Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 20:43

 

 

 

Armoiries de Coëtlogon, de Rohan, de Rieux, Le Sénéchal de Carcado, de la Feuillée, de Grasse. Ce château subsiste intégralement. Son architecture n'offre rien de remarquable. On cite seulement sa charpente comme un bel ouvrage. Il est surmonté de trois tourelles, et entouré de douves ; il a un pont-levis. 

 

 En abordant la châtellenie de Coëtlogon, la Généalogie de cette famille évoquait, Pierre dit Perrot de Coetlogon, frère puîné de Jean sire de Coetlogon, & second fils d'Henry seigneur de Coetlogon, & de Marguerite d'Espeaux. Il eut pour partage à vie les terres du grand & du petit Gué-de-l'Isle & du Gueauduc en 1280, sa femme, Alix, fut mère de Robin de Coetlogon. Celui-ci eut par accommodement avec Jean son oncle, en propriété les terres du grand & du petit-Gué-de-l'Isle & du Gueauduc. De son union avec Perrotte Bodart, fille d'Eon Bodart, seigneur de Coetquelin & de Duhé, & de Guillemette de Bodegat il laissa pour héritier, un fils : Robin de Coetlogon, deuxième du nom, chevalier seigneur du Gué-de-l'ísle. Le fils de Robin de Coetlogon fut père d'Aliène de Coetlogon, dame du Gué-de-l'Isle, laquelle parait avoir épousé vers l'an 1312. ou 1313. Eon de Rohan, sixième fils d'Alain VI, vicomte de Rohan. Jean de Rohan, fils d'Eon & d'Aliène de Coetlogon, fut échanson de la duchesse Anne de Bretagne. Il s'éteignit sans postérité, et c'est son frère puîné, pareillement prénommé Jean qui continua la branche. Il devint seigneur de Poulduc par son mariage avec Françoise Laurens, veuve d'Yves Loret, seigneur de Poulduc. Les Rohan mirent en place au cours du XVe siècle l'une des premières imprimeries de Bretagne en leur chastel du Guet-de-l'Isle (voir L'imprimerie en Bretagne). Quelques générations plus tard, il est mention de Haute et puissante dame Cyprienne de Rohan, dame de Trogallet et du Gué-de-l'Isle, fille de François de Rohan et de Jacquette de Peillac. C'est elle qui fut la dernière représentante de la maison de Rohan sur cette seigneurie. Elle transporta le Gué-de-l'Isle à la Maison de la Feuillée en épousant François de la Feuillée et de Coetmenech, fils de Syvestre de la Feuillée, troisième du nom et de Marguerite du Perier. Le nouveau seigneur du Gué-de-l'Isle s'éteignit l'an 1538. De l'union de François de la Feuillée et de Cyprienne de Rohan naquirent deux filles : l'aînée, Renée, transporta les seigneuries de la Feuillée et du Gué-de-l'Isle à François de Rieux, seigneur d'Asserac ; la cadette, Adelice transporta les seigneuries de Coetmenech et de Plonider à Jacques de Beaumanoir, vicomte de Besso. Claude de Rieux hérita de la seigneurie du Gué-de-l'Isle, mais étant mort sans postérité, cette terre échoua à son neveu Jean. La mise en vente du domaine de Gué de l'Isle profita l'an 1683 à Messire Louis-René Le Sénéchal Baron de Carcado, Baron de Quélen. Marié avec Marguerite-Louise de Boisgélin de Cucé ; cette dernière devait s'éteindre le 13 avril 1746. C'est leur fils Louis-Alexandre Xavier Le Sénéchal Baron de Carcado qui devint seigneur du Gué de l'Isle vers l'an 1749. le dit Baron fut l'un des Mousquetaires de la seconde compagnie du roi mais aussi Gouverneur de Fort-Saint-Louis. Marié le 23 avril 1733 avec Marie-Anne-Claude de Montmorency et n'ayant pas de fils, le Baron de Carcado donna le domaine du Guet-de-l'Isle à sa fille Marie-Anne-Louise. Cette dernière épousa le Sieur François de Grasse, gentilhomme issu de la prestigieuse Maison des co-seigneurs d'Antibes connue dès le Xe siècle. A la fin du XIXe siècle, le château, alors très modifié était propriété du Baron du Bois-Baudry. 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 13:50

 

 

 

Le lieu dessiné par le Vicomte Frotier de la Messelière.

 

Le château de Coëtlogon, ancienne Châtellenie & fief de Haut-Ber, appartenoit, en 1280, à Henri, Chevalier, Seigneur de Coëtlogon, qui laissa plusieurs enfants. Pierre, son second fils, a été la premiere souche des Seigneurs de Mejusseaume. La Terre & Seigneurie de Coëtlogon fut réunie aux Terres de Pleugriffet, de la Motte-au-Vicomte, du Gouray, de la Lande, du Châtel, du Beaufond, & érigée en Marquisat fous le nom de Coëtlogon, relevant du Duché de Bretagne, par lettres du mois de Mai 1622, enregistrées au Parlement de Rennes l’an. ... en faveur de René, Sire de Coëlogon, qui mourut sans enfants mâles. Sa fille aînée, nommée Philippe de Coëtlogon, hérita de ce Marquisat, & se maria avec René de Coëtlogon, Seigneur de Mejusseaume, son parent, & aîné d’Alain-Emmanuel de Coëtlogon. Ce René de Coëtlogon fut nommé Vice-Amiral le 18 Novembre 1716, Chevalier des Ordres du Roi en 1724, & Maréchal de France le premier Juin 1730. Il se trouva à onze batailles, où il se distingua beaucoup : il fut un des plus grands hommes de mer de son temps, & se montra digne des honneurs & des emplois dont il fut revêtu : il ne jouit que sept jours de la dignité de Maréchal de France, & mourut âgé de quatre-vingt-trois ans. Louis de Coëtlogon » son frère, a formé : branche des Vicomtes de Loyat. René Marquis de Coëtlogon, eut, de son mariage avec Philippe de Coëtlogon, un fils, nommé René-Hyacinthe, qui mourut sans enfants mâles. Sa fille, nommée Susanne Guyonne, épousa Philippe-Gui de Coëtlogon, son cousin-germain, à qui elle porta le Marquisat de son nom : ils eurent un fils, nommé César, qui épousa Catherine-Claude le Borgne d’Avaugour, de laquelle il n’eut point d’enfants mâles. Sa fille aînée & principale héritiere a porté ce Marquisat dans la maison de Carné, par son mariage avec le Comte de Carné. C’est de Philippe de Coëtlogon qu'on a dit qu’il avoit été l'homme du monde le plus aimable, &, ce qui n’en est pas toujours une suite, l'homme du monde le plus aimé. Notes laissées par Jean Ogée. Sur le plan cadastral de Coëtlogon on peut comtempler le site des Douve où fut aménagée la première défense -cernée de bleu (l'endroit voisinait la voie antique de Corseul à Vannes) un château datant du XVIIIe siècle remplaça l'antique forteresse mais il fut incendié en 1795 lors d'un combat entre chouans et bleus -sources fournies par M. Frotier de la Messelière ; -en blanc, ce château XVIIIe dont les ruines disparurent à la fin du XIXe siècle.

 

La châtellenie de Coetlogon est un fief de Haubert dans l'évêché de St. Brieuc, elle a été érigée en marquisat avec le vicomté de Pleugriffet & autres terres en 1622. pour François de Coetlogon.

 

Voici une généalogie de cette Maison 

 

Eudes de Coetlogon est qualifié chevalier, dans un acte du troisième jour avant Pâques 1180. par lequel il fonda, du consentement d' Agnès de Derval sa femme, pour eux & pour leurs prédécesseurs, un service annuel dans la chapelle de sainte Marguerite dans les bois de Coetlogon ; les témoins de cette fondation furent entr'autres P. doyen de Porhoet, C. Miniac vic. de Ploermel & Eudes de Plelan, chevaîier. II prend la même qualité dans la donation faite l'an 1207. de la chapelle de sainte Brigite, en faveur d'un moine de l'abbaye de - Paimpont, par Guiomar, seigneur de Merdrignac, Orent sa femme & Robin leur fils. Cet acte fut approuvé & autorisé par Pierre évêque de St. Malo.

