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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 15:51

 

 

 

Rouillac

1897

Couverture du manuscrit

 

Pages liminaires

 

notes sur

Rouillac

et

ma famille

le Loscouët s(ur) Meu

23 janvier

1897

Me Préauchat

 

page 1

(page blanche)

 

page 2

 

Jacques Préauchat

mon g(rand) père maternel était

né en 1748

G(rand) Père paternel né en 1779

mariage de Julien Préauchat

8 messidor an XIII 28 juin 1805 *

fils de Laurent et de Perrine

Allot

et Thérèse Hamonic née

14 novembre 1779 fille de François

Hamonic et Thérèse

Briant

Retour au Calendrier Grégorien

le 1 janvier 1806

 

*(27 juin 1805)

page 3

Église de Rouillac consacrée 1881

(photographie XIXème-début XXème)

 

page 4 page 5

Presbytère de Rouillac

(photographie XIXème-début XXème siècle)

 

page 6

page blanche

 

page 7

Famille

( y figure une image pieuse)

 

page 6 bis

 

carte mortuaire sur laquelle figurent les noms de :

Laurent Préauchat, Marie Préauchat et Jean Marie Préauchat

 

page 7 bis

 

Famille

Laurent Préauchat

né le 27 mai 1807 mort le 22 fév(rier) 188

Marie Préauchat

née le (blanc) 1812 morte le 10 oct(obre) 1891

Jean Marie Préauchat

né le 19 nov(embre) 1840 mort le 9 janvier 1891

Dorothée Préauchat

né le 28 juillet 1839 mort le 4 mars 1903

Marie Préauchat

né le 16 août 1851 morte le 31 janvier 1909

Marie Ange Préauchat

né le 30 oct(obre) 1840 mort le

6 novembre 1923

 

page 8

 

Rouillac

ancienne trêve de Sévignac

Par suite d'une difficulté

survenue par suite

d'un enterrement

les notables du quartier de Rouillac résolurent

de demander leur autonomie au roi et

parlement de Bretagne

en 1789

démarches furent faites

par Berhault, Guitton

Harel de la Perrière*

 

* Cette famille établie à Plénée, elle comptait parmi ses membres Jean Baptiste mort en 1786 exerçant la charge de notaire à Langourla. Son fils Antoine, fut quand à lui avocat au Parlement de Bretagne et procureur en la maîtrise des eaux et forêts de notre département.

 

page 9

 

En 1788 le 30 déc(embre) l'évêque

de St Malo M(onsei)g(neu)r Cortois

de Pressigny prit une

délibération à ce sujet

Et le 1er sep(embre) 1789 une

pièce donne à Rouillac

une certaine autonomie

sous la haute juridiction

de Sévignac

sous certaines conditions

la Révolution éclate

Mr Vite est le ministre

du Seigneur

En 1804 Rouillac

devient paroisse

concordataire

 

page 10 page 11

pages blanches

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 15:13

 

Plénée Jugon

La Maison de la Moussaye

 

Vaste construction militaire flanquée de quatre tours d'angle avec douves, pont levis, plus de trente embrasures de canons et des meurtrières sans nombre.

Les documents de l'histoire de Bretagne font mention dès le XIe siècle, d'une seigneurie appelée La Moussaye, en latin Lousseae, ou Mousseia, située à 3 lieues de Lamballe, vers le midi, s'étendant sur les bords de l'Arguenon, et sur le pendant oriental des montagnes qui se groupent dans cette partie de l'ancienne Armorique. La juridiction de cette seigneurie comprenait un territoire peuplé aujourd'hui de douze mille habitants et dont se composent tout presque en entier les communes de Plénée, Eréac et Sévignac, outre quelques portions des communes voisines. Un vaste château flanqué de quatre tours, élevé sur une haute colline, entourée par une forêt appelée la forêt de la Moussaye et dominant plusieurs lacs et étangs, en était le chef lieu. La première édification de ce château se perd dans la nuit des temps. Vers 1500, il fut rebâti sur un plan remarquable par sa noblesse et par sa grandeur (1). Les tours et les murs, construits en granit, ont jusqu'à présent résisté aux efforts du temps, et ce qui reste des ruines du château offre encore un beau modèle de l'architecture. (Voir les Dictionnaires géographiques de Corneille et de la Martinière et Manet; Histoire de la Petite Bretagne; t. I.p. 107, etc .). La terre de la Moussaye, faisait partie du comté de Lamballe, l'un des plus grands districts ou apanages de la maison de Penthièvre. Cette maison sortie d'Eudon, premier comte de Penthièvre, second fils de Geoffroi, duc de Bretagne en 992, remontait sa souche jusqu'à Nominoë, mort en 851, gouverneur de la Bretagne, sous l'autorité plutôt apparente que réelle de Louis le Débonnaire, et qui descendait lui même des anciens souverains du pays. Nominoë fit la guerre à Charles le Chauve, le vainquit en 845, et redevint complètement indépendant. (Art de vérifier les Dates, édit. in-8°, t. XIII,pp. 192, 193, 247, 248)

 

(1) On trouve une belle litographie du château de la Moussaye, d'après une vue de 1829, et une carte de ses environs, d'après Cassini, dans une généalogie de la maison de la Moussaye, imprimée chez Crapelet en 1842, travail intéressant qui a servi de base au nôtre.

 

I

Guillaume Ier de Penthièvre, seigneur de la Moussaye

 

Naquit vers le commencement du XIIIème siècle. Ce seigneur n'étant pas intervenu dans les partages de la branche d'Avaugour, devait comme celle ci retrouver sa souche dans l'un des derniers fils du comte Eudon, et probablement dans Robert de Penthièvre, le sixième frère puiné du comte Etienne, auteur de la branche d'Avaugour. Celle de Guillaume de Penthièvre avait adopté pour armes distinctives un fretté, c'est à dire une figure indiquant une puînesse avant que l'usage du lambel, de la cotice ou de la bordure ne fût connu. (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 5).

 

Moussaye_de_la_-ramage_Penthi-vre--copie-1.jpg

 

Armoiries de la Moussaye

 

Olivier fils aîné de Guillaume ayant recueilli de son père du château de la Moussaye en prit le nom, qu'il transmit à sa postérité. Guillaume Ier de Penthièvre ssa deux fils :

 

1° Olivier qui suit

2° Raoul de la Moussaye

chevalier, lui et trois autres chevaliers bretons, Jean de Québriac, Prigent de la Rochejagu et Geoffroi de Boisbilly, se trouvant à Limisso, port de l'île de Chypre, au mois d'avril 1249, avec l'armée que le saint roi conduisait à Damiette donnèrent procuration à un marinier de Nantes pour le fret d'un navire destiné à leur passage :Universis proesentes litteras inspectitus notum sit quod nos Johannes de Kebriac, Rudulphus de Mouceia, etc..milites ad communem custrum transfretianonis associati, de prundencia Hervei marinarii, nannetensis ciris, plene confidente, dicto Herveo plenam et omnimodam potestatem damus tractandi, ordinandi et conveniendi pro nobis et nostro nomine cumquibuscumque navium dominis, seu parcionariis, super precio pasagii nostri ad Damyettam, promittentes nos ratum habituros et completuros quicquid per procuratem nostrum circa hoc actum fuerit et conventum. Datem apud Nymocium sub sigillo mei Johannis supradicti, anno Domini millesumo ducentesimo quadragesimo nono, mense aprilis. Raoul de la Moussaye fut tué en 1250 lors de la bataille de la Mansourah (ci dessous) 

 

 

 

Olivier de la Moussaye

 

Fils aîné de Guillaume de Penthièvre, prit la croix en 1269, et fit le voyage de Terre Sainte avec le comte de Richemont et plusieurs seigneurs bretons. En novembre 1274 Il vendit le pré d'Uzel au vicomte de Rohan pour payer les frais de la croisade. Voici l'acte de vente consentie par Olivier de la Moussaye : Universis, etc. Herveus de Bouteville, tunc temporis senescallus nobilis viri domini Johannis ducis Britanniae, in Broerec et in Ploermel, salutem in Domino. Noverint quod Oliverius de la Moussaye armiger, primogenitus Guillelmi de Penthièvr, in jure coram nobis viro vicecomiti Rohan, militi, pratum quod vocatur magnum pratum de Uzel, situm in eadem parrochia... Olivier de la Moussaye mourut en 1278 à un âge avancé laissant un fils prénommé Gervais de son union avec N. de Vitré, fille de André et de Thomasse de Matefelon.

