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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 15:12

 

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 14:34

Le pagus Daoudour

 

 

Lorsque saint Tugdual eut bien assis son monastère de Lann-Pabu et en eut fait confirmer l'érection par Deroch « il conçut le projet de parcourir tout le territoire sur lequel depuis dix à quinze ans, s'était répandue l'émigration domnonéenne, pour en étudier la situation religieuse, y propager de plus en plus l'institut monastique et surtout pour y répandre, là où elle n'avait pas encore pénétré, la lumière de l'Evangile. » Son disciple, son ami, son premier historien, saint Louénan, après avoir parlé de Lann-Pabu ajoute « Ensuite Tudual vint dans le pays du Château Pagus Castelli, en breton Pou Castel et il y reçut en don beaucoup de paroisses. Ensuite il vint dans le pays de la Cité Pagus Civitatis, en breton Pou Caer, Poher, et il y reçut en don beaucoup de paroisses, il en fonda plusieurs autres; et là il fonda aussi le grand monastère appelé le Val Trechor. Il visita successivement les pays de Guoelou (Goëlo). de Penteur (Penthièvre), un second pays appelé Daoudour (ou Poudour), un dernier dit Racter (Ratel) et dans chacun de ces pays il reçut en don beaucoup de paroisses. » M. de la Borderie ajoute « Ces sept pagi, ces sept cantons ou districts, c'est le champ où s'exerça la mission de Tudual, vaste champ puisqu'il embrasse, sauf le Léon, toute la Domnonée dont Tudual est essentiellement le saint, l'apôtre. Organisateur religieux de la Domnonée c'est là son caractère, sa mission propre, mission qu'il tient de son zèle et dans laquelle il fut aussi confirmé par le chef de ce nouveau royaume breton, son cousin Deroch. Le pagus Daoudour s'étirait de l'Aber-Wrac'h jusuqu'au Queffleut. on considère que ce terme Daoudour correspondrait au gallois cantref Deuddw. Ces nombreuses paroisses reçues en don étaient pour la plupart des plous fondés récemment par la grande émigration, où le service religieux n'était pas encore organisé et dans lesquels, avec les dons en argent et en terres qu'on lui faisait, il bâtissait des églises, de petits monastères, et installait quelques-uns de ses moines pour entretenir le culte et subvenir aux besoins spirituels de la population. »

 

 

Daoudour était aussi le nom d'une des quatre châtellenies ressortant des fiefs du comte de Léon, quant aux autres châteaux, il s'agissait de ceux Lesneven, Saint-Renan à Brest (cité qui émergea vers le XIe siècle) et Landerneau. Elle était située à l'est de Landernau et s'étendait entre le haut cours de l'Elorn et la rivière de Morlaix, d'où sans doute lui était venu son nom de Daou-Dour, qui en breton veut dire les Deux-Eaux. Cette châtellenie se subdivisait, au XVIIe siècle, en deux ressorts de juridiction appelés, l'un Daoudour-Landivisiau Daoudour-Coëtmeur,l'autre Daoudour-Penzé, mais je ne crois pas cette subdivision ancienne

 

J'ai mis Plounéour-Menez parmi les paroisses de la châtellenie de Daoudour, bien qu'elle eût été donnée en presque totalité dès le XIIe siècle à l'abbaye du Reliée, fondée par les comtes de Léon, et qui portait son hommage directement au duc de Bretagne; mais n'en est pas moins sûr que dans l'origine Plounéour-Menez faisait partie de Daoudouv. " Enfin Daoudour avait aussi quelques fiefs peu importants en la paroisse de Plouénan limitrophe de-Plouvorn,et qui pour la généralité relevait du régime de Saint-Pol-de-Léon.

 

 

En la châtellenie de Daoudoûr il faut noter, d'après un aveu ou déclaration de 1683, « le vieux château de 'Daoudour. Ledit château à présent ruiné situé près la ville de Landiviziau, paroisse de Guicourvest (autrement, Plougourvest) sur les fossés, douves et issues duquel château a été bâti des logements et jardinages appartenant au seigneur avouant, tant en fief que domaine, à présent nommé le terroir du Vieux Châtel,

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 12:54

Le pagus Achmensis

 

