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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 19:37
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 16:20

Le manoir du Lou à Dolo dont un résumé historique a été relaté sur ce blog (voir Histoire de Dolo : le manoir du Lou) a fait récemment l'objet d'une réhabilitation en devenant le siège de la Communauté du Pays de Jugon (Communauté de Communes Arguenon). Le vicomte Frotier de la Messelière évoquant le Lou à Dolo mentionne la présence d'une motte castrale, d'un colombier, et d'une fourche patibulaire à quatre pots présente au bourg de Dolo. La seigneurie de l'endroit disposait du droit de haute, moyenne et basse justice, et relevait de la sénéchaussée de Jugon. Les possesseurs du Lou détenaient droit de foire tant au bourg de Dolo qu'au Marcheix. L'ensemble des bâtiments remonte au premier quart du XVIIIe siècle -sans nul doute le manoir fut il aménagé par la famille de Callouet. La bâtisse se divise en quatre travées, avec un avant-corps central en légère saillie. Comportant trois niveaux, la façade est ornée de trois lucarnes arrondies, en encorbellement, elles-mêmes décorées de pots à feu. On distingue également la présence d'un bandeau de pierre qui s'étire d'une fenêtre à l'autre, ce qui laisse supposer qu'à l'origine le manoir aurait dût être enduit à l'exception des ouvertures. Un cartouche avait été prévu afin de recevoir les armoiries, à moins que celles ci n'aient été effacés. Outre le vieux puits, se distingue deux remises, dont l'une a été réalisée à l'emplacement de l'ancienne défense, avec des éléments d'un précédent édifice. Ainsi observe-t-on des arbalétrières cruciformes, fortement ébrasées avec bancs à coussiège, datant probablement du XIIIe siècle, ainsi que les restes d'un cintre,  vestiges d'un logis-porche de même époque que les meutrières, ce qui laisse présumer que l'accès à l'endroit se faisait alors via porte charretière et porte piétonne (voir Ponts-levis, portes piétonnes et portes charretières), auquel cas le manoir primitif -ou maison-forte du Lou se tenait au fond d'une cour close.  A proximité du manoir, l'étang du Lou suscite un certain intérêt auprès des jeunes qui viennent s'adonner au téléski -ouvert depuis mai 2016, tandis que d'autres déjeunent aux abords du dit étang, donnant à l'endroit un cachet de convivialité.

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 11:01

La prison de Lamballe avait été établie dans la rue Basse,près de l'église Saint-Martin, dans les bâtiments de l'ancien couvent de Saint-Joseph des Ursulines, fondé en 1637 et devenu propriété communale, lors de l'expulsion des religieuses, le 28 septembre 17921. D'après la description que M. Habasque fait de cette maison d'arrêt dans ses « Notions historiques- sur le département des Côtes-du-Nord », elle pouvait contenir au plus cinquante à soixante personnes, alors que plus du double s'y trouvaient entassées en 1793 et 1794. Elle se composait: d'un rez-de-chaussée, comprenant le logement du gardien, trois cachots, une chambre basse et un cabinet, qui servit plus tard de chapelle, d'un premier étage, occupé par deux vastes chambres, d'un grand grenier. Liste des prisonniers de la prison de Lamballe du 11 Juin 1793 au 9 Janvier 1795

1 D'Aubert.

2. Ranger, Françoise, ex-religieuse, sortie le 18 ventôse an III, par ordre de Guezno et de Guermeur du 4 ventôse an Ill.

3. Barbedienne, Jeanne, ex-religieuse.

4. Baudray, Vincente. ex religieuse, sortie le 18 ventôse an III.

5. Bédée Lescouët, François Marie Jean, âgé de 79 ans, père d'émigré, incarcéré le 12 vendémiaire 13 octobre 1793), relâché le 20 nivôse an III (9 janvier 1795).

6. Bédée Villèsgallon, Laurent, garçon, sorti le 20 nivôse.

7. Bédée, Angélique, veuve la Motte-Vauvert, âgée de 76 ans, son fils, officier de marine : incarcérée le 21 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse.

8 Le Bel, Adélaïde.

9. Le Bellay, Charlotte, veuve Ouintin-Kercadiou.

10. La Bericol.

11. Berthelot, Jacquemine, âgée de 34 ans, célibataire, nièce des Bogon, incarcérée le 24 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse.

12. Berthelot, Jeanne, domestique.

13. Bertho, Françoise.

14. Bertho, femme, née Pélagie du Gourlay, àgée de 30 ans, divorcée, incarcérée le 14 vendémiaire pour incivisme, relâchée le 20 nivôse.

15. Bérugay.

16. Bessiguelle, incarcérée en juin 1793, relâchée le 20 nivôse.

17. Bichemin, Louis, incarcéré dès le mois de juin 1793, relâché le 20 nivôse.

18. Bichemin, veuve, née Sorgnard, nièce du précédent, relâchée avant 1795.

19. Le Bigot.

20. Bizien, Marie-Jeanne, veuve Daën-Kermènènan, âgée de 48 ans, mère de 5 filles et de trois garçons

dont deux émigrés, incarcérée dès le mois de juin 1793 avec quatre de ses filles, relâchée le 20 nivôse.

21. Boiscoutard (Mme de).

23. Boisfrouger et sa fille ainée (Mme du).

24. Boishardy, Marie-Anne.

25. Boissière, veuve, née Mathurine-Marie Mettrie; 57 ans, entrée dès le mois de juin 1793 pour incivisme, relâchée le 20 nivôse.

26. Boissière, veuve Villetanet, fille de la précédente, incarcérée et relâchée avec elle.

27. Bonin-Villebouquais,Thérèse, célibataire, âgée de 57 ans, tante d'émigrés et accusée elle-mème d'aristocratie ; incarcérée le 10 germinal (elle était en prison en juin 93), sortie le 20 nivôse 4.

28 Bonin, Aimée-Gillette,femme Jocet-Quengo, âgée de 40 ans, soeur d'émigrés, entrée avec sa fille, Bonne Jocet, en juin 1793, relâchée 20 nivôse.

29. Bonté, Jeanne, domestique.

30. Le Boistou, Victoire, veuve Vitu-Roncière.

31. Du Boscq.

.. 5 Bosquily, (voir Haina).

32. La Bouchard, veuve.

33. Bouilly-Turcan, veuve le Lague, incarcérée dès le 11 juin 1793,

34. Du Bouilly, veuve, née Bras de Forges, élargie le 19 nivôse, avec sa soeur Marie-Anne Boishardy et sa cousine Marie Emery.

35. Du Bouilly (Radegonde du Bouilly-Vaunoise), célibataire, âgée de 68 ans, tante d'émigré, aristocrate de première classe, incarcérée le 11 juin 1793, relâchée le 20 nivôse.

36. Du Bouilly, Pierre-Paul.

38. Boullé, Jacquemine et Jeanne.

39. Boxiquel.

40 Bras de Forges, voir Boishardy et du Bouilly.

41. Le Brébant, Louise, femme de Jean Goudu, et sa fille, Jeanne Goudu, sorties avant 1796.

44. Briant, Jacques et sa fille.

43. Briant, Jeanne.

44. Brunet du Guilfiers, Gillette-Julie, femme le Mintier de la Motte-Basse, entrée le 28 vendémiaire, sortie le 20 nivôse.

46. Mathurin et Marie-Françoise Cadorel.

48. Carasmel, Pierre et sa femme.

49 La Carrier.

50. Veuve Chanteloup, née Bonne-Françoise le Gras, âgée de 39 ans, incarcérée le 16 thermidor, relâchée le 20 nivôse.

51. Le Charpentier, Marie-Anne, veuve Chnppedelaine, originaire de Merdrignac.

53. Châteaubriant, Jean-Jules, et sa nièce, Sophie de Châteaubriant.

54. Jacques Châtelier.

55. Veuve Châtelier.

56 Eugène Challon des Morandais, âgé de 72 ans, incarcéré le 18 vendémiaire avec sa femme Jeanne Le Normand, âgée de 65 ans, et ses quatre filles, trois fils émigrés, relâché le 20 nivôse.

57. Eugénie ChatLon, fille du précédent, âgée de 42 ans, célibataire.

58. Anne Chatton, fille du précédent, âgée de 40 ans ;

59. Céleste Chatton, fille du précédent, âgée de 25 ans;

60. Jeanne Challon, femme Gouyon, âgée de 33 ans,

mari émigré, relâchée par le Comité de Lamballe, le 21 nivôse et par ordre écrit de Bollet le 24 nivôse an III.

61. Agathe Chapon, veuve Chauchy-Pinel, âgée de 29 ans.

62. Chatton-Bruan

63. Chenu, Jeanne-Marie, célibataire.

64. Des Cognets-l'Hôpilal, François.

65 Des Cognets-l'Hôpital, Charlotte, célibataire, âgée de 60 ans, incarcérée le 17 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse.

66. Des Cognets-Villetréheux, Toussaint, célibataire, âgée de 66 ans, incarcéré du 30 germinal au 20 nivôse.

67. La Cormaux.

68 Le Corgne de Launay, Louis, âgé de 41 ans, frère d'émigré, entré le 12 vendémiaire, relâché le 20 nivôse.

69. Le Corgne la, Plesse, Louise-Charlotte, nièce du précédent, célibataire, âgée de 25 ans, entrée le 5 pluviôse, relâchée le 20 nivôse. Veuve Daën-Kerménénan, née Jeanne-Marie Bizien (voir à Bizien).

70. Daën, Rosalie, femme Plancher, fille de la précédente, âgée de 27 ans, épouse de Félix Plancher, émigré, incarcérée le 12 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse.

71 Daën, Honorée, soeur de la précédente, àgée de 21 ans

72 Daën, Aimée, soeur de la précédente, âgée de 19 ans.

73. Daën, Marie-Sainte, soeur de la précédente, âgée de 30 ans, ex-ursuline à Rennes.

74 Dargaray, Emmanuelle, veuve la Motte-Rouge, ayant cinq enfants dont deux émigrés, incarcérée le 4 germinal, relâchée le 20 nivôse.

75. Despréaux.

86. Droguet, Rose.

87. Droguet, Françoise-Marie, femme Guérande, âgée de 51 ans, mère de deux garçons et de trois filles ; son mari, ses deux fils et une fille émigrés ; incarcérée le 28 prairial, élargie le 20 nivôse.

78. Duchemin, Antoine, de Noyal.

79. Durand, Louise, ex-religieuse.

80 Emery-Goascaradec, Marie-Jeanne, élargie le 8 janvier 1793.

81. De l'Etang-Troaëc, de Moarué.

82. Fauvel-Rivière.

83. Fontlebon-Kéranroy, veuve. Le Forestier, Céleste, et sa mère (voir Boisfrouger).

84. Forsanz, Marie-Anne, célibataire, âgée de 52 ans, calotine de première classe, enfermée le 11 juin 1793, relâchée le 20 nivôse.

86. La domestique des précédentes.

87. Despréaux.

88. Le Frost, Mathurine, et sa fille.

89. Le Fruglay, Jean-Charles.

90. Gargiau-Kerversault, François.

91. Mme Gargiau-Kerversault.

92. Gauthier, Pétronille.

93. Gesril, Marie-Jeanne, sortie malade, incarcérée le 11 juin 1792.

94. Godmont, Rose.

95 Goublaye, Marie, femme Riou, âgée de 30 ans, mari émigré, enfermée le 25 prairial, relâchée le 20 nivôse.

96. Goublaye, Beauvais-Louise, fille. âgée de 45 ans, sœur d'émigré, incarcérée du 10 thermidor au 20 nivôse.

Gouëssard, Marie-Anne, femme Thomas le Vicomte, âgée de 53 ans, incarcérée du 4 fructidor au 20 nivôse. 1.

99. Du Gourlay, Pélagie, sa fille.

100 Goudu, Jeanne, et sa mère, née Louise Le Breton. .. Gouyon, femme, née Jeanne-Charlotte Chatton des Morandais, âgée de 33 ans, mari émigré, incarcérée avec ses parents et ses trois soeurs le 18 vendémiaire, relâchée le 21 nivôse par le Comité, et par lettre de Bollet du 24 nivôse.

101. Femme Gouyon-Maupetit.

102. Femme Gouyon du Farge.

103. Gouyon, Pierre, célibataire.

104. Gouyon, Félix, âgé de 47 ans.

... Le Gras de chanteloup, bonne-Françoise (voir Chanteloup).-

Veuve Guérande, née Françoise-Marie Draguet.

106. Guillemer, Joseph et frère.

107. Guillemer, Thérèze, célibataire, âgée de 36 ans, incarcérée pour incivisme le 16 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse. ... Guyomarais, (voir la Motte).

108 Veuve Halna-Bosguily, née Sévère-Sainte Poulain. âgée de 44 ans, incarcérée le 21 vendémiaire avec ses trois filles.

109. Halna, Rose-Sévère Joséphine, âgée de 22 ans.

110. Halna, Florianne-Renée, âgée de 21 ans.

111. Halna, Joséphine-Françoise, âgée de 20 ans.


 

112. Hingant, François, Motte-Rieux, sorti malade.

113 Le Hodec, Marie.

.. 3 de. l'Hôpital, (voir des Cognets).

114. Houdu-Villecadio.

.. Femme Jocet-Quengo née Anne-Gillette Bonin, (voir à Bonin).

115 Jocet-Quengo, Bonne-Prudence, âgée de 18 ans, fille cadette de la précédente, incarcérée du 12 vendémiaire au 20 nivôse.