 

 

    III  Gervais de la Moussaye

 

Sire de la Moussaye, bienfaiteur de Boquen en 1278, avait cessé de vivre en 1280. Laissant de sa femme, dont le nom est ignoré, deux enfants :

1° Bertrand Ier du nom - qui suit

2° Olive de la Moussaye

 

IV  Bertrand Ier de la Moussaye

 

 

Bertrand, Ier du nom, sire de la Moussaye, Chevalier, donna en partage noble, en 1280, à sa soeur Olive, de ce qui lui revenait dans les succession et echaste de monseigneur Gervais, sire de la Moussaye, leur père trépassé. Tels sont les termes de l'acte de partage qui s'est conservé. Bertrand de la Moussaye fut du nombre des seigneurs bretons qui siégèrent au parlement rassemblé à Nantes par le duc Jean II au mois de janvier 1288. Il accompagna le duc Arthur dans l'expédition de Flandres, et fut tué en 1304, à la bataille de Mons en Puelle. Il avait eut de son mariage avec Gillette de Rieux, trois fils :

 

1° Geoffroi, sire de La Moussaye, né en 1292. Le duc Jean III ayant conduit à Compiègne, en 1339 un secours de 3000 hommes au roi Philippe de Valois, contre Edouard d'Angleterre, la Bretagne se trouva dégarnie de troupes. Un parti anglais vint débarquer aux environs de Dol, et s'avança dans l'intérieur du pays, exerçant de grands ravages. Aussitôt le sire de La Moussaye rassembla ses vassaux, ses amis, ses anciens compagnons d'armes, et repoussa les Anglais. On attribue à la part glorieuse qu'il eut dans cette action ces paroles que le duc, à son retour prononça en le revoyant : Hounnour, Hounnour à Moussaye, paroles qui sont restées la devise de la famille. Après la mort du duc Jean III, deux compétiteurs Charles de Blois et Jean de Montfort, se disputèrent ses états. Un arrêt de la Cour des Pairs consacra les droits du premier et Philippe de Valois envoya une armée pour le soutenir. Le seigneur de La Moussaye embrassa la cause de Charles de Blois, avec du-Guesclin et toute la noblesse qui détestait le parti anglais en Bretagne. Le duc Charles fait prisonnier par Ageworth à la Roche Derrien, fut conduit en Angleterre et enfermé pendant plusieurs années dans la tour de Londres. Rymer, et après lui D. Morice (preuves, col. 1517) rapportent un sauf conduit donné par Edouard III à Geoffroi de La Moussaye et à trois écuyers de sa suite se rendant en Angleterre en 1357, pour la rançon de Charles de Blois; Geoffroi mourut peu après et fut inhumé, en 1358: dans l'abbaye de Boquien.

2° Bertrand IIe du nom qui suit;

3° Olivier de La Moussaye

 

 

    V  Bertrand II de la Moussaye

 

 

Bertrand, IIe du nom, sire de la Moussaye, Chevalier, succéda à ses frères Geoffroi et Ollivier. Il ne dût pas rester étranger aux évènements qui firent de la Bretagne, pendant vingt trois ans, le théâtre d'une guerre acharnée; mais l'histoire n'a rappelé que la part qui prirent ses deux frères. Bertrand II avait épousé, vers 1320 Isabeau de Pleumaugat, rappelé dans les preuves de la branche de Carcouët. Il en avait eut deux fils :

1° Guillaume, IIe du nom qui suit;

2° Olivier de La Moussaye, seigneur de Kergoet, tué à la bataille d'Auray en 1364. (Hist. De Bretagne, par D. Lobineau, t. I, p. 511)

 

 

VI  Guillaume II de la Moussaye  

 

Guillaume, IIe du nom, sire de la Moussaye et de Kergoet, fut arbitre avec Olivier de Brehan de l'exécution des clauses du contrat de mariage de Guillaume, seigneur de Lesquen et de Jeanne du Parc, le mardi 28 août 1364. (D.Morice, Preuves,t.I, col. 1581,1582). Il s'était marié deux fois, avec Olive du Margaro, d'une très ancienne famille; 2° avec Jeanne de Maimbier. Ses enfants furent :

Du premier lit :

1° Guillaume, IIIe du nom, qui suit;

2° Alain, auteur de la branche de Lorgeril, rapportée ci après.

 

Du second lit :

3° N....de La Moussaye, dont se déclarent issus MM. de La Moussaye, seigneurs de Carcouët. On ne rapporte ici rien de leur filiations, ni de leurs services qui sont très honorables, parce qu'on a pas eu communication de leurs titres.

 

 

VII  Guillaume III de la Moussaye  

 

 

Guillaume de la Moussaye, IIIe du nom, chevalier, sire de la Moussaye, épousa Jeanne de Dinan, fille de messire Rolland de Dinan, qui fut tué en 1364 à la bataille d'Auray. En 1386, le roi Charles VI ayant préparé au port de l'Ecluse, en Flandres, un armement contre les Anglais, tout ce qu'il y eut de grand en France, dit D. Lobineau voulut être de la parti. Guillaume de La Moussaye fut de ce nombre, ainsi que Bertrand et Eon de La Moussaye, écuyers, (Hist. De Bretagne, par D. Lobineau, t. I, p. 432). En 1396, Guillaume de la Moussaye fit hommage au vicomte de Rohan pour les fiefs qu'il possédait dans la vicomté de Rohan (D.Morice, Preuves,t.II, col. 671). Guillaume III de la Moussaye eut de Jeanne de Dinan :

1° Edouard, dont l'article suit;

2° Robert de La Moussaye, mort sans alliance

3°Raoul de La Moussaye, chanoine de Rennes, protonotaire du Saint Siège, et archevêque de Dol, prélât dont les vertus égalaient le savoir et la haute éloquence qui lui fit donner le nom de Bouche d'or. Lors de l'avènement du duc Pierre II, ce fut lui, suivant le droit du chapitre de Rennes, remit l'épée à ce prince et le harangua. Bientôt il fut appelé dans le conseil du duc (1450) et y exerça longtemps la principale influence. En 1440, Raoul de La Moussaye fut envoyé en ambassade vers le roi de France (D.Morice, Preuves,t.II, col. 1231,1346). En 1451, il siégea au parlement tenu à Vannes, à la tête de tous les prélats, immédiatement après le comte de Richemont, héritier de la couronne. Les prérogatives du siège de Dol étaient depuis plusieurs siècles un sujet de discussion.entre les titulaires de ce siège et les archevêques de Tours. Raoul de La Moussaye entreprit de mettre un terme à ces fâcheuses discussions, et il y parvint. Le succès de ses efforts le rendit très agréables au Saint Siège. Plusieurs Chroniques rapportent qu'il était désigné cardinal, lorsqu'il fut enlevé par une mort prématurée. Cette dignité fut conférée à Alain de Coëtivy. Il fut inhumé dans l'église cathédrale de Dol. Son anniversaire se célébrait le 16 des calendes d'août. (Titres de l'église de Dol, fol. 104)

4° Jean de La Moussaye, prêtre, docteur en droit, chanoine de Dol et vicaire général de son frère (Titres de l'église de Dol, manuscrits latins, n° 5211 fol. 61). Il fut aussi conseiller de Pierre II, duc de Bretagne. En 1448, il fut assista au concile d'Angers comme procureur de l'évêque de Dol, son frère. Il s'inttulait docteur en droit, régent en l'université d'Angers. (Le Baud, d'Argentré, Lobineau). En 1451, Jean de La Moussye assista au parlement général ou états tenus à Vannes. (D.Morice, Preuves,t.II, col. 1565,1686).

5° Jeanne de La Moussaye, mariée vers 1590 à Alain de La Motte, chevalier, seigneur de Vaucler.

 

Fils naturel de Guillaume III, sire de La Moussaye

Jean, bâtard de La Moussaye, écuyer, qui porta les armes avec distinction. Un compte du trésorier des guerres du dernier octobre 1449, porte que pendant 14 mois et 19 jours il avait suivi le dauphin depuis son départ de Paris. Il avait fait montre avec 16 écuyers, à sa suite au siège devant Tours, le 1er décembre 1418. (D.Morice, Preuves,t.III, col. 984).

 

VIII Edouard de la Moussaye  

 

 

Edouard, sire de La Moussaye, de La Rivière et de Kergoet, chevalier, chambellan de François Ier, duc de Bretagne, épousa Françoise, dame de Pléguen, de laquelle il eut :

1° Amauri Ier, sui suit.

2° Olivier de La Moussaye, reçut chanoine de Dol en 1462, (Titres de l'église de Dol, fol. 74)

 

IX

Amauri Ier de la Moussaye

 

 

