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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:49

En 1371 agissant sur ordre du roi de France, le connétable oblige Broon à se rendre, puis en 1387, la ville de Broon fut au nombre des villes que Olivier de Clisson (voir Le château de Clisson et ses possesseurs (extrait de notice sur la ville et le château de Clisson...par Jules Forest ), page n° 1 - Le château de Clisson et ses possesseurs (extrait de notice sur la ville et le château de Clisson...par Jules Forest ), page n° 2La rivalité entre Olivier V de Clisson et le duc de Bretagne Jean IV, page n° 1 - La rivalité entre Olivier V de Clisson et le duc de Bretagne Jean IV, page n° 2 - La rivalité entre Olivier V de Clisson et le duc de Bretagne Jean IV, page n°3 - La rivalité entre Olivier V de Clisson et le duc de Bretagne Jean IV, page n°4 - La rivalité entre Olivier V de Clisson et le duc de Bretagne Jean IV, page n°5La rivalité entre Olivier V de Clisson et le duc de Bretagne Jean IV, page n°6 ) fut contraint de donner à Jean IV pour sortir du château de l'Hermine, le capitaine de la Motte Broon était alors Bertrand du Parc. Elle lui fut rendue le 20 juillet 1388. Bertrand du Chastel est alors capitaine du chastel de Broon, il l'était encore en 1406. En 1419, l'armée de Jean V, duc de Bretagne assiégea le château de Broon qui résista un peu et se rendit à composition, le 4 mai 1420. Olivier de Clisson succéda à Du Guesclin à la tête de la seigneurie

 

***Une autre version prétend que la Motte Broon aurait été donnée à l'anglais Robert Knolles qui l'aurait ensuite cédée aux Ville-Blanche.

 

 

***Tiffaine du Guesclin, fille d'Ollivier et nièce du connétable épousa Jean de Brézé.


 

 

Olivier de Clisson

 

 

Marguerite de Clisson fille du connétable hérita des chateaux de Jugon et de la Motte-Broon, mariée à Jéhan de Blois, comte de Penthièvre, fils de la malheureuse Jeanne de Penthièvre évincée du trone ducal lors de cette guerre de Succession. Marguerite de Clisson envisagea un complot contre le Jean V : en 1420 piège fut tendu au souverain qui fut fait prisonnier au château de Clisson (voir le complot de Margot de Clisson, page n° 1le complot de Margot de Clisson, page n° 2 - le complot de Margot de Clisson, page n° 3 - le complot de Margot de Clisson, page n° 4 - le complot de Margot de Clisson, page n° 5 - le complot de Margot de Clisson, page n° 6le complot de Margot de Clisson, page n° 7 -fin. Arthur de La Borderie). Charles de Montfort, sieur de Frinaudour, partisan du duc, assiégea la Motte Broon, ordre sera donné par le Duc libéré de démolir les châteaux de Broon et de Jugon : seul le premier sera en partie détruit, quand à la Motte Broon, Charles de Montfort, sieur de Frinaudour reçut le domaine en récompense *, mais étant mort sans postérité, le duc de Bretagne François Ier vendit la Motte Broon en 1423, et Pierre de Brézé * l'acheta pour la somme de 13.000 écus. Il le revendit en 1451 à Jean Chevalier, seigneur de Villeblanche. Pierre de Villeblanche, son fils fut en 1509 chevalier des ordres du roi et seigneur de Broons. En épousant Catherine du Chatelier, dame dudit lieu et héritière des seigneuries du Chastelier en Eréac et de Branxian en Lanrelas (La famille du Chastelier en Eréac - la motte castrale du Chatelier à Eréac - histoire de Lanrelas, page n° 9 - histoire de Lanrelas, page n° 10), Pierre de Villeblanche devint sans nul doute aux yeux de ses contemporains un homme respectable !

***Une autre version prétend que la Motte Broon aurait été donnée à l'anglais Robert Knolles qui l'aurait ensuite cédée aux Ville-Blanche.

***Treffaine du Guesclin, fille d'Ollivier et nièce du connétable épousa Jean de Brézé.


 


 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:33

la Motte Broon (suite)

 

 

 

Acte mentionnant la donation effectuée par Robert de Broons au Prieuré de Léhon:

Macloviensis Episcopus &c Noveritis quod cum effet contentio inter Priorem de Lehon, & Robertum de Broon & uxor em guam super decimis in parochia de Evran, randem idem Robertus & uxor fua decimasillas in maou nostra dimiserunt, & nos eas Priori & Monachis de Lehon concessimus, Dominus autem Juhellus de Meduana runc Dominus Dinanni, pro bono pacis & pro ipsis Monachis dicto Roberto & uxori suar & haeredibus dedit terram quamdam valentem libras redirus annuatim. Testes Koscius Decanus de Plumaudan, W de Miniac Canonicus. De Laici W. Rossel, Johannes Ruger, Janneg. de Mauni, Oliver. de Bellac, Alanus Andegabensis, Bertrannus Lovel, Gaufridus Foire, & alii plures. Valere Le Sceau est tombe, Pris sur l'original à Marmoutiers. Bertrand IV du Guesclin est seigneur du Clos Poulet à Saint Coulomb, il est également titré seigneur du Vau Rusé en Trémeur (voir histoire de Trémeur, page n° 10 - Mandement du duc Jean V de Bretagne, touchant la terre du Vauruffier en Trémeur, remise à Charles de Rohan). Son frère Pierre épousa Mahaud de Broon (voir Quelques notes sur la famille de Bron), autre fille de Robert. Guillaume du Guesclin, Seigneur de Broon à cause de sa mère, fils Bertrand IV et de Jeanne de Broon épousa successivement Alix de Dinan et N. de Beaumont enterrée aux Jacobins de Dinan dans la Chapelle de Broon devenue depuis Chapelle des Rosaires. Robert du Guesclin né de la seconde union de Guillaume (voir Généalogie de la Maison du Guesclin par Augustin du-Paz, page n° 1 - Généalogie de la Maison du Guesclin par Augustin du-Paz, page n° 2 - Généalogie de la Maison du Guesclin par Augustin du-Paz, page n° 3), fut pareillement à ce dernier titré Seigneur de Broon. Quand la Guerre de Succession de Bretagne éclata, il prit parti pour Jeanne de Penthièvre et Charles de Blois. Marié Jeanne de Malesmains, il fut père de dix enfants :

-Bertrand du Guesclin : naquit vers 1320 et aurait été porté sur les fonts baptismaux de Trémeur. «Sa mère estoit une très belle et gentil dame, mais Bertrannd estoit laid enfançonnet et mal gracieux, et n'estoit plaisant de visage, ne de corsage , car il avois le visage moult brun et le ne camus...». Selon la tradition l'enfant rejeté se fit distinguer lors d'un tournoi place des Lices à Rennes (voir Un lieu de Rennes : Place des Lices), ce n'était qu'un adolescent. Il épousa successivement Thiefaie de Raguenel (voir le château de la Bellière à la Vicomté sur Rance) puis Jeanne de Laval. La Motte Broon sera reconstruit sous du Guesclin en 1355. Composé d'un corps de logis rectangulaire tourné sur une cour close défendue par deux tours rondes. Une première ceinture de douves. En 1357, au cours de la Guerre de Succession de Bretagne (voir Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 1 - Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 2), il prend parti pour le parti Blois-Penthièvre et va avec succès à la défense de la capitale bretonne assiégée par les troupes anglaises. Trois ans plus tard, il est nommé lieutenant de Normandie, d'Anjou et du Maine et chambellan de France. Rentré au service du roi de France Charles V, il se distingue en remportant en 1364 la bataille de Cocherel. Il sera fait prisonnier à Auray et c'est le roi de France qui payera la rançon. L'année suivante, il débarrasse le royaume des Grandes Compagnies et les emmènent en Espagne où de nouveau du-Guesclin va confirmer son énorme talent de guerrier et se couvrir de gloire. A son retour en France, Charles V le fait connétable en 1370. Craint et respecté de ses adversaires, il meurt devant Châteauneuf de Randon le 13 juillet 1380, il meurt après s'être désaltéré. On procéda dès lors à un rituel : ses entrailles furent destinées à l'église Saint-Laurent du Puy-en-Velay, les chairs bouillie ensevelies à Montferrand, le coeur fut déposé à Dinan dans la chapelle familiale et le squelette, honneur suprême en l'abbaye de Saint Denis la nécropole royale (voir Le tombeau des entrailles de Du Guesclin à l'église de Saint-Laurent du Puys par Paul Deschamps - L'inhumation de du-Guesclin).


