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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 11:56

Issus de Pierre de Dreux, dit Mauclerc, duc de Bretagne, comte de Richemont, deuxième fils de Robert II, comte de Dreux et d'Yolande de Coucy, sa deuxième femme. Il épousa Alix, comtesse de Bretagne, et ajouta à ses armes patronymiques l'écusson d'hermines en franc quartier. Un de ses successeurs, Jean III, duc de Bretagne, abandonna définitivement les armes de Dreux et ne porta plus que l'écusson d'hermines : ses descendants imitèrent son exemple. Tous les bâtards des ducs de Bretagne, qui suivent, portèrent pour armoiries, d'hermines au bâton de gueules mis en barre. Fils naturel de Jean III, duc de Bretagne. Jean, bâtard de Bretagne : le duc Jean, son père, lui donne, en novembre 1333, la paroisse de Lignent, avec les villes de Rospredent et de Vielmarché, en échange du château de Tronchateau qu'il lui avait précédemment donné.

Enfants naturels de Gilles de Bretagne, seigneur de Chantocé, étranglé au château de la Hardouinaie, le 25 avril 1450, par ordre de François Ier, duc de Bretagne, son frère aîné, I° Edouard, bâtard de Bretagne, fut un des commandants de la flotte que le duc François II équipa en 1475 contre les gens de Fanwick. On prétend que Pierre Landais, favori de ce prince, le fit décapiter ou assassiner secrètement ; 2° Guillaume, bâtard de Bretagne, fut un des chefs de la flotte de dix vaisseaux que le duc François II envoya, en 1460, sur les côtes

Fils naturel du duc Jean VI de Bretagne. Tanneguy, bâtard de Bretagne, seigneur de Hédé, gouverneur de Dôle, où il eut de longs démêlés avec l'évêque, que son père eut beaucoup de peine à apaiser. Il fut fait chevalier au siège d'Avranches par les Français, en 1439, et assista aux Etats de Bretagne tenus à Vannes, en 1451 et 1455. Il mourut avant 1472, sans enfants de Jeanne Turpin, fille d'Antoine Turpin, seigneur de Crissé et de Villers, et d'Anne de la Grésille.

 

Fille naturelle de François Ier, duc de Bretagne. Jeanne, bâtarde de Bretagne, nommée dans le testament du duc Pierre II, du 5 septembre 1457. Epousa en 1458 Jean Morhier, chevalier, seigneur de Villiers-le-Morhier, et de Liffermeau en Brie.

Fille naturelle de Pierre II, duc de Bretagne, Jeanne, bâtarde de Bretagne, mentionnée en 1513 dans un procès avec Moricette, bâtarde du feu seigneur de Derval.

 

 

 

 

Fille naturelle d'Artus III, duc de Bretagne. Jacquette, alias Jacqueline, bâtarde de Richemont, dame de Brehat, par donation de son père du 9 janvier 1451, légitimée par lettres patentes du Roi données à Saumur, sans finances, en septembre 1443 ; mariée, le 15 janvier 1438, à Artus Brécart, écuyer.

Enfants naturels de François II, duc de Bretagne. 1° François, bâtard de Bretagne, auteur des comtes de Vertus, qui vont suivre ; 2° Antoine, bâtard de Bretagne, dit Dodus, seigneur de Châteaufromont, seigneur d'Hédé par donation de son père du 10 décembre 1481. Substitué à la baronnie d'Avaugour, par lettres du 24 septembre 1481, pour le cas où son frère François mourrait sans enfants. Il mourut jeune et sans alliance ; 3° N... et N..., filles, bâtardes de Bretagne, mentionnées par D. Lobineau,

 

 

 

 

Comtes de Vertus. Bâtards de Bretagne, Armes : Ecartelé, aux 1 et 4 d'hermines, aux 2 et 3 contre-écartelé, aux 1 et 4 de France au lambel d'argent, aux 2 et 3 de Milan, et sur le tout d'argent au chef de gueules, qui est Avaugour.