Amauri, Ier du nom, sire de la Moussaye, de La Rivière, de Pléguen et de Kergoet, chambellan et grand veneur de Bretagne, gouverneur de Dol et de Dinan, et l'un des généraux du duc François II, parcourut une longue carrière et son nom se trouve lié à tous les évènements remarquables des règnes de Pierre II, Arthur III et François II. Il était écuyer et chambellan du duc Pierre II en 1451. (D.Morice, Preuves,t.II, col. 1604.1627.1646). Il était chevalier en 1453, servit à la conquête de la Guienne par Charles VII et se distingua aux sièges de Châtillon et de Bordeaux. En 1455, il accompagna le duc Pierre II lorsque ce prince se rendit à Bourges pour conférer avec le roi de France. Sous le règne du duc Arthur III (connétable de Richemont) le sire de La Moussaye, fut successivement choisi par les nobles de Bretagne pour un de leurs capitaines, pour tenir les revues générales dans les évêchés de Rennes et de Saint Brieuc, nommé gouverneur de Dol et de Dinan, puis grand veneur de Bretagne. En 1465, il servit dans l'armée bretonne qui marcha au secours du duc de Bourgogne, et qui arriva sous les murs de Paris le lendemain de la bataille de Montlhéry. Lorsque la faiblesse du duc François II et son aveugle confiance dans les étrangers eurent amené sur la Bretagne les calamités qui finirent par causer sa perte, la noblesse se divisa. Une grande partie arbora les couleurs de la France. Amauri de La Moussaye resta fidèle à son souverain, et entreprit pour le défendre tout ce que permettait la superiorité des forces qu'il eut à combattre. Après la retraite du duc sur Vannes, et sa sortie du port avec le prince d'Orange, Amauri de la Moussaye dégagea de la place 2.800 hommes de cavalerie, et dirigeait les forces vers Nantes, lorsqu'il fut attaqué à Joué par un corps de l'armée française. Tous les Bretons périrent dans cette lutte trop inégale, à l'exception de 600 avec lesquels le sire de La Moussaye alla se renfermer dans Nantes. Il concourut à la belle défense de cette place dont les Français frent obligés de lever le siège. (Le détail de ces actions se trouve dans tous les histoires de Bretagne et de France). Amauri de La Moussaye avait recueillit en 1457, la succession de Raoul, évêque de Dol, son oncle. Il se maria deux fois, I° en 1455 avec Euphrasie de Coetlogon, soeur de Jean, III du nom, sire de Coetlogon, qui le 13 janvier 1461, lui donna parage dans les successions de Jean II, sire de Coetlogon et de Isabeau de La Sauraye, leurs père et mère. (Histoire des Grands Officiers de la Couronne, t VII, p. 708). Après la mort sans enfants d'Euphrasie, le sire de La Moussaye se remaria 2° avec Marguerite de Langourla de laquelle il eut deux fils et une fille :

1° Amauri II, sire de La Moussaye, de La Rivière, de Pléguen et de Kergoet. Il devint seigneur de Plouer, de Ponthual et de Touraude, par son mariage avec l'héritière de Plouer. Lorsqu'en 1491, la duchesse Anne de Bretagne, épousa Charles VIII, cette princesse attacha à sa personne une garde 50 chevaliers ou écuyers, choisis pour la plupart parmi les principaux seigneurs de Bretagne. Amauri de La Moussaye en fit partie. Il était en outre maître d'hôtel de la reine. A la mort de Charles VIII, il faisait son service près de la reine et prenait la qualité de chevalier. (D.Morice, Preuves,t.III, col. 793). Il mourut jeune encore, laissant pour fils unique :

Jacques, sire de La Moussaye, comte de Plouer, seigneur de Pléguen, de La Rivière, de et de Kergoet, de Ponthual et de Touraude. Il fut tué très jeune mériée deux fois dans un combat singulier. Sa riche succession revint à sa tante Gillette de La Moussaye épouse de Gui Goyon;

2° Christophe de La Moussaye, abbé commendataire de Boquien en 1495;

 

X Gillette de La Moussaye  

 

Gillette de La Moussaye, dame de la Moussaye, de Plouer, de Kergoet, de la Rivière, de Ponthual et de Touraude, après la mort de Jacques de La Moussaye, comte de Plouer, son neveu, s'était mariée deux fois 1° avec Guy Goyon de Mâtignon, chevalier sire de Launay Goyon et du Vaudoré, mort en 1528; 2° avec Jean, seigneur de Commenan. Elle eut de son premier mari une nombreuse postérité que nous allons rapporté comme ayant succédé aux riches possessions de la branche aînée de la Moussaye et étant connue dans l'histoire sous ce nom. Les enfants de Gabrielle (Gillette) de La Moussaye et Gui Goyon sont :

1° Jacques, dont on va parler;

2° Nicolas Goyon, seigneur de la Rillardaye, qui de son mariage avec Louise de la Prévoté a laissé :

A Jean Goyon, seigneur de la Fosse, vivant en 1598;

B Jacquemine Goyon, mariée le 4 avril 1583 avec Jean Bouan, seigneur de la Grandville;

3° Marie Goyon, épouse Jean Goyon, seigneur de l'Isle Havart;

 

Gouyon_de.jpg

 

Armoiries Gouyon

 

XI Jacques Goyon  

 

 

Jacques Goyon, sire de la Moussaye, comte de Plouer, seigneur de la Rivière, de Kergoet, de Ponthual, de Touraude, de Launay Goyon, du Vaudoré, épousa, le 14 avril 1529, Louise de Châteaubriand, veuve de Julien Thierry sieur du Bois-Orcant, et fille de Jean de Châteaubriand, chevalier, sire de Beaufort, chambellan de François, duc de Bretagne, et de Jeanne d'Espinay. Jacques Goyon étant mort en1538, à 22 ans, Louise de Châteaubriand se remaria en troisième noce avec Jean des Nos, seigneur de Vaubersart. Elle avait eut du sire de La Moussaye, son second mari :

1° Amauri III, sui suit;

2° Jeanne Goyon de La Moussaye

 

XII

Amauri Goyon, III, sire de la Moussaye

Amauri Goyon, IIIe du nom, sire de la Moussaye, comte de Plouer, seigneur de Ponthual, de Kergoet, de la Rivière, de Touraude, de Launay Goyon, du Vaudoré, chevalier de l'ordre du Roi, capitaine de 50 hommes d'armes, décédé le 21 octobre 1582, s'était marié : 1° avec Catherine de Guémadeuc, fille unique de Jacques, sire de Guémadeuc et de Madeleine du Chastelier, 2° avec Claude d'Acigné, veuve de Claude, sire du Chastel, vicomte de Pommerith. Il laissa du premier lit un fils unique, qui suit :

 

 

    XIII Charles Goyon, baron de la Moussaye

 

 

Charles Goyon, baron de la Moussaye, comte de Plouer, vicomte de Tonquedec et de Pommerith, baron du Juch et de Marcé, seigneur de Mur, de Launay Goyon, etc,; embrassa la religion réformée, ans laquelle ses descendants ont longtemps persévéré. Il mourut en 1593, laissant des Mémoires plein d'intérêts et qui sont encore inédits. Il avait épousé le 21 décembre 1570, Claude du Chastel, vicomtesse de Pommerith et de Tonquedec, baronne du Juch et de Mur, fille de Claude, sire du Chastel, lieutenant général pour le roi en Bretagne, et de Claude d'Acigné. De ce mariage sont provenus :

1° Amauri IV du nom, sui suit;

2° Charles Goyon, vicomte de Pommerith, tué dans les guerres de Hollande;

3° Jacques Goyon, baron de Marcé, époux d'Elisabeth du Matz de Montmartin. Leurs descendants, les marquis Goyon de Marcé, existaient en 1814;

4° Claude Goyon, seigneur de Touraude, marié en 1624, avec Anne Franchet de l'Aumosne. Jean Luc Goyon de Beaufort, seigneur de Touraude, qui représentait cette branche à l'époque de la révolution, fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris le 20 juin 1794;

5° Claude Goyon de la Moussaye, mort sans alliance;

6° Françoise Goyon de la Moussaye, mariée avec David Mesnard, chevalier, seigneur de Toucheprès, seigneur châtelain des Herbiers, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de la chambre, capitaine d'une compagnie de 50 chevau(x)-légers:

7° Philippote Goyon de la Moussaye, mariée, le 16 janvier 1592, avec David de la Muce, seigneur de Ponthus, décédée la même année;

8° Charlotte Goyon de la Moussaye;

9° Marguerite Goyon de la Moussaye;

 

 

    XIV  Amauri Goyon IV, marquis de la Moussaye

 

 

Amauri Goyon, IVe du nom, marquis de la Moussaye en 1615 par lettres patentes d'érection de cette terre, comte de Plouer, vicomte de Tonquedec et de Pommerith, baron de Marcé et du Juch, seigneur de Mur, de la Motte, du Parc, de Kergoet, de Launay Goyon, etc.; fut l'un des chefs du parti protestant durant les guerres de religion. (Voir les histoires du temps, et entre autres, l'Histoire de Louis XIII par Michel Le Vassor). Amauri, marquis de la Moussaye, mourut en 1624. Il avait épousé Catherine de Champagne, dame de Nogent sur Loir, morte à Paris le 11 juillet 1649, fille de Louis de Champagne, comte de Suze, chevalier de l'ordre du Roi, conseiller d'état, et de Madeleine de Melun. Elle l'avait rendu père * de trois fils ;

1° Amauri V du nom, sui suit;

2° Brandelis Goyon de la Moussaye, baron de Juch, tué dans les guerres de Hollande du vivant de son père;

3° François Goyon, baron de la Moussaye. Il fit ses premières armes sous le duc d'Enghein, depuis le Grand Condé, qu'il suivit dans toutes ses expéditions depuis le siège d'Arras en 1640. Ce prince, témoin de sa valeur et de sa capacité, lui fit conférer le grade de maréchal de camp le 22 avril 1644. François embrassa son parti avec chaleur dans les troubles de la Fronde, et fut nommé par lui lieutenant général de ses troupes et gouverneur de Strenay où il mourut en 1657. (Chronique hitorique militaire, par Pinard, t. VI, p.186)

 

 

 XV Amauri Goyon V, marquis de la Moussaye

 

 

