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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:20

 

 

Coutumes de la foire du châtelier en Eréac. Pancarte de coutume des droits qui doivent être payés à la foire du Châtelier en Eréac, lors de sa tenue au mois de septembre et le lundi gras de chaque année, le lendemain des Quatre-Temps -dans le calendrier lutirgique catholique, correspond à un temps de jeûne au commencement de chacune des quatre saisons, par les contribuables (Marquis de l'Estourbeillon).

 

Lors de la rédaction du cahier de doléances, ce 2 février 1792, les paysans d'Eréac, laissèrent sans doute la plus intéressante preuve des us et coutumes alors en vogue sous l'Ancien Régime en leur paroisse. Ce cahier contient des détails précis sur les charges de la corvée royale encore en cours en 1782, notamment, au moment des foins, on a convoqué les paysans pour faire des empierrements; non seulement leurs foins furent gâtés, mais il fallut payer plus de 300 livres de frais. On se plaint de trois gentihommes, seigneurs de la paroisse, qui imposent à leurs sujets des lods et ventes au sixième denier, qui lès obligent à travailler sans salaire à leurs chemins particuliers, qui ont enclos des landes communes, qui perçoivent des redevances de toute espèce et qui, récemment, les ont accrues d'une façon indue. Les rôles que l'on livre aux sergents bailliagers, et dont ils doivent recueillir le montant, sont si mal faits que ceux-ci sont souvent obligés « de perdre de leur poche une moitié, un tiers et souvent le montant du rôle entier. » Les saisies de bestiaux, si fréquentes, contribuent à ruiner les cultivateurs. On réclame la suppression du « devoir de sergentise », des banalités, l'abolition des rentes seigneuriales ou tout au moins leur rachat. 

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 12:25

 

 

 

 

L'Orthogneiss de Rouillac

 

 

 

A proximité du village de Rouillac, affleure un petit massif anciennement considéré comme constitué par une variété, gneissique (vjx) du granite à grain moyen de type Vire (yx) (Barrois, 1894 ; Barrois & Lebesconte, 1894). Il correspond en fait à un orthogneiss dont les caractères structuraux seront étudiés plus loin (3ème Partie, étude structurale). Ses limites cartographiques ne peuvent être tracées avec précision en raison du recouvrement par des limons et de l'importance de l'altération (ancienne sablière de Haut-Rouillac). Des affleurements temporaires ont cependant permis d'observer ce faciès sur plus d'une centaine de mètres à La Gomberdière et Haut-Rouillac (Fig. 28). Cette roche de grain moyen à fin, claire à brunâtre, présente selon les échantillons, une texture grenue porphyrique ou microgrenue. Les phénocristaux parfois centimétriques (Fig. 42), sont représentés par des feldspaths souvent altérés : feldspaths potassiques parfois perthitiques et plagioclases entièrement séricitisés. Le quartz est toujours présent en quantités importantes. Certains grains évoquent des quartz "volcaniques". La muscovite et la biotite déformées constituent des "passées" phylliteuses. La biotite est chloritisée (par altération météorique ou rétromorphose ?). On observe parfois des amas de petites chlorites. Comme minéraux accessoires l'apatite est accompagnée de zircon. L'association minérale observée : quartz + feldspaths + biotite + muscovite, est celle d'une roche granitique à deux micas, par la suite orthogneissifiée. Les relations entre l'orthogneiss de Rouillac et les formations sédimentaires dévoniennes ont été vues en deux localités. A La Gomberdière (Fig. 28A) comme au Nord de Champ du Puits (Fig. 28C), le contact avec les schistes dévoniens (à quartz, muscovite, chlorite, chloritoïde), est de nature tectonique. Aucun minéral caractéristique d'un quelconque thermométamorphisme ne s'observe dans le Dévonien, contrairement à l'interprétation de Barrois (1894, p. 223) et à la représentation cartographique de Barrois et Lebesconte (1894). Des volcanites basiques complètement altérées existent au Nord de Champ du Puits (Fig. 28C), mais leurs relations avec l'orthogneiss sont inconnues. Par contre à La Gomberdière (Fig. 28A), des diabases assez sombres à grain relativement fin, hachent littéralement l'orthogneiss. Leur texture est doléritique intersertale. Ces diabases présentent les mêmes caractères pétrographiques que celles de Touvra qui sont intrusives dans le Dévonien. Les teneurs (Tabl. 13 a-2, 13 b-2) en éléments majeurs (Si02' CaO, Fer total) comme les teneurs en Ti et Zr sont également comparables à celles des diabases de Touvra (Tabl. 13 a-13 b-3) ; dans le diagramme de Pearce (1975), l'ensemble de ces roches se place dans le champ des basaltes de rides océaniques. Les diabases situées dans le Dévonien (d2-3) Synclinorium de Châteaulin (Sagon, 1976) diffèrent par des teneurs plus faibles en TiCL, CaO, NaZO + KZO. Différentes hypothèses peuvent être envisagées en ce qui concerne la nature et l'âge de cet orthogneiss, tectoniquement isolé au sein du Paléozoîque. - Il pourrait s'agir d'un batholite à tendance microgranitique en liaison avec les manifestations volcaniques d'âge carbonifère inférieur (Groupe d'Eréac). L'existence de quartz à "cachet volcanique" et l'apparente importance de la matrice (peut-être d'origine tectonique) iraient en ce sens. - On pourrait également rapprocher ce "massif" des granitoîdes du Méné, dont les caractères pétrographiques et structuraux sont voisins (Carric IYI Chantraine & al., 1979, p. 20-23) et dont les âges radiométriques indiquent une mise en place à l'Ordovicien. Toutefois dans leur partie orientale, la plus proche de Rouillac, ces granitoïdes (Saint-Jacut-du-Méné et Lanrelas) contiennent en abondance de la hornblende verte, qui est absente dans l'orthogneiss de Rouillac. - Enfin cet orthogneiss pourrait représenter un élément du batholite cadomien (cf. granodiorite quartzique de Bécherel, et granodiorite de Bonnemain). Il n'existe pas actuellement d'argument décisif en faveur de l'une ou l'autre de ces hypothèses. Dans l'état actuel des connaissances on peut seulement retenir un âge anté-dévonien pour le matériel granitique et une orthogneissification lors des événements varisques.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 12:15

 

 

Milieu de dépôt

 

 

Tant dans les formations ordoviciennes (Formations du Grès armoricain et de Saint-Germain sur-Ille) que dévoniennes, les structures et figures sédimentaires observées (chenaux, structures madrées à lenticulaires, oeillées, lamines ; rides d'oscillation, ripple-marks, rill-marks, ..., sont fréquemment présentes dans des dépôts marins peu profonds. Ceci vient s'ajouter à l'existence de certains faciès particuliers :

 

- les niveaux à dragées et galets phosphatés des siltites grossières ordoviciennes (Formation d'Andouillé) et dévoniennes (Formations de Touvra et de Bosquen). Des faciès comparables ont été récemment étudiés (Le Menn & al., 1976 ; Paris, 1979) et interprétés comme résultant du remaniement synsédimentaire de dépôts immédiatement antérieurs. - les niveaux à oolithes chloriteuses généralement considérés comme indices de faible profondeur et de phase transgressive.

 

- les passées microconglomératiques déjà citées.

 

- les "copeaux" et petits galets argileux remaniés dans les niveaux gréseux de la Formation de Saint-Germain-sur-Ille. Les faunes reconnues dans ces divers niveaux confirment l'interprétation donnée à partir des faciès et figures sédimentaires. Les formes benthiques (Crinoïdes, Brachiopodes, Trilobites, Bivalves, ..) où les deux premiers groupes prédominent, se rencontrent souvent en "poches" ou lits d'accumulation post-mortem analogues à ceux que l'on rencontre actuellement en milieu littoral. La présence,dans certains niveaux argileux (Formation de Bosquen), de débris végétaux flottés (Psilophytales), parfois de grande taille (plusieurs décimètres) malgré leur fragilité, incite à voir dans ces faciès des dépôts en zone côtière peu éloignée d'une zone émergée.

 

 

Les roches éruptives

 

 

Parmi les roches éruptives présentes dans cette région occidentale du Ménez-Bélair, seuls les filons basiques et l'orthogneiss de Rouillac ont été étudiés en raison de leur importance structurale.

 

 

Les filons basiques

 

 

Ils sont principalement localisés dans le Briovérien qui borde au Nord le Synclinorium paléozoïque, mais également présents à l'intérieur de celui-ci (dans le Dévonien) et à sa bordure sud (zone de contact entre l'unité d'Eréac et le Briovérien).

 

 

 

Les filons basiques dans le briovérien

 

 

 

Ces filons se rencontrent essentiellement au Nord du Paléozoïque, près de Broons, Sévignac et Trémeur (carte h.t.1, Fig. 3), ainsi qu'en bordure du massif granitique de Moncontour. Au Sud du Paléozoïque le seul filon mis en évidence, est situé entre les massifs dioritiques de Saint-Jacut-du-Méné et de Lanrelas. La mesure des directions d'épontes des filons montre que le champ filonien figuré (carteh.t. 1) est loin de présenter l'uniformité que Barrois et Lebesconte (1894) supposaient. Les volcanites basiques intrusives se présentent en filons d'épaisseur variable, allant de quelques mètres à une dizaine de mètres; comme au Fief-aux-Ecoliers (Est de Broons). Comme Sagon (1976), dans son j'utiliserai le terme de diabase pour désigner ces roches. L'état d'altération de celles-ci interdit des déterminations pétrographiques précises; toutefois plusieurs types pétrographiques peuvent être distingués d'après la taille du grain de la roche et la proportion relative des feldspaths et des autres constituants : diabase à grain fin (inframillimétrique). Généralement verdâtres, assez sombres, homogènes et cassantes. La texture est intergranulaire ; de très nombreuses lattes de plagioclases (100 y environ) enserrent de petits grains de pyroxène. Au Nord-Est du Gouray, la surimposition du thermométamorphisme développé par le granite de Moncontour, s'exprime par l'apparition d'amas millimétriques de chlorite (biotite chloritisée) : ces faciès correspondent à des métadiabases. diabases à grain moyen (millimétrique) Ce type pétrographique a été observé en de nombreuses localités au Nord-Est de Broons (Sud-Est de Linée ; Sud de La Noë-Derval ; Ville-au-Borgne ; Le Fief-aux-Ecoliers). Texture subophitique à ophitique - Plagioclases : lattes de Labrador (?) de 600 à 1 000 ou 2 000 p, très souvent altérées - Pyroxènes : ouralitisés, en proportion supérieure ou égale à celle des plagioclases. Leur taille est variable -Quartz xénomorphe -Minéraux accessoires : ilménite squelettique. diabase à gros grain (centimétrique) Elles sont visibles de manière ponctuelle à l'Est de Broons (Sud et Sud - Sud-Ouest du Fief-aux-Ecoliers). Texture plutôt de type intergranulaire, parfois poecilitique - Plagioclases : lattes centimétriques de Labrador. Le pourcentage en volume est variable selon les échantillons mais il est supérieur à celui du pyroxène (augite) - Minéraux accessoires : quartz xénomorphe ; ilménite à bordure de leucoxène. Certains échantillons montrent des minéralisations (pyrite) en plages atteignant 5 mm (La Ville Ory : Est de Broons).

 

 

Les filons basiques dans le dévoniennes

 

 

Des filons basiques existent dans les Formations de Touvra (Sud de Broons) et de Bosquen (Cadeno au Sud-Est du Gouray). Barrois et Lebesconte (1894) ont cartographié deux filons de "porphyrites micacées (Xy2 ou y2) dans les "schistes et calcaires de Néhou" et à la limite de cette formation et du grès de Gahard, au Sud de Broons. En fait ces roches correspondent probablement à des lamprophyres dont les caractères pétrographiques ne peuvent cependant être précisés, vu leur état d'altération. Dans ce secteur les filons sont plus nombreux que ne l'indiquent les cartes antérieures et se rapportent à plusieurs types pétrographiques. Par ailleurs ces filons présentent une orientation analogue à celle des failles directionnelles affectant le Paléozoîque (cf. 4ème Partie). Les relations avec 1' "encaissant" sont dans l'ensemble mal connues : à Clin-Julien cependant (Fig. 27), dans la Formation de Touvra, deux filons orientés N 110 sont obliques par rapport à la stratification et à la schistosité. Dans la carrière de Pont-du-Breuil, les volcanites sont également sécantes dans les grès. Plus à l'Ouest (Les Chantirots : Nord-Est de Collinée) des roches comparables se recontrent dans les schistes de la Formation de Bosquen (carte h.t. 1). Les roches hypovolcaniques les plus fréquentes dans le secteur de Touvra, correspondent à des diabases verdâtres à grain moyen et à texture doléritique, parfois subophitique et même poecilitique. Les lattes de plagioclase (% d'An non déterminable) atteignent 2 à 3 mm. Elles enserrent des pyroxènes (augite) ou de la chlorite et parfois du quartz. Quelquefois les pyroxènes englobent des feldspaths. On note comme minéraux accessoires de l'apatite (assez abondante) et des minéraux titanés (ilménite). Elles sont données ici à titre indicatif vu leur caractère ponctuel. Pour les éléments majeurs on notera la faible teneur en Si02, la richesse en TiOZ, CaO, Fer total, caractères correspondant à ceux des basaltes. Comparativement aux diabases en "sills" dans le Dévonien (d2-3 : Siegenien inférieur à Eifelien ?) du Synclinorium de Châteaulin (Sagon 1976, p. 184), les teneurs en Ti02 et Na20 sont voisines, la teneur en alumine est intermédiaire entre les valeurs extrêmes données par cet auteur. On observe de même une pauvreté en KZO. Si l'on remplace ces données dans le diagramme de Kuno (1960), Si02/Al203/^20 + K20 ou dans le diagramme AFM, ces diabases se situent dans le domaine des basaltes de séries tholéïtiques. Pour les éléments traces, on remarquera les teneurs élevées en Ti, Sr et Zr qui sont un peu comparables à celles de dolérites albitisées de Bolazec (Maillet, 1977). Ces données sont cependant insuffisantes pour que l'on puisse en tirer des conclusions plus précises. Un autre faciès est observable dans la carrière de Pont du Breuil (Sud de Broons). Ce sont des roches jaunâtres souvent altérées, à grain fin et texture doléritique. Les plagioclases en lattes atteignent 1 500 p et les pyroxènes sont déstabilisés. La mésostase est difficile à caractériser. Le quartz xénomorphe, cristallisé secondairement, peut atteindre 250 p. On note la présence de nombreux minéraux opaques. D'assez nombreuses vacuoles (350 y à 1 mm), à coeur parfois occupé par de la chlorite (paillettes enchevêtrées) et à cortex constitué de quartz finement cristallisé, pourraient correspondre à d'anciennes bulles gazeuses ? A ce type peuvent être rattachées les volcanites vacuolaires visibles seulement en indices isolés (Le Fros : Sud-Est de Broons : Fig. 23 ; Clin-Julien : Nord-Est d'Eréac ; Cadeno : Nord-Est de Troherneuf ; Fig. 24). Ces roches très fines, verdâtres, sans texture définie, sont surtout caractérisées par de nombreuses vacuoles millimétriques à centimétriques parfois comparables à celles de Pont du Breuil et vraisemblablement de même nature.

