jeanne Huquet au(d)ic(t) Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret le premier jo(ur) d'aoust au(d)ic(t) an Mil Six Cent Trante Sept

-Guillemette Bechart fut Ensepulturé au(d)ic(t) Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Gilles Oreal ce segond jo(ur) du(d)ic(t) Moys daoust Mil Six Cent Trante Sept

-Perronnelle Dudoüet a esté Ensepulturée au(d)ic(t) Cemetière de Broon et luy donna l'absolution Mi(ssir)e Gilles Bouvier ce cinq(uies)me jour du(d)ic(t) Moys d'aoust Mil Six Cent Trante Sept

-la Sépulture du corps de dom Yves Briand fut faicte dans le recroy de l'église du(d)ic(t) Broon et fut led(ict) Briand Entandu en la Confession par dom Gilles Oreal le six(ies)me dudict) Moys daoust Mil Six Cent Trante Sept

-Le corps de Guillle Duboys fut enterré dans le Cemetière de Broon le six(ies)me du Moys d'aoust Mil Six Cent Trante Sept Confessé par G. Bouvier

-Guillemette Daguenel fut enterrée dans l'Eglise de Broon le neuf(vies)me d'aoust Mil Six Cent Trante et Sept Confessée par dom Mathurin Henry

-Les (dicts) J(our) et M(oys) Et an furent Ensépulturés les corps de Guillle Delourme Et Jean Dugué Confessez par dom Estienne Lebret

-Magdalaine Richart fut Ensépulturée dans l'Eglise dus(dict) Broon le dixi(es)me dus(dict) Moys d'aoust 1637 et fut Confessée par dom Jean Megret

-Le Corps de Jean Audugeon fut Enterré dans le Cemetière de Broon le douzi(es)me jo(u)r d'aoust aus(dict) an Confessé par dom Jean Megret

-Marye Lechevestrier fut Enterré dans le Cemetière de Broon le quatorzi(es)me jo(u)r d'aoust Mil Six Cent Trante et Sept et la Confessa dom Estienne Lebret

-Le Corps de Perrine Besnart fut Enterré au Cemetière de Broon le quinz(ies)me jo(u)r du Moys d'aoust aus(dict) an Mil Six Cent Trante et Sept Confessée par dom Gilles Oréal

-Le Corps de Guillle Renouvel fut Enterré dans les(dict) Cemetière le 16.eme jo(u)r du Moys d'aoust Mil Six Cent Trante & Sept Confessé par Lebret

-La sépulture du Corps de Françoys Touzé fut faicte dans le Cimetière dus(dict) Broon le dix sept(ties)me jo(u)r d'aoust Mil Six Cent Trante et Sept Confessée par dom Pierre Trillart

Un parcellaire situé au environs de L'Hermitage porte ce curieux nom évoquant une épidémie : le Charnier.

