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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:41

Trémigon, cette seigneurie, une des plus anciennes de Combour, a donné son nom à une famille distinguée, portant pour armes « d'argent à l'écusson de gueules en abîme, accompagné de six fusées de même ». Le premier membre connu de cette maison est Hervé de Trémigon qui en 1166 restitua aux moines de Combour, la dîme du Châtellier donnée par son père à Saint-Martin e retirée injustement par lui. Il avait été poussé à cette méchante action par son oncle Garin Chaorcin ; aussi celui-ci dût-il subir une pénitence publique ; il vint s'agenouiller devant l'autel de l'église du prieuré de Combour, et y fut frappé de verge par le prieur, nommé alors Pierre. Touché toutefois du repentir des deux seigneurs, ce religieux donna 5 sols à Hervé de Trémigon et 12 deniers à son oncle. Plus tard Rolland de Trémigon prit part à une donation en faveur de l'abbaye de Vieuville, faite vers l'an 1200 par son oncle Guy de Chobar partant pour la Terre Sainte Mais le plus illustre des sires de Trémigon fut Yvon de Trémigon, qui suivit en Italie Silvestre Budes e fut un des dix Bretons vainqueurs à Rome, en 1377, de dix Allemands, en combat singulier Voici les vers que lui consacre l'auteur du poème intitulé ; Geste Breton en Italie :


 

.Tremigon,

Qui avoit fait cette emprinse

Très vaillamment l'avoit emprinse,

Bien y parut, des armes tant,

Fist iceul jour plus que Rolant

N'avoit onc fait, ni Olivier,

Qui furent mult, bon chevalier.


 

Geffroy, sire de Trémigon perdit sa mère, Jeanne du Breil en 1415 ; il eut un fils de même nom que lui, laissant veuve Guillemette La Vache ; leur fils Jean de Trémigon épousa Jacquemine de Langan et leur petit-fils Tristan de Trémigon Catherine du Chalonge. Ce dernier rendit aveu au baron de Combour en 1542 pour partie de sa seigneurie de Trémigon. Son fils aîné, Guy sire de Trémigon s'unit à Bonavenure de Bellouan et fut tué à la bataille de Dreux en 1562. Il laissait une fille unique nommée Guyonne de Trémigon, qui épousa en 1576 Charles de Courtavel, baron de Pezé. Celui-ci fit hommage au roi en 1600 pour la terre seigneuriale de Trémigon, dont hérita son fils René de Courtavel, baron de Pezé, uni en 1621 à Marie de Saint-Gelais de Lusignan. Cette dame était veuve et douairière de Trémigon dès 1630. Son fils, autre René de Courtavel, marquis de Pezé, et marié en1641 à Séguine le Gros de Princé, rendit aveu en 1655 au sire de Lanval pour une portion de sa seigneurie de Trémigon. Vint ensuite le fils des précédents, Charles de Courtavel, marquis de Pezé, marié en 1673 à Madelaine de Vassan père de René-Louis de Courtavel, marquis de Pezé, qui épousa en 1732 Louise Thibault de la Roche-Tulon. Ces derniers eurent deux enfants : Louis-René, baptisé en 1740, mais mort sans postérité ; et Louise, unie en 1755 à Joachim de Dreux, marquis de Brezé. Celui-ci mourut en 1781 et Louise de Courtavel sa veuve, vendit en 1784, la seigneurie de Trémigon à Estienne-Auguste Baude de la Vieuville, marquis de Châteauneuf. Ce dernier seigneur de Trémigon fut saisi par les révolutionnaires et exécuté à Rennes le 4 mai 1794. La terre de Trémigon confisquée et vendue par la Nation fut rachetée en 1796 par Mme de Talhouët Bonamour, sœur du malheureux marquis de Châteauneuf. L'ancien château de Trémigon a complètement disparu ; entouré de trois étangs, il devait avoir à l'origine une certaine importance, mais lorsqu'il cessa d'appartenir à la famille de Trémigon, il fut abandonné par les seigneurs de Courtavel qui résidaient au Maine, et tomba par la suite en ruines ; sa vielle chapelle subsiste seule, mais sécularisée et sans intérêt. La seigneurie de Trémigon était considéré en 1700 comme étant une haute justice qui s'exerçait en la ville de Combour (voir à travers la ville de Combourg) ; elle comprenait la terre de la Chèze en Bonnemain (voir à travers le bourg de Bonnemain), et, avait, à cause de ses fiefs, dans l'église de cette paroisse, des prééminences, un banc et un enfeu. Le château actuel de Trémigon propriété de Mme Nobilet, est une construction moderne assez imposante, entourée d'un fort beau parc anglais. Si depuis le XVIIIe siècle cette seigneurie n'appartenait plus à la famille portant ce nom, cette famille n'était pas éteinte pour cela : devenus vicomtes de Kerinan, en Languédias (voir l'histoire de Mégrit, page n° 4), les sires de Trémigon continuèrent à jouer un rôle important dans les rangs de la noblesse bretonne jusqu'en 1789. Châteaubriand a raconté une si jolie anecdote au sujet d'un comte de Trémigon du siècle dernier que nous ne croyons pas pouvoir la passer ici sous silence ; une grand'tante de l'auteur d'Attala, Mlle de Boistilleul, « avait aimé un comte de Tremigon, lequel comte ayant dû l'épouser, avait ensuite violé sa promesse. -Ma tante, dit Châteaubriand, s'était consolée en célébrant ses amours, car elle était poète. Je me souviens de l'avoir souvent entendue chantonner, en nasillant, lunettes sur le nez, tandis quelle brodait pour sa sœur des manchettes à deux rangs, un apologue qui commençait ainsi :


 

Un épervier aimait une fauvette

Et, ce, dit-on, il en était aimé


 

ce qui m'a paru toujours singulier pour un épervier, la chanson finissait par ce refrain :


 

Ah ! Tremigon, la fable est-elle obscure ?

Ture, lure


 

Que de choses dans ce monde finissent comme les amours de ma tante, ture lure. » (Notes laissées par Guillotin de Courson au sujet de Combour)


 

François-Louis de Trémigon, Enseigne de Vaisseaux du Roi, naquit au Manoir de Coathual, Paroisse de Plouguernevèz, Evêché de Quimper, Province de Bretagne, le 19. Novembre 1697- & fut marié dans la Ville de Brest, le 20. Septembre 1729. avec Marie-Agnès de Longueville, fille de César de Longueville, Officier de Marine, & de Cécile Furlong, duquel mariage il a entr'- autres enfans, Marie-Louise de Trémigon, née le 29. Septembre 1729. Les titres qui ont été produits pour justifier la Noblesse de cette Famille énoncent que ledit François-Louis de Trémigon, est fils aîné de François-Julien de Trémigon, Lieutenant dans le Régiment de Dragons de Bretagne, & de Marie-Anne Picot, qu'il épousa le 29. Juillet 1696. fille de Maurice Picot, Ecuyer, Seigneur de Coathual, & de Françoise-Claude Louvel; Le dit François-Julien, fils aîné héritier principal & Noble de François de Trémigon, III. du nom, Seigneur de la Riviére-Trémigon, de la Ville-rue, de la Touche, etc. & de Catherine Troussier, mariée dans la Paroisse de S. Germain de la Ville de Rennes, le 21. Juin 1670. comme fille puisnée de Sébastien Trouffier, Ecuyer, Seigneur de la Gabtiére, & de Louise de Lescu ; Que ledit François de Trémigon, déclaré Noble & issu d'ancienne extraction Noble par Arrest des Commissaires de Bretagne, du 19. Février 1671. transigea le premier Octobre 1668. avec Servane de Trémigon, sa sœur, sur le partage des biens Nobles, de gouvernement noble & avantageux & d'ancienne Chevalerie de leur père & mère, nommés François de Trémigon, II. du nom, Seigneur de la Riviére & de la Villeruë, & Françoise Jamin, qu'il épousa le premier Décembre 1633. fille de Noble personne François Jamin, Sieur de la Villeblanche, & de Jeanne de la Briandaye. Ledit François, fils aîné de Noble & puissant Jean de Trémigon, Seigneur de la Riviére-Trémigon, du Dicq & de la Ville ruë, Chevalier de l'Ordre du Roi, créé le 9. Décembre 16o4. & Capitaine d'une Compagnie de cinquante Chevaux-Légers, & de cent Carabins Arquebusiers à Cheval, & de Louise du Guini, mariée avant l'an 1607. & laquelle étoit héritiére, avec Jaques du Guini, Ecuyer, Sieur de la Garoulaie, de François Comte de Maure, & d'Hélène de Rohan, leur ayeul & ayeule; Que ledit Jean de Trémignon fut partagé noblement le 4. Janvier 1603. par François de Trémigon, son frére aîné, Seigneur & Vicomte de Quérinan, Chevalier de l'Ordre du Roi, Gentilhomme ordinaire de fa Chambre, dans les biens Nobles & de gouvernement noble & avantageux de leur père & mère, qualifiés Nobles gens François de Trémigon, I. du nom, Seigneur du Plessis & de Langan, Chevalier de l'Ordre du Roi, Capitaine des Francs Archers de l'Evêché de S. Brieuc, l'an 1573. & Mathurine de la Bouexiere, sa femme. D'Argent, à trois Ecussons de Gueules, poses deux & un, & chargés chacun de trois Fusées d'Or, posées en Fasce. (Louis-Pierre d'Hozier)

 

 

Trémigon

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 05:15

 

 

Bonnier de la Chapelle


 

Armes d'argent à trois trèfles de sinople, 2 et 1.


