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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 23:41

 

Nombre de familles aristocratiques se partageaient les fiefs, ainsi l'un d'entre eux : En 1249, Roland de Guitté accorde à l'abbaye de Boquen, une aumône de froment sur sa terre de Tremur. La baillie de la Gueurine était au XVI ème siècle entre les mains de Charles Ferron de la Sigonnière seigneur de Quénnar en Sévignac, l'un des chefs ligueurs, un siècle plus tard en 1686, c'est le sieur Gilles Botherel de la Bretonnière, gouverneur de Dinan, et possesseur des seigneuries du Châtelier en Eréac et de Branxian en Lanrelas qui est à la tête de ce fief. Fief très étendu puisqu'il englobait les actuels villages du Cleray, du Vauruzé, la Ruais...

 

La Gueurine disposait du droit de basse et moyenne justice.

Le seigneur d'Yvignac disposait aussi d'un fief comme l'indique le nom de ce lieu situé aux confins de Trémeur et Mégrit : le moulin d'Yvignac lui permettait de disposer d'un droit banal dont les utilisateurs devaient s'acquitter sous forme de taxes. En 1637, l'un des descendants des seigneurs d'Yvignac : Urbain d'Espinays, alors seigneur de Vaucouleurs en Trélivan va obtenir le grand baillage de Trémeur, et assoir ainsi sa suprêmatie judiciaire sur cette paroisse. Le Bois des Combes situé à Trémeur est en 1704 aux mains du chevalier René de Fontlebon, seigneur de la Jarretière en Saint Igneuc et aux soeurs* de celui ci. *

***lors d'un baptême en 1707 paraît le nom de Bertranne de Fontlebon, dame de Gasperne

 

Rentier émanant de la seigneurie de Quénnard paroisse de Sévignac alors aux mains de la famille Ferron de la Sigonnière, touchant le baillage de la Gueurine en Trémeur :

Aultres rantes par froument

Deubves à la mesure de Plumaudan

Les hoyrs de Dom Jacques Letexier :

-ung cart

Les hoyrs de Dom Pierre Touzemousche :

-ung cart

Les hoyrs* de Ollivier Nouel pour les brejons (16) de sur les prez de Blanche :

-troys  escuelles et demy

Pierre Mouaissen pour le Gault

-nouvel deux  escuelles et demye

**hoyrs=héritiers

La somme de ce présant rôlle et mynu, se monte, sauff erreur de gret, (17) par argent, cent soulz huict deniers maille monnaye, par froument : vingt et sept cartz dont il est deub vingtz cartz à la mesure de Broon et sept cartz et deux  escuelles tiers d’escuelles à la mesure de Plumaudan.

Juridiciellement, en la court de Quenactz, a esté par Pierre henry et Pierre Letexier, sergentz présenté le rolle et mynu desur escript à Monsieur le procureur fiscal de la dicte court –lequel mynu les dictz Henry et Letexier ont par serment vérifiez contenir vérité –fors et réserve qu’il n’y fait n’avoir rien receu des cy apprès nommés des sommes cy après déclarées, néanmoingns quelques sommations lesquelles qu’ilz en avoictz peu faire –savoir : les hoyrs (de) Georges Baillent deux deniers –de Phéline Louexart, quatre deniers  des hoyrs (de) Jan Renouvel , dix deniers – (de) Guillaume et Ollive Quinquenel huict soulz – de Raoulz Gaubert de Jullien Gauvain, troys escuelles (de) froument –des hoyrs (de) Maurice Caré, seix escuelles –des hoyrs (de) Thoumas Lebas, ungn cart –des hoyrs de Julien Henry de la Lande –ung cart –la dicte Phéline Louexart, deux cartz et demy Guillaume Quinquenel, deux escuelles –des hoyrs de Dom Jacques Letexier, ungn cart –des hoyrs de Dom Pierre Thouzemousche, ungn cart –des hors (de) Ollivier Nouel, troys escuelles et demy –Lequel mynu a esté acepté par monsieur le procureur de cette court –sauff à icelluy impugnir (18) .

-Faict et expédié  par la dicte court de Quenaictz tenue en  la ville de Broon au lieu accoustumé devant le sénéchal d’icelle –le dixhuictyesme jour de janvier mil cinqe centz quatre vingtz quinze. henry

 

Autres extraits émanant de la justice du Plessix Gautron en Sévignac, datée de 1758 :

Jean Bereschet tient noblement une quantité de maison appellée la Chambre contenant vingt et deux pieds, déport et aire devant, contenant le tout par fond avec le fond du bois ancien derrier(e) la Chambre, à présent en verger, neuf cordes, joignant du bout d'orient à terre et maison de Jacques Gesret et Louise Le Bras sa femme, d'autre costé vers occident et du nord vers le chemin qui conduit du Coudray à la fontaine de Lahoyal et au clos du Four cy après le dit chemin entre, du midy aux aires dudit lieu. Le Clos du Four contenant un journal, joignant d'orient au chemin dernier déclaré et déport dudit lieu à la pièce du Frivolage de Laurent Botrel, et du midy au chemin qui conduit des Ruotays à la Lande du Vaux Rusé. Quantité dans la pièce de la Chênaye contenant deux journaux et quart joignant du costé d' occident à la pièce de la Chênaye de Jacquemine Gesret cy après du nord au chemin qui conduit de Pengave au bourg de Trémeur, du bout du midy à la Lande du Vaux Rusé et à la Jannaye cy après. Quantité dans une pièce appellée la Hoya contenant deux journaux, joignant du costé d'orient à autre quantité à présent séparée du costé appartenante à Jeanne Lebras, d'occident au clos de la Saudre de Mathurin Bertheu, du bout du midy à la Grande Cherière, cy après et du nord au chemin qui conduit du Coudray à la fontaine de Lahoya. La Jannaye contenant un journal du costé d' occident à la pièce de la Chesnaye, cy dessus, du bout du midy à la Lande du Vaux Rusé, du costé d'occident à la Jannaye dudit Jacques Gesret, et du nord au chemin dernier déclaré. La moitié du pré des Barbiaux contant vingt cinq cordes, joignant du costé du midy à terre en même pré de Jeanne Le Bras, d'autre coste à la Noë de Louise Gesret et d'un bout au Clos Geffroy de Jacques Gesret et d'autre au ruisseau qui dessent des Barbiaux à la Hoya...

