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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 14:11

 

 

La Vallée de Rocherel

 

Ce promontoire de Rocherel: -un site défensif doté de trois points de protection. Un moulin castral dont on aperçoit la motte en arrivant de Dinametz alors situé en Trédias. De cet endroit, un chemin permet l'accès à la tour dominant l'angle nord-ouest, tour *située au bord du ravin surplombant l'étang de Rocherel. Ce chemin permettait le passage d'un chariot tiré par des boeufs, il est entouré d'un muret de pierre, ce qui laisse imaginer qu'il s'agit d'un site défensif Breton. Probablement un retranchement aménagé lors des raids Normands ou Francs .à l'aube de l'an mil. Quelques traces de fortifications sont encore visibles et devaient relier cette tour au village disparu situé dans l'angle sud-ouest. Mais en raison de la présence d'une pinède toutes traces de ce village ont disparues. En réalité la paroisse de Sainte Urielle n'y disposait que d'une grange située à Rocherel sur la rivière de Beaulieu, l'ensemble -y compris deux jardins était d'une contenance de deux journaux. (étoile violette)*

 

***Dans le cadastre on évoque les «ruines antiques» ainsi que le moulin à vent

 

***Le journau équivalait à la surface qu'un homme pouvait bêcher en une journée, soit environ 500 m²

 

La Vignette

Jusqu'au XVIème siècle la vigne faisait partie du paysage de nos campagnes, la Vignette signifie la petite vigne.

 

«Perrine Fournier, paroisse de Sainte Urielle a été inhumée dans l'église dudit lieu par Mere Louis Poulain prieur de Trediais le trente uniesme décembre mil sept cents trente sept Présents Mre* Gilles Guillemot, Louis Quinquenel et autres» interligne poulain approuvée. est morte aujourd'hui

L: Coulombel Mre=Missire

 

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Quelques habitants et foyers de la Vignette

 

-Dominique Bonfils marié à Jeanne Quinquenel, cités en 1767

-Vincent Cocheril, menuisier, cité en 1796

-Pierre Coulombel 40 ans cité comme laboureur domestique en 1814

-François Coulombel 26 ans laboureur cité en 1799

-Françoise Gicquel, citée en 1766

(mère de Noëlle)

-Pierre Gicquel, 70 ans, veuf de Perrine Jouaneu, mort en 1767

-Claude Glamart marié à Julienne Coulombel, morte âgée de 57 ans, en 1765

-Olivier Hercelin, laboureur, marié en 1676 à Gillette Jamet (demeurants à la Vignette)

-Jean Jamet, 60 ans, laboureur marié à Renée Haye, grabataire décédée en 1814

(ce couple déjà cité en 1796 à la Vignette)

-Jean Jamet, 20 ans, laboureur mort en 1814 fils de Julien Jamet & Jeanne Cillard

-Joseph Jamet 78 ans, mort en 1767

-Julien Jamet 28 ans en 1799 marié à Jeanne Cillard cités en 1814

-Pétronille Jamet morte âgée de 68 ans en 1791

-René Le Roux, 50 ans, journalier, décédé en 1799 (orig.Caulnes)

-Louis Quinquenel marié à Gillette Gaultier, cités en 1790

-Louis Quinquenel, 49 ans, mort en 1763 marié à Julienne Robert

 

La Ville Jouy

 

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Le domaine féodale défriché par une famille Jouy, un nom aux origines gallo-romaines a rapprocher de Gaudiacum. D'autres voient à travers ce nom celui de la divinité romaine Jupiter. Cette divinité aurait elle été vénérée ici. En réalité ici aussi les archéologues se sont penchés sur ce site: ils y ont découvert un enclos rectangulaire -cidessous, qui semble bien attester cette présence romaine ici. Du reste il est généralement admis que les domaines agricoles comme celui ci avec cette racine -Ville seraient le détachement d'une villa , autrement dit d'un domaine gallo-romain.

 

 

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Quelques habitants et foyers de la Ville Jouy

 

-Pierre Cillard cultivateur marié à Petronille Rouveraie, cités en 1801

(un enfant décédé en 1801)

-Jan Jamet, laboureur marié en 1673 à Jullienne Poilvé du Bouays Robert en Trédias

-Gilles Jamet «demeurant à la Villejoüitte», laboureur marié en 1678 à Louise Robert

(Gilles fils de Jan, Louise du Bouays Robert à Trédias fille de Julienne Poilvé)

-Gilles Maufraie, 27 ans, cultivateur la «Ville Gouite» marié en 1793 à Ollive Moizan 20 ans

(fils de + Pierre Maufraie et + Louise Fournier, Olive fille de Pierre Moizan et Jeanne Fournier)

-Louise Rondel, morte en 1672 «Villejoüite»

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:30

 

Le Moulin à Fouler

 

Il est admis au sujet de ce moulin à fouler qu'il aurait put fournir dans un premier temps les chiffons détrempés en pâte à papier afin de produire le nécessaire à l'abbaye de Beaulieu, après quoi ce moulin servait essentiellement pour le textile.

 

 

«Acte du quinziesme decembre mil sept cent dix huit nous avons fait la sépulture du corps defunte de h: femme Janne Blanchet demeurant en son vivant au moulin a foullon en Sainte Urielle aagée soixante dix ans dans l'église ». Forcoüeffe pre-re rctr * de Sainte Urielle

***pre-re rct abréviation de prêtre recteur

 

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Le moulin à fouler au cours des années soixante.  La porte et détail de la croix de l'Ordre des Croisés

 

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Une auge à fouler telle celle de cet endroit, découverte en la vallée de Rocherel. On y mettait le drap à fouler, afin de le rendre plus ferme, plus serré.

 

Le 12 février 1731 missire Jacques Duhamel «prieur de Ste Eurielle » célèbre l'union entre honorables personnes Julien Roulain âgé de 32 ans et de Yvonne Volet âgée de 20 ans.*** Trois proclamations ont été faites les dimanches 8e, 15e et 22 janvier dudit an … ...sans aucune opposition qui soit venüe a nôtre connoissance le dict Roulain fils de deffunct Julien Roulain et de deffuncte Marie Rety et la dite Volet fille de François cy présent & Renée Buart le dit François Volet & Renée Buart pere & mere de la dite Volet demeurant en nôtre paroisse aux moulins a foulon. Le dit Roulain y demeurant cy devant en qualité de domestique...

 

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En juin 1842 près de ce village, tandis qu'ils nivelaient une élévation de terrain sur laquelle une croix* avait été plantée, des ouvriers découvrirent quatre fosses remplis d'ossements humains. Y avait-il là un cimetière aménagé suite à une épidémie ?

***Une croix dite de Leumel était proche du site évoqué

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 05:55

 

 

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Fredsac

 

Tout semble indiqué que Jean Roland seigneur du Noday et du Mottay (armes ci dessous) possédait ici en ce lieu d'un fief, car il apparaît à maintes reprises dans des actes de baptêmes. Ce qui expliquerait le droit d'enfeu dont il disposait en l'église de Ste Urielle.

 

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«Nous avons fait la sépulture du corps d'Yvonne Lecomte dans l'églisse Sainte Urielle morte à Fredsac dans la communion des Saints aagée d'environ 81 ans la ditte sépulture faitte par nous soubsigné rctr aux présences de Jan Lecomte, Thomas Lecomte, Pierre Renouvel, Louis Lebranchu, les tous ses nepveux et de plusieurs aultres qui ne signent cevingt septième mil sept cent trente & un»  Forcoüeffe pretre rctr de Sainte Urielle

 

Fredsac pourrait avoir pour origine le terme gaulois Fritus qui désigne un fruit.. Mais la terminaison du nom -ac* n'est pas sans évoqué un ancien domaine romain.  

 

***Emprunté au gaulois «aco» le terme gallo-romain «acvs» «acvm» désigne un domaine

 

Quelques habitants et foyers de Fredsac

-François Bellanger marié à Gillette Cillard (dont 1 enfant mort en 1796)

-François Bonfils marié à Louise Bourgeault, cités en 1762

-Jean Bourdais, 38 ans, cultivateur mort en 1802 marié à Jeanne Bourdais (orig. Lescouët)

-François Bourdais, 65 ans, mort en 1767 marié à Perrine Oréal

-Maurice Chenu, cité en 1672

-Jean Cillard, 42 ans, mort en 1767marié à Louise Bonfils morte en 1762

-Joseph Cillard marié à Laurence Heri, cités en 1790

(fils de Joseph Cillard & Laurence Heri, dont un enfant décédé en 1814)

-Louis Cillard, cité en 1793, il rédigea les actes d'état civil.