 

 

Filons basiques au contact carbonifère briovérien

 

 

Ces roches sont très localisées et n'apparaissent qu'à la bordure sud du Groupe d'Eréac, en contact faillé avec les formations briovériennes. Au Sud-Est du Gouray (Rohée) (Fig. 24) d'anciennes excavations sont ouvertes dans une roche verdâtre, schistosée, à grain fin où de petites taches vert-foncé, accompagnent de fines baguettes blanchâtres peu visibles. Mésostase : quartz en petits grains (recristallisation) - petits granules de calcite - feutrages d'actinote. La texture n'est plus visible en raison de l'écrasement et de l'altération de cette roche. Cristaux : plagioclases saussuritisés - très nombreuses amphiboles (ouralite) provenant de la transformation rétromorphique de pyroxènes - quartz xénomorphe - nombreuses baguettes d'apatite - minéraux opaques nombreux. Anoelyée. chimique (Tabl. 13 a-4 et 13 b-4) Une seule analyse a été réalisée. Les conclusions qui en découlent ne doivent donc être considérées que comme purement indicatives. La teneur en Si02 (< 50 est faible. On remarquera de plus la très faible teneur en K20 (<0,01) et le caractère très calcique de cette roche (CaO > 10 %) qui se place dans le domaine des séries tholeïtiques (diagrammes A.F.M. et de Kuno, 1960). Les fortes teneurs en Ti02 et MgO caractérisent un matériel peu évolué, proche des tholéîtes à olivine (M. Carpenter, communication orale). Pour les éléments-traces (Tabl. 13 b-4) divers diagrammes peuvent être utilisés afin de connaître les affinités de ces roches : ainsi, à titre indicatif, dans le diagramme Ti (ppm) = f (Cr ppm) (Pearce, 1976), ces volcanites se placeraient dans le champ des basaltes de rides océaniques. Dans le diagramme de Floyd et Winchester (1975) [Ti02 = f (Zr/P205.104)], ces roches sont dans le domaine des basaltes tholéîtiques. Ces roches avaient été notées comme porphyroîdes (y4) sur la feuille de Pontivy (2ème édition) ; et les auteurs de cette carte (Pruvost & al., 1959) les rapportaient à des rhyolites ou andésites écrasées (porphyroîdes au sens de de Lapparent, 1909). En fait, ce faciès doit être rapproché des diabases à grain fin, schistosées, décrites par Sagon (1976, p. 276-277) (= anciens "schistes doléritiques" ou "schistes diabasiques") dont les teneurs en Si02, Na20, CaO sont assez comparables (Sagon 1976, p. 300 - analyses M.850 et M.987). On constate des différences de direction entre les filons intrusifs dans le Briovérien généralement subméridiens, et ceux rencontrés dans le Paléozoîque, plutôt Est-Ouest. L'absence d'analyses chimiques pour les diabases intrusives dans le Briovérien interdit une comparaison géochimique avec le matériel présent dans le Paléozoîque.La comparaison entre les volcanites situées à la bordure sud du Groupe d'Eréac et celles qui sont intrusives dans le Dévonien, montre que les deux types de roches possèdent un chimisme assez comparable tout au moins pour les éléments majeurs ; les éléments-traces présentant des différences notables. Ces données sont insuffisantes pour déterminer si ces filons constituent un seul ensemble ou des ensembles distincts. Les observations de terrain apportent toutefois quelques éléments ; vers l'Est, dans la région de Bécherel, les filons basiques ne s'observent que dans les terrains briovériens et les granites cadomiens et n'ont jamais été rencontrés dans les formations paléozoîques ni dans les granites varisques. Cette constatation serait plutôt en faveur d'un système filonien post-cadomien et anté-arénigien. Rien ne s'oppose à une telle interprétation pour les filons d'orientation subméridienne,observés ici dans les terrains briovériens au Nord du Paléozoîque. En ce qui concerne les filons d'orientation grossièrement Est-Ouest, situés dans le Paléozoîque, on peut préciser que leur mise en place est postérieure à l'Emsien (intrusion dans la Formation de Touvra) et antérieure aux dernières structurations varisques (filons fracturés et affectés par la schistosité). Elle se situerait au cours du Dévonien moyen ou supérieur, ou du Carbonifère anté-westphalien.

 

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 05:31

 

 

Branche des Seigneurs & Marquis de Villaines

 

 

 

XVII.

 

 

 

Brandelis de Champagne, second fils de Nicolas, premier Comte de la Suze, & de Françoise de Laval-Lezay, Marquis de Villaines, Baron de Turé, Seigneur de la Chassigniere, Vaucelles, &c. Chevalier des Ordres du Roi, Gentilhomme ordinaire de sa Chambre, Conseiller d'Etat, Capitaine de cent hommes d'armes, Commandant en chef dans le Pays du Maine ; Gouverneur de Laval, & nommé Maréchal de France obtint au commencement de l'an 1587, du Roi Henri III, l'érection de sa Baronnie de Villaìnts en titre de Marquisat, & se trouva le 20 Octobre suivant à la bataille de Coutras, dont il échappa heureusement. Le feu de la guerre civile s'étant rallumé à l'avénement du Roi Henri IV, ce Prince à qui le Marquis de Villaines conserva toujours une fidélité inviolable, lui donna le commandement du Pays du Maine & le Gouvernement de Laval. II soutint avec un courage extraordinaire le siège de Pichelier en 1589. Ayant marché ensuite au secours de la Ville de Mayenne assiégée par les Ligueurs, il les attaqua dans leur camp, & les tailla en piéces : à peine purent-ils s'en sauver 6 à 700 de 2000 qu'ils étoient. Le Vainqueur y gagna deux pièces de canon, six enseignes, une cornette, & fit 300 prisonniers. Cette action se passa en 1590, avec 500 Arquebusiers & 100 chevaux seulement. II assiégea le Château de Malauze situé entre Rennes & Vitré, qui capitula à l'approche du canon ; de-là il marcha contre le Fort de la Patriere, & ayant obtenu une entrevue du Commandant de cette place, il l'engagea à le soumettre. La prise du Château de Coudray, situé sur la rivière de Mayenne, & qui, outre l'avantage de sa situation, avoit encore celui d'être bien fortifié, lui coûta plus de peine ; le sieur de la Brochardiere, zélé partisan de la Ligue, commandoit dans ce poste. Sur le refus qu'il fit de se rendre, après quelques volées de canons, le Marquis de Villaines fit escalader la place & I'emporta. II contribua beaucoup au gain de la bataille de Craon le 24 Mai 1592, conduisit ensuite du secours au Maréchal d'Aurnont, pour faire le siège de Rochefort-sur-Loire, au-dessous d'Angers ; & continua de rendre des services importans à l'Etat par ses exploits jusqu'à la paix. Le Roi Henri IV, en reconnoissance, le créa Chevalier de l'Ordre du S. Esprit, à Paris dans l'Eglise des Grands Augustins le 3 Janvier 1599, & le nomma Maréchal de France, par Brevet donné au commencement de l'année 1619. II mourut au Château de la Chassigniere le 29 Octobre suivant, âgé d'environ 62 ans, & fut inhumé dans le choeur de l’Église Paroissiale de Villaines. II avoit épousé par contrat du 14 Avril 1603 , Anne de Fichai, fille & unique héritière de Jean, Baron de Turé, & de Charlotte Auger-de-Crapado, dont il n'eut qu'Hubert, qui suit. Elle se remaria avec Urbain de Bouillé, Comte de Créance, fils de René, II. du nom, Seigneur de Bouillé, Comte de Créance, Chevalier des Ordres du Roi, Capitaine de 50 hommes d'armes, Conseiller d'Etat, Gouverneur de Périgueux, & de Renée de Laval-Lezay.

 

 

XVIII.

 

 

 

Hubert de Champagne, Marquis de Villaines, Baron de Luré, Seigneur de la Chassigniere, Vaucelles & autres lieux, fut Capitaine d'une Compagnie de Chevaux-Légers qu'il commanda à la guerre d'Allemagne, sous le Comte de la Suze, son cousin. II épousa 1°. Louise d'Arcona, fille & Adrien d'Arcona, Seigneur de Hubercourt, & de Louise de Clerc. Elle étoit soeur de Claude d' Arcona, mariée à Charles de Tilly, premier Marquis de Blaru, Gouverneur de Vernon, nièce de Jérôme, Comte d'Arcona, surnommé le menton d'argent, Gouverneur de Vernon, & petite-fille de Gaspard, Seigneur d'Arcona, Gentilhomme Milanois ; & 2°. Catherine Fouquet-de-la-Varenne, fille de René Fouquet, Marquis de la Varenne, Gouverneur des Ville & Château de la Flèche en Anjou, & de Jeanne Girard-de-la-Rouspere, par contrat du 29 Décembre 1644. II eut du premier lit : 1. Louise-Marie de Champagne, mariée par contrat du 18 Décembre 1660, à Claude de Talaru, Marquis de Chalmazel, Guidon des Gendarmes de la Garde du Roi, Maréchal de ses Camps & Armées, qui commanda en 1674 l'arrière-ban des Provinces de Lyonnois, Forez & Beaujolois. 2. René-Brandelis, qui suit; 3. Hubert-Jérôme, Seigneur de la Roussiere, dit le Comte de Villaines, Capitaine au Régiment de Piémont, Infanterie, mort à Paris le 7 Avril 1713, & inhumé dans la Chapelle du S. Sacrement de S. Severin. II avoit épousé Madelene-Françoise de Champagne, fille de Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, de Bedfort & de Ferrette, Lieutenant-Général des Armées du Roi, &c. & de Louise de Clermont-Gallerande, sa. seconde femme, par contrat du 21 Octobre 1699, morte le 17 Avril 1731, âgée de 64 ans, à Saint-Romain près de Mellé en Poitou, où elle est inhumée. Il en eut : (a) François-Hubert de Champagne, Comte de Villaines, Lieutenant au Régiment du Roi, Infanterie, mort à l'âge de 19 ans en sa Terre de Mortefons, le 16 Novembre 1721, enterré à S. Romain de Mellé ; (b) & Louis-Hubert de Champagne, Seigneur de la Rouisiere, le Barost, la Forest & autres lieux, dit le Comte de Champagne, né le 20 Février 1704, marié 1°. à Bonne-Judith de Lopriac, veuve de Jean-François Jubert-de-la-Bastide, Comte de Château-Morand, Lieutenant-Général des Armées du Roi, Commandeur de l'Ordre Militaire de S. Louis, mort le 17 Avril 1727, fille de René de Lopriac, Marquis de Coëtmadeuc, & de Julie-Hiéronime Ragon, & soeur de Guy-Marie de Lopriac, Marquis de Coëtmadeuc, dit le Comte de Donges, Capitaine de Cavalerie dans le Régiment de Courtenvaux, par contrat du 18 Octobre 1731, & morte à Paris, après une longue maladie, âgée d'environ 35 ans, le 17 Juin 1735 ; 2°. à Françoise-Judith de Lopriac, nièce de sa première femme, & fille de Guy-Marie de Lopriac, Comte de Donges, & de Marie-Louise Roye-de-la-Rochefoucauld, soeur du Duc d'Estissac, Chevalier des Ordres, avec dispense, & par contrat du 17 Novembre 1738 morte Dame de Compagnie de feu Madame la Dauphine, le 16 Juin 1748, âgée de 27 ans, & inhumée dans l'Eglise de S. Sulpice, la paroisse, dont il a eu : Marie-Judith de Champagne, née à Paris le 17 Février 1745, mariée, contrat signé le 25, célébration le 27 Janvier 1761, à Anne-Léon de Montmorency, appellé le Marquis de Fosseux, fils du chef de la plus ancienne Maison de l'Ille de France, Capitaine Lieutenant des Gendarmes de la Reine, morte le 23 Mai 1763, âgée de 18 ans, laissant un fils mort après elle ; & 3°. avec Louise-Julie-Silvie de Maridor, fille de Charles-Louis-Auguste de Maridor, Baron de Bourg-le-Roi, Grand Sénéchal de la Province du Maine, & Julie-Hortense de Colbert-de-Linieres, fille du feu Comte de Linieres, & de Marie-Louise du Bouchet-desourches, 4. Jeanne-Pélagie, Religieuse au Maine ; 5 6 & 7 Anne -Marie, Jacqueline & Angélique, mortes sans alliance.

 

 

XIX.

 

 

 

René-Brandelis de Champagne, Marquis de Villaines, & de la Varenne, Baron de Turé, Seigneur de la Chassigniere, Vaucelles, & autres lieux, mort à Paris le 5 Avril 1715, avoit épousé par contrat du 6 Juin 1701, Catherine-Thérèse le Royer, fille & unique héritière de René le Royer, Seigneur du Mesnil-Saint-Samson, & de Catherine-Thérèse Pannard, dont : 1. Marie de Champagne, Marquise de Villaines, & mariée le 30 Avril 1732, à César-Gabriel de Choiseul, dit le Comte de Choiseul, Lieutenant-Général des Armées du Roi, au Gouvernement de Dauphiné, fils d'Hubert de Choiseul, Seigneur de la Rivière, dit le Marquis de Choiseul, & d'Henriette-Louise de Beauvau, sa seconde femme ; 2. & Anne-Catherine de Champagne, mariée le 26 Mai 1739, à feu Louis-Charles-César leTellier de Louvois appellé le Comte d'Estrées, Maréchal de France, Chevalier des Ordres du Roi, Ministre d'Etat, Gouverneur Général des Evêchés de Metz & de Verdun, & Gouverneur particulier des Ville & Citadelle de Metz & Général des Armées en Westphalie en 1761, fils de Michel-François le Tellier, Marquis de Courtenvaux, de Villequer, & de Crusy, Comte de Tonnerre & de la Ferté-Gaucher, Baron de Montmirail, &c. Capitaine-Colonel des cent Suisses de la Garde du Corps du Roi & de Marie- Anne-Catherine d'Estrées, morte sans enfans le 10 Juillet 1743, âgée de 28 ans. Son mari s'est remarié en Janvier 1744, à Charlotte-Louise Brulart, née le 5 Novembre 1715, fille de Louis-Philogène Brulart, Marquis de Puisieux, & de Charlotte-Félicité le Tellier.

 

 

 

Branche des Seigneurs de Morcins

 

 

 

XIV.

 

 

 

Jean de Champagne, Seigneur de Lonvoisin, de Vendeuil, de Saint-Bon, cinquième fils de Pierre, I. du nom, Sire de Champagne, Prince de Montorio & d'Acquilla & premier Baron du Maine, &c. & de Marie de Laval-Loué, fut présent au procès-verbal de rédaction : de la Coutume de Vitry, où la Noblesse du Bailliage fut appellée, pour donner son avis, au mois d'Octobre 1509. II laissa de Marguerite de Véelur sa femme, à laquelle Jean de Véelu, Doyen de l'Eglise Collégiale de Saint Etienne de Troyes, fit donation de plusieurs héritages le 9 Janvier 1513 : 1 . Robert, qui laissa de Béatrix de Verdelot, sa femme, qu'il avoit épousée le 19 Septembre 1508, fille de Georges de Verdelot, Seigneur des Prez, et de Catherine de Psailly, Nicolas de Champagne, mort avant sa mère ; Jean de Champagne, Seigneur de Neuvy, & Chanoine de Noyon ; & Pierre de Champagne, aussi Seigneur de Neuvy, mort sans alliance. Cette Terre est encore possédée aujourd'hui par les descendans de Louis, frère de Robert ; 2. & Louis, qui suit

 

 

XV.