 

 

 

 

-Olivier du Guesclin : il accompagna son frère dans presque toutes ses campagnes et fut chambellan de France et connétable de Castille. Fait prisonnier à Auray, il dû s'acquitter d'une rançon de 700 livres. Marié à Pétronille d'Ambroise, il en eut une fille.

-Guillaume du Guesclin : il suivit aussi son aîné dans ses campagnes et fut tué en Espagne.

-Robert du Guesclin : insignifiant.

-Julienne du Guesclin : religieuse puis abbesse à Saint Georges de Rennes qu'elle gouverna durant 28 ans, elle mourut le 27 mars 1405.

-Agathe du Guesclin : succéda à sa soeur comme priere des Couëts.

-Clémence du Guesclin : épousa 1° le Normand Fralin de Husson, 2° un seigneur du Cotentin, le sire de Beauchamp.

-Loyette du Guesclin : méconnue.

-Jeanne du Guesclin : méconnue.

-Colette du Guesclin : méconnue.

 

L'exécuteur testamentaire de Jeanne de Malesmains fut Hervé de Mauny, ce testament date du mois de juin 1350, Jeanne de Malesmains fut ensevelie en son église de Sens en 1350, Robert du Guesclin mourut trois ans plus tard en 1353. Jeanne de Malesmains est regardée comme fondatrice de la chapelle de la Madelaine à Broons (voir  Broons : chapelle de la Madelaine)

Au cours de la guerre de succession de Bretagne : « le chasteau de Broon fut assiégé, et tint lont long tems contre Charles de Montfort, que les autres Barons y laissèrent pour aller assieger Chasteau ceaux, voïant que le siège de Broon tireroit en longueur; mais enfin la place se rendit.»

 

 

 

On sait que c'est au cours de ce conflit que du Guesclin fit construire en 1355 sur l'emplacement de ce château une forteresse flanquée de quatre tours et entourée de douves remplies d'eau provenant d'un ruisseau qui se jette dans l'Arguenon. Il est admis que certains chevaliers qui assistèrent du Guesclin dans ses missions vinrent à Broons s'établirent aux alentours de la Motte Broon, dans le but de s'y mettre à l'abri d'éventuels besoins.


 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:13

La Motte-Broon

 

 

 

A environ 300 mètres à l'Ouest de la colonne, se trouve le parcellaire dit pré de Launay (section cf -1 /23 de l'ancien cadastre) les possesseurs signalèrent qu'il y avait là une chose curieuse: sur une certaine surface le foin qu'on y fauchait n'était jamais aussi dense quue sur le reste du pré. Cette indication était assez significative d'une construction disparue. L'emplacement d'un cercle d'une vingtaine de mètres de diamètre et une superficie elle même surélevée par rapport aux pièces voisines : le pré de la Mare et le pré Neuf. Serait ce l'emplacement du château et de sa tour ? Peu vraisemblable : la tradition place celui ci à 200 mètres à l'Ouest, et il n'y a pas traces d'une construction de pierre. Un colombier comme en possédait chaque maison noble ? L'idée un temps retenue fut abandonnée du fait de la découverte du site incontestable de celui ci dans une direction totalement opposée. Plus tard, après charruage, quelques menus fragments de terre cuite rouge furent glanés. Après analyse au laboratoire de Rennes, les débrits remontaient au moins au XIVème siècle : rien de sensationnel. Une supposition fut alors émise par notre chercheur : l'hypothèse des vestiges d'une motte castrale.* Quand la défense du lieu s'avèra insuffisante, la motte castrale fut abandonnée au profit d'une défense en pierre mieux adaptée, bâtie un peu plus à l'Ouest. La terre de la motte ruinée fut alors étalée ce qui expliquerait cette élévation constatée en ce pré de Launay. La Motte Broon se trouvait à un quart de lieue de Broons, à droite du grand chemin conduisant à Lamballe c'était à dix lieues de Rennes, dans un pays coupé de vallées et couvert de bois. L'endroit situé au dessous de la communauté Sainte Marie -intersection de l'ancienne nationale et entrée dans la rue de la Barrière : l'Artillerie, l'ancien nom de la Ville Ferron était la Tournoyaie. C'est monsieur Emile Ferron maire de Broons dans la seconde moitié du XIXe siècle qui rebaptisa l'endroit.. On immagine aussi des avant-défenses dans les environs : le Talard, le Plessix, la Plesse, Launay Chapelier où il faut peut être voir l'altération de Launay Chatelier. (notes laissées par M. Rouat)


 

 

 

Etoile Bleue : l'Artillerie Etoile verte : la Tournoyaie - Etoile rouge : pont du château avec actuelle colonne rond vert : présence présumée de la motte castrale.

 

Le centre archéologique d'Aleth avait mentionné la présence d'une motte castrale en ce lieu à proximité de l'actuel village de la Saudrais en Trémeur, et non de deux comme certain l'évoque. Hélas dans les années 80 le nouveau tracet de l'actuelle route nationale 12 a effacé ce dernier site. La présence d'une défense assise au milieu des tourbières et des marais permettait aux possesseurs de la Motte Broon de contrôler l'unique pont voisin qui enjambait la rivière proche de leur seigneurie. Des péages sur les marchandises transportées étaient ainsi perçues. La Maison terre et seigneurie de Broon, dit le P. Du Paz en 1619, est bien l'une des plus anciennes de Bretagne, et de tout temps a esté garnie de chasteau -maintenant ruiné, de ville champestre et bourgade de grand renom, en laquelle y a notable marché et foires de grand proufit et émolument, où se trouvent grand nombre de marchands. La quelle seigneurie s'étend en la paroisse de Broon et ès paroisses proches et circonvoisines. En laquelle y a grand nombre de vassaux, hommes et subjets tant nobles que roturiers. D'après les aveux et descriptions qui restent de celte terre, elle possédait le droit de haute-justice et, outre la paroisse de Broon, neuf grands fiefs ou bailliages qui s'étendaient dans celles de Trémeur, Caulne, Sévignac et Sainte-Urielle ****. Elle relevait directement du duc par son domaine de Dinan. On a longtemps vu à travers le nom de Broon la signification de colline, mais à présent on pense qu'il est fait allusion au marécage qui cernait la seigneurie, le terme Bron donna le patronyme à la famille qui prit le contrôle de la défense et aussi à la ville qui se développa à proximité. Évocation est faite du seigneur de la Motte Bron dans le conflit qui opposa en la première moitié de l'an mil le duc Conan II à son oncle Eudon de Penthièvre (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 1). Ce dernier aurait reçut l'appui du puissant comte de Dinan et de son vassal le seigneur de Bron dans sa prétention à vouloir annexer à cet apanage appelé Penthièvre constitué des évêchés de St Brieuc et de Tréguier, et auquel l'insurgé ajouta ceux d'Aleth et de Dol. Pleard de Broon * est co-signataires de la fondation du prieuré de Jugon (voir Fondation du prieuré Saint Etienne de Jugon) confié à l'Ordre de Marmoutier par Olivier II de Dinan (voir Les Sires de Dinan, page n° 2.) et Agnorie de Penthièvre (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 3) en 1109. Cillar de Broon témoin en 1199 du dédommagement accordé à l'abbaye de St Melaine pour la cession de l'église de Plumaudan à Beaulieu, son nom figure auprès de celui de Stephanus Goion :

«Ego Albertus S. Maclovii Minister humilis universis Sanctae matriis Ecclesiae filiis ad quos praesens cartula pervenerit , norum fieri volumus , quod Guillelmus Abbas S. Melanii Rhedonensis eum assensus Capituli sui simisit calumniam coram nobis Rollando de Dinan , quam diu haberunt Abbas & Monachis in parrochia de Plomauden in mercato & in decimi & in tribus medietariis ; & Dominus Rollandus de Dinan pro recompensacione praedicte calumniae concessit Abbatiae S. Melanii terram Stephani Clerici liberam & quietam , quae contingebat eum ex parte fuae matris, de qua dicitus Rollandus per singulos annos quinque denarios habere solebat : et insuper quoddam pratum & duo terrae jugera eidem prato adjacentia . Ut autem hoc donum in perpetuum ratum habeatur , praesentem cartlam nostro sigillo cum Chirographo secimus confirmari. Hujus rei testes sunt , ego Albertus Ep. Durandus Abbas Sancti Maglorii Lehonensis , Guillelmus Abbas S. Melanii , Johannes Abbas S. Jacobi Montistortis de Corlot, , Stephanus & Gauterius Capellani nostri, Robertus presbyter de Plomauden, Ogerius Capellanus Castri Lehon, Rollandus de Dinan, Herveus de Guiteio, Busselus Ruseri, Cillardus de Broon, Stephanus Goion, Johannes frater ejus & multi alii.»

