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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 14:17

Jusqu'en 1265, la châtellenie de Jugon restera dans le domaine ducal. De la monnaie émise sous Jean II de Bretagne 1239-1305 a été découverte à Jugon : un denier. On frappait la monnaie ducale en cette cité. Le petit-fils de Pierre de Dreux : Jean II de Bretagne, comte de Richemont, dota le prieuré de Jugon d'un moulin à fouler au mois de mai 1295. Sous le règne de celui ci quelques actes touchant Jugon apparaissent : « Est à saveir que Monseignour (le duc de Bretagne) a en la forest de Tornemine 100 chesnes pour les ouvres de Jugon dou pris de 90 l., touz paez et merchez » «A Guillaume Le Robeur, trésorier de l'église de Plemic, pour une branche d'if qui fut copée pour appareillIer les aubalestres de Jugon, 10 s

 

Après la fondation du prieuré, Jugon continue de prospérer : ainsi en 1288 l'émine de seigle de Jugon se vend 5 sous. Jugon est l'une des 18 villes bretonnes à entretenir des liens commerciaux avec l'Angleterre d'après enquête menée en 1297. Est ce pour cette raison que le 17 mai 1296 le vicomte d'Avranches est envoyé à travers la Bretagne sur ordre du roi de France : «et de icel lieu (Dinan) je allei à Jugon, et illeques je m'enformei de la chose qui mesteit commise, et rien ne poi trouver»

 

En 1317 le duc Jean III se réserve dans ses partages, avec son frère, le château de Jugon, avec 300 livres de rentes pour l'entretenir. Nous savons à travers les chartes religieuses, que les vassaux de l'abbaye royale de St Jacut étaient exempts du guet au château de Jugon. Il existait sur l'antique castrum une vieille chapelle dédicacée à la Vierge* qui appartenait à un certain Bertrand fils de Maingui, mais la chapelle sera donnée à Marmoutier, et c'est là qu'en 1128 l'évêque de Saint Brieuc établit un cimetière. Mais quand ce duc Jean III s'éteignit en 1341, n'ayant pas d'héritiers désignés, une guerre civile s'annonça : la guerre de succession de Bretagne. Durant 23 ans un conflit s'engagea entre les dynasties Penthièvre-et Montfort. La première recevant l'aide du roi de France, la seconde, celle du roi d'Angleterre. Jean de Montfort parvint à s'emparer d'une vaste partie de la Bretagne avant que son adversaire ne réagisse, mais le maréchal Jean de Beaumanoir, homme de main de Charles de Blois, réussit en 1342 à mettre main basse sur l'un des bourgeois de la ville de Jugon, qui par crainte d'être tué, préféra trahir la garni:son et permit à l'assaillant de rentrer dans Jugon. Le chroniqueur Jéhan Froissart nous relate les faits «Entroes que messire Carles de Blois séjournoit à Craais et que il entendoit pourveir et à ordonner ses ganisons et à rafrescir de gens, de vivre et d'artillerie, et chevauchoit ses marescaux, de l'un à l'autre, avint que ungs riches bourgois et grans marchans de la bonne ville que l'on claimme Jugon, fut une heure encontrés de son marescal, monseigneur Robert de Biaumanoir, et fut pris et amenés à Craaispar devant monseigeur Charle. Chils bourgois de Jugon faisoit touttes les pourvéances le contesse de Montfort estoit à Jugon moult crues et moult armés. A che dont estoit cappittainne et souverains, de par le contesse, de la ville de Jugon, ung gentil chevalier que l'on clammoit monseigneur Gérart de Rochefort. Chils bourgois de Jugon, qui enssi fu pris, eut grant paour de morir: si pria que on le laissast passer pour raenchon; on ne le mies acorder mais fut mi en prison, et depuis tant enquis et examinés d'une cause et d'autre qu'il eust en convent de rendre la ville de Jugon et dist que il estoit bien en se puissance de livrer l'une des portes et de mettre ens gens d'armes pour saisir le ville...» Au jour et à l'heure convenue, le traitre auquel une rente de 500 livres avait été promise, ouvrit l'une des portes de la garnison «chils jour fu venus, les portes à heure de mienuit furent ouvertes. Si entra messires Charles de Blois à celle heure en le ville à grant puissanche. Le ghaite du castel s'en perchut; si commencha à cryer: As armes, trahi, trahi...»


 

 

 

 

 

 

Le bourgeois de Jugon remet les clés de la ville à Charles de Blois avant d'être pendu pour trahison

 

** S'agit il de la chapelle St Michel

 

Beaumanoir et ses troupes prirent place dans la garnison et s'y livrèrent au pillage. Les défenseurs et les habitants coururent s'enfermer dans le château, le traître les y suivis, mais il fut démasqué et sur ordre du gouverneur Girard de Rochefort, il fut exécuté ! son corps flottait dans l'air au créneaux de l'une des grosses tour du château. Etienne III Gouyon, partisan de Jeanne de Penthièvre devient alors capitaine du Chatel de Jugon. Profitant de passer l'hiver à Jugon, Charles de Blois vint avec son épouse Jeanne de Penthièvre séjourner au château, et ce 8 février 1345 Jeanne de Penthièvre accoucha d'un héritier : Jean duc de Châtillon. En 1361, Jean de Montfort reprend possession du château alors confié au gouverneur Arthur de Montauban, mais en 1373 Bertrand du Guesclin se présente sous les murs de la cité et fait sommation à Robert de Quitté chef de la garnison de se rendre. Se sentant isolé, le gouverneur ouvrit les portes. En 1388, écuyer Guillaume Le Voyer est capitaine de la garnison, sommé de restituer la place forte de Jugon au duc, il refusa d'obéir à d'autres qu'au connétable. Olivier de Clisson fut avec du-Guesclin et Jéhan de Beaumanoir l'autre figure émergente de la chevalerie au cours de cette période agitée. Il fut l'un des partisans de Jean de Montfort et lorsque ce dernier triompha en 1365 Clisson crut venu pour lui le moment de la récompense, en vain, c'est l'anglais Chandos qui reçut le château du Gâvre et sa forêt. Estimant avoir été lésé par Jean IV de Montfort, Clisson changea de camp. Jean de Montfort désigna alors comme capitaine de Jugon Alain Le Maitre, voici le brevet de sa nomination : «Jehan duc de Bretagne Comte de Montfort à Alain Le Maistre, Chevalier Seigneur de Boisvert et de la Garlaye salut. Comme ainsi soit que toujours dès le commencement de nos guerres vous avez esté nostre bienveillant, vous avez très bien & loyaulement servi, notamment au Champ d'Aurai, nous vous baillons et octroions l'office de Capitaine de nostre chastel de Jugon avec les proufils & droits y appartenans, mandons à tous nos sujets y demourans qu'ils ayent à vous obéir. Donné à Dinan sous nostre sceau mois d'octobre l'an MCCCLXIV » -1364 . En l'an 1393 le château de Jugon appartient à Jean de Blois -Châtillon, : «En ce traictié, fut parlé faire accord entre le duc de Bretaingne et monseigneur de Clichon, et monseigneur Jehan de Bretaingne ou de Blois, conte de Painthievre, requerans avoir le chastel de Jugon et appartenances que le duc de Bretaingne avoit eu du dit Clichon ». Le dit acte poursuit que c'est le vieux duc de Montfort, père du duc de Bretagne qui avait remis le dit château de Jugon au sire de Clisson, en récompense de l'aide fournie afin de conquérir le trône lors de la guerre de succession de Bretagne. Et de conclure que c'était avant que le dit Clisson ne se tourna vers le roi de France devenant ainsi l'adversaire du duc Jean IV fils du comte de Montort. En 1387, le duc Jean IV s'adressant au sire de Laval, lui recommanda d'aller trouver le connétable Clisson alors emprisonné, afin de lui faire savoir qu'il était l'homme qu'il haïssait le plus au monde. Et Jean IV ajouta : «demandez lui cent mille francs, qu'il me cède la ville de Jugon ». Mais la chancellerie de Bretagne condamna l'atitude du souverain breton et lui demanda de restituer au connétable de Clisson la ville de Jugon.

Elle lui sera rendue le 20 juillet 1388 «avec les meubles qu'elle renfermait ».