La côte où débarqua saint Pol était loin d'être déserte, elle faisait partie du pays d'Ach (pagus Achmensis) qui correspond à peu près à l'arrondissement de Brest (voir Les évangélistes Bretons, page n° 2). La première localité importante que le moine Cambrien rencontra sur sa route et qui était à peu de distance du littoral, fut Telmedovia (aujourd'hui Ploudalmézeau). Après un court séjour dans ce lieu où il laissa quelques-uns rie ses moines, saint Pol, sur un nouvel avertissement du ciel, résolut de se rendre auprès du prince qui gouvernait cette contrée et qu'il désirait ardemment connaître. Bien que décidé à fuir les hommes et à se retirer du monde pour se consacrer tout à fait à Dieu, il n'en étudiait. pas moins les lois et les mœurs du pays où devait s'écouler toute sa vie. Mais son es prit de charité et son zèle pour la conversion des âmes étaient plus forts que son amour de la solitude. Aussi, malgré son désir d'arriver le plus tôt possible auprès du prince afin de lui demander pour ses compagnons et pour lui un lieu de refuge, il ne voyageait qu'à petites journées, s'attarda dans les endroits en il sentait que;ses services étaient le plus utiles aux populations. Sa route n'était pas toujours facile, les païens lui dressaient des pièges, et ce n'était pas sans dangers qu'il se dirigeait vers le but de son voyage. L'antique ennemi du genre humain, dit son biographe Wormonoc, toujours prêt à dresser des embûches à ceux qui consacrent leur vie à faire le bien, lui suscitait à l'improviste des difficultés, de façon à empêcher l'œuvre de salut qu'il s'était donné pour mission d'accomplir. Ces obstacles entravèrent beaucoup sa marche et ce ne fut pas avant deux ou trois années de fatigues et d'efforts qu'il arriva avec sa petite bande. non loin de Castel-Paol, vers 517

 

 

Pagus Achmensis

 

avec soulignée de rouge la cité de Ploudalmézeau

 

 

 

 

L'Oppidum de Vorganium est appelé dans le pays, Castell-Ac'h (Château d'Ac'h). Ce nom n'est marqué sur aucune carte. La pointe où il est situé se bifurque en deux branches inégales, dont la plus courte, porte le nom de Coz-Castell-Ac'h (château d'Ac'h ruiné). Quelle est l'origine de ce nom ? C'est ce que je vais essayer d'expliquer. L'évêché de Léon était divisé avant 1790, en trois archidiaconés : 1° L'archidiaconé de Léon, compris entre la rivière de Morlaix à l'est, et la rivière la Flèche à l'ouest ; 2°celui d'Ac'h ou d'Ack, borné à l'est par l'Aber-Wrac'h, au nord et à l'ouest par la mer, au sud par la rivière de Landeneau ; 3° enfin celui de Quemenellli, par corruption Quiminidili, compris entre les deux autres archidiaconés. Mais de ces trois subdivisions les deux premières seules me paraissent très-anciennes. Elles sont mentionnées dans la vie de saint Paul Aurélien, premier évêque de Léon, sous les noms de Pagus Leonensis et de Pagus Achmensis. La troisième, le Qnemenet-lli qui signifie Commendatio-Ili n'est désignée nulle part avec la dénomination de Pagus, et doit avoir été formée, à une époque reculée du moyen âge, aux dépens du territoire du Pagus Achmensis. L'Oppidum de Vorganium aurait donc fait partie dans le principe de ce dernier Pagus, et lui aurait emprunté son nom (Castell-Ac'h = Castelïum-Ac'hmense) 

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 09:40

 