 

 

I

 

 

 

Henry de Coetlogon, est connu par l'acte de partage de la succession de monseigneur Bon fils le comte Porhoet, passé à Viljegu entre Raoul seigneur de Foulgieres, d'une part, & Pierre de Chemillé, seigneur de Branchesac & Alienor sa femme, de l'autre part, vérifié & approuvé pat les lettres de Jean duc de Bretagne, données à Ploermel le samedy après la Chandeleur 1248. Les parties disent dans cet acte qu'il réserve un Aisnage à louer de monseigneur Henry de Coetlogon, lequel étoit mort. Les premiers degrez de cette généalogie sont rapportez d'après les lettres patentes accordées par François duc de Bretagne le 23. octobre 1479. a Gilles de Coetlogon seigneur de Mejusseaume, & suivant les mémoires de cette maison. Femme, Marguerite d'Espeaux, fut mariée par contrat passé la veille de la Chandeleur 1239.


 

1° Jean I. du nom, seigneur de Coetlogon, qui suit.


 

2°. Pierre dit Perrot de Coetlogon, seigneur du Gué-de-l'Isle, dont la postérité sera rapportez cy après -Seigneurie du Gué-de-L'Isle (voir La Seigneurie du Guet-de-l'Isle).


 

3° Olive de Coetlogon, épousa Gilles du Cambout, chevalier, seigneur de Quersalio, avec lequel elle est nommée dans un acte de lan 1266.


 


 

II.


 


 

Jean I. du nom, seigneur de Coetlogon, chevalier, donna à Robin de Coetlogon son neveu , la terre du Gué-de-l'Isle en forme de partage. Femme, Angélique de Montauban, fille de Pierre seigneur de Montauban, & de Râdegonde du Faou, fut mère de


 


 

III


 


 

Maury seigneur de Coetlogon, auquel on donne pour Femme, Lucie d'Acigné, fut mère de


 


 

IV.

 


 

Olivier seigneur de Coetlogon, est nommé en 1419. au nombre des capitaines qui accompagnèrent le comte d'Estampes, frère de Jean duc de Bretagne au voyage de Rouen. Il est qualifié sire de Coetlogon dans l'assise du general Parlement, tenu à Vannes le 16 octobre 1420. dans lequel le duc de Bretagne reçut le serment de fidélité, & confirma l'association de la noblesse contre la maison de Penthievre. II accompagna ce prince au voyage d'Amiens en 1425 & lui prêta nouveau serment de fidélité avec Jean de Coetlogon son fils l'an 1437. Femme, Nicole de Beaumanoir-Eder, suivant des procédures faites en la cour de Ploermel, contre Jean de Beaumanoir-Eder son frère, en demande du partage de Nicole sa soeur.


 

1° Jean II. du nom, seigneur de Coetlogon, qui suit.


 

2° Jeanne de Coetlogon, femme de Raoul de Troveschoar, dont les filles traiterent avec leur cousin maternel.


 


 

V.


 


 

Jean II. du nom, seigneur de Coetlogon, fit aussi le voyage de Rouen en 1419 & fut un des commandans des compagnies de gentilshommes vers St Aubin du Cormier & aux frontières de Normandie sous les ordres de Richard de Bretagne, comte d'Estampes. Pierre des Fossez lui rendit un aveu le 18. février 1432. Gefroy Rouillé & Marguerite sa femme lui en rendirent un autre le 6 avril 1434 & est qualifié de monseigneur dans ces deux actes. II prêta de nouveau serment de fidélité au duc de Bretagne en 1437 & est qualifié sire de Coetlogon dans la réformation de la noblesse en 1442. Femme, Isabeau de la Sauraye, fille d'Alain de la Sauray, seigneur d'Uzel, & d'Isabeau de Marchaix, & soeur de Perronelle de la Sauraye, femme de Jean de Malestroit. Elle étoit veuve de N... vicomte de S. Denoual.

 

 

1° Jean III. du nom, seigneur de Coetlogon, qui suit.


 

2° Alain de Coetlogon, fut partagé comme juveigneur par acte du 5 may 1513. passé entre Geoffroy de Coetlogon son neveu & lui.


 

3° Eufraise de Coetlogon, mariée à Amaury de la Moussaye en 1455 fut partagée par son frère le 13 janvier 1461.


 


 

VI.


 


 

Jean III. du nom, seigneur de Coetlogon, reçut un aveu de Jean de Madeuc seigneur de Guemadeuc le 24 avril 1470. Olivier de Coetlogon, seigneur de Kerfily, fit une subrogation à son profit dans le retrait qu'il avoit fait de la terre du Guemadeuc, vendue par Gilles de Coetlogon, seigneur de Mejusseaume, à Alain seigneur du Gué-de l'Isle, Cet acte fut passé à la cour de Ploermel le 17 juin 1495. Femme, Louise du Parc de Locmaria, soeur de Jean du Parc, chevalier, seigneur de Locmaria (voir Généalogie de la famille du Parc de Locmaria) , qui lui fit partage le i5. juillet 1501.


 

 

1° Geoffroy seigneur de Coetlogon, qui suit.


 

2° Gillette de Coetlogon, mariée par contrat du 17 octobre 1511 à Jean de Boisjan, seigneur de Coelan & de Dagoherie, dont elle étoit veuve en 1533.


 

3° Françoise de Coetlogon, fut mariée par contrat du 18 octobre 1519 à Alain des Déserts.


 

4° Jacquemine de Coetlogon, femme de N... seigneur de Bosny.


 


 

VII.


 


 

Geoffroy, seigneur de Coetlogon, est qualifié sire de Coetlogon dans la réfomation de la Bretaigne en 1513, transigea le 26 juillet 1514 avec Jean vicomte de Rohan, pour les prééminences des ville, église & paroisse de la Trinité en Porhoet, & conjointement avec sa mere le 16 octobre 1514. il passa une autre transaction avec Michel de la Vallée, seigneur de la Garenne. Femme, Anne de Coetmen, fille de Jean baron de Coetmen, vicomte de Tonquedec, & de Jeanne du Pont, & soeur de Gillette de Coetmen, femme de Jean sire d'Acigné, fut mariée par contrat du 5 octobre 1505.


 


 

1° Julien, seigneur de Coetlogon , qui suit.


 

2° René' de Coetlogon, seigneur de Laurenan,fut partagé comme juveigneur par son frère le 1. février 1537.


 

3° Jeanne de Coetlogon, mariée à N. . . seigneur de Penhoet l'an 1535.


 


 

VIII.


 


 

Julien, seigneur de Coetlogon & de la Plesse, est qualifié sire de Coetlogon dans les réformations de 1535 & 1549. Il permit en 1535, à Jean de la Vallée, écuyer sieur de Lascouet, d'y élever justice patibulaire à deux piliers ; il est dit fils de Geoffroy dans un contredit fourni le 5 octobre 1541. par lequel il demanda le droit naturel d'Anne de Coetmen sa mere, contre Anne de Monrejean, tutrice de Jean sire d'Acigné, & reçut un dénombrement le 18 may 1553 de Louis de la Vallée, seigneur de Lascouet. II est qualifié noble & puissant dans le contrat de mariage de son fils, qui prend les mêmes qualitez. Femme, Anne le Rouge, fille unique & héritière de Gilles le Rouge, seigneur de Kerberio & de la Lande, président universel de Bretagne, sénateur de Milan, & de Jeanne de Romelin, fut mariée par Contrat du 17 octobre 1536.

 

 

 

1° François seigneur de Coetlogon, qui suit.


 

2 ° Marguerite de Coetlogon, épousa 1°. Bertrand de Brehan, seigneur de Lascouet 2°. en 1571,Jan du Dresnay, chevalier, seigneur de Trobodec.


 

3° Françoise de Coetlogon, femme de François de Cahideuc, seigneur du Bois-de-la-Motte en 1559, capitaine des gentilshommes du diocèse de St Malo.


 

4° Louise de Coetlogon, fut mariée par contrat du 15. juillet 1559 à h Jean le Forestier, seigneur de Kerhuges & de Callac.


 


 

IX.


 


 

François, seigneur de Coetlogon, de Kerberio, de la Lande & de la Motte-au-Vicomte, chevalier de l'ordre du roi sous Charles IX, gentilhomme ordinaire de sa chambre, lieutenant d'une compagnie d'hommes d'armes de ses ordonnances,étoit mort en 1570. Femme, Gillette de Coetquen, fille de François seigneur de Coetquen, & de Françoise de Malestroit, dame d'Uzel, fut mariée par contrat du 9 may 1555, reçut en partage de Jean seigneur de Coetquen son frère le 12. juin 1552, & etoit morte en 1579


 

1° François II du nom, sire de Coetlogon, qui suit.


 

2.° Vincent de Coetlogon, seigneur de Kerberio


 

3° Jeanne de Coetlogon, femme de Julien Botherel, vicomte d'Apigné, dont elle étoit veuve en 1591.


