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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 15:04

 

 

Ci-dessous éléments provenant de l'ancienne église de St-Judoce

 

 

La Nuit des églises a eut lieu ce samedi 2 juillet 2016. Pour l'occasion, l'église Sainte-Agnès pourra se visiter. Cette église romane, dont la construction initiale remonte au XIe siècle, est l'une des plus anciennes de la région. De 21 h à 22 h 15, musique sacrée et lectures publiques depuis la chaire rénovée en 2015, morceaux de musique ancienne joués au clavecin par Patrice Delville (François Couperin, XVIIe siècle), lecture en chaire d'épisodes de la vie de sainte Jeanne Jugan (1792-1879) écrits par Éloi Leclerc. (Cette sainte a vécu une grande partie de sa vie à Saint-Pern. Elle a été canonisée par le pape Benoit XVI en 2009). -Extrait Ouest France. Hommage à Francis Reynes, ancien maire de Tréfumel, décédé le 28 novembre 2015,  et qui est à l'origine de la restauration de cette spendide église inaugurée en mars 2016 après de longs mois de travaux. 

 

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 07:55

La peste qui désola l'Europe au sixième siècle fit de grands ravages en Cambrie et en Armorique : tous ceux qui en étaient frappés perdaient les cheveux, les dents et la vue, jaunissaient, languissaient et ne tardaient pas à mourir. Il y eut des cantons de la Bretagne armoricaine, dont la population fut emportée tout entière La paroisse d'Elliant, en Cornouaille, fut de ce nombre. Le pays voisin, et celui de Tourc'h en particulier, dut aux prières d'un solitaire nommé Rasian, qui y habitait, le bonheur d'être pré servé du fléau. C'est ce que nous apprend l'auteur de la Vie de saint Gwénolé, écrite à cette époque et abrégée au neuvième siè cle par Gurdestin, abbé de Landevenek.  

 

La Peste d'Elliant ne se chante jamais sans qu'on y joigne la légende que voici : « C'était jour de pardon an bourg d'Elliant; un jeune meunier, arrivant au gué avec ses chevaux, vit une belle dame en robe blanche, assise au bord de la rivière, une baguette à la main, qui le pria de lui faire passer l'eau.

- Oh ! oui, sûrement, madame, répliqua-t-il ; et déjà elle était en croupe sur sa bête, et bientôt dé posée sur l'autre rive. Alors, la belle dame lui dit :