 

Il a existé en Bretagne une puissante famille parlementaire de ce nom. Les premiers auteurs connus de cette famille, Louis Bonnier et son fils Briant, étaient praticiens et notaires de cour laïque quand ils comparurent Rennes lors de la réformation en 1427. Guillaume Bonnier fut secrétaire du duc de Bretagne de 1444. Pierre Bonnier, Sgr de la Mabonnière et de la Chapelle,était en 1590 conseilleret procureur du Roi en la ville et sénéchaussée de Rennes. Jean Bonnier, sieur de la Gaudinaye, épousa dans la première moitié du XVIe siècle Françoise Gascher, héritière de la terre de la Coquerie, en Saint-Aubin-des-Chateaux. Il eut deux fils, Malhurin Bonnier de la Coquerie, procureur fiscal de la cour et baronnie de Châteaubriant, un des chefs du protestantisme dans la Haute-Bretagne, et François Bonnier de la Coquerie, conseiller au présidial de Rennes, qni furent simultanément anoblis par lettres patentes de mai 1594. Le second de ces deux frères laissa trois fils :


 

1° Jean Bonnier, sieur de Champaigné, sénéchal au Parlement de Rennes en 1608, qui n'eut que des filles ;


 


 

2° Jacques Bonnier, sieur de Champglin, procureur général syndic des Etats de Bretagne en 1612, qui demeura célibataire


 


 

3° François Bonnier, sieur des Grées, conseiller au Parlement de Bretagne en 1620, dont le fils, Pierre Bonnier des Grées, fut pourvu de la même charge en 1641. Pierre Bonnier de la Coquerie, fils de Mathurin, l'aîné des deux frères anoblis en 1594, fut en 1596 conseiller et en 1597 président aux enquêtes du Parlement de Bretagne. Il fut père de Pierre Bonnier, sieur de la Coquerie et de la Chapelle, qui devint en 1632 président à mortier au même Parlement. La famille Bonnier de la Coquerie et de la Chapelle, maintenue dans sa noblesse par arrêt eu 29 octobre 1668, s'éteignit vers i'epoque de la Révolution. Elle avait donné un président aux enquêtes, trois présidents à mortier et de nombreux conseillers au Parlement de Bretagne. Elle avait contracté des alliances avec les familles de Monti 1736, du Boispéan, de Derval (voir La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 2), de Coesmes, de Kerpoisson 1681, de Rosmadec, de Sérent de Kerfily, de Larlan de Kercadio, de Franche ville, de la Tullaye 1654, etc. Une branche de la famille Bonnier, séparée de la souche antérieurement à l'anoblissement de 1593, a possédé les seigneuries des Granges et du Breil, au ressort de Rennes. Un de ses représentants, Jean Bonnier des Granges, se désista spontanément le 23 novembre 1668 de ses prétentions nobiliaires un autre, René Bonnier du Breuil, fut débouté par arrêt du 16 juin 1670 et condamné à payer comme usurpateur une amende de 400 livres. Une famille Bonnier de la Chapelle, qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours, revendique une origine commune avec la précédente et en porte les armoiries. Cette famille descend d'un Raoult Bonnier qui épousa à Dinan dans les premières années du XVIIIe siècle Jeanne de la Lande. On a dit que ce personnage, qui ne figure dans aucun acte avec les qualifications nobiliaires, avait été baptisé le 25 avril 1663 en l'église Saint-Germain de Rennes et qu'il était fils de haut et puissant messire Pierre Bonnier, Sgr de la Coquerie, conseiller du Roi en ses Conseils d'État et privé et président en son Parlement de Bretagne, et de dame Louise Marot, sa compagne. L'acte de baptême en question figure en effet dans les registres de la paroisse Saint-Germain ; mais il est déchiré en partie et altéré de telle façon que l'on ne peut plus distinguer ni le prénom, ni même le sexe de l'enfant qui fut en effet baptisé le 25 avril 1663. La descendance de Raoult Bonnier et de Jeanne de la Lande était représentée de nos jours par Eugène Bonnier, né en 1815. Ce personnage, ayant été condamné à mille francs d'amende pour avoir pris indûment le titre de baron de la Chapelle, fit publier par Borel d'Hauterive en 1875 à l'appui de ses prétentions une brochure intitulée Mémoire pour M. Eugène-Constant Bonnier baron de la Chapelle. (voir histoire de Trémeur : le manoir de la Ruais - Les possesseurs de la Ville-es-Blancs en Sévignac, page n° 2)

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 19:36

 

 

Henry de Pledran, Ier du nom, Sr de Pledran, naquit au début du treizième siècle, et d'une union méconnue eut pour fils Henry II qui suit ;

 

Henry de Pledran, IIe du nom, Sr de Pledran, père de Henry IIIe du nom

 

Henry de Pledran, IIIe du nom, Sr de Pledran, de la Ville-Heliou et de la Ville-Madiou, de Saint-Melaine de Lanjouan, fils de Henry II, fut marié du vivant de son père Henry avec Alix du Mottay, soeur de Guillaume, Sr du Mottay, par contrat de mariage du Lundi après la Nativité N. D. Vierge l'an 1295, en présence de noble et puissant Guillaume du Chastellier, vicomte de Pomerith, chevalier, dont :

 

 

Guillaume de Pledran, duquel il sera parlé cy-après.

 

 

Alain de Pledran, mentionné en acte de 1330.

 

 

Aliette de Pledran, mariée avec noble escuier Eonnet Dollou, fils d'Eon Dollou, l'an 1332.

 

 

Plesou de Pledran, mariée l'an 1337 avec noble escuier Pierre de Cran, duquel eut Janne de Cran, femme d'Olivier du Besso.

 

 

Janne de Pledran et Amice de Pledran à laquelle son frère Guillaume bailla son partage en 1333.

 

 

Messire Guillaume de Pledran, chevalier, Sr de Pledran de la Ville-Heliou et de la Ville-Madiou, fils aisné de Henry IIIe du nom et d'Alix du Mottay, fut né l'an 1296, succéda à son père, décédé en l'an 1326, et fut tué au siège de la Roche-Derrien,le 20 juin 1347. Il avait eu pour femme et légitime espouze Mahaut du Chastellier, fille de Raoul du Chastellier (voir La famille du Chastelier en Eréac) et de Mahaut de Plouer, dont :

 

 

Henry, qui suit.

 

 

Guillaume de Pledran prit les armes et mourut avant son aisné.

 

 

Jean de Pledran, dont il sera parlé.

 

 

Olivier, Perrot, Geoffroi et Mahaud de Pledran.

 

 

Messire Henry de Pledran, chevalier, IVe du nom, Sr des dits lieux, fils aisné de Guillaume de Pledran et de Mahaud du Chastellier, suivit aussi le parti du dit Charles de Blois et fut député avec les seigneurs Jean de Beaumanoir, Martin de Frohiers, Yvon Charruel, le cheualier de Penhouet, Geoffroy de Dinan, Pierre du Bois-Boissel, Bertrand de Saint-Pern et Bertrand du Guesclin, pour aller en Angleterre vers le roy Edouard pour traiter de la déliurance de Charles de Blois. S'embarquèrent au port de Blanouet (Plancouet), l'an 1350. Estant de retour d'Angleterre une querelle particulière (s'éleva) entre les dits chevaliers quoi qu'ils fussent du même parti, Pierre du Bois-Boissel et Henry de Pledran lequel, pour se prévaloir de son ennemy, se saisit de l'église cathédrale, tour, manoir épiscopal et forteresse de Saint-Brieuc, aïant avec luy Guillaume, Jan, Olivier, Perrot et Geffroy de Pledran ses frères, Olivier et Marc les Jonquiz, Guillaume de Broon, Alain le Seneschal, Alain de la Hossais, Alain de Plouin, Geffroy le Nevou, Guillaume du Buchon, Thomas de Pledran, Guillemet de Hillion, Estienne (?) de la Noue. Raoul de la Flèche était évêque de Saint-Brieuc en 1337. Sous son épiscopat et celui de son successeur, la ville de Saint-Brieuc eut beaucoup à souffrir à l'occasion des guerres survenues, entre les maisons de Blois et de Montfort, pour la succession au Duché de Bretagne. « A ces funestes divisions se joignit la querelle particulière qui s'éleva alors entre deux puissants chevaliers qui, quoique du même parti, eurent ensemble les altercations les plus vives. C'étaient Pierre du Boisbouëssel et Henri de Pledran. Ce dernier, aidé de ses amis se saisit de l'église cathédrale, tour, manoir épiscopal et forteresse de Saint-Brieuc ; mit des impositions sur les vassaux de l'évêque et du chapitre, usurpa leur juridiction ; jouit de leurs revenus; prit et fit prisonniers les chanoines; pilla leurs biens ; détruisit et démolit leurs maisons et leur fist beaucoup d'autres mauvais traitements.