 

1774-1789- Audiences tenues, au bourg de Trémeur, par maître Jacques Buart, sénéchal et seul juge.- Ferme du greffe accordée, pour six ans, à maître Potier par messire Pierre Le Saige, chef de nom et d'armes, chevalier de la Ville-è-Brunes, etc.-Ordonnance du sénéchal autorisant à faire prouver que Pierre Bellanger à intercepté le cours d'eau qui coule du pont Mirel à celui du Noday. Enquête au sujet de la possession d'une maison et de ses dépendances au Vauruzé, en la paroisse de Trémeur.-Tutelle des enfants de Georges Thebault et de Françoise Chevalier.- Apposition de scellés et inventaire des objets mobiliers provenant de la succession de Julien Botrel;- de Julien Lecollinet.-Partage des meubles et effets ayant appartenus à feu Guillaume Thebault.-Mainlevée de la succession de Jacques Leclerc adjugée à Jacques Gauven, etc.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 21:44

 

 

 

I.- Messire Alain du Chastelier, Seigneur dudit lieu en la paroisse d'Eréac et de Branxian en celle de Lanrelaz, Evesché de Sainct Malo, donnera commencement à cette Généalogie, à cause que je n'ay rien trouvé de ses prédecesseurs, il vivoit ès ans 1213. & 1228 décédé a l'an suivant que l'on disoit 1229, laissant un fils, son successeur nommé Guillaume

 

 

 

II.- Guillaume du Chastelier, premier du nom, Chevalier, Seigneur du Chastelier et de Branxian vivoit ès ans 1230. 1261. & 1271 comme il compte par actes Latins des ans susdits, esquels il est duit, Guillemus de Castelario miles senior. Il mourut l'an suivant 1271. & eut pour successeur un fils nommé Guillaume, & une fille nommée Ysabeau du Chastelier, mariée à Eon Rouxelot, Seigneur de Limoëlan en Sévignac (voir la seigneurie de Limoëlan à Sévignac et ses possesseurs, page n° 1 ). 

 

 

 

III.- Guillaume du Chastelier, second du nom, Seigneur du Chastelier et de Branxian (voir histoire de Lanrelas, page n° 9)  fut aussi Chevalier, & vivoit ès ans 1276.1281.1284 & 1290. et mourut l'an 1298. Il eut deux fils, l'aisné nommé Guillaume, le second Alain.

 

 

 

IV.- Guillaume du Chastelier, troisième du nom, Escuyer Seigneur du Chastelier & de Branxian, vivoit l'an 1309. & décéda sans mariage l'an suivant 1310.

 

 

 

V.- Alain du Chastelier, Chevalier, succéda à son frère l'an 1310. Il print en mariage une des filles de Raoul de Dinan Vicomte de la Bellière (voir le château de la Bellière à la Vicomté sur Rance), Chevalier, soeur de Guillaume de Dinan Chevalier aussi Vicomte de la Bellière, & de Guillemette de Dinan : & en eut un fils nommé Raoul du Chastelier, qui fut filleul de son grand-père maternel Raoul de Dinan ; & trois filles, Theophaine, Mathilde & Ysabeau du Chastelier.

 

 

 

VI.- Raoul du Chastelier, Chevalier succéda à son père, & épousa Mahaud de Plouer, de laquelle il eut un fils nommé Guillaume, qui luy succéda: & deux filles. L'une mariée au seigneur de Langourla fut mère de Jean de Langourla seigneur dudit lieu (voir histoire de Langourla, page n° 17). L'autre nommée Mahaut fut femme de Guillaume de Pledran 2. du nom, seigneur de Pledran & de la Ville Hellio, & en eut six fils & une fille, desquels nous reparlerons en ce recueil.

 

 

VII.- Messire Guillaume du Chastelier, 4. du nom, Seigneur du 7 Chastelier & de Branxian, fils de Raoul, & de la fille de Raoul de Dinan Vicomte de la Bellière, print en mariage la troisième fille de Hervé, Vicomte de Léon (voir Les branches cadettes du Comté de Léon), la soeur aisnée de laquelle, nommée Jeanne fut mariée avec Jean premier du nom, Vicomte de Rohan (voir Extrait de la généalogie de la maison de Rohan par Dom Morice). La seconde appellée Marie de Léon, fut femme de Jean de Kygorlay seigneur dudit lieu, fils d'autre Jean, aussi seigneur de Kygorlay, & de Jeanne de Rieux, qui fut tué à la bataille d'Auray. De ce mariage issit une fille nommée Jeanne de Kygorlay, mariée à Raoul sire de Montfort & de Gael(voir les défenses des sires de Gaël, page n° 7). Du mariage de Guillaume 4. du nom, Seigneur du Chastelier & de la troisième fille de Hervé Vicomte de Léon, sortirent deux enfants, sçavoir Jean & Ysabeau, laquelle fut mariée deux fois, en premières nopces avec noble homme Monsieur Briand de Chasteaubrient (voir La forteresse de Châteaubriant & ses possesseurs), seigneur de Beaufort, & eut par contract de mariage deux cents livres de rentes; en secondes nopces avec Messire Guillaume de La Motte Chevalier, dit l'Alleman

 

 

 

VIII.- Messire Jean du Chastelier, Chevalier, fils de Guillaume 4. 8 du nom & fille du Vicomte de Léon, succéda à son père. Il print en mariage Blanche de Rochefort & en eut trois fils, l'aisné nommé Jean, le second appelé Eon, qui fut seigneur de Pleumornan & ne laissa aucuns enfans. Le troisiesme fut Olivier, duquel je n'ay leu autre chose, sinon qu'il vivoit l'an1446. Ledit Jean du Chastelier mourut l'an 1413. le 20. jour de juillet

 

 

 

IX.- Jean du Chastelier, fils aisné de Jean susdit,& de Blanche de Rochefort, mourut avant son père l'an 1409. il avoit épousé Jeanne de Fontenay, fille de Messire Amaury Seigneur de Fontenay, Vicomte de Loeac, & de sa première femme Jeanne le Noir, Dame du Plessix au Noir, en la paroisse Nostre Dame de Moncontour, & de Launay Quignart en la paroisse de Sainct Jean des Guérets, fille héritière de Messire Guillaume le Noir, Chevalier, desdits lieux. Delaquelle il eut deux fils & une fille, nommés Alain, Amaury & Jeanne du Chastelier qui fut mariée avec Jean de Lebiest, Chevalier, Seigneur de Toairé, fils de Messire Gilles de Lebiest Chevalier né de Flandres, Capitaine du Chasteau, ville & Comté de Nantes, pour Jeanne de Navarre veuve du Duc Jean le Vaillant, ayant ledit Comté en doüaire, & de Béatrix de la Lande, fille de Messire Guillaume de la Lande, Chevalier Seigneur de Vaurouaud, & de Jeanne de Quignen, Dame dudit lieu.