- Jeune homme, vous ne savez pas qui vous venez de passer : je suis la Peste. Je viens de faire le tour de la Bretagne, et me rends à l'église du bourg, où l'on sonne la messe ; tous ceux que je frapperai de ma baguette mourront subitement; pour vous, ne craignez rien, il ne vous arrivera aucun mal, ni à votre mère non plus. » El la Peste a tenu parole, me faisait observer naïvement un chanteur; car la chanson le dit : « Tout le monde a péri, excepté deux personnes : Une pauvre vieille et son fils. » « Savez-vous, nous disait un autre, comment on s'y prit pour lui faire quitter le pays? On la chanta. Se voyant découverte, elle s'enfuit. Il n'y a pas plus sûr moyen de chasser la Peste que de la chanter ; aussi, depuis ce jour, elle n'a pas reparu. » Comme nous l'avons déjà dit, la Peste d'Elliant a conservé le ton prophétique de la poésie des anciens bardes, et quelques traces de la forme artificielle qu'ils donnaient à leurs chants. Par exemple, on a remarqué que les strophes 1, 2, 3,4,9, 10 et 19 sont des tercets, et que la strophe 4 est allitérée. Si l'on se rappelle maintenant : 1° Que dans la poésie populaire de la Bretagne, les chants sont toujours contemporains des faits qu'ils célèbrent; » Que les chanteurs ne savent ni lire ni écrire, et qu'ils n'ont par conséquent aucun autre moyen de transmettre a la postérité les événements de leur temps que de les mettre en vers aussitôt qu'ils se sont passés ; 3° Que l'événement ici relaté a eu lieu au sixième siècle, dans la paroisse d'Elliant; » Que le poète populaire nomme comme un contemporain, un saint personnage appelé Rasian, qui vivait effectivement à cette époque, et habitait entre Langolen et le Faouet, c'est-à-dire à Tourc'h ; enfin, si l'on examine avec une sérieuse attention l'œuvre dans toutes ses parties, peut-être pensera-t-on, comme nous, qu'il n'y a pas lieu de la croire postérieure à l'événement dont elle nous a conservé le souvenir. Ce que nous ne présentons ici que sous la forme du doute, a été proclamé comme un fait et appliqué à la plupart des chants bretons, par M. Wolf, dans un savant ouvrage où il a bien voulu donner à nos idées le poids de son autorité. Mais si nous faisons remonter jusqu'au sixième siècle la composition du chant breton, nous sommes loin de dire qu'il nous est par venu dans sa pureté primitive. Probablement nous ne possédons qu'un fragment d'un poême beaucoup plus étendu. Cette observation ayant déjà été faite dans notre introduction, nous ne la renouvellerons plus. Il nous reste à faire observer que la Peste d'Elliant a joui d'une telle popularité, que plusieurs des traits qu'elle renferme sont devenus des lieux communs qu'on trouve dans d'autres chants postérieurs sur des événements semblables. La première version publiée a été chantée, il y a trente- cinq ans, à la mère de celui qui écrit ces lignes, par une pauvre veuve de la paroisse de Melgven, appelée Marie. C'est à cette femme qu'on a fait allusion dans l'avant-propos de ce livre. Quoique la pièce ait beaucoup perdu à la traduction, elle a vivement frappé les critiques à l'époque où elle a paru. Deux professeurs distingués, l'un à Berlin, l'autre à Paris, l'ont citée pour modèle à leurs auditeurs ; et un des esprits les plus charmants de la littérature moderne, M. Poujoulat, en a parlé ainsi dans une appréciation de ce recueil : « La ballade sur la peste d'Elliant, dit-il, est une des belles ballades bretonnes; l'expression en est à la fois brève , énergique et sombre; on y entend comme un sourd gémissement. Le trait de ces neuf enfants d'une même maison portés au cimetière dans un tombe reau par leur pauvre mère, et suivis par leur père qui siffle, car il a perdu la raison, est l'image vive d'un grand deuil. 

 

 

 

Tre Langalen hag ar Faouet

Eur Barz santel a zo kavet ;

Hag hen Tad Rasian hanvet.

 

Laret en deuz d'ar Faouediz :

Laket eunn oferen beb miz,

Eunn oferen enu ho iliz.

 

Eet eo ar vosen a Elliant,

Hogen ne ket eet beb forniant,

Eet zo gat-hi seiz-mil ha kant !

E bro Elliant, heb laret gaou,

E ma diskennet ann Ankaou,

Maro ann holl dnd nemed daou :

 

 

Eur c'hroegik kouz tri-ugent vloa

Hag eur mab heb ken e devoa.

 

Edi ar vosen 'penn ma zi ;

Pa garo Doue teui enn ti ;

Ni iei 'niez pa teui, eme-z-hi.

 

 

Ekreiz Elliant, er marc'hallec'h,

Ieot da falc'hat e kafec'h,

 

Nemed enn hentig euz ar c'harr

A gas re varo d'ann douar.

 

Kriz vije 'r galon na welje,

E bro Elliant, neb a vije :

 

Gwel't triouec'h c'harr tal ar vered

Ha triouec'h ail eno' tonet.

 

Lec'h oa nao mab enn eunn tiad,

Eent d'ann douar enn eur c'harrad,

Hag ho mamm baour oc'h ho charrat.

 

Ho zad adren o c'houibannat :

Kollet gat-han he skiand-vad.

 

Ili a iude, galve Doue;

Reusllet e oa korf hag ene :

 

Laket ma nao mab enn douar,

Ha me roi d'hoc'h eur gouriz koar,

 

A rei teir zro cndro d'ho ti,

Ha teir endro d'ho minic'hi,

 

Nao mab em boa em boa ganel,

Chetu gad ann Ankou int eet ;

 

Gad ann Ankou da doull ma dour ;

Den da hul d'in eul lommik dour !

 

Leun e'r vered rez ar c'hleuniou,

Leun ann iliz rez ann ireujou ;

 

lied eo benniget ar parkou,

Da lakat enn ho ar c'horvou.