 

***Pleardus de Brohorii

 

 

la Bataille de la Mansourah

 

Puis lors de la septième croisade en 1249, celui dont le sire de Joinville, compagnon d'armes de saint Louis relatera l'héroïsme lors de la bataille de la Mansourah : Guillaume de Broon :

«Devant nous, avoit dous serjans le roy, dont li uns avoit nom Guillaume de Boon et li autres Jehan de Gamaches, à cui li Turc qui s’estoient mis entre le flum et le ru, amenerent tout plein de vileins à pié, qui lour getoient motes de terres: onques ne les porent mettre sur nous. Au darrien, ils amenerent un vilain à pié, qui lour geta trois foiz le feu grégois. L’une des foiz, requeilli Guillaumes de Boon le pot de feu gregoiz à sa roelle; car se il ne fust pris à rien sur li, il eust estei touz ars»

 

Au cours du mois d'octobre 1252, Guillaume de Broon apparaît dans une charte relative à la fondation de l'hôpital de St-Malo -ou Maison Dieu.

Omnibus &c. Gaufridus Divina permissone Macloviensis Ecclesie minister &c. Intuita fepius egenorum per villam sancti Maclovii commentium egestate &c. proposei fundare in eadem villaa domum Dei, & asfensu capitulari deputatus est locus ad hoc inter domum Samsonis & Ecclesiam Sancti Thome, ita quod illa Ecclesia cedet in usum ejusdem domus &c. Ego dono in puram eleemosynam, eo intiutu, ut pauperes, debiles, & hospites resiciantus, mulieres decubantes in puerpetio seleventur, languentibus necessitia ministrentur, decimas quas per compositionem habui ab Hamone de Quehvriac, ab inso & àdesfuncto Radulpho fuo Patre in parochia de Broon possessas, additis decimisfeodi Gualterii de Broon militis defuncti 1c. Omnium autem predictorum transfero omne jus meum in Thomam Ribliouene civem Macloviensem nomine dicte domus Dei, quem ad presens constituo provisorem; hoc addito, quod neque Capellanus, neque alius undecumque admittetur in fratem ejuisdem Hospitalis fine cinsensu Episcopi & capituli Macloviensis precedente. Episcopus vero & capitulum ponent ibidem unum Canonicum, ficut fieri consuevit in aliis Ecclesiis pro libito eorumdem, qui Missam dictus fingulis tenebitur ibi bora debira celebrare. Et propter victum Canonicum, fictus fieri consuevit in allis Ecclesiis, pro libito corumdem, quid Missam dictus singulis ibi hora debira celebrar. Et propter victum Canonici ibidem deservientis precipiet deservientis êrcipiet capituum V, minas siliginis & avene per medium annis singulis in nunidinis de Dinanno in bonis Hospitalis; quod usque eedem decime de Broon ad hospitale devolvantur per mortem Magistri Guillelmi de Alnero qui usum fructum earum habet; & ex runc percipiet capitulum in bonis Hospitalis decem minas filiginis & avene per medium rantummodo pro victa Canonici, predictis anni singulis, in termino supradicto. Canonicus vero ibidem deserviens quartam partem aliprum proventuum, exceptis bladis Dominii Hamonis, à quibusumque collatis aut conferendis percipiet pto calcei & restitu. Jurabis autem Canonicus qui ibi fueri protempore, in institutione fua, Episcopo à quo curam recipiet pauperum; se fidelitatem proventuum pauperibus servaturum, & quod pro posse suo jure Ecclesie conservabit; &c. redett racionem proventuum pauperibus servaturum, quater in anno, coram Episcopo vel ejus allocato & Prioci loci & duobus Burgensibus ad hoc preelectis &c. Actum anno Dom. MCCLII . Mense Octobri. Que omnia à venerabili Petro Turon. Archiepiscopo pertimus confirmari. Titre de l'Eglise de S Malo.

 

Lequel croisé : Guillaume de Broon avait épousé Alix de Montafillant (voir La Maison de Dinan-Montafilan - Le château de Montafilant en Corseul - Le château de Montafilan en images), encore vivante en 1291. Leur fils Robert de Broon épousa une dénommée Orphaise; c'est leur fille Jeanne qui transporta le domaine de la Motte Broon à la famille du-Guesclin. Mais Jean de Broon est dit «issu de Robert, fut reçut avec quatorze autres Ecuyers à Corenzich le premier octobre 1388. Messire Guillaume de Broon * assista aux Etats de Bretagne en 1420. Jean de Broon, qui etoit de la Maison d'Artus, comte de Richmont, connétable de France, depuis duc de Bretagne -Arthur III. Fut fait Chevalier l'an 1440 au siège de Bray sur Seine, dans un titre de l'an 1442, il est qualifié de Messire Jean de Broon, Chevalier. Olivier de Broon, se trouva à la bataille de Formigny , en 1450, où les Anglois furent défaits et au Siège de Vire , avec Olivier Quelen , & autres Bretons, pour le service de la Couronne de France

»***Guillaume de Broon, figure dans les montres de du Guesclin son parent qu'il accompagna à travers ses campagnes durant la Guerre de Succession.


 

***C'est la famille d'Espinay qui au cours du XVII ème siècle put prétendre détenir tel droit de haute justice sur certains fiefs des paroisses voisines, après avoir acquis les seigneuries de la Motte-Broon, Limoëlan, la Marche, Yvignac....

 

«Guido de Thoarcio, dux Britannie, comes Richemondie, universis etc., Vestra noveris universitas quod Constancia, duchissa Britannie, comitissa Richemondie, legitima uxor nostra, in extremis dum ageret, nos rognavit (sic) attencius, et precepit, quatenus centrum solidos annuatim reddendos, quos in sanitate sua abbatcie sue de Boquian et monachis ibidem Deo servientibus promiserat, in nostri propriis redditibus, atque suis assingnaremus; nos autem adsensum mandatis ipsius largientes, et ipsius votum quod Deo voverat reddere cupientes, dicte abbacie dedimus quiquid ipsa habebat in terra de Ralastre, et insuper decimam que fuit Guillelmi abbatis antequam interfuisset occisioni Jervasii, illam videlicet decinam quam nos redeminus de manu filii Gebert; hec omnia pro predictis centum solidis eis cum adsensu filie nostre Aelidis que huic donacioni presens intererat assignavimus quiete et libere et pacifice in perpetuum possidenda ; abbas verodicti loci totiusque conventus concesserunt ut in eadem abbacia quidam sacerdos serviat in perpetuum, tam pro salute et prosperitate nostra, quam pro ipsius anima, nec non et pro animabus omnium fidelium defunctorum ; et, ne in posterum super hoc aliqua oriatur calomnia , sigilli nostri munimine hanc presentem paginam roboravimus , his testib : Ruallano fillio Cariis, eo tempore senescallo Pentheurie, Hamon preposito de Lambalio, Gaufrido Blanchart, Johanne de Bocinet, Alano de Hennon, Gaufrido de Broon, et pluribus aliis, anno ab incarnacione Domini millesimo ducentesimo quinto. (Arch. Des Côtes du Nord) Anciens évêchés de Bretagne par Jules Gestin de Bourgogne.

Gaufrido de Broon, témoin en 1205 d'une fondation effectuée par la duchesse Constance de Bretagne (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 9 - ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 10 - ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 11-acte ci dessus, puis en 1221 apparaissent Robert de Broon et son frère Bertrand au sujet d une donation d'un quart de froment sur les dîmes de Plouasne, qu'ils effectuent au Prieuré Saint Magloire de Léhon (voir Le prieuré royal Saint Magloire de Léhon, page n° 3) :

«Ego Juhellus Dominus, Meduane et Dinanni notrum facio universis presens scriptum inspecturis quod Robertus de Broon & Bertram frater ejus dederunt Deo et Monachis Sancti Maglori de Lehon unum carterium de frumenti in decimo de Ploasne habendum in perpetuum & pacifice possidendu. Juraverunt eram predicti Rob. & Bertr.tactis sacrosanctis Evangeliis quod nec ipsi nec eorum heredes in eo de cetero nichil juris reclamarent. De hoc autem firmiter tenendo dederunt dicti R. & V. me & geredes meos plegios & custodes.Et ut hoc firmiter teneatur, presens scriptum feci figilli mei testimonio congitmavi. Actum apud Majus Mon. anno graciae MCCX. Mense Februario. Ce même Robert de Broon donne à l'évêque de St Malo les dîmes dont il dispose en Evran lesquelles seront accordées au Prieuré de Léhon. Reconnaissant, le comte de Dinan Juhel de Mayenne (voir Les Sires de Dinan, page n° 6.remet au dit seigneur de Broon une terre valant quatre livres de revenus. En 1211, deux autres membres de cette dynastie se distinguent : Ollivier de Broon et son frère Geoffroy donnant une perpétuelle aumône sise sur leur terre de l'Hermitage (voir Broons : la chapelle de L'Hermitage) à l'abbaye de Boquen (voir l'abbaye de Boquen, page n° 1).


