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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 12:49

 

 

Liste des abbés, suite.

 

 

Riwallon Ier. Cet abbé fut béni l'an 1163, la mesme année que mourut son prédécesseur. Une des premières choses qu'il fist après sa bénédiélion fut de traiter avec le seigneur de Hennebont pour un différend touchant le prieuré de Saint-Michel des Montagnes. Voicy les termes du traitté «Parce- que les vérités sont affoiblies auprès des enfants des hommes, nous avons cru devoir mettre par écrit comment de grands différends entre Dom RivalIon, nouvellement abbé, et Soliman, aussi nouveau seigneur de Hennebont ont été terminés. » Ils convinrent donc entre eux du lieu et du temps où et quand ils se dévoient trouver pour vider cette affaire, sçavoir : à Pont-Scorff, la veille de Saint-Mathieu. Riwallon Ier mourut le 10 décembre 1187, un an après avoir laissé son poste à son successeur. Il fut abbé de Sainte-Croix durant vingt-deux ans. 

 

 

-Even premier abé du nom fut béni le 5 juillet 1186. « En l'an 1191, Gorguethen, fils de Salie, et sa femme Anguant firent un acte par lequel ils déclarent tous deux que, méprisant les plaisirs du monde et voulant embrasser le service de Dieu qui vaut un royaume, du consentement de leurs enfants Rimelen, Rouaud, et Guillaume, et de leurs filles Gueinneth et Savin dont le mari nommé Rivalon, fils d'Anguenn, vouloit au commencement contredire sa donation, mais qui enfin touché de la grâce de Dieu, consentit et voulut bien, luy et ses enfants, que la donation passât sans difficulté, donnèrent à l'abbaye de Sainte-Croix, pour le rachat de leurs âmes, la moitié de la terre d'An Murcell, comme ils l'avoient possédée; et eu mesme temps ils se donnèrent à Dieu et prirent à Sainte-Croix l'habit de religion du tems de l'abbé Even, l'an 1191. Les témoins furent le mesme abbé Even ; Abraham, prieur claustral, et chambrier et autres; et Rivallon susdit renonça expressément à son opposition dont nous avons parlé. L'acte ajoute encore que Roaud, fils du donateur et qui se fist religieux, Gorguethen se faisant aussi religieux à Sainte-Croix, du consentement de noble Rivelen, chevalier, de sou frère et de ses enfants, et des enfants de son autre frère Guillaume, alors décédé, et autres ses héritiers, donna pour le salut de son âme et de celles de ses parents une de ses terres nommée Penguern, située en la paroisse de- Prisiat, et en la mesme paroisse le lieu d'une maison et jardin, situés près d'une terre appartenante à l'hôpital de Jérusalem, laquelle terre se nomme Groasli ». Abbé jusqu'en 1209, il mourut le 3 janvier 1210.

 

 

-Savaric fut béni en 1209. C'est sans doute le Savaric, chambrier, qui signe dans certains actes de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé. Il mourut le premier octobre 1211

 

 

-Daniel, premier abbé du nom fut béni en l'an 1212. En 1214. Il fist accord avec Guy de Thouars, duc de Bretagne : « A tous les fidèles de Jésus-Christ, qui verront les présentes lettres, Guy de Thouars, comte de Bretagne, salut et dilection en Jésus-Christ. Sachez tous que, s'estant émeu un grand différend et ayant esté agité fort longtemps devant mon vénérable père, Jean, archevesque de Tours, entre moy d'une part et l'abbé et couvent de Kemperlé de l'autre, touchant le bastiment d'une certaine maison que j'avois commencé de construire, et que je voulais fortifier sur les terres dudit monastère proche la ville de Kemperlé, entre le ruisseau nommé Frotmur et ladite ville, sur une montagne, sçavoir : En géon, qui est située en Trelivalaire ; enfin ayant pris le conseil de personnes sages, sçavoir de mon vénérable père, l'archevesque de Tours, de Guéthénoc, évesque de Vennes, et de Vital, évesque de Quimper, le différend a esté appaisé en cette manière, et terminé par une bonne paix, en sorte que, ny dans cet endroit, ny dans le circuit jusqu'a (infra ambitum) de la ville de Quimperlé, je ne feray cy-après aucune maison, ny après moy aucun héritier de Bretagne, ny aucun autre que je puisse empescher, n'attentera nullement de hastir quelque autre maison semblable. Outre cela fay remis et pardonné toutes les rancunes et plaintes que j'avois eues jusqu'au jour de cet accord, contre lesdits moines et leurs gens. Et afin que cette convention demeure ferme à jamais, j'y ay fait mettre mon sceau et ceux de mes père et seigneurs susdits. Les témoins de cet accord ont esté Ollivier de Gutiniac; Guillaume, sénéchal de Rennes; Eudon de Beaumont, chambellan de Bretagne ; Henri, fils de Bernard, alors sénéchal de Cornouaille et dé Pocaër (Poher), etc. Fait à Kerhais au cloistre de saint Trever, le 21 avril de l'an du Seigneur 1214. ». Daniel, abbé de Sainte-Croix s'éteignit le janvier 1229.