 

Me wel er vered eunn derven,

Hag enn he beg eul licher wenn :

Eet ann holl dud gad ar vosen.

 

Lec'h oa nao mab enn eunn tiad,

Eent d'ann douar enn eur c'harrad,

Hag ho mamm baour oc'h ho charrat.

 

Ho zad adren o c'houibannat :

Kollet gat-han he skiand-vad.

 

Ili a iude, galve Doue;

Reusllet e oa korf hag ene :

 

Laket ma nao mab enn douar,

Ha me roi d'hoc'h eur gouriz koar,

 

A rei teir zro cndro d'ho ti,

Ha teir endro d'ho minic'hi,

 

Nao mab em boa em boa ganel,

Chetu gad ann Ankou int eet ;

 

Gad ann Ankou da doull ma dour ;

Den da hul d'in eul lommik dour !

 

Leun e'r vered rez ar c'hleuniou,

Leun ann iliz rez ann ireujou ;

 

lied eo benniget ar parkou,

Da lakat enn ho ar c'horvou.

 

Me wel er vered eunn derven,

Hag enn he beg eul licher wenn :

Eet ann holl dud gad ar vosen.

 

Entre Langolen et le Faouet, il y a un saint Barde, appelé Père Rasian ;

 

Il a dit aux hommes du Faouet : Faites célébrer chaque mois une messe, une messe dans votre église.

 

La peste est partie d'Elliant, mais non pas sans fournée : elle emporte sept mille cent !

 

En vérité, la Mort est descendue dans le pays d'Elliant, tout le monde a péri, hormis deux personnes :

 

Une pauvre vieille femme de soixante ans et son fils unique.

 

« La peste est au bout de ma maison ; quand Dieu voudra elle entrera ; lorsqu'elle entrera, nous sortirons, » disait-elle.

 

Sur la place publique d'Elliant, on trouverait de l'herbe à faucher,

 

Excepté dans l'étroite ornière de la charrette qui conduit les morts en terre.

 

Dur eût été le cœur qui n'eût pas pleuré, au pays d'Elliant, quel qu'il fût :

 

En voyant dix-huit charrettes pleines à la porte du cime tière, et dix-huit autres y venir.

 

 

Il y avait neuf enfants dans une même maison, un même tombereau les porta en terre,

 

Et leur pauvre mère les traînait.

 

Le père suivait en sifflant... Il avait perdu la raison.

 

Elle hurlait, elle appelait Dieu, elle était bouleversée corps et âme :

 

Enterrez mes neuf fils, et je vous promets un cordon de cire qui fera trois fois le tour de vos murs :

 

Qui fera trois fois le tour de votre église, et trois fois le tour de votre asile.

 

J'avais neuf fils que j'avais mis au monde, et voilà que la Mort est venue me les prendre ;

 

Me les prendre sur le seuil de ma porte ; plus personne pour me donner une petite goutte d'eau !

 

Le cimetière est plein jusqu'aux murs ; l'église pleine jus qu'aux degrés ;

 

Il faut bénir les champs pour enterrer les cadavres.

 

Je vois un chêne dans le cimetière, avec un drap blanc à sa cime : la peste a emporté tout le monde. 

 

 

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 07:17

 

Saint-Juvat

 

 

Quévert

 

 

Saint-Aaron

 

 

Médréac

 

 

Saint-Lormel

 

 

Hénon

 

 

Muël

 

 

Tressaint

 

 

Dolo

 

 

Langast

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 07:09

 

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 05:21

 

Juilé ne s'en va pas sans son tourné (sans son grain mûr)

 

 

La fontaine de Saint-Lunaire au bourg du même nom était lieu de pèlerinage pour la guérison des maux d'yeux. Les pèlerins venaient à Saint-Lormel, près de Plancoët, invoquer Saint-Lemaire, pour la guérison des yeux se lavaient la partie malade avec l'eau d'un puits aménagé sous la chaire. Au Quiou aussi, Saint-Lunaire guérissait était pareillement évoqué.

 

 

Saint Bonaventure était jour de fête des Tissier, Saint Loup guérissait du mal de la peur, Sainte-Marguerite était invoquée par les femmes en couches, elle préservait les enfants de la piqûre des v'lins, on l'invoquait aussi pour endormir ls enfants. 