 

 

 

Louis de Champagne, I. du nom, Seigneur de Lonvoisin, de Vendeuil & de Lechelle, fut appellé à la rédaction de la Coutume de Vermandois, & fait prisonnier à la bataille de Pavie. II avoit épousé avant le 3 Avril 1524, date d'un acte par lequel il fit avec sa femme, vente de certains héritages, à Jeanne de Condé, veuve de Jean de Beuzié, Ecuyer, Seigneur de Lechelle : Madelene de Bouzié„ dont : Roland, qui suit ; 2. Nicolas, dont la postérité sera rapportée après celle de son frère, & qui continue la branche des Seigneurs de Morcins ; 3 & 4. Denis & François, morts sans alliance.

 

 

 

XVI.

 

 

 

Roland de Champagne, Seigneur de Lonvoisin, de Vendeuil, de Lechelle & de Neuvy après la mort de ses oncles, épousa par contrat du 13 Décembre 1544, Jeanne de Ravenel, fille de Thibault de Ravenel, Ecuyer, Seigneur de Saint-Eugène, dont entr'autres enfans : Louis, II. du nom, dont la postérité a fini en la personne d'Henri de Champagne, son petit-fils, premier Capitaine dans le Régiment d'Epagny, qui n'a laissé que deux filles qui vivoient encore au mois d'Août 1669 : outre ce petit-fils, il avoit encore une fille nommée Charlotte de Champagne, qui épousa David de Montigny, Seigneur de Viollaines ; 2. Robert qui suit ; 3 & 4. & deux filles ; l'une mariée à Claude de la Place, Seigneur de Rouge-Bois : l'autre à Antoine de Vandiere, Seigneur des Mignons.

 

 

 

XVII.

 

 

 

Robert de Champagne, I. du nom, Seigneur de Lonvoisin, de Vendeuil, de Lechelle & de Neuvy, épousa Charlotte le Cordellier, dont il n'eut que Robert, qui suit ;

 

 

 

XVIII.

 

 

 

 

Robert de Champagne, II. du nom, Seigneur de Lonvoisin, Vendeuil, Lechelle, Neuvy, &. s'allia par contrat du 2 Décembre 1610, à Claude le Goux, fille de Jacques le Goux, Ecuyer, Seigneur de Lourps & de Mareil, & de Claude de Saint-Belin, dont entr'autres enfans : 1. Charles, qui suit ; 2. Jacques, Seigneur de la Borde, des Moeurs, de Longeville, & en partie de Lourps, Capitaine d'Infanterie dans le Régiment de Langeron & Créancé, qui n'a laissé qu'un fils, père de trois enfans ,sçavoir: Jacques-Charles de Champagne, duquel est issu un fils N. . . . de Champagne, marié sans enfans, vers l'an 1766, à N. . . . Vitard-de-Passy, fille de feu N, . . . Vitard-de-Passy, Capitaine de Cavalerie ; Denis-Gabriel de Champagne, qui n'a qu'une fille; & Catherine-Agathe de Champagne, mariée à Paul-Sébastien du Peret de la Gaufroye, Seigneur de Subligny ; 3. & Catherine, mariée à Gabriel de Reilhac, Seigneur des Hautes-Maisons.

 

 

 

XIX.

 

 

 

Charles de Champagne, I. du nom, Seigneur de Lourps, Longeville, Montigny, & . a laissé de son mariage entr'autres enfans : 1. Charles, II. du nom, Seigneur de Lourps, & qui s'est marié avec Claude de Saint-Belin , dont est né Bénigne-Antoine de Champagne, Seigneur de Lourps, reçu Chevalier de Malte en 1700, & mort en 1715 ; 2. Jean, Seigneur de Longeville, de Toulotte, & de Lourps, qui est le bisaïeul de Louis-Antoine de Champagne, né vers 1752, qui paroît aujourd'hui se destiner à l'état Ecclésiastique, & n'a que des soeurs. Jean eut aussi pour fille Angélique de Champagne, mariée à N. . Delomoy, Seigneur de Coufery ; 3. & Marie, qui a épousé François de Morru, Seigneur de Saint Martin-du-Bauçhet,

 

 

 

XVI. Nicolas de Champagne, Seigneur de Morcins, Lechelle, Fonda, Leuze & Frenay, second fils de Louis, I. du nom, & de Madelene de Bouzié, fut tué à labataille de Dreux en 1562, & laissa de Marie de Verdelot, sa femme, soeur de Nicolas de Verdelot, Chevalier de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, qu'il avoit épousée par contrat du 12 Septembre 1546 : 1. Pierre de Champagne, mort sans alliance ; 2. Olivier, qui suit ; 3. Louis, mort sans alliance ; 4. Jacques, Seigneur de Neuvy, Ljnieres & Condry, marié à Antoinette le Fêvre, dont quatre enfans, sçavoir : Hector de Champagne, Seigneur des mêmes Terres, mort sans enfans de Marguerite de Barbin, sa femme, fille de Dreux de Barbin, Baron de Broyés, & de Suzanne de Navieres ; Abel de Champagne, mort jeune ; Antoine de Champagne, mort sans enfans de Jeanne de Montigny, fille de Jacques de Montigny, Seigneur de Saint-Onyne & d'Aubilly, & de Marguerite de Drapierre ; & Antoinette de Champagne, femme de Nicolas de Chavigny, Seigneur de Nouilly ; 5. & Antoinette, mariée à Edme de Ballaine, Seigneur de Lorme.

 

 

 

XVII. Olivier de Champagne, Seigneur de Morcins, Dagaulne, de Vidano & de Leuze, avoit sept ans lorsque son père fut tué à la bataille de Dreux, donnée en 1562. II fut d'abord Capitaine de 100 Hommes de pied par Commission du Maréchal de Bois-Dauphin, du 4 Octobre 1598, puis Capitaine d'une Compagnie de 100 Hommes de guerre, du nombre des dix qui dévoient composer le Régiment dont le Roi avoit donné le commandement au Maréchal de Vitry. Entre grand nombre de lettres que lui écrivit Henri IV, il y en a deux principalement qui prouvent suffisamment l'estime particulière que ce Prince faisoit de son mérite, & l'affection qu'il avoit pour lui. La première datée du Château de Noyon, est du 19 Août 1591 ; & la seconde de Lyon, est du 3 Septembre 1595. Le Roi lui donna en 1616 le Gouvernement de la Ville de Meaux. Il laissa de Madelene de Montigny, sa femme, fille de Benoit de Montigny, Seigneur de Framoizelle & de Saint-Eugène, & de Jeanne de Ravenel, qu'il avoit épousée par contrat du 4 Aout 1579 : 1. Claude, qui suit ; 2. Antoine, qui fut Capitaine, par Commission du 4 Juin 1649, d'une Compagnie de Chevaux-Légers du nombre de 90 Maîtres montés & armés à la légere, & n'a laissé qu'une fille, Religieuse à Sezanne ; 3. Louis, qui fut père, par Henriette de Champtin, sa femme, de quatre enfans, sçavoir: Louis de Champagne, II. du nom, Seigneur de la Villeneuve, mort sans alliance ; Madelene de Champagne, mariée 1°. à N. . . . de Guidoti, 2°. à Charles de Hanniques ; & 3°. à Hugues, Comte de Chaumont ; N. . . . de Champagne, Religieuse ; & N de Champagne, morte sans alliance ; 4. Charles, qui eut Commission du Roi le 7 Août 1631 , pour lever une Compagnie de Gens de pied, & ne laissa de son mariage avec Marie d'Haucour, que Claude de Champagne, Seigneur de Coupigny, & Madelene de Champagne, femme de Jean-Louis de Vaudetar, Seigneur de . . . ; 5. & Madelene, mariée le 9 Juillet 1601, à Michel de Chalmaisons, Seigneur de Chalante.

 

 

 

XVIII.

 

 

 

Claude de Champagne, I. du nom, Seigneur de Morcins & de Leuze, fut Capitaine d'Infanterie, & s'allia par contrat du 24 Juillet 1611, à Françoise le Goux, fille de Jacques le Goux, Seigneur de Lourps & de Mareil, & de Claude de Saint-Belin, dont : 1. Claude, qui suit ; 2. Antoine, mort jeune ; 3. Olivier, Capitaine de Cavalerie au Régiment de la Ferté, tué à la bataille de Réthel le 15 Décembre 1650 ; 4, 5 & 6. Marie, Madelene & Antoinette, mortes sans alliance.

 

 

 

XIX.

 

 

 

Claude de Champagne, II. du nom, Seigneur de Morcins, Neuvy, Condry, Leuze, la Villeneuve, Linieres, Beauregard, Joiselle en partie, Capitaine d'une Compagnie de Chevaux-Légers des nouvelles levées de 90 Maîtres, par Commission du 18 Février 1648, Commandant du Régiment du Maréchal de la Ferté, dès 1653, fit ses preuves de Noblesse en 1667, lors de la recherche par M. de Caumartin, Intendant de la Province de Champagne, & il eut de Suzanne de Gepz, mariée le 18 Juin 1653, fille de Paul, Seigneur de Flavigny, la Godine & Chapton, & de Claude de Barbin, Baronne de Broyés : 1. Henri-Claude, qui suit ; 1, 3 , 4, 5 , 6. Antoine, Paul, Mathias, Olivier, & François-Joseph, morts sans postérité ; 7. Claude-Charles, dont la postérité sera rapportée après celle de son frère aîné ; 8. Suzanne, morte jeune ; 9. & Madelene, morte sans être mariée.

 

 

 

XX.

 

 

 

Henri-Claude de Champagne, Seigneur de Morcins, Condry, Linieres, Beauregard, Neuvy, Leuze, des Hautes, & Joiselle en partie, Major des Régimens de Cavalerie d'Harlus & de Montpeyroux, a eu de Françoise de Saint-Maurice, son épouse : I. François-Claude-Henri, Seigneur de Morcins, Commandant de bataillon au Régiment du Roi, Infanterie, Brigadier des Armées de Sa Majesté le 20 Juillet 1753, mort en 1756, sans enfans d'Anne-Nicole-Madelene Nacquart, sa femme ; 2. René-Paul-Louis, Seigneur de Neuvy, Colonel d'Infanterie le 17 Juillet 1747, qui a eu d'Elisabeth de Champagne, sa cousine-germaine, deux garçons & une fille, morts jeunes ; 3. Louis-Joseph-Aubert-Nicolas, Seigneur des Hautes, du Chesne, de Ventelette, & de Vendiere en partie, Capitaine de Grenadiers au Régiment du Roi, qui n'a laissé en mourant que des filles, dont cinq encore vivantes, d''Anne-Radegonde de Chartogne, sa femme ; 4. Eutrope-Joseph, mort en 1751, Capitaine-Lieutenant de la Colonelle au Régiment du Roi, Infanterie, sans avoir été marié; 5.Marie-Elisabeth-Antoinette, femme de Pierre-Dominique Largentier, Seigneur de Chamguion ; 6. Marie-Madelene-Nicole, femme d'Isaac Largentier, Seigneur de Joidelle ; 7. Angélique-Bénigne-Henriette, femme de Jacques-Christophe de Mongeot, Seigneur d'Armonville ; 8. Marie-Madelene-Jacquette, qui n'est point mariée ; 9. & Marie- Anne, femme de N, .... de Fuard-de-Passy, Capitaine de Cavalerie,

 

 

 

XX

 

 

 

Claude-Charles de Champagné, seigneur de Chapton, la Vlleneuve, Leuze, Saint-Prix, la Noverégnante, Capitaine de Cavalerie dans le Régiment d'Harlus, dont son frère aîné Claude étoit Major, épousa par contrat du 19 Février 1699, Elisabeth du Belay, fille de Salomon du Bday, Seigneur de Soizy-au-Bois & de Salnove, & de Marie de Salnove, dont : 1. François-Claude-Jacques, qui suit ; 2. Elisabeth, mariée le 18 Avril 1728, à René-Paul-Louis de Champagne, son cousin-germain, Seigneur de Neuvy ; 3. & Madelene-Claude, mariée à François-Anne de Vendeuil, Seigneur de-Montgivroux.

 

 

 

XXI.

 

 

 

François-Claude-Jacques de Champagne, Seigneur de Villeneuve, Chapton, la Noverégnante, Fréçu, Saint-Prix & Salnove, né le 18 Mars 1701, a servi dans la Cavalerie ainsi que son père. De son mariage contracté le 13 Mai 1726, avec Angélique-Madelene de Marguerie, fille de François-Charles de Marguerie, Seigneur de Courbetin, Toraille, & de Jeanne-Madelene de la Coutrie-Perdrix , est né un fils unique qui suit :

 

 

 

XXII.

 

 

 

Charles-François -Ferdinand de Champagne, dit le Marquis de Champagne, né le 28 Avril 1727, est entré au Régiment du Roi , infanterie, en 1741, a été fait Capitaine-Lieutenant de la Colonelle de ce Régiment en 1751, Colonel du Régiment de Rouergue en 1759, de celui d'Auvergne en 1761 ; & Brigadier des Armées du Roi le 22 Janvier 1769. II est marié du 17 Octobre 1763, avec Jeanne-Perrette de Busancy-Pavant , fille de Jules- Ange, Vicomte de Busancy-Pavant, Seigneur de la Croix-aux-Bois, &c. & de N. . . . Reynault-d'Yrval, dont : 1. Louis-Brandelis-Ferdinand, né le 1 Juin 1769 ; 2. & François, né le 30 Avril 1770.  

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 12:01

 

 

 

Champagné : « de sable, frété d'argent, de six pièces, au chef d'argent chargé d'un lion yssant de gueules, armé, lampassé et couronné d'or ». Maison originaire des Provinces d'Anjou & du Maine. Un Mémoire dressé sur les titres dit qu'Hubert, Sire d'Arnay, auroit pu être un puîné des anciens Comtes du Maine : c'est le sentiment de l'Abbé le Laboureur, en ses Additions aux Mémoires de Castelnau, Tome II.

 

 

 

I

 

 

 

Cet Hubert vivoit ès années 980, 985 & 997. II mourut avant l'an 1002, fous le règne du Roi Robert, fils de Hugues-Capet. Il eut pour femme, Eremburge ou Errnengarde, Dame de Vihers, fille, selon l'Auteur ci-dessus cité, ou nièce selon d'autres, Albéric, Sire de Montmorency , Connétable de France. Elle fut mariée en 997, & eut en dot de Foulques Nerra, Comte d'Anjou, son cousin-germain, la Terre de Vihers, située sur. les confins d'Anjou & du Maine, appellée la Campagne de Parce, qui comprend la Baronnie de Champagne, avec les Sireries de Pescheseul, Avoise, du Bailleul, & de Saint-Martin de Pané, que les descendans d'Hubert d'Arnay ont toujours possédée jusqu'à Jean, Sire de Champagne, sur nommé le Grand Godet, mort le 3 Juillet 1576. Ceci est prouvé par un titre de l'Abbaye de Saint-Aubin d'Angers , dont les Moines prétendoient être Seigneurs Suzerains de ces Terres , que le Comte d'Anjou leur avoit données en partie, ce qui fut disputé par Hubert, dit Rasorius, qui suit, fils du premier Hubert, nommé dans le présent titre, Arnetto, alibis Harnotto, & sa femme Eremburge de Piliers, y est qualifiée cousine-germaine de Foulques Nerra, Comte d'Anjou. Il paroît par-là que cet Hubert d'Arnay tenoit le premier rang parmi.la plus haute Noblesse des Provinces d'Anjou & du Maine, puisqu'un Comte Souverain lui donnoit sa cousine en mariage. Eremburge de Piliers, devenue veuve, se remaria l'an 1002, à Hervé de Sablé, surnommé Rasorius, dont elle eut Raoul & Bernier de Sablé, tués à la bataille de Pont-le-Voy , à la fleur de leur jeunesse en 1016. De son premier mariage vint:

 

 

 

II.