L'étude du Cartulaire de Redon par Aurélien de Courson donna lieu à un chapitre consacré aux limites de la Domnonée et à ses princes. Il existait dans l'Île de Bretagne une contrée à laquelle Ptolémée, Solin et Saint-Gildas donnent le nom de Domnonée, et qui, selon les plus savants archéologues anglais renfermait le Cornwall actuel, le comté de Devon et une partie du Somerset. C'est dans la dernière partie du Ve siècle si l'on en croit l'hagiographe Gudestin, qu'un prince, sortit de cette Domnonée insulaire, aurait pris, de ce côté ci du détroit, le titre de Domnonicus dux. Ce nom restreint d'abord au petit territoire où s'était fixés Riwal Ier et son compagnon d'exil s'étendait à une contrée beaucoup plus vaste, lorsque vers 513 ou 514, un second Riwal, qui régnait au sud-ouest de la Tamise, sur une autre peuplade de Dumnonii, vint aborder avec une flotte très nombreuse, sur la côte septentrionale de l'Armorique. L'énergie, l'habileté du princes domnonéen, devant lequel les pirates germains durent abandonner les rivages qu'ils infestaient, lui assurèrent une véritable suprématie sur les autres tyerns établis dans le pays. De là l'origine du petit royaume de Domnonée, qui comprenait selon D. Lobineau les diocèses de Tréguer, Saint-Brieuc, Saint-Malo et Dol. Notre studieux compatriote, M. de la Borderie, a réuni et publié les textes sur lesquels se fonde l'assertion du docte bénédictin. Ce sont d'abord quelques passages de la Vie de saint-Samson, document des plus importants, puisqu'il émane d'un écrivain contemporain. Cette légende rapporte que Judual, l'un des descendants de Riwal II, régnait au VIe siècle, sur toute la Domnonée. Or, comme le pays de Dol, où saint-Samson avait fondé un grand monastère, faisait partie de cette contrée, il en résulte qu'elle devait s'étendre jusqu'au Couesnon. Des bords de ce fleuve, une très ancienne notice du Cartulaire de Landévénnec en fait foi, elle s'étendait jusqu'à la rivière de Morlaix, qui, vers la fin du XVIIIe siècle, servait encore de ligne de séparation entre les diocèses de Saint-Pol de Léon et de Tréguer. Au sud, comme il a été dit plus haut, à partir des sources de Kefleut, aux environs de Bourgbriac, confinait à la Cornouaille, dont elle était séparée par la chaîne des monts Arez. Mais en se rapprochant de l'est, la frontière domnonéenne descendait beaucoup plus bas : plusieurs Vies des saints nous apprennent, en effet, que deux princes de ce pays avaient des résidences, l'un près du monastère saint-Jean de Gaël, l'autre au sud de la célèbre forêt de Brecilien ; que saint-Léri, occupait, non loin de Mauron, un territoire concédé par saint-Judicaël, le fondateur de l'abbaye de Penpont, et que, à quelque distance, se trouvaient d'autres paroisses de l'évêché d'Alet qui dépendaient du même territoire. M. de la Borderie a constaté que, de Bourgbriac à la limite franco-bretonne, la frontière domnonéenne fut toujours indéterminée et très variable. Mais quoi qu'il en soit, on se peut représenter, avec une exactitude suffisante, l'étendue du royaume de Domnonée, en se rappelant que Le Baud et Lobineau l'assimile à l'apanage primitif d'Eudon de Penthièvre, frère d'Alain III, duc de Bretagne ; apanage qui, à peu de chose près, embrassait, nous le répétons les quatre diocèses dont il nous reste à parler, c'est à dire, Tréguer, Saint-Brieuc, Saint-Malo et Dol.

 

 

Aurélien de Courson de poursuivre : A la suite de graves événements dont la trace, cependant, s'aperçoit à peine dans l'histoire, Corseult, l'antique capitale des Curiosolites, avait été anéantie. Alet, qui, vers la fin du IVe siècle, servait encore de résidence à un préfet des soldats de Mars, ne paraît pas avoir échappé non plus aux ravages exercés dans la péninsule par les pirates germains. La ville était en effet presque déserte, lorsque de nombreux essaims de fugitifs bretons vinrent aborder sur ses rivages en 513. Riwal II, leur chef, ayant réussi à fonder une nouvelle Domnonée dansla région septentrionale de la péninsule, le port d'Alet reprit toute l'activité qu'il avait perdue. Toutefois,quoique les Bretons, chrétiens pour la plupart, dominassent complètement dans le pays, on voit, par la Vie de saint Malo, que la cité dont il fut véritablement l'apôtre renfermait une population presque entièrement païenne vers le milieu du VIe siècle. Maclovius, auquel on donne aussi le nom de Machutus, était né, selon le P. Le Large et Dom Lobineau, « dans le pays même dont il fut le premier évêque.» Mais le fait n'est point énoncé dans les deux anciennes légendes publiées par D. Mabillon et par D. Morice. Ce qu'il y a de certain, c'est que, bien jeune encore, Malo fut confié aux soins de saint Brendan qui l'éleva dans son monastère de Lan-Carvan, au pays de Cambrie Sous un tel maître, la piété, la vertu, les talents du jeune Breton jetèrent un si vif éclat, que, l'évêque du pays étant mort, les habitants demandèrent à grands cris que Malo lui fût donné pour successeur. Le saint jeune homme protesta autant qu'il fut en lui; mais, malgré son refus et ses larmes, il fut élevé à l'épiscopat. Pour échapper au fardeau, le seul moyen c'était de fuir. Malo n'hésita pas; ayant fait avertir quelques disciples, il s'embarqua furtivement avec eux, et leur vaisseau, guidé par un ange, dit l'hagiographe, vint aborder non loin d'Alet, dans l'île de Cézembre. Après plusieurs années passées dans cette solitude, le jeune anachorète alla s'établir dans une autre île, plus rapprochée de l'antique cité. Là, de pieux chrétiens, comme lui fatigués des bruits du monde,venaient incessamment se placer sous sa discipline, lorsque le peuple d'Alet, lui faisant violence à son tour, le choisit pour évêque. 

