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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 19:56

 

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 19:33


 

Le 11 mai 1790, les officiers municipaux de Quimperlé, en exécution des lettres patentes du 26 mars,de la même année, se présentèrent à Sainte-Croix, pour faire l'inventaire du mobilier et mettre les scellés sur le chartrier de l'abbaye. Il ne s'y trouvait plus que cinq religieux savoir : dom Guillaume-Paul-Yves de Malherbe, prieur, âgé de trente-sept ans; dom Emmanuel Fourmault, sous-prieur, âgé de soixante-trois ans ; dom Pierre Davaux, sénieur, âgé de quarante ans ; dom François Lésée, de Brest, âgé de quarante cinq ans; et enfin, dom Jacques-Joseph Molle, de Saint Pierre-sur-Dive, officier de la maison, âgé de vingt-six ans. Le chartrier de l'abbaye était dans un si grand désordre, que le prieur déclara qu'il eut fallu six mois à deux archivistes, pour en faire le classement. Quant à la bibliothèque qui occupait la chambre n° 7, du grand dortoir, elle contenait mille quatre volumes, dont deux cents in-folio. Les chambres de l'abbaye étaient fort pauvrement meublées à l'exception d'une des chambres de l'hôtellerie, destinée aux personnages d'un rang élevé, tels que le duc d'Aiguillon, qui y reçut plusieurs fois une hospitalité onéreuse pour les religieux. Il s'y trouvait un lit complet de damas rouge, une commode couverte de marbre, un trumeau, sept vieux fauteuils de damas et une petite table. L'argenterie de la communauté se composait de quatorze couverts, quatre grandes cuillers, une cuiller à potage, un huilier, deux salières et deux poivrières en argent, enchâssées dans du cristal, et enfin douze cuillers à café. On trouva dans le jardin dix orangers en caisse; dans l'écurie deux chevaux dans les greniers deux tonneaux d'avoine, et dans la cave environ un tonneau de vin tant blanc que rouge. Le trésor de l'église avait beaucoup souffert du gouvernement des derniers abbés. Il n'y restait plus que trois calices et un -ostensoir d'argent doré, une croix processionnelle d'argent, un bâton de chantre, deux chandeliers, deux paires de burettes avec leurs plateaux,une boite pour les saintes huiles, un ciboire, un reliquaire pour la Vraie Croix, une masse de bedeau et un bénitier, le tout d'argent. En 1791, le directoire du département eut le dessein d'établir dans l'abbaye des religieux, récollets au nombre de vingt, et à cet effet, procès-verbal des lieux fut dressé le 18 janvier par un ingénieur des ponts et chaussées. Mais il ne fut pas donné suite à ce projet. Les bâtiments de Sainte-Croix, sont actuellement occupés par la sous-préfecture, le tribunal, la municipalité, le presbytère, l'école communale et la gendarmerie. La maison abbatiale acquise de la nation en 1791, parla municipalité de. Quimperlê, est devenue depuis propriété particulière

 

 

 

 

Le 27 mai de la même année 1790, deux commissaires de la municipalité, firent l'évaluation des biens de l'abbaye. Elle s'éleva à la somme de 495,497 livres, deux sous, huit deniers, ainsi répartie :

Biens dans la municipalité de Quimperlé 93,825 livres

 

Paroisses circonvoisines   : 179,421 livres. 10 sous. 8 deniers

Seigneurie du Houzillé      : 110,000 livres

Seigneurie de Callac         : 92,000 livres 12 deniers

Prieurés non unis              : 20,000 livres

Total                                  : 495,4971 livres 22 sous.8 deniers.

 

Extraits de Histoire de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé par Dom Placide Le Duc 

 

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 14:16

Les abbés commendataires :


 

 

-Odet de Chastillon -portrait ci-dessous. Pour prendre une grande idée de la commende, nous commençons par un évesque-cardinal marié, et par un abbé commendataire apostat de la foy catholique. Pour diviser un mesme homme en deux, le premier s'abandonne aux plaisirs du corps, et le second se perd dans les égarements de l'esprit. Le premier acte que l'on rencontre est un vieil acte effacé que L'on ne peut lire, il est du 23 novembre 1553 (l'année de la mort de l'abbé Daniel), mais par les mots que l'on peut attraper, l'on devine que Nicolas du Car, escuyer, estoit commis par le roy nostre sire pour tenir le temporel en économat. C'estoit une saisie pour celuy qui suivoit, et qui devoit prendre. Je ne voys pas, et je ne m'en fais pas aussi une affaire, quand il fut établi abbé de chez nous. Le premier acte que je trouve de luy est du 20 mars 1554. Converti à la religion protestante, Odet de Chastillon quitta l'habit d'abbé et de cardinal et le titre d'évêque et se fit appeler comte de Beauvais; afin de mettre son costume d'accord avec sa foi nouvelle et de servir avec plus de liberté la cause de la Réforme en France. Il s'éteignit le 21 mars 1571.


 

 

 

-Louis de Vallory prenoit ces titres: protonolaire du saint siège apostolique, aumosnier ordinaire du roy, et abbé cdmmendataire de Sainte-Croix.Il fut pourveu. par résignationdu cardinal Odét sur le brevet du roy, par bulles du pape en 1567, puisqu'il dit en 1570, qu'il avoit plus que possession triennale. Son abbaye luy fut disputée par Estiennë Boucher, natif de Troyes, en Champagne, secrétaire du roy, ambassadeur pour le roy à Rome, qui assista au concile de Trente, et fust évesque de Quimper, où il fist son entrée en 1560, le 23 février. Il se disoit aussi abbé de Sainte-Croix, sur le brevet du roy et par bulles du pape, mais Vallory eust main levée par lettres du conseil, et demeura abbé. Henry III, ayant esté élu roi de Pologne le9 may 1573, Louis de Vallory pourroit l'avoir suivy en Pologne ; et Pierre de Gondi se seroit ingéré dans son abbaye.

 

 

 

-Pierre de Gondie. Le premier acte que je trouve de Pierre de Gondi est du 15 décembre 1573. Il y en a d'autres du 29 décembre de la mesme année, du 3 janvier, du dernier janvier, du 20 juin .1574, du 4 may, du 17 ou 18 may, du 16 juillet 1575, où il met tantost au nom de l'abbé de Sainte-Croix, tantost faisant pour l'abbé, et tantost il se nomme abbé commendataire. Voicy les titres qu'il prend dans un aveu du 7 juillet 1575. Pierre dé Gondy, évesque de Paris, conseiller du roy, chef du conseil de la reyne, superintendant de ses affaires et négoces, et faisant pour l'abbé de Sainte-Croix de Quimperlé, Aucun de ces actes ne passe l'année 1575. Je trouve en même temps que Pierre de Gondy, Pierre Labbesse ou de Labesse, ou de Labessée : car son nom se trouve en toute ces manières. Il estoit chanoine de Notre-Dame de Paris et abbé de Sainte-Croix de Quimperlé. Pierre de Condy, évêque de Langres puis de Paris, cumulait aussi les charges d'abbé à Sainte-Croix de Quimperlé, Saint Aubin d'Angers et Buay. Il mourut en 1588. Pierre de Labesse, abbé de Sainte-Croix, vivoit encore le 11 de septembre 1584, comme l'on voit par l'arrest qui fut donné en sa faveur au parlement de Rennes pour luy faire assiette de terres en échange de Belle-Isle. S'il estoit mort en octobre, ou si l'abbaye vacqua par un autre moyen, cela m'est inconnu, mais son successeur agit dès le mois d'octobre