 

 

-Riwallon, deuxième du nom, fut béni en 1237, selon la Chronique.

 

 

-Urbain, son prédécesseur étant mort en 1239, il doit avoir été abbé huit ans et demi, car sa mort est marquée dans le Nécrologe, le 9 de juillet 1247

 

 

-Even II : l'abbé précédent étant mort le 9 de juillet 1247, celui-ci peut avoir esté élu la même année. L'on trouve que sous son gouvernement l'abbaye a perdu son droit épiscopal. Cet abbé mourut le 13 février 1262.

 

 

-Daniel II. Nous trouvons un acte fait de son temps en 1263 : « A tous ceux qui ces présentes lettres verront et entendront, Olivier de Ploemargat, sénéchal du seigneur comte en Cornouaille, salut au seigneur. Nous vous faisons sçavoir qu'y ayant procez en droit, devant nous, entre religieuses personnes, l'abbé et couvent de Kemperlé d'une part, et Guillaume de Goarlot,- écuyer d'une autre, sur la donation d'une terre en pure aumosne, que Guy, fils de Périou, avoit fait au monastère de Kemperlé, sçavoir toute la terre et tenue, lesquelles il avoit ou devoit avoir dé droit, sises dans le fief dudit Guillaume de Goarlot, et que ledit Guillaume disoit devant nous que ledit Guy ne pouvoit ny ne devoit faire ladite donation, enfin après plusieurs et diverses contestations agitées de part et d'autre, l'on en est venu à cet accord, sçavoir que ledit Guillaume, a quitté et accordé a perpétuité en pure et perpétuelle aumosne, que lesdits religieux auroient tout ce que ledit Guy avoit et possédoit au village nommé Kaertcngin et au village de Logoden, et leurs appartenances situées à la paroisse de Tréguenc ; au fief dudit Guillaume, que les religieux ont et possèdent paisiblement pour les tenir dudit Guillaume, sauf audit Guillaume, son droit et ses possessions qui luy appartiennent de droit aux choses susdites, et s'il y a dispute entre lesdits religieux et ledit Guillaume, sur les possessions des villages sus nommés, le différend se doit terminer par gens prudes et sages du païs ; et sur toutes les autres choses que lesdits religieux demandoient à cause de cette donation, que ledit Guy leur avoit faitte, lesdits religieux ne peuvent rien demander que ce qui a esté dit des deux susdits villages et leurs appartenances jusqu'à la fin de vingt-cinq ans, à commencer de la datte des présentes lettres, et alors ils peuvent demander, sauf audit Guillaume de répondre ce qu'il trouvera expédient. En témoignage de quoy, nous avons cru devoir apposer nostre sceau aux lettres présentes à la réquisition desdites parties, et le mesme Guillaume les a scellées de son sceau pour plus grand effet. Donné un mercredi devant la feste de saint Mathieu apostre, l'an du Seigneur 1263. » Il s'éteignit le 31 août 1269 

 

-Daniel III. Le dernier abbé estant mort le 31 aoust, l'on procéda à l'élection de son successeur le 21 de septembre suivant, feste de saint Mathieu, et l'élection tomba sur Blanchart. Nous avons une illustre marque de son souvenir (et minimum meminisse necesse est) dans l'association qui se fist du duc à l'abbaye pour prendre part par moitié aux revenus des moulins fours à ban et halles qui se fist en 1271 ; car pour la taille nous avons veu que les ducs en avoient desjà la belle moitié. Il faut le mettre tout du long en francois : « A tous ceux qui ces présentes lettres verront et entendront Jean, duc de Bretagne, salut en celuy qui est le véritable principe de salut. Que tous sachent que l'abbé et couvent de Quimperlé pensant à l'accroissement des biens de leurs monastères, nous ont associés nous et nos héritiers dans toutes les rentes, revenus et issues (profits des fours de Quimperlé, faits et à faire, et aux revenus des moulins qui sont dans la ville de Kemperlé et proche de la ville, dans la banlieue faits et à faire, et dans tous les profits, et aussi au cohuage et aux revenus et issues de la cohue (halle), dans la ville de Quimperlé, qui est à faire, laquelle cohue nous sommes tenu de faire à nos propres dépens. »  Il arriva à nostre abbé une fascheuse aventure en 1277, qui fut d'estre déposé : « fuit depositus Blanchart, appellavit ». Nostre chronique n'en dit que ces mots, sans nous dire ny pourquoy il fut déposé, ny par qui. Il en appella au pape à Rome, et je croy qu'il poursuivoit son appellation quand il mourut à Viterbe en 1279, le 11ème de septembre, que sa mort est marquée en nostre Nécrologe