 

 

 

Hubert, II. du nom, Sire d'Arnay, de Vihers, & de la Campagne de Parcé, fut surnommé Rasorius, parce qu'il avoit été élevé jeune par Hervé de Sablé, dit Rasorius, second mari de sa mère. II fut tué à la bataille de Pont-le-Voy sur le Cher, gagnée fur le Comte de Chartres, par Foulques Nerra, Comte d'Anjou, le 6 Juillet 1016. II laissa de son épouse, Ildeburge de Beauvoir Mayenne, fille puînée d'Isemberg de Beauvoir-Mayenne, Seigneur Souverain du Ludes, de Beaussort & de Péthiviers en Beauce, Diocèse d'Orléans, & d'lldeburge de Château-du-Loir, Hubert, qui suit

 

 

 

III.

 

 

 

Hubert, III. du nom, Sire d'Arnay, de Champagne, Vihers, Saint Martin de Parce, du Bailleul, Avoise, Pescheseul, Baissé, &c. défit un Prince Sarrasin; fonda le Prieuré de Saint-Léonard, près Duretal, comme il paroìt par le titre de cette fondation de an 1050 ; & reçut en don le Château de Duretal , de Geossroi Martel, Comte d'Anjou en 1059. II quitta le surnom CArnay , pour prendre. Celui de Champagne, que sa postérité à conservé. II épousa en 1080 Elisabeth de Mathéfelon, Dame de Mathéfelon en Anjou, à condition que le fils aîné qui naitroit de cette alliance, prendroit le seul nom de Mathéfelon, & que les puînés conserveroient celui de Champagne. De ce mariage il ne vint que Hubert, qui suit;

 

 

 

IV.

 

 

 

Hubert, IV. du nom Baron de Mathéfelon, Sire de Champagne, Vihers, Arnay, Clervaux, Duretal, Avoise, Parcé, du Bailleul, Peschifeul, Champigny, Baissé, Saint-Léonard & Ravaudun, premier Baron d'Anjou & du Maine, fut présent à une donation faite à: l'Abbaye de Fontevrault l'an mil, par Pierre, Seigneur de Chemillé : ce qui est confirmé par un titre de l'Abbaye de Sainte Aubin d'Angers, où il est qualifié de Très-lllustre Hubert de Champagne, Seigneur de Parcé & Baron de Duretal, & sa femme y est nommée Agnes de Bretagne. Ils fondèrent ensemble le Prieuré de Jouy en 1116, & cette même année Hubert de Mathéfelon donna à l'Abbaye de Saint-Aubin la dixième partie des deniers du péage de Duretal, à la charge de dire une Messe chaque semaine. Il rendit de grands services au Comte Foulques d'Anjou, dans ses guerres contre le Roi d'Angleterre , & commanda les cent Hommes-d'Armes, & deux cens Archers qui facilitèrent la victoire remportée sur les Anglois à la bataille de Séez l'an 1115. Les Annale» d'Anjou se trompent, lorsqu'elles attribuent cette gloire à Hugues de Mathéfelon, son fils, & à Thibaut son petit-fils. Ses enfans furent : Hugues, qui suit & Avoise de Champagne, dont on ignore la destinée.

 

 

 

V.

 

 

 

Hugues, I. du nom, Baron de Mathéfelon & de Duretal, Sire de Champagne, Parcé, Pescheseul, Avoise, du Bailleul, Champigny, Baissé, la Ferté, Lesigné, Clervaux, Saint-Léonard, Bazoges & Ravaudun, premier Baron d'Anjou & du Maine, embrassa le parti de LiJìard de Sablé, contre Geoffroi Plantegenêt, Comte d'Anjou, & fonda l'Abbaye de Chalocé. II eut de son épouse Jeanne de Sablé, sœur de Lisiard de Sablé, & fille de Robert, I. du nom, Seigneur de Sablé, & de Herzinde, Dame de la Suze : 1. Thibault, qui suit ; 2. Brandelis, auteur de la branche des Seigneurs de Champagne & de Parcé, rapportée ci après ; 5. Etienne, nommé parmi les Seigneurs prisonniers de Richard, Roi d'Angleterre, à la bataille de Carcelles l'an 1198 ; 4.. & Lisiarde, dont l'alliance est ignorée.

 

 

 

VI.

 

 

 

Thibault, I. du nom, Baron de Mathéfelon & de Duretal, Seigneur de Chaumont, &c. premier Baron d'Anjou, augmenta les rentes de l'Abbaye de Chalocé des dixmes d'Azay & de Boudray ; & par Lettres Patentes données à la Flèche l'an 1210, il commanda à tous ses vassaux & sujets d'aller faire garde dans ladite Abbaye, qu'il prend, suivant les Lettres, en sa protection. II servît en la guerre de Poitou en 1214, se trouva aux sièges & prises d'Angers, de Moncontour & de Beaussort ; fonda en 1233, le Prieuré conventuel du Port-en-Geard, situé dans la Paroisse d'Entrâmes. II eut de son épouse, Jeanne de Bruyères ; 1. Foulques, qui suit; 2. Guyon, Baron de Chaumont, qui fonda le Prieuré de ce nom, & mourut Moine à l' Abbaye de Saint-Serge d'Angers ; 3. & Samuel, mort jeune.

 

 

 

VII.

 

 

 

Foulques, Baron de Mathéfelon & de Durerai, Seigneur de Juvigny, Saint-Ouen, Entrâmes, Azay, &c. premier Baron d'Anjou, donna aux Religieuses de Seiche toutes les dixmes qu'il avoit en sa Baronnie de Mathéfelon, & fit construire à neuf leur Eglise en 1251. II transigea en 1260, avec l'Abbé de Saint-Serge d'Angers & ses Moines, & échangea, l'an 1265, les Fiefs &c Seigneuries des Ponts de Mayenne, Faubourg de Laval, avec Gui VII, Sire de Laval, qui lui donna en échange la Terre de la Crotte. II fit de riches dons à l'Abbaye de Chalocé, & poussé du zéle de ses pères, il fit le voyage de la Terre-sainte, ayant à sa fuite un grand nombre de Gentilshommes, ses vassaux, après avoir fait son testament en 1269. A son retour il confirma ses dons &c legs, suivant Augustin du Pas, en son Hist. Généalog. de plusieurs Maisons illustres de Bretagne. II laissa de Alix de Vïtré, sa femme, fille de André, dernier Baron de Vitré & de Thomasse de Mathéfelon, qu'il avoit épousée en 1248 : 1. Hugues, qui suit ; 2. Foulques, Evêque d'Angers, d'abord Trésorier de l’Église Cathédrale de cette Ville : il fut sacré & fit son entrée le 17 Juin 1324. II se trouva à la conférence qui fut tenue à Paris le 8 Décembre 1329, entre le Roi Philippe-de-Valois, & Pierre de Cugnieres, parlant au nom de ce Prince, d'une part, & plusieurs Prélats de France, de l'autre, au sujet de la puissance spirituelle & temporelle: cette conférence fut continuée le 15 & le 22 du même mois à Paris ; le 29 & le 30 à Vincennes ; & l'Evêque d'Angers assista à toutes ces séances, & à un Concile Provincial, convoqué à Châteaugontier sous Pierre Fréteau, Archevêque de Tours en 1336. II mourut en odeur de sainteté le Mardi avant la Fête de Noël de l'an 1355, dans un âge fort avancé, & fut enterré dans le Choeur de son Eglise Cathédrale, où l'on voit son épitaphe ; 3. Catherine, Abbesse de S. Georges de Rennes l'an 1294, morte le 29 Avril 1317 ; 4. & Philippe, Religieuse, puis Abbesse de S. Georges de Rennes après sa soeur, morte l'an 1325.

 

 

 

VIII.

 

 

 

Hugues, II. du nom, Baron de Mathéfelon & de Durerai, Seigneur d'Entrâmes, Azay, Juvigné, Saint-Ouen, &. premier Baron d'Anjou, confirma les donations & fondations que son père avoit faites, tant a l'Abbaye de Chalocé, qu'aux Religieuses de Seiche, auxquelles il donna toutes les dixmes qu'il avoit en fa Baronnie de Mathéfelon, tant par eau que par terre. Il assista avec les Seigneurs de Craon, de Beaumont, de Vendôme, & de Chartres, à la cérémonie du Baptême de Jean-Baptiste deFrance, qui fut depuis le Roi Jean, faite au Mans le 26 Avril 1319. Il est inhumé dans l'Eglife de l'Abbaye de Chalocé en Anjou. De son épouse, dont on ignore le nom, il eut : 1. Thibault, qui suit ; 1. Aenotte ou Gaenotte, mariée à Foulques, Sire de Bazeille.

 

 

 

 

IX.

 

 

 

Thibault, II. du nom, Baron de Mathéfelon & de Durezal, Seigneur d'Entrâmes, Azay, Juvigné, la Chapelotte, Saint-Ouen, Breviande & Maupas, premier Baron d'Anjou, premier Chambellan du Roi Philippe de Valois, servit dignement Jean de France, Comte d'Anjou, dans les guerres contre les Anglois ès années 1334 & 1336. Il se trouva au dégât d'Hainaut & au siège du Château de Thin-Lévêque près Cambray, fit des prodiges de valeur à la sanglante bataille de Crécy donnée le 16 Août 1346, de même qu'à la défense de la Ville de Calais en l'an 1353. II mourut peu de tems après, & fut inhumé à Chalocé, laissant de Luce de Quelaines, son épouse : 1. Foulques, Baron de Duretal, mort sans postérité vers l'an 1340, du vivant de son pere, & enterré à Chalocé ; 2 Thibault, qui suit ; 3. & Aux, Abbesse de S. Georges de Rennes en 1352, & morte en 1370.

 

 

 

X.

 

 

 

Thibault, III. du nom, Baron de Mathéfelon & de Durezal, Seigneur de Jars, Entrâmes, Azay, Juvigné, la Chapelotte, Saint-Ouen, Breviande, Maupas, Yvoy, Malvoisine, la Crotte & Chaumont, premier Baron d'Anjou, fut réputé, avec le Connétable du Guesclin, l'un des plus vaillans, des plus nobles &c des plus adroits Chevaliers de son sìécle, suivant la Chronique d'Anjou, qui ajoute que ce Thibault de Mathéfelon servit dans l'armée que le Roi Charles V, dit le Sage, envoya en Bretagne en 1364, sous les ordres du Connétable, & qu'il signala sa valeur à la bataille d'Auray. II suivit Louis, Duc d'Anjou, en Guyenne, où il se trouva en 1374, à la prise de la Rochelle & à la réduction du Poitou; & l'an 1378, aux siège & prise de Bergerac, de Sainte-Foy & de Castillon. II suivit le Duc de Bourbon en Barbarie, & se trouva au siège de la Ville d'Afrique en 1391. II est inhumé à Chalocé dans le tombeau de ses ancêtres. II avoit épousé Béatrix de Dreux, fille de Robert, III. du nom, Seigneur de Beu, souverain Maître-d'hôtel de Jeanne de Bourgogne, Reine de France, &de Béatrix de Courlandon, sa première femme, par contrat passé à Melun au mois de Mai 1339. Elle mourut en 1356, & fut enterrée dans l'Eglise de Chalocé. II en eut : 1. Pierre, Baron de Mathéfelon & de Duretal, Seigneur de Jars & autres lieux, premier Baron d'Anjou, qui testa en faveur de ses soeurs en 1389, étant allé faire la guerre en Hongrie aux Infidèles, avec l'élite de la Noblesse d'Anjou. II fut tué à la bataille de Nicopolis le 24 Avril 1396, fans laisser d'enfans de Jeanne Painelle, sa femme, d'une ancienne Maison de Normandie, fille de Philippe Painelle, Baron de Moyon, & d'lsabeau de Mailly ; 2. Jeanne, Dame de Mathéfelon & de Duretal, selon le testament de son frère, laquelle porta les principaux biens de fa branche dans celle de Larchevêque, par son mariage avec Guillaume, dit Jean Larchevêque, Baron de Parthenay, & Seigneur de Soubise en Poitou, mort le 17 Mai 1407, fils de Jean Larchevéque, Seigneur de Parthenay, & de Marie Beaujeu ; 3. & Oenor de Mathéfelon, qui porta les Terres de Jars, d'Entrâmes, d'Azay, de la Chapelotte & d'Yvoy, dans la Maison de Rochechouart, par son alliance avec Jean II. du nom, Vicomte de Rochechouart, Conseiller-Chambellan du Roi & du Duc de Berri, fils de Louis, Vicomte de Rochechouan, Chevalier-Banneret, Gouverneur de Limousin, & de Marie de Trignac, dite de Javercy, sa première femme. De cette alliance sont descendus les Seigneurs du Bourdet, Marquis de Champdenier, de Faudoas & de Jars, rapportés dans le Tome IV. des Grands Officiers de la Couronne, p. 655, à l'occasion du Duché-Pairie de Mortemart ; 4 & 5. Béatrix & Marie de Mathéfelon, Religieuses au Prieuré de St. Louis de Passy.

 

 

 

Branche des Seigneurs de Champagne & de Parce.

 

 

 

VI.

 

 

 

Brandelis, I. du nom, Sire de Champagne, Parcé, Pescheseul, Avoise, Saint-Léonard, Ravaudun, du Bailleul, Epinay, Bossé, Levigné, Bazoges & Champigny, premier Baron du Maine, second fils d'Hubert IV, & d'Agnès de Bretagne, testa le 11 Septembre 1147, mourut en 1249, & fut enterré dans l'Eglise de S. Pierre de Parcé où l'on voit son tombeau. II eut de Louide de Rohan, probablement fille d'Alain IV, Vicomte de Rohan, morte en 1257 & enterrée auprès de lui : 1. Foulques, qui suit; 2. Geoffroy, Sire & Baron d'Epinay, marié avec Jeanne de Beaumont, fille de Jean I. du nom, Vicomte de Beaumont, & de Jeanne, Dame de La Guierche, & petite-fille de Jean de Brienne, Roi de Jérusalem. II en eut trois garçons : l'aîné mort en 1308 sans postérité, nommé Gallerand : les deux autres, Alain & Thibault, morts jeunes : & une fille nommée Alix.

 

 

 

VII.

 

 

 

Foulques, I. du nom, Sire de Champagne, Parcé, Pescheseul, Avoise, Bazoges, Bailleul, &c. premier Baron du Maine, fit le voyage de la Terre-Sainte en 1246, mourut en 1269 & fut inhumé à S. Pierre de Parcé. II eut de Jeanne de Sulfy, Dame en partie de Baugency, fille de Henri y IV. du nom, Sire de Sully, Grand Bouteiller de France, & de Jeanne de Vendôme, morte en 1261, & enterrée à Parcé : 1 . Jean, Sire de Champagne, Seigneur de Bazoges & de Parcé, qui testa le 1 5 Janvier 1287, & mourut sans enfans de Marguerite de Montitur, sa femme ; 2, & Foulques, qui suit.