 

Raoul de la Flèche eut recours aux armes que lui fournissait son ministère ; il lança des excommunications contre Pledran et ses adhérents. Mais il ne vit point la fin de ces troubles et mourut le 17 mars 1351, selon du Paz. Il eut pour successeur : Guy de Montfort, de l'illustre maison des comtes de Montfort, en l'évesché de Saint-Malo. Ce prélat crut que les voies de la douceur seraient plus propices à rétablir la paix et à faire cesser les hostilités qui désolaient sa ville épiscopale. C'est pourquoi il leva l'excommunication lancée par son prédécesseur coutre Henri de Pledran et l'établit même et institua capitaine de la dite tour manoir et forteresse de Saint-Brieuc par lettres de l'an 1353 « Die Mercurii post festum beatae Luciae virginis. » Les troubles ne finirent point pour cela. Les partisans de Pierre du Boisbouëssel trouvèrent le moyen de surprendre la tour et de s'en rendre maîtres. Henri de Pledran voulut la reprendre. Il y eut un combat très vif entre les deux partis pendant lequel le feu prit à la tour et à l'Eglise de manière qu'elle fust incontinent arse et bruslée ainsi fût la tour et le manoir episcopal ensemble les biens meubles tant de l'evesque, les chanoines, capitaine et ses adhérents que des citoyens qui les y avaient portés comme on fait en temps de guerre. Henri de Pledran et les siens repoussèrentleurs ennemis et demeurèrent maîtres de la place, du moins de ce qui était échappé aux flammes. « L'évêque et les chanoines, fort fâchés de ce qui venait de se passer, voulurent ôter à Henri de Pledran le commandement qu'il venait de recevoir mais, comme cela n'était pas facile à faire, ils eurent recours à Charles de Blois et lui envoyèrent des députés pour cela. Ce prince accommoda cette affaire comme il se voit par ces lettres patentes du 7 décembre 1354, par lesquelles il est dit que le dit Pledran remettra entre les mains du dit Monsour Charles de Blois l'esglise et la tour d'icelle et le manoir épiscopal pour estre rendu à l'evesque et aux chanoines de Saint-Brieuc, à condition cependant qu'ils ne pourraient en confier la garde au dit Monsour Pierre dix Boisbouessel, tandis que dureraient les discussions et différends qui estaient entre luy et Henry de Pledran. (Fragments inédits de du Paz. Revue historique de l'Ouest. Publié par A. de la Villerabel. A travers le vieux Saint-Brieuc, p. 6 .) Comment que Henri de Pledran principal heritier de feu Monsieur Henri de Pledran & cause ayant de Jehan de Pledran eust fait mettre arrest fur les biens meubles, qui autrefois furent la possession & saisine de noble Dame Catherine de Leon, qui fut femme épouse dudit feu M. Henri, parce que celi Henri disoit envers Monsieur Guillaume de Leon héritier principal de la dite Dame Catherine que au tresois d'une part , & ledit Henri de Pledran principal héritier du dit Monsieur Henri & cause ayant du dit Jehan de Pledran, comme dit est, d'autrè partie, avoit esté fait certaine composition furie fait des biens meubles de la succession du dit feu Monsieur Henri, par laquelle accordance celle Dame Catherine avoit promis payer l'obit & obseque dû dit Henri son mari, accomplir son testament & payer les dettes selon la teneur des lettres de ce faisant mention en datte du 6. Fevrier 1397. Et le dit Monsieur Guill. de Leon, héritier principal de la dite Catherine, disant que par voie d'arrest ne pouvoir venir, & que c'estoit une action personnelle j eù y avoit evocation de personne, & n'estoit pas cause qu'il empeschast de Venir à la possession des biens. . . : Accordé que le dit Monsieur Guillaume peut & doit jouir de tous les biens meubles de la succession de la dite Dame Catherine, parce qu'il s'est obligé de payer les dettes & autres choses » en quoy cette Dame estoit tenue .... Donné tesmoin le seel establi aux Contrats de la Cour de Quintin avec les seel» de Jehan du Houlle & du dit Henri le 2 5 . Aoust l'an 1399. Titre de Blein, scellé dun sceau chargé de sept macles, qui est de Plédran. 

Jean de Plédran, Abbé de Sainte-Croix de Guingamp, transigea, le 6 février 1397, avec Catherine de Léon, veuve de Henri de Plédran son frère, pour son douaire.La famille de Plédran comptait également parmi ses membres : Mathurin de Plédran, évêque de Dol en 1504 et Jean de Plédran, Conseiller aux Grands Jours, et président aux comptes en 1537. La Branche aînée fondue dans Chapelle des Beuves, d'où la vicomté de Plédran et Pirvit passa successivement aux Beaumanoir, Coëtquen, de Louët, du Harlay, Montmorency-Luxembourg, et Potier de Gesves

 

(Dom Morice. Mém. généalogiques. Bibl. nationale. F. fr. 22.350.)

 

Mathurin de Plédran, doyen de Nantes, recteur des églises paroissiales de Saint-Denis de cette ville, de Saint-Sébastien et de Guémené-Painfaut, même diocèse, dont il conserve les cures jusqu'à sa mort, est nommé évéque de Dol en 1505, fait imprimer un nouveau Bréviaire en 1507, et meurt en 1523. On voit son portrait dans la chapelle de Saint-Hervé de l'église cathédrale de Nantes.

La pièce suivante, lue à la séance du 30 janvier 1872, est la Bulle d'institution, en cours de Rome, de Jehan de Plédran, plus tard chanoine de la Collégiale de Notre-Dame, doyen de Nantes, conseiller aux grands jours, président à la Chambre des Comptes de Bretagne en 1537, et frère de Mathurin de Plédran, mort évêque de Dol en 1521. Ce titre, faisant partie des archives de l'évêché, nous avait été confié par M8’ Fournier, pour en donner communication à la société. L'église de Saint-Nicolas, d'abord située dans un faubourg, fut enfin comprise dans la ville, lorsqu'en 1227, le duc Pierre Mauclerc augmente l'étendue de sa capitale en élargissant l'enceinte des fortifications. La paroisse, moins ancienne, pensons nous, que celles de Saint-Similien, Saint-Donation, etc. .. a toujours été l'une des plus peuplées de la cité, en raison de son extension sur le quartier commercial de la Fosse. Il existe une liste, assez complète,de ses marguilliers, remontant à la seconde moitié du XIVe siècle. Ses registres de baptêmes, parfaitement tenus, datent de 1467, et contiennent d'intéressantes mentions historiques, dont nous citerons au hasard celle ci-dessous, ayant trait au séjour d’Anne de Bretagne à Nantes en 1505. Malheureusement la date du jour et du mois manque ; mais c’est entre le  26 juin et le 10 juillet. die, auctoritate apostolicâ processionc factâ et solemnitate ut in feslo sacramenti Aitaris, et remissio omnium peccatorum dicenti quinqnies, Pater noster, Ave Maria ,- Regina Anna Fran corum et Britannorum ducissa, presens et in processione in ecclesiam sancti Nicolay.