 


 

-Silvius de Pierrevive. Il m'est inconnu si cet abbé est parent de Marie de Pierrevive, femme d'Antoine de Gondi, sieur du Pezron, qui vint de Florence en France avec Catherine de Médicis, femme de Henry II et donna commencement à la maison de Gondi en France, ayant eu de cette femme qui fut gouvernante des enfans de France, Albert de Gondi, premier duc de Retz, celui avec qui l'on a traitté de Belle-Isle, Charles, seigneur de la Tour, général des galères et maistre de la garde robbe du roy, et Pierre, cardinal de Gondi, évesque de Paris


 


 

-Pierre de Labesse. Je ne trouve de mémoire de Silvius de Pierrevive, que dans cette seule affaire de Belle-Isle : je ne veux pas faire ce tort aux illustres seigneurs de Retz, de dire que comme ils estoient très-puissants en cour, ils n'ayant fait cet abbé que pour estre de confidence avec eux pour la conclusion de celte grande affaire; mais au moins je sçay bien qu'il estoit très-attaché à leur maison, au moins si c'est le mesme qui vivoit encore en 1622, comme j'ai trouvé dans une approbation d'indulgences données par le pape à la canonisation de saint François-Xavier, à laquelle il signe comme grand vicaire de Paris en ces termes : « Les présentes lettres d'indulgences ont esté veues par M. Silvius de Pierrevive, docteur en théologie, chanoine de l'insigne église de Paris, et chancelier, vicaire-général de monseigneur l'illustrissime et révérendissime cardinal de Retz, évesque de Paris, lequel a permis qu'elles fussent publiées en cette ville et par tout son diocèse. Fait à Paris l'an 1622, le 7.eme d'avril. Pierre de Labesse s'éteignit en 1579.

 

 

 

-Henri de Gondi (portrait ci-après). Je ne sçay pas en quelle année il a pris possession de l'abbaye, mais le premier acte que je me souvienne d'avoir trouvé de luy est de 1588. L'on trouve lettres patentes de monseigneur Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur, gouverneur de Bretagne du 11e octobre, accordées à Henri de Gondi, abbé de Buzay et deQuimperlé, « demain levée des revenus de ses abbayes saisies au profit l'Union des Catholiques entérinées au conseil d'Estat et des finances de Bretagne étably par l'authorité de monseigneur le duc de Mercoeur, gouverneur dudit pays, et messieurs les Estais d'iceluy, attendant laprésence d'un roy reconnnu catholique à la charge que le sieur abbé fera le serment de l'Union des Catholiques, comme les autres prélats du parti de ladite Union, et en rapportera acte au conseil dans deux mois. Fait au conseil établi à Nantes, le 4 janvier 1592. Collationné à l'original représenté par révérend père en Dieu, frère Henri de Raslelli, abbé de la Chaume, procureur dudit messire Henry de Gondy, abbé commendataire, le 2 may 1592. De Retz Gondi porte dans ses armes d'or à deux massues de sable passés en sautoir, liées par le bas d'un cordon de gueules, comme l'on voit en. Quelques vitres du monastère. Henri de Gondi mourut en 1622, le treizième d'août

 

 

 

 

-Jan-François-Paul de Gondi (portrait ci-après). Jean-François-Paul de Gondi estoit fils de Philippe-Emmanuel de Gondi, comte de Joigny et baron de Villepreux, fait chevalier des ordres du roy en 1619 et général des galères qui mourut prestres de l'oratoire en réputation d'une grande piété le 29 juin 1662j âgé de 81 ans, et dé dame Marguerite de Silly, fille aisné d'Antoine, comte de la Rochepot, chevalier des ordres du roy, gouverneur d'Anjou, etc. Nostre abbé a esté doyen de Sorbonne, archevesque de Paris après en avoir esté coadjuteur sous le titre d'arehevesque de Corinthe, pendant la vie de son oncle, cardinal, abbé de Kemperlé, de Buzay, et enfin de Saint-Denis en France, demoiseau de Commerci, prince de Vaille, etc. Il fut encore plus illustre par sa dignité. Son oncle, abbé de Sainte-Croix, estant mort le 3 aoust 1623, il luy succéda en l'abbaye le 10 d'aoust 1624, auquel jour il en prist possession comme j'ay leu dans un petit mémoire de D. René Malarit, et quoyque de la mort de son oncle au 10 d'aoust 1624, il y ait eu deux ans jusqu'à sa prise de possession, l'on m'a pourtant asseuré qu'il n'y a point eu d'autre abbé que luy pendant cette vacance. En un acte de 1631, il ne prend encore que le titre de chanoine de Paris et abbé. En 164i, il y adjointe le litre de coadjuteur de Paris et d'archevesque de Corinthe, et mesme encore le 21 mars 1617 ; Jean François Paul de Congi s'éteignit le vingt-quatrième d'août 1679


 

 


 

