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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 12:47

 

Ville Morel

 

 

La Ville-Morel et les environs

Armoiries Millon; de Lesmeleuc Geslin de Coëtcouvran  de la Nouë

 

Eudes Millon, cité en 1220, chevalier. Fondateur de cette famille présente à la Ville Morel mais aussi en la paroisse de Trédias et Sainte Urielle. Launay Millon en cette même paroisse de Broons est lié à la présence de cette famille. Jean Milon et sa femme Olivia d'Avignon, fille de Guillaume et de Jeanne, cités dans le chartes de Boquen en 1274, lorsqu'ils procèdent à un échange sur la paroisse de Sévignac. On cite aussi un certain Pierre seigneur de la Ville Morel, marié à une fille issue de la prestigieuse Maison de Lusignan, père de Bertrand Milon. Sans nul doute que ceux ci sont apparentés aux membres qui suivent, mais aucun lien n'a été fait permettant de le relier à ceux ci.

 

I -Pierre Ier Millon, seigneur de la Ville Morel vivait au cours du XIIIème siècle, il épousa Gillette de la Houssaye et eut pour héritiers :

 

II -Jean Ier Millon premier de ce nom, marié à Flourie de Piedevache & Olivier Milon croisé en 1249, il paraît dans l'assiette de livres de deux cents de rente faites par Gui de Bretagne à Simon de Montbourcher, le samedi avant la fête de la Toussaint de l'an 1319. De l'union de Jean Millon & Flourie de Piedevache naquirent deux fils (et une fille d'après Auguste du Paz)

 

III -Estienne I Millon, premier de ce nom, seigneur de la Ville Morel il servait dans la compagnie d'Alain de Beaumont, chevalier dont la montre se fit à Mortain le 28 juin 1378; il ratifia le Traité de Guérandes en 1381 et fut marié à Jeanne d'Yvignac fille de Olivier d'Yvignac et Catherine de Montbourcher.

 

-Raoullet Millon, plaida en 1356 avec son frère Estienne contre Estienne Le Febvre

-Jeanne Millon épousa messire Geoffroy de Saint Pern

 

IV -Pierre II Millon, écuyer, servait en 1380 dans la compagnie de Jéhan de Tussé, chevalier dont la montre se fit au Mans, la même année et ensuite dans celle de Jéhan de Maillé, chevalier qui se montre à Angers le premier octobre suivant. Il épousa Marguerite de Lanvallay, fille aînée de Robin de Lanvallay et de dame Marguerite de Tournemine *. Six enfants naquirent de leur union.

-Jean, mentionné dans la Réforme de 1443, auteur d'une branche établie au Pays de Retz et dont le dernier représentant fut Emile Marie sieur de Villeroy, mentionné en 1816.

-Yvon, Yves Milon cité en 1483, trésorier général de Bretagne. Est mentionné dans la Réforme de 1443, il épousa Guillemette Audepin-auteurs de la branche de la Touche Millon

-Thomas, rendit hommage au vicomte de Rohan en 1396

-Estienne, servait dans la compagnie de Bertrand de Rostrenan, reçue à Lyon le 29 juin 1409, épousa Jeanne d'Yvignac. Leur fille Marguerite épousa Olivier du Bouays, sieur du Bouays-Robert en Trédias.

-Guillaume, prêta serment au duc de Bretagne en 1437

-Tiphane, nommée dans la réformation de l'hôtel du duc de Bretagne, faite en 1415, comme ayant bouche en cour

-Jeanne, élue abbesse de Saint Sulpice en 1391, elle mourut en 1407

 

V -Jean II Millon, écuyer, paraît dans l'extrait du comte Guion de Carné, trésorier et receveur général de Bretagne en l'an 1445, il épousa Marguerite de Pontménil avec laquelle il vivait en 1190, ils eurent un fils : Jean III Millon -auteur de la branche de Keryvon

 

-Bertrand I Millon, chevalier, seigneur de la Ville Morel, il fut vaillant homme de guerre, et servit dans tourtes les campagnes de son tem(p)s. Il scella de son sceau représentant un écu d'azur chargé de trois têtes de lévriers d'argent, colletées de gueule et bouclées d'or, une obligation en 1384. Il fut père de Bertrand Millon qui suit.

 

VI -Bertrand II Millon, servit sous le comte de Richmont en 1439, en récompense, le comte de Rochmont l'arma chevalier à Avranches en récompense de ses exploits. Bertrand II Millon fut sénéchal de Ploermel et juge universel de Bretagne en 1439, puis ambassadeur du duc de Bretagne auprès du roi de France en 1440. Il épousa Jeanne de Broons -branche de Brondineuf, fille de Guillaume II de Broons et Marguerite Moyene. Ils eurent des enfants. Auguste du Paz en cite quatre en précisent que Bertrand Milon«eut plusieurs enfans de ladite Jeanne de Broon, & entre autre Jacques Milon son principal héritier, François Milon, Protenotaire du Sainct Siège Apostolique, Jeanne Milon, Religieuse & Abbesse de Sainct Sulpîce & autres»

 

 

VII -Jacques Millon, sieur de la Garenne en 1480, il perçoit 200 livres de revenu, et comparaît comme homme d’armes , il épousa Françoise de Sainct Gilles, fille de Jean et Constance de Rosmadec, et fut père de Guyon (VIII).

-François : religieux

-Guillaume, abbé de Saint Jacut

-Etienne, abbé de Saint Jacut

-Jeanne : abbesse de St Sulpice décédée en 1498

-Guillemette : abbesse de St Sulpice décédée vers 1435

-Nicolas : abbé de St Etienne de Caen.

 

 

Statue de Saint Christophe visible à Saint-Jacut de la Mer

Commandée par l'abbé Etienne Milon alors abbé du lieu

(cliché éditions Le Flohic)

 

VIII -Guyon Milon, seigneur de la Ville Morel, marié à Marguerite de Loreril, fille de Symon de Lorgeril et Gilette de Lanvallay sa première épouse. Parents de François Millon.

 

IX -François Millon, sieur de la Garenne cité en 1540, fils du précédent à la Touschette, les Noes, Guinièbre. François Milon et Gillette du Bois sa compagne, sieur et dame de la Plexe, ont le dit lieu et métairie de la Normandais, noble et franche de toute ancienneté, et ont plusieurs rotures.

 

*** Pierre II Millon donné sous le nom de Estienne Milon par Auguste du Paz, chevalier et seigneur de la Ville Morel marié à Marguerite de Lanvalay -fille ainée de messire Robin de Lanvallay et de Marguerite Tournemine, fille d'un puisné de la Hunaudaye. Un écusson aux armes de cette famille de Lanvallay a été découvert à la Ville Morel

Cette famille Millon a laissé des traces sur Broons à travers des lieux : Launay Milon, la Lande es Milon, la Croix Milon; à Saint Jacut de la mer : le Rocher Milon. Elle disposait de la Garenne en Yvignac; de la Ruelle à Trémeur et de la Baillie en Sainte Urielle (paroisse depuis rattachée à Trédias). Un sceau Milon fut retrouvé à la Motte Broon : 5 DE CONTRAS DE LA VILLE MOREL

 

Ci dessus mention le lundi 27 juillet 1609 du décès de Georges Millon, vivant Seigneur de la Ville Morel, inhumé dans la chapelle de Lesléan

 

Outre Georges Millon, les registres paroissiaux de Broons mentionnent aussi Damoiselle Janne Millon, celle ci était mariée à Jan Robinault probablement issu de la même famile que celle que l'on retrouve établie à St Régent en Lanrelas. Nobles gens Jan Robinault et Janne Millon, sa compagne eurent trois enfants:

-Jacquemyne Robinault, baptisée le 2 octobre 1594

-Claude Robinault, baptisé le 15 septembre 1596

-Gillette Robinault, baptisée le 2 novembre 1601

La seigneurie de la Ville Morel passa ensuite aux famille de Lesmeleuc (XVIème siècle)- Geslin de Couëcouvran (XVIIème-XVIIIème siècle) -de la Nouë (XVIIIème siècle).

 

 

La famille de Lesmeleuc dont le berceau était établie à Andel donna au cours des XVIème & XVIIème siècle deux commandeurs à l'ancien Ordre des Templiers de la Guerche de Bretagne. Damoyselle Gillette de Lesmeleuc, citée en juin 1600 dans le registre paroissial de Broons est issue de cette famille établie alors à la Ville Morel. Lors du baptêmes de Pierre & Georgine Brient enfants de Françoys et Janne Garnier le 3 mai 1612, le jeune Pierre reçoit pour parrain écuyer Pierre de Lesmeleuc, Sieur de la Salle et sa soeur damoiselle Georgine de Lesmeleuc Dame du Baschans.

 

«Escuyer Pierre de Lesmeleuc vivant Seigneur de la Salle la Ville Morel & décéda le quinziesme jour d'avril mil six cent et la sépulture de son corps fut faicte dans la Chapelle de Lesléan le dix neuviesme dudit Moys Mil six Cent trante et huict & fut confessé par Monsieur le Recteur de Caulnes pre(sen)z M(ess)ire Jullien Briand Chapelain de la P(a)r(oi)sse et M(ess)ire Jean Duboys subcuré de Broon». De son union avec Catherine de Couepelle, Pierre de Lesmeleuc laissait deux filles : Hélène et Guillemette, et un fils Alain.

 

Catherine de Couepelle sa veuve, se remaria à Me Charles Visdelou le 4 novembre 1640 est donnée dame douairière de la Ville Morel, et sa fille Hélène de Lesmeleuc dame de la Ville Morel épousa le 27 novembre 1647 à René Lemerdy sieur de Lansimien : «Le vingt septiesme jour de novembre mil six cent quarante sept jays auj(oud'hui) soubz signé Missire Jan Dubois Curé de Broon célébré la Ste Messe Dans la chapelle de Leslean, et administré les bénédictions nuptialles par la permi(ssi)on de Monsieur le recteur dudit Broon à Escuier René Lemerdy Seigne(ur) de Lansimilien Et Dam(ois)lle Helaine de Lesmeleuc Dame de la Villemorel apres nous avoir esté appareu les Dispenses De Deux Bannyes dudit Mariage des Illu(strissi)mes et Révérend(issi)mes Evesques de S Malo et de St Brieuc avec le Certificat d'une Bannye de Mons(ieu)r le Recteur de St Michel audict St-Brieuc, et suivant le décret d'icelle Mariage faict par Monsieur le Sé(néch)al de la Guesrine...en présence de Dame Catherine de Couepelle Dame du Rible de la Cheze et Mère de la dicte Delesmeleuc Et de Messire Georges Le Merdy Conseiller du Roy et son Procureur à st Brieuc et Dame Perronelle de la Rivière, Seigneur et Dame de Querendot , Messire Jean Gouyon seigneur de Baucorps, Mathurin de Quersalliou Seigneur de Rechourt..» Guillemette de Lesmeleuc mariée à Jean des Cognets (mort vers 1630). Ecuyer Alain de Lesmeleuc, seigneur de la Ville Morel décédé en 1639 : «escuier Alain de Lesmeleuc sieur de la Villemel et de la Villemorel mourut à la Villemorel le dimanche quinziesme jour de mays mil six cent trente et neuf et fut Ensépulturé du consentement du Recteur dans la chapelle de Lelean de la Villemorel le dix neufviesme jour ddst moys et an» (voir La Ville-Morel à Broons)

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:24

 

La présence d'une motte castrale en ce lieu indique qu'aux environs de l'an mil, lors de la réorganisation de la société bretonne, l'endroit fut confié à l'une de ces puissantes familles qui adopta pour patronyme celui de cette paroisse d'élection : Dolo. La famille noble de Dolo, était pour cette seigneurie du Lou d'abord vassale des châtelains de Dinan -jusqu''à la fin du XIIème siècle, puis des puissants Penthièvre.

