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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 22:23

 

Les perquisitions

 

 

Une conjuration est découverte à la Fosse Hingant, une lettre est interceptée mettant en cause le vice président du district de Broons : Michel Alain Picot de Limoëlan, pourtant au départ celui ci était très sensible aux réformes agraires, mais semble-t-il sous l'influence de sa famille...Il sera guillotiné le 18 juin 1793. Une autre famille inquiétée : la famille Tirel de la Martinière. La lettre de Sylvie Tirel fut interceptée, elle faisait état d'une messe clandestine célébrée à Brondineuf et à laquelle la ditte Sylvie Tirel était conviée, Sylvie Tirel fille du président du district ! Le couple de notable et leurs deux filles Sylvie et Monique assistèrent à la perquisition menée par les citoyens Onfray et Ribault du district. La famille Tirel, Marie Doré une de leur domestique et Julienne Leroux furent emprisonnés à Lamballe, puis à St Brieuc. Ils ne seront libérés et ne pourront revenir à Broons que 4 mois plus tard. A Cambel, c'est le sieur Pierre du Rocher qui est inquiété, car soupçonné d'entretenir des liens avec les chouans et de détenir des armes appartenant à son père : feu écuyer Bon Jean du Rocher (voir La famille du Rocher - Le manoir de Cambel à Broons) époux de dame Roze de Gaudemont

 

la chouannerie.


 


 

Les mesures prises contre le clergé incitèrent nombre de paysans à rejoindre les clandestins hostiles aux réformes en cours, des divisions comprenant près de 15000 à 16000 combattants divisées en 7 divisions. Dès 1791, le marquis de la Rouërie (voir Deux grandes figures bretonnes et leurs demeures....créée l'Association bretonne, organisation clandestine. Ici et là de grandes figures de l'armée royaliste opère : Georges Cadoudal (voir Deux grandes figures bretonnes et leurs demeureset ses troupes royalistes menaçaient la jeune république et un attroupement menace le district de Broons :

-Boishardy (voir un chef chouan nommé Boishardy - Deux grandes figures bretonnes et leurs demeurescanton de Lamballe pendant l'Insurrection de 1799, A. Botrel, page n°1 ) dont les troupes opérèrent sur le Méné et s'emparèrent de Jugon

-Pierre Robinault de St Régent (voir histoire de Lanrelas, page n° 15 -histoire de Lanrelas, page n° 13 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 1Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 2 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 3 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 4 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 5 - Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent, page n° 6), originaire de Lanrelas, chef chouan ennemi implacable de la République, chargé d'organiser la chouannerie dans le district de Broons.

-Joseph Picot de Limoëlan (voir Notes sur la famille Picot, page n° 4 - Portraits peints par Joseph Picot de Limoëlan) dit Tape à mort

 

 

 

1795 : les chouans se battent dans le bourg de Caulnes, brûlent les archives de Lanrelas et y tuent le curé constitutionnel Gabriel Mauny (voir Lanrelas au cours de la Révolution). Yvignac : prise du château mais les dragons de Lamballe les refoulèrent. Cette même année à Sévignac, on signala une incursion chouanne dans le bourg, idem à Mégrit. St Gilles du Méné, aux confins du district, ils s'emparent du courrier du district et brûlent les archives municipales mais les troupes républicaine réagirent et massacrèrent le personnel du château de Bocenis propriété de Legris Duval, chef chouan. Sous son égide en ce lieu isolé de la Mirlitantouille (voir l'affaire de la Mirlitantouille à Plémy. - l'affaire de la Mirlitantouille à Plémy, page n° 2. - La Mirlitantouille devenue la Tantouille) ou les troupes avaient élus domicile

-1796 : ils assassinent le juge de paix de Plénée

-1797 : les chouans livrent bataille à Plumaugat (voir histoire de Plumaugat : la période révolutionnaire, page n° 2)  

-1799 : le secrétaire de la municipalité de Langourla pillé (voir la période révolutionnaire à Langourlas).

 

 

 

 

 

Au directoire des Côtes du Nord on note : « Nous avons appris que le district de Broons étoit sérieusement menacé, et nous y avons envoyé 75 préposés aux douanes, sous le commandement de l'inspecteur général, le séjour dans ce district a produit le plus heureux effet...» Aussi en octobre novembre 1798, les républicains formèrent des colonnes mobiles qu'ils dépêchèrent dans les départements du Finistère, du Morbihan et des Côtes du Nord afin de contrer toute percée des troupes chouannes. 500 hommes étaient cantonnés dans la ville, à même les halles confisquées au seigneur de St Pern. «j'ai exterminé et presque entièrement détruit les chouans qui ravageaient les districts de Saint Meen, Broons... » voici ce que le général Vachot écrivait au général Moulin, mais en réalité, la situation est loin d'être réglée...Sur le Méné, aux alentours de Goméné et de Ploeuc : la fameuse affaire de la Mirlitantouille en 1799 point d'orgue de l'épopée chouanne. Il fallut attendre le début du XIXème siècle pour voir le calme revenir.


 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:53

 

 

La Croix Bily

 

 

Face à la rue de Pedenhouet : la Croix Billy, lieu où siégea le district de Broons à partir de l'arrière saison, dans une bâtisse louée au sieur Bonnet

 

 

 

Évocation de la Croix Bily ci-dessus

 

En réalité le manoir de la Croix Bily était situé Place du docteur Laurent, ce fut la propriété du chirurgien Guillaume Bouvier.

 

 

Le District de Broons


 


 

Le district de Broons comprendra les communes de Broons, Sévignac & Rouillac (canton de Broons); celles de Langourla, Eréac, Mérillac, Saint Jacut du Méné, Saint Gilles du Méné (canton de Langourla); Plumaugat, Lanrelas& Saint Launeuc (canton de Plumaugat); Merdrignac, Gomené, Saint Vran (canton de Merdrignac); Le Gouray, Collinée & Saint Goueno (canton du Gouray); Plénée Jugon, Tramain & Dolo (canton de Plénée Jugon); Caulnes, Saint Jouan de l'Isles & la Chapelle Blanche (canton de Caulnes); Mégrit, Trémeur, Trédias & Sainte Urielle (canton de Mégrit); Trémorel, Le Loscouët sur Meu, Illifaut (canton de Trémorel).


 


 

Afin d'effacer toutes les traces rappelant l'ancien régime, l'Assemblée Constituante décida de la création des départements. En janvier 1790 celui des Côtes du Nord sera dessiné. La superficie des départements comme le souligne Éric Havel était définie de telle sorte que chaque citoyen puisse se rendre à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum. Cette circonscription fut divisée en neuf districts où furent mis place les tribunaux remplaçant les juridictions de l'ancien régime. Broons sera chef lieu d'une de ces circonscriptions, mais aussi d'un des cantons en résultant. Le district de Broons verra le jour en juillet 1790, l'abbé Charles Rathier, pourrait avoir orienté pareil choix. Ce district composé de douze membres sera mis en place le 19 juillet 1790 en la chapelle de la Madelaine (ci-dessous):  

 

 

 

 

 

 

-Maître Henry François Tirel (voir Généalogie de la Famille Tirel de la Martinière, par le docteur René Benard) sera élu en tant que doyen de l'assemblée président du district de Broons, voici les noms de quelques personnalités qui siégèrent au district de Broons :