-Guillaume Charrier, fut abbé de Sainte-Croix de Quimperlé de 1668 à 1717. Des troubles état survenus en l'abbaye de Saint-Cyran, l'un des fauteur dénommé Lancelot fut exilé en Basse-Bretagne à Quimperlé, en l'abbaye de Sainte-Croix, l'abbé Charrier fournit généreusement à tous ses besoins. Cet abbé fut aussi confronté aux troubles du Papier Timbré quand des paysans introduisirent des animaux dans un bois lui appartenant. hydre qui les a croquées l'une après l'autre. Acte dans lequel apparaît la mention dudit abbé : « Entre messire Guillaume Charrier, conseiller aumosnier du roy, abbé de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé appellant de sentence rendue par le sénéchal de la juridiction royalle dudit Quimperlé, le 22 mars 1669, sur le réquisitoire et requesle de messire Louis le Venier, sieur de Brehiguer, substitut du procureur général du roy audit Quimperlé, et de tout ce qui fait a esté à son préjudice, d'une part, et ledit Le Venier en ladite qualité, et maistre René Le Flo, sieur de Branho, sénéchal dudit Kemperlé, intimés et pris à partie, et ledit abbé encore appellant d'autres sentences rendues audit Quimperlé les 19 avril 1647, et 8 février 1648, et lesdits Le Venier et Flo, intimés et pris à parties d'autre part. Veu par la cour l'arrest d'appointé au conseil en l'appellation de ladite sentence, etc., et tout le reste des procédures ; et pour leurs titres trois misérables sentences des juges royaux qui n'estoient que des entreprises dont la première est de 1647, la seconde de 1648, la troisième de 1669, qui est celle dont est appel, par laquelle auroit esté fait défense à tous et chacuns les propriétaires des héritages situes en la ville de Quimperlé et faubourg d'icelle à l'exception des quatre fauxbourgs appelles rue Cruberien, rue Portz-an-Barz, rue Fremeur et rue Clonhal, de reconnoistre à l'avenir autre seigneur que le roy pour leur seigneur proche et lige, ny d'en faire ny rendre la foy et hommage ny aucune obéissance aussi à autre seigneur qu'au roy, sur peine de 500 livres d'amande contre chacun contrevenant, et de plus grande si il y échoit. Comme aussi leur fait injonction et commandement de déclarer et avouer par leurs contrats de ventes qu'ils feroient de leurs dits hérilages qu'ils relèvent prochemenl et nuement du roy ; fait défense à tous notaires, tant de ladite juridiction royale que de ladite juridiction de l'abbaye, de recevoir ny rapporter aucuns contrais desdites ventes qu'à la charge aux propriétaires vendeurs de déclarer expressivement et positivement par lesdits contrais que lesdits héritages relèvent du proche fief du roy, à la charge de foy, hommage et obéissance, sur pareille peine de 500 livres d'amande contre chacun contrevenant et de nullité desdits contrats, dépens, dommages et inlérest. Auroit pareillement fait inhibition et défense aux notaires de ladite juridiction de l'abbaye de Sainte-Croix d'instrumenter dans l'étendue de ladite ville et faux-bourgs de Quimperlé, à l'exception desdits quatre fauxbourgs, etc., ny dans aucuns autres lieux hors du fief et juridiction de ladite abbaye sur peine de nullité et de faux de tous et chacuns les actes et contrats qu'ils ont faits et rapportés, dépens, dommages et intérest des parties, et de 300 livres d'amande contre chacun contrevenant. Comme aussi fait pareilles défenses à tous et chacuns les acquéreurs d'héritages qui seront situés en ladite ville et faubourg d'icelle à l'exception desdits quatre fauxbourgs et rues nommées cy-devant de s'approprier par bannies suivant la coutume des dits héritages que par la cour royalle sur peine de nullité de leurs appropriements qu'ils auraient faits par autre cour et juridiction. Et ordonné qu'à la diligence du substitut du procureur général du roy, ladite sentence sera leue et publiée tant, en l'audience de ladite juridiction royalle qu'au prosne des grandes messes des paroisses de Saint-Colomban et Saint-Michel dudit Quimperlé, etc. Production du sieur abbé qui demande d'estre maintenu dans son droit et possession de fief, et de justice haute, moyenne et basse dans la ville et fauxbourgs suivant les titres et actes de sa part produits au procez, etc., et lé teste des productions. La cour a mis et met les appellations au néant, ordonne, que ce dont a esté appelle sortira son effet, condamne l'appellant en l'amande de 12 livres, déclare les juges et substitut dudit procureur général mal intimés, et pris à parties, condamne l'appellanl aux dépens. Ordonne néantmoins que ledit Charrier, abbé de Sainte-Croix de Quimperlé jouira des droits utiles comme rentes seigneuriales lods, ventes et autres, si aucunes sont deues sur les maisons et héritages estant en la ville et fauxbourgs dudit Quimperlé, à la réserve de ceux sur lesquels il a esté et est fait recette au profit, du roy, de rentes censives. et seigneuriales. Fait en parlement à Rennes, le 4 juin 1670. » L'abbé Carrier mourut en 1717.

 

 

 

-Christophe-Louis Turpin de Crissé de Sanzay, Christophe de Sanzay, évoque de Rennes, abbé de Moreaux au diocèse de Poitiers et doyen de Saint-Martin, obtint en 1717 l'abbaye de Sainte-Croix, en place de ce doyenné que le roi venait d'unir à l'archevêché de Tours. Le 20 avril 17.18, M. de Kermeno, archidiacre de la cathédrale de Rennes lut en présence des religieux assemblés en chapitre et des principaux habitants de la ville les bulles du pape Clément XI et en conséquence les lettres patentes du roi LouisXV, expédiées en faveur de Christophe-Louis-Turpin-Crissé de Sanzay, nommé abbé commendataire de Sainte-Croix. charge qu'il reçut le 23 avril 1718. En qualité d'évêque de Rennes, il défendit aux maîtres et maîtresses d'école de son diocèse de se servir désormais d'autres livres pour faire lire ceux et celles qu'ils instruisaient, que l'Heures à usage des écoles de son diocèse pour ceux et celles qui apprenaient le latin, et des Sages entretiens, tant pour les garçons que les filles qui liraient le français. L'abbé Turpin de Cissé de Sanzay mourut le 29 mars 1746 au château de Chassaye en la paroisse de Saint-Luce à deux lieues de Nantes.   

 

 

-René-François Gouyon de Vaurouault.  Il fut nommé à l'abbaye le 23 avril 1746. L'abbé de Sanzay avait dans son testament enjoint à ses héritiers de prendre à leur charge les réparations de l'abbaye de Sainte-Croix. Elles s'élevaient à sa mort à plus de 22,800 livres. L'abbé de Gouyon appela le comte et le marquis de Sanzay, héritiers sous bénéfice d'inventaire de l'évêque de Nantes à y pourvoir. Ils furent condamnés en 1749 à les faire exécuter. Dès la première année de son gouvernement, le nouvel abbé voulant éviter pour lui et ses héritiers les difficultés de la nature de celles qui s'étaient déjà à plusieurs reprises élevées entre ses prédécesseurs et les religieux au sujet des réparations de l'abbaye et de ses dépendances, fit avec la communauté un traité par lequel il abandonnait aux religieux tous les revenus de son abbaye, excepté ceux, de la seigneurie de Houzillé qu'il se réservait, moyennant la somme annuelle de 4,000 livres, payable en deux termes, et à la condition que les religieux paieraient toutes les charges de l'abbaye de quelque nature qu'elles fussent. Le dortoir des religieux tombait en ruine en 1748.Il était urgent de remplacer les poutres et de refaire les planchers et les escaliers. La dépense de celle réparation était évaluée à dix mille livres, et la communauté n'avait pas d'argent. On prit le parti de demander au. roi l'autorisation de faire dans les bois de l'abbaye une nouvelle coupe de douze arpents. L'autorisation fut accordée aux religieux par arrêt du conseil du 23 août 1748, et l'adjudication des réparations eut lieu le 17 décembre suivant Les religieux dont le droit de pêche était parfaitement justifié par l'acte d'association du duc Jean Ier, et par d'autres titres non moins solides, adressèrent au roi une demande en maintenue; et enfin un jugement de la commission des droits maritimes du 5 avril 1754, les remit en possession de leur droit de pêche dans les rivières Elle et Isole, mais ils furent déboutés de leur demande en maintenue de leurs droits de coutume, et ce jugement en ce qui concernait ces derniers droits fut confirmé par arrêt du 15 mars 1757. L'abbé de Gouyon mourut pense-t-on en 1758.