 

 

Les armes de cette famille étaient «de gueules à 10 billettes d'argent»- voir ci dessus les armoiries de cette famille. Outre la motte castrale *, les très anciennes chroniques nous apprennent que ici s'y exerçait la haute, moyenne et basse justice, avec fourches à 4 pots au bourg de Dolo et titre de vicomté relevant de Jugon, l'endroit disposait aussi d'un colombier. Eudes de Dolo cité en 1253 au sujet de la terre du Rosaire à Plérin, lequel Eude est donné fils d'autre Eudes et de Bénévanta qui vivaient en 1248 d'après une charte de l'abbaye de Boquen «Eudo Dolou miles, Benevanta uxor ejus et Eudo promogenitus filius». Rolland de Dolo cité en 1253 pour vente de terres situées en Uzel à Thomas de Chemillé. En 1261 Gaufridi Dolou apparaît en tant que «militum», témoin de Geoffroi Tournemine, lors d'une donation de ce dernier en faveur de St Aubin des Bois, lequel Géoffroi de Dolo avait épousé Sibille Tournemine fille dudit Olivier seigneur de la Hunaudaye. 1263 Aumône de la famille Dollou, en Sévignac «Universis, etc., Robertus de Margarou, inne temporis capellanus de Sevignac, salutem in Domino. Noverit universitas quod in nostra presencia constitutus Johannes Dollou, fillius Guillelmi Dollou, recognovit quod religiosi viri abbas et conventus beate Marie de Boquian Cist.,ord., habebant in decima sua de Sevignac unum cartengium frumenti, annui redditus, ad mensuram venalem de Sevignac, ex dono Doiete matris sue; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo tercio, apud Lagloire, die domini in festo Fabiani et Sebastiani.»(Arch. des Côtes du Nord.-Copie de la Cour de Jugon 1347.) Jean de Dollou cité à Saint Cado en Sévignac dans une charte de Boquen en 1274 comme faisant don d'une aumône à l'abbaye de Boquen : «Universis, etc., Guillelmus de Alneto, miles, salutem in Domino. Noverint, quod Johannes Dollou,deffunctus, cujus executor testamenti islo (sic), dedit ultima voluntae sua, et concessit Deo et abbacie beate Marie de Boquian, et monachis ibidem Deo servientibus  pro remedio anime sue, antecessorum et successorum suorum, unum decima, frumenti, ad mesuram velanem de Sevignac, dictis religiosis et corum monasterio, jure hereditario, singulis annis jabendum et percipiendum superdecima sua de Sevignac, sicut nobis constat certissimo et in ejus Johannis testamento, sigillis autenticis sigillato; continetur, etc. Datum di lune, in festo beati Gerorgii, anno Domini M° CC° septuagesino quarto».

 

 

Les arrières du manoir avec armoiries

Dolo et Dolo bis, Le Voyer de Trégomar, Calloët et de Lannion

 

* la Motte castrale se trouvait dans un bosquet situé à l'angle de l'étang et de la cour du manoir, face aux bâtiments, des avant-défenses pourraient avoir été à l'époque féodale aménagées dans les environs immédiats du Loup.

 

Arbalétrières XIVème également appelée meurtrière en croix

 

 

ou archères cruciformes

 

 

En 1332, noble écuyer Eonnet Dollou fils d'Eon Dollou épouse Aliette de Plédran, fille de Henry III de Plédran et de Alix du Mottay. Il semble que très vite, semble-t-il suite à une alliance cette famille ait quitté la paroisse d'origine dont elle avait adopté le nom et se soit établie à Plaintel. Parmi les co-signataires du second traité de Guérande «le pétulnième jour d'avril 1380» figure Rolland de Dolo. Jeanne de Dolo épousa Rolland Gauteron de la terre et seigneurie du Plessix Gautron en Sévignac, lequel Rolland Gauteron était Conseiller du duc et Sénéchal de Lamballe en 1470. Le dit Rolland adopta les armoiries de la famille de Dolo et fut titré sieur de la Ville Maingy et vicomte de Plaintel. Leurs descendants se sont fondus dans la puissante famille de Robien. En 1440 Olivier Le Voyer de Trégomar possède cette seigneurie du Lou, il était marié à Alice d'Angoulvent, leur fils Olivier Le Voyer de Trégomar épousa Alix de Mauny, il exerçait la charge de chambellan auprès du duc François II en 1461. Leurs gisants encadrent le porche de l'église de Trégomar (ci-dessous).

 

  

 

En 1513 : La maison et métairie du Lo appartenant à Bertrand Le Voyer, sieur de Trégomar, personnes & maisons nobles, marié à Suzanne Bois Travers. Jacques Le Voyer, sieur de Trégomar, fils des précédents était gentilhomme ordinaire de la Chambre, et capitaine de cent lances. Il disposait aussi de deux foires d'après autorisation rendue par le roi Henry II,  l'une : la foire de la St Marc se tenait au village du Marchix. Pierre Le Voyer, chevalier, seigneur de Trégomar marié à Claude de Névet. Leur fille : Bonnaventurette Louise Le Voyer, dame de Trégomar et du Lou, épousa en 1678 Charles René de Guer marquis de Pontcallec fils de Alain de Guer marquis de Pontcallec et de Renée Françoise de Lannion. Bonnaventurette Louise Le Voyer devint héritière du Lou vers 1680-1683, elle vendit ce domaine du Lou pour la somme de 3712 livres en 1692 à chevalier seigneur Guillaume Jacques de Calloët, titré alors vicomte du Lou. En réalité si le domaine fut vendu, c'était pour permettre à Alain de Guer marquis de Pontcallec et à Renée Françoise de Lannion de se libérer de la caution offerte à Jean de Guer : celui ci n'ayant pu payer la somme de 136.000 livres pour l'office de sénéchal du Présidial de Vannes que ce dernier avait achetée de la veuve des Vaux Berminiac. Guillaume Jacques de Calloët trépassa le 23 novembre 1729, son coeur fut déposé en la chapelle Kermaria-an-Isquit à Plouha. En 1740 le sieur de Calloët de Trégomar implore le roi afin de lui accorder par lettres patentes d'érection en marquisat de la terre et seigneurie du Lou Trégomar et de lui accorder l'établissement d'un marché dans la paroisse de Dolo. Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle on trouve messire Pierre François de Calloët pareillement titré vicomte du Lou, il avait racheté les terres à son frère cadet messire Marie François de Calloët. Messire Pierre François de Calloët épousa Julie-Perrine Gicquel du Nédo. Le 2 mai 1786, leur fille Lucie Calloët épousa messire Agathon du Bouëxic Guichen, seigneur de la Botterais. Pierre François de Calloët mourut cinq ans plus tard à Plouha : « Ce jour vingt trois janvier mil sept cent quatre vingt onze le corps de Pierre François Esprit Bazile de Calloët de Trégomar agé de soixante douze ans décédé d'hier a été inhumé dans la chapelle domestique de Kermaria-an isquit en cette paroisse...» 

 

  Juridiction du Lou

1761-1789 Audiences tenues au bourg de Dolo par Maîtres Le Héricé et Thébaux, sénéchaux-Mandement de Procureur accordé à Vincent Hallouët par messire Pierre de Calloët, baron de Trégomar, vicomte du Lou. Plaids généraux tenus, par anciens privilèges, le lendemain de la foire Saint Marc, au village du Marchix-Evocation des débitants afin de faire étalonner les pots et pintes dont ils se sont servis, et payer à la seigneurie un pot de liqueur, pour droit de bouteillage.-Appropriement du contrat d'acquêt obtenu par Jacques Le Jeune, d'une maison située à Cangué, dîte l'hôtel de la Guerine


 

 

1762 Minutes du gref. Tutelles et curatelles des enfants de : feu Louis Lucas et d'Anne Drouart, de Pierre Le Breton et de Mathurine Caresmel. Emancipation de Jeanne Lereste. Décrets de mariage entre : Mathurin Veron et Françoise Massé; Anne Saille et Mathurin Leclerc, procureur fiscal de la juridiction de Beaumanoir-Lymoëllan. Enquête faite pour rechercher les parents collatéraux de Jean Jégu, décédé sans laissé d'héritiers.  1762-1782 Minutes du greffe. Scellés, inventaires, ventes et partages concernant les successions mobiliaires de : Gillette Desvaux, veuve de Jean Gaultier; de Jean Veillon; de Marc Rochefort. Mainlevée de la succession immobiliaire de maître Léonard Gesfros accordée à Pierre Le Breton. Mesurage, prisage et partage des héritages roturiers provenant tant du propre que de la communauté de Mathurin Oger, de Catherine Gesret et de Laurent Oger leur fils, tous décédés à la Ville Anquetin en la paroisse de Dolo. 1762-1789 Procédures, sentence du sénéchal : portant qu'il n'y a pas lieu de procéder à la succession mobilière de Jean Botrel et de Jeanne Henry sa veuve; condamnant de Julien Radier et sa femme d'avoir maltraité Toussaint Leclerc, à payer les frais des médicaments; Guillaume Leray qui a volé un cheval à être pendu sur la place publique de Dolo. Poursuites dirigées par le Procureur fiscal contre Jean Petitbon, afin d'obtenir l'aveu des héritages que ledit Petitbon possède sous la seigneurie du Lou au fief du Margaro. Déclaration de grossesse par Jacquemine Rouault. Une affaire criminelle impliquant le dit Yves Thomas de Dolo en 1727 est jugée à Lamballe.

(Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor)

 

Arrachés de justices

Me Thomas Camereux, sieur du Champhay en 1648

Me Jan Henry, en 1669  

Me Laurens Urvoit en 1669

Me René Gaultier, en 1672

Me Jan Paty, en 1673

Me Pierre Geffros, en 1674

Me Guillaume Toulemouche, en 1678

Me Alain Petibon, greffier de la juridiction du Lou en 1679

Me Louis Esnault, procureur fiscal en 1679

Me Bertrand Urvoit, en 1679

Me Jan Lemée, en 1684

Me Laurend Urvoit, en 1684

Me Guy Gesbert en 1688

Me Rouault, greffier de Jugon en 1689

Me Pierre Sohier, sieur de ChampHay en 1719

Me Jacques Collas, en 1698, notaire +1729

Me Pierre Sohier, sieur du Champhay en 1710 sénéchal du Lou des Clos marié à Ursulle Radegonde Quinot

Me René Pringault marié à Jacquemine Leffroy, en 1711

Me Jacques Pringault, sieur de la Brousse, en 1711

Me Pierre Lohier marié à damoiselle Ursulle Quinot, damoiselle de Champhay en 1712

Me Jan Henry, procureur de la juridiction du Lou en 1727 demeure la Ville Nouée

Me Bertrand Béreschel, greffier & notaire au Lou en 1728

Me Pierre Collas, notaire en 1734

Me René Sohier, en 1734

Me Jean Brunet, en 1751

Me Jacques Sevoy, sieur de la Ville Josse en 1755

Me Lemée, notaire, en 1784

Maître Hervé, notaire greffier, cité en 1784

Me Pilorget, procureur fiscal en 1784

Me Guerin, greffier en 1784

Me Thébault de la Chaubidais juge et sénéchal de la juridiction du Lou, en 1784

Me Rebours, juge en cette partie attendu la vaquance de la charge de sénéchal, en 1784

 

 

Fermiers au Loup :

Pierre Henry, laboureur demeurant à la mestayrie du Lou épouse Jacquemine Le Bigot en 1673

Louis Reboux et Marie Henry demeurant à la maison noble du Lou en 1683

Jean Colas et Pétronille Houée, demeurant à la maison noble du Lou en 1778

Cette famille Collas était déjà présente au Lou en septembre 1637, deux membres de cette famille tuèrent d'un coup d'arcquebuse le praticien qui s'en allait donner les soins à travers la campagne : un certain sieur Henry dont le foie fut fracassé. Il devait mourir 15 jours plus tard.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 09:52

 

 

Le manoir du Boüays Robert était le plus important de la paroisse de Trédias, une rabine y conduisait (voir Les rabines à St Vran, Eréac, Yvignac, Sévignac, Trédias, Mégrit, Sévignac, Corseul). Un reste de colombier, un vivier, une chapelle, l'emplacement d'un moulin à vent, des armoiries. Voilà quelques unes des empruntes laissées à ce lieu noble de toute antiquité par la famille du Boüays-Robert. Cette famille aristocratique a en effet vécu là plusieurs siècles durant. Probablement de 1350 à 1680. Jehan du Boüays premier du nom, père de Guillaume vivait vers 1365. Ce Jean du Boüays, était le neveu de Geoffroy du Boüays, compagnon de Jean de Beaumanoir, qui combattit à ses côtés au fameux Combat des Trentes (voir Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 3), le samedi avant le dimanche de Lætare (27 mars 1351). C'est lui qui répondit à Beaumanoir, blessé et réclamant à boire : «Beaumanoir boi(s) de ton sang, ta soif se passera». Guillaume du Bouays eut de son alliance avec Perrine Cadoucal au moins deux enfants: Jean II du Bouays & Thomas du Bouays. Jean II du Bouays, seigneur du Bouaysrobert avait partagé noblement Thomas son cadet. Il avait épousé Jeanne Bertier et vivait vers 1440 au Bouaysrobert, de cette union naquirent au moins cinq enfants dont l'héritier du Boüaysrobert  : Olivier, ainsi que Jean qui avait reçu en apanage la terre de la Bégassière en la paroisse voisine d'Yvignac (voir La Bégassière en Yvignac d'après notes de l'Abbé Lesage). Olivier du Boüays, seigneur du Boüaysrobert épousa Marguerite Milon issue de la Maison de la Ville Morel en la paroisse de Broons (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel). Ce sont les armoiries en alliance de ce couple qui figurent sur les enfeux à l'église de Trédias (voir les enfeux de l'église de Trédias). Deux enfants naquirent de cette alliance : Ecuyer Robert du Boüays seigneur du Boüaysrobert  et de la Pommeraye & Olivier du Boüays, seigneur de Plessé. C'est le 28 juillet 1471 que Robert du Boüays seigneur du Boüaysrobert  épousa Gillette de Langourla (voir histoire de Langourla, page n° 17). Cinq enfants naquirent de cette première union. Devenu veuf, le seigneur du Boüaysrobert  épousa alors damoiselle Jeanne Bestaut dont il eut trois autres enfants. Gilles hérita des terres de Trédias, il figure dans les montres nobiliaires de 1513 : Noble escuier Gilles du Boüays, sieur du Boüais Robert, franc lui et ses prédecesseurs, seul noble demeurant en la ditte paroisse a deux lieux nobles. Le dit Gilles a une maison noble, nommée la Paumerais. De son mariage avec Jeanne Bertrand, écuyer Gilles du Boüays eut deux enfants : Jean et Guyonne. Jean, troisième du nom contracta alliance en 1532 avec Guillemette Gueguen dont il eut quatre enfants. L'ainé prénommé Pierre fut titré seigneur du Boüays et de la Bégassière, le puisné Nicolas devint seigneur de la Pommeraye (voir Le manoir de la Pommeraye en Trédias). Escuier Pierre du Boüays et son épouse Perronnelle Troussier eurent huit enfants, le cadet prénommé Nicolas reçut l'héritage, et épousa Marguerite Becdelièvre. L'ainé François reçut l'héritage paternel, mais ne conserva que les terres de Trédias, en 1649, il laissa à son frère René la terre de la Bégassière en Yvignac. Marié à Jeanne Gouro, François du Boüays en eut onze enfants. L'avant dernier prénommé Charles fut porté sur les fonts baptismaux de la chapelle de Coueslan le 19 mai 1649, il eut pour parrain monseigneur Charles de Rosmadec, évêque de Vannes et pour marainne dame Marie de Montigny, dame douairière de la Costardaye. C'est en se rendant en Perse que Charles du Boüays, l'héritier de la seigneurie du Boüaysrobert mourut vers 1680 en la ville de Lyon. (voir le manoir du Bouays Robert à Trédias)

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 08:43

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 08:00

 

  

 

Description de Jugon en 1636 : « Il y a deux beaus estangs, l'un principalement, dit le Grand Estang, qui est le plus oriental et est très long, et dans lequel donne une rivière, dite la rivière des Moulins, qui vient de Beaulieu, une lieue au dessus. Dans l'autre estang qui est occidental du premier, donne une rivière d'Ergnanon. * Le Moulin au dessus de ces estangs appartient à M. Le Marquis de la Moussaye, et celuy qui est au dessous de la bonde et dans Jugon maisme. Ils s'appellent aussi Moulins d'Erganon. La rivière Erganon vient de Plener * et Gouray. Ces deux estangs font moudre des moulins, chacun les siens, et laissent aller leurs eaux pour cela, lesquelles s'assemblent au dessous de la ville et vont ensemble à Plankouet*...Or entre ces deux estangs, il y a le bout d'un costau finissant, sur lequel sont situés trois chasteaus, tous séparés par fossé et fermeture : l'un grand carré long, un plus petit quasi rond, et encor un plus petit, comme un guet, droit à la pointe du costau, sur le bourg. Ces chasteaus regardent et commandent, des deux costés, sur les deux estangs, et du bout, sur le bourg. Mais ils sont commandés aussy des deux costés par deux costaus qui sont sur lesdits estangs, ès costés d'iceux en dehors, plus haults que n'est ledit costau sur lequel sont situés les dits chasteaus. Sans doute que c'estoient bonnes places du temps où l'on se battoit à coups d'arbalestre. A Jugon il y a une chapelle de St Michel , deus églises et deus paroisses jadis à présent réduites en une par l'évesque de Saint Brieu diocésain. En l'une des églises vers le chasteau est une horloge; en l'autre est un prieuré de 400 livres séparée de la rectorerie qui ne vaut pas nourrir un prestre. Dans les vistres de ceste église les armes de Pargo * : d'argent à la bande vivrée de gueules acompagnée de six merlettes de mesme, 3 dessus et 3 dessous, avec alliance de Vaucouleur, bien escrite et bien peinte : d'azur à la croix d'argent; et celle de Beaubois, maison demi lieue au-dessus de Jugon appartenant au baron de Nevet y sont : d'or à trois faces de sable.

 

***Arguenon

***Plénée

***Plancoët

***de Parga

La petite ville de Jugon, où il y a deux fort(s) grands Étangs, entre lesquels sont les ruines d'un Fort château sur un rocher escarpé. Notes laissées par l'historien Antoine Augustin Bruzen de La Martiniere en 1737.

 

  

artisans et commerçants et autres...

-Robert Brexel, marchand en 1635

-Guillaume Liou, marchand en 1641

-Jean Gaultier maréchal en 1642

-Françoys Le Mongnier, maréchal en 1645

-Jean Durand marchand en 1667

-Jacques Olivier boucher en 1669

-Magdelaine Bereschel marchande en 1669

-Jacques Prime bonnetier en 1669

-Julien Faudet marchand en 1669

-Pierre Bourdonnais couturier en 1669

-Georges Huet, cordonnier demeurant en la rue de Poudouvre en 1669, rue St Etienne en 1671