116. Kercadiou (Pierre Quintin de), demeurant en Bréhand. Veuve Kercadiou-Quintin, née Charlotte Bellay, (voir Bellay).

117. La Kermarec, ex-ursuline.

... Kerménénan, (voir Daën)

118. Veuve Kermoisan, née Françoise Poulain, âgée de 60 ans, incarcérée du 12 vendémiaire au 20 nivôse.

119. Laisné, Julien et François.

120. Lambilly, Marie-Victoire, femme Villirouët, âgée de 26 ans, femme et soeur d'émigrés, ex-noble.

121. Launay. Lescouët, (voir à Bédée).

127. Leroy, femme, et ses cinq filles. ; Léry, (voir à Poulain). ... Lourmel, (voir à le Normand).

128. Le Mainguy-Saint-Martin.

129 Le Maître, Jeanne-Rose.

130. Manier, Alexandre.

131. Le Marchand.

133. Martin, Françoise et Marie.

134 Maucoq, Françoise.

135. Veuve Le Métaër, née Hélène Rébillon, âgée de 70 ans, mère d'émigré, incarcérée du 15 thermidor au 20 nivôse.

136. Le Métaër, Marie-Charlotte, sa fille, âgée de 39 ans,

138. Le Métaër-Ravillé, Jacques, et sa femme, née Renée-Claude Rogon, deux fils émigrés, incarcérée du 24 vendémiaire au 20 nivôse.

139. Métaër, fils, sorti malade. .... Mettrie, Mathurin-Marie, veuve Boissière, (voir Boissière.

140. Charlotte Micaull-Mainville, femme Lamy.

141. La Micault-Mainville, ex-ursuline,incarcérée 11 juin 1793 au 20 nivôse.

142. Le Mintier, Toussaint, âgé de 53 ans.

... Femme Le Mintier-Motte Basse, née Julie Brunet, (voir Brunet).

143. Le Mintier, Anne-Louise, âgée de 59 ans, incarcérée du 28 vendémiaire au 20 nivôse.

144. Moaisan-Villebasse, Marie-Louise, célibataire, âgée de 58 ans. ... Des Morandais, (voir Chatton). ... Femme la Motte-Rouge, née Emmanuelle d'Argarav, a-cinq enfants, dont deux émigrés, incarcérée du 4 germinal au 20 nivôse.

146 La Motte-Rouge et femme.

147. La Motte-Villescomte, Victoire, célibataire, âgée de 45 ans, soeur du fameux conspirateur Guyomarais, incarcérée du 23 vendémiaire au 20 nivôse.

148. La Motte, Pélasgie, soeur de la précédente, célibataire âgée de 35 ans.

149. La'Motte-Guyomarais, Agathe, incarcérée du 11 juin 1793.

150 La Motte, Marie-Hyacinthe.

151. La Motte-Vauvert (veuve).

Le Normand, Jeune, femme d'Eugène Chatton des Morandais, (voir Chatton).

152. Le Normand de Lourmel, François-Aimé, âgé de 67 ans, père d'émigrés, incarcéré du 11 vendémiaire au 20 nivôse.

153. Le Normand de Lourmel, Hélène, nièce du précédent.


 

154 Le Normand de Lourmel, Louis-Charles.

155. Le Normand de Lourmel, Marie-Rose.

156. Le Normand la file.

157. La Noiïhe, Joseph.

153. Paigné, Reine, fille Lescouët.

159. Paumier, Rosalie.

161. Pelletier, père et fils, incarcérés du 11 juin 1703.

162. Petit, Anne.

163. La Pétra, Mathurine.

165. Picard, Jeanne et Marie.

166. Pinel-Villerobert, Joseph,veuf, âgé de 62 ans, père de six enfants, dont deux. émigrés, incarcéré du 30 germinal au 20 nivôse.

167. Pinel, Anne, fille du précédent.

168. Plancher, Joseph, âgé de 39 ans, ex-chevalier de Saint-Louis, aristocrate dangereux, incarcéré du 14 vendémiaire au 20 nivôse. ... Femme Félix Plancher, née Rosalie Daën, (voir Daën).

169. Veuve Plancher, née Honorée Taffin.

170. Poulain-Lesry, Sévère, célibataire, âgée de 50 ans, arrêtée pour incivisme le 2 germinal, relâchée le 20 nivôse. ... Poulain, Sévère Sainte, veuve Halna, (voir Halna).

171. Poulain, Françoise, veuve Kerménénan, âgée de 60 ans, incarcérée du 12 vendémiaire au 20 nivôse

172. Poulain-Mauny, Françoise,.ex-religieuse, incarcérée du 11 juin 1793, sortie malade avant 1795.

174. Poulain-Reposoir, Pierre, et sa femme Claude Quélen.

175. PriJnat, Yves, domestique.

... Quélen, Claude, femme Pierre Poulain, (voir Poulain).

Quengo, (voir à Jocet).

176 Le Quennec, Julienne. ... Quintin-Kercadiou, Pierre, et Veuve Quintin ; (voir Kercadiou).

177. Rattier, Mathurine.

178. Du Rau.

... Rebillon, Hélène, veuve MéLaër, (voir Métaër).

179. Recourté, Julienne.

180 Riou, Jacques-Pierre. ... Femme Riou, née Marie Groublaye, (voir Goublaye). ... Fauvel-Rinière, (voir Fauvel).

181. Rabillard, Françoise.

182. Du Rocher, Mr et Mme, faisant à eux deux 135 ans. Rogon, Renée-Claude, épouse de Jacques Le Métaër, (voir Le Métaër).

184. Le Roux, Georges, et Mainguite.

185. Rouxel, Marie.

186. La Samson.

187. Sécrétain, Pierre.

188. Sévoy, Servan, âgé de 77 ans, père de deux enfants, incarcéré pour incivisme du 4 fructidor au 20 nivôse.

190. La Sorgnard, veuve Bichemin, et ses deux soeurs.

191. De Trémereuc-Meurtel, Louis-François-Bernardin, âgé de 25 ans, incarcéré du 16 thermidor au 20 nivôse.

192. De Trémereuc Léhen.

193. Trottin, Louise, sortie avant 1795. ... J. Trouée de l'Etang, de Maroué. Tutfin, Honorée, veuve Plancher.

194. La Turquais.

195. La Unirgué.


 

197.du Val. ... de Vaunoise, (voir du Bouilly).

198 Le Vicomte de Morieux, Thomas, âgé de 66 ans, et sa femme, Anne Gouësnard, âgée de 53 ans, a six filles et cinq fils, dont quatre fils émigrés, incarcéré 11 fructidor avec sa femme et ses six filles.

199. Le Vicomte de Morieux, Julie, fille du précédent, âgée de 30 ans. -

200. Le Vicomte de Morieux, Anne-Marie-Rose, fille du précédent, âgée de 14 ans.

204. Le Vicomte de Morieux, Françoise-Rose, Anne. Toussainte et Reine, ex-religieuse, filles du précédent, sorties le 18 ventôse an III, par arrêt du 4 ventôse de Guermeau et Guezno.

205. La Villéon, Casimir.

206 Villéon-Villepierre, Jeanne-Marie -Hippolyte, soeur du précédent, âgée de 30 ans incarcérée du 11 juin 1793. au 20 nivôse.

207. La Villehulin, ex-religieuse, sortie pour maladie avant 1795. ... La Villirouët, (voir Lambilly). ... Veuve Vitu-Roncière, née Victoire I.e Boistou; (voir Le Boistou).

208. Yvon.

 

Sortie des détenus de la maison d'arrêt de la commune de Lamballe. Par Bollet, Représentant du Peuple français les 20 et 21 nivôse de l'an III de !a République Française une et indivisible,


 

« Aide-toi, le ciel t'aidera.

Celui qui met un frein à la fureur des flots

Sait aussi des méchants arrêter les complots. »


 

Depuis quinze mois nous gémissions dans la Maison d'Arrêt, où nous avions souffert, avec tous les désagréments qu'entraînent nécessairement, avec lui un rassemblement nombreux et les rigueurs de la saison, des douleurs plus cruelles encore de la part d'hommes pour qui la cruauté semblait être tout à la fois un devoir et un besoin. Nos domestiques nous avaient été ôtés. Le « pot commun »  nous avait été établi et, comme l'on sait, jamais pot commun n'a bien bouilli. La fouille nous avait été faite et, pour cette opération, la maison avait été cernée en-dehors et en-dedans par la force armée et toutes les issues bouchées ; et vraiment, si Robespierre eût encore existé, je me serais crue à mon dernier moment. Mais heureusement pour nous que ce monstre avait disparu de dessus la surface de la terre qu'il avait souillée de ses crimes et abreuvée de sang. Les mots de justice et d'humanité commençaient à être proférés par ceux-là qui jusqu'alors ne nous traitaient que comme des victimes vouées à la mort. Un décret paraît qui annonce qu'il est temps enfin de rendre justice aux innocents, et des représentants du peuple, membres de la Convention, sont nommés pour se rendre dans les départements' pour y exercer cet acte d'humanité. Boursault arrive à Lamballe. Quellejoie cette bonne nouvelle ne répandit-elle pas dans nos âmes ; et combien nous nous réjouîmes encore davantage quand nous sûmes que, dans le discours qu'il avait fait au Temple de la Raison, il démasquait les vrais ennemis de la Patrie et les peignait en traits affreux, mais ressemblants ! Il y invoqua la justice et l'humanité et dit qu'on ne devait pas s'étonner si, dès le lendemain, quarante, cinquante, ou même soixante d'entre nous étaient rendus à leurs familles et à la liberté. Il nomma à cet effet une commission chargée d'étudier les motifs de notre captivité ; et la croyant sans doute remplie des mêmes sentiments que ceux qui l'animaient lui même, il lui donna le nom de « Société Philanthropique ». Mais quel nom pour de tels hommes ; quels hommes pour un tel nom ! Nous avions cependant tout espoir : Boursault était là, Boursault, rempli des sentiments les plus humains et animé de la morale la plus pure, avait en mains nos dénonciations et nos réponses à ces dénonciations qui les détruisaient de la manière la plus parfaite ; comment eussions-nous pu croire que le terme de nos maux ne fût pas venu ? Comme nous nous bercions de cette espérance, nous apprenons que Boursault est parti, et cette nouvelle fut pour nous comme un coup de foudre. Nous connaissions trop en effet le caractère des membres qui composaient la Société Philanthropique pour garder quelque illusion. Malgré les ordres qu'ils avaient reçus d'étudier sans retard nos dossiers afin de nous faire obtenir une prompte justice et de les envoyer de suite à Boursault pour qu'il statuât sur notre sort, les commissaires, sans avoir égard à la saison rigoureuse dans laquelle nous entrions, ni au nombre des personnes malades dans la prison, ne faisaient leur travail qu'avec une lenteur désespérante pour des êtres, qui, comme nous, après quinze mois de souffrance et de captivité, s'étaient crus à la veille de recouvrer la liberté. Dans cette situation désespérée, j'écrivis à Boursault, le Il octobre, lui mettant sous les yeux la dénonciation dont j'avais été l'objet le 15 août 1794 et les réponses que j'y avais faites : « Marie-Victoire Lambilly, femme Villiroyt, au citoyen Boursault, représentant du peuple, à Rennes.


 

CITOYEN,

Je m'adresse à toi pour te prier, conformément à ta justice et à ta bonté, de me rendre à la liberté et à mes enfants. Privée de l'une, séparée des autres, depuis le 21 vendémiaire an II par ordre du Comité, sans autres motifs que ceux que tu verras ci-dessous dans mon acte de dénonciation, j'aime à penser que tu trouveras ces motifs suffisamment détruits par les observations que j'y oppose. Tel est mon espoir ; puisses-tu le réaliser et te mériter ainsi à jamais des droits à la reconnaissance de ta concitoyenne, Marie-Victoire Lambilly, femme Villiroyt. A la maison d'arrêt de Lamballe, le 20 vendémiaire an Ill de la République (11 octobre 1794).