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-Cadioc. L'abbé précédent fut sans doute débouté des fins de son appellation puisque celuy-cy, son successeur, fut élu en 1278. Car il n'est pas de la justice que contre l'appellation d'un abbé au . pape, l'on eut pourveu à sa charge. En 1283, l'on eut une bulle du pape ; comme elle est courte et qu'elle n'est que sur un petit morceau de parchemin qui se peut perdre, je veux la mettre tout au long : « Martin, évesque serviteur des serviteurs de Dieu, à nos fils bien aimés l'abbé et couvent du monastère de Quimperlé, de l'ordre de saint Benoist, du diocèse de Cornouaille, salut et bénédiction apostolique. Quand l'on nous demande ce qui est juste et honeste, la force de l'équité autant que l'oi'dre de la raison exige de nous, que cela soit conduit à l'effet qui est convenable par le soin de nostre office. C'est pourquoy, mes enfants bien aimés au Seigneur, nous accordant par un consentement agréable avec vos justes demandes, nous vous confirmons d'authorité apostolique et par vous audit monastère, et nous, fortifions de l'appuy du présent écrit, toutes les libertés et exemptions des exactions séculières, qui vous ont esté accordées raisonnablement par les roys et princes et autres fidèles de Jésus-Christ, de la manière que vous les possédez justement et paisiblement. Qu'il ne soit donc aucunement permis à nul des hommes de violer, cette présente confirmation ou d'aller à l'encontre par une entreprise téméraire. Que si quelqu'un à la présomption d'attenter cela, qu'il sache qu'il encourra l'indignation de Dieu tout puissant, et de ses bienheureux apostres Pierre et Paul. Donné à Orviette, le 1er des calendes de may, l'an second de nostre pontificat. chasteau de Nantes. Cet abbé mourut en 1295, le 20 d'avril, selon nostre Nécrologe. Il acquit un fond pour entretenir un cierge devant la Sainte-Croix, dans les lieux dont le Nécrologe fait le détail. Le Nécrologe met : « XIX. calend. febr. obiit Eudo Rivensis » (peut estre qu'il a oublié Abbas) « monachus islius loci, MCCLXXXI.

 

 

-Alain de Kaerudienne L'on trouve dans les manuscrits qu'il estoit fils d'Armel de Rerudierne, écuyer. Sa mère se nommoit Guellozoe; il eut un frère que la liste des anniversaires nomme Guillaume, et à qui l'on donne la qualité de maistre (peut eslre qu'il avoit pris des degrez). Il eut encore un frère nommé Hervé, et enfin une sœur nommée Azenor, qui mourut le 4 de septembre. On trouve tous ces noms parcequ'ils fondèrent des anniversaires. Au surnom de l'abbé, il y a apparence qu'il estoit Breton ; cependant je Trouve dans nostre Chronique qui ne passe pas cet abbé, que l'on a écrit d'une main moderne, qu'il fut religieux en 1287 de saint Martin des Champs, à Paris, delà congrégation de Cluny. Son prédécesseur estant mort en 1295, il fut élu son successeur. Il fist son entrée en 1297, ainsi que met la Chronique. Je croy que l'on a manqué à marquer l'année de sa bénédiction, car il n'est pas croyable que l'abbaye eut vaqué deux ans, mais enfin il fut béni par l'évesque de Paris, dans l'église des chanoines de Saint-Victor, et fist sa première entrée, dans celte abbaye un dimanche de Quasimodo 1297. Cet abbé mourut le 4 may 1324, comme l'on voit au Nérologe. Le Nécrologe de Landevennec, en fait aussi mémoire au mesme jour et an.

 

 

-Rouand.  J'ay icy l'espace de plus de 40 ou 46 ans, à remplir sans sçavoir asseurément les abbés que j'y dois mettre. Il est vray que je trouve dans le Néerologe, au 7 d'avril, que F. Rouaud, abbé de ce monastère, fonde son anniversaire sur Poulhouameen Glouha, et ce qui me détermine à mettre cet abbé en cette place, c'est le changement d'écriture de nostre Nécrologe; celle de l'anniversaire de l'abbé Rouaud ne commence qu'après 1300, comme l'on peut voir en plusieurs-lieux du mesme Nécrologe.

 

 

-Yves de Quillioch. Nous commençons à présent à reconnoitre le pays après avoir esté égaré plusieurs années sans reconnoitre au vray nos abbés. Comme la matière de ces actes n'est pas considérable, je ne les rapporteray pas. La maison de Quiliou est en la paroisse de Plougaslel, évesché de Cornouaille. Elle porte d'or au sautoir fleuronnè d'azur.Je ne sçay si je dois mettre aux nombres des nostres un abbé de Redon sous la foy de l'autheur qui a fait l'addition des abbés de Redon après la vie de saint Convoyon chez Albert le Grand. Il met donc qu'à l'abbé Macé, qui mourut en 1381, suscéda Guillaume, lequel estoit auparavant abbé claustral de Kemperellé, et fut transféré à Redon l'an 1384. J'en ay écrit à Redon, et l'on m'a répondu que l'on trouve bien un abbé nommé Guillaume de Trebuiguet, abbé en 1380 et 88, mais que l'on n'a pas de connaissance qu'il ait esté tranféré de Kemperellé

 

 