 

 

 

VIII.

 

 

 

Foulques, II. du nom, aliàs Hugues, Sire de Champagne ; Parcé, Pefcheseul, Avoise, Clervaux, du Bailleul, Ravaudun, Bazoges, &c. premier Baron du Maine, fit hommage de la Terre de Bazoges au Vicomte de Beaumont le 15 Juillet 1277, & étoit mort l'an 1290. II laissa de Jeanne de Harcourt, sa femme, fille de Robert de Harcourt, I. du nom, Seigneur de Beaumesnil, & de Jeanne de Saint-Eclairain : 1. Jean, qui suit ; 2. & Geoffroy, Chevalier, auquel le Roi Philippe de Valois, en récompense de ses services, fit don d'une maison, terres & vignes & autres biens. II est qualifié dans l'acte de 1328, General & Maréchal des Armées de S. M. Très-Chrétienne. C'est lui à qui on fut redevable, après le Roi, du gain de la bataille de Montcassel, donnée le 22 Août de la même année contre les Flamans.

 

 

 

IX.

 

 

 

Jean, I. du nom, Sire de Champagne, Parcé, Pescheseul, Avoise, Ravaudun, du Baîlleul, Clervaux, Lesigné, Bazoges, &c. premier Baron du Maine, rendit un aveu au Vicomte de Beaumont le 2 Avril 1290, mourut en 1335, & fut inhumé à S. Pierre de Parcé. II avoit épousé Isabelle de Chazeille, fille de Foulques, Sire de Bazeilles, & Oenor de Mathéfelon, dont : 1. Jean, qui suit ; 2. Thibault, Chevalier, tué à la bataille de Çocherel ; 3 . Foulques, mort en bas âge ; 4. & Béatrix, femme de Louis le Clerc, Seigneur de Juigné.

 

 

 

X.

 

 

 

Jean, II. du nom, Sire de Champagne, Parcé, Peschefeul, du Bailleul, Avoise, Ravaudun, &c. premier Baron du Maine, né au Château de Peschefeul le 7 Janvier 1317, fut créé Chevalier-Banneret à Abbeville en 1326, peu après Capitaine de cent lances, Gouverneur & Lieutenant-Général pour le Roi de la Province de Touraine. II testa le 23 Avril 1352, & fut tué avec son frère cadet à la bataille de Cocherel, gagnée sur les Anglois le 23 Mai 1364. II laissa de Jeanne de Beaujame, fille & unique héritière de Bouchard, Chevalier, Seigneur de Villemaison, & de Marguerite de Beauçay qu'il avoit épousée par contrat du 3 Octobre 1348 : 1. Brandelis, qui suit ; 2. Robert, Chevalier, qui servit le Roi en 1330 ; 3. & Jean, Chevalier, qui servit aussi le Roi, ayant dans sa Compagnie un Chevalier, trente-cinq Ecuyers & un Archer, ès années 1380, 1381, 1382 & 1383. II avoit fait montre à Blois le 2 Février 1370.

 

 

 

 

XI.

 

 

 

Brandelis, II. du nom, Sire de Champagne, Parcé, Peschefeul, du Bailleul, &c. premier Baron du Maine, Conseiller & Chambellan du Roi Charles VI, rendit aveu le 4 Juillet 1393, devant Marie, Reine de Jérusalem & de Sicile, Duchesse d'Anjou, Comtesse de Provence, du Maine & de Touraine, ayant la garde noble & administration du Roi Louis, son fils. II est qualifié dans cet hommage, de notre très-cher & bien amè cousin, qui tient de nous en franc-aleu noble, & à titre de Sirerie & Principauté, les Terres d' Avoise & de Peschefeul. Il fonda, par contrat du 18 Mars 1375, trois Canonicats à S. Martin de Parcé, où il fut inhumé dans le tombeau de ses ancêtres le 10 Mars 1411. II eut de Jeanne, Dame de la Reaulté, fille de Jean, Seigneur de la Reaulté en Anjou, & de Jeanne de Manubier, Dame de Bois-Dauphin, de la Grange & d'Estave : 1 . Jean, qui suit ; 2. Hardouin, Seigneur de Tucé, Grand Chambellan de Sicile, Gouverneur & Grand Bailli de Touraine. Le Roi René lui donna un Brevet de premier Conseiller avec une pension de 200 liv. Tournois, par Lettres expédiées au Château d'Angers le 17 Mars 1434. II prit le nom de Tucé, qui étoit celui de son épouse Jeanne, héritière de Tucé, fille du Baron de Tucé, puîné des anciens Comtes du Maine, & veuve de Guillaume de Chources-Malicorne, dit de Tucé, Seigneur de Clinchamps, qu'il avoit épousée par contrat du 16 Janvier 1437, à condition d'en prendre le nom & les armes. Il en eut : (a) Nicolas, Baron de Tucé, Seigneur de Millesse, &c. qui bâtit la Chapelle du Château de Tucé où il est inhumé, étant mort le Samedi 22 Mai 1529. Il laissa de Françoise Lespervier, son épouse, fille de Georges, Seigneur de la Bouvardiere & de Montauban, morte le 29 Février 1529, Jeanne , Baronne de Tucé, Dame de Millesse, &c. mariée 1°. à Claude d'Aumont, Seigneur d'Estrabonne ; & 2°. par contrat du 9 Juillet 1515 à François de Beaumanoir, Baron de Lavardin, fils de Jean de Beaumanoir, II. du nom, & de Hélène de Villeblanche, sa première femme. Elle mourut le 30 Décembre 1545, & fut enterrée en l'Abbaye de Champagne au Maine ; (b ) Geoffroy de Tucé, Chevalier, qui servit le Roi l'an 1477, suivant le compte des guerres de cette année ; (c) & Anne de Tucé, mariée par contrat du 23 Juin 1453, à Charles de la Porte, Seigneur de Saint-Marc ; 3. Guillaume, Chevalier, qui commanda les sept Chevaliers & Ecuyers François au combat donné contre les sept autres Chevaliers & Ecuyers Anglois, sur la rivière de Ligne au-dessous du Château de Pont en Saintonge, & ce fut lui seul qui resta maître du champ de bataille ; 4. & Jean de Champagne, dit le Jeune, mort en bas âge.

 

 

 

 

XII.

 

 

 

 

Jean, III. du nom, Sire de Champagne, Lonvoisin, Parce, Pescheseul, Avoise, Bazeille, du Bailleul, &c. Duc de Barri au Royaume de Naples, premier Baron du Maine, Grand-Maréchal de Sicile, d'Anjou & de Provence, fut blessé à la bataille de Verneuil en 1414, & testa le 9 Juin 1433. Il mourut à Angers le 17 Janvier 1436, & fut inhumé à S. Martin de Parcé. Il eut pour femme Ambroise de Crénon, fille unique & héritière de Baudouin, Seigneur de Crénon & de Brouassin, Bailli de Touraine, & de Marie de Beuil, soeur de Jean, V. du nom, Sire de Beuil, Comte de Sancerre, Amiral de France, créé Chevalier de l'Ordre de Saint Michel à la première promotion faite le premier Août 1469. Il en eut : 1. Jean, IV. du nom, Sire de Champagne, tué à la bataille de Verneuil au Perche l'an 1414, qui laissa de Marie de Sillé, fille de Guillaume, Seigneur de Sillé, & de Marie de Rieux, Anne de Champagne, mariée à René de Laval, dit de Raiz, Seigneur de la Suze, laquelle donna, du consentement de son mari, à Brandelis de Champagne, son cousin germain, les Terres de la Suze, de Loupelande & de Chauffour, par acte du 21 Septembre 1498. Elle fit une autre donation à Baudouin de Champagne, frère dudit Brandelis, d'une partie de ses meubles, par acte du 8 Juillet 1499 &. mourut en 1501, après avoir fait son testament, par lequel elle ordonna sa sépulture en l'Eglise de S. François de la Flèche ; 2. Pierre, qui suit ; 3, 4, 5, 6, 7, 8. Baudouin, Brandelis, Hardouin, Thibault, Mathieu, & Louis, qui terminèrent glorieusement leur vie à la bataille de Verneuil, où ils furent tués avec leur frère aîné, à la fleur de leur âge, en 1424. On voit leur tombeau dans l'Eglise Paroissiale de cette Ville ; 9. Louise, femme d'Eustache de Machecoul, Chevalier, fils puîné de Jean de Machecoul, Seigneur de Vieillevigne & d'Eschive, & de Vivonne, sa seconde femme ; 10. Agnès, mariée à René, Sire de Chemiré ; 11. Jeanne, femme deHardouin de Montsjeau, fils puîné de Briand, V. du nom, Sire de Montsjeau, & de Marie de Montulain ; 12. Ambroisie, mariée à Jacques de Craon, Seigneur & Baron d'Ingrande ; 13. & Louise, dite la Jeune,.Abbesse de Romeray à Angers.

 

 

 

XIII

 

 

 

Pierre, I. du nom,.Sire de Champagne, Pescheseul, Avoisé, Lonvoisin, du Bailleul, Parce, &c. Prince de Montorio & d'Acquilla, au Royaume de Naples, premier Baron du Maine, Chevalier de l'Ordre du Croissant, Grand-Maréchal & Viceroi de Sicile & d'Anjou, se trouva à la bataille de Verneuil, si funeste à ses frères en 1414, défit les Anglois au combat de Beaumont en 1419, fit hommage à René, Roi de Sicile & de Jérusalem, Duc d'Anjou, Comte du Maine, Comte de Provence & de Touraine, de ses Terres de Pescheseul & de Champagne, à titre de Sirerie & Principauté, le 21 Septembre 1439. Il est qualifié dans l'acte de son Cher & Amé Cousin, Féal Conseiller, Chambellan, Maréchal de nos Royaumes. Il remporta deux signalées victoires contre les Anglois, la première en 1442, dans la plaine de Saint-Denis d'Anjou, Village contigu du Pays du Maine ; & la seconde devant Beaumont-le-Vicomte, en 1448. II fut créé par le Roi René, Chevalier de l'Ordre du Croissant, & l'année suivante il eut ordre de Jean d'Anjou, Duc de Calabre de secourir le Roi Charles VII contre les Anglois. II signala sa valeur pour le service de ce Prince, au siège de Rouen, à la bataille de Formigny, & à la conquête de la Normandie. II mourut à Angers, à la Cour du Roi de Sicile, le 15 Octobre 1485, ayant vécu près d'un siècle ; son corps fut inhumé le 8 Décembre suivant dans l'Eglise de Saint Martin de Parcé. II avoit épousé par contrat du 22 Avril 1441, Marie de Laval, soeur de Guy de Laval, II. du nom , Seigneur de Loué, Chevalier de l'Ordre du Croissant, Grand-Veneur de Sicile & d'Anjou, & fille de Thibault de Laval, Seigneur de Loüé, Chevalier, Conseiller & Chambellan du Roi Charles VI, & de Jeanne de Maillé-Brezé, dont : 1. René, qui suit ; 2. Baudouin, Seigneur de Paray, Gouverneur du Vicomté de Beaumont, Conseiller-Chambellan du Roi Louis XI, mort sans enfans de Marie de la Grésille, sa femme ; 3. Brandelis,. auteur de la branche des Seigneurs &. Comtes de la Suze, rapportée ci après ; 4. Guy, Seigneur de Ravault, de Bonnefontaine & de la Roche-Simon, Colonel de 600 Hommes de pied, mort de ses blessures âgé de 70 ans, qu'il avoit reçues à la bataille de Pavie le 24 Février 1524. Il eut de Jeanne de la Grésille, son épouse, Christophe de Champagné, Seigneur de Ravault, père de François de Champagne, Seigneur de la Roche-Simon, dont le fils Claude de Champagne, Vicomte de Neuville, Maréchal des Camps & Armées du Roi, épousa Marie de Riante-de-Villeroi, mère de deux fils morts sans postérité ; Jean, auteur de la branche des Seigneurs de Morcins, rapportée après celle de Brandelis ; 6. & Pierre, II. du nom, mort en bas âge.

 

 

 

XIV.

 

 

 

René, Sire de Champagne, Pescheseul, Avoise, Longchamps Bazeilles, du Bailleul, &c premier Baron du Maine, mourut avant son père en 1480, & fut enterré à Saint Martin de Parcé. Il avoit épousé par contrat du 17 Mars 1477 Julienne de Beaumanoir, Dame de Saint-Bernard de Duretal, & de Lesigné, fille de Guy de Beaumanoir, Seigneur de Lavardin, & de Jeanne d'Estouteville, sa première femme, dont : 1. Pierre, qui suit ; 2. & Anne, femme de Georges de Châteaubrillant, Seigneur des Roches-Baritaut, Grand-Veneur de France, fils de Théaude de Chateaubriant, Seigneur des Roches-Baritaut, Baron du Lion d'Angers, Comte de Casanau Royaume de Naples, &c de Françoise Odart, Dame de Colombieres en-Touraine, & Baronne de Loigny au Perche.

 

 

 

XV.

 

 

 

Pierre, III. du nom, Sire de Champagne, Pescheseul, du Bailleul, la Mothe-Achard, Parce, &c. premier Baron du Maine, fut créé Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, à Amiens, par le Roi François Ier, en 1527, & mourut au Château de Pescheseul le 14 Mars 1529, étant nommé Ambassadeur Extraordinaire en Angleterre, & fut enterré à Saint Martin de Parce. II eut d'Anne de Fourmantierre, fille unique & héritière de Guy de Fourmantierre, Chevalier, Seigneur du Plessis-Fourmantierre, & de Françoise de Laval-Bois-Dauphin, mariée par contrat du 7 Janvier 1504, & inhumée auprès de lui à Saint Martin de Parcé : 1. Jean, qui suit ; 2. Jean, dit le jeune, Seigneur de la Reaulté, mort sans enfans de N. ... . de Champagne-Ravault ; 3. & Renée, mariée à Nicolas le Clerc, Seigneur de Juigné.

 

 

 

XVI.

 

 

 

Jean, V. du nom , Sire de Champagne, Parcé, Pescheseul, Avoise, Ravaudun, Valon, Clervaux, du Bailleul, le Plessis-Fourmantierre, le Plessis-Tacé, Crénon, la Reaulté, Martigny, Beaumont, Duretal, Lesigné, Saint-Bernard, Magné, Béru, Longchamps, Briant, la Vauvrille & Baissé, premier Baron du Maine, Chevalier de l'Ordre du Roi, Gentilhomme ordinaire de sa Chambre, Capitaine de 100 Hommes-d' Armes de ses ordonnances, communément appellé le Grand Jean, à cause de sa belle taille, fut toute sa vie l'ennemi déclaré des Religionnaires : il en fît périr un grand nombre dans le vivier de son château de Pescheseul, qu'il appelloit le Grand-Gobelet, dans lequel il leur donnoit à boire, ce qui lui fit donner le surnom de Grand-Godet : peu même s'en fallut qu'il n'y fît boire sa femme, Anne de Laval, qu'il soupçonnoit d'être Huguenote. Le Roi Charles IX, étant dans le Pays du Maine, lui fit l'honneur de loger dans son château de Pescheseul en 1571. Ce même Monarque ayant couru risque de se noyer en passant la rivière de la Sâtre, le Sire de Champagne lui sauva la vie, en le retirant de l'eau, avec le Comte du Lude & le Seigneur de Lavardin. II assista au siège de la Rochelle en 1573, & mourut à Pescheseul le 3 Juillet 1576, & fut inhumé à Saint Martin de Parcé, dans le tombeau de ses ancêtres. II eut d'Anne de Laval, fille de Jean, Seigneur de Bois-Dauphin, & de Renée de Saint-Marc , Vicomtesse de Breteau, qu'il avoit épousée par contrat du 19 Septembre 1538.