 

 


 

-François Berthelot François Berthelot, docteur en théologie, curé de Bièvres, au diocèse de Paris, nommé en 1752 instituteur des enfants de France, fut pourvu de l'abbaye de Sainte-Croix, en 1758. Les religieux lui donnèrent lors de sa nomination, une somme de 6,000 livres par forme de présent. Il leur proposa aussitôt de demander au roi d'unir à perpétuité la mense abbatiale à la mense conventuelle,moyennant une rente annuelle, de huit mille livres qui lui serait payée par les religieux, quitte de toutes charges. Quelque désavantageuse que fut cette proposition pour les religieux, le désir de vivre en paix avec leur abbé, la crainte d'un procès considérable au sujet des réparations, auquel le partage des deux menses eut pu donner lieu, et l'espoir de diminuer les charges des réparations par la démolition de quelques bâtiments inutiles, les décidèrent à l'accepter. En conséquence, l'abbé sollicita à cet effet auprès de Sa Majesté, des lettres patentes qui lui furent accordées au mois de juin 1759. L'abbé Berthelot mourut en 1785, après avoir joui pendant vingt-sept ans de la pension de 8,000 livres que lui faisaient les religieux.

 

 

 

-Guillaume d'Avaux, né le 1er mars 1740, à la Côte saint André en Dauphiné, fit avec succès ses études théologiques au séminaire de saint Irénée à Lyon, et montra beaucoup d'ardeur pour l'étude. Placé d'abord dans la maison de Rohan-Guéméné, il fut choisi par Louis XVI, pour être instituteur du dauphin, de son frère qui porta plus tard le nom de Louis XVI, et de Madame Royale depuis duchesse d'Angoulême et ensuite dauphiné. Homme excellent et plein de vertu, il s'acquit l'estime et l'affection du roi, qui le nomma à l'abbaye de Sainte-Croix en 1785. Je ne trouve du gouvernement de cet abbé aucun acte qui mérite d'être mentionné. Il mourut à Paris, à l'âge de quatre-vingt deux ans, le 8 novembre 1822, avec les titres de vicaire général de Soissons, et de chanoine honoraire de Saint-Denis 

 

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 12:49

 

 

Liste des abbés, suite.

 

 

Riwallon Ier. Cet abbé fut béni l'an 1163, la mesme année que mourut son prédécesseur. Une des premières choses qu'il fist après sa bénédiélion fut de traiter avec le seigneur de Hennebont pour un différend touchant le prieuré de Saint-Michel des Montagnes. Voicy les termes du traitté «Parce- que les vérités sont affoiblies auprès des enfants des hommes, nous avons cru devoir mettre par écrit comment de grands différends entre Dom RivalIon, nouvellement abbé, et Soliman, aussi nouveau seigneur de Hennebont ont été terminés. » Ils convinrent donc entre eux du lieu et du temps où et quand ils se dévoient trouver pour vider cette affaire, sçavoir : à Pont-Scorff, la veille de Saint-Mathieu. Riwallon Ier mourut le 10 décembre 1187, un an après avoir laissé son poste à son successeur. Il fut abbé de Sainte-Croix durant vingt-deux ans. 

 

 

-Even premier abé du nom fut béni le 5 juillet 1186. « En l'an 1191, Gorguethen, fils de Salie, et sa femme Anguant firent un acte par lequel ils déclarent tous deux que, méprisant les plaisirs du monde et voulant embrasser le service de Dieu qui vaut un royaume, du consentement de leurs enfants Rimelen, Rouaud, et Guillaume, et de leurs filles Gueinneth et Savin dont le mari nommé Rivalon, fils d'Anguenn, vouloit au commencement contredire sa donation, mais qui enfin touché de la grâce de Dieu, consentit et voulut bien, luy et ses enfants, que la donation passât sans difficulté, donnèrent à l'abbaye de Sainte-Croix, pour le rachat de leurs âmes, la moitié de la terre d'An Murcell, comme ils l'avoient possédée; et eu mesme temps ils se donnèrent à Dieu et prirent à Sainte-Croix l'habit de religion du tems de l'abbé Even, l'an 1191. Les témoins furent le mesme abbé Even ; Abraham, prieur claustral, et chambrier et autres; et Rivallon susdit renonça expressément à son opposition dont nous avons parlé. L'acte ajoute encore que Roaud, fils du donateur et qui se fist religieux, Gorguethen se faisant aussi religieux à Sainte-Croix, du consentement de noble Rivelen, chevalier, de sou frère et de ses enfants, et des enfants de son autre frère Guillaume, alors décédé, et autres ses héritiers, donna pour le salut de son âme et de celles de ses parents une de ses terres nommée Penguern, située en la paroisse de- Prisiat, et en la mesme paroisse le lieu d'une maison et jardin, situés près d'une terre appartenante à l'hôpital de Jérusalem, laquelle terre se nomme Groasli ». Abbé jusqu'en 1209, il mourut le 3 janvier 1210.

 

 

-Savaric fut béni en 1209. C'est sans doute le Savaric, chambrier, qui signe dans certains actes de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé. Il mourut le premier octobre 1211

 

 

-Daniel, premier abbé du nom fut béni en l'an 1212. En 1214. Il fist accord avec Guy de Thouars, duc de Bretagne : « A tous les fidèles de Jésus-Christ, qui verront les présentes lettres, Guy de Thouars, comte de Bretagne, salut et dilection en Jésus-Christ. Sachez tous que, s'estant émeu un grand différend et ayant esté agité fort longtemps devant mon vénérable père, Jean, archevesque de Tours, entre moy d'une part et l'abbé et couvent de Kemperlé de l'autre, touchant le bastiment d'une certaine maison que j'avois commencé de construire, et que je voulais fortifier sur les terres dudit monastère proche la ville de Kemperlé, entre le ruisseau nommé Frotmur et ladite ville, sur une montagne, sçavoir : En géon, qui est située en Trelivalaire ; enfin ayant pris le conseil de personnes sages, sçavoir de mon vénérable père, l'archevesque de Tours, de Guéthénoc, évesque de Vennes, et de Vital, évesque de Quimper, le différend a esté appaisé en cette manière, et terminé par une bonne paix, en sorte que, ny dans cet endroit, ny dans le circuit jusqu'a (infra ambitum) de la ville de Quimperlé, je ne feray cy-après aucune maison, ny après moy aucun héritier de Bretagne, ny aucun autre que je puisse empescher, n'attentera nullement de hastir quelque autre maison semblable. Outre cela fay remis et pardonné toutes les rancunes et plaintes que j'avois eues jusqu'au jour de cet accord, contre lesdits moines et leurs gens. Et afin que cette convention demeure ferme à jamais, j'y ay fait mettre mon sceau et ceux de mes père et seigneurs susdits. Les témoins de cet accord ont esté Ollivier de Gutiniac; Guillaume, sénéchal de Rennes; Eudon de Beaumont, chambellan de Bretagne ; Henri, fils de Bernard, alors sénéchal de Cornouaille et dé Pocaër (Poher), etc. Fait à Kerhais au cloistre de saint Trever, le 21 avril de l'an du Seigneur 1214. ». Daniel, abbé de Sainte-Croix s'éteignit le janvier 1229.