 De nouveau au cours des mois d'août et septembre 1656, une épidémie ravagea Broons, et il y eut de nombreuses victimes : Jan Martin inhumé le 9 août; Damoiselle Françoise Chevré inhumée le 19 août; Guillaume Berthelot inhumé le 20 août; Mathurine Pinsart inhumée le 21 août; Jan Payoulx inhumé le 22 août; Mathurine Poyrier inhumée le 30 août; Madelaine Retif inhumée le 1er septembre; Perrine Jamet inhumée le 6 septembre; Maitre Guillaume Quignaut inhumé le 7 septembre; Marguerite Jamet & un enfant à Ollive Douard inhumés le 18 septembre ; Jacques Durant inhumé le 18 septembre. Un acte émanant du registre de l'année 1670 : «Jan Loëssart a esté enterré dans l'église de Broons, mort sans confession à cause de la briquette*, de sa maladie, le vingt et septiesme de feuvrier mil sept centz septante». Signature : J. Legault. En 1673, Daniel d'Espinay est donné chirurgien de sa vocation, demeurant Broons puis en 1706 maistre Pierre Dodeman est dit chirurgien. Maitre Louis Morice chirurgien à Broons décèdé en 1731. Maître Henry Pinsart est chirurgien juré à Broons en 1763, Maitre Gabriel Macé chirurgien à Broons, décédé en 1766. Puis advient dans la seconde partie du XVIIIème siècle une nouvelle épidémie. A la fin du printemps 1757 : 8 enfants âgés de quelques mois périrent, mais c'est deux ans plus tard à la fin de l'été 1759 qu'une épidémie infantile allait de nouveau sévir, on comptera 25 petites victimes parfois jusqu'à trois par jour du 13 aout au 9 septembre. Le 12 novembre 1774, les chirurgiens font l'autopsie d'un cadavre à la porte de l'église paroissiale dudit Broons, après quoi le cadavre sera inhumé. En 1779 & 1782, de nouvelles épidémies vont toucher Broons, cette épidémie avait dans un premier temps rayonné autour de Plénée. Ici c’est le chirurgien Jagu qui va soigner les habitants de Broons. Des mesures d’hygiène seront prises comme ici à Broons, et pour lutter contre les odeurs nauséabondes qui émanent du cimetière alors situé autour de l'église, les autorités en place décident en 1792 de son transfert à son emplacement actuel : la chapelle de la Madeleine.

la briquette c'est la maladie du mouton.

Actuel cimetière

Ce litre provient du Fief aux Escoliers


Au cours des mois d'août, septembre, octobre et novembre 1786, tandis qu'une épidémie frappait de nouveau Broons, François-Jean Mahé (ci dessous), alors chirurgien en place auscultait ses patients; il devait devenir maire de Broons de 1803 à 1808.

 En l'an XII (1804) 105 personnes moururent à Broons suite d'une épidémie, probablement de Choléra, soit une personne sur 17, la localité comptait alors 1.836 âmes. Voici quelques unes de ces victimes : 31.01.1804-Jacques Bourgogne 75 ans Cambel. 28.01.1804-Jean Regnier 55 ans. 05.02.1804-Jeanne Gauvin 5 mois. 05.02.1804-Guillaume Levacher 78 ans. 05.02.1804-Jeanne Poyrier 33 ans Ville es Richard. 07.02.1804-Marie Leray 22 ans Biterne. 10.02.1804-Mathurine Lemoine 46 ans Chênaie. 10.02.1804-Jeanne Morel 15 mois. 16.02.1804-Mathurine Donne 70 ans la Passelière. 18.02.1804 -Marie Réhault, 7 ans Ville Etienne. 18.02.1804-Jeanne Haguet, 50 ans Nivorée. 19.02.1804-François Frouget 70 ans Brangalo. 19.02.1804-Antoine Moutier 56 ans Ville es Richard. 19.02.1804- une mendiante originaire de Guéméné département du Morbihan, 13 ou 14 ans à la geôle de cette commune. 21.02.1804-Jullien Geffray 73 ans L'Hermitage. 01.03.1804- une mendiante originaire de Medréac 12 ou 13 ans à la geôle 05.1804. 04.03.1804-Louise Renouvel 9 ans Ville es Richard. 04.03.1804-Joseph Gillouard 4 semaines Penhouët. 06.03.1804-Philippe Bouvier Cambel. 06.03.1804-Rose Lebranchu 6 ans Lohéac. 07.03.1804- Guillaume Mayence du Morbihan 66 ans Ville Bougault. 17.03.1804-Pierre Deleume 55 ans. 18.03.1804-Joseph Fournier 14 ans Enaudier. 18.03.1804-Michelle Salmon 74 ans. 24.03.1804-Mathurin Rouvrais 62 ans Quember (Cambel). 07.04.1804-François Bourdais 59 ans. 14.04.1804-Perrine Cormaux 58 ans Chante Merle. 20.04.1804-Pierre Letort 42 ans. 20.04.1804-Perrine Ratier 26 ans Launay Chapelier. 28.04.1804-Jeanne Regnier 47 ans. 30.04.1804-Perrine Renault 30 ans Ville es Douillets. 02.05.1804-Anne Miriel 19 ans. 11.05.1804-Françoise Gaultier 10 mois Camber (Cambel). 14.05.1804-Marc Arcelin 49 ans moulin de Broons 16.05.1804-Julien Guillaume Regnier 12 jours. 20.05.1804-Marie Lemarchand 28 ans. 22.05.1804-Margueritte Forgeart 7 ans