 

 

 

XVII.

 

 

 

 

Hardouine, Dame de Champagne, Pescheseul, Parcé, Avoise, Ravaudun, Valon, Clervaux, le Plessis-Fourmantierre, le Plessis-Tacé, du Bailleul, la Reaulté, Crénon, Martigny, Beaumont, Duretal, Lesigné, Saint-Bernard, Longchamps, Magné, Béru, la Vauvrille, Baissé, Briant, &c. première Baronne du Maine, épousa par contrat du 9 Octobre 1559, Philippe de Chateaubriant, Seigneur des Roches-Baritaut, Comte de Grassay, Chevalier de l'Ordre du Roi, Gouverneur de Fontenay-le-Comte en Poitou, fils de Louis de Chdteaubriant, Seigneur des Roches Baritaut, & de Marguerite de Vernon, Dame de Grassay. Ce Philippe de Châteaubriant est renommé dans l'Histoire par ses grands exploits de guerre contre les Religionnaires. Il n'eut de son mariage qu'une fille nommée Philippe de Châteaubriant, Dame de Champagne, Pescheseul, Avoise, Parcé, &c. laquelle épousa, 1°. Gilbert, Seigneur du Puy-du-Fou ; 8c 2°. le 23 Mai 1601, Henri de Sauves, Baronde Contenant, Sous-Lieutenant des Chevaux-Légers de la Garde du Roi, nommé à l'Ordre du Saint-Esprit le 31 Décembre 1619, & mort sans avoir été reçu.

 

 

 

Branche des Seigneurs & Comtes de la Suze.

 

 

 

XIV.

 

 

 

Brandelis de Champagne, Seigneur de Bazoges, de Brouassin, de Villaines, de Vaucelles, & de Bazeille, troisième fils de Pierre I. Sire de Champagne, Prince de Montorio & d'Acquilla, premier Baron du Maine, & de Marie de Laval-Loüé, fut Chevalier de l'Ordre du Croissant, Conseiller-Chambellan du Roi, Capitaine de 100 Hommes d'Armes de ses ordonnances, Lieutenant-Général, & Commandant en Artois, Grand-Sénéchal du Maine, Perche & Comté de Laval, & Gouverneur de la Ville de Saumur. Anne de Champagne, sa cousine-germaine, femme de René de Laval, dit de Raiz, Seigneur de la Suze, lui fit don, du consentement de son mari, des Terres & Seigneuries de la Suze, des Coulans, de Loupelande & de Chauffour, par acte passé le 11 Septembre 1498. II servit dans toutes les guerres de son tems, & fut dangereusement blessé à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, & testa le 15 Décembre 1504. II eut de Renée de Warie, fille de Guillaume de Warie, Seigneur de l'Île-Savary en Touraine, & de Charlotte de Barbaugy, qu'il avoit épousée par contrat du 18 Avril 1485 : 1. Baudouin, qui suit ;2. Françoise, mariée par contrat du 6 Décembre 1505, à Jean de Gironde, Seigneur de Montetara, Gouverneur des Ville & Château de Domme en Périgord, fils de Bertrand de Gironde, Seigneur de Montetara, & de Monde de Bauza ; 3. Jeanne, mariée par contrat du 25 Mars 1508, à Marquis de Cardaillac, IV. du nom, Seigneur de Bringues , Baron de Montbrun, fils de Jean, Baron de Cardaillac, & de Marguerite de Caumont ; 4. & Éléonore, femme de Jean de Guarguesalle, Seigneur de Coulaines, fils de Jean de Guarguesalle, Seigneur de Coulaines , & d'Anne du Breuil, sa femme, & petit-fils de N. . . . Guarguesalle, Grand Ecuyer de France en 1461.

 

 

 

XV.

 

 

 

Baudouin de Champagne, Baron de la Suze au Maine, Seigneur de Bazoges, Loupelande, des Coulans, Chauffour, Bazeille, Villaines, Brouassin, Vaucelles & la Motte-Achard, Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, Conseiller & Chambellan des Rois Louis XII & François Ier, fut envoyé en qualité d'Ambassadeur Extraordinaie auprès de l'Electeur Palatin en 1511, & en Ia même qualité auprès de l'Empereur Charles-Quint en 1518. Jean de Gironde, Seigneur de Montetara, son beau-frère, le nomma son Exécuteur testamentaire le 14 Mars 1535. Il accompagna le Roi au siège de Landrecies en 1543, mourut à la Suze le 24 Juin 1560, & fut inhumé dans l'Eglise Paroissiale de ce lieu, à côté de son épouse Jeanne, Dame de la ChapeIle- Rainsoùin, fille & unique héritière d'Olivier, Seigneurie la Chapelle-Rainsoùin, & d'Aréthuse de Melun, fille de Charles de Melun, Seigneur de la Borde & de Normanville, Grand-Maître de France, morte en 1558, & qu'il avoit épousée par contrat du 17 Mars 1518, dont : 1. Nicolas, qui suit ; 2. Hardouine, qui eut pour la dot 230 mille livres, & fut mariée par contrat du 7 Mars 1543, à Louis de Vieuxpont, Baron de Neubourg, Chevalier de l'Ordre du Roi ; 3. &c Charlotte, femme par contrat du 3 Août 1549, de François de Saint-Gelais, Seigneur de Saint-Severin, fils de Merlin de Saint-Gelais, Seigneur de Saint-Severin, premier Maître-d'Hotel des Rois Louis XII & François Ier, & de Madelene de Beaumont, Dame de Glonay.

 

 

 

XVI.

 

 

 

Nicolas de Champagne, premier Comte de la Suze, Seigneur de la Chapelle-Rainsouin, la Chassignière, des Coulans, Chauffeur, Bazeille, Bazoges, Brouaslin, Vaucelles, Villaines, Loupelande, & la Motte-Achard, Conseiller & Chambellan du Roi, Chevalier de son Ordre de Saint-Michel, Capitaine de 50 Hommes-d'Armes de ses ordonnances, fut du nombre des Seigneurs François qui se jettèrent dans Metz, pour défendre cette Ville, contre les Troupes de l'Empereur Charles-Quint, en 1552. II fit la campagne de Flandre en 1555, sous le Duc de Nevers &c le Maréchal de Saint-André. II se trouva à la bataille de Saint-Quentin le 10 Août 1557, & fut tué à celle de Saint-Denis le 12 Novembre 1567, âgé de 41 ans. Ce fut en sa faveur que la Baronnie de la Suze fut érigée en Comté, & les Châtellenies de Loupelande, des Coulans, Brouassin, Villaines, la Motte-Açhard, la Butonniere & Chambreil, en Baronnies, & unies sous le nom de Comté de la Suze, relevant nuement en plein fief à une seule foi & hommage du Roi, avec exercice de Justice, sous un seul degré de Jurisdiction, par Lettres-patentes données au mois de Février 1566, enregistrées le 12 Décembre suivant. II eut de Françoise de Laval, son épouse, fille de Guy de Laval, Seigneur de Laizay, & de Claude de la Jaille, qu'il avoit épousée par contrat du 26 Mai 1547 : 1. Louis, qui suit ; 2. Brandelis, auteur de la branche des Seigneurs & Marquis de Villaines, rapportée ci-après ; 3. & Perronelle, Dame de Bazoges, femme de Jacques, Comte de Lorges & de Montgommery, Chevalier de l'Ordre du Roi, Capitaine de 100 Hommes-d'Armes, Gouverneur de Castres, fils de Gabriel, Comte de Montgommery, premier Capitaine des Gardes-du-Corps du Roi, & d'Elisabeth de la Touche, dont elle eut Marguerite, Dame de Lorges, de Montgommery, & de Bazoges, mariée par contrat des 20 Janvier & 12 Avril 1603, à Jacques de Durfort, Marquis de Duras, Comte de Rozan, Conseiller d'Etat, Capitaine de 100 Hommes-d'Armes, dont descendent les Maréchaux Ducs de Duras & de Lorges.

 

 

 

XVII.

 

 

 

Louis de Champagne, I. du nom, Comte de la Suze, Baron de Brouaisin, Loupelande, des Coulans, la Butonniere, Chambreil, & la Motte-Achard, Seigneur de la Chapelle-Rainsouin, & autres lieux, Chevalier des Ordres du Roi, Capitaine de 50, puis de 100 Hommes d'Armes de ses ordonnances, Conseiller d'Etat, servit dans toutes les guerres de son tems, comme il paroît par les Lettres, Brevets, & Commissions que lui donna le Roi Henri III, ès années 1575, 1576, 1577, 1582, 1584, 1585, 1586 & 1587. Il fut blessé aux batailles de Jarnac & de Moncontour en 1569, signala sa valeur au siège de la Rochelle en 1573 ; & à celui de Brouage en 1577, où il reçut le Brevet de Capitaine de 50 Hommes-d'Armes. II commanda en qualité de Lieutenant-Général des Armées du Roi, sous le Comte de Bouchage, au siège du Château d'Angers en 1585; fut employé, après la réduction de cette place, avec fa Compagnie d'ordonnance, depuis le mois de Mars jusqu'au mois d'Août aux environs des Villes de Paris, Rouen & autres, pour s'opposer aux mauvais desseins des ennemis de l'Etat. II fut reçu le 31 Décembre suivant, Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit. Henri III augmenta sa Compagnie d'ordonnance de 50 Hommes-d'Armes, & lui donna un Brevet de Conseiller d'Etat, daté du 3 Avril 1587 ; mais il jouit peu de ces nouvelles dignités, ayant été tué à la bataille de Coutras, donnée le 10 Octobre de la même année, où il servoit en qualité de Lieutenant-Général, âgé seulement de 31 ans, fort regrette du Roi & de toute la Cour, tant à cause de sfa valeur, que des belles qualités de son esprit. Entre grand nombre de lettres que lui écrivit le Roi Henri III, il y en a trois sur-tout qui prouvent suffisamment l'estime particulière que ce Monarque faisoit de son mérite. La première, écrite de Paris, est du 16 Novembre 1575 : la seconde, écrite à Dollainville, est datée du 5 Octobre 1576; & la troisième, écrite de Paris, est du 29 Octobre 1585. Par cette dernière il paroît que ce fut au Comte de la Suze que ce Prince fut redevable de la prise du Château d'Angers. II avoit épousé par contrat passé à Paris le 2 Mars 1572, en présence du Maréchal Duc de Montmorency, de l'Amiral de Coligny, du Marquis de Villaines, & du Seigneur du Bellay, Madelene de Melun, Dame de héritière de Charles de Melun, II. du nom, & de Marie, Dame de Laré, qui se remaria après la mort de son mari avec Aimon de Maïlloc, Baron de Saint-Denis, dont : 1. Louis, qui suit ; 2. & Catherine, Dame de Nogent-sur-Loire, qui épousa Amauri Goyon, II. du nom, Marquis de la Moussaye, Comte de Plouer, Vicomte de Pommerith, & de Touquedec, fils de Charles Goyon, Baron de la Moussaye, & de Claude du Chàtel, Dame de Pommerith, & de Touquedec, & mourut à Paris le 11 Juillet 1649, âgée de 70 ans (voir Le passé de Plénée Jugon: le château de la Moussaye et ses possesseurs & La puissante famille Gouyon de la Moussaye, page n° 2). De cette alliance vinrent : 1. Amauri Goyon, III. du nom, Marquis de la Moussaye, Comte de Quintin, Gouverneur de Rennes, mort sans enfans mâles à Henriette-Catherine de la Tour, soeur du Grand Turenne ; 2. & François Goyon , dit le Baron de la Moussaye, Lieutenant-Général des Armées du Roi, Gouverneur de Stenay, célèbre par ses amours avec la Duchesse de Longueville.

 

 

 

XVIII

 

 

 

Louis de Champagne, II. du nom, Comte de la Suze, de Bedfort & de Ferrette, Marquis de Normanville & de Lumigny, Baron des Coulans, la Butonniere, Chambreuil, la Motte- Achard, Loupelande & Brouassin, Seigneur des Landes, Luré, la Chapelle-Rainsouin, & autres lieux, Lieutenant-Général des Armées du Roi, Général de la République de Berne, Gouverneur de Montbelliard &c des Comtés de Bedtort. & Ferrette, apprit le métier de la guerre sous le Grand Gustave,Roi de Suéde , avec permission du Roi Henri IV, comme il paroît parles Provisions & Passe-ports que ce Prince lui donna. De retour en France, il eut le malheur de renoncer à la Religion de ses pères, pour embrasser celle de Calvin, aux instantes sollicitations de Charlotte de la Rochefoucauld, son épouse, zélée Huguenotte. Il défendit, pour son parti, la Ville de Soissons, contre toute l'armée du Roi Louis XIII, en 1617. Ayant assemblé la Noblesse Protestante de Beauce, du Perche, & du Vendômois, il se jetta en 1621 dans la Ville de Gergeau, remplie d'Huguenots, & investie par l'armée du Roi, commandée par le Comte de Saint-Pôl, & après s'être défendu avec une valeur extraordinaire, il fut obligé de capituler le 23 Mai. Quelques jours après il fut défait par les Royalistes, sur la rive de la Forêt de Marché-Noir, prés Beaugency. La République de Berne le demanda pour Généralissime, avec permission du Roi, qui lui en envoya les Lettres datées du 8 Septembre 1622. II servît encore en France après la prise de la Rochelle en 1628 ; fit les fonctions de Maréchal de Camp au siège de Trêves, sous le Maréchal d'Estrées, en 1632 ; servit en cette qualité dans l'armée que le Roi envoya dans l'Electorat de Trêves &c Pays-Messin, sous les ordres du Marquis de Saint-Chamaju, Ministre d'Etat ; en 1633, eut beaucoup de part à la victoire de Cobiens, à la prise de Freidembergh ; se trouva ensuite au siège de Nancy, où le Roi l'ayant détaché pour soumettre les places voisines, il prit, entr'autres, la Ville de Charmes ; fut pourvu du Gouvernement de Montbelliard en 1635 ; eut commission de commander un corps de troupes, composé en partie de la garnison de cette place, dans la haute & basse Alsace, où il assiégea le 23 Décembre de la même année, le Château de Rouppe près de Bedfort, occupé par les Croates, qui, après avoir fait une assez forte résistance, demandèrent à parlementer, afin d'avoir le tems de cacher l'or & l'argent, & ce qu'ils avoient de plus cher de leurs brigandages & voleries ; mais pendant qu'ils s'amusoient à cela, les Assiégeans entrèrent dans la Ville, passèrent au fil de l'épée tous ceux qu'ils trouvèrent en armes, & firent prisonniers les autres. Le Château fut rasé, & le Comte de la Suze fut particulièrement loué d'avoir conservé l'honneur aux femmes & aux filles, qu'il fit retirer & garder dans l'Eglise du lieu. II fit lever Ie siège de Porentru au Général Coloredo, Ie 19 Juin 1636 ; deux jours après, il se rendit maître de Bedfort ; assiégea ensuite la Ville de Delle, qui capitula le 25 du même mois ; & se soumit la plus grande partie de l'Alsace. Le Roi lui donna en récompense, par Lettres datées de la même année, pour en jouir, comme de son bien propre, res Seigneuries & Comte de Bedfort, de Ferrette & pays en dépendans, avec le gouvernement de ces places, le Brevet de Lieutenant-Général de ses Armées, & une pension de 9600 liv. II mourut à Montbelliard en 1637. Son corps fut transporté à Berne, où la République lui fit dresser un magnifique mausolée. II eut de Charlotte de la Rochefoucauld, dite de Roye, sa femme, fille de Charles de la Rochefoucauld-Roye, Comte de Roussy, & de Claude de Gontaut-de-Biron, morte le 6 Septembre 1637, & qu'il avoit épousée le 17 Janvier 1617 : 1. Gaspard, qui suit ; 1. François-Marie, Marquis de Normanville, tué à la bataille de Lens en 1648, où il servoit en qualité d'Aide-de-camp de M. le Prince ; 3. Louis, Marquis de Lumigny, qui se trouva en qualité de Volontaire, à la bataille de Lens, où il eut le même fort que son frère ; 4. Josué, mort jeune à Berne, où l'on voit son épitaphe en vers latins, faite par Grasserus, Ministre de cette République ; 5. Armand, mort au berceau, quinze jours après sa naissance ; 6. Ursule, mariée à César, Marquis de la Musse-Ponthus, fils de David, Baron de la Musse, & Anne de la Noue, petite-fille du fameux François, Seigneur de la Noue, dit Bras-de-fer ; 7, 8 & 9. Claudine, Marie & Charlotte, mortes sans alliance.

