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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 06:30

 

Formation de Bosquen

 

 

 

 

 

L'ensemble essentiellement schisteux compris entre la Formation de Rochereuil et les siltites ampéliteuses à nodules fossilifères de la Formation de la Rabine, constitue la Formation de Bosquen. Les conditions d'affleurement ne permettent pas d'évaluer la puissance exacte de cette formation, qui doit être de l'ordre de 200 à 300 mètres. Ces faciès étaient inclus par les auteurs antérieurs, comme les Formations de Touvra et de Rochereuil, dans les "schistes et calcaires de Néhou" (Barrois 1894, 1895) ou les "phyllades et grauwackes de Villeneuve" (Pruvost & al. 1959). Affleurements La partie inférieure de la formation est bien visible dans le secteur de l'étang de Rochereuil (anciennes exploitations sur les bordures Ouest et Est) et dans la partie méridionale de la carrière de Guitternel . Cette partie de la succession affleure aussi dans la vallée de la Rieulle (Ouest de Sévignac) où elle surmonte la Formation de Rochereuil (moulin de la Rieulle d'en bas) et où elle comporte des niveaux fossilifères ("moulin de la Rieulle d'en haut"). En raison des accidents tectoniques une colonne lithologique complète ne peut y être établie. Plus à l'Ouest (carrières de Cornouailles, Nord-Ouest de Sévignac) des affleurements et anciennes exploitations sont rapportés, mais avec un certain doute, à cette partie inférieure. Il en est de même des carrières des Rochers, de Rochahue..., situées sur le flanc nord du Synclinorium, entre le Gouray et Rouillac. Dans la partie orientale du secteur étudié, la Formation de Rochereuil n'a pas été mise en évidence. Les Formations de Touvra et de Bosquen, toutes deux à dominante schisteuse ne peuvent, par conséquent, être différenciées d'après les seuls caractères lithologiques. Les faciès recueillis indiquent cependant que certains gisements (tranchée de la D.46 près de la Haie : Nord-Ouest de Saint-Jouan-de-l'Isle) d'âge eifelien, voire givetien sont à rapporter a la Formation de Bosquen. De même de nombreux affleurements situés aux environs du Gouray (Troherneuf) et jusqu'à St Jouan-de-l'Isle se placent d'après leur faune dans cette même formation. Contrairement à la partie inférieure bien exposée, les termes supérieurs de cette formation n'apparaissent qu'en affleurements ponctuels (Fig. 18) dont la position relative dans la colonne stratigraphique est uniquement fondée sur les données fauniques.

 

 

 

 

Caractères lithologiques et pétrographiques

 

 

 

 

Partie inférieure de la formation.

 

 

 

 

 

A l'Ouest une succession lithologique schématique a pu être établie dans le secteur de Rochereuil malgré l'existence de nombreuses failles et fractures au rejet difficile à apprécier. On observe ainsi au-dessus des quartzites de la Formation de Rochereuil : des alternances de schistes et de petits bancs quartzitiques, des schistes ardoisiers sombres, en dalles, qui contiennent quelques passées peu épaisses et discontinues de grès décalcifiés. Ces deux faciès sont fossilifères ; en particulier les schistes ardoisiers ont livré des fragments de végétaux. des alternances centimétriques à pluridécimétriques, plus ou moins régulières de quartzites clairs, de wackes verdâtres souvent compacteset de siltites sombres. Seules les wackes verdâtres décalcifiées ont livré des fossiles. La séparation entre classes modales est schématique car on observe des passées de wackes quartzeuses à l'intérieur de siltites ou des lamines silteuses dans les wackes quartzeuses (passages entre structures lenticulaire et madrée). Enfin, des siltites gris bleuté, compactes et assez ardoisières. A l'Est, dans la région comprise entre Broons et Saint-Jouan-de-l'Isle, cette partie inférieure de la Formation de Bosquen semble représentée uniquement par des schistes et grès décalcifiés. Il s'agit de siltites fines à grossières, argileuses, beiges à verdâtres contenant des passées plus grossières correspondant à des niveaux fossilifères décalcifiés. Elles contiennent aussi des nodules phosphatés peu nombreux et des intercalations de siltites sombres compactes siltites alors qu'à l'Ouest les niveaux semblant occuper la même position lithostratigraphique, correspondent à des siltites ardoisières et des alternances de siltites et sablites (arénites et wackes). Ces dernières possèdent une maturité de texture moyenne (sédiments submatures) alors que leur maturité de composition est bonne (absence de feldspaths et de fragments lithiques). Il serait toutefois prématuré d'envisager de réels passages latéraux de faciès dans la mesure où le synchronisme précis de ces différents termes est loin d'être démontré.