 

 

1. François, bâtard de Bretagne, comte de Vertus, et de Goëllo, baron d'Avaugour, seigneur de Clisson, Châtelaudren, Lanvollon et Paimpol, lieutenant général du duc, son père, en Bretagne, puis de Charles VIII, en 1494, gouverneur de Saint-Malo. -Fils naturel de François II, duc de Bretagne, et d'Antoinette de Maignelay, dame de Cholet, veuve d'André, seigneur de Villequier, et fille de Jean, seigneur -de Maignelay, dit Tristan, et de Marie de Jouy. Allié à Mad comte de Penthièvre, et de Louise de Laval, et veuve de Jean de Savoie, comte de Genève. -Il reçut de son père le comté de Vertus, en 1485, et la baronnie d'Avaugour le 24 septembre 1480. -Ses enfants furent :

 

 

Vues des villes de Clisson, Châtelaudren, Lanvollon et Paimpol

 

1° François, qui suit ;

2° N..., mort jeune ;

3° N..., prieur de la Trinité de Clisson;

4° Anne de Bretagne, vivant en 1523.

 

2. François de Bretagne, comte de Vertus et de Goëllo, baron d'Avaugour, seigneur de Clisson. -Allié à Madeleine d'Astarac, fille de Jean III, comte d'Astarac en Guyenne, et de Jeanne de Chambes-Montsoreau -Il eut d'elle :

 

I° François de Bretagne, comte de Vertus et de Goëllo, baron d'Avaugour, seigneur de Chantocé et de Clisson, marié en 1537 à Charlotte de Pisseleù, fille de Guillaume de Pisseleu, seigneur de Heilly, et de Madeleine de Laval. II mourut sans postérité ;

2° Odet, qui suit ;

3° François, abbé de Cadouin, au diocèse de Sarlat;

4° Louise de Bretagne, mariée à Bar-sur-Seine, le 10 mai 1542, à Guy, baron de Castelnau et de Clermont-Lodève;

5° Madeleine de Bretagne,femme de Paul,seigneur d'Andouïns et de Lescun, premier baron et sénéchal de Béarn, tué au siège de Rouen, en 1572.

 

 

3. Odet de Bretagne, comte de Vertus et de Goëllo, vicomte de Saint-Nazaire, baron d'Avaugour et d'Ingrandes, seigneur de Chantocé, Clisson et Montfaucon, conseiller d'Etat, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances du Roi. -Allié à Renée de Coësme, fille de Charles de Goësme, seigneur de Lucé, et de Gabrielle d'Harcourt. D'eux sont issus :

1° Charles, qui suit ;

2° François de Bretagne, comte de Goëllo, tué à la bataille de Coutras, en 1587, ne laissant qu'une fille naturelle, née de Renée de Chatellier,dame de Saint-Denis, nommée Françoise d'Avaugour, et légitimée en novembre 1592 ;

3° Renée de Bretagne, alliée en juin 1577,

à François Le Roy, seigneur de Chavigny, comte de Clincharnp, capitaine des gardes du corps, chevalier des ordres du Roi ;

4° Françoise de Bretagne, femme de Gabriel de Goulaines, sire dudit lieu, mort en 1608.

 

4. Charles de Bretagne, comte de Vertus et de Goëllo, vicomte de Saint-Nazaire, baron d'Avaugour et d'Ingrandes, premier baron de Bretagne,seigneur de Clisson, Chantocé et Montfaucon, mort en 1608 et inhumé à Clisson. -Allié à Philippe de Saint-Amadour, vicomtesse de Guiguen, et de Claude de La Tousche. Leurs enfants sont :

 

 

I° Claude, qui suit ; 

2° Antoinette de Bretagne, alliée : I° à Pierre de Rohan, prince de Guéménée;

2° en 1624, à René du Bellay, marquis de Thouarcé, roi d'Yvetot; 3° à Pierre d'Escoubleau, marquis de Sourdis.