-Michel Alain Picot de Limoëlan seigneur dudit lieu (voir Notes sur la famille Picot, page n° 1 - la seigneurie de Limoëlan à Sévignac et ses possesseurs, page n° 1 - Michel-Julien-Alain Picot de Clorivière décrit par le Marquis de Carné-Trécesson - Un gentleman-farmer breton au XVIIIe siècle : Michel-Alain de Limoëlan (1734-1793) par André Rayez), fils de Michel Julien Picot de Clorivière, armateur Malouin et maire de Saint Malo et de Thérèse Trublet. Sera élu vice président du district (ci dessous)

-Jacques Picquet, procureur-syndic

-Guillaume Goudelin (voir Guillaume Goudelin, député à la Convention), administrateur du district, originaire de Sévignac

-Bertrand Béchu (voir histoire de Broons, page n° 13), membre du directoire du district, il en démissionna en 1791

-Guy-Pierre Duval, sieur de la Touche (voir histoire de Plumaugat : la période révolutionnaire, page n° 2 - Les villages de Plumaugat, page n° 8), juge de paix de Plumaugat devient receveur-trésorier du district & juge du district jusqu'en 1791

-Pierre Gillet, du canton de Trémorel

-Jean Morin, du canton de Mégrit

-Jean Regnault, ex-maire de Langourla  (voir les villages de Langourla, page n° 3), nommé juge de paix : 12 pluviôse an VI

-Jean François Guyomart, ancien avocat en charge à Plénée quitta le directoire en octobre 1791

-Pierre Morin, natif de Médréac, vicaire de Merdrignac

-François Maurice, du 18 novembre 1790 au 15 avril 1795

-Pierre Texier, du canton de Caulnes

-André Lemoine, greffier municipal de Broons élu secrétaire du directoire du district

-Guillaume Collin, qui fut professeur de Rhétorique au collège de Saint Brieuc, puis vicaire et maire du Gouray

Le commandant Menin, sera nommé fonctionnaire et contrôleur des actes de la ville de Broons.

 

Les priorités de cette assemblée seront le développement économique, et l'amélioration des services sanitaires. Le 7 août 1790, le tribunal viendra se mettre en place en cette même ville de Broons. Y siégeront :

 

-Jacques Gabriel Buart, devient premier juge & président du tribunal

-Mathurin Thébault, de la Chauvinais à Yvignac

-François Joseph Marie Couëssurel de la Brousse né à Rennes le 6 septembre 1741, licencié ès lois en 1762, devint avocat en 1763, puis procureur de Moncontour de 1765 à 1790 et devint juge du district de Broons de 1791 à 1795

-Louis-Pierre Hervard, juge au tribunal de Broons nommé le 18 brumaire an VI- 8 novembre 1797

-Jacques Huart, suppléant à la même date

-François Henry Tirel -fils du Président du district Maitre François Henry Tirel

-Julien Yves Touzé, greffier

-Jean Baptiste Roumain de la Touche Mauron, commissaire provisoire du roi (remplacé par Esprit Michel Cartel)

-Guillaume Goudelin, accusateur public

-Pierre Marie Gallet huissier

-Jean Marie Debon huissier

-Joachim Guillemoto huissier

-François Duhoux huissier

-Jacques Mathurin Desbois, commis au greffe

-Jacques Huart, suppléant

-Guillaume Gilbert (voir histoire de Broons, page n° 19) pour sa part recueillera le poste de juge de paix pour le canton de Broons.

 



 

-Autres magistrats en poste à Broons :

 

 

-Jacques-Olivier Ribault, commissaire provisoire près le tribunal de district

-Louis Petitbon (voir histoire de Broons, page n° 18) Juge de paix Broons en 1810

-Pierre Blanchard, administrateur du district de Broons

-Sébastien-Charles Le Vittoux, notaire an V

-François Maurice(voir histoire de Broons, page n° 18) notaire an V

-Jacques Picquet, notaire an V-an VII

-Yves-Julien Touzé, notaire an V-an VII

-Louis Deniau, commissionnaire du district de Broons pour le transport des lois

Joseph-Amaury Onfray-Plessix administrateur du district de Broons, nomination : 12 brumaire an VII, juge de paix de Merdrignac

 

 

 

 

Quelques faits jugés par le tribunal de Broons

 

 

 

(d'après données fournies par les Archives départementales des Côtes d'Armor)

19 octobre 1791 -Bris de clôture à la prison de Broons

19 décembre 1791. -Mort suspecte de Joachim Le Feuvre à Broons, âgé de 70 ans, il était veuf de Françoise Renault et avait épousé en seconde noce Véronique Réglard. Il fut inhumé le lendemain par Joseph Cartier, vicaire.

15 décembre 1792. -Vol à Broons : Jacquemine Rault, femme Géret, de Sévignac

16 mai 1793. -Outrage au maire de Broons : Lamellière et Sautrain, du 11e bataillon de Paris ; le second, acquitté

21 janvier 1794 -Propos contre-révolutionnaires à Broons : Duval, soldat du 15e bataillon de l'Orne, détenu jusqu'à la paix

4 juin 1794 -Coups et blessures à Broons : Baril, laboureur; acquitté

18 mai 1795. -Vol au presbytère de Broons

14 août 1795 -Embauchage pour les chouans à Broons Le Clerc, domestique

16 septembre 1795. -Refus d'argent au coin, de la République : Béchu, homme de loi à. Broons

23 septembre 1795. -Vol à Broons

21 mai 1796 -Refus de quitter la France : Richard, prêtre à Broons, Huquet, prêtre a Eréac ; enfermés comme vieillards

5 novembre 1796. -Meurtre de Guillaume Jézéquel. à Broons : Richard, laboureur ; acquitté

6 novembre 1796. Coups et blessures à Broons : Chenu, laboureur à Trémeur, sa femme, acquittée

7 novembre 1796. -Vol à Broons : Tournevache, meunier à Plumaugat, refus de comparaître en justice

 

 



Mise en vente du bien public

 

 

Outre le bien confisqué aux exilés royalistes qui fut vendu : la Ville Morel à René Baudry, le Bois Passemalet fut acquis par un autre membre du district : André Lemoine mais celui ci revendra le domaine à Claire de Bénazé pour ses enfants mineurs, les sanctuaires subirent pareil sort : la chapelle de St Malo des bois acquise le 11 avril 1791 par Pierre Guy Duval, trésorier du district & juge du district jusqu'en 1791; celle de Lesliens (voir Broons : chapelle de Leslians), vendue le 7 septembre 1798 aux citoyens Pierre Haguet & Perrine Regnier de Broons; celle de Cambel subira pareil sort mais sera restituée à la fabrique après la Révolution; la métairie de la Ville es Sébille fut acquise par le franc maçon François Joseph Marie Couëssurel, juge du district de Broons de 1791 à 1795 et futur député aux Cinq Cents. Au regard des ventes, on observera que la plupart des acheteurs étaient les nouveaux représentants du pouvoir républicain : Touzé, Buart, Binart... Ce sera en partie l'une des raisons du vent de révolte qui touchera Broons. L'autre raison sera la levée des troupes par la Convention avec tirage aux sort des jeunes recrues, cela engendrera en 1792 d'autres sources de discordes, d'autant que ceux qui s'approprièrent les domaines confisqués aux nobles bannis évitèrent que leurs progéniture ne fut désignée pour aller combattre dans les troupes républicaines. Enfin, en 1793 la contrainte faite aux religieux d'abjurer leurs voeux, l'abolition des fêtes religieuses et la fermeture des lieux de cultes seront à l'origine de revirements importants.