 

4° Renée de Coetlogon, épousa 1° Lancelot le Chevoir, chevalier seigneur de Coetdolan ; 2° Hervé de Parcevaux, seigneur de Mazernou. René de Coetlogon son neveu lui céda le 16 juillet 1605 la métairie & la maison de Bublion.


 

 

X.

 


 

François IIdu nom, sire de Coetlogon, de Kerberio, de la Lande, de la Motte-au-Vicomte & du Chastel, est ainsi qualifié dans l'acte de tutelle des mineurs de Julien Botherel ; rendit aveu le 1er décembre 1585 à René vicomte de Rohan, & partagea Vincent de Coetlogon son frère le 5 août 1596. Femme, Jeanne de Tehillac, fille de René sire de Tehillac, & de Louise d'Espinay, fut mariée par contrat du 15 septembre 1579 & eut en partage la terre de Pleugriffet.

 

 

 

1° René sire de Coetlogon, qui suit.


 

2° Jean de Coetlogon, seigneur de la Lande, conseiller du roi, grand prévôt de Bretagne, lieutenant au gouvernement des ville & château de St Malo en 1643. avoit transigé avec son frère aîné le 15 février 1610 & avoit eu 20000. livres, pour tous droits. Femme, Marguerite de Treal, fille de François de Treal, chevalier seigneur du Pleísis-Beaubois (voir Beaubois et ses Seigneurs, page n° 1, par M. Alfred de Tesson, Capitaine de Frégate en retraitede Vauluisant, & de la Grimaudaye, & de Susanne Boutier de Charcau-d'Assy, fut mariée le 15 janvier 1616 & mourut le 15 novembre 1622. étant mere de Louis de Coetlogon, seigneur de la Lande, de Vauluisant & de la Grimaudaye, fut baptisé le 1$, décembre 1618.Femme, Charlotte Boutier, alias Brevel, ne laissa qu'une fille Françoise de Coetlogon, baptisée le 15 septembre 1643 épousa Eustache-Joseph-Marie du Han, conseiller au parlement de Bretagne


 


 

3° Marie de Coetlogon, fut mariée par contrat du 5 novembre 1609 à Roland de la Lande, seigneur du Loutregoumen.


 


 

XI


 


 

René, sire & marquis de Coetlogon, obtint au mois de may 1622 des lettres du roi, portant réunion des terres de Coetlogon, de Pleugriffet, de la Lande, du Chastel, de Beaufond, de la Motte-au-Vicomte & du Gouray, & érection de ces terres en marquisat, sous le nom de Coetlogon, relevant du duché de Bretagne, & transigea le 29 juin 1632 avec Jean de Coetlogon seigneur de Kerberio. Femme, Gilette de Ruellan, fille de Gilles de Ruellan, seigneur du Rocher-Portail & du Tiersant, & de Françoise Miolais, fut mariée par contrat du 9 octobre 1605. Elle étoit soeur de Guyonne de Ruellan, femme de François de Cossé duc de Brissac, pair & grand pannetier de France.


 


 

1° Louis de Coetlogon, mort jeune.


 

2 ° Philippe de Coetlogon, devint héritière deSa branche par la mort de son frère, & épousa René de Coetlogon son parent, vicomte de Mejusseaume.


 

3° Susanne de Coetlogon, mariée en 1635 à Guy le Meneust, seigneur de Brequigny, président à mortier au parlement de Bretagne.


 

4° Françoise de Coetlogon, épousa Thibaut le Maintier seigneur de Carmené.

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 05:54

 

 

Château de la Chèze avec armoiries de ses possesseurs : de Porhouët, de Rohan, de Clisson, de Chabot. Le château de la Chèze, suivant la tradition du pays ; il était flanqué de neuf tours, et on distingue encore les vestiges de cinq d'entre elles. Il était entouré de douves et avait un pont-levis ; a même soutenu plusieurs sièges. Dans le partage du comté de Porhouet, en 1241, ce château est qualifié de forteresse. En 1599, il subit le sort de tous les châteaux et forteresses de la Bretagne, qui furent démantelés.

 

Une fille d'un Comte de Porhoüet fut mariée avec un Vicomte de Rohan prédécesseur de ce présent Vicomte & qu'en mariage avec ycelle fut baillé audit Comte la pièce & Seigneurie de la Cheze, & dit que lesdits Chasteau & Ville de la Cheze avec grande partie d'icelle Seigneurie, sont scituez en là Comté de Porhoüet, & autre partie est scituée en la Vicomté de Rohan, ne sçauroit bien déclarer ne dire les limittes & séparations desdites patries, ne où est la pluspart d'icelle Seigneurie ou en Porhoüet, ou en ladite Vicomté, & dit que lesdites choses sont toutes notoires, & en règne voix publique & commun renom en celle partie. Enquis sur le trente-troisième article, recorde que lesdites Seigneuries de Porhoüet & la Cheze sont apartenancées de belles forests & grands buissons de grande fustaie, sçavoir, la dite Seigneurie de la Cheze de grande partie de la forest de Loudeac, quelle partie est dite, nommée & appellée forest, & ainsy réglée & gouvernée ; & outre y a en celle Seigneurie de la Cheze le bois de Ceslau, le bois de la Plesse, & le bois de Cretgouel qui sont beaux buissons de bois de haulte fustaie & taillis hantez de bestes rousses & noires pour chasser, & y a de beIles chasses, & y a veu ce tesmoing prendre pour un an en iceux bois de la Cheze cinquante deux cerfs sallables en ladite Comté de Porhoüet hors la Seigneurie de la Cheze, & y a une belle forest nommée la forest de Lannones qui tient environ trois lieues de long & deux lieues de large, & en ycelle y a un grand breil de bois nommé le Pezon, qui est le plus beau bois de haulte fustaie que ce resmoing vit onques en quelque païs au lieu que soit ; aussy y a en celle Comté de Porhoüet autre bois nommé le bois d'Aougst qui est partie de haulte fustaie & partie bois taillable & le bois Deuregar qui est bois taillable, efquelz forests & bois & chacun d'eux y a abondance de bestes rousses & noires & de belles chasses, & sçait lesdites choses déposées sur ledit article pour ce qu'a fréquenté esdits lieux & Ta ainsy veu. Enquis sur les 34, 35, & 36 articles. Recorde que prèz la Ville & Chasteau de Josselin en ladite Comté de Porhoüet y a une Abbaye nommée St. Jean des Prez, laquelle est de la fondation des prédécesseurs dudit Vicomte à cause de ladite Comté de Porhoüet, ainsy que ce tesmoing a ouy dire & tenir communément & tout notoirement au païs ; ne sçait dire le grand revenu & fondation d'icelle Abbaye , mais dit qu'il croit qu'elle est de bonne & grande fondation, pour ce que est bien & honnorablement servie & entretenue, aussy ne sçait si l'aumosne y est donnée par deux jours la semaine à tous affluans, ainsy qu'il est articulé ; & outre que près ledit Chasteau de la Cheze est l'Abbaye de Lantenac que dit communément & notoirement estre de la fondation des sieurs de la Cheze, & est fondée d'environ Cinq cens livres de rente, comme il l'a ouy dire communément en cette partie, & n'est pas à présent records de ceux à qui il en a ouy parler, aussy ne sçait aucunement la valeur d'icelle fondation...Ainsi s'exprimait Dom Charles Taillandier au sujet de l'émergence de la châtellenie de La Chèze. Ainsi que nous l'avons abordé au sujet du fief de la Ville-Jegu, c'est la fille cadette de Eudon III de Porhoët : Aliénor de Porhoët qui reçut ce château. Elle avait épousé Alain V de Rohan. L'aïeul commun du couple n'était autre que Eudon premier de Porhoët, regardé comme petit-fils de Guéthénoc, vicomte de Rennes -Wiheconus vicecomise de Redone(voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 2). Aliénor de Porhoët et Alain V de Rohan reçurent ainsi la moitié de la ville de Loudéac (1226). De leur union naquirent plusieurs enfants dont Alix mariée avec Etienne de Bréhan. Aliénor de Porhoët, dame de la Chèze apparait dans un acte daté de 1251, assistée de son second mari Pierre de Chemillé, lors d'une transaction passée avec le prieur de la Trinité, au sujet d'une cohue (foire) qui se tenait au bourg de Mohon. Le Prieuré de la Sainte-Trinité avait été fondé près d'un siècle plus tôt en la cité de Porhoët qui devint ainsi Trinité-Porhoët. Ogée de poursuivre en évoquant la châtellenie de La Chèze : ce démembrement fut réuni par acquêt du Connétable Olivier de Clisson, qui eut de son mariage avec Catherine de Laval (voir Personnages bretons immortalisés sur des vitraux, page n° 1), deux filles, dont l’aînée, Béatrix de Clisson, Comtesse de Porhoët, épousa Alain VIII du nom, Vicomte de Rohan, à qui elle porta ses biens. Jean II du nom, Vicomte de Rohan, à qui elle porta ses biens, épousa, le 8 Mars 1462, Marie de Bretagne, fille du Duc François Ier (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 19) : la cérémonie de ce mariage fut faite dans la Chapelle du château de la Cheze, par Jean Prigent ; Evêque de Saint-Brieuc, en présence du Duc François II, du Vicomte de la Belliere, & d’un grand nombre de Seigneurs & Dames. Le château de la Cheze fut assiégé, en 1484, par le Prince d’Orange, qui fut obligé d’en lever le siège. Ce château est actuellement en ruines. L'héritière de la branche aînée des Rohan, Marguerite de Rohan transporta le domain à une famille poitevine, la famille Chabot. Mais elle fit appel à la Régente Anne d'Autriche, et obtint du jeune Louis XIV en 1645 le statut de princesse et de donner aux enfants issus de leur union le patronyme de Rohan-Chabot. C'est à la dite Marguerite de Rohan, morte en 1684 qu'ait fait allusion le factum évoqué à la page consacrée à l'abbaye de Lantenac. Marguerite, Duchesse de Rohan, Princesse de Léon, Comtesse de Porrhoët, épousa en 1645. Henry Chabot, Seigneur de saint Aulaye & de Montlieu, Duc de Rohan, Pair de France, Gouverneur d'Anjou, mort le 27 Février de l'an 1655 en la 39e année de son âge. La Duchesse son Epouse est morte en 1684 & a laissé de ce mariage : 1° Louis, qui suit  & qui a été obligé par la loy apposée au Contract de mariage de ses pere & mere ; 2° Anne, mariée le 16 Avril 1663 à François de Rohan Prince de Soubize, à qui elle en apporta la Principauté ; 3° Marguerite, mariée l 1668 avec Alexandre-Guillaume de Melun, Prince d'Epinoy, morte en 1698. Contrats. Louis de Rohan Chabot, Duc de Rohan, Prince de Léon, Comte de Porhoët, & a épousé le 28 Juillet 1678 Marie Elizabeth du Bec Crespin Grimaldi, fille unique de Francois-René, Marquis de Vardes, Comte de Moret, Chevalier des Ordres du Roy, Gouverneur d'Aiguës-mortes, Capitaine des Cent Suisses de la Garde de fa Majesté ; & de Catherine Nicolaï. De ce mariage il a eu Louis-Bretagne-Alain, Charles-Annibal, Prince de Léon, né le 26 Septembre 1679 Guy-Auguste, Chevalier de Rohan : N. Chevalier de Léon : Marïe-Marguerite-Françoise, mariée à Louis Pierre, Comte de la Marck, commandant les Regiments de Furstemberg au service du Roy , morte en Janvier 1706  & N. Demoiselle de Rohan Argentré