 

 

X.- Alain du Chastelier, fils aisné de Jean du Chastelier, & de Jeanne de Fontenay, succéda à ses père & mère, & mourut sans enfans

 

 

 

XI.- Noble et puissant Amaury du Chastelier, second fils de Jean & de Jeanne de Fontenay, succéda à son frère Alain, & fut seigneur du Chastelier, de Bra(n)xian, du Plessix au Noir, et de Launay Quinart. Il fut marié deux fois, en premier avec Jeanne de la Lande, fille aisnée de Messire Tristan de la Lande, Chevalier Seigneur du Vaurouaud & de Quignen, Capitaine de Sainct Malo, puis Gouverneur de la ville & Comté de Nantes, pour Jeanne de Navarre, mère du Duc Jean 6. du nom qui tenoit ledit Comté & doüaire, & qui encore fut grand Maistre de Bretagne, & de sa première femme Marguerite de Bruc (voir Généalogie de la Maison de Bruc), Dame de la Bouteveillaye. De ce premier mariage issirent deux fils & une fille, Sçavoir Amaury, duquel nous parlero(n)s cy après, & Alain qui épousa Damoiselle Jacquette Ferrière. Et Christine du Chastelier, qui fut la première femme d'Arthur de la Chapelle, seigneur de Beunes, du Bois-Heliou, de la Gree, de Tretonne, & du Cleio, fils aîsné de Jean de la Chapelle, & de Jeanne de Pledran. Duquel mariage issirent plusieurs enfans, desquels nous parlerons cy après. En secondes nopces ledit Amaury du Chastelier espousa Jeanne de Pledran, Dame dudit lieu, de la Villeheliou, de la Ville Madiou, de sainct Melaine, & de Lanioüan, fille aisnée de Henry 5. du nom, seigneur de Pledran, & autres lieux dessus nommez, & de Jeanne de Thomelin, fille de Messire Olivier de Thomelin Chevalier, laquelle Jeanne de Pledran estoit veufve de Jean de la Chapelle seigneur de Beunes, de la Roche Giffart & du Bois-Heliou, de la Gree, de Tretonne & du Cleio, duquel elle avoit eu Artur, Laurent, & Jeanne de la Chapelle, première femme d'Amaury 5. du nom seigneur du Chastelier d'Eréac duquel elle n'eut point d'enfans. Du mariage d'Amaury du Chastelier, & de Jeanne de Pledran issirent deux fils, l'un prénommé Eonnet, qui eut la terre de Peumorna en partage, & de luy n'ay leu autre chose. L'autre appelé Jean, qui eut la terre de la Claire Fontaine, & mourut sans enfans l'an 1502. & eut le seigneur du Chastelier pour héritier du costé paternel, & la Dame de Beuves du costé maternel. Ledit Amaury premier du nom mourut en janvier 1456. selon l'ancienne computation, mais 1457 selon la moderne.

 

 

 

XII.- Noble et puissant Messire Amaury du Chastelier, Chevalier, seigneur du Chastelier, de Branxian, du Plessix au Noir, & de Launay Quinart, fils d'Amaury premier, & de Jeanne de la Lande, épousa en premières nopces, Jeanne de la Chapelle,fille de Jean de la Chapelle 2. du nom, seigneur de Beunes & de Jeanne de Pledran, seconde femme de son père, de laquelle il ne laissa aucuns enfans. En secondes il print en mariage Plesou de Plusquellec, fille de noble homme et puissant Ollivier de Plusquellec, seigneur dudit lieu, & de noble & puissante Dame Jeanne de Tuorgnouf Dame dudit lieu (on a depuis prononcé & escrit Tourgouf, & maintenant on prononce Trogo)de laquelle il eut fils & fille: le fils nommé Jean duquel nous reparlerons cy après; la fille nommée Jeanne du Chastelier fut mariée avec noble Escuyer François de Beaumont, seigneur dudit lieu, & eut huit cens livres de rente en mariage, par contract daté de l'unziesme d'Octobre l'an 1468.

 

 

 

XIII.- Noble et puissant Messire Jean du Chastelier, fils d'Amaury 2. & de Plesou de Plusquellec, succéda à son père en toutes ses seigneuries, et mourut l'an 1480. Il avoit espousé Jeane Madeuc (voir  Maison de Guémadeuc par Jean Le Laboureur), de la maison du Gué Madeuc, & en eut deux filles, l'une nommée Catherine, l'autre Raoulette du Chastelier, laquelle fut mariée avec Jean de Beaumont l'an 1491. & ce par dispense, parce qu'ils estoient parents, l'un au tiers, l'autre au quart degré.

 

 

 

XIV.- Catherine du Chastelier, fille unique & seule héritière de Jean du Chastelier 3. du nom, & de Jeanne Madeuc, succéda à son père en sesdites seigneuries en l'an 1480. Ellle fut mariée en premières nopces avec noble & puissant Jean de Ville blanche, seigneur du Plessix Balisson (voir La châtellenie du Plessix-Balisson par l'abbé Auguste Lemasson, page n° 1), fils de noble & puissant Pierre de Ville blanche, Chevalier seigneur de Broon  (voir histoire de Broons, page n° 5), de Maumusson, de Bagaz, de la Porte, & du Mesnil. Le contract de mariage est daté du 9. d'Aoust l'an 1482. Ledit Jean de Ville Blanche estant décédé l'an 1510. Elle se remaria avec noble Louys d'Aron seigneur de Lourmaye, duquel elle n'eut point d'enfans. Mais de son premier mary, elle en eut quatre, deux fils, & deux filles sçavoir, Claude, duquel nous parlerons cy après. Messire Antoine de Ville blanche, Chevalier seigneur du Pont Blanc, & de Bagaz Françoise de Ville blanche, femme de noble & puissant Guy 2. du nom, seigneur d'Espinay, duquel elle eut Guy 3. du nom & autres enfans, desquels nous parlerons au Chapitre des Seigneurs d'Espinay. Le contract de mariage est daté du samedy premier jour de septembre l'an 1509. Catherine de la Ville blanche fut mariée deux fois, premièrement avec Jean d'Orvaulx, seigneur dudit lieu, & en eut plusieurs enfans, desquels je n'ai trouvé le nom. Secondement avec Urbain Tillon Chevalier, Seigneur de Sacé, du Grollay, de Prince et de la Hardiere. Ladite Catherine du Chastelier, du vivant de son premier mary Jean de Ville blanche, & l 'an 1499. receuillit la sucession en ligne colatérale de noble & puissante Damoiselle Marguerite du Pont, Dame de Plusquellec, de Tourgouf, de Callac et du Pont-blanc, morte sans enfans, sa cousine au tiers degré, comme la table suivante le fera voir.