 

 

 

le clergé

 

 

Natif de Ploërmel, Joseph Chartier fut nommé vicaire à Broons en 1785. En l'absence de missire Charles Rathier (voir histoire de Broons, page n° 8), retenu aux Etats Généraux puis à l'Assemblée Nationale constituante le sub-curé Chartier montra son attachement à la religion catholique, et fut le premier ecclésiastique du département à s'insurger contre le devoir de serment à la Constitution Civile. L'embarras de la municipalité de Broons fut tel qu'elle écrivit au ministre Pierre Guignard, Président de l'Assemblée Nationale. L'abbé Chartier refusa naturellement de s'assermenter et continua à publier des bans de mariage. Le Directoire départemental des Côtes du Nord, l'abbé Chartier fut arrêté et conduit à Dinan, puis déporté à Jersey le 18 septembre 1792. Au mois d'avril 1793, il se trouvait à Porthmouth, indigent et contraint à la charité pour subsister. Il mourut en Angleterre. François Picouays quand à lui natif de Saint Juvat, arriva en 1790 à Broons pour remplacer l'abbé Rathier. Comme son homologue, il refusa de s'assermenter et alla jusqu'à lire en chaire un bref du Pape Pie VI. Cela lui valu une descente en son presbytère des officiers municipaux de Broons à la tête desquels se trouvait le maire Claude Bouvier. Invité à s'expliquer il demeura muet, sommé de donner aux autorités un accès au presbytère, il refusa catégoriquement ! Le 26 octobre 1792, l'abbé Picouays avait lui aussi clandestinement gagné l'Angleterre. Bénéficiant de l'amnistie en 1803 il revint à St Juvat où il devint prêtre. A Mégrit, Lanrelas Trémeur des meurtres furent commis sur le clergé

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:31

 

Cet hôtel particulier, datant du XVIIIe fut habité par la famille Béchu. Les actes mentionne parfois l'endroit comme château de Pedenhouet. La gentilhommière comprend neuf travées, dont l'avant corps central percé d'ouvertures cintrées est surmonté d'un frontispice triangulaire percé d'un œil de bœuf.

 

 

 

La prestigieuse famille Béchu qui donna à Broons son premier maire

 

Jean Béchu Sieur de la Rivière, se maria le 13 juillet 1656 en l'église de Guenroc (voir L'église de Guenroc en images) avec Perrine de Saint Jean fille de Charles de Saint Jean Sieur de la Bouexière et Renée du Lattay, étaient présents à la bénédiction Me Henri Le Tournoux et de sa compagne Marie de Saint Jean, damoiselle Thomasse Dugré, la bénédiction fut effectuée par missire Pierre Rehauld. Maître Jean Béchu, sieur de la Fontaine remplissait la charge de Sénéchal de Broons, avec son épouse Perrine de Saint Jean, ils s'établirent à la Chapelle Blanche. C'est là qu'y verront le jour leurs quinze enfants. Le « puisné » prénommé Mathurin, fut baptisé le 26 mars 1673 par missire Orial, il épousa damoiselle Jacquemine Prévost. Noble homme Jean Béchu en son vivant Sieur de la Rivière, Sénéchal des juridictions de Broon(s) Beaumanoir mourut septuagénaire et fut enterré le 13 avril 1705 dans la chapelle du Rosaire en l'église de Broons en présence du recteur de Sévignac, «escuyer» Claude Roland Sieur du Noday (voir histoire de Trémeur : le manoir du Noday), «escuyer» Louis Eustache Le Leuvroux Sieur du Boys Passemalet (voir Histoire de Broons : manoir du Bois Passemalet - Le Bois-Passemalet à Broons), Janne Béchu sa fille et plusieurs autres personnes. C'est Missire Claude Sevizay alors recteur de la paroisse qui procéda aux funérailles. Perrine de Saint Jean était décédée sexagénaire le 12 octobre 1699 et avait été inhumée aussi dans la chapelle du Rosaire.

 

 

Maître Mathurin Béchu et damoiselle Jacquemine Prévost, sieur et dame de la Villaucorgne eurent pour héritier * René Jullien Béchu qui fut baptisé le 4 février 1693 en l'église de Broons par missire Claude Sevizay déjà recteur de la dite paroisse, le chérubin sera tenu sur les fonts baptismaux par «escuyer» René Prévost sieur de Beaumont et demoiselle Julienne de la Motte dame de la Vallée (voir La seigneurie de la Vallée à Plumaudan). Les parents de l'enfant, titrés de nobles gens ont déjà un certain statut social, sans nul doute que le berceau de la famille Béchu soit la paroisse de Lanrelas ou celle de la Chapelle Blanche. En bas de l'acte de baptême des noms prestigieux : Anne de Saint Jean, Clarize Tournatory... René Jullien Béchu épousa Anne Madeleine Le Mareuil elle même issue d'une lignée imprégnée dans la magistrature. Maître Julien Béchu Sieur des Hayes après de brillantes études devint avocat au parlement de Bretagne, alloué de Broon (voir histoire de Broons, page n° 7), Sénéchal de Brondineuf (voir La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 1La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 2La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 3), du vicomté de Quérinan (voir l'histoire de Mégrit, page n° 4Le Manoir de Kérinan en Languédias) & de la seigneurie d'Yvignac (voir les possesseurs de la seigneurie d'Yvignac)  conseiller du Roy et son juge des eaux et forêts de Boquen (voir l'abbaye de Boquen, page n° 10), lieutenant de Broon et sénéchal du comté de Couelan (voir Le château de Couellan en Guitté). C'est sans nul doute à ce personnage que les Béchu durent leur prestigieuse ascension sociale, il s'éteignit en 1762 : « Le corps de Maistre Julien René Béchu avocat en parlement, alloué de Broon, Sénéchal de Brondineuf, du vicomté de Quérinan, Yvignac et plusieurs autres a été âgé d'environ soixante dix ans a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le dix huit may mil sept cent soixante deux étant mort le jour d'hier à sa Maison de Pedanhouet, présen(t)s Messire Haquin, Bellanger, Du Rocher et plusieurs autres personnes de considération ». C'est sous la plume de missire Bellanger alors recteur de Broons que fut rédigé l'acte de décès du prestigieux personnage qui cumulait les charges. Sa femme Jacquemine Prévost mourut le 27 avril 1701 et fut pour sa part inhumée en présence des recteurs de Sévignac et de Lanrelas dans la chapelle du Rosaire en l'église de Broons(voir histoire de Broons : l'ancienne église). Leur fils aîné prénommé Bertrand fera un parcours aussi remarquable que celui de son père et recueillera la charge de juge des eaux et forêts de Bosquen, il fut aussi avocat au Parlement de Bretagne (voir Le Parlement de Bretagne en images)  & sénéchal de Caulnes, Lanrelas & Brondineuf. La soeur de Bertrand prénommée Anne Mathurine Pélagie Emilie contracta pour sa part une remarquable alliance à Broons le 17 octobre 1747 en épousant Noble maître Jérôme Geffrelot Sieur de Pontrenant avocat au parlement lieutenant du duché de Penthièvre pairie de France au siège de Moncontour fils majeur de défunt noble maître Mathurin Geffrelot Sieur de Pontrenant vivant aussi lieutenant de la ditte ville de Moncontour. La bénédiction leur fut accordée par missire Julien Anne Béchu recteur de la Chevrolière du diocèse de Nantes certifie avec le consentement de missire Louis Touzé sieur curé de cette paroisse. Maistre Julien René Béchu avait aussi pour fils : Gabriel-Gabriel-Marie Béchu mort âgé de 18 ans en 1743, Missire Julien Anne Béchu recteur de Mouzillon & Missire Mathurin Béchu, nommé recteur de Guitté en 1732, date à laquelle le synode de Saint Servan le désigna comme député pour le clergé. Il fut à l'origine de la construction de la chapelle de St Mathurin en Guitté à partir de mars 1744. Homme d'un grand tempérament, il démissionna successivement des cures de Bréal et de Saint Jean des Guéret pour revenir à Guitté en 1750Pour sa part, Bertrand Béchu noua alliance à Lanrelas (voir histoire de Lanrelas, page n° 27) le 30 juillet 1759 avec Françoise Antoinette Rouault, fille de deffunct Joseph sieur de la Vallais, procureur à la Cour et de Damoiselle Françoise Perrine Hamel, du diocèse de Rennes. Au nombre des assistants : Jérôme Geffrelot, lieutenant de la juridiction de Moncontour (voir à travers la ville de Moncontour - le site défensif de Moncontour, page n° 1 - le site défensif de Moncontour, page n° 2) et beau frère du marié, Jean Rouault, avocat et frère de la mariée, autre Jean Rouault sénéchal de Lanrelas et oncle de la mariée, François Forcoueffe, sénéchal du Rochay & de Guillerien. Établi à Broons, le couple eut neuf enfants :