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 05:37

 

 

 

 

 

Saint-Brandan

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Bodeho

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lanfains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Harmoye

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Martin-des-Prés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Hermitage Lorges

 

 

 

 

 

 

Quintin

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 06:56

Famille Mouësan de la Villirouët

 

Historique

 

La famille Mouësan (Moisan, Moysan ou Moaisan) est originaire de la paroisse de la Bouillye, située à 10 kilomètres au N.-E. de Lamballe; nous la trouvons vivant noblement dans ce pays et dans les environs depuis le commencement du XIVe siècle jusqu'à nos jours. Elle compte donc près de six cents ans d'existence. Elle a paru aux Montres de la Noblesse de l'Évêché de St-Brieuc en 1379, 1381, 1426, 1469, 1477 ; aux Réformations de 1426, 1448, 1451, 1479, 1480, 1513, 1536, 1570 et 1580


 

1. Les noms inscrits en grandes majuscules sont ceux des membres de la maison Mouësan, ceux en lettres grasses se rapportent aux familles alliées et l'astérique qui les précède signifie que nous avons dans nos dossiers des notes généalogiques sur elles.sous la Bouillie, Pluherlin, Ruca, Saint-Potan, Illifaut, Plaintel, Éréac ; elle produisit à la Réformation de 1670 sous le ressort de Lamballe, et fut maintenue, par arrêt du 9 août 1670, dans sa noblesse d'Ancienne extraction, avec qualité d'Écuyer. Cet arrêt fut confirmé le 29 juillet 1779 par les preuves de trente-deux quartiers de noblesse fournies par Charles-Amateur Mouësan, chevalier de la Villirouët, pour être reçu dans l'ordre de Malte. Le chef de cette famille porte, depuis la première moitié du XVIIIe siècle, le titre de Comte ; et, depuis 1631, le nom de la Villirouët, terre principale de cette maison. Nous remarquerons parmi ses membres : Pierre Mouësan, écuyer, sgr du Mirouër, employé en 1379 dans l'association de la noblesse de l'Évêché de St-Brieuc pour la garde du duché de Bretagne ; Pierre Mouësan, abbé de Pornic de 1387 à 1427 ; Guillemot Mouësan, écuyer, sgr du Mirouër, qui ratifia le traité de Guérande en 1381; Jean Mouësan, sgr de Ranlastre, officier de Jugon en 1398, qui parut, comme écuyer dans la montre de Guy de Gâvre, en 1426 ; Mathurin Mouësan, sgr du Mirouër, écuyer à des Montres de 1477, et 1479; Georges Mouësan, écuyer, sgr de la Villirouët, lieutenant des gardes du château du Guildo en 1665 ; J. B. Mouësan, écuyer, sgr de la Villirouët, sous-lieutenant de grenadiers en 1709, puis capitaine au régiment de Lannion en 1711 ; Charles-Amateur Mouësan, « chevalier de la Villirouët, chevalier de l'Ordre de Malte et page de S. A. E. Mgr Emmanuel de Rohan, grand-maître de l'Ordre, en 1779; J.-B. Mathurin Mouësan, comte de la Villirouët, officier au régiment de Condé et à l'armée des Princes, chevalier de Saint-Louis et du Lys, qui, emprisonné pendant la Révolution, dut la vie au dévouement, à l'intelligence et au courage de sa femme, née Victoire de Lambilly ; Charlemagne Mouësan, comte de la Villirouët, Inspecteur des Postes, démissionnaire en 1830 ; Paul Mouësan, comte de la Villirouët, châtelain de Lemo, maire d'Augan de 1871 à 1900, en la personne duquel s'éteint de nos jours la famille Mouësan. Cette famille s'est alliée entre autres aux maisons : de la Rivière en 1420, Félin de la Reigneraye en 1459, de Bréhant 1508, de la Chouë de la Mettrie en 1521, de Melesse vers 1550, de Cornillet 1570, de Visdelou 1611, Herbert du Chauchix 1611, Bische de la Villirouët 1631 ; de la Guérande 1680, de la Motte 1650, de la Celle 1679, le Normand de Lourmel 1719, de Fontlebon 1703 et 1752, du Chastel 1729, de Lambilly 1787, le Doüarain de Lemo 1824, de la Haye-St-Hilaire 1816, de Baglion de la Dufferie 1853 et 1886, de la Rue du Can 1859, Fournier de Bellevue 1852, Libault de la Chevasnerie 1895. Par leurs alliances avec les du Chastel, de Fontlebon, de Lambilly, le Doùarain, les Mouësan se rattachent aux Maisons royales de Bretagne et d'Écosse et aux illustres familles des Bréhan, d'Andigné, de Cornulier, de Tournemine, de Coëtquen, de Trémereuc, de Belloùan, de Trécesson, de Derval, de Quélen, de Beaumanoir, de Saint-Pern, Rogier, etc. La famille Mouësan porte pour armes : « D'azur à trois molettes d'argent, une fleur de lys de même en abyme. »


 

Seigneuries


 

La famille Mouësan a possédé les seigneuries du Mirouër en la Bouillie ; de la Haye-Mouësan, de la Ville-Mouësan en Illifaut; de Saint-Quihouaye en Plaintel; de Ranlastre en Plénée-Jugon ; de la Reigneraye, de l'Escoublière en Éréac; du Bourgneuf en St-Potan;de Launay-Barthélémy, de Ménitte, de Chef du Bois, de la Grand'Maison, de la Ville-ès-Guiheux en Plédéliac ; des Courtils-Jébert en Saint-Igneuc ; de la Ville-Chevalier en Pléhérel ; du Mené, de la Gestière, de la Tremblaye en Landéhan ; de la Martinais en Meslin ; du Plat en Bréhand-Moncontour ; du Guécot, du Chastelet, en Saint-Glen ; de la Villebasse en Saint-GilIes-du-Menë ; du Baslin, des Fresches, de la Villeneuve en Ruca ; de Beauregard en Maroué ; de Trébressan en Hénanbihen ; de la Villemorin en Saint-Trimoët; du Bignon, de la Guyomarais en Saint-Denoual ; du Grenier, de la Villebresset en Saint-Alban ; du Vauclair en Moncontour ; du Moulin-Garnier en Trémorel; de la Noë en Gaël ;du Bignon, de la Renais en Conquereul ; de Quistinic, de Kervéhel, de Kermadec, de la Motte près de Locminé ; des Abbayes, de la Renaudaye en Saint-Eticnne-de-Montluc ; de la Cage en Gévezé ; de la Touraille, de Lemo, de la Roche, de Coduent, du Charbon, de la Villejégu, de la Busardière, de la Tenue, de la Rabine, de la Bossardais, du Binio, de la Villerio en Augan ; des Marchix, de la Marre, des Villelois, en Campénéac. Nous allons dire quelques mots des plus importantes de ces seigneuries.


 


 


 

Le Mirouër : Moyenne justice dans la paroisse de la Bouillie ; semble avoir été le premier chef-lieu de la famille Mouësan, que nous y voyons depuis le commencement du XIVe siècle jusqu'au commencement du XVIIe,, époque où elle le porta par alliance aux Visdelou.


 

 

 

 

Armoiries Mouesan et Visdelou

 


 

La Villirouët : Seigneurie avec manoir, moyenne justice, chapelle et enfeu, dans la paroisse de Plédéliac. Elle appartenait au XVe siècle aux Rouxel ; au XVIe à une famille Mochet, qui la vendit, le 12 avril 1605, moyennant 1630 tournois, aux Bische, déjà seigneurs de la Brousse en Plédéliac. Ceux-ci la portèrent par alliance en 1631 aux Mouësan. Elle resta ensuite jusqu'à la Révolution, l'apanage de l'aîné de cette famille, qui, depuis 1740, porta le titre de « comte de la Villirouët ». Par suite d'un acquêt fait le 21 avril 1721 par J.-B. Mouësan, écuyer, seigneur de la Villirouët, les châtelains de la Villirouët eurent dans l'église paroissiale de Plédéliac une chapelle avec enfeu prohibitif et banc seigneurial ; cette chapelle, sous le vocable de Saint-Fiacre et de Notre-Dame-de-Piété, dépendait précédemment de la seigneurie de Ménitte; ce fut là que furent inhumés plusieurs membres de la famille Mouësan. A la mort de .sa mère en 1793, Victor Mouësan, bien que cadet, se fit attribuer la Villirouët, qui vint à sa fille, Madame de la Noë des Salles, dont la petite fille l'a portée par son mariage en 1866 à Monsieur le vicomte Jules du Pontavice qui l'habite encore aujourd'hui.


 

 

Armoiries Rouxel de La Villirouët, Mochet, Bische, Mouesan.

 


 

Trébressan : Seigneurie, manoir et métairie nobles en la paroisse d'Hénanbihen, à 4 km au N. de ce bourg. Elle avait droit d'enfeu et de prééminence dans l'église d'Hénanbihen, et était un bailliage de la baronnie de la Hunaudaye. Elle appartenait, en 1572, à François des Cognets, sgr de l'Hôpital, époux de Louise de la Marre, qui s'armait : « de sable à la croix potencée d'argent, cantonnée de quatre molettes de même ». Elle vint peu après aux Bertho, qui portaient : « d'or à l'épervier de sable, accompagné de trois molettes de même ». Jean IV Bertho, époux de Catherine Rouxel, était en 1580, sgr de Trébressan et de Tremillac ; il eut : Hervé Bertho qui fit aveu de Trébressan à la baronnie de la Hunaudaye, le 14 avril 1609, et eut de Jeanne Le Moyne : 1° Julien, sgr de Trémillac, en Maroué, qui épousa Anne du Fay et continua la descendance ; 2° Gillette, dame de la moitié de Trebressan et de Houssemaine en 1629 ; 3° Jeanne, dame de l'autre moitié de Trébressan, en 1629, et épouse de François Gaudin, Sgr de la Gaudraye, en Hénansal. Trébressan vint, vers la fin du XVIIe siècle, aux Lessart, qui s'armaient: « d'argent à la bande de gueules, côtoyée de deux cotices crénelées de mème ». René Lessart, Sgr de Trébressan et du Tertre en Plestan en 1720, eut : 1° Jean-Amaury, sgr de la moitié de Trébressan, qu'il vendit le 11 mars 1763 à Jacques Fermai, sgr de la Maisonneuve ; 2° Mathurin, sgr de l'autre moitié de Trébressan et du Tertre, dont deux filles, Élisabeth et Jeanne, laquelle épousa Sébastien Farault, sgr de la Villeboeuve; 3° Jeanne, de de la Villerevault en Saint-Alban, morte fille en 1761. Jacques Fermai recéda la moitié de Trébressan, deux mois après son acquisition, le 23 mai 1763, moyennant 4.300 £, à Renée-Jeanne de Fontlebon, épouse séparée de biens de Félix de Caradeuc, comte de Kéranroy, laquelle racheta également en 1765 et 1772, moyennant 3.030 £, le reste de Trébressan à Elisabeth Lessart, qui devait continuer à en jouir à vie-durant et ne mourut qu'en 1792. La comtesse de Kéranroy mourut en 1799 et eut pour héritier son neveu, Jean-Baptiste-Mathurin Mouësan, comte de de la Villirouët. Trébressan est venu depuis à sa petite-fille, Aglaé de la Villirouët, épouse d'Édouard Fournier, marquis de Bellevüe, qui l'a cédée en 1883 à son fils, le comte Xavier de Bellevüe. Ce n'est plus qu'une métairie d'environ 29 hectares, de laquelle fait partie le champ où se trouvent les ruines de la Tour de Monbran.

 

 

 

 

 

 

Armoiries Rouxel de L'Hôpital, des Cognets, Bertho, Guillemot de Houssemaine, Lessart, Cardeuc, Mouesan, Fournier de Bellevüe.

 


 

Tour de Monbran (voir Les Templiers, page n° 7 - La Châtellenie de Plancoët, par Anatole de Barthélémy, page n° 6) : Cette tour est construite en blocs de granit reliés par un ciment excessivement dur, fait avec des débris de coquillages. Elle est de forme octogonale et semble contemporaine de la tour de Cesson, près de Saint-Brieuc. Les différents auteurs qui en ont parlé ne sont pas d'accord sur son origine. Les uns prétendent qu'elle fut bâtie au XIIe siècle par les Templiers sur l'emplacement d'un ancien château appartenant à une famille de Monbran qui possédait en même temps le château de Pléboulle et. qui produisit Jeanne de Monbran prieure de l'abbaye de Tinténiac en 1575. Les Templiers construisirent près de là une chapelle dite de Sainte-Croix, dans laquelle fut passé en 1201 un acte de donation fait par Gillinus d'Ivias et Jordan le Rouge en faveur de l'abbaye de Saint Jean-des-Bois. Cette chapelle, reconstruite au XVe siècle par Pierre Duguesclin, existe encore de nos jours... D'autres disent que Monbran aurait été bâtie par les Bréhan, d'où son nom de « Mont-Bréhan ».... D'autres y voient : « Mont-bran », « Mont du Corbeau», « bran » en breton signifiant « corbeau)... Ogée, dans son « Dictionnaire de Bretagne », désigne cette tour comme les ruines de l'ancien donjon du château de Pléboulle... M. Habasque, dans l'Annuaire des Côtes-du-Nord, déclare que « ce ne peut ètre les ruines d'un château, mais bien une construction « isolée, une de ces fortifications primitives décrites par M. de Caumont »... Dom Bernard de Montfaucon parle de la tour dans « l'Antiquité expliquée », t. IV, p. 145 du Supplément (écrit en 1702) : « Cette tour octogonale est placée au sommet d'un coteau rocheux et bâtie sur une plate-forme en terrasse, faite exprès, d'environ cent pieds de diamètre. Elle est construite à chaux et à sable. Octogone en dehors, les huit pans ne sont pas égaux ; quatre ont 10 pieds, et les quatre autres de 13 à 14 pieds. Dans l'un des pans, du côté du midi, il y a une ouverture irrégulière de 8 à 9 pieds de hauteur sur 6 à 7 pieds de largeur ; son assise est à 8 pieds au-dessus du terrain du dehors, et au niveau du terrain en dedans, sans trace d'escalier ou de perron qui pouvait y donner accès. Au-dessus de cette porte était une fenètre de 4 pieds de haut au moins. La tour a environ 38 pieds de hauteur du côté du Nord, et elle semble n'en avoir jamais eu davantage ; il existe encore un parapet au sommet d'un des pans; les murs ont une épaisseur de9 pieds à leur base, et de 3 pieds seulement à leur couronnement. La tour, ronde en dedans, n'a guère que 15 à 16 pieds de diamètre ; elle était divisée en deux étages séparés par des planchers en bois posés à 10 pieds l'un de l'autre. » Enfin, nous lisons dans « Annuaire des Côtes-du-Nord », de 1848: « La tour de Monbran, haute de dix mètres avec un diamètre de 9 m. 50, octogône à l'extérieur avec quatre des faces plus larges que les autres, et cylindrique à l'intérieur, est assise sur un rocher qui domine une courbe décrite par la rivière de Frémur. Le rez-de-chaussée était probablement recouvert par une motte, et il n'a pour ouverture qu'une espèce de barbacane de 2 m.50 sur 0 m.30, percée dans la face du Nord. A l'étage supérieur, une baie s'ouvrait du côté de l'Ouest. Dans l'intérieur, entièrement délabré, on voit encore la place de l'escalier qui occupait l'angle N.-E. Cette construction est formée de moëllons largement noyés dans un mortier de chaux renfermant des coquilles presque entières. On y remarque l'absence complète de sculptures. » Un aveu de 1570 cite : « une tourelle, place de moulin-à-vent, située près et sur le tertre de Montbran, à présent ruineuse. » M. Bizeul a reconnu jadis près de Monbran le passage de la voie romaine allant de Carhaix à Aleth (Saint-Malo). Tour ou château, nous voyons Monbran habité jusqu'au milieu du XVe siècle. Il appartenait en 1270 aux Montfort, seigneurs de Plancoët, de Saint-Islan, de Saint-Denoual, qui se fondirent au XIVe siècle en Duguesclin, seigneurs du Plessis-Bertrand. Thiphaine Duguesclin, héritière de ces seigneuries, les porta en 1386 aux Tourneminet, par son mariage avec Pierre de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, qui les rattacha à cette terre. Après la mort de Tiphaine Duguesclin, dame de Tournemine, une dame de Montbourcher et sa fille se déclarèrent ses héritières, et vinrent s'établir dans la Tour de Monbran. Elles y restèrent quelque temps grâce à la protection du duc Jean V ; mais à la mort de celui-ci, en 1442, le sire de la Hunaudaye se jugeant lésé fit visite à la dame depassées.