 

« Julius Episcopus, Servus Servorum Dei, dilecto filio Johanni de Pledran, rectori parroehialis ecclesie sancti Nicolai Nanne tensis, Bacallario in deeretis , Salutcm et Apostolicam benedic tionem. Rationi congruit et convenit honestati, ut ce que de Romani pontificis gratia processerunt licet eius superveniente obitu litterc apostolice super illic confecte non fuerint suum sorciantur effectum. Dudum siquidem felicis recordationis Alexandér papa Vl, predecessor noster, omnia beneficia eccle siastica cum cura et sine cura apud sedem apostolicam tunc vacantia et in antea vacatura, collationi et dispositioni sue rescr vavit decernere ex tunc irritum et mane si fecire super hyc a quoqua quavis auctoritate scientcr vel ignoranter conlingcret uttemptari. Et deiude parrochiali ecclesia sancti Nicolai Nunne tensis, per liberam resignationem dilecti filii Oliverii Cadoret , tune ipsius ecclesie rectoris, de illa quam tune obtiuebat dilec tum filium Magistrum Thomam Begis cauouicum Redonense scriptorem et familiarem nostrum, tune suum procuratorem, ad id ab eo specialiter coustitutum in manibus dieti Alexundri prede cessoris sponte factam , et per eundem Alexandrum predecesso rem admissam apud sedem eandem vacantem , et de qua nullus præter eundem predecessorem ea vice disponere potuerat sive poterat, reservatioue et decreto obsistentibus supradictis, prel‘u tus Alexander predecessor volenstibi apud se de litterarum sciencia ac morum honestate aliisque laudabilibus probitatis et virtutum meritis multiplicitcr commendatur, horum intuitu gratiam facere, teque a quibusvis excommunicationis suspensionis et iuterdicti ac aliis ecclesiasticis sententiis censuris et penisa iure vel ab homine quavis occasioue vel causa latis si quibusdam quomodo libet iunodatur existebas ad infrascriptorum duntaxat eonsequendum effectum absolvens et absolutum fore censens , necnon omnia et singula beneficia ecclesiastica cum cum et sine cura que otiam ex quibusvis apostolicis dispeusationibus obtincbus et cxpectabas ac in quibus et ad que ius tibi quomodolibet competebat quecunque quotcunque et qualiacuuque essent , eorumque fructuum reddituum et proventuum veros aunuos valorcs ac huius modi dispensationum tenores pro expressis habens sub datum videlicet quarto decimo kalendurum maii pon tificatus sui anuo undecimo , ecciesiam prediclam cuius fructus rodditus et proveutus centum ct vigintiquiuque librarum Turo nensium parvorum, secundum commuuem extimationem valorem anuuum ut asserebas non excedebaut, sive premisso sive alio quovismodo aut ex allerius cuiuscunque persona seu per ‘simi lem resiguationem dicti Oliverii vel cuiusvis alterius de illa in Romana curia vel extra oam, etiam coram notario puhlico et testibus sponte faetam, aut constitutionem pie memorie Johannis pape XXIJ etiam predecessoris nostri que incipit Eæecrabilis, velassecutionem alterius beneficii ecclesiastici quavis auctoritate collati vacaret etiam si tanto tempore vacavisset quod eius col latio juxta Lateranensis statuta consilii ad sedem predic tam legitime devoluta. ipsamque ecclesiam dispositioni apos tolice spccialiter vel alias generaliter reservata existeret super ea quoque inter aliquos lis cuius statum haberi voluit etiam pro expresse peuderet indecisa, dummodo eius dispositio ad eundem Alexandrum predecessorem ea iure pertineret cum omnibus iuribus et pertinenciis suis apostolica tibi auctoritate contulit et de illa etiam providit decernens prout erat irritum et mane si serus super hyc a quoquam quavis auctoritate scienter vel ignoranter attemptatum forsan erat ea tenus vel imposterum contingeret at temptari. Non obstantibus recolende memorie Bonil‘acii pape Vlll, similiter predecessoris nostri et aliis apostolicis constitutio nibus contrariis quibuscunque. Aut si aliqui super provisionibus sibi faciendis de huiusmodi vel aliis beneficiis ecclesiasticis in illis partibus speciales vel gcnerales dicte sedis vel legatorum ejus litteras impetrassent, etiam si pereas ad inhibitionem reser vationem et decretum vel alias quomodolihet esset processum, quibus omnibus prefatus Alexauder predecessor noster in asse cutione dicte ecclesie voluit anteferri sed nullum per hoc eis quod assecutionem beneticiorum aliorum preiudicium ‘generari. Seu si venerabili fratri nostro Episcopo Nannetensi vel quibusvis aliis communiter vel divisim ab eadem esset sede indultum, quod ad receptionem vel provisionem alicuius minime tenerentur et ad id compelli non possent quodque de huiusmodi vcl aliis be neficiis ecclesiasticis ad eorum collationem provisionem presen tationem seu quamvis aliam dispositionem coniunctim vel sepa ratim spectantibus nulli valeret provideri per litteras apostolicas non facientes plenam et expressam ac de verbo ad verbum de indulto huiusmodi mentionem et qualibet alia dicte sedis indul gentia generali vel speciali cuiuscunque teneris existeret per quam ipsius Alexandri predecessoris litteris si super hoc confecte fuissent non expressam vel totaliter non insertam effectus huiusmodi gratie impediri valeret quomodolibet vel differri et de qua eiusque toto tcnore habenda esset in eisdem litteris mentio specialis. Ne autem de absolutione collatione provisione decreto et voluntate predictis eo quod super illis ipsius Alexandri pre decessoris, eius superveniente obitu, littere confccte non t‘uerunt valent quomodo libet hesitari, tuque illarum frustreris etfectu, no lumus et apostoliea auctoritate decernimus quod absolutio col latio provisio decretum et voluntas Alexandri predecessoris, huiusmodi perinde a dicta die quarto decimo kalendarum maij suum sorciantur etfectum , ac se super illis ipsius Alexandri pre decessoris littere sub ciusdcm diei date confecte fuissent prout superius enarratur, quodque presente littere ad probandum plene absolutionem collationem provisionem decretum et voluntatem Alexandri predecessoris huiusmodi ubique sufficiant nec ad id alterius probatione admiuiculum requiratur. Nulli ergo omnino homini liceat hanc paginam nostre voluntatis et constitutionis infringere, vel ci ausu temerario contraire. Si quis autem hoc attemptare presumpserit, indignationem omnipotentis Dci ac heatorum Petri et Pauli Apostolorum eius se noverit incursurum. Datum Rome, apud Sanctum Petrum , anno incarnationis domi nice millesimo quingentesimo tertio , scxto kalendarum dcccm bris, Pontificatus nostri anno primo. » Signe  E. DE VALEREN. Expedita pridie novembris, anno primo. V. de Phano, etc..... » Au dos est écrit : Balla provisionis Domini Jobannis de Pledran

En 1423, Jeanne de Malestroit, et Henri de Plédran, son mari, avaient, comme leurs prédécesseurs, leurs sépultures à la cathédrale St-Guillaume de Saint-Brieuc. En 1517, Jean de la Chapelle, Sgr de Tenure et de Plédran , et Jeanne de Plédran, sa femme, transigeaient avec le chapitre, au sujet d'acquêts faits par feu Mre Henri de Plédran et Catherine de Léon, sa femme, père et mère de Jeanne. 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 12:23

SIGILLUM. JOHANNIS. DVCIS. BRITTANIE.

Sceau de Jean, duc de Bretagne . Le duc de Bretagne, armé de toutes pièces, tenant de la main droite une épée nue, et portant au bras gauche un écu . Il est monté sur un cheval galopant à droite, dont le carapaçon est brodé à ses armes.

 

Contre-sceau : SIGILLUM. JOHANNIS. DVCIS….Sceau de Jean, duc de Bretagne (la légende de ce contre-sceau n'est plus lisible). -Un écusson aux armes de Dreux-Bretagne. Collection de M. le comte Auguste de Bastard.

 

 

 

 

Jean II, duc de Bretagne, comte de Richemond, pair de France, né le 4 janvier 1238, était fils de Jean Ier, duc de Bretagne, et de Blanche de Champagne ; il fut fait chevalier à Londres en 1260, par le roi Henri II, dont il avait épousé la fille, Béatrix d'Angleterre. En 1294, il se déclara contre le roi de France et entra en Gascogne à la tête de l'armée du roi d'Angleterre ; mais, l'année suivante, ayant éprouvé quelque mécontentement de la part des Anglais, il quitta leur parti pour rentrer dans celui du roi de France. En 1297, il arrêta le mariage de son petit-fils, avec Isabeau, fille aînée de Charles de Valois et nièce de Philippe-le-Bel, âgée seulement de trois ans ; c'est en considération de cette alliance que le Roi le créa pair de France et lui concéda le titre de duc de Bretagne, tandis que, jusqu'alors, il n'était gratifié que de Comte dans les lettres-royaux ; c'est le premier exemple que l'on ait de ces créations. En 1304, il contribua à la victoire de Mons-en-Puelle, et fut un des commissaires du Roi pour traiter de Paix. Ayant accompagné le Roi à Lyon en décembre 1305, pour le sacre du Pape Clément V, il fut écrasé par la chute d'une muraille. Il laissa de sa femme Béatrix, fille de Henri III d'Angleterre, Arthur II, qui lui succéda ; Jean auquel il donna le comté de Richmond ; Pierre de Bretagne, vicomte de Léon ; Blanche, qui fut dame de Conches, et deux autres filles. (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 14  - Le duc Jean II de Bretagne mourut écrasé sous un mur)

 

Extrait Trésor de numismatique et de glyptique,de ou recueil général de médailles, pierres- gravées, bas-reliefs, etc.