 

 

 

Abbaye de Boquen

 

 

Partie supérieure de la formation.

 

 

 

Le passage entre les parties inférieure et supérieure de la formation n'est jamais observable. - A l'Est du secteur étudié, le faciès schisteux se poursuit sans variation notable, si ce n'est par le développement de niveaux gréseux décimétriques vers la partie supérieure de la formation. - Plus à l'Ouest, entre Broons et Le Gouray, les schistes représentent le faciès dominant de cette partie de la formation ; ces siltites généralement argileuses, beiges à verdâtres, peuvent être représentées par un faciès ardoisier (Etang du Pont du Pélerin à l'Ouest de Margaro, Nord-Est de Radivel, Le Vauvert). Elles contiennent des niveaux de grès calcareux décalcifiés (Troherneuf, Cadeno...) généralement peu épais (décimétriques à centimétriques) et des niveaux à nodules phosphatés ; elles sont également accompagnées de sablites sombres et de quelques bancs quartzitiques parfois métriques. La succession est complétée par : des siltites à nodules argileux grisâtres ou gréso-micacés, et à balles phosphatées (Nord des Gresses). Ces sédiments fins, peu micacés, verdâtres à bleutés, contiennent des passées plus sombres à débit ardoisier et de petits niveaux d'accumulation de fossiles (Crinoides, Brachiopodes). Viennent ensuite des siltites bleutées talqueuses admettant quelques passées lenticulaires plus gréseuses et fossilifères. Enfin, la succession se termine par des grès micacés verdâtresde granulométrie variable, très fossilifères, dont la puissance ne doit pas excéder une dizaine de mètres. Les caractères pétrographiques des sablites sont généralement ceux de sédiments à bonne maturité de composition (feldspaths et fragments lithiques absents) contrastant avec une maturité de texture médiocre (fraction fine importante).

 

 

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 05:58

 

 

Formation de Rochereuil

 

 

 

 

Cette unité, qui succède à la Formation de Touvra,correspond à une barre quartzitique ; sa puissance atteint une vingtaine à une trentaine de mètres dans sa localité-type : cluse de la Rosaie et carrières de Guitternel, à proximité de l'étang de Rochereuil (Nord de Rouillac). D'une façon générale, la Formation de Rochereuil malgré sa faible épaisseur, se marque bien dans la topographie et constitue de ce fait un excellent repère cartographique dans la région étudiée ; ainsi, depuis le Nord de Rouillac jusqu'aux environs de Gouray (Chapelle St Roch) à l'Ouest, les quartzites sont bien développées et forment la première crête du Synclinorium, située immédiatement au Sud des formations briovériennes (absence de l'Ordovicien, du Silurien, et de la base du Dévonien). Barrois (1894, p. 212) avait déjà remarqué la présence de cette barre quartzitique pour laquelle il envisageait une attribution stratigraphique différente (cf. ci-après). Dans le secteur de Touvra (Sud de Broons), les quartzites de la Formation de Rochereuil sont encadrés par les Formations de Touvra et de Bosquen. Dans la localité-type, des alternances de schistes ardoisiers et de quartzites parfois métriques du sommet de la Formation de Touvra passent aux quartzites massifs de la Formation de Rochereuil. Ces alternances n'ont pas ici livré de faune. Par contre, au Sud de Broons, près de Bas-Touvra, des schistes avec bancs grauwackeux fossilifères d'âge Siegenien supérieur - Emsien inférieur, appartenant à la Formation de Touvra, passent à des quartzites, peu épais en ce lieu (quelques mètres), représentant la Formation de Rochereuil. Le passage entre cette dernière formation et ces couches sus-jacentes de la Formation de Bosquen, s'observe dans la vallée de la Rosaie en bordure de l'étang de Rochereuil. Des schistes ardoisiers à passées gréseuses lenticulaires, datés de l'Emsien supérieur, succédent aux quartzites de la Formation de Rochereuil, par l'intermédiaire d'alternances de schistes et de quarztites en bancs décimétriques.

