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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 15:13

Vaste construction militaire flanquée de quatre tours d'angle avec douves, pont levis, plus de trente embrasures de canons et des meurtrières sans nombre. Les documents de l'histoire de Bretagne font mention dès le XIe siècle, d'une seigneurie appelée La Moussaye, en latin Lousseae, ou Mousseia, située à 3 lieues de Lamballe, vers le midi, s'étendant sur les bords de l'Arguenon, et sur le pendant oriental des montagnes qui se groupent dans cette partie de l'ancienne Armorique. (Notes personnelles : tout près de la Moussaye un lieu désigné Basse-Cour atteste la présence à la Moussaye d'une première défense, type motte castrale, en prime à proximité ont été découvertes des hâches de l'Âge de Bronze, -voir Sites antiques réutilisés au cours de la période féodale : Broons, Plénée-Jugon, Corseul, Plédran, Pléven, Plédéliac, Jugon, Léhon, Tramain, Pléboulle, Trigavou, Loudéac...,ce qui pourrait attester que cette défense castrale fut aménagée sur un tumulus). La juridiction de cette seigneurie comprenait un territoire peuplé aujourd'hui de douze mille habitants et dont se composent tout presque en entier les communes de Plénée, Eréac et Sévignac, outre quelques portions des communes voisines. Un vaste château flanqué de quatre tours, élevé sur une haute colline, entourée par une forêt appelée la forêt de la Moussaye et dominant plusieurs lacs et étangs, en était le chef lieu. La première édification de ce château se perd dans la nuit des temps. Vers 1500, il fut rebâti sur un plan remarquable par sa noblesse et par sa grandeur. Les tours et les murs, construits en granit, ont jusqu'à présent résisté aux efforts du temps, et ce qui reste des ruines du château offre encore un beau modèle de l'architecture. (Voir les Dictionnaires géographiques de Corneille et de la Martinière et Manet; Histoire de la Petite Bretagne; t. I.p. 107, etc .). La terre de la Moussaye, faisait partie du comté de Lamballe, l'un des plus grands districts ou apanages de la maison de Penthièvre. Cette maison sortie d'Eudon, premier comte de Penthièvre, second fils de Geoffroi, duc de Bretagne en 992, remontait sa souche jusqu'à Nominoë, mort en 851, gouverneur de la Bretagne, sous l'autorité plutôt apparente que réelle de Louis le Débonnaire, et qui descendait lui même des anciens souverains du pays. Nominoë fit la guerre à Charles le Chauve, le vainquit en 845, et redevint complètement indépendant. (Art de vérifier les Dates, édit. in-8°, t. XIII,pp. 192, 193, 247, 248). On trouve une belle lithographie du château de la Moussaye, d'après une vue de 1829, et une carte de ses environs, d'après Cassini, dans une généalogie de la maison de la Moussaye, imprimée chez Crapelet en 1842, travail intéressant qui a servi de base au nôtre. Eudon, comte de Penthièvre, mort en 1079, avait laissé d'Agnès, fille d'Alain Cagnard , comte de Gornouaille, sept fils : Geoffroi, comte de Penthièvre, mort sans enfants en 1093, Brient, Alain le Roux et Alain le Noir, tous trois successivement comtes de Richemont en Angleterre, domaine qui fut le prix des services qu'ils avaient rendus à GuilIaume-le-Bàtard, duc de Normandie, lors de la conquête de l'Angleterre en 1066 ; Etienne, comte de Penthièvre ; Robert de Penthièvre, nommé dans une charte du comte Geoffroi, son frère aîné, en faveur de l'abbaye de Marmoutier. (Histoire des Grands Officiers de la Couronne, t. III, p. 52); et Derrien de Penthièvre, qui fit construire le château de la Roche-Derrien, lequel échut à ses neveux, et eut ses seigneurs particuliers dans les XIIe et XlIIe siècles. La maison de Penthièvre, après avoir jeté beaucoup d'éclat dans l'histoire, se trouvait, au commencement du XIIIe siècle, considérablement déchue de son ancienne splendeur. Des nombreuses branches qu'elle avait projetées, trois seulement subsistaient alors, sous les noms d'Avaugour, de Quintin et de Penthièvre-la-Moussaye. Alain II d'Avaugour, chef de la branche aînée, était fils de Henri II, comte de Penthièvre, fils d'Alain Ier, comte de Tréguier, de Penthièvre, de Guingamp et de Goello, fils du comte Henri Ier, qui, lui-même, était le troisième fils d'Etienne, comte de Penthièvre. Dépouillé des comtés de Tréguier, de Guingamp, de Saint-Brieuc, de Lamballe et d'autres fiefs considérables, par la politique du roi Philippe-Auguste et l'ambition du duc de Bretagne (Pierre Mauclerc), neveu à la mode de Bretagne de ce monarque.

 

Henri II d'Avaugour, quoique chef de la maison de Penthièvre, en avait quitté le nom et les armes ( d'hermine, à la bordure de gueules), et ne fut plus connu, ainsi que sa postérité, que sous le seul nom d'Avaugour, nom d'un château situé aux extrémités des paroisses de Plousy et de Bourbriac. Il prit un écu d'argent au chef de gueules (sceau de 1229), qu'Alain II d'Avaugour, son fils, changea pour un écu aune aigle au vol abaissé (sceau de 1264 ; Cartulaire de Marmoutier, copie, t. III, p. 405), mais qui fut repris et porté sans interruption par Henri III d'Avaugour, son petit-fils et les descendants de ce dernier. Cette branche des barons d'Avaugour s'est éteinte en hoirs mâles en 1331. La branche connue sous le nom de Quintin, formée par Geoffroi, frère puîné de Henri II d'Avaugour, comte de Penthièvre, s'est éteinte au XVe siècle, et ses biens sont passés dans la maison du Perrier. Elle portait l'écu a Avaugour. (Palliot, Vraye et parfaite science des Armoiries, p. 144). La branche de Penthièvre-la-Moussaye avait pour chef, en 1250, Guillaume de Penthièvre, seigneur de la Moussaye. Nous allons rappeler la filiation de cette branche d'après le témoignage de l'histoire de Bretagne, et les actes des diverses réformations où sa noblesse d'ancienne extraction a. été prouvée.

 

 

La Moussaye 

Armoiries, de gauche à droite : de la Moussaye, Gouyon de la Moussaye, de Montbourcher, Franquetot de Coigny, de la Motte de Broons de Vauvert

I.- Guillaume Ier de Penthièvre (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 5), seigneur de la Moussaye, né vers le du XIIIe siècle, est le premier auteur certain de la maison de la Moussaye. Ce seigneur, n'étant point intervenu dans les partages de la branche d'Avaugour, devait, comme celle-ci, retrouver sa souche dans l'un des derniers fils du comte Eudon, et probablement dans Robert de Penthièvre, le sixième, frère puîné du comte Etienne, auteur de la branche d'Avaugour. Celle de Guillaume de Penthièvre avait adopté pour armes distinctives un fretté, c'est-à-dire une figure indiquant une puînesse avant que l'usage du lambel, de la cotice et de la bordure ne fût connu . Olivier, fils aîné de Guillaume, ayant recueilli de son père le château de la Moussaye, en prit le nom, qu'il transmit à sa postérité. Avant lui, nulle autre famille, en Bretagne, n'avait été connue sous ce nom. Guillaume de Penthièvre laissa deux fils :

 

 

 

1° Olivier qui suit

 

 

 

2° Raoul de la Moussaye, chevalier, lui et trois autres chevaliers bretons, Jean de Québriac, Prigent de la Rochejagu et Geoffroi de Boisbilly, se trouvant à Limisso, port de l'île de Chypre, au mois d'avril 1249, avec l'armée que le saint roi conduisait à Damiette donnèrent procuration à un marinier de Nantes pour le fret d'un navire destiné à leur passage

 

 

 

« Universis proesentes litteras inspectitus notum sit quod nos Johannes de Kebriac, Rudulphus de Mouceia, etc..milites ad communem custrum transfretianonis associati, de prundencia Hervei marinarii, nannetensis ciris, plene confidente, dicto Herveo plenam et omnimodam potestatem damus tractandi, ordinandi et conveniendi pro nobis et nostro nomine cumquibuscumque navium dominis, seu parcionariis, super precio pasagii nostri ad Damyettam, promittentes nos ratum habituros et completuros quicquid per procuratem nostrum circa hoc actum fuerit et conventum. Datem apud Nymocium sub sigillo mei Johannis supradicti, anno Domini millesumo ducentesimo quadragesimo nono, mense aprilis. » Raoul de la Moussaye fut tué en 1250 lors de la bataille de la Mansourah (ci dessus)

 

 

 

 

II.- Olivier de la Moussaye,  fils aîné de Guillaume de Penthièvre, prit la croix en 1269, et fit le voyage de Terre Sainte avec le comte de Richemont et plusieurs seigneurs bretons. En novembre 1274 Il vendit le pré d'Uzel au vicomte de Rohan pour payer les frais de la croisade. Voici l'acte de vente consentie par Olivier de la Moussaye : « Universis, etc. Herveus de Bouteville, tunc temporis senescallus nobilis viri domini Johannis ducis Britanniae, in Broerec et in Ploermel, salutem in Domino. Noverint quod Oliverius de la Moussaye armiger, primogenitus Guillelmi de Penthièvr, in jure coram nobis viro vicecomiti Rohan, militi, pratum quod vocatur magnum pratum de Uzel, situm in eadem parrochia…. Olivier de la Moussaye mourut en 1278 à un âge avancé laissant un fils prénommé Gervais de son union avec N. de Vitré, fille de André et de Thomasse de Matefelon.

 

 

 

III.- Gervais de la Moussaye, Sire de la Moussaye, bienfaiteur de Boquen en 1278, avait cessé de vivre en 1280. Laissant de sa femme, dont le nom est ignoré, deux enfants :

 

 

 

1° Bertrand Ier du nom - qui suit

 

 

 

 

2° Olive de la Moussaye

 

 

 

 

IV.- Bertrand Ier de la Moussaye, du nom, sire de la Moussaye, Chevalier, donna en partage noble, en 1280, à sa soeur Olive, de ce qui lui revenait dans les succession et echaste de monseigneur Gervais, sire de la Moussaye, leur père trépassé. Tels sont les termes de l'acte de partage qui s'est conservé. Bertrand de la Moussaye fut du nombre des seigneurs bretons qui siégèrent au parlement rassemblé à Nantes par le duc Jean II au mois de janvier 1288. Il accompagna le duc Arthur dans l'expédition de Flandres, et fut tué en 1304, à la bataille de Mons en Puelle. Il avait eut de son mariage avec Gillette de Rieux (voir La seigneurie de Rieux par Jean Ogée), trois fils :


 

 

 

1° Geoffroi, sire de La Moussaye, né en 1292. Le duc Jean III ayant conduit à Compiègne, en 1339 un secours de 3000 hommes au roi Philippe de Valois, contre Edouard d'Angleterre, la Bretagne se trouva dégarnie de troupes. Un parti anglais vint débarquer aux environs de Dol, et s'avança dans l'intérieur du pays, exerçant de grands ravages. Aussitôt le sire de La Moussaye rassembla ses vassaux, ses amis, ses anciens compagnons d'armes, et repoussa les Anglais. On attribue à la part glorieuse qu'il eut dans cette action ces paroles que le duc, à son retour prononça en le revoyant : Hounnour, Hounnour à Moussaye, paroles qui sont restées la devise de la famille. Après la mort du duc Jean III, deux compétiteurs Charles de Blois et Jean de Montfort, se disputèrent ses états. Un arrêt de la Cour des Pairs consacra les droits du premier et Philippe de Valois envoya une armée pour le soutenir. Le seigneur de La Moussaye embrassa la cause de Charles de Blois, avec du-Guesclin et toute la noblesse qui détestait le parti anglais en Bretagne. Le duc Charles fait prisonnier par Ageworth à la Roche Derrien, fut conduit en Angleterre et enfermé pendant plusieurs années dans la tour de Londres. Rymer, et après lui D. Morice (preuves, col. 1517) rapportent un sauf conduit donné par Edouard III à Geoffroi de La Moussaye et à trois écuyers de sa suite se rendant en Angleterre en 1357, pour la rançon de Charles de Blois; Geoffroi mourut peu après et fut inhumé, en 1358 : dans l'abbaye de Boquien (voir l'abbaye de Boquen en Plénée Jugon)

 

 

 

2° Bertrand IIe du nom qui suit ;

 

 

 

3° Olivier de La Moussaye

 

 

 

V.- Bertrand II de la Moussaye, IIe du nom, sire de la Moussaye, Chevalier, succéda à ses frères Geoffroi et Ollivier. Il ne dût pas rester étranger aux événements qui firent de la Bretagne, pendant vingt trois ans, le théâtre d'une guerre acharnée; mais l'histoire n'a rappelé que la part qui prirent ses deux frères. Bertrand II avait épousé, vers 1320 Isabeau de Pleumaugat (voir les possesseurs de la Maison à Plumaugat)

 

 

 

1° Guillaume, IIe du nom qui suit ;

 

 

2° Olivier de La Moussaye, seigneur de Kergoet, tué à la bataille d'Auray en 1364. (Hist. De Bretagne, par D. Lobineau, t. I, p. 511)


 


 

VI.- Guillaume II de la Moussaye, IIe du nom, sire de la Moussaye et de Kergoet(voir Les possesseurs de Pontaumas en Plénée-Jugon), fut arbitre avec Olivier de Brehan de l'exécution des clauses du contrat de mariage de Guillaume, seigneur de Lesquen et de Jeanne du Parc, le mardi 28 août 1364. (D.Morice, Preuves,t.I, col. 1581,1582). Il s'était marié deux fois,


 

 

 

1° avec Olive du Margaro, d'une très ancienne famille (voir le Margaro en Rouillac) ; 2° avec Jeanne de Maimbier.

 


 

Ses enfants furent :

 

 

 

Du premier lit :

 

 

 

1° Guillaume, IIIe du nom, qui suit ;

 

 

 

2° Alain, auteur de la branche de Lorgeril, rapportée ci après.

 

 

 

Du second lit :

 

 

 

3° N....de La Moussaye, dont se déclarent issus MM. de La Moussaye, seigneurs de Carcouët. On ne rapporte ici rien de leur filiations, ni de leurs services qui sont très honorables, parce qu'on a pas eu communication de leurs titres.

 

 

 

VII.- Guillaume III de la Moussaye, IIIe du nom, chevalier, sire de la Moussaye, épousa Jeanne de Dinan, fille de messire Rolland de Dinan, qui fut tué en 1364 à la bataille d'Auray. En 1386, le roi Charles VI ayant préparé au port de l'Ecluse, en Flandres, un armement contre les Anglais, tout ce qu'il y eut de grand en France, dit D. Lobineau voulut être de la parti. Guillaume de La Moussaye fut de ce nombre, ainsi que Bertrand et Eon de La Moussaye, écuyers, (Hist. De Bretagne, par D. Lobineau, t. I, p. 432). En 1396, Guillaume de la Moussaye fit hommage au vicomte de Rohan pour les fiefs qu'il possédait dans la vicomté de Rohan (D.Morice, Preuves,t.II, col. 671). Guillaume III de la Moussaye eut de Jeanne de Dinan :

 

 

 

1° Edouard, dont l'article suit ;

 

 

 

2° Robert de La Moussaye, mort sans alliance

 

 

 

3° Raoul de La Moussaye, chanoine de Rennes, protonotaire du Saint Siège, et archevêque de Dol, prélât dont les vertus égalaient le savoir et la haute éloquence qui lui fit donner le nom de Bouche d'or. Lors de l'avènement du duc Pierre II, ce fut lui, suivant le droit du chapitre de Rennes, remit l'épée à ce prince et le harangua. Bientôt il fut appelé dans le conseil du duc (1450) et y exerça longtemps la principale influence. En 1440, Raoul de La Moussaye fut envoyé en ambassade vers le roi de France (D.Morice, Preuves,t.II, col. 1231,1346). En 1451, il siégea au parlement tenu à Vannes, à la tête de tous les prélats, immédiatement après le comte de Richemont, héritier de la couronne. Les prérogatives du siège de Dol étaient depuis plusieurs siècles un sujet de discussion.entre les titulaires de ce siège et les archevêques de Tours. Raoul de La Moussaye entreprit de mettre un terme à ces fâcheuses discussions, et il y parvint. Le succès de ses efforts le rendit très agréables au Saint Siège. Plusieurs Chroniques rapportent qu'il était désigné cardinal, lorsqu'il fut enlevé par une mort prématurée. Cette dignité fut conférée à Alain de Coëtivy. Il fut inhumé dans l'église cathédrale de Dol. Son anniversaire se célébrait le 16 des calendes d'août. (Titres de l'église de Dol, fol. 104)

 

 

 

4° Jean de La Moussaye, prêtre, docteur en droit, chanoine de Dol et vicaire général de son frère (Titres de l'église de Dol, manuscrits latins, n° 5211 fol. 61). Il fut aussi conseiller de Pierre II, duc de Bretagne. En 1448, il fut assista au concile d'Angers comme procureur de l'évêque de Dol, son frère. Il s'intitulait docteur en droit, régent en l'université d'Angers. (Le Baud, d'Argentré, Lobineau). En 1451, Jean de La Moussye assista au parlement général ou états tenus à Vannes. (D.Morice, Preuves,t.II, col. 1565,1686).

 

 

 

5° Jeanne de La Moussaye, mariée vers 1590 à Alain de La Motte, chevalier, seigneur de Vaucler.

 

 

 

Fils naturel de Guillaume III, sire de La Moussaye :

 

 

 

Jean, bâtard de La Moussaye, écuyer, qui porta les armes avec distinction. Un compte du trésorier des guerres du dernier octobre 1449, porte que pendant 14 mois et 19 jours il avait suivi le dauphin depuis son départ de Paris. Il avait fait montre avec 16 écuyers, à sa suite au siège devant Tours, le 1er décembre 1418. (D.Morice, Preuves,t.III, col. 984).

 


 

VIII.- Edouard de la Moussaye, sire de La Moussaye et de La Rivière (voir site de la Rivière Moussaie) et de Kergoet (voir Les possesseurs de la terre de Kergoët en la paroisse de Saint-Jouan de L'Isle.), chevalier, chambellan de François Ier, duc de Bretagne, épousa Françoise, dame de Pléguen, de laquelle il eut :

 

 

 

1° Amauri Ier, sui suit.

 

 

 

2° Olivier de La Moussaye, reçut chanoine de Dol en 1462, (Titres de l'église de Dol, fol. 74)

 

 

 

IX.- Amauri Ier de la Moussaye, Ier du nom (voir Amauri Ier de la Moussaye, chambellan), sire de la Moussaye, de La Rivière, de Pléguen et de Kergoet, chambellan et grand veneur de Bretagne, gouverneur de Dol et de Dinan, et l'un des généraux du duc François II, parcourut une longue carrière et son nom se trouve lié à tous les évènements remarquables des règnes de Pierre II, Arthur III et François II. Il était écuyer et chambellan du duc Pierre II en 1451. (D.Morice, Preuves,t.II, col. 1604.1627.1646). Il était chevalier en 1453, servit à la conquête de la Guienne par Charles VII et se distingua aux sièges de Châtillon et de Bordeaux. En 1455, il accompagna le duc Pierre II lorsque ce prince se rendit à Bourges pour conférer avec le roi de France. Sous le règne du duc Arthur III (connétable de Richemont) le sire de La Moussaye, fut successivement choisi par les nobles de Bretagne pour un de leurs capitaines, pour tenir les revues générales dans les évêchés de Rennes et de Saint Brieuc, nommé gouverneur de Dol et de Dinan, puis grand veneur de Bretagne. En 1465, il servit dans l'armée bretonne qui marcha au secours du duc de Bourgogne, et qui arriva sous les murs de Paris le lendemain de la bataille de Montlhéry. Lorsque la faiblesse du duc François II et son aveugle confiance dans les étrangers eurent amené sur la Bretagne les calamités qui finirent par causer sa perte, la noblesse se divisa. Une grande partie arbora les couleurs de la France. Amauri de La Moussaye resta fidèle à son souverain, et entreprit pour le défendre tout ce que permettait la supériorité des forces qu'il eut à combattre. Après la retraite du duc sur Vannes, et sa sortie du port avec le prince d'Orange, Amauri de la Moussaye dégagea de la place 2.800 hommes de cavalerie, et dirigeait les forces vers Nantes, lorsqu'il fut attaqué à Joué par un corps de l'armée française. Tous les Bretons périrent dans cette lutte trop inégale, à l'exception de 600 avec lesquels le sire de La Moussaye alla se renfermer dans Nantes. Il concourut à la belle défense de cette place dont les Français frent obligés de lever le siège. (Le détail de ces actions se trouve dans tous les histoires de Bretagne et de France). Amauri de La Moussaye avait recueillit en 1457, la succession de Raoul, évêque de Dol, son oncle. Il se maria deux fois

 

 

 

I° en 1455 avec Euphrasie de Coetlogon, soeur de Jean, III du nom, sire de Coetlogon, qui le 13 janvier 1461, lui donna parage dans les successions de Jean II, sire de Coetlogon et de Isabeau de La Sauraye, leurs père et mère. (Histoire des Grands Officiers de la Couronne, t VII, p. 708). Après la mort sans enfants d'Euphrasie, le sire de La Moussaye se remaria

 

 

2° avec Marguerite de Langourla (voir histoire de Langourla, page n° 17) de laquelle il eut deux fils et une fille :

 

 

1° Amauri II, sire de La Moussaye, de La Rivière, de Pléguen et de Kergoet. Il devint seigneur de Plouer, de Ponthual et de Touraude, par son mariage avec l'héritière de Plouer. Lorsqu'en 1491, la duchesse Anne de Bretagne, épousa Charles VIII, cette princesse attacha à sa personne une garde 50 chevaliers ou écuyers, choisis pour la plupart parmi les principaux seigneurs de Bretagne. Amauri de La Moussaye en fit partie. Il était en outre maître d'hôtel de la reine. A la mort de Charles VIII, il faisait son service près de la reine et prenait la qualité de chevalier. (D.Morice, Preuves,t.III, col. 793). Il mourut jeune encore, laissant pour fils unique :

 

 

Jacques, sire de La Moussaye, comte de Plouer, seigneur de Pléguen, de La Rivière, de et de Kergoet, de Ponthual et de Touraude. Il fut tué très jeune dans un combat singulier. Sa riche succession revint à sa tante Gillette de La Moussaye épouse de Gui Goyon (voir Genealogie de la Maison des Gouyon pr M. Le Laboureur) ;

 

 

 

2° Christophe de La Moussaye, abbé commendataire de Boquien en 1495; (voir l'abbaye de Boquen, page n° 9)

 

 

 

X.- Gillette de La Moussaye, dame de la Moussaye, de Plouer, de Kergoet, de la Rivière, de Ponthual et de Touraude, après la mort de Jacques de La Moussaye, comte de Plouer, son neveu, s'était mariée deux fois 1° avec Guy Goyon de Mâtignon, chevalier sire de Launay Goyon et du Vaudoré, mort en 1528; 2° avec Jean, seigneur de Commenan. Elle eut de son premier mari une nombreuse postérité que nous allons rapporté comme ayant succédé aux riches possessions de la branche aînée de la Moussaye et étant connue dans l'histoire sous ce nom. Les enfants de Gabrielle (Gillette) de La Moussaye et Gui Goyon sont :

 

 

 

1° Jacques, dont on va parler ;

 

 

 

2° Nicolas Goyon, seigneur de la Rillardaye, qui de son mariage avec Louise de la Prévoté a laissé :

 

 

 

A Jean Goyon, seigneur de la Fosse, vivant en 1598 ;

 

 

 

B Jacquemine Goyon, mariée le 4 avril 1583 avec Jean Bouan, seigneur de la Grandville ;

 

 

 

3° Marie Goyon, épouse Jean Goyon, seigneur de l'Isle Havart;

 

 

 

XI.- Jacques Goyon, sire de la Moussaye, comte de Plouer, seigneur de la Rivière, de Kergoet, de Ponthual, de Touraude, de Launay Goyon, du Vaudoré, épousa, le 14 avril 1529, Louise de Châteaubriand, veuve de Julien Thierry sieur du Bois-Orcant, et fille de Jean de Châteaubriand, chevalier, sire de Beaufort, chambellan de François, duc de Bretagne, et de Jeanne d'Espinay. Jacques Goyon étant mort en1538, à 22 ans, Louise de Châteaubriand se remaria en troisième noce avec Jean des Nos, seigneur de Vaubersart. Elle avait eut du sire de La Moussaye, son second mari :

 

 

 

1° Amauri III, sui suit ;

 

 

 

 

2° Jeanne Goyon de La Moussaye

 

 

 

XII.- Amauri Goyon, III, sire de la Moussaye, IIIe du nom, sire de la Moussaye, comte de Plouer, seigneur de Ponthual, de Kergoet, de la Rivière, de Touraude, de Launay Goyon, du Vaudoré, chevalier de l'ordre du Roi, capitaine de 50 hommes d'armes, décédé le 21 octobre 1582, s'était marié :

 

 

 

1° avec Catherine de Guémadeuc (voir Maison de Guémadeuc par Jean Le Laboureur), fille unique de Jacques, sire de Guémadeuc et de Madeleine du Chastelier,

 

 

 

2° avec Claude d'Acigné, veuve de Claude, sire du Chastel, vicomte de Pommerith. Il laissa du premier lit un fils unique, qui suit :

 


 

 

XIII.- Charles Goyon, baron de la Moussaye, baron de la Moussaye, comte de Plouer, vicomte de Tonquedec et de Pommerith, baron du Juch et de Marcé, seigneur de Mur, de Launay Goyon, etc ; embrassa la religion réformée, ans laquelle ses descendants ont longtemps persévéré (voir Le protestantisme, page n° 1 - Le protestantisme, page n° 2 - Le protestantisme, page n° 3 - Le protestantisme, page n° 4 - Le protestantisme, page n° 5 - Le protestantisme, page n° 6 - La puissante famille Gouyon de la Moussaye, page n° 7). Il mourut en 1593, laissant des Mémoires plein d'intérêts et qui sont encore inédits. Il avait épousé le 21 décembre 1570, Claude du Chastel, vicomtesse de Pommerith et de Tonquedec, baronne du Juch et de Mur, fille de Claude, sire du Chastel, lieutenant général pour le roi en Bretagne, et de Claude d'Acigné. De ce mariage sont provenus :