-Louys Jacob, maréchal en 1669

-Pierre Le Mée et Guyonne Labbé boulangers dem. rue de Poudouvre en 1669

-François Gueban, couturier en 1669

-Christophe Fourré boulanger demeurant rue du chasteau en 1669

-Olivier Renault boulanger en 1669

-Jan Durand boulanger en 1669

-René Jacob marchand ferronier au Haut Martray en 1669

-Jan Sébille marchand mercier en 1669

-Jan Orieux cordonnier en 1669

-François Radier couturier en 1669

-Jan Chevalier marchand mercier deme. Rue de Poudouvre en 1669

-Gilles Radier, couturier en 1669

-Pierre Laisné, sonneur en 1669

-François Queban, couturier en 1670

-Jacques Touzé couturier en 1670

-François Desclos, marchand drapier en 1670

-François Baron, maréchal en 1670

-Pierre Onfray marchand chaudronnier en 1670

-Louis Le Mée «tissier en toile» en 1670

-Julien Hingant boucher rue de Poudouvre en 1670

-Gilles Faudel marchand d'épingles en 1670

-Marguerite du Bon, marchande en 1670

-Jacquemine Haquin, boulangère en 1670

-Jan Bereschel «escholier» en 1670

-Jan Nicole, filassier en 1670

-Bertrand Collet, cordonnier en 1670

-Christophe Lacoste, serviteur domestique, en 1670

-Estienne Macé, couturier rue de Poudouvre en 1670

-Pierre Haquin «escholier» en 1670

-Anne Laurant, boulangère en 1670

Jan Sébille mercier rue du Four en 1670

-René Desprez, «escholier» en 1670

-René Rouault, «escholier» en 1670

-Jan Garnier marchand voiturier rue de Poudouvre en 1670

-Pierre Laisné sonneur du Haut Bourgneuf en 1671

-Jan Ducoust couvreur d'ardoise en 1671

-Gilles Prime couvreur rue du Four en 1671

-Gilles Orieux, boucher en 1671

-Laurent Botrel, maréchal en 1671

-Gilles Jan marchand mercier en 1671

-Jan Halouvry ouvreur d'ardoises en 1671

-Julien Rivière serrurier au Bas Martray en 1671

-Me Jan Le Clerc Sieur du Fresne «Me D'Eschole» en 1671

-Jan Carmenan vitrier au Bas Martray en 1671

-Louis Le Mée boulanger rue de Poudouvre en 1671

-Jacques Botrel boulanger en 1671

-Jan Dupuis cordonnier rue du Bourneuf en 1671

-Thomas Auffray marchand de bassines rue du Chasteau en 1672

-Régnaud Jamin boulanger rue de Bourneuf en 1672

-Jean Baptiste Le Cardinal meunier en 1733

-Nicolas Jacques Socquet marchand en 1741

-Louis Boutrais cordonnier en 1741

-Jean Guillot, chapelier en 1742

-Marie Lefort, du tiers ordre de St-Dominique

«maîtresse d'Eschole pour jeunes filles»   en 1742

-Jean Boutrais menuisier en 1743

-Gillette Chaumon, sage femme en 1744

-Charles Peneven, vitrier en 1748

-Louis Rouxel tailleur en 1748

-René Haubois cordonnier en 1748

-François Hervo menuisier en 1749

-Louis Gautier cordonnier en 1750

-Pierre Rouxel garçon tailleur en 1750

-Claude Hingand serrurier en 1755

-Mathurin Lécuyer cordonnier en 1755

-François Orieux blanchisseur en chaux en 1755

-Jean Baptiste Houée serrurier en 1755

-Mathurin Lereste menuisier en 1755

-René Loisel cordonnier en 1756

-François Pringault, couvreur de pierre en 1756

-Joseph Marie Bedeuc, maitre perruquier en 1756

-François Béart, maréchal en 1756

-Julien Nogrel, maréchal en 1756

-Jean Rohan dit du Fresne menuisier en 1757

-Jean Bertrand, maçon en 1758 et 1773

-Claude Hingand, chevalier en 1759

-François Cholet, boucher en 1759

-Jean Gaultier cordonnier en 1759

-Pierre Rouillé marchand en 1760

-Jacques Leffondré menuisier en 1760

-Jacques Lecuyer cordonnier en 1760

-Louis Loisel cordonnier en 1760

-François Loisel couvreur en pierre en 1760

-Louis Laubel menuisier en 1761

-René Ferté marchand en 1761

-Jean Marchix maréchal en 1762

-Louis Gaultier cordonnier en 1762

-Claude Hingant serrurier en 1763

-Jean Lécuyer cordonnier en 1763

-Vincent Barbé marchand en 1764

-Pierre Morgand tisserand en 1764

-François Perroquin jardinier en 1765

-Julien André Martin tailleur en 1770

-Jean Diveu menuisier en 1770

-Thomasse Labbé tailleuse en 1770

-Jean Gilbert, sérrurier en 1772

-Jeanne Morin sage femme en 1772

-Claude Lacoste perruquier en 1773

-Jean Marie Menier, cordonnier et marchand en 1773

-Julien Macé maréchal en 1773

-Jean Rohan, Maître menuisier en 1774

-Jacques Molet, Maitre Maréchal en 1774

-Charles Chardin, Maitre Maréchal en 1774

-Jean Louis Macé maréchal en 1776

-François Tanguy, jardinier en 1776

-François Ferté, Maitre tailleur, cité en 1777

-Jérome Moignac, marchand poislier en 1778

-François Le Goualec, a servi pendant vingt ans dans le régiment d'infanterie d'Orléans. Mort en 1779

-Pelagie Labbé sage-femme en 1792

-Jean Le Bondinier, gendarme en 1793

-Joseph Bertrand, maçon en 1793

-François Le Reste, menuisier en 1793

-Pierre Pinsard, maçon en 1793

-Jean Le Moine, charpentier en 1793

-Adrien Tellier, gendarme en 1793

-André Ménard, boucher en 1793

-Jacques Victor Sevoy greffier de paix en 1814

-Louis Gesret bourrelier et débitant en 1814

-René Rondel charron en 1814

-François Lominé bourrelier en 1814

-Pierre Collas débitant en 1814

-Louis Ferdinand Dequesne percepteur en 1814

-Antoine Loizel couvreur en 1814

-Mathurin Bertrand entrepreneur en 1814

-Guillaume Noël Lenormand concierge en 1814

-Jean Caramel débitant en 1814

-Pierre Thébault fossoyeur en 1814

-Hippolyte Legrand chapelier en 1814

-Jaques Perquis portillon en 1815

-Etienne Morin maréchal en 1815

-Pierre Lelandais cordonnier en 1815

-Victor Orieux serrurier en 1815

-Jean Gache serrurier en 1815

-Malo Loizel marchand en 1815

-Nicolas Gaudard capitaine de gendarmerie en 1815

-Guillaume Charlopin gendarme en 1815

-Sébastien Couët brigadier de gendarmerie en 1815

-Michel Hamon jardinier en 1815

-Jean Lescop percepteur en 1815

-Ambroise Thoreux boucher en 1815

-Constant Serviget maréchal en 1815

-Jean Marie Renaud tailleur en 1815

-François Ruellan meunier en 1815

-Jean Orieux, boulanger en 1815

-Ollivier Méheut, marchand en 1815

-François Orieux marchand en 1815

Actes divers

dimanche 22 octobre 1645 :

baptême du fils d'une Anglaise nommée Rachel dont le mari est prisonnier de guerre en Angleterre

 

Le trentième jour du mois d'octobre 1686 décéda Maistre Pierre Becherel lequel fut tué d'un coup de pied que lui donna Escuier Pierre Boquen, Sieur du Colombier...

 

Le vingt neuviême jour du mois de may de l'an mil sept cent soixante quatorze le corps d'Augustin Courté jeune enfant Mandiant de profession s'étant dit de la paroisse de Corseul diocèse de Sainct Malo pouvant être âgé de neuf à dix ans décédé du jour d'hier à la Grande Maison de Céans...

 

Le seizième jour du mois de juin mil sept cent soixante quatorze le corps de François Bordeaux dit la douceur âgé d'environ cinquante et un ans ancien Soldat du Régiment du colonel général des dragons de la compagnie St Eulien et admis depuis quelques jours à l'hôtel des Invalides Mary en son vivant de Françoise Lereste...

 

Le dimanche premier jour de novembre fêtents mil sept cent cinquante après la procession faite à l'ordinaire autour de l'église et immédiatement avant la célébration de la Grand Messe, Marie Anne Turing fille Maurice Turing et d'Anne Catherine Vantal sa femme de la ville de Strasbourg faubourg de Pierre, épouse de Joseph Clemène originaire de Verone en Italie, soldat au régiment de Late compagnie de lois, âgée de vingt ans, reconnaissant que l'église catholique apostholique et romaine en la seule dans laquelle on puisse se sauver, ce désirant entrer vivre et mourir dans sa communion, après avoir été éprouvée et instruite de tous les points et articles que la foi nous enseigne en publique ou et de son plein gré abjura l'hérésie dans laquelle engagée par le malheur de sa naissance a fait la profession de foi...

La jeune convertie recevra pour parrain noble Maitre Claude Sevoy, Sieur de Beauvais, procureur du roi en cette sénéchaussée et pour marraine Dame Renée Françoise de la Belinaye, épouse de Messire René de Fontebont seigneur de la Jarretière St Riveul.

 

Le vingt unième du mois de septembre mil sept cent soixante quatorze le corps de Jean Houys Mandiant de profession privé de tout temps d'Esprit et de jugement selon le Bruit publique de la paroisse de Langourla pouvant être âgé d'environ Cinquante ans décédé du jour d'hier dans la Maison de dame Marie Anne Sohier...

 

Le septième jour du mois de janvier de l'an mil sept cent soixante dix neuf, le corps de Augustin Benoist âgé d'environ quarante ans, Matelot, profession de la Hougue* avec permission de se retirer chez lui en date du dix neuf décembre dernier décédé du jour d'hier à la Grand Maison....

****La Hougue dans la Manche (Gilles Barly, un matelot originaire de Caen, reçu permission de se retirer chez lui et mourut le date du 28 juin 1779)

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 07:31

 

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Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

 

La paroisse de Sainte-Urielle dépendait de l'évêché de Dol et relevait du doyenné de Bobital. Juridiquement cette paroisse était rattachée à la subdélégation de Montauban, et ressortait du siège royal de Dinan, cependant la juridiction de Bécherel étendait ici sa suprématie. Dans la taxe imposée aux bénéfices du diocèse de Dol en l'année 1516 le prieur recteur de Sainte Urielle dut compter 60 sous. Cette paroisse fut menacée d'être supprimée en 1790 et rattachée à celle de Trédias, mais il fallut attendre 1802. Lors de la réorganisation du Culte, officiellement Ste Urielle fut rattachée à Trédias, au presbytère de Trédias fut longtemps conservé ce document du ministère du Culte paraphé par Napoléon Ier. En tant que commune demande fut effectuée en 1813 par ses habitants afin que Sainte-Urielle soit annexée à Trédias. Il fallut attendre un décret en date du 23 juin 1819 pour assister à la disparition de l'ancienne localité désormais rattachée à Trédias.(ci dessous le vieux marronier planté à proximité du presbytère de Sainte Urielle) 

 

 

 

 A travers la dédicace de cette localité à Sainte Urielle on peut estimer que son évangélisation fut entreprise vers le VII ème siècle. La présence du village de Kermehen à Trédias est aussi intéressante : il signifie -le village de Mewen allusion probable au fondateur du monastère de Saint Jean de Gaël qui mourut au début de cette même période. En réalité Sainte Urielle et Trédias se seraient détachées de la paroisse primitive de Plelan -Ploe lann: paroisse de la lande, et dont on peut penser qu'elle fut évangélisée par celui qui est à l'origine de la fondation monastique de Languédias -lan Catihern. Ce religieux: Catihern est évoqué vers 511-520 car il fut mis à l'index lors du Concile de Tours, car avec un certain Lovocat ils allaient de cabanes en cabanes célébrer les offices et étaient assistés dans leurs démarches par des femmes. Cette pratique fut condamnée dans une lettre adressée au sixième siècle à ces missionnaires Bretons, lettre écrite par les évêques de la Gaule romaine*:

«-nous faisons appel à votre charité, non seulement pour empêcher ces femmes d'administrer les saints sacrements , mais aussi de ne pas admettre de vivre sous votre toit avec une femme qui n'est pas votre grand-mère, votre mère, votre sœur ou votre nièce» Une lettre signée par les évêques *Licinius de Tours, Eustochius d’Angers et Melaine de Rennes fut envoyée aux deux belligérants :

«...Par un rapport du vénérable prêtre Spararus, nous avons appris que vous ne cessez point de transporter certaines tables de-ci, de-là, dans les cabanes de divers concitoyens, et que vous osez célébrer des messes, en ayant recours, pendant le service divin, à des femmes que vous appelez “conhospitae”. Pendant que vous distribuez l’Eucharistie, elles tiennent le calice vous étant présent, et elles ont l’audace de donner au peuple le sang du calice. C’est là une nouveauté, une superstition inouïe. Nous avons été profondément contristés de voir réapparaître, de notre temps, une secte abominable qui n’avait jamais été introduite dans les Gaules. Les pères ont décidé que les partisans de cette erreur doivent être exclus de la communauté ecclésiastique. Aussi avons-nous cru devoir vous avertir et vous supplier, pour l’amour du Christ, au nom de l’unité de l’Eglise et de notre commune foi, de renoncer, aussitôt que la présente lettre vous sera parvenue, à ces abus de tables en questions, que nous ne doutons pas, sur votre parole, avoir été consacrées par les prêtres, et de ces femmes que vous appelez “conhospitae”, d’un nom qu’on n’entend ni ne prononce sans un certain tremblement, d’un nom propre à diffamer le clergé et à jeter la honte et le discrédit sur notre sainte religion. C’est pourquoi, selon les règles des Pères, nous ordonnons à votre charité, d’empêcher ces femmelettes de souiller les sacrements divins en les administrant illicitement ».