 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 14:11

 

 

 

 

Lors de la conquête romaine de l'Armorique, l'occupant latin semble s'être approprié l'escarpement rocheux dominant l'actuel grand étang. Il pouvait ainsi surveiller le chemin de l'Etrat passant à proximité et reliant Fanum Martis -actuel Corseul à Darioritum -actuel Vannes. Cette voie pavée traversait nous dit on ce lieu marécageux et un pont de briques permettait le franchissement d'une de ces nombreuses rivières alimentant l'endroit. Au début de l'an mil Eudon, frère du duc Alain III de Bretagne se vit doté vers 1035, de ce vaste apanage désigné Penthièvre. Le lieu qui fait ici l'objet de notre étude en fut l'un des points défensifs. Précisément Eudon de Penthièvre avait pour allié Josselin de Dinan. Cela pourrait expliquer pourquoi le château de Jugon (voir Le site qu'occupait le château de Jugon)  passa à la famille de Dinan sans doute sous la condition d'hommage. Josselin de Dinan transmit ce domaine de Jugon à son fils Olivier de Dinan, puis à son petit fils Geoffroy Ier, lequel le donnera à son fils Olivier II. Geoffroy Ier de Dinan s'étant emparé illégalement du fief appartenant à Brien Le Vieil lequel désigné «Summus domina Britannesium» pardon fut accordé audit Geoffroy de Dinan à condition de donner la partie acquise arbitrairement à un ordre religieux. Brien le Vieil est perçu comme chef de l'ancien royaume de Domnonée. Alors Brien nommé Vetulus, souverain seigneur des Bretons, aîné de la famille, et moine de Saint Martin de Tours, voulut faire une œuvre pour le salut de l'âme des seigneurs de Dinan, de ses propres parents et de ses deux fils : Geoffory Vetulus et Gautier Tashen. Avec le consentement de ceux ci, il se rendit à Saint Malo de Dinan, avec son beau frère Gilduin fils de Gilon : là, dans le cloître, il se joignit à Geoffroy de Dinan entouré des moines et des barons, et on l'entendit avec joie donner son consentement plein et entier au projet de ce dernier. Jules Henri Geslin de Bourgogne poursuit dans son remarquable ouvrage «Évêché de Bretagne» : Il résulte de ces documents qu'une partie du territoire qui forma la châtellenie de Jugon, était au pouvoir de ces anciens Bretons qui étaient répandus dans tout le Porhoët, et que Geoffroy de Dinan avait singulièrement arrondi à leurs dépens les domaines que ses ancêtres tenaient du comte Eudes (Eudon de Penthièvre). Eudon de Penthièvre épousa Enoguen de Cornouailles et il mourut en 1078, le dernier de ses enfants : Etienne de Penthièvre eut de son union avec Havoise de Guingamp au moins huit enfants : l'aîné des fils Geoffroy II Boterel 1097-1148 reçut le Penthièvre et la cité naissante de Lamballe en héritage confiée à l'ordre de Marmoutiers, on lui doit la construction du premier château de Moncontour; le troisième fils d'Eudon sera Henri d'Avaugour cité ci dessous; leur soeur Agnorie épousa Olivier II de Dinan, fils de Geoffroy, possesseur de Jugon.


 

 

 

 

 


 

Qui a Bretagne sans Jugon a chape sans chaperon !

 

Alain d'Avaugour, sgr de Dinan, fils d'Henri récupéra en 1206 pour quelques temps la défense de Jugon, il fiança son fils Henri II d'Avaugour alors âgé de 5 ans à Alix de Thouars âgée de 8 ans, fille de la duchesse Constance de Bretagne. Pourtant l'alliance entre Alix et Henri II d'Avaugour n'eut pas lieu car le roi de France Philippe Auguste intervint en faveur de son cousin Pierre de Dreux dit Mauclerc -ci dessous, et le maria à la jeune Alix dans un but évident de contrôler le Duché de Bretagne.

 

 

 

 

Devenu de par son mariage grand bailli de Bretagne, Pierre Mauclerc confisqua violemment Jugon aux Penthièvre d'Avaugour en 1213 et réuni l'endroit au domaine ducal donnant ainsi à la cité le rôle de siège d'une importante instance ducale : la sénéchaussée de Jugon. On attribue audit Mauclerc la reconstruction du château de Jugon, l'aménagement des étangs cernant le site défensif de Jugon, l'agencement des chaussées bordant les dits étangs, et il est probablement aussi l'auteur du nouveau nom de la rivière Jugon rebaptisée Rosette. En effet la Rosette est l'un des affluents du Nil, lieu qu'il connaissait pour y être allé combattre les Mamelouks lors de la croisade de 1249. Voir portrait de Pierre de Dreux ci dessous ainsi que le plan de Jugon avec les deux étangs encadrant l'endroit où se dressait le château.


 

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 13:32

 

 

 

 

Le Bois Passemalet armoiries Le Levroux et linteau à accolade des pavements et les traces des douves

 

Liens il y eut très certainement entre ces deux familles dont les armoiries étaient quasiment similaires, l'une se retrouva possessionnée en la paroisse de Sévignac -voir la Trouée au bourg, elle apparaît dans les montres nobiliaires du XVème siècle, mais dès le début du XVIIème siècle elle était tombée dans la rôture, la branche présente à Broons conserva son statut durant tout l'ancien régime à la tête de la seigneurie du Bois Passemalet. On la trouve également à Jugon et Trébédan. C'est à travers les montres nobiliaires de 1428 qu'apparait Jehan Le Leuvroux, il était marié à Jeanne du Bois. Leur fils Pierre vivant dans la seconde moitié du XVème siècle épousa Jeanne Rolland, fille d'écuyer Olivier Rolland seigneur du Noday à Trémeur et de Jeanne de La Motte. Comme nous aurons l'occasion de la constater, les deux familles dont les seigneuries étaient établies respectivement dans les paroisses de Broons et de Trémeur entretenaient des liens très solides. Guillaume Le Leuvroux fils des précédents vivait en 1513 il était marié à Catherine de Vaunoysc fille de Françoys, Guillaume Le Leuvroux est titré seigneur du Bois Passemalet (voir Le Bois-Passemalet à Broons) et est donné comme demeurant audit lieu noble. Bertrand Le Leuvroux fils de Guillaume et de succéda à ces derniers à la tête de la seigneurie, Bertrand Le Leuvroux fut marié à Françoise Champion. Ils furent les parents de Georges Le Leuvroux. Le 12 mars 1581 Bertran(d) Le Leuvroux, seigneur du Bois Passemalet était inhumé dans l'église de Broons. Georges Le Leuvroux fils des précédents épousa Antoinette de Claire Fontaine, fille de Charles et Thomesse de la Chapelle. De son union avec Antoinette de Claire Fontaine écuyer Georges Le Leuvroux eut pour héritiers : Bonabes Le Leuvroux auquel fut transmise la seigneurie de Bois Passemalet, et probablement Louis Le Leuvroux dit sieur de la VilleEuvin. La Ville Uvin était un lieu proche de la Sauvagère, aux confins des paroisses de Broons Yvignac et Trédias. «Le corps de Louys Le Leuvroux vivant sieur de la Ville Euvin fut ensépulturé dans l'église de Broon le dimanche vingt sixiesme jour de juillet mil six cent neuf» A la veille des guerres de la Ligue qui allaient ébranler la Bretagne, le Sieur du Bois Passemalet s'éteignait : Le corps de noble homme Georges Le Leuvroux Sieur du Bouays (Passemalet) fut ensépulturé en le choeur (de l'église) de Broons le 20 août 1696 par Missire Sébille


 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 12:47

La Ville-Morel 

 

 

Armoiries Millon; de Lesmeleuc Geslin de Coëtcouvran, de La Nouë

 

Eudes Millon, cité en 1220, chevalier. Fondateur de cette famille présente à la Ville Morel mais aussi en la paroisse de Trédias et Sainte Urielle. Launay Millon en cette même paroisse de Broons est lié à la présence de cette famille. Jean Milon et sa femme Olivia d'Avignon, fille de Guillaume et de Jeanne, cités dans le chartes de Boquen en 1274, lorsqu'ils procèdent à un échange sur la paroisse de Sévignac. On cite aussi un certain Pierre seigneur de la Ville Morel, marié à une fille issue de la prestigieuse Maison de Lusignan, père de Bertrand Milon. Sans nul doute que ceux ci sont apparentés aux membres qui suivent, mais aucun lien n'a été fait permettant de le relier à ceux ci.

