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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 14:07

La famille du Vergier à laquelle appartenait L'Abbé Louis du Vergier, remontait à Henri du Vergier, donné témoin dans un accord entre l'abbesse de la Joie et Hervé de Léon en 1221. On découvre également d'autres membres de cette famille :  Pierre du Vergier, rendait hommage au vicomte de Rohan en 1396 ; Henri du Vergier fils du précédent, vivait en 1426, il épousa Thomine du Boterff, et en eut pour fils : Henri du Vergier, marié quant à lui à une dénommée Anne de Leslayet ; on parle également de Pierre du Vergier, cité avant 1438. Cette Maison portait pour armoiries « de gueules à deux bandes de vair ».

 

 

Cette famille était en possession des Seigneuries dudit lieu et de Penfrat, paroisse de Lesbin-Pontscorff, -de Locoziern et de Ménéguen, paroisse de Caudan, -de Kerhorlay, paroisse de Guidel, -du Moustoir, -de la Villeneuve, -du Pou, paroisse de Plouay, -de Kervénozaël, paroisse de Guiscriff. Cependant quand on étudie les résultats de l'enquête effectuée menée par le Sieur Malescot .sur la filiation de cette Maison lors de la réformation de la noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, le 15 avril 1669, quelques divergences apparaissent. Extrait des registres de la Chambre establie par le Roi pour la reformation de la Noblesse du pays et duchez de Bretagne, par lettres patentes de Sa Majesté du mois de janvier 1668, veriffiees en Parlement : Entre le Procureur General du Roi, demendeur, d'une part. Et messire Paul du Vergier, chevalier, sieur de Meneguen, conseiller du Roi et senechal de la jurisdidion royale d'Henebond, y demeurant, en la ville dud. Henebond, evechez de Vannes, ressort dud. Hennebond, faisant tant pour lui que pour messire Mathurin du Vergier, son fils aine, deffendeurs, d'autre part. Veu par la Chambre : L'extrait de comparution faite au Greffe de lad. Chambre, le 26e Mars dernier 1669, contenant la déclaration de Me Olivier Piriot, procureur, de vouloir soutenir pour lesd. deffendeurs les qualitees d'ecuyer et de chevalier par eux et leurs predecesseurs prises et porter pour armes : De gueules à deux bandes de vair. Filiation et généalogie de l'ancienne maison et famille defd. deffendeurs, inférées dans leur indudion ci après dattee, par laquelle il est articullé que led. fieur du Meneguen est sorti cadet, il y a plus de deux siecles, de la maison noble du Vergier, en la paroisse de Lesbin-Pontscorf, décorée de prééminences et autres droits, et laquelle est une prevotee feaudee du siege royal d'Hennebond, qu'il est duement aine et chef de nom et d'armes de lad. maison, la branche des aines étant finie en Clémence du Vergier, mariée au sieur de Kermorguer, et ses predecesseurs, fortis juvigneurs de lad. maison, s'etablirent en la terre noble de Locouziern, qu'ils auraient eu en partage et touiours demeurée en fa famille, et que led. Mathurin du Vergier, ecuyer, sieur dud. lieu, est fils aine noble et presomptif héritier dud. messire Paul du Vergier, deffendeur, de son premier mariage avec dame Marie d'Arazen ; que led. Paul du Vergier est fils aine, héritier principal et noble de Jean du Vergier, ecuyer, et de dame Jeannete Rogon, seigneur et dame en leur temps desd. maisons de Meneguen, Locauzierne et autres lieux ; que led. Jean etoit fils unique de Jacques du Vergier, ecuyer, et de dame Marie des Portes, seigneur et dame de Locouzierne et dud. Meneguen ; que led. Jaques du Vergier, ecuyer, etoit fils aine, héritier principal et noble de Henri du Vergier, fixieme du nom en deffendant, et de dame Anne des Portes, sieur et dame de Lecouzierne, du Meneguen et du Moustoir ; que led. Henri, sixieme du nom, etoit fils aine, héritier principal et noble d'autre Henri, cinquième du nom, et de dame