 

 

 

 

Tour de la Montbran

 

 

Armoiries Montfort, du-Guesclin, Tournemine, Montbourcher

 

 

La châtellenie de la Hunaudaye avait droits de haute justice, de fondation dans l'église de Plédéliac et dans la chapelle du Saint-Esprit. Elle fut érigée en Bannière en 1354, et en Baronnie le 6 septembre 1487. Elle ne comprenait primitivement que la vicomté de Pléhérel, la Hunaudaye-en-Plédéliac, et le Chemin-Chaussée en Pléhérel ; elle s'accrût par acquêts en 1541 et 1542 des seigneuries de Plancoët et de Montafilan. Elle appartint jusqu'en 1540 aux Tournemine qui la portèrent aux d'Annebaud par le mariage de Françoise de Tournemine avec Claude d'Annebaud, lequel acheta des Laval, en 1541et 1542 des seigneuries de Plancoët et de Montafilan. Elle appartint jusqu'en 1540 aux Tournemine qui la portèrent aux d'Annebaud par le mariage de Françoise de Tournemine avec Claude d'Annebaud, lequel acheta des Laval, en 1541, Plancoët et Montafilan, et eut : Jean d'Annebaud, dont : Madeleine, qui épousa Jacques de Plancoët et Montafilan, Silly, et eut pour héritière, en 1572, Renée de Tournemine, dont hérita aussi, en 1609, Jeanne de la Motte-Vauclerc, épouse de Sébastien de Rosmadec. Les Rosmadec la portèrent, en 1631, aux Rieux d'Assérac, par le mariage de Catherine de Rosmadec avec Guy de Montbourcher, et, la prenant par le bras, la mit à la porte et depuis garda la tour... Des Tournemine Monbran vint avec la Hunaudaye aux d'Annebaud, aux Rosmadec et aux Rieux. En 1759, Jean Sévère, comte de Rieux, baron de la Hunaudaye, donna en afféagement le clos de la tour de Monbran et les prés de Monbran à Renée de Fontlebon, épouse du comte de Caradeuc de Kéranroy, qui, ayant acheté en 1763 la terre de Trébressan, les réunit à cette seigneurie.Mais il était stipulé dans l'acte de vente que «la vieille tour et forteresse de Monbran en était exceptée », ce qui fut également reconnu dans l'aveu rendu peu après par la comtesse de Kéranroy, qui déclare «posséder une pièce de terre noble en la ville de Monbran, sous la seigneurie de Plancoët, contenant douze journaux et dans laquelle est une vieille tour, laquelle n'est à la dite dame et appartient au dit seigneur, Jéan Sévère, comte de Rieux». En 1780, Louis-François de Rieux vendit le bailliage de Monbran avec la tour à Mme de Lesquen, veuve de M. Thomas de la Reigneraye. Elle est venue par alliances des Thomas de la Reigneraye aux Lorgeril, et de ceux-ci aux Sagazan.

 

 

Armoiries Tournemine, d'Annebaud, Rosmadec Rieux, Thomas de la Reigneraye, Lorgeril, Sagazan.

 

 

 

La célèbre foire, dite « Foire de Sainte-Croix de Monbran », se tient chaque année au mois de septembre autour de la tour. Cette foire a l'aspect d'un campement dans le désert. C'est une ville de tentes alignées et formant des rues, dites « rue de Lamballe », « rue de Saint-Brieuc », « rue de Paris », « rue de Castiglione », au milieu desquelles est une « place ». Des patrouilles y circulent pendant la durée de la foire. En 1846, on y comptait jusqu'à 137 tentes sans parler des boutiques en plein vent. On y voyait aussi 13 cabarets, dans un seul desquels on vendit environ quatre barriques, plus de 900 litres de café. Presque toutes les ventes s'y font par voie d'échange. On bat la retraite chaque soir, et des rondes ont lieu durant la nuit dans les « rues de la ville ». On dit en effet dans le pays « la ville de Monbran », nom donné aussi dans les anciens actes, bien que ce ne soit en réalité qu'un village. La foire de Monbran existait de temps immémorial et bien avant les Templiers. Elle durait dix jours, comme aujourd'hui, du 14 au 24 septembre. Les transactions s'y font encore en nature, et cette foire est une des plus importantes de la contrée. Tant que les Templiers en eurent la police, tout s'y passait bien; mais plus tard il s'y produisit de graves désordres. Nous voyons en effet aux archives de l'abbaye de Saint-Jacut, un mandement du duc Jean V au sénéchal de Rennes, par lequel, à la date du 17 octobre 1409, « il lui enjoint d'instruire contre Bertrand et Jacques de Dinan, Guillaume Hue, capitaine du Guildo, Geoffroy Tournemine, frère du sire de la Hunaudaye, Alain Bourdat, Olivier et Roland la Vache, Thomas et Gilles Labbé, accusés entre autres d'avoir battu les vassaux de l'abbaye de Saint-Jacut se rendant à la foire de Monbran ». Un marché avait lieu également à Monbran, le « Lundi Lardier » (Lundi gras).

 

 

Foire de la Montbran

 

 

Le Baslin : terre et métairie nobles situées dans la paroisse de Ruca, à trois kilomètres au sud d'Hénanbihen. Elle appartenait anciennement aux Kergu, et fut vendue le 12 septembre 1723 par François de Kergu, recteur de Plédéliac et prieur du Saint-Esprit, à Renée de Fontlebon, de de la Touche, qui épousa, vers 1731, Louis-René Marcel Bodin, sgr du Boisorieux, de la Rosaye, professeur de droit civil et canonique à Rennes. Il eurent pour héritière, en 1749, leur nièce, Françoise de Fontlebon, qui épousa en 1752 Jean-Augustin Mouësan, comte de la Villirouët. Elle appartient aujourd'hui, avec et comme Trébressan, au comte Xavier de Bellevue.

 

 

 

Armoiries Kergu, de Fontlebon, Bodin, Mouësan, Fournier de Bellevue

 

 


 

Le Guécot : seigneurie avec droits de basse justice, chapelle, banc seigneurial et enfeu, en la paroisse de Saint-Glen. Elle appartenait en 1406 et jusqu'en 1569 à la famille Ferragu, qui la porta, à cette date et par alliance, aux Couespelle, d'où elle vint également par des alliances successives aux du Bruilly 1579, de la Rouë 1654, du Chastel 1722, le Paige 1729, puis aux Mouësan 1731. Elle appartient actuellement, ainsi que le Chastelet en St-Glen, au marquis de Bellevue.


 

 

 

Armoiries Ferragus, Couespelle, du Brouilly, de la Rouë, du Chastel, le Paige, Mouësan, Fournier de Bellevue.


 

Launay-Barthélémy, seigneurie en Plédéliac, qui appartenait très anciennement et jusqu'en 1586 aux Barthélémy ou Berthélémer, famille noble sous Plorec et St-Méloir, R. 1428 et 1445, qui la portèrent par alliance à cette date aux Rouxel, d'où elle vint par alliances successives aux Lambray 1665, aux Glé 1683; ceux-ci la vendirent en 1749, moyennant 10690 £, aux Mouësan de la Villirouet. Elle appartient actuellement au comte de la Villirouët.


 

 

 

Armoiries Rouxel, Lambray, Glé , Mouësan de la Villirouet


 

La Ville-Chevalier, seigneurie en Pléhérel, appartenait au XVIe siècle aux des Cognets; elle vint depuis aux Bosquen, qui la portèrent par alliance aux Trémereuc 1664, ceux-ci aux Fontlebon en 1727, qui la portèrent en 1799 aux Mouësan de la Villirouët. Elle est actuellement au comte de la Villirouët.


 

 

 

Armoiries Cognets, Bosquen, Trémereuc, Fontlebon, Mouësan

La Ville-Chevalier d'après Frotier de la Messelière et Service Régional de l'Inventaire de Bretagne 

 

 

Le Chef-du-Bois (Pen-ar-Coët), seigneurie en Plédéliac, qui appartenait anciennement aux Mochet, ainsi que la Villirouët ; elle vint par ailiances aux Bische en 1600, aux du Coudray en 1630, aux Fontlebon en 1663, puis aux Mouësan en 1799.


 

 

 

Armoiries Mochet, Bische, du Coudray, Fontlebon, Mouësan 


 

La Villemorin, seigneurie en St-Trimoël ; La Villebasse, seigneurie en Saint-Gilles du Méné; et le Plat, terre en Bréhan-Moncontour, vinrent en 1729 aux Mouësan par alliance avec les du Chastel. La Villemorin et le Plat appartiennent actuellement au comte de la Villirouët. Les Mouësan de la Villirouët possédèrent également une maison en Plédéliac, dite la Grand'Maison, un hôtel à Montcontour et deux hôtels à Lamballe : l'un, situé rue Basse, fut vendu en 1811 aux Collas de la Baronnais ; l'autre, dit « Hôtel Kéranroy », situé rue du Boulevard, fut vendu en 1852 par le comte de la Villirouët; il appartient actuellement aux Hougomar des Portes. Les seigneuries en Locminé, Moustoirac et Remungol, vinrent aux la Villirouët en 1787 des Lambilly. Les seigneuries en Saint-Étienne-de-Montluc vinrent aux la Villirouët en 1824 des Le Doüarain, qui les tenaient des Desgrées du Lou, qui les avaient reçus des Gaudin de la Bérillaye.

 

Lemo, château et seigneurie, anciennement haute, basse et moyenne justice en Augan, avec chapelle, fuye, futaie, auditoire, cep et collier, fourches patibulaires à trois pôts, droits seigneuriaux, rôles et fief, chapelle, banc et enfeux, prohibitifs dans l'église d'Augan, appartenait très anciennement à une famille de ce nom (de Lemo : « de sable à trois mains dextres d'argent »), qui se fondit en 1588 en Lezenet « de sable à trois coquilles d'argent») ; ceux-ci la portèrent par alliance en 1650 à René de Kermeno, marquis du Garo-Kermeno, qui le vendit le 16 juillet 1667 aux le Doüarain. Il vint aux la Villirouët, à la mort de la dernière demoiselle le Doüarain de Lemo, en 1872, par suite de l'alliance en 1824. Il appartient actuellement au comte de la Villirouët, qui y demeure avec sa fille et son gendre, le comte et la comtesse Libault de la Chevasnerie.


 

 


 

Armoiries de Lemo, Lezenet, de Kermeno, le Doüarain. Mouasen de la Villirouët, Libault de la Chevasnerie

 

 

La Touraille, château, moyenne et basse justice en Augan, avec chapelle, futaye, fuye, banc et enfeu prohibitif dans l'église de cette paroisse, était anciennement et dès le XIVe siècle le chef-lieu de la maison Desgrées; ruiné au moment des guerres de la Ligue, elle fut vendue en 1622 par le vicomte Jean Desgrées de la Touraille aux le Doüarain, qui la revendirent en 1709 aux Liger de la Châteigneraye, desquels elle fut achetée par les Larcher vers 1716. Un des membres de cette famille, Jean-Chrysostôme Larcher, comte de la Touraille, fut célèbre vers la fin du règne de Louis XV. Il vendit la Touraille en 1765 aux le Doüarain, qui la portèrent par alliance en 1824 aux la Villirouët ; elle est actuellement la demeure du marquis et de la marquise de Bellevüe.

 

 

 

 

Armoiries Desgrées, le Doüarain, Liger de la Châteigneraye, Larcher, Mouesan, Fournier de Bellevüe

 

Les Marchix, ancienne seigneurie en Campénéac, avec chapelle et droits seigneuriaux, chapelle et enfeu prohibitif dans l'église paroissiale de Campénéac, appartenait autrefois à une famille de ce nom (des Marchix) qui la porta aux Lezenet vers 1400, et ceux-ci par alliance au marquis de Kermeno en 1627 ; les Kermeno la vendirent en 1667 aux le Douarain, desquels elle est venue en 1824 aux la Villirouët. C'est actuellement une ferme qui appartient au marquis de Bellevùe.