 

 

1° Amauri IV du nom, sui suit ;

 

 

 

2° Charles Goyon, Pommerith, tué dans les guerres de Hollande ;

 

 

 

3°Jacques Goyon, baron de Marcé, époux d'Elisabeth du Matz de Montmartin. Leurs descendants, les marquis Goyon de Marcé, existaient en 1814 ;

 

 

 

4° Claude Goyon, seigneur de Touraude, marié en 1624, avec Anne Franchet de l'Aumosne. Jean Luc Goyon de Beaufort, seigneur de Touraude, qui représentait cette branche à l'époque de la révolution, fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris le 20 juin 1794 ;

 

 

 

5° Claude Goyon de la Moussaye, mort sans alliance ;

 

 

 

6° Françoise Goyon de la Moussaye, mariée avec David Mesnard, chevalier, seigneur de Toucheprès, seigneur châtelain des Herbiers, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de la chambre, capitaine d'une compagnie de 50 chevau(x)-légers :

 

 

 

7° Philippote Goyon de la Moussaye, mariée, le 16 janvier 1592, avec David de la Muce, seigneur de Ponthus, décédée la même année ;

 

 

 

8° Charlotte Goyon de la Moussaye ;

 

 

 

9° Marguerite Goyon de la Moussaye ;

 

 

 

XIV.- Amauri Goyon IV, marquis de la Moussaye (voir le temple de la Moussaye - La famille Rochelle de Plénée-Jugon), IVe du nom, marquis de la Moussaye en 1615 par lettres patentes d'érection de cette terre, comte de Plouer, vicomte de Tonquedec et de Pommerith, baron de Marcé et du Juch, seigneur de Mur, de la Motte, du Parc, de Kergoet, de Launay Goyon, etc.; fut l'un des chefs du parti protestant durant les guerres de religion. (Voir les histoires du temps, et entre autres, l'Histoire de Louis XIII par Michel Le Vassor). Amauri, marquis de la Moussaye, mourut en 1624. Il avait épousé Catherine de Champagné (voir Généalogie de la famille de Champagné, page n° 1 - Généalogie de la famille de Champagné, page n° 2), dame de Nogent sur Loir, morte à Paris le 11 juillet 1649, fille de Louis de Champagne, comte de Suze, chevalier de l'ordre du Roi, conseiller d'état, et de Madeleine de Melun. Elle l'avait rendu père * de trois fils ;

 

 

 

1° Amauri V du nom, sui suit ;

 

 

 

2° Brandelis Goyon de la Moussaye, baron de Juch, tué dans les guerres de Hollande du vivant de son père ;

 

 

 

3° François Goyon, baron de la Moussaye. Il fit ses premières armes sous le duc d'Enghein, depuis le Grand Condé, qu'il suivit dans toutes ses expéditions depuis le siège d'Arras en 1640. Ce prince, témoin de sa valeur et de sa capacité, lui fit conférer le grade de maréchal de camp le 22 avril 1644. François embrassa son parti avec chaleur dans les troubles de la Fronde, et fut nommé par lui lieutenant général de ses troupes et gouverneur de Strenay où il mourut en 1657. (Chronique hitorique militaire, par Pinard, t. VI, p.186)

 

 

 

XV.- Amauri Goyon V, marquis de la Moussaye, Ve du nom, marquis de la Moussaye, comte de Plouer, vicomte de Tonquedec et de Pommerith, baron de Marcé, du Juch et de Nogent sur Loir, seigneur de Kergoet, de Mur, de Launay Goyon, de la Motte du Parc etc.; suivit aussi le parti du Prince de Condé, qui le nomma successivement maréchal de camp et lieutenant général de ses troupes. Il avait servi avec distinction en Allemagne et en Catalogne. En 1646, il commandait plusieurs régiments à la bataille de Nordlingue, et y fut grièvement blessé. L'année suivante, il se tenait près du Prince de Condé pour recevoir et faire exécuter ses ordres. Au moment le plus périlleux, il prit le commandement du régiment de Villequier, et, dans une charge qui rétablit le combat et contribua à fixer la victoire, il eut son cheval tué sous lui, fut blessé et fait prisonnier. Le marquis de La Moussaye, fut depuis gouverneur de Rennes. Il était chambellan du grand Condé. Les Mémoires du temps rapportent plusieurs anecdotes qui prouvent jusqu'à quel point il posséda la confiance de ce prince. (Voir le dictionnaire des batailles; la Vie du vicomte de Turennes; la Vie du prince de Condé; les Mémoires de Motteville, etc.;). Il avait épousé le 11 avril 1629, Henriette-Catherine de La Tour d'Auvergne, soeur du vicomte de Turennes, et fille de Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, prince de Sedan, maréchal de France, et d'Elisabeth Nassau-Orange, fille de Guillaume Le Taciturne, prince d'Orange. Aux grands biens, que le marquis possédait en Bretagne, il ajouta le comté de Quintin que lui céda Henri de la Trémoille, duc de Thouars, pair de France, son beau-frère. Il eut de Henriette-Catherine de La Tour d'Auvergne (voir Procès verbal rendu au sujet d'une demande d'un Temple protestant à Quintin par le Marquis de la Moussaye  Rapports entre l'évêché de Saint Brieuc et le marquisat de la Moussaye)  

 

La Moussaye, le château avant travaux

1° Brandelis Goyon de la Moussaye, comte de Quintin, mestre de camp du régiment de Bourgogne. Il fut tué en duel à 21 ans, en 1651, par le comte de Tavannes ;

 

 

2° Henri Goyon, marquis de la Moussaye, comte de Plouer et de Quintin, vicomte de Tonquédec, et de Pommerith, baron de Saint Bonnet et de Nogent sur Loir, marié avec Suzanne de Montgommery et décédé sans postérité ; -portrait ci-dessous.

 

 

 

3° Amauri Goyon de la Moussaye, mort célibataire ;

 

 

4° Marie Goyon de la Moussaye. Zélée protestante, elle quitta la France en 1691 et se réfugia en Angleterre où elle mourut le 8 octobre 1717 ;

 

 

5° Elisabeth Goyon de la Moussaye, mariée, en 1679, avec René de Montbourcher (voir Etude de quelques armoiries.), marquis du Bordage, maréchal de camp, tué au siège de Philisbourg, le 18 octobre 1688. Sa veuve lui survécut treize ans et mourut le 18 octobre 1701. René Amauri de Montbourcher, leur fils, marquis du Bordage, recueillit du chef de sa mère le marquisat de la Moussaye (voir Quelques abjurations sur Plénée-Jugon & Sévignac en 1685). On doit au sieur de Montbourcher et à son épouse, la réfection de la chapelle de Saint-Cado à Sévignac, leurs armoiries figurent sur le pignon dudit édifice (voir la chapelle de Saint Cado à Sévignac). Après sa mort en 1744, les marquisats de la Moussaye et du Bordage échurent à sa soeur, Henriette de Monbourcher, épouse de François de Franquetot, duc de Coigny, maréchal de France. Le duc de Coigny, leur petit fils, vendit vers 1780, la terre de la Moussaye, à une bande de spéculateurs qui en firent raser les forêts et aliénèrent les plus beaux droits. Il ne reste maintenant autour des ruines du château, qu'un domaine dégradé qui ne représente pas le quart de la valeur primitive de l'antique seigneurie.

 

Marquisat de la Moussaye

 

1601-1784.- Titres généraux : minu fourni à Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, à cause de son domaine de Jugon, par René Amaury de Monbourcher, marquis du Bordage, seigneur de la Moussaye et par Henriette de Montboucher, épouse de François de Franquetot, marquis de Coigny, pour le rachat de René de Montbourcher, leur père (1601) : -aveu rendu à la chambre des comptes de Bretagne, pour la réformation du domaine royal de Jugon, par Amaury Gouyon, marquis de la Moussaye, héritier d'autre Amaury Gouyon, son père (1659).- minu et dénombrement présenté à la cour royale de Jugon, par Henri Gouyon, comte de Quintin et de Plouer, marquis de la Moussaye, vicomte de Pommerit, fils et héritier d' Amaury Gouyon, seigneur desdits lieux (1664); ces actes mentionnent « le chasteau et le lieu seigneurial du marquisat de la Moussaye, scitué en la paroisse de Plenest, circuit de douves et fossés, aveq deux ponts levis à l'entrée, haulte et basse cour, jardins, vergers, mestayries, bois de haulte fustaye où il y a de la panteine, le tout enclos dans le parc fermé de fossés et de buissons, garnis de barrière de costé et d'autre, terres labourables, froites, gallouer, aveq un colombier et foye à pigeons près ledit chasteau, et en laquelle seigneurie à le droit de justice, haulte, moyenne et basse, aveq tout ferme droit d'instituer et pourvoir d'officiers, sçavoir, seneschals, alloué, lieutenant, procureurs, greffiers, notaires, sergens et autres pour l'exercice d'icelle jurisdiction qui se fait en l'auditoire édiffié au bourg de Plénest un jour de chascune semaine, auquel bourg se tient tous les jours de samedy, le marché ordinaire, aveq quatre foires et assemblées, sçavoir deux audt bourg de Plénest, sçavoir deux audit bourg de Langouhèdre, o le droit de lever les droits et devoirs de coustume ainsy qu'il est plus au long déclaré, et le lendemain de chascune desdites foires se tient les pleds généraux audit bourg de Plénest, et outre droit et pouvoir de faire recevoir et recueillir les rentes dûes à la seigneuries par les hommes d'icelle chascun à son tour et rang, et le droit de lodes et ventes, épaves, gallois, successions de bastards, déshérances, confiscations, saisies, droit de recepte, rachats, soubz rachapts et autres aventures de fief, mesme de tenir sesdits bois et estangs, buissons et garennes forestables, prohibitifs et deffensables à tous autres sans y pouvoir pescher ny chasser sans la permission du seigneur, et en cas de contravention sesdits officiers doivent punir les contrevenans selon les édits royaux, et pouvoir d'establir forestiers pour la garde desdits bois; et à raison de la ditte seigneurie et marquisat de la Moussaye, ledit seigneur comte est seigneur, patron et fondateur de l'église parrochialle de Plénest, chappelle de Saint Melleuc, église du bourg de Tramain et chappelle de Langouhèdre, aveq droit de présentation des prébendes, droit de sépulture et pierre tombale enlevée, armoryée d'escussons de ses armes et de ses alliances aux principaux endroits tant au dedans que au dehors desdites esglises et chappelles, comme supérieur et présentateur aux bénéfices d'icelles»; quatre moulins à blé, les métairies de la Basse Cour, du Grand et du Petit Saint Melleuc, des Noës Hersart, des Grassins, de la Rochelle, du Cran, de la Cour de Plouër, de la Beusnelière, etc; droit d'assent sur les voisins qui veulent mener leurs bestiaux paistre dans les landes de la Moussaye; halles et cohues au bourg de Plénest, aveq une maison noble dans la rue Hersepot qui sert de prison et geôle pour la jurdiction de la Moussaye; traits de dîme appelés de Laurouan, de Margaro ou de Langouhèdre, du Rocher, des Landes, de la Jousnière et de Saint Melleuc, etc... » -vente de terre et marquisat de la Moussaye par Marie François Henri de Franquetot, duc de Coigny, chevalier des ordres du roi, colonel général des dragons de France, premier écuyer de sa majesté, gouverneur des ville et citadelle de Cambray, des ville et château de Caen, du château et maison royale de Choisy, capitane des chasses de La Varennes du Louvre, demeurant à Paris en son hôtel, rue Saint Nicaise, paroisse Saint Germain l'Auxerrois, à Jacques Joseph de La Motte de Broons (voir La famille de La Motte de Broons de Vauvert.), comte dudit nom chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis, demeurant en son château de Vauvert (voir Le château de Vauvert en Lescouët et ses possesseurs.), trêve de Lescouët, paroisse de Plorec, évêché de Saint Malo pour la somme de 432.000 livres, pot de vin compris (1782); les biens vendus comprennent outre la terre de La Moussaye, les seigneuries de la Vieuville et de la Motte du Parc, dans la paroisse du Gouray, la terre de la Rivière Moussaye dans la paroisse de Sévignac; les seigneuries de la Ville au Prôvost et de la Villepierre dans la paroisse de Plénest, etc; il est stipulé que «les meubles memblants comme lits, tâpisseries, chaises, fauteuls, glaces, mandats, couvertures, linge de lit, table de cuisine, portraits de famille, tableaux et autres meubles», qui sont dans le château de La Moussaye ainsi que les titres de famille et les livres ne feront point partie de la vente.

 

 

Portraits

Catherine de Champagné, Amaury IV Gouyon

Amaury V Gouyon, Le Duc Franquetot de Coigny

 

Branche de Lorgeril

 

 

VIl.- Alain de la Moussaye, chevalier, capitaine de Rennes, second fils de Guillaume II, sire de la Moussaye, et d'Olive du Margaro, sa première femme, eut un commandement de gens d'armes en l'armée que du Guesclin conduisit en Guienne en 1372. (Le Baud. ; Hist. de Bretagne, p. 342). En 1378, suivi de deux chevaliers et de vingt écuyers, il rejoignit le connétable en Normandie, sous les murs de Pont-Audemer, et se signala dans les assauts qui amenèrent la reddition de cette place. Alain de la Moussaye se trouva au siège de Cherbourg, et prit part à la délivrance de Saint-Malo et à la seconde expédition de Guienne. (Hist. de du Guesclin, par Hay du Châtelet, pp. 397, 456). Devenu capitaine de Rennes en 1380, il ratifia en cette qualité le traité de Guérande le 20 août 1381, ainsi que Jean et Guillaume de la Moussaye, chevaliers (D. Lobineau, Histoire de Bretagne, t. III, p. 606). A l'endroit de cette dernière citation, on a imprimé de la Houssaye au lieu de la Moussaye.Cette erreur, sou vent commise, se trouve dans Froissard et dans plusieurs autres ouvrages. Il existe un procès-verbal du 16 février 1669, dressé et signé par le procureur-général du parlement de Rennes, par M. de la Faluère, conseiller, et par les RR. PP., prieur et bibliothécaire des Jacobins de la ville de Rennes, touchant les nom, armes, devises et antiquités du seigneur Alain de la Moussaye, qui se trouvent dans leur couvent, tant en imprimés et manuscrits qu'en pierre et en bois. Il y avait à Saint-Malo une tour maintenant détruite, appelée la tour de la Moussaye, dont on rapporte la construction à cette époque. D'après d'anciens mémoires de famille, Alain de la Moussaye avait épousé Jeanne de Rohan. Il en eut :


 


 

1° François de la Moussaye, mort sans alliance j


 


 

2° Roland, Ier du nom, qui suit.


 


 

VIII.- Roland de la Moussaye, 1er du nom, écuyer, porta les armes avec distinction sous les ducs Jean V et François II. Il accompagna le premier, en 1418, au voyage qu'il fit à Paris pour négocier la paix entre la France et l'Angleterre. Le duc donna une ordonnance pour que Roland fût payé des frais de ce voyage (D. Morice; Preuves, t. 11, col. 968). Les efforts du duc ayant été inutiles, partie de ses troupes se rangea sous les drapeaux du dauphin. Au mois de janvier, que l'on comptait encore 1418 (r. st.), Roland de la Moussaye, accompagné de son jeune fils et de dix écuyers, se rendit au siège de Tours et contribua principalement à la réduction de cette place et de son château. Le régent promit à Roland de la Moussaye une récompense pour ce fait d'armes si important, et s'acquitta de cette promesse, lors qu'il fut roi, par le don de la maison noble et manoir de la Férandière, en Poitou, proche la ville de Poitiers, en laquelle maison il y avait colombier, garenne et juridiction. Roland échangea le fief de la Férandière contre la seigneurie de la Touche-Trebry près Moncontour (voir Le château de la Touche Trébry). Plus tard, il vendit cette dernière terre pour acheter la seigneurie de Lorgeril, agréablement située à trois lieues de Lamballe, sur la rive du Frémur, non loin de la mer, et s'y fixa définitivement. Le 31 décembre 1422, Roland signa le traité d'alliance des états de Bretagne avec le duc de Bourgogne. (D. Morice ; Preuves, t. II, col. 1128). Roland de la Moussaye fut compris dans la réformation de la noblesse en 1427. Il avait épousé Alix de Saint-Meloir, fille aînée du seigneur de Saint-Meloir. Il eut de ce mariage deux fils et deux filles, entre autres :


 



 

1° Jean, dont l'article suit ;



 


 

2° Guillaume de la Moussaye, tué à la guerre, sans avoir pris d'alliance;


 



 

3° Catherine de la Moussaye, mariée à Pierre Goyon, seigneur de Vaurouault, fils de Jean Goyon, seigneur de Vaurouault (voir Quelques notes sur la seigneurie du Vaurouault en Pléhérel), et d'Isabelle, dame du Verger. Catherine de la Moussaye reçut son partage le 41 novembre 4 443 (Hist. des Grands Officiers de la Couronne, t. V, p. 405).



 


 

IX.- Jean de la Moussaye, seigneur de Lorgeril, vivant sous les ducs François Ier , Pierre II, Arthur III et François II, a eu pour enfants :


 


 

1° François, dont l'article suit ;



 


 

2° Jean de la Moussaye, mort célibataire;


 


 

3° Roland de la Moussaye, que sa bravoure se fit connaître dans les armes sous le nom de Capitaine Roland. Les mémoires domestiques ne disent point s'il fut marié ;


 


 

4° Gilles, auteur de la Branche de la Folinaie, rapportée à son rang ;

 

 


 

5° Deux filles, dont l'une épousa le seigneur de Saint-Alban.

 

 

 

X. François de la Moussaye, chevalier, seigneur de Lorgeril, épousa, en 1505, damoiselle Marguerite de Brefeillac. Cette génération correspond à peu près à l'époque où la Bretagne, réunie à la France, cessa d'avoir ses intérêts propres et ses historiens particuliers. Les nobles Bretons restèrent fidèles à la profession des armes, mais leurs services cessèrent d'être recueillis par les annales du pays, ce qui explique les lacunes fréquentes qui se rencontrent depuis ce temps dans l'histoire des familles. François de la Moussaye laissa un fils, qui suit.


 


 

XI. Roland de la Moussaye, IIe du nom, seigneur de Lorgeril, fut élevé enfant d'honneur à la cour de Louis XII. Après la mort de ce monarque (1515), Roland fut destiné par son père au parti des armes. Il fit une partie des guerres d'Italie, et à son retour, il s'allia avec Jeanne Goyon de Beaucorps, fille deFrançois Goyon, seigneur de Beaucorps, et de Louise Jouin. Il eut deux fils :


 

1° Georges, Ier du nom, qui suit ;


 

2°François de la Moussaye, mort sans alliance.


 


 

XII. Georges de la Moussaye, Ier du nom, né en 1540, fit ses premières armes à la bataille de Saint-Quentin en 1557. L'année suivante, il se trouva sous le duc de Guise au siège de Calais, où il fut grièvement blessé, et perdit un bras en combattant vaillamment, dit un ancien mémoire, pour chasser les Anglais de France. De retour en Bretagne, il épousa damoiselle Gillette Roquel, dont il eut un fils,

 


 

Toussaint qui suit.

 

 

XIII. Toussaint de la Moussaye, chevalier, seigneur de Lorgeril, épousa damoiselle Jacquemine des Deserts, d'une très-ancienne famille de Bretagne, dont les planches de D. Morice rappellent les sceaux primitifs (un lion, une palme). De ce mariage est provenu :


 


 

XIV. Georges de la Moussaye, IIe du nom, chevalier, seigneur de Lorgeril et de Saint-Marc, marié, vers 1640, avec Marguerite Denoual, fille de Jean Denoual, sieur du Gravier, et de Marguerite Preheu. Par arrêt du 23 janvier 1669, rendu en la chambre de la réformation de la noblesse de Bretagne, au rapport de M. de Bréhan, Georges de la Moussaye et François, son fils aîné, furent déclarés nobles d'ancienne extraction et maintenus dans la qualité de chevaliers. Georges fit viser dans cet arrêt la filiation de sa branche et de celle de la Folinaie, depuis Roland de la Moussaye, son cinquième aïeul, mari d'Aliette de Saint-Meloir. Georges laissa deux fils :


 

1° François de la Moussaye, chevalier. Il continua la branche aînée sous la dénomination de seigneurs de Saint-Marc et du Pesle. Cette branche s'est honorablement soutenue jusque vers le commencement de la révolution, époque à laquelle elle s'est éteinte. La veuve du dernier seigneur de Saint-Marc est décédée à Saint-Brieuc, en 1829, âgée de 86 ans ;

 

 

 

2° Sébastien, qui suit.

 

 

XV. Sebastien de la Moussaye, chevalier, seigneur de Lorgeril, épousa damoiselle Renée de Saint-Guédas, fille puînée du seigneur de Saint-Guédas , vicomte de Saint-Denoual et de Planguenoual. Sebastien mourut jeune, laissant une fille en bas âge, qui lui survécut peu. Sa veuve se remaria, dissipa tous les biens de sa fille, et vendit la terre de Lorgeril, que les seigneurs de Saint-Marc s'efforcèrent inutilement de recouvrer.

 

 

Branche de la Folinaie, seigneurs de la Villeguerif et de la Vieuville.

 

 

X. Gilles de la Moussaye, écuyer, quatrième fils de Jean de la Moussaye, seigneur de Lorgeril eut en partage la terre de Gueravilly, démembrement de Lorgeril, qu'il échangea contre la terre de la Folinaie. il servit dans la marine royale. Il épousa damoiselle Marie Goures, issue par plusieurs generations de Jean Goures, lequel servait, en 1419, dans l'armée du dauphin, régent de France, avec 19 écuyers de sa compagnie. En 1437, Eon et Pierre Goures sont inscrits parmi les nobles de Goello qui prêtèrent serment de fidélité au duc de Bretagne. (D. Morice, t. Il, col. 919, 1308).


 


 

XI. François de la Moussaye, Ier du nom, écuyer, seigneur de la Folinaie, fils de Gilles de la Moussaye et de Marie Goures, épousa damoiselle Françoise des Rondiers, fille de N.... des Rondiers, seigneur de la Croix. Il en eut Julien, qui a continué la postérité.


 


 

XII. Julien de la Moussaye, chevalier, seigneur de la Folinaie, chevalier de l'ordre du Roi, servit avec distinction sous Henri IV et sous Louis XIII. Il épousa, en 1585, Perronnelle Goyon, dame de la Villeguerif, de Beaussais, des Noes, de la Vieuville, de la Villaumont, de la Villedaniel et des Métairies. De ce mariage sont issus :


 


 

1° Charles, dont on va parler ;


 


 

2° Mathurin de la Moussaye, écuyer, seigneur de Beaussais, marié, en 1636, avec Laurence Boullain, de laquelle il eut un fils : Jean de la Moussaye, écuyer, seigneur de Beaussais, qui fut maintenu dans sa noblesse d'ancienne extraction, en 1669, conjointement avec les seigneurs de Lorgeril et de Saint-Marc, ses aînés. Il avait épousé, en1658, Louise des Rondiers, et en eut :

 

 

A. Georges de la Moussaye, mort sans postérité ;

 

 

B. Jean de la Moussaye, décédé sans avoir pris d'alliance ;

 

 

C. .Louis de la Moussaye, seigneur de Beaussais, marié, en 1693, avec demoiselle Anne Cotton, fille du seigneur de la Faye-Cotton. Il ne laissa qu'une fille : Demoiselle de la Moussaye, dame de Beaussais, mariée à M. le Bouetoux de Bergerac.


 


XIII°. Charles de la Moussaye, seigneur de la Folinaie, de la Villeguerif, de la Vieuville, des Noes, de la Villedaniel et des Métairies, fut compris ainsi que ses cinq fils dans l'arrêt rendu pour sa famille par la chambre de la réformation de la noblesse de Bretagne, le 23 janvier 1669, arrêt qui la maintint dans son ancienne extraction et dans la qualité de chevalier. Il avait épousé damoiselle Françoise Bertho, fille de Jean Bertho, seigneur de Lescoublière et de Marguerite Mouesan. Les noms de leurs enfants sont :


 

 

1° René, qui suit ;

 

 

2° Philippe, auteur de la Branche de la Chesnaye, mentionnée ci-après ;


 

 

3° Jean de la Moussaye, seigneur des Métairies, marié : 1° avec damoiselle N... de la Bouexière, morte sans enfants; 2° avec damoiselle Marie Marin, dont un fils : Jean de la Moussaye, seigneur des Métairies, mort au service. Il ne fut pas marié ;

 


 

4° François de la Moussaye, seigneur des Noes, marié avec damoiselle Jeanne-Françoise Goubin. Leur fils : Charles de la Moussaye, seigneur des Noes, n'eut de son mariage avec damoiselle N... de Botherel, dame de la Chevrie, qu'une fille : Claire-Victoire de la Moussaye, alliée à messire François-Bertrand de Botherel, chevalier, seigneur du Plessix ;


 

 

5° Sébastien de la Moussaye, seigneur de la Villedaniel, marié avec damoiselle Claude le Roy. Il eut pour fille unique : Renée de la Moussaye, épouse de René de la Choue, seigneur de la Haute-Mettrie.