 

 

5. Claude de Bretagne, comte de Vertus et de Goëllo, vicomte de Saint-Nazaire, baron d'Avaugour et d'Ingrandes, seigneur de Clisson, premier baron de Bretagne, gouverneur de Rennes, de Saint-Malo et de Vannes, conseiller d'Etat, mort à Paris, le 6 août 1637, âgé de cinquante cinq ans, et inhumé à Clisson. Epousa, en mai 1609, Catherine Fouquet, fille de Guillaume Fouquet, marquis de La Varenne, gouverneur d'Angers et de la Flèche, et de Catherine Poussart. Ils ont eu :

 

I° Louis de Bretagne, comte de Vertus, baron d'Avaugour, mestre de camp du régiment de Navarre en 1635 ; allié 1° en 1642, à Françoise de Daillon, fille de Timoléon de Daillon, comte du Lude, et de Marie Feydeau ; 2° eu 1647 à Françoise-Louise deBalzac, fille d'Henri de Balzac, comte d'Entragues, et de Louise Lhuillier-Boullencourt : il mourut à Clisson, sans enfants, le 2 octobre 1669;

2° Claude, qui suit ;

3° N..., mort jeune 

 

 

4° Marie de Bretagne, mariée en 1628, à Hercule de Rohan, duc de Montbazon (ci-dessous), morte le 28 avril 1657 ; (ci-dessus)

 

6° Françoise-Philippe de Bretagne, abbesse de Nidoissau ;

7° Constance de Bretagne, mademoiselle de Clisson, morte sans alliance, le 19 décembre 1695, âgée de soixante-dix-huit ans ;

8° Marguerite-Angélique de Bretagne, mademoiselle de Chantocé, morte sans alliance, en août 1694, âgée de soixante douze ans ;

9° Madeleine de Bretagne, religieuse ;

10° Anne de Bretagne, mademoiselle de Goëllo, morte sans alliance, le 10 février 1707, âgée de quatre-vingts ans ;

11° Marie-Claire de Bretagne, abbesse de Malnoue, morte le 31 mai 1711. âgée de quatre-vingt-trois ans ;

12° Charles d'Avaugour, né d'Anne de Lureau, légitimé en mars 1615. (ci-dessous)

 

 

 

6. Claude de Bretagne, comte de Vertus et de Goëllo, baron d'Avaugour, premier baron de Bretagne, seigneur de Clisson ; né en 1629, mort à Paris, le 7 mars 1699 et inhumé dans l'église de Saint-Sulpice. -Allié le 13 avril 1673, à Anne-Judith Le Lièvre, fille de Thomas Le Lièvre, marquis de La Grange et de Fourilles, président au Grand-Conseil, et d'Anne Faure de Berlize. Ils ont eu pour enfants :

 

1° Armand-François, qui suit ;

2° Henri-François de Bretagne, comte de Goëllo, colonel d'infanterie, né le 17 juin 1685 ;

3° N..., morte en naissant;

4° Anne-Agathe de Bretagne, mademoiselle d'Avaugour, née le 5 avril 1676, morte sans alliance, le 12 juin 1720, inhumée à Saint-Sulpice ;

5° Marie-Claire-Geneviève de Bretagne, mariée 1° le 9 août 1694, à Gonzalès-Joseph Carvalho-Patalin, grand-maître des bâtiments royaux de Portugal ; 2° le 17 novembre 1704, à Charles-Roger, prince de Courtenay;

6° Angélique de Bretagne, mademoiselle de Goëllo et de Vertus, née le 5 juillet 1679, morte à Paris, sans alliance, le 29 décembre 1719, et inhumée à Saint-Sulpice ;

7° Catherine-Barthélemy-Simone de Bretagne, demoiselle de Châteaulin, morte à Paris, sans alliance, le 13 janvier 1720, et inhumée à Saint-Sulpice.