 

 

Armoiries Lezenet, de Kermeno, le Douarain, Mouesan, Fournier de Bellevüe


 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 13:24

1° Pierre Mouësan, écuyer, seigneur du Pierre Mirouër, vivait en 1350. Il fut employé dans l'association de la noblesse de l'Évèché de Saint-Brieuc pour la garde du duché de Bretagne en 1379. Il semble avoir eu pour fils :


 

1° Guillemot, qui suit ;


 

2° Roland Mouësan, seigneur de Saint-Quihouaye en Saint-Quihouët, qui tua en 1385 Jean, baron de Beaumanoir, qu'il soupçonnait d'avoir abusé d'une de ses parentes. Il n'eut qu'une fille: Isabelle Mouësan, de Saint-Quihouaye,qui épousa vers 1415 Eon de la Rivière, auquel elle porta Saint-Quihouaye


 

3° Jean Mouësan, écuyer, seigneur de Ranlastre, officier de Jugon en 1398 ; il parut comme écuyer, et l'un des cent quarante six hommes d'armes de la Compagnie du sire de Gâvre, à la montre de Guy de Gàvre faite le 22 mars 1426. Il avait reçu, le 4 mars 1398, des lettres de Jean, duc de Bretagne et comte de Richemont, « lui signifiant que l'abbaye de Bosquen étant de fondation ducale, ses vassaux du village de Ranlastre, en Plessis-Jugon, étaient exempts du guet au château de Jugon »


 

4° Pierre II Mouësan, abbé de Pornic du 1er mars 1387 à sa mort en octobre 1427.


 

5° Alain Mouësan, qui rendit hommage au. vicomte de Rohan, pour terres en Loudéac en 1396.


 

6° Renaud Mouësan, qui vivait en 1420, père de :


 

A. Guillaume Mouësan, qui possédait une terre noble en Pluherlin, dont il fit aveu en 1451 à Jamet de Talhouët, seigneur de Talhouët ;

 

B. Guillemette Mouësan, citée dans cet aveu de 1451.


 

7° Dom Guillaume Moysan, abbé, tabellion de la Cour de Dol en 1389. 

II° Guillemot Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër. Il ratifia à Lamballe, le 28 avril 1381, le traité de Guérande, en même temps que soixante dix gentilshommes de l'évèché de Saint-Brieuc, entre autres Olivier de Vauclerc, Jean de Trémereuc, Bertrand de Goyon, etc. Il fut fait prisonnier en 1391. Il parut comme seigneur du Mirouër, en la Bouillye R. 1426.


 

Il eut :



 

Ill° Guillaume II Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër. Il fut représenté par son fils Mathurin Mouësan, à une Montre des Nobles de l'Évêché de St Brieuc, sous la Bouillye, en 1479.

 

Il eut :


 

1° Mathurin Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër, qui parut comme écuyer à des Montres, en 1469, 1477 et 1469 ; et comme seigneur du Mirouër, en la Bouillye, Réf. 1480. Il ne semble pas avoir eu de postérité.


 

2° Olivier qui suit :


 

IV°. Olivier Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër, de la Haye-Mouësan. de la Reigneraye, du Moulin-Garnier. Il épousa vers 1460 Thomine Félin, fille de feu Thomas Félin, sr de la Reigneraye (voir les villages d'Eréac, page n° 11), de la Haye, du Grand-Jouan, en Éréac, qui lui porta la Reigneraye, où son fils parut en 1513. Il fit bâtir en Trémorel une maison dite le Moulin-Garnier. « Olivier Mouësan, sgr de la Haye-Mouësan, en Yllifaut, et natif de Plancoët, demeurant à la maison du Moulin-Garnier qu'il a fait bâtir ». Cette famille Félin s'éteignit au commencement du XVIe siècle (voir Montres nobiliaires de la paroisse d'Eréac en 1513), fondue en Mouësan, Grignon et de la Palluelle. Thomas Félin avait été anobli par le duc de Bretagne vers 1445 (voir Anoblissement de Thomas Felin de la paroisse d'Ereac et de son manoir du Grangan.) ; il avait épousé Dlle le Chevré (voir La famille Chevré des Fosses), Dme du Chastellier (voir les villages d'Eréac, page n° 4 ). Olivier Mouësan parut comme écuyer en 1469, à une Montre sous Pludune. Il mourut en 1513, laissant :


 

1° Gilles, qui suit ;


 

2° Isabelle Mouësan, qui épousa vers 1508 Jean de Bréhant, Sgr de la Plesse, de l'illustre famille de ce nom, et veuf en premières noces de Jeanne Collas, dont: Bertranne de Bréhant, de de la Plesse, qui signe aux Registres paroissiaux de la Bouillye en -1523 et 1539.

V° Gilles Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër, de la Reigneraye, de la Haye. Il parut sous la Bouillye et sous Éréac, à la Réformation de 1513: « Gilles Mouësan, qui dit ètre nob. à raison de feu Olivier Mouësan, son père, qui fut marié à Thomine Félin, laquelle estait de bas estat ; et en est fils ledit Gilles ; et était ledit Olivier natif de Plancoët, et se disait nob. - Le dit Gilles s'est toujours tenu exempt ».


 

Il eut :


 

1° Jean II Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër, des Fresches, de la Villeneuve, qui parut sous la Bouillye, avec son père, en 1513, sous Ruca en 1554 et en 1560, sous Guingamp en 15551. Il fut parrain à la Bouillye, le 11 octobre 1545 de Jacques de la Motte, fils de Julien et de Marguerite de Bréhant, sgr et de du Saint-Esprit, (Marguerite de Bréhant, fille du premier lit de Jean, sgr de la Plesse, et demi-soeur de Bertranne de Bréhant, nièce de Jean Mouësan). Il épousa Olive de la Fruglaye, dame des Fresches et de la Villeneuve, en Ruca ; dont il eut :


 

A. Jean III Mouësan, écuyer, sgr du Mirouër, qui épousa Mathurine, dame du Bignon en Saint-Denoual, dont : Clément Mouësan, écuyer, sr du Mirouër, du Bignon, en 1569, mort sans postérité en 1610;


 

B. Hélène Mouësan, dame de la Villeneuve, qui épousa vers 1555 Guillaume Martin, sr de la Villemaugier, dont :

a. Guillaume Martin, sgr de la Villemaugier, et

b. Ruellan Martin. sgr du Mirouër, qui épousa, vers 1580, Louise de Visdelou, fille de Jean, chevalier, sgr de la Goublaye (voir La Goublaye en Saint-Alban.), de l'Hostellerie, de la Ville-Théard, dont postérité.

C. Delle Mousëan, de du Fresche, qui épousa, vers 1550, N... de Bédée, dont postérité.


 

2° Bertrand Mouësan, qui suit :

VI° Bertrand Mouësan,écuyer, seigneur du Bourgneuf, de la Costière. C'est à lui que remontent les cinq générations nobles reconnues par la Réformation de 1670. Il était, en 1521, époux de Marie de la Chouël. de du Bourgneuf, fille de Jean, sgr de la Villeaufraye du Bourgneuf, et de Marguerite de Lenclos, qui lui avait porté le Bourgneuf en Saint-Potan, où elle mourut en 1563. Il passa un acte en 1538 ; parut aux montres de la noblesse du ressort de Lamballe en 1570 et en 1580 ; et mourut vers 1582.

Il eut :


 

1° Michel Mouësan, sgr de la Costière, du Bourgneuf, qui partagea noblement son frère puîné, à la mort de leur mère en 1573, et lui donna la Costière. Il est déclaré dans ce partage « que leurs ancêtres avaient toujours partagé noblement, suivant l'assise du comte Geoffroy.(Tit. De la famille). Il épousa Christophe de Melesse, d'une ancienne famille de l'Évèché de Rennes, qui produisit un chevalier croisé en 1248, et portait : « D'or à la bande fuselée de sable ». Il ne laissa pas de postérité.


 

2° Morice Mouësan; qui suit :


 


 

VIl° Morice Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière. Il fut partagé par son frère, en 1563, de la Costière, en Planguenoual, où il demeura ; il y passa des actes en 1566, 1576, 1586 et 1588; et il y mourut en 1610. Il avait épousé, 1° vers 1570, Marie-Jeanne de Cornillé, de de la Motte, en Torcé, fille de Antoine de Cornilléi, écuyer, sr de la Bichetière, et de Geffeline de Champagne 2° Jacquemine Poulain.


 

Il eut sept enfants :


 

1° Amaury Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière qui parut dans un acte en 1583 et mourut sans alliance ;


 

2° François, qui suit ;


 

3° Jean IV Mouësan, qui fut partagé par son frère aîné, François, en 1611, et reçut de lui un prêt de 50 £ en 1624 ; il mourut sans postérité ;


 

4° Pierre Mouësan, qui demeurait au Grenier, en St Alban, chez son frère, François, lors du partage de 1611 ; il ne laissa pas de postérité ;


 

5° Jeanne Mouësan, qui était, en 1611, épouse de Jean VI de Visdelou, écuyer, sr de la Villethéard, en la Bouillye (voir La tour de Ville-Théart à La Bouillie) dont elle ne semble pas avoir eu de postérité ;

6° Marie Mouësan, épouse en 1611 de Julien Hallenaut, écuyer, sr de la Ville-Colvé en Plélo; nous ignorons sa postérité ;


 

7° Françoise Mouësan, épouse en 1611 de François Pansart.


 


 

VIII° François Ier Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière, du Grenier. Après la mort de son père, il partagea noblement en 1611 ses frères et ses soeurs II demeurait alors au Grenier, en Saint-Alban, qui lui avait été apporté par sa femme, Isabelle Herbert du Grenier, du Chauchix, en St Alban, qu'il avait épousée en 1603. Il mourut en 1631, laissant :


 

1° François II, qui suit ;


 

2° Catherine Mouësan, qui épousa René de la Motte, écuyer, sgr de Kerdavy, fils de Louis sgr du Saint-Esprit, de Ménitte, et de Raoulette de la Cellek. Ils demeurèrent à la Houëgnardière, en la Mézière, où ils moururent, elle, en 1677, et lui le 10 septembre 1695, laissant postérité.


 

3° Marguerite Mouësan, qui épousa, vers 1635, Jean Bertho, écuyer, Sgr de Vauvert, fils de Jean,sgr de Vauvert, et de Marguerite Cottes, de de la Barre, dont Jean Bertho, sr de l'Escoublière, maintenu en 1669.


 

IX° François II Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière, du Grenier, de la Villirouët, de la Grand'Maison, de la Ville-ès-Guiheux. Né en 1605, il passa bail pour le Grenier en 1641 ; il fit, en 1647, un échange avec Jean du Coudray, seigneur de Chef-du-Bois et de l'Epine. Il mourut avant 1663. Il avait épousé, le 16 janvier 1631, Renée-Anne Bische, de de la Villirouët, fille de Gilles, écuyer, Sr de la Villirouët, de la Brosse, et de Marguerite Mochet, de de Chef-du-Bois ; qui lui porta la seigneurie de la Villirouët en Plédéliac, où il alla demeurer. Ils eurent cinq enfants :


 

1° Georges Mouësan, écuyer, seigneur de la Villirouët, de la Costière, lieutenant des gardes du château du Guildo (voir le château de Gilles de Bretagne au Guildo & l'abbaye de Saint Jacut de la Mer - Hunaudaye, Le Guildo, Boquen - Le château du Guildo par Jean-Baptiste-François Delaporte -), en 1665 ; né à la Villirouët en 1633, il épousa en novembre 1680, Jacquemine de la Guérande, fille et héritière de feu Marc de la Guérande, écuyer, sgr de la Guyomarais, du Quengo, et de Marguerite de la Fruglaye. Il mourut en juillet 1684. Il n'eut que deux filles : Jacquemine et Marguerite, qui moururent sans alliances. Sa veuve épousa, en secondes noces, Louis Le Normand, ecuyer, sgr des Naux, mort en 1686, et en troisièmes noces, J.-B. Brunet, sgr du Guillier (voir Quelques notes sur les possesseurs de la terre du Guilliers en Plédéliac), de la Morinais, mort en 1689. Il parut à la Réformation et fut maintenu par arrèt du 10 juillet 1670 : M. le Jacobin, rapporteur: « Georges Mouésan, sgr de la Ville-Irouez, demeurant au bourg de Plédéliac, évêché de St-Brieux, déclaré noble d'extraction sous Rennes ; porte d'azur à la fleur de lys d'argent et trois molettes d'éperon de même, deux en chef et une en pointe. »


 

2° Anne Mouësan, dame du Closneuf, qui épousa 1° François Volance, écuyer, sgr de la Conte, en Maroué, dont postérité ; 2° (?) Alain Guisnel, sgr de l'Espine, en Ruca, dont: Guillaume G., né à St-Malo, le ler mars 1681, (Alain Guisnel épousa en secondes noces, à Châteauneuf, en 1690, Madeleine Paré),


 

3° Françoise Mouësan, dame du Val, de la Ville-ès-Guiheux, qui épousa Ambroise Fournier, écuyer, sgr des Granges, dont elle était veuve en 1691 ;


 

4° Jean V, qui suit ;


 

5° Toussainte Mouësan, qui épousa Bernard Martin, écuyer, et parut, comme sa veuve, en 1723.