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 20:47

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 18:54

Le fief de la Ville-Jagu, vicomté de Porhoët-baillie de Ploërmel

 

-communication de M. Fernand Bagot.


 

Considérations d'ordre historique et géographique sur cette région


 

La « Ville-Jagu » était, au XIIIe siècle, un domaine appartenant en propre aux comtes de Porhoët, ainsi que cela ressort d'actes importants, qui ont été conservés parmi les rares documents anciens concernant cette région. Le hameau actuel de la « Ville-Jégu »(autrefois Ville-Jagu), placé aux confins des départements des Côtes-du-Nord et du Morbihan, à égale distance de la Chèze (Côtes-du-Nord) et de Josselin (voir à travers la ville de Josselin) (Morbihan), les deux anciens chef-lieux de châtellenies du Porhoët au XIIIe siècle, est situé sur les bords du Lié (autrefois Hellier) affluent de l'Oust (out) -canal de Nantes à Brest -Ce village, qui comptait en 1955 une soixantaine d'habitants et une vingtaine de maisons, était à l'origine, avec son manoir fortifié, une position stratégique non loin de la forêt de Lanouée, à 5 km environ du confluent du Lié et de l'Oust. Cette dernière rivière arrose Josselin et Rohan, lieux principaux au XIIIe siècle du comté de Porhoët et de la vicomté de Rohan. La vicomté de Porhoët, créée en 1008 au profit de Guéthénoc, avait été démembrés, une première fois, vers 1120, en vue de la création de la vicomté de Rohan (qui deviendra en 1603 le duché-pairie de Rohan).de la construction d'un canal destiné à amener les eaux du Lié, depuis le moulin de la Ville-Jagu jusqu'aux Forges de Lanouée. Cette affaire donna lieu à un important contentieux, qui retarda quelque temps la construction de cet ouvrage. On s'explique ainsi que le Lié se divise à la Ville-Jégu en deux bras, qui vont se rejoindre à 5 km environ de là, au confluent de l'Oust. C'est non loin de ce confluent, sur la lande de Cadoret, qu'eut lieu en 1345, pendant la guerre de succession de Bretagne, un important combat, entre une armée anglaise soutenant Jean de Montfort, et celle de Charles de Blois. La vallée du Lié présentait, à l'époque féodale, un intérêt stratégique et économique certain. On trouvait dans l'ancienne châtellenie de la Chèze -qui comprenait le territoire de l'actuel canton de la Chèze, plus (au sud) deux communes du Morbihan (Saint-Samson et Bréhand-Loudéac), et (au nord-ouest) la forêt de Loudéac, Uzel (voir à travers le bourg d'Uzel), etc. -plusieurs seigneuries, dont le Cambout, le Gué-de-l'Isle, Coëtlogon (voir à travers le bourg de Coëtlogon). On peut relever leurs noms dans divers actes, tels que : hommages rendus et serments prêtés aux ducs de Bretagne, aux comtes de Porhoët, et aux vicomtes de Rohan, aveux, déclarations, etc. On y relève aussi Le Tertre et la Tronchaie-en-la-Prenessaye, Estuer, Coëtuhan, Glécouët (en Brehand), etc.

 

 

 

 

Armoiries de Bréhan -à gauche, et de Rohan -à droite

 

 

Les vieux châteaux ou manoirs, ou leurs ruines, existent encore. Tous ces noms figurent sur la carte officielle au 100.000e (feuilles Loudéac et Ploërmel). On retrouve encore le souvenir de ces anciens organismes militaires dans les actes notariés du XVIIIe siècle, la plupart de ces seigneuries ayant haute ou moyenne justice. Ces juridictions seigneuriales subsistèrent jusqu'en 1789. La pièce maîtresse de cette organisation était au XIIIe siècle, le château-fort de La Chèze (voir à travers le bourg de la Chèze)-chef-lieu de la deuxième châtellenie du comté de Porhoët -dont on peut voir encore les ruines près du Lié. On ignore la date exacte de construction de ce château-fort; certains disent qu'il fut construit au XIIe siècle par Eudon II de Porhoët, pendant que celui-ci était duc (plus exactement comte) de Bretagne du fait de son mariage. Eudon II avait fondé en 1149 une abbaye à Lantenac, où il possédait une villa, à 2 km de La Chèze (voir L'Abbaye Notre-Dame de Lanthénac en la paroisse de La Chèze).

 

 

Le château de Le Cambout d'après le Vicomte Frotier de la Messelière ; armoiries des possesseurs du lieu : de Cambout et de Lorraine.