 

 

 

XIV. René de la Moussaye, chevalier, seigneur de laVilleguerif et de la Vieuville, épousa, vers 1645, damoiselle Mathurine Lambert, fille de N... Lambert, seigneur de Lorgeril en Plorec. Il eut pour fils :


 


 

XV. Pierre de la Moussaye, seigneur de la Villeguerif et de la Vieuville, capitaine au régiment de Saint-Mesme, puis commandant des milices de Bretagne ; il épousa damoiselle Jacquemine de Bhan et en eut :


 

 

1° Victor-Martial, mentionne ci après ;


 


 

2° N... de la Moussaye, cordeliers


 

 

3° N... de la Moussaye, cordeliers


 


 

XVI. Victor-Martial de la Moussaye, seigneur de de la Villeguerif, eut de son mariage avec damoiselle Françoise le Gobien, une fille unique :


 

 

 

Françoise de la Moussaye, dame de la Villeguerif, mariée, en 1754, avec messire Augustin de Ruellan, seigneur du Tiercent. Dans le cours de la révolution, cette dame, sans enfants et affaiblie par l'âge et les infirmités, fut amenée par des conseils intéressés à disposer de ses biens, qui étaient considérables et dont les anciennes lois assuraient la reversion au marquis de la Moussaye, alors émigré.


 

 

Branche de la Chesnaye. Marquis de la Moussaye.


 


 

XIV. Philippe de la Moussaye, chevalier, seigneur de la Folinaie, second fils de Charles de la Moussaye, seigneur de la Folinaie, de la Villeguerif, etc., et de Françoise Bertho, est compris avec son père et ses frères dans l'arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne qui les maintint en 1669 dans leur ancienne extraction. Il avait épousé damoiselle Jeanne Piédevache, fille du seigneur du Tertre-Pin, famille portée dans les plus anciens rôles de la noblesse de Bretagne. De ce mariage sont issus :


 


 

1° Toussaint de la Moussaye, seigneur de la Folinaie, marié avec damoiselle Renée de Pontual, dame de Pontcornou, dont il n'eut qu'une fille morte en bas âge ;

 

 


 

2° Maurice de la Moussaye, capitaine de vaisseau, chevalier de l'ordre de Saint-Louis. En 1683 il était au service comme garde de la Marine. En 1689, au retour du combat de Bantry, comme il allait désarmer à Rochefort, il fit partie, d'une attaque de chaloupes françaises qui enlevèrent à l'abordage une frégate ostendaise. Il eut un bras emporté dans cette action. Il n'en continua pas moins de servir le roi. En 1693 il fut fait lieutenant de vaisseau et chevalier de l'ordre de Saint-Louis en 1700. Il commandait la frégate la Chasse lorsqu'en 1706, protégeant un convoi, il attaqua et prit à l'abordage une frégate anglaise (Etat de services délivré au Havre le 18 novembre 1715, carton 44, n° 76, et carton 49 , n° 44). Depuis il fut fait capitaine de vaisseau. Il mourut en célibat ;


 

 

3° François, IIe du nom, qui suit ;

 


 

4° N... de la Moussaye, tué au service du roi.

 


 

5° N... de la Moussaye, tué au service du roi.

 

 

 

XV. François de la Moussaye, IIe du nom, seigneur de la Chesnaye, commandant pour le roi à Saint-Domingue, n'avait eu, comme cadet d'une branche cadette, qu'un très-modique patrimoine ; mais la nature l'avait doué d'un esprit actif et intelligent, d'une intrépidité rare, et ces qualités ne restèrent pas stériles. Il s'embarqua à Brest, sur un vaisseau de guerre, comme simple volontaire, sans désirer aucun rang dans la marine royale où servaient ses frères. N'étant pas assujetti aux règles du service, il put prendre part à toutes les expéditions périlleuses, et, passant successivement sur plusieurs bords dans diverses escadres, il se distingua dans une foule de combats de terre et de mer livrés pour la plupart aux Indes occidentales, où les Français commençaient alors à former des établissements. Après quelques années le commandement de la partie sud de l'Ile de Saint-Domingue lui fut confié par le roi avec le grade de colonel, commandement dans lequel il a laissé les plus honorables souvenirs. Il avait reçu de vastes concessions territoriales qui fructifièrent entre ses mains. Mais cédant au désir de revoir sa patrie, il vendit ses biens de Saint-Domingue, et du produit de cette vente il acquit les seigneuries du Pontgamp, de la Chesnaye-Tanio, de Beaulieu, un hôtel à Rennes et quelques autres propriétés. La fortune qu'il avait faite aux Indes occidentales lui fit donner dans son pays le surnom de la Moussaye [Indien. A son retour en France il épousa, en 1714, Emilie de la Choue, fille d'Yves de la Choue, écuyer, et de Françoise Bernard. Il eut de ce mariage quatre enfants :


 

 

 

1° François-Victor, dont l'article suit ;


 


 

2° Maurice-René de la Moussaye, seigneur de Beaulieu, officier au régiment de Marsan, tue' dans la guerre de 1742. Il ne fut pas marié ;


 


 

3° Alexandre de la Moussaye, officier de la marine royale. Il a péri sur le vaisseau l 'Alcyon en 1750 ;

 

 


 

4° Joseph-Gilles-François, auteur d'une Branche établie en Artois (ci-après).


 

 

XVI. François-Victor, comte de la Moussaye, seigneur du Pontgamp, de Beaulieu, de la Chesnaye-Tanio, de la Villéon et de la Sourdière, officier de la marine royale, quitta jeune encore le service, et, ayant fixé sa résidence à Rennes, il s'occupa avec zèle et talent de l'administration de la Bretagne, qui, comme on le sait, se régissait elle-même : il fut l'un des membres les plus considérés de l'ordre de la noblesse, et presque constamment commissaire des états. Il mourut en 1778. Il avait épousé, en 1740, Anne-Jeanne-Gabrielle le Mintier, fille de Pierre le le Mintier, seigneur des Granges, et de dame Radegonde de Boisgelin. De ce mariage sont issus, outre deux garçons morts en bas âge :


 

 

1° Victor-François- Gervais de la Moussaye, qui suit ;

 

 

 

2° François-Auguste-Félix de la Moussaye, auteur de la Seconde branche actuelle, dont on parlera ci -après ;


 


 

3° Françoise-Anne-Emilie de la Moussaye, née en 1741 religieuse à l'abbaye royale de Saint-Georges à Rennes ;

 


 

4° Marie-Anne de la Moussaye, née en 1749, mariée avec N... Piquet , comte de Montreuil, frère aîné de l'amiral de la Motte-Piquet ;

 

 


 

5° Emilie de la Moussaye, née en 1750, mariée avec Louis Prévost, seigneur de la Touraudais, officier de la marine royale ;

 

 


 

6° Renée de la Moussaye, née en 1751, morte sans alliance.


 


 

XVII. Victor-François-Gervais de la Moussaye, marquis du la Moussaye, né en 1752, chef des nom et armes de la maison de la Moussaye depuis l'extinction de la branche de Saint-Marc, obtint du roi Louis XVIII, le 7 mars 1818, des lettres patentes du titre héréditaire de marquis, enregistrées à la cour royale de Rennes. En 1788, il fut l'un des députés que la noblesse de Bretagne envoya à la cour du roi Louis XVI Emigré en 1791, il porta les armes aussi longtemps que d'anciennes blessures le lui permirent. Il rentra en France en 1802 et mourut à Saint-Brieuc en 1819. Il a laissé quelques écrits qui portent l'empreinte d'un esprit supérieur et cultivé. Il avait épousé, en 1772, Sainte-Louise des Cognets (d'une famille d'ancienne chevalerie) morte en exil en Angleterre. Elle était fille unique de Louis des Cognets, seigneur des Hayes, de Belouse, et de Saint-Clavien, et de dame des Cognets de l'Hôpital, qui devint l'héritière de cette branche par la mort de Toussaint des Cognets, son frère, comte de l'Hôpital, vicomte de Pléhérel, capitaine des vaisseaux du roi. La fortune foncière du marquis et de la marquise de la Moussaye, réunie, se composait des terres et seigneuries du Pontgamp, de Beaulieu, de la Vieuville-au-Sénéchal, de la Villeguerif, de la vicomte de Pléhérel, des seigneuries des Hayes, de Carné, du Menubois, de Belouse, de la Ville-Tanet et des Fermes. Les confiscations ont dévoré ces grands biens, dont il reste à peine quelques débris. Du mariage de Victor, marquis de la Moussaye, et de Sainte des Cognets sont issus, outre trois filles mortes en bas-âge :

 

 


 

1° Casimir de la Moussaye. Attaché comme officier a l'état major de l'armée royale débarquée sur la plage de Quiberon, il fit partie d'un corps d'avant-garde, qui après quelques progrès rapides fut attaqué le 5 juillet 1795, à Landevan, par l'armée républicaine. Les soldats que conduisait M. de la Moussaye, accablés par le nombre et peu aguerris, se débandèrent; lui tint ferme et se fit tuer. Il était âgé seulement de 18 ans. (Voir les Mémoires de MM, de Vauban et de Villeneuve et toutes les relations de l'expédition de Quiberon) ;


 


 

2° Louis-Toussaint, dont l'article suit ;

 

 


 

3° Paul, comte de la Moussaye, capitaine aux hussards de la garde royale, mort à l'âge de 29 ans le 25 décembre 1826. Il avait fait la campagne d'Espagne en 1823, et reçu la décoration de la Légion-d'Honneur sur le champ de bataille ;


 

 


 

4° Adélaïde de la Moussaye, mariée à Louis de Visdelou, marquis de Bédée, officier supérieur de cavalerie, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, commandant de la garde d'honneur de Rennes, mort en 1836, sans postérité ;


 


 

5° Victorine de la Moussaye, mariée avec Stanislas-Armand de Lorgeril.


 

 

XVIII. Louis-Toussaint, marquis de la Moussaye, pair de France, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, commandeur de la Légion-d'Honneur, gentilhomme de la chambre des rois Louis XVIII et Charles X, est né à Rennes le 15 novembre 1778. Officier d'artillerie dans l'émigration, il fit la campagne qui se termina par la catastrophe de Quiberon. Après la pacification ( 1801 ) il revint en France et fut successivement attaché à l'état-major de la grande armée depuis la bataille d'Iéna jusqu'à la paix de Tilsitt, intendant de la haute Autriche en 1809, de la Carinthie en 1810 et de la Carniole en 1811, ministre de l'empereur près la république de Dantzig, préfet du département du Léman ; et, depuis la restauration, chargé d'affaires durant deux ans à la cour de Russie, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire près le roi d'Anglerre et de Hanovre en 1818, près du roi de Wurtemberg en 1 819, près du roi de Bavière en 1821, puis en 1827 près du roi des Pays-Bas, Guillaume 1er, président du collège départemental des Côtes du Nord le 13 octobre 1820, et trois fois élu député par ce département en 1820, 1824 et 1827, et enfin pair de France le 11 septembre 1835. La Biographie des Hommes du jour, de MM. Sarrut et Saint-Edme, rappelle avec détail les faits qui se rattachent à la carrière du marquis de la Moussaye et les apprécie avec impartialité. Son caractère politique semble tracé dans ces paroles que lui adressa Louis XVIII, lorsqu'il lui fut présenté: « Je suis heureux de trouver des Français qui unissent d'anciens sentiments d'attachement à l'expérience des choses nouvelles, » paroles qui renferment toute la pensée de ce prince, l'alliance du progrès social et des institutions monarchiques. Le marquis de la Moussaye a été nommé chevalier de l'ordre de Saint-Louis le 5 septembre 1814, grand-croix de l'ordre de la Couronne de Bavière en (825 et commandeur de la Légion-d'Honneur en 1839. Il a épousé, le 21 juin 1821, Alexandrine de la Rochefoucauld, née le 19 mars 1801, fille d'Alexandre-Armand-Louis-Henri, comte de la Rochefoucauld-Cousage, colonel de cavalerie, chevalier de l'ordre de Saint-Louis (fils du comte de la Rochefoucauld-Cousage, vice-amiral, grand croix de l'ordre de Saint-Louis, et de Louise-Françoise de Rochechouart), et de dame Marie-Anne-Marguerite de Chery, d'une très-ancienne famille de Nivernais, alliée entre autres à la maison de Courtenay et qui a donné deux évêques à l'église de Nevers. De ce mariage sont issus :


 

 

 

1° Louis- Alain-Guillaume-Olivier de la Moussaye, né à Bruxelles le 28 avril 1850 ;


 


 

2° Georges-Maurice-Olivier-Marie de la Moussaye, né à Paris le 20 avril 1838


 


 

3° Marie de la Moussaye, mariée, le 10 juin 1847, avec Eugène, comte de Viry, fils aîné du comte de Viry, chef de cette illustre maison, lieutenant-général de mer, commandant en chef la marine sarde, et de dame Lock, fille de Charles Lock et de Cécile-Marguerite Ogilvie , petite fille de Jacques Fitz-Gerald, duc de Leinster, en Angleterre ;


 


 

4° Elisabeth de la Moussaye ;

 

 


 

5° Marguerite de la Moussaye ;


 


 

6° Claire de la Moussaye.

 

 

Seconde branche actuelle


 


 

XVII. François-Augustin-Félix, vicomte de la Moussaye, seigneur de la Chesnaye-Tanio, né en 1757, colonel de cavalerie, chevalier de l'ordre de Saint- Louis, second fils de François-Victor, comtede la Moussaye, et d'Anne-Jeanne-Gabrielle le Mintier, était officier au régiment Royal, cavalerie, lorsqu'il émigra en 1791 . Après la campagne des princes, il rejoignit les défenseurs de la cause royale en Bretagne et y eut un commandement. Il prit part à presque tous les combats qui se livrèrent à cette époque. La funeste issue de l'expédition de Quiberon, où il servit dans le corps d'armée commandé par le chevalier de Tinteniac, ne lui fit point poser les armes ; il continua à lutter contre des forces supérieures aussi longtemps qu'il y eut des troupes royalistes réunies. (Voir les Mémoires de MM. de Puisaye, de Villeneuve, de Vauban, etc.). Les princes, frères de Louis XVI , le nommèrent maréchal-de-camp. En 1814, le vicomte de la Moussaye se rendit à Paris pour complimenter le roi Louis XVIII au nom de la noblesse de Bretagne. Il est décédé en 1837, laissant de son mariage avec demoiselle N... de Lesquen de la Villemeneust trois fils et deux filles :


 


 

1° Amauri-Eugène, qui suit ;

 

 


 

2° Victor de la Moussaye, officier supérieur d'infanterie, marié avec Hélène Mac Grath, d'une ancienne famille d'Irlande. Il a de ce mariage deux fils et une fille ;

 

 


 

3° François de la Moussaye, conseiller de préfecture, marié avec Marie Mac-Grath, dont aussi deux fils et une fille ;

 

 


 

4° Cécile de la Moussaye, non mariée.

 

 


 

5° Amélie de la Moussaye, non mariée.

 

 


 

XVIII. Amauri-Eugène, vicomte de la Moussaye, capitaine de dragons, chevalier de la Légion d'Honneur et de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne , a fait avec distinction les campagnes de Russie et d'Espagne. Les graves blessures qu'il y reçut le forcèrent jeune encore, de quitter le service. Il a épousé 1 ° Angélique Thierry: 2° demoiselle Fournier de Trélo, famille noble et. parlementaire. Du premier mariage est né


 

Alain de la Moussaye.

 

 

Branche établie en Artois

 

 

XVI. Joseph-Gilles-François de la Moussaye, seigneur de la Folinaie, quatrième fils de François de la Moussaye, seigneur de la Chesnaye, et d'Emilie de la Choue, fut successivement officier, puis capitaine au régiment de Provence, chevalier de l'ordre de Saint-Louis et pensionnaire du roi. Enfermé dans Cassel, en 1762, il défendit avec 100 hommes seulement une redoute que les ennemis attaquèrent avec plus de 2,000 hommes, et qu'ils furent obligés d'abandonner après y avoir perdu beaucoup de monde. Joseph de la Moussaye se maria deux fois : 1° le 5 mai 1754, avec Louise-Françoise-Josèphe de Harchies, d'une maison considérable d'Artois. Il n'eut de cette première union que deux enfants, morts jeunes ; 2°, le 26 octobre 1784, avec Bernardine-Isabelle-Marie Gaillard d'Alquine, de laquelle sont issus :


 


 

1° Joseph, qui suit ;


 

 

 

2° Demoiselle de la Moussaye, mariée avec Henri le Sergeant, baron de Bayenghem, député et président du conseil général du Pas de Calais, depuis pair de France ;
 

 


 

3° Demoiselle de la Moussaye.


 


 

XVII. Joseph de la Moussaye, titré comte de la Moussaye, par lettres patentes du roi du mois de juillet 1826, naquit en 1787. Sorti en 1805 de l'école militaire de Fontainebleau, il fit toutes les guerres depuis cette époque jusqu'à la restauration, et gagna tous ses grades sur le champ de bataille, Il fut blessé devant Dantzig le 15 mai 1807, puis à Friedland le 14 juin de la même année. En 1808, Joseph de la Moussaye était aide-de-camp du général Schramm, commandant en Espagne une brigade suisse. Peu d'instants avant la bataille de Baylen (19 juillet) un colonel de carabiniers espagnols, d'une stature colossale, s'avança sur le front de cette brigade, défiant les officiers à un combat singulier.Joseph de la Moussaye s'élança le premier, et après une lutte acharnée, l'espagnol tomba mort. Joseph avait reçu un coup de sabre au bras gauche, mais l'action générale s'engageant, il combattit toute la journée et eut deux chevaux tués sous lui. Ce fait d'armes, digne des anciens preux, est consigné dans une déclaration revêtue de la signature de tous les officiers de la brigade suisse. Blessé devant Vitepsk en 1812, et au retour de Moscou, il fut nommé officier de la Légion-d'Honneur sur le champ de bataille de Lutzen le 2 mai 1813. Le 19 du même mois, deux jours avant la bataille de Bautzen, Joseph de la Moussaye, alors chef de bataillon au 134e de ligne, soutint a Weissing, avec deux bataillons qu'il commandait, tout l'effort du corps prussien d'Yorck et d'un corps russe. Les deux tiers de ses soldats tombèrent à ses côtés. Cette résistance opiniâtre dégagea le 5e corps de la grande armée commandé par le général de division Lauriston, qui se trouvait compromis. Joseph de la Moussaye fut nommé colonel à la suite de cette action. Il reçut de nouvelles blessures à Goldberg le 19 août 1813, et, le 29 du même mois à Lowemberg, où percé de huit coups de lance, il fut fait prisonnier. Le comte de la Moussaye est mort le 4 janvier 1829, à l'âge de 42 ans. Le 18e régiment d'infanterie légère, qu'il commandait, fit élever un monument à sa mémoire dans le cimetière de la ville d'Angers. Il avait commandé auparavant le régiment de Hohen-lohe. De son mariage avec Sophie de Colnet, d'une ancienne famille originaire de Bruges, il a laissé quatre fils :


 


 

1° Gustave de la Moussaye ;

 

 

 

2° Louis de la Moussaye ;

 

 


 

3° Alfred de la Moussaye ;

 

 


 

4° Eugène de la Moussaye.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 14:46

 

 

 

Période médiévale

 

lieux dits liés probablement à cette période :Rothouée; le Four au Bigot; les Ecobues

 

Us et coutumes

 

La lande des Brignons d'une superficie de 300 journaux s'étendait entre les paroisses Plénée & Tramain. Sa terre était réputée pour faire des pots ; elle dépendait du manoir de la Villeneuve qui plus tard fit partie de la haute justice des Clos érigée en baronnie en 1682. Les seigneurs de la Villeneuve avaient abandonnés aux potiers de Tramain où un des villages en rappellent la présence, et des villages circonvoisins l'usage de cette lande ainsi qu'une très bonne fontaine qui s'y trouvait. Ils pouvaient en outre se servir des genêts et des bruyèrent qui y croissaient pour la cuisson de la poterie : Lesdits potiers ont reconnu et reconnaissant ledit seigneur pour leur seigneur terrien, et se sont obligés de s'assembler le dimanche de devant le jour de la Saint Jean Baptiste de chaque année,et d'accompagner et assister le dernier marié d'entre eux, qui doit avoir un vase de terre garni de fleur, avec les armes dudit seigneur; et chacun desdits potiers doit avoir une fleur en main, avec un sonneur et un joueur d'instrument, et tous de compagnie doivent entrer en l'église paroissiale de Plénée, en la chapelle dudit seigneur, qui sera dans son banc, lui présenter le dit vase, où à autres de sa maison ou à ses officiers, à peine audit nouveau marié de 60 sous monnoie. Outre, chacun desdits potiers, doit le premier jour de chaqe année, aller trouver ledit seigneur à la Villeneuve, et pour étrennes, lui présenter un chef d'oeuvre de leur main et métier, à peine de 45 sous d'amende. Doivent en outre, sur tous les vases qu'ils font, excédant le prix de 3 sous, mettre les armes du seigneur, à peine de 15 sous". Dans la paroisse de Plénée Jugon, le seigneur à qui appartenait le moulin Ars, était tenu de fournir au possesseur du manoir de la Planche, vassale de la seigneurie des Clos, une rose à peine d'un écu d'or d'amende, cette redevance devait se faire le jour du Saint Sacrement au moment où la procession passait devant les halles seigneuriales. Dans cette même paroisse le propriétaire d'une maison et d'un jardin sis «contre le portail du vieux manoir», qui était lui même au bourg devant l'église, devait au seigneur des Clos, le jour de Pâques-Fleuries, un bouquet de fleurs les plus nouvelles qu'il lui offrait à son banc, à l'église avec 20 sous, monnaie : ce n'était pas la seule obligation de ce seigneur.


 


 

 

Ancienne église de Plénée

 

Au treizième siècle, le chapitre céda à perpétuité à l'évêque de Saint Brieuc et à ses successeurs les églises de Plénée et de Hénanbihen. Précisément l'un de ces évêques fut Guillaume Pinchon, il naquit à Saint Alban vers 1185 au sein d'une noble famille : son père Pierre Pinchonavait épousé Jeanne Fortin elle même native de la paroisse de Plénée -une autre version la donne de Saint Alban. Guillaume Pinchon fut évêque de 1220 à 1234. Selon Benjamin Jollivet, l'ancienne église de Plénée était située au même endroit que l'actuelle et remontait au XIIIème siècle. Cependant la thèse selon laquelle il y eut transfert du bourg e son emplacement actuel remonterait à la fin du XIVe siècle. L'on en a conservé une tour fort lourde à la base, qui fut autrefois fortifiée, ce qui résulte de toute évidence des ouvertures à pierriers qu'on y remarque encore. A l'exception du clocher, l'édifice actuel, commencé en 1843 fut bénit le mardi de Pâques, 25 mars 1845, et consacré le 28 mai 1876. Il porte l'inscription : Gloire à Dieu et la date 1843. L'on a réutilisé les portes du XVe siècle du pignon ouest et de la longère midi; il est dû aux plans de M. Jean-Marie Ramard, architecte de Dinan. L'étage inférieur du clocher, percé de meurtrières et d'une fenêtre à profond ébrasement, est voûté intérieurement d'une voûte à huit pans des dernières années du XVe siècle. La partie haute a été reconstruite en 1739 par Pierre Chevalier sur les plans du sieur Duchemin, ingénieur et architecte. La tradition en attribue la construction à Henriette de la Tour d'Auvergne, dame de la Moussaye et soeur de Turenne. L'édifice renferme un tombeau de La Moussaye -celui de Amaury II de la Moussaye. Le dimanche des Rameaux, le sergent bailliagier de la Vieille Ville, en la châtellenie de Jugon, devait, l'année où il faisait la cueillette, présenter au grand autel de Plénée : un chapeau de prime terre, bien plus : il devait acompagner la procession en portant cette couronne et avoir soin de marcher le plus près du recteur. Des huguenots : Jean Morel et sa femme se portent instigateurs non seulement pour ces violences exercées contre l'officier seigneurial, mais aussi pour des blasphèmes commis dans l'église de Plénée-Jugon

 

 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 14:24

Période Bretonne

 

Quenequy; Langouhèdre; Couesran; Quérentin; St Meleu; St Onen; Boquen; le Moulin Derien; la Lande de Cornouailles; Coiscard; le Carpon; Carbéhault; la Cour Plouët; Ranlâtre; Tréguideu; lande du Menez; Penhay; le Cran; Lesseleu; St Mirel; le Menehy; Caeden; le Haut Caeden; la Caruée; le Lesteneuf; Tréla, le Petit Tréla; Carmalin; Lequily; les Champs Margareu; la Croix Guesguan; Quengroc; Perquéven; les Champs Pledran; le Keron. Couësran.

 

La paroisse primitive bretonne de Plénée

 

Il est généralement admis que les lieux ayant pour racine le mot lan ouPlou avec variante en Ple apparurent dès l'arrivée de vagues successives bretonnes en Armorique au cours des Vème & VIIème siècles. Ce sont ces tribus qui furent à l'origine de l'évangélisation de l'Armorique. Plénée serait la paroisse dédicacée à Saint Niorth, Breton d'origine cornique. Le terme brittonique Lan évoque un site monastique dédicacé à un saint fondateur avec enclos et nécropole. Langouhèdre était un de ces lieux, mais ne fut sans doute pas le centre d'une paroisse. Ce lieu désigné Menehy- monachia qu'on découvre également ici à Plénée était un autre monastère breton primitif dans le sens d'hermitage. Quand à Plénée, il y a tout lieu de penser qu'elle devint paroisse primitive bretonne placée sous la hiérarchie conjointe d'un éclesiastique et d'un machtiern. Elle semble selon les spécialistes avoir englobé à l'origine les localités actuelles de Plénée, Tramain, Saint Igneuc, Jugon -jusqu'à l'Arguenon, Dolo -juqu'à la Rieule, Penguily, le Gouray. Il n'est pas exclu qu'à l'origine -avant les invasions Scandinaves des IXème & Xème siècles, le lieu dit Vieux Bourg ait été le centre de cette paroisse. Des lieux dits de Plénée sucitent quelques interrogations, pourquoi pareilles dédicaces, vinrent ils évangéliser cette paroisses primitive où leurs adeptes se chargèrent ils de telles démarches :

 

-Saint Riveul probable altération de Saint Riwoal, personnage mythologique donné fils de Derech, succésseur de Riwal premier souverain de Domnonée. Derech aurait régner sur notre contrée de 520 à 535. Saint Riwoal aurait été le premier prêtre à avoir émigré en Armorique.