 

Les années qui suivirent touchèrent particulièrement la population

 

-1807 : 75 décès -1808 : 68 décès -1809 : 70 décès -1810 : 67 décès

 

 En 1830, une épidémie de fièvre putride ayant éclaté, les sœurs montrèrent beaucoup de courage. Une mortalité infantile particulièrement élevée toucha Broons ***

 

***Parmi les victimes Jean Louis Yves Miriel âgé de 2 ans, fils de Yves Miriel, maire de Broons, décédé le 15 février, Eugène Auguste Joseph Meltet âgé de 4 jours, fils de Auguste Sévère Meltet, officier de santé, décédé le 15 août.

 

Pourtant Broons était après Dinan, la commune de l'arrondissement où depuis quelques années l'on  vu le plus grand nombres de personnes autorisées à exercer la médecine. Louis François Bigeon poursuit dans son ouvrage Médecine Physiologique publié en 1845: « par sa situation, cette ville champêtre, dont le sol fertile n'est point marécageux, ne paraît pas devoir être plus insalubre que les autres campagnes».

 

Ci dessous  au cimetière de Boons : vous passants qui passez priez pour les trépassés 1663. On voit aussi ce litre provenant de la Ville Morel..

 

Chirurgiens à Broons

Quand l'épidémie de 1637 toucha la paroisse, c'est Ollivier Fontaine qui était alors maître chirurgien de Broons, Mre Françoys Gaudin est cité chirurgien en 1668. Au village de la Moüssardrie en 1684 demeurait Mre Mathieu Le Duc, chirurgien de sa vocation, Maistre Charles de Mézanger est chirurgien à Broons en 1688. Jean Baptiste Gauvain originaire de la Chapelle Blanche est donné Chirurgien juré lorsqu'il se marie le 26 mai 1757 avec Rose Tournatory, Maitre Louis Rabouenel, sieur du Bourg chirurgien, cité en 1760. Maître Gabriel Raine Marqué est chirurgien en exercice à Broons quand il épouse en 1764 Jeanne Bellanger. Maistre Henry Pinsart, chirurgien mprt à la mestayrie Neuve en 1771, Jean Jéfu est chirurgien à Broons en 1779. Deux officiers de santé quittèrent Broons avant 1811, seul un chirurgien restait en place pendant de longues années. Un legs de 500 Francs fut fait au Conseil de Fabrique de Broons le 2 novembre 1814 par me Sr Phénice. Il était certainement destiné à couvrir les frais médicaux des plus démunis. Auguste Sévère Meltet, officier de santé publique cité en 1830, Eugène Legault, habitant la Grand Rue en 1856 est donné chirurgien idem Guillaume Rault

 

Broons a vu naître quelques chirurgiens et médecins, d'autres y ont vécus :

 

-Louis Laguitton, naquit le 29 février 1644 à Sévignac de honorable homme Gilles et honorable femme Catherine Dolbel, originaires semble-t-il du Calvados *. Louis Laguitton, sieur de la Ramée, devint maître chirurgien à Broons. «Le corps de M.tre Loüys Laguitton sexagénaire fut enterré dans l'église de Broon en présence de Mre Michel Laguitton, clerc, son fils, Jan Gauvain, h(ono)rable Daniel de Saint Jean, et plusieurs autres le quinziesme mars mil sept cent onze.» Signé -Julien Frain Recteur de Broon.

 

-Guillaume Bouvier, né à Broons de l'union de Julien & Thomasse Pillai, fut reçu chirurgien en 1789 exerçait à Broons. Il s'éteignit le 12 prairial an XII- 13 juin 1804, âgé de 43 ans.