 

Ajoutons que la Ville-Jégu fait actuellement partie de la commune du Cambout, démembrement relativement récent de la vaste commune de Plumieux (voir à travers le bourg de Plumieux), paroisse fort ancienne (le plou de Mieux, ou de saint Mieux). La situation géographique ainsi définie ne fait aucun doute, mais on pourrait hésiter à première vue, car il existe plusieurs écarts du nom de Ville-Jégu dans le département des Côtes-du-Nord. On notera que le nom de Jagu était anciennement fort répandu en Bretagne centrale. Il provient du saint Jagu du Ve siècle (frère de Guéthénoc et de Guénolé), qui fonda l'abbaye de Saint-Jacut (ou Jagu)-de-la-Mer, dans un lieu situé entre Matignon et Plancoët, abbaye dont parle Dom Lobineau (voir L'abbaye de Saint Jacut de la Mer, page n° 1 - L'abbaye de Saint Jacut de la Mer en images). Des historiens de la Bretagne lui ont consacré une intéressante notice. Il existait aussi, en plus des diverses « Ville-Jagu », un « Bois-Jagu », un château de la Roche-Jagu (sur le Trieux) (voir Le château de la Roche Jagu en Ploëzal) etc. Il est probable que le lieu qui nous occupe tenait son nom des moines de Saint-Jagu; ceux-ci avaient, en effet, à une lieue de là, des biens ou des intérêts, notamment à la Trinité-Porhoët(voir à travers la ville de la Trinité Porhoëtet à Mohon (Morbihan) (voir A travers le bourg de Mohon). On notera, encore que toute cette région, en plein pays « Gallo », a été contrairement à une opinion courante, très anciennement habitée, et occupée par des bretons « bretonnants ». Il est question de Lanouée et de Mohon dans les chartes de Redon. Il existe dans le pays de nombreux toponymes d'origine bretonne (les Bod, les Quilli, les Coët, etc.). Enfin, des voies romaines passaient à proximité de la Ville Jagu et traversaient l'actuel canton de La Chèze. On a dit que la « Ville-Jegu » est actuellement un écart de la commune du Cambout. Avant la Révolution, et depuis les débuts de la féodalité, le Cambout était une importante seigneurie de la châtellenie de La Chèze (comté de Porhoët), mais la Ville-Jagu n'a jamais dépendu de cette seigneurie. Le moulin de ce lieu fut bien concédé, à une certaine époque, aux seigneurs du Cambout, mais il fut repris par le duc de Rohan, comte de Porhoët, au XVIIIe siècle, à l'occasion la Chèze, et à 15 km environ de la Ville-Jagu. Le plus ancien document actuellement connu qui cite le château-fort de la Chèze, est l'un des actes de partage du comté de Porhoët, datant de 1241. On trouvait aussi sur le Lié divers moulins à eau, dont certains existent encore. Enfin, la châtellenie de La Chèze disposait de la forêt de Loudéac et était limitée au sud par celle de Lanouée. Ces forêts jouaient un rôle précieux au temps d'une économie assez rudimentaire (bois de construction, élevage de porcs et de chevaux, et plus tard bois de chauffage pour les forges de Vaublanc et de Lanouée). On comprend, dans ces conditions, que les comtes de Porhoët se soient intéressés à leur domaine de la Ville-Jagu. C'était un fief modeste, sans doute, mais il a joué un rôle historique, fort peu connu d'ailleurs, même dans le pays. Les partages du comté de Porhoët au XIIIe siècle Actes passés au manoir de la Ville-Jagu en 1248 Rappelons tout d'abord qu'Eudon II, vicomte de Porhoët avait épousé en 1146 Berthe, fille du duc Conan III et veuve d'Alain le Noir comte de Richemont. Il prit en 1147, au décès de Conan III, et suivant les volontés de celui-ci, le titre de duc de Bretagne et en exerça les fonctions. Mais il eut aussitôt comme ennemis déclarés Hoel, fils désavoué de Conan III, puis un autre Conan, fils du premier mariage de Berthe. Une guerre civile s'ensuivit; puis ce fut l'invasion anglaise avec le roi Henri II Plantagenet. Celui-ci ravagea le Porhoët et détruisit la forteresse de Josselin en 1168 et 1175. La guerre dura longtemps. Finalement, le roi anglais Henri II, après avoir marié son fils Geffroy à Constance, fille de Conan IV, plaça ledit Geffroy sur le trône ducal de Bretagne. (On l'appelait d'ailleurs comte « L'assise au comte Geffroy»). Au décès d'Eudon II, son fils, Eudon III, devint comte de Porhoët ; on l'appelait Eudon (ou Eon) « fils le comte », en raison du rôle joué par son père. On trouve cette expression dans les actes de l'époque et sur son sceau personnel. Après un «règne » moins troublé que celui de son père, Eudon III trépassa en 1231 à l'âge de 89 ans. Il n'avait pas d'héritier masculin.Le comté de Porhoët tombait en « quenouille ». On procéda donc au partage entre les filles, assistées de leurs époux, et leurs ayants cause. Ces opérations soulevèrent entre les héritiers de nombreux litiges; elles se terminèrent seulement en 1248, par un acte passé précisément au manoir de la Ville-Jagu, douaire de la veuve d'Eudon III de Porhoët. Cet acte, qui confirmait d'ailleurs et résumait les précédents, fut expressément approuvé par le duc de Bretagne, la même année 1248. On ne peut s'attarder à analyser dans le détail tous ces documents, qui comportent au surplus beaucoup de répétitions. Ils ont été extraits au XVIIIe siècle par Dom Morice des archives des Rohan à Blain ; l'illustre bénédictin signale que certains d'entre eux sont tirés du « cartulaire d'Alençon, Chambre des Comptes de Paris. Cette source s'explique comme suit -La principale part de l'héritage d'Eudon III de Porhoët, avec Josselin, la forêt de Lanouée, Mohon, revint à Raoul, comte de Fougères, dont le père avait épousé la fille aînée d'Eudon III.-Il eut dès lors les prérogatives et le titre de comte de Porhoët. On verra qu'il reçut également le fief de la Ville-Jagu (paroisse de Plumieux). La châtellenie de la Chèze, avec la forêt de Loudéac, et la Trinité-Porhoët revint à la seconde fille d'Eudon III, Aliénor de Porhoët, vicomtesse de Rohan, remariée à P. de Chemillé, seigneur de Brissac; son fils, Alain VI de Rohan, recueillera cette succession. Ainsi, les vicomtes de Rohan reçurent l'importante châtellenie de la Chèze, avec son château-fort, ce qui complétait leurs domaines déjà considérables. Cette châtellenie relevait d'ailleurs toujours, au point de vue féodal, du comté de Porhoët, et il en sera ainsi jusqu'en 1603, date de la création du duché de Rohan. La part du comte de Fougères devait subir beaucoup de vicissitudes. Elle passa successivement (par mariage) aux Lusignan, comtes de la Marche, puis, par confiscation, au roi de France Philippe le Bel. Finalement, le comté de Porhoët fut acquis, en 1370, par le connétable Olivier de Clisson grâce à un échange avec le duc d'Alençon prince du sang, d'un fief normand des environs de Falaise. Enfin, à la mort de Clisson, et à la suite de mariages, le comté de Porhoët, avec Josselin, revint aux vicomtes de Rohan, qui avaient ainsi reconstitué l'antique comté de Porhoët.De l'acte de partage de 1248, on retiendra surtout ceci, qui concerne spécialement la Ville-Jagu, où fut passé cet acte. Bien que situé dans la paroisse de Plumieux, c'est-à-dire sur le territoire de la châtellenie de La Chèze, ce domaine devait revenir non pas à Aliénor de Porhoët. vicomtesse de Rohan, « dame de La Chèze », mais à Raoul de Fougères, comte (de Porhoët). La veuve d'Eudon III devait résider jusqu'à sa mort à la Ville-Jagu, son douaire. « Et quand il advendra » dit le document précité « que le doaire Margerite, qui fut femme Mgr Eun fils le comte escherra après la mort d'icelle, le hebergement de la Ville Jagu et le Plessix si comme il parssiet, revendra a celx Raoul de Fougeres et a ses ers, et toute ly autre terre que il tient par doaire sera repartie en trois parts. » Donc, le comte de Fougères et de Porhoët s'était formellement réservé en 1248, la Ville-Jagu. Ceci explique qu'un acte de ce seigneur soit daté de la Ville-Jagu en 1255. Par cet acte, Raoul de Fougères accordait à Caro de Bodégat des concessions de droits d'usage dans la forêt de Lanouée. La famille de Bodégat -dont le château était placé près de la rivière Ninian, affluent de l'Oust (paroisse de Mohon) non loin d'un lieu-dit Bodieuc où se trouvent des vestiges de retranchements préhistoriques -avait de nombreux intérêts communs avec les Porhoët. « Karou » c'est-à-dire Caro de Bodégat (et la « mère Karou », sa mère) sont cités dans l'acte de partage de 1248. Les actes passés à la Ville-Jagu au XIIIe siècle sont intéressants pour l'histoire locale. Le Plessis -dont il est question dans le partage de 1248 -est à notre avis le Plessis-Jaulme, village situé près de la forêt de Lanouée, à proximité de la Ville-Jagu, du Cambout, de la Trinité Porhoët, et de Mohon.On notera aussi, d'après l'acte de 1248, qu'il existait un moulin à Caussac sur le Ninian, rivière de la Trinité-Porhoët, de même l'acte de fondation que de l'abbaye de Lantenac, en 1149, par Eudon II de Porhoët, nous apprend qu'il existait un moulin sur l'Oust, à Trémuson. Ces documents s'ils étaient plus nombreux permettraient d'établir une carte économique assez précise de cette région au XIIIe siècle. En définitive, l'étude de ce fief de la Ville-Jagu, malgré son caractère limité, permet d'apporter une petite contribution à l'histoire età la géographie féodales de la Bretagne centrale, questions encore bien obscures à certains égards.