 

-Saint Meleuc variante bretonne de St Meloir : fils de Miliau comte de Cornouailles en Armorique, il vécut au VIème siècle

 

-Saint Onen, moine du prieuré de Saint Jean de Gaël qui vécut au Xème siècle

 

-Saint Mirel : M. de Calan cite le nom de ce saint très inconnu, et dont le nom n'est probablement qu'un sobriquet

 

C'est peut être au cours du XIIème siècle, sous l'égide des Templiers qu'un premier bourg émergea avant d'être transféré plus tard en son emplacement actuel

 

 


 

Mur au Vieux Bourg de Plénée, traces d'un ancien bâtiment

 

 

 

 

Période féodale

 

Les Vieilles Villes (voir Les Vieilles-Villes à Plénée Jugon) , en Plénée (F 366-367 au cadastre) : enceinte rectangulaire de 30 à 50 mètres de côtés avec douves de 10 à 15 mètres, dans une île formée par l'Arguenon -voie de Corseul à Vannes- qualifié d'ancien château dans les aveux.

(F 366-367 au cadastre)

 

Lieux dits :

 

Les Douves en Plénée (voir Site des Douves à Plénée-Jugon) ; la Vieille Porte; les Portes; la Basse Cour auprès de La Moussaye; les Loges; motte castrale de Pontaumas (voir Les possesseurs de Pontaumas en Plénée-Jugon) ; la Porte Badouard; le Plessix; La Barre; les Mares; la Mare Pillet; la Mare Renault, la Grand-Mère (voir Actes divers touchant la paroisse de Plénée, page n° 17)  (grand mare) motte castrale des Vieilles-Villes.

 

Pautaumas : le cercle figurant (parcellaire n° 20) sur ce plan représente sans nul doute la motte castrale

 

Le Penthièvre

 

Vaste apanage remis par le duc Alain III à son puisné Eudon (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 1)  : le duché de Penthièvre (voir Etude sur la Domnonée, page n° 9) . A l'origine il regroupait les paroisses ressortant des évêchés de Tréguier et de Saint Brieuc, d'Aleth et de Dol, certains spécialistes pensent que les évêchés de Tréguier & St Brieuc auraient put être créés pour la circonstance. C'est à ce second siège épiscopal que sera rattaché la paroisse de Plénée. Il est possible qu'il y ait eut alors transfert du bourg de Plénée en son emplacement actuel. Lorsque le duc Au sujet du duc Alain III, Guy Alexis Lobineau dans son ouvrage consacré à l'Histoire de la Bretagne écrit «qu'il avoir esté empoisonné» et ajoute : «les chroniques de ce temps là mettent sa mort au premier jour d'Octobre de l'an 1040. Il fut enterré dans le chapitre de l'Abbaye de Fescan». Sa veuve Berthe de Blois fut particulièrement affectée et devint tutrice de leur héritier Conan II, en revanche notre historien ajoute que la mort de son frère n'affecta pas Eudon de Penthièvre puisqu'il s'empara du Gouvernement et se saisit même de la personne de son neveu. Les rapports s'envenimèrent entre l'oncle et le neveu et bientôt celui ci fut enprisonné mais une coalition composée de Geoffroy, bâtard du défunt duc, des seigneurs de Vitré, de l'évêque de Rennes et de plusieurs autres grands noms libéra le jeune duc Conan II en 1047, l'année suivante il fut publiquement reconnu duc de Bretagne à Rennes. Au nombre des alliés de Eudon de Penthièvre on trouve le puissant châtelain Jocelin de Dinan qui sera récompensé par l'attribution du Castrum de Jugon, au nombre de ses adversaires : Guillaume le Conquérant. Les héririers de Eudon de Penthièvre ne conservèrent cependant que le Trégor et le Penthièvre, le Poudouvre -pays entre deux eaux : Rance et Arguenon, le Pou Aleth -pays de St Servan-St Malo et le pays de Dol retournèrent au domaine ducal, cependant les Penthièvre étaient encore très puissants et menaçants, on peut supposer qu'ils furent à l'origine de l'aménagement aux abords de l'Arguenon de points défensifs : les mottes de la Bourgheusais à Pléven, * castrum de Jugon, Le Loup à Dolo, la Moussaye * avec ce village proche de la Basse Cour qui désigne un élément castral, du reste la Moussaye était aux mains des héritiers de Eudon de Penthièvre. Son sixième fils prénommé Robert fut le probable aïeul de Guillaume Ier de Penthièvre, seigneur de La Moussaye (voir Le passé de Plénée Jugon : le château de la Moussaye et ses possesseurs).

Guillaume Ier de Penthièvre, seigneur de La Moussaye eut deux fils : Olivarius de la Mousea, armiger primogenitus Guillemi de PenthièvreOlivier de la Moussaye se croisa en 1269.

***En face de la Bourgheusais en Pléven (voir Le retranchement des Bourghensais à Pléven et la motte castrale de Guénault en Plorec)  on trouve la motte castrale de la Tour Basse en Plorec, et en face de la Moussaye on trouve deux poinrts défensifs : la Butte du Gognet & la Butte de dom Laurent en Sévignac.

De même Agnorie de Penthièvre (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 3)  et son époux Olivier II de Dinan (voir Les Sires de Dinan, page n° 2.)  possédaient ici la forêt de Boquen (voir l'abbaye de Boquen, page n° 1)  qu'ils donnèrent d'abord à l'ordre de Marmoutiers et ensuite aux Cisterciens afin d'y fonder une abbaye.

 

139 deniers des Penthièvre furent trouvés à Plénée

 

Ayant épousé Alix de Thouars (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 12), l'héritière du duché, Pierre de Dreux confisqua en 1213 Jugon afin d'humilier les membres de la dynastie qui nous intéresse, ainsi Henri III d'Avaugour héritier des Penthièvre fut dépouillé de son Castrum Jugon (voir Visite de la ville de Jugon, page n°1) et en prime son rival épousa sa promise Alix de Thouars. En revanche au cours de cette période, Alain IV de Rohan eut l'intelligence d'offrir ses services au nouveau maître de la Bretagne et il reçu tous les droits du comte d'Avaugour dans la paroisse de Plénée. L'un de ses fils prénommé Alain épousa Agnès d'Avaugour fille du prince déchu : Henri III d'Avaugour (voir sceau ci dessous)

 

 

Lieux dits probablement liés à cette période :

Les Templiers de Lannouée en la paroisse d'Yvignac disposent ici d'un baillage, le lieu du Temple, dont une partie s'est retrouvée en la localité voisine de Tramain

Le Vieux Bourg. Ville Neuve; le Cloître; le Pont es Pèlerins; l'Hôtel Chesnay; le Petit Hôté; les Hotieux Cadet; l' Hôtel Beaujo; Pont de la Maladrie.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:54

 

 

 

Allée couverte de la Bernaisou de la Brousse et menhirs de St Mirel

 

Néolithique

 

Allée couverte de la Bernais ou de la Brousse. Fort détruite elle est dite de la Roche aux Fées. Elle se composait de 35 pierres, il reste encore 5 tables, 7 piliers à l'Ouest et 8 à l'Est. Elle fut fouillée en 1878 par le centre archéologique des Côtes du Nord mais le résultat ne fut pas communiqué. Longueur 13 mètres, largeur : 1 mètre 40. On signale aussi une pierre à bassin à St Mirel. Dans le champ de la Pierre Longue au nom assez évocateur on a retrouvé des petites hachettes en pierre taillée. Au village de St Mirel : deux menhirs espacés de 180 mètres, l'un dans le champ dit le Closet de la Mas de 4 mètres 27 cm de haut, le sommet est terminé en dôme assez déprimé. De forme quadrangulaire, les faces ont celles de l'Est, 4m 30; Nord, 4m 45; Ouest, 4 m 25 et Sud 4 m 10 de largeur. Dans le champ dit de la Pierre Longue, un autre menhir de 5 m 95 de hauteur et 2 m 65 de large. Entre ces deux menhirs dans le champ du Clos du Bois ; pierre à bassins, l'un à parois très polies, de forme ronde très régulière. Son diamètre à la surface est de 0 m 60 et de 0 m 50 au fond qui est parfaitement plat et uni, sa profondeur est de 0 m 18. Un autre bassin avait été commencé mais non terminé par suite d'une fente. Mêmes dimensions que le précédent. (Section F, n° 950 du cadastre)

 

Lieux dits :

Le champ de la Pierre Longue; la Perrière

 

 

 

 

Eléments lithiques découverts à Plénée & haches à douilles du dépôt du Bronze

 

Bronze


 

Plus de 100 grandes haches.

La Moussaye : dessins de haches à douilles du dépôt du Bronze, dont une hache-marteau découvertes en 1868. Hache plate; crosse carrée; angles un peu arrondis; tanchant arcqué. Ebauche de hache talon en diorite, longueur : 0 m 130; largeur : 0 m 055, au centre, qui est rondpour le trou d'emmanchement avec commencement de perforation bi conique ayant 0, m 025 de diamètre de chaque côté. Largeur de la pierre réservée pour faire le tranchant et le frappoir qui ne sont pas taillés : 0, m 025. Elle était accompagnée lors de la trouvaille de lingots de bronze. Longueur totale : 0,098; largeur à la crosse : 0,025; corde de l'arc du tranchant : 0,050. Epaisseur de la crosse : 0,004. A Langouhèdre on a découvert un moule en pierre destiné à la fabrication des haches en bronze (voir Langouhèdre au fil du temps............

 

 

 

 

Hâche marteau découverte à Plénée

 

 

 

 

Bronze à la Ville Bouesnard (des tegulaes ont aussi été découvertes en ce lieu)

 

 

 

Lieux dits :

Le Tertre Volance; le Tertrais. Terme évoquant peut être un tumulus

 

Age du fer

 

 

Lieux dits :

Belair; la Forge au Rebours; Croix de la Petite Forge; la Forge; la Forge Labbé.

Gisement de statère Coriosolite.

 

(voir L'âge de fer, page n° 5)

 

Période gallo romaine

 

Sur la ferme du Temple une hache polie en diorite

 

 

 

 

Haches polies en diorite retrouvées à Plénée

 

 

Le Quercron : ensemble d'enclos triangulaires superposés et emboîtés

La Mare Pilet : plaques des schiste décorées

Le Clos des Poiriers : enclos complexe

Ville Halle : vaste enclos courbe avec deuxième enceinte et une structure au centre

Ville Halade : enclos quadrangulaire à triple enceinte

 

A la ferme de la Ville Josse à 500 mètres de l'Arguenon on découvrait des ruines antiques sur une vaste étendue, l'antique chemin de l'étrat passait à proximité du lieu. En 1831 au Bas Temple des bas reliefs furent aussi découverts ainsi que des vestiges de constructions romaines ; dans une cavité à proximité des bâtiments de la ferme un dépôt de poteries antiques. En 1865 à proximité de la Mare Pilais au Sud Ouest du bourg, Gautier du Mottay signalait que des maçons avaient découverts des substructions gallo romaines en petit appareil et deux petites plaques de schiste avec des sculptures de peu de relief : l'une représentait un hippocampe jouant avec un dauphin, l'autre un monstre à tête de teaurau dont le corps se terminait en poisson et paraissant conduire un dauphin bridé comme un cheval, simlaires découvertes ont été effectuées au Haut Temple. Sur la localité de Plénée on été trouvées des monnaies romaines : une de Lucile, des Constances, Théodose, Théodora... A la Pierre Longue une pièce de monnaie ancienne a été retrouvée.

 

 

 

 

Plaques de schiste avec des sculptures, celle du dessus provient de la Ville-Josse, l'autre du Temple

 

Lieux dits :

Les Vieilles Villes; Vieille Ville Josse, La Haye; le Grand Chemin; l'Echaussée Gouellet; Breil Bas Chemin; la Ruette; la Rue.

L'hypothèse selon laquelle Fanum Martis se trouvait à Plénée fut un temps envisagée par certains, Corseul figurant sur la table de Peutinger sous la forme de Coriallio.

 

 

Denier d'Antonin Le Pieux -l'an 150, découvert à Plénée

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 08:25

Guerre de Succession de Bretagne

 

Le duc Arthur II de Bretagne, né le 25 juillet 1261, succéda sur le duché de Bretagne à son père Jean II quand celui ci trépassa à Lyon lors de l'intronisation du pape Clément V *. Un public nombreux assistant à l'évènement avait pris place sur un mur, quand celui ci s'éboula blessant grièvement le duc Jean II qui mourut quatre jours plus tard. L'ainé de ses cinq enfants lui succéda sous le nom de Arthur II en 1305. Arthur II devait régner paisiblement sur la Bretagne durant sept ans. A quatorze ans il contracta une première alliance avec Marie de Limoges qui lui donna trois fils :

 

-Jean qui lui succéda sous le nom de Jean III le bon, marié successivement à Isabelle de Valois, Isabelle de Castille, Jeanne de Savoie.

 

-Guy, titré duc de Penthièvre, marié à Jeanne d'Avaugour.

 

-Pierre, seigneur de Dol et de Saint-Malo

 

Devenu, veuf, Arthur II épousa alors la reine douairière d'Écosse : Yolande de Dreux qui lui donna six enfants :

 

-Jean, comte de Montfort, marié à Jeanne de Flandres.

 

-Jeanne, mariée à Robert de Flandres.

 

-Béatrix, mariée à Guy X de Laval & de Vitré.

 

-Alix, mariée à Bouchard, comte de Vendôme.

 

-Blanche, morte en bas âge.

 

-Marie, religieuse à Passy.

 

 

*Clément V fut d'abord considéré comme le co-auteur avec Philippe le Bel du procès contre les Templiers. Ci dessous le duc Arthur II de Bretagne & Yolande de Dreux

 

 

 

A peine couronné le duc Jean III *contesta t-il la légitimité du remariage de son père et entama une longue procédure judiciaire contre Yolande de Dreux, c'est Guillaume Rouxelot, seigneur de Limoëlan en Sévignac qui fut choisi par le duc Jean III afin de devenir l'expert noble dans la prisée des biens attribués à la duchesse Yolande de Dreux, deuxième épouse du duc Arthur II. Ce traité entre Jean, duc de Bretagne, et Yolande de Dreux veuve d'Artus, sur l'assiète de 8000 livres donnée par ledit Artus aux enfants de ladite Yolande, et de 7000 livres à elle même, pour son douaire. Jean III pour sa part se maria trois fois, mais il n'eut pas d'héritiers. Le plus jeune des trois frères : Pierre, seigneur d'Avesnes, était mort âgé de 23 ans. Il ne laissait aucune postérité, seul, le puisné : Guy comte de Penthièvre laissait une héritière : Jeanne de Penthièvre. Guy avait reçut en 1317 du duc son frère, sur ordre donné par leur père le duc Arthur II, cet apanage nommé Penthièvre, l'année suivante, il prit pour épouse Jeanne d'Avaugour, l'une des descendantes de Eudon de Penthièvre -évoqué à l'article de la Moussaye. Un contemporain du duc Jean III : Raoul Rouxelot de la noble famille de Limoëllan fut sacré évêque de Sain Malo l’an 1306 sous le pape Clément V, transféré à l’évêché de Laon en Picardie l’an 1318, ce prélat reconnut en l’an 1315 le duc de Bretagne Jean troisième et ses successeurs, ses souverains seigneurs advouant tenir d’eux ses Regaires et tous ses biens temporels, justices et juridiction immédiatement et non d’autres et ajouta le droit de bastir chastaux et forteresses en tel endroit que le duc vouloit et y mettre capitaines, gardes et officiers pour la garde d’iceux .» C'est en 1319 que naquit leur fille Jeanne, dite la boiteuse. Le duc Jean III la regardait comme son héritière, il assista à son mariage dédoublé : à Rennes puis à Nantes en 1338 avec Charles de Châtillon, comte de Blois. Un cortège réunissant les plus beaux princes de toutes les maisons souveraines d'Europe. Philippe VI de Valois, roi de France se réjouissait déjà qu'un de ses neveux devint duc de Bretagne : il se figurait déjà réunissant à sa couronne le magnifique duché. Tandis que le vieux duc apparaissait courbé sur son cheval, la jeune mariée était portée dans la litière à bras encore endeuillée de la mort de ses parents. Les festivités se surpassèrent en splendeur ! On raconte que lors du tournoi qui eut lieu en la cité de Rennes, un jeune chevalier emprunta les armes d'un sien cousin issu de la maison de Saint Pern et fut acclamé après avoir remporté toutes les épreuves. Il se nommait Bertrand du Guesclin. Ce duc Jean III auquel on doit d'avoir adopté pour symbole les hermines ne laissa hélas aucun testament faisant de sa nièce bien aimé son héritière... * Voyant Geoffroy de La Moussaye revenir vainqueur en 1339 d'une bataille contre les anglais à Dol, le duc Jean III prononça : «honnour, honnour à Moussaye». Ces mots devinrent la devise de cette illustre Maison. Ci dessous le duc Jean III



 

 

 

Le duc Jean III fut très loyal à l'égard du roi de France, s'est en revenant d'une campagne en Flandres qu'il mourut en la ville de Caen en 1341. En vertu du droit breton, rien ne s'opposait à ce que Jeanne de Penthièvre recueilli la couronne de son oncle défunt, en effet la loi salique excluant tout héritage par les femmes ne s'appliquait qu'en France. Ci dessous les funérailles du duc Jean III de Bretagne

 

 

Chacun des prétendants s'en furent rendre hommage à Philippe VI, mais , Jean de Montfort et sa compagne Jeanne de Flandres quittèrent précipitamment Paris pour se rendre à Nantes afin de s'y faire proclamer duc & duchesse de Bretagne. Certains historiens considèrent qu'ils reçurent le soutien de la Bretagne bretonnante et du roi d'Angleterre Edouard III* tandis que le clan adverse aurait reçu l'appui de la Bretagne gallo et de Philippe VI. Les choses ne sont pas aussi simples que cela, nous aurons l'occasion d'y revenir. Ainsi au sein de la puissante famille de Clisson Amaury apporte son soutien au camp Penthièvre, son frère Olivier IV défend celui des Montfort. Mauvais choix pour ce dernier car le roi de France l'attira dans un piège en l'invitant à venir participer à un tournoi à Paris, le malheureux fut décapité aux Halles le 2 août 1343. (ci dessous).


 

 

Olivier V, son fils reprendra le flambeau des Montfort. Alors que Jean IV de Beaumanoir, Bertrand du-Guesclin, Olivier de Mauny furent les fers de lance des Blois Penthièvre, dans le camp adverse : Olivier V de Clisson, Geoffroy de Malestroit, sir Thomas Dagworth, Richard Bemborough, Robert Knolles. Jean de Montfort et Jeanne de Flandres accueillis à Nantes (ci dessous)


 

 

Edouard III avait été exclu de la succession du trône de France, pourtant c'était le neveu du défunt souverain Charles IV et le petit fils de Philippe Le Bel. La loi salique brandie excluait tout héritage par les femmes, hors Edouard III était fils d'Isabelle de France. En réalité c'est le cousin du roi Charles IV : Philippe de Valois qui devint souverain sous le nom de Philippe VI. Les menaces du roi Philippe VI n'eurent aucun effet sur le comte de Montfort, Nantes puis Rennes tombèrent aux mains de ses partisans. Mais bientôt Montfort fut fait prisonnier par les troupes normandes commandées par Jean duc de Normandie, héritier du trône de France et son allié Charles de Blois. Le captif fut envoyé au Louvre et l'on cru que la victoire était venue dans le clan Penthièvre. C'est au cours de cette période que Charles de Blois apposa son sceau lors de la fondation du prieuré Saint Georges de Trémeur ce 13 décembre 1341.Mais à Hennebont, Jeanne de Flandres ne l'entendait pas ainsi : elle brandit son héritier à ses partisans et la guerre repris de plus belle. Parfois la trahison fera perdre au clan Montfort une place forte : siège de Jugon en 1343. Les troupes anglaises tiennent des garnisons favorables à Montfort, du reste le roi Edouard III débarque à Brest. Jean de Montfort sur intervention du Pape Clément VI sera libéré du Louvre le 1er septembre 1343 et rejoindra ses troupes.

 

Le trésor du Tertre à Rouillac

 

 

 

 

C'est sans nul doute l'incertitude des lendemains liée à cette guerre civile qui incita un gentilhomme à enfouir au hameau du Tertre en ce quartier de Rouillac ces véritables trésors monétaires découverts respectivement en 1876 et en janvier 1877 :

 

-39 pièces d’or : des Annelets d’or de Philippe V Le Long, et Philippe VI de Valois (a); des florins d’or, royaux d’or de Jean ll le Bon, et des francs d’or à pieds et à cheval. -39 pièces d’or, savoir : six moutons de Jean II le Bon, sept francs à cheval du même (c) ; vingt quatre francs à pieds, et un franc à cheval de Charles V avec la légende K.R.O.LV (d)


 

Quimper tombe aux mains des troupes de Blois : un véritable massacre est commis sur la population civile où l'on relève près de 2000 victimes. En vain Montfort mettra le siège devant la cité de Gradlon afin de la libérer. Quelques mois plus tard il tombe gravement malade et meurt à Hennebont le 26 septembre 1345, laissant une veuve et un jeune héritier. Jeanne de Flandres à Hennebont (ci dessous)

 

 

Quimper tombe aux mains des troupes de Blois : un véritable massacre est commis sur la population civile où l'on relève près de 2000 victimes. En vain Montfort mettra le siège devant la cité de Gradlon afin de la libérer. Quelques mois plus tard il tombe gravement malade et meurt à Hennebont le 26 septembre 1345, laissant une veuve et un jeune héritier. Jeanne de Flandres à Hennebont (ci dessous)

 

 

*Estienne Gouyon fut au nombre des ambassadeurs envoyés en Angleterre en 1353 par Jeanne de Penthièvre pour traiter de la délivrance de son époux.

 

 

Combat des trente

 


Entre Josselin et Ploermel, ce samedi 25 mars 1351 se déroule l'un des épisodes de cette guerre de succession près du chêne de la lande de Mi-Voie. Trente chevaliers du camp Montfort affrontent trente chevaliers du camp Penthièvre.