 

 

***Licinius -à la tête de l'archevêché de Tours de 507 à 519

 

*** Eustochius -à la tête de l'évêché d’Angers et présent au Concile de Tours en 511

 

*** Melaine - à la tête de l'évêché de Rennes de 505, il fut canonisé en 530

 

***On peut aussi les désigner évêques du «Royaume Franc» -Regnvm Francorvm

 

Ci dessus le plan du bourg de Sainte Urielle, en rélité il se limitait à l'église à laquelle était accolé l'auditoire de justice (étoile violette) et le presbytère où subsista longtemps un marronier.

 

 

Un bourg castral: Ste Urielle

 

quand on sait que ce bourg castral de Sainte Urielle ressortait de l'évêché de Dol et faisait face à la motte-castrale évoquée dans les actes relatifs au prieuré de Saint Georges, situé quand à lui en l'évêché d'Aleth, pareils aménagements défensifs pouvaient-ils résulter d'une menace religieuse entre deux évêchés différents ? On sait que dans la seconde partie du XIème siècle il fut procédé à l'investiture d'évêques au «pouvoir laïque» tel Junguené -Jungoneus ou Junkeneus évêque de Dol de 1008 à 1039, Juthael, de 1039 à 1076 et Gilduin -Gilduinus neveu de Junguené, évêque de Dol en 1076 et mort le 27 janvier 1078. Même période, sous l'épiscopat de Jean de Châtillon dit Jean de la Grille, évêque de Aleth de 1146 à 1163 sera mis fin à semblables excès religieux en l'évêché voisin d'Aleth et s'opèrera le transfert du siège épiscopal de Aleth à Saint Malo, ce malgré l'opposition des moines de Marmoutiers. Sous son égide, des fondations Cisterciennes verront le jour sur notre terroir. * Mais c'est sous son successeur Albert que fut fondée l'abbaye de Pont Pilard*. En réalité le bourg de Sainte-Urielle semble avoir été très modeste: l'église entourée du cimetière* et à laquelle était accolé un discret auditoire de justice dans lequel les contrevenants à l'ordre étaient jugés,* et en retrait le presbytère menaçant ruines à la veille de la Révolution. Un châtaignier centenaire à l'emplacement du jardin presbytéral était encore visible il y a peu. Et ce fameux puits qui suscite encore de l'intérêt : la tradition prétendait qu'au fond du dit puits s'y trouvait un trésor* ! Le 7 avril 1490 des sauvegardes furent accordées à diverses paroisses : ainsi le 10 avril, «Mandement de déffense aux gens de guerre de non prendre vivres ni utenciles sur les paroessiens de Tredias et de Saint-Urielle sans les poier et de non d'eux exiger deniers sans exprès mandement de la Duchesse» ****Le 3 février 1137 le comte de Lamballe, Geoffroy Botherel petit fils d'Eudon de Pentièvre fonde l'abbaye de Saint Aubin des Bois -Abbatia Sancti Albini de Bosco en Plédéliac qui sera confiée à l'Ordre Cistercien ***Le 15 octobre 1137 le comte Olivier II de Dinan & Agnorée de Penthièvre son épouse fondent l'abbaye Notre Dame Sainte Marie de Boquen en Plénée qui sera également confiée à l'Ordre Cistercien. Le même couple avait confié à l'Ordre de Marmoutiers en 1109 le site qui devint Jugon, puis remirent à ce même ordre le site de Boquen afin d'y créer en 1119 un prieuré, mais faute de donations, le prieuré ferma ses portes.   ***Vers 1160 Roland de Dinan fonde l'abbaye Notre Dame de Pont-Pilard en Mégrit -à présent Beaulieu en Languédias -Abbatia Beatoe Marioe de Belloloco , elle sera confiée à l'Ordre Augustin  ****Précisément en ce cimetière de Ste-Urielle, cet enfant mendiant enterré en 1741 ****Duchesse Anne de Bretagne «le dix huit septembre mil sept cent quarante et un est décédé un enfant mendiant agé d'environ douze ou treize an natif de la paroisse de Tram(a)in a été le lendemain enterré dans le cimetière de cette paroisse en présence de Pierre Cyllart Joseph Renouvel, Jean Colombel par moi soussigné Jean Duhamel prieur de Ste eurielle ****Les seigneuries de la Baillie et du Chênay Villebart disposaient pareillement de même droit de moyenne et de basse justice et donc d'un auditoire -en principe situé sur le fief même. En revanche la paroisse de Ste Urielle relevait de la juridiction de Quérinan en Languédias pour les affaires relevant de la haute justice. ****A Sévignac, au village disparu de la Ville-Billy ne clamait on pas à propos de la fontaine du lieu: «à la fontaine des Ville-Billy, aux vêpres des rameaux, l'or y coule à flots». Ci dessous ce qui subiste de ce bourg ainsi que le chemin qui conduisait de ce bourg à celui de Trédias

 

 

 

Santez Uriell

 

La tradition veut que Sainte Urielle* -Eurielle soit la fille du roi de Domnonée* Juthaël connu sous le nom de Hoël ou de Judual,* lequel régna vers l'an 560 et eut pour successeur l'un de ses fils : Judicaël. Ce dernier fut contemporain du roi Dagobert qu'il rencontra en 632 à Clichy afin de mettre un terme aux exactions commises par les troupes bretonnes en Pays franc -vallée de la Vilaine. Mais son frère Haeloc s'appropria illégalement le trône obligeant son aîné Judicaël à se retirer au monastère Saint Jean de Gaël* -actuel Saint Méen, où il mourut vers 650. Précisément ce monastère avait été fondé par cet ecclésiastique connu sous le nom de Saint Méen. Né vers 540 dans le Gwent en actuel Pays de Galles, il accompagna dans sa mission évangélique de l'Armorique Saint Samson de Dol, et selon la tradition alors qu'il traversait le Porhoët -pays au delà de la forêt «de Paimpont», il reçut l'hospitalité d'un riche seigneur nommé Caduon. De retour d'une mission dans le Bro-Waroch le pays Vannetais, il retrouva Caduon qui lui fit don des terres dont il disposait et qui étaient en bordure du Meu. L'ensemble émanait de la seigneurie désignée Tre Foss. Un monastère y fut construit: le monastère Saint Jean de Gaël. Saint Méen y mourut le 21 juin 617.Une fontaine dédiée à St-Méen est visible au bourg de Trédias, elle a été transportée auprès de l'actuelle église de Trédias mais elle provient du village de Kermehen* à Trédias. Ci dessous : statue de Sainte Urielle-bois polychrome XVIème



****Une femme porta ce prénom: Urielle Ledormeux, morte âgée de 33 ans, au Chesnay en 1765, une autre femme: citée le 13 pluviôse an VI, elle s'appelait Urielle Lefort et demeurait la Chapelle es Fougerays.

 

***Le royaume de Domnonée fut fondé vers 510 par un obscur Riwall né dans le Gwent en actuel Pays de Galles. Ce territoire de Domnonée s'étirait approximativement _nitialemet de la rade de Brest jusqu'à Aleth -actuellement Saint Servan, et de la Manche jusqu'à la forêt de Paimpont. La Domnonée rappelle l'origine de ces Bretons établis ici en notre péninsule : Outre Manche ils appartenaient à la tribu Dumnonis, ils ont également donné leur nom au Devon.

 

***Enfants du roi Juthaël et de la reine Pritelle:

Judicaël, Judoc, Winnoc, Eoc, Eumaël, Doetval, Gozel, Largel, Ruivas, Riguald, Judgoseth, Halon, Ludon, Guinmaël, Guenae, Juthaël, Urielle, Onenn -patronne de Tréhorenteuc, Bredai, Guen, Cleor, Prust.

 

 

 

***Le monastère de St Jean de Gaël fut incendié à trois reprises par Charlemagne vers 799 en représailles aux raids bretons en pays franc -actuelle vallée de la Vilaine, et les envahisseurs Normands *** détruisirent le monastère ce 919. Il sera reconstruit au cours des Xème et XIème siècles et une ville se développera autour, elle empruntera son nom: Saint Méen.

Devenue en 1918 Saint Méen Le Grand

 

***Normands: terme emprunté à l'ancien norrois parlé jadis en Scandinavie -nordmaðr signifie les hommes du Nord

 

***En breton Kermehen signifie le village de (St) Mewen ou le village de (St) St-Meen .

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:15

 

 

Fondation du prieuré Saint Etienne de Jugon

 

 

Fondation du Prieuré de Jugon  verrière de l'église de Jugon

 

Guillaume, abbé de Marmoutiers, Breton d'origine, parcourait les diocèses de St Malo, St Brieuc & Vannes. Vers 1108, il se trouvait à St Malo auprès de l'évêque Donald avec Geroffroi de Dinan & son fils Olivier II de Dinan, seigneur de Jugon, ainsi que son autre fils : Guillaume de Dinan dit l'abbé -ainsi nommé en raison de possession de quelque propriété ecclésiastique. Lequel s'associa au projet de Olivier II. Peu de jours après Olivier II recevait en son château de Jugon Guillaume, abbé de Marmoutiers et lui donnait un moulin et son droit de pêche, un four banal, des droits d'usage dans sa forêt et l'exemption du droit de coutume. Geoffroi de Dinan, présent pour sa part au prieuré de Dinan y ajoutait le fief acquis illégalement au nord de la défense de Jugon, domaine appartenant à la famille Briend avec consentement du chef de cette dynastie et la dîme de Miguerit, en Tramain, Cramail et Carmele...