 

I -Pierre Ier Millon, seigneur de la Ville Morel vivait au cours du XIIIème siècle, il épousa Gillette de la Houssaye et eut pour héritiers :

 

II -Jean Ier Millon premier de ce nom, marié à Flourie de Piedevache & Olivier Milon croisé en 1249, il paraît dans l'assiette de livres de deux cents de rente faites par Gui de Bretagne à Simon de Montbourcher, le samedi avant la fête de la Toussaint de l'an 1319. De l'union de Jean Millon & Flourie de Piedevache naquirent deux fils (et une fille d'après Auguste du Paz)

 

III -Estienne I Millon, premier de ce nom, seigneur de la Ville Morel il servait dans la compagnie d'Alain de Beaumont, chevalier dont la montre se fit à Mortain le 28 juin 1378; il ratifia le Traité de Guérandes en 1381 et fut marié à Jeanne d'Yvignac fille de Olivier d'Yvignac et Catherine de Montbourcher.

 

-Raoullet Millon, plaida en 1356 avec son frère Estienne contre Estienne Le Febvre

-Jeanne Millon épousa messire Geoffroy de Saint Pern

 

IV -Pierre II Millon, écuyer, servait en 1380 dans la compagnie de Jéhan de Tussé, chevalier dont la montre se fit au Mans, la même année et ensuite dans celle de Jéhan de Maillé, chevalier qui se montre à Angers le premier octobre suivant. Il épousa Marguerite de Lanvallay, fille aînée de Robin de Lanvallay et de dame Marguerite de Tournemine *. Six enfants naquirent de leur union.

-Jean, mentionné dans la Réforme de 1443, auteur d'une branche établie au Pays de Retz et dont le dernier représentant fut Emile Marie sieur de Villeroy, mentionné en 1816.

-Yvon, Yves Milon cité en 1483, trésorier général de Bretagne. Est mentionné dans la Réforme de 1443, il épousa Guillemette Audepin-auteurs de la branche de la Touche Millon

-Thomas, rendit hommage au vicomte de Rohan en 1396

-Estienne, servait dans la compagnie de Bertrand de Rostrenan, reçue à Lyon le 29 juin 1409, épousa Jeanne d'Yvignac. Leur fille Marguerite épousa Olivier du Bouays, sieur du Bouays-Robert en Trédias.

-Guillaume, prêta serment au duc de Bretagne en 1437

-Tiphane, nommée dans la réformation de l'hôtel du duc de Bretagne, faite en 1415, comme ayant bouche en cour

-Jeanne, élue abbesse de Saint Sulpice en 1391, elle mourut en 1407

 

V -Jean II Millon, écuyer, paraît dans l'extrait du comte Guion de Carné, trésorier et receveur général de Bretagne en l'an 1445, il épousa Marguerite de Pontménil avec laquelle il vivait en 1190, ils eurent un fils : Jean III Millon -auteur de la branche de Keryvon

 

-Bertrand I Millon, chevalier, seigneur de la Ville Morel, il fut vaillant homme de guerre, et servit dans tourtes les campagnes de son tem(p)s. Il scella de son sceau représentant un écu d'azur chargé de trois têtes de lévriers d'argent, colletées de gueule et bouclées d'or, une obligation en 1384. Il fut père de Bertrand Millon qui suit.

 

VI -Bertrand II Millon, servit sous le comte de Richmont en 1439, en récompense, le comte de Rochmont l'arma chevalier à Avranches en récompense de ses exploits. Bertrand II Millon fut sénéchal de Ploermel et juge universel de Bretagne en 1439, puis ambassadeur du duc de Bretagne auprès du roi de France en 1440. Il épousa Jeanne de Broons -branche de Brondineuf, fille de Guillaume II de Broons et Marguerite Moyene. Ils eurent des enfants. Auguste du Paz en cite quatre en précisent que Bertrand Milon «eut plusieurs enfans de ladite Jeanne de Broon, & entre autre Jacques Milon son principal héritier, François Milon, Protenotaire du Sainct Siège Apostolique, Jeanne Milon, Religieuse & Abbesse de Sainct Sulpîce & autres»

 

 

VII -Jacques Millon, sieur de la Garenne en 1480, il perçoit 200 livres de revenu, et comparaît comme homme d’armes, il épousa Françoise de Sainct Gilles, fille de Jean et Constance de Rosmadec, et fut père de Guyon (VIII).

-François : religieux

-Guillaume, abbé de Saint Jacut

-Etienne, abbé de Saint Jacut

-Jeanne : abbesse de St Sulpice décédée en 1498

-Guillemette : abbesse de St Sulpice décédée vers 1435

-Nicolas : abbé de St Etienne de Caen.

 

 

 

 

Statue de Saint Christophe visible à Saint-Jacut de la Mer

Commandée par l'abbé Etienne Milon alors abbé du lieu

(cliché éditions Le Flohic)

 

VIII -Guyon Milon, seigneur de la Ville Morel, marié à Marguerite de Loreril, fille de Symon de Lorgeril et Gilette de Lanvallay sa première épouse. Parents de François Millon.

 

IX -François Millon, sieur de la Garenne cité en 1540, fils du précédent à la Touschette, les Noes, Guinièbre. François Milon et Gillette du Bois sa compagne, sieur et dame de la Plexe, ont le dit lieu et métairie de la Normandais, noble et franche de toute ancienneté, et ont plusieurs rotures.

 

*** Pierre II Millon donné sous le nom de Estienne Milon par Auguste du Paz, chevalier et seigneur de la Ville Morel marié à Marguerite de Lanvalay -fille ainée de messire Robin de Lanvallay et de Marguerite Tournemine, fille d'un puisné de la Hunaudaye. Un écusson aux armes de cette famille de Lanvallay a été découvert à la Ville Morel. Cette famille Millon a laissé des traces sur Broons à travers des lieux : Launay Milon, la Lande es Milon, la Croix Milon; à Saint Jacut de la mer : le Rocher Milon. Elle disposait de la Garenne en Yvignac; de la Ruelle à Trémeur et de la Baillie en Sainte Urielle (paroisse depuis rattachée à Trédias). Un sceau Milon fut retrouvé à la Motte Broon :

 

 

 

5 DE CONTRAS DE LA VILLE MOREL

 

Ci dessus mention le lundi 27 juillet 1609 du décès de Georges Millon, vivant Seigneur de la Ville Morel, inhumé dans la chapelle de Lesléan

 

Outre Georges Millon, les registres paroissiaux de Broons mentionnent aussi Damoiselle Janne Millon, celle ci était mariée à Jan Robinault probablement issu de la même famile que celle que l'on retrouve établie à St Régent en Lanrelas. Nobles gens Jan Robinault et Janne Millon, sa compagne eurent trois enfants:

-Jacquemyne Robinault, baptisée le 2 octobre 1594

-Claude Robinault, baptisé le 15 septembre 1596

-Gillette Robinault, baptisée le 2 novembre 1601

La seigneurie de la Ville Morel passa ensuite aux famille de Lesmeleuc (XVIème siècle)- Geslin de Couëcouvran (XVIIème-XVIIIème siècle) -de la Nouë (XVIIIème siècle).