 

 

7. Armand-François de Bretagne, comte de Vertus et de Goëllo, baron d'Avaugour, premier baron de Bretagne, seigneur de Clisson, enseigne des gendarmes de la garde du Roi, maréchal de camp (le 1er février 1719) ; né le 14 octobre 1682


 

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 08:29

 

 

 

Taden

 

 

 

 

 

Pleslin

 

 

 

Saint-Samson-sur-Rance

 

 

 

Plouër-sur-Rance

 

 

 

Saint-Hélen

 

 

 

Lanvallay

 

 

 

Trigavou

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 14:45
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 14:06

 

Tombeau du duc François II et de Marguerite de Foix

Couëron, le Corbilo de Strabon, dit-on, le Portus Namneluni de Ptotemée, dit-on encore. Il été écrit là-dessus de fort belles dissertations, ma foi que je vous engage beaucoup à lire. Consultez, surtout Adrien de Valois, D. Lobineau et le Lycée Armoricain, où je crois me rappeler avoir lu quelque chose sur ce sujet, tendant à démontrer que Couëron est le Corbilo, et Port-Launai, que vous voyez un peu plus bas, le Portus Namencum ; je n'oserai cependant rien affirmer, car je cause sans avoir le temps ou le désir de recourir aux sources. Couëron jouit, pour les vins rouges, d'une réputation à peu près égale à celle acquise pour les vins blancs au territoire de Bouguenais. Le Berligou surtout est passé en proverbe on en plaisante aujourd'hui, et cependant les ducs de Bretagne en faisaient un très-grand cas. On a été jusqu'à dire que ce petit vin entrait pour quelque chose dans les motifs qui les décidèrent à faire construire un château à Couëron, où quelques-uns prirent plaisir,à fixer leur résidence. Le 3 juin 1401, environ les 4 heures du matin, il s'éleva, dans une partie de l'évêché de Nantes, un vent si violent, qu'il renversa l'église de Couëron et autres édifices, avec un grand nombre d'arbres dans les environs. Cette tempête ne dura que 15 à 16 minutes. Ce ne fut que vers la fin du XVe siècle que le duc François II, séduit par la belle situation de Couëron, fit bâtir, au sommet d'une colline qui domine le bourg, le château de Gazoire. La seigneurie de Couëron appartenait, en 1488, au duc François II, qui, par ses lettres patentes du 12 janvier de la même année, la donna à Gilles de la Rivière, vice-chancelier de Bretagne, et aux enfants de Jean de la Villéon. Le duc François II de Bretagne, après l'échec de ses troupes à Saint-Aubin-du-Cormier, se retira accompagné de ses filles les princesses Anne et Ysabeau, dans cette maison de plaisance, qu'il affectionnait. Le 21 août de cette année, ce duc fit sa paix avec le roi Charles VIII, dans son château de Gazoire, à Couëron, où il mourut le 8 septembre suivant, après un règne de 27 ans. Sa fin, fut dit-on hâtée par une chute de cheval qu'il fit étant à la chasse dans la forêt de Saudron. Il était âgé de 53 ans. Le duc François II mourut le 8 septembre 1488, dans son château de Gazoire, à Couëron situé sur la rive droite de la Loire ; ses entrailles furent mises dans le sanctuaire de l'église de cette paroisse, et son corps inhumé aux carmes de Nantes. Le château de Gazoire était assez considérable; iI était situé auprès du champ de foire, et avait un vaste parc qui a toujours conservé le nom de Parc des-Ducs. Ogée dit que, dans le temps qu'il a écrit son dictionnaire, on n'y voyait plus que les débris d'une fuie située où était auparavant le château. Au moment des guerres de la Ligue, on pense que le château de Gazoire existait encore, c'est là que furent reçus le roi François II et la reine Catherine de Médicis, toutefois, le nom de leurs illustres hôtes est méconnu. Les masures en furent vendues, en 1748, au sieur Dugué, qui les fit démolir, et y bâtit une maison pour s'y loger. Le terrain sur lequel s'était élevée l'habitation princière n'en laisse pas reconnaître le moindre vestige ; il n'y a plus là qu'une construction moderne.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 12:45

Du village de Vindelles fut esleu pour Francarchier Guillot le bridé, tant pour sa hardiesse, mesmes au plat, que pour la grandeur de son corps, car beau Mastin estoit, sil eust voulut mordre, & croy aussi quil estoit gentilhomme à cause dun pré, que son pere vendit, & portoit en ses armes une escuellee de choux, billette de lard. Ce venerable, & discret Guillot, un jour estant à sa garnison-pour que les Canarriens faisoyent mine de descendre) & là ne feit pas grands armes, & ne servit que de nombre, se advisa, que si le decours passoit, que sa porree tarderoit beaucoup à planter, en quoy seroit trop lourdement interessé : & pour obujer à tous & chascunz les inconveniens, qui en eussent peu venir, sans prendre congé de son Capitaine, alla faire sa besogne, & alla poyer quelques arrerages quil devoit à sa femme, ou pour rien ne se vouloit laisser encourir, car il les eust payees au double, interest & tout , se il neust voulu estre battu.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 11:16