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 07:18

 

 

 

Le Pouliguen

 

 

 

 

Hennebont

 

 

 

 

Concarneau

 

 

 

 

 

 

Roz sur Couesnon

 

 

 

 

 

La Roche-Derrien

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 06:56

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 06:37

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 21:22

 

 

 

Lannion, maison de Bretagne, qui tire son nom de la ville de Lannion. Elle a toujours été considérée en cette province comme une des plus distinguées parmi la meilleure noblesse. On voit par une transaction passée l'an 1282, avec Jean II, duc de Bretagne, que Roland de Dinan s'engage à dédommager Guiomar de Lannion, d'un retour de partage sur la terre de Léon. Il y a des titres anciens & conservés dans le prieuré de Kermaria dans la ville de Lannion, qui font foi que Guiomar étoit fils de Juhaël d'Avaugour (voir Branche des Avaugour, seigneurs de Kergrois). Il fut père de Briant Ier, qui, d'Adelise de Kergorlar, eut Briant II.

 

 

 

Celui-ci fut un de ces braves Bretons qui furent compagnons d'armes de Bertrand du Guesclin, & à la prise de Mante il fit prisonnier Logier d'Orgeffin, fils de Jean d'Orgeffin, seigneur de Sainte-Mesme, & grand véneur de France, qui s'étoit jetté dans le parti Anglois. Briant II, reçut gratifications du roi Charles V. Il fut gouverneur de Montfort & capitaine d'une compagnie d'ordonnance. Mais dans la guerre civile de Bretagne, pour la succession à ce duché, il s'attacha à Jean de Montfort contre Charles de Blois, & combattit à la journée d'Aurai, qui décida ce long différend. Il fut ensuite un des députés par les états de Bretagne au roi Charles VI, pour lui demander l'honneur de ses bonnes graces envers le nouveau duc, avec la paix ; ce qu'ils obtinrent l'an 1380. Deux ans après il passa en Angleterre en qualité d'ambassadeur, & l'an 1383 il signa à la fondation de l'église de St. Michel près d'Aurai, où est maintenant une célèbre Chartreuse. Il avoit épousé Marguerite du Cruguil, de laquelle il eut Jean l, qui épousa Anne de Languevoës, & fut père de Roland, Du mariage de Roland avec Guyonne de Grezi, vinrent Jean II ; Olivier & Yves. Ces deux derniers furent honorés par le duc d'Orléans de son ordre du Porc-Epic ou du Camail, l'an 1440 : ils furent l'un après l'autre vice-amiraux de Bretagne, & Yves fut aussi maître d'hôtel du duc de Bretagne. Leur aîné eut grande part dans la faveur de Jean V, duc de Bretagne, avec les charges de son chambellan & de maître de son hôtel : il fut aussi gouverneur des villes de Dol, de Guerrande & du Croisic. L'an 1420, il accompagnoit le duc à Château-Ceaux (voir le complot de Margot de Clisson, page n° 1), quand ce prince fut enlevé par Olivier de Penthièvre, & il fut arrêté avec lui ; après sa délivrance & sur un ordre du duc, il poursuivit jusqu'en Hainaut les Penthièvres, qui s'y étoient retirés, & prit sur eux Avesnes, dont il traita avec le duc de Baviere. Jean II de Lannion épousa Hélène de Clisson, (voir Le château de Clisson et ses possesseurs (extrait de notice sur la ville et le château de Clisson...par Jules Forest ), page n° 3 (fin) ) & en eut François ler, duquel & de Françoise Lots, naquit François II, qui s'enferma dans Mets avec le duc de Guise l'an 1552 ; & l'an 1554, il reçut ordre d'assembler & de commander la noblesse pour la défense des côtes de Bretagne. Il épousa Julienne Pinart, sœur de Jeanne Pinart, mariée dans la maison de Goulaine ; & il fut père de Claude Ier, & de Jean, seigneur des Aubraiss, dont la branche eſt tombée, & a porté de grands biens dans la maison de Poncalec. -Claude Ier épousa Renée de Quelen, dame du vieux Châtel.

Son fils Pierre Ier épousa Renée d'Aradon, fille unique & héritière de René d'Aradon, seigneur d'Aradon, Quinipili, Camor, gouverneur des villes de Vannes & d'Aurai, capitaine de cinquante hommes d'ordonnance. Ce Pierre de Lannion, baron du Vieux-Châtel, entra dans les engagements qu'a voient les seigneurs d'Aradon avec le duc de Mercœur, & rendit d'importants services à son parti : enfin il se remit à l'obéissance de Henri IV, de qui il obtint plusieurs faveurs considérables. Pierre Ier eut Claude lI, comte de Lannion, baron du Vieux-Châtel, seigneur de Cruguil, Aradon, Quinipili, Camor & autres lieux, baron de Maletroit & des états de Bretagne, gouverneur des villes de Vanne & d'Aurai, capitaine du ban & arriere-ban du diocèse de Vannes, des côtes &rades de Morbihan & de Quiberon. Claude lI épousa en premières noces Thérèse Huteau de Cadillac, d'une ancienne famille de Bretagne ; dont elle recueillit les terres, après la mort de son frère le dernier de la branche aînée. Cette famille ne subsiste plus qu'en Albigeois. De son premier mariage, eut plusieurs enfants ; Pierre II, dont il sera parlé ci-après, l'abbé de Lannion ; le chevalier de Lannion, qui, étant capitaine de vaisseau, fut tué au combat de Malaga l'an 1704, l'aînée des filles mariée au marquis de Kercado ; & cinq autres filles religieuses. Claude lI prit une seconde alliance avec Jeanne-Françoise de Beringhen, dont il eut François-Armel de Lannion, marquis de Crenan, tué avec son frère le chevalier de Lannion du même coup de canon au combat de Malaga. Pierre II, comte de Lannion, a succédé à tous les titres de son père, il a servi dès sa première jeunesse, ayant fait ſa première campagne en Hongrie sous le comte de Coligni, & depuis il s'est acquis la réputation d'un des meilleurs officiers du royaume. Après avoir été capitaine de cavalerie, il fut fait sous-lieutenant des gendarmes d'Anjou, avec un brevet de mestre de camp ; il eut ensuite la charge de capitaine lieutenant des gendarmes de la reine, l'an 1688 il fut fait brigadier des armées du roi ; l'an 1693, maréchal de camp, & l'an 1702 lieutenant-général. Entre plusieurs commandements importants dont il a été honoré, il conduisit l'arrière-garde de l'armée que le roi envoya au secours du duc de Bavière : & il se distingua dans les deux batailles d'Hochstet. Le roi le gratifia du gouvernement de S. Malo, par ses lettres du 14 février 1710. Il mourut le 26 mai 1727, âgé de 75 ans & 3 mois. son épouse étoit Françoise Echallard de la Marck, élevée fille d'honneur auprès de la reine, & morte le 27 avril 1726, dans la soixante-seizième année de son âge. Ses enfants sont Anne-Bretagne de Lannion, colonel du régiment de Xaintonge, & brigadier des armées du roi; Jean-Baptiste-Pierre-Joseph, chevalier de Malte, colonel du régiment de Lannion ; Hyacinthe-François, vicomte de Malestroit, & colonel des régiments de Bretagne ; Julie-Françoise, mariée avec Charles-Félix-Hyacinthe des Yffarts, marquis de Castelet, colonel d'un régiment d'infanterie de son nom, & brigadier des armées du roi, mort le 10 novembre 1719 ; & Eléonore, chanoinesse, comtesse de Munstrebilshem. Anne-Bretagne marquis de Lannion, a épousé Caétane de Mornai, fille unique de Louis, comte de Mon chevreuil, lieutenant-général des armées du roi, & gouverneur d'Arras. (voir Histoire de Dolo : le manoir du Lou)  

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 07:26

 

 

 

 

 