 


 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 13:58

 

 

Période antique

 

 

Des coins en bronze découverts au Pont du Château. Des pointes de flêches en silex, dentelées en scie ont été découvertes en labourant un champ à Broons ; elles ont 10 à 12 lignes de longueur, 6 à 7 lignes en largeur. Elles semblent être gauloises d'après le spécialiste qui les étudia vers 1842. D'origine gauloise aussi ce «souterrain» mis à jour près du village de Brangalo à mi hauteur d'un parcellaire longeant la cote du Pont Plisson. En réalité ce sont deux boyaux accolés qui pemettaient aux tribus gauloises de mettre à l'abri des céréales et diverses matières entreposées à même des poteries.

 

Une villa dotée d'un therme semble au village de Carhalo avoir livré l'un de ses ornements :

-Un triton tenant un baton ou stimulus guide au moyen d'une bride un hippocampe. C'est une sculpture de peu de relief, éxécutée sur pierre basaltique, trouvée il y a quelques années en défonçant un champ inculte entre Broons et Brondineuf (Carhalo). Dans ce même champ on a constaté la présence de briques et de tuiles en assez grande quantité, et on a recueilli des monnaies de Gallien (253-268) et Posthume (260-269).


A Nivorée, Une petite structure rectangulaire , compartimentée qui fait songer à un petit bâtiment gallo romain a été découverte. Au sud de Crinhoët une portion d'enclos probablement quadrangulaire a été observée en 2001

 

 

Période bretonne

 

La croix de la Normandais pourrait être un des témoignages de la période d'évangélisation de cette contrée au temps où Broons ressortait selon certains spécialistes de la paroisse primitive d'Yvignac. La dédicace d'un lieu à Saint Maleu et ces autres lieux Kermelin, Penhouët, Pedenhouët, Crinhouët, Carhalo, Brangalo, Buhen, Champ Cado évoquent cette lointaine période.. A travers les noms Penhouët, Pedenhouët il faut admettre alors une surface relativement boisée. Et dans le courant du Xème siècle, l'occupant scandinave qui allait mettre fin à une période de suprêmacie bretonne : la Ville Normand, la Normandais C'est pour éviter désastre similaire à l'occupation normande que l'ensemble de l'Europe Occidentale se dota bientôt au cours et après l'an mil de sites défensifs : les mottes castrales de Broons et de Linée (ci dessous) -dite du Pré Robert sont des témoins de cette période de renaissance : la féodalité

 

 

 

 

Epoque médiévale

 

Outre les sites défensifs -ci dessus la motte castrale de Linée, cette période est aussi celle des fondations religieuses, très nombreuses. Initialement les terres reçues par tous ces Ordres allaient être défrichés après une longue période de ruine et de disette, le village des Essarts évoque les défrichements, Linée la culture du lin, on exploite aussi le minerai de fer. L'abbaye cistercienne de Boquen reçut nombre de terres ici, voici quelques actes :

Vers 1206- Ominibus etc., Juhellus de Meduane, Brittanie scenecallus, salutem et omne bonum. Noverit universitas vestra quod ego, ad rogatum B. abbatis et tocius conventus Sancte Marie de Boquian, confirmavi eis quecumque habebant a feodo meo : grangiam videlicet de Heremo de Broon, cum villa Boissel et cum omnibus aliis pertinenciis * ; et molendinum eorum de Quemecle; et omnes homines eorum in nostra curia, nisi ad episcopi audienciam transferri debeat, juri statuto. Ominibus igitur balivis nostris et senescallis districte precipio ut predictis Christi famulis super hac confirmationemea nullum sustineatur gravamem inferri. Actum publice in nostra curia in ecclesia Santi Salvadoris de Dignan, in presentia domini Petri, Macloviensis episcopi.

 

***Juhel de Mayenne, cité fin XIIème-début XIIIème siècle, il épousa Gervaise de Dinan

***Boquen disposait à Broons de la métairie de la Ville es Sébille proche de l'Hermitage

 

1224- Ominibus etc., P., decanus de Plomaudan, salutem in Christo : litis...conentus de Boquian contra Robertum de Broon, militem, super hoc videlicet quod lictus abbas et convenctus (sic) dice (bant se esse in) veram et diutinam possessionem de Esgaez de Broon in eo quod percipere poterant in eisem ligna...proprias quasque habebant vel haberent in parrochia de Bron, videlicet in hermitagio et in...et ligna mortua ad cremandum et pasturam ad animalium suorum tam porcorum quam al...offerebant se per testes idoneos probaturos : et hoc idem ex parte dicti militis infimaretur...dum decrevimus admoniciones, quibus receptis ordinario jure in omnibus observato...tis dictus miles...ut credimus dictos monachos intencionem suam...sentencia minime expectata a dicta causa penitus se dimisit dicens...reprobare non poterat nec volebat, et quo ipsi monachi predictam possessionem sicut primitus...munimens litteras nostra dictis monachis dedimus sigilli nostri munimine...Domini M° CC° XX° IIII° apud Broum, mense februarii. Dans cet acte datant de février 1224, il est dit que Boquen a longtemps desservi l'église de Broons. Ils revendiquent (les moines) la possession de l'hermitage et de brûler du bois mort et du pâturage pour leurs porcs, ce que nie Robert de Broons, un soldat, d'où procès....

 

1225 Accord au sujet du fief de Trasmachoit en Broons : Ominibus etc., Gaufridus, Macloviensis archidiaconus, etc., Noveritis quod cum contencio verteretur inter venerabilem abbatem et conentum de Boquian, ex una parte, et Alanum Boiere, ex altera, coram judicibus delegatis a domino papa apud corle, super uno cartengio frumenti annui redditus quod Guillelmus Le Corbe contulerat Deo et beate Marie de Boquian in perpetuam elemosinam in feodo suo de Trasmachoit, in parrochia de Broon; idem Alanus dictum cartengium frumenti et quoddam aliud quod dictis abbas et conventus habebant ibidem de elemosina Galteri de Bellen, ad mensuram veterem de Broenise (sic) Deo et dictis abbati et conventui concessit pro salutem anime sue, decetero in feodo de Trasmachoit, ad natale Domini annis singulis percipendium et habendum : ita quod supra dicti abbas et conventus in dicto feodo nichil aliud percipient per elemosinam supradictam. Supradicti vero ababs et conventus quittarevunt eumdem Alanus de expensis dedutis (sic) in causa supradicta et de excommunicacione in ipsum a dictis judicibus lata per sentenciam dicti...absolvi; et in bonis spiritualibus dicte domus eidem participacionem concesserunt, etc., Actum anno gracie M° CC° XX° V mense januarii.