-Joseph Louis Cillard 23 ans laboureur marié Jeanne Perriniaux cités en 1814-

-Pierre Cillard, marié à Marie chenu, morte en 1768

-Pierre Cillard, 49 ans en 1793 laboureur, cité en 1802 marié à Jeanne Bourgault (dont Gillette Cillard mariée en 1793 à François Bellanger de Trédias)

-Bertranne Fournier mariée en 1673 à Ollivier Lebranchu d'Yvignac du Pont-Besnard

(Julien Fournier père de Bertranne, Louis et Gillette Fournier, frère et soeur de Louise)

-Jacques Fournier, 35 ans, mort en 1765 marié à Catherine Paulmier

-Louis Fournier marié à Marie Tachot, cités en 1790

-Louise Fournier mariée en 1673 à Maistre Pierre Salmon, laboureur de Mégrit

(Pierre & Louis et Gillette Fournier, frère et soeur de Louise)

-Gillette Fournier mariée en 1672 à Julien Petit de Trémeur du Vauhoret

(Mauricette Fournier, tante de Louise Fournier sa soeur)

-Louise Fournier mariée en 1673 à Maistre Pierre Salmon, laboureur de Mégrit

(Pierre & Louis et Gillette Fournier, frère et soeur de Louise)

-Pierre Fournier, laboureur et cordonnier, marié 1674 Jeanne Robert

(Tous les deux de Fredsac, Jeanne fille de Jeanne Renouvel)

-Jean Hebault, mort en 1738

-Julien Juhel 35 ans, laboureur marié à Jeanne Lebras cité en 1809

(dont un enfant décédé en 1809)

-Jean Lecomte, âgé de 78 ans, mort en 1719

(enterré en présence de son frère missire Thomas Lecomte, et son fils Jean)

-Olivier Lecoimte marié en 1674 à Louise Touzé de l'Hostellerie à Trédias

(Olivier fils de Mauricette Fournier, & Louise fille de Perrine Bourgault)

-Yvonne Le Comte mariée en 1674 à Guillaume Bellanger de Trémeur

(msre Louys Le Comte cité frère de Yvonne, Guillaume de Launay Gaultier)

-Olivier Lecomte, âgé de 70 ans, mort en 1723

-Yvonne Lecomte, âgé de 81ans, morte en 1731

-Pierre Lefort et Yvonne Touzé, cités en 1670

-Pierre Maufrais marié à Louise Fournier, cités en 1766

 

La Landelle

Ce hameau était jadis divisé entre Sainte Urielle et Trédias. La Landelle: la petite lande

 

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Quelques habitants et foyers de la Landelle

 

-Georges Coulombel, 18 ans, décédé en 1799

(fils de Joseph Coulombel & Julienne Cocheril)

 

-Joseph Coulombel marié à Julienne Cocheril cité en 1800

-Louis Coulombel, cité en 1799 «village de la Lande»

-François Divan, cité en 1800

-Jean Ecollan, tailleur, cité en 1800

-Julien Juhel , 40 ans, laboureur cité en 1811

-Joseph Lecoimte, cultivateur marié à Louise Henry cité en 1799 «village de la Lande»

(dont un enfant mort en 1800)

-Louis Ledormeux, 82 ans, veuf de Mathurine Labé, mort en 1767

-Jan Quinquenel, mort en 1670

 

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La Marche

 

Ce hameau était jadis divisé entre Sainte Urielle et Trédias. La famille d'Espinay d'Yvignac disposait ici d'un fief.(Armes ci dessous)

 

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A travers ce nom il faut y voir une limite, sans nul doute fait on ici référence à la limite entre deux évêchés: Dol dont ressortait une partie du hameau et Aleth dont ressortait l'autre partie. Ce hameau était un fief des possesseurs de la seigneurie du Chesnay-Villebart qui se le partageaient avec la puissante famille d'Espinays.

 

 

«Michel Diveu laboureur et Mathurinne Quinquenel tous deux de ma paroisse de Sainte Urielle et y demeurant au village de la Marche ont ce jour vingt deuxiême may 1673 receu la bénédiction nuptiale par moy soubz signant prieur recteur en présence de Marie et Ollive Quinquenel ses soeurs et de Louis Renouvel et Gilles Moysan qui ne signent.» Julien Bondin

 

«Nous avons fait la sépulture du corps de maistre*Toussaint Loüessart dans l'église Sainte Urielle mort subitement à la Marche chez Jan Coulombel lenoir en Sainte Urielle la ditte sépulture faite aux présences de Claude Robert son beau père d'Yvonne Dauly sa mère, Jan Hamon, Jan Renouvel, et de plusieurs autres qui ne signent ce troisiesme jour de mars mil sept cent trente quatre». -Forcoüeffe pre-re rectr de Sainte Urielle

*** Sans doute s'agissait il d'un de ces hobereaux de campagne attaché à la juridiction de La Marche et du Chesnay Villebart

 

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Quelques habitants et foyers de la Marche en Sainte Urielle

 

-Renée Bellanger, 32 ans, cultivatrice morte en 1801 mariée à Yves Guillemot

(fille de feu Jean et de Marie Renouvel -encore vivante en 1801)

-Perrine Bourgault mariée en 1678 à Jan de la Motte de Mégrit

-René Bourgault, cultivateur marié à Françoise Fournier, cultivatrice cités en 1801

(Françoise Fournier fille de René Fournier + 1801)

-Thomas Chenu marié à Louise Renouvel, cités en 1762

-Jean Coulombel, âgé de 61 ans, veuf de Jacquemine Lechevestrier, mort en 1765

-Jean Coulombel marié à Jeanne Bourgeault, cités en 1765

-Jean Coulombel, laboureur, marié en 1678 à Mauricette Huet des Hautes Croix à Trédias

(Jean fils de Symone Touzé, Mauricette fille de Jan)

-Louis Coulombel marié à Jeanne Ripenel, cités en 1765

-Louise Coulombel, 60 ans, mariée à René Fournier, décédée en 1801

(fille de Jean & Jacquemine Lechevestrier)

-Pierre Coulombel, 40 ans, laboureur, marié à Anne Guillemot, cités en 1799

(2 enfants décédés en 1796 & 1799)

-Julienne Daule morte en 1791, veuve de Guillaume Renouvel

-Michel Diveu, laboureur, marié en 1673 à Mathurine Quinquenel, tous deux de la Marche

-François Divard marié à Mauricette Renouvel, cité en 1791

(dont un enfant décédé en 1791)

-Jan Ecollan, 25 ans, tailleur d'habits, cité en 1796

 

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Une série de morts au village de la Marche en 1766

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 05:15

 

Le Chênot

 

«Louise Bonfils fille de Dominique Bonfils et de Jeanne Quinquenel, agée de vingt ans au village du Chênot le six avril mil sept cent quatre vingt cinq a été inhumée dans le cimetière de notre pse* le sept dudit mois et an par nous soussigné recteur, présents Dominique Bonfils Pierre Pinsart, Louis Chenu, et autres qui n'ont signé » Renouvel Rr de Ste Urielle

***pse : paroisse

 

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Le Chênot dont il est ici mention est un Chêne

 

Quelques habitants et foyers au Chênot

 

-Dominique Bonfils, cultivateur, cité en 1800 marié à Jeanne Quinquenel

(dont un enfant mort en 1785)

Jan Deschamps marié à Janne Bourgault, cités en 1768

-Perrine Robert soeur de Janne et nièce de Pierre Robert mariée en 1678 à Laurent Jamet

(Laurent Jamet de l'Hostellerie en Trédias

-Guillaume Robert, marié à Janne Renouvel «le logis du Chênot», cités en 1646 (Guillaume est mort en 1670)

 

Les Croix Chemins

 

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A proximité du lieu dans un carrefour se trouvait en 1836 la Croix Torte. Quand on évoque le terme croix, comme ici, il peut s'agir d'un carrefour, les croix pouvant servir de bornes limitrophes entre plusieurs fiefs.

 

Quelques habitants et foyers aux Croix Chemin

 

-Ollivier Demeurant 88 ans, marié à Perrine Gervaise, mort en 1768 ans

-Ollivier Demeurant 30 ans tailleur d'habits marié à Marie Lefort 30 ans ménagère morte en 1815 fille de feus Jean

& Françoise Tangui (orig. de Plumaudan)

-Yves Costuas, 22 ans laboureur

-Barthélémy Jeuneux, 45 ans, laboureur marié à Louise Demeurant cités en 1809 (dont deux enfants -l'un décédé en 1801, l'autre en 1809)

 

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Un doyen à Sainte Urielle ?