-Robert Pépin. Je ne trouve point de personnes de ce nom dans l'histoire de Bretagne, qu'un Jean Pépin, sieur de la Bruière, lieutenant du chasteau de Landal, qui fut tué à la rencontre de saint Aubin du Cormier, en l'an 1488 En l'année 1397, l'abbé fist reconnoistre au conseil du duc, trois titres qui commençoient à se gaster de vieillesse : « A tous ceux qui ces lettres verront et oiront Jean, duc de Bretagne et comte de Richemont, salut. Sçavoir faisons que nous à la prière et requête de nos bien aimés conseillers, l'abbé religieux et couvent de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, avons fait voir et diligemment examiner par les gens de nostre conseil, les anciennes lettres faisant mention des fondations, donations privilèges et grâces par nos prédécesseurs, que Dieu absolve, faits et octroyés audit abbé et couvent à cause dudit moustier, desquelles par ordre la teneur sensuit : Nolum sit omnibus, etc. » C'est la confirmation du duc Conan III, en l'an 1140, sous l'abbé Ronvallon. L'on ne sçaifc pas l'année que mourut l'abbé Robert. Son obit se trouve marqué au Nécrologe, le 23 juillet

 


 

-Henri de Lespervez. L'on ne sçait pas quand cet abbé entra au gouvernement ; mais seulement on trouve un acte de l'abbé Henry, en 1412, et un autre de 1413, qui commence ainsi : « Nous frère Henry de Lespervez, humble abbé de l'abbaye de Sainte-Croix de Kemperellé, tenant l'office du cellerier d'icelle abbaye en nostre main, connoissons et confessons estre bien loyement payés et satisfaits, etc. (pour la taille commune). Donné sous nostre scel o nostre passement, le 28e jour de janvier, l'an 1413.» Cette quittance est en parchemin, et au bas est son seing, F. H. Lespervez. Son sceau est tout entier eu cire noire, où l'on voit trois jumelles.Le Nécrologe met que le 3 de mars, l'an 1438, F. Guillaume Gentil, prieur de Lo-Maria-Ker, se noya avec quelques autres personnes, en la rivière de Loire, en amenant la provision de la maison


 


 

-Jean, abbé concurrent. Ayant rencontré un acte de l'abbé Jean,.du 18, novembre 1419, et ayant aussi trouvé, un autre du mesme jour et an fait par l'abbé Henri, je crus facilement qu'il s'y estoit glissé quelque erreur par la faute du copiste, -mais en ayant, encore veu,un collalionné sur papier louchant Loguyon le Menwen Querrien du 8 Juin 1425 ; enfin un du 26 novembre 1438, dans tous lesquels il se nomme Jean, humble abbé de l'abbaye de Sainte-Croix de Eemperlé, je n'ay peu luy refuser rang dans ce li eu, mais je ne puis deviner aussi la raison de cette concurrence, si ce n'est peut estre que le schisme qui s'estoit glissé dans l'église romaine à regard des papes, et dans l'église de Liège à l'égard de deux évesques qui se disputèrent le siège par les armes, se fûst aussi glissé à Sainte-Croix à l'égard de deux abbes; car l'on a peu remarquer à deux actes cy-dessus dattes du pape Benoist XIII, que l'on suivoit en ce monastère le parti des papes séant à Avignon. Je ne devineray pas encore le surnom de cet abbé. Les plus anciennes armes qui restent dans nos vitres estant celles de l'abbé Henry qui n'ont pas trois siècles, à vingt ans prez, je croirois que celles de son rival seroient celles dont j'ay parlé cy-dessus, et que je pense estre de la maison de MalMalestroit. Je ne diray pas non plus comment se sera terminé cette concurrence des deux abbés, n'ayant point de mémoire de celuy-cy après l'an 1438 ; ny quand il est mort si ce n'est qu'on le prist pour cet abbé Jean, marqué au Nécrologe, le 24 mars, mais je le croy plus ancien que celuy-cy. Il est toujours constant que l'abbé Henry de Lespervez est demeuré abbé après luy, et a eu pour successeur immédiat Guillaume, dont nous parlerons ci-après.


 

 

-Guillaume de Ville Blanche. La maison de Villeblanche qui est comté et porte de gueule à une fasce d'argent accompagnée de 3 hures de saumon de mesme en fasce, 2 en chef et 1 en pointe, est très-noble et ancienne.En 1483, le 11 octobre nostre abbé mourut, sa mort a esté marquée au Nécrologe. Il a relevé les murailles des bois l'abbé, depuis l'an 1465 jusqu'à l'an 1466. Il a basti depuis les fondements le costé de l'église qui regarde sur le chasteau ; je croy que ce fut après 1476. Ses armes se voyent dans le pignon qui donne sur la rue du chasteau, et ont deux anges pour support, et dans le haut des vitres du mesme costé rebasti. Néantmoins les voûtes de ce costé là sont une pièce après oeuvre comme il paroist aux arrachemens et. aux armes de l'abbé Pierre de Kerguz, qui sont dans la clef de la voûte. Ses armes se voient encore dans la sacristie,.au haut.de l'église; dans la chambre des hostes, dans la chambre où couchent les domestiques, et à Chefdebois, sur la petite porte d'une muraille qui sépare les deux cours. Je ne sçay si son tombeau n'est pas dans le mesme costé de l'église où il y a une descente de la Croix et où est à présent l'autel de Nostre-Dame du Pillier. Car il y a sur le haut de l'arcade les armes de cet abbé que j'ay marqués cy-dessus.