1262 au sujet de l'étang de l'Hermitage à Broons -« A toz ceux qui verront ou orront ces lettres, monseignor Eon de Plomagat, chevalier et G(effret) de Plomagat, salut en Nostre)Seignor). Sachent toz que Pierres Goziou, Pierre Audison,Robert Peisson,Joam Nem...,Robert Acot, Gefre Boterel, Gefre Grofrat e Guillaume Pilart ont done par davant n(ostre cort) à Dee a leglese Nostre Dame de Boquian e as moines que il servent damede en p..lor armes e por les armes de lor anceiseors e de ceux qui sont après eux avenir...Il descent en lestancq as moines de sudiz, qui est asis entre lermitage de Broon e...descent de Lanbrehan a leve; e outre deca laterre de lescoblière si come il est bon …aiere , que le desous de lestancq as moignes de sus diz por venir dusque as bo...de eus e des lor, e quant leve de lestancq du sus dit sapeticera il poent prendre...des moignes e des lor , e se il aveneit que desrif fust quemunal par pais e be...dites il ne porreint mis en achesoner les moines desuzdiz tant come le derr...par pais. E nos ceste doneison bien e resnablement fete otreion e confermon az moignes a toz jorz mes; e se il aveneit que le refol de lestancq az moignes desusdiz passa les bonnes desusdites dusques a dous hautees les teneors e noz ni porrien metre contenz; e se il aveneit que leve se restreit , noz e noz teneors il porrien prendre lerbe e le bois senz contenz des moignes e des lor; mes se il aveneit que les moines peusent tant fere vers les teneors desus diz que il eusent le boeis e lerbe si come il est bonne a feu e a heritage a trez jors , mes nos seriens tenuz a en doner nos letres a iceux moines senz contenz que nos i peusien metre; etc.. Ce fut fet en lan Notre Seignor mil e dous cenz e seisante e doux, ou mei de avril... »

 

 

 

Cette même année 1262 : don d'un canal par Jehan Pilart

«Universis, etc., Gaufridus, decanus de Plomaudan, salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia constitutus, Johannes Pilardi dedit in puram et perpetuam elemosinam, cum assensu et voluntate Tephanie uxoris sue, Deo et abbbacie beate Marie de Boquian et monachis ibidem Deo servientibus, quidquid habebat et habere poterat in alveto qui vocatur aveltus molendini religiosorum, sito in parrochia de Broon, inter chalceatam et molendinum religiosorum vivorum et convenctus predicte abbacie, pro remedio animarum suorum antecessorum et successorum suorum, etc., Datum anno Domini M°CC° sexagesimo secundo.»

 

En avril 1272 plusieurs particuliers donnent à l'abbaye de Boquen le pré de Rébrac, sy comme il descend en l'Estang aux Moines, qui est assis entre lhermitage de Broons et lescoblière, jusqu'au fossé qui descend de Lambrehan à l'eau.

 

28 avril 1383 -Acte établissant que les estayers et subjects de l'abbaye (de Boquen) au baillage de l'Hermitage, sont exempts de guet et autres corvées au chasteau de Broon

 

4 mars 1398 les sujets de l'abbaye sont exemptés de guet au «chasteau de Broon».


 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 05:45

 

 

 

 

 

 

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 21:57

 

Trésoriers & marguilliers...

 

Julien Faudet trésorier en 1668

-Jan Lescuyer marguillier en 1668

-René Hervé trésorier en 1684

-Jean Baptiste Cardinal trésorier en 1721

-Claude Droguet trésorier en 1722

-Bertrand Ducour marguillier en 1750

-Louis Robert trésorier en 1762

-François Desnos trésorier en 1773

-Jean Rault trésorier en 1774

-C. Bougneuf, acolythe en 1774 (enfant de choeur)

-Marc Orieux, trésorier en 1776

 

Chapelle Sainte Anne

 

 

C'est en 1644 que la ditte chapelle fut fondée par Julienne Urvoit épouse de François du Verger, sieur de la Pyronnais, il y eut détournement de pierres de taille fait par les maçons employés au pavage de l'édifice, au péjudice de demoiselle Julienne Urvoy, dame de la Pironnays et du Verger, fondatrice de la ditte chapelle. En 1668 on y célèbre le mariage de Jan Chevalier & Michèle Fouchet et deux ans plus tard, en 1670 l'inhumation de Noble et discret prêtre Charles de Beaumont. La chapelle voisinait avec la fontaine pareillement dédicacée à Ste Anne. Au cours de la Révoltution la chapelle fut abandonnée, et au XIXème siècle rasée afin de laisser place à l'actuelle mairie.

 

Eléments de l'ancienne chapelle de sainte Anne

 

H. GENS DE LA PIRONNAIS ET DV VERGER ONT DOTE

DE VI CENTS LIVRE DE RENTE SVR LA MAISON DV VERGER EN

LESCOUET POVR LE SERVICE DE LA CHAPELLE FAICT PAR M. PIERRE

AVEN L'ARCHITECTE L'AN 1644

 

 

 

La chapelle Saint Michel


 

Il semble que ce soit aux abords de cette chapelle détruite au XIXème siècle que se déroulaient les foires de Jugon. Elle voisinait une des tours qui flanquaient les murailles crénelées entourant la ville. «Le jeudy quatorziesme jour de janvier mil six cent soixante douze a esté célébré le mariage dans la chappelle de St Michel de Jugon par moy Jean Cloüet soubz signé reteur dudit Jugon Entre Jan Labbé filz de Jacques de la paroisse dudit Jugon et Janne Auffray de la paroisse de Plenest aagée de plus de vingt cinq ans, led(i)t Labbé âagé d'environ cinquante ans. La première bannie dudit mariage faite par moy à Jugon le dimanche sixième jour de décembre dernier second dimanche de l'advent, et les deux autres les deux dimanches consécutifs après avoir reçü le Certificat du Sieur Viaire dudit Plenest en datte du trentième jour de décembre dernier, signé François Grosavalet, ledit Jan Labbé journalier de sa vocation ledit maruiage solemnisé aux présences de Pierre Rondel, Julien Rivière, François Hoüeix, Janne Le Hardy et plusieurs autres voisins qui ne sçavent signer». Signature : J: Clouet.

 

 

 

 

En rouge le château, en bleu avec étoile la chapelle St Michel, proche du Marchy

La paroisse et l'église de Saint Malo

 

 

L'antique chapelle assise près du castrum dédiée à la Sainte Vierge appartenait à un particulier : Bertrand fils de Maingui, peu après la fondation du prieuré, Bertrand donna à l'Ordre de Marmoutiers cette chapelle et ses dépendances. Auparavant il n'y avait que très peu de maisons autour du château. C'est en 1128 que l'évêque Jean de St Brieuc concéda aux religieux de Saint Martin, la desserte de l'église de Jugon et procéda à la bénédiction d'un cimetière pour mettre fin aux habitudes des habitants qui enterraient leurs morts au pied des croix placées sur les grandes routes. Cette église était desservie par un chapelain ou un recteur nommé par l'évêque, sur la présentation de l'abbé de Marmoutiers. En 1239 ce désservant ayant demandé une augmentation de ses revenus, l'archevêque de Tours ordonna que le prieur paya au desservant de l'église priorale chaque année au mois d'août 5 mines de seigle et partagea avec lui les revenus de l'église à portion égale. En 1587, le prieur devait : 50 s. à la mense abbatiale et 19 s. 8 d. aux officiers dudit abbé. L'église St Malo située près de la rue du Château relevait de l'évêché de Saint Brieuc, c'était un édifice très modeste dont la disparition résulte du rattachement de la paroisse de Saint Malo émanant d'une ville exempte à celle de Jugon au début du XVIIème siècle. Les paroisses de Saint Malo et de Saint Etienne ne comptaient que 44 maisons soumises au fouage -Geoffroy Rouxel, noble non contribuant à fouages en 1423, paroisse St Malo de Jugon. Le 11 juin 1599 on y procéda au baptême de Jacquemine Juhel, fille de Jan et Janne Lebreton, en 1601 celui de Georgine Poinsuz fille de Jullien et Janne Bertran. Dom Mathurin Lessart était le désservant du lieu en 1620.

 

 

 

En bleu l'ancienne église Saint Malo, en orange, l'actuel hôtel Sevoy, en jaune le grand moulin

La paroisse de Coëtivi

 

 

 

 

Armoiries de Coëtivi

 

D'après Benjamin Jollivet, une paroisse nommée Coëtivi aurait disparu, elle était située entre Jugon et Plénée, et existait encore au XVIème siècle comme on le voit à travers les enquêtes de la Réformation à cette époque. Cette paroisse devait son nom au Cardinal de Coëtivi. Né au début du XVème siècle dans le Léon, il mourut en 1475 à Rome après avoir été successivement évêque d'Avignon, d'Uzès, de Nîmes et de Dol. Cette paroisse fut absorbée par Jugon.