 

 

 

Caractères pétrographiques

 

 

 

 

Cette formation est constituée par de gros bancs métriques massifs de quartzites séparés par de rares joints schisteux sombres. Les quartzites sont fins, verdâtres et présentent en surface une patine blanchâtre (rochers de Notre-Dame de Rochereuil). Ils sont veinés de nombreux filonnets de quartz et souvent diaclasés. D'un point de vue pétrographique, on remarque parmi les éléments figurés, la dominance du quartz qui se présente en grains jointifs (grain moyen proche de 200y) avec un début de réarrangement planaire (indice d'une déformation naissante). Des sous-grains néoformés (recristallisation) les accompagnent. On observe aussi de rares muscovites ainsi que des zircons et de la pyrite en cristaux automorphes (60p) en amas isolés. La matrice séricito-chloriteuse est réduite à un film intergranulaire. Ces sablites fines correspondent à des arénites quartzeuses. Elles présentent à la fois une bonne maturité de composition et de texture.

 

 

 

Age de la formation

 

 

 

 

Les observations faites dans la vallée de la Rosette, près de Touvra conduisent à penser que, malgré l'existence d'accidents directionnels dans ce secteur, la succession en elle-même n'a pas été profondément perturbée. Comme la Formation azoîque de Rochereuil est encadrée ici par des formations fossilifères d'âges respectifs : Siegenien supérieur – Emsien inférieur et Emsien supérieur - Eifelien, on peut la dater de l'Emsien. Les données recueillies dans le secteur de Rochereuil confirment cette attribution (faune de l'Emsien supérieur de la Formation sus-jacente de Bosquen). L'attribution stratigraphique retenue par Barrois (1894, p. 213) qui considèrait ces quartzites comme les équivalents des grès du Chatellier (Ordovicien du Synclinorium de Martigné-Ferchaud) doit donc être abandonnée. L'âge emsien de la Formation de Rochereuil étant établi, il est intéressant de voir s'il existe des unités de lithologie équivalente tant à l'Ouest qu'à l'Est. En fait, aucun équivalent de cette barre quartzitique n'est connu, pendant la même période de temps, ni à l'Ouest (Babin & al., 1972), ni à l'Est (Sagon, 1976) du Synclinorium de Châteaulin, pas plus d'ailleurs que dans le Synclinorium de Laval. Toutefois, dans le Synclinorium du Ménez-Bélair, au sommet du membre de l'Aubriais (Formation de Bois-Roux), quelques mètres de grès précèdent les schistes de la Formation de la Foulerie. Ces niveaux qui sont également connus dans la région de Médréac (Paris 1977) pourraient annoncer le développement de la sédimentation franchement arénacée de la Formation de Rochereuil.  (voir étapes géologiques)

 

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 13:48

 

stellaire holostée 

(stellaria holostea)

 

coquelicot (Papaver rhoeas)

 

coquelicot

 (papaver rhoeas

 

trèfle rose oxalis enneaphylla

 

trèfle rose

(oxalis enneaphylla) 

 

 

Pervenches

(vinca) 

 

 

sureau

(sambucus)

 

 

herbe aux écus dorés

(lysimachia nummularia aurea)

 

 

polypode commun

(polypodium vulgare)

 

 

epurge -alias plante anti-taupe

(euphorbia lathyris)

 

Epilobe hirsute - Epilobium hirsutum

 

epilobe hirsute

(epilobium hirsutum)

 

 

 

euphorbe des bois

 

(euphorbia amygdaloïdes )

 

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 07:07

 

 