 

-Jean Joseph Yves Louis Miriel, né en la ville de Broons le 7 mars 1779 de l'union du sieur Yves Miriel et de demoiselle Louise Jegu, il mourut à Brest en 1822. Il servit d'abord dans la marine

 

-Guillaume Rault-Maisonneuve né vers 1791, il exerce à Broons. Fils de François et Eulalie Lemazurier, époux de Joséphine Louise Lehurey, il mourut âgé de 73 ans le 23 juin 1864

 

-Armand Jules Gabriel Faisnel, né à Broons le 9 août 1850 devenu docteur en médecine le 24 mai 1880 «contributions à l'étude de la colique saturnine». Armand Jules Gabriel Faisnel est alors étudiant en médecine quand il est cité pour délit : ivresse sur la voie publique et tapage nocturne. Condamnation : 14 F d'amende le 19 mars 1874. Il est mentionné dans ce manuscrit de Jacques Léonard «Papiers scientifiques de Jacques Léonard

 

-Louis Joseph Bagot, naquit le 22 décembre 1861 à Broons et y vécut quelques temps, son père Jean Baptiste Louis Marie Bagot y était receveur des contributions indirectes, Louis Joseph Bagot épousa Jeanne Trézéguet originaire de Saint Pol de Léon. C'est lui qui est à l'origine du centre de thalassothérapie de Roscoff. Son frère Arthur Bagot né à Broons en août 1864 vécut à Paimpol où il fut écrivain et poète.

 

 

Louis Joseph Bagot

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:28

 

 

 

 

La famille de la Motte disposait ici à Trémeur d'une seigneurie composée d'une défense castrale. Si l'on s'en réfère aux armoiries de cette famille il il semble qu'il s'agissait d'une des branches cadettes de la famille de Broon. Alain de la Motte, Jean de la Motte, Thiebault de la Motte sont mentionnés parmi les hommes d'armes de la compagnie de du-Guesclin en 1370. Guillaume de La Motte, fils d'Alain épousa Isabeau du Chastelier. Capitaine de de Saint Malo, il fut de ceux, avec son père qui suivirent Arthur de Richemont frère du duc Jean V, dans sa lutte contre les Anglais, mais ce 7 mars 1425, ils furent tués lors du siège de Saint James de Beuvron. Son fils Guillaume II de La Motte est seigneur de la Gueurine, il figure également dans les montres nobiliaires pour la paroisse de Trémeur en 1472. Jean de La Motte fils du précédent contracta une première alliance avec Jeanne Rebour dont était issue Laurent de la Motte seigneur de la Gueurine, vivant en 1515 et auteur de la branche du Menu-Bois. La famille Visdelou était possesseur de la Gueurine en 1696 -voir la Ruaie. En 1731, Jacques René Le Saige, chevalier de la Ville-ès-Brunes originaire de St Suliac épousa Marie Jeanne de La Motte. Ils eurent huit enfants dont Pierre Le Saige, seigneur de la Gueurine à la veille de la Révolution, il s'exila mourut à Jersey âgé de 69 ans et fut inhumé à St Helier le 31 juillet 1801. Joseph François Xavier Pierre Jacques Le Saige et Julie Louise Caroline Le Saige épouse d'Augustin Le Mintier, sont désignés comme enfants du dépossédé et ayant seuls droit à l'indemnité en date du 25 mars 1826. La Gueurine avait été confisquée, son possesseur s'étant exilé, ensuite elle fut vendue comme bien national

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:17

 

 

 

Ci dessus la Ruais et les armoiries Bonnier & Visdelou

 

Le manoir et les maisons de la Ruaye était possédé en 1473 par Guillemette Le Provost dame du Clos, fille de Guillaume Le Prévost et de Jeanne du Fournet. En 1510 Jacques Le Champion, fils de Guillemette Le Provost hérite du lieu. En 1692 un certain Jean Bonnier et son épouse Charlotte des Noë dispose du lieu. Tout laisse penser que la terre de la Ruaye était divisée, ce qui pourrait expliquer comment dans les montres nobiliaires pour la paroisse de Trémeur, Escuyer Pierre Le Marié, est donné seigneur de la Ruaye en 1475.