 

 

 

XIX.

 

 

 

Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, de Bedfort & de Ferrette, Lieutenant-Général des Armées du Roi, Commandant en Alsace, Gouverneur de Delle, Bedfort & Ferrette, marcha sur les traces de son père, & se distingua en plusieurs occasions pour le service du Roi Louis XIII, qui lui donna en 1640 un second Brevet confirmatif de celui qu'il avoit donné à son père, pour posséder en propriété les Comtés de Bedfort & de Ferrette, avec le Gouvernementlaces, & le Brevet de Lieutenant-Général de ses Armées dans la haute &c basse Alsace. L'Historien Dupleix, sur l'an 1641, dit que les Espagnols conduisant à Besançon un convoi de six zo chariots, escorté de 200 hommes de pied, commandés par le Baron de Gramont-Meliças & le sieur de Gonsan, Gouverneur de Faucogney, le Comte de la Suze alla les attaquer avec 150 hommes de pied & 30 maîtres. Les ayant trouvés en bon état, il leur fit de rudes charges, qu'ils soutinrent vigoureusement, faisant leur décharge avec avantage entre les chariots, qui leur servoient de barrières ; mais le Comte de la Suze ayant mis pied à terre avec ses cavaliers, marcha l'épée à la main, & en fit un si horrible carnage, qu'il en demeura 150 sur la place, entre lesquels fut le sieur de Gonsan. Le Vainqueur fut blessé dans l'action, & à l'exemple de son père, il conserva l'honneur aux Dames & aux Demoiselles qui étoient dans des carosses à la suite du convoi. En 1641, le Comte de la Suze fit lever le siège de Hohentwiel aux Impériaux. Pendant les guerres civiles arrivées sous la minorité de Louis XIV, il prit, soit par inclination, soit par un intérêt particulier, le parti du Prince de Condé. Devenu le confident & la créature de ce Prince, il lui livra plusieurs places d'Alsace. Le Maréchal de la Ferté-Senecterre eut ordre du Roi de l'assiéger dans Bedfort sur la fin de l'année 1653. Le Comte de la Suze, au rapport de tous les Historiens du tems, se défendit d'abord avec beaucoup de valeur ; mais se voyant sans espérance de secours, il se rendit le 23 Février 1654, après cinquante-neuf jours de siège, ayant auparavant fait mettre le feu dans le Château de Rouppe, & dans les autres Villages voisins. Sa rébellion donna occasion au Cardinal Mazarin de le dépouiller de la jouissance & du Gouvernement de Bedfort & de Ferrette, pour s'en pourvoir lui-même, & en donner la survivance au Duc de Mazarin, son neveu. Le Comte de la Suze, privé des glorieux fruits des conquêtes de son père, se retira en sa Terre de Brouassin, où il mourut en 1694. II avoit épousé : 1°. Henriette de Coligny, veuve de Thomas Hamilton, Comte de Hadington, Ecossois, & fille de Gaspard, Comte de Coligny, nommé Duc de Châtillon, Maréchal de France, Gouverneur de Montpellier, & d'Anne de Polignac. La jalousie que son mari conçut contre elle, lui fit prendre le parti de la mener à une de ses Terres. La Comtesse effrayée de ce dessein, en détourna l'exécution, en abjurant la Religion Prétendue Réformée qu'elle professoit, comme son mari, & rentra dans la véritable créance de l'Eglise Catholique, ce qu'elle fit le 20 Juillet 1653. Le motif n'en étoit pas pur ni digne de la Religion qu'elle embrassa : c'est ce qui fit dire à la Reine Christine de Suéde, que la Comtesse de la Suze s'étoit fait Catholique, pour ne voir son mari, ni en ce monde, ni en l'autre. Le changement de Religion, & la continuation de la jalousie de son mari, qui prenoit chaque jour de nouveaux degrés, augmentèrent la désunion, & elle fit casser son mariage par un Arrêt du Parlement. Elle mourut après s'être fait une réputation par ses poésies , dans la République des Lettres le 10 Mars 1673, & fut enterrée dans l'Eglise de S. Paul à Paris. On a quatre volumes de ses Poésies, imprimés à Trévoux en 1725. Au commencement de ce recueil, on trouve un extrait de la vie de la Comtesse de la Suze, dont Mignard, premier Peintre du Roi, a fait le portrait. M. du Tillet lui a aussi donné place dans son Parnasse François, ainsi que Mademoiselle de Scudery dans sa Clélie ; & 2°. par contrat du 28 Octobre 1662, Louise de Clermont-Gallerande, morte au mois de Septembre 1669, dont : 1. Thibault de Champagne, Comte de la Suze, mort à l'âge de 18 ans, aux Mousquetaires ; 2. Marie-Louise, morte à 21 ans, sans alliance ; 3. Renée-Gabrielle, mariée au Marquis de la Brissaudiere en Normandie ; 4. & Madelene-Françoise, mariée par contrat du 21 Octobre 1699, à Hubert-Jérôme de Champagne, son cousin, Comte de Villaines, fils d'Hubert de Champagne, Marquis de Villaines, & de Catherine Fouquet-de-la-Farenne, sa seconde femme. Elle est morte le 17 Avril 1731, âgée de 64 ans à Saint-Romain près de Mellé en Poitou, où elle est inhumée. '

 

 

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 11:27

 

 

 

Tufs à phénoclastes

 

 

 

Sous ce terme sont désignées des roches grisâtres à blanchâtres (en fonction de l'altération) riches en minéraux phylliteux et caractérisées par la présence de nombreux phénoclastes de feldspaths et de quartz) millimétriques à centimétriques, contournés par une schistosité bien marquée. Ces faciès, comme toutes les volcanites et volcanoclastites, ont subi une recristallisation notable. Ces tufs surtout visibles à l'Est d'Eréac (carrière de Haut-Launay) se retrouvent au Nord de la Deuve (Fig. 23), et ou Nord-Ouest de Troherneuf (Fig. 24) où ils sont particulièrement riches en phénoclastes de feldspaths (atteignant 20 mm) et contiennent des fragments lithiques. Matrice : elle est abondante (60 à 70 % du volume de la roche) et constituée de quartz microcristallin (recristallisation) et de minéraux phylliteux (séricite et chlorite) de néoformation qui soulignent la schistosité. Clastes (30 à 40 % du volume de la roche) : le pourcentage quartz-feldspaths est variable. - quartz en gros individus (200 à 1 000 p) arrondis et fracturés, éclatés, parfois à golfes de corrosion - petits grains noyés dans la matrice (quelques dizaines de v à 100 y), souvent à contours anguleux, indiquent qu'il s'agit bien de clastes. Enfin des quartz automorphes bipyramidés contiennent des inclusions de minéraux titanés (rutile). - les feldspaths correspondent à des plagioclases albitiques (An 5-10) assez arrondis et à des feldspaths potassiques-perthitiques, parfois maclés carlsbad, subautomorphes. Ces feldspaths sont aussi fracturés et éclatés. La matrice renferme d'autre part des grains microquartzitiques et des fragments de siltites, anguleux, parfois centimétriques. Dans la carrière de Haut-Launay (Nord-Est d'Eréac, front de taille est) (Fig. 23), on observe des roches allant depuis des termes tuffacés à rares phénoclastes jusqu'à des tufs francs à cristaux et des faciès siliceux (gris) à texture felsitique, évoquant des cinérites en grande partie recristallisées. Aucune texture de lave n'a été observée dans toutes ces roches. L'analyse chimique (Tabl. 13 a-1) d'un tuf à cristaux caractérise une roche légèrement plus potassique que sodique. Parmi les éléments traces (Tabl. 13 a-1) on constate une teneur élevée en Rb (# 150 ppm) et Zr (# 300 ppm) et au contraire des faibles teneurs en V et Sr. Des teneurs assez comparables ont été obtenues sur les tufs fins à débris de schistes à plantes provenant du Tournaisien inférieur de Bas-Couyer (Ille-et-Vilaine) (F. Paris, comm. Orale). Le caractère volcanique des faciès observés en indices de surface (butte au NW de Troherneuf), sont moins apparents. Des clastes de quartz "volcaniques" sont noyés dans une matrice fine et abondante. Il s'agit plutôt ici de tuffites. Des faciès comparables (schistes à "quartz volcaniques") ont été décrits par Sagon (1976, p. 143) dans l'Est du Synclinorium de Châteaulin, au sein de formations attribuées au Dévonien inférieur (Anticlinal de la Butte Saint-Michel).

 

 

 

 

Données paléontologiques

 

 

 

 