Amauri Goyon, Ve du nom, marquis de la Moussaye, comte de Plouer, vicomte de Tonquedec et de Pommerith, baron de Marcé, du Juch et de Nogent sur Loir, seigneur de Kergoet, de Mur, de Launay Goyon, de la Motte du Parc etc.; suivit aussi le parti du Prince de Condé, qui le nomma successivement maréchal de camp et lieutenant général de ses troupes. Il avait servi avec distinction en Allemagne et en Catalogne. En 1646, il commandait plusieurs régiments à la bataille de Nordlingue, et y fut grièvement blessé. L'année suivante, il se tenait près du Prince de Condé pour recevoir et faire exécuter ses ordres. Au moment le plus périlleux, il prit le commandement du régiment de Villequier, et, dans une charge qui rétablit le combat et contribua à fixer la victoire, il eut son cheval tué sous lui, fut blessé et fait prisonnier. Le marquis de La Moussaye, fut depuis gouverneur de Rennes. Il était chambellan du grand Condé. Les Mémoires du temps rapportent plusieurs anecdotes qui prouvent jusqu'à quel point il posséda la confiance de ce prince. (Voir le dictionnaire des batailles; la Vie du vicomte de Turennes; la Vie du prince de Condé; les Mémoires de Motteville, etc.;). Il avait épousé le 11 avril 1629, Henriette-Catherine de La Tour d'Auvergne, soeur du vicomte de Turennes, et fille de Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, prince de Sedan, maréchal de France, et d'Elisabeth Nassau-Orange, fille de Guillaume Le Taciturne, prince d'Orange. Aux grands biens, que le marquis possédait en Bretagne, il ajouta le comté de Quintin que lui céda Henri de la Trémoille, duc de Thouars, pair de France, son beau-frère. Il eut de Henriette-Catherine de La Tour d'Auvergne :

1° Brandelis Goyon de la Moussaye, comte de Quintin, mestre de camp du régiment de Bourgogne. Il fut tué en duel à 21 ans, en 1651, par le comte de Tavannes;

2° Henri Goyon, marquis de la Moussaye, comte de Plouer et de Quintin, vicomte de Tonquédec, et de Pommerith, baron de Saint Bonnet et de Nogent sur Loir, marié avec Suzanne de Montgommery et décédé sans postérité;

3° Amauri Goyon de la Moussaye, mort célibataire;

4° Marie Goyon de la Moussaye. Zélée protestante, elle quitta la France en 1691 et se réfugia en Angleterre où elle mourut le 8 octobre 1717;

5° Elisabeth Goyon de la Moussaye, mariée, en 1679, avec René de Montbourcher, marquis du Bordage, maréchal de camp, tué au siège de Philisbourg, le 18 octobre 1688. Sa veuve lui survécut treize ans et mourut le 18 octobre 1701. René Amauri de Montbourcher, leur fils, marquis du Bordage, recueillit du chef de sa mère le marquisat de la Moussaye. Après sa mort en 1744, les marquisats de la Moussaye et du Bordage échurent à sa soeur, Henriette de Monbourcher, épouse de François de Franquetot, duc de Coigny, maréchal de France. Le duc de Coigny, leur petit fils, vendit vers 1780, la terre de la Moussaye, à une bande de spéculateurs qui en firent raser les forêts et aliénèrent les plus beaux droits. Il ne reste maintenant autour des ruines du château, qu'un domaine dégradé qui ne représente pas le quart de la valeur primitive de l'antique seigneurie.

 

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Armoiries de Montbourcher

 

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Armoiries de Franquetot de Coigny

 

 

Catherine de Champagné

 

 

Amaury V de Gouyon

 

 

Le duc Franquetot de Coigny

 

 

 

Le château de la Moussaye au XIXe siècle

 

 

Marquisat de la Moussaye

 

1601-1784.- Titres généraux : minu fourni à Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, à cause de son domaine de Jugon, par René Amaury de Monbourcher, marquis du Bordage, seigneur de la Moussaye et par Henriette de Montboucher, épouse de François de Franquetot, marquis de Coigny, pour le rachat de René de Montbourcher, leur père (1601) : - aveu rendu à la chambre des comptes de Bretagne, pour la réformation du domaine royal de Jugon, par Amaury Gouyon, marquis de la Moussaye, héritier d'autre Amaury Gouyon, son père (1659).- minu et dénombrement présenté à la cour royale de Jugon, par Henri Gouyon, comte de Quintin et de Plouer, marquis de la Moussaye, vicomte de Pommerit, fils et héritier d' Amaury Gouyon, seigneur desdits lieux (1664); ces actes mentionnent «le chasteau et le lieu seigneurial du marquisat de la Moussaye, scitué en la paroisse de Plenest, circuit de douves et fossés, aveq deux ponts levis à l'entrée, haulte et basse cour, jardins, vergers, mestayries, bois de haulte fustaye où il y a de la panteine, le tout enclos dans le parc fermé de fossés et de buissons, garnis de barrière de costé et d'autre, terres labourables, froites, gallouer, aveq un colombier et foye à pigeons près ledit chasteau, et en laquelle seigneurie à le droit de justice, haulte, moyenne et basse, aveq tout ferme droit d'instituer et pourvoir d'officiers, sçavoir, seneschals, alloué, lieutenant, procureurs, greffiers, notaires, sergens et autres pour l'exercice d'icelle jurisdiction qui se fait en l'auditoire édiffié au bourg de Plénest un jour de chascune semaine, auquel bourg se tient tous les jours de samedy, le marché ordinaire, aveq quatre foires et assemblées, sçavoir deux audt bourg de Plénest, sçavoir deux audit bourg de Langouhèdre, o le droit de lever les droits et devoirs de coustume ainsy qu'il est plus au long déclaré, et le lendemain de chascune desdites foires se tient les pleds généraux audit bourg de Plénest, et outre droit et pouvoir de faire recevoir et recueillir les rentes dûes à la seigneuries par les hommes d'icelle chascun à son tour et rang, et le droit de lodes et ventes, épaves, gallois, successions de bastards, déshérances, confiscations, saisies, droit de recepte, rachats, soubz rachapts et autres aventures de fief, mesme de tenir sesdits bois et estangs, buissons et garennes forestables, prohibitifs et deffensables à tous autres sans y pouvoir pescher ny chasser sans la permission du seigneur, et en cas de contravention sesdits officiers doivent punir les contrevenans selon les édits royaux, et pouvoir d'establir forestiers pour la garde desdits bois; et à raison de la ditte seigneurie et marquisat de la Moussaye, ledit seigneur comte est seigneur, patron et fondateur de l'église parrochialle de Plénest, chappelle de Saint Melleuc, église du bourg de Tramain et chappelle de Langouhèdre, aveq droit de présentation des prébendes, droit de sépulture et pierre tombale enlevée, armoryée d'escussons de ses armes et de ses alliances aux principaux endroits tant au dedans que au dehors desdites esglises et chappelles, comme supérieur et présentateur aux bénéfices d'icelles»; quatre moulins à blé, les métairies de la Basse Cour, du Grand et du Petit Saint Melleuc, des Noës Hersart, des Grassins, de la Rochelle, du Cran, de la Cour de Plouër, de la Beusnelière, etc; droit d'assent sur les voisins qui veulent mener leurs bestiaux paistre dans les landes de la Moussaye; halles et cohues au bourg de Plénest, aveq une maison noble dans la rue Hersepot qui sert de prison et geôle pour la jurdiction de la Moussaye; traits de dîme appelés de Laurouan, de Margaro ou de Langouhèdre, du Rocher, des Landes, de la Jousnière et de Saint Melleuc, etc...-vente de terre et marquisat de la Moussaye par Marie François Henri de Franquetot, duc de Coigny, chevalier des ordres du roi, colnel général des dragons de France, premier écuyer de sa majesté, gouverneur des ville et citadelle de Cambray, des ville et château de Caen, du château et maison royale de Choisy, capitane des chasses de La Varennes du Louvre, demeurant à Paris en son hôtel, rue Saint Nicaise, paroisse Saint Germain l'Auxerrois, à Jacques Joseph de La Motte de de Broons, comte dudit nom chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis, demeurant en son château de Vauvert, trêve de Lescouët, paroisse de Plorec, évêché de Saint Malo pour la somme de 432.000 livres, pot de vin compris (1782); les biens vendus comprennent outre la terre de La Moussaye, les seigneuries de la Vieuville et de la Motte du Parc, dans la paroisse du Gouray, la terre de la Rivière Moussaye dans la paroisse de Sévignac; les seigneuries de la Ville au Prôvost et de la Villepierre dans la paroisse de Plénest, etc; il est stipulé que «les meubles memblants comme lits, tâpisseries, chaises, fauteuls, glaces, mandats, couvertures, linge de lit, table de cuisine, portraits de famille, tableaux et autres meubles», qui sont dans le château de La Moussaye ainsi que les titres de famille et les livres ne feront point partie de la vente.