-Françoise Emilie Julienne Béchu, née à Pédenhouet le 12 octobre 1760 épousa en 1788 Victor Marie Moisan de la Villirouët à Plédéliac.

-Bertrand René Michel Béchu né le 1er mai 1762

-Julien Marie Béchu né le 9 septembre 1763 mort le 29 décembre 1765

-Jérôme René Michel Béchu né le 14 novembre 1764 -voir acte ci après

-Jean Baptiste Marie Anne Béchu né le 25 août 1767

-Henri Marie Béchu né le 20 août 1768

-Bertrand René Julien Béchu né le 12 octobre 1769

-Mathurin Joseph Béchu né le 20 février 1771

-Pierre Charles Béchu né le 30 juin 1773

«Jérôme René Michel Béchu fils du légitime Mariage de Noble Maistre Bertrand Emilie Béchu*, avocat en parlement, Conseiller du Roy et son Juge des eaux et forêts de Bosquen et de Dame Antoinette Françoise Rouault née le quatorze du mois de novembre mil sept cent soixante quatre, ont été parrain et marainne Noble Maistre Jérôme Jean Geffrelot, sieur du Quily avocat en la cour, lieutenant juge du Duché de Penthièvre au siège de Moncontour oncle propre de l'enfant par alliance et Demoiselle Renée Béchu demoiselle de Bouan sa grand tante et baptisé par moi soussigné le seize du même mois & an en présence des soussignés». Titré sieur de Lohéac*, Jérôme Béchu comme son père devint avocat au parlement de Bretagne, puis le 25 novembre

1788 à Mauron il épousa Marie Anne Bonamy, fille de Jean-Baptiste Bonamy de la Vi!le-au-Feuve, lui même conseiller général. Le seigneur de Lohéac mourut à Rennes le 8 mars 1839. Joseph Béchu de Lohéac, l'un des enfants du couple naquit à Ploermel (voir à travers la ville de Ploërmelle 12 décembre 1793, il fut avocat, conseiller & auditeur à la Cour royale de Rennes en 1816, il en devint substitut en 1820 puis procureur du roi à Vannes trois ans plus tard. Conseiller à la cour de Rennes en 1825 il démissionna en 1830 et mourut le 20 novembre 1880 en cette ville. Marie Anne Béchu de Lohéac, sa soeur, naquit le 19 avril 1797 à Rennes, elle épousa René Arnaud, Conseiller à la Cour Royale et professeur à la Faculté de Droit de Rennes. Marie Anne Béchu de Lohéac mourut le le 31 octobre 1839.

***La fille de Mathurin Béchu et Jacquemine Prévost : Marie Jeanne Béchu se maria à Broons le 6 février 1725 avec escuyer François Jean de Trémaudan (voir La famille de Trémaudan), d'Eréac (voir les villages d'Eréac, page n° 8) issu de la Maison de Carbéhault en la paroisse de Plénée.

***Loyac est un village situé près de la Ville Morel

«Noble homme Gabriel Le Mareuil octogénaire alloué et lieutenant des juridictions de Broon et de Beaumanoir mourut en sa maison de Pedannouet dans la communion des fidèles le dixième décembre mil sept cent trente et un son corps fut inhumé le lendemain devant le Rosaire présents Mathurin Tardivel Jean Gautier Jean Le Ray Mathurin Buglet qui ne signent ». Signature: Françoys Thé


 

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:16

Rue de Beaumanoir

 



 

Rue très fréquentée au Moyen Âge, elle n'est pas sans évoquer le compagnon d'armes de du-Guesclin : Beaumanoir.

 

 

 

 

« Anne Gaultier octogénaire mourut dans la co(mm)u(ni)on des fidèles Rue Beaumanoir le cinquieme janvier mil sept cent trente et un et fut inhumée dans l'église le lendemain, présents Pierre, Louise et Julienne Lorêt ses enfants qui ne signent ». Signature : Franç(oys) Thé.

 

 

 

 

Pedenhouët

 

 

« Mathurin Lebreton âgé de six ans se noie dans la fontaine de Pedannouet* le jour de st Jan mil sept cent trente et un son corps fut inhumé le lendemain dans le cimetière en présence de Pierre Le Breton et Françoise Mitteul, ses père et mère »

Signature: Françoys Thé

 

 

Le lavoir de Pedenhouët

(le soubassement provient des anciennes halles de Broons)

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:56

 

 

 

Rue de la Croix Jouaux

 

 

 

 

 

Rue du Puits

 

 

 

Anciennement orthographiée rue du Puys, ou rue du Pur. Un puits existait encore au début du XIXème siècle. En observant le plan de 1799, on s'aperçoit qu'elle empruntait le tracé de l'actuelle rue de la Trinité, elle longeait ainsi les prisons de Broons.

 

 

« Pierre Jan Haguet fils de Gilles et Marguerite Chevalier sa compagne fut né dans la rue du Puit(s) le quatre septembre mille* sept cent trente deux et nommée le même jour par Pierre Davy qui a signé et Janne Richard et Baptizé par moy J Le Breton ». **ainsi orthographié

 


 

Le puits précédemment décrit à l'angle de la rue.

 

A l'angle de ce carrefour se dressait le four à pain, ban seigneurial ds seigneurs de Brondineuf, tous les habitants du quartier devaient y cuire leur pain.

 

 

 

 

Rue de Brondineuf


 

Une magnifique propriété en partie aménagée au début du XXème siècle à partir du corps de logis du château de Brondineuf.

 

 

 

 

 

Gendarmerie construite au cours des années cinquante et abandonnée vingt cinq ans plus tard

 

Rue des Portes Mares

 


 

Faut il y voir la forme bretonne de Porzh marv : la cour des morts comme certains le pensent où des éléments défensifs voisinant avec une douve ?

 

 

 


 

Rue du Vieux-Chemin

 

Sans doute un chemin d'origine gallo romain, le lieu dit Buhen évoque sous une variante bretonne pareille origine.

 

 

 

Rue de la Croix Plate

 

Certain y voient une allusion probable à la croix de la Normandais. Face à l'actuel commerce bar-tabac se trouve un parking, des marches donne accès à l'abside de l'actuelle église, jadis, elle donnait accès à l'ancien porche du précédent sanctuaire démoli vers 1895. Deux bâtisses occupaient ce parc de stationnement et sur les arrières à même l'enclos paroissial se trouvait un reliquaire dont il est précisé qu'au moment de la révolution il servait au corps de garde.