 

 

 

XV.- Noble & puissant Messire Amaury du Chastelier, Chevalier, 12 seigneur du Chastelier, de Branxian, du Plessix au Noir, & de Launay Quinart, fils d'Amaury premier, & de Jeanne de la Lande, épousa en premières nopces, Jeanne de la Chapelle, fille de Jean de la Chapelle 2. du nom, seigneur de Beuves & de Jeanne de Pledran, seconde femme de son père, de laquelle il ne laissa aucuns enfans. En secondes il print en mariage Plesou de Plusquellec, fille de noble homme et puissant Ollivier de Plusquellec, seigneur dudit lieu, & de noble & puissante Dame Jeanne de Tuorgnouf Dame dudit lieu (on a depuis prononcé & escrit Tourgouf, & maintenant on prononce Trogo)de laquelle il eut fils & fille: le fils nommé Jean duquel nous reparlerons cy après; la fille nommée Jeanne du Chastelier fut mariée avec noble Escuyer François de Beaumont, seigneur dudit lieu, & eut huit cens livres de rente en mariage, par contract daté de l'unziesme d'Octobre l'an 1468

 


 

 

 

XVI.- Noble & puissant Claude de Ville blanche, Chevalier de l'Ordre du Roy, fut en premier état seigneur du Plessix-Ballisson, succédant à son père l'an 1510. puis l'an 1515. il succéda à son père ès seigneuries de Broon, de Maumusson, de Bagaz, du Mesnil, & de la Porte, & Martigné-Ferchaut, a l'an 1522. à sa mère Catherine du Chastelier, ès seigneuries du Chastelier d'Eréac, de Branxian, de Pluquellec, de Tourgouf, de Calac, du Pont-blanc & autres. Par lettres datées du 3. d'avril 1522. il fut pourveu de l'estat & office de premier pannetier de Claude de France, Royne de France, & Duchesse de Bretagne, femme du grand Roy François, fille du Roy Louys XII. & d'Anne Duchesse de Bretagne. Il servit les Roys de France ès guerres qu'ils eurent en Hainault, & en Savoye, & aux voyages que ledit Roy Françoys fist contre la seigneurie de Venise, & fut faict Chevalier de l'Ordre du Roy, à cause de sa valeur, hardiese, & dextérité aux armes. Guy sire d'Espinay, son neveu, fils de sa soeur Françoise le fist prodiguer l'an 1538. par l'authorité de Messire Jean d'Espinay, seigneur du Bois Duliers, oncle paternel dudit Guy, qui avoit lors grand crédit & pouvoir, ayant espousé la fille de Maistre Louys de Defers, l'un des Présidents du Parlement de Bretagne. Mais s'estant levé contre cet arrest au privé Conseil du Roy, & remis la disposition & l'administration de ses biens, soit qu'il fust dépité & indigné contre son dit neveu Guy, qui devoit estre son principal héritier, ou pour autre cause, il vendit les terres & seigneuries de Martigné-Ferchaut en Bretagne, de la Porte & du Mesnil en Anjou, à Messire Anne de Montmorency, lors Grand Maistre, puis connestable de France, & luy transporta par tiltre de donaison, celles de Calac, du Chastelier en Eréac, & de Branxian, es années 1539. & 1540, & en vertu de ce transport, vous Monseigneur possedez aujourd'huy lesdittes terres.

Fin de l'histoire généalogique des seigneurs du Chastelier d'Eréac & de Branxian.

 

 

 

Localisation du site du Châtelier, le site du Châtelier

Motte castrale de Branxian, chapelle du Châtelier 

Armoiries des possesseurs du Châtelier et de Branxian (de gauche à droite) :du Chastelier ; de Villeblanche ; de Montmorency ; de Bourbon-Condé ; de Saint-Pern ; Botherel de la Bretonnière

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:31

 

page 116 page 117

 

 

Abbé Préauchat



 

Marie Préauchat

 

 

Catherine Préauchat

 

 

Mère St Nazaire

 

 

Jean Marie Préauchat

 

 

Eug. Godin

 

 

Doréthée Préauchat



 

Abbé Préauchat jeune

 

 

Mr Cadier vic(aire) François Guillot

Léonie et Léon Préauchat (les enfants de Dorethée Préauchat)

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:23

 

page 108

 

Nous devions passer

quatre années ensemble

dans la meilleur

harmonie- Mais

un conseil du pasteur à

ses paroissiens à l'époque

des élections (sept(embre) 1881)

fut pris en mauvaise

part lui valut une

peine de 6 jours de

prison.

Nous ne devions plus

vivre que 6 semaines

ensemble. Les animations

avaient brisé le vieillard

M. Le Polly, âgé de 65

ans, la tête

 

page 109

 

pour la Toussaint réduit à

l'impuissance: c'était

la mort qui n 'était éloignée

que de 9 jours

-

Au 20 nov(embre) 1881 la

Providence me servait

d'un excellent recteur

Mr Rebours ci dessous

Recteur de St Bily était

nommé au Loscouët.