En 1109, Olivier II de Dinan et Agnorie de Penthièvre sa femme, confièrent à l'Ordre St Martin de Marmoutier la terre comprise entre «la grande porte du mur de ville et le confluent des deux rivières dites Jugon* et Argoena *» à la condition d'y construire une église et d'y former un bourg. Ainsi va naître le prieuré St Etienne et la cité de Jugon : «Moi, Ollivier, l'ancien, fils de Geoffroy, seigneur de Dinan; tenant d'héritage et présent de mon père le château qu'en style vulgaire on appelle Jugon, du nom de l'eau qui coule au pied dudit château , étant avec mon père Geoffroy et avec mon frère Guillaume surnommé l'Abbé, à St Malo de l'Isle, j'ai donné pour mon âme et pour celles de mes parents, à Dieu et à St Martin de Marmoutier, entre les mains de dom Guillaume, abbé, la Terre qui est à Jugon, depuis la grande porte, avec les habitants qui étaient déjà en ce lieu jusqu'à la rencontre des deux eaux de Jugon et de l'Arguenon, pour y fonder une église et un bourg, tellement affranchis et tranquilles, qu'ils ne doivent jamais aucune coutume ni à Ollivier, ni à aucun homme, excepté aux moines».

 

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Un autre acte relatif à cette fondation stipule : «Nous défendons d'inhumer et d'ensevelir les corps des défunts aux croix des quatre chemins, et dans les terres non consacrées pour servir de cimetière, mais nous voulons que les corps des fidèles de ce château reçoivent la sépulture dans le même cimetière de Jugon». Au nombre des témoins figurent de la fondation de ce prieuré : Gaufredus Dinanensis; Eudo Gobio; Morvanus Dumiaco; Pleardus de Brohorii*; Radulphus filius Santarii; Ascelinieus filius Briencii; Hustus Gramaticus; David de Miniaco; Rainaldus filius Chinochi; Oricus de Miniaco; Querricus de Langanano... Geoffroy de Corron renonce en faveur du Prieuré Notre Dame en 1145 à ses droits dans le moulin de Jugon, ainsi qu'à la dîme sur la rivière Arguenon. Le prieuré compta d'abord cinq moines, puis quelques années plus tard il n'étaient plus que deux et à partir de 1587 un seul. Quelques prieurs de Jugon : Galterius et Oliverius abbas XIIème, Mainfinitus en 1144, Gui..., Geoffroi d'Evran en 11.., Raoul, Alain Louët en 1208, Mathurin Rouxel en 1373, Rolland Le Diouron en 1660. Alors qu'Étienne de Penthièvre revenait de la cour du roi d'Angleterre avec son armée, tandis qu'il passait par Jugon, il fut accosté par deux moines : Geoffroy de Juran et David, moines du lieu. Ces derniers lui demandèrent de confirmer la fondation du prieuré de Jugon, ce qu' il accepta.

 

***Elle prend sa source au dit lieu le Val de Jugon en Eréac.

***Arguenon

***Pleardus de Broon

Outre le prieuré un certain Bertrand ajouta à cette fondation une chapelle de la Vierge au delà de la rivière Jugon dans laquelle étaient enterré les pèlerins & les étrangers avec quelques terres. L'église fut agrandie dans le cours du XVIème siècle et dans la première moitié du XIXème siècle, quand au prieuré il menaçait déjà ruine en 1680. Jugon dispose également d'un hospice de la milite du Temple comme on le voit à travers une charte de Pierre Mauclerc en faveur de ses militaires en 1217. Les hôtes du prieuré de Jugon sont justiciables des moines, même s'ils se trouvent au marché du seigneur de Dinan, si la justice de l'abbaye est en défaut, le jugement reviendra au seigneur mais c'est Jugon qui percevra les amendes.



Actes de fondation du Prieuré

Notuleedit presentibus et futuris quod Oliverius, prior filius Gaufredi domini Dinanensis, eum tenret ex hereditate a dono patris sui castrum quod vulgari lingua appellatur Jugon, ex nomine aque que fluit sub eodem castro, quod Jugon similiter appellatur, contigit at aliquando cum eodem patre essetapud dictum (Sanctum) Maclovium de Insula, ubi condcedenti ipso eodem patre suo et Guillelmo cognomento Abbate fratre suo dedit pro anima sua et parentum suorum Deo et Beate Marie Majoris Monasterii et monachis ejus : primo donum, Guillelmi Abbatis; deinde super altare Sancti Maclovii, terram que est apod Jugon a magna porta, cum hospitibus qui jam erant in eodem terra, usque ad locum ubi conjungum due aque Jugon scilicet et Argolna, ad faciendam ecclesiam et burgum, ita solutum et quietum ut hospites ejusdem burgi; nec ipsi Oliviero nec alicui homini unquam reddant aliquam consuetudinem nisis monachis tantum. Promisis eciam se eis adquitaturum quamdam curvaturam terre que propter reflexionem Argolne reflectitur et ipsa, versus burgum monachorum, ut possint cursum aque conjungere monti, sic et hospites ipsius Oliverii de vico quiest subtus castrum ex parte Argene fluvii aquararie usque ad magnam portam; et a magna porta usque a burgum monachorum parrochiani ecclesie monachorum reddentes ibi totum jus parrochiale sieut in hospites eorum; dedit quoque eis echiam piscariam. Cujus donacionis testes sunt, ex parte monachorum Guillelmus abbas Sancti Martini, Guillelmus prior Minoris Monasterii, Guarinus de Lanrigan, Hubertus panetarius, Petrus bajulus, Gauterius armarius, Johannes de Combornio, Ravilius prior Sancti Maclovii, Mainfetius prior Dinanensis, Guillelmus Rebrach, Golias (ou Helias)sacristanus Sancti Maclovii, et famuli monachorum Paganus camerarius, Augerius de Hospitali, Johannes Marescalus, Gaufredus Resellus, Petrus Martinus, Petrus Martinus, Rainus Columbel, Ascelinus Corbel, Radulfus Bruornus, poro ex parte Olliverii, ipse Gaufredus pater ejus et Guillelmus frater ipsus, Simon archidiaconus, Eudo Gobio, Herveus filius Hannonis, Paganus filius Kirham, Hugo filius Guigonis, Brehaldus prepositus et multi alii. Concessum et epciam ipso Oliverio ab abbate et monachis presentibus ut tantumdem fiat pro eo quando obierit quantum pro monachio.