 

 

L'étendue de la Domnonée armoricaine -les noms de lieux en -cran

 

 

En rendant compte du Celtic Britain de M. Rhys dans le n° 3 du tome VII de la Revue celtique, M. d'Arbois de Jubainville n'attribue, suivant en cela l'opinion de M. de Courson et celle de M. de la Borderie, aux Domnonii émigrés en Armorique que les évêchés de Dol, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Tréguier : celui de Léon reste en dehors. Depuis que l'on connaît la valeur exacte de la vie de saint Paul Aurélien, d'après la tradition le premier évêque de Léon, il est impossible de ne pas comprendre le Léon dans la Domnonée. Le biographe de Paul-Aurélien, Wrmonoc, moine de Landévennec, qui écrivait au IXe siècle et dont l'oeuvre a été conservée dans un manuscrit du Xe siècle, passé dans la bibliothèque d'Orléans, publié par M. Cuissard (, met formellement Ploudalmezeau, qui est en plein pays de Léon, en Domnonée, ainsi que le pagus d'Ach: « devenit (Paulus) ad quamdam plebem pagi Achmensis quam antiquo vocabulo Telmedoviam appellant. Ipse autem pagus Domnonensis patrioe quædam pars est occidentem versus constituta. » Les deux pagi de Léon et d'Achm étaient, il est vrai, gouvernés par des princes particuliers, mais sous la suzeraineté des rois de Domnonée. C'est ainsi que Judwal qui régnait sur toute la Domnonée, suivant le biographe de saint Samson, après une visite à Paul Aurélien dans le Léon, revient à ses domaines propres. Il est maître absolu de la plus grande partie de la Domnonée, suivant le même biographe de Paul-Aurélien : « Juduualus Domnonensis patrise magna ex parte dux nobilissimus. » Le roi de Domnonée Judael va chasser .sur les terres d'Ausoch, prince de Léon, son client, à Treffles (Tribum Lesise), à l'ouest, sur les confins du Kemenet-Ili et du pagus de Léon. M. d'Arbois de Jubainville attribue aussi à quelques Gaëls fourvoyés parmi les Domnonii deux noms de lieux mentionnés dans le cartulaire de Redon dont le premier terme cran signifierait bois et serait la forme gaëlique répondant au pren breton. M. Le Men a eu la même idée, d'après le même passage du cartulaire. Or il ne paraît nullement résulter du contexte que cran ait le sens de bois : Notum sit omnibus quod dedit Portitoe et Connual Cranuuikant et Cranquarima et quicquid potuissent eradicare de silva, in elemosina pro anima sua et pro hereditate, in regno Dei, ad monachos Rotonenses. Si ces deux cran indiquent la forêt, comme ils sont donnés en toute propriété, la permission d'arracher du bois ne s'explique plus. Ces mots et quicquid potuissent eradicare de silva montrent au contraire clairement que la forêt est distincte de Cranuuikant et de Cranquarima. Au surplus ces deux localités sont en Plebs Catoc (Pleucadeuc), et par conséquent dans Bro-Weroc. et nullement sur le territoire des Dumnonii. Ajoutons qu'il y a un grand nombre de cran actuellement dans le Morbihan et dans le Finistère. Quel qu'en soit le sens, ils n'ont pas été semés dans la péninsule par des Gaëls Dumnonii. Il n'est pas sûr non plus que les noms comme Finit soient gaéliques. Un seul nom paraît dans le cart. de Redon bien manifestement gaélique, c'est Firinan, app. 357. Encore faut-il faire entrer en ligne de compte l'ignorance du copiste qui a souvent mal lu. Enfin, rencontrerait-on quelques Gaëls en Armorique, qu'il ne serait nullement permis de les faire venir de la Dumnonia insulaire plutôt que de telle autre partie de la Grande-Bretagne, plutôt même que des pays gaéliques. Plusieurs saints bretons sont donnés comme irlandais, notamment Briac, Ronan, Vougay, Sezni, etc.Le monachisme irlandais était assez riche et assez fécond pour essaimer jusqu'en Armorique. Nous savons que les moines de Landévennec au IXe siècle suivaient les règles, les usages et le costume des moines irlandais. Joseph Loth 

 

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 20:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 19:26

 

Une partie du Poutrocoët faisait initialement partie de l'antique Domnonée ainsi que le laisse apparaître cette carte résultant des travaux de M. René Couffon. Parfois les évêques d'Alet s'intitulaient évêques de Porhoët.