X° Jean V Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière, de la Villirouët. Né au château de la Villirouët, en Plédéliac, le 14 avril 1654, il hérita de son frère ainé, Georges, en 1684. Il parut à la Réformation et fut maintenu par arrêt du 9 août 1670, M. Huart, rapporteur : « Jean Moisan, fils mineur de feu François, sgr de la Costière et de Renée Biche, demeurant paroisse de Plédéliac, évêché de Saint-Brieuc, déclaré noble d'extraction sous Rennes ; porte « d'azur à la fleur de lys d'argent et trois molettes d'éperon de même, deux en chef et une en pointe. » Il épousa, le 16 mai 1679, Anne-Françoise de la Celle fille de Jean-Baptiste, écuyer, de la Mettrie, de Ménitte, et de Catherine-Bertranne .de la Motte, du Saint-Esprit, petite-fille de Pierre de la Celle, sgr de la Sécardais, et de Julienne Léziart. Ils eurent :


 


 

1° Jacquemine Mouësan, dame de la Martinais, née le 16 mars 1680, elle épousa le 20 octobre 1703, son cousin, Pélasge-François .de Fontlebon, écuyer,sgr de Chef-du-Bois,. de la Lande, du Fay, fils de Jacques, Sgr de la Lande, de la Touche, de Caragat, de Chef-du-Bois et de Françoise du Coudray (celle-ci fille de Jean, sgr de l'Espine, et de Anne Bische, de de Chef-du-Bois, qui, elle même, était fille de Gilles Bische, sgr de la Villirouët, et de Marguerité Mochet). Son mari mourut en 1717, laissant quatre enfants. Sa veuve mourut en 1757 ;


 

2° Jean VI Mouësan, écuyer, seigneur de la Villirouët, de la Costière, né en 1682, sous-lieutenant de Grenadiers au Régiment de Carman, en 1709, puis capitaine au Régiment de Lannion par brevet du 10 septembre 1711, démissionnaire en 1715. Il était, en 1709, en garnison à l'île d'Oléron, et en 1713 à Abbeville; ce fut là qu'il épousa, le 18 mai 1713, Marguerite Bruant, veuve de Adrien de Lenclerc ; elle mourut sans postérité le 16 juillet 1714. Il donna alors sa démission et alla demeurer à la Villirouët et à Moncontour. Il épousa en secondes noces, en 1720, Marguerite le Normand, de Lourmel. II acheta des la Motte, le 28 avril 1721, une chapelle avec enfeu prohibitif, située dans l'église paroissiale de Plédéliac, et dite « chapelle de Ménitte », placée sous le patronage de St-Fiacre et de N.-D. de Pitié. Ce fut là qu'il fut inhumé le 23 décembre 1751. Il ne laissait pas de postérité. Sa veuve lui survécut longtemps, et ne mourut qu'en 1793 ;


 

3° Jacques-Louis-Marie, qui suit ;


 

4° François Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière, qui mourut avant 1731, ne laissant pas de postérité de son mariage avec dlle Doudart ;

5° Thomasse Mouësan, née à la Villirouët, le 29 août 1693, qui épousa vers 1720, Jacques Volance, écuyer, sgr de la Pénière, dont elle n'eut qu'une fille : Anne Volance, de de la Pénière, qui épousa : 1° vers 1746, Louis-Toussaint de Launay, écuyer, sgr de la Salle ; 2° en 1753, François de la Planche, écuyer. Elle ne laissa pas de postérité.


 

XI° Jacques-Louis-Marie Mouësan, écuyer, seigneur de la Villemorin, de la Villebasse, du Guécot, du Chastelet (voir Quelques notes sur la famille de Couespelle et ses possessions en Saint-Trimoël, Landéhen, Saint-Glen, Plestan,Trébry et Saint Rieul), de la Martinais. Né le 9 février 1687, il épousa à St Glen, le 20 janvier 1729, Charlotte-Renée du Chastel, fille aînée de feu François, chevalier, sgr de la Villebasse, de la Martinais, de Frémeur, et de Fleurianne de la Rouës, de du Guécot, du Chastelet. Elle était veuve de Jean-Marie le Paige, écuyer sgr des Aulneaux, qui était mort en Mars 1726, ne laissant qu une fille, Charlotte-Françoise le Paige, qui mourut fille au Guécot le 4 septembre 1790, et dont les Mouësan de la Villirouët héritèrent. Cette alliance en porta de fort illustres aux Mouësan, Charlotte-Renée du Chastel étant petite-fille de Jeanne d'Estuer, dame de la Villebasse, qui descendait directement des Stuart, Maison royale d'Ecosse, dont les d'Estuer portaient les armes. Ce fut également par suite de ce mariage que les Mouësan reçurent les seigneuries on terres nobles de la Villebasse, de la Villemorin, de la Martinais, du Guécot et de Peillac. Jacques Mouësan habita avec sa femme à Collinée et au Guécot où il mourut le 3 septembre 1745 ; il fut inhumé dans l'Église de St-Glen. Sa veuve fut inhumée dans le même enfeu en 1756. Leurs enfants furent :


 


 

1° Jeanne-Claude Mouësan de la Martinais, née au Guécot, le 7 mars 1730, morte fille en 1778 :


 

2° Jean-Augustin, qui suit ;


 

3° Marie-Louise Mouësan de la Villebasse et du Chastelet, née au Guécot en 1735, elle ne se maria pas ; elle fut emprisonnée à Lamballe, avec sa nièce la comtesse de la Villirouët, en 1793 ; elle mourut à Lamballe, le 26 décembre 1814, âgée de quatre-vingts ans. Elle avait servi, pour ainsi dire de mère à son neveu et à ses petits-neveux et petites nièces.


 


 

XII° Jean-Augustin Mouësan, chevalier et comte de la Villirouët, seigneur de Launay-Barthélémy, de Ménitte, de la Villechevalier, du Mené, du Guécot, de Beauregard, du Peillac, de la Guyomarais, de la Villemorin, des Courtus-Gébert, du Baslin, du Crapon, du Grenier, de la Villebrosset. Né au Guécot, le 11 mars 1734 ; à la mort de son oncle, Jean VI Mouësan de la Villirouët, en 1751, il hérita de la seigneurie de la Villirouët, devint « chef de nom et d'armes », et porta le titre de « comte », qui lui est donnédans son contrat de mariage en 1752, et dans son acte de décès en 1773 ; ce titre est également rappelé dans le contrat de mariage de son fils, en 1787. Il acheta, le 29 novembre 1715, la Guyomarais en Plédéliac, des demoiselles de la Motte. Il habita le château de la Villirouët, où il mourut, n'étant âgé que de quarante ans, le 5 mai 1773, il fut inhumé dans la Il avait épousé, le 4 juillet 1752, Françoise de Fontlebont, de de la Ville chevalier, du Fay, sa cousine, fille de Jean-Baptiste François, écuyer, sgr du Chef-du-Bois,de la Lande, Fall, et de Françoise-Marguerite-Marie de Trémereuc, de de la Villechevalier, de la Villeneuve, de la Villecochard, laquelle avait épousé en secondes noces, en 1740, François Urvoy, chevalier, sgr de Closmadeuc. Elle était petite-fille de Jacquemine Mouësan de la Martinais, et née en Plédéliac le 8 février 1732. Elle porta à son mari la seigneurie de la Villechevalier. La comtesse de la Villirouët, devenue veuve, le 5 mai 1773, continua à habiter avec ses enfants le château de la Villirouët,où elle mourut, le 29 février 1793 ; elle fut inhumée près de son mari dans l'enfeu de la Villirouët, en l'église de Plédéliac. Ses biens et ceux de son mari, estimés rapporter 5.740 de rentes, furent partagés le 2 Frimaire an III (22 novembre 1794), entre ses deux fils survivants. Ils avaient eu quatre enfants :

1° Jean-Baptiste-Mathurin-Marie, qui suit ;


 

2° Françoise Mouësan de la Villirouët, née à la Villirouët, en 1757, elle y mourut fille en 1773 ;


 

3° Victor-Sévère-Joseph-Marie Mouësan de la Villirouët, châtelain de la Villirouët, né à la Villirouët, le 4 mars 1760, -il épousa, au château de Pendenhouët, en Broons (voir histoire de Broons, page n° 13), en 1787, Françoise-Emilie Julienne Béchu de Lohéac, née en 1761, fille de Bertrand-Emile Béchu, de Lohéac, conseiller au Parlement, maître des Eaux et Forêt de Bosquen,et de Antoinette Rouault, de de la Vallais et du Moulinroûl. A la mort de Bertrand Béchu, en 1791, ses terres furent partagées entre ses trois enfants survivants : le Moulinroûl, en Soudan, évèché de Nantes, échut à son fils, Bertrand-René, grand-père de Madame Regnault de Bouttemont, née Varin de la Brunelière; Lohéac, à son autre fils Jérôme ; Mme de la Villirouët reçut le Bignon et la Renais, en Conquereul, la Noë, en Gaël, et l'Escoublière, en Eréac. A la mort de sa mère, en 1793, Victor de la Villirouët se fit attribuer la seigneurie de la Villirouët, qui jusque là avait toujours appartenu, par préciput et hors-part, à l'aîné de la famille ; il eut également Launay-Barthélémy, le Haut-Ménitte, le Crapon, le Grenier et la Villebresset. Il mourut à la Villirouët en 1805, et sa veuve en 1833. Ils ne laissèrent que deux filles ;

A. Marie-Anne Mouësan de la Villirouët, née en 1788, elle épousa, en 1812, Charles-Marie-Jean-Baptiste Le Vicomte de la Villegourio, qui périt dans la retraite de Russie peu après son mariage. Sa veuve mourut à la Villirouët en 1868. Elle n'avait eu qu'une fille : Anne-Marie Le Vicomte, née en 1813, qui épousa, en 1834, René-Balthazard de Ricouard, comte d'Hérouville, né à Paris, le 30 mai 1803, fils d'Alexandre, comte d'Hérouvitle, mousquetaire en 1773, officier de cavalerie au Régiment de Brisse, jusqu'en 1791, officier à l'armée des Princes de 1792 à 1794, puis lieutenant-colonel de la division de Hédé à l'armée royale de Bretagne, chevalier de Saint-Louis, et de Marie-Jacquette de la Haye-Saint-Hilaire. Madame d'Hérouville mourut, veuve, en 1875, laissant trois enfants :


 

1° Alexandre de Ricouard, coyyite d'Hér-ouDille, néen 1836, il a épousé, en 1864, Louise d'Auxais, qui est veuve et habite le château de la Vicomte, en Plédéliac, avec ses deux enfants ; Marie, née en 1868, et Louis, né en 1872 ;


 

2° Marie-Caroline de R. d'Iférouville, née en 1839, qui a épousé, vers 1862, Paul-Armand Maufras du Chastellier, avec lequel elle demeure au château de Kernuz (Finistère). Ils ont trois enfants :

a. Pauline ;

b. Arrnand. Officier d'infanterie, qui a épousé, el Poitiers, le 20 octobre 1897, Laurence de Marne

c Anna, qui a épousé, le 15 février 1897, le baron Pierre de Lacger-Camplong, officier d'infanterie

;

3° Louise-Anne-Marie de R. d'Hérouville, née en 1843, qui a épousé, en 1866, Amédée Rolland, comte de Rengervé, mort en 1879, dont :

a. René, né en 1868 ;

b. Marie,

née en 1873 ;

c. Eugène, né en 1876 ;

d. Yvon, né en 1879.


 

B. Victoire Mouësan de la Villirouët, née en 1790, elle eut en lot, à la mort de sa mère, en 1833, le manoir de la Villirouët. Elle épousa vers 1806, César de la Noë des Salles, fils de Jules-César Félix, et de Rose-Amélie de Langan (voir les villages d'Eréac, page n°6). Il était né en Éréac, en 1767. Sa mère était fille de J.-B. de Langan, Mis du Bois-Février et de Jeanne-Michelle Larcher, de du Bois-du-Loup, en Augan. César de la Noë mourut en février 1837 ; sa veuve mourut en 1875. Ils laissaient deux fils et une fille :


 

1° César de la Noë des Salles, né en 1807, qui épousa en 1848, Cécile Bouan de la Ville-Éven ; il est mort en 1857 ; sa femme est morte en 1860, laissant :

César, né en 1855, qui a épousé, en 1879, Marguerite de Petitville, dont: Ernest et Marie-Antoinette ;


 

2° Alix de la Noë des Salles, qui a épousé, en 1838, Eugène Rolland de Rengervé, châtelain de la Pommeraye, en Messac, où elle mourut trois mois après son mariage. Son mari épousa, en secondes noces, Mlle du Gaspern, dont il n'eut pas de postérité. La Pommeraye appartient actuellement à ses neveux, fils du Cte Amédée de Rengervé et de Louise d'Hérouville.


 

3° Auguste de la Noë des Salles, né en 1815, il épousa,en 1842, Amélie Bésuchet, née en 1815, fils d'Aimé et de Emilie Béchu de Lohéac, et morte au château de Basse-Ardenne en St-Maugan, le 20 juin 1897. Son mari était mort en 1855, ne laissant qu'une fille : Alice de la Noë des Salles, née en 1843, qui épousa en 1866, Jules, vicomte du Pontavice ; elle mourut en 1868. Son mari hérita, en 1875, du manoir de la Villirouët, où il demeure avec son fils unique : Roger, vte du Pontavice, né en 1867, qui a épousé en 1893 Anne Rolland du Noclay, dont :

a. Alice, née en 1893,

b. Jean, né en 1895.

