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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:47

 

 

Les maires de Langourla

 

François Marie Heymery naquit vers 1734 -probablement au Carpont, de l'union de EcuyerJean Baptiste Heymery, sieur de la Fontaine Saint-Pern et dame Thérèse Huet. François Marie Heymery rentra dans les Ordres et servit un temps en l'abbaye Notre Dame de Goailles près de Salins au diocèse de Besançon. Il fut maire de février 1790 à décembre 1791. La désignation des membres de la municipalité fut contestée car considérés par quelques uns comme responsables de détournement. François Marie Heymery âgé de 62 ans fut arrêté en octobre 1796 et conduit à la prison de St Brieuc et aux carmélites de Guingamp. En réalité il déplaisait au District de Broons, car il était riche; il fut dénoncé comme chef chouan ce qui aux dires de témoins était pure imposture.

 

 

 

-Jean Baptiste Marie Em(m)anuel Onfray sieur des Chevalleries, fils de Maître François Onfray, sénéchal et avocat au Parlement de Bretagne et Elsabeth Ruello sa troisième femme. Il naquit au château de Langourla le 1er février 1762 et épousa à Plénée 29 janvier 1788 Marie Thérèse Rebours originaire de St Sauveur de Dinan. Il vécut un temps au bourg de Langourla, et fut maire de janvier 1792 à décembre 1794. C'est son mi-frère qui sera désigné en 1800 à la tête de la municipalité Langourlasienne. Il mourut le 2 mars 1820 à Saint Vran à l'âge de 57 ans, il y était cultivateur

 

 

 

-Augustin René Urvoy de Kerstainguy, naquit à Lamballe en la paroisse Notre Dame et St Jean le 6 décembre 1742, fils de écuyer Gilles Jacques Urvoy sieur de Kerstainguy et Gillette Anne de La Chapelle. Il s'unit le 4 août 1776 à Yffignac avec Anne Damar. Il exerça dès 1786 une charge à la jurifiction de Langourla dont il devint maire de janvier 1794 à février 1797, laboureur il habitait Blanc-Mouton.

Mathurin Hervé & François Besnard, mentionnés «officiers publics» en 1796 1797

 

 

 

Maître Pierre François Richard, fils d'honorables gens Jean Richard et Françoise Soquet naquit le 11 juillet 1736 au village de la Rouvrais en la paroisse de Sévignac -quartier de Rouillac. C'est à Langourla que fut célébrée son union ce 17 mai 1763 avec Françoise Dinet, elle même issue d'une famille de notables. Pierre François Richard exerça dès 1769 la charge de procureur de la juridiction de Langourla, puis notaire. Il fut maire* de Langourla de septembre 1797 à septembre 1799, partisan de la monarchie constitutionelle il disposait au sein de la municipalité d'une majorité. Il est donné rentier sur son acte de décès qui le dit veuf de Françoise Dinet. Il mourut le 9 juin 1821 âgé de 86 ans et vécu au village du Cran.

 

***Président le Conseil Municipal du canton de Langourla.

Jean Doublard, officier public cité en 1797

Jérôme Olivier Hervé, mentionné «officier public-instituteur» en 1798

Julien Briend, cité en 1798 -adjoint municipal de la commune

Yves Lebreton, adjoint cité en 1799

 

 

 

 

-Jean François Onfray naquit à Lamballe en la paroisse Notre Dame et St Jean, le 10 7bre (septembre) 1741 de l'union de Maître François Onfray Sr du Bourg, sénéchal et avocat au Parlement de Bretagne et Dame Renée Veillet du Perron. Il se maria le 13 mai 1777 à Plénée avec Françoise Guérin, et fut maire d'octobre 1799 à début janvier 1808, l'ancien procureur fiscal résida au château de Langourla puis à la Noë Gruelle, il démissionna, car considéré comme «infirme» par le préfet Jean Pierre Boullé, et s'éteignit le 18 novembre 1809 à Langourla âgé de 72 ans. Il est qualifié dans l'acte de Propriétaire.

Pierre Bidault, cité adjoint le 8 août 1807

Julien Hervé, -huissier au Cléneuf



 

 

-Pierre Bidault originaire de la Noée dans le département du Morbihan était le fils de François et Magdelaine Mulo, toutefois son père est cité présent à la Hardouinais en St Launeuc en janvier 1799. Etablit à Langourla il était marchand et cultivateur, il épousa successivement Marie Madeleine Bagot et Marie Jeanne Dutertre le 3 pluviose an XII. Maire, mentionné de fin janvier 1808 à septembre 1813, il est qualifié de propriétaire et de marchand et demeure les Portes. Pareillement à son prédecesseur, il démissionne sur ordre du préfet. C'était le père de Pierre Marie Bidault maire en décembre 1830 et Jean Marie Bidault, maire, mentionné en 1842. Pierre Bidault mourut à la Ville Blanchet le 22 novembre 1821 âgé de 48 ans. -Nicolas Mathurin André Duval, est cité notaire à Langourla dès 1809, il est alors âgé de 30 ans. Nommé maire au mois d'octobre 1813 par arrêté préfectoral, en janvier 1815, sa signature voisine celle des autres élus du canton de Collinée, attestant du soutien apporté ici au roi. Il était notaire et habitait encore le bourg en juin 1816, et fut relevé de ses fonctions suite à l'accession au trône de Louis XVIII semble-t-il en juin 1816. Il ne fut que de passage à Langourla. Une famille Duval ayant une étude notariale était présente à Plumaugat vers la même période, de même que le désservant de Langourla.

 

 

 

-Nicolas Mathurin André Duval, est cité notaire à Langourla dès 1809, il est alors âgé de 30 ans. Nommé maire au mois d'octobre 1813 par arrêté préfectoral, en janvier 1815, sa signature voisine celle des autres élus du canton de Collinée, attestant du soutien apporté ici au roi. Il était notaire et habitait encore le bourg en juin 1816, et fut relevé de ses fonctions suite à l'accession au trône de Louis XVIII semble-t-il en juin 1816. Il ne fut que de passage à Langourla. Une famille Duval ayant une étude notariale était présente à Plumaugat vers la même période, de même que le désservant de Langourla.

 

 

 

-François Bizeul, naquit le 10 avril 1785 à Brandesec, de l'union de Jacques et Perrine Ribault. Marié à Perrine Guitton, il était laboureur à Brandesec. Il fut maire de fin juin 1816 à décembre 1825, sa nomination semble coïncider avec la Restauration des Bourbon sur le trône. François Bizeul décéda le 11 mars 1851 âgé de 66 ans

 

 

 

-Mathurin Rouault de la Villeneuve de Livoudrays, fils de François Joseph et Anne Marie Thérèse Paillière, il épousa le 2 juillet 1823 Magdelaine Harel de la Perrière, veuve de messire Joseph Guinguené, Mathurin Rouault de la Villeneuve de Livoudrays fut maire de janvier 1826 à septembre 1830. Il vivait au Carpont.

Mathurin Boussais, adjoint en l'absence du maire fin mars 1832

 

 

 

-Pierre Marie Bidault naquit le 28 nivôse an VII -17 janvier 1799 à Langourla de l'union de Pierre-Marie et Marie Madeleine Joly, veuve Bagot, le 5 août 1724 au Gouray, il épousa Françoise Bourdon. Il fut maire de Langourla de novembre 1830 à la mi janvier 1832. C'est à Langourla au village des Portes qu'il s'éteignit le 6 novembre 1885 âgé de 86 ans. Il était cultivateur. 3 novembre 1878

Mathurin Boussais, adjoint, son fils Jean Marie Broussais, maire en 1898

 

 

 

-Jean Nicolas Gilard, naquit au Val de Jugon à Eréac vers 1783 de l'union de Jean et deCatherine Geffray. Marié à Marie Legac, Jean Nicolas Gilard demeurait Les Portes, il fut maire de la fin janvier 1832 à début septembre 1837 (arrêt préfectoral). Il mourut le 9 décembre 1855 âgé de 72 ans et sur l'acte est apportée la mention -profession ex maire. Son fils Jean Marie était maréchal.

 

 

 

-Jean Marie Bidault, fils de Pierre Bidault et Marie Madeleine Joly, veuve Bagot, naquit le 13 juillet 1809, il vécut au bourg de Langourla, maire, mentionné à la mi septembre 1837 (arrêt préfectoral). Il mourut dans l'exercice de ses fonctions le 15 avril 1853 âgé de 52 ans.

 

 

 

-Antoine Jean Baptiste René Marie Léopold Harel de la Perrière, fils de Antoine François et de Marie Joseph Boullaire de la Ville-Moisan, il naquit en 1795 au château de Langourla. Juge il était marié à Victorine Le Mintier de la Motte Basse, et demeurait à St Joseph. Il fut maire en 1853 (arrêt préfectoral) et réélu jusqu'en novembre 1874. Battut lors de l'élection de 1877 par Eudes Quemper de Lanascol. Il s'éteignit le 9 octobre 1880 au château de Coëlan âgé de 89 ans.

François Jean Douard, adjoint, cité en 1876

 

 

 

-Eudes Quemper de Lanascol, fils de Frédéric Charles et Sophie Charlotte d'Andigné de Mayneuf, vit le jour à Angers le 10 septembre 1832, et fut marié à Louisa Nompère de Champagny. Il devint maire de Langourla au troisième tour d'un ballotage au cours début du mois de janvier 1877 jusqu''à la fin janvier 1878. Il mourut au château de Coëlan le 29 mars 1878. Sa petite fille Louisa Marie Quemper de Lanascol avait épousé celui qui allait être maire de la fin du XIXème au début du XXème siècle : Charles Camus de la Guibourgère

François Jean Douard, adjoint, pour le maire empêché, cité en janvier 1878

 

 

 

-François Jean Douard, naquit à Mérillac le 11 juin 1829 de l'union de Jean et Marie Pilorget, il était marié à Marie Louise Rouillac et demeurait le Val, maire provisoire cité de janvier 1875 à janvier 1876, devient maire du début mai 1878 jusqu'en décembre 1878 et est démis de ses fonctions pour ivresse en 1881. En janvier 1883 il redevient adjoint. Il mourut âgé de 70 ans le 1er août 1899, l'un de ses fils était commerçant au bourg de Langourla.

Jean Hervé, adjoint, pour maire empêché cité de sept. 1880 à décem. 1882

 

 

 

-Olivier Guillotou de Kerever, naquit à Tréguier le 6 mars 1839 de l'union de Charles et Emmanuel Céleste Le Gentil de Rosmorduc, maire de tendance légitimiste-cléricale, en mars 1882, il est élu par 11 voix, puis réélu en janvier 1883 à l'unanimité, propriétaire établit au hameau de St Joseph, Olivier Guillotou de Kerever était le gendre de Antoine Harel de La Perrière il en avait épousé la fille Joséphine Marie Yvonne Harel de la Perrière. Il démissionna fin juillet 1885 et mourut à Saint Brieuc le 18 juin 1909.

François Jean Douard, adjoint, le maire empêché, cité en février 1883

 

 

 

-François Jean Douard , maire monarchiste il revient à la fin du mois de juillet 1885 après avoir été évincé en 1881, puis est élu en 1888 et réélu en 1892 jusqu'en avril 1896 par 11 voix

 

 

 

-Charles Camus de la Guibourgère naquit le 13 novembre 1859 à Teillé en Loire Inférieure de l'union de Edmond Camus et Chantal de Pins. Il épousa Louisa Marie Quemper de Lanascol, fille de de Eudes et Louisa de Nompère de Champagny. Charles Camus de la Guibourgère est élu maire une première fois en avril 1896 à fin juillet 1898 par 9 voix date à laquelle il sera relevé de ses fonctions, Jean Marie Broussais deviendra maire d'octobre 1898 à fin mai 1900, date à laquelle Charles Camus de la Guibourgère sera réélu 4 fois de 1900 jusqu'en 1919. Il s'éteindra à Langourla le 29 novembre 1926. Il publia en 1922 «Langourla, Côtes-du-Nord. Coalitions d'avoués».