Marie de Kerpuns, sieur et dame de Locouzierne et du Meneguen ; que led. Henri, cinquième du nom, etoit fils aine, héritier principal et noble d'autre Henri, quatrième du nom, de son mariage avec dame Marie Lucas, sieur et dame de lad. maison de Locouzierne ; que led. Henri, quatrième du nom, etoit aussi fils, héritier principal et noble d'autre Henri du Vergier, ecuyer, troisieme du nom, de son mariage auec dame Anne de Stanguingant, sieur et dame de Locouzierne et autres lieux; que led. Henri du Vergier, troisieme du nom, etoit fils aine, héritier principal et noble d'autre Henri du Vergier, deuxième du nom, et de dame Amice de Leslai, sa compagne ; que led. Henri, deuxième du nom, etoit fils aine, héritier principal et noble d'autre Henri du Vergier, premier du nom, de son mariage avec dame Thomine le Baillif ; et enfin que led. Henri du Vergier, seigneur dud. lieu, etoit frère juvigneur de Jean du Vergier, héritier principal et noble dud. Pierre du Vergier, seigneur dud. lieu, et oncle de Silvestre du Vergier, dernier seigneur du nom de lad. maison du Vergier, comme ayant été père de lad. Clémence du Vergier, mariée aud. sieur de Kermorguer, ou le nom de cette tige principale auroit finie….  Le 25 ou 26 avril 1450, Gilles de Bretagne (voir Gilles de Bretagne, page n° 1 - Gilles de Bretagne, page n° 2)ayant été étranglé au château de la Hardouinays (voir Le château de la Hardouinaye en Saint Launeuc), Louis du Vergier, alors abbé de Boquen (voir l'abbaye de Boquen, page n° 8), vint à la tête de ses religieux enlever le corps du prince. Geofiroy de Beaumanoir et plusieurs gentilshommes du voisinage assistèrent à la cérémonie funèbre, qui se fit avec le plus de pompe possible. Olivier de Méel, Jean de la Chaise et les autres satellites d’Arthur de Montauban prièrent les gentilshommes de vouloir bien déclarer qu'ils étaient absents du château lors du décès du prince, Olivier de Méel étant à l’église et les autres a la chasse; mais les gentilshommes ne furent point dupes de ce grossier artifice, et ils refusèrent de faire la déclaration qu’on leur demandait. L'abbé de Boquen fit mettre une tombe d’ardoise sur le lieu de la sépulture de Gilles, avec la figure de ce dernier en relief de bois. Ainsi finit le jeune et fier prince qui avait donné à la Bretagne tant de belles espérances, qu’une vie pleine d’épreuves et une mort prématurée l’avaient empêché de réaliser. François Alexandre-Aubert de La Chesnaye nous fournit aussi une généalogie de cette Maison du Vergier : Henri de Vergier, écuyer, seigneur de Locouziern, fut maintenu dans sa noblesse par ordonnance des commissaires du Roi en Bretagne, du 17 Janvier 1538. II fournit au Roi le 15 Juin 1557 une déclaration des maisons & manoirs nobles de Locouziern & du Meneguen, situés dans la paroisse de Saint Caradec, près de Hennebond. Henri du Vergier, son fils, seigneur de Locouziern, du Monstouer, & fut père, par sa femme Anne des Portes, de Jacques du Vergier, qui suit, & de Louis & de Jean du Vergier, qui tous deux ont fait postérité. Jacques du Vergier, sieur du Meneguen, eut pour femme Marie des Portes, mere de Jean du Vergier, écuyer, marié en 1615 avec Jeanne Rogon, dont naquit Paul du Vergier, seigneur du Meneguen, sénéchal de Hennebond, créé chevalier de l'ordre du Roi en 1661. père, par sa premiere femme Marie d'Arassens, de Mathurin du Vergier, écuyer, sénéchal de Hennebond, déclaré noble & issu d'ancienne extraction noble depuis l'an 1438 par arrêt des commissaires de Bretagne, du 15 Avril 1669. Il épousa en 1675. Jeanne le Clerc, dont il eut, Paul-René du Vergier, écuyer, seigneur du Poux, marié le 5 Novembre 1707. avec Anne de Lamivi, dont naquit, entr'autres enfans, le 11 Juillet 1710. Vittor-René du Vergier du Poux de Meneguen, reçu page du Roi dans fa grande écurie le 25 Avril 1727.