4° Charles-François-Jean-Amateur Mouësan dit « le Chevalier de la Villirouët», Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, Page de S. A. E. Grand-Maître de l'Ordre, Mgr Emmanuel de Rohan, puis Cadet-Gentilhomme dans le régiment d'Infanterie de Marine du Vicomte de Boisse : né au château de la Villirouët le 30 mars 1763, il fournit, le 29 juillet 1779, les preuves de trente deux quartiers de noblesse, dites « Preuves rigoureuses », réclamées pour ètre proposé comme Chevalier de Malte, et il fut admis dans l'Ordre par brevet du 18 septembre 1779. Reçu, le 20 avril 1781, comme Cadet-Gentilhomme dans le régiment d'Infanterie de Marine commandé par le Vicomte de Boisse, il périt, noyé, à Angers en 1784.

 

XII° Jean-Baptiste-Mathurin-Marie Mouësan, Comte de la Villirouët, chevalier, chef de nom et d'armes, châtelain et seigneur de la Villirouët, du Guécot, de la Villebasse,de Trébressa, du Baslin, du Châstelet, de la Villechevalier, de la Villemorin, de Beauregard, du Plat, de Maradan, de Quistinic, de Kermadec, de Kervéhel, officier au régiment de Condé-Infanterie, capitaine à l'Armée Royale, chevalier de Saint-Louis et du Lys. Né au château de la Villirouët, il fut baptisé dans l'Église de Plédéliac le 13 novembre 1754 (acte ci-dessus). Il fut nommé, le ter mai 1773, lieutenant au régiment provincial de Rennes, puis, le 13 octobre 1776, sous-lieutenant au régiment de Condé-Infanterie. Lors de la Révolution, il émigra, en 1792, à l'Armée des Princes, et fit la campagne des Pays-Bas. Puis, à la dissolution de l'armée des Princes, en 1793, il vint à Jersey, comme capitaine de l'Armée Royale. Rentré en France, en 1797, il se cacha à Nantouillet et à Paris; arrèté le 14 janvier 1799 sous inculpation d'émigration, il fut emprisonné à l'Abbaye ; jugé par une Commission Militaire, le 23 mars 1799, ce fut sa femme qui présenta elle-même sa défense et obtint son acquittement. Il revint alors habiter Nantouillet jusqu'en 1810, époque à laquelle il retourna à Lamballe. Il fut nommé chevalier de l'Ordre du Lys, et chevalier de la Légion d'Honneur, par brevet du 13 juillet 1813. Il mourut à Lamballe, le 12 mars 1845, âgé de 90 ans. Il avait épousé, en l'église Toussaint de Rennes, le 12 juin 1787, Marie-Victoire de Lambilly, née le 27 avril 1767, fille de Pierre-Laurent, marquis de Lambilly, vicomte du Broutay, baron de Kergroix, et de Jacquette-Françoise de la Forest d'Armaillé. Après une existence dont nous avons raconté les douloureux et glorieux épisodes, la comtesse de la Villirouët mourut à Lamballe, le 12 juillet 1813. Elle avait eu trois enfants :


 

1° Charlemagne, qui suit ;


 

2° Victoire-Renée-Gabrielle Mouësan de la Villirouët, née le 7 octobre 1790, elle fut connue, étant petite, sous le surnom de « Pouponne ». Elle demeura avec sa mère à Lamballe, puis, pendant la Révolution à Nantouillet jusqu'en 1810; elle revint alors à Lamballe, où elle eut la douleur de perdre sa mère en 1813, et, où elle épousa, le 21 octobre 1816, Henry-Anne-Christophe-Simon, comte de la Haye-Saint-Hilaire, né à la Haye-Saint-Hilaire vers 1769, fils de Louis-François, comte de la Haye-Saint-Hilaire, et de Marie-Thérèze-Elisabeth de Gasté. Peu de temps après leur mariage, le comte et la comtesse de Saint-Hilaire achetèrent le château de Chaudeboeuf, en Saint-Sauveur-des-Landes, où ils se fixèrent. Cette seigneurie, haute-justice et châtellenie. appartint primitivement aux Pinel, qui y paraissent dès le IXe siècle ; elle fut érigée en châtellenie en leur faveur, en 1595 ; des Pinel elle vint aux Porée du Parc, en 1650, puis, par acquêt, aux Saint-Hilaire en 1819. L'enfeu de cette seigneurie était dans l'église de Saint-Sauveur des Landes, où l'on voit encore plusieurs pierres tombales aux armes des Pinel et portant les millésimes de M.CC et 1574; près du château était aussi une chapelle privée sous le vocable de Saint-Joseph. Le comte de Saint-Hilaire mourut à Rennes, le 7 avril 1825, sans laisser de postérité. Sa veuve continua d'habiter le château de Chaudeboeuf ; puis elle vécut les dernières années de sa vie à Rennes, où elle mourut, le 28 octobre 1869, âgée de 78 ans. Elle avait, à la mort de son père, en 1845, hérité des terres du Guécot, du Chastelet, et des fermes en Locminé. Par son testament, en date de 1863, elle laissait toutes les propriétés et les valeurs mobilières qui lui venaient de son mari à son neveu, le comte Louis de Saint-Hilaire ; le Chastelet vint à sa soeur Césarine, le Guécot et les fermes en Locminé à son frère Charlemagne. Elle fondait dans son château de Chaudeboeuf un hospice libre de vieillards, sous la direction de neuf religieuses de l'ordre de Rillet,hospice qui abrite aujourd'hui une centaine de malades. Elle fut inhumée dans la chapelle de Chaudeboeuf.


 

3° Césarine-Marie-Mouësan de la Villirouët, née à Lamballe le 10 avril 1792, elle fut connue. étant petite sous le surnom de « Mimi ». Elle ne se maria pas et demeura constamment avec son père. A la mort de celui-ci, en 1845, elle hérita de la Villechevalier, de Trébressan, du Baslin ; puis à la mort de sa soeur, en 1869, du Chastelet. Elle demeura à la Villechevalier et à Lamballe. Elle fit bâtir près de cette ville une maison de campagne qu'elle appela « l'Hermitage » ; cette maison fut vendue en 1873; et, suivant ses volontés, le produit de cette vente, 12.000, fut porté par son neveu, Paul de la Villirouët, à Notre Saint-Père le Pape Pie IX. Elle passa à Rennes les dernières années de sa vie ; elle y mourut le 22 octobre 1875, et fut inhumée dans le cimetière de cette ville.

XIVe Charlemagne-François-Jean-Baptiste- Marie Mouësan, comte de la Villirouët, châtelain de la Touraille, élève, puis professeur au collège de Juilly, inspecteur des Postes, démissionnaire en 1830. Né à Lamballe, le 24 juin 1789, il demeura dans cette ville jusqu'en 1797, époque à laquelle il rejoignit son père (le citoyen Guenier) à Nantouillet. Il entra au mois de novembre 1798 comme élève au collège de Juilly, sous la direction des Oratoriens ; de 1809 à 1818, il fut professeur d'histoire, puis de langues et de mathématiques, à ce collège; en 1810, il avait été inscrit comme auditeur au Conseil d'État, mais il n'en remplit pas les fonctions. En 1818, il fut choisi comme secrétaire particulier par M. Le Bouthillier de Rance, alors préfet de Strasbourg. En octobre 1820, il fut nommé contrôleur des Postes à St-Brieuc; et, le 21 février 1823, il fut attaché à l'armée d'Espagne comme inspecteur des Postes. Il fit, à ce titre, toute cette glorieuse campagne qui rétablit sur son trône le roi Ferdinand VII; puis il fut nommé inspecteur des Postes de seconde classe avec 6500f d'appointements. Il occupait ce poste quand survint la Révolution de 1830 ; il n'hésita pas alors à faire tout son devoir, et il donna sa démission, abandonnant à l'âge de quarante ans une position honorable et avantageuse. Il revint en Bretagne, où il habita alternativement, avec sa femme et ses enfants, le château de la Touraille. en Augan, Rennes et Lamballe. Il avait épousé, en l'église Saint-Sauveur de Rennes, le 28 avril 1824, Aglaé-Marie-Auguste Le Doùarain de Lemo, née à Vannes le 6 novembre 1799, fille unique de Jacques-Marie-Joseph le Doùarain, comte le Doùarain de Lemo, ex-page du roi, ex-colonel à l'armée catholique et royale de Bretagne, conseiller général du Morbihan, maire d'Augan, châtelain de Lemo et de la Touraille,chevalier de Saint-Louis,et de feue Aglaé-Sophie-Marie-Victoire Desgrées du Lou. Cette alliance en apporta de fort illustres à la famille Mouësan, les Doùarain descendant de la famille souveraine de Bretagne. Le comte de la Villirouët posséda, par suite d'héritages successifs : la Villechevalier, la Villemorin, le Peillac, le Baslin, Trébressan, le Guécot, le Chastelet, dans les Côtes-du-Nord ; l'hôtel Kéranroy à Lamballe, qu'il vendit en 1852 ; Kermadec, Kervéhel et Quistinic, dans le pays de Locminé. La comtesse de la Villirouët reçut également par héritages : les châteaux de la Touraille et de Lemo, les fermes des Marchix, de Coduent, du Charbon, de la Villejégu, de la Marre, du Binio, de la Rabine, de la Bossardais, de la Petite-Roche, en Augan et en Campénéac; des Abbayes et de la Renaudaye, en St-Etienne-de-Montluc. La comtesse de la Villirouët mourut à Rennes le 8 décembre 1872. âgée de 73 ans, et elle fut inhumée dans le cimetière d'Augan; son mari mourut également à Rennes le 26 juillet 1874, âgé de 85 ans, et fut inhumé près de sa femme. Nous avons dit ce qu'il fut au point de vue de la science, de la société, de la religion et de la famille. Il laissait trois enfants :

1° Maria-Joséphine-Jeanne Mouësan de la Villirouët, née à Rennes, le 27 février 1825. Elle ne se maria pas et se consacra entièrement à ses parents. Elle fut vice-présidente des « Filles de Marie » et présidente de la « Congrégation des Demoiselles) de Rennes. Après une vie, toute de bonnes oeuvres et de vertu, elle mourut à Rennes le 2 décembre 1889, âgée de 65 ans, et laissant une réputation universelle de sainteté ; elle fut inhumée dans le cimetière d'Augan.


 

2° Aglaé-Marie-Victoire-Pauline Mouësan de la Villirouët. Née à Rennes le 6 janvier 1827, elle fut élevée par ses parents qu'elle ne quitta jamais. Elle a épousé en l'église Saint-Sauveur de Rennes, le 28 avril 1852, Edouard-Jean Fournier de Bellevùe. plus tard comte et marquis deBellevùe, né au Domaine, en St-Méloir-des-Ondes, le 5 février 1821, troisième fils de Jean-Jacques-Louis, comte de Bellevue, conseiller général d'Ille-ct-Vilaine et maire de St-Méloir-des-Ondes, mort au château de la Chipaudière en Paramé, le 8 novembre 1869, âgé de 92 ans: et de feue Louise-Blaize de Maisonneuve, belle-soeur du fameux corsaire Robert Surcouf. Après leur mariage, Mr et Mme de Bellevue habitèrent avec leurs parents, tantôt le château de la Touraille, tantôt Rennes. A la mort du comte de la Villirouët, en 1874, ils eurent en lot le château de la Touraille, où ils demeurent. Ils ont eu huit enfants, dont quatre seulement vivent encore :


 

1° François-Xavier-Marie-Anne-Joseph Fournier,comte de Bellevüe, capitaine de dragons territoriaux, conseiller général de la Loire-Inférieure, né à la Touraille, le 4 juillet 1854, élève au collège de St Vincent de Rennes, bachelier ès-lettres en 1872, entré avec le no 1 comme cavalier-élève à l'École de cavalerie de Saumur, le 27 septembre 1874, sorti de cette École avec le n° 1, comme maréchal-des-logis au 24e Dragons, le 27 mai 1876 ; nommé sous lieutenant au 25e Dragons, le 5 mai 1881, démissionnaire le 20 juillet 1883, capitaine de cavalerie territoriale au 11e corps en avril 1887, conseiller municipal de Soudan en 1893, conseiller général du canton de Châteaubriant, le 28 juillet 1895 et le 21 juillet 1901. Il a épousé, en l'église Saint-Germain de Rennes, le 19 juin 1883, Gabrielle-Marie-Léopoldine Regnault de Bouttemont, née à Rennes, le 3 mars 1861, fille unique de feu Léopold Regnault de Bouttemont, et de Pauline Varin de la Brunelière. Ils demeurent tantôt au château de la Touraille, tantôt au château du Moulinroûl, en Soudan, tantôt à Rennes ;


 

2° Marie Fournier de Bellevùe, religieuse Augustine Hospitalière à l'hôpital de Rennes, « Mère Anne-de-Jésus, née à la Touraille, le 6 janvier 1856, elle est entrée à la communauté des Augustines en 1884 ;


 

3° Jean Fournier de Bellevùe, prêtre, licencié en théologie, directeur au Grand Séminaire de Vannes, né à la Touraille, le 8 avril 1861, ordonné prètre le 26 décembre 1885, professeur de philosophie aux Carmes de Ploërmel en 1886, professeur de dogme au Grand Séminaire de Vannes, depuis 1889 ;


 

4° Claire Fournier de Bellevùe, née le 5 août 1865,à la Touraille, où elle demeure avec ses parents.