 

 

Pierre Broussais lui succéda durant dix ans, puis en 1929 ce sera Léon Moisan radical socialiste, exerçant la profession de bourrelier qui sera réélu quand à lui à deux reprises jusqu'en 1947. Léon Moisan, l'un des cinq maires des Côtes du Nord présents au 36e congrès du parti socialiste en mai 1936 à Nantes. Lors de ce congrès, face au danger de guerre, les divisions entre "bellicistes" -Blum, Zyromski et "pacifistes" -Paul Faure, mettent la SFIO* au bord de l’éclatement.

***Section française de l'Internationale ouvrière.

Pierre Vazel, conseiller faisant fonction de maire août à octobre1898

 

 

-Jean Marie Broussais, fils de Mathurin Marie Broussais et Mathurine Auffray, naquit le 10 juillet 1832. Il épousa Jeanne Bedel et eut pour fils Pierre Marie François Broussais. Jean Marie Broussais fut maire d'octobre 1898 à fin mai 1900. Le vicomte Charles Camus de la Guibourgère fut effectivement révoqué temporairement par le tribunal civil, du fait de tensions entre ses partisans et ses opposants lors de la campagne des législatives de 1898, où les deux camps en arrivèrent aux mains à la mairie même de Langourla. Jean Marie Broussais mourut le 10 février 1926. Son fils fut lui même maire à la fin de la première guerre mondiale.



 

 

 

 

 

 

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Published by poudouvre
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:26

 

Les montres nobiliaires de Langourla en 1450 évoquent deux maisons sises au bourg, appartenant à François de Langourla, l'une fut acquise par Guillaume de Pleumaugat (armoiries ci dessous)* et l'autre par Amaury de Langourla* une maison à Yvon de Langorla et à Jean Horlet, anciennement à Guillet de Langourla. Une pièce de terre contenant 100 journaux appartenait à Jean, sieur du Parc. Lors de la réformation du 27 mai 1536, sont mentionnées à Langourla les maisons nobles suivantes: le Hault-Bourg à Christophe de Langourla et la métairie du bourg à la famille de Romelin. Olivier de Pleumaugat, 50 livres de revenu, par Guillaume, son fils : porteur d'une brigandine -Amaury de Langourla 12 livres de revenus, défaillant. La Maison Blanche au bourg de Langourla –maison noble, appartenant en 1536 à Gilles de Langourla



 

La famille Briend citée de 1685 à 1906

(Guillaume Briend cité en 1877, tailleur d'habits, sa femme Thérèse Rouvrais, couturière, Jeanne Briend, citée en 1887, débitante, Julien Briend cité en 1904, receveur buraliste, sa femme Julienne Perquis débitante)

La famille Posnic citée en 1705

La famille Turmel citée de 1709 à 1729

(un tailleur d'habits)

La famille Doüaine citée en 1710 (la maison de la croix au bourg)

(Yves Doüaine, cité en 1710, hoste débitant)

La famille Dutertre citée de 1710 à 1877 (la maison de la croix au bourg-Haut Bourg)

La famille Daniel citée de 1708 à 1733

La famille Chereuil-Chereul citée de 1718 à 1877

La famille Rouxel citée en 1723 & en 1726

La famille Ruellan citée de 1724 à 1906

(Jean Ruellan époux de Anne Houix, métayers de mademoiselle de la Ville Blais, métayer en 1731, Julien Ruellan, facteur receveur en 1906)

La famille Robin citée en 1731 (journalier)

La famille Lorand-Lorant citée en 1724 à 1730

(un vannier-un chaudronnier)

La famille la Tour citée en 1726

(François la Tour «chyrurgien» et Julienne Henry son épouse demeurant au Bourg-cité aussi en 1727)

La famille Lemée citée en 1727 (un journalier)

La famille Louvet citée de 1726 à 1749

(Alexandre Louvet dit Fontaine cabaretier-débitant à la Croix au bourg de Langourla, cité en 1727 et en 1729)

La famille Lamandé citée en 1728

La famille Jan citée en 1729

(François Jan cité en 1731, cordonnier)

La famille Le Michel-Michel citée de 1729 à 1877

La famille Pilorget citée en 1733

La famille Tournatory citée en 1745 et en 1746

La famille Pellerin-Pellerain citée en 1745

La famille Frayage-Jeffrays citée de 1746 à 1906

(Louis Jeffrays cité en 1877 et en 1906, maréchal-forgeron, sa femme Jeanne Queré, débitante, Arsène Jeffrays cité en 1906, commerçant)

La famille Potier citée de 1746 à 1887

La famille Gueneu citée de 1748 à 1757

La famille Donnet citée de 1747 à 1877 (Haut Bourg)

La famille Lapie citée de 1747 à 1752

La famille de Langan citée en 1749

La famille Hinieux citée en 1750

La famille Mounier-Meunier citée de 1751 à 1877

La famille Foliard citée de 1752 à 1887

La famille Biseul-Bizeul citée de 1752 à 1906

(François Bizeul cité en 1877, couturier, Jérôme Bizeul cité en 1901, cordonnier, sa femme Louise Jeffray, commerçante)

La famille Richard citée en 1765

La famille Carmoy citée en 1770

La famille Bajot citée de 1777 à 1877

La famille Perquis citée de 1785 à 1906

(François Perquis, boulanger cité en 1901)

La famille Onfray citée de 1785 à 1798

(Mre François Onfray, propriétaire, maire de Langourla en 1792, marié à Marie Thérèse Reboux, il mourut le 18 novembre 1809, leur fille Elisabeth 32 ans, l'avait précédé dans la tombe 11 jours plus tôt)

La famille Legac citée de 1785 à 1789

La famille Vivié-Vivier citée de 1786 à 1901

La famille Auffray citée de 1788 à 1906

La famille Caradeuc citée de 1789 à 1906

La famille Hervé citée de 1797 à 1906

(Jean Hervé cité en 1906, commerçant marchand de draps, sa femme Reine Lejeune, marchande de draps)

La famille Queret-Quéré citée de 1797 à 1906

(Jean Quéret, cité en 1797, cordonnier; François Quéré, cité en 1870, débitant, Émile Quéré en 1904 charron, sa femme Léonie Préauchat : tailleuse)

La famille Dieulangard citée de 1809 à 1831

(Laurent Dieulangard, 52 ans, cité aubergiste et marchand en 1809, Pierre Marie Dieulangard, cité en 1830, «bouché»)

La famille Duval citée de 1809 à 1815

(Nicolas Mathurin André Duval, notaire cité de 1809 à 1815, maire de Langourla jusqu'en 1816, il avait pour huissier Yves Ruellan)

La famille Duret citée en 1810

La famille Guitton citée en 1814

(Mathurin Guitton, cité en 1814, clerc)

La famille Rolland citée en 1827

(Jean Marie Rolland cité en 1827, notaire, Silvie Rolland, citée en 1901, infirmière)

La famille Raslo citée en 1827

La famille Pinsart-Pinsard citée de 1843 à 1906

(Victor Pinsard, cité en 1843 cabaretier, Joseph Pinsard cité en 1847 cabaretier)

La famille Pecheul citée en 1847

La famille Bidault citée de 1847 à 1877

(Pierre Marie Bidault, cité en 1847, marchand)

La famille Lefeuvre citée de 1870 à 1877

La famille Oger citée de 1870 à 1906

(Jeanne Marie Oger citée en 1900, tailleuse d'habits, et sa soeur Anne Marie Oger, citées en 1901, couturière)

La famille Esnault citée de 1870 à 1877

(Julien Gilles Esnault cité en 1877, receveur buraliste, Jeanne Esnault, citée en 1887, filandière)

La famille Lejeune citée de 1870 à 1905

(Eugènie Lejeune citée en 1900, commerçante; Henri Lejeune cité en 1904, commerçant)

La famille Jégard citée de 1870 à 1887

(Joseph Marie Jégard, cité en 1877, instituteur-séminariste et secrétaire de mairie, son fils François Marie Jégard, cité en 1877, professeur, Anne Marie Rault sa servante)

La famille Desbois citée de 1870 à 1906

(Joseph Desbois, cité en 1902, tailleur de pierres, sa femme Rose Hédé,couturière)

La famille Audel-Audet citée de 1872 à 1906 (originaire de Penguily)

(Jean Marie Audet cité en 1877, cabaretier, Jean Pierre Audet cité en 1877, menuisier sa femme Sophie Presse débitante, Eugène Audel cité en 1901 menuisier, Eugènie Audet, boulangère en 1902)

La famille Reboux citée de 1877 à 1887

Jeanne Reboux, citée en 1887, repasseuse)

La famille Tronel citée en 1877

La famille Kersanté citée en 1877

La famille Bréhinier citée en 1877

La famille Charles citée en 1877

La famille Lécuyer citée de 1877 à 1891

(François Lécuyer, cité en 1887, tailleur d'habits)

La famille Rault citée de 1877 à 1887

La famille Houguenan citée en 1877

La famille Houis citée en 1877

La famille Dieulesaint citée en 1877
 

 

 

 

 

 

La famille Renault citée en 1877

La famille Thébault citée de 1877 à 1887

(Julien Thébault, cité en 1887, carrier)

La famille Jourdan citée de 1877 à 1887

(François Jourdan, cité en 1877, cordonnier, il a pour apprenti cordonnier François Daniel, 18 ans, cité en 1891)

La famille Lescouët citée de 1877 à 1906

(Pierre Lescouët, cité en 1877, marchand de grains, Alexandre Lescouët cité en 1901, commerçant, François Lescouët cité en 1906, charcutier, Louis lescouët, boulanger)

La famille Jolly citée de 1877 à 1887

(Françoise Jolly, citée en 1877, cabaretière et filandière)

La famille Texier citée de 1877 à 1887

(Jean Marie Texier, cité en 1877, cabaretier-débitant et menuisier, il a pour ouvrier menuisier Alexis Chazette)

La famille Porcher citée en 1877

(Eugène Porcher, cité en 1877, tailleur de pierres)

La famille Hillion citée de 1877 à 1906

(Jean Hillion cité en 1901 sabotier, François Hillion cité en 1906 sabotier, sa femme Rosalie Gestin, commerçante débitante )

La famille Cormault citée de 1877 à 1906

La famille Rouillac citée de 1877 à 1901

(Laurent Rouillac, cité en 1887, tailleur d'habits)

La famille Goubin citée de 1877 à 1901

La famille Marchand-Lemarchand citée de 1877 à 1906

(Judith Marchand, citée en 1901, tailleuse, lingère)

La famille Goizel citée de 1887 à 1906

(Denis Goizel cité en 1901, sacristain et tisserand, son fils Pierre Goizel cité en 1901, sacristain)

La famille Douard citée de 1887 à 1906

(Jean Marie Douard cité en 1900, commerçant en épicerie)

La famille Fesnel citée en 1887

(Jean Marie Fesnel, cité en 1887, bouilleur)

La famille Libouban citée en 1887

La famille Bertrand citée en 1887

(Jean Baptiste Bertrand, cité en 1887, sabotier)

La famille Biche citée en 1887

(François Biche, cité en 1887, maçon)

La famille Berhault citée en 1887

(Frédéric Berhault, cité en 1887, ouvier tailleur)