 

 

Mention de Paul du Vergier, Ecuyer Sieur du Meneguen, Conseiller de Sa Majesté, Sénéchal au Siege Royal de Hennebond en Bretagne 

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 06:04

 

Motte-castrale de la Butte-Laurent à Rouillac

 

 

Hériçon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la Riboullière en Plénée-Jugon, un pont, vestige 

de la ligne ferrée Collinée-Dinan

(voir Le petit train des Côtes-du-Nord)

 

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 05:42

A Vannes, 1428, 29 avril. « Jehan….à nostre bien amé et féal conseiller Jehan Dronyou, nostre trésorier et receveveur général, et aux receveurs particuliers de Lamballe, de Moncontour de Dinan et à chascun, salut. Comme dame Jehanne Rouxelot (voir la seigneurie de Limoëlan à Sévignac et ses possesseurs, page n° 1) soit naguère allée de vie à trespassement, et par son deceix, plusieurs terres et heritaiges que en son vivant (tenoit de nous) proichement, soint chesnes en nostre main et nous en appartiengne joir pour un an entier (par cause) de rachat, Savoir faisons que nous, considerans les bons services que nostre bien amé cher et chambellan messire Rolland de Kersaliou, héritier principal de lad. damme, nous a fait ès temps passez…, donnons et octrions aud. messire Rolland a tierce partie du rachat nous appartenant des terres et revenues lui eschues et avenues de la succession de lad. d'icelle damme Jehanne, en voulant (de lad.) tierce partie il joisse entièrement ainsi que pourrions faire. Si nous mandons, etc. Ainsi signé, Par le duc, de sa main. -Par le duc (de son commandement) et en son conseil, ouquel : le président, l'archidiacre du Desert, les seneschaux de Broerec, de Cornouaille (…) et autres estoint. G Godart . »

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 06:19

1490, 19 novembre. -Commission adressante aux seneschal, aliéné, lieutenant et procureur de Lamballe et Moncontour, de faire enqueste et informacion de plusieurs personnes et nacions de gens, qui de jour en autre, tant de jour que de nuyt, se déguisent mettent en habits estranges et dissimulez, et prennent petite chaperons avecques lesqueulx ils couvrent leurs visaiges en manière que l'on ne les peut congnoestre, et gardent les boais et chemins, robent et détroussent les passans et repassans; et ceux qui par Iadicte enqueste seront trouvez chargez d'avoir fait lesdictes choses ou qui on l'avenir seront trouvez faire, les prendre et saisir dos corps et iceux sans recréance les constituer prinsonniers, pour en faire la justice telle que apartendra selon l'exigence du cas. Daté du 19e jour de ce moys, (signé) R. Le Blanc. Sc. à Rennes le... novembre 1490.