 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:41


Rue des Rameaux

 

 

-Anciennement désigné «pissepré», un chemin conduisait à l'ancien champ de foire de la Toussaint en un parcellaire nommé les Champs Plumés

 

 

 

Rue de la Glacière

terme issu du vieux français glaçouer : glisser

 

 

L'hypothèse a été retenue par Noël Brouard que sur les arrières de la place de Broons la rue de la Glacière et les environs immédiats occuperaient l'endroit où se tenait un donjon. Ce bastion était encadré de quatre tours séparées par des courtines. L'accès était situé côté soleil levant et un pont levis y était aménagé. La poterne d'entrée était défendue par deux canonnières et la cour centrale reposait sut une voûte à trois piliers en pierre de Guernesey *. remplies de terre avaient été arasées à 32 pieds du sol. Au cours du XIVème siècle on parle également des bourgeois de Broon qui eurent à subir des conditions difficiles lors de la défense de la place -Motte Broon, assiégée. Durant les guerres de la Ligue, Charles Ferron, sgr de Quénnar à Sévignac est capitaine de la Motte Broon. Voici les dédommagements reçu par les défenseurs du lieu : «30 hommes de pied pour ung mois; lieutenant : 11 écus; sergent : 6 2/3; 12 arquebusiers àà cheval : 5 écus chacun et 18 desdarquebusierss: 4 écus. Cy : 149 écus 2/3 . Somme : 502 écus 2/3 ». Eustache Ferron, frère du précédent fut gouverneur de la ville de Broons en 1607

 

 

 

 

Donjon de la rue de la Glacière (ici le modèle de Vincennes) pont levis au sud

 

**en réalité elle provenait de Languédias.

 

 

 

détail d'un des piliers qui se trouvaient à l'intérieur de la cour au nombre de trois et mascaron à proximité du lieu

 

 

 

 

 

Modeste demeure rue de la Glacière dans laquelle les soeurs Lemarchand prodiguèrent des soins aux nécessiteux. C'est aussi rue de la Glacière que se trouvait la maison aujourd'hui disparue où les soeur Lemarchand prodiguèrent les premiers soins avant la fondation de la communauté Ste Marie. D'une famille de notable-voir article ci-dessous, de la Louise et Laurence Lemarchand furent remarquées à partir de 1817 par l'abbé Fleury, nouveau curé. Les deux soeurs issues d'une famille de six enfants avaient émis le vœux de rentrer à St Thomas de Villeneuve à Lamballe, l'abbé Fleury leur suggère de rejoindre la Congrégation de la Providence chez les religieuses de Saint Brieuc, ce qu'elles accepteront C'est en 1826 qu'elles ouvriront dans la rue de la Glacière et y hébergeront des enfants pauvres, infirmes, parmi lesquelles une sourde-muette. Six ans passèrent et grâce à la générosité de leurs parents elles aménagèrent la Congrégation sise sur le terrain évoqué sur le plan de 1799 donné sous la référence de haut verger à Gabriel Marchant. En réalité, cet homme qui disposait ainsi de l'endroit désigné la Croix Rouge n'était autre que Gabriel Lemarchand, boucher de son état, marié à Guillemette Guilbert, grands parents des deux soeurs. Mathurin Lemarchand, père des deux religieuses épousa le 20 brumaire an VIII devant André René Lemoine président de l'administration municipale du canton de Broons : Louise Yvonne Françoise Miriel, fille de feu Yves Miriel et de Louise Jagu. Le couple s'établit au n° 176 sur le plan figurant ci dessous rue de la Croix Plate, endroit déjà possédé par les parents du jeune marié, ils y tenaient boucherie, lui et son épouse prendront la relève. Six enfants naquirent à leur foyer :

 

 

-Louise Ange Gabriel Lemarchand naquit le 8 vendémiaire de l'an IX de la République à 11 heures du soir.

-Mathurin Jean Guillaume né le 14 brumaire an X à 4 heures du matin

-Laurence Françoise Andrée Lemarchand naquit le 8 frimaire de l'an XII de la République à 3 heures du matin.

-Marie Louise Yvonne 1er février 1806 à 10 heures

-Victoire Françoise Florance, née le 22 novembre 1810 à 4 heures de l'après midi

-Judith Henriette Félicité née le 15 décembre 1812 à deux heures du matin

Amusant la lecture de l'acte de naissance de Judith Lemarchand, si les précédents actes précisaient que les parents étaient bouchers, cette fois, la mention de propriétaire est précisée, du reste, il semble qu'il dispose d'un ouvrier en la personne de Henry Sébille, âgé de 25 ans et ayant pour profession celle de boucher mentionnée en tant que témoin

 

 

Demeure familiale de la famille Lemarchand

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:22

Traversée de Broons, en l'an VII

(merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor)

Route de Brest à Paris

 

 

A l'angle de la rue de la Barrière et face à la ferme de Frilouze, l'endroit était appelé l'Artillerie; une charmante bâtisse blottie au fond d'une cour fut aménagée en d'autre temps par M. Guéguen, vétérinaire de profession. Une charmante porte cintrée, provenant d'une chapelle de Lanrelas (voir histoire de Lanrelas, page n° 29), perce le mur d'enceinte. M. Guéguen fut le premier à posséder un véhicule automobile dans le département des Côtes du Nord. A  mi côte de la Rue de la Barrière se dressait la  caserne de la maréchaussée de Broons, un endroit alors connu sous le nom de Haute-frontière (voir histoire de Broons, page n° 22). Quasiment à l'angle du Bellouard se trouvait vers 1799 une carrière très profonde et dangereuse pour le public :

«plusieurs gens ivres sont déjà tombés dedans ».

 

Cette carrière voisinait avec le haut verger à Françoise Miriel. L'embranchement adjacent est donné pour ruelle, en réalité il s'agit de l'amorce du Bellouard. La maison faisant l'angle donnée à François Rattier est «en madré écusson ard(oises)», entendons par là des ardoises très épaisses; des marches en donne l'accès, la proche bâtisse et le terrain adjacent sont donnés au même possesseur. Face à la carrière une vaste parcelle occupant l'emplacement de l'actuelleCommunauté, parcelle appartenant à Gabriel Marchant, ce terrain est désigné le champ de la Croix Rouge. * Face au Bellouard le chemin de Sévignac à l'angle duquel se trouve une maison, un hangar en paille y était accolé, l'ensemble et le verger appartenant à François Rattier, on observe aussi l'aire à battre servant jadis au travail de la paille de blé. Une mention est donnée au sujet de la rue (de la Barrière) : empierrement pavé

**Semble évoquer une origine gallo romaine

 

 

Rue de la Barrière

dite également Grand Rue

 