 

 

A la Sainte Madelaine

 

La faucille dans l'aveine. 

 

 

 

 

Sainte Anne, patronne de la Bretagne, était un jour peu chanceux; il ne fallait, ni charruer, ni grimper dans les arbres, car on s'exposait alors à un malheur. Outre le pèlerinage de Sainte Anne d'Auray, celui de Sainte Anne près du Rocher à Dinan -Quévert,  était très fréquenté.

 

 

A Pommeret, était organisée une procession de femmes et de filles, on prétendait qu'en guise de lithanie les filles clamaient  :

 

Sainte Anne des Ponts-Garniers, dites nous

 

Y  aura 'ti des homms pour nous  ?

 

Ce à quoi une femme trois fois veuve répondait : 

 

Pour mè, j'en ai vu trée

 

Ma part en est lichée

 

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 12:30

 

 

Soeur Saint-André née Marie-Anne Petitbon

 

Nous avons eu l'occasion d'aborder le dossier consacré à la fondation de la Communauté Sainte Marie de Broons (voir histoire de Broons, page n° 10 - histoire de Broons, page n° 8). Les soeurs Lemarchand furent très impliquées dans cette démarche, l'une d'elles, Louise, fut directrice de cette communauté religieuse jusqu'en 1838, date de son transfert en la localité de Plestan. Celle qui lui succéda était elle même issue d'une honorable famille bourgeoise broonaise : Marie-Anne Petibon. C'est à Broons, au manoir de la Cavée que naquit celle-ci le 26 juillet 1810. Acte de naissance ci-dessous.

 

 

 

Son père, Louis Petibon, qui habitait le manoir de la Cavée (voir histoire de Broons, page n° 18exerça longtemps dans la petite de Broons les délicates fonctions de juge de paix, sa mère Angélique Morice, chrétienne fervente et femme distinguée, ne voulut confier à personne le soin de la première éducation de ses quatre filles. C'est  à l'Institution Delaunay, dans la ville de Rennes que Marie-Anne Petitbon étudia. Elle y remplaçait sa soeur aînée, Angélique Petibon, dont ses maîtresses avaient gardé le plus tendre souvenir. C'est en 1835 que Marie-Anne Petibon décida de rentrer dans les ordres religieux, la jeune postulante avait alors 25 ans. Son noviciat était commencé depuis longtemps. Deux ans plus tard, en 1837, ses parents renouvelèrent leur sacrifice en assistant à sa profession solennelle de religion. A partir de ce moment, Marie-Anne Petibon disparaît pour faire place à Mère Saint-André. Jusqu'alors ses vertus et ses talents avaient brillé dans toutes les positions qu'elle avait successivement occupées. Elève à Rennes, elle était le modèle de ses compagnes. Aussi, dès qu'elle fut professe, le vénérable fondateur, M. Fleury, la nommant maîtresse des novices, lui confia la mission de former à la vie religieuse les jeunes filles que la main de Dieu dirigerait vers l'humble maison de Broons. Un an après sa profession, en 1838, la Révérende Mère Saint-André fut élue supérieure générale de la Congrégation des Filles de Sainte- Marie. Cette marque d'estime et de confiance lui a été continuée, sans aucune interruption, jusqu'à sa mort. Neuf élections successives ont ratifié le choix fait par M. Fleury. Pour bien comprendre la part qui revient à la Mère Saint-André dans l'extension rapide et l'accroissement continuel de sa chère Congrégation, il est nécessaire de jeter un coup d'oeil sur ses humbles commencements. Il devint alors possible de multiplier les fondations et de répandre au loin l'influence de la Communauté. En 1844, les Filles de Sainte-Marie s'établissent à Corseul ; en 1847, elles sont appelées à Caulnes et à Plénée-Jugon. Dès l'année 1851, elles fondent des maisons dans le diocèse de Rennes, puis dans celui de Vannes. En 1858, elles envoient des Soeurs au diocèse de Bourges ; plus tard, à celui de Beauvais. Chaque année des essaims de religieuses partent de la maison de Broons et s'en vont dans les provinces voisines et jusqu'au centre de la France, afin de porter aux enfants du peuple l'instruction chrétienne qui seule peut leur procurer la paix sur la terre et le bonheur au Ciel.   Le lundi 26 juillet 1886, jour où l'église célébrait la fête de son auguste patronne, jour où la chère malade entrait dans la soixante-dix-septièrne année de son âge, sainte Anne, envers laquelle elle eut toujours une tendre dévotion, est venue elle même chercher sa belle âme, pour terminer dans les joies du Ciel la fête commencée dans les épreuves de la terre.