 

 

Nous avons dans la précédente page abordé les extraits du Cartulaire de Redon dans lequel apparaissent quelques paroisses sises en Poutrocoët. Guillotin de Corson, dans le Pouillé historique de Rennes donne d'autres informations. Ainsi, à la page consacrée à Comblessac, voici ce que l'on peut lire : « Dès le Ve siècle Comblessac était paroisse. Un roi gallo-romain, nommé Eusèbe, vint de Vannes avec son armée, vers l'an 490, et traita cruellement les habitants, probablement parce qu'ils refusaient de reconnaître sa domination. Il est à remarquer que ce roi campait à Marsac, village limitrophe de Comblessac, près duquel on voit encore les intéressants vestiges d'un camp romaine Mais dès la nuit suivante Eusèbe fut en proie à d'horribles souffrances que ne purent calmer les médecins, et, trois jours après, la princesse Aspasie, fille du roi, fut elle-même tourmentée par le démon. Ainsi frappé par la main de Dieu, Eusèbe, entendant parier de la sainteté de Melaine, évêque de Rennes, qui se trouvait alors à Brain, le fit demander près de lui et lui fit préparer un logement en un lieu nommé Primeville. Saint Melaine accourut avec quelques moines de son monastère, guérit le roi repentant de ses crimes, et délivra Aspasie du démon qui la tourmentait. Pénétrée de reconnaissance, cette princesse demanda à son père qu'il donnât au saint.évoque tout au moins Comblessac, « si non amplius saltem ipsam Camblissiacum B. Melanio condonaret. » Ce qu'Eusèbe accorda volontiers, donnant à saint Melaine cette paroisse tout entière, et l'en investissant au moyen de son anneau. Le bienheureux évêque l'accepta pour ses religieux, et après avoir béni ses bienfaiteurs il se rendit à Rennes. Plus tard, au IXe siècle, il est question de Comblessac dans les Cartulaires de Saint Maur et de Redon; le premier mentionne la vicairie ou paroisse de ce nom, « Camblizaica vicaria, » et le second nous apprend qu'un nommé Anauhaëtton y vendit un champ qu'il possédait au village de Botconac.

 

 

Cette vente se fit à la porte de l'église de Comblessac, le jour de Pâques 819, en présence du doyen Riwocon et des prêtres Wetemnonoc et Conhoiarn. Il est à remarquer qu'à cette époque Comblessac était une paroisse complètement bretonne, ayant un maire ou mactiern nommé Eppo. L'acte de vente susdit fut écrit par un clerc nommé Conwoion, qui était vraisemblablement le futur abbé de Redon, né à Comblessac au commencement du IXe siècle, et fils de Conon, l'un des nobles de cette paroisse... » Le même auteur cite cet acte au sujet de la paroisse de Maure de Bretagne : « Les Cartulaires des abbayes de Redon et de Saint-Maur-sur-Loire renferment plusieurs actes intéressants relatifs à la paroisse de Maure, appelée au IXe siècle Anast, « plebs que dicitur Anast. Dès l'an 832, nous voyons un nommé Jarncolin donner à son filleul Worcomin une partie du domaine de Péron, « totam partem virgade que vocatur Peron sitam in plebe Anast » Ce jeune homme venait de recevoir la tonsure des mains d'un abbé appelé Hodoiarn, à Péron même, dans la maison d'Ethlon, « in domo Ethlon in Peron, » et son père, pour témoigner sa reconnaissance à Jarncolin, lui offrit deux mesures d'hydromel, trente-trois pains et trois moutons. Plus tard, Worcomin, devenu prêtre, donna en 834 cette terre de Péron aux religieux de Redon » Une dizaine d'années plus tard, vers l'an 843, l'abbé Gausbert gouvernait sur les bords de la Loire le monastère de Glanfeuil, appelé plus tard Saint-Maur-sur-Loire, du nom de son fondateur, lorsqu'une troupe de pèlerins vint frapper à la porte de son couvent. C'était Anowareth, seigneur d'Anast, accompagné de Mahoc, Nehe!, Hervé, Wiheloc, Hamme, Aléan et Alain, tous Bretons comme lui. Ces pèlerins obtinrent la permission de passer la nuit en prière près du tombeau du glorieux saint Maur ; là, Anowareth fut favorisé d'une vision merveilleuse qui excita au plus haut point sa dévotion envers le saint abbé pour attirer sur lui la protection de ce dernier, le seigneur breton donna au monastère de Glanfeuil sa terre patrimoniale d'Anast, avec son église paroissiale dédiée à saint Pierre, et les sept chapelles qui en dépendaient il n'excepta de cette importante donation que la chapelle de Mernel.