 

 

Hôpital de l'hôtel Dieu

 

 

 

Ci dessus en violet le dit hôpital et un cliché des restes de l'établissement

«Le jeudy quatrième jour de décembre mil six cent soixante dix a esté inhumée proche les saincts fonsde l'église de nostre dame de Jugon Catherine Poinsu décédée à lhospital dudit Jugon le matin du jour précédent, aagée de plus de soixante ans...» . Claude Hamoniau de la paroisse de Pledran en la trêve de St Carreu, évêché de St Brieuc âgé de quarante ans ainsi qu'il est dit être st le vingt deuxième d'aoust mil sept cens vingt et un décédé dans la communion des fidèles dans l'hôpital et hotel dieu de Jugon et a été le lendemain inhumé dans la chapelle dudit hopital. François Orieux, Sieur du Chesnay est miseur en charge de l'hopital et maison dieu de Jugon en 1721, autrement dit il en est le comptable. La ville de Jugon dispose aussi de son hôpital dit du Bois Chauff -Saltu Cavo , mentionné dans un aveu en janvier 1480. L'abbaye de Saint Aubin des Bois en Plédéliac lui verse une rente annuelle de 450 francs. Le 19 janvier 1722, le mariage de Vincent Nogret de St Denoual et de Guillemette Lecoublet sera célébré en la chapelle de l'hotel dieu de Jugon. Le corps de Jacques Pringault, garçon âgé d'environ quarante ans «innocent dès son bas âge» fut inhumé dans la chapelle de l'hôpital où il mourut le 23 décembre 1742. Pierre Gaultier, décédé le 20 août 1762. Julienne Labbé, 75 ans, soeur du tiers Ordre de St François, décédée les cinq heures du soir à la Maison de l'hôpital dieu le 28 mars 1772 Marguerite Baron, 58 ans décédée à la Maison de l'hôpital dieu le 30 mars 1772, Anne Lefeuvre âgée de 79 ans, veuve de Jean Villeneuve, décédée dans la Maison de l'hôpital dieu à 4 heures du matin le 26 mai 1773. François Bonamy évoque cette fièvre inflammatoire, maligne, putride et vermineuse qui vint se manifester à Jugon en 1774 touchant essentiellement les enfants et les personnes âgées. Au cours de l'été 1779 l'épidémie semble avoir particulièrement touché Jugon, l'un des actes est assez éloquent sur la situation :

 

«le seizième du mois d'aout de l'an mil sept cent soixante dix neuf le corps de Renée Leffondré agée d'environ cinquante cinq ans décédée du matin de ce jour après avoir reçu dans sa dernière maladie les sacrements de pénitence d'eucharistie et d'extrême onction par moi sous signé recteur a été sur les sept heures du soir de ce jour inhumée dans le cimetière de cette paroisse par rapport à la maladie contagieuse à laquelle elle a succombé....»

 

Autres victimes de l'épidémie :

 

-Jeanne Lostec, 6 ans, décédée le 17 août 1779, d'une maladie contagieuse

-Joseph Pringault, 2 ans, décédé le 17 août 1779, d'une maladie contagieuse

-Mathurine Delaubelle, décédée le 19 août 1779, d'une maladie contagieuse

-Marguerite Rouillé, 18 ans, décédée le 25 août 1779, d'une maladie contagieuse

-Jacquemine Le Goualec, 11 ans, décédée le 30 août 1779, d'une maladie contagieuse

-Gilette Thomasse Lebreton, 3 ans, décédée le 28 août 1779, d'une maladie contagieuse

-Ambroise Chauvel, 62 ans, décédé le 30 août 1779, d'une maladie contagieuse

-Marie Anne Taburet, 18 mois, décédée le 22 septembre 1779, d'une maladie contagieuse

-Jeanne Douard, 78 ans, décédée le 29 septembre 1779, d'une maladie contagieuse

 

Chirurgiens ayant exercés à Jugon :

 

-Louys Orufle, sieur du Coudray, chirurgien, cité en 1668

-Maistre Louis Brulé chirurgien en 1671

-Me Jean Toulmouche Sieur de la Pierre, chirurgien royal en 1713 & 1759 ( + 1762)

-Jean Marie Rapatel, chirurgien juré en 1742 (+ 1743)

(gendre de Me Jean Toulmouche Sieur de la Pierre, chirurgien royal )

-Me Bertrand Becherel, Sieur de la Vallée, chirurgien en 1743 (+ 1743)

-Me Claude Brisbart, maitre chirurgien en 1755

-Noble homme François Issaly maître chirurgien en 1763

-Jean Baptiste Garnier chirurgin juré en 1765

-Maitre Julien André Martin Taburet, chirurgien juré en 1773

-Mathurin Leclerc, officier de santé en 1815.
 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 21:50

Inhumations diverses

 

Il était courant que les inhumations aient lieu dans les églises, c'était une source de revenu supplémentaire que l'église acceptait. Dans l'église de Jugon subsiste une tombe aux armes de Christophe Rouxel, Sieur de Pérouze et de son épouse Jehanne Sauvaget. -voir ci dessous. Voici la liste des inhumations qui eurent lieu dans la seconde partie du XVIIe siècle.

 

 

 

 

-Janne Lamé, inhumée dans la chapelle du Rosaire en 1668

-Gillette Tardivel, inhumée dans la chapelle du Rosaire en 1669

-Julien Faudet inhumé dans la nef de l'église St Estienne en 1669

-François Deschamps inhumé dans la nef de l'église St Estienne en 1669

-Me Laurent Sohier inhumé en bas du choeur de l'église Notre Dame en 1669

-Anne Le peltier, inhumée dans la nef de l'église Notre Dame en 1669

-Jan Bourdonnais inhumé en la nef de l'église Notre Dame de Jugon en 1669

-Jacquemine Bagot inhumée au bas du choeur de l'église Notre Dame en 1669

-François Robert inhumé en la nef de l'église Notre Dame de Jugon en 1669

-Janne Glamart inhumée au bas du choeur de l'église Notre Dame en 1669

-Louise Lepage, inhumée dans la chapelle du Rosaire en 1669

-François Radier, inhumé dans la chapelle du Rosaire en 1669

-Guillaume Sébille, inhumé dans la nef de l'église Notre Dame en 1669

-Janne Louiaisel près l'autel St Estienne en l'église Notre Dame en 1669

-Gilles Le Mée , inhumé dans la chapelle du Rosaire en 1670

-François Orieux, inhumé dans la chapelle du Rosaire en 1670

-Julien Macé, au bas de la nef de l'église Notre Dame en 1670

-Guillemette Huet inhumée dans le choeur de l'église Notre Dame en 1670

-Marc Louaisel inhumé dans la nef de l'église Notre Dame en 1670

-Ecuyer Guillaume Le Leuvroux, choeur de l'église Notre Dame en 1670

-Françoise Carcomel, dans la nef de l'église Notre Dame en 1670

-Janne Fourré, dans la nef de l'église Notre Dame en 1670

-Thomas Carroger, inhumé dans la chapelle du Rosaire en 1670

-Jan Lescuyer, au bas du choeur de l'église en 1670

-Renée Hingant, inhumée dans la chapelle du Rosaire en 1670

-Louys Bizeul, dans le choeur de l'église en 1670

-Perrine Brexel, dans la nef de l'église Notre Dame en 1670

-Gilles Guérin, au haut du choeur de l'église en 1670

-Julienne Salmon, dans la nef de l'église Notre Dame en 1670

-Mathurine Lelandais, dans la nef de l'église Notre Dame en 1670

-Louyse Orieux, proche le balustre du grand autel de l'église Notre Dame en 1670

-Jacquemine Hacquin, dans le choeur de l'église en 1670

-Gillette Nicole, proche le bénitier de l'église de St Estienne en 1670

-Jan Nicole, soulz la tombe proche la muraille près l'autel de St Laurent en 1670

-Bertrand Collet, soulz une tombe près l'autel de St Laurent en 1670

-Christophe Lacoste, soulz le marchepied de l'autel St François en 1670

-Perrine Goudien, dans la nef de l'église Notre Dame en 1670

-Jan Orieux, soulz une tombe près l'autel de St François en 1670

-Héleine Jacob, dans le rosaire en 1670

-Françoise Girard, dans le bas de l'église en 1670

-Catherine Poinsu décédée à Lhospital dudit Jugon «proche les sainstes fons» en 1670