Porro in eadem septimana venit dominus Guillelmus abbas ad prefatum castrum ipsi Oliverii ubi ipse Oliverius addidit huic elemosime eciam molendinum unum suum cum tota piscaria ejus, dedit eciam et furnum, ad quem molendinum et furnum molerent et coquerent hospites de burgo suo a magna porta usque ad burgum monachorum per consuetudinem sieut et hospites eorum. Concessit eiciam monachis quicquid eis dare vel vendere voluerint homines ejus sive milites ita tatem ne perdat caput servicii sui. Concessit, quoque ut monachis accipiant solute ac quiete hoscis ipcius ad edificandum et aredendum ibicunque ipse acceperit, et ubicumque ejus acceperint homines ibi et homines monachorum; pori vero monachorum sint in pasnagio in omnibus boscis suis sicut et porci ejus erunt, et ubicunque pascent hospites ejus porcus suos, ibi et hospites monachorum similiter suos et monachis reddant pasnagium*(I). dedit eciam eis decinam de omnibus conductibus suis le passagio et concessit ut omnes qui hospites guerint in terra monachorum quodcunque mercatum feerint in castro ejus vel in quocunque loco ipsius terre sive patris sui non reddant inde sibi consuetudines sed monnachis. Si homines vero monachorum fecerint aliquid foris factum, clamor presens fiet ad monachum et faciet inde justiciam, et habebit emendacionem qualem debebit si voluerit accipere aut, si voluerit, condonabit. Quod si monachus a facienda justicia defecerit, clamor deferetur ad dominum castri et ipse quidem eoget hominem ad justiciam , sed monachus habebit emndacionem. Hec omnia concesserant unxor ejus nomine Gonnor et filii ejus Gaufridus sillicet et Guillelmis. Hec omnia vidit et audivit dominus Guillelmus abbas Sancti Martini cum omnibus monachis suprascriptis, demptis quatuor, Guarino silicet, Ravillio, Mainfunto, Golia (ou Helia); et famuli eciam suprascripti viderunt et audierunt excepto Gaufredo (ou Urfredo), . Ex parte vero Oliverii, ipse Oliverius, Bertrannus filius Magni, Galiurius filius Odonis, Audroius filius Philippi, Roaldus filius Philippi, Gauffredus filius Gotonis, Galterius Abbas, Guillelmus filius Noran de Brihan, Oliverius Abbas, Trihan presbyter, Arnaldus Gremart, Simon archudiaconus, Eudo Gobio, Gualterius filius Mainfunti Isacar, Alanus miles et Tanguy frater ejus, Morgant Cocus, Maurolego, Radulphus portarius, Ricardus filius Laufredi, Gaufredus filius Pernaturalus, Gaufredus Manent, Gaufredus filius Piscis, Robertus Tonsus, Thomas de Sancto Joanne. Dedit quoque Betrandus, filius Magni, pro anima sua et parentum suorum Beato Martino et monachis ejus capellam quandam que erat ex altera parte castri, ultra aquam, ubi aliquando interrabantur corpora mortuorum, et quandam partem terre circa eandem cappelam ad hospitandum vel ad faciendum quod monachis placuerit; et sive hospites ibi mittant monachi, sive alindquid faciant, totum erit solutum, quictum, et nichil omnio reddat aisi monachis. Et hoc ipse Oliverius concessit, et uxor ejus et filii supranominati, et suseperunt sicietatem et beneficium Majoris Monasterii de manu prefati abbatis tam ipsa mater quam filius ejus; et Bertrannus, et Trihan capellanus, et multi alii hec audierunt supradicti testes pene tam monachi quam famuli quosquid supra nominati ad presens eos reiterare necesse non fuit. Cum Gaufredus, dominus Dinanensis, longo tempore dubitasset posset dare an non in elemonisam aliquid de ecclesiis de decimis earum de feudo Britennensium quod habebat in terra sua, et tollet (sic) eis per violencie rapinam, et nullum utile consilium invenisset sine assensu et voluntate illorum, quia dominus habebat odio rapinam, holvaustum et victime impiorum abominabiles sunt apud dominum, Briencius, cognomine Vetulus, Britennsium summus dominus, et eorum primogenitus, ac Sancti Martini monachus, quorens tam salutem animarum Dinanensium dominorum quam parentum suorum, filiorum videlicet G. Vetuli et Gauterii Taschen, impretato acceptoque ab omnibus illis assensu et voluntaria concessione ad Sanctum Maclovium Dinanensem in claustrum venit cum Gilduim (ou Gilduini) filio Gilonis cujus sororem uxorem habuerat, inn que claustro Gaufredum Dinanensem dominum cum monachis turbaque baronum suorum invenit, cui cumm suorumque, assensum et voluntariam concessionem retulisset, Gaufredus valde gravisus est; concessio igitur talis fuit "Ego Briencius Vetulus et filii mei, omnisque parentela nostra, volumus, assentimus, concedimus et rognamus ut, de feudo nostro quod nobis,et omnes sciunt, injuste tollistis tam ex parentela tua Sancto Martino soli, et nullis aliis sanctis, donatis in perpetuum habendum quicquid volueritis pro salute et redempcione animarum tocius generis nostri tam mortui quam viventis, ita ut elemosina in primis sit vestra, et nos vobiscum ejusdem participes simus". Hac ergo donacione Gatfredus et filii sui accepta, donata et confirmata, gaudium magnum habuere ne amplius unde dubitaverunt dubitata vel debuerunt. Hujus convencionis testes ipse Gaufredus Dinanensis, Eudo Gobio, Morvanus Dimiaco, Pleardus de Brohorii, Radulphus filius Santarii,Ascelinus filius Briencii, Hustus grammaticus, David de Minaico, Rainaldus filius Chinochi, Orricus de Miniaco, Querricus de Langanano. Testes de illa parte ipse Briencius Vetulus, Briencius Armarius, Gildunus filius Gilonis, Johannes sacrista, Rainaldus nepos ejus, Hamus capellanus monachorum, Briencius Cato et Rainaldus, Hanno filius Guerrici, Gaulterius de Mariaco, Robertus de Herico et alii multi.-Mex igitur in premiciis donorum donavit nobis decinam suam de Mignerito : gec facta sunt sub priore Mainfinito, ibidem domino militantibus monachis Herveo, Guingomaro, Hamarico Rainaldo, Radulfo. Deinde dedit idem Gaufredus, dominus Dinanensis, Sancto Martino et suis monachis terram Berhandi Canuti, scilicet partem unam de Carmalo, et alteram partem de Carmelou, quas partes concesserat idem Brehandus Canutus predicto Gauffrero et eumdem Gauffredum suum heredem fecerant de illis partibus terre; has igitur duar partes terre de Carmalo et de Carmelen liberas deit predictus Gauffredus sicut dictum Beato Martino Majoris Monasterii concedentibus omnibus filiis suis; tests hujus doni sunt qui suprascripti sunt.Oliverius, Dinanensis dominius, dedit Domino et Sancto Martino et monachis de Jugon omnem consuetudinem hominum monachorum quam in feria,* (II) sua accipiebat, unde testes sunt Ricardus dapifer, Rivalonius portarius, Perenesus de Porta et alii multi. Notum sit omnibus fidelibus prensentibus et qui post ipsos futuri sunt quia Evanus filius Ranulfi, inspirante Domino, volens fieri monachusin monasterio Beati Martini Majoris Monaserii, paulo antequam fuerat monachus, dedit Sancto Martino et suis monachis hereditem suam de terra que vocatur Carmoith, sicut eandem tenuerat, jurehereditario, Ranulfus pater suus : hoc donum fuit factum et confirmatum ante Gaufredum dominum Dinanensem. Ex sus parte vero idem Gaufredus, Dinanensis dominus, dedit Beato Martino et suis monachis totum servicium quod habebat in predicta terra Ranulfi Carmoith, quam post Ranulfum tenebant Galterius et Evanus filii sui et Verserius consanguineus eorum. Testes ex paerte eorum ipse Gaufredus dominus, Evarius Cocus, Robertus Bernadi filius, Moyses Gormeli filius, Gormelon filius : ex parte monachorum, dominus abbas Guillelmus, Durandus, Asinus, Evanus Ranulfi filius. Et quoniam castrum de Jugon, antequam in dominium Gauffredi Dinanensis vel heredum ejus deveniret, antecessorum et parentum comitis Stephanus de uria regis Anglorum veniens per Jugon transiret, dominus Gauffredus de Ivan et dominus David, monachi scilicet de Jugon, adireunt comitem Stephanum, multis precibus eum rogantes ut elemosinam de Jugon quam Gauffredus Dinanensis et Olivrius filius ejus Majori Monasterio fecrant ipse concederet; quod tunc in audiencia multorum benigne concessit, horum silicet (presencia) : Conani capellani ipsius comitis, Horvenisii filii Horvenisii, Goscelini de Hibiler, Roaldi vicarii, Gauffredus de Ivran et Daid socius ejus, et David capellanus monachorum, Hoellus famulus monachorum et alii Sancri Martini de Rocoit et Rivalonus frater ejus dederunt monachis Sancri Martini Majoris Monasterii apud Jugon manentibus ut eorum firmitatem habere promererentur duo novalia prati, duoque arabilis terre in Carboihac, unde testes sunt ex parte monachorum Radulphus prior, Herveus monachus, Evanus monachus, David presbyter, Gorhandus Sebelinus; ex paerte Galterii, ipse et frater ejus Gaufredus Rivallonis filius, Gaufredus Gualterini filius, Carnotus Tardivunus et alii multi. Postea vero ipse Rivallonus decinens in infirmitalem dedit Deo et monachis pro anima sua quator novalia *(III) terre et omnia alia prata juxta duo novalia, terras arabiles juxta peiram (ou peciam) propinquam Maclariam, et juxtam petram Merclariam et duo prati : unde sunt testes supradicti.

Eo itaques tempore quo dedit dominus Oliverius de Jugon, pro anima sua et parentum suorum, Domino et Sancto Martino in manus Guillelmi abbatis donum quod huc ipsius ac suorum omnium patrocinio filiorum ratum tenemus eodem, sicut in presenti cartula alias scriptum habemus, Bertrannus Magni filius pro anima sua capellam Beate Marie et curam eandem, et quoddam terre novale et cemiteriolum ubi peregrinorum et pauperum corpora inhumari solebant eidem abbati et monachis suis donavi; postea vero, defuncto Thoma primogenito suo, ut supradicti monachi in oracionibus suis eum susciperint et honorifice sepelirent, donum illud augmentaturum pollicebatur. Deinde, divina inspirante gracia, qua dicitur quem digilit Deus corrigit", item Apostulus : " vitrus itate perficibur", non modica correctus infirmitate, quasi fratres suos monachos advocat, consilium querit, et se ipsum eis tribulens, et ut eum in oracionibus suis susciperent censum duorum solidorum et unius quaterii frumenti eis donavvit, et ne quis eis quasimonachis fraudulenter contradicelet, Gaufredum Oliverii filium et fratres suous qui testes ac doni hujus defensores essens advocavit homines qui censum redderent, preostendit Thehellumvidelicet Vetulum unam minam frumenti et sex solidos a terra quam ab eo tenebat sibi reddentem; Bernardumque Caballum unam minam frumenti reddentem; Exulatumque Petri filium tres solidos; Gravonis filium duodecim dinarios; presentes hujus honi testes sunt Radulfus prior, Herveus et Evanus monachi, Hamo capellanus, David presbyter, Evanus sacerdos, Goffredus, Alanus, Olliverius fratres et dominius hujus castri, Picardus dapifer; Guillelmus vicarius, Hanno de Gorra et Robertus frater ejus, Ollivierus de Leen, Exulatus de Guerrivel, Hoel, Gonnor uxor Oliverii, Alanus Bertranni filius, Stephania ejusdem uxor Bertranni, Laura Bertranni filia, qui et ipsi pro anima domino et monachis gec dona dederunt et concesserunt. Ne posteritas veteres latere queat, stylo memorieque commendavimus, quod Gauffredus de Corrun in claustro Sancti Maclovii de Dinan Domino et Beato Martino, abbati Guillelmo et monachis ejus dedit partem suam cujusdam molendini de Stagno, quartam partem omnium consuetudinim quas tunc hereditario jure possidebat, et de passagio decinam sur partis passagii : hujus rei testes sunt ipse Gaufredus de Dinan Olivierusque ejus filius, et Alanus et Evanus ocus, David de Miniac et molti alii.

Ut Rafredus molendinarius particeps beneficii Majoris Monasterii esset, de horto suo concessit terram habendam ad exclusam reficiendam; quapropter monachi in eorum capellanus injunxerunt et honorifice sepelierunt. Quod ejus filii Herveus et Galterius concesserunt et super altare Sancte Marieposuerunt. Hujus doni testes existunt Evanus, magister Jullianus capellanus, Evanus Tardif, Alanus filius Arnaudi.

Sic sigillatum in fermento albo cum filiis ab ipso inpendentibus.

 

***(I) Droit à aquitter pour la glandée et le parcours des bois du seigneur par les porcs des vassaux.

*** (II) Foire ou marché du seigneur.

***(III) L'ager novalia se disait soit d'une jachère récemment levée, soit d'une pièce de terre nouvellement cultivée.

 

Ci dessous l'emplacement du prieuré 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:05

 

Liste des ouvriers embauchés lors de la pause du chemin de fer en 1863

 

date de l'entrée noms et prénoms des voyageurs âge qualité ou profession lieu de naissance domicile habituel

 

le 15 janvier Lende Julien 23 ans,  terrassier Champagne

le 15 janvier Manchatre Victor 19ans, terrassier Champagne

le 1 février Beruque François 24ans, terrassier Laurenan

le 8 février Marjot François 29 ans,terrassier Trémeur

le 17 février Marjot Pierre 18 ans, terrassier Trémeur

le 18 février Radouche Auguste 25 ans, chartier Saint Brieuc

le 6 mars Chouaniet Marjot 25 ans,charon Evran

le 6 mars Desriac Ange 30 ans,chartier Sévignac

le 13 mars Dévaux 28 ans,charon Redon

le 18 avril Loizel Louis M picoteur de pierres Saint Julien

le 4 mai Reboux Joseph M 22 ans, picoteur de pierres Mégrit

le 1 mai Bourjon Julien 16 ans,  picoteur de pierres Mégrit

le 1 mai Rondel Pierre M 24 ans, picoteur de pierres Mégrit

 

 

La plupart d'entre eux résidaient au village du Boisorieux chez Jean Louis Clément, et chez Jean Guillot. La ligne de chemin de fer traverse la commune de Dolo sur une superficie de 2.759 mètres. Dolo compte alors 962 habitants.