 

-Sébastien du Pou L'on trouve un François, du Pou, secrétaire du duc en 1487. Dans un apte après 1500, qui couvre un registre, l'on voit un Julien du Pou, qui se nomme écuyer. L'Armorial de Bretagne dit que la maison du Pou au diocèse de Vennes est comté, et que l'ancien du Pou portoit de sable au lion d'argent, couronné, armé el lampassé d'or. Pour le moderne il ne met rien, mais on m'a dit qu'il portoit une fasce seule, sans-m'avoir peu apprendre ny la couleur, ny le mélail ; aussi je trouve un acte du 11 novembre 1496, ou dans le sceau de l'abbé qui esloit alors ce Sébastien, il y a une fasce seule marquée y a une fasce seule marquée. Il fut élu abbé l'an 1483, au mesme mois d'octobre que son prédécesseur est mort. En l'an 1499, le 12 décembre, mourut l'abbé Sébastien


 


 

-Pierre de Kergus Pierre de Kerguz, un de nos plus illustres abbés, portoit d'azur à une Croix pattèe d'argent, brisée en chef d'un Lambel du sable à trois pendans. Son ancienne famille subsiste encore en la personne de Messire Jacques de Kerguz, chef du nom et armes de Kerguz, chevalier, seigneur du Kerstang, en la paroisse de Goureins, et père de deux jeunes gentilshommes de belle espérance. Nostre abbé prit le gouvernement en l'an 1500. Le Nécrologe de Landévennec, nous apprend qu'il avoit pris l'habit en cette abbaye là. Puisqu'il n'en dit pas davantage je ne puis asseurer s'il en estoit profez ou non, et en effet leur Nécrologe contenant plusieurs professions qui y sont écrites, comme faittes de ce tems là, je n'y ai pu trouver celle de Pierre de Kerguz. En l'an 1502, il fis! faire la grosse cloche comme il est écrit dessus En l'an 1504, le dernier jour de may, il rendit aveu au roy et à la reyne devant la cour royalle de Quimperlé, où les juges ne dédaignent pas de mettre le titre de messeigneurs les abbé et couvent. Il y fait encore aveu de la sergentise féodée comme l'abbé Sébastien. En l'an 1509, nostre abbé fist écrire sur velin un messel, un livre des évangiles, et un livre-des épistres qui sont couverts dé petites feuilles d'argent. Il avoit aussi fait écrire un graduel où ses armes estaient en miniature, mais à peine en trouve-t-on des restes. Il passa transaction en 1511, avec les habitans de la ville de Kemperlé qui reconnoissent luy devoir la taille, et qui sachant mieux leur devoir que les habitants de ce tems icy, et estant aussi plus justes pour le rendre, traittent les abbé et couvent de messeigneurs, comme les reconnoissant seigneurs proches du fond de la ville. En 1516, nostre abbé Pierre de Kerguz taxa les décimes du diocèse de Cornouaille, comme l'on voit dans un rouleau de parchemin qui est au chartrier. Il fist bastir la geôle de la justice de l'abbaye, comme l'on voit sur une petite porte bouchée qui donne; sur nostre cour, sur le haut de laquelle ses armes sont gravées avec ces mots : L'an 1519. Nostre abbé mourut l'an suivant 1521, le 29 aoust. Sa mort est marquée au Nécrologe, qui nous fait connoistre qu'il avoit fondé des heures de la Sainte- Croix. Je conçois par là qu'il avoit fait un fond pour faire distribution à ceux qui assisteroient à ces heures aux deux festes de Sainte-Croix. Pour les bastiments qu'il a faits en grand nombre dans la maison, il est facile de les connoistre à ses armes qui sont aux clefs de la voûte de l'église élu costé du chasteau, et sur la geôle comme j'ay desjà dit.

 

-Daniel IV de Saint-Alouarn Cet abbé icy que l'on peut sans difficulté mettre au rang des meilleurs que nous ayons eu, estoit d'une maison noble et ancienne, qui portoit dans ces armes d'azur à un griffon d'argent. Il estoit profez de cette abbaye comme le porte la lettre suivante que l'abbé de Kerguz fist passer au conseil du roy-duc, par le grand crédit qu'il y avoit, pour sauver encore cette fois l'abbaye de la main des séculiers Quand l'abbé Daniel mourut, il fit mettre son corps à costé de son digne prédécesseur à l'entrée du chapitre, à la main droite de ceux qui entrent.  


 

 

 

 

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Voici les notes publiées sur le site par M. Clément, Directeur-Adjoint

 

 

 

 

Le Quiou.

 

a) Ancienne gare. A proximité de l'ancienne gare, M. J.-P. Pincemin a localisé, en 1983, un important site gallo-romain, déjà signalé au XIXe s.. Des prospections au sol ont permis de collecter un mobilier abondant, comprenant de la céramique sigillée, des pilettes d'hypocauste, et un fragment de plaque de schiste orné d'un corps de poisson. Une reconnaissance aérienne effectuée en 1984 a mis en évidence le plan presque complet d'une grande villa à cour fermée (fig. 3).