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:23

 

 

Abbaye de Lantenac -Lanteniacum. Plan desssiné par le Vicomte Frotier de la Messelière

 

La paroisse de La Chèze, diocèse de Saint-Brieuc, possédait cette abbaye sur son territoire. Eudon, IIe du nom, comte de Porhoet et duc de Bretagne au titre de Berthe (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 8), son épouse, la fonda vers l'an 1150, en présence de Geoffroy, évêque de Saint-Brieuc, de saint Jean de La Grille, évêque de Saint-Malo, et de plusieurs autres personnes.-C'est d'ailleurs en cette circonstance que fut pour la première fois mentionnée la paroisse de Loudéac. Il la dota de revenus suffisants "tam in plano quan in bosco" (tant dans la terre mise en valeur que dans celle qui ne l'était pas) ; mais les commandes en ont dissipé une si grande partie, qu'à peine en restait-il pour entretenir trois religieux, quoiqu'elle fût fondée pour six. Aussi, un arrêt du conseil prescrivit-il, -maison de leur ordre ; mais cet arrêt ne reçut pas son exécution, car il s'en trouvait encore trois à Lantenac, lorsque la révolution éclata. Le jansénisme compta, dans le XVIIIe siècle, plus d'un partisan parmi eux ; ce qui obligea l'évêque de Saint-Brieuc à refuser de les approuver pour entendre les confessions. Vendue dès le commencement de la révolution, cette abbaye fut changée en une ferme par l'acquéreur. L'église ne tarda pas à être démolie, et les pierres ont servi à la construction d'une maison à Loudéac. Le revenu annuel de l'abbé de Lantenac était de deux mille trois cents francs. C'est également aux commendes qu'il faut attribuer la disette de titres de cette maison qui a fait perdre les noms de plusieurs des abbés qui l'ont gouvernée. Pour ne point nous écarter de notre plan, nous rapporterons ici ce que nous avons trouvé sur ce sujet dans les autres archives de la province

 

 


 

Détail du calvaire qui se dresse au bourg de la Ferrière. Il fut aménagé par les Moines de Lantenac suite à une épidémie de peste. 

 

Catalogue historique des Abbés :

 

 

-Robert est le premier abbé de Lantenac dont le nom soit connu. Il assista en 1248 à un chapitre général que tint l'abbé de Hambie, dont sa maison dépendait alors.


 

-Jean fit une transaction en 1271, le samedi avant les Cendres, avec Alain VI, vicomte de Rohan. Guillaume Guinod fit dresser, le 15 mars 1350, une copie collationnée de la charte de fondation de son monastère. Il accepta, le 27 octobre 1380, la fondation d'une messe chaque jour, que Jeanne de Navarre, vicomtesse de Rohan, avait faite dans son église.


 

-Pierre rendit aveu le 21 août 1394, au vicomte de Rohan, pour le temporel de son abbaye. Il vivait encore le 4 mai 1412.


 

-Pierre II transigea le 16 octobre 1446 avec Alain IX, vicomte de Rohan, sur la chapellenie de Rohan fondée par Jean, vicomte de Rohan, en faveur d'un religieux de son abbaye.


 

-Geoffroi Guiton était prieur de Saint-Martin de Josselin et abbé de Lantenac dès l'année 1469, suivant quelques comptes de Blain. Il vivait encore en 1495. Sous son abbatiat, deux ouvrages religieux furent imprimés en l'abbaye de Lantenac au cours du XVe siècle (voir L'imprimerie en Bretagne)

 

 

-Pierre III, dit de La Grée, gouvernait le monastère en 1496.


 

-Alain de Lescouët est indiqué comme abbé de Lantenac dès 1506, dans les registres de la chancellerie ; mais les procédures qui se trouvent sous son nom dans les mêmes registres nous apprennent qu'il n'était pas paisible possesseur. Il fut maintenu par lettres enregistrées à la chancellerie, le 21 septembre 1514. Frère Yves de Tournevilly, qui paraît avoir été son compétiteur, fut réintégré le 7aoùt 1529. Nonobstant ce jugement, frère Alain de Lescouët porta la qualité d'abbé de Lantenac jusqu'à sa mort arrivée en 1540. Après la mort d'Alain de Lescouet les religieux élurent pour abbé frère Louis de Botderu, prieur de Saint-Guen, qui fut maintenu par lettres enregistrées à la chancellerie en 1547 ; mais il y a apparence que le cardinal Le Veneur, évêque de Lisieux, à qui le roi avait dônné l'abbaye, l'emporta. César de La Barre succéda au cardinal Le Veneur, et mourut en 1547. Le temporel fut mis en régale le 10 décembre de la même année.


 

-Renaud-Soudan fit serment de fidélité au roi en 1558 pour l'abbaye de Lantenac.


 

-Jean Fabri était abbé en 1561 ;


 

-Antoine Charbonnier en était en 1575.


 

-Mathurin Denechaut abbé le 23 juillet 1582. Il paraît qu'il vivait encore en 1600- L'abbaye fut en économat depuis 1601 jusqu'en 1610.


 

-Guillaume Du Pont était abbé en1612

 

 

-Étienne Du Pont succéda à son oncle en 1641. Il assista aux Etats de Saint-Brieuc en 1677. (voir Factum en fin de page) 


 

-Louis Fernou succéda à Étienne Du Pont, et se maria en 1706.


 

-Augustin Giri de Monteliacd fut pourvu en 1706, et mourut au mois de février 1731.


 

-Louis-Alexandre-Marin de Kerbringal, chanoine de Quimper, fut nommé au mois de septembre 1731, et posséda l'abbaye pendant cinquante -cinq ans.


 

-François-Octave de Barral, vicaire général et archidiacre de Troyes, fut nommé à Lantenac en 1786. Il a survécu à la révolution, et s'était retiré à Grenoble, son pays natal. Il était frère de Monseigneur Claude-Mathias-Joseph de Barral, évêque de Troyes, mort archevêque de Tours le 6 juin 1816.


 

 

Les ruines de l'abbaye d'après dessin du Vicomte Frotier de la Messelière, dessin réalisé le 8 septembre 1921. Parmi les ruines sont mentionnées  par M. Geslin de Bourgogne : une chapelle XVe, une portion du cloître ainsi que le "sarcophage" de Aliénor de Rohan, morte en 1242 ; épouse de Louis de Rohan. Ci-dessous la Chapelle Sainte-Blanche, visible au hameau de Lantenac en la localité de la Ferrière. La porte de cette chapelle ainsi que les statuaires proviennent de l'abbaye disparue.

 

 

Au temps des guerres de la Sainte-Ligue

 