 

 

 

Acte de décès de Marie Anne Petitbon -soeur Mère Saint-André

 

 

Les obsèques de la Révérende Mère Saint-André ont eu lieu le jeudi, 29 juillet, à 10 heures, dans la chapelle de la Communauté de Broons (ci-dessus). En l'absence de Monseigneur, la cérémonie funèbre a été présidée par M. Dubourg, vicaire général, délégué par Sa Grandeur. Cette cérémonie a revêtu le caractère qui convenait le mieux à la mémoire de la vénérée défunte : elle a été pieuse et simple en même temps qu'imposante. Deux cents religieuses environ unissaient leurs prières pour le repos de l'âme qui venait de paraître devant Dieu. Plusieurs Congrégations étrangères étaient venues partager le deuil des Filles de Sainte-Marie. Les Soeurs de Charité de Saint-Vincent de Paul, les Filles du Saint-Esprit et les Religieuses de la Providence de Saint-Brieuc avaient voulu donner à la Mère Saint-André ce témoignage de regret, à la Communauté de Broons cette marque de sympathie. Plus de soixante prêtres remplissaient le sanctuaire et la nef de l'humble chapelle. La foule des assistants, trop nombreuse pour y trouver place, occupait les appartements voisins ou se tenait massée dans la cour d'entrée.  Après avoir chanté la messe et avant de réciter les prières de l'absoute, M. Dubourg, vicaire général, a retracé, en termes émus et pathétiques, les grands traits de cette noble et sainte existence qui fut consacrée tout entiêre aux oeuvres de dévouement et de charité. Avec l'éloquence du coeur, il a dit les regrets que Sa Grandeur éprouvait de ne pouvoir assister Elle-même à ces funérailles grandioses et touchantes. Du haut du Ciel, où ses vertus lui assurent une place auprès du vénérable M. Fleury et de la Révérende Mère Saint-Louis, fondateur et fondatrice de la Congrégation, la Mère Saint-André continuera de veiller sur ses chères Filles, et son souvenir restera toujours parmi elles comme un encouragement et un exemple. (voir La communauté Joachim Fleury à Broons & son parc

 

 

Extrait de Notice biographique sur Marie-Anne Petibon, en religion mère Saint-Andrésupérieure générale pendant quarante-huit ans de la congrégation des Filles de Sainte-Marie de la Présentation de Broons -1886 

 