1490, 27 février. -Anne etc. a touz etc, salut. Comme par avant ces heures ayons pryé et donné charge iv nostre cousin le conte de Dunoys de retirer et recouvrer des mains de Guillaume de Susplenville et touz autres les bagues cy après déclairées, savoir : une grosse poincte de dyamant à pluseurs carroz tirant sur le jaune, enchâssée en ung chaton d'or, et une fleur-de-Marie pendant eu une petite chaisnecte, pesant ensemble une once ung gros et demi. Item ung cueur de dyamant plat dessus et desoubz à pluseurs faces, enchâssé en ung chaton d'or en une fleur-de-Marie, pesant sept gros ung denier. Item une seye d'or où a troys dyamans en escusson et l'un à fese, ung gros ruhy au milieu, et sept petites tablettes de diamant, et quatre perles pendantes, une grosse perle ronde a ung petit perthuys qui fut à Jehan de Beaune, lesquelles avoient esté baillées en gaige et pour seurté de certaines sommes de finances et nostre cher et bien ame Jehan Boudet qui les avoit baillées audit de Suplenville, Savoir faisons que nous, considerans les grans affaires et charges que présentement avons, nu moyen de quoy nous est requis avoir et recouprer présentement finances, à plain nous confions ès sens et bonne loiaulté envers nous de nostredit cousin de Dunays et de ses conduicte et dilligence, à icelui avons donné et donnons par ces presentes planiere puissance et auctorité de engaiger ou vendre les dictes bagues a telles sommes et pour tel prins que mieulx à nostre proufllt il regardera et congnoestra ostre à faire, tout ainsi que nous mesmes faire le pourrions : promectant et promectons avoir ferme et agréable ce que par nostredit cousin on sera fait, sans jamais en faire revocacion ne aller au contraire. En tesmoign de ce nous avons signé ces présentes de nostre main et fait sceller de nostre scel, Donné en nostre ville de Rennes, le XXVIIe jour de fevrier l'an mil IIIIe IIIIc neuff. Ainsi signé, Anne. Par la Duchesse, de son commandement, (signé) G, deForestz. Scellé à Rennes, le derroin jour de février (1490). 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 09:00

Antoinette de Magnelais était fille de Jean, dit Tristan, seigneur de Magnelais, chevalier picard, dont la généalogie remonte par filiation suivie au commencement du XIIIe siècle, et de Marie de Jouy (voir Antoinette de la Maignelais, maîtresse du Duc de Bretagne François II). Catherine de Magnelais, sœur de Jean, avait épousé Jean Soreau. De cette union était née Agnès Sorel, cousine germaine, et non tante de Antoinette, ainsi que nous l'ont avancé plusieurs historiens. Elle fut mariée, en 1450, avec André, baron de Villequier, seigneur de Saint-Sauveur-Le-Vicomte, de Montrésor, et de la Guerche en Touraine, premier gentilhomme de la chambre du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, et de La Rochelle, mort en 1454. Nous n'avons pas à discuter ici l'opinion de quelques auteurs, pensant (non sans raison peut être) que l'attachement du roi Charles VII à l'égard de la dame de Villequier, et les bienfaits dont il la combla, ne furent qu'une suite de la tendresse qu'il avait éprouvée pour Agnès ; tandis que d'autres assurent qu'elle remplit la place de cette dernière, et acquis le coeur du roi comme faisant partie de la succession de sa tante. « Villequeris neptis ejus, locum implevit regisque amorem seu hereditatem adivit ». Quoi qu'il en soit, la dame de la Villequier devint la maîtresse de François II, duc de Bretagne, qui, suivant le respectable d'Argentré, « l'avoit desbauchée et emmenée en Bretagne, en estant tellement coeffé, en telle sorte, qu'elle faisoit ce qu'elle vouloit des faveurs de ce prince et disposoit à son plaisir à lui ». Lors de la ligue du Bien public, le trésor du duc était obéré, les caisses vides, les ressources épuisées. Lobineau, nous apprend, en ces termes, d'où vint au souverain breton le secours et l'appui si nécessaires, en ces funestes circonstances. « Parmi tous ceux qui prêtèrent de l'argent au duc de l'argent, Antoinette de Magnelais, fameuse dans l'histoire pour n'avoir eut que trop d'empire sur le coeur de ce prince, se signala, dès première, en donnant généreusement sa vaisselle et ses joyaux, qu'elle vit avec plaisir, vendre, et porter à la monnoie, pour servir à paier les troupes ».