La Magnanne, qui avait fait remplacer son bras mutilé par un bras en fer articulé, guerroya, ça et là, pour le service du roi, et nous le trouvons, en 1580, qualifié capitaine et gouverneur de Noirmoutiers. Maître de cette, île, il en profita, dit-on, pour commettre des actes de brigandages sur terre et sur mer, ce qui lui valut la même année d'être enfermé à la Bastille, par ordre du roi Henri III. Il y resta un an environ et ne dut son élargissement qu'au crédit d'un ami dévoué, Sébastien de Rosmadec, baron de Molac, qui intercéda pour lui auprès du souverain et lui obtint même, à titre de retraite, comme ayant été mutile au service, le bénéfice de l'abbaye de Lantenac, dont nous dirons ici quelques mots. Ce monastère, de l'ordre de Saint-Benoît, situé près de Loudéac et de fondation très ancienne, avait décliné, peu à peu, après de longues années de prospérité sous le patronage des sires de Porhoët et de Rohan. Au XVIe siècle l'abbaye ne comptait plus que quatre à cinq moines, quand, sous la pernicieuse influence d'Isabeau d'Albret, douairière de Rohan, cette famille embrassa le protestantisme. Ce fut le coup de grâce pour l'antique abbaye bénédictine, qui souffrit beaucoup des guerres de religion, Le paisible asiledes religieux fervents et des savants studieux, qu'avaient été les bénédictins, devint bientôt un repaire de bandits et une caserne de gens de guerre. Lantenac fut d'abord la proie du fameux Hervé de Kerguézangor, sieur de la Ville-Audren, ancien précepteur huguenot des enfants de Rohan, poste d'où il avait été chassé pour vols. Kerguézangor, s'étant mis à la tête d'une bande de pillards, commença, vers 1565, par s'emparer à main armée de l'abbaye de Lantenac, en forçant l'abbé Jean Fabri à signer, sur la croupe même de son cheval, une renonciation en faveur de son fils, Claude de Kerguézangor. Il chassa alors tous les moines et prit possession de la maison et de tout ce qu'elle contenait, affermant ensuite, à son profit, tous les biens du monastère. Kerguézangor possédait aux environs les manoirs et terres de la Ville-Audren, en Cadélac, de Launay et de Kériel, paroisse de Mur. Il résidait d'ordinaire au Launay, et, de là, répandait la terreur dans tous les environs par des méfaits et des crimes dont le souvenir s'est perpétué jusqu'à nos jours. On raconte encore, au pays de Mur, qu'il noya une femme par jalousie, qu'il fit enfermer un homme dans une cheminée dont il fit maçonner l'ouverture ; mais le fait le plus grave fut celui qui amena l'arrestation du bandit et sa fin, digne de son existence infâme. A cette époque troublée les marchands, voyageant pour les besoins de leur négoce, avaient pris l'habitude de se réunir en compagnies plus ou moins nombreuses, pour, en cas d'attaque, se prêter secours et assistance, Dix marchands de Rennes, qui cheminaient ainsi de concert, furent, un soir, attirés au manoir de Launay, où on leur offrit l'hospitalité pour la nuit. Mais les malheureux, surpris dans leur sommeil par le sieur de Kerguézangor et sa femme, furent égorgés et dévalisés ! Né les voyant plus reparaître, leurs familles firent faire une enquête qui découvrit les meurtriers. On les arrêta au Launay, et on les conduisît à Rennes pour y être jugés. Kerguézangor s'empoisonna dans sa prison, et sa femme, convaincue d'avoir participé à son crime, fut décapitée en 1570. Le roi saisit alors les revenus de l'abbaye, en dépit des instances de Claude de Kerguézangor, et les rendit à l'abbé Jean Fabri. Mais le monastère ne fut pas reconstitué, la maison était dépouillée et délabrée, et la riche abbaye de Lantenac ne consistait plus qu'en un bénéfice chargé de quelques messes, lorsque Mathurin Denechaut, qui en était titulaire en 1582, le transmit au comte de la Magnanne à sa sortie de la Bastille. Cet abbé commendataire, d'un genre assez singulier, mais cependant commun à cette époque, partit donc pour la Bretagne, avec une troupe de cinq à six cents routiers, qu'il avait assemblés et qu'il devait solder de la même manière que les autres capitaines de son temps, à l'aide de la rapine et du pillage. Il commença par obtenir la main de Jeanne de Rosmadec, veuve de Jean de la Pommeraye, dame de Molac. La Magnanne se fixa alors à La Chèze,paroisse d'où dépendait Lantenac, puis il établit sa compagnie à l'abbaye, non sans avoir fait avec ses hommes d'armes quelques fructueuses expéditions. Les soldats de la Magnanne menaient joyeuse vie dans l'ancien monastère. L'église leur servit d'écurie pour les chevaux, le réfectoire fut transformé en salle d'armes. Ils abattirent les bois pour les besoins de la garnison, et celle-ci acquit bientôt un grand renom dans toutes les paroisses environnantes : on eût pu croire au retour des huguenots de Kerguézangor retour des huguenots de Kerguézangor ! Cependant La Magnanne quitta bientôt la Bretagne pour aller, vers l'année 1586, guerroyer en Poitou, sous les ordres de Jean de Chources, seigneur de Malicorne, gouverneur de cette province, qui tenait le parti de la Ligue. Il y demeura environ deux années, durant lesquelles il servit la cause de l'Union. C'est pendant cette absence que mourut à Lantenac sa femme qu'il avait laissée à la Chèze. Malade elle avait dû quitter cette localité pour changer d'air et fuir l'épidémie qui y régnait. A la nouvelle de sa mort, ses parents, ou soi-disant héritiers, accoururent à l'abbaye pour recueillir ce qui lui appartenait, et, sous ce prétexte, l'un d'eux, le sieur de Kercado, s'établit dans la place avec 80 ou 100 hommes, profitant de l'absence de La Magnanne pour s'emparer des biens et revenus de Lantenac. Il ne fallut rien moins, pour en déloger ce nouvel intrus, qu'un arrêt du Conseil du Roi en date du 15 mai 1587 !  L'heureux succès de la Société de Bretagne donna occasion au rétablissement de la régularité dans l'abbaye de Lantenac. Il y avait déjà 45 ans qu'elle était sans religieux ; le père Jean Verdeau, provincial de la Province de Touraine, pour suppléer à ce défaut, y avait envoyé un prêtre séculier de Redon nommé Jean Guyen, afin d'y faire l'office. En 1608, il y joignait son neveu qui s'appelait Julien Le Roy. Le père Jaunay leur donna une règle de Saint-Benoit qu'ils gardaient le mieux qu'ils pouvaient.  

 

 

 

Les religieux embrassèrent la réforme de Saint-Maur en 1646, mais tombèrent dans le jansénisme  au XVIIIe (les Janséistes proposaient la rigueur, et, en ce sens étaient opposés au Jésuites beaucoup plus indulgents envers les pêcheurs). Il fut question de supprimer cette abbaye en 1767, mais trois religieux y demeuraient encore en 1779. Vendue comme Bien National en 1790, elle fut transformée en carrière pour la construction de maisons à Loudéac (voir à travers la ville de Loudéac). Sur son emplacement a été construit un oratoire renfermant des armoiries d'Abbés et des statues anciennes provenant de l'édifice détruit. (notes du Vicomte Frotier de la Messelière).

 

 

Pour mieux comprendre cette Réforme de Saint-Maur, voici un extrait des notes laissées par P. Salmon : Aux origines de la congrégation de Saint-Maur. Ascèse monastique et exercices spirituels dans les constitutions de 1646


 

Pour lutter efficacement contre les sorties fréquentes et les séjours prolongés hors du monastère, engendrant le retour aux usages du monde et à son esprit, un des points saillants des Constitutions de Saint-Maur est l'insistance sur la clôture. Non seulement elles rappellent l'ancienne prescription de la Règle, interdisant de sortir sans la permission et la bénédiction du supérieur, mais elles obligent à utiliser, tant pour les sorties que pour les rentrées, la porte commune. Si, par nécessité, on en utilise une autre, on devra avertir le portier et marquer qu'on s'absente sur le tableau placé près de la porte commune7. Si un moine sortait proprio vitio ou s'enfuyait, son supérieur devait avertir aussitôt le Général, ou au moins le Visiteur, et dresser un procès-verbal. Si le délinquant était pris sur le fait, n'ayant pas encore déposé l'habit monastique, ou s'il rentrait dans les cinq jours, il était puni comme d'une faute grave; si au contraire, il avait déjà quitté l'habit ou ne rentrait pas dans les cinq jours, on devait l'arrêter, le mettre en prison et procéder contre lui « juxta formam in praxi criminali traditam »

 

Différent entre Etienne Du Pont, Abbé de Lantenac et Puissante Dame Marguerite de Rohan dame de la Chaize

 


 

 

 

 

Puissante Dame Marguerite de Rohan dame de la Chaize

 

...Je finis ma visite par la petite abbaye de Lantenac de l'ordre de Saint-Benoît, située en l'évêché de Saint-Brieuc, que l'on tient de la fondation de Rohan, et, ce comme telle, les huguenots en ont longtemps disposé et tout ruiné fors un beau corps de logis abbatial qu'ils avaient conservé comme demeure. Le prieur me dit que la fondation était d'un comte Eudon qui paraissait être de Porhoët et de Rohan et dont les seigneurs de Rohan s'étaient toujours dits issus, il y a plus de quatre cents ans, ce qui me confirme en l'opinion de du Paz qui confondait Rohan et Porhoët, voir Léon, avec les anciens comtes de Vannes, rois de la Bretagne Armorique, dont la grandeur et puissance fut rabaissée par le roi Henry d'Angleterre, duc de Normandie, comte d'Anjou, Touraine et le Maine, et, par sa femme Aliénor, duc d'Aquitaine, comte de Poitou qui réduisit toute la Bretagne à la subjection du comte Geffroy son fils et les comtes de Léon et Porhoët furent, comme plusieurs autres par lui humiliés. Dans le même temps, Jean, évêque de Saint-Brieuc, pour obéir aux sacrés canons, qui ordonnent aux éques de ne donner les bénéfices ecclésiastiques qu'à des fidèles serviteurs, ne crut pas, pouvoir, mettre les églises de Ferrier et de Lantenac situées dans le territoire de Porrohet, in Porri hocensi pago, en de meilleurs mains qu'en celles des des religieux de Marmoutier qui désservoient le prieuré de Saint-Martin de Joscelin. 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 15:17