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 13:05

Vers la fin du règne de Henri II, roi d'Angleterre, et quelques mois après la mort de son second fils, Geoffroi, comte ou duc de Bretagne, la veuve de ce dernier, issue d'une race bretonne, mit au monde un fils que les Bretons nommèrent par acclamation Arthur. (Arthur, fils de Geofroi II et de Constance, duc et duchesse de Bretagne, naquit après la mort de son père, le dimanche ou le lundi de Pâques 1187, c'est-à-dire le 29 ou le 30 mars de cette année). Jaloux de la popularité précoce de son petit-fils, Henri força Constance à épouser Renouf, comte de Chester, l'un de ses officiers, qu'il créa duc de Bretagne. Mais le peuple chassa bientôt Renouf, et ne voulut reconnaître d'autre chef qu'Arthur, encore en bas âge. Ce second acte de volonté nationale attira sur le pays les armes de Richard, qui venait de succéder à Henri sur le trône d'Angleterre. Alors commencèrent les vicissitudes du jeune Arthur, qui, conduit par sa mère, s'isola de la Bretagne, et se plaça tantôt sous la tutelle intéressée de Philippe-Auguste, roi de France, tantôt sous- la protection de Richard, son parent. L'ambition de ces deux monarques était la même ; ils cherchaient à s'emparer des provinces dévouées à Arthur, et; pour y parvenir, ils se servaient de son nom. Quand Richard mourut (6 avril 1199), Jean-sans-Terre lui succéda, au préjudice d'Arthur, dont les droits avaient été antérieurement reconnus et consacrés. L'Angleterre, la Normandie et l'Aquitaine acceptèrent le nouveau souverain : mais l'Anjou, le Maine et la Touraine firent cause commune avec la Bretagne. Le chef apparent de cette ligue offensive était le jeune Arthur, et le chef réel Philippe-Auguste, son seigneur suzerain. Arthur s'aperçut bientôt que, sous prétexte de le défendre, Philippe ne songeait qu'à le dépouiller. Il s'enfuit de Paris ; mais, ne sachant quel parti prendre, il se livra au roi Jean, son oncle, qui lui fit beaucoup de caresses, et se disposait à l'emprisonner. Arthur s'enfuit encore, et revint au roi de France. Dans un traité conclu entre ces monarques, Arthur fut également sacrifié par tous les deux. Philippe, l'ayant gardé à sa cour, le faisait élever avec ses fils, et le ménageait pour le' cas possible d'une nouvelle rupture avec le roi Jean. Cette rupture éclata bientôt : à l'instant, Philippe reproduisit Arthur sur la scène politique, le maria avec sa fille Marie, âgée de cinq ans, le proclama comte. des Bretons, des Angevins, des Poitevins, et l'envoya à la tête d'une armée conquérir les villes du Poitou qui tenaient encore  pour le roi d'Angleterre. Arthur, plein de feu, de courage, courut  mettre le siège devant la ville de Mirebeau, à quelques lieues de Poitiers, où, par un hasard qui devint fatal aux assiégeants, la veuve de Henri II se trouvait alors renfermée. La ville opposa peu de résistance : mais Eléonore d'Aquitaine se retira dans le château, qui était très-fort, tandis qu'Arthur et les Poitevins occupaient la ville avec la plus grande sécurité. Tout à-coup le roi Jean paraît après une marche rapide, délivre sa mère, et fait prisonnier Arthur avec les principaux seigneurs de son parti. Arthur ne tarda pas à disparaître, sans qu'on ait jamais su positivement de quelle manière il avait péri : dans le nombre des versions qui se répandirent, voici la plus accréditée : Jean-sans-Terre renferma d'abord son neveu dans la prison de Falaise. Ayant résolu sa mort, il employa les présents et les séductions de tout genre pour se procurer un meurtrier. Comme on le savait capable d'immoler le bourreau après la victime, il n'en trouva pas. Alors il fit conduire le jeune prince à Rouen, où on le plaça dans une tour près de' la rivière : il se rendit par eau, la nuit, au pied de la tour, fit amener Arthur dans sa barque, lui passa plusieurs fois son épée au travers du corps, et le jeta ensuite dans le fleuve avec une grosse pierre au col. On assure que, malgré ces barbares précautions, le corps d'Arthur se retrouva dans le filet d'un pêcheur, et fut enterré, à l'insu de Jean, dans le prieuré de Notre-Dame-du-Pré. La mort d'Arthur, quelle qu'en eût été la cause, excita de grandes rumeurs en Bretagne : c'est à Philippe-Auguste que le peuple de cette province s'adressa pour en tirer vengeance. Jamais l'occasion ne s'était présentée plus belle : Philippe-Auguste accueillit, comme suzerain, la plainte des barons et des évêques bretons : il cita le roi d'Angleterre, son vassal pour la Nomandie, à comparaître devant la cour des hauts barons de France, qu'on commençait à nommer pairs. Le roi Jean, comme on le pense bien, ne comparut pas, et fut condamné. Toutes les terres qu'il tenait du royaume de France (c'était la formule du temps). furent déclarées forfaites, et les Bretons invites à prendre les armes pour assurer l'exécution de cette sentence, qui reçut bientôt sa sanction de la victoire et de l'assentiment des peuples. La Normandie, le Maine, l'Anjou, la Touraine, le Poitou passèrent sous l'autorité immédiate de la couronne de France : il ne resta que la Guyenne au monarque anglais.