 

Le Douet Robert

 

 

Ce hameau était jadis divisé entre Sainte Urielle et Trédias. Le douet est l'équivalent gallo du lavoir

 

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Même demeure avec ce linteau daté de 1706 portant le nom du bâtisseur : BROCHU

 

«Pierre Renouvel fils de feu René Renouvel et d'Anne Roger mort au village du douet Robert en notre prse le quatre mars mil sept cent quatre vingt quatre a été inhumé le lendemain au cimetière de notre prse en présence de François Coulombel, Jullien Besard et autres qui n'ont signé. » Renouvel Rr de Sainte Urielle

 

Quelques habitants et foyers du Douet Robert en Ste Urielle

 

-Noël Bogaz marié à Jeanne Bellanger, 24 ans, morte en 1765

-Renée Bogaz, morte en 1799

-René Bourgault, cultivateur cité en 1801

-Pierre Chenu, 30 ans, laboureur, cité en 1814

-François Coulombel, 57 ans, laboureur, cité en 1799

-Olivier Coulombel marié à Julienne Juhel, cités en 1769

-Pierre Coulombel, 58 ans mort en 1763 marié à feue Perrine Moisan

-Julien Renouvel, 30 ans laboureur marié à Elisabeth Louise cité en 1814

(dont un enfant mort en 1815)

-Anne Roger veuve de René Renouvel, 65 ans, ménagère, morte en 1809 (orig.Caulnes)

-Pierre Soulas marié à Gillette Renouvel, cités en 1764

 

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La Douettée

 

Ce hameau était jadis divisé entre Sainte Urielle et Trédias. L'origine du nom Douettée est celtique: il désigne un fossé pour l'écoulement des eaux.

 

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«Pierre François Mayal fils de Simon François Mayal et de Saint Poitevin originaires de St Sauveur de Dinan agé d'onze jours, mort au village de la Douettée en notre prse le six mars mil sept cent quatre vingt cinq a été inhumé dans le cimetière de notre prse le sept du même  mois par nous recteur soussigné. Présents François Coulombel, Jullien Besard* Perrine Gauvain et autres qui n'ont signé. » Renouvel Rr de Sainte Urielle

 

*** François Coulombel & Jullien Besard sont déjà mentionnés dans un acte datant de deux jours plus tôt. Nous avons probablement affaire à un sacristain, et à un croque-mort

 

Quelques habitants et foyers de la Douettée en Ste Urielle

 

-Estienne Bellanger, 40 ans, laboureur, cité en 1793

-Thomas Frouget marié à Jeanne Jamet, cités en 1765

-Jeanne Guillemot «ménagère», 52 ans, morte en 1798

-Marie Guillemot «bonne soeur et ménagère», 59 ans, morte en 1798

-Louis Jamet, 49 ans, mort en 1765 (fils de feu Julien et de feue Jeanne Touzé)

-Pierre Jamet marié à Marie Lebreton, cités en 1764

-Yves Lechantoux, laboureur, 22 ans, marié en 1792 à Charlotte Lefort, filandière*

(Yves, fils de + Pierre et Marie Leclerc, filandière)

-François Moizan, 43 ans, laboureur, cité en 1793

-Louis Moizan marié à Jeanne Fournier, cités en 1791

(dont un enfant mort en 1791)

-Louis Moizan, 51 ans, laboureur, cité en 1799

-Pierre Moizan marié à Jeanne Coulombel, cités en 1790

-Pierre Moizan marié à Julienne Leray, 60 ans, morte en 1767

-Pierre Puché, 27 ans, «bourlier» * marié en 1792 à Jeanne Fontaine, ménagère d''Yvignac (Pierre fils de + Pierre, tisserant et de + Mathurine Hédé de Trémeur)

-Jeanne Touzé, 70 ans, veuve de Julien Jamet, morte en 1763

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 21:00

 

Le Chenay.

 

Du point de vue archéologique il a été observé ici un angle d'enclos rectilinéaire de 100 mètres sur 75 mètres.

 

 «Soubz signé subcuré de la paroisse de scte urielle après avoir faict les trois proclamations du Mariage d'entre noble h Jan de la Motte de la paroisse de Mégrit & damoiselle Raouline de Bréhand de cette cy paroisse de scte urielle ou ne s'étant trouvé aucun empeschement canonique et ayant moy le Certificat du curé de Mégrit je leur ay administré la bénédiction nuptialle gardant l'Ordre du rituel romain ce que j'ai faict en la chapelle du chesnay en présence de plusieurs de leurs parens & amis ce 27 may 1666» Le Comte

 

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«Le saiziesme septembre 1670 escuier Georges de Bréhand de cette paroisse de Sainte Urielle & delle Janne de La Motte de la paroisse de Mégrit receurent la bénédiction nuptiale par Mire Louis Le Coimte subcuré dans la chapelle du Chesnay leur mariage ayant été par trois diverses fois proclamées aux prônes des paroisses sans opposition en foy de quoy nous avons signé le présents Julien Bondin  Recteur de Ste urielle

 

 

Quelques habitants et foyers au Chesnay

 

-François Costuas marié à Perrine Bourgeault, cités en 1762

-Auguste Ecollan marié à Perinne Renaud, cités en 1791

 (dont un enfant mort en 1791)

-Jean Gicquel marié à Jeanne Lechantoux, cités en 1767

-Julien Renouvel marié à Renée Coulombel, cités en 1791

 (dont un enfant mort en 1791)

-Olivier Le Gaignoux marié en 1680 à Ollive Quinquenel

-Françoise Lebreton, «mesnaigère», 21 ans, morte en 1796

(fille de Jan & de Marie Picault)

-Jean Lecollinet, 57 ans, menuisier, cité en 1798

 (demi-frère de Louis)

-Louis Lecollinet, 31 ans, menuisier, cité en 1798

(dont un enfant mort en 1798)

-Louis Ledormeux marié à Mathurine Labbé, morte âgée de 80 ans en 1764

(dont Urielle morte âgée de 33 ans en 1765)

-Maurice Quinquenel, laboureur marié en 1672 à Servanne Robert de Trédias «Villeneuve»

(Jan & Marie Quinquenel, frère et soeur de Maurice Quinquenel)

-Jan Renouvel marié en 1656 à Perrine Quinquenel de Trédias

-Perrine Robert, 24 ans, cultiv. morte en 1801 au Chesnay d'ahaut mariée à Jean Quinquenel, cordonnier au Chesnay d'ahaut

 (fille de feux Yves et Perrine Coulombel)

-Yves Robert marié à Perrine Coulombel,cités en 1790

 (dont Jeanne née en 1790, Yves Robert est mort le 28 juillet 1796, Perrine Coulombel la veille). Ci dessous deux enfants trépassent en décembre 1790: ils étaient du village du Chesnay.



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Le Chêne Villebart

 

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Ici au Chesnay-Villebart en 1995 le centre archéologique d'Aleth a observé un angle d'enclos rectilinéaire d'une superficie de 100 mètres sur 75 mètres. Des traces linéaires ont été observées plus récemment, elles dessinent des structures orthogonales -l'ensemble s'inscrit entre deux traces quasi parallèles qui semble liées aux structures. -voir ci dessous. Similaires traces sont très concentrées sur le secteur de Trémeur-Trédias.

 

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Rares sont ici les lieu sous la forme de Ville. Ils attestent de ces défrichements mis en place à l'époque féodale, la forme de bart accolée au village serait elle due à une hauteur associée au chêne

 

La seigneurie du Chênay Villebart

 

 

armoiries Milon, de Bréhand, Pinel

 

 

 La seigneurie du Chesnays Villebart: une gentilhommière n'a que des terres de médiocre qualité. Cette terre relevait de Kérinan. François Milon y vit en 1513, sa fille Catherine Milon en hérite en 1530, puis en 1560 le domaine passe aux mains de la famille Egand de Bonan *en Mégrit. Mathurine Egand épousa vers 1560 Mathurin de Bréhand fils de Pierre de Bréhand et de Anne Rouxel Ce fief fut transmis par alliance au début du XVIIIème siècle à la famille Pinel. Etienne Pinel et son fils Gabriel, présents ici étaient aussi titrés sieurs du Chesnay, mais le fief ainsi désigné était situé en la paroisse de Saint Alban, et non pas le lieu de Sainte Urielle évoqué ci dessous ***Dans un registre de Ste-Urielle daté du 13 juin 1673, cette famille Egand y est mentionnée à travers demoiselle Anne Egant, dame du Rocher -ci dessous De l'union de Mathurine Egand et de Mathurin de Bréhand, naquit: Thomas de Bréhand marié en 1586 Mathurine de Kergu., ce dernier: écuyer Thomas de Bréhand est titré seigneur de La Ville-Auger et du Chesnaye, il épousa Marguerite de Kergu, fille de René de Kergu et de Charlotte Brunet de la Pironnais. Cinq enfants naquirent de leur union: -Georges de Bréhand «escuyer sieur du Chesnay et de La Marche» marié à «damoiselle» Jeanne Langlais à Saint Potan, en 1619. Ils eurent une fille: Michelle née en 1621, c'est elle qui vendit en 1645 le domaine à son oncle Julien de Bréhand. -François de Bréhand épousa Louise de Lambray dont il eut deux filles: Charlotte & Marguerite-Suzanne -Michel de Bréhand marié à Olive de Penbroc* , de leur union naquit un fils prénommé Georges, marié successivement à Jeanne de la Motte, Françoise Moysan et Perrine Réhel; -Anne .de Bréhand* -Julien de Bréhand né en 1601 il épousa Perronnelle Leporta. Leur fille Catherine de Bréhand épousa écuyer Estienne Pinel-voir filiation ci après. Le Chesnay terme à rapprocher de chêne. Il semble que ce soit une famille seigneuriale de la paroisse de Plumaugat qui ait transposé le nom de ce lieu emprunt à un village de cette dernière localité. Tout laisse penser qu'à l'origine ce lieu s 'appelait la Villebart. On observait jadis en ce lieu une chapelle dédiée à St Gilles. Quand on sait que la Saint Gilles coïncidait avec l'échéance des baux. de fermage et de métayage, on peut imaginer que si pardon il y avait autour de cette chapelle, c'était synonyme de redevance. Lorsque l' on évoque ce lieu au moment de la Révolution on parle de la «section de la Marche villaige du Chesnay»