Au Sud de Broons, une bande gréseuse jalonne le bord Sud de l'unité Bosquen – Médréac. Cette bande d'orientation Est-Ouest forme une crête entre Kermelin (S. de Rouillac) et Le Fros (Sud-Est de Broons) (carte h. t. 1).Ces grès sont actuellement visibles dans la carrière de Pont du Breuil en bordure de la route Broons-Lanrelas. La découverte de Brachiopodes « Orthis Monnier », « Rhynchonella Daleidensis » « Modiolopsis Delagei», « Orthoceras », « Homalotus », « Avicula crenato lamellosa » a conduit Barrois (1894, p. 217 et 218) a attribuer l'ensemble de cette crête au "Grès de Gahard". Les faciès exposés dans cette carrière, restent toutefois peu caractéristiques D'autre part, dans des alternances de schistes et de grès, dans le "découvert" sud de la carrière de Pont-du-Breuil, j'ai recueilli une faune (Spiriferidae, Rhynchonellidae, Chonetidae) évoquant celle de la Formation du Faou (Siegenien supérieur - Emsien inférieur de la Rade de Brest). Ceci montre l'existence d'un lambeau de terrains dévoniens plus récents que la Formation de Gahard, (Formation de Touvra) séparant celle-ci du Groupe d'Eréac. Dans ce contexte str gréseuse, est donc rapportée à la Formation de Gahard.

 

 

 

Formation de Trouvra

 

 

 

 

Dans la succession dévonienne, la Formation de Touvra est encadrée par les bons repères que constituent la Formation de Gahard et celle de Rochereuil. Cette unité n'est pratiquement bien observable qu'au Sud de Broons, dans la vallée de la Rosette, près du hameau de Bas-Touvra . Quelques affleurements existent aussi à l'Ouest de St Jouan-de-l'Isle. Enfin, la partie supérieure de la formation affleure au Nord de l'Etang de Rochereuil (vallée de la Rosaie). La puissance de cette formation est difficile à estimer. Elle est vraisemblablement de l'ordre d'une centaine de mètres. Caractères lithologiques et pétrographiques La base de la formation est observable sur une dizaine de mètres dans le talus de la route Broons-Lanrelas (virage au Sud de l'étang de Brondineuf,). Elle est représentée par une masse schisteuse admettant des intercalations quartzitiques décimétriques. Dans les schistes apparaissent quelques petites "dragées" phosphatées plurimillimétriques. Ce dernier faciès est situé à une vingtaine de mètres des grès fossilifères de la Formation de Gahard. Cette succession de faciès rappelle l'affleurement situé au Sud-Est de Saint-Jouan-de l'Isle (entrée de la carrière des "sables rouges") : dans cette localité des grès ferrugineux apparaissent à proximité de schistes fossilifères à petits nodules phosphatés qui ont livré de nombreux Chitinozoaires mais dont l'âge précis n'a pour l'instant pu être fixé (cf. Paris 1977). Tout le reste de la Formation de Touvra est à dominante schisteuse avec de rares intercalations quartzitiques le plus souvent centimétriques à décimétriques. On y trouve également des grès verdâtres fossilifères. Vers le sommet, le passage à la Formation de Rochereuil se fait graduellement par enrichissement en bancs de quartzites. Les siltites verdâtres qui constituent la majeure partie de la formation sont souvent affectées par une schistosité soulignée par des néoformationsde micas et par une recristallisation sous contrainte autour d'objets anté-tectoniques (Crinoîdes par exemple). Ces siltites peuvent prendre un aspect "talqueux". Les grès verdâtres, plus ou moins micacés constituent des bancs centimétriques à décimétriques qui alternent avec les siltites. Ces grès fossilifères sont décalcifiés en surface. Ils peuvent présenter une structure hétérogène à lamines argileuses parfois réduite à un simple joint. Leurs caractères pétrographiques en font des wackes quartzeuses ou des arénites quartzeuses fines à bonne maturité de composition et à maturité de texture moyenne à forte.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 12:46

 vesce jaune ( vicia lutea)

 

 

vesce jaune 

(vicia lutea) 

 

Espargoutte (Spergula arvensis)

 

spargoutte 

(spergula envensis)

 

gui (viscum album)
 

gui 

(viscum album) 

 

Gaillet gratteron

 

gaillet grateron

(galium aparine)

 

 

primevère officinale

(primula veris)

 

laîche à épis pendants

(carex pendula)