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 13:20

 

 

La cheminée de la Soraye par Frottier de la Messelière; armoiries des possesseurs du lieu :  de la Soraye, de Malestroit, de Coëtquen et d'Acigné

 

La terre de la Soraye en la paroisse de Quintenic fut possédée par la famille qui en adopta le patronyme et dont les armoiries étaient : « d'hermines à deux haches d'armes adossées de gueules ». Cette famille de la Soraye disposait de la seigneurie du même nom en Quintenic et leurs succcesseurs avaient aussi celle d'Uzel (voir Les possesseurs de la Houssaye en Quessoy). Les seigneurs de cette maison et leurs succésseurs disposient du droit de prééminence en l'église Saint-Pierre de Quintenic. Le premier dont le nom nous est parvenu fut Guillaume de la Soraye, l'un des participants à la Septième Croisade, l'an 1248 ; Géoffroy de la Soraye cité en 1256. C'est à travers son testament qu'il est mention dudit Geffroy de la Soraye, chevalier. Il demeure à la Soraye en la paroisse de Quintenic ; mais il a des biens en plusieurs paroisses, notamment à Saint-Alban et à Saint-Jacques de Hénansal, sur la voie qui conduit de Saint-Brieuc à Saint-Malo et Dol. Voici une disposition de son testament : A l'église (ecclesia) de Saint-Brieuc, XII deniers ; à la chapelle (capella) de Saint-Guillaume, XII deniers; à chacun des Sept-Saints de Bretagne, XII deniers ; à chacun de leurs sacristains (servientium),VI deniers. La Soraye distribue ainsi XII deniers à neuf églises. C'est à travers ce document qu'il est mention pour la première fois de l'église Saint-Pierre de Quintenic. Louis de la Soraye fut porte-bannière de Sylvestre de Budes, et il fut tué dans la guerre des Bretons en Italie en 1375.  Alain de la Soraye fut très-fidèle au Duc de Bretagne son Prince, & s'arma l'an 1420 pour sa délivrance de la prison des enfans de Charles de Blois (voir le complot de Margot de Clisson, page n° 2). Le nom d'écuyer Alain de la Soraye, figure avec celui de Jehan de la Soraye comme signataires du second Traité de Guérande à Lamballe le 28 avril 1381 (voir Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 10 - Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 7), Alain de la Soraye laissa de son mariage deux filles : Perronelle -voir ci-dessous & Isabeau de la Soraie, femme sans enfans de Messire Jean Vicomte de St Denoual Chevalier, laquel le testa au mois d'Avril 1479. A travers la généalogie de la famille Budes, voici quelques notes sur celle que le Sire Alain de la Soraye avait épousée : Isabeau, Dame de Marchaix & d'Uzel, épousa en premières nopces Messire Alain Sr de la Soraie, fils de Jean S.de la Soraye Chevalier, qui fut l'un des Seigneurs de Bretagne qui firent une ligue le 25. d'Avril 1379. pour le retour & pour le restablissement du Duc Jean de Bretagne, & qui depuis ratifia en la Ville de Lamballe le 28. Avril 1381 le traitté de Paix fait entre le Roy & le meme Duc. Son second mary fut Jean d'Avaurour, issu en ligne masculine des anciens Ducs & Comtes de Bretagne, oncle ou frère de Guillaume d'Avaugour, Sr de Kergroës dès l'an 1390 & qui l'an 1411. le 28. de May, rendit aveu en la Chambre des Comptes de ladite Seigneurie de Kergroes, qu'il declara tenir ligement du Duc de Bretagne, & en ramage & juveigneurie d'aisné des Vicomtes de Rohan. Ce Guillaume fut père d'une seule fille, Blanche d'Avaugour Dame de Kergroës, dont elle fit hommage le 28 Avril 1428 & en laquelle fût périe cette branche d'Avaugour, si elle n'avoit eté continuée par sa posterité. Elle épousa Jean de Belouan, & en eut Louis, Guillaume & Thomine de Belouan femme de Jean Guédas. Louis prit le nom d'Avaugour, avec lequel & sous l'authorité de Jean de Beloüan son père, & du consentement de Guillaume de Belouan S. de Villefié son frère, il donna trente livres de rente à ladite Thomine femme de Jean Guedas, par acte passé en la Cour de Chastelaudren le dernier Septembre 1464. dudit Louis font descendus les Seigneurs de Kergroës, du Bois de laMotte, de S. Laurens & de la Lohiere, & Guillaume son frère continua le nom de Bellouan fondu depuis cinquante ans en la Maison de la Fresnaye par le mariage de l'héritière dc Villefié. Jean d'Avaugour n'eut point d'enfans d'Isabeau du Marchaix. Perronelle Dame de la Soraie, d'Uzel, du Marchaix & de S. Denoual en partie, fille aînée de Alain seigneur de la Soraye, épousa Jean de Malestroit Chevalier Sr du Mesangés. Jean de Malestroit fils aisné de Hervé, laissa de  Perronelle Dame de la Soraye : 1° Jean de Malestroit Sr d'Uzel l'an 1471, 1480 & 1490 ; mort sans enfans. Jéhan de Malestroit est titré sieur de la Soraye et apparaît dans l'acte daté du 14 avril 1488, confirmant le mariage de la duchesse Anne de Bretagne avec Charles VIII.  2° Hervé de Malestroit -qui suit ; 3° Jeanne femme de Henry de Pledran ; 4° Isabeau de Malestroit Dame de Ploeuc, & 5° Louise de Malestroit Dame de la Chappelle, desquelles la postérité sera traittée après celle de leur frère, &  6° Gillette de Malestroit qui se maria fort âgée l'an 1504  avec Raoul de Landugen Chevalier S. de Saint Jouan, & n'eut point d'enfans. 1° Hervé de Malestroit S. d'Uzel, de la Soraye, du Marchaix & du Merange, en l'an 1526. épousa Marguerite de Beaumanoir fille de Gilles Vicomte du Besso (voir (voir La vicomté du Besso à Saint-André-des-Eaux - Les Vieilles-Villes à Plénée Jugon), & de Jacquemine du Parc Dame de la Motte du Parc & de Trebrit, et en eut Jacques Sr d'Uzel en l'an 1532. & 1534. & Françoise de Malestroit, qui porta tous les biens de sa Maison en celle de Coetquen (voir La maison de Coëtquen - Le château de Coëtquen à Saint-Hélen). A la page consacrée à cette dernière Maison, nous savons que le dit sieur de Coëtquen se nommait Raoul VI de Coëtquen fut Maréchal de Bretagne et Gouverneur de Dinan. Il fut mis à la tête de 50.000 hommes levés pour la délivrance du duc Jean V retenu captif à Chantoceaux par Margot de Clisson, duchesse de Penthièvre. Sa soeur Marie de Coëtquen épousa Jean, Sire de d'Acigné. Dès lors ce sont leurs descendants qui se retrouvèrent possesseurs de la seigneurie de la Soraye. En 1509, lors de la reconstruction du chevet de l'église de l'abbaye de Saint-Aubin des Bois en Plédéliac, sur une pierre couronnant le sacraire, qui fut dans cette muraille construit du côté de l'Evangile on lisait l'inscription suivante : L'an mil cinq cent neuf fut fait ce pignon tout neuf par le seigneur d'Uzel et de la Soraye. La maîtresse vitre dont les meneaux ont été restaurés, portait d'abord trois écussons, rappelant la famille du fondateur : 1° du côté de l'Evangile et du sacraire étaient les armes de Malestroit portant de gueules à onze besants d'or celui du milieu était en alliance de Malestroit et de la Soraye ce dernier d'hermines à deux haches d'armes, adossées de gueules, et le troisième du côté de l'Epitre en alliance des mêmes avec N. et Marcheix d'or à trois roses de gueules 2 et et d'hermines à une face de gueules.  

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 18:00

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 15:58

 

4

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article