 

 

Ces terre, église et chapelles furent données en toute propriété par Anowareth aux religieux de Glanfeuil, exemptes de tout devoir envers les seigneurs laïques, et soumises seulement à l'égard de l'évêque d'Aleth a 2 sols de prestation synodale. Anowareth, renonçant ensuite complètement au monde, revêtit l'habit monastique dans le monastère de Glanfeuil. Pour comprendre l'importance de la donation qui précède, il faut noter qu'à cette époque reculée (843) la paroisse d'Anast, limitée par les paroisses de Guipry, Pipriac, Bruc, Carentoir, Comblessac, Guer, Plélan, Baulon et Guignen était beaucoup plus étendùe que n'est la paroisse de Maure, très-vaste encore naguère. Une population bretonne l'habitait, composée d'un chef, qui était Anowareth, de nobles, de prêtres et de colons. Ce mactiern que nous venons de voir embrasser la vie religieuse avait un frère prêtre, nommé Budworeth, qui fit du bien à l'abbaye de Redon. Les autres hommes nobles d'Anast paraissent être, au IXe siècle, Gédéon, Hidric, Gurloen, Gurdiern, Worien, Cunwal, Jonwoion, etc. A côté d'eux on voit des juges appelés boni viri s'assemblant dans le bourg d'Anast, «ante vicum Anastum » » en 832, pour prononcer une sentence, et des prêtres nommés Worcomin, Wetenmonoc, Sulcunnan, Haë!obrit, Arbidoc, Boric, Gundric et Eudon; ce dernier se fit moine à Redon en 867. En 871, des colons d'Anast appelés Vudricon et Worandor furent donnés à l'abbaye de Redon avec leur postérité, en même temps que le domaine de Ran-Roedlon qu'ils habitaient. Mouric, qui fit ce don, le confirma en l'ëgtise d'Anast, « in ecclesia Anast. » Outre le bourg d'Anast et son église, où se tenaient les assemblées du peuple, les chartes du Cartulaire de Redon mentionnent encore avec de grands détails que nous sommes forcés de supprimer les villages de Mernel, de Péron et de Sédéca, et les terres de Ranmillier, Bronboiat et Ranloitan, que donna en partie Eudon aux moines de Saint-Sauveur en 867, dépendant toutes du territoire de Caton, en Anast, « sitas in plebe que dicitur Anast in loco nuncupante Caton »

 

 

 

 

Nous avons évoqué dans un précédent article le campement de Judicaël au bord du Meu à Gaël, mais à y regarder de près l'endroit aujourd'hui, il se se présente sous la forme d'un éperon dominant la rivière, hélas un parking y a été aménagé (voir Le château de Comper au fil du temps). Salomon de Bretagne disposait de son domaine royal non loin de Paimpont, lieu devenu Péhée tout près de Maxens ; et c'est auprès de cet endroit que le souverain breton abrita les religieux de Redon lorsque ceux ci décidèrent de s'enfuir devant la menace des troupes scandinaves. (voir Le Monastère de Saint Sauveur en Maxent).

 

 

Le Guet proche de Plélan le Grand, où l'on observe une motte dite Motte-Salomon, devint alors la résidence de ce souverain après qu'il eut abandonné Péhée.

 

    

 

 

 

Motte-Salomon

 

(éditions Le Flohic)

 

Ledit Salomon (voir Arthur Le Moine de La Borderie : Examen chronologique des chartes du cartulaire de Redon, page 4. Première partie) disposait aussi d'un campement en la paroisse de Campel. Le 29 août 868, Salomon, roi de Bretagne, data une charte de son palais de Campel. Une intéressante série de fortifications antiques existe sur le territoire de Campel ; la lande d'Anast en est littéralement couverte du côté de Bovel.

 

 

Peut-être ces anciens forts ont-ils défendu la demeure royale de Salomon, que semblent rappeler les grands talus portant encore le nom de la Cour du Châtel.

 

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 07:01

 

 

 

 

 

 

 

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 18:19

 

 

 

Pour agrandir cette image, il faut  cliquer dessus.

 

 

 

Les actes ci dessous sont extraits du Cartulaire de Redon

 

 

 

 

 

 

 

Roenuuolou vend à Loiesbritou et à son épouse Uuenuuoial la moitié de son héritage en Lanouée. 819-820.

 

 

 

Urgost vend à Maencomin et Mailon les domaines de Runhoiarn et de Hoccretan, siués au lieu-dit « l'héritage de Uuorethoc » dans le territoire de Molac. Juin 820.

 

 

 

Catuueten vend à sa sœur Roiantken le domaine de Ranriantcar dans la paroisse de Ruffiac. Le 3 février 824.