La famille Lechaton citée en 1887

(Élise Lechaton, citée en 1887, lingère)

La famille Trotard citée de 1887 à 1900

(Eugène Trotard, cité en 1887, cantonnier)

La famille Commaux citée en 1887

(Marie Ange Commaux, cité en 1887, cordonnier, sa femme Jeanne Boutrais, débitante)

La famille Guéguen citée en 1887

La famille Robert citée de 1887 à 1906

(Pierre Robert, cité en 1902 tailleur d'habits, sa femme Léonie Presse, commerçante et leur fils Eugène, tailleur, Victor Dubreuil, 18 ans, cité en 1891, apprenti tailleur d'habits)

La famille Poilbout citée en 1891

La famille Leguillermo citée en 1891


 

 

 

 

 

La famille Guischer citée en 1891

(Yves Guischer, cité en 1891, tailleur de pierres)

La famille Blanchard citée de 1900 à 1901

(Joseph Blanchard cité en 1900, facteur-receveur)

La famille Tarlé citée de 1900 à 1906

La famille Brieuc citée de 1891 à1 1901

(Henri Brieuc, cité en 1891, menuisier)

La famille Malval citée en 1901

La famille Bazin citée en 1901

La famille Surel citée en 1901

La famille Le Méhauté citée en 1901

La famille Belot citée en 1901

(Rosalie Belot, citée en 1901, institutrice, 30 ans, Pierre Belot cité en 1901, clerc de l'huissier)

La famille Trouchard citée en 1901

La famille Soulabaille citée en 1901

(Auguste Soulabaille, cité en 1901, ouvrier tailleur)

La famille Picard citée en 1901

La famille Brillault citée en 1901

La famille Huet citée de 1901 à 1906

Eugène Huet originaire du Gouray cité en 1906, charcutier)

La famille Gascouin citée de 1901 à 1906

La famille Tardivel citée de 1901 à 1906

(Jean Marie Tardivel cité en 1906, menuisier, son père Albert Tardivel, menuisier)

La famille Trémel citée en 1906

(Marcel Trémel cité en 1901, sabotier)

La famille Tual citée de 1891 à 1906

(Jean Marie Tual cité en 1901 commerçant débitant en boisson)

La famille Le Méhauté citée en 1901

(Joseph Le Méhauté, instituteur, cité en 1901 marié à Josèphine Le Flohic)

La famille Malval citée en 1901

(Joseph Malval, instituteur cité en 1901 (bourg)

La famille Guilloux citée de 1901 à 1906

(Pierre Guilloux, cité en 1901, tailleur d'habits)

La famille Rouault de Livaudray citée de 1902 à 1906

(Anne Marie Rouault de Livaudray, citée en 1902, commerçante)

La famille Lemoine citée en 1905

(Jean Baptiste Lemoine, cité en 1905, boulanger)

La famille Gesret citée de 1905 à 1906

(Mathurin Gesret cité en 1904 maréchal)

La famille Brévin citée en 1906

La famille Gaspaillard citée en 1906

La famille Lucas citée en 1906

La famille Guinard citée en 1906

(Jean Baptiste Guinard cité en 1906, tailleur de pierres)

La famille Le Pechoux citée en 1906

La famille Bouédo citée en 1906

(orig. Mohon-Mathurin Bouédo, cité en 1906, cordonnier)

L'église actuelle

 

Le 10 avril 1866, profitant de l'opportunité qui lui était accordée, Monseigneur Augustin David évêque de St Brieuc, vint donner la confirmation à Langourla et s'adressa aux élus :Il est nécessaire de reconstruire en entier cette église, nous savons que c'est l'intention bien arrêtée des habitants de Langourla.  Le porche sous le clocher est très remarquable d'architecture. On le conservera précieusement pour en faire une chapelle des morts, en supprimant le clocher qui le couronne aujourd'hui». D'autres pièces provenant du précédent sanctuaire ont été conservés: une crédence ornée d'une tête de femme et d'une tête de singe, ainsi que la cuve baptismale octogonale à double bassins, cuve décorée de végétaux stylisés, d'animaux et de figures humaines. L'ensemble repose sur deux petits piliers à pans coupés. Ci-dessous l'église néogothique de Langourla et le portrait de Monseigneur David

 

 

 


 

Monsieur Harel de La Perrière, alors maire de la commune fit dont le 23 octobre 1869 du terrain désigné «le courtil du bourg» afin d'y assoir le nouvel édifice. En forme de croix latine, l'église St Pierre comprend une nef avec bas côtés de quatre travées plus celle du clocher encastré, un transept et un chœur. Sa réalisation fut confiée à l'entreprise Leforestier du Gouray, d'après les plans de monsieur Regnault architecte à Rennes. La pose de la première pierre eu lieu le 11 juillet 1870, la bénédiction de l'édifice se déroula le 5 octobre 1873 et sa consécration le 13 juin 1874. Le mobilier moderne fut exécuté par l'atelier de Guillaume Corlay d'après les plans de monsieur Raut. Lors de l'achèvement de l'église, la dépense totale fut de 82,051 francs, mais la fabrique sollicita la somme de 10.000 francs pour s'acquitter des sommes dues. La commune ayant affecté tous ses fonds libres pour la construction d'une «maison d'école» déclara être dans l'impossibilité d'intervenir afin de couvrir le déficit signalé. Le Préfet R. de Jouvenel averti en 1875, intervint auprès des élus du département pour aider cette commune ainsi que celle de Sévignac où le déficit était de 7.622 francs et 79 centimes sur le montant total de la dépense évalué à 80.615 francs 37 centimes. L 'édifice terminé séduisit la municipalité de Rouillac qui décida de faire appel à la même entreprise pour ériger l'actuelle église St Sébastien

Brandesec

 


 


 

La famille Besnard citée de 1711 à 1901

La famille Biseul-Bizeul citée de 1702 à 1905

La famille Bedel citée de 1709 à 1830 (Brandesay-Brandesseul)

La famille Geshot citée en 1711

La famille Villebiot citée de 1720 à 1730

La famille Avril citée en 1722

La famille Bonjour citée de 1722 à 1729 (journaliers-Brandesaye)

La famille Thoumineaux citée de 1727 à 1732 (journaliers-Brandesay)

La famille Potier citée de 1745 à 1901

La famille Herry-Henry citée de 1746 à 1749

La famille Guillou citée en 1746 et en 1747

La famille Rouillac citée de 1749 à 1799 (Brandessec)

La famille Perrin citée en 1750

La famille Oizel citée en 1766

La famille Pinçard citée en 1770

La famille Renier-Regnier citée en 1785

La famille Desbois citée de 1786 à 1815

La famille Lemée citée en 1809

La famille Audrain citée de 1814 à 1906

La famille Auffray citée de 1815 à 1906

La famille Poilbout citée de 1831 à 1906

La famille Morgand citée de 1843 à 1906

La famille Le Goff citée en 1843

(Mathurin René Le Goff, cité en 1843, charpentier)

La famille Bouleau citée de 1870 à 1872

La famille Dieulesaint citée en 1872

La famille Lebeuve citée en 1872

La famille Guérin citée de 1872 à 1881

La famille Brillault citée de 1872 à 1906

La famille Duray citée en 1881

La famille Rault citée en 1881

La famille Portier citée en 1881

La famille Brousté citée en 1881

(Pierre Brousté, cité en 1881, tailleur de pierres)

La famille Guyomard citée en 1881

La famille Thébault citée en 1881

La famille Pasquier citée en 1901

La famille Boisadam citée en 1901

La famille Rouvrais citée en 1901

La famille Robert citée de 1901 à 1906

La famille Lucas citée de 1901 à 1906 (originaire de St Jacut)

La famille Leloyard citée en 1906 (originaire de Mérillac)

 

 

 

La Brousse de Launay


 

La famille Caradeuc citée de 1872 à 1906

La famille Bajot citée de 1881 à 1901

La famille Lévêque citée de 1881 à 1901

La famille Tréhorel citée en 1906

(Eugène Tréhorel, originaire de St Jacut, cité en 1906, maçon)


 

 

 

Brousse du Grez

 

La famille Dupont citée en 1703 (Brouce)

La famille Boudard citée en 1711 (la Bouxe)

La famille Chereuil-Chereul citée de 1720 à 1881 (Brousse du Graiz)

La famille Potier citée de 1720 à 1777

La famille Bougot-Bougault citée de 1721 à 1791

(Alexandre Bougot, cité en 1721, charpentier)

La famille Charpentier citée en 1730 (un journalier)

La famille Auffray citée de 1747 à 1752

La famille David citée de 1764 à 1766

La famille Meunier-Meunié citée de 1766 à 1901 (Brousse du Grée)

(Jean Baptiste Meunier cité en 1901, marin en cabotage)

La famille Hoüis citée de 1785 à 1809

La famille Tronet-Tronel citée de 1799 à 1906

(Jean Baptiste Tronel cité en 1906, charpentier)

La famille Chereul citée en 1877

La famille Bizeul citée de 1877 à 1881

La famille Goubin citée de 1877 à 1906

La famille Dutertre citée de 1877 à 1906

La famille Gueneu citée en 1881

La famille Boisorieux citée en 1881

(Jean Marie Boisorieux, cité en 1881, couvreur)

La famille Daniel citée en 1881

(François Daniel, cité en 1881, charbonnier)

La famille Boivin citée en 1901

La famille Chevalier citée en 1901

(Mathurin Chevalier, cité en 1901, maréchal)

La famille Guérin citée de 1901 à 1906

(Jean Guérin cité en 1906, maçon)

La famille Thébault citée de 1901 à 1906

La famille Oizel citée en 1905

La famille Quinio citée en 1906

La famille Bizeul citée en 1906

 

 

 

La Butte des Vaux


 

La famille Lemée citée de 1809 à 1843 (journalier)

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 07:50

 

 

Avenue de la Libération

 


 

L'ancienne route royale de Brest à Paris était pavée, près de la demeure de Laurent Jubault était la maison de Marie Samson veuve de Laurent Jubault, ensuite les parcellaires de Mr Salabert et de la veuve Boisorieux, de Guillaume Gillebert, de Yves Julien Touzé, de François Rattier et la maison de Jean Morice.


 

 

 

 

 

 


 

Place du Docteur Laurent

 

 

Cette rue fut percée tardivement, l'importante propriété de la Croix Bily cernée d'un splendide parc en occupait une partie. Le docteur Laurent y vécut. Louis Marie René Joseph Laurent, naquit le 30 mars 1846 à Dinan de l'union de Louis Marie, professeur, et de Alexandrine Josèphine Gorvel. Le 18 septembre 1901 en la ville de Broons, devant Charles Saliou, alors maire de Broons, il épousa Marie Françoise Guillou, fille de Jean Marie Guillou et de Sylvie Gesret, cultivateurs à la Basse Pillais (Tospilais ?) en Broons. L'acte précise que le marié, âgé de 31 ans, demeure Broons et y exerce la profession de docteur médecin, ses parents sont décédés*. Quand à la jeune femme, âgée de 24 ans, elle est sans profession. Témoins de leur union : Louis Orieux, 42 ans, demeurant à Broons, percepteur, ami des époux; Charles Beaudet, 49 ans, demeurant à Caulnes, docteur-médecin, ami des époux; Louis Maignan, 25 ans, demeurant à Paris, employé de commerce, cousin de l'époux ; Jean Marie Guillou, 24 ans, demeurant à Broons, laboureur, frère de l'épouse. Le docteur Laurent mourut en 1904 laissant un fils âgé de 5 ans.