 

 

Mariage Estienne Pinel et Catherine de Bréhand en 1674

 

***Olive de Penbroc devenue veuve eut un enfant illégitime: Pierre de Penbroc fils illégitime de Ollive de Penbroc advoué à Pierre Diveu, baptisé en l'église de Ste Urielle le premier novembre 1655

***Georges de Bréhand, écuyer seigneur de La Longrais & sieur de La Marche en Sainte Urielle, il épouse d'abord Jeanne de la Motte dont il

eut trois enfants : -Suzanne née en 1668, Jeanne née en 1673 épousa en 1731 «noble homme»Pierre Hebert sieur de la Brinais inhumé en l'église de Ste Urielle le 2 janvier 1734 il était âgé de 60 ans, devenue veuve Jeanne de Bréhand se remaria en 1735 avec maître Louis Mathurin Dodemont, chirurgien à Broons. -François né en 1676. Devenu veuf de Jeanne de La Motte, Georges de Bréhand épousa Françoise Moysan en 1682 dont il eut deux enfants: -Laurence de Bréhand née en 1683 décédée en 1703 -Georges de Bréhand né en 1684 décédé en1685. Veuf une troisième fois, Georges de Bréhand épousa en 1698 Perrine Réhel dont il eut cinq enfants:

-Marie de Bréhand 1701-1701

-Reine de Bréhand 1702

-Charlotte-Julienne de Bréhand née en 1704

-François de Bréhand né en 1708

-Pierre de Bréhand né en 1711.

Perrine Réhel dame de la Longrais mourut âgée de 43 ans et fut inhumée le 8 mars 1712 dans l'église de Sainte Urielle. De l'union d'écuyer Etienne Pinel & Catherine de Bréhand naquirent quatre enfants:

-Gabriel Pinel né en 1676 & inhumé le 24 mai 1724 avait été marié à Hélène Duval. Titrés sieur et dame du Chesnay, ils eurent 5 enfants* (ci après)

-Charlotte, Pinel Pinel née en 1677

-Gilles Pinel Pinel né en 1678

-Claude Jean Pinel Pinel né en 1683

 

***Enfants de Ecuyer Gabriel Pinel et dame Hélène Duval:-Julienne Pinel née en 1712; Gabriel-Charles Pinel né en 1714, il embrassa une carrière militaire et fut décoré de la croix St Louis en 1772, il mourut sans postérité le 19 février 1788 au Chesnay Villebart; Charles Marie Pinel 1715 devint lieutenant de vaisseau; Joseph Laurent Pinel né en 1719 mourut en 1732; Jean Marie Pinel né en 1721 mourut en 1721. La gentilhommière du Chesnay Villebart ne disposait que de terres médiocres et elle relevait de Quérinan pour les affaires touchant la haute justice, les possesseurs du lieu devaient pour droit d'enfeu une rente annuelle de 7 sous et 6 deniers, rente qui fut affranchie en 1690

 

Quelques habitants et foyers au Chêne Villebart 

-Jean Lebreton, 53 ans, décédé en 1799 «la métairie du Chênay Villebart»

-Pierre Lebreton, 21 ans, cité en 1799

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 20:36

La Chapelle es Fougeray

La forme Fougeray elle rappelle la présence des fougères


 

Cet important hameau était sans nul doute le plus important de Sainte Urielle, il est même étonnant que le bourg de cette paroisse n'est pas été mis en place ici. Ainsi que l'indique en partie son nom, une chapelle se dressait au centre du village, ce sanctuaire mesurait 34 pieds de longs sur 18 de large. -soit 11,05 mètres de long sur 5 mètres 85 de large.

 

 

Mariage en la chapelle es Fougerays en 1742


 

 

Quelques habitants et foyers de la Chapelle es Fougerays

 

-René Blondel, 29 ans, tisserant marié à Jeanne Rouxel, cités en 1811

(dont 2 enfants décédés en 1811: Marie Joseph en février Agathe en avril)

-François Botrel marié à Julienne Colleu, cités en 1766

(leur fille Charlotte mariée en 1790 à Pierre Coquio -de Sévignac-Julienne Colleu morte en 1798)

-Pierre Botrel 48 ans laboureur vivant en 1815 marié en 1790 à Yvonne Gaultier +

(fils de + François & Julienne Coleux)

Louise Botrel, citée en 1815

(Louise fille de Pierre & de Yvonne Gaultier - mère d'un enfant mort en 1815)

-René Botrel 49 ans lab. et cordonnier marié à Marguerite Robillard sont cités en 1811

(3 enfants morts: des jumeaux en 1809 & un enfant en 1811)

-Marie Bourgeault, 70 ans, ménagère, morte en 1799

-Louis Coquion, 60 ans, cordonnier, cité en 1799

-Pierre Coquon, 22 ans, cordonnier cité en 1811

(un enfant mort en 1799)

-Jean Colleu, marié à Louise Juhel, cités en 1764

-François Costuas marié à Perrine Bourgeault, cités en 1766

-Jean Costuas, 44 ans, mort en 1764

(fils de Julien, frère de Gabriel & François)

-Julien Costuas, cultivateur, 42 ans cité en 1801 marié à Jeanne Lehérissé

-Julien Dauly, 64 ans, laboureur journalier cité en 1814

-François Demeurant marié à Jeanne Leclec en 1741

-Jacquemine Demeurant, morte en 1640

-Louis Demeurant marié à Jeanne Plessix (morte âgée de 60 ans en 1791)

-Julien Fournier, 68 ans, laboureur, mort en 1798

-Pierre Fournier, cultivateur cité en 1801

-Pierre Frereux marié à Jeanne Picaud, cités en 1791

(2 enfants morts en 1791 l'un en février l'autre en mars)

-René Fournier, cité en 1800

-Maitre Jean Gouault, 59 ans, mort en 1764 veuf de Françoise Lemétayer (voir acte ci dessous)*

-Jean Gouault 51 ans, laboureur, cité en 1799

-Jean Gouault 26 ans, laboureur marié à Gabrielle Lemettayer cités en 1814

(dont 1 enfant décédé en 1814)

-Barthélémy Jeuneux marié à Louise Demeurant, cités en 1792

-Gilles Jeuneux marié à + Jeanne Juhel, cités en 1792 (orig. Mégrit)

-Louis Juhel, mort en 1768

-Perrine Juhel, 60 ans, décédée en 1800

-Gabriel Lechantoux, 44 ans, laboureur marié à Louise Guillemot

(dont un enfant mort en 1814)

-Gabriel Lechantoux, 21 ans, laboureur cité en 1814

-Pierre Lechantoux 30 ans, laboureur cité en 1814

-Yves Lechantoux, 40 ans, laboureur, marié à Marie Josse, cités en 1811

(dont 1 enfant décédé en 1811)

-Gilles Ledormeux, tailleur d'habits, marié à Jacquemine Bourdon, cité en 1790

(Gilles est décédé en 1796)

-Gilles Ledormeux, 24 ans, tailleur d'habits cité en 1809

(fils de Gilles Ledormeux,& Jacquemine Bourdon)

-Jean Ledormeux, 55 ans, mort en 1765, marié à Ollive Plessix

-Julien Ledormeux, marié à Gabrielle Gouault, cités en 1762

-Jean Lechantoux, morte âgée d'un an, en 1738

(dont 1 enfant décédé en 1738)

-René Le Dormeur marié à Rose Poinçu, cités en 1792

(René fils de Gilles & Gabrielle Gouault, dont un enfant mort en 1796)

-Jean Lefort marié à Françoise Tangui, cités en 1792

-Françoise Lefort mariée à Louis Buart de Mégrit en 1790

(fille de Jean Lefort & Françoise Tangui)

-Gilles Lefort marié à Guyonne Renouvel (morte en 1738)

-Jean Lefort,marié à Françoise Tangui, cités en 1768

-Jean Lefort, 20 ans, laboureur cité en 1799

-Jean Lemétayer cité en 1791 marié à Charlotte Gouault

(Jean, dont 2 enfants décédés en 1791)