 

 

scrofulaire noueuse

(scrophularia nodosa)

 

 

plantain lancéolé

(plantago lanceolata)

 

Fumeterre officinale Fumaria officinalis

 

fumeterre officinale

(fumaria officinalis)

géranium à feuilles découpées 

(geranium dissectum)

 

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 15:27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 09:36

 

aloès d'eau

(sratiotes aloides)

 

 

silene -alias fleur de coucou

(lychnis flos-cuculi )

 

 

arum d'Italie ou gouet d'Italie 

(arum italicum)

 

 

orpin d'Angleterre

 

(sedum anglicum)

 

 

chèvrefeuille

 

(lonicera)

 

 

euphorbe réveille-matin

 

(euphorbia helioscopia )

 

 

compagnon blanc 

 

(silene latifolia)

 

 

renoncule bulbeuse
 

(ranunculus bulbosus

 

 

 

 

genêt d'Angleterre
 

(genista anglica)

 

 

 

ajonc d'Europe-alias grand ajonc

 

 (ulex europaeus)

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 06:26

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 05:28

 

Le lancer du poids ou de la pierre lourde (Ar maen-pouez) : Progressivement le lancer de la pierre qui a inspiré jusqu'à l'hagiographie populaire (Combien de saints lanceurs de pierres n'avons-nous pas à l'origine de nos chapelles rurales ?) a été remplacé par le lancer du poids de 20 kilos, simple poids de bascule de ménage. En principe dans la tradition bretonne il n'y a pas de pal arrière pour le lancer; c'est-à-dire que l'on peut prendre autant d'élan que l'on veut à condition de ne pas empiéter sur le pal avant. A ces pratiques traditionnelles de pardon, la F.N.S.A.B. (Fédération Nationale des Sports athlétiques bretons) a substitué des règles plus strictes inspirées des sports olympiques et plus adaptées aux compétitions de haut niveau. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

 

Leux de bâtons, jeux de Bretons » : Les Celtes en général et les Bretons en particulier semblent avoir eu une sorte de prédilection pour les jeux de bâtons, jeux dangereux parfois comme ces bastonnades, évoquées par Anatole Le Braz, auxquelles se livraient autrefois Cornouaillais et Vannetais au pardon de Saint-Servais pour l'honneur de porter la grande bannière et la statue du saint. Plus pacifiques sont les jeux d'aujourd'hui, essentiellement le bâton à bouillie (ar vazh-yod) et le bâton par le bout (ar vazh-a-benn). (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

Le bâton à bouillie (ar vazh-yod)

 

 

 

Ce jeu met en présence deux concurrents assis par terre, face à face, les pieds calés contre une planche fixée à chant et tenant à deux mains par le travers un gros bâton. Pour gagner il faut amener l'adversaire de son côté ou l'obliger à lâcher le bâton. Le bâton par le bout (ar vazh-a-benn). Portés à plat ventre par quatre solides gaillards pendant que d'autres leur tirent sur les pieds, les concurrents serrent à deux mains dans le sens de la longueur un bâton de taille moyenne. Le vainqueur est celui qui garde le bâton en main. Il existait naguère une variante du jeu précédent appelée le crapaud (an touseg).(Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

 

Les règles étaient les mêmes que celles du « vazh-a-benn » mais le bâton était remplacé par une planche avec poignées ressemblant vaguement à un crapaud de bois. C'est un jeu semblable que décrit Louis Esquieu dans son ouvrage: Les jeux populaires de l'enfance à Rennes: « Les trois plus robustes gars de chaque village se rencontrent dans une prairie ; deux de chaque camp se faisant vis-à-vis joignent solidement leurs mains et le troisième se couche sur les bras étendus de ses camarades ; un groupe disposé de même manière se forme en face du premier, de façon que les deux joueurs couchés puissent saisir avec les mains, et sans que leurs pieds touchent à terre, le morceau de bois dont ils se disputent la possession. Il est probable que dans le principe, au lieu d'un morceau de bois, c'était une grenouille que les adversaires cherchaient à s'arracher et qu'ils finissaient par déchirer dans leurs efforts. D'où le nom de ces jeux, « décaisser ou écaisser la guernouille » qui signifie écarteler la grenouille (dans le patois des environs de Rennes, caisse veut dire cuisse). » Nous ne savons s'il faut suivre Louis Esquieu jusqu'au bout de son explication. Il ne fait guère de doute, cependant, que ce jeu est le même que celui que nous évoquions plus haut. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru)