 

 

La famille de Lesmeleuc dont le berceau était établie à Andel donna au cours des XVIème & XVIIème siècle deux commandeurs à l'ancien Ordre des Templiers de la Guerche de Bretagne. Damoyselle Gillette de Lesmeleuc, citée en juin 1600 dans le registre paroissial de Broons est issue de cette famille établie alors à la Ville Morel. Lors du baptêmes de Pierre & Georgine Brient enfants de Françoys et Janne Garnier le 3 mai 1612, le jeune Pierre reçoit pour parrain écuyer Pierre de Lesmeleuc, Sieur de la Salle et sa soeur damoiselle Georgine de Lesmeleuc Dame du Baschans. «Escuyer Pierre de Lesmeleuc vivant Seigneur de la Salle la Ville Morel & décéda le quinziesme jour d'avril mil six cent et la sépulture de son corps fut faicte dans la Chapelle de Lesléan le dix neuviesme dudit Moys Mil six Cent trante et huict & fut confessé par Monsieur le Recteur de Caulnes pre(sen)z M(ess)ire Jullien Briand Chapelain de la P(a)r(oi)sse et M(ess)ire Jean Duboys subcuré de Broon». De son union avec Catherine de Couepelle, Pierre de Lesmeleuc laissait deux filles : Hélène et Guillemette, et un fils Alain. Catherine de Couepelle sa veuve, se remaria à Me Charles Visdelou le 4 novembre 1640 est donnée dame douairière de la Ville Morel, et sa fille Hélène de Lesmeleuc dame de la Ville Morel épousa le 27 novembre 1647 à René Lemerdy sieur de Lansimien : «Le vingt septiesme jour de novembre mil six cent quarante sept jays auj(oud'hui) soubz signé Missire Jan Dubois Curé de Broon célébré la Ste Messe Dans la chapelle de Leslean, et administré les bénédictions nuptialles par la permi(ssi)on de Monsieur le recteur dudit Broon à Escuier René Lemerdy Seigne(ur) de Lansimilien Et Dam(ois)lle Helaine de Lesmeleuc Dame de la Villemorel apres nous avoir esté appareu les Dispenses De Deux Bannyes dudit Mariage des Illu(strissi)mes et Révérend(issi)mes Evesques de S Malo et de St Brieuc avec le Certificat d'une Bannye de Mons(ieu)r le Recteur de St Michel audict St-Brieuc, et suivant le décret d'icelle Mariage faict par Monsieur le Sé(néch)al de la Guesrine...en présence de Dame Catherine de Couepelle Dame du Rible de la Cheze et Mère de la dicte Delesmeleuc Et de Messire Georges Le Merdy Conseiller du Roy et son Procureur à st Brieuc et Dame Perronelle de la Rivière, Seigneur et Dame de Querendot , Messire Jean Gouyon seigneur de Baucorps, Mathurin de Quersalliou Seigneur de Rechourt..» Guillemette de Lesmeleuc mariée à Jean des Cognets (mort vers 1630). Ecuyer Alain de Lesmeleuc, seigneur de la Ville Morel décédé en 1639 : «escuier Alain de Lesmeleuc sieur de la Villemel et de la Villemorel mourut à la Villemorel le dimanche quinziesme jour de mays mil six cent trente et neuf et fut Ensépulturé du consentement du Recteur dans la chapelle de Lelean de la Villemorel le dix neufviesme jour ddst moys et an» (voir La Ville-Morel à Broons)


 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:24

 

 

 

 


 

La présence d'une motte castrale en ce lieu indique qu'aux environs de l'an mil, lors de la réorganisation de la société bretonne, l'endroit fut confié à l'une de ces puissantes familles qui adopta pour patronyme celui de cette paroisse d'élection : Dolo. La famille noble de Dolo, était pour cette seigneurie du Lou d'abord vassale des châtelains de Dinan -jusqu'à la fin du XIIe siècle, puis des puissants Penthièvre. Les armes de cette famille étaient «de gueules à 10 billettes d'argent»- voir ci dessous les armoiries de cette famille. Outre la motte castrale *, les très anciennes chroniques nous apprennent que ici s'y exerçait la haute, moyenne et basse justice, avec fourches à 4 pots au bourg de Dolo et titre de vicomté relevant de Jugon, l'endroit disposait aussi d'un colombier. Eudes de Dolo cité en 1253 au sujet de la terre du Rosaire à Plérin, lequel Eude est donné fils d'autre Eudes et de Bénévanta qui vivaient en 1248 d'après une charte de l'abbaye de Boquen «Eudo Dolou miles, Benevanta uxor ejus et Eudo promogenitus filius». Rolland de Dolo cité en 1253 pour vente de terres situées en Uzel à Thomas de Chemillé. En 1261 Gaufridi Dolou apparaît en tant que «militum», témoin de Geoffroi Tournemine, lors d'une donation de ce dernier en faveur de St Aubin des Bois, lequel Géoffroi de Dolo avait épousé Sibille Tournemine fille dudit Olivier seigneur de la Hunaudaye. 1263 Aumône de la famille Dollou, en Sévignac «Universis, etc., Robertus de Margarou, inne temporis capellanus de Sevignac, salutem in Domino. Noverit universitas quod in nostra presencia constitutus Johannes Dollou, fillius Guillelmi Dollou, recognovit quod religiosi viri abbas et conventus beate Marie de Boquian Cist.,ord., habebant in decima sua de Sevignac unum cartengium frumenti, annui redditus, ad mensuram venalem de Sevignac, ex dono Doiete matris sue; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo tercio, apud Lagloire, die domini in festo Fabiani et Sebastiani(Arch. des Côtes du Nord.-Copie de la Cour de Jugon 1347.) Jean de Dollou cité à Saint Cado en Sévignac dans une charte de Boquen en 1274 comme faisant don d'une aumône à l'abbaye de Boquen : «Universis, etc., Guillelmus de Alneto, miles, salutem in Domino. Noverint, quod Johannes Dollou,deffunctus, cujus executor testamenti islo (sic), dedit ultima voluntae sua, et concessit Deo et abbacie beate Marie de Boquian, et monachis ibidem Deo servientibus pro remedio anime sue, antecessorum et successorum suorum, unum decima, frumenti, ad mesuram velanem de Sevignac, dictis religiosis et corum monasterio, jure hereditario, singulis annis jabendum et percipiendum superdecima sua de Sevignac, sicut nobis constat certissimo et in ejus Johannis testamento, sigillis autenticis sigillato; continetur, etc. Datum di lune, in festo beati Gerorgii, anno Domini M° CC° septuagesino quarto».

 

 

* la Motte castrale se trouvait dans un bosquet situé à l'angle de l'étang et de la cour du manoir, face aux bâtiments, des avant-défenses pourraient avoir été à l'époque féodale aménagées dans les environs immédiats du Loup.

 

 

 

 

 

Les arrières du manoir avec armoiries

Dolo et Dolo bis, Le Voyer de Trégomar, Calloët et de Lannion

 

En 1332, noble écuyer Eonnet Dollou fils d'Eon Dollou épouse Aliette de Plédran, fille de Henry III de Plédran et de Alix du Mottay. Il semble que très vite, semble-t-il suite à une alliance cette famille ait quitté la paroisse d'origine dont elle avait adopté le nom et se soit établie à Plaintel. Parmi les co-signataires du second traité de Guérande «le pétulnième jour d'avril 1380» figure Rolland de Dolo. Jeanne de Dolo épousa Rolland Gauteron de la terre et seigneurie du Plessix Gautron en Sévignac, lequel Rolland Gauteron était Conseiller du duc et Sénéchal de Lamballe en 1470. Le dit Rolland adopta les armoiries de la famille de Dolo et fut titré sieur de la Ville Maingy et vicomte de Plaintel. Leurs descendants se sont fondus dans la puissante famille de Robien. En 1440 Olivier Le Voyer de Trégomar possède cette seigneurie du Lou, il était marié à Alice d'Angoulvent, leur fils Olivier Le Voyer de Trégomar épousa Alix de Mauny, il exerçait la charge de chambellan auprès du duc François II en 1461. Leurs gisants encadrent le porche de l'église de Trégomar (ci-dessous). En 1513 : La maison et métairie du Lo appartenant à Bertrand Le Voyer, sieur de Trégomar, personnes & maisons nobles, marié à Suzanne Bois Travers. Jacques Le Voyer, sieur de Trégomar, fils des précédents était gentilhomme ordinaire de la Chambre, et capitaine de cent lances. Il disposait aussi de deux foires d'après autorisation rendue par le roi Henry II, l'une : la foire de la St Marc se tenait au village du Marchix. Pierre Le Voyer, chevalier, seigneur de Trégomar marié à Claude de Névet. Leur fille : Bonnaventurette Louise Le Voyer, dame de Trégomar et du Lou, épousa en 1678 Charles René de Guer marquis de Pontcallec fils de Alain de Guer marquis de Pontcallec et de Renée Françoise de Lannion. Bonnaventurette Louise Le Voyer devint héritière du Lou. Ils étaient parents du célèbre conspirateur le Marquis de Pontcallec (voir Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 6 - Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 7 - Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 8 -fin ). Vers 1680-1683, elle hérita de la seigneurie qu'elle vendit pour la somme de 3712 livres en 1692 à chevalier seigneur Guillaume Jacques de Calloët, titré alors vicomte du Lou. En réalité si le domaine fut vendu, c'était pour permettre à Alain de Guer marquis de Pontcallec et à Renée Françoise de Lannion de se libérer de la caution offerte à Jean de Guer : celui ci n'ayant pu payer la somme de 136.000 livres pour l'office de sénéchal du Présidial de Vannes que ce dernier avait achetée de la veuve des Vaux Berminiac. Guillaume Jacques de Calloët trépassa le 23 novembre 1729, son coeur fut déposé en la chapelle Kermaria-an-Isquit à Plouha. En 1740 le sieur de Calloët de Trégomar implore le roi afin de lui accorder par lettres patentes d'érection en marquisat de la terre et seigneurie du Lou Trégomar et de lui accorder l'établissement d'un marché dans la paroisse de Dolo. Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle on trouve messire Pierre François de Calloët pareillement titré vicomte du Lou, il avait racheté les terres à son frère cadet messire Marie François de Calloët. Messire Pierre François de Calloët épousa Julie-Perrine Gicquel du Nédo. Le 2 mai 1786, leur fille Lucie Calloët épousa messire Agathon du Bouëxic Guichen, seigneur de la Botterais. Pierre François de Calloët mourut cinq ans plus tard à Plouha : « Ce jour vingt trois janvier mil sept cent quatre vingt onze le corps de Pierre François Esprit Bazile de Calloët de Trégomar agé de soixante douze ans décédé d'hier a été inhumé dans la chapelle domestique de Kermaria-an isquit en cette paroisse..