-Pierre Lemétayer cité en 1800 marié à Jeanne Picault

(Pierre origin. de Mégrit -parents des jumelles Marie & Marguerite nées au village de la Chapelle en 1792)

-Julien Morin, cultivateur, cité en 1800

-Renée Oeillet, 80 ans, veuve Peltais, morte en 1765

-Gilles Picault marié à Marie Bourgault

(parents de Jeanne Picault mariée à Pierre Lemétayer)-Louis Plessix marié à Perrine Costuas cités en 1801(dont un enfant mort en 1801)

-Pierre Quinquenel, 65 ans, grabataire décédé en 1815

-Jean Quinquenel, 65 ans, cultivateur marié à Renée Rondel mort en 1802 (fils de feux Julien Quinquenel et Renée Demeurant)- -Julien Quinquenel, marié 40 ans, journalier marié en 1793 à Renée Ecollan (fils de Jean Quinquenel, maréchal & Renée Rondel, dont 3 enfants, un décédé en 1801 et 2 décédés en 1809)

-Julien Quinquenel, Renée Demeurant cités en 176 leur fils Gilles mort âgé de 25 ans en 1765)

-Marc Quinquenel 27 ans couvreur d'ardoises marié à Jeanne Boudel, cités en 1815: (Fils de Yves & Perrine Robert,il eut trois enfants morts en 1799, 1811 & 1814) -Yves Quinquenel 48 ans couvreur d'ardoises veuf de + Perrine Robert en 1815 (dont Yves né en 1788 & Louis né en 1790)

-Yves Quinquenel 27 couvreur d'ardoise, mort en 1815 (fils de Yves Quinquenel & Perrine Robert)

-Jean Rebillard marié à Julienne Pouhal, morte âgée de 56 ans en 1765

-Pierre Rebillard marié à Jacquemine Plessix, cités en 1763

-Marc Réhel marié à Yvonne Boulain, cités en 1790 (dont une fille Renée Yvonne)

-Laurent Renouvel, marié à Perrine Gauteu, 50 ans, morte en 1767

-Louis Renouvel, cité en 1762

-Gilles Robert, laboureur, marié en 1676 à Jeanne Ratier du Menubois en Trémeur

-Gillette Robert, laboureur, marié en 1676 à Guyon Demeurant laboureur de Ste Urielle (fille de-Jean Robert)

-Jean Robert cité en 1676

-Françoise Salmon, 64 ans, morte en 1738

-Jacques Simon, marié à Péronnelle Boudart, 57 ans, morte en 1768

-Bertranne Sébille femme d'Ollivier Robert, morte en 1640

-Julien Touzé, marié en 1680 à Julienne Le Gaignoux de Mégrit

-Pierre Volet, charpentier, cité en 1764 & 1799 marié à Gabrielle Lebé

 

 

Acte de décès de Maitre Jean Gouault sergent de Quérinan

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 20:14

Le Bignon

La présence de la fontaine de la Baillie à proximité de ce village en explique le nom, en effet Bignon est à rapprocher de source


 

Quelques habitants et foyers au Bignon

 

-Louis Baudet marié à Perrine Chenu, cités en 1765

-Dominique Bonfils 37 ans, laboureur marié à Marie Reux cités en 1800 &1814 (dont un enfant mort en 1814)-

-François Bonfils, laboureur, marié à Jeanne Bourgault, morte en 1791

(François Bonfils, 69 ans, mort en 1799)

-Jean Bonfils, 48 ans, laboureur cité en 1815

-Julien Bonfils, 41 ans, cité en 1796 marié à Jeanne Legrand

--Pierre Bonfils 30 ans laboureur cité en 1815

-Pierre Bourgeault et sa fille Janne, cités en 1646

-Guillau(me) Bourgeault de la Maison du Bignon marié en 1645 à Bertranne Estienne

-François Glot 65 ans est charpentier marié à Marie Lévier, cités en 1815

(une fille morte en 1791)

-Mathurine Glot citée en 1814

( fille de François & Marie Lévier, Mathurine eut deux enfants naturels morts en 1814)

-René Jolinel 34 ans laboureur cité en 1814

-Jacques Renouvel marié à Janne Fournier, cités en 1768

-Jan Renouvel marié en 1656 à Jacquemine Glamart

-Louis Reux, laboureur, cité en 1796

 

La Brousse


 

Les défrichements entrepris au cours de l'époque féodale sont à l'origine de La Brousse. Le nom Besnard accolé au lieu atteste de la présence d'une famille ainsi nommée ayant défriché le site. Ce nom proche de Bernard serait d'origine germanique.

 

Un habitant de la Brousse Besnard

-Yves Costuas 28 ans laboureur cité en 1815


 


 

La Broussette

La Broussette désigne le lieu en friches.


 

Quelques habitants et foyers à la Broussette

-Louis Bonfils cité en 1799

-Mathurin Lebret, marié à Anne Lebret, cités en 1799

(un enfant mort en 1799)

--Mathieu Le Roy, 50 ans, cultivateur marié à Guillemette Michel cités en 1801 (orig. Yvignac)

(un enfant mort en 1801)

-Pierre Bourgeault marié à Louise Bonfils, cités en 1767

-Mathurine Mesnage, cultivatrice, citée en 1801 cité en 1801

-Louis Renouvel marié à Anne Bellanger cités 1790 & 1799

(dont un enfant mort en 1800)

-François Rouxel, cité en 1800

Le Champ Dolland

Anciennement Champs Dolland, le terme dol désigne souvent un méandre.


 

Sur le bord du chemin qui conduit du bourg de Trédias au Champdollend et vis à vis de Fredsac se tenait autrefois unemaison que beaucoup d'anciens à la fin du XIXème ont vue en ruine. Appelée la vergée, c'était la demeure de Louise Cillart. Les jeunes enfants de Jean Rolland, seigneur du Noday y faisaient de fréquentes visites. Ce 12 septembre 1673 Jean Rolland fils de Jean Rolland seigneur du Noday (voir histoire de Trémeur : le manoir du Nodayet de la Nomandais (voir histoire de Broons, page n° 30et de Louise Brunet épousait Louise Cillart :

«Escuier Jan Rolland sieur du Noday de la paroisse de Trémeur et h: f Louise Cillart de la paroisse de Ste Urielle ont ce jour 12 me 7bre 1673 reçu la bénédiction nuptiale par moy soubz signé prieur recteur dans l'église de Ste Urielle en présence de Mire Louis Le Coimte, Julien Fournier, Maurice Cillart, et Mauricette Fournier». Julien Boudin. Ainsi que l'on peut le constater, une telle mésalliance pour la famille Rolland s'est traduite par son absence lors de cette union. Hélas pour la jeune femme le bonheur fut de courte durée, en effet, le 10 aout 1674 le jeune écuyer Jean Rolland décédait.


 

«Escuier Jan Rolland sieur du Noday fut ensépulturé en l'église de Ste Urielle par Mire Jacques Boudin prieur Recteur de Trediays le deuxieme jour d'aoust 1674 en présence de Mire Julien Boudin prieur Recteur de Ste Urielle et de Mire Louis Renouvel prieur Recteur de Languadiays* le jour et an.» Julien Boudin

 


 

***le hameau de la Normandais est situé à Broons en limite de Sévignac

***Languadiays : Languédias

 

Quelques habitants et foyers du Champ Dolland

-Julien Fournier 30 ans, laboureur marié à Juliene Bourgault cités en 1809

(dont un enfant mort en 1809)

-Charles Renouvel 22 ans, laboureur cité en 1809

-Gilles Renouvel marié à Marie Coulombel, cités en 1738 -Chandolant

-Gilles Renouvel marié à Marie Guillemot, cités en 1790

-Jean Tardif, âgé de 77 ans, mort «aux Bas Champs» en 1765

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 19:13

 

La Baillie

Une baillie désignait une ancienne circonscription administrative


 

La seigneurie de la Baillie


 


 

Armoiries Le Voyer de Trégomar, Milon, des Cognets


 