 

 

 

 

Le tir à la corde (An tortis) :

 

 

 

La corde a environ 25 m de long. Au centre se trouve un témoin que l'on amène au-dessus d'une marque tracée au sol, l'axe. Deux équipes de 5 ou 6 s'affrontent. Le jeu consiste à amener l'équipe adverse de l'autre côté de l'axe. Chaque partie se fait en deux « manches » et éventuellement une « belle » avec inversion des équipes. L'ordre des affrontements est obtenu par tirage au sort. Dans certains terroirs et dans les jeux fédérés de la F.N.S.A.B. il n'est pas nécessaire pour gagner d'amener l'équipe adverse de l'autre côté de l'axe. Deux témoins placés à la même distance (3 mètres le plus souvent) du témoin central servent alors de repères pour désigner les vainqueurs. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

Les jeux d 'adresse

 

 

Ces jeux se pratiquent beaucoup en dehors des pardons, parfois même l'hiver dans des espaces couverts. Mais le pardon, assemblée traditionnelle à date fixe et à clientèle relativement stable fournit le prétexte idéal à l'organisation de nombreux concours. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

A) Le jeu de boules :

 

 

 

 

C'est le plus populaire des jeux d'adresse. Attesté en Bretagne dès le Moyen Age, il ne diffère pas profondément par ses règles des autres jeux européens. Il s'agit en faisant rouler sa boule, d'approcher le plus possible d'un cochonnet appelé « petit maître » (mestr bihan). On peut chasser la boule de l'adversaire « à roule », « à poque » ou « à roule avec rebond ». D'abord pratiqué dans les chemins creux et sur les places de villages avec des boules de pierre (peut-être des boulets de canon de récupération) ou de bois dur du pays, le jeu a évolué au cours des XIXe et XXe siècles non pas tant dans ses règles, restées relativement stables, que dans ses aspects matériels. L'allée sablée de 16 à 18 m de longueur, parfois un peu plus, délimitée par des planches, a remplacé le chemin creux ; la boule en gaiàc récupéré sur les quais du port de Nantes a supplanté la boule en bois du pays jusqu'aux années 60 où l'on voit apparaître la boule synthétique presque toujours de fabrication italienne. Dans certaines régions de Bretagne, l'introduction d'un plomb a permis d'accentuer le tour de main naturel imprimé à la boule par le joueur. Si, dans le Trégor notamment, le jeu de boules fait partie intégrante de la vie associative (pas de fêtes locales, pas de kermesse sans concours de boules), il reste aussi, comme nous l'avons dit plus haut, une des principales distractions de la famille -rurale dans un cadre plus restreint, à la maison ou au hameau. Quelques autres jeux de boules existent ci et là. Les plus intéressants sont la « boule morlaisienne » et le « boull-tenn » . A l'honneur dans la région de Morlaix, le premier de ces jeux requiert une allée longue, large et bien damée, de grosses boules en bois avec 5 plombs de façon à décrire des courbes. Le règlement présente des particularités notables et rappelle quelque peu la boule pratiquée en Grande-Bretagne. Jeu annexe des concours de boules dans les kermesses et les fêtes, le «boulltenn » est un jeu à part entière à Quimper et dans sa région. Son principe est simple : le joueur, placé à 8,50 m, armé de 3 boules, doit chasser 3 autres boules disposées sur un billot de bois. La boule centrale vaut 2 points, les deux autres 1 point chacune. Pour gagner il faut atteindre le plus rapidement le nombre de points fixé pour la partie. En individuel, la partie se déroule habituellement en 21 points, en doublettes, 31 points, en triplette, 41 points, etc. La boule est encore utilisée dans d'autres jeux annexes comme le passeboules, le placage ou cocarde, la boule pendante, la chatière (toull ar c'hazh), etc. qu'il serait trop long de décrire ici. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