 

 

(voir aussi la villa gallo-romaine du Quiou)

b) Les Ruelles. A proximité de la fontaine Saint Lunaire, une intervention de sauvetage a été menée par la Direction des Antiquités sur un site gallo-romain découvert par des prospecteurs du Centre Régional Archéologique d'Alet et menacé par la construction d'un lotissement. Des vestiges très arasés ont été découverts, comprenant plusieurs fosses et le fond d'un petit bassin rectngulaire en mortier de tuileau de 3,20 m sur 2 m. Le mobilier associé date du IIe siècle. 

 

 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 05:38

 

 

 

Voici un extrait de l'ouvrage de Charles de La Monneraye Essai sur l'histoire de l'architecture religieux en Bretagne aux 11e et 12e nous décrivant le lieu :  Quand on pénètre à l'intérieur de ce monument, on est, il est vrai, singulièrement impressionné par le caractère étrange de son architecture, l'originalité de son plan, et le jour douteux que laissent passer ses étroites fenêtres ; tout cela respire un air de haute antiquité. Mais bientôt, et après un examen plus at tentif, la hauteur de ces robustes piliers enveloppés de longues colonnes , l'élévation de ces arcades et de ces voûtes, ces parois encore tapissées de colonnes entre lesquelles s'ouvrent des baies cintrées dont quelques-unes sont ornées de colonnettes, tous ces détails ne paraissent pas pouvoir appartenir au commencement du  XI e siècle. Et cette abside sur la surface extérieure de laquelle les contreforts sont remplacés par des colonnes, et cette crypte voûtée dont les chapiteaux sont si riches ; tout cela serait du commencement du XI.e siècle. Pour nous, il ne nous semble pas possible de l'admettre. Il est vrai, au sujet de la crypte dé Quimperlé, que quelques archéologues semblent disposés à croire que cette partie aurait été construite postérieurement au reste de l'édifice. Le seul motif qu'on pourrait alléguer de cette opinion, c'est l'ornementation plus soignée de ses chapiteaux. Nous ne saurions lutter formellement contre cette appréciation, encore bien que nous n'y inclinions pas, parce que nous ne pouvons nier la différence qu'on invoque. Cependant, qu'on nous permette de faire observer que le plan de cet important édifice offre un ensemble parfait; qu'on avait coutume, an moyen âge, de commencer la construction des églises par la partie orientale ; que le Saint-Sépulcre de Jérusalem , dont la forme a sans |doute inspiré celle de Sainte-Croix, offre à l'orient une construction analogue ; que les colonnes qui garnissent extérieurement l'abside portent des chapiteaux plus simples que ceux du chœur et du collatéral, et quelques-uns même lisses; qu'il est difficile de com parer parfaitement les chapiteaux de la crypte à ceux du chœur, à cause du badigeon sous lequel ces derniers sont à demi-cachés; enfin, qu'à, la grande rigueur, la différence qu'on signale pour rait s'expliquer par les caprices divers, ou la différence de talent de deux ouvriers tailleurs de pierre, ou encore par un autre motif que nous dirons un peu plus bas. Quoi qu'il en puisse être, selon nous aucune partie de l'église de Sainte-Croix ne remonte à la fondation primitive, mais elle aurait été construite dans le XIIe, ou tout au plus commencée dans les dernières années du XIe siècle. Rappelons qu'à cette époque le monastère de Quimperlé était gouverné par un illustre et puissant abbé, Benoît de Cornouailles, en même temps évoque de Nantes. Nous avons donné en commençant une idée des largesses qu'il savait attirer sur la sainte maison; rappelons encore que l'an 1083, le corps du bienheureux Gurloës fut tiré de son tombeau, et qu'outre sa fête particulière, on en célébrait une autre sous le nom de Translation ; qu'en fin le Cartulaire de Quimperlé indique, sous la même date 1083, Je commencement d'une restauration de l'église de Sainte-Croix.

 

 

 

 