 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 14:53

 

 

Ancienne église de Plénée

 

Au treizième siècle, le chapitre céda à perpétuité à l'évêque de Saint Brieuc et à ses successeurs les églises de Plénée et de Hénanbihen. Précisément l'un de ces évêques fut Guillaume Pinchon, il naquit à Saint Alban vers 1185 au sein d'une noble famille : son père Pierre Pinchon avait épousé Jeanne Fortin elle même native de la paroisse de Plénée -une autre version la donne de Saint Alban. Guillaume Pinchon fut évêque de 1220 à 1234. Selon Benjamin Jollivet, l'ancienne église de Plénée était située au même endroit que l'actuelle et remontait au XIIIème siècle. L'on en a conservé une tour fort lourde à la base, qui fut autrefois fortifiée, ce qui résulte de toute évidence des ouvertures à pierriers qu'on y remarque encore. La tradition en attribue la construction à Henriette de la Tour d'Auvergne, dame de la Moussaye et soeur de Turenne. L'édifice renferme un tombeau de La Moussaye -celui de Amaury II de la Moussaye. Le dimanche des Rameaux, le sergent bailliagier de la Vieille Ville, en la châtellenie de Jugon, devait, l'année où il faisait la cueillette, présenter au grand autel de Plénée : un chapeau de prime terre, bien plus : il devait acompagner la procession en portant cette couronne et avoir soin de marcher le plus près du recteur. Des huguenots : Jean Morel et sa femme se portent instigateurs non seulement pour ces violences exercées contre l'officier seigneurial, mais aussi pour des blasphèmes commis dans l'église de Plénée-Jugon

 

 





 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 14:46

 

 

Période médiévale

 

lieux dits liés probablement à cette période :Rothouée; le Four au Bigot; les Ecobues

 

Us et coutumes

 

La lande des Brignons d'une superficie de 300 journaux s'étendait entre les paroisses Plénée & Tramain. Sa terre était réputée pour faire des pots ; elle dépendait du manoir de la Villeneuve qui plus tard fit partie de la haute justice des Clos érigée en baronnie en 1682. Les seigneurs de la Villeneuve avaient abandonnés aux potiers de Tramain où un des villages en rappellent la présence, et des villages circonvoisins l'usage de cette lande ainsi qu'une très bonne fontaine qui s'y trouvait. Ils pouvaient en outre se servir des genêts et des bruyèrent qui y croissaient pour la cuisson de la poterie :

'Lesdits potiers ont reconnu et reconnaissant ledit seigneur pour leur seigneur terrien, et se sont obligés de s'assembler le dimanche de devant le jour de la Saint Jean Baptiste de chaque année,et d'accompagner et assister le dernier marié d'entre eux, qui doit avoir un vase de terre garni de fleur, avec les armes dudit seigneur; et chacun desdits potiers doit avoir une fleur en main, avec un sonneur et un joueur d'instrument, et tous de compagnie doivent entrer en l'église paroissiale de Plénée, en la chapelle dudit seigneur, qui sera dans son banc, lui présenter le dit vase, où à autres de sa maison ou à ses officiers, à peine audit nouveau marié de 60 sous monnoie. Outre, chacun desdits potiers, doit le premier jour de chaqe année, aller trouver ledit seigneur à la Villeneuve, et pour étrennes, lui présenter un chef d'oeuvre de leur main et métier, à peine de 45 sous d'amende. Doivent en outre, sur tous les vases qu'ils font, excédant le prix de 3 sous, mettre les armes du seigneur, à peine de 15 sous".

Dans la paroisse de Plénée Jugon, le seigneur à qui appartenait le moulin Ars, était tenu de fournir au possesseur du manoir de la Planche, vassale de la seigneurie des Clos, une rose à peine d'un écu d'or d'amende, cette redevance devait se faire le jour du Saint Sacrement au moment où la procession passait devant les halles seigneuriales. Dans cette même paroisse le propriétaire d'une maison et d'un jardin sis «contre le portail du vieux manoir», qui était lui même au bourg devant l'église, devait au seigneur des Clos, le jour de Pâques-Fleuries, un bouquet de fleurs les plus nouvelles qu'il lui offrait à son banc, à l'église avec 20 sous, monnaie : ce n'était pas la seule obligation de ce seigneur.

       SAM_3479.JPG 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 14:26

 

Période féodale

La Vieille Ville, en Plénée (F 366-367 au cadastre) : enceinte rectangulaire de 30 à 50 mètres de côtés avec douves de 10 à 15 mètres, dans une île formée par l'Arguenon -voie de Corseul à Vannes- qualifié d'ancien château dans les aveux.

(F 366-367 au cadastre)

 

Lieux dits :

Les Douves en Plénée; la Vieille Porte; les Portes; la Basse Courauprès de La Moussaye; les Loges; motte castrale de Pontaumas; la Porte Badouard; le Plessix; La Barre; les Mares; la Mare Pillet; la Mare Renault, la Grand-Mère (grand mare)  motte castrale des Vieilles-Villes.

 

Pautaumas : le cercle figurant (parcellaire n° 20) sur ce plan représente sans nul doute la motte castrale

 

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Le Penthièvre

Vaste apanage remis par le duc Alain III à son puisné Eudon : le duché de Penthièvre. A l'origine il regroupait les paroisses ressortant des évêchés de Tréguier et de Saint Brieuc, d'Aleth et de Dol, certains spécialistes pensent que les évêchés de Tréguier & St Brieuc auraient put être créés pour la circonstance. C'est à ce second siège épiscopal que sera rattaché la paroisse de Plénée. Il est possible qu'il y ait eut alors transfert du bourg de Plénée en son emplacement actuel. Lorsque le duc Au sujet du duc Alain III, Guy Alexis Lobineau dans son ouvrage consacré à l'Histoire de la Bretagne écrit «qu'il avoir esté empoisonné» et ajoute : «les chroniques de ce temps là mettent sa mort au premier jour d'Octobre de l'an 1040. Il fut enterré dans le chapitre de l'Abbaye de Fescan». Sa veuve Berthe de Blois fut particulièrement affectée et devint tutrice de leur héritier Conan II, en revanche notre historien ajoute que la mort de son frère n'affecta pas Eudon de Penthièvre puisqu'il s'empara du Gouvernement et se saisit même de la personne de son neveu. Les rapports s'envenimèrent entre l'oncle et le neveu et bientôt celui ci fut enprisonné mais une coalition composée de Geoffroy, bâtard du défunt duc, des seigneurs de Vitré, de l'évêque de Rennes et de plusieurs autres grands noms libéra le jeune duc Conan II en 1047, l'année suivante il fut publiquement reconnu duc de Bretagne à Rennes. Au nombre des alliés de Eudon de Penthièvre on trouve le puissant châtelain Jocelin de Dinan qui sera récompensé par l'attribution du Castrum de Jugon, au nombre de ses adversaires : Guillaume le Conquérant. Les héririers de Eudon de Penthièvre ne conservèrent cependant que le Trégor et le Penthièvre, le Poudouvre -pays entre deux eaux : Rance et Arguenon, le Pou Aleth -pays de St Servan-St Malo et le pays de Dol retournèrent au domaine ducal, cependant les Penthièvre étaient encore très puissants et menaçants, on peut supposer qu'ils furent à l'origine de l'aménagement aux abords de l'Arguenon de points défensifs : les mottes de la Bourgheusais à Pléven, * castrum de Jugon, Le Loup à Dolo, la Moussaye * avec ce village proche de la Basse Cour qui désigne un élément castral, du reste la Moussaye était aux mains des héritiers de Eudon de Penthièvre. Son sixième fils prénommé Robert fut le probable aïeul deGuillaume Ier de Penthièvre, seigneur de La Moussaye.

Guillaume Ier de Penthièvre, seigneur de La Moussaye eut deux fils :

Olivarius de la Mousea, armiger primogenitus Guillemi de Penthièvre -

Olivier de la Moussaye se croisa en 1269.

***En face de la Bourgheusais en Pléven on trouve la motte castrale de la Tour Basse en Plorec, en face de la Moussaye on trouve deux poinrts défensifs : la Butte du Gognet & la Butte de dom Laurent en Sévignac.

 

3P337 020

3P337 020 (2)

 

De même Agnorie de Penthièvre et son époux Olivier II de Dinan possédaient ici la forêt de Boquen qu'ils donnèrent d'abord à l'ordre de Marmoutiers et ensuite aux Cisterciens afin d'y fonder une abbaye.

 

139 deniers des Penthièvre furent trouvés à Plénée

 

Ayant épousé Alix de Thouars, l'héritière du duché, Pierre de Dreux confisqua en 1213 Jugon afin d'humilier les membres de la dynastie qui nous intéresse, ainsi Henri III d'Avaugour héritier des Penthièvre fut dépouillé de son Castrum Jugon et en prime son rival épousa sa promise Alix de Thouars. En revanche au cours de cette période, Alain IV de Rohan eut l'intelligence d'offrir ses services au nouveau maître de la Bretagne et il reçu tous les droits du comte d'Avaugour dans la paroisse de Plénée. L'un de ses fils prénommé Alain épousa Agnès d'Avaugour fille du prince déchu : Henri III d'Avaugour (voir sceau ci dessous).

 

 

 

Lieux dits probablement liés à cette période : 

Les Templiers de Lannouée en la paroisse d'Yvignac disposent ici d'un baillage

le Vieux Bourg. Ville Neuve; le Cloître; le Pont es Pèlerins; l'Hôtel Chesnay; le Petit Hôté; les Hotieux Cadet; l' Hôtel Beaujo; Pont de la Maladrie.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 14:24

 

Période Bretonne

Quenequy; Langouhèdre; Couesran; Quérentin; St Meleu; St Onen; Boquen; le Moulin Derien; la Lande de Cornouailles; Coiscard; le Carpon; Carbéhault; la Cour Plouët; Ranlâtre; Tréguideu; lande du Menez; Penhay; le Cran; Lesseleu; St Mirel; le Menehy; Caeden; le Haut Caeden; la Caruée; le Lesteneuf; Tréla, le Petit Tréla; Carmalin; Lequily; les Champs Margareu; la Croix Guesguan; Quengroc; Perquéven; les Champs Pledran; le Keron. Couësran.