Né à Longaulnay en 1830

Mr Rebours avait été

vicaire à Plédéliac et

à Plémy- Suivons

le conseil de l'Esp(rit). S.(aint)

Lauda virum post

mortem ***

* Lauda virum post mortem : Louez un homme après la mort

 

page 110

 

Principaux travaux

où j'ai pris part en dehors

de la paroisse-

Rouillac Plénée-

Eréac Plumaugat-

Lanrelas St Onen-

Gaël Illifaut-

Merdrignac Plumieux

St Brieuc La Harmoye

St Vran

En ce jour du 26

janvier 1897 je vois

s'avancer la 20e année

de vicariat sur place

preuve que j'ai

trouvé de la patience

autour de moi-

 

page 111

 

Qu'ai je fait au

Loscouët- je ne sais-

Mais si l'on faisait un

jour l'histoire de cette

paroisse, on me

trouverais mêlé à

presque tous les

évènements qui s'y

sont accomplis depuis

20 ans-

Fasse le ciel que

le Seigneur ne soit

pas trop mécontent

de son pauvre serviteur

Recteur du Loscouët

le 1er février 1900

Demeurant 12 mars 1914

Rabasté à Rouillac

 

page 112

 

Il ne faut pas que

mon histoire me

fasse oublier

ma soeur, 6e enfant

de notre famille

6e Marie Préauchat

née le 16 août 1831

comme fille unique

était la bien aimée

de papa ça se comprendre

Je ne saurai être

assez reconnaissant de

la peine qu'elle a eu

pour moi pendant

que j'étais au collège

C'est surtout en 1870

qu'elle fut précieuse

 

page 113

 

pour mes parents

alors que nous étions

tous absents de la maison

paternelle. Elle faisait

le travail et consolait

notre père et notre mère

En 1871 quand

nos frères furent rentrés

appelée à la vocation

religieuse elle s'envola

frapper à la porte

de la Communauté

de Broons

par différentes fondations

St Maden, Neuvy

diocèse de Bourges

 

page 114

 

Aujourd'hui elle est

à la tête de l'école chré(tienne)

de St Hélen ayant

pour mission spéciale

le soin des malades

(en marge une note : décédée 3e janvier 1909)

-venue à Broons, paralysée 1898

Notre Mère

Notre bonne mère

née en 1812

mariée en 1832 fut une

vrai mère une

chrétienne avant tout

Elle travailla beaucoup

pour ses enfants

Elle eut la consolation

de me voir prêtre

de me voir vicaire

 

page 115

 

 

Elle eut la douleur

de voir son fils Jean, son

soutient, sa consolation

mourir quelques mois

avant elle

Lui s'éteignait le

9 janvier 1891 et elle rendait

son âme à Dieu le 10

octobre de la même

année âgée de 79 ans

Que son âme

soit dans le sein de

Dieu et qu'elle obtienne

pour ses enfants

survivants grâce et

miséricorde

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:20

 

page 98

 

la faiblesse de sa voix

et la volubilité de sa

parole nous empêchaient

de bien profiter de son

excellent enseignement

Cependant je dois dire

que je m'appliquai

plus à l'étude des sciences

qu'à celle des lettres

j'étais dans les 4 ou 5

premiers aux compositions

3e

En 3e Mr Cochet

fut notre professeur- homme

de moyens ordinaires

de grand travail de

bonne méthode il

 

page 99

 

nous fit travailler

et revoir toutes nos grammaires

que nous connaissions

bien imparfaitement

Ce fut une bonne année.

2e

Mr Ruellan était notre

professeur de seconde

homme de grande foi

de grande vertu oubliait

parfois les corrections du

devoir pour nous faire

un sermon, il était bon

et nous l'aimions bien

Rhétoriques

La guerre battait son

glas en 1871 quand

 

page 100

 

nous abordions la rhétorique

au mois d'octobre

Un professeur vraiment

distingué par sa clarté

sa méthode, son énergie

occupait cette chaire

C'était Me Puhel

C'était un excellent

préparateur aux examens

qui faisait plus de peur

que de mal

mis qui ne se noyait

jamais dans des longueurs

scientifiques nous

rappelait à la question

il avait vraiment

le bon goût littéraire

 

page 101

 

Voici autant que je me les

rappelle mes condisciples

Jacques Daniel

Pierre Leclair

Jean Meheust

Louis Pastel

Mathurin Quenel

François Merdrignac

Patrice Desvaux

Mon certificat

de séminaire m'empêcha

de prendre part à la

campagne de 70-71

où j'avais deux frères

 

page 102

 

Grand séminaire

J'avais à juste titre

une haute idée du grand séminaire

l'atmosphère n'était pas

sans m'inspirer des risques

inutiles. Aussi je le préparai

de mon mieux avec

le vicaire Mr Martin

Au 12 octobre

mon examen était

trouvé bon, j'étais

admis au séminaire

sans condition

Cette vie m'allait

beaucoup- Elle était

pour moi 100 fois plus

agréable que le collège

72 en philosophie

 

page 103

 

Sans beaucoup comprendre

la philosophie du père

Enrique je l'aimais bien

Le 30 mai 1872

je revêtais l'habit ecclésiastique

-

En première année de théologie

poussé par mon directeur

le R(évérend) P(ère) Cotteverte, je

travaillais bien et le

29 juin 1873 je

fus admis à la tonsure

-

Le 28 fév(rier) 1874 je reçus

les ordres moindres j'étais

heureux d'être de la

tribu d'Aaron

 

page 104

 

Le 20 février 1875 j'étais

ordonné s(ous) diacre

avec cet ordre les inquiétudes

disparaissaient

Le 18 juillet 1875

je montais à l'ordre des

diacres, et le lendemain

je quittais le séminaire

pour ne plus y séjourner

Guingamp

Avant d'aller en vacances

j'allais trouver

le P(ère) Nicolas en le priant

de me faire rentrer pour

me préparer à la prêtrise

Je crus avoir une

promesse

Prêtre 18 déc(embre) 1875

1ere messe à Rouillac le 19 déc(embre)

 

page 105

 

Mais dans les premiers

jours d'octobre une lettre

de Mr Cotentin m'annonça

que je suis maître d'étude

à Guingamp. Ce n'était

pas ce que j'attendais

J'avais conscience

de n'avoir rien de (ce) qu'il

faut pour faire un

bon maître d'étude

cependant je fis mon

année tant bien que

mal- j'y trouvai de la

peine mais aussi

du plaisir pour me donner

de l'aplans dont je

manquais

 

page 106

 

St Charles

En août 1876 j'attendais

avec 40 de mes Confrères

un vicariat. Rien

n'arrivait. A la Toussaint

le le P(ère) Nicolas me propose

une classe de 8e à

St Charles. J'accepte

j'y passai une année

tranquille. Si je

ne trouvai pas la

peine de Guingamp

je n'y trouvai pas le

même plaisir- L'abbé

Robillard y fut pour

moi un bon ami

d'un bon conseil

 

page 107

 

Le Loscouët 1877

Toujours postulant vicaire

j'attendais un poste quand

des lettres m'arrivèrent

à Rouillac pour le

Loscouët : paroisse

que je ne connaissais

nullement

Mon installation date

du 15 septembre Mr Goudin

et Mr Cadier me

conduisirent- je trouvai

pour recteur un

vénérable vieillard aux

longs cheveux au grand

nez au visage joyeux

J'étais content de l'expression

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:17

 

page 91

 

mes devoirs de mes leçons

hélas souvent estropiés !