 

3° Paul-Marie-Joseph, qui suit :


 

XVe Paul Marie-Joseph Mouësan, comte de la Villirouët, châtelain de Lemo. Né à Rennes, le 27 janvier 1829 ; il a fait ses études au collège de Redon, tenu par les P. Eudistes. Il a épousé : 1° a Grazay (Mayenne), le 9 octobre 1853, Angèle de Baglion de la Dufferie, née à Aubigné (Sarthe), le 4 novembre 1832, fille de Charles, comte de Baglion de la Dufferie et de Euphémie de Sarcé. Elle mourut au château de Grazay (Mayenne), le 15 octobre 1852, ne laissant qu'une fille, dont l'article viendra. Il épousa en secondes noces, au château de Castel-Launay, en Touraine, le 12 septembre 1859, Anne-Marie de la Rüe du Can, née à Nantes en 1838, fille de Octave, baron de la Rue du Gant,et de Antoinette Espivent de Perranî, et qui était sa cousine issue de germains, sa grand'mère maternelle étant Anne-Marie Desgrées du Loù. Elle mourut à Rennes le 17 juillet 1865, en donnant le jour à sa seconde fille. En 1867, après la bataille de Mentana, Monsieur Paul de la Villirouët, entraîné par son dévouement au Saint-Siège, partit pour Rome et s'engagea comme zouave pontifical. Il passat six mois dans cette armée d'élite. Après la mort de ses parents, il eut, en lot, en 1874, le château de Lemo, avec les métairies qui l'entourent. En 1876, il fit faire des réparations considérables au vieux château de Lemo, où il vint se fixer avec ses trois filles en 1877. Il a été nommé en 1871, maire de la commune d'Augan ; révoqué en 1880 pour causes politiques, il fut réélu en 1882, et il occupa cette place jusqu'en 1900. Le comte de la Villirouët habite le château de Lemo avec sa fille et son gendre M. et Mme de la Chevasnerie ; en lui s'éteint le nom des Mouësan de la Villiroüet, après plus de six siècles d'existence. De son premier mariage avec Mademoiselle de Baglion de la Dufferie, il n'a eu qu'une fille :


 

Angèle-Marie-Thérèse Mouësan de la Villirouët, née au château de Grazay (Mayenne), le 9 octobre 1854 ; elle a épousé au château de Lemo, le 6 juillet 1886, son cousin issu de germains, Henry, vicomte de Baglion de la Dufferie, né en 1855, fils de Octave, Comte de Baglion de la Dufferie, châtelain de la Motte-Usson, en Martigné (Mayenne), et de Dorothée de Longueval d'Haraucourt. Après leur mariage, le vicomte et la vicomtesse de Baglion allèrent habiter leur château de Grazay, où il demeurent avec leurs enfants :


 

1° Thérèse de Baglion de la Dufferie, née au château de Lemo, le 28 avril 1888 ;

2° Madeleine de Baglion, née au château de la Cour de Grazay, le 2 octobre 1890 ;

3° Henry de Baglion, né le 15 octobre 1891. Le comte de la Villirouët a eu, de son second mariage avec mademoiselle de la Riie du Can, deux. Filles :


 

1° Anne-Marie Mouësan de la Villirouët, née au château de la Touraille, le 20 septembre 1861 ; elle a épousé au château de Lemo, le 10 janvier 1895, Pierre Libault de la Chevasneriet, né au château de Kerdavy, en Herbignac, le 12 avril 1863, fils de feu Arthur, chevalier de Saint-Ferdinand d'Espagne, et de demoiselle Adèle de Chomart de Kerdavy, celle-ci fille de Gustave de Chomart, et deEmilie de Tréméac. Ils demeurent au château de Lemo avec leur fille : Marie- Thérèse, née à Augan, le 10 juin 1896.


 

2° Jeanne Mouësan de la Villirouët, née à Rennes, le 6 juillet 1865, elle est morte célibataire au château de Grazay, le 4 Mai 1894, et est inhumée dans le cimetière d'Augan

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 07:25

Voici les notes que laissait René Couffon au sujet de l'église de Saint-Trimoël : l'église Notre-Dame, anciennement dédiée à saint Hermoel. Elle comprend une nef avec bas côté nord de quatre travées plus celle du clocher. L’édifice actuel date de la fin du XVIIIe et a été remanié en 1820 par des ouvriers locaux. Mobilier : Grille des fonts d'un joli travail

 

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 18:38

Saint-Trimoël -Moyen-Âge : restes de l'ancien manoir de Gouvello ; sa porte principale a une arcade en anse de panier surmonté d'une accolade (XVIe siècle) ; la chapelle dont on voit des débris était de même époque. Étonnant pareil lieu, en effet, déjà le nom de cet endroit n'est pas sans évoqué la famille Le Gouvello connue dès le XIIIe siècle, laquelle famille fut un temps présente à la Hunaudaye en Plédéliac. Ci-dessous les restes de l'ancien manoir de Gouvello en Saint-Trimoël

 

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 08:37

Voici les notes laissées par dans le Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle par Chaix d'Est-Ange, à la page consacrée à la famille Couespelle : il a existé au diocèse de Saint-Brieuc, en Bretagne, une famille de Couespel ou de Couespelle qui portait pour armes : « d'azur à trois quintefeuilles d'argent 2. 1».Guillaume de Couespelle figure parmi les chevaliers et écuyers de la châtellenie de Lamballe en l'évêché de Saint-Brieuc, l'an 1437 -Minu fournis pour le rachat : de Jeanne Deshais, par Guillaume de Couespelle de la Chaussière, garde de son fils (1444-1467). Potier de Courcy mentionne un Perrin Couespelle, de la paroisse de Tremuzon, qui fut anobli en 1446 –il figurait parmi les anoblis queulx ne payent rien. En 1441, en la paroisse de Plestan, Perrin Couespelle, Pierre son fils, et Guillaume Couespelle disaient disposer de lettres de franchises à leurs détracteurs qui remettaient en cause leur authentique état de noblesse. Kerviler mentionne d'autre part Guillaume de Couespel qui était un des écuyers de Clisson, pour le siège de Moncontour en 1371 ; et Chrestien, Pierre, Guillaume et Rolland de Couespel, qui, en 1437, prêtèrent serment de fidélité parmi les nobles de Lamballe. La famille de Couespelle figura de 1440 à 1535 aux réformations et montres de la noblesse du diocèse de Saint-Brieuc pour les paroisses de Trémuzon et de Maroué. Elle fut maintenue dans sa noblesse d'extraction, par arrêt du 18 mars 1669, sur preuves de six générations remontant à Jean de Couespelle marié vers 1480 à Aliette de Coatgoureden. Henri de Couespelle, sieur de Rochefort, fut nommé le 31 décembre 1632 conseiller au parlement de Bretagne. La famille de Couespelle paraît avoir eut pour dernier représentant Jacques-Pierre de Couespelle, ancien colonel d'infanterie, décédé à Saint-Malo le 16 février 1786.



 

Quelques lieux détenus par la famille de Coespelle aux alentours de Lamballe :

 

 

Saint-Trimoël : Seigneurie du Fretray 

-C'est à travers les actes de la Réformation entreprise dans le courant du XVe siècle que l'on trouve mention de cette famille qui disposa de la terre du Fretray -alias du Fertray ou du Fretay, assise en ce quartier de Saint-Trimoël, alors nommé Sainct-Trymouet et rattaché à la paroisse de Maroué. On cite également une famille Frete qui pourrait également se rapporter à cette terre du Fretray : Jehan Pierre le Frete sont cités en 1441 mais aussi en avril 1476. Cette même année, le 25e jour d'apvril apres pasques dudit an comparaît Guillaume de Coespelle du Fretay. Un autre représentant de cette Maison, Mathelin de Couespelle comparaissait l'an 1480 pour la paroisse de Maroué, en l'évêché de Saint-Brieuc, il était porteur d’une brigandine et comparaît en archer et percevait la somme de 30 livres de revenu. Kerviler, donne Jean de Couespelle, sieur du Fretay et Pierre de Couespelle, comme deux des fils de Mathelin. Une certaine Aliette de Couespelle épousa en la seconde moitié du XVe siècle, Pierre Urvoy, sieur des Fermes (1441-1491), lieu également assis en cette localité de Saint-Trimoël. Quant au manoir du Fretray en Saint Trimoël, il date du XVIIIe siècle, et dans son voisinage se distinguait encore au début du XXe siècle le colombier. La famille Halna (voir Ces héros de la Résistance... - Quelques notes sur les possesseurs de Ranléon en Saint-Igneuc.succéda à la famille de Couespelle en ce fief seigneurial du Fretay à Saint-Trimoël.

 

 

Le Fretray à Saint-Trimoël avec armoiries  de Couespelle et Halna

 

 

Autres vues du Fretray

(avec un grand merci à Thierry qui m'a consacré de son temps lors de cette visite)


 

 

Landéhen : Seigneurie de la Chaussière et du Penmaigné

-La famille de Couespelle y détenait le manoir de Penmaigné ainsi que la terre de Maguelo, attribuée en 1536 à Louis de Couespelle, sieur de La Chaussiere

 


 

Saint-Glen. Seigneuries du Guécoq et du Châtelet et de la Chaussière

Seigneuries situées en la paroisse de Saint-Glen (Côtes-du-Nord), Le Guécoq, avec manoir, cour fermée, métairie, avait droits de moyenne justice et chapelle avec enfeu dans l'église de Saint-Glen. Elle appartenait au commencement du XVe siècle aux Ferragus, qui la portèrent par alliance en 1569 aux Couëspelle, desquels elles vinrent en 1579 aux du Bouilly, en 1654 aux de la Rouë, en 1722 aux du Chastel, en 1729 aux le Paige, puis en 1731 aux Mouësan de la Villirouët. Nunc : fermes à Mlle Claire Fournier de Bellevüe. La Chausière en cette même paroisse appartenait aussi aux de Couespelle. En effet, parmi les nobles est cité Guill. de Couespelle au cours de l'année 1426, il semblerait que celui-ci disposa également à pareille époque de la seigneurie du Fretray. En 1441, le même personnage apparaît sous la même forme, sans doute l'abréviation d'un dénommé Guillaume. L'an 1535, pour la paroisse de Saint-Glen, Louis de Couespelle y disposait de la maison de la Chaussière, il est aussi cité à Landéhen, au manoir de Penmaigné où était mentionné en 1476, Jean, fils de Guillaume, qui comme nous l'avons vu ci-dessus fut marié avec Aliette de Coatgoureden.

 

 

Vieux puits à la Ville Coq, et sous le point rouge le Châtelet  (voir L'Enceinte féodale de la Haye-aux-Lions à Saint Glen), au sud de Saint-Glen

 

 

 

 

La Chaussière, d'après éditions Le Flohic

 


 

Plestan : Seigneuries de la Chaise, les Perrières et les Salles.

En 1480 on cite Margot, déguerpie Jehan de Coespelle. Précisémentt lors de la comparutions aux montres nobiliaires de cette même année, comparaissent un premier individu : Jehan de Couespelle, porteur d’une brigandine et comparaît en archer, ledit Couespelle percevait 4 livres de revenu ; autre Jehan de Couespelle, porteur d’une brigandine et comparaissant armé d’une vouge, il percevait pour sa part 20 livres de revenu. Autre membre de cette famille cité l'an 1480 : Guillaume de Coespelle ; et en 1536 Rolland de Couespelle seigneur de la Chèze en Plestan, seigneurie disposant du doit de moyenne et basse justice.  

 

 

 

 

Les Salles d'après Frotier de la Messelière

 

 

 

 

 

La Chaise d'après Frotier de La Messelière

 

 

 

 

 

 

Les Perrières d'après Frotier de La Messelière

 

 


 

TrébrySeigneurie de la Bégassière. 

-En 1480 est mentionnée Marie le Forestier, veuve de feu François Couespelle, sr dudit lieu, tutrice et garde de Pierre Couespelle son filz, tient la mestairie de la Begassière...Item la maison de Sulien. Lors de la Réformation de cette même année 1480 comparaissaient aux montres de la ditte paroisse : Guillaume de Couespelle, porteur d'une brigandine, il comparaissait armé d'une vougue et percevait la somme de 60 livres de revenu ; Rolland de Couespelle, pareillement porteur d'une brigandine et armé d'une vougue, il percevait quant à lui la somme de 80 livres.

 

 

 

La Bégassière d'après Frotier de La Messelière

 

 

 

 

Saint-Riveul : Seigneurie de Saint-Sulien.

-Pierre de Coespelle noble à la maison de la Begacyere et de Sullyen en 1535)

 

 

 

 

Saint-Sulien en Saint-Riveul d'après Frotier de La Messelière

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:05

 

Landehen -Refformation faites en apvril apres pasques.

L'an 1444

nobles

 

 

Armoiries Le Vicomte

 

 

Armoiries Haydurand

 


 

Bertrand de la Vigne             Jehan Bourdon

Bertrand Le Vicomte          Guillaume Labbé

Ollivier Le Court                Pierre de la Roue

Thomas Vollance                       Pierre Macé

Allain Lapye                             Pierre Nouvel

Allain Cornille                         Robin Le Court

Jacques Le Court               Thomas Le Court

Jehan Duval                           Jehan Jammes

Pierre Baudoual                          Pierre Lapye

Jehan Haesdurant Thomas de Gueshougant

Thomas Haesdurant                         Eon Roty

Ollivier Jammes                       Jehan Rollend

Normant Danyel                   Estienne Baudre


 

 


 

Annoblis par lettres


 

Jehan Jouguet                       Jehan Thomas

                     Jehan Radou

 

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