 

 

 

Dreanau vend à Jarnedetuuit juillet la moitié du domaine de Bot Sarfin, dans le compot de Ruunet, en la paroisse de Pleucadeuc. Le 8 juillet 826.

 

 

 

Merthinhoiarn donne en gage au clerc Riuualatr le domaine de Maeltiern, compris dans le compot de Roenhoiarn, situé dans le territoire de Carentoir, c'est à dire la moitié de la villa Bilian. Le 13 juillet 826.

 

 

 

Merthinhoiarn engage de nouveau la moitié de la villa Bilian. Juillet 826.

 

 

 

Urgost vend à Mailon et Maencomin les domaines de Ronhoiarn et de Hoccretan, en Molac. Le 6 juin 827.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tehuuiu donne à son épouse Argantan et à ses enfants la villa de Ranlouuinid, en Trebetuual, dans le territoire de Ruffiac. Tehuuiu avait acheté cette villa de Euhocar. 829-830.

 

 

 

Broen vend au prêtre Rihouuen la villa Loutinoc située à Lerniac, dans la paroisse de Ruffiac. Le 16 janvier 830.

 

 

 

Uuoluan vend à Dormin et à son fils Maencomin le domaine de Uurmoet, sis à Trebdobrogen, en la paroisse de Ruffiac. Le Ier juillet 830.

 

 

 

Roiantdreon gratifie le monastère de Redon d'un Evangéliaire enrichi d'or et d'argent, et en même temps de l'alleu qu'il possédait dans la, paroisse de Lanouée comme héritage paternel. Le 15 août 832-835.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catloiant et Daniel donnent en gage à l'abbé Convoion une petite partie du domaine de Rancarian en Carentoir. 832-867.

 

 

 

Condeloc, fils de Groecon, donne aux moines de Redon l'emplacement de Tigran Mellac, en Carentoir. Le 14 octobre 833.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guruili donne aux moines de Redon les domaines de Bronantrcar et de Rancatoien, en Carentoir. Le 26 octobre 833.

 

 

 

Riuualt donne aux moines de Saint Sauveur de Redon les domaines de Butlouuernoc et le Couuenran Rangleumin, ainsi que la rente qui était payée sur le domaine de Coluuoretan, en Augan. Le 10 décembre 833.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conuual donne à l'abbaye de Redon la villa Bachon en Pleucadeuc. Le 28 décembre 833.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haeldetuuid donne au monastère de Redon le revenu de la villa du champ et de la vigne qu'il possède à Liskelli, dans la paroisse de Guer. Le 13 janvier 833-839.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le prêtre Rihouuen donne à Saint Sauveur de Redon le domaine de Loutinoc en Ruffiac. Le 18 janvier 834.

 

 

 

 

Rethuuobri donne à l'abbaye de Redon les trois portions de terres nommées Rananaumonoc, Ranhaelmonoc, et Rantutiau, en Ruffiac. Le 22 octobre 834.

 

 

 

 

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 20:08

 

 

 

 

(voir Le domaine du Poutrecoët extrait de Histoire de Montfort et des environs par F.-L.- E. Oresve - Géographie féodale : le comté de Porhoët par M. Aurélien de Courson (extrait du Cartulaire de Redon), page n° 1 - Géographie féodale : la vicomté de Rohan par Arthur de la Borderie (extrait du Cartulaire de Redon), page n° 2)

 

Porhoët

 

 