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 05:50

 

 

 

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 05:25

 

La Hunaudaye par M. H. du Cleuziou. -C'est à la lisière d'un bois, au sud de la forêt du même nom, et près du petit village de Saint-Jean, dans la paroisse de Plédéliac, que se voient les restes de cette ancienne résidence baronnale. Aucun document historique ne parle de son existence antérieurement au XIIIe siècle ; on ne trouve même le nom de la Hunaudaye accollé à celui de Tournemine que dans les actes du XIVe siècle. Toutefois, si l'on s'en rapporte au père Dupaz, ce fut dans la première moitié du XIIIe siècle que l'un des premiers Tournemine jeta les fondements du château de la Hunaudaye. L'histoire de cette illustre famille est, pendant quatre siècles, celle du château, qui ne sortit de la branche aînée des Tournemine, au XVIe siècle, par le mariage de Françoise, fille de Georges Tournemine, avec Claude d'Annebaud, maréchal de France, que pour revenir, en 1572, à une branche puînée de cette antique race. La Hunaudaye passa ensuite, par alliances, en 1609, à la famille de la Motte du Vauclerc, puis à haut et puissant seigneur Sébastien, marquis de Rosmadec, baron de Molac, etc., gouverneur des ville et château de Dinan, dont une descendante porta cette baronnie dans la maison de Rieux. « Monsour Pierre de Tournemine » devait, en 1294, deux chevaliers à lost du duc de Bretagne, pour son fié de Penthevre.» (D. Morice, Pr., t. I, 1113.) C'est sans doute de la Hunaudaye qu'il s'agit ici ; en effet, cette seigneurie était située dans le comté de Penthièvre et en relevait féodalement. Ce renseignement peut faire apprécier l'importance du fief de la Hunaudaye, en l'assimilant à ceux de Montfort, de Gaël, de la Roche-Moysan, de Rostrenen, etc., qui devaient également deux chevaliers, à la même époque. Le duc François II érigea la Hunaudaye en grande baronnie, par lettres du 6 septembre 1487, en faveur de noble et puissant François Tournemine, chevalier, seigneur de la Hunaudaye, de Botloy, de Saffré, de Syon, de Corsept, Hommet, etc., lieutenant général pour le duc, ès eveschés de Saint-Malo et Saint-Brieuc. C'était, au compte du P. Dupaz, le seizième seigneur de la Hunaudaye. Le château de la Hunaudaye a la forme d'un pentagone assez régulier, flanqué de cinq tours, une à chaque angle. A la différence des deux châteaux précédemment décrits, il n'y a ici ni ouvrage extérieur, ni double bayle, ni donjon séparé du reste de la place. La porte d'entrée, à double pont-levis et à deux baies cintrées, une spacieuse pour les chevaux, l'autre étroite pour les gens de pied, ouvrait dans la courtine méridionale, près de la tour occupant l'angle S.-O. Les cinq tours sont uniformément construites en bel appareil et parfaitement cylindriques, couronnées encore en partie de leurs machicoulis, dont les galeries sont ornées extérieurement d'une série de dessins en ogives trilobées, sculptés dans la pierre, au-dessus des modillons qui en forment le support. L'écusson des Tournemine (écartelé d'or et d'azur) se remarque en plusieurs endroits, d'abord au-dessus de la porte d'entrée, inscrit sous un tribole, puis au sommet des deux plus hautes tours (celles de l'Est et du Sud-Ouest) ; là, il est incliné à la manière des sceaux des XIVe et XVe siècles (voy. les planches de D. Lobineau et de D. Morice), et timbré d'un casque à cimier et à volets flottants. Chaque tour renferme un escalier de granit pour monter aux trois étages, superposés et séparés par des planchers. Les portes sont ou cintrées, ou terminées à leur partie supérieure par un linteau dont les angles s'arrondissent en saillie interne. Les fenêtres à profondes embrasures, et munies de sièges latéraux en pierre, ont leurs baies en cintre surbaissé à l'intérieur des salles, carrées et étroites à l'extérieur ; dans les murs, épais de 3 mètres au moins, s'ouvrent, en outre, des arbalétrières en grand nombre. La forme octogone domine à l'intérieur des tours, sauf celle du S.