-Les titres du couvent des Dominicains de Dinan portaient que Allain de Lanvallay, seigneur des châteaux, terres de Lanvallay, Tressaint, etc. , près Dinan, commandant un parti de soldats croisés dans le Languedoc, fut si édifié des vertus et prédications de Dominique de Cuzman, chanoine de l'église d'Osma, qui fondait alors un ordre de religieux prédicateurs, qu'il lui proposa un terrain sur un de ses héritages dans la ville de Dinan, en Bretagne, pour y fonder un couvent de son ordre. Ce couvent fut fondé en 1218, des propres deniers de Allain de Lanvallay. Il y prit l'habit de l'ordre, du temps du saint fondateur, par conséquent avant 1221, époque de la mort de celui-ci. Ayant reçu, comme par inspiration, le don de prédication, il alla prêcher dans différentes villes de France , et mourut saintement dans le couvent de son ordre à Orléans. Son corps y fut inhumé devant l'autel du Rosaire. Le couvent des Dominicains renfermait les dépouilles mortelles d'illustres personnages, et entr'autres des seigneurs de Lanvallay, de Coetquen, de Beaumanoir, qui furent ses bienfaiteurs. Ont été inhumés dans l'église du couvent des Jacobins : Simon de Cliçon, de l'ordre de Saint-Dominique, élu évêque de Saint-Malo en 1259, mort en 1285. -Raoul de Dinan, vicomte de la Bellière. mort en 1329. -Guillaume, son fils, mort en 1322. -Le cœur de Bertrand Du Guesclin, mort en 1380, fut placé dans le sanctuaire du Rosaire, du côté gauche du chœur, dans la chapelle de ses prédécesseurs. -Les seigneurs de Beaumanoir, qui avaient leur enfeu du côté droit du sanctuaire. -Les anciens seigneurs du Chastel, dont quelques-uns furent gouverneurs de Dinan. -Rolland Dubreil de Rays, sénéchal de Dinan, et ensuite président aux parlements de Bordeaux et de Rennes, mort en 1562. -Allain de Montauban, à l'enfeu mausolée des seigneurs de Roban-Montauban, mort en 1557. -Julien Dubreil de Pontbriant, capitaine de Redon, gouverneur de Dinan, mort en 1587. -Les seigneurs de Coetquen, qui avaient un caveau fort spacieux dans le sanctuaire du grand autel, et entr'autres le marquis de Coetquen, seigneur de Combourg, gouverneur de Saint-Malo, mort en 1602. -Son fils, gendre du prince de Rohan-Guemené, mort en 1602. -Le marquis de Coetquen, père de Mme de Duras, est le dernier seigneur de cette famille qui y ait été enterré. Après l'utile établissement dont nous venons de parler, vient, selon l'ordre des temps, la communauté des Frères Prêcheurs, autrement dits Dominicains, de saint Dominique, leur fondateur, et Jacobins, de ce que leur première maison, à Paris, fut dans la rue SI-Jacques. Le couvent de Dinan fut le premier de cet ordre en Bretagne, et il dut sa naissance, 1224, à Alain de Lanvallay,au retour de son expédition en 1216, contre les Albigeois. Ce seigneur érigea ce monastère sur son propre terrain, en reconnaissance des choses miraculeuses qui lui étaient arrivées, par la protection de la sainte Vierge; peu de temps après il prit lui-même l'habit de St-Dominique, sous lequel il mourut dans la ville d'Orléans. Ces merveilleuses aventures que les naïfs historiens du moyen-âge aimaient à embellir des fleurs de leur imagination, ne seront pas sans quelque analogie avec celles que nous raconterons quand nous aurons à parler du couvent des Cordeliers. Alain de Lanvallay était croisé comme Henry d'Avaugour, non contre les infidèles maîtres du tombeau de Jésus-Christ, mais contre les Albigeois, lorsqu'il fut témoin du miracle qui le décida à fonder le couvent des Dominicains à Dinan. Voici comment le P. Dupaz raconte ce fait dans son Histoire généalogique. « Alain fut un sage chevalier, non moins pieux et religieux que vaillant, hardy et courageux. C'est lui qui fut fondateur du convent des Frères Prêcheurs de Dinan. Convent dis-je qui a toujours nourry, produit et fourny des hommes excellens et renommez, tant pour l'intégrité de leur vie, que pour leur sçavoir et doctrine. Voicy la cause de la fondation dudit convent : cet Alain de Lanvallay en 1216, se croisa avec Pierre Giraud Evesque de Sainct-Malo, et alla contre les Heretiques Albigeois avec une troupe de gendarmes et de soldats du temps que saint Dominique Patriarche, auteur et fondateur de l'Ordre des Frères Prescheurs, preschoit et combatoit avec l'espée de la prédication et glaive de la parolle de Dieu (qui est plus coupant et tranchant qui n'est l'espee matérielle qui trenche des deux costez) contre lesdits Albigeois ès parties de Languedoc et de Tolose. Et contre iceux mesmes le devot Simon comte de Mont-Fort l'Amauri combatoit avec les armes matérielles. J'use du mesme discours du pere Louys de Grenade, » continue Dupaz : « Il y auoit en son armée un certain seigneur natif du pays de Bretagne près la ville de Dinan, nommé Alain de Lanvallay, lequel ayant assisté à la predication de St Dominique, qui louoit et preschoit hautement les excellences de la confrerie du Rosaire de la bienheureuse Vierge Marie, se délibéra, comme aussi il l'executa, de se faire inscrire en icelle compagnie, pour ce que desja au precedent il disoit devotement et à genoux le chapellet. S'estant donc adjoint à ceste saincte Compasgnie, et cogneut beaucoup de chose miraculeuses lui estre advenues par la vertu de ce tressain et- Rosaire et Psautier, entre autres iceluy estât une fois à la guerre accompagné de peu de soldats catholiques, et quasi comme assiégé et environné d'une très grande multitude d'Hérétiques, il se trouva tant las et pressé, qu'il ne trouvoit plus aucune esperance de pouvoir resister. Pour ce il eut son recours à la très sacrée Vierge, laquelle comme très douce dame luy donna suffisant secours combattant pour luy avec cent cinquante pierres lesquelles furent divinement jetées contre les ennemis avec une très grande impétuosité, et icelles en ayant mis plusieurs par terre estonnerent si fort le reste, que pleins de crainte ils se mirent tous à fuyr, et luy par ce moyen se veit avec tous ses soldats estre délivré. Ceste merveille fut cause qu'estant de retour en son pays très riche et grand terrien qu'il estoit, fonda le convent de Dinan de l'Ordre des Frères Prédicateurs, autrement dit de sainct Dominique. Et peu de temps après il se rendit Religieux du mesme Ordre, receut l'habit au susdit convent, et de brave soldat temporel il fut faict un genereux gendarme spirituel et excellent prédicateur. Il voyagea par toute la France, preschant ce sainct Rosaire, et enfin il alla en la ville d'Orleans au convent dudit Ordre, où passant de ceste vie en une meilleure il fut enterré devant l'autel de la très glorieuse Vierge. La bouche et les mains duquel après son trespas estoient très clairs et lucides, non autrement que du cristal et ce pour ce que par sa bouche il avoit proféré tant souvent les sainctes oraisons de ce sacré Rosaire, et que de ses doigts il avoit ordinairement manié le chapelet et touché les grains qui facilitent le moyen de dire plus commodement ce sacré Rosaire.» Le P. Albert le Grand, dans les ries et Miracles des Saints de Bretagne, ne rapporte pas le fait de la même manière que Dupaz, et nous croirions sa narration plus véridique que celle du savant Frère Prêcheur. Il se contente de dire « qu'Alain jeta son rosaire sur ses armes, qu'alors la sainte Vierge, éblouit de son éclat la troupe d'Albigeois, et qu'alors le jeune guerrier desserra sur eux cinquante pierrades dont ils furent tellement martelés, que plusieurs restèrent morts sur la place.» Le même Albert le Grand nous apprend qu'Alain fut encore, dans une autre