On trouve en cette localité: la terre noble de la Baillie. A l'époque médiévale au XIVème siècle elle est aux mains d'une branche de cette famille à laquelle le Prieuré de St Georges en Trémeur doit sa fondation: la famille Le Voyer de Trégomar, au siècle suivant à la branche cadette de la famille Milon. Famille présente à la Ville-Morel et à Launay Milon à Broons., qui comptait parmi ses membres l'illustre Bertrand Milon. Né vers 1430, il fut à deux reprises ambassadeur du duc de Bretagne à la Cour de Rome, puis devint successivement procureur général au Parlement de Bretagne, Président et juge universel de Bretagne et sénéchal des baillies de Ploermel et de Rennes. En 1460 il fonda l'université de Nantes sur demande du duc François II. Il avait épousé Jeanne de Broon, de la seigneurie de Broodineuc *-Brondineuf à Sévignac qui lui donna trois enfants. Il mourut vers 1476 . En 1513 François Millon, sr. de la Plesse, possède la maison de la Baillée acquise par Jean Millon, son père, de gens roturiers. La seigneurie de la Baillie disposait du droit de moyenne justice. Vers 1450 Marguerite Milon épousa Olivier du Boüays, seigneur du Bois Robert à Trédias dont elle eut deux enfants Robert & Olivier..Pierre Milon, frère de Jean épousa Bertranne de Rouillé. Jean Millon sr de la Plesse, possède la maison de la Baillée acquise auprès de gens roturiers, son fils François Milon fut seigneur du Chesnays Villebart en 1513, en cette même paroisse de Sainte Urielle, lequel François Millon épousa en 1573 Jeanne des Cognets, union sans postérité. Rapport des Exempts de laditte paroisse faict par Jean Henry, Olivier le Collinet et Jaquet Chenu, élus. Robert du Boüays, seigneur du Bois Robert épousa d'abord Gillette de Langourla dont il eut 6 enfants et Jeanne Bestaud dont il eut trois enfants. La Baillie appartint à cette famille Milon du XVème à la fin du XVIème. Georges des Cognets, l'un des partisans de Henry IV au cours des guerres de la Ligue épousa le 2 juin 1601 à la Villeneuve en Plénée Jeanne Sauvaget, dame de Beauvais* à Sévignac. De leur union naquirent huit enfants dont Charles des Cognets qui se porta acquéreur de la seigneurie de la Baillie en Sainte Urielle dans le cours du XVIIème siècle. Mort sans postérité, le domaine revint à son neveu Charles des Cognets. Fils de François et Claude Conen, Charles des Cognets épousa successivement Marie de Kergu, fille unique de François seigneur de Vaux à Mégrit et de Marie Cadet, et Françoise Jourdain.

Acte de baptême daté de 1676 : Charles des Coignets et Marie de Kergu y sont mentionnés Toutefois Charles des Cognets n'eut pas d'héritiers, ni son frère Toussaint. C'est le fils de son cousin Alain des Cognets: Toussaint Rolland des Cognets qui hérita du domaine. Chevalier seigneur de la Ville Roger, du Menu Bois et de la Baillie, Toussaint Rolland des Cognets épousa en 1724 Anne Henriette Le Feuvre de la Falluère. De leur union naquirent cinq enfants, Anne Hélène Jeanne des Cognets était la dernière de la famille, la seule ayant contracté alliance. Baptisée le 7 juin 1729, elle épousa François Louis des Cognets. Trois enfants naquirent de leur union: François-René, Anne, et Sainte Louise * Anne Hélène Jeanne des Cognets de l'Hôpital mourut le 16 août 1808 à Lamballe.


 

On voyait jadis un moulin à vent à la Baillie, un locataire mécontent quittait ce lieu en chantant ces rimes !

 

Adieu fusées, adieu rouëts

Adieu moulin du Châtelet

Adieu les coins qui haussent et qui baissent

Adieu je m'en vais et je vous laisse

 

Quelques habitants de la Baillie


 

-Pierre Henry marié à Yvonne Fournier, cités en 1764

***Le lieu apparaît ainsi dans les montres nobiliaires de la paroisse de Sévignac en 1480

***Beauvais est un village disparu situé près de la chapelle de Saint Cado

***Toussaint des Cognets 1632-1694, frère aîné de Charles s'était lui même porté acquéreur de la seigneurie du Menu Bois en Trémeur,

époux de Suzanne de la Villéon (s.p).

***Sainte Louise seule à avoir contracté alliance, épousa Victor François Gervais marquis de la Moussaye. Elle mourut à Jersey en 1799 où elle avait émigré durant la Révolution. La Baillie fut vendue par ses héritiers aux environs de 1830

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:46

L'évêché de Dol

 

L'histoire présente Saint Samson comme fondateur de cet évêché. Né vers 480 dans l'actuel Pays de Galles, de l'union de Amonn et Ann, il traversa la Manche et parvint en cette péninsule qui est nôtre vers 548 et qui fut successivement désignée Aremorica, Letauia*, Britannia minor*, Bretagne. Il fut reçu par le souverain de Domnonée Juthaël dont il a été précédemment mention. Il fut ainsi pourvu de ce diocèse et y mourut en 565 âgé et épuisé des lassitudes de l'épiscopat. Outre la fondation de Dol, il fonda Pentalle en Normandie et Rotmou en Beauce et séjourna aussi dans les îles de Jersey et Guernesey. A partir de 864 le siège de Dol fut occupé par Festinien. Le souverain breton Nominoë* n'eut de cesse de détacher l'Eglise bretonne de toute influence franque, son objectif était de faire de Dol une Métropole de l'Eglise bretonne. Ses deux successeurs s'y firent couronner, mais malgré leur insistance auprès du Pape, jamais le pallivm* reconnaissant la suprématie de Dol sur les autres évêchés bretons ne vit jour. Difficile d'évaluer la période au cours de laquelle la paroisse de Sainte Urielle fut rattachée à cet évêché, mais au cours de l'époque féodale c'était chose faite. Junguené fut l'un des plus puissants seigneurs de son temps. Il est généralement admis qu'il était fils de Hamon, vicomte de Dinan.* Il apparaît dans maintes chartes en 1008 et 1039 à l'occasion de donations où il est qualifié d'archevêque. Il finança de ses propres deniers le château de Combourg qu'il donna à son frère Riwallon et bénéficia auprès de la Cour de Bretagne d'un pouvoir important. Juthael son successeur jouissait pour sa part de la protection du duc Alain III au début de l'an mil. Sacré archevêque par les autres prélats bretons, il donne l'image d'un homme débauché : il se marie en public et dilapide le patrimoine des églises de Dol afin d'enrichir ses nombreux bâtards. Convoqué en 1050 par le Pape Léon IX pour se justifier de pareils actes, il demeura indifférent, ce qui lui valut d'être excommunié. Les habitants de Dol le chassèrent de la ville et il dut se réfugier au Mont Saint Michel en 1076. Gilduin le très jeune neveu de Junguené fut élu pour le remplacer mais il renonça très vite à la charge et mourut deux ans plus tard. Dans notre terroir plusieurs paroisses relevaient de cet évêché: Aucaleuc, Bobital, Le Hinglé, La Landec, Saint André des Eaux, Saint-Carné, Saint-Launeuc, Sainte-Urielle, Saint-Méloir des Bois, Trébédan.


 

Ci dessus il est ention dans le registre de 1688 de l'archidiacre de Dol en visite à Ste Urielle Michel David de Bogard, prêtre de St Brieuc, puis chantre de ce lieu, il devint ensuite docteur en théologie et reçut le 19 février 1683 archidiacre et chanoine de Dol. Tous les archidiacres étaient tenus de «faire une fois l'an les revues et visitations en toutes les paroisses de l'évêché de Dol. Ce qui explique sa présence à Sainte Urielle. Michel David de Bogard s'éteignit l'année suivante à Dol: le 2 avril 1689, et fut inhumé dans la cathédrale dudit lieu. La cité épiscopale était entourée de 47 paroisses, 3 paroisses étaient enclavées dans l'évêché de Rennes, 23 dans celui de Saint-Malo -avec Bobital pour siège de doyenné, 11 paroisses et 2 trêves dans celui de Saint-Brieuc, 8 paroisses et 2 trêves dans celui de Tréguier, 4 paroisses dans celui de Rouen. Bobital devient l'un des siège du doyenné de Dol, un accord fut conclu en 1450 afin que toute visite de l'archevêque de Tours en Bretagne, ce dernier ne puisse rencontrer son confrère de Dol qu'à Bobital. Au XVIème siècle la situation était demeurée identique elle suscita parfois l'ironie en référence au «notaire de la Court de Bobita» 

Un pèlerinage médiéval passait à proximité des bourgs de Sainte-Urielle et Trédias: le Tro-Breiz,* pèlerinage du Tour de Bretagne afin de vénérer les sept saints fondateurs de Bretagne parmi lesquels figure Saint-Samson. Afin de pouvoir les accueillir en notre contrée, le 13 décembre 1341 Geoffroy Le Voyer sieur de Trégomar, et Jeanne Rouxel sa femme fondèrent le prieuré Saint Georges «au bout de la chaussée de Trédias en la paroisse de Tromeur* «sur le chemin des sept Saints de Bicongni»

L'ancien chemin des sept saints de Bicongni conduisant au prieuré de Saint Georges en Trémeur, i bifuquait à droite vers Sainte Urielle, cliché ci dessus

Le 29 novembre 1801, l'évêché de Dol fut supprimé, subissant pareil sort que ceux de Saint-Malo, Saint-Pol de Léon et Tréguier. Le dernier desservant de Dol fut Monseigneur Mathieu Thoreau. Il n'eut guère meilleur destin que celui de son évêché et de la petite paroisse de Sainte-Urielle: il disparu lui aussi, guillotiné à Vannes le 28 juillet 1795.