 

«Le Comte de Montfort, compétiteur de Charles de Blois, avoit demandé du secours au Roi d'Angleterre, qui lui avoit envoyé des troupes commandées par des Capitaines expérimentés. Ces Anglais remplissoient la Bretagne de meurtres & de désolation, & les Gentilshommes Bretons cherchoient, avec empressement, l'occasion de leur rendre tous les maux qu'ils faisoient à leur patrie. Thomas d'Ageworth, Général Anglais, qui avoit fait prisonnier Charles de Blois à la bataille de la Rochederien, au mois de Juin 1347, fut attaqué, en 1350, à peu de distance de la ville d'Aurai, par le Capitaine Cahours qui avoit avec lui cent vingt soldats. Ce dernier remporta la victoire, & passa au fil de l'épée le Général Anglais & cent hommes qui l'accompagnoient. La mort de d'Ageworth irrita les Anglais, & surtout Richard Brembro, Commandant de Ploermel, qui, pour venger la mort de son ami, ordonna à ses troupes de sortir de Ploermel, de piller & ravager les campagnes, & de faire tout le mal possible aux habitants. Cet ordre ne fut que trop fidèlement exécuté. Ces Étrangers barbares se répandirent dans les environs, & traitèrent, avec la dernière rigueur, non seulement les Gentilshommes & les gens de guerre qui leur tomboient fous la main, mais encore les voyageurs, les laboureurs, les femmes & les enfants victimes innocentes exposées , ans défenfe, à la férocité d'un ennemi cruel. La Noblesse Bretonne, indignée de ce procédé, résolut de punir les coupables. Le Seigneur de Beaumanoir, Maréchal de Bretagne , héros cher à l'humanité, qui commandoit à Josselin pour Charles de Blois, fit demander un sauf-conduit à Brembro, & l'obtint. Il se rendit sur le champ à Ploerme, fit à cet Anglais les plus vifs reproches sur la conduite lâche qu'il tenoit, & lui demanda fièrement raison de toutes les hostilités faites, pendant la trêve, contre les loix de l'honneur & le droit des gens. L'Anglais ne put entendre ce discours sans colère, & répliqua fur le même ton. « J'admire, dit-il , qu'un Breton ose accuser un Anglais de lâcheté ! Quel est celui de votre nation qui s'est jamais rendu célèbre dans les armes Les Anglais, au contraire, ont rempli l'Univers de leurs hauts-faits, & méritent le premier pas entre toutes les nations du monde pour la valeur & le courage. La dispute s'échauffa, & les deux Capitaines s'aigrissoient de plus en plus l'un contre l'autre, lorsque Beaumanoir s'avisa d'un expédient pour décider tout d'un coup la querelle. Il lui proposa un combat d'un certain nombre d'Anglais contre un nombre égal de Bretons. Le défi fut accepté, ce nombre fixé à trente. Les deux chefs jurèrent de se trouver au chêne de mi-voie, dans des landes situées fur le chemin de Josselin à Ploermel. Beaumanoir, de retour à Josselin, raconta aux Officiers de sa garnison ce qui venoit de se passer entre lui & Brembro. Ils furent enchantés de trouver une fi belle occasion de fe signaler,& vouloient tous être du nombre des combattants ; mais la quantité étoit fixée, & on ne put satisfaire rempressement de ces généreux Chevaliers. Beaumanoir en prit vingt-neuf avec lesquels il se rendit, au jour & à la minute marqués, à l'endroit désigné. C'étoit le 27 Mars 1351, nouveau style, le quatrième Dimanche de Carême. Brembro se trouva aussi au rendez-vous, mais il y montra moins de fierté qu'à Ploermel : il parut même vouloir éviter le combat, & fit mille raisonnements pour persuader aux Bretons qu'il ne leur convenoit pas de sacrifier leur vie pour des intérêts particuliers, &: qu'ils fe dévoient à la patrie & au Prince qui se reposoit sur eux de la défende de ses Etats. Mais Beaumanoir, qui avoit pris son parti, lui dit nettement qu'il n'en seroit pas quitte à si bon marché, & que les Bretons n'étoient pas venus là impunément, Brembro vit bien alors qu'il n'étoit plus possible de reculer, & disposa ses vingt-neuf Chevaliers. Les Bretons en firent autant, & la bataille commença. Le choc fut sî violent que cinq des Bretons furent d'abord mis hors de combat. Les vingt-cinq qui restoient furent un peu ébranlés ils ne craignoient pas la mort, mais ils craignoient pour l'honneur de la nation dont ils étoient comme les dépositaires, & qu'ils l'alloient perdre s'ils ne remportoient la victoire. Beaumanoir, que ce motif élevoit au dessus de lui-même, les encouragea, & ils se battirent avec une ardeur que rien ne put réprimer. Après les faits d'armes héroïques, on convint, de part & d'autre, de se reposer pour prendre haleine &se rafraîchir. La trêve ne duracque quelques minutes, & le combat recommença avec plus de fureur que jamais. Brembro, qui croyoit que s'il pouvoit parvenir à désarmer le chef, la victoire ne balanceroit pas longtemps, courut à Beaumanoir, l'attaqua avec impétuosité, & le somma de se rendre, en lui disant qu'il lui sauvera la vie : mais, dans l'instant même, Brembro reçut deux coups qui rétendirent mort fur le champ de bataille. Cependant, Beaumanoir étoit blessé; le sang qui couloit de ses plaies & l'ardeur du combat lui causerent unesoif extrême : ilse retira un instant pour demander à boire. On dit que Geosfroi du Bois l'ayant apperçu, lui cria : Beaumanoir , bois ton sang , ta soif se passera. Ces paroles terribles firent une sî vive impression sur le héros qu'il rentra aussitôt dans la mêlée. Jusques-là, les Anglais s'étoient tenus serrés, & avoient, par ce moyen , résisté avec plus d'avantage. Guillaume de Montauban sortit tout à coup des rangs, comme s'il eût voulu prendre la fuite. Beaumanoir, qui l'apperçut, lui cria : lâche ! il te fera reproché à toi & à ta race. Montauban lui répartit : fais bien de ton côté je ne te manquerai pas; & sur le champ il pousse son cheval au travers des Anglais, les enfonce, les renverse, & fraie le chemin aux Bretons qui pénètrent dans les rangs ennemis. Dès lors, ce ne fut plus qu'un massacre : tous les Anglais furent tués ou pris. Plusieurs Gentilshommes avoient obtenu des sauf-conduits pour se trouver à ce combat, qui se donna à une lieue & demie de Ploermel, & à une lieue de Josselin, dans l'endroit où est actuellement une Croix de pierre qui a environ quatre pieds de hauteur, & que l'on appelle la Croix de La bataille des Trente, Elle est au bord de la route de Josselin à Ploermel

 


Camp Montfort

 

 

chevaliers :

 

Richard Bemborouth, capitaine de Ploërmel

Robert Knolles

Thomelin Billefort

Thomelin Walton

Hugues de Calverlay

Hervé de Lexualen

Richard Lalande

 

écuyers :

John Plesington

Richard Le Gaillard

Hucheton Clamaben

Repefort

Hennequin de Guenchamp

Hennequin Hérouard

Hennequin Lemareschal

Raoulet d'Aspremont *, sgr de Renac, diocèse de Vannes

Croquart l'Allemand

Gaultier l'Allemand

Bobinet Melipart

Ysannet

Jehan Roussel

Thomas d'Agworth

Hulbitée

Helecoq

Hélichon Le Musart

Hugues Gaillard

Robin Adès

Perrot de Gannelon

Guillemin le Gaillard

Raoul Prévot

Guillaume Ardaine -dit Dardaine, sgr dudit lieu paroisse de St Georges de Reintembault, évêché de Rennes. (il fut tué)

 

***Raoulet d'Aspremont marié à Julienne Soual, fondent à Redon la chapellenie de la Perche en 1364

 

 

 

Camp Penthièvre

 

chevaliers :

 

Jean IV de Beaumanoir, sire de Beaumanoir, connétable de Bretagne, gouverneur de Josselin

Jean de Tinténiac -l'aîné

Even Charruel (il fut blessé)

Huon de Saint-Yon

Robin Raguenel de Saint-Yon

Caro de Bodegat

Olivier Arrel, sgr de Kermaner, paroisse de Plomeur Gautier

Jehan Rouxelot, seigneur de Limoëlan, paroisse de Sévignac

 

écuyers :

Guillaume de Montauban

Alain de Tinténiac -le cadet

Tristan de Pestivien (il fut blessé)

Alain de Keranrais (il renversa Brembro d'un coup de lance qu'il lui donna dans le visage)

Olivier de Keranrais

Louis Gouyon

Geoffroy de la Roche (fait chevalier par Beaumanoir, durant le combat)

Guyon de Pontblanc

Geoffroy de Beaucorps

Maurice du Parc

Jehannot de Serent

Olivier de Fontenay

Hugues Catus (dit Huguet Trapus ou Huet de Captus)

Maurice de Tréziguidy

Geslin de Trésiguidy (frère du précédent)

Guillaume de la Lande

Olivier de Monteville

Simon Richard (ou Pachard)

Guillaume de la Marche

Geoffroy de Mellon (tué au commencement du combat)

Geoffroy Poulard (il fut tué)

Geoffroi du Bois * (il tua Brembro d'un coup d'épée)

 

*Geoffroy du Bois alias du Bouays avait pour neveu Jéhan du Bouays, seigneur de Bois Robert & de la Pommeraye en la paroisse de Trédias.

 

Au regard de ces deux listes, certain dénonceront les étrangers anglais et allemands figurant dans le clan Montfort, et s'enorgueilliront de ce que le clan pro-français était exclusivement composé de bretons. C'est sans doute pour cette raison que sur obélisque érigé sous Louis XVIII en 1809 n'y figurent que les compagnons d'armes de Beaumanoir, les autres rien ! Si cela ne s'appelle pas la réécriture de l'histoire alors qu'est ce ? Hommage à ceux qui sont tombés quelque soit leur camp, Qu'ils reposent en paix qu'ils aient été ou non inhumés en la proche chapelle de Saint Maudé à la Croix Hélléan.

 

 

 

Quand du Guesclin s'est retrouvé à la tête des grandes compagnies dépêchées par le roi Charles V afin de débarrasser son royaume de ces brigands, on y trouvait des allemands, des anglais* et étrangement nul n'y trouvait rien à redire !.

 

*Hugh Calveley, John Creswell

 

Chevaliers étrangers à la Bretagne venus se placer sous l'égide de du-Guesclin. Un certain nombre de compagnons d'armes de du-Guesclin vinrent finir leurs jours près de la Motte Broon, aspirant trouver là une retraite réconfortante. En réalité ils étaient plus couverts de gloire que de fortune et leurs descendants tomberont très vite dans la misère tout en labourant leurs parcellaires de terre. Le 10 août 1356 Blois est libéré en échange d'une rançon de 700.000 florins d'or qu'il ne versera qu'en partie -ses deux fils le remplacèrent dans la geôle ainsi que du-Guesclin, le mois suivant, ce 19 septembre se déroule la bataille de Poitiers à laquelle prennent part un certain nombre des partisans de Blois qui ont suivis les troupes françaises : Jéhan Gauteron dont le fils allait épouser l'héritière du Plessix Bataille à Sévignac & Guillaume Sauvaget, seigneur des Clos à Plénée y perdront la vie. Le roi de France Jean II le Bon sera fait prisonnier par les anglais. Au cours du mois d'octobre, c'est la ville de Rennes qui est assiégée par les troupes de Henry de Grosmont duc de Lancaster, Afin d'inciter les occupants de la place forte à ouvrir les portes de la ville à ses troupes, l'anglais fait paître des porcs auprès des Portes Mordelaises, mais Penhoët, capitaine de la garnison à la solde de Blois fait suspendre une truie qui par ses cris va attirer les gorets à l'intérieur de la cité, délivrant ainsi les assiégés de la famine, Guillaume Gauteron héritier du Plessix Bataille à Sévignac faisait partie du nombre. Du Guesclin libéré de Londres, avec ruse parviendra lui aussi à déjouer les assiégeants et sera peu après adouber au château de Montmuran par Charles de Blois qui le nommera capitaine de Pontorson et du Mont Saint Michel. En 1363 sur les landes d'Evran un traité failli être signé entre Blois et le fils Montfort : le partage de la Bretagne. Mais Jeanne de Penthièvre refusa l'accord et le combat reprit, deux lieux ont conservé empreinte de cette entrevue : cette auberge sise au village de Penhouët en la paroisse de Saint André des Eaux, on y observe au dessus d'une porte cintrée une main tenant un pichet, et une autre main tenant une timbale, d'autres légendes veulent que du-Guesclin ait pour sa part logé au manoir de Pestivien en la paroisse de Trévron où l'on contemple un cavalier gravé dans la pierre. Et il y eut cette bataille d'Auray ce 29 septembre 1364 : dans le camp Blois on comptait la présence de plus de 4000 combattants, dont environ 2500 lances venues de France, chez les Montfort environ 1600 hommes d'armes dont 800 ou 900 archers, mais si chaque homme d'armes était suivi de l'équipage qu'il avait alors, savoir trois archers et un courtillet, outre un page, cette armée était plus nombreuse que celle de Charles de Blois.


 

 

 

 

Contre l'avis de du Guesclin, Charles de Blois attaqua le camp adverse, mais il y perdit la vie, parmi les autres victimes on déplorait aussi Olivier de la Moussaye, Olivier Tournemine de la Hunaudaye à Plédéliac. En principe la victoire était dans le camp Montfort, les héritiers de Blois étant retenus prisonniers en Angleterre, un premier traité fut signé à Guérande en 1365 reconnaissant Jean de Montfort comme duc de Bretagne. L'ingratitude du nouveau duc à l'égard de ses propres alliés incita Olivier de Clisson à passer dans le camp français rejoignant ainsi du-Guesclin. Blessé lors de la bataille d'Auray, Olivier de Clisson y perdit un œil, pour récompense, il souhaitait recevoir la forêt du Gavre, mais le duc donna ce patrimoine à l'Anglais Chandos, ce qui provoqua la colère de Clisson. "Je donne au diable si jà Anglais sera mon voisin !" et tout bouillant s'en courut au Gâvre, en démolit le château, et en fit porter les pierres à Blain pour construire son donjon. Puis Jean IV, pour s'en venger, l'ayant frustré de la seigneurie de Châteauceaux à laquelle il avait droit: « Haa ! messire, lui dit Clisson, vous m'avez fait Olivier sans terre, mais vous ne serez pas duc sans guerre ! » . En 1378, la ville de Saint Malo est assiégée par les anglais, au nombre des défenseurs de la cité : le capitaine Guillaume Picaud de Morfouace, originaire de la paroisse de Plumaugat, ce dernier se comporta d'une manière similaire en 1380 à Nantes et en 1386 à Brest. Le 9 décembre 1378, Charles V voyant la situation s'envenimer, confisqua le duché, incitant Montfort à se réfugier chez ses alliés anglais, il envisagea même de lever un impôt sur la Bretagne, ce qui souleva le peuple Breton. Les seigneurs bretons furent offusqués de pareille démarche et abandonnèrent le roi de France. Raoul de Montfort qui avait été l'un des opposants à ce duc forma à Rennes ce 25 avril 1379 l'association qui sauva le duché : ils chassèrent les troupes françaises et envoyèrent une députation à Londres afin de rappeler Jean de Montfort. Jeanne de Penthièvre elle même se rallia à cette sage décision. Étonné et joyeux, le prétendant n'osa pas les suivre, craignant qu'un piège ne lui soit tendu. Il les invita à regagner la Bretagne et promis de les y rejoindre quand il serait prêt. Ce fut chose faite le 3 août 1379 : le duc Jean IV débarqua bientôt à Dinard. Bertranddu Guesclin du haut des remparts assista à l'arrivée du vaisseau anglais à bord duquel avait prit place son ennemi Montfort, le vaisseau qui le conduisait était placé sous les ordres du capitaine Anglais Kaverli. Et sous le commandement dudit Kaverli, la flotte castillane appelée par le roi de France pour empêcher ce débarquement fut mise en échec. Des témoins relateront que même du-Guesclin face pareille stratégie ne put s'empêcher d'applaudir ses adversaires. Une foule nombreuse vient accueillir le nouveau duc : « Ils avançoient jusque dans la mer pour le voir plutôt. Ils se prosternoient, ceux mêmes qui s'étoient jetés dans l'eau. Ils versoient des torrents de larmes, le suppliant de les pardonner, reconnoissant qu'ils avoient été séduits et maudissant l'auteur de leur révolte.»


 

 

Erru eul lestr, e pleg ar mor
Ile weliou gwenn gant han digor

Digouet ann otrou Iann endro
Digouet eo da ziwall he vro

D'hon diwall doc'h ar C'hallaoued
A vac'hom war ar Vretoned

 

(an Alarc'h-le cygne)

 

Un navire est entré dans le golfe
ses blanches voiles déployées

Le seigneur Jean est de retour
il vient défendre son pays

Nous défendre contre les Français
qui empiètent sur les Bretons

 

 

La réconciliation se fait autour de celui qui est acceuilli à Dinard : les ennemis d'hier -à l'exception de du-Guesclin et de Clisson, tous les deux passés au service du roi de France au service duquel ils se succèderont au poste de connétable.

 

...Par la grande joaye qu'ils avoint

De voir leur Duc en tel estat

Venu à eux sans nul débat, etc

Rohan, Montfort, Montafilant

Et Beaumanir, tous ensemble

La Hunaudaye et Montauban

Vindrant à lui, si fit Coetmen

guité qui capitaine estoit

De Dinan de long temps avoit

Et en vieux faits estoit habile

Les cleffs il rendit de la ville

A Rennes estoit Fontenay

Qui alla à lui sans délay

Malor qui en Guerrande estoit

Vint tost à lui, com il devoit

Et Vauclair estoit à Lamballe

Qui n'attend pas trousser la male..


 

 

 

Le duc Jean IV

 

Le nouveau duc Jean IV se rend le 9 août à Dinan, et dans la salle capitulaire des jacobins, devant les états de Bretagne qui y sont réunis, il clame :

"L’avidité des Français est prodigieuse. Ils ne peuvent se rassasier d’or et d’argent, ils se jettent sur notre Bretagne pour nous voler nos rentes et nos biens… Et encore cela ne les satisfait pas : ils veulent maintenant nous mettre en perpétuel esclavage. »


 

Familles seigneuriales ayant probablement soutenu le parti Montfort (parfois tardivement)

 

 

 

 

Sceau de Jean IV de Montfort

 

La famille Ferré. Ils deviennent seigneurs de la Ville es Blancs à Sévignac, était ce suite à une alliance avec la famille de la Motte qu'ils reçurent cette terre, où cette terre fut elle confisquée aux de la Motte. Cette famille disposait de rôles importants, en effet si on y regarde de plus près les rôles attribués à ceux qui se succédèrent à la tête de cette seigneurie : Cette famille nous est réellement connue qu'à partir de 1389, au moment où la Maison de Montfort accédait au trône ducal de Bretagne. Jacques Ferré : auditeur à la Cour des Comptes en 1428; Pierre Ferré, fils du précédent fut ambassadeur ducal en Angleterre et en France puis Sénéchal à Rennes.

 

La famille Montfort : originaire de Gaël : Raoul de Gaël le fondateur de cette Maison était Raoul dit l'Anglicus autrement dit l'Anglais Ralph, il descendait des rois de Bretagne, et accompagna Guillaume le Conquérant lors de la Conquête de l'Angleterre et fut récompensé. Son fils Raoul II était comte de Norfolk. Nous trouvons Raoul de Montfort seigneur de Gaêl en 1395, il épousa vers 1379 Jeanne de Kergolay, dame de Frinaudour qui lui donna trois fils * : Jean, Charles & Guillaume -dit Gui.  Jean de Montfort, seigneur de Kergolay épousa vers 1404 Anne de Laval, il succéda en 1412 aux droits de sa femme, en toutes les seigneuries de Guy, Comte de Laval, de Vitré & du Gavre, il prit le nom de Guy XII, Comte de Laval et mourut de retour de Rhodes en 1415.  Gui de Montfort, le puisné est donné seigneur de la Chèze en la paroisse de Lanrelas en 1427, il y est présent depuis 1380. Titré sieur de la Bouexière et de la Rivière, il épousa N. de Jarzé et en eut une fille prénommée Margaud. Mahaud de Montfort -selon dom Morice, d'autres sources donne Jean, Charles, Guillaume & Mahaut comme enfants de Raoul VII, elle épousa en seconde noce Maurice de Comenan, famille qui compte un certain Robert de Comenan lieutenant anglais servant sous Clisson ?  contracta alliance avec Jean du Fou seigneur de la Roche Guéhenneuc, lequel cumulait les charges : écuyer de l’hotêl du duc de Bretagne en 1381, receveur de Bretagne gallo, trésorier et receveur-général dans des lettres données à Vannes par le Duc, ambassadeur en France en 1390. Ils eurent parmi leurs enfants : une fille : Jeanne du Fou mariée à Thébaud Le Sénéchal & un fils : Guillaume marié à Jeanne de la Houssaye. -Charles de Montfort, sieur de Frinaudour. Il reçut la Motte Broon confisquée à la famille du Guesclin. Il mourut en 1421


 

Famille du Margaro : Guillemette du Margaro épouse de Jacques Ferré, les membres de cette famille du Margaro étaient aussi liés avec la famille de Pembroc. Famille présente à Pembroc au XVème siècle -en 1449 le sieur du Margaro à Pembro d'après évesché de Saint Malo Anciennes Réformations. (voir Mandements du duc Jean V de Bretagne touchant la réparation du château de Jugon et des dons de terres à Guillaume du Margaro, renseignement sur le nombre de feux à Brusvily)

 

La famille d'Angoulevent seigneurs de Coëcouvran à Yvignac : -Tristan d'Angoulevent était écuyer de l’hotêl du duc de Bretagne en 1381, combattait à Chissey en 1372


Milon, seigneurs de la Ville Morel à Broons : -Estienne I Millon, premier de ce nom, seigneur de la Ville Morel à Broons, ratifie le traité de Guérandes en 1381, il devint Ambassadeur du duc de Bretagne à la Cour de Rome, Procureur-Général au Parlement de Bretagne, et Président et Juge universel de Bretagne, Sénéchal de la Baillie de Ploermelet de Rennes. Yves Milon, devint trésorier général au Parlement sous Jean IV.



Kersaliou, seigneurs de Limoëlan : Roland de Kersaliou fut du nombre de ceux qui se liguèrent contre les Penthièvre. Dans le premier quart du XVème siècle, il succède à la famille Rouxelot à la tête de la seigneurie de Limoëlan.

 



Familles seigneuriales ayant soutenu le parti Penthièvre

 

 

Sceau de Jeanne de Penthièvre

 

 

 

-Bertrand du Guesclin, seigneur de la Motte Broons., Olivier du Guesclin, frère du précédent,Géoffroy de Broon

 

-Robert de Guitté, l'un des 27 chevaliers à la montre de du-Guesclin en 1371, il sera au nombre de ceux qui s'associèrent pour le retour du duc Jean IV et le départ des troupes françaises. Capitaine de Dinan, il remit à ce dernier les clefs de la ville comme il y est fait allusion dans le poème de maître Guillaume de Saint-André.

 

-Guillaume de Guenroc, également écuyer de du-Guesclin en 1371

 

-Guillaume Sauvaget, seigneur des Clos à Plénée, soutient la cause de Jeanne de Penthièvre, puis apporte son aide au roi de France, il est tué lors de la bataille de Poitiers en 1356

 

-Alain de la Moussaye,seigneur dudit lieu en Plénée. Le château de la Moussaye en Plénée fut en partie démantelé lors de cette guerre de succession, on voit encore les tours l'encadrant, seuls vestiges de la seigneurie d'alors. Alain de la Moussaye fut l'un des principaux chefs de l'armée de du-Guesclin en Aquitaine en 1372

 

-Jehan Rouxelot, seigneur de Limoëlan à Sévignac, participe au combat des trente

 

-Yves de Beaupoil, seigneur du Bas & du Haut Noê Mallet «prit parti pour Charles de Blois, duc de Bretagne, contre Jean de Montfort. Après la mort de Charles, tué à la bataille d'Auray en 1364. Yves se retira auprès de Charles V. qui lui ordonna des appointements, et s'employa pour lui envers Jean de Montfort alors duc de Bretagne. Il se retira en Limousin, auprès de Jean de Bretagne, Comte de Penthièvre, vicomte de Limoges, fils de Charles de Blois. Il eut deux fils : Guillaume qui suit et Jean de Beaupoil fut lieutenant du roi en Périgord, il épousa l'héritière de la Force : Marie Provost. Sa branche subsista jusqu'à Philippe de Beaupoil, Dame de la Force, qui porta cette terre dans la Maison de Caummont, par son mariage avec François de Cau(m)mont, Seigneur de Castelnau, père de Jacques Nampar, dit le maréchal de la Force Guillaume de Beaupoil, fils du précédent, seigneur de la Noë Malet à Broons, secrétaire du duc de Penthièvre,mort en 1445 dans un âge très avancé, épousa Françoise de Broon, d'une des plus anciennes maisons de Bretagne, & nièce du connétable du-Guesclin, dont il eut un fils : Julien. Dans le traité de paix fait à Nantes le 27 juin 1448 entre François I duc de Bretagne et Jean comte de Penthièvre, le duc consent que Guillaume de Beaupoil & Julien son fils, recouvrent leurs maisons, terres, héritages, etc.. L'an 1450, Julien de Beaupoil vendit la Noë Mallet à son parent Olivier de Broon.
 

-Guillaume de la Motte, seigneur de la Gueurine à Trémeur et de la Ville es Blancs en Sévignac, écuyer de la compagnie du sieur de Beaumanoir lors du siège de Bécherel en 1371 marié à Isabeau du Châtelier en Eréac

 

-Caro et Macé de Plumaugat, compagnons d'armes de du-Guesclin

 

-Raoulet du Chastelier, seigneur du Chatelier en Eréac et de Branxian en Lanrelas

-Guillaume Gauteron, seigneur du Plessix à Sévignac.

 

-Bertrand de Saint Pern

 

-Pierre de Tournemine, sieur de la Hunaudaye

 

-Robert de Guitté, reprend en 1387 la ville de Saint Malo et la remet au roi de France

 

-Etienne Gouyon

 

-Rolland de Kersaliou

 

-Jean Ferron, Olivier Ferron

 

-Berthelot d'Angoulevent, sgr de Coëcouvran à Yvignac

 

-Jean de la Motte

 

Famille divisée entre le clan Monfort et le clan Penthièvre:

 

Famille Le Provost -Tiphaine Le Prosvost, mariée, en 1470, à Nicolas Botherel, Seigneur de la Ville-Geffroy comptait pour ancêtres : Raoul ou Raoullet Provost, lequel tint le parti de Jean de Bretagne, Comte de Montfort, 8c de Jean IV, son fils, dit le Conquérant. II fut l'un des quatre Chevaliers Bretons qui combattirent sous Richard Pembroc, chef des Anglois, à la fameuse bataille des Trente, donnée à moitié chemin de Josselin 8c de Ploermel le »7 Mars 1351. II eut pour femme Margilie, Dame de Kerambastar, paroisse de Botouha. Guillaume Provost, frère aîné de Raoullet, tint le parti de Charles de Blois, auquel il avoit fait foi 8c hommage de ses Terres, mouvantes du Comté de Penthiévre 8c de Goello, 8c fut l'un des Écuyers de la montre d'Yvon de Kerguelen , reçue à Dinan : Olivier Provost, dernier possesseur, avec ses deux frères, des Terres de la Hardiais, des Clouais, d'Yfîniac 8c du Rocher, fut fait Chevalier, & fit un traité d'alliance avec le Duc Jean de Bretagne 8c Comte de Montfort, l'an 1370, par lequel il s'engagea de secourir le Duc de son corps 8c de ses biens, en cas que ses ennemis lui voulussent disputer la- souveraineté- II épousa Jeanne de Longue-Eppée lui porta en dot la Terre du Pontganv, 8c n'en eut qu'une fille – Guillemette Le Provost , Dame de la Hárdiais, des Clouais, Dyfîniac, du Rocher 8c du Pontgam, mariée, par contrat de l'an 1380, à Messire Eon de Quengo, Chevalier, dont sont descendus le Marquis de Crenolle, Colonel du Régiment de Béarn ; 8c les Comtes 8c Vicomtes de Tonquedec, qui ont toujours depuis possédé les mêmes Terres. 'Henri , qui servit sous Charles de Blois, il fut tué à la bataille d'Auray le 19 Septembre 1364; Prigente Le Provost issue de la même Maison était Dame de la Ralais en Lanrelas. Elle était très probablement la soeur de Suzanne évoquée ci dessus, A noter : Suzanne le Prévost avait pour filleul Suzanne de Derval petite fille de Guillaume de Derval et Gilette des Déserts Seigneur et dame de Guillerien. Comme nombre de familles établies en la paroisse de «Lanrelaz» était originaire de Gaël ou des environs : Saint Onen la Chapelle. Le Prévost (le). – « Seigneurs du Plessis-au-Prévost, dans la paroisse de Gaël, evesché de Saint-Malo, tiroient leur nom du droit qu’ils avoient d’estre provosts féodez de la seigneurie de Gaël, qui estoit membre de la terre de Montfort. – Portoient pour armes : Bandé d’argent et de sable. La branche aisnée de cette maison et tombée dans cette d’Appigné, par dame Suzanne le Provost, vicomtesse de Loïat, qui espousa messire Pierre Botherel (de Quintin), seigneur vicomte d’Appigné,

 

Grateme : En 1596 à Lanrelas, naît Ollivier de Pembroc, il a pour parrain Ollivier Grateme. Cette famille est originaire de Saint Onen. (Montre de 1480 Olivier Grateme (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme.