-O., qui ne présente que sept pans ; on croirait, aux dessins arrondis en trèfle de ses créneaux, que cette tour est un peu plus ancienne qne les autres. Aucune, du reste, ne remonte à une date plus reculée que la fin du XVIe siècle, et la plupart ont sans doute été construites au commencement du XVe. La tour du N.-E., magnifique de conservation et accostée d'une tourelle qui contient l'escalier, offre des proportions un peu plus fortes que les autres, et pourrait bien avoir servi de donjon. On voit à chaque étage une cheminée de granit avec colonnettes assez bien traitées. Une porte ogivale voûtée donne accès à l'étage inférieur de la tour S.-E. qui servait de chapelle; un épais manteau de lierre la revêt du haut en bas. Elle se fait remarquer par une voûte en pierres et par ses ouvertures qui, simples meurtrières au dehors, dessinent au dedans une fenêtre d'église en plein cintre. Une assez curieuse particularité, c'est que les pieds droits de la porte ogivale dont on vient de parler , et la face intérieure des murs de la tour aux environs de cette porte, sont couverts de figurines grossièrement sculptées dans la pierre en faible relief, représentant des sujets pieux. Il serait intéressant d'examiner à loisir ces sculptures et d'en fixer l'époque. Outre les cinq tours déjà décrites, de grands et vastes corps de logis se reliaient aux murs de l'enceinte, formant de la tour 0. à la tour N.-E. un parallélogramme adossé à la courtine qui regardait l'occident. La partie des bâtiments la plus voisine du Nord avait été agrandie et faisait saillie vers la cour ; là étaient les logements du seigneur et de sa famille. Aux débris qui en subsistent, aux moulures et à l'ornementation qui les décorent, on reconnaît le XVIe siècle et le style de la renaissance. Vis-à-vis, adossées à la courtine de l'Est, existaient d'autres constructions, probablement les dépendances et les écuries du château. Le bayle tout entier n'est pas d'une immense étendue, puisque le diamètre mesure d'une tour à l'autre située à l'angle opposé, ne dépasse guère 35 mètres. C'est un motif de plus de penser que la construction de ce château, tel que nous en voyons les ruines, n'est pas antérieure au XVIe siècle. De larges fossés cernent complètement les murailles, et sont rendus plus profonds par un épaulement en terre décrivant une ellipse tout autour du château, et formant une sorte de seconde enceinte extérieure , mais sans aucun travail de défense. Un étang de peu d'étendue dort à quelques mètres de là vers le couchant : il est probable qu'autrefois, au moyen des eaux de ce réservoir, on pouvait inonder toute la partie basse du terrain vers le Midi et l'Orient. (voir  Le château de la Hunaudaye à Plédéliac et ses possesseurs, page n° 1- Le château de la Hunaudaye à Plédéliac et ses possesseurs, page n° 2 - Le château de La Hunaudaye en Plédéliac décrit par Alain Raison du Cleuziou  - Hunaudaye, Le Guildo, Boquen - le château de la Hunaudaye en images)