Cette famille était encore présente à Trémeur au cours des XVIème & XVIIème siècle :

Le vingt huitiesme jour d'aoust an que dessus (1572) fut baptizé par nous soussignant Gilles Lemarié filz de Sieur Jacques Lemarié B(a)r(on) de Launaie et de damoiselle Françoise Rolland sa compaigne et tenus sur fon(t)s noble homme Gilles de Plumaugat Sieur de la Hais, les temoins escuier Georges de Quergu Sieur dudit lieu et damoiselle Jehanne Le Vayer dame du Menubouays. Françoyse Lemarié fille de Escuyer Jacques Lemarié de damoyselle Françoyse Rolland, S(ieur) et dame de la Ruaye fut baptizée en l'église de Tremeur par dom Ollivier Sentier et l'a tint sur fonts escuyer Françoys Rolland sieur du Noday, Jullienne Pion, Eon Jegou et Claude Lesffroys. Le treiziesme jour de novembre an que dessus (1575). Damoiselle Janne Lemarié en son vivant dame du Margaro et de Launai fut ensépulturée en ladite église le troisiesme jour d'aoust au dit an (1613) par dom Hervé Nouel. Janne Lemarié avait épousé écuyer Gilles du Margaro, sieur de la Ruais mort le 11 octobre 1626 :

 

le corps de noble homme escuyer Gilles du Margaro, Sr du Margaro fut ensépulturé en l'église de Trémeur, les Sts sacrements d'eucharistie luy baillez par dom Jan Megret recteur de Broon les Sts sacrements d'extrême onction luy confessez par moy soussignant dom Estienne Dudouet recteur dudit Tremeur..

.

Leur fils Gilles du Margaro avait lui même épousé Charlotte Ferron. -voir page consacrée à la Houssays

 

«Escuyer Gilles du Margaro, Sr de la Ruais, aagé de soixante ans ou plus après avoir dans sa dernière maladie les Saincts Sacrements de pénitence, Eucharistie, extrême onction par moy soubz signant recteur luy administrez mourut dans la communion de l'Eglise le vingt et neufiesme mil six cent soixante et neuf, le lendemain son corps fut inhumé dans l'église de Trémeur...»

 

Messire René François Visdelou, chevalier de Saint Quereuc, seigneur de la Ruais mourut à la Ruais le trentième janvier 1742 et le lendemain son corps a été inhumé dans le haut de l'église, la cérémonie faite par le prieur de Saint Georges en présence de plusieurs ecclésiastiques..

 

Dernier des enfants de René César Visdelou, sieur de Saint Quéreux & dame Marie Lanezart, messire René François Visdelou avait vu le jour à Hénon en 1676, à l'âge de 20 ans il devint possesseur des seigneuries de la Ruais et de la Gueurine en la paroisse de Trémeur et à sa mort survenue en 1742 ces terres revinrent à son frère François Hyacinthe de quatre ans son aîné. Titré chevalier, seigneur de Saint-Quereuc, ce dernier était l'époux de Jeanne Nepveu. C'est probablement lui qui fut tué à la bataille de Saint Cast en 1758. Son fils pareillement prénommé François Hyacinthe reçu les dits fiefs en Trémeur et les transmit à son fils Charles Visdelou en 1777, terres qu'il détenait encore à la veille de la Révolution.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:11

 

 

 

 