Ne faut-il pas voir dans ces faits l'indice d'une reconstruction commencée sous les auspices de Benoit de Cornouailles, et dont les travaux se seront continués jusqu'à une époque plus ou moins avancée du XIIe siècle? -Mais on nous dira peut-être que le mot latin restauratio emporte avec soi l'idée de réparations, et non d'une reconstruction totale de l'édifice. Et eu effet, quelques archéologues, parmi lesquels on doit compter M. Mérimée, ont pensé pour ce motif que la date de 1083 devait s'appliquer seulement à la reprise de la partie supérieure des murs de Sainte-Croix, le reste appartenant aux constructions d'Alain Cagnard. Nous ne pouvons, nous l'avons dit, admettre cette opinion, et nous ne désespérons pas de faire accepter la nôtre, en faveur de laquelle il nous reste encore quelques considérations à faire valoir. Nous ne sommes pas seuls à avoir pensé que l'abbé Benoit, mort à Quimperlé en l'an 1115, pourrait bien n'être pas étranger à l'édification de l'église actuelle de Sainte-Croix. Nous lisons dans un manuscrit conservé à la bibliothèque de Quimper et dont l'auteur, Dom Placide Le Duc était moine de l'abbaye de Sainte de l'abbaye de Sainte Croix, le passage suivant : « L'an 1083, suivant notre chronique, on leva de terre le corps de saint Gurloës. La chronique ne dit que ces mots ln hoc anno beali Gurloesii corpus de tumulo erigitur. » Les mémoires de Redon ajoutent que cette élévation se fit en présence du duc Hoël, de ses deux enfants Alain, l'aîné et Mathias et d'une infinité de monde. En la même année la chronique met le rétablissement de l'église de Sainte-Croix, restauratio ecclesiœ Sanctœ Crucis. Il n'est pas à croire que le comte Alain ayant bâti le monastère et cédé sa maison pour faire une église, en eût fait une si misérable que depuis 1029 jusqu'à 1083, qui fait 54 ans, elle eût menacé ruine. Je penserais plutôt que notre abbé évêque, ayant l'âme aussi grande que la naissance, et ne trouvant pas l'église assez magnifique, en aurait fait abattre ce qui était trop chétif et » l'aurait fait voûter et accommoder de la manière que nous la » voyous encore, excepté le côté qui donne sur la rue du Château qui a été refait par Guillaume de Villeblanche. L'on aurait pu alors prendre occasion de lever le corps de saint Gurloës en changeant l'église. Mais si, contre l'opinion de D. Placide Le Duc et la nôtre, on persiste à appliquer la date de 1083 seulement à la partie supérieure des murs, il faudra bien admettre une reconstruction a une autre époque quelconque, puisqu'on célébrait au monastère une seconde dédicace différente de celle qui fut faite l'an 1029, sous Alain Cognard. C'est un renseignement que nous empruntons encore à Dom Le Duc et qui ne nous paraît pas sans importance : « On célèbre, dit-il, une dédicace de l'église de Sainte-Croix, le 4 mai, le lendemain de l'invention de la sainte Croix. Ce ne doit pas être la première dédicace, puisque notre histoire marque expressément que notre fondation et bénédiction de saint Gurloës notre premier abbé se fit le jour de l'Exaltation de la sainte Croix (qui est le 14 septembre). Je mettrais donc assez probablement notre dédicace à ce rétablissement de l'église, car l'on était dans ces temps-là plus exact pour la consécration des églises que l'on n'est pas à présent. »

 

 

 

 

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 19:43

Nous avions dans un précédent article abordé les bornes de Brusvily (voir Les bornes de Brusvily), voici en la partie de ce chemin sur la localité de Yvignac. Cependant des sept bornes, l'une a disparu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 04:52

 

 

 

La comtesse Judith de Nantes, épouse de Alain Canhiart ajouta aux donations de celui-ci cinq villages en la paroisse de Clohal, qui sont proche de la mer Caerpuz, Gaerpadell, Tercaerlnou, Monokan Kistillic, et la moitié du bourg de Global, avec les dismes, droits funéraux de l'église, et les rentes de la terre ou trêve nommée Treuquiloë. Ces villages lui appartenaient comme faisant partie du douaire qui lui avait été assigné quand le comte l'épousa dans l'Isle d'Aindre, qui est en la rivière de Loire, deux lieues au-dessous de Nantes. D'autres généreux donateurs se manifestèrent, ainsi, Huelin, fils de Bérenger, qui avait épousé la sœur d'Alain Canhiart, la dénommée Avan, donna à Sainte-Croix l'isle de Tanguethen, de la manière qu'il la possédait, et exempte de toute charge et devoir, et parce que la donation lui sembla infime, il y ajouta l'église de saint Guthiern, en l'Ile de Grovais, et l'église de saint Meloire, avec les terres qui en dépendent, en considération que les religieux l'avaient reçu en leur fraternité. Ils lui offrirent en présent pour cela, trois chevaux et un tapis. Cet acte fut passé à Quimperlé du consentement de sa femme Avan et de son fils Guégon, en l'an 1037, en présence et à la cour du comte Alain, qui était alors à Quimperlé, qui y signa : Alain Cainard, avec Budic ou Benoist, évêque de Vannes,

 

 

 

 

Les premiers abbés de l'abbaye sainte-Croix de Quimperlé :

 

 

-Gurloés, qui était alors prieur claustral de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon devint premier abbé en 1029 et gouverna pendant vingt-cinq ans et mourut l'an 1057 et fut enterré en la crypte de l'abbaye

 

 

-Jean, successeur de Gurloés en 1054 et mourut deux ans plus tard.

 

 

-Vital, soussigna divers actes, c'est à la fin de son mandat que s'éteignirent le comte Alain Canhiart en 1058, Vital le suivit dans la tombe l'année suivante après trois ans de présence à l'abbaye Sainte-Croix. 

 

 

-Jongomar, il gouverna l'abbaye de l'an 1059 à l'an 1066 et s'éteignit le 4 mars 1088.