 

 

 

La Rue de la Madelaine

 

 

 

 

Première municipalité

 

 

 

Au moment de la Révolution, c'est à l'église de Broons que se réunirent les postulants afin de former la première municipalité qui fut mise en place le 10 février 1790. Cependant c'est à la chapelle Sainte Madelaine que siègera la municipalité plus tard. Une nouvelle institution succédait ainsi au Général de paroisse. En tant que Président de la défunte assemblée, c'est Guillaume Gilbert qui présida l'ouverture du scrutin, lui même postulait pour cette fonction inédite. Trois jours durant les citoyens actifs de Broons se succéderont afin de voter, leur nombre est estimé à 226 individus, cependant seuls 185 se manifesteront. Guillaume Gilbert ne recueillera que 11 voix contre 173 pour son adversaire Jérôme Béchu, Sieur de Lohéac âgé de 25 ans. Il est issu de cette prestigieuse famille dont il est mention à l'article de Pedenhouët (voir histoire de Broons, page n° 13), l'une des plus puissantes familles Broonaise car à la tête d'un imposant bien foncier. Parmi les membres actifs de la récente commune de Broons, des personnages comme l'abbé Charles Ratier, Jacques Picquet, Jérôme Béchu et son père Bertrand abandonnèrent leur poste peu après le drame survenu à Yvignac, le père Bertrand Béchu, siégeait alors au sein du District de Broons, le fils à la tête de la municipalité.

 

 

 

Rue du Chalet

Anciennement Bellevue

 

 

 

 

Dans le parc d'une  propriété : deux palmiers


 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 06:55

 

Rue de Lorraine

 

 


 

Etait ce en référence aux ducs de Brionne Lorraine, possesseurs de la Motte Broon que l'endroit fut ainsi nommé, en hommage à cette puissante famille siégeant à la Cour. Un ancien hôtel à l'angle de la rue de la Madelaine et de la Rue de la Libération une enseigne aborde sur l'une de ses faces les armoiries de cette famille.

 

 

 

 

Tout de suite à l'angle de la place, en sa partie sud se trouvaient trois parcellaires dont le nom d'un des possesseurs apparaît : François Morin, la maison de ce dernier était dotée d'un porche qui empiétait sur la Grand Place, ensuite apparaît le logis de Yves Julien Touzé : une partie neuve, l'autre partie y étant accolée est dotée d'un porche, ainsi que les deux bâtisses suivantes données respectivement à Guy Blondin et à Jean Morice.

 

 

 

 

Sans doute le dit Morice est il possesseur de la maison de pierre recouverte d'ardoises et comportant deux étages. Vient ensuite celle d'Yves Julien Touzé et de Henry Gillebert dotée d'un escalier d'accès. Les maisons de François Morice et de Pierre Gilbert –Une banque occupe à présent l'endroit. le précieux document mentionne un commun à l'angle de la Grand Place et de l'actuelle rue de Paris, comme la maison voisine, l'ensemble en 1799 appartenait à Jacques Richard dont la demeure était précédée d'une cour, une ruelle consuisait à l'ancien quartier mal famé du Broons de jadis : le Casse Cou, un parcellaire donné à Henry Gillebert était séparé du parcellaire des enfants Buard par une seconde ruelle

 

 

 

 

 

 

 

Rue de Paris

 

 

le précieux document mentionne un commun à l'angle de la Grand Place et de l'actuelle rue de Paris, comme la maison voisine, l'ensemble en 1799 appartenait à Jacques Richard dont la demeure était précédée d'une cour, une ruelle conduisait à l'ancien quartier mal famé du Broons de jadis : le Casse Cou, un parcellaire donné à Henry Gillebert était séparé du parcellaire des enfants Buard par une seconde ruelle

 

 

 

Le Casse-Cou

 

 

 

 

La ruelle de Casse-Cou s'étirait de part et d'autres sur les arrières de la Grand Place à proximité de la Cavée. Prostituées, bandits et mendiants s'y côtoyaient. En réalité le Casse-Cou était un boyau couvert de constructions en torchis des XVème & XVIème siècle. C'est là en ce quartier mal famé lors des guerres de la Ligue que logèrent les troupes de Charles Ferron en juin 1597. A présent un parc de stationnement a été aménagé, le mur d'enceinte d'une propriété borde l'endroit, toutefois, l'accès de cette remarquable demeure de notable se fait via la rue Lorraine. 

 


 

 

La Cavée

 

 

 

 

Accès à la Cavée


 

Voici à présent la Cavée, maison bourgeoise, tapie au bord d'un parc, l'ensemble est composé de trois travées, et est coiffé d'un toit à quatre coupes tandis que sa corniche est soulignée de modillons. A l'étage la gerbière à frontispice est à demi cintrée. L'ensemble remonte au XVIIe siècle


 

 

La Cavée


 

La Cavée devint propriété de Jacques-Louis Morice, sous la Révolution ; un des membres actifs du district révolutionnaire de Broons. Louis Petitbon de La Ville-Morvan, juge de paix, et gendre du sieur Morice posséda ensuite le lieu.

 

 

 

Maître François-Jacques-Louis Maurice

 

 

-François-Jacques-Louis Maurice, fils de René Maurice et de Jacquemine Buart épousa dame Julienne Anne Urvoit fille de Jean et Julienne Jeanne Bouezard, il avait son étude notariale sise à l'emplacement de l'ancien relais de Poste de Broons, auprès des halles. Il mourut à Broons à l'âge de de 77 ans le 7 novembre 1820 à 4 heures du soir selon la déclaration effectuée en mairie devant Yves Miriel, maire de Broons, par Messieurs Charles Duval, 62 ans, notaire demeurant à Broons, voisin et ami et Emmanuel Picquet , 39 ans, notaire demeurant à Broons, voisin et ami. Sa fille Sylvie *épousa Louis Petibon. Louis Petitbon de La Ville-Morvan, naquit à Dolo le 13 août 1772 de l'union de Louis Petitbon, Sieur de la Ville-Morvan, qui fut premier maire de Sévignac et de Marie Godin, présente lors du mariage de son fils et vivant de son revenu en la dite commune de Dolo. Greffier de paix à Broons, Louis Petitbon de La Ville-Morvan, propriétaire demeurant Broons épousa le 9 pluviôse an XII « Demoiselle Angélique Pauline Maurice née le 19 septembre 1782 à Broons de l'union du citoyen François Jacques Louis Maurice, notaire public et membre du conseil général du département et dame Julienne Anne Urvoit. »le couple eut trois autres filles dont Marie-Anne Petitbon de la Ville-Morvan qui rentra dans les ordres et devint soeur Mère Sainte-André (voir Marie-Anne Petibon, supérieure de la Communauté Sainte-Marie de Broons.), mais aussi Sylvie Petitbon de La Ville-Morvan qui épousa le 8 septembre 1845 Jean Baptiste Saliou, avocat Juge de paix et conseiller général mort à Broons le 15 décembre 1861

*** François Maurice et Julienne Urvoit étaient les parents d'une autre fille pareillement prénommée Sylvie, morte le 24 brumaire an XI à l'âge de 14 ans

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 23:21

L’église de Sévignac est dédicacée à St Pierre, ce qui confirme une évangélisation assez précoce qui eut lieu doute à l’époque mérovingienne. L’ancienne église avait conservé un ossuaire qui se trouvait adossé au mur sud, à l’une de ses extrémités,il était soutenu par deux colonnettes cylindriques portant des chapiteaux cylindriques du XIIème siècle.  Cette église avait été remaniée, la porte occidentale était du XVème siècle, elle était constituée de piédroits formés de trois colonnettes à base prismatique & allongée, supportant de légers chapiteaux à feuillages et un arc en accolade et dont les archivoltes étaient ornées de figurines. D’après les plans, sa partie septentrionale présentait un porche sous lequel se tenait la délibération de la fabrique, des bancs de pierre y étaient sans doute dressés, la chambre d’archives était aménagée au-dessus. Un renflement situé à gauche du porche désignait l’ancienne trésorerie. Le mur Nord était percé de trois fenêtres -quatre si l’on y inclue celle de la sacristie. Une flèche polygonale du XVème siècle couronnait le toit en sa partie centrale. L’intérieur de l’édifice était constitué de la chapelle du Rosaire avec ses voûtes de bois et ses poutres engoulées de requins, ici des tirants & des sablières sculptées montrant des hommes et des animaux parmi le feuillage ainsi que les armoiries des seigneurs de Limoëlan, sur ces arcades se lisait la date de 1558.***

 

 

 

 

Ci dessous éléments provenant de la vieille église : reproduction des archivoltes étaient ornées de figurines, éléments provenant de l'ancienne église : porte ogivale à la Métairie du Bourg, et restes des échaliers adossés à un muret proche du lieu. Tirant sculpté à la Métairie du Bourg & sablière à Rougeul, fonts baptismaux et bénitiers. armes des Rousselot et des Kersaliou, les anciens seigneurs de Limoëlan.

 

 

 

 

 

Furent inhumés dans la chapelle du Rosaire :

-Guy Grignon, âgé de 70 ans, le 3 juillet 1676.

-Hélène Gourmon, du Chesne Dé, âgée de 60 ans, le 31 octobre 1690.

-Yves Cillard, de Quergueneuf, âgé de 57ans, le 10 janvier 1691.

La chapelle du Rosaire à la présentation du seigneur de Broons était déclarée valoir en 1726 : 176 livres de revenus. La chapelle de Rouxelet dite de Limoëlan, en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie sous la chapelle de l’église, fondée à côté. Dans le pavé Nord du côté de l'Évangile se trouvait le tombeau de Pierre Ferré, sénéchal de Rennes, seigneur de la Ville-es-Blancs, mort en 1466. Quatre autres tombes se trouvaient dans le pavé Nord : trois étaient chargées des écussons des anciens seigneurs du Plessix-Gauteron dont celle de Perrot Gauteron vivant en 1426 et celle de Jean Gauteron mort en 1469. D’autres tombes appartenaient aussi aux seigneurs de Quénard et aux Bardoul de Milica (Milia). Il n’était pas rare que des particuliers soient inhumés sous le pavement, l’église devenant un véritable cimetière, mais un décret mit fin à de tels abus.

-Magdelaine Delambily, âgée de 40 ans, le 22 janvier 1720.

-Gilles Préauchat, âgé de 66 ans, le 28 janvier 1720.

-Laurence Moisan, âgée de 40 ans le 2 février 1720.

-Gilette Hamonic, âgée de 37ans, le 20 mars 1720.

-François Aubin, âgé de 60 ans, le 23 septembre 1720

-Renée Brillault, âgée de 2 ans et demi, le 22 octobre 1720.

-Olivier Guérin, âgé de 78 ans, le 4 novembre 1720.

-Pierre Savary, âgé de 26 ans, le 24 novembre 1720.

-François Briend, de la Vallais, âgé de 32 ans, le 3 mai 1721.

-Jan Moisan, de la Villéard, âgé de 75 ans, le 8 mai 1721.

-Gilles Henry, âgé de 17 ans, le 18 juin 1721.

-Anne Berhault, âgée de 42 ans, le 23 août 1721.

-Laurent Guérin, âgé de 8 ans, le 9 octobre 1721.

-Perrine Lescouët, âgée de 38 ans, le 16 octobre 1721.

-Guillaume Loriaux, âgé de7 ans, le 25 octobre 1721.

-Marie Gauven, âgée de 30 ans, le 3 novembre 1721.

-Janne Moisan, âgée de 30 ans, le 28 novembre 1721.

-Georges Lecorgne, âgé de 10 ans, le 6 décembre 1721.

-Pierre Gauven, âgé de 70 ans, le 9 décembre 1721.

-Mathurin Douais, âgé de 68 ans, le 14 décembre 1721

-Jean Duault, âgé de 40 ans, le 28 janvier 1722.