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 23:55

 

la tradition a attribué une origine templier à la chapelle dédicacée à St Eutrope. Les villages de la Ville Dée autrement dit Villedieu et de l'Hôpital sembleraient témoigner en effet de leur présence, puis quand l'Ordre des Templiers fut supprimé, celui des Hospitalier de St Jean de Jérusalem prit le relais. Ces deux Ordres virent jour lors des croisades, dont la première conduite par Godefroi de Bouillon se déroula à partir de 1096. Les paroisses primitives bretonnes disparurent pour la plupart suite aux invasions scandinaves qui se déroulèrent du IXè jusqu'au Xè siècle. La fondation de l'abbaye cistercienne de Boquen en 1137 fut aussi l'occasion de maintes donations sur les paroisses environnantes, dont Langourla. Quelques sujets demeurant cette localité devinrent ainsi vassaux de la ditte abbaye qui disposait sur Langourla de bailliages encore cités au cours du XVIIème siècle dans des actes. Alain de Penthièvre fils de Henri fit dont à l'abbaye de Boquen de biens situés en la paroisse de Langourla le 11 mai 1211 :

«Universis, etc, Alanus, comes, Henrici comitis filius, salutem in Domino. Noveris universitas vestra me, cum assensu Henrici et Gaufridi filiorum meorum, hac mea carta confirmasse in puram et perpetuam elemosinam Deo et abbacie beate Marie de Bocquian et monachis ibidem deo servientibus , situm abbacie predicte, cum terra et nemoribus que circum jacent, et in quibus sita est, videlicet abbacie usque ad terram de Langourla ex una parte, et usque ad aquam que vocatur Rencia ex alia, retenta mibi tantummodo ferarum fuga et accipitrum captura; que ominia prius de dono Constancie comitisse Brittanie possidebant: quare volo quod producta abbatia et monarchi ejusdem loci donationem istam, nec non et omnes alias donaciones ilis datas, et dandas racionabiliter habeant bene et possideant pacifice et quiete in perpetuum; insuper sciatis me in mea custodia et protectione suscepisse abbatiam prenominatam cum ominibus possessionibus et pertinenciis suis. Preterea concessi eis ut semper habeant forestarium suum in predictis nemoribus cum meo forestario. Inde est quode seneschallis, ballivis meis et hominibus meis firmiter precipio, quatinus predictam abbaciam et omnes homines ipsius ab omni vi et injuria protegant et defendant, nullam ei injuriam inferentes vel inferri permittentes. Ut auben hoc in posterum firmum et stabile maneat, presentem cartam feci sigilli mei munimine roborari , et ad majorem firmitatem, P., venerabilis episcopus Briocensis , ad peticionem meam sigillum suum apponi feci. Actum publice apud nemus de Buhen anno gracie M° CC° undecimo sexto nonas maii».

En résumé, l'acte évoque le fief que Alain de Penthièvre fils de Henri fait à l'abbaye de Boquen, de la route de Langourla d'une part à la Rance d'autre part. Puis en 1239, dans une autre charte de Boquen apparaît Robert de Langourla, l'un de ceux qui participèrent à la septième croisade en 1249. C'était l'un des vassaux du puissant comte de Porhoët. La famille de Penthièvre était issue de la branche cadette des ducs de Bretagne. Dans le premier quart de l'an mil, Eudon reçu cet apanage dit de Penthièvre (la tête du Trieux) constitué des paroisses relevant des évêchés de Tréguier et Saint Brieuc, et rentra en conflit avec son frère le duc Alain III, s'estimant lésé, et tenta vainement d'y ajouter les paroisses relevant des évêchés de Aleth -transféré depuis à Saint Malo, et Dol. Quand à la famille de Porhoët, elle descendait des comtes de Rennes, et comptait pour membre le comte Guéténoc établit près de Guilliers vers 1008. Anciennement le Porhoët était désigné «pagus trans sylvam» devenu sous sa forme bretonne Poutrecoët -pays au delà du bois. La paroisse ainsi que la seigneurie de Langourla dépendaient dudit comté de Porhoët, ce qui explique pourquoi la châtellenie de Josselin y exerçait sa suprématie.

«Universis, etc, Robertus de Langourla, miles, salutem in Domino. Noveris quod ego iter arripiens Jerosolimitenum per presentes litteras meas, cum assensu Girardi filii mei, confirmavi ecclesie beate Marie de Boquian et monachis ibidem Deo servientibus unum quarterium siliginis in decimis meis de Langourla, ad mesuram venalem, quod quarterium ego dudum elemosinaveram monachis predictis percipiendum, imperpetuum in decimis meis annuatim, nichil michi et heredibus meis retinems preter retribucionemdivinam; etc. Actum anno Domini millesimo cc° xxx° nono, mense Julii.

 

 

Cette seconde charte évoque le soldat Robert de Langourla, qui avec l'assentiment de Girard son fils, confirme à l'abbaye de Boquen et aux moines la donation d'un quart de seigle à prélever dans la dîme que sa famille possède sur Langourla.

 

-En 1273 échange il y eut de biens en Langourla entre l'abbaye de Boquen et Gefre Le Rey :

«A toz ceux qui verront ou orront ces lettres, Joane comtesse de Lamarche et de Engolesme, et dame de Fougieres et de Porhoit, salut en Nostre Seignor. Sachent tot que nos avon fet e estaible icele eschange que labe e le covent de labeie de Boquian, de lordre de Cisteaux, levesque de Seint Brioc, firent à Gefre dit Rei, borgeiz de Ploarmel; c'est asaveir de feu Delabarre e de Cran e de la Pervenchiere les apartenances asises en la paroisse de Langorla et de Sein Vran soz nostre seignorie.

 

Lesqueles choses valeient quand ces lettres furent donees seixante e quinze souz de rente chequn an. E de ces choses de sus dites avons receu labe de ladite abbeie de Boquian por lui e por son covent en nostre fei, e volon que illaient e tingent bien e en pez. En testemoine de ceste chose avons donc ces letres audit abbe e a son covent seelees et en nostre seel, sauve nostre dreiture en totes choses e nostre sesine. Ce fut fet en lan Nostre Seignor mil e dex cenz e seixante et treze».

 

-1294 accord avec Robert de Langourla au sujet d'un moulin :

«Sciant omnes tam presentes, quam futuris, quod cum contentio verteretur in jure, coram nobis, in curia nostra de Porhoet, apud castrum Joscelini, inter religiosos viros abbatem et conventum monasterii beate Marie de Boquien, Cist.ord., Brioc. Dioc., ex una parte Robertum de Langorla, armigerum, ex altera, super hoc, quod dicti religiosi, nomine suo et monasteri sui, petebant a dicto Roberto, et dicebant, quod homines eorum religiosorum existentes et manentes in villis de Barra et de Cranno cum persinenciis sitis in parochia de Langorla, de Sancto Verrano debebant venire de jure ad eorum religiosorum molendinum. Et dictus Robertus e contrario dicebat et affirmabat dictos homines in supradictis villis cum pertinenciis existente debereire de jure ad molendinum suum; eo videlicet quod per divionem et particionem inter antecessores dictis Roberti et Rolandi de Barra et ejus antecessores quondam factam dicti homines, ut dictum est, debedant ire ad molendinum dicit molendinum dicti Roberti. Et super hoc videlicet, quoddictus Robertus petebat a dictis religiosis predictas villas cum pertinenciis earumdem; eo videlicet quod dicti religiosi habuerant, seu aquisiverant a Gaufrido Regis burgensis de Plormel defuncto mediante pecuniam, prout affirmabat idem Robertus dicens se esse propinquiorem ad retrahendas dictas villas cum pertinenciis earum solvendo prius dictis religiosis dictam pecuniam, et dicti religiosi ex adverso dicebant et affirmabant se babuisse dictas villas cum pertimeneiis carumdem de predicto Gaufrido in scambium perpetuum, et nomine permutacionis factum de terra pro terra, seu de redditu pro redditu. En dicebant eciam dicti religiosi Olivarium de Mota avunculum istius Roberti, et Robertum de Mota parem istus Roberti et eciam istruù Robertum successive se recepisse in homines de dictis rebus, seu de dicto excambio cum corum perninenciis; offerentes se probaturos premissa omnia, et singula eorum vel que sibi sufficere deberent de premissis vera fuisse, et legitime facta per testes ydoneos et puplica (sic) instrumenta. Et super hoc quod idem Robertus icebat dictos religiosos percipere non debere unum carterum siliginis in decima de Coelen ex donatione Oliverii de Mota defuncti avunculi sui: nec non decimas Bertranni de Coelen, armigeri, in villis de la Bauteroe et de la Huchardere sitis in parochia de Langorla; eo videlicet quod dictus Ollivarius non potuit dare dictum quaterium siliginis in predictis decimis nisi tantummodo vita comite cum non haberet idem Ollivarius nisi usumfructum, prout affirmabat idem Robertus; et eciam dicebat se esse propinqiorem ad retrahendas supradictas decimas dicti Bertranni, quas titulo pignoris obligaverat idem Bertrannus sepedictis reliogiosis prout idem Robertus asserebat. Et dicti religiosi ex adverso affirmabant et dicebant sepedictos Ollivarum et Bertrannum dedisse et concessisse in puram et perpetuam elemosinam eisdem religiosis et corum monsaterio predictum quaterium siligis et predictas decimas longo tempore transacto; et antequam idem Ollivarius de Mota efficeretur fructuarius,et ipsos religiosos posuisse in corporalem possessionem de predictis, nihil sibi vel suis heredibus retinentes nisi tantummodo divinam retribucionem. Tandem post multas altercaciones et allegaciones, et multa placita e bonorum, et pridentum virorum consilio, in presencia nostra juridicio et curie predicte mediante ad pacem et concordiam devenerunt predicte partes in bune modum: scilicet quod prenominati homines in predictis vills existences, sive manentes, in precenti, et eciam in futuro debent ire molendinum dicti Roberti e ejus successoruù de consensu et voluntate dictorum reigiosum. Et predicte ville cum pertinenciis earum, ut supra dictum est, et predictum quaterium silinis dicti Ollivariiet predicte decime dicti Bertranni de Coetlan, de consensu et voluntate dicti Roberti, remanent in perpetuum dictis religiosis et corum monasterio et successoribus jure hereditario habenda de cetero, et possidenda pacifice et quiete absque ulla contradictione que ex parte dicti Roverti illius causam habentis ullo modo de cetero possit objici vel opponi, salvo tamen jure primogeniture dicti Roberti in predicitis villis cum pertinenciis earum eidem debitoa dictis religiosis tantummodo; etc. Datum mense maii, anno Domini millesimo ducentesimo nonagesimo quarto. Valete. Unicuique parcium remanent saizine, quas possidebant tempore date presentis tenendo tenorem presentium litteratum. Datum ut supra». Dans cette charte, rédigée en présence de Jeanne de Fougères dame de Porhoët au château de Josselin, Robert de Langourla, porteur d'armes, procède à de nouvelles donations en faveur de l'abbaye de Boquen dont un moulin. Les villages de la Barre «Barra», du Cran «Cranno» sont cités ainsi que ceux de la Bautrais «Bauteroe» et de la Huchardays «la Huchardere». On évoque aussi Coueslan alors possédé par écuyer Bertrand de Coueslan, et nombre de ces donations évoquées consistent en dîmes de seigle.

 

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Published by poudouvre
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