 

 

-Benoît, fils du comte Alain Canhiart, et frère de Hoël, du duc de Bretagne, fut secondé dans sa tâche par Haemeric. S'estant donc retiré dans son abbaye pour y finir ses jours au pied de la croix en 1114, il choisit en la mesme année un de ses religieux nommé Gurhand, qu'il envoya à Tours pour estre béni par les mains de Raoul, archevesque, et il luy donna le gouvernement de l'abbaye, Haemeric, abbé second, mourut quant à lui le 6 juin 1130

 

 

-Gurwand, fut reçut abé en 1114, il mourut le 25 janvier 1131.

 

 

 

-Adonias ne succéda à son prédecesseur qu'à partir du 5 juillet 1131. Cet abbé levait sur quarante terres, on parle aussi d'Huelgumarc'h, de Caer maës, Lesluch, Lesneleach et la moitié de Lezureck. Cet abbé quitta le gouvernement quelques années devant sa mort survenue en 1143.

 

-Rouaud devint abbé jusqu'en 1160

 

 

-Rioc, abbé mort le 21 mai 1160

 

 

-Donguallon, abbé de Sainte-Croix de 1160 à 1163)

 

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 11:15

 

Gurthiern, fils de Da, naquit en Cambrie, vers le milieu du sixième siècle, mis, confronté aux combats qui faisaient rage en cette île, avec ses deux compagnons, il gagna la Domnonée Outre-Manche, puis l'Île de Groix en terre Armoricaine.

 

 

Document Wikipédia

 

Là, grâce à l'accueil et à la générosité du Comte Gradlon, Guthiern fonda en cette terre de Cornouaille, au confluent de deux rivières, une abbaye en ce lieu depuis connu sous le nom de Quimperlé. Voici la légende de la fondation de cette abbaye bénédictine dite de Sainte-Croix. Albert le Grand pense que la fondation eut lieu vers l'an 550. Comme le souligne Dom Placide Le Duc : «  on ne trouve point la succession des abbés après saint Gouziern, si ce n'est que l'on veuille s'arrester à la vie de saint Goueznou, évêque de Léon » -mort vers l'an 675. Et notre auteur de poursuivre : « saint Goueznou estant allé avec son frère saint Majan visiter saint Gorbasius qui faisait bastir un monastère, au lieu où de présent est la ville de Quimperlé, et qu'il nomme abbé, Dieu le retira de ce monde par un étrange accident. Saint Gouesnou, considérant la structure de ce monastère, vint à louer son monastère, dont saint Majan excellent architecte avoit conduit le dessein. L'architecte qui conduisoit le bastiment du monastère de saint Gorbasius en prist une si furieuse jalousie qu'il laissa tomber un marteau sur la teste de saint Goeznou, comme si c'eust esté par hazard, et luy offensa si fort la teste, qu'il en mourut. Si cela se doit entendre de noire monastère de Quimperlé, voilà le seul souvenir qui nous en reste après saint Gouziern. Cet ancien monastère fut ruiné par les courses des Normands, qui désolèrent toute la province vers la fin du IXe siècle. Albert Le Grand met ce grand ravage en 878; et en la vie de saint Vial, il marque expressément qu'ils ruinèrent Kemperlé. » Le Comte de Cornouaille Alain Canhiart releva les bâtiments l'an 1029 (voir Généalogie des rois, comtes et ducs de Bretagne par Dom Morice). Pour assurer la fondation de l'édifice, le Comte de Cornouaille disposait de Belle-Île ainsi que de terres assises  au confluent de l'Elé et d'Idol, près de l'endroit jadis nommé Amaurot, tout près du monastère. Lors du fondement, il fut fait appel à  un saint homme nommé Gùrloés, qui était alors prieur claustral de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon. Celui ci fut assisté de son abbé appelé Gavallon. Ainsi fut fondée l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, et Placide le Duc de poursuivre :  «  Cet acte fut passé en présence d'une illustre compagnie. Le comte, fondateur y signa; la comtesse Judith, sa femme; Orscand, son frère, évesque du diocèse; Cavallon, abbé de Redon; Guethenoc et Guerec, tous deux frères du comte ; Alfred, fils d'un autre Alfred (ce seigneur m'est inconnu, mais je croy que c'est le mesme qui donna par après Cadège); Guégon et Huelin. Ces deux derniers me semblent parents, et le dernier est constamment seigneur de Hennebond; et à voir que les plus nobles du Kéménet-Heboë, signent dans ses actes,' je croy qu'il est de la maison de Guernéné-Rohan. Il y a encore quatre seigneurs qui signent : et enfin Hugonnan et Uelogon, moines.». MXXVIII coenobimn Sanctoe-Kemperelegii ab Alano Cornugalliae comite aedificatur atque inibi Gurloesius Abba ab Orscando pontifice benedicitur

 

 

 

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 06:18

 


E trouz ar gêr ma'z on bac'het
 

Ma mouezh a oar sevel bepred

N'eus ket un deiz na ganfe ket

 

'Tra all d'am dizoanian er bed

 

Netra all nann d'am dizoanian

 

Pa 'deus 'r bed-mañ laeret din pep tra
 

Laeret din skeud an avel

 

Kan ar c'houmoul, tan an dremwel

War ar c'hleuziou koroll ar gwe(z)

 

Laeret din loarioù an de(iz)

Laeret din hadenn an noz

 

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