-Guillaume Bras, âgé de 40 ans, le 4 février 1722.

-François Davy, âgé de 60 ans, le 24 mars 1722.

-Mathurine Lescouët, âgée de 55 ans, le 26 mars 1722.

-Yves Lecollinet, âgé de 3 mois, le 18 avril 1722.

-Julienne Caradeuc, âgée de 55 ans, le 30 juin 1722.

-Catherine Tronnel, âgée de 60 ans, le 23 juillet 1722.

-Eustache Delasigonnière, âgé de 50 ans, le 24 juillet 1722.

-François Guitton, âgé de 11 ans, le 17 août 1722.

-Françoise Bras, fille de Guillaume, le 15 septembre 1722.

-Julienne Lorêt, âgée de 10 ans, le 27 octobre 1722.

-Laurent Letessier, âgé de 35 ans, le 2 décembre 1722.

-Jacques Brillault, âgé de 50 ans, le 6 janvier 1723.

-Olivier Legac, âgé de 26 ans, le 12 octobre 1723.

-Marie Durand, âgée de 2 ans et 10 mois, le 19 octobre 1724.

-Jean Lebacle, âgé de 42 ans, le 9 février 1725.

 

 


 

L’un des soufflets de la vitre proche de l’autel de la Vierge arborait un écusson d’azur à six besants d’or, Jean de L'Épervier, évêque de Saint-Malo, mort en 1486 portait pour armes : « D’azur au sautoir engreslé d’or, accompagné de quatre besants de même », il pourrait s’agir des siennes, en ce cas, c’est sous son épiscopat que l’église de Sévignac aurait été remaniée; dans l’autre soufflet de la vitre se voyaient les armes des alliances des anciens seigneurs du Plessix-Gauteron. Au dessus de l’autel de la Vierge figuraient les armes du marquis de Locmaria, sgr du Plessix-Gauteron

 

*** Un acte daté de 1619 mentionne que pour la fondation de la chapellenie de Pierre, les Sieurs recteurs et prêtres de Sévignac percevaient la somme de cent livres du seigneur de Limoëlan



Un retable en bois de 1651, et sur les piédroits d’une arcade une statue de Saint Michel du XVIème siècle, terrassant le dragon, dont le bouclier était aux armes des Le Mintier.

 

 

Le Pouillé de la Bastie note cette église comme : « Pas absolument mal », en 1769, l’évêque de Saint-Malo en visite à Sévignac signale « plusieurs réparations très considérables et très urgentes à faire à l’église. Le 6 novembre 1771, Louis Martin, dit « jeunesse », 48 ans, tailleur de pierres, originaire de St-Manvieu au diocèse de Coutances, est porté en terre, « étant à travailler pour les réparations de l’église». Reconnues comme urgentes par le Conseil de fabrique en 1780, des réparations furent effectuées en 1781 en voici un résumé : « Exécution des réparations convenables dans l’étendue du choeur et du chanceau, parce que avant la démolition de la voûte qui sépare le chanceau de la nef, le général de la fabrique de la dite paroisse fera faire les étagements de la nef et autres parties convenables ainsi que la démolition des deux petits autels qui sont adossés à la ditte voûte à ses frais. Déclarant que pour la continuation des dites séparations jusqu’à leur perfection, il attend que le général se soit mis en règle, sans que la présente déclaration ne puisse nuire ou préjudicier avec les intérêts du seigneur évêque pour les parties de la dite voûte qui pourrait se trouver mutilée et a signé. On a par ailleurs désignés les trésoriers aux chapelles de Rouillac : Jacques Préauchat de la Corgnais, Pierre Lejeune de la Ville au Bourg, St-Cado : Nicolas Guitton, Quihériac : Nicolas Lecorgne


 

En 1782, le procès-verbal de l’assemblée laisse deviner l’état des lieux :

« il a été représenté au général premièrement qu’il est absolument nécessaire que le mur faisant séparation entre le coeur et la nef de l’église soit promptement descendu et refait à neuf ; qu’il pourroit assez être utile et profitable à la paroisse que ce même mur avec son arcade ne fût conduit en sa réfection que jusqu’à la hauteur des deux costalles, le surplus étant fait par deux fermes en bois pour supporter et soutenir les deux charpentes du coeur et de la nef qui s’y trouvent appuyées ; que cela donnerait plus de lumière au grand-autel. Secondement que la chapelle de la Ville-es-Blancs qui se trouve pratiquée au costé vers le Nord de la dite église et séparée du revertuaire par une clouaison en bois donne beaucoup de vens qui gêne les sierges du grand autel, qu’il seroit bon que cette chapelle fut transférée dans le même lieu du revertuaire –sacristie et que le seigneur de la Ville-es-Blancs feroit faire tout à ses frais aussi bien qu’une autre porte pour entrer dans sa chapelle comme bon lui sembleroit. »

Le 22 octobre 1780, messire Augustin René Louis Le Mintier, enfant du pays et évêque de Tréguier y donna la confirmation aux paroissiens de cette église, et à ceux des alentours : Broons, Plénée-Jugon. Étaient présents les sous signant : François Huquet, prêtre, Pierre Henry du Quingueul, prêtre et Chevillon recteur. Le 2 août 1787 eut lieu le baptême des cloches « vu la permission de Monseigneur l’évêque de Saint-Malo, moi, messire Gilles Jean Chevillon recteur de cette paroisse de Sévignac, j’ai béni la nouvelle cloche de cette paroisse, qui fut nommée Michelle Renée par Messire Michel Alain Picot , chevalier, sgr de Beaumanoir-Limoëlan, Beaumont, le Plessix, Pont St-Martin et autres lieux et Delle Renée Jeanne Roche, dame de Limoëlan, son épouse ». Le vénérable édifice traversa la période révolutionnaire, et servit à l’élection du premier conseil municipal ainsi qu’à la mise en place de la municipalité les 22 et 23 février 1791, les opérations se déroulant dans le bas de l’église. Le lendemain, un « te deum » suivit du psaume «Domine salvum pax requiem » et une messe saluèrent l’évènement afin de « remercier le seigneur et le prier de reprendre les bénédictions sur notre bon roi » -sic.

Un document fait mention des protagonistes présents à la mise en place de la municipalité les 22 et 23 février 1791, et des places qu’ils se réservèrent dans l’église : « L’an mil sept cent quatre vingt onze, le vingt février. Le Maire, officiers municipaux & notables soussignés assemblés en corps politique dans l’église de cette paroisse de Sévignac aux fins et convocation faites par trois bannies consécutives à l’issüe des grand-messes de la ditte paroisse pour recevoir et offrir et louer ceux et celles qui désireroient avoir des bancs ou chaises dans cette église, désigner leur place & arrêter définitivement le prix de ce que chacun payera par an, le tout au profit de la dite église. En conséquence s’est présenté Guillaume Goudelin, homme de loi lequel a dit que par délibération de l’ancien corps politique de la ditte paroisse, il a été accordé une paire de bancs sous la chaire, aux conditions qu’il eut payé trois livres par an à la fabrique, pourquoi il a demandé que la même lui fut accordée aux mêmes conditions qu’il s’oblige de remplir et en tous points comme au passé & à signé (Goudelin). En l’endroit a aussi comparu le sieur Georges Leclerc, lequel a aussi remontré que de tous, tenir les autheurs de Dlle Anne Saille son épouse et celle cy en suitte avoient un banc placé sur les pierres tomballes de Milliac vis-à-vis des cloches dans la même église, en conséquence le dit sieur Leclerc désirant avoir le même place offre de payer par an une somme de trois livres ce qui s’oblige déffectuer si on le lui accorde et a signé deux mots rayés nuls. (Leclerc) Monsieur Picot de Limoëlan a aussi offert une somme de six livres par an pour la confirmation de l’emplacement de banc près le choeur, et s’est obligé à payer la somme en lui accordant cette place.Monsieur Petitbon, maire a pareillement offert une somme de vingt cinq sous pour une chaise qu’il mettra dans l’église, laquelle somme il s’oblige à payer par an & a signé (x) Le sieur Mathurin Derouillac fait offre de la somme de deux livres dix sous pour la place d’un banc appuyé au dessus de l’autel St-Fabien et y touchant, laquelle somme il s’est obligé à payer chaque années et a signé (M.Derouillac). Le sieur Joseph Saille a demandé la place d’une chaise devant l’Autel de la vierge, au bout du banc placé dans cet endroit et a offert par an une somme de vingt cinq sous, qui s’oblige de payer & a signé (Saille) Mademoiselle Belleville a aussi demandé une place de chaise, près de l’autel de la vierge & a promis de payer vingt cinq sous par an & a signé (Belleville). Sur tout quoi les officiers municipaux délibérants n’ayant été offert pour chaque place demandée, comme il est dit ci-dessus, plus grande somme, ont accordé les susdites places aux conditions y portées et parce que chacun des offrants payera à la fabrique à compter de ce jour en un an l’offre par lui faite et chaque année comme un echoirant, suit et arrêté en la susdite église issüe de la grand-messe dudit jour & an, (suivent les signatures : Saille, Allot, Julien Deréac, François Bagay, Laur.Lécuier, Julien Legac, Lemmazier, Petitbon. » C’est aussi entre les murs de cette église que résonnèrent les prêches virulents du père de Clorivière ardent opposant aux réformes en cours. Le Père de Clorivière était membre de la Compagnie de Jésus. La suppression légale de la Compagnie eut lieu en France, en 1762, sa suppression dans l'univers entier par le Saint-Siège en 1773 ; la Révolution française, la Terreur, le Consulat, l'Empire et la Restauration étaient des mouvements à remous trop puissants pour ne pas entraîner et broyer dans leur houle les petites existences individuelles.

 

 

Le père de Clorivière

 

Pierre de Clorivière en sentira le contrecoup. Quand il sortira de prison, il aura 74 ans ; c'est un vieillard que ses longues épreuves ont physiquement brisé. Humainement parlant, c'est une épave désormais inutilisable que vient de rejeter la tourmente... Et voici au contraire que se révèle en lui une force plus puissante que toutes ces tempêtes. Rouverte au culte après le Concordat, rien n’avait changé, l’état de délabrement de l’église se poursuivait. Monsieur Jean Richard, dit Duchêne, charpentier en chef de l’atelier pour travailler aux réparations du clocher et de l’église notait en 1820 :

 

1° que la quille du clocher est cassée

2° que les montants et chevrons en sont séparés

3° que la pente du clocher, l’entraîne sur le grand autel

4° qu’en un mot, tout le clocher menace ruine

5° que sa réfection est urgente et indispensable.

En visite à Sévignac le 27 mai 1852, Mgr Lemée, évêque de St Brieuc invitait fortement les habitants à rebâtir ce vieux bâtiment qui menaçait ruine, pareille demande fut réitérée par Mgr David en 1868. Dès 1867, il fut procédé au transfert du cimetière, suite à une demande formulée par le fossoyeur qui ne parvenait plus à procéder aux inhumations, les racines des ifs rendant sa tâche difficile. En effet, un enclos pratiquement identique à celui de Trémeur protégeait le vieil édifice. L’accès principal à l’enclos se faisait par un portail qui donnait sur la bâtisse sise à l’angle des rues du Lavoir & de la Métairie. Trois échaliers pouvant être enjambés permettaient également de rentrer dans le cimetière, une pierre tombale placée à l'horizontale obstruait la partie inférieure afin d’interdire l’accès aux animaux. Le premier faisait face à l’angle du café de la Forge, un deuxième donnait sur le mur situé place Pierre Henry et un troisième face à l’amorce de la rue du Fournil.