Le fondateur de cette famille seigneuriale : Alain Rolland exerçait la charge de sénéchal de Quintin en 1243, il est mentionné dans une charte de Beauport, son fils Olivier épousa Jehanne de la Motte, issue de cette famille présente en la même paroisse de Trémeur. Eon Rolland ratifia le traité de Guérandes en 1382, Jean Rolland son fils fut échanson du duc Arthur III. En 1469, Michel Rolland, arrière petit fils d'Eon, est à la tête de la seigneurie du Noday, de il épousa Jeanne Lemarié*. Leur petit fils François Rolland épousa en 1535 à Françoise de Kergu, c'est sous cette dernière que le manoir du Noday fut reconstruit, en effet sur le manteau de la cheminée, figuraient les armes de celle ci. La génération suivante nous fournit François II Rolland, seigneur du Noday et de la Normandais à Broons marié à Gilette Volance, probablement issue de la dite famille du Tertre Volance en la paroisse de «Plenest». Cinq enfants naquirent de leur union dont Pierre baptisé le 10 août 1580.

**la famille Lemarié était encore présente au début du XVIIème siècle avec une demoiselle Jeanne Lemarié demeurant aux Fontenelles, donnée dame du Margaro, «ensépulturée» au cours du mois d'août 1617 à Trémeur.Pierre, seigneur du Noday et de la Normandais se maria en 1609 avec Marie Ferron du Chesne, il ne semble guère avoir vécu au Noday, il fut toutefois inhumé en cette paroisse le 12 octobre 1645. Ecuyer Jean Rolland succéda à celui ci, il épousa successivement 1° le 26 juin 1630 Jeanne Brunet de la maison du Verger à Caulnes puis 2° Jeanne de la Fretraye. Trois enfants naquirent de la première union, neuf de la seconde, Claude étaient l'un d'entre eux. Il avait vu le jour au manoir du Noday et fut porté sur les fonts baptismaux de Trémeur le 7 février 1649. Tout comme son père il contracta deux alliances, d'abord avec Yvonne de Triac qui lui donna trois enfants, puis avec Louise de Derval de la maison de Brondineuf à Sévignac qui lui donna six enfants. Il fut inhumé le 9 novembre 1709 dans le cimetière selon sa dernière volonté proche la passée d'orient. Ecuyer Pierre Pelage Rolland, seigneur du Noday, fils de écuyer Claude et dame Yvonne de Triac vit le jour au Noday le premier octobre 1689 et fut baptisé en cette même église de Trémeur et épousa à Mauron damoiselle Marie Reine de La Haye de la Ville Davy, Ecuyer Pierre Pelage Rolland chevalier de l'ordre militaire de St Louis était major au régiment de Lannion. C'était le 20 juillet 1710. Le couple ne vécut cependant pas à Trémeur mais à Mauron d'où était originaire l'épousée, toutefois leur fils Cyrille et leur petit fils Marie Alexandre Malo étaient encore titrés comte de Noday. Au cours de la Révolution ce dernier disparaît laissant sa femme et son fils, puis réapparait en 1797. Trois autres enfants naitront suite à son retour, deux de ses fils deviendront maires de Mauron, l'un : Cyrille de 1816 à 1819 l'autre Alexandre de 1821 à 1830.

 

Jan Rolland filz Françoys Rolland, seigneur du Noday et damoiselle Gilette Volance sa femme fut baptizé en l'église de Tremmeur par dom Ollivier Santier et le tint sur fonts noble homme Jehan Volance et furent présens Guillaume Beschart seigneur de la Chaponnière et damoiselle Jehanne Visdelout dame de Quergu, le baptême le 10me de juin mil cinq cent soixante et troys.D. Santier.

 

noble homme Franç(oys) Rolland Sieur du Noday a esté ensépulturé en l'église de trémeur le vingt et neuviesme jour de septembre mil six cent dix sept et fut confessé par dom Jan Touzé

 

Le neufvieme fevrier de l'an mil six cent quatre vingt un noble et puissante dame Yvonne de Tréal en son vivant dame du Noday, le Rocher, le Motai, la Hautière et ca aagée d'environ vingt cinq ans mourut en la communion des fidelles et le lendemain dixieme du mesme mois, son corps fut inhumé dns l'église paroissiale de Trémeur, les funérailles faictes par le Sr prieur de Pleguien et y assistèrent noble homme Jacques Le Sieur, Sr de la Valée, et noble homme Guy Capet et plusieurs autres

 

Dame Louise Marie de Derval, dame douairière du Noday sexagénaire mourut dans la communion des fidèles le 7e aoust 1716 et fut inhumée le 8e devant le Rosaire, sa sépulture fut faite par moy soussignant en présence de Messire Louis Pelage Rolland, chevalier seigneur du Noday, de l'ordre militaire de St Louis...