circonstance, préservé d'un naufrage imminent. Il revenait d'un voyage de la Terre-Sainte, qu'il avait fait avec l'autorisation de ses supérieurs, lorsque le vaisseau sur lequel il était se brisa contre un rocher en haute mer ; mais la sainte Vierge le sauva ainsi que tous les passagers qui étaient sur son navire, en faisant miraculeusement paraître cent cinquante petites îles, contiguës les unes aux autres, sur lesquelles ils passèrent en terre fermé comme sur un pont. Dupaz de son côté se tait sur ce dernier fait, qui est probablement sorti tout entier de la féconde imagination d'Albert le Grand. Si aujourd'hui l'on voulait écrire la fondation des Dominicains de Dinan, on dépouillerait ces différents récits de l'exagération à laquelle étaient naturellement porté les anciens historiens, et l'on rentrerait dans la vérité en se bornant à dire que le sire de Lanvallay, préservé par l'intercession de la Mère de Dieu d'une mort qui paraissait inévitable, voulut témoigner une juste reconnaissance à sa bienfaitrice en établissant le couvent des Frères Prêcheurs. Mais il y a dans la naïveté de nos pères quelque chose qui nous intéresse et nous charme malgré les révoltes d'une ombrageuse raison. L'église de ce couvent, qui était assez belle, fut dédiée à saint Jacques en 1273, par Yves II, de Saint-Pol-de-Léon. Elle renfermait les tombeaux d'Alain de Montauban, mort en 1357 : la chapelle dans laquelle il était inhumé s'appelait la chapelle de Montauban; des Coëtquen : ces seigneurs avaient un enfeu prohibitif de toute prééminence; des Angoulvent; de plusieurs personnages illustres, entre autres, eaux de Symoll de Cliçon, évêque de Saint-Malo, mort le 3 février 1280; de Raoul de Dinan, vicomte de la Bellière, mort en décembre 1329 ; de Guillaume, son fils, mort en 1337, et comme nous l'avons dit ci-dessus, celui de Bertrand Du Guesclin. Cette église renfermait beaucoup d'autres tombeaux, entre autres ceux de Philippe de Dinan, et de la Vtesse de la Bellière, fille ainée de Guillaume, femme de Jehan Botherel, seigneur de Quintin, décédée en 1362. Nous avoas vu le testament de cette Dame. daté de 1318, confirmé en 1362. Il contient plusieurs dispositions qui paraissent bizarres, notamment celle par laquelle elle ordonne de l'inhumer dans l'église des Frères Prêcheurs de Dinan « jeuxte son defunct père, Monsieur Guillaume de Dinan, au lieu où gist Jehan du Chastelier, son cousin-germain, qui sera transporté ailleurs. Cette église n'existe plus aujourd'hui, et ce qui a été épargné des autres bâtiments est habité par des particuliers. Elle a été entièrement démolie en 1851. Sur ses fondations on a élevé un vaste bâtiment qui doit servir particulièrement de salle de spectacle. Pour notre part, nous regrettons vivement qu'un emplacement aussi vénéré ait subi une si déplorable transformation. Quant aux bâtiments et à une grande partie de l'enclos, ils sont devenus la propriété des Ursulines, qui s'y sont établies L'enclos de cette communauté était immense, les points de vue admirables. L'enclos, dans son entier, allait jusqu'au jardin de l'hôpital. Il renfermait une partie du jardin des Frères La Mennais, de celui de la Victoire & du Collége communal actuel. Ces accroissements successifs furent dus aux libéralités des sires de Coëtquen, d'Angoulvent & de Beaumanoir, héritiers des seigneurs de Lanvallay. Ces familles illustres sont éteintes depuis longtemps. Nous ajouterons au nombre de ces bienfaiteurs, Alain d'Avaugour, fils & successeur d'Henry, que nous verrons mentionné ci-après. Héritier de la piété de son père, et non moins zélé que le fondateur de ce couvent, il signa, en 1260, l'acte que nous traduisons du latin, à cause de sa brièveté, et qui prouve que déjà plusieurs dons considérables avaient été faits aux Jacobins. « A tous les fidèles chrétiens qui liront ces lettres, salut éternel dans le Seineur.-Sachent tous que nous Alain de Dinan, seigneur du Mayne et de Dinan, concédons, approuvons & confirmons toutes les donations qui ont eu & auront lieu dorénavant, tant ce qui a été et sera vendu par la suite dans notre lief, aux Frères Prêcheurs de Dinan, pour l'augmentation de leur couvent, de leur église & de leur cimetière. Et si, dans les susdites donations & ventes, il se trouvait que nous eussions droit à quelques revenus, nous en affranchissons pour toujours les Frères pour le salut de notre âme, de celle de notre épouse, & de celles de nos ancêtres. De plus, nous obligeons nos héritiers à se conformer à notre volonté : et pour que la chose soit stable à jamais, nous avons scellé les présentes lettres de notre sceau. Donné à Dinan, l'an du Seigneur MCCLX. C'est dans cet enclos que l'on a pris plusieurs des emplacements voisins, et, notamment celui du Chemin-Neuf. De cette maison célèbre sortirent les religieux qui, le 2 février 1369 (le frère Mende à leur tête), allèrent peupler le couvent de Bonnenouvelle, à Rennes, et ceux à qui fut donné le couvent de Notre-Dame de Nazareth, en Corseul, près Plancoët, fondé le 27 août 1647. Elle a aussi compté au nombre de ses membres beaucoup d'hommes illustres, notamment Mathieu Ory, élu en 1542 vicaire-général de sa congrégation en France ; Jacques Gougeon, idem en 1548 ; Maurice Jarnigon, idem en 1593, etc., etc. (Vie des Saints de l'ordre de saint Dominique, Paris, 1616, in-4°). Deux Chapitres généraux de l'ordre ont été tenus dans cette maison. Les hommes distingués qui se succédèrent dans l'administration de ce monastère, y formèrent une bibliothèque nombreuse, qui passait pour l'une des plus belles de ce pays. Elle était riche surtout en manuscrits et en belles éditions incunables. Cette précieuse collection fut en grande partie détruite, et le reste fut dispersé pendant les troubles révolutionnaires. Nous avons lu sur la première feuille de l'un de ces volumes, intitulé la Chronique de Nuremberg, par H. Séhedel, gd in.fo, et imprimée dans cette ville, en 1493, par Koberger, une inscription que nous reproduisons afin de faire connaîtrequel prix on attachait alors à la possession d'un livre : Anno domni millesimo quingentesimo quarto decimo dit vero maij XXIIa vir venerabilis amicus et benefactor singularis hujus convenlus dynanensis ordinis Fratrum predicatorum set Laurentius Hamon apolhecarius et Burgensis huius villa proprio motu libere et sponte dedit et concessit Fratri Vincentio Du lay tune Priori hujus conuentus predicti ad reponendum in librario comuni eiusdem hune librum qui CRONICA CRONICARCM nuncupatur. Et ne immemores tanti benefteii sint (ratres, sed ut pro eo deprecenlur altissimum, idem Prior, hanc notulam inscribi hoc in loco fecit die et anno quibus supra. Par suite du schisme qui désolait l'Église depuis cinquante ans, Martin V réunit tout l'ordre pour l'élection des généraux de provinces. Jean di Poggio fut reconnu pour celles de France. A la demande du duc Jean V, ce général eut pour coadjuteur dans la province de Bretagne, (l'illustre Vincent Ferrier. Ce saint évangélisa, en 1418, la ville de Dinan pendant une neuveine, dit Michel Pio, historien de l'ordre. Cet édifice, comme tant d'autres, fut aliéné en 1797 par le Domaine national, après avoir été le théàtre d'iniquités révoltantes, sous le règne si déraisonnable de la déesse de la raison. Peu de temps après, ce local fut affecté au petit commerce et servit jusqu'en 1832 : la catastrophe du 24 février 1848 étant arrivée, il fut rouvert par le club démocratique, dont l'objet était d'éclairer et de diriger l'opinion des niais