 

 

-Riwallon, deuxième du nom, fut béni en 1237, selon la Chronique.

 

 

-Urbain, son prédécesseur étant mort en 1239, il doit avoir été abbé huit ans et demi, car sa mort est marquée dans le Nécrologe, le 9 de juillet 1247

 

 

-Even II : l'abbé précédent étant mort le 9 de juillet 1247, celui-ci peut avoir esté élu la même année. L'on trouve que sous son gouvernement l'abbaye a perdu son droit épiscopal. Cet abbé mourut le 13 février 1262.

 

 

-Daniel II. Nous trouvons un acte fait de son temps en 1263 : « A tous ceux qui ces présentes lettres verront et entendront, Olivier de Ploemargat, sénéchal du seigneur comte en Cornouaille, salut au seigneur. Nous vous faisons sçavoir qu'y ayant procez en droit, devant nous, entre religieuses personnes, l'abbé et couvent de Kemperlé d'une part, et Guillaume de Goarlot,- écuyer d'une autre, sur la donation d'une terre en pure aumosne, que Guy, fils de Périou, avoit fait au monastère de Kemperlé, sçavoir toute la terre et tenue, lesquelles il avoit ou devoit avoir dé droit, sises dans le fief dudit Guillaume de Goarlot, et que ledit Guillaume disoit devant nous que ledit Guy ne pouvoit ny ne devoit faire ladite donation, enfin après plusieurs et diverses contestations agitées de part et d'autre, l'on en est venu à cet accord, sçavoir que ledit Guillaume, a quitté et accordé a perpétuité en pure et perpétuelle aumosne, que lesdits religieux auroient tout ce que ledit Guy avoit et possédoit au village nommé Kaertcngin et au village de Logoden, et leurs appartenances situées à la paroisse de Tréguenc ; au fief dudit Guillaume, que les religieux ont et possèdent paisiblement pour les tenir dudit Guillaume, sauf audit Guillaume, son droit et ses possessions qui luy appartiennent de droit aux choses susdites, et s'il y a dispute entre lesdits religieux et ledit Guillaume, sur les possessions des villages sus nommés, le différend se doit terminer par gens prudes et sages du païs ; et sur toutes les autres choses que lesdits religieux demandoient à cause de cette donation, que ledit Guy leur avoit faitte, lesdits religieux ne peuvent rien demander que ce qui a esté dit des deux susdits villages et leurs appartenances jusqu'à la fin de vingt-cinq ans, à commencer de la datte des présentes lettres, et alors ils peuvent demander, sauf audit Guillaume de répondre ce qu'il trouvera expédient. En témoignage de quoy, nous avons cru devoir apposer nostre sceau aux lettres présentes à la réquisition desdites parties, et le mesme Guillaume les a scellées de son sceau pour plus grand effet. Donné un mercredi devant la feste de saint Mathieu apostre, l'an du Seigneur 1263. » Il s'éteignit le 31 août 1269 

 

-Daniel III. Le dernier abbé estant mort le 31 aoust, l'on procéda à l'élection de son successeur le 21 de septembre suivant, feste de saint Mathieu, et l'élection tomba sur Blanchart. Nous avons une illustre marque de son souvenir (et minimum meminisse necesse est) dans l'association qui se fist du duc à l'abbaye pour prendre part par moitié aux revenus des moulins fours à ban et halles qui se fist en 1271 ; car pour la taille nous avons veu que les ducs en avoient desjà la belle moitié. Il faut le mettre tout du long en francois : « A tous ceux qui ces présentes lettres verront et entendront Jean, duc de Bretagne, salut en celuy qui est le véritable principe de salut. Que tous sachent que l'abbé et couvent de Quimperlé pensant à l'accroissement des biens de leurs monastères, nous ont associés nous et nos héritiers dans toutes les rentes, revenus et issues (profits des fours de Quimperlé, faits et à faire, et aux revenus des moulins qui sont dans la ville de Kemperlé et proche de la ville, dans la banlieue faits et à faire, et dans tous les profits, et aussi au cohuage et aux revenus et issues de la cohue (halle), dans la ville de Quimperlé, qui est à faire, laquelle cohue nous sommes tenu de faire à nos propres dépens. »  Il arriva à nostre abbé une fascheuse aventure en 1277, qui fut d'estre déposé : « fuit depositus Blanchart, appellavit ». Nostre chronique n'en dit que ces mots, sans nous dire ny pourquoy il fut déposé, ny par qui. Il en appella au pape à Rome, et je croy qu'il poursuivoit son appellation quand il mourut à Viterbe en 1279, le 11ème de septembre, que sa mort est marquée en nostre Nécrologe

  •  


 

-Cadioc. L'abbé précédent fut sans doute débouté des fins de son appellation puisque celuy-cy, son successeur, fut élu en 1278. Car il n'est pas de la justice que contre l'appellation d'un abbé au . pape, l'on eut pourveu à sa charge. En 1283, l'on eut une bulle du pape ; comme elle est courte et qu'elle n'est que sur un petit morceau de parchemin qui se peut perdre, je veux la mettre tout au long : « Martin, évesque serviteur des serviteurs de Dieu, à nos fils bien aimés l'abbé et couvent du monastère de Quimperlé, de l'ordre de saint Benoist, du diocèse de Cornouaille, salut et bénédiction apostolique. Quand l'on nous demande ce qui est juste et honeste, la force de l'équité autant que l'oi'dre de la raison exige de nous, que cela soit conduit à l'effet qui est convenable par le soin de nostre office. C'est pourquoy, mes enfants bien aimés au Seigneur, nous accordant par un consentement agréable avec vos justes demandes, nous vous confirmons d'authorité apostolique et par vous audit monastère, et nous, fortifions de l'appuy du présent écrit, toutes les libertés et exemptions des exactions séculières, qui vous ont esté accordées raisonnablement par les roys et princes et autres fidèles de Jésus-Christ, de la manière que vous les possédez justement et paisiblement. Qu'il ne soit donc aucunement permis à nul des hommes de violer, cette présente confirmation ou d'aller à l'encontre par une entreprise téméraire. Que si quelqu'un à la présomption d'attenter cela, qu'il sache qu'il encourra l'indignation de Dieu tout puissant, et de ses bienheureux apostres Pierre et Paul. Donné à Orviette, le 1er des calendes de may, l'an second de nostre pontificat. chasteau de Nantes. Cet abbé mourut en 1295, le 20 d'avril, selon nostre Nécrologe. Il acquit un fond pour entretenir un cierge devant la Sainte-Croix, dans les lieux dont le Nécrologe fait le détail. Le Nécrologe met : « XIX. calend. febr. obiit Eudo Rivensis » (peut estre qu'il a oublié Abbas) « monachus islius loci, MCCLXXXI.