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 05:12

 

 

 

 

 

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 12:00

Louis Le Berruyer, écuyer, est donné sieur de Coibicor en avril 1582. Il semblerait que ce soit ledit Louis Le Berruyer qui soit ainsi mentionné dans un acte : " Louys Lebesruyer sieur de Kouesbicor en Eréac et du Margaro en Sévignac né le premier apvril 1578 à Coesbicor ". Sa fille Anne ainsi que nous l'évoquions dans la précédente page consacrée au sujet de Coëbicor et ses possesseurs, transporta le dit domaine en épousant Raphaël de Langan, fils de Olivier de Langan, sieur du Bois Gestin et Louise Piedevache. De leur union naquirent sept enfants dont Jean cité ci-dessous. "Le quinzieme jour de novembre 1612 fut ensepulturé escuier Raphaël de Langan sieur de la paroisse (a)n l'égli(s)se d'eréac au tombeau de coabicor, les sacrements luy administrez par missire Jullien Nogues recteur de ladite églisse". Devenue veuve, Anne Le Berruyer épousa escuier Alain de Langan, sieur des Houssays, dont elle eut quatre autres enfants titrés de la Villeon. Elle s'éteignit le 8 mai 1637.

 

 

Quant à la famille de Langan, elle est connue depuis l'an mil à travers Guillaume de Langan marié avec Tiphaine Boutier. 

 

voici quelques notes sur ceux qui disposèrent de la terre du Bois-Février. La seigneurie du Bois-Février fut portée en mariage en 1431 par Isabeau Février à Simon de Langan, Ecuyer, Seigneur des Portes, fils de Géoſſroi mort en 1415 & de Jeanne du Perrier-de-Quintin, & petit-fils de Simon de Langan, & de Perronelle, Dame des Barres. Isabeau fut mere d'Etienne de Langan, Ambassadeur du Roi auprès d'Anne de Bretagne, qui, de Julienne du Bouchet-du-Mur, eut Guyon de Langan, Seigneur de Bois-Février, décédé en 1545, père par sa premiere femme Marguerite & Orange-de-la-Feuillée, de Tristan de Langan, Baron de Bois-Février, mort le 10. Mai 1569. Il avoit épousé en 1540. Jeanne de la Ferriere, Dame de Pascoux, qui fut mere de René de Langan, Baron de Bois-Février, Chevalier de l'Ordre du Roi, Gentilhomme ordinaire de la Chambre, Chambellan du Duc d'Anjou en 1571, marié en 1572. à Susanne de la Vove, Dame de la Vove au Perche, de Saint-Agil & de Saint-Vandrille au Maine. Leur fils, Pierre de Langan, Baron de Bois-Février, Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, Capitaine de cent hommes d'armes, épousa en 1619. Sainte le Fevre des Roufîeres, qui fut mere de César de Langan, Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, marié en 1640. à Charlotte Constantin de la Feraudiere, dont naquit en 1642. Gabriel de Langan, en faveur duquel la Châtellenie de Langan, les Terres & Seigneuries de la Trumiere, de Breil, de la Chauſfaye & de Bressain, furent unies à la Baronnie de Bois-Février, & érigées en Marquisat sous le nom de Bois-Février, par Lettres de 1674, registrées le 13. Juillet de la même année. Le Marquis de Bois Février laissa de sa premiere femme Claude-HippoIite Visdelou de Bienassís, Pierre-François-Charles, Marquis de Bois-Février, marié le premier janvier 1697. à Marie-Charlotte de Puysaye de Mesvieres, dont sont nés, 1 °.Louis-Charles de Langan, Seigneur de Bois-Février, de la Vove, d’Aulnai, de Monsbrons, &, marié 1  à Louise de Montgommeri ; 2. le 13. Juillet 1735. avec Bonne-Marie-Charlotte de Farci, née le 22. Octobre 1711, fille de René François, Seigneur de Pontarci, Conseiller de Grand-Chambre à Rennes, & d'Anne-Marie Moland. 2°. Pierre-Hercule de Langan, reçu Page du Roi en 1728.; & 3°. une fille. 


 

Cependant, c'est à un cadet de cette famille qu'il faut rechercher les aïeux du Sieur de Coëtbicor. En effet, Simon de Langan et son épouse Isabeau Février eurent en outre le dénommé Guyon qui fut le détenteur de la terre du Bois-Février mais aussi François dont le petit-fils Raphaël fut détenteur de la terre de Coëbicor et dont il a été mention ainsi que Guy lui même marié à Arthuze Le Berruyer. 

 

La descendance de Raphaël de Langan et de Anne Le Berruyer est évouée dans un article précédent  (voir les villages d'Eréac, page n°6). Ci dessous, acte de mariage, le 19 février 1765 entre Rpse-Emilie de Langan héritière de Coëtbicor et de la Rochette en Langourla (voir histoire de Langourla, page n° 11) , fille de Jean-Michel de Langan et de Jeanne-Michelle Larcher et Jules-Félix-César de la Nouë, fils de Toussaint-Marie de la Nouë et de Marie-Magdelaine de Pressac. 