Les interventions de l'évêque de Dol sur Sainte Urielle étaient identiques à celles des autres évêques. Ainsi lors d'un mariage «entre cousins» selon le droit canon il donnait son accord mais si la dispense était du deuxième degré* seul le pape ratifiait. Cependant comme nous le verrons, un mariage au quatrième degré pouvait susciter l'intervention duPape à travers une bulle.. Pour les années 1762, 1763, 1765, trois dispenses ont été délivrée à Sainte Urielle par l'évêque de Dol, monseigneur Jean-François-Louis Dondel.

*** Premier degré: Parents et enfants.

Deuxième degré: Frères-soeurs, grands-parents et petits-enfants.

Troisième degré: Arrières-petits-enfants, neveux-nièces, arrières-grands-parents, oncles-tantes.

Quatrième degré: petit(e)s neveux-nièces, arrières-arrières-grands-parents, grands oncles-tantes (frères et soeurs d'un grand-parent),

cousins germains (enfants des oncles et tantes).

 

***La langue galloise désigne la Bretagne sous le nom de Llydaw, en langue Cornique -parlée au Cornwall on dit Breten Vian -ou petite

Bretagne .

***Chef de Bretagne -dvx Brittania- On attribue à Nominoë les fondations des abbayes de Redon en 834, et celle de Léhon -monacvs Lehonensis vers la même époque, ainsi que la mise en place des sept évêchés bretons d'où le populaire pèlerinage du Tro-Breiz qui se développera au Moyen Age. Et s'atténuera sous les guerres de la Ligue avant de reprendre son essor à la fin des années soixante

****La châtellenie de Dinan étendait sa suprématie sur une quarantaine de paroisses alentours, celles de notre terroir étaient rattachées à cette châtellenie. Elle sera partagée en plusieurs branches : Dinan Nord ou Bécherel vers la moitié du XIIème siècle, Dinham issue de la conquête de Guillaume le Conquérant en Angleterre à la fin du XIIème siècle, et Montafilant au début du XIIIème siècle.

****Le pallium était un ornement sacerdotale.

****Outre St Samson de Dol, le pèlerinage rend hommage à St Pol de Léon, St Corentin de Quimper, St Patern de Vannes, St Tugdual de

Tréguier. St Brieuc et St Malo.

**** Tromeur : Trémeur

 

Le dernier évêque de Dol: Monseigneur Urbain-René de Hercé et ses armoiries

Une déclaration fournie par le prieuré cure datée du 27 septembre 1790 fait état des biens ecclésiastiques à Ste Urielle: une maison, un moulin à fouler. Le clos du Petit Pont 8 vergées, une lande de trois journaux près le clos Ménard, un pré fermé de 8 vergées, une chénotière de 150 pieds de chênes, un pré des Noës contenant un journal, la prée du pré Ménard: 4 journaux. La paroisse possédait aussi le courtil de la Brette contenant 13 vergées et valant 16 sols de revenu. Les desservants devaient en contre partie pour cette dernière pièce célébrer 3 grand-messes et 3 messes basses par testament de Guillaume Morel, son légataire. Précisément Guillaume Morel originaire de Normandie fut l'un des prieurs de Saint Georges en Trémeur. Il mourut en 1630. On trouva dans l'église au moment de la Révolution 3 autels, 2 confessionnaux, 11 chapes, 11 chasubles, 2 prie-dieu, 1 bannière, 3 cloches, 1 ostensoir, 1 ciboire, 1 calice, et sa patène.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:09

Les prieurs de Sainte-Urielle

 

C'est l'abbaye de Beaulieu* qui choisissait les prieurs desservant la paroisse de Saint-Urielle.

-Jéhan de Montbourcher, cité en 1530, comme nous l'apprend une procédure de l'époque.

-Robert Bougault,cité en 1601

-Jan Fournier, cité en 1601, subcuré

-Guillaume de Trémaudan, cité en 1609

-Guillaume Daguenel, cité en 1621, il mourut le 20 avril 1639

-Julien Robert, cité en 1625

-Jean de Trémaudan, cité en 1629

-François Geslin, prêtre noble et religieux de Beaulieu venu de Trédias à Sainte-Urielle en 1639, il mourut en 1655

-Vincent Lemoine, mourut en 1639 -voir ci dessous

 

«Mre Vincent Lemoine prestre de l'église de Sainte Urielle fut ensépulturé en la d Église au bas du choeur et en dessoubz de la tombe de Mre Guill * Daguenel . Ensépulturé fut le douziesme jr *novembre 1639. Luy ayant donné le St Sacrement de l'autel et layant confessé auparavant ayant receu le Sacrement d'Extrême onction par moy curé de la ditte église» Jan Fournier"

 

François de Derval, de la maison de Brondineuf et aussi religieux de Beaulieu, fut recteur depuis 1655 jusqu'à 1663.

Jacques Champion de Cicé, religieux aussi, ne fut recteur de Sainte-Urielle que du mois de décembre 1663 au mois de décembre 1664.

Claude Buan, de la maison du Chalonge, en Trébédan, fut recteur de Sainte-Urielle pendant les années 1666, 1667 et 1668. Il devint chanoine à Saint-Brieuc.

Julien Bondin, nommé recteur en 1669, fut enterré dans l'église le 11 août 1682.

Jacques Touzé, natif de Trédias, fut recteur de Sainte-Urielle depuis 1682 jusqu'à son décès, arrivé en 1700.

Frère Noyau, prieur du couvent de Beaulieu, remplit à Sainte-Urielle les fonctions curiales pendant cinq ou six mois.

François Coulombel, né dans la paroisse en 1663, devint recteur à la fin de l'année 1700 et mourut le 13 mai 1714.

Jean Hardouin fut curé d'office pendant quelques mois.

Laurent Foroueff, prêtre d'Eréac, devint recteur en décembre 1714, mourut en janvier 1738. Ses héritiers furent obligés de rapporter 1.800 fr. pour les réparations du presbytère.

Jacques Duhamel, moine de Beaulieu, fut recteur en 1738, et enterré en juillet 1758. Il avait, dit le registre, 58 ou 60 ans.

J. J. Thébaud, moine, comme son prédécesseur, fut nommé recteur en 1758 et ne paraît plus après le mois de mars 1776.

Louis Renouvel, prêtre de la paroisse, en devint recteur en 1776 et mourut de la jaunisse en 1788, âgé de 45 ans. M. Renouvel était autant homme d'esprit que grand de taille. Ses héritiers durent rapporter 2,262 francs pour les réparations du presbytère.

Charles Saint-Pez, né à Roslandrieux en 1749, prêtre en 1775, nommé en août 1788, curé d'office à Sainte-Urielle, laissa le meilleur souvenir dans cette paroisse qu'il quitta en novembre 1789 pour devenir recteur de Aucaleuc, près Dinan. Il émigra en 1792, mais il repassa bientôt en France. Il se cacha dans son pays natal et dans les paroisses voisines. Le 28 avril -1794, revenant de voir un malade, il tomba entre les mains de soldats républicains dans le bourg de Carfantin. Conduit à Saint-Malo, il fut jugé, condamné et mis a mort comme prêtre insermenté. Sa vie a été écrite plusieurs fois. Nous avons aussi mentionné plus longuement qu'ici ce saint prédécesseur dans la vie des martyrs de la révolution du nouveau diocèse de Saint-Brieuc. M. Goirand de la Chévrière, prêtre et religieux, sorti d'une famille noble et riche des environs d'Angers, disent les uns, du Berri, disent les autres, devint recteur de Sainte-Urielle sur la fin de l'année 1789. Obligé de quitter son presbytère en 1792, il se cacha longtemps dans la paroisse, et ensuite à Dinan, qu'il quitta dans un moment de calme. On n'en a plus entendu parler. Il fut le dernier recteur de Sainte-Urielle.

***L'abbaye de Beaulieu se vit confier sous l'épiscopat de Albert évêque de Saint-Malo de 1163 à 1184 la desserte des églises Saint-Malo d'Yvignac et Saint-Pierre de Sévignac.

***d(itte)

***Guill(aume)

***iour lire j(ou)r

***l'ayant

-C'est dom Jan Fournier, subcuré de Sainte Urielle qui célébra les obsèques de missire Vincent Lemoine.