 

 

 


 

 

Etoile rouge : la trésorerie; étoile bleue : le porche d'accès; étoile jaune : chapelle de la Ville es Blancs; étoile verte : la sacristie

Un calvaire du XVème siècle se dressait près du portail de l’enclos paroissial, il est aujourd’hui transporté dans l’actuel cimetière. Ce calvaire est sculpté des figures symbolisant les quatre Évangélistes. Le soubassement est formé d’un piédestal à trois degrés. Son fût octogonal soutient une sorte de panneau ajouré, pareil en cela à d’autres monuments. Sous un auvent à rampants fleuronnés s’abritent le Crucifix et la Vierge Mère. La traverse inférieure s’unit à la barre supérieure par des montants sculptés des images de la Vierge et Saint-Jean auxquelles s’adossent des figurines représentant deux personnages nimbés, dont l’un pourrait être Saint-pierre, patron de la paroisse, et le second, Saint-André ou Saint-Cado, tous deux vénérés dans le pays

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 22:59


Place du Martray

 

 

 

 

Tout au fond de la place, à l'opposé du parvis se tenait la place du Martray, C'est là que se déroulaient les châtiments résultant de décisions judiciaires : le pilori.

 

 

 

Emplacement d'un puits disparu

 

 

 

Jadis, cette rue semble avoir été la continuité de la rue du Puits si on s'en réfère au plan ci dessus, son nom rue de la Trinité n'est pas mentionné.

 

 

 

Ancienne prison de Broons

 

La prison de Broons : une tour octogonale se tenait auprès de l'actuel hôtel de ville et se tenait adossée à l'ancien enclos paroissial cernant la vielle église, un escalier permettait d'accéder à l'ancien cimetière désaffecté depuis en 1792. Mre François Pigeon, « sergent, geôlier et cabaretier dans les prinzons de Brons » y est cité en 1683, il était marié à Olive Pestel. « Pierre Socquet, fils illégitime de Catherine Socquet de la paroisse de St Leumeu*et actuellement detenue dans les prisons de cette ville, advoué par elle au nommé Cyprien Hervé de Tremorel chez qui elle étoit servante suivant le rapport à nous fait par h. personnes Françoise Mauffrais, matronne et Mathurine Bizeul, geolière, fut né dans la prison le vingt deuxième novembre mil sept cent vingt cinq » ***Probablement Saint Launeuc « Georgette Davy fille de Pierre et de Mathurine Bizeul sa compagne fut née à la geole le trentième d'aoust mil sept cent trente et luy ont imposé son nom honorables personnes Guillaume Richard et Georgette Lebas qui ont signé présent Pierre Davy et Baptizée par moy le mesme jour ». Signatures : -Franç(oys) Thé R(ecteur) de Broon -Richard. « Jean Macé âgé d'environ soixante ans mourut dans les prisons de Broon le vingt six avril 1771...» Au moment de la Révolution, Servais Androuet, recteur de Plumaugat y fut enfermé pour avoir refusé de prêter serment et fut ensuite transféré à celle de Lamballe. Six autres malheureux qui gémissaient dans la prison de Broons furent exécutés à leur tour. Au cours de la Révolution, le 19 octobre 1791, la clôture de la prison de Broons fut brisée. La geôle précitée voisinait avec la demeure de Joseph Piedvache

 



 

la tour octogonale de la prison de Broons


 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 22:30

 

Place du Guesclin

 

 

 

Le reliquaire évoqué précédemment était situé derrière deux bâtiments : l'un appartenant à la veuve Mathurin Rattier, l'autre à François Chevalier. Maintenant contournons l'église par la Grand Rue, face à la maison Chevalier et à l'angle de l'actuelle rue de l'école où s'amorçait jadis celle du Bellouard, se tenait la maison de Marc Forgeart devant un petit édifice : une étable, puis la maison de Julienne Le Courcé veuve Paigner, deux bâtisses dont le possesseur était Gilles Miriel et un passage. La maison Jacques Jolly, celle de Louise Arcelin, une troisième construction appartenant à Gilles Miriel et à Perrine Gilbert, puis un second passage à hauteur de l'abside de l'église.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La place centrale devint place de la Liberté au moment de la Révolution, comme l'ensemble des rues alentours, cette place était pavée. Outre l'église -voir article consacré, sur cette place s'y dressaient les halles qui habitaient les foires et marchés et étaient autant de ressources pour les seigneurs du lieu qui y prélevaient leurs taxes. « Le Sieur d'Espinay & la Dame de Brond(i)neuf, co-Seigneurs de Broon, pour le même droit de ban et étanche, à l'effet d'en jouir entr'eux alternativement d'année à autre pendant quarante jours consécutifs au même lieu de Broon, sans qu'ils puissent prétendre les droits d'impôts & Billots de vin, & autres boissons vendues en cet endroit pendant le même tems ». Ce 7 octobre 1806, vers les 6 heures du matin un jeune homme mendiant inconnu sera retrouvé mort sous les halles de Broons. Déclaration du décès sera effectuée par Pierre Mahieux, 43 ans, instituteur à Broons et Claude Poyé, 48 ans, gendarme à Broons. Le 6 février 1898, la démolition de la halle sera votée, car considérée en mauvais état et trop coûteuse d'entretien. Toutefois la cause évoquée par le conseil municipal ne fera pas l'unanimité : 11 voix contrela démolition ! On évoque aussi à Broons la foire de Dody et celle du disdaout près de la Motte Broon, sous contrôle des autorités seigneuriales.

 

 

 

 

Poursuivons notre chemin sur le flan nord de la place, la maison de pierre couverte d'ardoises appartenant à Gabriel Gillebert, puis celle de Jean Renier bâtie en pierres, de même que celle de Jacques Piquet alors notaire. Un troisième passage et un porche, à n'en pas douter il s'agit de l'ancien relais de poste, dont la majestueuse porte cintrée orne l'accès, la tradition veut qu'elle provienne de l'ancienne seigneurie de la Motte Broons. Maitre François Maurice y avait son étude notariale

 

 

 

 

 

Relais de poste

 

 

Liste des maîtres du relais de poste de Broons:

 

Roger de Soulain de Lamballe : Maître de poste Broons en 1737

Charles Goder : Maître de poste Broons en 1738-1739

Roger de Soulain de Lamballe : Maître de poste Broons en 1739-1741

Yves Miriel Duchesne : Maître de poste Broons en 1753-1764

Miriel Duchesne (fils) : Maître de poste Broons en 1778-17

Lemoine : Maître de poste Broons en 1796-17

Ferron père : Maître de poste Broons en 18....-1835

François René Jacques Ferron : Maître de poste Broons en 1835-1848 *

Yves Ferron : Maître de poste Broons en 1848-1863

**François Ferron époux de Marguerite Miriel, maître de poste en 1856

d'après travaux de Eric Javel

 

On relate le passage en ce lieu de celle qui était au XVIIIe siècle considérée comme le chef d'une bande de « voleurs des grands chemins » : Marion du Faouët (voir Marion du Faouët) 1717-1755. Avec l'un de ces complices elle quitta Rennes pour rejoindre Le Faouët, ils firent escale à Broons, mais le relais de Poste y était inconfortable, ne proposant aux voyageurs qu'une chambre sale et humide à quatre lits. Le plan «la traversée de Broons en l'an VII » donne ensuite la maison en taille de François Miriel puis une autre demeure précédée d'un porche et voisinant un passage : celle de Yves Julien Touzé. La demeure voisine est pareillement doté d'un porche et un escalier en arrondi en donnait l'accès,la veuve Coitansao en était la propriétaire. Légèrement isolée et en retrait par rapport à la place, la maison de Guillaume Gillebert, puis celles de Mathurin Lorêt et Gauvain. Une importante cour puis viennent les demeures respectives de Marie Filly et de Claude Duclos, toutes les deux précédées d'un porche. Le bien dudit Duclos encadre la rue de Dinan.

 

 

 

 

 

 

 

Cheminées anciennes

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 22:23

 

Les perquisitions

 

 

Une conjuration est découverte à la Fosse Hingant, une lettre est interceptée mettant en cause le vice président du district de Broons : Michel Alain Picot de Limoëlan, pourtant au départ celui ci était très sensible aux réformes agraires, mais semble-t-il sous l'influence de sa famille...Il sera guillotiné le 18 juin 1793. Une autre famille inquiétée : la famille Tirel de la Martinière. La lettre de Sylvie Tirel fut interceptée, elle faisait état d'une messe clandestine célébrée à Brondineuf et à laquelle la ditte Sylvie Tirel était conviée, Sylvie Tirel fille du président du district ! Le couple de notable et leurs deux filles Sylvie et Monique assistèrent à la perquisition menée par les citoyens Onfray et Ribault du district. La famille Tirel, Marie Doré une de leur domestique et Julienne Leroux furent emprisonnés à Lamballe, puis à St Brieuc. Ils ne seront libérés et ne pourront revenir à Broons que 4 mois plus tard. A Cambel, c'est le sieur Pierre du Rocher qui est inquiété, car soupçonné d'entretenir des liens avec les chouans et de détenir des armes appartenant à son père : feu écuyer Bon Jean du Rocher (voir La famille du Rocher - Le manoir de Cambel à Broons) époux de dame Roze de Gaudemont

 

la chouannerie.


 


 

Les mesures prises contre le clergé incitèrent nombre de paysans à rejoindre les clandestins hostiles aux réformes en cours, des divisions comprenant près de 15000 à 16000 combattants divisées en 7 divisions. Dès 1791, le marquis de la Rouërie (voir Deux grandes figures bretonnes et leurs demeures....créée l'Association bretonne, organisation clandestine. Ici et là de grandes figures de l'armée royaliste opère : Georges Cadoudal (voir Deux grandes figures bretonnes et leurs demeureset ses troupes royalistes menaçaient la jeune république et un attroupement menace le district de Broons :

-Boishardy (voir un chef chouan nommé Boishardy - Deux grandes figures bretonnes et leurs demeurescanton de Lamballe pendant l'Insurrection de 1799, A. Botrel, page n°1 ) dont les troupes opérèrent sur le Méné et s'emparèrent de Jugon

-Pierre Robinault de St Régent (voir histoire de Lanrelas, page n° 15 -histoire de Lanrelas, page n° 13 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 1Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 2 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 3 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 4 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 5 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 6), originaire de Lanrelas, chef chouan ennemi implacable de la République, chargé d'organiser la chouannerie dans le district de Broons.

-Joseph Picot de Limoëlan (voir Notes sur la famille Picot, page n° 4 - Portraits peints par Joseph Picot de Limoëlan) dit Tape à mort

 

 

 

1795 : les chouans se battent dans le bourg de Caulnes, brûlent les archives de Lanrelas et y tuent le curé constitutionnel Gabriel Mauny (voir Lanrelas au cours de la Révolution). Yvignac : prise du château mais les dragons de Lamballe les refoulèrent. Cette même année à Sévignac, on signala une incursion chouanne dans le bourg, idem à Mégrit. St Gilles du Méné, aux confins du district, ils s'emparent du courrier du district et brûlent les archives municipales mais les troupes républicaine réagirent et massacrèrent le personnel du château de Bocenis propriété de Legris Duval, chef chouan. Sous son égide en ce lieu isolé de la Mirlitantouille (voir l'affaire de la Mirlitantouille à Plémy. - l'affaire de la Mirlitantouille à Plémy, page n° 2. - La Mirlitantouille devenue la Tantouille) ou les troupes avaient élus domicile

-1796 : ils assassinent le juge de paix de Plénée

-1797 : les chouans livrent bataille à Plumaugat (voir histoire de Plumaugat : la période révolutionnaire, page n° 2)  

-1799 : le secrétaire de la municipalité de Langourla pillé (voir la période révolutionnaire à Langourlas).