 

La famille de la Noue puise ses origines tant en Bretagne qu'en Anjour, elle comptait parmi ses membres : Vivant et Salomon de la Nouë qui vivaient vers 1088, et furent témoins d'une sentence en faveur de l'abbaye de Saint-Serge d'Angers. La famille de la Noue comptait aussi au sein de sa famille le célèbre François de la Nouë dit Bras de Fer un des proches de Henri IV lors des Guerres de la Ligue.


 

Haut et puissant seigneur messire Toussaint-Marie de la Noue, chevalier, comte de la Noue, seigneur de Bogard, etc., conseiller au parlement de Bretagne, épousa avant 1720 Marie-Madeleine de Preissac ; mais ce mariage ayant été abusivement célébré, il le fut derechef en 1724. Il mourut vers 1744, ayant eu de cette alliance (en bleu les membres de Coëtbidor) :


 

1° Joseph-Sylvain-Toussaint-Marie, IIe du nom, chevalier, comte de Bogard, seigneur de la Noue, la Villenorme, la Ville-Morel (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel - La Ville-Morel à Broons) etc., conseiller au parlement de Bretagne, né en 1720, épousa en 1745 Françoise-Marcelle Geslin, dame de Coëtcouvran (voir Coëtcouvran à Yvignac - Coëcouvran en Yvignac) 

 


2° Françoise-Jérôme, né en 1725, vicaire-général et archidiacre de Saint-Brieuc, mort vers 1810 à Moncontour ;

 

 

3 ° Jules-César-Félix, chevalier, vicomte de la Noue, né en 1729, capitaine aide-major d'infanterie, chevalier de Saint-Louis), marié en 1765 à Rose-Emilie de Langan-Boisfévrier, dame de Coëbicor, dont :

 

a) Augustin-Henri-Gabriel-Rose, né en 1766, admis en 1774, après preuves de noblesse, au Collège Royal de La Flèche,  où il mourut le 30 mai 1775 ;

 

b) Jules-César-Marie, né en 1767, admis en 1775, après preuves de noblesse, au même Collège, marié à N... de Lorgeril, dont:

 

1° Frédéric, mort sans alliance en 1886 ;

2° Louis, mort sans alliance en 1886.

 

c) Toussaint, mort au service du Roi dans la marine ;

 

d) François-Louis, né en 1774, admis en 1782, après preuves de noblesse, à l'Ecole Royale Militaire ;

 

e) Pélagie-Antoinette-Louise, née en 1772, admise en 1782, après preuves de noblesse, dans la Maison Royale de Saint-Cyr ;


 

4° Thérèse-Rose-Sainte, née en 1733 sans alliance en 1776 ;

 

 

 

5° Toussaint, né en 1735, mort jeune;

 

 

 

6° Louise-Françoise-Anne,née en 1737, élevée à la Maison Royale de l'Enfant Jésus, vivante en 1768. 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 12:53

 

 