 

Autres désservants de Saint Urielle :

 

-Julien Nouel, cité en 1640

-Robert Fontaine, cité en 1644

-Thomas Fournier, cité en 1646

-Pierre Touzé, cité en 1651

-Yves Estienne, cité en 1651

-François Chevallier, cité en 1662,-subcuré

-Missire Louys Le Comte, cité en 1663 «prestre de Sainte Eurielle-subcuré»

-Missire Pierre Lebranchu, cité en 1673

-Julien Bondin, cité en 1674 -prieur recteur, il mourut en 1683

Missire Jacques Desprez, cité en 1682

-Missire Thomas Lecomte, cité en 1683, il mourut en janvier 1720

 

«Le dixiême iour de Aoust l'an mil six cent quatre vingt trois Discret et Vénérable prêtre Mire* Julien Bondin Sieur et Recteur de Ste Urielle est mort en la communion des fidèles après avoir receu * les sacrements et son corps a été ensépulturé l'onziême dud mois dans l'Eglise paroissiale dud lieu les funérailles ont été faites par Discret et Vénérable prêtre Mire Julien Huet Sieur Recteur de Trémeur en présence de Mire Jacques Bondin frère dud Deffunt et de Mire Le Coimte qui ont signé avec moy le présent ce 2e iour de janvier mil six cent quatre vingt trois»

Jac:Bondin Huet Rr de Trémeur

Xh*: Le Coimte

me Indigne

Jacques Touzé

prêtre

***Mi(ssi)re

 

***reçu

 

***Xh : Christophorus -Christophe

 

 

 

 

Quand les religieux se rendaient pour donner l'extrême onction à un mourant dans un village, les acolytes qui les accompagnaient faisaient retentir ces clochettes -ici celle de Trédias.

 

«du 26e janvier mil sept cent vingt nous avons fait la sépulture du corps de feu missire Thomas Lecomte dans leglise* Sainte Urielle âagé* d'environ soixante ans aux présences d'Yvonne Lecomte sa soeur Jan Lecomte son nepveu Thomas Lecomte son nepveu Louis Fournier lencien* Charles Davy et plusieurs autres et la ditte sépulture faitte par le Rr de trebedan* tous lesquels se sont retirés sans signer ce requis interligne du 26 janvier mil sept cent vingt L.Forcoüeffe ptre rctr *de Sainte Urielle

***L'église

***âagé : âgé

***lencien : l'ancien -autrefois, il était de coutume que deux frères soient pareillement prénommés, ainsi pour les distinguer, l'un était nommé l'ancien, l'autre le jeune

***Trébédan situé près de Yvignac : tout comme Sainte Urielle, cette paroisse relevait de l'évêché de Dol et se retrouvait enclavée dans l'évêché de Saint Malo

***ptre rctr : abréviation de prêtre recteur-Jacques Touzé, cité en 1687, mort en 1700

-Frère Noyaux, religieux de Beaulieu en poste durant 6 mois à Ste Urielle

-François Coulombel, cité en 1700, il fut inhumé le 3 mai 1714 en l'église de Ste Urielle.

 

«Joseph Renouvel mon frère est mort aagé de quarante ans six jours après avoir reçu les saints sacrements de pénitence, d'eucharistie et d'extrême onction* il est mort fort regreté* , et a laissé sept mineurs fort petits et son corps a été inhumé dans l'église de Sainte Urielle. Présent un fort grand nombre de personnes ce dixième jour de mars mil sept cent sept» François Coulombel Recteur de Sainte Urielle

 

«Jean Charles Coulombel fils Pierre et de Marie Lebranchu venu au monde de légitime mariage le vingt huitiesme d'aoust mil sept cent vingt cinq & fut baptisé sur les Sts fonds* de baptesme de l'églisse* Saincte Urielle par missire Yves Lebranchu ptre ledit Lebranchu ayant esté prié et invité de faire ce baptesme de la part seulement de messire Charles Despinay comte de Pingy contre la volonté et sans la permissions du Sr rcr de Sainte Urielle et après avoir fait plusieurs menaces et mesme de tuer missire Laurent Forcoüeffe ptre rctr de Saincte Urielle -un moment avant ledit baptesme a dit plusieurs iniures* le mesme vingt neufiesme aoust mil sept cent vingt cinq; et fut parain messire Charles Despinay et maraine Janne de Bréhand dame de la boulaye, présents damoiselle Janne Marie de Bréhand, Hélène du Val dame du Chesnay, Jan Baptiste René Ferriere, lesquels ont signé interligne et de Marie Lebranchu a receu cy approuvés et autres présents Pierre Coulombel, père de l'enfant et Moricette Renouvel lesquels nont plus signez le dessus cy nommé a esté baptisé par ce 29 e aoust 1725 Y. Lebranchu ptre L.Forcoüeffe ptre rctr de Saincte Urielle

***S(aint)s Fonts (baptismaux)

***églisse; église

***iniures :injures

***regreté: regretté

Nous pouvons le constater les rapports entre missire Laurent Forcoueffe et Charles d'Espinays étaient très tendus. Charles d'Espinays, seigneur de La Marche, était issu de cette puissante famille apparue à la fin de l'an mil en la paroisse de Champeaux. Fils de Gabriel d'Espinay et de sa seconde femme Anne Françoise Le Gouz, il avait vu le jour à Rennes où il fut baptisé le 30 novembre 1691. Le 8 juillet 1725 son mariage fut célébré en l'église de Mégrit : «puissant seigneur messire Charles d'Espinay, Chevalier comte seigneur d'Espinay de la paroisse de Tredias Evesché de St Malo et damoiselle Céleste Gaultier Dame de la Goulaye... » L'un de ses aïeux : Guy II d'Espinays mort en 1522 avait épousé Françoise de la Villeblanche, héritière de la seigneurie de la Motte Broon. Bientôt cette très distinguée dynastie se retrouva à la tête de plusieurs seigneuries environnantes: Yvignac, Vaucouleurs à Trélivan et Beaumanoir-Limoëlan à Sévignac. Ce qui donne une idée de la prédominance de cette famille. Charles d'Espinay disposait de fiefs à Mégrit et aussi à Trédias. Tout laisse penser que le baptême mentionné ci dessus était celui de l'enfant d'un de ses métayers établi au hameau de la Marche. A diverses reprises on le retrouve parrain de d'autres enfants de Ste Urielle. Quand à missire Laurent Forcoueffe natif d'Eréac, il était déjà présent ici en 1714 comme prêtre recteur. Il mourut le deux janvier 1738:

«Vénérable et discret prestre Mre Laurent Forcoüeffe vivant Rr de Ste Urielle mort le second janvier mil sept cent trente huit a été inhumé dans le Choeur de l'Église du lieu par Monsieur Tupin chanoine religieux de l'abbaye de Beaulieu présens les sieurs prieurs de St Georges en Trédias et vénérable et discret prestre Mre Guillaume Guillemot et Mre Jean Dubois Mre Julien et Marc Forcoüeffe et autres parents dudit deffunct ce quatrième janvier au dit an.» Marc Forcoüeffe -Gilles Guillemot prtre -Louis Poulain Rr de Tredia -L:Coulombel ptreJean Andouin, curé d'office cité en 1714

-Jacques Duhamel, moine de Beaulieu, présent de 1738 à 1758

-Jean Jacques Thébault, moine de Beaulieu, présent à Ste Urielle jusqu'en 1776

-Louis Renouvel, prêtre jusqu'en 1788 :«grand homme, tant de taille que d'esprit», il mourut de la jaunisse. Ses héritiers apportèrent la somme de 2,262 francs pour la réparation du presbytère de Ste Urielle.

-Charles Saint Pez, resta un an à Ste Urielle:-de 1788 à 1789, ensuite il fut nommé à Aucaleuc laissant un très bon souvenir à Ste Urielle. Il périt exécuté à St Malo sous la Terreur.

-Frédéric Goirand de la Chévrière était pour sa part originaire d'Angers. Il devint recteur de Ste Urielle à la fin de l'année 1789, mais le 13 mars 1791, il refusa de prêter serment

Le premier janvier 1791 il déclarait que sa cure lui avait rapporté l'année précédente pour 20 livres de foin soit 46 livres; 10 sous de paille; 76 quarts de froment soit 307 livres; 48 quarts de méteil* soit 120 livres; 194 quarts de grosse avoine soit 218 livres; 51 quarts d'avoine menue soit 51 livres; 88 quarts de blé noir soit 154 livres. Ce qui lui valait un total de 917 livres. Il déduisit cependant selon ses dires 61 livres 6 sous donnés en charité, 21 livres pour pain, vin, blanchissage et racommodage du linge d'église, 48 lives de décimes.* Il signa l'Exposition des Principes sur la doctrine catholique, mais contraint de quitter son presbytère en 1792 il se cacha dans la paroisse, il se livra à y célébrer des offices clandestins, puis quitta Ste Urielle pour n'y plus reparaître jamais. Le dernier document qu'il ait signé, c'est cet acte de mariage le 18 septembre 1792. Missire Pergaud, prieur de Beaulieu le remplace*, les baptêmes se dérouleront désormais à Trédias «à raison que la clef du baptistère s'est trouvée égarée».


 

*** Missire Pergaud, prieur de Beaulieu remplace Frédéric Goirand de la Chévrière..

***Méteil : mélange de céréales

***Décime: taxe perçue par le roi sur les revenus du clergé

 

 

 

 

Enfeu d'un prieur

 

 

Une mesure dimière dont on se servait lors des récoltes.

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