 

 

-Alain de Kaerudienne L'on trouve dans les manuscrits qu'il estoit fils d'Armel de Rerudierne, écuyer. Sa mère se nommoit Guellozoe; il eut un frère que la liste des anniversaires nomme Guillaume, et à qui l'on donne la qualité de maistre (peut eslre qu'il avoit pris des degrez). Il eut encore un frère nommé Hervé, et enfin une sœur nommée Azenor, qui mourut le 4 de septembre. On trouve tous ces noms parcequ'ils fondèrent des anniversaires. Au surnom de l'abbé, il y a apparence qu'il estoit Breton ; cependant je Trouve dans nostre Chronique qui ne passe pas cet abbé, que l'on a écrit d'une main moderne, qu'il fut religieux en 1287 de saint Martin des Champs, à Paris, delà congrégation de Cluny. Son prédécesseur estant mort en 1295, il fut élu son successeur. Il fist son entrée en 1297, ainsi que met la Chronique. Je croy que l'on a manqué à marquer l'année de sa bénédiction, car il n'est pas croyable que l'abbaye eut vaqué deux ans, mais enfin il fut béni par l'évesque de Paris, dans l'église des chanoines de Saint-Victor, et fist sa première entrée, dans celte abbaye un dimanche de Quasimodo 1297. Cet abbé mourut le 4 may 1324, comme l'on voit au Nérologe. Le Nécrologe de Landevennec, en fait aussi mémoire au mesme jour et an.

 

 

-Rouand.  J'ay icy l'espace de plus de 40 ou 46 ans, à remplir sans sçavoir asseurément les abbés que j'y dois mettre. Il est vray que je trouve dans le Néerologe, au 7 d'avril, que F. Rouaud, abbé de ce monastère, fonde son anniversaire sur Poulhouameen Glouha, et ce qui me détermine à mettre cet abbé en cette place, c'est le changement d'écriture de nostre Nécrologe; celle de l'anniversaire de l'abbé Rouaud ne commence qu'après 1300, comme l'on peut voir en plusieurs-lieux du mesme Nécrologe.

 

 

-Yves de Quillioch. Nous commençons à présent à reconnoitre le pays après avoir esté égaré plusieurs années sans reconnoitre au vray nos abbés. Comme la matière de ces actes n'est pas considérable, je ne les rapporteray pas. La maison de Quiliou est en la paroisse de Plougaslel, évesché de Cornouaille. Elle porte d'or au sautoir fleuronnè d'azur.Je ne sçay si je dois mettre aux nombres des nostres un abbé de Redon sous la foy de l'autheur qui a fait l'addition des abbés de Redon après la vie de saint Convoyon chez Albert le Grand. Il met donc qu'à l'abbé Macé, qui mourut en 1381, suscéda Guillaume, lequel estoit auparavant abbé claustral de Kemperellé, et fut transféré à Redon l'an 1384. J'en ay écrit à Redon, et l'on m'a répondu que l'on trouve bien un abbé nommé Guillaume de Trebuiguet, abbé en 1380 et 88, mais que l'on n'a pas de connaissance qu'il ait esté tranféré de Kemperellé

 

 

-Robert Pépin. Je ne trouve point de personnes de ce nom dans l'histoire de Bretagne, qu'un Jean Pépin, sieur de la Bruière, lieutenant du chasteau de Landal, qui fut tué à la rencontre de saint Aubin du Cormier, en l'an 1488 En l'année 1397, l'abbé fist reconnoistre au conseil du duc, trois titres qui commençoient à se gaster de vieillesse : « A tous ceux qui ces lettres verront et oiront Jean, duc de Bretagne et comte de Richemont, salut. Sçavoir faisons que nous à la prière et requête de nos bien aimés conseillers, l'abbé religieux et couvent de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, avons fait voir et diligemment examiner par les gens de nostre conseil, les anciennes lettres faisant mention des fondations, donations privilèges et grâces par nos prédécesseurs, que Dieu absolve, faits et octroyés audit abbé et couvent à cause dudit moustier, desquelles par ordre la teneur sensuit : Nolum sit omnibus, etc. » C'est la confirmation du duc Conan III, en l'an 1140, sous l'abbé Ronvallon. L'on ne sçaifc pas l'année que mourut l'abbé Robert. Son obit se trouve marqué au Nécrologe, le 23 juillet

 


 

-Henri de Lespervez. L'on ne sçait pas quand cet abbé entra au gouvernement ; mais seulement on trouve un acte de l'abbé Henry, en 1412, et un autre de 1413, qui commence ainsi : « Nous frère Henry de Lespervez, humble abbé de l'abbaye de Sainte-Croix de Kemperellé, tenant l'office du cellerier d'icelle abbaye en nostre main, connoissons et confessons estre bien loyement payés et satisfaits, etc. (pour la taille commune). Donné sous nostre scel o nostre passement, le 28e jour de janvier, l'an 1413.» Cette quittance est en parchemin, et au bas est son seing, F. H. Lespervez. Son sceau est tout entier eu cire noire, où l'on voit trois jumelles.Le Nécrologe met que le 3 de mars, l'an 1438, F. Guillaume Gentil, prieur de Lo-Maria-Ker, se noya avec quelques autres personnes, en la rivière de Loire, en amenant la provision de la maison


 


 

-Jean, abbé concurrent. Ayant rencontré un acte de l'abbé Jean,.du 18, novembre 1419, et ayant aussi trouvé, un autre du mesme jour et an fait par l'abbé Henri, je crus facilement qu'il s'y estoit glissé quelque erreur par la faute du copiste, -mais en ayant, encore veu,un collalionné sur papier louchant Loguyon le Menwen Querrien du 8 Juin 1425 ; enfin un du 26 novembre 1438, dans tous lesquels il se nomme Jean, humble abbé de l'abbaye de Sainte-Croix de Eemperlé, je n'ay peu luy refuser rang dans ce li eu, mais je ne puis deviner aussi la raison de cette concurrence, si ce n'est peut estre que le schisme qui s'estoit glissé dans l'église romaine à regard des papes, et dans l'église de Liège à l'égard de deux évesques qui se disputèrent le siège par les armes, se fûst aussi glissé à Sainte-Croix à l'égard de deux abbes; car l'on a peu remarquer à deux actes cy-dessus dattes du pape Benoist XIII, que l'on suivoit en ce monastère le parti des papes séant à Avignon. Je ne devineray pas encore le surnom de cet abbé. Les plus anciennes armes qui restent dans nos vitres estant celles de l'abbé Henry qui n'ont pas trois siècles, à vingt ans prez, je croirois que celles de son rival seroient celles dont j'ay parlé cy-dessus, et que je pense estre de la maison de MalMalestroit. Je ne diray pas non plus comment se sera terminé cette concurrence des deux abbés, n'ayant point de mémoire de celuy-cy après l'an 1438 ; ny quand il est mort si ce n'est qu'on le prist pour cet abbé Jean, marqué au Nécrologe, le 24 mars, mais je le croy plus ancien que celuy-cy. Il est toujours constant que l'abbé Henry de Lespervez est demeuré abbé après luy, et a eu pour successeur immédiat Guillaume, dont nous parlerons ci-après.