 

 

 

 

 

Arbalétrières XIIIe également appelées meurtrières en croix ou archères cruciformes

 

 

 

Enfeus de Trégomar

 

Juridiction du Lou

 

1761-1789 Audiences tenues au bourg de Dolo par Maîtres Le Héricé et Thébaux, sénéchaux-Mandement de Procureur accordé à Vincent Hallouët par messire Pierre de Calloët, baron de Trégomar, vicomte du Lou. Plaids généraux tenus, par anciens privilèges, le lendemain de la foire Saint Marc, au village du Marchix-Evocation des débitants afin de faire étalonner les pots et pintes dont ils se sont servis, et payer à la seigneurie un pot de liqueur, pour droit de bouteillage.-Appropriement du contrat d'acquêt obtenu par Jacques Le Jeune, d'une maison située à Cangué, dîte l'hôtel de la Guerine


1762 Minutes du gref. Tutelles et curatelles des enfants de : feu Louis Lucas et d'Anne Drouart, de Pierre Le Breton et de Mathurine Caresmel. Emancipation de Jeanne Lereste. Décrets de mariage entre : Mathurin Veron et Françoise Massé; Anne Saille et Mathurin Leclerc, procureur fiscal de la juridiction de Beaumanoir-Lymoëllan. Enquête faite pour rechercher les parents collatéraux de Jean Jégu, décédé sans laissé d'héritiers. 1762-1782 Minutes du greffe. Scellés, inventaires, ventes et partages concernant les successions mobiliaires de : Gillette Desvaux, veuve de Jean Gaultier; de Jean Veillon; de Marc Rochefort. Mainlevée de la succession immobiliaire de maître Léonard Gesfros accordée à Pierre Le Breton. Mesurage, prisage et partage des héritages roturiers provenant tant du propre que de la communauté de Mathurin Oger, de Catherine Gesret et de Laurent Oger leur fils, tous décédés à la Ville Anquetin en la paroisse de Dolo. 1762-1789 Procédures, sentence du sénéchal : portant qu'il n'y a pas lieu de procéder à la succession mobilière de Jean Botrel et de Jeanne Henry sa veuve; condamnant de Julien Radier et sa femme d'avoir maltraité Toussaint Leclerc, à payer les frais des médicaments; Guillaume Leray qui a volé un cheval à être pendu sur la place publique de Dolo. Poursuites dirigées par le Procureur fiscal contre Jean Petitbon, afin d'obtenir l'aveu des héritages que ledit Petitbon possède sous la seigneurie du Lou au fief du Margaro. Déclaration de grossesse par Jacquemine Rouault. Une affaire criminelle impliquant le dit Yves Thomas de Dolo en 1727 est jugée à Lamballe.

(Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor)

 

Attachés de justices

 

 

Me Thomas Camereux, sieur du Champhay en 1648

Me Jan Henry, en 1669

Me Laurens Urvoit en 1669

Me René Gaultier, en 1672

Me Jan Paty, en 1673

Me Pierre Geffros, en 1674

Me Guillaume Toulemouche, en 1678

Me Alain Petibon, greffier de la juridiction du Lou en 1679

Me Louis Esnault, procureur fiscal en 1679

Me Bertrand Urvoit, en 1679

Me Jan Lemée, en 1684

Me Laurend Urvoit, en 1684

Me Guy Gesbert en 1688

Me Rouault, greffier de Jugon en 1689

Me Pierre Saihier, sieur de ChampHay en 1719

Me Jacques Collas, en 1698, notaire +1729

Me Pierre Saihier, sieur du Champhay en 1710 sénéchal du Lou des Clos marié à Ursulle Radegonde Quinot (voir Des inscriptions gravées sur des linteaux de fenêtre au Chêne-es-Choux en Dolo)

Me René Pringault marié à Jacquemine Leffroy, en 1711

Me Jacques Pringault, sieur de la Brousse, en 1711

Me Jan Henry, procureur de la juridiction du Lou en 1727 demeure la Ville Nouée (voir Des inscriptions gravées sur des linteaux de fenêtre au Chêne-es-Choux en Dolo)

Me Bertrand Béreschel, greffier & notaire au Lou en 1728

Me Pierre Collas, notaire en 1734

Me René Saihier, en 1734 

Me Jean Brunet, en 1751

Me Jacques Sevoy, sieur de la Ville Josse en 1755

Me Lemée, notaire, en 1784

Maître Hervé, notaire greffier, cité en 1784

Me Pilorget, procureur fiscal en 1784

Me Guerin, greffier en 1784

Me Thébault de la Chaubidais juge et sénéchal de la juridiction du Lou, en 1784

Me Rebours, juge en cette partie attendu la vaquance de la charge de sénéchal, en 1784

 

 

 

 

Fermiers au Loup :

 

Pierre Henry, laboureur demeurant à la mestayrie du Lou épouse Jacquemine Le Bigot en 1673

Louis Reboux et Marie Henry demeurant à la maison noble du Lou en 1683

Jean Colas et Pétronille Houée, demeurant à la maison noble du Lou en 1778

Cette famille Collas était déjà présente au Lou en septembre 1637, deux membres de cette famille tuèrent d'un coup d'arcquebuse le praticien qui s'en allait donner les soins à travers la campagne : un certain sieur Henry dont le foie fut fracassé. Il devait mourir 15 jours plus tard. La famille Locminé fut la dernière à avoir exploité l'endroit au cours du XXe siècle.