 

Robinault de St-Régent : cette famille est originaire de Saint Onen 1676 seigneur du Bois Basset

 

Régal : Cette famille est originaire de Saint Onen et Gaêl, montre de 1480 : Jehan Regal (5 livres de revenu), remplacé par son fils Yvon : porteur d'une brigandine et comparaît en archer. Pierre cité dans un acte de baptême à Lanrelas

 

Les villages de Cambel à Broons, Chirpel à Lanrelas *, Pembroc & la Croix Oreal à Sévignac, Huberson à Trémeur rappellent une présence Anglaise

 

**Chirpel désignait jadis en vieil anglais une chapelle.
 

 

 

Jeanne de Penthièvre

 

 

 

Monsieur Arthur Le Moyne de la Borderie dans son ouvrage retient les principales clauses de l'accord tenu entre les deux partis :

1° Jean de Montfort sera seul duc de Bretagne et possédera tout le duché comme le tenait le duc Jean son oncle *. Jeanne de Penthièvre y renonçant expressément et consentant que Jean de Montfort en fasse hommage au roi de France.

2° La maison de Penthièvre conservera tous ses biens, tous ses apanages en Bretagne, et en fera hommage au duc. Toutefois la veuve de Charles de Blois, qui avait si longtemps porté le titre de duchesse, est dispensée de cet hommage. Mais ses enfants et tous ses héritiers y seront astreints

3° Les Penthièvre posséderont de plus la vicomté de Limoges et en outre dix mille livres de rente assises sur les terres et domaines du comte de Montfort en France (Rethel, Nevers, etc.), sauf le comté de Montfort-l'Amauri.

4° Quant à la succession du duché de Bretagne, il fut stipulé que, tant qu'il y aurait des mâles du sang de Bretagne, nulle femme n'y succéderait, — et par conséquent, si la ligne masculine venait à faillir dans la maison de Montfort, le duché passerait aux Penthièvre

et Monsieur Le Moyne de la Borderie de poursuivre :

Le traité de Guérande ayant été ratifié par le roi du 22 au 31 mai 1366 (1), le duc aurait dû venir sans retard rendre au roi l'hommage du duché de Bretagne. Mais, entre le conseil du roi et le conseil du duc s'éleva une discussion, traitée sans doute par lettres et par mémoires, sur la forme et la qualité de l'hommage du duc. Selon le conseil du roi, le duc de Bretagne devait au roi l'hommage lige,(hommagium ligium); selon le conseil du duc il ne devait que l'hommage simple,(hommagium planum).L'hommage lige imposait au vassal envers son suzerain des obligations beaucoup plus étroites que l'hommage simple. Celui-ci n'impliquait guère d'autre engagement que de ne pas se rebeller contre le suzerain. Par l'hommage lige, le vassal s'engageait à servir et défendre le suzerain contre quiconque pouvait vivre et mourir; à obéir à tous ses commandements, à le servir de sa personne quand il le voudrait. Non seulement on rendait cet hommage à genoux, mais sans épée, sans ceinturon, dans une altitude fort humble. Pour l'hommage simple, le vassal était debout, gardait son épée, son ceinturon, mettait ses mains dans celles de son seigneur en le reconnaissant pour son suzerain et pour marque de fidélité, il le baisait. Le duc de Bretagne vint enfin à Paris et se présenta

 

***C'est-à-dire Jean III.

Les signataires du traité de Guérande la liste fournie par infobretagne

(les noms sont suivis de la date à laquelle les personnages ont signés)

 

Pierre, abbé de Saint Aubin

Guillaume, abbé de Boquen

Perrot Abraham écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Aguilhon écuyer 25-mai Poencé

Olivier Aguilhon écuyer 25-mai Poencé

Berthelot d'Angoulvent écuyer 25 avril Dinan

Gelequin L'Allemant écuyer 01-mai Guingamp

Guillaume Anseau écuyer 30 avril Guingamp

Jehan d'Andigné écuyer 28 avril Lamballe

Perrot de L'Angeniviere écuyer 20 avril Rennes

Jehan de L'Angevinaye écuyer 25 avril Dinan

Robert de L'Angevinaye écuyer 25 avril Dinan

Tristan d'Angoulvent écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Pierre de L'Argentaye chevalier 28 avril Lamballe

Pierre de La Ballue écuyer 25-mai Poencé

Jehan Le Barbu écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Jehan Baret écuyer 29 avril St-Brieuc

Jehan de Barac'h

Raoul de La Barre écuyer 03-mai Montfort

Robin de La Barre

Olivier Le Bart écuyer 14 juin Redon

Guillemet Baudré écuyer 28 avril Lamballe

Robin de Baulon chevalier 20 avril Rennes

Alain Beauboys chevalier 28 avril Lamballe

Mathieu Beauboys écuyer 10 avril Guérande

Guillaume de Beauchesne écuyer 25 avril Dinan

Jehan de Beaumanoir écuyer 25 avril Dinan sire du Bois de La Motte

Raoul de Beaumont écuyer 25-mai Poencé

Jehan Berenger écuyer 25 avril Dinan

Guillaume Bertrand écuyer 01-mai Guingamp

Olivier Bihan écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Olivier Bihoulier écuyer 20 avril Rennes

Guillaume de Bintin écuyer 20 avril Rennes

Renaud de Bintin écuyer 10 avril Guérande

Anthoine Blanchart écuyer 20 avril Rennes

Bertrand Le Bley écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Baltazar de Blossac écuyer 10 avril Guérande

Régnier de Blossac écuyer 10 avril Guérande

Guillaume Bloyn écuyer 29 avril St-Brieuc

Olivier du Boaisjagu écuyer 10 avril Guérande

Eon Bodart écuyer 10 avril Guérande

Eon de Bodegat écuyer 25 avril Dinan

Guillaume de Bodegat écuyer 25 avril Dinan

Jehan Bodigan écuyer 29 avril St-Brieuc

Guillaume Bodin chevalier 25 avril Dinan (sgr de la Rouvraye en Plelan Le Petit)

Guillaume de La Boessiere écuyer 10 avril Guérande

Aubin des Bois écuyer 03-mai Montfort

Geffroy du Boisbilly écuyer 28 avril Lamballe

Henry du Boisjehan écuyer 25 avril Dinan

Olivier de Bonnoire écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Geffroy Le Borgne écuyer 03-mai Guingamp

Guillaume Le Borgne écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Guillaume Le Borgne écuyer 20 avril Rennes

Raoul du Boschet écuyer 10 avril Guérande

Hardoin Boterel écuyer 20 avril Rennes

Pierre Boterel écuyer 20 avril Rennes sire d'Apigné

Thomas des Boucheaux écuyer 20 avril Rennes

François de Boulognes écuyer 20 avril Rennes

Rolland Bourdon écuyer 28 avril Lamballe

Guillaume Le Bouteiller écuyer 10 avril Guérande

Guillaume Le Bouteiller écuyer 10 avril Guérande

Jehan de La Boutelaye écuyer 10 avril Guérande

Guillaume de La Bouyere écuyer 20 avril Rennes

Alain du Boys écuyer 25 avril Dinan

Alain du Boys écuyer 30 avril Guingamp

Robin Le Breton écuyer 29 avril St-Brieuc

Colin du Breuil écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Phelipot du Breuil écuyer 28 avril Lamballe

Pierre de Bruc écuyer 25-mai Poencé

Alain Le Brun écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Alain Le Brun écuyer 28 avril Lamballe

Olivier Brunet écuyer 25 avril Dinan

Jehan Budes écuyer 28 avril Lamballe

Robert Buisson écuyer 10 avril Guérande

Guillaume de Bulleon écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Eon Byé écuyer 30 avril Guingamp

Pierre Cabournays écuyer 02-mai Guingamp

Robin de Cadillac écuyer 10 avril Guérande

Nicolas Cadiou écuyer 25-mai Poencé

Thomas Cadiou écuyer 25-mai Poencé

Jehan de Carmen écuyer 25-mai Poencé

Bonnabes de Champagne écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Guillaume de La Chapelle écuyer 25 avril Dinan d'Irrodouer

Jehan de La Chapelle écuyer 25 avril Dinan

Jehan Chapelle écuyer 20 avril Rennes

Jehan Chapelle écuyer 20 avril Rennes

Brient de Chasteaubrient chevalier 25 avril Dinan sire de Beaufort

Guillaume du Chastel écuyer 10 avril Guérande

Hervé du Chastel chevalier 01-mai Guingamp sire du Chastel

Jacques Chastel écuyer 25 avril Dinan

Jehan du Chastelier écuyer 30 avril Guingamp sire de Pommerit

Jehan du Chastelier chevalier 25 avril Dinan sire du Chastelier

Jehan du Chastelier écuyer 30 avril Guingamp

Geffroy de Cheffdubois chevalier 02-mai La Roche-Derrien

Jehan Le Chever écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Jehan Chevy écuyer 29 avril St-Brieuc

Olivier de Chieffdubois écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Alain La Choe écuyer 25 avril Dinan

Alain Chouce 02-mai La Roche-Derrien conseiller de Jeanne duchesse de Bretagne

Sylvestre Clerbault écuyer 10 avril Guérande

Pierre Le Clerc écuyer 29 avril St-Brieuc

Philippes de Coëtgoureden écuyer 30 avril Guingamp

Geffroy de Coëtmen écuyer 30 avril Guingamp

Rolland de Coëtmen chevalier 02-mai La Roche-Derrien vicomte de Coetmen

Yvain de Coetquiz écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Guillaume de Coetrevan chevalier 02-mai La Roche-Derrien

Jehan de Coëtuhan écuyer 02-mai La Roche-Derrien sire de Coëtuhan

Jehan de Comper écuyer 03-mai Montfort

Guillaume de Corcé écuyer 25-mai Poencé

James de Corcé écuyer 25-mai Poencé

Bertrand Cormel écuyer 20 avril Rennes

Jehan de Cornillé écuyer 10 avril Guérande

Guillaume de La Cornillière écuyer 24 juin Nantes

Jehan Le Coué écuyer 29 avril St-Brieuc

Raoul de Couesquen chevalier 26 avril Dinan sire de Couesquen

Jehan Couldebouc écuyer 14 juin Redon

Geffroy Le Court écuyer 28 avril Lamballe l'aisné

Geffroy Le Court écuyer 28 avril Lamballe le jeune

Perrin Le Court écuyer 28 avril Lamballe

Olivier de Coytuhan écuyer 29 avril St-Brieuc

Pierre de Cramou écuyer 20 avril Rennes

Guillemet Crochebec écuyer 24 juin Nantes

Rolland Davy écuyer 28 avril Lamballe

Yvain Denoal écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Perrot Le Denoys écuyer 28 avril Lamballe

Sevestre Digoedec écuyer 01-mai Guingamp

de Dinan chevalier 02-mai La Roche-Derrien sire de Montafilant

Jehan de Dinan écuyer 30 avril Guingamp

Jehan de Dinan écuyer 30 avril Guingamp

Olivier Dolo écuyer 28 avril Lamballe

Rolland Dolo écuyer 29 avril St-Brieuc

Bertrand Drouet écuyer 28 avril Lamballe

Perrot des Ebles écuyer 28 avril Lamballe

Bizien Emery écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Olivier L'Enfant chevalier 02-mai La Roche-Derrien

Olivier L'Enfant chevalier 02-mai La Roche-Derrien messire

Geffroy d'Engoulvent écuyer 25 avril Dinan

Nicolas Eon écuyer 24 juin Nantes

Thomas L'Ermine écuyer 25 avril Dinan

Geffroy Ersart écuyer 28 avril Lamballe

Payen d'Espinay écuyer 20 avril Rennes

Jehan Estourbeillon écuyer 20 avril Rennes

Hamon des Estres écuyer 03-mai Montfort

Macé L'Evesque écuyer 20 avril Rennes

Alain Ferron écuyer 25-mai Poencé

Geffroy Ferron chevalier 25 avril Dinan connestable de Dinan

Guillaume Ferron écuyer 25 avril Dinan

Jehan Ferron écuyer 25 avril Dinan

Olivier Ferron écuyer 25 avril Dinan

Jehan du Feu écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Robin du Feu écuyer 10 avril Guérande

Rolland du Feu écuyer 28 avril Lamballe

Macé de La Fonchaye écuyer 20 avril Rennes

Jehan Le Forestier écuyer 28 avril Lamballe

Mathelin de Forges écuyer 10 avril Guérande

Raoul Fortin écuyer 29 avril St-Brieuc

Guy du Fou chevalier 01-mai Guingamp vicomte du Fou

Jehan Le Gac écuyer 10 avril Guérande

Jehan Le Gac écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Raoul Le Gac écuyer 14 juin Redon

Geffroy Le Gallois écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Guillaume de Garenneaux écuyer 10 avril Guérande

Robert de Garroët écuyer 25-mai Poencé

Christophe Genevois écuyer 20 avril Rennes

Jehan Genevois écuyer 20 avril Rennes

Guillaume Gicquel écuyer 20 avril Rennes

Jehan Giffart écuyer 20 avril Rennes

Olivier de La Goublaye écuyer 28 avril Lamballe

Rolland de La Goublaye écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Alain Gourmelen écuyer 03-mai Guingamp connestable de Chasteaulin sur Trieu

Bertrand Goyon écuyer 28 avril Lamballe sire de Matignon

Jehan Goyon écuyer 28 avril Lamballe

Perrot Goyré écuyer 10 avril Guérande

Guillaume Le Grand écuyer 28 avril Lamballe

Jamet Le Grand écuyer 25 avril Dinan

Nicolas Le Grant écuyer 10 avril Guérande

Jehan du Greusquen écuyer 30 avril Guingamp

Guillaume Grignon écuyer 30-mai Vannes sire de La Forrest

Perron de Gueleguen écuyer 28 avril Lamballe

Perrot de Gueliguen écuyer 28 avril Lamballe

Guyon Le Guenour écuyer 20 avril Rennes

Jehan de Guenroc écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Olivier du Guern écuyer 03-mai Montfort

Geffroy Guignemer écuyer 28 avril Lamballe

Derien Guillemet écuyer 10 avril Guérande

Jehan Guillotte écuyer 03-mai Montfort

Jehan Guillou écuyer 01-mai Guingamp

Jehan Guischart écuyer 03-mai Montfort

Robert de Guitté chevalier 25 avril Dinan capitaine de Dinan

Perrot Guyomar écuyer 28 avril Lamballe

Richart Guyomar écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Olivier Haimere écuyer 25 avril Dinan

Rolland Hamelin écuyer 25 avril Dinan

Fouquet Hatelou écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Jehan Hattes écuyer 20 avril Rennes

Olivier Hattes écuyer 03-mai Montfort

Pierre Hattes écuyer 10 avril Guérande

Pierre du Haultboys chevalier 01-mai Guingamp sire de Keimmerch

Jehan du Haut-Breuil écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Hay écuyer 03-mai Montfort

Pierre de La Haye écuyer 20 avril Rennes

Guillemot des Hayes écuyer 28 avril Lamballe

Jehan des Hayes écuyer 30 avril Guingamp

Guillaume Helyes écuyer 29 avril St-Brieuc

Robert Hemery écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Perrot Henry écuyer 03-mai Montfort

Olivier de La Hercedoyere écuyer 20 avril Rennes

Jehan Hersart écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Hilary écuyer 10 avril Guérande

Guillaume de Hillion écuyer 29 avril St-Brieuc

Jehan Hingant écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Olivier Hingant écuyer 25 avril Dinan

Thebaud Hingant écuyer 30 avril Guingamp

Guillaume de Hirel écuyer 25-mai Poencé

Perrot Horcant écuyer 10 avril Guérande

Eliot de L'Hospital écuyer 14 juin Redon

Jehan du Houlle écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Jehan du Houlle écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Alain de La Houssaye chevalier 20 avril Rennes capitaine

Guillaume de La Houssaye écuyer 20 avril Rennes

Jehan de La Houssaye écuyer 20 avril Rennes

Jehan du Houx écuyer 10 avril Guérande

Guillemet Huës écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Hydeur écuyer 28 avril Lamballe

Acaris d'Isser chevalier 20 avril Rennes

Jehan Jarnoan écuyer 25 avril Dinan

Jehan Joces écuyer 01-mai Guingamp

Robin Juhel écuyer 28 avril Lamballe

Jehan de Kargoet écuyer 28 avril Lamballe

Mathieu Keraliou écuyer 24 juin Nantes

Jehan Keralyou écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Pierre de Keranmanach écuyer 01-mai Guingamp

Jehan de Keranrays écuyer 30 avril Guingamp

Yvon de Keranrays chevalier 30 avril Guingamp sire de Keranrays

Heliot de Kerdano écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Olivier de Keredern écuyer 01-mai Guingamp

Robin de Keredy écuyer 25 avril Dinan

Rolland de Kergomar écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Aliénor de Kergorlay écuyer 25 avril Dinan dame du Bois de La Motte

Henry de Kergorlay écuyer 02-mai Guingamp

Rolland de Kergorlay écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Rolland de Kergoumar écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Geffroy de Kerimel chevalier 01-mai Guingamp mareschal de Bretagne

Tanguy de Kermavan chevalier 20 avril Guérande

Payen de Kermoisan écuyer 03-mai Guingamp

Guillaume de Kermoysan écuyer 30 avril Guingamp

Doaren de Kersaliou écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Raoul de Kersaliou écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Raoullet de Kersaliou écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Rolland de Kersaliou écuyer 03-mai La Roche-Derrien

Yvonet de Kersaliou écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Meryen de Kervenenay écuyer 30 avril Guingamp

Eon de Lamorgant écuyer 30 avril Guingamp

Eon de La Lande écuyer 30 avril Guingamp

Guillaume de La Lande écuyer 20 avril Rennes

Olivier de La Lande écuyer 30 avril Guingamp

Richart de La Lande écuyer 03-mai Guingamp

Guillaume de Landugen écuyer 10 avril Guérande

Olivier de Languan écuyer 20 avril Rennes

Guillaume de Lanvalay écuyer 25-mai Poencé

Raoul de Lanvalay écuyer 25-mai Poencé

Geffroy de Lanvallay écuyer 25 avril Dinan

Robin de Lanvallay chevalier 25-mai Poencé

Thibault de Lanvallay écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Guillaume de Launay écuyer 29 avril St-Brieuc

Jehan de Launay écuyer 25 avril Dinan

Jehan de Launay écuyer 01-mai Guingamp

Olivier de Launay chevalier 30 avril Guingamp sire de Plusqualec

Alain Le Lay écuyer 30 avril Guingamp

Olivier de Lentivy écuyer 29 avril St-Brieuc

Guillaume Le Leonnoys écuyer 25 avril Dinan

Colin de Lescouet écuyer 28 avril Lamballe

Pierre de Lesnerac écuyer 30-mai Vannes

Guillaume Lezette écuyer 10 avril Guérande

Jehan Loguet écuyer 10 avril Guérande

Guillaume Le Long écuyer 30 avril Guingamp

Guyon Le Long écuyer 7 juin Nozay

Guillaume de Longaulnay écuyer 25 avril Dinan

Olivier de Lorgeril écuyer 25 avril Dinan sire de Lorgeril

Nicolas Lotodé écuyer 20 avril Rennes

Guillaume Loy écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Jehan Loye écuyer 25 avril Dinan

Jehan Macé écuyer 20 avril Rennes

Guillon Madeuc de Mareuil écuyer 28 avril Lamballe

Guillemet Madeuc écuyer 28 avril Lamballe

Rolland Madeuc chevalier 28 avril Lamballe

Olivier de Maillechat écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Alain de Malestroit écuyer 10 avril Guérande

Raoul Mandart écuyer 20 avril Rennes

Perrot de Marbré écuyer 20 avril Rennes

Estienne Marcel écuyer 25 avril Dinan

Guillaume Marcel écuyer 25 avril Dinan

Perrin de La Mareschie écuyer 10 avril Guérande

Perrin Le Marié écuyer 20 avril Rennes

Perrot Maron écuyer 03-mai Montfort

Macé de Marreil écuyer 10 avril Guérande

Jehan Martel écuyer 28 avril Lamballe

Olivier Martel écuyer 28 avril Lamballe

Olivier Martin écuyer 25 avril Dinan

Jehan de Marzen écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Olivier de Marzen écuyer 10 avril Guérande

Jehan de Maure chevalier 10 avril Guérande sire de Maure

Jehan Maurry écuyer 10 avril Guérande

Robert Melece écuyer 20 avril Rennes

Jehan Meryen écuyer 30 avril Guingamp

Estienne Milon écuyer 25 avril Dinan

Even de Moellon écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Guillemot Moissan écuyer 28 avril Lamballe

Bertrand de Mont-Bourcher écuyer 20 avril Rennes

Symon de Mont-Bourcher écuyer 20 avril Rennes

Alain de Montafilant écuyer 03-mai Montfort

Olivier de Montauban écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Alain de Montbourcher chevalier 25-mai Poencé

Jehan de Montbrun écuyer 20 avril Rennes

Eon de Montfort écuyer 25-mai Poencé

Geffroy de Mordelles écuyer 29 avril St-Brieuc

Henry Morillon écuyer 01-mai Guingamp

Yvon de Morizur écuyer 01-mai Guingamp

Alain de La Motte écuyer 28 avril Lamballe

Geffroy de La Motte 02-mai La Roche-Derrien conseiller de Jeanne duchesse de Bretagne

Geffroy de La Motte écuyer 10 avril Guérande

Geffroy de La Motte écuyer 28 avril Lamballe

Jehan de La Motte écuyer 10 avril Guérande

Olivier de La Motte écuyer 10 avril Guérande, seigneur de Brusvily & de Plumaudan

Guillot Le Moulnier de Saillé écuyer 24 juin Nantes

Guillaume Le Moyel écuyer 28 avril Lamballe

Hamon Le Moyne écuyer 30 avril Guingamp

Olivier Le Moyne écuyer 24 juin Nantes capitaine de Lesneven

Richard Le Moyne écuyer 24 juin Nantes

Robert Le Moyne écuyer 20 avril Rennes

Pierre de Musullac écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Alain Le Nepvou écuyer 29 avril St-Brieuc

Perrot Le Neveu écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Perrot Le Nevou écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Jehan Nicolas écuyer 28 avril Lamballe

Jehanot Olivier écuyer 28 avril Lamballe

Henry de L'Orgeril écuyer 28 avril Lamballe

Guillaume de L'Orme écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Jehan de L'Ourme écuyer 14 juin Redon

Robin de L'Ourme écuyer 25-mai Poencé

Jehan Le Panot écuyer 25 avril Dinan

Geffroy de Pargaz écuyer 28 avril Lamballe

Geffroy de Pargaz écuyer 28 avril Lamballe

Henry Le Parisy chevalier 30-mai Vannes

Jehan de Partenay écuyer 03-mai Montfort

Geffroy Payen écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Thomas Payen écuyer 01-mai Guingamp

Jehan de Peluce écuyer 03-mai Montfort

Morice de Penanrun écuyer 01-mai Guingamp

Guillaume de Penhouet chevalier 30 avril Guingamp sire de Penhouet

Henry de Penmarcz écuyer 24 juin Nantes

Jean de Penthièvre, son fils Henri

Jehan Percevaux écuyer 29 avril St-Brieuc

Alain de Perier chevalier 30 avril Guingamp sire du Perier

Alain de Perier chevalier 30 avril Guingamp sire du Perier

Guillaume de Perier écuyer 30 avril Guingamp

Guillaume de Perrien écuyer 03-mai Guingamp sire de Perrien

Henry Phelippes chevalier 02-mai La Roche-Derrien messire

Henry Phelippes chevalier 30 avril Guingamp

Charles Philippes écuyer 30 avril Guingamp

Eon Philippes écuyer 30 avril Guingamp

Rolland Picart écuyer 28 avril Lamballe

Guillaume de La Piguelaye écuyer 28 avril Lamballe

Geffroy Piguen écuyer 28 avril Lamballe

Guillemet Le Piquart écuyer 28 avril Lamballe

Henry de Pledren chevalier 02-mai La Roche-Derrien

Henry de Pledren chevalier 02-mai La Roche-Derrien messire
 

Perrin du Plesseix écuyer 25-mai Poencé

Rolland du Plesseys écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Robert du Plessix écuyer 03-mai Montfort

Alain de Ploer écuyer 25 avril Dinan

Olivier de Ploer écuyer 25 avril Dinan

Ruellan de Ploer chevalier 25 avril Dinan sire de Ploer

Eon de Plumaugat chevalier 20 avril Rennes connestable de Rennes

Jehan de Plumaugat écuyer 25 avril Dinan

Sylvestre de Plumaugat écuyer 20 avril Rennes

Guy de Pluscallec chevalier 30 avril Guingamp

Morice de Pluscallec chevalier 30 avril Guingamp

Guillaume Poictevin écuyer 03-mai Montfort

Guillaume Pommeraye écuyer 03-mai Montfort

Bertrand de Poncel écuyer 03-mai Montfort

Yvon de Pondyven écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Jehan Le Porier écuyer 03-mai Montfort

Roullin Poullou écuyer 14 juin Redon

Henry Le Prevost écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Henry Le Provost 02-mai La Roche-Derrien conseiller de Jeanne duchesse de Bretagne

Guillaume Provost écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Geffroy de Quebriac écuyer 25 avril Dinan

Jehan de Quebriac écuyer 10 avril Guérande

Phelipot de Quebriac écuyer 25 avril Dinan

Geffroy de Quedillac écuyer 25 avril Dinan

Jehan de Queheon écuyer 03-mai Montfort

Guillaume de Quelen écuyer 02-mai Guingamp capitaine de Carhaix

Rolland de Quelen écuyer 02-mai Guingamp connestable

Guillaume Le Quenour écuyer 20 avril Rennes

Geffroy de Quintin écuyer 10 avril Guérande

Jehan de Quintin chevalier 02-mai La Roche-Derrien sire de Quintin

Jehan de Quintin chevalier 02-mai La Roche-Derrien sire de Quintin

Guillaume Rabault écuyer 25-mai Poencé

Jehan Raguenel Bonespoir écuyer 25-mai Poencé

Jehan Raguenel de Montigny écuyer 20 avril Rennes

Guillaume Raguenel écuyer 25-mai Poencé

Jehan Raguenel chevalier 30-mai Vannes vicomte de Dinan

Macé Raguenel écuyer 10 avril Guérande

Geffroy Remon écuyer 28 avril Lamballe

Rolland Richart écuyer 30 avril Guingamp

Symon Richart écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Jehan Richier écuyer 10 avril Guérande