 

 

 

 

 

Au directoire des Côtes du Nord on note : « Nous avons appris que le district de Broons étoit sérieusement menacé, et nous y avons envoyé 75 préposés aux douanes, sous le commandement de l'inspecteur général, le séjour dans ce district a produit le plus heureux effet...» Aussi en octobre novembre 1798, les républicains formèrent des colonnes mobiles qu'ils dépêchèrent dans les départements du Finistère, du Morbihan et des Côtes du Nord afin de contrer toute percée des troupes chouannes. 500 hommes étaient cantonnés dans la ville, à même les halles confisquées au seigneur de St Pern. «j'ai exterminé et presque entièrement détruit les chouans qui ravageaient les districts de Saint Meen, Broons... » voici ce que le général Vachot écrivait au général Moulin, mais en réalité, la situation est loin d'être réglée...Sur le Méné, aux alentours de Goméné et de Ploeuc : la fameuse affaire de la Mirlitantouille en 1799 point d'orgue de l'épopée chouanne. Il fallut attendre le début du XIXème siècle pour voir le calme revenir.


 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:53

 

 

La Croix Bily

 

 

Face à la rue de Pedenhouet : la Croix Billy, lieu où siégea le district de Broons à partir de l'arrière saison, dans une bâtisse louée au sieur Bonnet

 

 

 

Face à la rue de Pedenhouet : la Croix Billy, lieu où siégea le district de Broons à partir de l'arrière saison, dans une bâtisse louée au sieur Bonnet

 

 

Évocation de la Croix Bily ci-dessus

 

En réalité le manoir de la Croix Bily était situé Place du docteur Laurent, ce fut la propriété du chirurgien Guillaume Bouvier.

 

 

Le District de Broons


 


 

Le district de Broons comprendra les communes de Broons, Sévignac & Rouillac (canton de Broons); celles de Langourla, Eréac, Mérillac, Saint Jacut du Méné, Saint Gilles du Méné (canton de Langourla); Plumaugat, Lanrelas& Saint Launeuc (canton de Plumaugat); Merdrignac, Gomené, Saint Vran (canton de Merdrignac); Le Gouray, Collinée & Saint Goueno (canton du Gouray); Plénée Jugon, Tramain & Dolo (canton de Plénée Jugon); Caulnes, Saint Jouan de l'Isles & la Chapelle Blanche (canton de Caulnes); Mégrit, Trémeur, Trédias & Sainte Urielle (canton de Mégrit); Trémorel, Le Loscouët sur Meu, Illifaut (canton de Trémorel).


 


 

Afin d'effacer toutes les traces rappelant l'ancien régime, l'Assemblée Constituante décida de la création des départements. En janvier 1790 celui des Côtes du Nord sera dessiné. La superficie des départements comme le souligne Éric Havel était définie de telle sorte que chaque citoyen puisse se rendre à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum. Cette circonscription fut divisée en neuf districts où furent mis place les tribunaux remplaçant les juridictions de l'ancien régime. Broons sera chef lieu d'une de ces circonscriptions, mais aussi d'un des cantons en résultant. Le district de Broons verra le jour en juillet 1790, l'abbé Charles Rathier, pourrait avoir orienté pareil choix. Ce district composé de douze membres sera mis en place le 19 juillet 1790 en la chapelle de la Madelaine (ci-dessous):  

 

 

 

 

 

 

-Maître Henry François Tirel (voir Généalogie de la Famille Tirel de la Martinière, par le docteur René Benard) sera élu en tant que doyen de l'assemblée président du district de Broons, voici les noms de quelques personnalités qui siégèrent au district de Broons :

-Michel Alain Picot de Limoëlan seigneur dudit lieu (voir Notes sur la famille Picot, page n° 1 - la seigneurie de Limoëlan à Sévignac et ses possesseurs, page n° 1 - Michel-Julien-Alain Picot de Clorivière décrit par le Marquis de Carné-Trécesson - Un gentleman-farmer breton au XVIIIe siècle : Michel-Alain de Limoëlan (1734-1793) par André Rayez), fils de Michel Julien Picot de Clorivière, armateur Malouin et maire de Saint Malo et de Thérèse Trublet. Sera élu vice président du district (ci dessous)

-Jacques Picquet, procureur-syndic

-Guillaume Goudelin (voir Guillaume Goudelin, député à la Convention), administrateur du district, originaire de Sévignac

-Bertrand Béchu (voir histoire de Broons, page n° 13), membre du directoire du district, il en démissionna en 1791

-Guy-Pierre Duval, sieur de la Touche (voir histoire de Plumaugat : la période révolutionnaire, page n° 2 - Les villages de Plumaugat, page n° 8), juge de paix de Plumaugat devient receveur-trésorier du district & juge du district jusqu'en 1791

-Pierre Gillet, du canton de Trémorel

-Jean Morin, du canton de Mégrit

-Jean Regnault, ex-maire de Langourla  (voir les villages de Langourla, page n° 3), nommé juge de paix : 12 pluviôse an VI

-Jean François Guyomart, ancien avocat en charge à Plénée quitta le directoire en octobre 1791

-Pierre Morin, natif de Médréac, vicaire de Merdrignac

-François Maurice, du 18 novembre 1790 au 15 avril 1795

-Pierre Texier, du canton de Caulnes

-André Lemoine, greffier municipal de Broons élu secrétaire du directoire du district

-Guillaume Collin, qui fut professeur de Rhétorique au collège de Saint Brieuc, puis vicaire et maire du Gouray

Le commandant Menin, sera nommé fonctionnaire et contrôleur des actes de la ville de Broons.

 

Les priorités de cette assemblée seront le développement économique, et l'amélioration des services sanitaires. Le 7 août 1790, le tribunal viendra se mettre en place en cette même ville de Broons. Y siégeront :

 

-Jacques Gabriel Buart, devient premier juge & président du tribunal

-Mathurin Thébault, de la Chauvinais à Yvignac

-François Joseph Marie Couëssurel de la Brousse né à Rennes le 6 septembre 1741, licencié ès lois en 1762, devint avocat en 1763, puis procureur de Moncontour de 1765 à 1790 et devint juge du district de Broons de 1791 à 1795

-Louis-Pierre Hervard, juge au tribunal de Broons nommé le 18 brumaire an VI- 8 novembre 1797

-Jacques Huart, suppléant à la même date

-François Henry Tirel -fils du Président du district Maitre François Henry Tirel

-Julien Yves Touzé, greffier

-Jean Baptiste Roumain de la Touche Mauron, commissaire provisoire du roi (remplacé par Esprit Michel Cartel)

-Guillaume Goudelin, accusateur public

-Pierre Marie Gallet huissier

-Jean Marie Debon huissier

-Joachim Guillemoto huissier

-François Duhoux huissier

-Jacques Mathurin Desbois, commis au greffe

-Jacques Huart, suppléant

-Guillaume Gilbert (voir histoire de Broons, page n° 19) pour sa part recueillera le poste de juge de paix pour le canton de Broons.

 



 

-Autres magistrats en poste à Broons :

 

 

-Jacques-Olivier Ribault, commissaire provisoire près le tribunal de district

-Louis Petitbon (voir histoire de Broons, page n° 18) Juge de paix Broons en 1810

-Pierre Blanchard, administrateur du district de Broons

-Sébastien-Charles Le Vittoux, notaire an V

-François Maurice(voir histoire de Broons, page n° 18) notaire an V

-Jacques Picquet, notaire an V-an VII

-Yves-Julien Touzé, notaire an V-an VII

-Louis Deniau, commissionnaire du district de Broons pour le transport des lois

Joseph-Amaury Onfray-Plessix administrateur du district de Broons, nomination : 12 brumaire an VII, juge de paix de Merdrignac

 

 

 

 

Quelques faits jugés par le tribunal de Broons

 

 

 

(d'après données fournies par les Archives départementales des Côtes d'Armor)

19 octobre 1791 -Bris de clôture à la prison de Broons

19 décembre 1791. -Mort suspecte de Joachim Le Feuvre à Broons, âgé de 70 ans, il était veuf de Françoise Renault et avait épousé en seconde noce Véronique Réglard. Il fut inhumé le lendemain par Joseph Cartier, vicaire.

15 décembre 1792. -Vol à Broons : Jacquemine Rault, femme Géret, de Sévignac

16 mai 1793. -Outrage au maire de Broons : Lamellière et Sautrain, du 11e bataillon de Paris ; le second, acquitté

21 janvier 1794 -Propos contre-révolutionnaires à Broons : Duval, soldat du 15e bataillon de l'Orne, détenu jusqu'à la paix

4 juin 1794 -Coups et blessures à Broons : Baril, laboureur; acquitté

18 mai 1795. -Vol au presbytère de Broons

14 août 1795 -Embauchage pour les chouans à Broons Le Clerc, domestique

16 septembre 1795. -Refus d'argent au coin, de la République : Béchu, homme de loi à. Broons

23 septembre 1795. -Vol à Broons

21 mai 1796 -Refus de quitter la France : Richard, prêtre à Broons, Huquet, prêtre a Eréac ; enfermés comme vieillards

5 novembre 1796. -Meurtre de Guillaume Jézéquel. à Broons : Richard, laboureur ; acquitté

6 novembre 1796. Coups et blessures à Broons : Chenu, laboureur à Trémeur, sa femme, acquittée

7 novembre 1796. -Vol à Broons : Tournevache, meunier à Plumaugat, refus de comparaître en justice

 

 



Mise en vente du bien public

 

 

Outre le bien confisqué aux exilés royalistes qui fut vendu : la Ville Morel à René Baudry, le Bois Passemalet fut acquis par un autre membre du district : André Lemoine mais celui ci revendra le domaine à Claire de Bénazé pour ses enfants mineurs, les sanctuaires subirent pareil sort : la chapelle de St Malo des bois acquise le 11 avril 1791 par Pierre Guy Duval, trésorier du district & juge du district jusqu'en 1791; celle de Lesliens (voir Broons : chapelle de Leslians), vendue le 7 septembre 1798 aux citoyens Pierre Haguet & Perrine Regnier de Broons; celle de Cambel subira pareil sort mais sera restituée à la fabrique après la Révolution; la métairie de la Ville es Sébille fut acquise par le franc maçon François Joseph Marie Couëssurel, juge du district de Broons de 1791 à 1795 et futur député aux Cinq Cents. Au regard des ventes, on observera que la plupart des acheteurs étaient les nouveaux représentants du pouvoir républicain : Touzé, Buart, Binart... Ce sera en partie l'une des raisons du vent de révolte qui touchera Broons. L'autre raison sera la levée des troupes par la Convention avec tirage aux sort des jeunes recrues, cela engendrera en 1792 d'autres sources de discordes, d'autant que ceux qui s'approprièrent les domaines confisqués aux nobles bannis évitèrent que leurs progéniture ne fut désignée pour aller combattre dans les troupes républicaines. Enfin, en 1793 la contrainte faite aux religieux d'abjurer leurs voeux, l'abolition des fêtes religieuses et la fermeture des lieux de cultes seront à l'origine de revirements importants.