 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 09:52

 

 

 

 

 

Le manoir du Boüays Robert était le plus important de la paroisse de Trédias, une rabine y conduisait (voir Les rabines à St Vran, Eréac, Yvignac, Sévignac, Trédias, Mégrit, Sévignac, Corseul). Un reste de colombier, un vivier, une chapelle, l'emplacement d'un moulin à vent, des armoiries. Voilà quelques unes des empruntes laissées à ce lieu noble de toute antiquité par la famille du Boüays-Robert. Cette famille aristocratique a en effet vécu là plusieurs siècles durant. Probablement de 1350 à 1680. Jehan du Boüays premier du nom, père de Guillaume vivait vers 1365. Ce Jean du Boüays, était le neveu de Geoffroy du Boüays, compagnon de Jean de Beaumanoir, qui combattit à ses côtés au fameux Combat des Trentes (voir Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 3), le samedi avant le dimanche de Lætare (27 mars 1351). C'est lui qui répondit à Beaumanoir, blessé et réclamant à boire : «Beaumanoir boi(s) de ton sang, ta soif se passera». Guillaume du Bouays eut de son alliance avec Perrine Cadoucal au moins deux enfants: Jean II du Bouays & Thomas du Bouays. Jean II du Bouays, seigneur du Bouaysrobert avait partagé noblement Thomas son cadet. Il avait épousé Jeanne Bertier et vivait vers 1440 au Bouaysrobert, de cette union naquirent au moins cinq enfants dont l'héritier du Boüaysrobert  : Olivier, ainsi que Jean qui avait reçu en apanage la terre de la Bégassière en la paroisse voisine d'Yvignac (voir La Bégassière en Yvignac d'après notes de l'Abbé Lesage). Olivier du Boüays, seigneur du Boüaysrobert épousa Marguerite Milon issue de la Maison de la Ville Morel en la paroisse de Broons (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel). Ce sont les armoiries en alliance de ce couple qui figurent sur les enfeux à l'église de Trédias (voir les enfeux de l'église de Trédias). Deux enfants naquirent de cette alliance : Ecuyer Robert du Boüays seigneur du Boüaysrobert  et de la Pommeraye & Olivier du Boüays, seigneur de Plessé. C'est le 28 juillet 1471 que Robert du Boüays seigneur du Boüaysrobert  épousa Gillette de Langourla (voir histoire de Langourla, page n° 17). Cinq enfants naquirent de cette première union. Devenu veuf, le seigneur du Boüaysrobert  épousa alors damoiselle Jeanne Bestaut dont il eut trois autres enfants. Gilles hérita des terres de Trédias, il figure dans les montres nobiliaires de 1513 : Noble escuier Gilles du Boüays, sieur du Boüais Robert, franc lui et ses prédecesseurs, seul noble demeurant en la ditte paroisse a deux lieux nobles. Le dit Gilles a une maison noble, nommée la Paumerais. De son mariage avec Jeanne Bertrand, écuyer Gilles du Boüays eut deux enfants : Jean et Guyonne. Jean, troisième du nom contracta alliance en 1532 avec Guillemette Gueguen dont il eut quatre enfants. L'ainé prénommé Pierre fut titré seigneur du Boüays et de la Bégassière, le puisné Nicolas devint seigneur de la Pommeraye (voir Le manoir de la Pommeraye en Trédias). Escuier Pierre du Boüays et son épouse Perronnelle Troussier eurent huit enfants, le cadet prénommé Nicolas reçut l'héritage, et épousa Marguerite Becdelièvre. L'ainé François reçut l'héritage paternel, mais ne conserva que les terres de Trédias, en 1649, il laissa à son frère René la terre de la Bégassière en Yvignac. Marié à Jeanne Gouro, François du Boüays en eut onze enfants. L'avant dernier prénommé Charles fut porté sur les fonts baptismaux de la chapelle de Coueslan le 19 mai 1649, il eut pour parrain monseigneur Charles de Rosmadec, évêque de Vannes et pour marainne dame Marie de Montigny, dame douairière de la Costardaye. C'est en se rendant en Perse que Charles du Boüays, l'héritier de la seigneurie du Boüaysrobert mourut vers 1680 en la ville de Lyon. (voir le manoir du Bouays Robert à Trédias)

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 08:43

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 08:00

 

 

 

Description de Jugon en 1636 :

 

« Il y a deux beaus estangs, l'un principalement, dit le Grand Estang, qui est le plus oriental et est très long, et dans lequel donne une rivière, dite la rivière des Moulins, qui vient de Beaulieu, une lieue au dessus. Dans l'autre estang qui est occidental du premier, donne une rivière d'Ergnanon. * Le Moulin au dessus de ces estangs appartient à M. Le Marquis de la Moussaye, et celuy qui est au dessous de la bonde et dans Jugon maisme. Ils s'appellent aussi Moulins d'Erganon. La rivière Erganon vient de Plener * et Gouray. Ces deux estangs font moudre des moulins, chacun les siens, et laissent aller leurs eaux pour cela, lesquelles s'assemblent au dessous de la ville et vont ensemble à Plankouet*...Or entre ces deux estangs, il y a le bout d'un costau finissant, sur lequel sont situés trois chasteaus, tous séparés par fossé et fermeture : l'un grand carré long, un plus petit quasi rond, et encor un plus petit, comme un guet, droit à la pointe du costau, sur le bourg. Ces chasteaus regardent et commandent, des deux costés, sur les deux estangs, et du bout, sur le bourg. Mais ils sont commandés aussy des deux costés par deux costaus qui sont sur lesdits estangs, ès costés d'iceux en dehors, plus haults que n'est ledit costau sur lequel sont situés les dits chasteaus. Sans doute que c'estoient bonnes places du temps où l'on se battoit à coups d'arbalestre. A Jugon il y a une chapelle de St Michel , deus églises et deus paroisses jadis à présent réduites en une par l'évesque de Saint Brieu diocésain. En l'une des églises vers le chasteau est une horloge; en l'autre est un prieuré de 400 livres séparée de la rectorerie qui ne vaut pas nourrir un prestre. Dans les vistres de ceste église les armes de Pargo * : d'argent à la bande vivrée de gueules acompagnée de six merlettes de mesme, 3 dessus et 3 dessous, avec alliance de Vaucouleur, bien escrite et bien peinte : d'azur à la croix d'argent; et celle de Beaubois, maison demi lieue au-dessus de Jugon appartenant au baron de Nevet y sont : d'or à trois faces de sable.

 

***Arguenon

***Plénée

***Plancoët

***de Parga

La petite ville de Jugon, où il y a deux fort(s) grands Étangs, entre lesquels sont les ruines d'un Fort château sur un rocher escarpé. Notes laissées par l'historien Antoine Augustin Bruzen de La Martiniere en 1737.

 

Artisans et commerçants et autres...

 

-Robert Brexel, marchand en 1635

-Guillaume Liou, marchand en 1641

-Jean Gaultier maréchal en 1642

-Françoys Le Mongnier, maréchal en 1645

-Jean Durand marchand en 1667

-Jacques Olivier boucher en 1669

-Magdelaine Bereschel marchande en 1669

-Jacques Prime bonnetier en 1669

-Julien Faudet marchand en 1669

-Pierre Bourdonnais couturier en 1669

-Georges Huet, cordonnier demeurant en la rue de Poudouvre en 1669, rue St Etienne en 1671