 

La paroisse primitive bretonne de Plénée

 

Il est généralement admis que les lieux ayant pour racine le mot lan ou Plou avec variante en Ple apparurent dès l'arrivée de vagues successives bretonnes en Armorique au cours des Vème & VIIème siècles. Ce sont ces tribus qui furent à l'origine de l'évangélisation de l'Armorique. Plénée serait la paroisse dédicacée à Saint Niorth, Breton d'origine cornique. Le terme brittonique Lan évoque un site monastique dédicacé à un saint fondateur avec enclos et nécropole. Langouhèdre était un de ces lieux, mais ne fut sans doute pas le centre d'une paroisse. Ce lieu désigné Menehy- monachia qu'on découvre également ici à Plénée était un autre monastère breton primitif dans le sens d'hermitage. Quand à Plénée, il y a tout lieu de penser qu'elle devint paroisse primitive bretonne placée sous la hiérarchie conjointe d'un éclesiastique et d'un machtiern. Elle semble selon les spécialistes avoir englobé à l'origine les localités actuelles de Plénée, Tramain, Saint Igneuc, Jugon -jusqu'à l'Arguenon, Dolo -juqu'à la Rieule, Penguily, le Gouray. Il n'est pas exclu qu'à l'origine -avant les invasions Scandinaves des IXème & Xème siècles, le lieu dit Vieux Bourg ait été le centre de cette paroisse. Des lieux dits de Plénée sucitent quelques interrogations, pourquoi pareilles dédicaces, vinrent ils évangéliser cette paroisses primitive où leurs adeptes se chargèrent ils de telles démarches :

-Saint Riveul probable altération de Saint Riwoal, personnage mythologique donné fils de Derech, succésseur de Riwal premier souverain de Domnonée. Derech aurait régner sur notre contrée de 520 à 535. Saint Riwoal aurait été le premier prêtre à avoir émigré en Armorique.

-Saint Meleuc variante bretonne de St Meloir : fils de Miliau comte de Cornouailles en Armorique, il vécut au VIème siècle

-Saint Onen, moine du prieuré de Saint Jean de Gaël qui vécut au Xème siècle

-Saint Mirel : M. de Calan cite le nom de ce saint très inconnu, et dont le nom n'est probablement qu'un sobriquet

 

C'est peut être au cours du XIIème siècle, sous l'égide des Templiers qu'un premier bourg émergea avant d'être transféré plus tard en son emplacement actuel

 

  Mur au Vieux Bourg de Plénée, traces d'un ancien bâtiment 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:54

Merci aux archives départementales

Plénée Jugon 1

 

Néolithique

 

Allée couverte de la Bernais ou de la Brousse. Fort détruite elle est dite de la Roche aux Fées. Elle se composait de 35 pierres, il reste encore 5 tables, 7 piliers à l'Ouest et 8 à l'Est. Elle fut fouillée en 1878 par le centre archéologique des Côtes du Nord mais le résultat ne fut pas communiqué. Longueur 13 mètres, largeur : 1 mètre 40. On signale aussi une pierre à bassin à St Mirel

 

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Allée couverte de la Brousse

 

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les menhirs de St Mirel

 

Dans le champ de la Pierre Longue au nom assez évocateur on a retrouvé es petites hachettes en pierre taillée

Au village de St Mirel : deux menhirs espacés de 180 mètres, l'un dans le champ dit le Closet de la Mas de 4 mètres 27 cm de haut, le sommet est terminé en dôme assez déprimé. De forme quadrangulaire, les faces ont celles de l'Est, 4m 30; Nord, 4m 45; Ouest, 4 m 25 et Sud 4 m 10 de largeur. Dans le champ dit de la Pierre Longue, un autre menhir de 5 m 95 de hauteur et 2 m 65 de large. Entre ces deux menhirs dans le champ du Clos du Bois ; pierre à bassins, l'un à parois très polies, de forme ronde très régulière. Son diamètre à la surface est de 0 m 60 et de 0 m 50 au fond qui est parfaitement plat et uni, sa profondeur est de 0 m 18. Un autre bassin avait été commencé mais non terminé par suite d'une fente. Mêmes dimensions que le précédent. (Section F, n° 950 du cadastre)

 

lieux dits :

le champ de la Pierre Longue; la Perrière

 

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éléments lithiques découverts à Plénée 

 

Bronze

Plus de 100 grandes haches.

La Moussaye : dessins de haches à douilles du dépôt du Bronze, dont une hache-marteau découvertes en 1868. Hache plate; crosse carrée; angles un peu arrondis; tanchant arcqué. Ebauche de hache talon en diorite, longueur : 0 m 130; largeur : 0 m 055, au centre, qui est rond pour le trou d'emmanchement avec commencement de perforation bi conique ayant 0, m 025 de diamètre de chaque côté. Largeur de la pierre réservée pour faire le tranchant et le frappoir qui ne sont pas taillés : 0, m 025.

 

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Elle était accompagnée lors de la trouvaille de lingots de bronze. Longueur totale : 0,098; largeur à la crosse : 0,025; corde de l'arc du tranchant : 0,050. Epaisseur de la crosse : 0,004.

A Lanhouhèdre on a découvert un moule en pierre destiné à la fabrication des haches en bronze

 

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hâches de bronze découvertes à Plénée 

 

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hâche marteau découverte à Plénée

 

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bronze à la Ville Bouesnard (des tegulaes ont aussi été découvertes en ce lieu)

ce bronze représente une scène érotique avec trois personnages

  de 6 cm de haut sur 2,7 cm de large et 0,8 d'épaisseur,pour 42,5 grammes

Lieux dits :

le Tertre Volance; le Tertrais. Terme évoquant peut être un tumulus.

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                                                            Age du fer

lieux dits :  

Belair; la Forge au Rebours; Croix de la Petite Forge; la Forge; la Forge Labbé.

Gisement de statère Coriosolite.

 

 

Période gallo romaine

 

Sur la ferme du Temple une hache polie en diorite

   

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haches polies en diorite retrouvées à Plénée

 

 

Le Quercron : ensemble d'enclos triangulaires superposés et emboîtés

La Mare Pilet : plaques des schiste décorées

Le Clos des Poiriers : enclos complexe

Ville Halle : vaste enclos courbe avec deuxième enceinte et une structure au centre

Ville Halade : enclos quadrangulaire à triple enceinte

 

A la ferme de la Ville Josse à 500 mètres de l'Arguenon on découvrait des ruines antiques sur une vaste étendue, l'antique chemin de l'étrat passait à proximité du lieu. En 1831 au Bas Temple des bas reliefs furent aussi découverts ainsi que des vestiges de constructions romaines ; dans une cavité à proximité des bâtiments de la ferme un dépôt de poteries antiques. En 1865 à proximité de la Mare Pilais au Sud Ouest du bourg, Gautier du Mottay signalait que des maçons avaient découverts des substructions gallo romaines en petit appareil et deux petites plaques de schiste avec des sculptures de peu de relief : l'une représentait un hippocampe jouant avec un dauphin, l'autre un monstre à tête de teaurau dont le corps se terminait en poisson et paraissant conduire un dauphin bridé comme un cheval, simlaires découvertes ont été effectuées au Haut Temple. Sur la localité de Plénée on été trouvées des monnaies romaines : une de Lucile, des Constances, Théodose, Théodora... A la Pierre Longue une pièce de monnaie ancienne a été retrouvée.

 

plaques de schiste avec des sculptures

 

Lieux dits :

les Vieilles Villes; Vieille Ville Josse, La Haye; le Grand Chemin; l'Echaussée Gouellet; Breil Bas Chemin; la Ruette; la Rue.

L'hypothèse selon laquelle Fanum Martis se trouvait à Plénée fut un temps envisagée par certains, Corseul figurant sur la table de Peutinger sous la forme de Coriallio.

 

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denier d'Antonin Le Pieux -l'an 150, découvert à Plénée

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:24

 

Mariage de Jean V et Jeanne de France

 Devenu duc à l'âge de 10 ans, Jean V fraternisa tant avec Charles VI dont il épousa la fille. Margot de Clisson, la fille du connétable avait épousé l'héritier de Penthièvre : Jean Ier de Châtillon, fils de Charles de Blois et de Jeanne de Penthièvre. Le nouveau duc se rapprocha de ceux ci pensant naïvement que la querelle était éteinte. Mais c'est le dauphin de France, le futur Charles VII* qui ralluma la querelle. La défaite que celui ci essuya à Azincourt face aux troupes anglaises en 1415 fut prétexte au dauphin d'en vouloir au duc de Bretagne, en effet, ce dernier devait dépêcher du renfort, mais impatient, il n'attendit pa ce secours. Quand le duc Jean V eut connaissance du désastre, avec ses 10.000 soldats, il préféra abandonné la partie. Dès lors le dauphin Charles proposa ses services à Margot de Clisson qui n'attendait que cette occasion ! Elle convia Jean V à Châteauceau, celui ci s'y rendit ne se doutant pas du piège tendu. Olivier de Blois l'arrêta à mi chemin et l'emprisonna.