 

 

B) La galoche; le palet: La galoche est une variante du jeu de palet, jeu attesté un peu partout en Europe dès le Moyen Age et qui survit en Bretagne .sous différentes formes: petit palet d'Ille-et-Vilaine, galoche bigoudène, galoche sur billot du petit Trégor, etc. Les occasions de jeu sont fort nombreuses mais pour les deux derniers cités au moins le pardon reste une des plus favorables. Évoquons brièvement ces trois types de palets.(Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

1 . Le palet d 'Ille-et- Vilaine

 

 

 

On lance le palet sur une planche distante de cinq mètres. Le but est appelé « maître ». Le palet est en fonte aciéré pesant au maximum 130 grammes. On joue individuellement ou dans des équipes de deux ou quatre joueurs. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

2. La galoche bigoudène

 

 

 

 

 

Ce type de galoche était naguère à l'honneur dans une grande partie de la Bretagne (de nombreux trégorrois se souviennent d'y avoir joué encore dans les années 50) et même dans certains départements du Centre ouest. Aujourd'hui l'aire de pratique s'est réduite au Pays bigouden, région de Pont L'Abbé, au sud de Quimper. Le jeu consiste à abattre une galoche (cylindre de bois de 11,5 cm de haut) à l'aide de palets en fer de 850 grammes pour s'approprier le point représenté par une pièce de monnaie placée sur la galoche. Le jeu comporte trois palets, chaque joueur en utilisant deux à chaque intervention, le troisième servant de défense au bénéfice de l'équipe adverse. On joue de préférence en deux équipes de deux joueurs.(Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

 

 

3. La galoche sur billot du petit Trégor

 

 

 

Dans le petit Trégor, entre Plestin et Morlaix, on peut encore assister à des concours de galoche sur billot. La galoche, sorte de parallélipipède de bois de six ou sept centimètres de hauteur, est posée sur un fort billot de bois. Le joueur, placé à 9 mètres environ doit avec 6 gros palets chasser la galoche du billot. Il s'agit pour gagner de comptabiliser le plus de joints en deux coups, c'est-à-dire avec 12 palets. « boulloù pok » à Guerlesquin qui n'a de boule que le nom puisque l'on y joue avec des palets de buis plombés. Jeu de carnaval limité à cette commune, il connaît chaque année un grand succès le mardi gras à l'occasion des «championnats du monde » de la spécialité. C) Le jeu de quilles: Ce jeu qui offrait de nombreuses variantes a perdu beaucoup de terrain en Bretagne depuis la dernière guerre. Dans le Sud Finistère où nous l'avons vu pratiquer récemment, le jeu se compose de neuf quilles, simples tronçons de bois obusés et de cinq « boules » qui ne sont autres que des galets arrondis. Les quilles sont disposées en carré. La quille centrale qui vaut neuf points si elle est abattue seule, s'appelle la «Vieille». Les quilles moyennes valent chacune trois points, toujours si elles tombent seules, les petites valent un point. Quand plusieurs quilles sont abattues en même temps, chacune d'elles compte pour un point.(Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

 

 

 

 

 

3) Les jeux divers

 

 

 

Parmi la foule de jeux que nous pouvons classer dans cette rubrique : course à pied, à l'oeuf, en sac, à la brouette, aux canards, à la godille ; concours de mâcheurs de ficelle, de mangeurs de saucisse, de buveurs de cidre ; lèche-poéle, décapitation du coq ou de l'oie, baquet russe, casse-pots, mât de cocagne, etc., nous n'évoquerons que les cinq derniers, les autres étant fort simples et généralement connus.(Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru)

 

 

 

 

A) Lèche-poêle (lipad ar gleurc'h) :

 

 

 

Une poêle à crêpes enduite de saindoux est suspendue au-dessus des participants. Des pièces de monnaie sont enfoncées dans le saindoux. Les joueurs, les mains derrière le dos s'efforcent de décoller ces pièces à l'aide de la langue et du nez.(Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru)

 

 

 

 

B) La décapitation du coq ou de Voie :

 

 

 

 