-Louys Jacob, maréchal en 1669

-Pierre Le Mée et Guyonne Labbé boulangers dem. rue de Poudouvre en 1669

-François Gueban, couturier en 1669

-Christophe Fourré boulanger demeurant rue du chasteau en 1669

-Olivier Renault boulanger en 1669

-Jan Durand boulanger en 1669

-René Jacob marchand ferronier au Haut Martray en 1669

-Jan Sébille marchand mercier en 1669

-Jan Orieux cordonnier en 1669

-François Radier couturier en 1669

-Jan Chevalier marchand mercier deme. Rue de Poudouvre en 1669

-Gilles Radier, couturier en 1669

-Pierre Laisné, sonneur en 1669

-François Queban, couturier en 1670

-Jacques Touzé couturier en 1670

-François Desclos, marchand drapier en 1670

-François Baron, maréchal en 1670

-Pierre Onfray marchand chaudronnier en 1670

-Louis Le Mée «tissier en toile» en 1670

-Julien Hingant boucher rue de Poudouvre en 1670

-Gilles Faudel marchand d'épingles en 1670

-Marguerite du Bon, marchande en 1670

-Jacquemine Haquin, boulangère en 1670

-Jan Bereschel «escholier» en 1670

-Jan Nicole, filassier en 1670

-Bertrand Collet, cordonnier en 1670

-Christophe Lacoste, serviteur domestique, en 1670

-Estienne Macé, couturier rue de Poudouvre en 1670

-Pierre Haquin «escholier» en 1670

-Anne Laurant, boulangère en 1670

Jan Sébille mercier rue du Four en 1670

-René Desprez, «escholier» en 1670

-René Rouault, «escholier» en 1670

-Jan Garnier marchand voiturier rue de Poudouvre en 1670

-Pierre Laisné sonneur du Haut Bourgneuf en 1671

-Jan Ducoust couvreur d'ardoise en 1671

-Gilles Prime couvreur rue du Four en 1671

-Gilles Orieux, boucher en 1671

-Laurent Botrel, maréchal en 1671

-Gilles Jan marchand mercier en 1671

-Jan Halouvry ouvreur d'ardoises en 1671

-Julien Rivière serrurier au Bas Martray en 1671

-Me Jan Le Clerc Sieur du Fresne «Me D'Eschole» en 1671

-Jan Carmenan vitrier au Bas Martray en 1671

-Louis Le Mée boulanger rue de Poudouvre en 1671

-Jacques Botrel boulanger en 1671

-Jan Dupuis cordonnier rue du Bourneuf en 1671

-Thomas Auffray marchand de bassines rue du Chasteau en 1672

-Régnaud Jamin boulanger rue de Bourneuf en 1672

-Jean Baptiste Le Cardinal meunier en 1733

-Nicolas Jacques Socquet marchand en 1741

-Louis Boutrais cordonnier en 1741

-Jean Guillot, chapelier en 1742

-Marie Lefort, du tiers ordre de St-Dominique

«maîtresse d'Eschole pour jeunes filles» en 1742

-Jean Boutrais menuisier en 1743

-Gillette Chaumon, sage femme en 1744

-Charles Peneven, vitrier en 1748

-Louis Rouxel tailleur en 1748

-René Haubois cordonnier en 1748

-François Hervo menuisier en 1749

-Louis Gautier cordonnier en 1750

-Pierre Rouxel garçon tailleur en 1750

-Claude Hingand serrurier en 1755

-Mathurin Lécuyer cordonnier en 1755

-François Orieux blanchisseur en chaux en 1755

-Jean Baptiste Houée serrurier en 1755

-Mathurin Lereste menuisier en 1755

-René Loisel cordonnier en 1756

-François Pringault, couvreur de pierre en 1756

-Joseph Marie Bedeuc, maitre perruquier en 1756

-François Béart, maréchal en 1756

-Julien Nogrel, maréchal en 1756

-Jean Rohan dit du Fresne menuisier en 1757

-Jean Bertrand, maçon en 1758 et 1773

-Claude Hingand, chevalier en 1759

-François Cholet, boucher en 1759

-Jean Gaultier cordonnier en 1759

-Pierre Rouillé marchand en 1760

-Jacques Leffondré menuisier en 1760

-Jacques Lecuyer cordonnier en 1760

-Louis Loisel cordonnier en 1760

-François Loisel couvreur en pierre en 1760

-Louis Laubel menuisier en 1761

-René Ferté marchand en 1761

-Jean Marchix maréchal en 1762

-Louis Gaultier cordonnier en 1762

-Claude Hingant serrurier en 1763

-Jean Lécuyer cordonnier en 1763

-Vincent Barbé marchand en 1764

-Pierre Morgand tisserand en 1764

-François Perroquin jardinier en 1765

-Julien André Martin tailleur en 1770

-Jean Diveu menuisier en 1770

-Thomasse Labbé tailleuse en 1770

-Jean Gilbert, sérrurier en 1772

-Jeanne Morin sage femme en 1772

-Claude Lacoste perruquier en 1773

-Jean Marie Menier, cordonnier et marchand en 1773

-Julien Macé maréchal en 1773

-Jean Rohan, Maître menuisier en 1774

-Jacques Molet, Maitre Maréchal en 1774

-Charles Chardin, Maitre Maréchal en 1774

-Jean Louis Macé maréchal en 1776

-François Tanguy, jardinier en 1776

-François Ferté, Maitre tailleur, cité en 1777

-Jérome Moignac, marchand poislier en 1778

-François Le Goualec, a servi pendant vingt ans dans le régiment d'infanterie d'Orléans. Mort en 1779

-Pelagie Labbé sage-femme en 1792

-Jean Le Bondinier, gendarme en 1793

-Joseph Bertrand, maçon en 1793

-François Le Reste, menuisier en 1793

-Pierre Pinsard, maçon en 1793

-Jean Le Moine, charpentier en 1793

-Adrien Tellier, gendarme en 1793

-André Ménard, boucher en 1793

-Jacques Victor Sevoy greffier de paix en 1814

-Louis Gesret bourrelier et débitant en 1814

-René Rondel charron en 1814

-François Lominé bourrelier en 1814

-Pierre Collas débitant en 1814

-Louis Ferdinand Dequesne percepteur en 1814

-Antoine Loizel couvreur en 1814

-Mathurin Bertrand entrepreneur en 1814

-Guillaume Noël Lenormand concierge en 1814

-Jean Caramel débitant en 1814

-Pierre Thébault fossoyeur en 1814

-Hippolyte Legrand chapelier en 1814

-Jaques Perquis portillon en 1815

-Etienne Morin maréchal en 1815

-Pierre Lelandais cordonnier en 1815

-Victor Orieux serrurier en 1815

-Jean Gache serrurier en 1815

-Malo Loizel marchand en 1815

-Nicolas Gaudard capitaine de gendarmerie en 1815

-Guillaume Charlopin gendarme en 1815

-Sébastien Couët brigadier de gendarmerie en 1815

-Michel Hamon jardinier en 1815

-Jean Lescop percepteur en 1815

-Ambroise Thoreux boucher en 1815

-Constant Serviget maréchal en 1815

-Jean Marie Renaud tailleur en 1815

-François Ruellan meunier en 1815

-Jean Orieux, boulanger en 1815

-Ollivier Méheut, marchand en 1815

-François Orieux marchand en 1815

 

Actes divers

 

Dimanche 22 octobre 1645 :

 

Baptême du fils d'une Anglaise nommée Rachel dont le mari est prisonnier de guerre en Angleterre

 

Le trentième jour du mois d'octobre 1686 décéda Maistre Pierre Becherel lequel fut tué d'un coup de pied que lui donna Escuier Pierre Boquen, Sieur du Colombier...

 

Le vingt neuviême jour du mois de may de l'an mil sept cent soixante quatorze le corps d'Augustin Courté jeune enfant Mandiant de profession s'étant dit de la paroisse de Corseul diocèse de Sainct Malo pouvant être âgé de neuf à dix ans décédé du jour d'hier à la Grande Maison de Céans...

 

Le seizième jour du mois de juin mil sept cent soixante quatorze le corps de François Bordeaux dit la douceur âgé d'environ cinquante et un ans ancien Soldat du Régiment du colonel général des dragons de la compagnie St Eulien et admis depuis quelques jours à l'hôtel des Invalides Mary en son vivant de Françoise Lereste...

 

Le dimanche premier jour de novembre fêtents mil sept cent cinquante après la procession faite à l'ordinaire autour de l'église et immédiatement avant la célébration de la Grand Messe, Marie Anne Turing fille Maurice Turing et d'Anne Catherine Vantal sa femme de la ville de Strasbourg faubourg de Pierre, épouse de Joseph Clemène originaire de Verone en Italie, soldat au régiment de Late compagnie de lois, âgée de vingt ans, reconnaissant que l'église catholique apostholique et romaine en la seule dans laquelle on puisse se sauver, ce désirant entrer vivre et mourir dans sa communion, après avoir été éprouvée et instruite de tous les points et articles que la foi nous enseigne en publique ou et de son plein gré abjura l'hérésie dans laquelle engagée par le malheur de sa naissance a fait la profession de foi... La jeune convertie recevra pour parrain noble Maitre Claude Sevoy, Sieur de Beauvais, procureur du roi en cette sénéchaussée et pour marraine Dame Renée Françoise de la Belinaye, épouse de Messire René de Fontebont seigneur de la Jarretière St Riveul.

 

Le vingt unième du mois de septembre mil sept cent soixante quatorze le corps de Jean Houys Mandiant de profession privé de tout temps d'Esprit et de jugement selon le Bruit publique de la paroisse de Langourla pouvant être âgé d'environ Cinquante ans décédé du jour d'hier dans la Maison de dame Marie Anne Sohier...

 

Le septième jour du mois de janvier de l'an mil sept cent soixante dix neuf, le corps de Augustin Benoist âgé d'environ quarante ans, Matelot, profession de la Hougue* avec permission de se retirer chez lui en date du dix neuf décembre dernier décédé du jour d'hier à la Grand Maison....