Aucune donnée paléontologique n'a pu être recueillie dans le Groupe d'Eréac. La seule macrofaune reconnue à la bordure sud du synclinorium (Crinoîdes, Tentaculites, Bivalves, Céphalopodes ?) a été découverte dans un faciès calcareux inclus dans des schistes noirs du Dévonien(sondage B.R.G.M. - Ville Allouët). Quelques spores découvertes dans ces mêmes faciès noirs appartiennent au genre EmpharûAposuXej, (Chateauneuf, comm. orale) dont l'extension verticale (Silurien supérieur à Carbonifère) n'apporte aucune précision supplémentaire. Les relations entre ces termes dévoniens et le Groupe d'Eréac sont purement tectoniques (cf. 3ème Partie) Les seules données antérieures concernant les "porphyroïdes" d'Eréac, sont celles de Barrois. Cet auteur (1894) considère que ces roches sont assimilables, d'après leurs caractères lithologiques, aux porphyroïdes (a y3) qu'il a cartographiées dans la partie est du Synclinorium de Châteaulin (1890) (Le Bodéo, Allineuc, Merléac) où leur interstratification dans les schistes carbonifères peut être observée. De même Barrois et Lebesconte (1894) considèrent que les porphyroïdes d'Eréac sont analogues à celles du Nord de Rennes (Bas-Couyer en Melesse). Pruvost & al. (1959) figurent des schistes de Châteaulin sur la bordure sud de la forêt de Bosquen (Est de Collinée) mais ne donnent pas les motifs qui les ont poussés à modifier l'attribution antérieure de ces terrains aux schistes et grès de Gahard (Barrois, 1890). On peut penser que la mise en évidence, dans ce même secteur, de "porphyroïdes" (y4), les a incité à considérer les terrains situés immédiatement au Nord, comme représentant les schistes de Châteaulin, ceci par comparaison avec les séries carbonifères de l'Est du Synclinorium de Châteaulin. Ces interprétations successives sont relativement imprécises et ne reposent que sur des analogies de faciès. En outre la nature des contacts entre les formations du Paléozoïque inférieur, le Groupe d'Eréac et les terrains briovériens a été considérée tantôt comme stratigraphique (Pruvost & al., 1959), tantôt comme tectonique (Barrois 1890 ; Barrois & Lebesconte, 1894). Compte tenu de l'imprécision des données antérieures et de l'absence de tout élément paléontologique, une discussion sur l'âge du Groupe d'Eréac ne peut se fonder que sur les comparaisons avec les régions occidentales et orientales du Synclinorium médian armoricain. Dans la partie orientale du Synclinorium de Châteaulin, une récente révision du volcanisme (Sagon, 1976) a permis de reconnaître parmi les "porphyroïdes" rapportées antérieurement au Carbonifère, deux ensembles : - le premier constitué entre autres par des méta-rhyolites ou métadacites, serait interstratifié dans la partie inférieure de la succession dévonienne. - le second, qui comprend des kératophyres sodiques, des quartz- volcano-sédimentaires, appartient à la partie basale de la série sédimentaire inférieure du Dinantien. Dans la partie orientale du Synclinorium du Ménez-Bélair, aux environs de Saint-Germain sur-Ille, existe un ensemble volcanoclastique comprenant des brêches à éléments volcaniques, des tufs rhyolitiques, des "blaviérites" ; le tout passe à une succession terrigène plus fine et se termine par des faciès carbonatés. Des intercalations schisteuses à plantes et spores, ont permis de dater le matériel volcanoclastique du Tournaisien inférieur. Au voisinage immédiat de ces affleurements des filons de rhyolites et de microgranites, localisés le long de la fracture sudbordant le Paléozoïque, correspondraient aux "cheminées" d'alimentation de ce volcanisme (Paris, 1971 ; Cogné, Paris & Philippot, 1972). D'après l'ensemble de ces données, deux hypothèses sont retenues et discutées : l'appartenance du Groupe d'Eréac soit au Dévonien inférieur, soit au Carbonifère. Un âge dévonien inférieur paraît peu probable dans la mesure où les faciès reconnus dans le Groupe d'Eréac ne rappellent en rien les Formations de Gahard et Touvra, représentant le Dévonien inférieur sur le flanc nord du synclinorium. Ces formations n'ont montré aucune trace de volcanisme et il paraît peu concevable que l'épaisse série volcanique du Groupe d'Eréac puisse disparaître aussi rapidement vers le Nord. On notera par ailleurs que dans le reste du Synclinorium du Ménez-Bélair, le Dévonien inférieur, dont la succession est bien connue, ne comporte pas non plus d'épisodes volcanoclastiques manifestes. On peut d'autre part remarquer que l'attribution au Dévonien inférieur des volcanites acides de la partie est du Synclinorium de Châteaulin, comporte une part d'interprétation. Les conditions d'affleurement très médiocres ne permettent pas en effet, de voir un passage graduel entre les volcanites et les formations rapportées au Dévonien (Aye, 1978). Une association tectonique ne peut être à priori exclue dans la mesure où dans la région étudiée ici, le Groupe d'Eréac est fréquemment en contact par faille avec les terrains du Dévonien inférieur (sondage B.R.G.M., Ville Allouët - Discussion 3ème partie). Enfin, la variabilité des faciès qui accompagnent le volcanisme acide dans la partie orientale du Synclinorium de Châteaulin (Aye, 1978) s'accorde mal avec la relative uniformité de la succession éodévonienne dans l'ensemble du Synclinorium médian armoricain. En l'absence de toute preuve paléontologique ou radiochronologique publiée, l'âge dévonien inférieur du volcanisme dans la partie est du Synclinorium de Châteaulin (par exemple Porte-aux-Moines), ne peut donc être considéré comme définitivement acquis. Le volcanisme d'Eréac est à chimisme acide et peut donc être rapproché du volcanisme de même type reconnu au Nord de Rennes et dans le Synclinorium de Laval. Le Dinantien du Synclinorium de Châteaulin renferme également du matériel rhyolitique (Sagon, 1976 ; Morzadec & al., 1975 ; Bebien & al., 1979, p. 279). Les comparaisons de faciès sont plus délicates à utiliser en raison des variations latérales et verticales de ces faciès, au sein d'une même unité structurale (par exemple bordure sud du Synclinorium de Laval : Plaine, 1976). On remarquera toutefois la présence dans le secteur étudié, comme dans le Bassin de Laval, de rhyolites ignimbritiques, également présentes dans le Carbonifère inférieur du Bassin de Châteaulin (Sagon, 1976). Dans le Groupe d'Eréac, l'absence de calcaires ne saurait constituer un argument pour rejeter un âge carbonifère puisque la sédimentation carbonifère dans le Synclinorium du Ménez-Bélair (Calcaires de Quenon : Tournaisien supérieur à Viséen) comme dans le Bassin de Laval (Calcaires de Laval et de Sablé : Tournaisien supérieur-Viséen), ne débute qu'après la mise en place de l'ensemble volcanique de la Formation de l'Huisserie. De même l'absence apparente de schistes à plantes ne constitue pas non plus un obstacle à cette interprétation : ces dépôts, peu épais et très localisés dans la Formation de l'Huisserie, ont fort bien pu être entièrement laminés lors des épisodes de structuration affectant le Groupe d'Eréac. Un premier essai de datation radiométrique effectué sur le matériel rhyolitique du Groupe d'Eréac (Le Tertre) ne fournit pas pour l'instant de résultats suffisamment fiables pour être retenus (R. Charlot, communication oraleEnfin on peut remarquer que cette unité prend place à la bordure méridionale du synclinorium, en position assez comparable à celle des lambeaux de la Formation de l'Huisserie, exposés sur le flanc sud du Synclinorium médian, au Nord de Rennes et aux environs d'Entrammes. Malgré l'absence d'éléments décisifs un âge carbonifère inférieur sera retenu pour le Groupe d'Eréac ; aucun argument irréfutable ne paraissant aller à l'encontre de cette interprétation. Cette évolution (Fig. 26) est marquée par les variations de maturité de texture, de composition, et les changements successifs de la taille du "grain moyen" des sablites et la présence de niveaux particuliers (microconglomérats ...). La maturité de composition est faible à la base de la succession (formations gréseuses ordoviciennes). Les feldspaths se rencontrent à l'extrême base de l'Ordovicien (Formation du Grès armoricain) où ils sont accompagnés de fragments lithiques, puis, après une disparition momentanée (Formation d'Andouillé) sont à nouveau présents au sommet de ce Système (Formation de Saint-Germain-sur-Ille). Ils paraissent totalement absents des formations siluriennes et dévoniennes. Si cette absence peut être affirmée pour la Formation de Rochereuil, dans le Grès de Gahard, l'état d'altération des échantillons disponibles ne permet pas d'être aussi affirmatif : on notera par ailleurs dans ces faciès l'existence de quartz arrondis, translucides, qui pourraient avoir une origine volcanique. Par contre dans le Groupe d'Eréac (Carbonifère inférieur), ces feldspaths sont très abondants dans les niveaux volcanoclastiques. La maturité de texture montre une évolution peu nette dans la mesure où la succession est caractérisée par l'alternance de formations à dominante gréseuse et à dominante silteuse. A la base de la succession, dans la Formation du Grès armoricain, les niveaux gréseux pratiquement dépourvus de matrice, ont un grain moyen élevé et sont accompagnés, à plusieurs reprises, par des niveaux microconglomératiques à éléments de quartz et fragments lithiques (phtanites); ces passées intraformationnelles paraissent correspondre au remplissage de chenaux sous une tranche d'eau peu importante (zone tidale). La Formation de Gahard, en particulier à son sommet (niveaux ferrugineux du "Grès de Gahard" s.s.), montre un grain moyen comparable à celui du Grès armoricain. Les caractères de la Formation du Grès armoricain,correspondant à l'installation de la sédimentation paléozoïque sur le "socle" cadomien érodé, dont les éléments (formations briovériennes et granites) ont fourni une part importante du matériel, en particulier les feldspaths et les éléments lithiques.Le cas de la Formation de Gahard paraît plus étonnant dans la mesure où ses caractères (relativement uniformes dans l'ensemble du Massif armoricain) rappellent ceux d'une formation de début de transgression alors qu'aucune régression importante ne précède apparemment ces dépôts qui succèdent en continuité à ceux du Silurien. Le Groupe d'Eréac traduit dans ses caractères lithologiques et pétrographiques un démantellement pratiquement sur place d'épanchements volcaniques acides.

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:05

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 18:51

Le groupe d'Eréac

 

 

A la bordure sud du synclinorium, entre les formations du Paléozoïque inférieur (Ordovicien à Dévonien) et le Briovérien, prend place une unité sédimentaire particulière : le Groupe d'Eréac. Celui-ci est caractérisé par le développement de volcanites et de volcanoclastites, et par une structuration beaucoup mieux exprimée que dans le reste du Paléozoïque (Fig. 23, Annexe 2 et partie structurale). Le terme de Groupe est adopté ici car cet ensemble réunit des faciès sédimentaires (schistes, grès, quartzites), des volcanites et des volcanoclastites d'origines variées. Si certains types ont pu être individualisés cartographiquement (volcanites et volcanoclastites), les relations existant entre ces différents faciès restent mal connues. Ainsi dans cette région située au Sud de Rouillac et s'étendant de Collinée jusqu'au Sud de Broons, les feuilles de Pontivy et Rennes à 1/80 000e ne se raccordent pas de façon cohérente (Fig. 2). Diverses interprétations ont en effet été retenues par les auteurs successifs (Barrois, 1890 ; Pruvost & al., 1959). La feuille de Pontivy (1ère édition), ne comporte pas de terrains carbonifères à la bordure sud de la Forêt de Bosquen, alors que dans la 2ème édition (Pruvost & al., 1959), dans cette même zone apparaissent des porphyroîdes dinantiennes (y4) et des schistes de Châteaulin (hv). Ces auteurs considèrent ces terrains comme les équivalents orientaux du Carbonifère reconnu dans le Bassin de Châteaulin. Pour la feuille Rennes, Barrois cartographie sous le symbole ay3 un ensemble constitué essentiellement de "porphyroîdes" en alternance avec des schistes et arkoses qu'il considère comme homologues du Carbonifère des régions plus orientales (Bas-Couyer près de Saint-Germain-sur-Ille). L'interprétation cartographique retenue ici diffère en partie de celle des auteurs antérieurs : la large bande de schistes et quartzites située au Sud de Rouillac, et rapportée avec doute au grès de Saint-Germain (Barrois, 1894), est notamment placée dans le Groupe d'Eréac.

 

 

 

Conditions d'observation

 

 

 

L'étude de la bordure méridionale du Paléozoïque (carte h.t. 1) est difficile : les conditions d'affleurement sont médiocres et l'altération souvent très marquée. De plus les relations entre volcanites, volcanoclastites et faciès sédimentaires sont rarement visibles ; seuls deux affleurements montrent un contact faillé entre des rhyolites et des schistes, au Val de Jugon (Nord d'Eréac) (Fig. 23) et à la Motte du Parc (Ouest de Troherneuf) (Fig. 24). Des déformations importantes perturbent et masquent les caractères originaux des faciès observés. Cette homogénéisation entraîne une convergence de faciès qui interdit souvent d'apprécier la nature originelle, sédimentaire ou éruptive de certaines roches. Enfin, l'état de structuration interdit toute évaluation de puissance pour cet ensemble. L'épaisseur de 1 000 mètres indiquée par Barrois (1894) puis par Barrois et Lebesconte (1894) ne paraît pas très significative. Les faciès sédimentaires : les schistes à chloritoîde et roches associées Ils affleurent tout au long de la bordure sud du Paléozoïque, depuis Collinée (la Haie du-Sillon) jusqu'au Sud de Broons (Queloscouët, LaVille-Allouët, Le Fros (carte h.t. 1 et Fig. 23). A l'affleurement ces sédiments se présentent comme des alternances plus ou moins régulières de schistes sombres et de passées siliceuses claires d'épaisseur variable (centimétrique à pluridécimétrique). Ces divers types de roches ne sont pas sans rappeler certains niveaux des schistes et quartzites de Plougastel connus à l'Ouest dans les gorges du Daoulas (Sagon, 1976). Les schistes, sombres et durs, sont assez grossiers (Tabl. 12A). Ils représentent le faciès dominant et sont caractérisés par la paragenèse : quartz + muscovite + chloritoîde + chlorite. Le quartz se présente en grains à bords dentelés ou très anguleux, et en sous-grains (quelques dizaines de y). La muscovite apparaît en lamelles flexueuses disposées dans la schistosité. Quant au chloritoîde, il existe sous forme de baguettes isolées (50-200 p) ou groupées en rosettes. Ces baguettes sont disposées parallèlement ou obliquement par rapport à la schistosité principale. Le chloritoîde est parfois présent en quantités importantes dans les schistes (La Morgandais au Nord-Est d'Eréac) Ci:). La présence de ce minéral au sein de la paragenèse citée précédemment, indique qu'un métamorphisme épizonal a affecté l'ensemble de ce secteur. Des passées siliceuses grises (blanchâtres en surface), centimétriques, apparaissent de manière discontinue et soulignent les microplissements à l'intérieur des schistes. Pétrographiquement ces faciès sont proches d'arénites fines recristallisées (microquartzites) à grains de quartz étirés (orientation préférentielle) et sous-grains. Dans l'analyse chimique (Tabl. 12). les éléments comme Mn, Mg, Ca, Na ... n'ont pas été dosés. Cependant s'ils existent ceux-ci doivent être représentés par des quantités infinitésimales puisque Si02 et Al203 constituent la quasi-totalité de la roche. Ceci confirmerait en particulier l'absence apparente de feldspaths constatée lors de l'analyse pétrographique. D'après cette composition chimique anormale et dans le contexte volcanique du Groupe d'Eréac, ces passées pourraient représenter des niveaux de cherts siliceux recristallisés. Des grès quartzites en bancs décimétriques, parfois boudinés, accompagnent aussi les schistes à chloritoîde. L'analyse pétrographique de ces arénites quartzeuses est donnée dans le Tableau 12 C. Localement des grès fins verdâtres à lamines sont visibles au Nord-Est d'Eréac (carrière de Rouaudel). Ce sont des wackes quartzeuses (Tabl. 12 B) dans lesquelles les grains de quartz arrondis ont parfois un cachet volcanique (golfes, aspect craquelé) ; d'autres quartz sont étirés et soulignent le plan de débit. Ils sont accompagnés par de rares feldspaths altérés. Ces sédiments, sans tri granulométrique, possèdent une bonne maturité de composition mais une médiocre maturité de texture.

 

 

 

Les Volcanites

 

 

 

Sous le nom de "porphyroïdes" Barrois (1894, p. 221) désignait des schistes séricitiques stratifiés, plus ou moins compacts, à cristaux de feldspath et de quartz. L'origine volcanique de certaines porphyroïdes déjà préssentie par cet auteur (1900) a été précisée par de Lapparent (1909), qui y voyait d'anciennes roches volcaniques secondairement modifiées. Dans le Massif armoricain le terme de "porphyroïdes" a été utilisé dans un sens général pour désigner des roches à phénocristaux de feldspath et de quartz, dont l'origine volcano-sédimentaire ou effusive était mal précisée (Cogné, 1960 ; Ters, 1972 ; Chauvel & al., 1975 ; Boyer, 1976). Dans la région étudiée, par rapport aux schistes à chloritoîde, les volcanites et volcanoclastites paraissent plus localisées. Ces roches souvent profondément altérées, affleurent assez mal, aussi leur importance est-elle vraisemblablement sous-estimée. Quelques observations ponctuelles (puits situés dans la zone déprimée sans affleurement, au Sud de Launay, carte h.t. 1) n'ont montré que des volcanites ou volcanoclastites et viennent conforter cette supposition. Ces faciès sont essentiellement visibles dans les secteurs d'Eréac (Fig. 23) et de Troherneuf (Fig. 24)

 

 

 

Les rihyolites

 

 

 

Elles sont visibles près du Tertre (NE d'Eréac) (Fig. 23) à proximité des schistes à chloritoîde qui ont subi les mêmes déformations (cf. 3ème partie). Ces roches siliceuses verdâtres, satinées et schistosées, ont un aspect rubané et contiennent des phénocristaux de feldspath et de quartz millimétriques. Mésostase : quartzo-sériciteuse, très finement cristallisée. La séricite constitue de longues fibres flexueuses. Phénocristaux : quartz volcaniques (jusqu'à 350 y), quartz éclatés et étirés plurimillimétriques - feldspaths totalement pseudomorphosés, non identifiables. Ce faciès fortement tectonisé rappelle les "blaviérites" du Synclinorium de Laval qui correspondent à du matériel rhyolitique (coulées et tufs associés, cf. Plaine, 1976). Ces rhyolites existent également plus à l'Ouest où elles dessinent cartographiquement des "bandes" peu épaisses, d'une dizaine de mètres, fortement tectonisées (Troherneuf, La Chênaie, Le Fournil, Saint-Maleu, Rouaudel). A partir de ce type principal, on peut distinguer quelques variantes : A la Deuve, Saint-Maleu, La Ville Guéneu (Fig. 23) affleurent des "rhyolites porphyriques". Ce sont des roches grises à verdâtres, parfois violacées, à passées phylliteuses sombres et à très nombreux phénocristaux de quartz et feldspaths millimétriques. Des rhyolites à faciès ignimbritiques sont observables à la Motte-du-Parc (Ouest de Troherneuf : Fig. 24). Ce sont des roches claires très siliceuses, à débit planaire bien marqué, dans lesquelles des fuseaux sombres évoquent les structures flammées des rhyolites ignimbritiques. En outre quelques phénocristaux, quartz volcanique, feldspaths, y sont identifiables. Les phénocristaux feldspathiques correspondent à des plagioclases albitiques, et à des feldspaths potassiques subautomorphes généralement maclés carlsbad, plus ou moins albitisés. Microscopiquement la mésostase est essentiellement quartzo-sériciteuse. La recristallisation est importante. De véritables structures de flammes (structures axiolithiques) n'ont toutefois pas été reconnues. Ces rhyolites à faciès ignimbritiques sont accompagnées par un faciès contenant des structures de dévitrification (sphérolites feldspathiques atteignant 1 mm). Au Nord-Ouest de la Deuve (Fig. 23) s'observent des faciès comparables mais plus altérés et plus tectonisés.

 

 

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Published by poudouvre
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