Robert Richier chevalier 20 avril Guérande

Guillaume Rimou écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Rivault écuyer 14 juin Redon

Julien de La Roche écuyer 28 avril Lamballe

Ruellan de Rochefort écuyer 25 avril Dinan

Guillaume du Rocher écuyer 25 avril Dinan

Robert du Rocher écuyer 25 avril Dinan

Jehan de Rohan chevalier 30-mai Vannes

Eon Rolland écuyer 30 avril Guingamp

Hervé de Rosnyvinen écuyer 10 avril Guérande

Mathieu Rouault écuyer 30 avril Guingamp

Raoul Roullant écuyer 10 avril Guérande

Hervé de Rousnivien écuyer 03-mai Montfort

Jean Roussel écuyer 28 avril Lamballe

Pierre Roussel écuyer 28 avril Lamballe

Robert Roussel écuyer 28 avril Lamballe

Helye du Rouvré chevalier 29 avril St-Brieuc sieur de Boisboëssel

Berthelot Le Roux chevalier 20 avril Rennes

Perrot du Rox écuyer 10 avril Guérande

Alain Le Roy écuyer 25 avril Dinan

Guillaume Le Roy écuyer 25 avril Dinan

Macé Le Roy écuyer 03-mai Montfort

Jehan de Rozemar écuyer 30 avril Guingamp

Jehan de La Ruë écuyer 28 avril Lamballe

Geffroy Ruffier chevalier 20 avril Guérande

Guillaume Ruffier écuyer 25 avril Dinan

Eon du Rufflay écuyer 30 avril Guingamp

Olivier de Sainct Giles chevalier 20 avril Rennes sire de Sainct Giles

Pierre de Sainct Guedas écuyer 14 juin Redon

Raoul de Sainct Pol écuyer 25 avril Dinan

Robin de Sainct Potan écuyer 10 avril Guérande

Alain de Saincte Goëznou écuyer 01-mai Guingamp

Geffroy de Saint Meloir écuyer 28 avril Lamballe

Huon de La Salle écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Pierre de Sevedavy écuyer 20 avril Rennes

Olivier Sevestre écuyer 29 avril St-Brieuc

Guillaume de Sevigné écuyer 10 avril Guérande

Jehan de Sevigné écuyer 20 avril Rennes

Perceval de Siz écuyer 10 avril Guérande

Alain de La Soraye écuyer 28 avril Lamballe

Jehan de La Soraye chevalier 28 avril Lamballe

Rolland Taillard écuyer 30 avril Guingamp

Guillaume de Taillye écuyer 10 avril Guérande

Arnault de Tardez écuyer 24 juin Nantes

Eon Thebault écuyer 01-mai Guingamp

Perrot Thibault écuyer 25 avril Dinan

Olivier de Thommelin chevalier 02-mai La Roche-Derrien messire

Olivier Thommelin chevalier 28 avril Lamballe

Jehan de Tournemine chevalier 02-mai La Roche-Derrien

Guillaume Tournemine écuyer 20 avril Rennes

Pierre Tournemine chevalier 02-mai La Roche-Derrien sire de La Hunaudaye

Hervé de La Tousche écuyer 25-mai Poencé

Jehan de La Tousche écuyer 25-mai Poencé

Jehan de Treal chevalier 10 avril Guérande

Raoullet de Treal écuyer 10 avril Guérande

Eon du Treff écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Eon du Treff écuyer 20 avril Rennes

Pierre de Treguené écuyer 20 avril Rennes

Olivier de Trelan écuyer 10 avril Guérande

Pregent de Trelever chevalier 20 avril Guérande

Jean de Tremerreuc écuyer 28 avril Lamballe

Raoul de Tremerreuc écuyer 25 avril Dinan

Rolland de Tremerreuc chevalier 25 avril Dinan sire de Plumoizon

Perrot Tresbeu écuyer 28 avril Lamballe

Jamet de Treslacohuë écuyer 20 avril Rennes

Jacques de Tressily écuyer 24 juin Nantes

Guillaume de Trevecar chevalier 10 avril Guérande

Guyon de Treziguidy écuyer 10 avril Guérande

Jehan de Treziguidy écuyer 30 avril Guingamp

Perrot du Tronchay écuyer 20 avril Rennes

Jehan Urvoëz écuyer 28 avril Lamballe

Olivier La Vache écuyer 28 avril Lamballe

Rolland La Vache écuyer 25 avril Dinan

Rolland La Vache écuyer 28 avril Lamballe

Pierre Vaignes écuyer 20 avril Rennes

Guillaume du Val écuyer 20 avril Rennes

Jehan de La Vallée écuyer 30-mai Vannes

Guillemet de Vaucler écuyer 28 avril Lamballe

Olivier Vaucler chevalier 28 avril Lamballe sire de Vaucler

Geffroy Vaucoulleur écuyer 28 avril Lamballe

Guillaume de Vaujoyeux écuyer 20 avril Rennes

Pierre Le Vayer écuyer 20 avril Rennes

Jehan Le Vayer de La Clarté écuyer 20 avril Guérande écuyer de l'hôtel de la famille de Jehan de Montfort, duc de Bretagne

Alain du Verger écuyer 20 avril Rennes

Girault du Verger écuyer 29 avril St-Brieuc

Jehan du Verger écuyer 20 avril Rennes

Jehan Vial écuyer 28 avril Lamballe

Eon Le Vicomte écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Le Vicomte écuyer 25-mai Poencé

Guillaume de La Ville-Marie écuyer 28 avril Lamballe

Rolland de La Ville-Marie écuyer 28 avril Lamballe

Olivier de La Ville-Ogier écuyer 25-mai Poencé

Alain de La Villeneuve écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Alain de La Villeneuve écuyer 02-mai La Roche-Derrien

Morice de La Villeneuve écuyer 01-mai Guingamp

Jehan de La Villeon écuyer 28 avril Lamballe

Olivier de La Villeon 02-mai La Roche-Derrien conseiller de Jeanne duchesse de Bretagne

Olivier de La Villeon écuyer 28 avril Lamballe

Rolland de La Villeon écuyer 28 avril Lamballe

Jehan Vincent écuyer 28 avril Lamballe

Laurans de Volance écuyer 28 avril Lamballe

Guillaume d'Yvignac écuyer 28 avril Lamballe

Olivier d'Yvignac chevalier 28 avril Lamballe

Le vainqueur de la guerre de succession de Bretagne affirme son pouvoir sur les terres des Penthièvre, ennemis des Monfort, en validant par son sceau un acte de l'abbaye cistercienne de Saint-Aubin-des-Bois. Le 20 juin 1365 par lettres envoyées à Dinan, Jean IV approuve la fondation du prieuré Saint Georges de Trémeur. Alliances entres les familles : nous voyons la famille de Parthenay se retrouver dotée des seigneuries de la Roche à Plumaugat en 1444 : Jéhan de Pathenay et celle de Saint Régent en Lanrelas dans le courant du XVIème siècle, elle noua alliance avec la famille de Pembroc, idem la famille de Beaumanoir finit par nouer alliance avec la descendance de la famille Rouxelot de Limoëlan et se retrouva à la tête de cette seigneurie. -Y a t-il un lien entre les écuyers Gaillard évoqués au combat des trente et la famille Gaillard présente dans les montres nobiliaires de Plumaugat. Pourquoi un lieu baptisé Pembroc à Sévignac et cette famille seigneuriale à la tête de la seigneurie de Saint Régent. Etait ce en référence à la présence de la famille de Bemborough représentée au cours de la guerre de succession de Bretagne par Guillaume Bemborough (tué lors du siège de Rennes en 1357), fils de Richard (tué lors du combat des trente en 1350), et son parent Robert Bemborough (tué par du-Guesclin lors du siège du Fougeray en 1353). Henry Bemborough (Henry Branboy, rectifié en 1448 en Branbro puis en Branbroch en 1481 : rend hommage au vicomte de Rohan en 1396 ainsi que Jéhan Branbo pour L'hostel du Rest.) Les lieux qui semblent être liés à la présence anglaise dans notre contrée : Huberson en Trémeur et la tombe à l'Angras à Broons et aussi cette chapelle des Treize Chêne à Trémorel.* Une seigneurie située à Augan portait le nom de Brambo. Quelques éléments du XIVème siècle ornant la chapelle des Treize Chênes (ci-dessous. Armoiries de la Maison de Hastings, Comte de Pembroke au XIVe siècle, et celles de la famille de Paimbroc, présente à Saint-Régent. Avec la Carte de Cassini, on voit la proximité des Treize Chênes et de Saint-Régent ici orthographié Rejoul
 

 

Aux confins de Trémorel et de Lanrelas est tapie la chapelle Notre dame des Treize Chênes. La tradition attribue au sire de Bemborough et à son épouse la fondation à la fin du XIVème siècle, celle ci n'ayant pas d'enfants, ils fondèrent cette chapelle qu'is dédicacèrent à la Vierge et eurent treize enfants. Certe cette chapelle a été reconstruite au XIXème siècle, mis il subistent des éléments du XIVème siècle.

 

Les biens confisqués et autres représailles :

 

-Jéhan du Chastelier seigneur du Châtelier à Eréac et de Branxihan à Lanrelas était l'un des co-signataires du traité de Guérandes en 1382, dans un premier temps il avait obtenu l'autorisation de faire fortfier sa motte de Branxihan, mais en 1382 ordre fut donné par le duc Jean IV de la remettre dans le même état qu'auparavant. L'aïeul de Jéhan : Raoullet du Chastelier avait apposé son sceau à une lettre de ladite Jeanne de Penthièvre, c'est sans doute ce qui incita le duc à prendre pareille décision. Peut être que l'un de ses partisans était établi à Lanrelas ou dans les environs avait dénoncé à son duc la menace dont il aurait pu faire l'objet.

En 1382 Jean du Chastelier déclarait dans un acte solennel :

«Comme Monseigneur Jehan, duc de Bretaigne, de sa grâce, me ait ottrié par ses lettres que je peusse faire ediffier chastel et forteresse en un mien lieu nommé la mote de Brenxihan.. sommes et serons tenuz bailler à mondit seigneur et à ses successeurs entrée, yssue et demeure oudit chastel, et y pourront tenir gens d'armes contre touz.. El il est et demeure en la voulenté et ordenance de mondit seigneur et de ses successeurs de faire abatre et meitre jus la fortification dudit chastel et de la remeitre en l'estat que estoit ledit lieu avant que je commençasse à le fortifier».

Il faut dire que c'est Bertrand du Guesclin lui même qui avait accordé l'autorisation de fortifier le lieu :

«21 novembre 1377 : permission à son amé cousin Mr Jean du Chastelier, chevalier, de faire fortifier la Motte de Brancien et de la garder et tenir doresnavant en l'obéissance du Roy».

-Guillaume de Beaupoil, secrétaire du comte de Penthièvre en 1418 eut de son union avec Françoise de Broons un fils prénommé Julien, lequel fut conseiller et chambellan de Pierre de Bourbon,c'est lui qui vendit la seigneurie de Neumalet à Patri de Châteaugiron sieur de Derval *, puis au fils de ce dernier Armel -d'où le nom actueldu lieu Noë Derval, en contre partie, Julien de Beaupoil se porta acquéreur de la seigneurie de Saint Aulaire

 

* Le lieu de la Noë Derval à Broons marque l'emprunte de cette famille qui semble avoir reçu des terres à Broons suite à la guerre de succession de Bretagne.

 

Jean IV se maria trois fois, comme son prédecesseur. D'abord à Londres avec Marie d'Angleterre fille de Edouard III, puis devenu veuf il épousa toujours à Londres Jeanne Holland. Sa troisième union avec Jeanne de Navarre eut lieu à Guérandes en 1386. Neuf enfants naquirent de cette troisième alliance, parmi eux le futur Jean V.


 

 

 

Mariage de Jean V et Jeanne de France

 

Devenu duc à l'âge de 10 ans, Jean V fraternisa tant avec Charles VI dont il épousa la fille. Margot de Clisson, la fille du connétable avait épousé l'héritier de Penthièvre : Jean Ier de Châtillon, fils de Charles de Blois et de Jeanne de Penthièvre. Le nouveau duc se rapprocha de ceux ci pensant naïvement que la querelle était éteinte. Mais c'est le dauphin de France, le futur Charles VII* qui ralluma la querelle. La défaite que celui ci essuya à Azincourt face aux troupes anglaises en 1415 fut prétexte au dauphin d'en vouloir au duc de Bretagne, en effet, ce dernier devait dépêcher du renfort, mais impatient, il n'attendit pa ce secours. Quand le duc Jean V eut connaissance du désastre, avec ses 10.000 soldats, il préféra abandonné la partie. Dès lors le dauphin Charles proposa ses services à Margot de Clisson qui n'attendait que cette occasion ! Elle convia Jean V à Châteauceau, celui ci s'y rendit ne se doutant pas du piège tendu. Olivier de Blois l'arrêta à mi chemin et l'emprisonna.

 

 

 

Marguerite de Clisson

La réédition de Châteauceau

 

 

 

 

Mais Jeanne de France, la duchesse se présenta avec ses fils devant les Etats réunis à Vannes, les gentilhommes furent émus et peu après une importante armée se présenta devant Châteauceau, après s'être emparée des places fortes du Penthièvre. En réalité c'està Clisson que le duc était retenu et très vite le dit Blois relâcha son souverain. Châteauceau fut démoli, les Penthièvre ayant refusés de venir à Vannes demander pardons, leurs plus belles forteresses furent assiégées en 1419 : Jugon, Lamballe : «Jeanne, aisnée fille du roy de France, comtesse de Montfort et de Richmont, à nos biens amez Olivier de Guerne, Jéhan Mancel, receveur de Moncontour, Geoffroy Jeffroust, receveur de Jugon et Eon Guill. Salut. Nous vous mandons et commandons de par nostre très redoubté seigneur et Monseigneur le duc, que aussitôt la rendue du chastel et forteresse de Broon, qui pour cause de la damnable et mauvaise trahison faite en la personne de ce mondit Seigneur, luy est confisqué et acquis et aultrement vous ferez démolir et abattre celle forteresse tout au mielx u estre pourra tout à l'aide des gens de cette chatellenie et autres que vous verrz à faire que par feux et journées au Mielx et moins de mise que estre pourra.»Donné à Vannes le 8e jour de mai l'an 1420.* Charles VII était le beau frère du duc Jean V. Les châteaux de Broons et de Jugon confisqués aux héritiers de Penthièvre. L'ordre ne fut pas exécuté mais le 27 mai 1420, Jean V confisqua tout le bien des Penthièvre et la seigneurie de Broon fut donnée à Charles de Monfort et à Jacques de Dinan Montafilant, le château de Jugon fut donné par ce même duc à son fils aîné François alors âgé de 17 ans. Cinq ans plus tard s'ouvrit le procès de Olivier & Charles de Blois, les petits fils de Jeanne de Penthièvre s'ouvrit. Convaincus de crime de lèse majesté, ils furent condamnés à mort, leur frère Guillaume fut emprisonné. Ainsi s'acheva la lutte Penthièvre-Montfort. Le duc lutta aussi contre les Anglais, ainsi en 1427, dans les landes de Vaucouleurs à Trélivan, il convoqua le ban et l'arrière ban de la Bretagne afin de contrer les anglais alors établis aux abords de Pontorson. Quinze cents Bretons furent ainsi détachés du camp de Vaucouleurs, ils attaquèrent les Anglais mais presque tous furent vitimes de leur patriotisme. Jean V mourut au manoir de la Touche près de Nantes le 29 août 1442 âgé de 53 ans. Des son union avec Jeanne de France étaient nés 7 enfants


 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 08:07

 

 

Extraits des chartes de l'abbaye de Boquen

 

XXIV 

1218 Accord au sujet de la Vigne de Sevignac Omnibus, etc., Gaufridus Prigent salutem in eo qui est ce vera salus. Noverit universitas vestra quod cum essem senescallus nobilis viri Petri comitis Brittanie in tota terra Rollandi de Dinnano, versa es concentio inter Gaufridum Batelle, ex una parte, et monachos de Boquian, ex altera, super vinea quadam quam monachi habebant in feodo ipsius Batelle . G. Batelle requirebat circa vineam ex utra parte auferrentur usque ad fundum fossati; requirebat insuper ab eis ad se vel ad filium suum faciendum auxilium, et ad filiam suam maritandam, et quod in curia sua responderent et ei emendam redderent . E contrario monachi dicehant hec omnia se de jure non debere reddere. Super his omnibus facta est composicio amicabilis inter ipsos coram me apud Sevinar : predicti monachi pro bono pracis dederunt predicto G. Batelle XXXIII solidos : predictus G. Batelle com (sic) assencu filii sui primogeniti concessit ex utraque parte fructera circa vineam usque ad chimino integra remanere; ex parte vero agri arabillis ita provisum fuit ut nec ager perturbetur ad colendum nec clausura vinee prematur. Concessit eciam predictus monachis predictam vineam de cetero possidendam quitam et liberam ab omni calumpnia et exactione, et quod monachis de cetero in curia sua vel suorum post eum non tenebuntur respondere, nec ipsis vel suis monachi auxilium ad militem faciendum nec ad filiam maritandam, nec aliquam emendam, vel aliud aliquod servicium persolvent preter unam minam frumenti ad velanem mensuram de Jugun ei annuatim reddendam et emendam si predicta frumenti infra natale Domini non fuerit persoluta; etc. Actum anno Domini M° CC° XVIII°. (Arch. des Côtes du Nord.)

LXV

1256 Décembre Etienne Vétart, presbiter, persona ecclesie de Gomene ratifie la donation faite à Boquen par son frère ainé, Thomas Vétart, moine à l'abbaye, et consistant dans un cartengium de froment, mesure vénale de Sévignac, sur le fief Bordon, dependant du domaine de Jean fils de Rolland de Hillion,; plus 12 deniers de rente sur deux plateis sises entre l'église de Sévignac et domum Presbiterii, sous le domaine de Guillaume Chasteler, chevalier et Pierre Forre.- L'acte de donation de Thomas Vetart, clerc, est rédigé dans les mêms termes. (Cab.Cornillet)

 

cXCIII

1258 Vente des biens de Etienne Vetart, prêtre

Universis, etc., Sybilina, relicta Guillermi Rabaste salutem in Domino. Noveritis quom cum abbas et conventus beate Marie de Boquian, Cist. Ord, haberent in pignore quicquid Stephanus Vetart, presbiter, habebat et habere poterat possessionis, juris et proprietatis in parrochia de Sevignac, sub domino nostro pro XII litris monete currentis quas dictus Stephanus Vetart dictis abbati et conventui dehebat de bono debito et legali, et tenebatur persolvere dictas XII libras eisdem religiosis infra nondinas Dinanni proximo transantas (sic), alioquin possent exponere venditioni dictum pignus : noveritis quod dicti religiosi pro defectu solucionis dictarum XII librarum exposuerunt venditioni coram nobis quicquid possessionis, juris et proprietatis dictus Stephanus Vetart presbiter, habebat et debebat in dicta parrochia sub nostro dominio; et bannis factis et vendicionibus persolutis et omnibus aliis que ad empcionem et vendicionem pertinent rite actis secundum usus et consuetudines Brittanie, remansit dictis religiosis et monasterio beate Marie de Boquian quicquid juris, possessionis et proprietatis habebate et habebere poterat totum pro toto dictus Stephanus Vetart in parrochia spradicta sub nostro dominio pro dictis XII libris inperpetuum jure hereditario pacifice possidendum et habendum; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo octavo, mense maii (Arch. des Côtes du Nord.) -Scellé par le frère de Sibille.

 

LXXVIII

1263 Aumône de la famille Dollou, en Sévignac

Universis, etc., Robertus de Margarou, inne temporis capellanus de Sevignac, salutem in Domino. Noverit universitas quod in nostra presencia constitutus Johannes Dollou, fillius Guillelmi Dollou, recognovit quod religiosi viri abbas et conventus beate Marie de Boquian Cist.,ord., habebant in decima sua de Sevignac unum cartengium frumenti, annui redditus, ad mensuram venalem de Sevignac, ex dono Doiete matris sue; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo tercio, apud Lagloire, die domini in festo Fabiani et Sebastiani (Arch. des Côtes du Nord.-Copie de la Cour de Jugon 1347.)

 

LXXXVIII

1266 Aquisition du domaine de Lysou, en Sevignac

Universis, etc., Sybilina, relicta Willemi Rabaste salutem in Domino. Noverint universis quod, in nostra presentia constituti, Willesot, Johanna uxor Willelmi Morel, Eudo frater dicte Johanna, Ysabella filia Havisie de Viridario, mater dicte Johanne et dictis Eudonis, et Petronilla filia Johannis Guehenoc, uxor Roberti Paumier, communi assensu et pari voluntae Willelmi Morel et Roberti Paumier maritorum dictarum Johannes et Petronille, vendiderunt religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian quicquid juris et possessionis habebant, poterant, et debebant, totum pro toto, in feodo de Lysou sito in parrochia de Sevignac, sub dominio nostro pro quator libris moncte currentis jam sibi persolutis et omnibus que emptioni et vendicionni pertinent rite actis secundus usus et consuetudines Britannie; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo sexto, mense januarri (Arch. des Côtes du Nord.)

 

XCIV

1268 Mardi avant la Pentecôte. - Jacques Jocelini, écuyer, donne à Boquen tout ce qu'il a dans la paroisse de Sévignac, racione Stephani Vetart, persona de Gomene, sous le domaine de Guillaume de Casteler, chevalier, de Sibiline, veuve de Rabaste; de Pierre Forze; de Jean Bechemie; de Guillaume Bataille et de Jean Hillion, écuyer. (Titre à moitié détruit. (Cabinet Cornillet)

 

CXI

1271 Donation de Gautier Lemoine, en Sévignac

Universis, etc., Johannes, decanus de Plomaudan, salutem in Domino. Noverint quod, in nostra presencia in jure constituti, Galterius dictus Monachus de Valle Ruse e Theophania uxor ejus non coacta, et Johanna dicta le Bourdaisse, soror ejusdem Galteri, Petronilla la Bricheste et Johannes fillius ejus, dederunt in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Boquian Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus quicquid juris, proprietaris et possessionis habebant, et habere poterant, et debebant, totum pro toto, in campo de la Moinerie de Sancto Kadroco sito juxta manerium dictorum religiosorum de Sancto Kadroco, inter dictum manerium et viam publicam in parrochia de Sevignac, sub dominio domine de Mâtignon; et quicquid juris proprietaris et possessionis habebant, et habere poterant, in prato campo sita in riviera de Aruel, in parrochia supradicta, perninenti ad dictum campum, pro remedio animarum suarum, antecessorum et successorum suorum; etc. Deo anno Domini M° CC° septuagesimo primo, mense aprilis (Arch. des Côtes du Nord. Copie de la Cour de Jugon de 1347.)

 

CCXXII

1272 Mars- charte, en partie détruite par laquelle Cillard, dit le Sénéchal, chevalier, fait connaître que Jean Bechemie, Benevanta sa femme, Pierre leur fils aîné, ont fait un échange avec Boquen : l'abbaye reçoit tout ce que les sus dénommés possédaient in territorio de Pengaure, in parrochia de Sevignac, sur le domaine de Cillard, elle donne en échange tout ce qu'elle possède en territorio de Queroulai, même paroisse sous le domaine de Guillaume Bataille (Arch. des Côtes du Nord.)

 

CCXXVI

1272 Aumône de Cillard Le Sénéchal, de Sévignac

Universis, etc., Johannes, decanus tune temporis de Plomaudan, salutem in Domino. Noverint quod, coram nobis in jure constituti, Cislardus dictus Senescallus, miles, dedit et concessit in puram et perpetuam elemosinam, Deo abbacie beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus, omnes redditus et obedencias quos, vel quas, eidem militi, debebant Johannes Bechemie et sui, in tenemento de Pengaure, et heredes Theobaldi, militis defuncti, et sui, pro tenemento de Lamoinerie juxta grangiam dictorum monachorum de Sancto Kadroco; que supradicta, videlicet redditus et obediencie, sita sunt in parrochia de Sevignac, Macloviensi diocesi, sub dominio Rollandi de Dinanno militis; pro remedio anime sue, antecessorum et succesorum suorum, et ut sint participes omnium bonorum que fiunt, et de cetero fient, Deo dante, in abbacia supradicta; etc. Datum anno Deo anno Domini M° CC° septuagesimo secundo, mense julii (Arch. des Côtes du Nord.)

 

CXXXI

1272 Acte, en partie rongé par l'humidité, par lequel Henri de Bosco Bili, sénéchal du seigneur Rolland de Dinan, fait connaître que Constance, femme de Jean Glacon, Raoul Poinces, avec le consentement de Jeanne sa femme, Etienne Poinces et sa femme Aanor, et Theophanie, femme de Moyse de Cordan, ont venu à Boquen tout ce qu'il possédaient apud la Moinerie de Sancto Kadroco in parrochia de Sevignac (Arch. des Côtes du Nord.)

 

CXXXII

1272 Charte en partie détruite, par laquele le doyen de Plumaudan, fait savoir que Geoffroi Theobaldi a aumôné avec Boquen quicquid juris possessionis, proprietatis, et primogeniture hababat in territorio de Penguily sito inter villam de Penguily, et grangiam de Sancto Kadroco in parrochia de Sevignac. Il semble qu'il devait aux moines, sur la terre qu'il donne, une rente annuelle d'un cartingium frumenti, à la mesure vénale de Jugon (Arch. des Côtes du Nord.)