 

 

Marguerite de Clisson

 

 

La réédition de Châteauceau

 

Mais Jeanne de France, la duchesse se présenta avec ses fils devant les Etats réunis à Vannes, les gentilhommes furent émus et peu après une importante armée se présenta devant Châteauceau, après s'être emparée des places fortes du Penthièvre. En réalité c'està Clisson que le duc était retenu et très vite le dit Blois relâcha son souverain. Châteauceau fut démoli, les Penthièvre ayant refusés de venir à Vannes demander pardons, leurs plus belles forteresses furent assiégées en 1419 : Jugon, Lamballe : «Jeanne, aisnée fille du roy de France, comtesse de Montfort et de Richmont, à nos biens amez Olivier de Guerne, Jéhan Mancel, receveur de Moncontour, Geoffroy Jeffroust, receveur de Jugon et Eon Guill. Salut. Nous vous mandons et commandons de par nostre très redoubté seigneur et Monseigneur le duc, que aussitôt la rendue du chastel et forteresse de Broon, qui pour cause de la damnable et mauvaise trahison faite en la personne de ce mondit Seigneur, luy est confisqué et acquis et aultrement vous ferez démolir et abattre celle forteresse tout au mielx u estre pourra tout à l'aide des gens de cette chatellenie et autres que vous verrz à faire que par feux et journées au Mielx et moins de mise que estre pourra.» Donné à Vannes le 8e jour de mai l'an 1420.* Charles VII était le beau frère du duc Jean V. Les châteaux de Broons et de Jugon confisqués aux héritiers de Penthièvre.  L'ordre ne fut pas exécuté mais le 27 mai 1420, Jean V confisqua tout le bien des Penthièvre et la seigneurie de Broon fut donnée à Charles de Monfort et à Jacques de Dinan Montafilant, le château de Jugon fut donné par ce même duc à son fils aîné François alors âgé de 17 ans. Cinq ans plus tard s'ouvrit le procès de Olivier & Charles de Blois, les petits fils de Jeanne de Penthièvre s'ouvrit. Convaincus de crime de lèse majesté, ils furent condamnés à mort, leur frère Guillaume fut emprisonné. Ainsi s'acheva la lutte Penthièvre-Montfort. Le duc lutta aussi contre les Anglais, ainsi en 1427, dans les landes de Vaucouleurs à Trélivan, il convoqua le ban et l'arrière ban de la Bretagne afin de contrer les anglais alors établis aux abords de Pontorson. Quinze cents Bretons furent ainsi détachés du camp de Vaucouleurs, ils attaquèrent les Anglais mais presque tous furent vitimes de leur patriotisme. Jean V mourut au manoir de la Touche près de Nantes le 29 août 1442 âgé de 53 ans. Des son union avec Jeanne de France étaient nés 7 enfants

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:10

 

 

 

Le vainqueur de la guerre de succession de Bretagne affirme son pouvoir sur les terres des Penthièvre, ennemis des Monfort, en validant par son sceau un acte de l'abbaye cistercienne de Saint-Aubin-des-Bois. Le 20 juin 1365 par lettres envoyées à Dinan, Jean IV approuve la fondation du prieuré Saint Georges de Trémeur. Alliances entres les familles : nous voyons la famille de Parthenay se retrouver dotée des seigneuries de la Roche à Plumaugat en 1444 : Jéhan de Pathenay et celle de Saint Régent en Lanrelas dans le courant du XVIème siècle, elle noua alliance avec la famille de Pembroc, idem la famille de Beaumanoir finit par nouer alliance avec la descendance de la famille Rouxelot de Limoëlan et se retrouva à la tête de cette seigneurie. -Y a t-il un lien entre les écuyers Gaillard évoqués au combat des trente et la famille Gaillard présente dans les montres nobiliaires de Plumaugat. Pourquoi un lieu baptisé Pembroc à Sévignac et cette famille seigneuriale à la tête de la seigneurie de Saint Régent. Etait ce en référence à la présence de la famille de Bemborough représentée au cours de la guerre de succession de Bretagne par Guillaume Bemborough (tué lors du siège de Rennes en 1357), fils de Richard (tué lors du combat des trente en 1350), et son parent Robert Bemborough (tué par du-Guesclin lors du siège du Fougeray en 1353). Henry Bemborough (Henry Branboy, rectifié en 1448 en Branbro puis en Branbroch en 1481 : rend hommage au vicomte de Rohan en 1396 ainsi que Jéhan Branbo pour L'hostel du Rest.) Les lieux qui semblent être liés à la présence anglaise dans notre contrée : Huberson en Trémeur et la tombe à l'Angras à Broons et aussi cette chapelle des Treize Chêne à Trémorel.* Une seigneurie située à Augan portait le nom de Bramb. Quelques éléments du XIVème siècle ornant la chapelle des Treize Chênes (ci-dessous)

 

Aux confins de Trémorel et de Lanrelas est tapie la chapelle Notre dame des Treize Chênes. La tradition attribue au sire de Bemborough et à son épouse la fondation à la fin du XIVème siècle, celle ci n'ayant pas d'enfants, ils fondèrent cette chapelle qu'is dédicacèrent à la Vierge et eurent treize enfants. Certe cette chapelle a été reconstruite au XIXème siècle, mis il subistent des éléments du XIVème siècle.

 

Les biens confisqués et autres représailles :

 

-Jéhan du Chastelier seigneur du Châtelier à Eréac et de Branxihan à Lanrelas était l'un des co-signataires du traité de Guérandes en 1382, dans un premier temps il avait obtenu l'autorisation de faire fortfier sa motte de Branxihan, mais en 1382 ordre fut donné par le duc Jean IV de la remettre dans le même état qu'auparavant. L'aïeul de Jéhan : Raoullet du Chastelier avait apposé son sceau à une lettre de ladite Jeanne de Penthièvre, c'est sans doute ce qui incita le duc à prendre pareille décision. Peut être que l'un de ses partisans était établi à Lanrelas ou dans les environs avait dénoncé à son duc la menace dont il aurait pu faire l'objet.

En 1382 Jean du Chastelier déclarait dans un acte solennel :

«Comme Monseigneur Jehan, duc de Bretaigne, de sa grâce, me ait ottrié par ses lettres que je peusse faire ediffier chastel et forteresse en un mien lieu nommé la mote de Brenxihan... sommes et serons tenuz bailler à mondit seigneur et à ses successeurs entrée, yssue et demeure oudit chastel, et y pourront tenir gens d'armes contre touz... El il est et demeure en la voulenté et ordenance de mondit seigneur et de ses successeurs de faire abatre et meitre jus la fortification dudit chastel et de la remeitre en l'estat que estoit ledit lieu avant que je commençasse à le fortifier».

Il faut dire que c'est Bertrand du Guesclin lui même qui avait accordé l'autorisation de fortifier le lieu :

«21 novembre 1377 : permission à son amé cousin Mr Jean du Chastelier, chevalier, de faire fortifier la Motte de Brancien et de la garder et tenir doresnavant en l'obéissance du Roy».

-Guillaume de Beaupoil, secrétaire du comte de Penthièvre en 1418 eut de son union avec Françoise de Broons un fils prénommé Julien, lequel fut conseiller et chambellan de Pierre de Bourbon,c'est lui qui vendit la seigneurie de Neumalet à Patri de Châteaugiron sieur de Derval *, puis au fils de ce dernier Armel -d'où le nom actueldu lieu Noë Derval, en contre partie, Julien de Beaupoil se porta acquéreur de la seigneurie de Saint Aulaire

 

* Le lieu de la Noë Derval à Broons marque l'emprunte de cette famille qui semble avoir reçu des terres à Broons suite à la guerre de succession de Bretagne.

 

Jean IV se maria trois fois, comme son prédecesseur. D'abord à Londres avec Marie d'Angleterre fille de Edouard III, puis devenu veuf il épousa toujours à Londres Jeanne Holland. Sa troisième union avec Jeanne de Navarre eut lieu à Guérandes en 1386. Neuf enfants naquirent de cette troisième alliance, parmi eux le futur Jean V.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:07

Signataires du Traité de Guérande (fin)

 

Geffroy de Pargaz écuyer 28 avril Lamballe

Geffroy de Pargaz écuyer 28 avril Lamballe

Henry Le Parisy chevalier 30-mai Vannes

Jehan de Partenay écuyer 03-mai Montfort

Geffroy Payen écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Thomas Payen écuyer 01-mai Guingamp