Les formes du nom du grand pagus trans silvam sont dans le Cartulaire de Redon : Poutrocoet, Poutrecoet, Potrocoet; in pago Trocoet. Le mot est traduit dans le Cartulaire par Pagus trans silvam. En 1127, le nom de ce pagus, qui est en pays gallo, est Porroit dans Gaufrido et Alano Porroitensibus (J. Loth, Chrestomathie, p. 157)- Voici les formes relevées par Rosenxweig dans son Dictionnaire topographique du Morbihan: Porrehoit, 1130; Podrohoit, XIIe siècle; Porehet, XIIe s.; Poreeth, XIIe s.; Porrehodium castrum, XIIe s. (toutes ces formes sont tirées des archives du prieuré de Saint-Martin de Josselin); Porzenquoet, 1254 (D. Morice, I, 956); Porhoet, 1258 (abbaye de Lanvaux); Porcoet, alias Porenquoit, 1291 (D. Morice, I, 1097); Pourhouet, 1294(0. Morice, I, 1113); Porhoit, 1312 (duché de Rohan). Il y a à écarter tout d'abord les formes Porxenquoit, Porenquoit qui constituent de simples tentatives étymologiques par des gens qui savaient du breton mais ne connaissaient pas la valeur du mot en question. Les formes qui entrent en ligne de compte sont : Poutrocoet, Poutrecoet, Podrohoit, Porrehoit, Porhoit. La difficulté dans l'explication de l'évolution de ce mot est dans l'aspiration de coet. Elle ne peut être due à r qui n'a été en contact avec le c de coet que tardivement. D'ailleurs, l'analogie montre qu'en ce cas il n'y aurait qu'un affaiblissement à attendre: cf. Argoet. L'aspiration de coet est donc due à tro, tre. Il est impossible donné comme équivalent à cis, dont le sens n'est pas douteux, donne à bôroma le sens de tribut et ferait remonter ce mot à de songer à troe = trwy, à travers; la forme actuelle est tre ; on eût eu, en vieux-breton, troe, et s'il y avait dû y avoir une modification, ce n'est pas tro, mais trç qu'on eût eu. Tre d'ailleurs avec coet eût donné Tregoet. La seule hypothèse vraisemblable, c'est que tro est la même préposition que le breton actuel treus, à travers (a dreus), gallois traws, tros. Tro est pour tros, comme le gallois tra est pour tras dans trachefn = de nouveau, derrière = trascefn. Le gallois ne comprenant pas cette formation en a extrait une préposition trach. On peut se demander pourquoi on ne trouve pas tros coet. C'est que ce composé est fort ancien et que s de tros s'était assimilé à c initial: il est évident qu'au IXe siècle on prononçait déjà Pawtroc'hoet tout en écrivant Poutrocoet, de même qu'en moyen breton on écrivait ma tad tout en prononçant maead. La consonne qui cause spiration a toujours disparu, et si on la revoit dans l'écriture, c'est par tradition littéraire. On ne connaissait plus au IXe-Xe siècle la forme ancienne de tros dans le composé Trochoet = Troccoet. Tro étant pour tros et causant aspiration, l'évolution de Poutrocoet ou Porrehoet, Porhoet est toute naturelle. Pawtrochoet a passé par Pawdrochoet, Podrechoet, Porrehoet, Porrehoet. Si on n'avait pas Podrohoit, on aurait pu supposer une influence de s depagus sur tr-, analogue à celle qu'on constate dans Pocher; vieux-breton Poa-Caer -Paguscastri: on aurait eu Pouthrochoet, Poufirechoet

 

 

Joseph Loth

 

 

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Cette région figure sous des noms très-divers dans les chartes depuis le IXe siècle Pagus Trans-Sylvam ( a. 868), Poutrocoët (a 878), Penreth et Porthoet (IXe s.), Dom Morice. preuves. I ,305, 307, 309, 331, 552, 559, 561, 675. Porrehosensis (a. 1128), Penret ( a. 1226), Porrehoet (a. 1430). Porcoët. Cette vaste région naturelle qui adonné son nom à une des contrées les plus importantes de la Bretagne, en même temps qu'à un archidiaconé de ce diocèse, était couverte de forêts, c'est ce qu'indiquent les divers noms bretons qu'elle porte. La forêt de Brocéiande, si célèbre dans la chevalerie bretonne, en était la portion la plus considérable : les forêts de Paimpont et de Montfort en sont encore aujourd'hui des lambeaux. Elle parait avoir été bornée vers le nord par la chaîne de montagnes de Menez, au S. 0. par le cours de l'Oust. Ses limites ont été très-bien déterminées au point de vue des divisions politiques dans le Mém. de M. de la Borderie que j'ai déjà cité. C'est sans doute à raison de cette vaste étendue de forêts ou des marais du littoral que les habitants du diocèse de Saint-Mato ont été quelquefois indiqués, vers le IXe siècle, sous le nom de Vernenses, et le diocèse lui-même sous celui d'Ecclesia Veritensis (D. Mor., p. I- 271, 308).   

 

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 18:59

L'église Saint-Léonore à Saint-Launeuc nous est ainsi décrite par M. Joachim Gaultier du Mottay dans son inventaire : -église à trois nefs, sans transept, quatre travées avec arcades ogivales s'amortissant sur des piliers cylindriques. A la droite de la maîtresse-vitre à meneaux et réseaux flamboyants, sacraire à deux étages ; cette niche en pierre est ornée pieds droits prismatiques et d'une accolade ; au-dessus s'élève un gable très aigu chargé  de crochets et d'un panache. Le sacraire est femé par deux vantaux en bois sculpté représentant des ornements flamboyants. (voir L'église Saint-Léonore de Saint-Launeuc en images)  

 

 

Calice & patène de Saint-Launeuc

(collection Ministère de la Culture)

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