Et pour m'acquitter

des punitions que j'attrapais

de temps à autre

les joyeux ébats

des cours de récréations

ces amitiés durables qui

se forment à l'ombre

du berceau des études

m'étaient inconnues

les externes étaient

des remparts pour les

pensionnaires qui

s'imaginaient voir des

rêveurs en chacun

de nous

 

page 92

 

Ils étaient bien dans l'erreur

les internes qui jugeaient

tous fiers les externes

Certes en certaines pensions

nombreuses il y avait de

la vie de l'entrain pas

toujours du travail et de

la concorde

Mais moi pauvre

échappé de la campagne

j'étais réduit à la plus

totale solitude chose

terrible pour un jeune

homme. Seul à mes

repos, seul à l'étude

seul à la récréation

seul le jeudi et le

dimanche-

 

page 93

 

Pension bien inférieure,

cabinet vers le nord sans feu

Telle a été mon existence

de six années

Je dois ajouter pour

être juste que j'étais

entouré des meilleures

chrétiennes. Madame

Adam, ses enfants et

locataires étaient très

aimable pour moi : mais

je n'étais pas des amis

comme le coeur d'un

jeune homme de 18 ou

20 ans on cherche quelques

externes me

procuraient une promenade

les jours de sortie

 

page 94

 

Un des professeurs chargé

de nous surveiller venait

de temps à autre

pour voir si nous étions au

poste. Se lever à 5h (eures) 1/2

c'était dur mais c'était

une corvée qu'on retardait

trop souvent d'une heure

Mais malheur quand

le surveillant armé de

sa lourde lanterne venait

nous prendre au lit.

On payait cher le

péché de paresse. Il fallait

se rendre au petit séminaire

pour dire la prière avec

les internes

 

page 95

 

la morale de tout ceci : c'est

que je ne conseillerai jamais

à personne d'envoyer un

jeune homme seul dans

une pension : c'est de quoi

dégoûter de toute étude et

compromettre une vocation

Classes

En 1865 j'étais en 6e

avec Mr Le Marie pour

professeur-je savais

un peu le latin, mais rien

que cela point

de français, point d'histoire

de géographie, point

de calcul. J'étais

vraiment un pauvre

écolier à part le thème

 

page 96

 

Ma mémoire peu cultivée

et naturellement ingrate

m'attira bien des réprimandes

mais j'avais un professeur

intelligent, méthodique

qui me fit travailler

et à la fin de l'année

j'avais fait de grands

progrès et j'emportais

joie & accessits dans une

classe de 15

5e

En 5e je trouvai

Mr Gallais homme

d'une grande valeur

mais sans méthode

et ignorant la manière

 

page 97

 

de faire travailler ses élèves

l'histoire nous fut

enseignée par le distingué

Mr Fontaine aujourd'hui

Jésuite

4e

Encore Mr Gallais pour

professeur, c'est dire

que le travail aurait pu

être meilleur- Ce

saint prêtre ne savait

pas empoigner les jeunes

gens

Mr Duchêne esprit

métaphysique on

commença l'algèbre

c'était un phénomène

de mathématicien

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:13

 

page 84

 

Et un jour elle me dit

En voilà plusieurs qui

vont frères, mais toi il

faut que tu sois Prêtre

Plusieurs fois elle revint

à la charge, elle fut servie

par ses considérations

prière dans la foi et

l'amour du Bon Dieu

Bref elle me dit

prie le Bon Dieu de

t'éclairer sur tes vocations

et après la confirmation

tu prendras ta décision

dit chaque jour l'Avé

Maria Stella le

et Veni Creator

 

page 85

 

Je ne sais pas si je suis fidèle

Mais mes parents étaient

décidés, Monsieur Le

Dantec voulait bien

me donner des leçons

Bref le 1 juin

1863 je mettais entre

mes mains une

grammaire latine

j'allais au presbytère

j'allais à l'école -j'allais

garder les vaches

car je faisais

mes devoirs

au pied des talus

Plus d'une fois

le dégoût vint, mais

je ne voulais pas reculer

 

page 86

 

J'avais dix mois

de latin quand Mr

Le Dantec fut nommé

recteur de Langourla

avril 1864

Je le recevais et pendant

une quinzaine de mois

que je battis le chemin

de Langourla, j'attrapai

des leçons de hippe

et de hoppe

J'aurai pu mieux

employer mon temps

mais la paresse n'a

jamais été mon

moindre défaut

 

page 87

 

Départ pour le collège

nous voici au 8 octobre

1865- C'est réglé il faut

aller en 6e au petit séminaire

de Dinan

Qui pourrait dire

ce qu'il en coûte à un

enfant de quitter la

famille pour la première

fois – et ce qu'il en coûte

à une maman de voir

son fils s'éloigner

pour longtemps

ma mère désirait

me voir prêtre, mais

elle aurait bien voulu

retarder mon départ

de 8 jours

 

page 88

 

A quoi bon

lui dit Mr Chapelain tu ne

seras pas plus avancé

dans huit jours

Bref me voilà

parti en janvier avec

le coeur bien gros avec

mon père. Rendu au

Bourg le cheval qui

devait nous mener

était égaré.

Allons jusqu'à

Broons à pieds- là nous

pourrons trouver

une occasion pour

Dinan.

Point d'occasion

 

page 89

 

d'autre que nos jambes

Nous partons à 4 heures

pour arriver à 9 h(eures)

à Dinan

Moi qui n'avait jamais vu

de villes le soir, devinez

si j'ouvrais les yeux

devant tout : de beaux

magasins si bien éclairés

Il nous fallait

trouver Madame

Adam, né le doute.