 

CXXXIV

Aumône de Jean Bouet, de Sévignac

1272 Universis, etc., Johannes, tunes tempori decanus de Plomaudan, salutem in Domino. Noverint quod, coram nobis in jure constituti, Johannes dictus Bouet, et Lucia uxor ejus non coacta, communi assensu et pari voluntate, dederunt et concesserunt in puram et perpetuam elemosinam, Deo abbacie beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus quicquid juris, proprietaris et possessionis habebant, et habere poterant, et debebant, totum pro toto, in territotio de Querresic, sito inter villam de Penguily et grangiam dictorum monachorum de Sancto Kadroco et capellam Sancti Kadroci, in parrochia de Sevignac, sub dominio domini Cislardi dicti Senescalli, militis, pro remedio animarum suarum, antecessorum et successorum suorum; etc. Deo anno Domini M° CC° septuagesimo secundo (Arch. des Côtes du Nord.)

 

CXXXVI

1273 Donation par un artisan, bourgeois de Broons

Universis, etc., Cislardus dictus Senescallus, miles, salutem in Domino. Noverint quod ratam et gratam habemus donacionem, illam quam Guillelmus Glacon, faver et burgensis de Broon, fecit, cum assensu et voluntate Luce filii sui primogeniti, Deo et beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus; videlicet quicquid juris, proprietatis et possessionis habebat et habere poterat et debebat in territorio de Querresic, inter villam de Penguily et grangium dictorum monachorum de Sancto Kadroco, et capellam de Sancti Kadroci in parrochia de Sevignac, sub dominio nostro, sicut vidimus in litteris dictorum religiosum sigillo Johannis tunc tempori decani de Plomaudan, sigillatis pleinus contineri. In super donamus et concedimus eisdem religiosis quicquid juris proprietatis, possessionis et dominii in dicto territorio de Querresic habemus et habere poteramus, etc. Deo anno Domini M° CC° septuagesimo tercio (Arch. des Côtes du Nord.-Il y a une copie de la cour de Jugon du mardi après la Ste Catherine 1347.)

 

CCXXXIX

1272 Echange de Guillaume de Penguily

Universis, etc., Guilhelmus de Penguily salutem in Domino. Noverint universi quod, nos dedimus, tradidimus et assignavimus, cum assensu et voluntate Agapte uxoris noste non coate, in perpetuum excampium, causa permutacionis, religiosis viris abbatis et conventui beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. Dioc. Omnes illud quod habebamus et habere poteramus, et debebamus in clauso dictorum religiosorum de novo facto, sito juxto vineam suam in parrochia de Sevignac, habendum et de cetero pacifice possissendum, tanquaam jusuum proprium et monasteri suii; pro quodam clauso in quo Vivianus condam solebat manere, et quoddem nemore quod predicti religiosi emerant a Johanne Glacon et Radulpho Poinces, sito in dicta parrochia de Sevignac, sub dominium dictorum religiosorum, tenedo ab eisden religiosis, et reddendo eisden quator denarios de mangerio, annui redditus, in Natale Domini, pro dictis clauso et nemore et alio feodo quem tenemus, ab eisden videlicet Lapennerie; etc, Volumus eiciam quod dicti religiosi habebant litteras curie domini Rollandi de Dinnano, militis, desuper dicto excambio, ad majorem firmitatem, si viderint expedire, quas liter..s tenemur eisdem concedere et firmare (1). Datum anno Domini M° CC° LXX° tercio, mense novembris (Arch. des Côtes du Nord.-Il y a une copie de la cour de Jugon, de 1347.)

(1) Guillaume n'ayant pas de sceau, scellé avec celui de Jacques de Penguily.

 

CXLI

1273 Aumône de Petronille la Brichete, en Sévignac

Universis, etc., Guilhelmus Guenier, armiger, senescallus tune temporis domine de Mâtignon salutem in Domino. Noverint universi quod, coram nobis in jure constituti Petronilla la Brichete, Johannes filius ejus, et Agnes soror dicti Johannis, fillia dicte Petronille, recognoverunt se dedisse, tunc temporis decano de Plomaudan, in puram et perpetuam elemosinam, Deo et abbacie beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. Deo et monachis ibidem Deo servientibus quicquid juris possessionis et proprietatis habebant, et habere poterant, totum pro toto, in campo de la Moennerie de Sancto Cadrocco, sito juxta manerium dictorum religiosorum de Sancto Cadrocco inter dictum manerium et viam publicam in parrochia de Sevignac, sub domino domine de Mâtignon; et quicquid juris, possessionis et proprietatis habebant, et habere poterant, in prato sito in riviera de Aruel, in parochia supradicta, pertinente ad dictum campum, pro remedio animarium suarum, antecessorum et succesorum suorum; et Datum anno Domini M° CC° septuagesimo tercio (Arch. des Côtes du Nord.-Copie de 1347.)

 

CXLVI

1274 Legs de Jean de Dollou, de Sévignac

Universis, etc., Guilhelmus de Alnedo, miles salutem in Domino. Noverint universi quod Johannes Dollou, deffunctus, cujus executor testamenti isto sic), dedit in ultima voluntate sua et concessit Deo et abbati beate Marie de Boquian, et monachis ibidem Deo servientibus, pro remedio anime sue, antecessorum et successorum suorum, unum cartengium frumenti, ad mesuram venalem de Sevignac, dictis religiosis et corum monasterio, jure hereditario, sengulis annis habendum et percipiendum super decima sua de Sevignac, situs nobis constat certissimo et in ejus Johannis testamento, sigillis autenticis sigillato, continetur etc., Datum di lune, in festo beate Georgii, anno Domini M° CC° septuagesimo quarto (Arch. des Côtes du Nord.-Copie de 1347.)

 

CXLVIII

1274 Echange avec Jean Milon, de Sévignac

Universis, etc., Guillelmus Bataille, armiger, salutem in Domino Noverint universi quod, coram nobis in jure constituti, Johannes Milon et Oliva uxor ejus, non coacta, de communi assensu et pari voluntale, et de assensuet voluntate Johanne, matris dicte Olive, et Willelmi de Avignon, mariti dicte Johanne, et patris dicte Olive, dedorunt, tradiderunt, et assignaverunt in excambium perpetuum, causa permutacionis, religiosis viris abbati et conventi beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. Dyoc.,quicquid proprietatis, possessionis et sesine habebant et habere poterant, totum pro toto, in pratis, aquis, terris, nemoribus, et omnibus rebus aliis, sitis in parrochia de Sevignac sub primogenitura ostra; habendum, et pacifice de cetero possidendum tanquam jus suum proprium et monasterii sui, pro eo quod habent dicti religiosi in villa de Karriozet (vel Karriolet) cim pertinenciis suis, situm in parrochia de Plessala; dictis Johanni Miloni et Olive ejus, uxori et eorum heredibus vice mutua dato, tradito etassigno a dictis religiosis; etc., Datum anno Dominini M° CC° septuagesimo quarto, meuse junii (archives des Côtes du Nord)

 

CXLIX

1274 Nouvelle donation de Guillaume de Penguily

Universis, etc., Guilhelmus de Penguily salutem in Domino. Noverint universi quod,cum contencio verteretur inter religiosos viros abbatem et conventum beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. Dioc., ex una parte, et nos ex altera, super territorio de Kerdretie, sito inter capellam Sancti Kadroci et grangiam dictorum religiosum Sancto Kadroco in parrochia de Sivigna, sub dominio dictorum religiosorum; Deum habentes pre eclclesiis, de bonorum virorum concilio, dictam contencionem dictis religiosis quittavimus, dimisimus et omnino dimittimus; et quicquid proprietatis, et proprietatis et possessionis in dicto territorio habebamus et habere poteramus; insuper quinque busellos siliginis, ad mesuram venalem de Sevignac, quod ab eisden religiosis pelebamus, racione supraditi territotii Kerdresic, dictis religiosis et eorum monasterio dimisimus, dedimus et eiciam damus,, cum assencu et voluntate Agaple uxoris nostre, non coacte, in puram et perpetuam elemonisam, pro remedio animarum nostrarum, antecessorum et successorum nostrorum; et ut simus paticipes ommum honorum que fiunt, et de cetero, Deo dante fient in abbacia supradicta de Boquian; etc. Volumus eiciam ut dicti religiosi habeant litteras decani de Ploumauden sub ab forma, vel sub meliori forma, de hujusmodi quittacione et donacione sis sibi videant expedire et tenemur ire pro dictis litteris impetrancis, et sigillandis quociens a dictis religiosis fuerimus requisitis (2) Datum anno Dominini M° CC° septuagesimo quarto, meuse junii (Arch. des Côtes du Nord)

(2) L'acte primitif est scellé par Pierre Mainasac.

 

1275 Universis, etc., Bertranus de Coytlan, salutem in Domino. Noverint universi quod ego, spontaneus non coaclus, nec ad hoc aliqua vi sive dolo indultus (sic) dedi et concessi in puram et perpetuam elemosinam monasterio beate Marie de Boquiam, Cyst. ord., Brioc dyoc et monachis ibidem Deo servientibus, pro remedio anime mec et pro remedio antecessorum et successorummeorum, omnes redditus quos monachi michi et heredibus meis debebant de terra Lescoyt sita in parrochia de Sevignac; nichil in dictis redditibus, nec in dicta terra, michi et heredibus meis retineus, nisi tantummodo obedieniam et retribucionem divinam; etc. Actum die mercurii ante Reminiscere, anno Domini M° CC° LXX° quinto, mense marcii. (Arch. des C.-du.-N)

 

CLXI

1271 Donation d'Etienne Guehenneuc, de Sévignac

Universis, etc., Guillermus, decanus de Plomaudan, canocinus Macloviensis, salutem in Domnio. Noveritis quod, in nostra presencia constituti, Stephanus, filius Stephani Guehenoc spontaneus non coacus, nec ad hoc aliqua si vire dolo inductus, delit et concessit in puram elemonisam monestario beate Marie de Boquiam, Cyst. ord., Brioc dyoc et monachis ibidem Deo servientibus, cum auctoritate et assensu dicti Stephani patris ejusden, tutoris sui, pro remedio anime, sue e pro remedio animarum antecessorum et successorum suorum quicquid juris proprietatis, possessionis, sesine et proximatis habebat et habere poterat, et debebat totum pro toto in feodo de Laboere, cum pertinenciis suis, sito in parrochia de Sevignac, sub dominio de Oliverii de Coitlan, armigeri, nichil sibi, aut suis heredibus in dicta donationes retinences nisi tantummodo divinam retribucionem; et insuper dictum monasterium, quod premissa, constituit universalem heredem suum, et de omnibus predictis racione donacionis predcite seu institutionis, sevisit et investivit coram nobis idem Stephanus dictos monachos ; nomine suo et monasterii sui, per presentes litteras, et heredes suos universos et singulos ad omnia predicta fideliter teneda et inviolabiliter observanda specialiter et expresse obligavit, etc. Datum Actum die mercurii proxima post Purificacionem beate Marie virginis, anno Domini M° CC° LXX° octavio. (Arch. des C.-du.-N)

 

CLXIII

1278 Vente à Sévignac, par G. Bataille

Universis, etc., Petrus (de Mordeliis) armiger, senescallus domini de Rollandi de Dynanno, militis tunc temporis in terra de Sevignac, salutem in Domnio. Noveritis quod, in nostra presencia constitutus, Guillelmus Bataille, armiger, vendidit religiosis viris abbati et conventui de Boquian Cyst. Ord., unam minam frumenti, annui dedibus, ad mesuram de Sevignac velanem, quam dicti monachi debebant eisdem Guillelmo, quolibet anno, super vinea sua de Pleseiaco in parrochia de Sevignac, sub dominio dicit Rollandi militis; et quicquid juris, propietatis, possessionis et sesine habebat poterat et debebat, totum pro toto, in dicta vinea, cum pertinenciis suis, racione dicte mine frumenti, de precio cujus vendicionis se tenuit idem Guillelmus coram nobis integre propagat; etc. Datum anno gracie M° CC° LXX° octavo, mense maii. (1). (Arch. des C.-du.-N)

(1) Un acte de 1380 indique que cette vigne a été afféagée à Eon Rosselot et Jamet Le Brec, moyennant une redevance de 3 demeaux de froment, mesure de Jugon, à porter au grenier et grange de St Quadreuc.

 

CLXIV

1278 Aumône d'Etienne Laval de Sévignac

Universis, etc., Guillermus, decanus de Plomaudan, canocinus Macloviensis, salutem in Domnio. Noveritis quod, in nostra presencia constituti, Stephanus, filius Radulphi Laval defuncti, et Theophania soror ejus, spontanci non coacti nec ad hoc aliqua visive dolo inducti, dederunt et concesserunt, in puram et perpetuam elemosinam, monasterio beate Marie de Boquiam, Cyst. ord., Brioc dyoc et monachis ibidem Deo servientibus, pro remedio animarum suarum, et pro remedio animarum antecessorumet successorum suorum quicquid juris proprietatis, possessionis totum pro toto, in feodo de Laboere, cum pertinenciis suis, sito in parrochia de Sevignac, sub dominio de Oliverii de Coitlan, armigeri ; etc. Datum die mercurii ante festum beate katherine virginis, anno domini M° CC° septuagesimo octavo (sic) (Arch. des C.-du.-N)

 

CLXV

1278 25 novembre-Acte semblable du mercredi après la Purification, par lequel Guillaume de Laval done tout ce qu'il a au fief de Laboere. (Id. Acte original et copie de la cour de Jugon du mercredi après Ste Catherine 1347.)

 

CLXIX

1279 Les moines cèdent leurs droits au fief de Laboyère

Universis, etc., Oliverius de Coilen, dominus feodali, salutem in Domnio. Noveritis quod Johannes de Villa Marie, coram nobis in jure constitutus, concessit et gravatit per sacramentum suumcoram nobis prestitum, sub obligacione omùnium bonorum suorum mobilium et immobilium, presencium et futurum ubicunque existencium, se reddere in perpetum religiosis viris abbati et conventui de Boquian Cyst. ord., Brioc dioc., annis sungulis, infra festum Nativitatis beate Marie Virginis, apud Sanctum Cadrocum, seilicet in grangia eorundem religiosum, tria cartengia siliginis ad mensuram velanem de Jugon, pro omni jure et hereditate quod habebant dicit religiosi in feodo de Laboiere sito in parrochia de Sevignac, sub dominio nostro, eidem Johanni et suis heredibus tradita in perpetuum a dictis religiosis. Et si contingerit quod dictus Johannes, vel heredes sui, defecerit, feu defecerint, de solucione dicti siliginis facienda termino prenotato, et loco, prout superius est expressum, in tot vel in parte, concessit idem, Johannes quod dicti religiosi capiant, seu capi faciant, sua nana in dicto feodo, vel alibi si maluerint, ubicumque existencia, seu ubicumque poterint ea invenire, pro solutione dicti bladi integranda, prout superius est divisum, absque ulla contradicione; etc. Datum anno Domini M° CC° LXX° nono, mense junii. (A. des C.-du.-N)

 

CCCX

1289 Accord entre l'abbaye et A. Goyon

Universis, etc., Petrus permissioni divina Briocensis episcopus, arbitrator seu amicabilis nominatus et electus a partibus infra scriptis salutem in Domnio sempiternam. Noveritis quod cum contencio moveretur inter religiosos viros abbatem et conventum Sanci Albani de Foresta, Cist. Ord., Brioc, dyoc., nomine suo, et corum monasterii ex una parte; et Alanym Goyon, militem, ex altera super quodam molendino sito apud de Matignon, prope manerium dicti milicis, siti in parrochia Sancti Germani, cum ejusdem molendili districtu et pertinenciis, super ipsius molendili restitucioni, ha quihusdan pecuniarum summis, videlicet sexaginta quindecim libris usualis monete tam ex vendicione equorum, quam racione cujusdam composicionis iner ipsas partes alias facte eisdem religiosis, ut asserebant, a dicto milite debitis; et super assignacione quator minarum bladi ad mensuram velanem de Matignon, videlicet duarum siliginis et duarum avene grosse; quarum duarum avene dicebatur ex parte dictorum religiosum quamlibet minam duodecim bucellos ad predictam mensuram continere debere. Item super assignacione duorum prebandariarium frumenti, residarum de tribus minis frumenti annui redditus ad mesuram venalem predictam facienda eisdem religiosis, ut asserebant , a dicto milite in villis Mraquier de Brochardines et de Hardereia, racione cujusdam permutacionis et concessionis inter ipsos religiosos, ex una parte, et Dyonisiam quondam dominam de Matignon, cujus idem miles est heres de decima de Sevignac factarum, ex altera...

 

CLXXX

1294 Universis, etc., J. decanus de Plumaudan in ecclesia Macloviensi, salutem in Domino. Noveritis quod in nostra presencia constituti in jure, Le Bechu et Theophania ejus uxor non coacta, pari assensu et voluntate communi, obligaverunt, ac eciam obligant viris religiosis abbati et conventi beate Marie de Boquiam et corum monasterio, unum cartangium frumenti annui redditus quod eisdem debebatur super totum feodum Theobaldi, militis defunctis, situm in parrochias de Syvynac, nostri decanatus, pro sexaginta solidis cursilis monete, sibi a dictis religiosis integre persolutis prout dicti conjugues recognoverunt : tali condicione apposita quod quocienscunque dicti conjugues et heredes sui rediderint integre dictam summam pecunie predictis religiosis, dictum catangium quitum et liberum rehabebunt. Dederunt eciam et concesserunt dictis conjugues in puram religiosis omnia arreragia dictis cartangii a tempore retracio a quibuscunque personis, et omnia jura et actiones que sibi competebant et competere poterant et debebant ex chacunque sine causi sine racione sine racionibus de predictis omnibus et singulis. Posuerunt predicits conjugues predictos religiosos et eorum monasterium in corporalem possessionem per tradicionem presencium litterarum; etc. Datum die mercurii post Isti sunt Dies, anno Domini M° CC° nonagesimo quarto (Arch. des C.-du.-N.- vidimus de Guillaume, archid. de St-Malo, de 1307)

CXCVII

1320 Afféagemment d'une vigne en Sévignac.

Sachent toutz que par devant nous Jamet dou Margarou, seneschal en iceluy temps, Eon Rosselot, Jamet Le Bret, personaument establi reconnut luy aveir pris a feu e a heritage pour luy e les seins de labbe e dou convent de labbeye de Nostre Dame de Boquian le clos de lour vigne de Sevignac, lour rendant en lour grenier de lour grange de Seint Quadreuc teys demeaux de fourment a la mesure venale de Jugon par chesqun an dedanz chesqun feste de Seint Michel en Monte Gargano. E si il aveneit que le dit Jamet ou auqun de ses effanz ne feisse estance e megnance ou dit clos le terme de see anz passe apres la date de ces leitres, si autres teneynt pour fere ladite estance e megnance e lour en obeire aller a lour moulin, ledit Jamet et les seinz sunt tenutz de lessier ledit clos senz nul debat si il ne vouleynt fournir e accomplir les chosses dessus dites; e a rendre ledit fourment e fournir les chosses dessus dites e obligea ledit Jamet esditz religious toutz ses biens meubles en quelques lieux que ils seynt pour luy e ses heyrs. Donne tesmoings nostre seel a ces leitres a la requestre doudit Jamet, le premier jour de maiz, l'an de grace mil treys cenz vint. (Arch. des Côtes du Nord.)

1340 Accord entre l’abbaye de Boquen & Jeanne, veuve de Pierre Flourie, de Sévignac, accusée de crimes, et pour ce arrêtée par la juridiction de Boquen et détenue dans les prisons de la même juridiction. « Sachent tous, que comme par la cour de religieux homes, et honestes labbe et couvent du moustier Nostre Dame de Bosquian du dioceze de Saint- Pierre Flourie, de la paroisse de Sévignac homesse et estagère de ceux religieux pour plusiours malefices et autres forfaits touchant arrest, dont laditte cour la poursuivoit afin destre dédommagée sur les biens et herittages de celle Johanne jusqua lestimation de cent livres et deplus, que les dommages desdits religieux de celle poursuitte se montoient endrez le. Et pourceque celle Johanne nestoit puissante de paier present laditte somme, et de lour faire dedommagement, a sçavoir est, que par nostre cour de Rennes en droit personnellement establie laditte Johanne, le hors mis, et delivrée de tout lour arrest et prison de son bon gre, et et de sa pure volonté fist paix, et accordance o lesdits religieux en la manière qui en suit. C’est à sçavoir que quatre pièces de terres sises en la paroisse de Sévignac en la ville et tenue de Pomelin sous la seigneurie à eux religieux, dont lune est sise entre le champ Raoul Ho(u)chet dun costé, et le champ a laditte dégrépie, et ses enfant dautre. La  seconde piece est size dans le courtil a celle dégrépie et ses enfants dun chef, et le chaucheix du Pomelin dautre, et dun costé à la terre Raoul Ho(u)chet et la terre a celle dégrépie, et ses enfant dautre. La sienne piece est sise en la Bruere sous le fau entre les terres a celle dégrépie , et ses enfant, dun costé et  dautre. En la quarte piece est size es Grands Bois, que Johanet Pihoudan gaigne o sa château, lesquelles pièces furent autrefois Guillaume Gouvert . E tout le herittage que laditte Johanne et ses enfants debattoient vers lesdits religieux, et desquelles pieces ceux religieux avoient autrefois faict leur héritage. Combien, que ledit Pierre Flourie, qui pour le temps lour provost estoit, les eust aucunes fois saizies en sa main, a voulu et veult laditte Johanne, que les davant dites pieces dherittage demeurent et soient a ceux religioux, a lour moustier, et lour successours en celuy moustier a jamais a hérittage sanscequele, ses enfants ne lour heyrs y pissent james rien demander, et garanstir hérittages et pieces esdits religioux vers tous, et contre tous, tant de ses enfants que tous autres et est tenue celle Johanne pour le et ses effants, et tous autres en oster tous empeschements vers quelconques partie, et personne, que ce  soit ; et du tout en tous les enmettre au cler et en delivrer comme lour appartenant en herittage a ses propres coust et depends, e en outre laditte Johanne pour le, pour ses hers, et sesdits enfans est tenue garder lesdits religieux, lour giens, prévosts et officiers, et lour hommes vers la cour au sire de Beaumaneir, et toutes autres cours de quelconques acheson, et poursieute, dont lesdits religieux, lours officiers, giens, et hommes pourroient estre suiveys et accuses, ou endommages en aucune manière pour raison de laditte Johanne, de sesdits effans, et dautres a cause deux et par cause e reson des plaidoiries eues et mues vers le, et sesdits effans, et pour la avoir prise, et tenue, et quel quatre motif de ceque lan lour en pourroit demander, et paier pour eux les taux, si tauxes en estoient ; et de tout en tout les en garder fere et paier esdits religioux, ou a leur commandement portant ces lestres sans autre procure demander en telle monnois courrante a la requeste du porteur de ces lestres sans autre terms, et comme les seignours temporels prendront et leveront de lours rentes non obstant, que amandes souranees ne soient prenables, tant pour les levees et arrerages des pieces de terre sis dessus dittes, que devant dits, et deceque a cause deux lesditsreligieux ly en puissent demander, et aussi celle Johanne tenue Brieuc, de lordre de Cîsteaux, fut prise, et arrestée, et détenue en prison Johanne degrepie rendre et paier a  Raoul Ho(u)uchet, Peret Jagu, Johan Le Moine, ledit Pihoudan, et Robin Hue, et louirs consorts, que ils firent tant comme ils furent en prison et arrest a cause de le…. A la cour de Beaumaneir, et sur ce les garder sans dommages tant vers celle cour, que vers toute autre, desqueux depends, et dommages ceux Raoul et ses consorts chacun…..le touche seront crus pour toute pleniere preuve a cour de Resne. Quand esquelles toutes choses, et dicelles dessus dittes tenir, fournir…….obligée la ditte Johanne, et Johanne sa fille et chescune pour le tout sans partie allegüer sur lobligacion de tous lour biens meubles, et herittages presents, et futurs en quel lien, et sous quelle seignourie qu’ils soient et puissent estre trouves a prendre, et vendre en personne tant par lesdits religieux, que par autres comme juges et gardes a juger, et les mettre en bans, et en vente sauf a avenante tant pour le principal, que pour les coust, depends, dommages et interest, que ceux religieux pourroient encore par faute du poiement…. »

CCVIII

1347 Olivier de Boishardy et Valence son épouse échangent, avec l'assentiment de leurs trois fils, tout ce qu'ils ont en prés, terres, eaux, bois et omnibus rebus aliis, situés dans la paroisse de Sévignac, contre la dîme de St Yvicus en Maroué.

Anciens évêchés de Bretagne: Diocèse de Saint-Brieuc Par Jules Henri Geslin de Bourgogne, Saint Brieuc

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 00:12

 

 

 

Poudouvre, tel était jadis le nom servant à désigner ce parage compris entre Rance et Arguenon. La famille de Dinan exerça dès 1184 son pouvoir sur cette contrée assise entre le Penthièvre, le Poutrocoët -actuel Porhoët et le Pou Alet (pays d'Alet). Nous aurons aussi l'occasion de déborder cette contrée pour aller visiter les régions voisines du Penthièvre et de l'ancien Poutrocouët à présent désigné le Méné. Nous aborderons aussi des pages consacrées à la Bretagne. Ne voyez ici qu'un modeste travail en partie réalisé  grâce aux témoignages anciens et aux archives départementales des Côtes d'Armor ou a des biographies duverses. Pour des raisons de confidentialité, il ne sera pas fait mention de l'endroit où se situent certains sites visités, et les statuaires présentés.

Merci à Philippe de Trémeur pour son aide  précieuse sur Lanrelas ainsi qu'à Serge de Trédias et à David de Plénée-Jugon ainsi qu'à toutes celles et tous ceux qui m'ont permis de réaliser des clichés.

Parfois certaines photographies n'apparaissent pas, aucun soucis, insistez sur la page demandée et elles finiront par apparaître. 

Bonne lecture, et merci de votre visite.

Michel.

   

 

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