 

 

 

 


La captivité d'Arthur Ier de Bretagne et son assassinat

(d'après illustration anglaise)
 

Don du château de Langeais à Robert de Vitré par Arthur 1er , duc de Bretagne. (Juin 1199)

.Ego Arturus, dux Britannie, cornes Andegavie et Richemundie, nolum facio omnibus qui présentes litteras inspexerint quod ego, de consilio domine Constancie matris mee et Willelmi de Rupibus senescalli mei et meorum fidelium, dedi Roberto de Vitreio consanguineo meo, pro fideli servitio suo et maximo labore quem pro me sustinuit in districto necessilalis articulo, castellum de Langés cum omnibus proventibus et pertinenciis suis, sicut unquam ipsum Ricardus rex Anglie melius et plenius dinoscitur habere, ab eodem Roberto, quamdiu vixerit, libere, integre et pacifice possidendum, donee ad sui voluntatem et beneplacitum aliud beneficium majus vel equivalens propter hoc a me sibi fuerit assignatum : ita tamen quod de predicti caste!li redditibus reddet annuatim Roberto de Perrunnaio centum libras, donec eidemv Roberto de Perrunnaio a me in alio beneficio équivalenti alibi sit provisum. Quod ut firmum et stabile perseveret, donum presens presentis scripti munimine confirmavi. Actum apud Cenomannis, anno Incarnati Verbi M°.X°. nonagesimo nono, mense Junio.

 

 

 

Sceaux de Geoffroy II de Bretagne (en haut à gauche) de Ranulf, comte de Chester (en haut à droite), et de Arthur Ier de Bretagne, fils de Geoffroy II

 

 

Arthur de Bretagne et son oncle Jean sans Terre

 

Cliché extrait du feuilleton the Devil's crown épisode 10

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 18:39

 

 

 

Sévignac 1428 n° 128

 

 

Commissaires J. Sevestre M. J.Guischard

 

 

nobles

 

Mre Rolland de K(er)salliou et ses frères

 

 

Mre G. de Broon Perrot Durand

 

Jamet du Maintier J. Le Berruier

 

G. Couple Perrot Gauteron

 

Robert Ferré J. du Margarou

 

J. Durand G. de la Motte

 

Robert Guedo G. Le Berruyer

 

Perrot Le Leuvroux Perrot de Rallac (Rouillac)

 

G. Durant G. le Borgne

 

 

métayers

 

 

J. Le Verrier au Margarou

 

G. Durant au Chaucheix

 

J. de Margarou

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 13:28

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:20

 

 

Coutumes de la foire du châtelier en Eréac. Pancarte de coutume des droits qui doivent être payés à la foire du Châtelier en Eréac, lors de sa tenue au mois de septembre et le lundi gras de chaque année, le lendemain des Quatre-Temps -dans le calendrier lutirgique catholique, correspond à un temps de jeûne au commencement de chacune des quatre saisons, par les contribuables (Marquis de l'Estourbeillon).

 

Lors de la rédaction du cahier de doléances, ce 2 février 1792, les paysans d'Eréac, laissèrent sans doute la plus intéressante preuve des us et coutumes alors en vogue sous l'Ancien Régime en leur paroisse. Ce cahier contient des détails précis sur les charges de la corvée royale encore en cours en 1782, notamment, au moment des foins, on a convoqué les paysans pour faire des empierrements; non seulement leurs foins furent gâtés, mais il fallut payer plus de 300 livres de frais. On se plaint de trois gentihommes, seigneurs de la paroisse, qui imposent à leurs sujets des lods et ventes au sixième denier, qui lès obligent à travailler sans salaire à leurs chemins particuliers, qui ont enclos des landes communes, qui perçoivent des redevances de toute espèce et qui, récemment, les ont accrues d'une façon indue. Les rôles que l'on livre aux sergents bailliagers, et dont ils doivent recueillir le montant, sont si mal faits que ceux-ci sont souvent obligés « de perdre de leur poche une moitié, un tiers et souvent le montant du rôle entier. » Les saisies de bestiaux, si fréquentes, contribuent à ruiner les cultivateurs. On réclame la suppression du « devoir de sergentise », des banalités, l'abolition des rentes seigneuriales ou tout au moins leur rachat. 

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