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 13:57

 

 

 

Lanvallay, est un petit bourg & Paroisse prés-la ville de Dinan de l'autre costé de la riviere de Rence, en l'evesché de Dol vers Orient. De ce costé sur lesdites riviere & Paroisse, se voyent les ruynes & masures d'un vieil & ancien Chasteau de mesme nom, qui servoit de demeure aux anciens seigneurs de Lanvallay. L'antiquité desquels j'ay remarqué de quatre cents ans & plus. Le colombier de la Croix Rolland, avec sa toiture de pierre, sans charpente (XVIIe siècle), c'est tout ce qui reste de l'ancien château de Lanvallay.

 

 

 

Du temps d'Alain Vicomte de Dinan, qui vint à ceste seigneurie l’an 1182. la tint 14 ans, & mourut l'an 1196 vivoit un Yvon de Lanvallay Chevalier expressement denommé en un acte dudit Alain Vicomte de Dinan, avec Robert Baron de Vitré, son frere, Raoul d’Aubigné, & Bernard Prieur de Lehon.

 

 

 

 

De cest Yvon de Lanvallay vint autre seigneur de Lanvallay nommé Alain de Lanvallay, qui fut un sage Chevalier non moins pieux & religieux que vaillant, hardy & courageux. C'est-luy qui fut fondateur du Couvent des freres Prescheurs de Dinan. Couvent dis-je qui a toujours nourry, produit,& fourny des hommes excellens 8c renommez, tant pour lintegrité de leur vie, que pour leur sçavoir & doctrine. Voicy la cause de la fondation dudit Couvent cet Alain de Lanvalay en l'an 1216. se croisa avec Pierre Giraud Evesque de S. Malo, & alla contre les Heretiques Albigeois avec une troupe de gendarmes & soldats, du temps que sainct Dominique Patriarche, Autheur & fondateur de l'Ordre des freres Prescheurs, preschoit & combaroit avec l'espee de la predication & glaive de la parolle de Dieu (qui est plus coupant & tranchant que n'est l'espée materielle qui trenche des deux costez) contre lesdits Albigeois es parties de Languedoc & de Tolose, & contre iceux mesmes le devot Simon Comte de Mont-fort l’Amauri combatoit auec les armes materielles. l'use du mesme discours du pere Louys de Grenade en son livre qu'il a fait du Sainct Rosaire de la Vierge Marie. Il y avoit en son armee un certain seigneur natif du pays de Bretagne prés la ville de Dinan, nomé Alain de la Vallée ou du Val-Coloote (il y a ainsi, mais à la verite il faut lire de Lanvallay) lequel ayant assisté à la predication de Sainct Dominique, qui loüoit & preschoit hautement les excellentes de la Confrairie du Rosaire de la bien-heureuse Vierge Marie, se delibera, comme aussi il l'executa, de se faire inscrire en icelle compagnie, pource que desja au precedent il disait devotement & à genoux le Chapellet. S’estant donc adjoint ceste saincte compagnie, il cogneut beaucoup de choses miraculeuses luy estre advenuës par la vertu de ce tressainct Rosaire & Pseautier, entte autres iceluy estät une fois â la guerre accompagné de peu de soldats Catholiques, & quasi comme assiegé, environné d’une tres-grande multitude d'Heretiques,il se trouva tant las & pressé, qui ne trouvoit plus aucune esperance de pouvoir resister. Pour ceil eut son recours à lattes sacrée Vierge laquelle comme tres-douce Dame luy donna suffisant secours, combatant pour luy avec cent cinquante pierres, lesquelles furent divinement jettées contre les ennemis avec une tres -grarnde impetuosité, & icelles en ayant mis plusieurs par terre estonnerent si fort le reste, que pleins de crainte ils se mirent tous à fuyr, & luy parce moyense veit avec tous ses soldats estre delivré….

 


 

L'an 1215. 8c 1226. vivoit un autre seigneur de cest maison appellé Guillaumme de Lanvallay, Chevalier, mentionné en une enqueste par nous alleguée. Par mes recherches ie trouve que environ l'an 1300.

 

 

Messire Raoul de Lanvallay, Chevalier, estoit seigneur de Tressainct, & qu'il eut un fils nommé Guillaume de Lanvallay. Cy devant au traitté de Bertrand du Guesclin Connestable de France. Laquelle maison de Lanvallay entra depuis en celle.de Coequen, soit par alliance ou par acquest, & y est encore puisnez dicelle ont long-temps possedé & esté seigneurs de la terre & seigneurie de Tressainct, sise & s’estendant en une paroisse de mesme nom & és voisine, Evesché de Dol.

 

 

Guillaume de Lanvallay, aussi Chevalier, & sieur de Tressainct, qui vivoit l’an1335 comme il conste par acte daté dudit an, & par autre datté du I0, de Decembre l'an 1374.il est porté qu'il estoit ayeul de Robin de Lanvallay, parce qu'il eut un fils appelle

 

 

Raoul de Lanvallay, second du nom, seigneur de Tressainct, Chevalier, qui print en mariage Tiefaine Raguenel, fille de noble & puissant Guillaume Raguenel, Vicomte de Dinan seigneur du Chastel Oger & de Jeanne de Montfort, fille de Raoul VII du nom, Sieur de Montfort & de Gael & d’Ysabeau de Loheac Dame dudit lieu & de la Roche-Bernard (voir les défenses des sires de Gaël, page n° 7), de Brecilian, de Plelan, de Neant, de Campzillon,& de la Roche en North. De ce mariage sortit un fils susmentionné, appellé

 

 

Robert & Robin, come on disoit lors de Lanvallay, Chevalier, sieur de Tressainct, & de Clerc-fontaine, qui vivoit és an 1363. 1375. 1381 & 1397 espousa Marguerite Tournemine (voir Le château de la Hunaudaye à Plédéliac et ses possesseurs, page n° 1) , fille du second fils de la Hunaudaye et en eut un ſils & trois filles, sçavoir

 

 

 

Charles duquel sera parlé cy-après.

 

 

Marguerite de Lanvallay, Femme d'Escuyer Pierre Milon, seigneur de la Ville Morel (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel) , duquel mariage vint Bertand Milon seigneur de la Ville Morel (voir La Ville-Morel à Broons), President & juge universel de Bretagne, & autres enfans ; ‘

 

 

Thyphaine de Lanvallay, femme d’Escuyer Robert de Linet, seigneur du dit lieu, &

 

 

Marie de Lanvallay, femme de Nesmes de Pleguen, sieur de Couraude, duquel elle eut deux filles, sçavoir Marguerite de Pleguen femme de noble homme Raoul Boutier, sieur de la Haye Boutier, -dont elle eut Jean Boutier, qui espousa Ysabeau de Montauban, fille d'Olivier seigneur de Montauban, & Yvonne de Pleguen, femme de noble homme Robin Baudoin, duquel elle eut une fille nommée Marguerite Baudoin, heritiere principale & noble, mariée avec noble homme Roland Berthelemer.

 

 

Messire Charles de Lanvallay Chevalier, seigneur de Tressaint, & de Clerefonteine de la parroisse de Treffumel, fils de Raoul susdit, & de Marguerite Tournemine, espousa Ysabeau du Parc dame de Sainct Mirel. Il vivoit l’an 1400, le 5. de May, & l’an 1448. le 6. d’Aoust. Son tesament est daté du 28. d’Avril l’an 1449. indiction 12.par lequel il choisit sa sepulture en l'Eglise de Tressainct institué son fils Raoul son heritier principale, donne à Ia quette sa fille cinquante livres de rente de bonne assiette à en jouyr par heritage, & deux cents reaulx en outre, ou dix livres de rente lequel qu'il plaira à son' hoir principal, fonde deux Messes perpetuelles en l'église de Treſſainct, l’une au Vendredy, & l'autre au Samedy, & veut que sa femme joüisse de son manoir & seigneurie de Clere-fontaine en Treffemel. Il laissa un ſils & deux filles de sadite femme, sçavoir -Raoul, Gillette & Jacquette de Lanvallay.

 

 

 

Messire Raoul de Lanvallay, dit aussi Raoullet, seigneur de Tressainct, de Sainct Mirel, puis de Clerc-fontaine, apres la mort de sa mere qu le tenoit en doüaire, fut Chevalier fort renommé, & feit de bons services a ses seigneurs souverains les Ducs Jean VI, François Ier, Pierre Ier & François II. Du temps du Duc Jean VI, il fut Capitaine & garde du chasteau, ville, & forteresse de Dinan, (ci-dessous)

 

 

 

 

mais François Ier ayant succedé audit Jean son pere l'an 1442 l'en deschargea pour y substituer & mettre en sa place Messire Jean Hingant seigneur du Hac son favori (voir Le château du Hac au Quiou). Le Duc François Il, l'an 1467 luy donna permission & pouvoir de faire lever & avoir des fourches de justice patibulaire à trois posts. Auquel an le 7. Avril le mesme Duc luy donne commission de tenir les monstres des Nobles de l’Archidiaconé de Porhoet à Ploarmel & par lettres donnees à Nantes le 21 de May, l'an 1468 ; ledit Duc. François l'institue Capitaine de garde du Chastel de Landal, (ci-dessous)

 

 

 

 

& luy donne & ordonne cinquante combatans à cheval pour la defence de la place, & du pays d'alentour. Il mourut l’an 1472 & ce devant le 9. Decembre dudit an. Et estoit riche de mil livres de rente, qui estoit beaucoup pour ce temps là, & de dix mil francs en meubles. II avoit espousé Jeanne de la Houssaye, fille de Messire Eustache de la Houssaye (voir la Houssaye en Saint Maden et ses possesseurs), Chevalier de renom & de proüesse, seigneur du dit lieu,& de Janne de Rostrenan (voir Le château de Rostrenen et ses possesseurs par M. Habasque extrait de l'Annuaire des Côtes du Nord)  de laquelle il ne laissa aucuns enfans. Ladite Janne de la Houssaye se remaria avec Lancelot Madeuc (voir Maison de Guémadeuc par Jean Le Laboureur - Quelques notes sur les possesseurs du Vaumadeuc à Pléven.), escuyer, sieur de Vaumadeuc puis avec, noble homme Henry Cohu, sieur de la Marre-souris, & de la Motte-Geraud.

 

 

Gillette de Lanvallay, fille de Charles de Lanvallay,& d’Ysabeau du Parc, fut la premiere femme de Messire Simon de Lorgeril, seigneur dudit lieu & du Bodou,comme dit a esté cy-devant, & mourut avant son frere Raoul, laissant un ſils à sondit mary mommé

 

 

Jean de Lorgeril (voir Généalogie de la famille de Lorgeril) seigneur de Repentigné, ayeul de ladite Guyonne de Lorgeril, premiere femme de Jean de Rohan, Seigneur de Landal.

 

 

Jacquette de Lanvallay, seconde fille de Charles & Ysabeau du Parc, fut mariee avec noble homme Jan Chesnel, seigneur de Malechat.

 

(extrait de Histoire généalogique de plusieurs Maisons illustres de Bretagne par F. Augustin du Paz)

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Published by poudouvre
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