 

 

 

le clergé

 

 

Natif de Ploërmel, Joseph Chartier fut nommé vicaire à Broons en 1785. En l'absence de missire Charles Rathier (voir histoire de Broons, page n° 8), retenu aux Etats Généraux puis à l'Assemblée Nationale constituante le sub-curé Chartier montra son attachement à la religion catholique, et fut le premier ecclésiastique du département à s'insurger contre le devoir de serment à la Constitution Civile. L'embarras de la municipalité de Broons fut tel qu'elle écrivit au ministre Pierre Guignard, Président de l'Assemblée Nationale. L'abbé Chartier refusa naturellement de s'assermenter et continua à publier des bans de mariage. Le Directoire départemental des Côtes du Nord, l'abbé Chartier fut arrêté et conduit à Dinan, puis déporté à Jersey le 18 septembre 1792. Au mois d'avril 1793, il se trouvait à Porthmouth, indigent et contraint à la charité pour subsister. Il mourut en Angleterre. François Picouays quand à lui natif de Saint Juvat, arriva en 1790 à Broons pour remplacer l'abbé Rathier. Comme son homologue, il refusa de s'assermenter et alla jusqu'à lire en chaire un bref du Pape Pie VI. Cela lui valu une descente en son presbytère des officiers municipaux de Broons à la tête desquels se trouvait le maire Claude Bouvier. Invité à s'expliquer il demeura muet, sommé de donner aux autorités un accès au presbytère, il refusa catégoriquement ! Le 26 octobre 1792, l'abbé Picouays avait lui aussi clandestinement gagné l'Angleterre. Bénéficiant de l'amnistie en 1803 il revint à St Juvat où il devint prêtre. A Mégrit, Lanrelas Trémeur des meurtres furent commis sur le clergé

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:31

 

Cet hôtel particulier, datant du XVIIIe fut habité par la famille Béchu. Les actes mentionne parfois l'endroit comme château de Pedenhouet. La gentilhommière comprend neuf travées, dont l'avant corps central percé d'ouvertures cintrées est surmonté d'un frontispice triangulaire percé d'un œil de bœuf.

 

 

 

La prestigieuse famille Béchu qui donna à Broons son premier maire

 

Jean Béchu Sieur de la Rivière, se maria le 13 juillet 1656 en l'église de Guenroc (voir L'église de Guenroc en images) avec Perrine de Saint Jean fille de Charles de Saint Jean Sieur de la Bouexière et Renée du Lattay, étaient présents à la bénédiction Me Henri Le Tournoux et de sa compagne Marie de Saint Jean, damoiselle Thomasse Dugré, la bénédiction fut effectuée par missire Pierre Rehauld. Maître Jean Béchu, sieur de la Fontaine remplissait la charge de Sénéchal de Broons, avec son épouse Perrine de Saint Jean, ils s'établirent à la Chapelle Blanche. C'est là qu'y verront le jour leurs quinze enfants. Le « puisné » prénommé Mathurin, fut baptisé le 26 mars 1673 par missire Orial, il épousa damoiselle Jacquemine Prévost. Noble homme Jean Béchu en son vivant Sieur de la Rivière, Sénéchal des juridictions de Broon(s) Beaumanoir mourut septuagénaire et fut enterré le 13 avril 1705 dans la chapelle du Rosaire en l'église de Broons en présence du recteur de Sévignac, «escuyer» Claude Roland Sieur du Noday (voir histoire de Trémeur : le manoir du Noday), «escuyer» Louis Eustache Le Leuvroux Sieur du Boys Passemalet (voir Histoire de Broons : manoir du Bois Passemalet - Le Bois-Passemalet à Broons), Janne Béchu sa fille et plusieurs autres personnes. C'est Missire Claude Sevizay alors recteur de la paroisse qui procéda aux funérailles. Perrine de Saint Jean était décédée sexagénaire le 12 octobre 1699 et avait été inhumée aussi dans la chapelle du Rosaire.

 

 

Maître Mathurin Béchu et damoiselle Jacquemine Prévost, sieur et dame de la Villaucorgne eurent pour héritier * René Jullien Béchu qui fut baptisé le 4 février 1693 en l'église de Broons par missire Claude Sevizay déjà recteur de la dite paroisse, le chérubin sera tenu sur les fonts baptismaux par «escuyer» René Prévost sieur de Beaumont et demoiselle Julienne de la Motte dame de la Vallée (voir La seigneurie de la Vallée à Plumaudan). Les parents de l'enfant, titrés de nobles gens ont déjà un certain statut social, sans nul doute que le berceau de la famille Béchu soit la paroisse de Lanrelas ou celle de la Chapelle Blanche. En bas de l'acte de baptême des noms prestigieux : Anne de Saint Jean, Clarize Tournatory... René Jullien Béchu épousa Anne Madeleine Le Mareuil elle même issue d'une lignée imprégnée dans la magistrature. Maître Julien Béchu Sieur des Hayes après de brillantes études devint avocat au parlement de Bretagne, alloué de Broon (voir histoire de Broons, page n° 7), Sénéchal de Brondineuf (voir La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 1La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 2La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 3), du vicomté de Quérinan (voir l'histoire de Mégrit, page n° 4Le Manoir de Kérinan en Languédias) & de la seigneurie d'Yvignac (voir les possesseurs de la seigneurie d'Yvignac)  conseiller du Roy et son juge des eaux et forêts de Boquen (voir l'abbaye de Boquen, page n° 10), lieutenant de Broon et sénéchal du comté de Couelan (voir Le château de Couellan en Guitté). C'est sans nul doute à ce personnage que les Béchu durent leur prestigieuse ascension sociale, il s'éteignit en 1762 : « Le corps de Maistre Julien René Béchu avocat en parlement, alloué de Broon, Sénéchal de Brondineuf, du vicomté de Quérinan, Yvignac et plusieurs autres a été âgé d'environ soixante dix ans a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le dix huit may mil sept cent soixante deux étant mort le jour d'hier à sa Maison de Pedanhouet, présen(t)s Messire Haquin, Bellanger, Du Rocher et plusieurs autres personnes de considération ». C'est sous la plume de missire Bellanger alors recteur de Broons que fut rédigé l'acte de décès du prestigieux personnage qui cumulait les charges. Sa femme Jacquemine Prévost mourut le 27 avril 1701 et fut pour sa part inhumée en présence des recteurs de Sévignac et de Lanrelas dans la chapelle du Rosaire en l'église de Broons(voir histoire de Broons : l'ancienne église). Leur fils aîné prénommé Bertrand fera un parcours aussi remarquable que celui de son père et recueillera la charge de juge des eaux et forêts de Bosquen, il fut aussi avocat au Parlement de Bretagne (voir Le Parlement de Bretagne en images)  & sénéchal de Caulnes, Lanrelas & Brondineuf. La soeur de Bertrand prénommée Anne Mathurine Pélagie Emilie contracta pour sa part une remarquable alliance à Broons le 17 octobre 1747 en épousant Noble maître Jérôme Geffrelot Sieur de Pontrenant avocat au parlement lieutenant du duché de Penthièvre pairie de France au siège de Moncontour fils majeur de défunt noble maître Mathurin Geffrelot Sieur de Pontrenant vivant aussi lieutenant de la ditte ville de Moncontour. La bénédiction leur fut accordée par missire Julien Anne Béchu recteur de la Chevrolière du diocèse de Nantes certifie avec le consentement de missire Louis Touzé sieur curé de cette paroisse. Maistre Julien René Béchu avait aussi pour fils : Gabriel-Gabriel-Marie Béchu mort âgé de 18 ans en 1743, Missire Julien Anne Béchu recteur de Mouzillon & Missire Mathurin Béchu, nommé recteur de Guitté en 1732, date à laquelle le synode de Saint Servan le désigna comme député pour le clergé. Il fut à l'origine de la construction de la chapelle de St Mathurin en Guitté à partir de mars 1744. Homme d'un grand tempérament, il démissionna successivement des cures de Bréal et de Saint Jean des Guéret pour revenir à Guitté en 1750Pour sa part, Bertrand Béchu noua alliance à Lanrelas (voir histoire de Lanrelas, page n° 27) le 30 juillet 1759 avec Françoise Antoinette Rouault, fille de deffunct Joseph sieur de la Vallais, procureur à la Cour et de Damoiselle Françoise Perrine Hamel, du diocèse de Rennes. Au nombre des assistants : Jérôme Geffrelot, lieutenant de la juridiction de Moncontour (voir à travers la ville de Moncontour - le site défensif de Moncontour, page n° 1 - le site défensif de Moncontour, page n° 2) et beau frère du marié, Jean Rouault, avocat et frère de la mariée, autre Jean Rouault sénéchal de Lanrelas et oncle de la mariée, François Forcoueffe, sénéchal du Rochay & de Guillerien. Établi à Broons, le couple eut neuf enfants :

-Françoise Emilie Julienne Béchu, née à Pédenhouet le 12 octobre 1760 épousa en 1788 Victor Marie Moisan de la Villirouët à Plédéliac.

-Bertrand René Michel Béchu né le 1er mai 1762

-Julien Marie Béchu né le 9 septembre 1763 mort le 29 décembre 1765

-Jérôme René Michel Béchu né le 14 novembre 1764 -voir acte ci après

-Jean Baptiste Marie Anne Béchu né le 25 août 1767

-Henri Marie Béchu né le 20 août 1768

-Bertrand René Julien Béchu né le 12 octobre 1769

-Mathurin Joseph Béchu né le 20 février 1771

-Pierre Charles Béchu né le 30 juin 1773

«Jérôme René Michel Béchu fils du légitime Mariage de Noble Maistre Bertrand Emilie Béchu*, avocat en parlement, Conseiller du Roy et son Juge des eaux et forêts de Bosquen et de Dame Antoinette Françoise Rouault née le quatorze du mois de novembre mil sept cent soixante quatre, ont été parrain et marainne Noble Maistre Jérôme Jean Geffrelot, sieur du Quily avocat en la cour, lieutenant juge du Duché de Penthièvre au siège de Moncontour oncle propre de l'enfant par alliance et Demoiselle Renée Béchu demoiselle de Bouan sa grand tante et baptisé par moi soussigné le seize du même mois & an en présence des soussignés». Titré sieur de Lohéac*, Jérôme Béchu comme son père devint avocat au parlement de Bretagne, puis le 25 novembre

1788 à Mauron il épousa Marie Anne Bonamy, fille de Jean-Baptiste Bonamy de la Vi!le-au-Feuve, lui même conseiller général. Le seigneur de Lohéac mourut à Rennes le 8 mars 1839. Joseph Béchu de Lohéac, l'un des enfants du couple naquit à Ploermel (voir à travers la ville de Ploërmelle 12 décembre 1793, il fut avocat, conseiller & auditeur à la Cour royale de Rennes en 1816, il en devint substitut en 1820 puis procureur du roi à Vannes trois ans plus tard. Conseiller à la cour de Rennes en 1825 il démissionna en 1830 et mourut le 20 novembre 1880 en cette ville. Marie Anne Béchu de Lohéac, sa soeur, naquit le 19 avril 1797 à Rennes, elle épousa René Arnaud, Conseiller à la Cour Royale et professeur à la Faculté de Droit de Rennes. Marie Anne Béchu de Lohéac mourut le le 31 octobre 1839.

***La fille de Mathurin Béchu et Jacquemine Prévost : Marie Jeanne Béchu se maria à Broons le 6 février 1725 avec escuyer François Jean de Trémaudan (voir La famille de Trémaudan), d'Eréac (voir les villages d'Eréac, page n° 8) issu de la Maison de Carbéhault en la paroisse de Plénée.

***Loyac est un village situé près de la Ville Morel

«Noble homme Gabriel Le Mareuil octogénaire alloué et lieutenant des juridictions de Broon et de Beaumanoir mourut en sa maison de Pedannouet dans la communion des fidèles le dixième décembre mil sept cent trente et un son corps fut inhumé le lendemain devant le Rosaire présents Mathurin Tardivel Jean Gautier Jean Le Ray Mathurin Buglet qui ne signent ». Signature: Françoys Thé


 

 

 

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