Jehan de Peluce écuyer 03-mai Montfort

Morice de Penanrun écuyer 01-mai Guingamp

Guillaume de Penhouet chevalier 30 avril Guingamp sire de Penhouet

Henry de Penmarcz écuyer 24 juin Nantes

Jean de Penthièvre, son fils Henri

Jehan Percevaux écuyer 29 avril St-Brieuc

Alain de Perier chevalier 30 avril Guingamp sire du Perier

Alain de Perier chevalier 30 avril Guingamp sire du Perier

Guillaume de Perier écuyer 30 avril Guingamp

Guillaume de Perrien écuyer 03-mai Guingamp sire de Perrien

Henry Phelippes chevalier 02-mai La Roche-Derrien messire

Henry Phelippes chevalier 30 avril Guingamp

Charles Philippes écuyer 30 avril Guingamp

Eon Philippes écuyer 30 avril Guingamp

Rolland Picart écuyer 28 avril Lamballe

Guillaume de La Piguelaye écuyer 28 avril Lamballe

Geffroy Piguen écuyer 28 avril Lamballe

Guillemet Le Piquart écuyer 28 avril Lamballe

Henry de Pledren chevalier 02-mai La Roche-Derrien

Henry de Pledren chevalier 02-mai La Roche-Derrien messire

Perrin du Plesseix écuyer 25-mai Poencé

Rolland du Plesseys écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Robert du Plessix écuyer 03-mai Montfort

Alain de Ploer écuyer 25 avril Dinan

Olivier de Ploer écuyer 25 avril Dinan

Ruellan de Ploer chevalier 25 avril Dinan sire de Ploer

Eon de Plumaugat chevalier 20 avril Rennes connestable de Rennes

Jehan de Plumaugat écuyer 25 avril Dinan

Sylvestre de Plumaugat écuyer 20 avril Rennes

Guy de Pluscallec chevalier 30 avril Guingamp

Morice de Pluscallec chevalier 30 avril Guingamp

Guillaume Poictevin écuyer 03-mai Montfort

Guillaume Pommeraye écuyer 03-mai Montfort

Bertrand de Poncel écuyer 03-mai Montfort

Yvon de Pondyven écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Jehan Le Porier écuyer 03-mai Montfort

Roullin Poullou écuyer 14 juin Redon

Henry Le Prevost écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Henry Le Provost 02-mai La Roche-Derrien conseiller de Jeanne duchesse de Bretagne

Guillaume Provost écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Geffroy de Quebriac écuyer 25 avril Dinan

Jehan de Quebriac écuyer 10 avril Guérande

Phelipot de Quebriac écuyer 25 avril Dinan

Geffroy de Quedillac écuyer 25 avril Dinan

Jehan de Queheon écuyer 03-mai Montfort

Guillaume de Quelen écuyer 02-mai Guingamp capitaine de Carhaix

Rolland de Quelen écuyer 02-mai Guingamp connestable

Guillaume Le Quenour écuyer 20 avril Rennes

Geffroy de Quintin écuyer 10 avril Guérande

Jehan de Quintin chevalier 02-mai La Roche-Derrien sire de Quintin

Jehan de Quintin chevalier 02-mai La Roche-Derrien sire de Quintin

Guillaume Rabault écuyer 25-mai Poencé

Jehan Raguenel Bonespoir écuyer 25-mai Poencé

Jehan Raguenel de Montigny écuyer 20 avril Rennes

Guillaume Raguenel écuyer 25-mai Poencé

Jehan Raguenel chevalier 30-mai Vannes vicomte de Dinan

Macé Raguenel écuyer 10 avril Guérande

Geffroy Remon écuyer 28 avril Lamballe

Rolland Richart écuyer 30 avril Guingamp

Symon Richart écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Jehan Richier écuyer 10 avril Guérande

Robert Richier chevalier 20 avril Guérande

Guillaume Rimou écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Rivault écuyer 14 juin Redon

Julien de La Roche écuyer 28 avril Lamballe

Ruellan de Rochefort écuyer 25 avril Dinan

Guillaume du Rocher écuyer 25 avril Dinan

Robert du Rocher écuyer 25 avril Dinan

Jehan de Rohan chevalier 30-mai Vannes

Eon Rolland écuyer 30 avril Guingamp

Hervé de Rosnyvinen écuyer 10 avril Guérande

Mathieu Rouault écuyer 30 avril Guingamp

Raoul Roullant écuyer 10 avril Guérande

Hervé de Rousnivien écuyer 03-mai Montfort

Jean Roussel écuyer 28 avril Lamballe

Pierre Roussel écuyer 28 avril Lamballe

Robert Roussel écuyer 28 avril Lamballe

Helye du Rouvré chevalier 29 avril St-Brieuc sieur de Boisboëssel

Berthelot Le Roux chevalier 20 avril Rennes

Perrot du Rox écuyer 10 avril Guérande

Alain Le Roy écuyer 25 avril Dinan

Guillaume Le Roy écuyer 25 avril Dinan

Macé Le Roy écuyer 03-mai Montfort

Jehan de Rozemar écuyer 30 avril Guingamp

Jehan de La Ruë écuyer 28 avril Lamballe

Geffroy Ruffier chevalier 20 avril Guérande

Guillaume Ruffier écuyer 25 avril Dinan

Eon du Rufflay écuyer 30 avril Guingamp

Olivier de Sainct Giles chevalier 20 avril Rennes sire de Sainct Giles

Pierre de Sainct Guedas écuyer 14 juin Redon

Raoul de Sainct Pol écuyer 25 avril Dinan

Robin de Sainct Potan écuyer 10 avril Guérande

Alain de Saincte Goëznou écuyer 01-mai Guingamp

Geffroy de Saint Meloir écuyer 28 avril Lamballe

Huon de La Salle écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Pierre de Sevedavy écuyer 20 avril Rennes

Olivier Sevestre écuyer 29 avril St-Brieuc

Guillaume de Sevigné écuyer 10 avril Guérande

Jehan de Sevigné écuyer 20 avril Rennes

Perceval de Siz écuyer 10 avril Guérande

Alain de La Soraye écuyer 28 avril Lamballe

Jehan de La Soraye chevalier 28 avril Lamballe

Rolland Taillard écuyer 30 avril Guingamp

Guillaume de Taillye écuyer 10 avril Guérande

Arnault de Tardez écuyer 24 juin Nantes

Eon Thebault écuyer 01-mai Guingamp

Perrot Thibault écuyer 25 avril Dinan

Olivier de Thommelin chevalier 02-mai La Roche-Derrien messire

Olivier Thommelin chevalier 28 avril Lamballe

Jehan de Tournemine chevalier 02-mai La Roche-Derrien

Guillaume Tournemine écuyer 20 avril Rennes

Pierre Tournemine chevalier 02-mai La Roche-Derrien sire de La Hunaudaye

Hervé de La Tousche écuyer 25-mai Poencé

Jehan de La Tousche écuyer 25-mai Poencé

Jehan de Treal chevalier 10 avril Guérande

Raoullet de Treal écuyer 10 avril Guérande

Eon du Treff écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Eon du Treff écuyer 20 avril Rennes

Pierre de Treguené écuyer 20 avril Rennes

Olivier de Trelan écuyer 10 avril Guérande

Pregent de Trelever chevalier 20 avril Guérande

Jean de Tremerreuc écuyer 28 avril Lamballe

Raoul de Tremerreuc écuyer 25 avril Dinan

Rolland de Tremerreuc chevalier 25 avril Dinan sire de Plumoizon

Perrot Tresbeu écuyer 28 avril Lamballe

Jamet de Treslacohuë écuyer 20 avril Rennes

Jacques de Tressily écuyer 24 juin Nantes

Guillaume de Trevecar chevalier 10 avril Guérande

Guyon de Treziguidy écuyer 10 avril Guérande

Jehan de Treziguidy écuyer 30 avril Guingamp

Perrot du Tronchay écuyer 20 avril Rennes

Jehan Urvoëz écuyer 28 avril Lamballe

Olivier La Vache écuyer 28 avril Lamballe

Rolland La Vache écuyer 25 avril Dinan

Rolland La Vache écuyer 28 avril Lamballe

Pierre Vaignes écuyer 20 avril Rennes

Guillaume du Val écuyer 20 avril Rennes

Jehan de La Vallée écuyer 30-mai Vannes

Guillemet de Vaucler écuyer 28 avril Lamballe

Olivier Vaucler chevalier 28 avril Lamballe sire de Vaucler

Geffroy Vaucoulleur écuyer 28 avril Lamballe

Guillaume de Vaujoyeux écuyer 20 avril Rennes

Pierre Le Vayer écuyer 20 avril Rennes

Jehan Le Vayer de La Clarté écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Alain du Verger écuyer 20 avril Rennes

Girault du Verger écuyer 29 avril St-Brieuc

Jehan du Verger écuyer 20 avril Rennes

Jehan Vial écuyer 28 avril Lamballe

Eon Le Vicomte écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Le Vicomte écuyer 25-mai Poencé

Guillaume de La Ville-Marie écuyer 28 avril Lamballe

Rolland de La Ville-Marie écuyer 28 avril Lamballe

Olivier de La Ville-Ogier écuyer 25-mai Poencé

Alain de La Villeneuve écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Alain de La Villeneuve écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Morice de La Villeneuve écuyer 01-mai Guingamp

Jehan de La Villeon écuyer 28 avril Lamballe

Olivier de La Villeon 02-mai La Roche-Derrien conseiller de Jeanne duchesse de Bretagne

Olivier de La Villeon écuyer 28 avril Lamballe

Rolland de La Villeon écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Vincent écuyer 28 avril Lamballe

Laurans de Volance écuyer 28 avril Lamballe

Guillaume d'Yvignac écuyer 28 avril Lamballe

Olivier d'Yvignac chevalier 28 avril Lamballe

 

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