-Janne Brexel, proche l'autel de l'église nostre dame en 1670

-Gillette Lescuyer, «proche les sainstes fons» en 1670

-Jan Garnier, «proche le grand portail» en 1670

-Pierre Laisné, proche l'autel St François en 1671

-Petronille Rouxel, proche les degrez du grand autel en 1671

-Louise Jamin, au bas du choeur en 1671

-Jan Ducoust, soulz une tombe proche le ballustre du Rosaire en 1671

-Alain Desprez, proche du rosaire en 1671

-Héleine Orieux, au bas du choeur en 1671

-enfant Bizeul sous le banc de la veuve du sieur de la Martinaye en 1671

-Jan Pehuet, dans le choeur en 1671

-René Labbé, proche la Grand porte en 1671

-Jacques Primo, proche le bénitier du bas de l'église en 1671

-Louise Liou, dans le choeur en 1671

-Anne Leffroy, dans le bas du choeur en 1671

-Jan Choppilart, dans le bas du choeur en 1671

-François Brunet, dans le rosaire sous une des tombes du Verger en 1671

-Jan Petibon proche le tronc de St Etienne en 1671

-Julienne Leffroyt, dans le bas du choeur en 1671

-Claude Josse au bas de l'église en 1671

-Jan Garnier au bas de l'église en 1671

-Jacques Prime, au bas de l'église en 1671

-François Robert, au bas de l'église proche le bénitier de la porte en 1671

-Gilette Bizeul au dessous du banc de la demoiselle de la Martinays en 1672

-Janne Deshaye, dans le choeur en 1672

-François Jacob, dans le bas du choeur en 1672

-Jacques Connelle dans le bas de l'église auprès de l'image du Crucifix en 1672

-Julienne Barbé, chapelle du Rosaire en 1672

-Claude Balan, au bas de l'église en 1672

-Catherine Labbé, au bas de l'église en 1672

-Louis Dupuis, dans le bas du choeur en 1672

-Guillemette Masson «pauvre femme » proche le bénitier en 1672

-Gillette Dubois, dans le bas de l'église en 1684

-Gillette Testu, dans le bas de l'église en 1685

-Pierre Orieux, dans le bas de l'église en 1685

-TiennetteSalmon dans le banc de l'église en 1686

-Tiennette Raffray dans le choeur de l'église en 1686

-Héleine Le Laurens, dans le bas de l'église en 1686

-Françoise Felin, dans le bas de l'église en 1686

 

Le clergé de Jugon

 

A n'en pas douter la visite qui toucha le plus les paroissiens de Jugon fut celle de ce prédicateur dominicain Saint Vincent Ferrier vers 1410. Effectuant un périple à travers l'ensemble du duché il prêcha à Jugon avant de rejoindre Saint Malo. Les jugonnais se souvenaient ils de Charles de Blois lui aussi béatifié après sa mort. Le malheureux prétendant au trône présent à Jugon fut confronté à l'attitude d'un de ses ses sergents qui avait profité d'un aveugle jugonais et lui avait substitué son plat. L'aveugle ne pouvant plus disposer de quoi cuire ses repas s'en fut trouver Charles de Blois. Le duc ému de compassion, lui dit : « allez et  lui dites que je lui commandes de vous rendre vôtre plat ». L'aveugle s'en fut trouvé le sergent, mais le voleur refusa d'obéir et de rendre le plat, de nouveau l'aveugle retourna voir le duc qui cette fois lui confia l'un de ses gants : «allez retrouver l'officier et montrez lui mon gant, pour preuve que vous lui parlez de ma part» . Cette fois le chapardeur obéit et restitua le récipient. Après pareil effort, l'aveugle s'essuya le front sur lequel coulait la sueur, et c'est alors qu'il retrouva la vue ! Il en parla au duc de Blois, mais celui ci lui demanda de garder secret la chose...

-Me Jean Collas en 1646

-Me Julien Diveu en 1651

-Me Rochard en 1667

-Me Louis Deschamps en 1667

-Me Jan Louët en 1668

-Missire Louis Rouxel en 1668

-Me Jacques Lehérissé en 1669

-Me François Lambert en 1669

-Me Georges Lemée en 1669

-Me Guy Collet en 1669

-Me Julien Chevrel en 1671

-Me Charles Carré en 1671

-Me Mathurin Hervé en 1671

-Me Louis Rouxel en 1684

-Me Jan Robert en 1686

-Me Casimir Rouxel en 1686

-Me François Sohier en 1713

-Me J. Salmon en 1713

-Me Nicolas Mauviel en 1741

-Me Joseph Collas en 1748

-Me Jean Sevoy, prêtre de la Congrégation des Eudistes en 1751

-Me Laurent Jean Lucas prieur de Jugon décédé en 1755

-Me René Soquet en 1758

-Me Chaux chapelain en 1759

-Me François Orieux, clerc tonsuré en 1762

-Me L Lemée en 1769

-Me Pierre Josse en 1769

-C Leguevel en 1769

-François Loisel, prêtre Religieux de l'Ordre des frères Pêcheurs en 1773

-Jacques Le Boucher, recteur en 1790

-Amice, recteur en 1790

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 19:54

 

 

 

histoire de la chapelle Saint Eutrope

 

En réalité ce porche remontant au XVIème siècle c"est ce qui subsiste de l'ancienne église construite au XIIIème siècle. Si on s'en réfère aux titres en effet le précédent édifice remontait à cette période. Eglise alors composée d'une nef et de deux bas côtés avec des piliers grossièrement travaillés et peu élevés et d'arcades en pierre de taille. Elle se composait du choeur dans lequel la famille seigneuriale de Langourla disposait de droit d'enfeus. Deux ouvertures d'inégales dimensions éclairaient le côté sud et formaient chacune un carré et au devant par une belle croisée en ogive qui avait une jolie forme de rosace en pierre. Monsieur Duval qui était attaché à la paroisse de Langourla en qualité de vicaire à la veille de la Révolution en 1789 atteste avoir vu exposé à la vénération publique sous les yeux de Monseigneur de Belcize, les reliques de Saint Eutrope, premier évêque de Saintes très bien conservées et enchâssées dans un bras d'argent, mais Palasnes de Champeau né à Saint Brieuc le 17 mai 1769 vint à Langourla avec les troupes qu'il commandait, il s'empara de ce précieux trésor ainsi que les ornements et l'argenterie de de l'église.

 

 

 

Outre l'enfeu des seigneurs de Couelan, nombre de notables disposaient de même droits moyennant versement d'un pécule variant selon l'endroit choisi, le choeur de l'église coûtait forcément plus cher que tout autre endroit. Ci dessous quelques noms relevés dans le registre :   

 

 

 

 

 

La chapelle Saint Eutrope, située à 75 mètres de l'actuelle église fut très probablement fondée par les Templiers dont la communauté était contigüe. Ce saint était vénéré le 30 avril et les pèlerins y affluaient pour obtenir la guérison de l'hydropisie connue à Langourla sous le nom d'enfle. Les pèlerins emportaient la terre de la chapelle et ensuite l'appliquait sur le malade pendant quelques jours puis était rapportée ensuite à la chapelle. Les statues anciennes de a Vierge Marie, de Saint Eutrope et de Saint Antoine ermite y ont été longtemps conservées. On découvrait une chapelle avec l'autel, le parquet du choeur, le lambris et les deux fenêtres latérales portant la date de 1833. C'est sous l'égide de Monsieur Duval que semblables travaux d'une valeur de 130 francs furent apportés à ce sanctuaire. Il s'opposa de toutes ses forces au sieur Charles et à quelques membres du conseil minicipal qui souhait acquérir cette chapelle pour en faire une école.

 

 

 

La tour est (3e cliché ci dessus) avec l'escalier conduisant aux cloches, cette escalier donnait aussi accès à la pièce du conseil. Le 21 décembre 1774, des voleurs s'emparèrent de la casse du conseil de la fabrique de Langourla, caisse contenant 10.000 à 12.000 livres, ce, après avoir forcé la chambre de la tour de l'église. Voir clichés suivants : salle du conseil de fabrique et la caisse pré-citée

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 19:44

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 14:24


 

Quelques professions exercées à Trédias au fil des ans...

 