Lorsque l'on évoque la résistance à l'occupant normand, souvent on cite Alain Barbe-Torte, à juste titre, car c'est celui qui parvint à récupérer la terre bretonne au sein de cette coalition, le premier août 939 à Trans. Pourtant, des Résistants permirent aux troupes composées de Bretons, d'Angles et d'Angevins de reprendre notre bonne vieille Bretagne alors entre les mains des Normands. Jean, qui allait devenir Abbé de Landévennec fut de ceux là. En hommage à ce grand homme, voici quelques notes relatant sa personnalité.  En 913 Alain le Grand n'est plus, Landévennec brûle. Une seconde vague déferlante Scandinave est bien près d'emporter la Bretagne et son peuple : évêques et abbés fuient sans retenue avec leurs patrimoines sacrés, tandis que les cadres laïcs de la société disparaissent ou passent la mer. Les moines de la prestigieuse abbaye cornouaillaise seront accueillis à Montreuil par le comte Helgaud, tué en 926 en luttant les armes à la main contre une bande de Normands. dans la forêt Fauquembergues, près de Saint-Omer. Sous la férule des abbés Benoît puis Jean, les fils de Guénolé s'efforcent avec succès de restaurer la discipline monastique. Se sont-ils alors agrégé les survivants de Locoal, s'il s'en trouvait encore de vivants ? communauté armoricaine, vivaient dans la même espérance des laïques également venus du pays. Vers l'an 935 les moines émigrés avaient à leur tête l'abbé Jean. Celui-ci résolut de se rendre en Bretagne et de voir par lui-même s'il y avait quelque chose à tenter. Partout sur son passage il prit ses renseignements arrivé à Landévennec et caché dans les ruines de l'abbaye, il continua son enquête. Dans les domaines fort étendus du monastère, les colons et les tenanciers étaient nombreux. A peine eurent-ils appris l'arrivée de l'abbé et des quelques moines ses compagnons, ils accoururent ayant à leur tête Amalgod et Wethenoc, fidèles ou vassaux de l'abbaye les renseignements donnés par eux confirmèrent l'abbé dans l'idée qu'une attaque contre les Normands, bien combinée, bien menée, pouvait réussir. Il fit alors composer par l'un de ses moines un poignant tableau des misères de la Bretagne se terminant par un cri d'espoir, un véritable appel aux armes et ce poëme bizarre, vigoureux, fut sans doute répandu parmi les Bretons comme un manifeste patriotique. Après avoir connu par ses fidèles transformésen agents, sous divers déguisements, l'état et la force des divers groupes et postes de pirates formant alors l'occupation normande en Bretagne, certain que les Normands fiers d'avoir écrasé les Bretons en 931 vivaient dans une sécurité profonde et se gardaient fort mal, il se mit en devoir de découvrir l'homme de guerre qui serait le chef de l'entreprise; ses vues se portèrent sur le prince Alain, petit-fils d'Alain le Grand, et qui devait à son tour rendre illustre dans l'histoire le nom d'Alain Barbe-Torte. Il lui dépêcha à la cour d'Athelstan, roi d'Angleterre, des hommes de confiance qui le mirent au courant de tout et le pressèrent fortement de venir en personne diriger l'attaque contre les pirates. Alain accepta, et il n'était pas encore en Bretagne que Jean lui avait formé une petite armée. Naturellement quand le triomphe fut chose accomplie, ceux des religieux qui étaient restés à Montreuil revinrent à Landévennec, et l'abbaye de Saint-Guénolé (ou Saint-Valois), comme on l'appelait là-bas, se fondit avec celle de Saint-Sauve. Landévennec rentra-t-il alors en possession. Toujours est-il qu'en 936 les moines de Landévennec ont regagné leur Bretagne, et l'abbé Jean se vit récompensé par Alain Barbetorte pour la peine qu'il a prise dans l'organisation de son retour. Des reliques de saint Guénolé, des livres provenant de son scriptoriumn et bien sûr les restes de saint Gudwal demeurent dans le Nord de la France. Jean, abbé de Landévennec qui s'était battu bravement contre les Normands, fut celui qui reconstruisit l'abbaye de Landévennec dont la façade avait été détruite par les Normands. Il fut vers l'an 940 récompenser par Alain Barbe-Torte qui fonda pour lui le Prieuré de Batz et le fit ordonner Abbé de Landévennec, le neuvième Abbé du lieu. Extraits : En marge des incursions Vickings par Jean-Christophe Casser ; Notes sur Landévennec et son abbaye, état ancien et moderne ; Les vies des saints de la Bretagne Armorique 


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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 03:55

 

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