La rue de la Barrière est témoin des péages perçus, à l'époque médiévale. Noble homme Michel Quiniart, titré sieur de la Barrière en 1680. En 1789, un percepteur disposait d'un local au sein de bâtiments qui longeaient la route de Sévignac. En poursuivant notre rue de la Barrière une maison appartenant à la veuve de Mathurin Rattier, celle ci disposait de semblables bâtiments encadrant une cour. On devine ensuite l'entrée d'un chemin, la demeure de Henry Gillebert fils de Laurent apparaît ensuit sur ce plan de 1799 ainsi que l'amorce de l'actuelle rue des Rameaux connu vulgairement sous le nom de «pissepré», puis les constructions de Jean Touzé, Laurent Lorêt et Gabriel Marchand, Laurent Le Cerf, Jacques Tardivel, dont la demeure est située sur les arrières de celle de Laurent Lorêt. A l'angle de la bâtisse de celui ci l'arrondit d'un four, puis la maison Gabriel Marchand devant laquelle se dresse celle de Roch Gillouard, après, la maison de la veuve Navière et l'amorce de la rue du Vieux Chemin. De l'autre côté de la rue : une maison neuve, et suivent les édifices de François Rattier, Louis Soquet, Jacques Buart, Laurent Lorêt, Julien Duval et Yvonne Gautron, Madelaine Moysan et Gilles Gauvain. Une parcelle séparait la possession de ce dernier et celle de Thomasse Pillas veuve de Julien Bouvier, à l'angle, l'amorce de l'actuelle rue des écoles. Cette rue donne accès à la rue de la Glacière

 

 

 

 

Françoise Anne Gauvin fille de Claude Gauvin et de Marguerite Henry sa compagne fut née à la Barrière le septième d'aoust mil sept cent trente et un...  

 

 

 

Rue du Bellouard

 

 

 

L'ancien collège...et sa fanfare

 

 

Bellouard ici dans le sens de boulevard, ouvrage conçu pour recevoir des canons. A l'origine, le Bellouard s'étirait depuis la grand rue proche la place centrale et contournait le quartier de la Glacière. En 1951 , pour répondre au souhait de Monsieur Sangan alors maire de Broons, Georges et Madelaine Brandily créèrent le premier collège publique de Broons. Georges Brandily aurait amplement mérité que lui soit dédicacé cet établissement pour lequel il s'était autant investi avec succès....

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 19:57


Quelques désservants de Broons

 

-Missire Megret, cité en 1558

-Missire Guerin, Messire Jouan, cités en 1560

- Missire J.Boudin, cité en 1562

-dom Jehan Dudouet, Messire Belloncle, cités en 1563

- Missire Collombelle, dom Ollivier Mégret, dom Jéhan Juelle, cités en 1564

-Christophe Leblanc, dom Robert Leblanc, dom Julien Olivier, cités en 1565

- Missire François Chauveau, cité en 1566 -chapelain de la Madeleine

- Missire L. Forcoueffe, cité en 1567

-Missire François Renouvel, dom Julien Ollivier, dom Maturin Henry, dom Jacques Doublet, dom Ollivier Jegu, cités en 1599

-Dom Ollivier Sébille, dom Jean Régnault, cités en 1600

(visite de l'archidiaconé de Dinan : Bouaissard en octobre 1603)

-Missire L. Forgeard, dom Jan Mégret, cité en 1608 (présent jusqu'en 1637)

(visite de l'archidiaconé de Dinan : Bouaissard en novembre 1608)

-Missire Ollivier Bougault, cité en 1609

-dom Pierre Henry, cité en 1613

-dom Mathurin Henry, dom Estienne Lebret, dom Pierre Trillart, dom Jean Duboy, dom Gilles Bonnier, dom Estienne Deréac, dom Gilles Orial

cités en 1637

-dom Yves Briand cité en 1637

-dom Estienne Lebret cité en 1637

-dom Jan Le Leuvroux, cité en 1638

-dom Jean Duboy, missire Françoys du Perret, cités en 1640

-dom Mathurin Doublet, dom Gilles Poyrier -habitant Penhouët, dom Pierre Maland, cités en 1664

-dom Etienne de la Lande, missire François Berthelot, cités en 1665,

-Missire Jan Legault, cité en 1667 et 1684 (+ 1686)

-Missire François du Bosjosse, Olivier Rouault, cités en 1672

-Missire Pierre de La Lande, Julien Bellanger, cités en 1686

-Missire François Berthelot, coté en 1692

-Missire Nicolas René Sevizay, cité en 1692

-Missire Jacques Pesrin, cité en 1693

-Missire Jacques Lebreton, cité en 1693

-Missire Claude Sevizay, cité en 1692

«Nota que dans la même année mil sept cent dix Mire Claude Serizay Recteur de Broon mourut le dixneuviême de la ditte année et misire

Julien Frain fut élu Recteur de Broon le vingt quatriême novembre de la ditte année que étant auparavant Recteur de Combourg...

- Missire Julien Frain élu recteur de Broons en novembre 1710

-Missire Nicolas Licornu subcuré, cité en 1710

-Missire J. Dubois, cité en 1720

-Missire Le Ray, cité en 1720

-Missire J. Le Breton, cité en 1723

-Missire Françoys Thé, cité en 1724

-Missire J. Ratier, Missire L. Touzé, cités en 1743

-Missire P. Sébille, cité en 1746

-Missire H. Pinsart, cité en 1753

-Missire J. H Jouan, cité en 1766

-Missire J. J. Penhouët, cité en 1768

-Missire Guillemot missire Santier, cités en 1776

-Missire Guillaume de La Lande, cité en 1778.

-Missire Lenouvel, cité en 1780

-Missire J. Le Bigot, cité en 1783

-Missire Ratier, cité en 1784

-Missire Bernard du Haut Villy, vicaire suppléant, cité en 1792

 

 

 

Quelques religieux natifs de Broons :

 

 

Claude de Saint Anne

 

Frère Claude de Saint Anne est natif de Broons, religieux Carme, il passa pour être le plus grand théoricien du XVIIème siècle. Il fut successivement prieur des Carmes d'Orléans, de Vannes, Nantes et Ploërmel.

 

L'abbé Charles Rathier

 

 

 

 

« Charles Ratier fils du légitime mariage d'Yves Ratier et Jeanne Le marchand fut né dans la ville le tre(i)ze novembre mil sept cent quarante sept tenu sur les sts fonts de baptême le lendemain par Mathurin Gauvain et Guillemette Gauvain qui ont déclarés ne sçavoir signer et baptizé par moy ». Le Touzé curé. Charles Rathier rentra au collège de Dinan afin de faire ses études théologiques, puis poursuivit ses études chez les Eudistes de Dinan, professa quelque temps dans un de leurs collèges jusqu'en 1779, date à laquelle il fut nommé à la cure de Broons sur recommandation du sieur de Boishue qui en était le patron laïque en sa qualité de Seigneur de la Motte Broon. La signature de Missire Rathier apparaît le 18 août 1779 dans le registre des décès, son prédécesseur Missire Guillaume de La Lande étant décédé le 28 mai 1779. Adepte des réformes entreprises sous la Révolution, Charles Rathier, il fut élu député du clergé de Saint Malo & de la sénéchaussée de Dinan aux Etats généraux le 20 avril 1789, et se rendit à Versailles, il devait y siéger jusqu'à sa mort. L'abbé Rathier fut l'un des premiers à avoir abandonné son ordre pour rejoindre les délégués du tiers état, il plébiscita la vérification des pouvoirs en commun rejoignant ainsi la majorité réformatrice. Le courrier qu'il échangea avec madame de Boishue laisse transparaître une hésitation chez l'ecclésiastique, mais il prêta raisonnablement le serment ecclésiastique le 31 décembre 1790, avant de se rétracter peu après, ses demandes n'ayant pas été respectées. Signataire de la Déclaration des Droits de l'homme, malade, il s'éteignit le 16 novembre 1791 au presbytère de Broons âgé de 44 ans, deux mois après la clôture de la session. Estimé et respecté de ses paroissiens, il eut la consolation de ne pas assister à la mise en vente du presbytère .