Jean Le Roux, meunier de Trédias décédé en 1651

Jean Huet charpentier en 1793 à Dinametz

Jean Coulombel, couvreur d'ardoises 1793

François Hubert, tisserand à L'Hôstellerie en 1793

Julien Le Comte, tailleur d'habits à L'Hôstellerie en 1795

Julienne Chenu, filandière en 1795

Mathurine Leroux, filandière en 1795

Jean Piquet, menuisier en 1795

Jeanne Le Comte, filandière à Kermehen en 1795

Pierre Hamon, maçon à la Ville Neuve en 1809

Gilles Marchix, tailleur à la Ville Neuve en 1809

Jean Lecomte, menuisier à la Nouette en 1809

François Rebillard, couvreur à Hautes Croix en 1809

Francois Piquet, maréchal à L'Hôstellerie en 1814

Jean Pinson, maire de Trédias en 1814

Pierre Coulombel, charpentier à Trédias en 1820

Dominique Besnard, cordonnier à Lauridel en 1824

Julien, Jan & Jacques Carré, meuniers à Rocherel en 1824

Julien Renouvel, charpentier à la Pomeraie en 1824

François Boschel, bourrelier au Chenay en 1824 puis à la Chapelle en 1850

René Frouget, charpentier au bourg de Trédias en 1824

Pierre Fournier, maçon à Fredsac en 1824

Louis Chenu, tailleur d'habits au bourg de Trédias en 1824

Yves Volet, foulonnier au Moulin à Fouler en 1824

Pierre Quinquenel, 32 ans de La Chapelle tireur d'ardoises en 1835

Pierre Quinquenel, 42 ans de La Chapelle couvreur d'ardoises en 1835

Jean Tournatory, cordonnier à la Pommeraye en 1835

Pierre Lechantoux, maréchal aux Quatre Vaulx en 1835

Julien Plessix menuisier à Trédias en 1841

Marc Boschel, bourrelier à Kermehen en 1841

François Rouillé meunier au Doué Robert en 1850

Mathurin Gouault tailleur d'habits à la Chapelle en 1850

Joseph Lechantoux couvreur de pierre à la Chapelle en 1850

André Fournier tailleur d'habits à Fredsac en 1850

Henri Bourgeault maçon au bourg en 1872

Henri Lebreton cordonnier au bourg en 1872

Marie Ange Salmon, maréchal au bourg en 1872

Jean Louis Marye, tisserand à la Bouyère en 1872

Célestin Lehardy, tisserand à la Bouyère en 1872

Marie Ange Renouvel, menuisier à la Bouyère en 1872

François Rochard, tailleur d'habits à la Bouyère en 1872

Pierre Michel, tisserand à la Bouyère en 1872

Yves Renouvel, charon à la Bouyère en 1872

Joséphine Buglet, couturière à l'Hôtellerie en 1872

Louis Guillemot, 52 ans, maire de Trédias en 1872, habite au Doué Robert

Julien Simon, cantonnier en 1872, habite au Doué Robert

Joseph Coulombel, charpentier en 1872, habite au Doué Robert

Pierre Peltais, bedeau en 1872, habite au Doué Robert

Jean Marie Carré, meunier à Rocherel en 1872

Pierre Quinquenel, couvreur en 1872 à la Chapelle

Pierre Le Chantoux, maréchal à la Chapelle en 1872

Pierre Le Chantoux, couvreur à la Chapelle en 1872

Pierre Volet, meunier au Moulin à Fouler en 1872

Jacques Boschel, bourrelier à Kermehen en 1872

Jean Costuas, charpentier à Kermehen en 1872

Pierre Hamon, maçon à la Nouëtte en 1872

Victor Coquiou, charpentier à Launidel en 1872

Pierre Sébille, menuisier à la Sauvagère en 1872

Bazile Guitton, couvreur au Bignon en 1872

François Trousset, couvreur à la Ville Jouys en 1872

Pierre Etrillard, maréchal à Fredsac en 1872

Pierre Lavat du Chenay Villebart, tisserand en 1872

Ambroise Cocheril commerçant au bourg en 1886

François Trousset couvreur au bourg en 1886

Prudent Noël menuisier au bourg en 1886

Mathurin Guitton couvreur au bourg en 1886

Prosper Guinard menuisier au bourg en 1886

Jean Pierre Bonfils aubergiste au bourg en 1886

Marie Rose Bourgeault, couturière au bourg en 1906
 

 

 

 

Ancienne carrière de schiste près la Chapelle es Fougerays à Rocherel


 

Jean Baptiste Renouvel, menuisier au bourg en 1906

Anne Robert, commerçante au bourg en 1906

Joseph Deréac, menuisier au bourg en 1906

Victoire Nogues, commerçante au bourg en 1906

Marie Delois, couturière au bourg en 1906

Julien Plessix, boulanger au bourg en 1906

Constance Lebranchu, tailleuse au bourg en 1906

Célestin Guitton, menuisier au bourg en 1906

Mathurin Guillelot, menuisier à Dinamez en 1906

Célestin Guitton, menuisier à Dinamez en 1906

Jean Baptiste Guitton, menuisier à Dinamez en 1906

Victor Herbert, meunier à la Chapelle en 1906

Jean Marie Rousseau, meunier à la Chapelle en 1906

Pierre Gouault, meunuisier à la Chapelle en 1906

Auguste Garnier, marin habitant la Chapelle en 1906

Pierre & Eugène Hamon, maçons à Fredsac en 1906

Clémentine Demeurant, couturière à la Chapelle en 1906

Alfred Buart, maréchal à la Chapelle en 1906

François Troussel, couvreur à la Ville Jouys en 1906

Anne Marie Fournier, tisserande à Fredsac en 1906

Victor Fournier, cordonnier à Fredsac en 1906

Rosalie Bignon bergère à la Sauvagère en 1906

Françoise Benêt originaire de Plelan le Petit, débitante à la Brousse Besnard en 1906

François Hannier & Marie Revault, débitants à la Brousse Besnard en 1906

Julien Volet, meunier au Moulin à Fouler en 1906

Louis Gaudin, tailleur de pierres au Bas Champs en 1906

Mathurin Revault, originaire de Languedias, cordonnier aux Quatre Vaulx en 1906

Anne Desert lingère aux Quatre Vault en 1906

Jacques Macé, tisserand aux Quatre Vault en 1906

Jean Miriel de Kermehen marin en 1906

Paul Lechantoux du Chesnay Villebart marin en 1906



 

 

 

 

Eugène Alain maçon à la Douettée en 1906

Josèphine Bourgeault tailleuse au Doué Robert en 1906

Pierre Renouvel cordonnier au Doué Robert en 1906

Yves Marie Devrand maréchal au Doué Robert en 1906

Louise Marie Devrand, tailleuse au Doué Robert en 1906

Henri Moisan, charron au Doué Robert en 1906

François Renouvel charron au Doué Robert en 1906

Pierre Renouvel charron à la Bouillère en 1906

François Renouvel charron au bourg en 1886 et à la Bouillère en 1906

Caroline Rouillac, blanchisseuse à la Bouillère en 1906

 

L'école

 

Une assignation par ordre religieux le 20 mai 1554, à Me Guillaume Le Clavier maître d'école au bourg de Trédias. L'école mixte comptait 34 élèves en 1850. C'est au village de la Bouillère qu'une première école fut créée

instituteurs en 1872 :

Françoise Guillemot est institutrice à Trédias en 1872; (école publique) : Pierre Jean Diverrez, originaire de Pleyben, 34 ans

instituteurs en 1886 :

Anne Ruello, 35 ans, institutrice

instituteurs en 1906 :

Anne Joncour, originaire de Gouézec, 37 ans, institutrice en 1906; (école privée) : Emma Legoas, originaire de Louargat, 26 ans, institutrice en 1906, Marie Françoise Chevalier, originaire de Broons, 45 ans, institutrice en 1906


 

Au temps où les individus étaient pareillement prénommés au sein d'une famille

 

 

Pierre Renouvel le jeune en 1711

Pierre Renouvel l'ainé en 1711

René Labbé l'ancien en 1735

Pierre Touzé l'ancien en 1736

Pierre Moysan l'ancien en 1737

Julien Dauly l'ancien en 1738

Pierre Touzé le jeune en 1738

Jullien Cocheril l'ancien en 1739

Julien Poilvé l'ancien en 1746

Noël Renouvel le jeune en 1746

Noël Renouvel l'ancien en 1746

 

 

familles présentes à Trédias au XVIIème siècle :

 

Coulombel, Chenu, du Bouays, Renouvel, Michel, Réhel, Pinczon-Pinson, Lecoimte-Lecomte, Le Roy-Le Roi, Fontaine, Quinquenel, Bourgeault-Bourgault, Jamet, Bondin, Touzé, Bellangier-Bellanger, Paumier-Paulmier, Damet, Roland, Hanry-Henry, Dybeart-Dibard, Pouhal, Regnault, Gervaisse-Gervaise, Aubry, Lucas, Cillart, Richard, Donne, Santier, Robert, Legou, Estienne, de la Haye, Petit, Thébault, Le Chantoux, Le Chevastrier-Lechevaitrier, Mouassan-Moisan, Bénard-Besnard, Bourion, Huet, Cotua-Costas, Hirel, Perriniaux, Benoist-Benoît, Pargaz, Bogaz, Guichart, Leclerc, Poyllevé-Poilvé, Le Barbier, Demeuran(t), Plesy-Plessix, Rondel, Salmon, Rebout-Reboux, Brochu, Desnaux-Desnos, Basil-Bazil, Poignant, Nouel-Noël, Arselin-Arcelin, Les Huetz, Bellebon, Martel, Aubin, Hédé, Le Braix-Lebret, Lehardy, Desvaux, Leroux, Lambert, Fournier, Lorand, des Vaulx, Pailleray, Audren, Louessart, Hamonic, Paizou

 

 

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