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 16:51

 

Attentat de la rue Saint Nicaise :

 

un Lanrelasien et un Sévignacais compromis

 

 

 

L'apothéose de la résistance royaliste se prépare sous l'égide d'un réseau conduit par Cadoudal et quelques uns de ses fidèles lieutenants. Parmi eux l'enfant du pays : Pierre Robinault de Saint Régent et ses complices: Joseph Picot de Limoëlan, fils du seigneur dudit lieu à Sévignac et un certain Carbon. Leur but renverser le régime. Ils préparèrent l'attentat qui eut lieu rue Saint Nicaise à Paris ce 24 décembre 1800. Le trajet qu'empruntait le cortège consulaire pour se rendre à l'opéra fut visé. Un cheval est attelé, et à même la charrette dans des tonneaux la poudre qui explosera le moment venu. L'attelage est confié à une jeune fille qui se voir remettre une récompense. Et une détonation ! Beaucoup de morts et de blessés mais Bonaparte s'en sort indemne. La police de Fouché va mener son enquête et bientôt deux des complices seront arrêtés : St Régent & Carbon. Limoëlan parviendra à se réfugier en Bretagne, puis à quitter clandestinement la France pour les Etats d'Amérique où il rentrera dans les Ordres.

 

Qui était Robinault de Saint Régent ?

(voir histoire de Lanrelas, page n° 15

 

 

Pierre Robinault de Saint-Régent, dit Pierrot, en raison de sa petite taille, était un officier chouan., son nom peut également être orthographié Robinaud ou Saint-Régent. Commandant de la Légion de La Trinité-Porhoët, royaliste acharné, il ne signa jamais de traité de paix. Il est surtout connu pour son rôle lors de l'Attentat de la rue Saint-Nicaise. Petit homme à l'air chétif, au long nez et aux yeux bleus, il était issu de parents pauvres et de petite noblesse, et avait été, dès sa naissance pour ainsi dire voué au métier des armes. Il rentra en effet peu avant la Révolution dans l'artillerie de la marine. C'est là que les évènements se bousculèrent. Émigré dans un premier temps, il revint et organisa des bandes de résistance à la république; en 1794 il signa "la Proclamation aux Français" lancée par de Puisaye. En juillet 1795 il conduisait sous l'uniforme anglais un détachement de l'armée rouge. Il combattit à Quiberon, Josselin, La Trinité Porhoët, et autour de la forêt de la Noue. En 1798 il rejoignit Cadoudal en Angleterre et fut nommé Lieutenant Colonel. Le 15 mars 1799 il remit à ses troupes de l'argent puis avec se livra avec elles aux pillages. Ils dévalisèrent ainsi des diligences aux environs de Plélan le Grand. Il habitait souvent une cabane aux milieux des brousses et aimait se déguiser en meunier. Il déchira rageusement en décembre 1799 le billet d'amnistie que le premier Consul Bonaparte avait promis à tous ceux de l'Ouest qui déposeraient les armes dans les dix jours. Il préférait demeurer en son château vert comme il désignait sa cachette, là avec ses troupes, mais pour lui l'objectif était de continuer le combat contre ce gouvernement. Le chevalier Pierrot ainsi qu'on le nommait se brouilla avec son jeune capitaine, le désarma et le pria de quitter le groupe. Peu après le jeune capitaine était arrêté. Lui même trahi par les siens avait failli être surpris dans sa cachette par un Suisse. Peu après ce sera le rencontre avec cet autre gentilhomme quand à lui originaire de Limoëlan à Sévignac et ce projet fou, démesuré : tuer le Premier Consul Bonaparte.  

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