 

 

-Guillaume de Ville Blanche. La maison de Villeblanche qui est comté et porte de gueule à une fasce d'argent accompagnée de 3 hures de saumon de mesme en fasce, 2 en chef et 1 en pointe, est très-noble et ancienne.En 1483, le 11 octobre nostre abbé mourut, sa mort a esté marquée au Nécrologe. Il a relevé les murailles des bois l'abbé, depuis l'an 1465 jusqu'à l'an 1466. Il a basti depuis les fondements le costé de l'église qui regarde sur le chasteau ; je croy que ce fut après 1476. Ses armes se voyent dans le pignon qui donne sur la rue du chasteau, et ont deux anges pour support, et dans le haut des vitres du mesme costé rebasti. Néantmoins les voûtes de ce costé là sont une pièce après oeuvre comme il paroist aux arrachemens et. aux armes de l'abbé Pierre de Kerguz, qui sont dans la clef de la voûte. Ses armes se voient encore dans la sacristie,.au haut.de l'église; dans la chambre des hostes, dans la chambre où couchent les domestiques, et à Chefdebois, sur la petite porte d'une muraille qui sépare les deux cours. Je ne sçay si son tombeau n'est pas dans le mesme costé de l'église où il y a une descente de la Croix et où est à présent l'autel de Nostre-Dame du Pillier. Car il y a sur le haut de l'arcade les armes de cet abbé que j'ay marqués cy-dessus.


 

-Sébastien du Pou L'on trouve un François, du Pou, secrétaire du duc en 1487. Dans un apte après 1500, qui couvre un registre, l'on voit un Julien du Pou, qui se nomme écuyer. L'Armorial de Bretagne dit que la maison du Pou au diocèse de Vennes est comté, et que l'ancien du Pou portoit de sable au lion d'argent, couronné, armé el lampassé d'or. Pour le moderne il ne met rien, mais on m'a dit qu'il portoit une fasce seule, sans-m'avoir peu apprendre ny la couleur, ny le mélail ; aussi je trouve un acte du 11 novembre 1496, ou dans le sceau de l'abbé qui esloit alors ce Sébastien, il y a une fasce seule marquée y a une fasce seule marquée. Il fut élu abbé l'an 1483, au mesme mois d'octobre que son prédécesseur est mort. En l'an 1499, le 12 décembre, mourut l'abbé Sébastien


 


 

-Pierre de Kergus Pierre de Kerguz, un de nos plus illustres abbés, portoit d'azur à une Croix pattèe d'argent, brisée en chef d'un Lambel du sable à trois pendans. Son ancienne famille subsiste encore en la personne de Messire Jacques de Kerguz, chef du nom et armes de Kerguz, chevalier, seigneur du Kerstang, en la paroisse de Goureins, et père de deux jeunes gentilshommes de belle espérance. Nostre abbé prit le gouvernement en l'an 1500. Le Nécrologe de Landévennec, nous apprend qu'il avoit pris l'habit en cette abbaye là. Puisqu'il n'en dit pas davantage je ne puis asseurer s'il en estoit profez ou non, et en effet leur Nécrologe contenant plusieurs professions qui y sont écrites, comme faittes de ce tems là, je n'y ai pu trouver celle de Pierre de Kerguz. En l'an 1502, il fis! faire la grosse cloche comme il est écrit dessus En l'an 1504, le dernier jour de may, il rendit aveu au roy et à la reyne devant la cour royalle de Quimperlé, où les juges ne dédaignent pas de mettre le titre de messeigneurs les abbé et couvent. Il y fait encore aveu de la sergentise féodée comme l'abbé Sébastien. En l'an 1509, nostre abbé fist écrire sur velin un messel, un livre des évangiles, et un livre-des épistres qui sont couverts dé petites feuilles d'argent. Il avoit aussi fait écrire un graduel où ses armes estaient en miniature, mais à peine en trouve-t-on des restes. Il passa transaction en 1511, avec les habitans de la ville de Kemperlé qui reconnoissent luy devoir la taille, et qui sachant mieux leur devoir que les habitants de ce tems icy, et estant aussi plus justes pour le rendre, traittent les abbé et couvent de messeigneurs, comme les reconnoissant seigneurs proches du fond de la ville. En 1516, nostre abbé Pierre de Kerguz taxa les décimes du diocèse de Cornouaille, comme l'on voit dans un rouleau de parchemin qui est au chartrier. Il fist bastir la geôle de la justice de l'abbaye, comme l'on voit sur une petite porte bouchée qui donne; sur nostre cour, sur le haut de laquelle ses armes sont gravées avec ces mots : L'an 1519. Nostre abbé mourut l'an suivant 1521, le 29 aoust. Sa mort est marquée au Nécrologe, qui nous fait connoistre qu'il avoit fondé des heures de la Sainte- Croix. Je conçois par là qu'il avoit fait un fond pour faire distribution à ceux qui assisteroient à ces heures aux deux festes de Sainte-Croix. Pour les bastiments qu'il a faits en grand nombre dans la maison, il est facile de les connoistre à ses armes qui sont aux clefs de la voûte de l'église élu costé du chasteau, et sur la geôle comme j'ay desjà dit.

 

-Daniel IV de Saint-Alouarn Cet abbé icy que l'on peut sans difficulté mettre au rang des meilleurs que nous ayons eu, estoit d'une maison noble et ancienne, qui portoit dans ces armes d'azur à un griffon d'argent. Il estoit profez de cette abbaye comme le porte la lettre suivante que l'abbé de Kerguz fist passer au conseil du roy-duc, par le grand crédit qu'il y avoit, pour sauver encore cette fois l'abbaye de la main des séculiers Quand l'abbé Daniel mourut, il fit mettre son corps à costé de son digne prédécesseur à l'entrée du chapitre, à la main droite de ceux qui entrent.  


 

 

 

 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 18:58

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 18:35

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 17:47

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 06:04

Voici les notes publiées sur le site par M. Clément, Directeur-Adjoint

 

 

 

 

Le Quiou.

 

a) Ancienne gare. A proximité de l'ancienne gare, M. J.-P. Pincemin a localisé, en 1983, un important site gallo-romain, déjà signalé au XIXe s.. Des prospections au sol ont permis de collecter un mobilier abondant, comprenant de la céramique sigillée, des pilettes d'hypocauste, et un fragment de plaque de schiste orné d'un corps de poisson. Une reconnaissance aérienne effectuée en 1984 a mis en évidence le plan presque complet d'une grande villa à cour fermée (fig. 3).

 

 

(voir aussi la villa gallo-romaine du Quiou)

b) Les Ruelles. A proximité de la fontaine Saint Lunaire, une intervention de sauvetage a été menée par la Direction des Antiquités sur un site gallo-romain découvert par des prospecteurs du Centre Régional Archéologique d'Alet et menacé par la construction d'un lotissement. Des vestiges très arasés ont été découverts, comprenant plusieurs fosses et le fond d'un petit bassin rectngulaire en mortier de tuileau de 3,20 m sur 2 m. Le mobilier associé date du IIe siècle. 