C'est là que nous devrons

recevoir l'hospitalité

Après avoir ni

vu reçu à l'apport

 

page 90

 

Nous arrivons près

l'Eglise St Sauveur

C'est là que l'on nous reçu

assez froidement

C'est là que je devais

passer sous la plus

triste solitude les

meilleures années

de ma vie

Vie de collège

homme externe

je n'ai connu la

vie de collège que

sous son mauvais

côté- je ne m'y

rendais que pour

rendre compte de

 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:11

 

page 84

 

Et un jour elle me dit

En voilà plusieurs qui

vont frères, mais toi il

faut que tu sois Prêtre

Plusieurs fois elle revint

à la charge, elle fut servie

par ses considérations

prière dans la foi et

l'amour du Bon Dieu

Bref elle me dit

prie le Bon Dieu de

t'éclairer sur tes vocations

et après la confirmation

tu prendras ta décision

dit chaque jour l'Avé

Maria Stella le

et Veni Creator

 

page 85

 

Je ne sais pas si je suis fidèle

Mais mes parents étaient

décidés, Monsieur Le

Dantec voulait bien

me donner des leçons

Bref le 1 juin

1863 je mettais entre

mes mains une

grammaire latine

j'allais au presbytère

j'allais à l'école -j'allais

garder les vaches

car je faisais

mes devoirs

au pied des talus

Plus d'une fois

le dégoût vint, mais

je ne voulais pas reculer

 

page 86

 

J'avais dix mois

de latin quand Mr

Le Dantec fut nommé

recteur de Langourla

avril 1864

Je le recevais et pendant

une quinzaine de mois

que je battis le chemin

de Langourla, j'attrapai

des leçons de hippe

et de hoppe

J'aurai pu mieux

employer mon temps

mais la paresse n'a

jamais été mon

moindre défaut

 

page 87

 

Départ pour le collège

nous voici au 8 octobre

1865- C'est réglé il faut

aller en 6e au petit séminaire

de Dinan

Qui pourrait dire

ce qu'il en coûte à un

enfant de quitter la

famille pour la première

fois – et ce qu'il en coûte

à une maman de voir

son fils s'éloigner

pour longtemps

ma mère désirait

me voir prêtre, mais

elle aurait bien voulu

retarder mon départ

de 8 jours

 

page 88

 

A quoi bon

lui dit Mr Chapelain tu ne

seras pas plus avancé

dans huit jours

Bref me voilà

parti en janvier avec

le coeur bien gros avec

mon père. Rendu au

Bourg le cheval qui

devait nous mener

était égaré.

Allons jusqu'à

Broons à pieds- là nous

pourrons trouver

une occasion pour

Dinan.

Point d'occasion

 

page 89

 

d'autre que nos jambes

Nous partons à 4 heures

pour arriver à 9 h(eures)

à Dinan

Moi qui n'avait jamais vu

de villes le soir, devinez

si j'ouvrais les yeux

devant tout : de beaux

magasins si bien éclairés

Il nous fallait

trouver Madame

Adam, né le doute.

C'est là que nous devrons

recevoir l'hospitalité

Après avoir ni

vu reçu à l'apport

 

page 90

 

Nous arrivons près

l'Eglise St Sauveur

C'est là que l'on nous reçu

assez froidement

C'est là que je devais

passer sous la plus

triste solitude les

meilleures années

de ma vie

Vie de collège

homme externe

je n'ai connu la

vie de collège que

sous son mauvais

côté- je ne m'y

rendais que pour

rendre compte de

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:07

 

page 76

 

sans être mauvais écolier

j'avais peu d'amour

pour la classe. Pour

m'y rendre comme

pour en revenir je

mettais le plus de temps

possible- Que de fois

j'arrivais à 2 h(eures)- Sous

les beaux jours j'aurais

bien voulu rester à

la maison mais j'avais

des parents qui n'entendaient

pas de cette oreille

Ils avaient bien soin

de me rappeler le

paiement des mois d'école

 

page 77

 

Berger

gardien de vaches a été

la grande occupation de

ma jeunesse, j'aimais

assez le métier, car il n'était

pas bien gênant, puis

je trouvais de la compagnie

A Mementu c'étaient

les Jouan, à la Breche

du Val les Ribaux-

Dans les prés les voisins

aux Bézon * : les Renault

les Ruellan. Dans

les noës de la Vallais

les Hervé etc. Ce qui

me plaisait le moins

c'était les semis pâturés

 

*Les Bézons près de la Ville es Rieux

 

page 78

 

je dois dire à la louange

de tous ceux que j'ai

fréquenté que jamais

je n'ai trouvé ni un

mauvais compagnon

ni une mauvaise

compagne pour me

porter au mal- les

moeurs champêtres étaient

plus pures qu'aujourd'hui

1ere communion

je savais passablement

mon catéchisme; mais

quand il était fait

par Mr Labbé je m'ennuyais

comme bien d'autres

 

page 79

 

Cependant je recevais de

temps à autres de belles images

C'étaient les rouges que

j'aimais le mieux

Le 15 mai 1859

j'avais le bonheur d'approcher

pour la première fois de

la Ville Sainte, tout

heureux que j'étais je

n'appréciais pas assez la

grandeur de mon bonheur

Mon camarade fut

Léon Godin aujourd'hui

frère gardien les bonnes

mamans nous faisaient

la chaine et nous allions

les uns chez les autres

 

page 80

 

Confirmation 1869

Lorsque la confirmation

vint à passer j'étais

de la 4e communion

et j'allais sur mes 14 ans

Je n'oublierai jamais

la retraite qui nous

fut donnée par Mr

Lemée vicaire à St

Jouan alors. Comme il chantait bien

comme il ravissait par

ses histoires

Enfin le 22 avril

1863 nous partions à Sévignac. C'est

là que M(onsei)g(neu)r

 

page 81

 

David était venu confirmer

les deux paroisses- On nous

avait relégués dans un

coin de la vieille Église

d'où l'on ne pouvait pas voir

l'autel que par une

petite fenêtre carrée

Après la cérémonie

nous avions conduit

M(onsei)g(neu)r au presbytère- les

gars de Sévignac oubliant

le St Esprit qu'ils venaient

de recevoir nous

lancèrent pierres et

coups de poings et de

pieds. C'était peu édifiant !