 

 

 

Acte de décès de Missire Charles Rathier

 

 

 

Communauté Sainte-Marie

 

 

 

L'abbé Fleury Louise et Laurence Lemarchand

 

 

1841 fondation des soeurs qui donnent les retraites dans leur maison principale et qui se sont chargées des sourds et muets de Lamballe sous la direction du supérieurs de l'institut. Alors que l'abbé Joachim Fleury vient d'être nommé curé de Broons cette année 1817, deux jeunes soeurs : Louise et Laurence Lemarchand aspirent à se consacrer à la religion. En 1826-1827, la maison paternelle ouvre sa premières classes, et mademoiselle Bouvier offre une bâtisse située rue de la Glacière afin d'y prodiguer des soins, trois enfants pauvres son recueillis le 2 octobre 1829 à la Glacière (voir histoire de Broons, page n° 10), l'abbé Fleury lui même leur confie une jeune femme pauvre et sans abri. Le 25 août 1828, les soeurs Lemarchand prononcent leurs voeux. En 1832 leur père leur offre ce champ dit la Croix Rouge et en quelques mois grâce à l'aide généreux de la population une vaste construction est bâtie. La petite communauté s'y fixe le 29 septembre 1832 (voir La communauté Joachim Fleury à Broons & son parc - Marie-Anne Petibon, supérieure de la Communauté Sainte-Marie de Broons.)

 

 

 

En 1841, lors du recensement la Communauté religieuse compte



 

- Marie-Anne Petibon, supérieure des soeurs de Ste-Marie

-Louise Lemarchand, mère des soeurs de Ste-Marie

-Laurence Lemarchand, idem

-Jeanne Guessant, idem

-Louise Guillemot, idem

-Françoise Bouvier, idem

-Claude Hannier, idem

-Marie Lebranchu, idem

-Marie Tardivel, sœur

-Judith Horinel, idem

-Rose Berret, sœur de Ste-Marie

-Félicité Haguet, idem

-Angélique Tournatoury, idem

-Anne Ramard, idem

-Marie-Rose Gaultier, idem

-Marie Merdrignac, idem

-Perrine Hamon, idem

-Adèle Lochouane, idem

-Françoise Cocheril, idem

-Mathurine Cochin, idem

-Marie-Louise Cavalan, idem

-Perrine Guernier, postulante

-Pélagie Ramard, idem

-Jeanne Haquin, idem

-Pauline Faisant, idem

-Julie Hamon, idem

-Françoise Duclos, idem

-Virginie Guichard, enfant de charité, admis à la maison

-Louise Bedel, idem

-Louise Bedel, idem

-Jeanne André, idem

-Françoise Gouvary, idem

-Anne-Marie Santier, idem

-Joséphine Chardin, idem

-Victoire Tavet, idem

-Margueritte Lemachand, idem

-Victoire Poret, idem

-Perrine Salmon, idem

-Perrine Lebranchu, idem

-Marie-Louise Legros, idem

-Florence Lemarchand, enfant de charité, admis à la maison

-Marie-Jeanne Pilorget, idem

-Henriette Loret, idem

-Florence Guergnon, idem

-Noëlle Lerin, idem

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 19:23


Justice seigneuriale de la Motte-Broon

 

 


 

le 3 mai 1490 Mandemment pour les paroessiens de Bron touchant les pilleries des gens de guerre de la Hardouynaie et d'ailleurs. Daté du tiers jours de mai. Signé Salmon. (mandement de la duchesse Anne de Bretagne)

 

Extraits de justice : 1676-1686 Papier terrier de la barre royale de Dinan comprenant les déclarations et dénombrements d'héritages nobles et rôturiers produits devant les commissaires de la réforme du Domaine du Roi dans les paroisses de Trémeur, Broon...le marquis Louis d'Espinay pour la châtellenie de Broon et ses dépendances comprenant l'emplacement du vieux château en ruines, droit de haute justice, droit de foire, droit de garenne et de colombier, droit de banc et étanche à exercer tous les deux ans, droit de patronage sur les églises et les chapelles, droit de corvée, droit de menée, et divers baillages dont tous les tenanciers sont énumérés; Jean de Derval, seigneur de Brondineuf, lequel partageait les droits féodaux de la ville de Broon avec le seigneur précédent.

 

1787-1790- Audiences tenues en la ville de Broons par maître Tirel, sénéchal et seul juge de juridiction. Enregistrement d'un arrêt du Parlement de Bretagne, défendant aux agents de la ferme du tabac, d'approvisionner de tabac en poudre, les bureaux de débits, sauf aux entreposeurs à en vendre à l'entrepôt seulement; de lettrespatentes du Roi portant addition aux règlements et aux tarifs pour l'administration de la justice en Bretagne; -de l'adhésion donnée par le juge et les officiers de la juridiction aux protestations du Parlement contre les transcriptions faites d'autorité et militairement sur ses registres; -du mandement de greffier accordé à maître Potier par messire Jean Baptiste Guehenneuc, comte de Boishuë, mari et procureur de dame Sylvie de Bruc, seigneur de Broons et autres lieux. Plaids généraux tenus sous les halles de Broons, concuremment avec ceux de Brondineuf, sans assignation le lendemain de la foire de Tous les Saints. -Remontrance du procureur fiscal contre les sergents de la juridiction, les notaires et les sergents bailliagers...

 

 

1683-1789 – Minutes; Tutelles des enfants de : feu Julien de Gaudemont, écuyer et de Françoise Rouxel; de Georges Gaultier et de Jacquemine Rouxel.-Bail de la pnsion et de l'entretien de Julien Théault, fils de messire Amaury et Servanne Fontaine. Consentement à l'émancipation de Louise Haquin, fille de Louis Haquin procureur fiscal de Broons et de Rose Rocays; au mariage de Julien Morel et Perrine Botrel...etc.

 

1787-1790- Minutes; Scellés, inventaires, partages et ventes concernant les successions mobiliaires de : Jacques Doré et Louise Briens, de François Tournatory et de Jeanne Poirier de la paroisse de Broons.- Mainlevée de la succession de maître François Quemesren avocat au Parlement et subdélégué de l'intendant à Dol, accordée à Pierre Renault son neveu « à la mode de Bretagne».

 

 

1743-1789 -Procédures concernant : le recouvrement des arrérages d'une rente constituée de 30 sous, due à Jeanne Henry par la veuve de Pierre Rouvray; un droit de passage prétendu par la femme Deleurme, au préjudice de Julien Loret, sur une pièce de terre au tenement de la Ville Bougault en Broons.- Procès verbal de descente de justice, pour constater l'abattis d'un fossé dans une partie de la lande des Aulnays, afféagée par Louis Levroux. - Appropriement accordé à Yves Rattier d'une petite maison située au lieu de la Barrière en Broons. - Minutes du procès verbal d'ouverture des archives de Plumaugat, dressé par maître Tirel, sénéchal de Broons, à la requête de dame Anne de Bruc, veuve de messire Guéhéneuc de Boishuë, ces archives devant être transportées à Rennes, en la demeure de ladite dame Guéhéneuc, etc...