C'est un jeu d'origine rituelle connu dès le Moyen Age dans une bonne partie de l'Europe et à l'honneur encore aujourd'hui dans une dizaine de communes de Bretagne centrale. On suspend l'animal par les pattes à une corde tendue au-dessus d'une place et à l'aide d'un bâton, sorte de sabre rudimentaire, on cherche à bicyclette ou debout dans un charreton tiré par un acolyte, à le décapiter. Le vainqueur garde l'animal en récompense de son exploit à moins qu'on ne lui fasse cadeau d'un volatile moins meurtri. Si l'on prend aujourd'hui la précaution de tuer l'animal avant de le décapiter pour éviter l'intervention de la Société protectrice des animaux, il n'en était pas de même autrefois où des animaux vivants étaient livrés aux sabres authentiques de véritables cavaliers.(Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

 

C) Le baquet russe :

 

 

 

 

Parodie populaire de la quintaine pour les uns, le baquet russe garde pour les autres une origine obscure. Un baquet plein d'eau est suspendu par des moyens variables au-dessus d'une placette ou d'une rue. A la base de ce baquet se trouve une planche percée d'un trou. Le concurrent debout dans un charreton de cantonnier tiré par un compère doit faire passer une lance de bois dans le trou situé sous le baquet. S'il échoue, le contenu du baquet se déverse sur le maladroit pour la plus grande joie des spectateurs.(Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

 

 

 

 

Le casse-pot :

 

 

 

 

Ce jeu pratiqué autrefois à la Quasi-modo a rejoint les autres jeux du pardon probablement dès le siècle dernier. Suspendus à un haut portique une dizaine de pots de fleurs ont été précédemment emplis pour la circonstance d'objets ou d'animaux les plus divers. L'un contient un pigeon vivant, l'autre un mouchoir ou un porte-monnaie, l'autre encore de la farine ou un liquide quelconque. Le joueur a les yeux bandés. On lui remet un bâton et, après l'avoir fait tourner plusieurs fois sur lui-même on le pousse vers le portique. Il frappe à l'aveuglette et s'il casse l'un des pots il peut emporter son lot à moins que celui ci ne se soit évanoui dans l'hilarité générale. Le mât de cocagne: C'est un mât très haut, le plus lisse possible et parfois enduit de savon. Il est coiffé en haut d'un cercle de barrique ou d'une roue de bicyclette d'où pendent andouilles, saucissons, friandises, jouets et objets divers qu'il s'agit de dépendre après avoir grimpé au mât. Voilà donc évoquée à grands traits la tradition populaire de jeux de pardon en Bretagne et plus précisément en Trégor. Nous n'avons pas la prétention d'avoir épuisé le sujet loin de là ; et d'ailleurs peut-on épuiser un sujet tel que celui-là ? Cependant, nous pensons n'avoir rien omis d'essentiel. Ce qu'il est permis d'ajouter pour conclure, c'est que si la plupart de ces jeux ne sont pas spécifiquement bretons par leur origine, il reste que les Bretons les ont marqués de leur empreinte, les ont en quelque sorte acclimatés, les intégrant à leurs travaux et à leurs fêtes, créant de nombreuses variantes pour chacun d'eux et inventant à leur usage tout un vocabulaire technique en langue bretonne. Si aujourd'hui le déclin de la civilisation rurale alliée à la diffusion d'une culture de masse d'origine urbaine met en péril nos anciennes traditions, il est cependant permis d'espérer que les plus populaires de nos jeux (lutte, lever de la perche, boule, palet, etc.) pourront se maintenir et même se développer grâce au renouveau des petites fêtes de hameau et de village, des pardons, du plaisir collectif de la fête. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 16:31

 

silène dioïque -alias compagnon rouge

(silene dioica)

 

 

faux cresson  -alias céleri à fleurs nodales

(apium nodiflorum)

 

potentille rampante

(potentilla reptans)

 

 

grande berce

(heracleum spondyllum

 

géranium Herbe à Robert

(geranium robertianum)

 

 

jonc

(juncus effusus )

 

 

cirse commun

 

(cirsium vulgare)

 

 

fougère

(cyathea dregei)

 

 

trèfle des prés 

(trifolium pratense)

 

 

 lierre grimpant 

(hedera helix)

 

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