 

 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 05:38

 

 

 

Voici un extrait de l'ouvrage de Charles de La Monneraye Essai sur l'histoire de l'architecture religieux en Bretagne aux 11e et 12e nous décrivant le lieu :  Quand on pénètre à l'intérieur de ce monument, on est, il est vrai, singulièrement impressionné par le caractère étrange de son architecture, l'originalité de son plan, et le jour douteux que laissent passer ses étroites fenêtres ; tout cela respire un air de haute antiquité. Mais bientôt, et après un examen plus at tentif, la hauteur de ces robustes piliers enveloppés de longues colonnes , l'élévation de ces arcades et de ces voûtes, ces parois encore tapissées de colonnes entre lesquelles s'ouvrent des baies cintrées dont quelques-unes sont ornées de colonnettes, tous ces détails ne paraissent pas pouvoir appartenir au commencement du  XI e siècle. Et cette abside sur la surface extérieure de laquelle les contreforts sont remplacés par des colonnes, et cette crypte voûtée dont les chapiteaux sont si riches ; tout cela serait du commencement du XI.e siècle. Pour nous, il ne nous semble pas possible de l'admettre. Il est vrai, au sujet de la crypte dé Quimperlé, que quelques archéologues semblent disposés à croire que cette partie aurait été construite postérieurement au reste de l'édifice. Le seul motif qu'on pourrait alléguer de cette opinion, c'est l'ornementation plus soignée de ses chapiteaux. Nous ne saurions lutter formellement contre cette appréciation, encore bien que nous n'y inclinions pas, parce que nous ne pouvons nier la différence qu'on invoque. Cependant, qu'on nous permette de faire observer que le plan de cet important édifice offre un ensemble parfait; qu'on avait coutume, an moyen âge, de commencer la construction des églises par la partie orientale ; que le Saint-Sépulcre de Jérusalem , dont la forme a sans |doute inspiré celle de Sainte-Croix, offre à l'orient une construction analogue ; que les colonnes qui garnissent extérieurement l'abside portent des chapiteaux plus simples que ceux du chœur et du collatéral, et quelques-uns même lisses; qu'il est difficile de com parer parfaitement les chapiteaux de la crypte à ceux du chœur, à cause du badigeon sous lequel ces derniers sont à demi-cachés; enfin, qu'à, la grande rigueur, la différence qu'on signale pour rait s'expliquer par les caprices divers, ou la différence de talent de deux ouvriers tailleurs de pierre, ou encore par un autre motif que nous dirons un peu plus bas. Quoi qu'il en puisse être, selon nous aucune partie de l'église de Sainte-Croix ne remonte à la fondation primitive, mais elle aurait été construite dans le XIIe, ou tout au plus commencée dans les dernières années du XIe siècle. Rappelons qu'à cette époque le monastère de Quimperlé était gouverné par un illustre et puissant abbé, Benoît de Cornouailles, en même temps évoque de Nantes. Nous avons donné en commençant une idée des largesses qu'il savait attirer sur la sainte maison; rappelons encore que l'an 1083, le corps du bienheureux Gurloës fut tiré de son tombeau, et qu'outre sa fête particulière, on en célébrait une autre sous le nom de Translation ; qu'en fin le Cartulaire de Quimperlé indique, sous la même date 1083, Je commencement d'une restauration de l'église de Sainte-Croix.

 

 

 

 

Ne faut-il pas voir dans ces faits l'indice d'une reconstruction commencée sous les auspices de Benoit de Cornouailles, et dont les travaux se seront continués jusqu'à une époque plus ou moins avancée du XIIe siècle? -Mais on nous dira peut-être que le mot latin restauratio emporte avec soi l'idée de réparations, et non d'une reconstruction totale de l'édifice. Et eu effet, quelques archéologues, parmi lesquels on doit compter M. Mérimée, ont pensé pour ce motif que la date de 1083 devait s'appliquer seulement à la reprise de la partie supérieure des murs de Sainte-Croix, le reste appartenant aux constructions d'Alain Cagnard. Nous ne pouvons, nous l'avons dit, admettre cette opinion, et nous ne désespérons pas de faire accepter la nôtre, en faveur de laquelle il nous reste encore quelques considérations à faire valoir. Nous ne sommes pas seuls à avoir pensé que l'abbé Benoit, mort à Quimperlé en l'an 1115, pourrait bien n'être pas étranger à l'édification de l'église actuelle de Sainte-Croix. Nous lisons dans un manuscrit conservé à la bibliothèque de Quimper et dont l'auteur, Dom Placide Le Duc était moine de l'abbaye de Sainte de l'abbaye de Sainte Croix, le passage suivant : « L'an 1083, suivant notre chronique, on leva de terre le corps de saint Gurloës. La chronique ne dit que ces mots ln hoc anno beali Gurloesii corpus de tumulo erigitur. » Les mémoires de Redon ajoutent que cette élévation se fit en présence du duc Hoël, de ses deux enfants Alain, l'aîné et Mathias et d'une infinité de monde. En la même année la chronique met le rétablissement de l'église de Sainte-Croix, restauratio ecclesiœ Sanctœ Crucis. Il n'est pas à croire que le comte Alain ayant bâti le monastère et cédé sa maison pour faire une église, en eût fait une si misérable que depuis 1029 jusqu'à 1083, qui fait 54 ans, elle eût menacé ruine. Je penserais plutôt que notre abbé évêque, ayant l'âme aussi grande que la naissance, et ne trouvant pas l'église assez magnifique, en aurait fait abattre ce qui était trop chétif et » l'aurait fait voûter et accommoder de la manière que nous la » voyous encore, excepté le côté qui donne sur la rue du Château qui a été refait par Guillaume de Villeblanche. L'on aurait pu alors prendre occasion de lever le corps de saint Gurloës en changeant l'église. Mais si, contre l'opinion de D. Placide Le Duc et la nôtre, on persiste à appliquer la date de 1083 seulement à la partie supérieure des murs, il faudra bien admettre une reconstruction a une autre époque quelconque, puisqu'on célébrait au monastère une seconde dédicace différente de celle qui fut faite l'an 1029, sous Alain Cognard. C'est un renseignement que nous empruntons encore à Dom Le Duc et qui ne nous paraît pas sans importance : « On célèbre, dit-il, une dédicace de l'église de Sainte-Croix, le 4 mai, le lendemain de l'invention de la sainte Croix. Ce ne doit pas être la première dédicace, puisque notre histoire marque expressément que notre fondation et bénédiction de saint Gurloës notre premier abbé se fit le jour de l'Exaltation de la sainte Croix (qui est le 14 septembre). Je mettrais donc assez probablement notre dédicace à ce rétablissement de l'église, car l'on était dans ces temps-là plus exact pour la consécration des églises que l'on n'est pas à présent. »

 

 

 

 

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 19:43

Nous avions dans un précédent article abordé les bornes de Brusvily (voir Les bornes de Brusvily), voici en la partie de ce chemin sur la localité de Yvignac. Cependant des sept bornes, l'une a disparu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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