 

 

Personnalités juridiciaires

 

-Me Pierre Dubouays, cité en 1620

-Me Michel Haguet, cité en 1627

-Me Gilles Sebille, cité en 1628

-Me Robert Rocque cité en en 1631

-Me Jean Jandron, cité en 1631

-Me Jean Rabuan, cité en 1632

-Me Gilles Gapaia, cité en 1635

-Me Guy Bellanger, cité en 1638

-Me Louis Regnault, cité en 1640

-Me CharlesVisdelou, cité en 1640

-Me Jean de Vinant, cité en 1640, juge de Broons

-Me Louis Moisan, cité en 1641

-Me Georges Henry, cité en 1642

-Me Mathurin Santier, cité en 1646

-Me Mathurin Gauven, cité en 1653

-Me Guillaume Orinel, cité en 1655

-Me Yves Lehardy, cité en 1656

-Me Mathurin Gaultier, cité en 1657

-Me François Decoudre, cité en 1663

-Me Julien Renault, sénéchal de Broons et de Beaumanoir Limoëlan, cité en 1664

-Me Charles Mesnager, cité en 1664

-Me Guillaume Haydurant, cité en 1665

-Me Jacques Mesnaige, cité en 1665

-Me Mathurin Piquart cité en 1666

-Me Michel Henry, cité en 1666

-Me Pierre Jan sieur de Launay, cité en 1666

-Me Pierre Capet, cité en 1666

-Me Charles Pigeon, cité en 1667

-Me Julien Mitteu, cité en 1667 et en 1682, procureur et advocat à la juridiction de Brons, demeure Kermelin

-Me Pierre Rouxel, cité en 1667, procureur fiscal de Broons et de Beaumanoir Limoëlan, cité en 1669

-Me Jean Cosnart, cité en 1669 sieur de la Brettrie

-Me Antoine Girouard, citéen 1669

-Me Noël Urvois, cité en 1672

-Me Jacques Le Lieu, cité en 1673, sénéchal de Broons et de Beaumanoir Limoëlan

-Me Amaury Theault, cité en 1674, greffier des juridictions de Brons et de Beaumanoir Limoëlan

-Me Sébastien de Nirneu, cité en 1679

-Me Pierre Delourme, cité en 1679

-Me François Bougault, cité en 1680

-Me Jan Bechu, sieur de la Rivière, cité en 1680, procureur fiscal de Broons et de Beaumanoir Limoëlan

-Me Christophe Theault, cité en 1681

-Me Guillaume Leroy, cité en 1681 , notaire et laboureur à la Ville es Douillets

-Yves Androuet, cité en 1681, sergent demeurant au presbytère

-Me Louis Jamet, cité en 1682, officier de plusieurs juridictions, à la Dohinais

-Me Jullien Forgeart, cité en 1682, notaire et laboureur à la Botelerais

-Me Jacques Forgeart, cité en 1683 , notaire et laboureur à la Ville es Douillets

-Me Gilles Haquin, cité en 1684, greffier de Brons et de Baumanoir, officier de plusieurs juridictions

-Me Georges Arcelin, cité en 1684, notaire officier et laboureur à Cambel

-Me Julien Labé, cité en 1684, notaire et officier de la Ville es Douillets

-Me François Haies Durand (Haysdurant) sergent, cité en 1685

-Me Jan Villiers, cité en 1686

-Me Louis Laguiton, cité en 1686

-Me Julien Caillault, cité en 1692, huissier en la ville de Brons

-Me Jacques Bellanger, cité en 1693

-Me Mathurin Guyle, cité en 1699

-Me Julien Guyomar, cité en 1699

-Me Philippe Henry Bellanger, cité en 1720

-Me Mathurin Béchu, Avocat au Parlement de Bretagnes & sénéchal de Bondineuf , cité en 1720

-Me Gabriel Mareuil, juge alloué cité en 1720

-Me Claude Pesrin, procureur d'office de Bondineuf et sénéchal de la ville Morel, cité en 1720

-Me Louis Morice, cité en 1720

-Me Jullien Béchu, cité en 1720, alloué de Broon

-Me Pierre Haquin, cité en 1720, doyen des notaires

-Me Guillaume de Rouillac + 1720 notaire à Lohéac

-Me Gilles Lecerf, cité en 1722, sergent

-Me Antoine Lemichel, cité en 1724

-Me Olivier Commeneuc, cité en 1730

-Jean Baril , cavalier de la maréchaussée de Broons, cité en 1730

-Me Louis Julien Desboulays, cité en 1733

-Me Guillaume Orinel, cité en 1738

-Me Pierre Laguitton, cité en 1756, greffier des juridictios de Broon et Beaumanoir -Limoëlan

-Me Julien René Béchu, sénéchal, cité en 1758

-Me Jacques Piquet, cité en 1766, greffier de la juridiction de Broon

-Me Jacques Buart, cité en 1767, procureur & notaire de plusieurs juridictions

-Me Yves Touzé, cité en 1776, procureur de la juridiction de Broons

-Me François Henry Tirel, cité en 1776, avocat à la Cour & sénéchal de la juridiction de Broons

-Me Bigot, procureur de la commune & officier public provisoire, cité en 1792

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 19:02

 

 

 

 

Au XVIIIème siècle, un voyageur nous décrit l'endroit : « dans un grand marais les ruisnes du chastel dont les murailles font assez paroître qu'il estoit presqu'imprenable ». François Marie Habasque ajoute : « Au mois de janvier 1835, j'ai vu enlever les dernières pierres du château de Broons, où était né du-Guesclin. Ce château était vaste, fortifié. Sur le bord de la grande route de Paris à Brest, à environ un kilomètre de Broons. Il existe à peine aujourd'hui quelques vestiges de ce château dont on a fouillé jusqu'aux fondations pour en extraire les pierres avec lesquelles on a bâti diverses maisons à Broons et aux environs ». En réalité à partir des restes on trouve des linteaux d'ouvertures à Brangalo, sur la Grand Place : un café et l'ancien relais de Poste qui lui fait face, et des linteaux à Brangalo -ci-dessous

 

 

 

 

 

 

 

La Motte-Bron et quelques un de ses possesseurs ou présumés possesseurs : de Broon, du-Guesclin, de Clisson, Knolles, de Montfort, de Villeblanche, d'Espinay, de Brionne-Lorraine, de Bruc, de Guéhenneuc de Boishue

 

-Sylvie de Bruc, fille des précédents est titrée seigneur de Broons, elle épousa Jean Baptiste Guéhenneuc, comte de Boishue. Pierre-Louis de Boishue, leur fils fut tué à Rennes le 27 janvier 1789 lors du soulèvement annonciateur de la Révolution. « j’ai vu M. de Boishue, le père de mon camarade massacré aux États de Rennes auprès de moi, marcher seul et triste, pieds nus dans la boue, portant ses souliers à la pointe de sa baïonnette, de peur de les user; j’ai vu de jeunes blessés couchés sous un arbre, et un aumônier en redingote et en étole, à genoux à leur chevet, les envoyant à saint Louis dont ils s’étaient efforcés de défendre les héritiers. Toute cette troupe pauvre, ne recevant pas un sou des princes, faisait la guerre à ses dépens, tandis que les décrets achevaient de la dépouiller et jetaient nos femmes et nos mères dans les cachots ». Extrait des Mémoires d'Outre Tombe de Chateaubriant, l'écrivain y évoque son camarade

-Anne de Bruc soeur de Sylvie épousa Toussaint Guéhenneuc, comte de Boishue, frère de Jean Baptiste.



 

Mention des dits seigneur et dame de la Motte Broon : Noble et puissant Messire Jean-Baptiste de Guehenneuc, Chevalier Seigneur comte de Boishüe et haute et puissante dame Anne Silvie du Breil dame comtesse de Bruc.


 

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Published by poudouvre
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