 

page 82

 

Latin 1863

Par une belle soirée

d'été je ramenais tard

mes vaches du Bezon

J'étais dans les champs

lorsque je fut comme

transporté au ciel

Il me semblait entendre

une voix m'appeler

au sacerdoce mais

je voyais le prêtre

si haut et moi si

petit que je répondis

«je voudrais, mais

je suis incapable

d'arriver jusque là»

 

page 83

 

Je n'en parlais jamais à

personne- je voyais de

mes amis partir pour

Ploërmel et je serai

allé facilement avec

eux- Une autre fois

j'avais envie d'apprendre

l'état de manuscrit

Tout ceci était

à l'état latent .La

bonne et sainte mère

Jean avait pour

son Marie Ange une

affection particulière

Que voyait elle en moi

Je ne le sais mais

elle m'aimait

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:04

 

page 66

 

1° Doréthée Préauchat

naquit le 28 juillet 1839

fut pris pour le régiment

avec le n° 35- ne fit

d'abord que 3 mois à St

Brieuc, sous la réserve

En 1870, il fut

rappelé comme vieux

soldat, fit le coup de

feu dans l'armée de la

Loire où il fut

miraculeusement trouvé

dans les rues d'Orléans

le 1er février il passait

en Suisse avec l'armée

de Bourbaki * et il était

interné à Chauffour

 

Charles Denis Bourbaki 1816-1897, officier français

 

page 67

 

Après son retour il

prenait en mariage Adèle

Brieuc, veuve de Léon

Lantais et mère de deux enfants.

Un enfant naquit de

son mariage, mais par

un grand malheur autour

de 2 ans je crois

cet enfant trouvait la

mort en tombant

dans le feu- mort veuf

à la Corgnais et inhumé

le 4 mai 1905*

(phrase rajoutée en petit format)

 

Doréthée Préauchat, âgé de 67 ans, fils de feux Laurent & Marie Préauchat, et veuf de Adèle Brieuc., décéda effectivement le 4 mai 1905 à 2 heures du matin d'après la déclaration effectuée en mairie de Rouillac par son beau fils Pierre Lantais, cultivateur, âgé de 35 ans et Mathurin Couëllan, cultivateur, âgé de 33 ans, neveu.

 

2° Jean Marie Préauchat

naissait le 19 novembre 1840.

Au tirage au sort il apportait

le n° 108 ce qui le dispensa

du service

 

page 68

 

Lui aussi devait payer son

tribu à la patrie pour

la guerre de 1870. On

l'enrôla dans cette triste

armée de mobilisés qui

alla souffrir la misère

au camp de Conlie,

pour battre en retraite

sur la Bretagne. Ces

soldats sans exercice

avec des triques pour

fusils ne devaient

point inspirer de terreur

aux Prussiens.

Au mois d'août 1876

Jean Marie se marie

 

page 69

 

à Eugènie Godin- De

ce mariage sont nés trois

enfants :

1 Eugènie Préauchat

2 Léonie Préauchat

3 Léon Préauchat

le pauvre Jean

Marie était tout heureux

quand il m'invita à

baptiser son garçon

au mois de février 1888 je crois

Mais il ne devait pas

le voir devenir bien grand

Une maladie puc traille *

9 février 1888

 

* maladie puc traille : Pulex irritans, la puce de l'homme

 

page 70

 

torturait le pauvre papa

qui rendit le dernier

soupir sous les yeux de

sa vieille mère en pleurs

de son épouse et de ses

trois enfants à l'âge

de 51 ans. Il mourut

le 9 janvier 1891 à

6 h(eures) du soir, pendant

que le domestique

était à me chercher

au Loscouët à travers

une épaisse couche

de neige

C'est une soirée

que je n'oublierai jamais

je partais du Loscouët

 

page 71

 

à 7 h(eures) du soir par un temps

noir glacial, au point qu'il

fallait regarder la cime

des arbres pour savoir que

nous étions dans le chemin

à 10 h(eures) nous faisions arrêt chez

un aubergiste de Lanrelas

pour nous faire un

peu de feu -à minuit

nous arrivions à la Vallais

à travers les côtes des

Forges et du Gletun

-le premier aspect

c'est un cierge éclairant

le mort ce sont des

voisins récitant la prière

C'est une mère

plongée dans une immense douleur !

 

page 72

 

3° 25 mars 1842

mon troisième frère

fut nommé Laurent

sur les fonts du baptême

C'est un ange du Paradis

il ne vécut que 3 ans

4 Après lui vint

Médéric en octobre 1844

C'est encore un ange

du Bon Dieu il ne vécut

que 16 mois

5 Marie Ange Préauchat

C'est de moi qu'il

s'agit. Je me bornerai

à donner des dates

qui pourront intéresser

mes neveux plus tard

et les inviter à prier pour

le repos de mon âme !

 

page 73

 

5° Marie Ange Préauchat

c'est moi

Je suis né le 31 octobre

1848- le jour même

où mon père venait d'acquérir un nouveau

patrimoine. Quand on lui

annonça la naissance d'un

garçon il réponds gaiement

«je viens de lui acheter

son lot» C'était une

propriété qui est balisée

car le bien de Rosalie

Leforestier est compris

dans on partage

De bonne heure

ma prieure mère m'apprit

 

page 74

 

à aimer et à prier le Bon

Dieu. Quelle foi elle avait !

Un jour un commencement

d'incendie éclatait sous

le village, j'avais 5 ou 6 ans et

ma mère me passe son

long rosaire en or blanc et

me dit reste ici toi

tu vas dire le chapelet

et moi je vais aller

aider à éteindre le feu

Je ne sais ce qu'il en

fut de ma prière

mais le feu fut étouffé

à l'instant et n'occasionna

aucun dommage dans

l'étable de Jacques Auffray

 

page 75

 

École

Vers 7 ans on me conduisit

à confesse, c'était un évènement

je vois d'ici cette année

de petits pénitents autour

du tribunal de Mr Chapelain

recteur

j'avais reçu de mes

frères le principe de lecture

quand on me présenta

à la Mère St Jean pour

écolier, il fallu donner

un spécimen de mon

savoir faire. Je tremblais

de tous mes membres

car j'étais timide de

nature : ça passe !

 

 

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