****La Hougue dans la Manche (Gilles Barly, un matelot originaire de Caen, reçu permission de se retirer chez lui et mourut le date du 28 juin 1779)


 

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 07:31

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:19

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

 

La paroisse de Sainte-Urielle dépendait de l'évêché de Dol et relevait du doyenné de Bobital. Juridiquement cette paroisse était rattachée à la subdélégation de Montauban, et ressortait du siège royal de Dinan, cependant la juridiction de Bécherel étendait ici sa suprématie. Dans la taxe imposée aux bénéfices du diocèse de Dol en l'année 1516 le prieur recteur de Sainte Urielle dut compter 60 sous. Cette paroisse fut menacée d'être supprimée en 1790 et rattachée à celle de Trédias, mais il fallut attendre 1802. Lors de la réorganisation du Culte, officiellement Ste Urielle fut rattachée à Trédias, au presbytère de Trédias fut longtemps conservé ce document du ministère du Culte paraphé par Napoléon Ier. En tant que commune demande fut effectuée en 1813 par ses habitants afin que Sainte-Urielle soit annexée à Trédias. Il fallut attendre un décret en date du 23 juin 1819 pour assister à la disparition de l'ancienne localité désormais rattachée à Trédias.(ci dessous le vieux marronier planté à proximité du presbytère de Sainte Urielle)

 

 

 

 

 

 

A travers la dédicace de cette localité à Sainte Urielle on peut estimer que son évangélisation fut entreprise vers le VII ème siècle. La présence du village de Kermehen à Trédias est aussi intéressante : il signifie -le village de Mewen allusion probable au fondateur du monastère de Saint Jean de Gaël qui mourut au début de cette même période. En réalité Sainte Urielle et Trédias se seraient détachées de la paroisse primitive de Plelan -Ploe lann: paroisse de la lande, et dont on peut penser qu'elle fut évangélisée par celui qui est à l'origine de la fondation monastique de Languédias -lan Catihern. Ce religieux: Catihern est évoqué vers 511-520 car il fut mis à l'index lors du Concile de Tours, car avec un certain Lovocat ils allaient de cabanes en cabanes célébrer les offices et étaient assistés dans leurs démarches par des femmes. Cette pratique fut condamnée dans une lettre adressée au sixième siècle à ces missionnaires Bretons, lettre écrite par les évêques de la Gaule romaine*: «-nous faisons appel à votre charité, non seulement pour empêcher ces femmes d'administrer les saints sacrements , mais aussi de ne pas admettre de vivre sous votre toit avec une femme qui n'est pas votre grand-mère, votre mère, votre sœur ou votre nièce» Une lettre signée par les évêques *Licinius de Tours, Eustochius d’Angers et Melaine de Rennes fut envoyée aux deux belligérants : «...Par un rapport du vénérable prêtre Spararus, nous avons appris que vous ne cessez point de transporter certaines tables de-ci, de-là, dans les cabanes de divers concitoyens, et que vous osez célébrer des messes, en ayant recours, pendant le service divin, à des femmes que vous appelez “conhospitae”. Pendant que vous distribuez l’Eucharistie, elles tiennent le calice vous étant présent, et elles ont l’audace de donner au peuple le sang du calice. C’est là une nouveauté, une superstition inouïe. Nous avons été profondément contristés de voir réapparaître, de notre temps, une secte abominable qui n’avait jamais été introduite dans les Gaules. Les pères ont décidé que les partisans de cette erreur doivent être exclus de la communauté ecclésiastique. Aussi avons-nous cru devoir vous avertir et vous supplier, pour l’amour du Christ, au nom de l’unité de l’Eglise et de notre commune foi, de renoncer, aussitôt que la présente lettre vous sera parvenue, à ces abus de tables en questions, que nous ne doutons pas, sur votre parole, avoir été consacrées par les prêtres, et de ces femmes que vous appelez “conhospitae”, d’un nom qu’on n’entend ni ne prononce sans un certain tremblement, d’un nom propre à diffamer le clergé et à jeter la honte et le discrédit sur notre sainte religion. C’est pourquoi, selon les règles des Pères, nous ordonnons à votre charité, d’empêcher ces femmelettes de souiller les sacrements divins en les administrant illicitement ».

 

***Licinius -à la tête de l'archevêché de Tours de 507 à 519

 

*** Eustochius -à la tête de l'évêché d’Angers et présent au Concile de Tours en 511

 

*** Melaine - à la tête de l'évêché de Rennes de 505, il fut canonisé en 530

 

***On peut aussi les désigner évêques du «Royaume Franc» -Regnvm Francorvm


 

Santez Uriell

 

La tradition veut que Sainte Urielle* -Eurielle soit la fille du roi de Domnonée* Juthaël connu sous le nom de Hoël ou de Judual,* lequel régna vers l'an 560 et eut pour successeur l'un de ses fils : Judicaël. Ce dernier fut contemporain du roi Dagobert qu'il rencontra en 632 à Clichy afin de mettre un terme aux exactions commises par les troupes bretonnes en Pays franc -vallée de la Vilaine. Mais son frère Haeloc s'appropria illégalement le trône obligeant son aîné Judicaël à se retirer au monastère Saint Jean de Gaël* -actuel Saint Méen, où il mourut vers 650. Précisément ce monastère avait été fondé par cet ecclésiastique connu sous le nom de Saint Méen. Né vers 540 dans le Gwent en actuel Pays de Galles, il accompagna dans sa mission évangélique de l'Armorique Saint Samson de Dol, et selon la tradition alors qu'il traversait le Porhoët -pays au delà de la forêt «de Paimpont», il reçut l'hospitalité d'un riche seigneur nommé Caduon. De retour d'une mission dans le Bro-Waroch le pays Vannetais, il retrouva Caduon qui lui fit don des terres dont il disposait et qui étaient en bordure du Meu. L'ensemble émanait de la seigneurie désignée Tre Foss. Un monastère y fut construit: le monastère Saint Jean de Gaël. Saint Méen y mourut le 21 juin 617.Une fontaine dédiée à St-Méen est visible au bourg de Trédias, elle a été transportée auprès de l'actuelle église de Trédias mais elle provient du village de Kermehen* à Trédias. Ci dessous : statue de Sainte Urielle-bois polychrome XVIème



****Une femme porta ce prénom: Urielle Ledormeux, morte âgée de 33 ans, au Chesnay en 1765, une autre femme: citée le 13 pluviôse an VI, elle s'appelait Urielle Lefort et demeurait la Chapelle es Fougerays.

 

***Le royaume de Domnonée fut fondé vers 510 par un obscur Riwall né dans le Gwent en actuel Pays de Galles. Ce territoire de Domnonée s'étirait approximativement _nitialemet de la rade de Brest jusqu'à Aleth -actuellement Saint Servan, et de la Manche jusqu'à la forêt de Paimpont. La Domnonée rappelle l'origine de ces Bretons établis ici en notre péninsule : Outre Manche ils appartenaient à la tribu Dumnonis, ils ont également donné leur nom au Devon.

 

***Enfants du roi Juthaël et de la reine Pritelle:

Judicaël, Judoc, Winnoc, Eoc, Eumaël, Doetval, Gozel, Largel, Ruivas, Riguald, Judgoseth, Halon, Ludon, Guinmaël, Guenae, Juthaël, Urielle, Onenn -patronne de Tréhorenteuc, Bredai, Guen, Cleor, Prust.


 

 

 

Statue de Sainte Urielle -XVIe, ce qui subsiste de ce bourg ainsi que le chemin qui conduisait de ce bourg à celui de Trédias

 

***Le monastère de St Jean de Gaël fut incendié à trois reprises par Charlemagne vers 799 en représailles aux raids bretons en pays franc -actuelle vallée de la Vilaine, et les envahisseurs Normands *** détruisirent le monastère ce 919. Il sera reconstruit au cours des Xème et XIème siècles et une ville se développera autour, elle empruntera son nom: Saint Méen.

Devenue en 1918 Saint Méen Le Grand

 

***Normands: terme emprunté à l'ancien norrois parlé jadis en Scandinavie -nordmaðr signifie les hommes du Nord

 

***En breton Kermehen signifie le village de (St) Mewen ou le village de (St) St-Meen .


 

 

 

Sainte Urielle, Saint-Judicaël et Sainte-Onenn

 

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Published by poudouvre
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