Cet acte de désintéressement est d'autant plus remarquable, qu'il eut de tristes conséquences pour son auteur. Tous les biens d'Antoinette, situés en France, biens acquis à la famille de Magnelais, comme juste récompense de ses services rendus à la couronne, furent, sur-le-champ, confisqués par Louis XI, et donnés à Tanneguy Duchatel, ennemi déclaré de la dame de Villequier. Loin de s'améliorer à la suite de cette ligue désastreuse, dernier effort de la féodalité mourante, dont chacun connaît les résultats, les finances ducales étaient dans la plus déplorable situation au moment où Louis XI fit assiéger Ancenis (juillet 1468). C'est alors que, pour la seconde fois, Antoinette se dépouille, sans hésitation, en faveur de sa patrie adoptive, renonçant de nouveau aux riches ornements qu'elle tenait de la munificence de son souverain. Le document suivant contient la curieuse description d'un collier offert en cette occasion par la cousine d'Agnès, « laquelle estoit aussi moult belle ». Si devant la postérité, sa conduite ne peut trouver grâce, comme celle de la dame de Beauté, l'histoire, du moins lui doit tenir compte de ses ardentes sympathies, de ses généreux sacrifices à la nationalité Bretonne. Les mémoires et anecdotes des reines et des régentes de France, M. Le Roux de Lincy, Femmes célèbres de l'ancienne France, consacre un article à Antoinette de Magnelais, dame de Villequier. Nulle part il n'est question de sa naissance, et, seul, dans son excellent abrégé de l'Histoire de Bretagne, La Gibonnais, place sa mort en 1474. Elle eut de François II deux fils et deux filles : François, bâtard de Bretagne, tige des comtes de Vertus et de Goëllo, baron d'Avaugour, lieutenant de roi en Bretagne sous Charles VIII, en 1494 ; Antoine, surnommé Dollus, seigneur de Fromont et de Hédé, substitué en 1481à la baronnie d'Avaugour, mort jeune. Lobineau parle des deux filles sans les nommer.

Le sceau d'Antoinette, apposé en 1463 au bas de l'acte de donation qu'elle fit à son fils François, de la seigneurie de Cholet, est parti, au 1er de ...à une croix fleuronnée de…, au 2e de…, au chevron de...(Lobinau). Le curieux testament d'Antoinette, relatif à la seigneurie de Cholet, publié par M. P. Marchegay (Revue d'Anjou, novembre 1860) intéressant document, dont nous devons la communication à l'obligeance de l'auteur, vient encore démontrer que jamais l'intérêt ne fut le mobile de la dame de Villequier. Il contient les dispositions les plus minutieuses et les plus délicates à la fois, au sujet du remboursement de l'argent que le duc de Bretagne lui avait prêtée pour l'acquisition de cette seigneurie. Comme Antoinette ne l'a pas restitué, spontanément et pour l'acquit de sa conscience, elle donne, après sa mort la terre de Cholet à François, fils naturel du duc, et, au duc lui-même, dans le cas où son fils mourrait sans enfants légitimes. Si le rachat de cette seigneurie est exercé contre elle par le vendeur ou ses ayants cause, le bâtard François, ou son père recevront la somme que la dame de Magnelais l'a payée. Pour assurer l'exécution de ce legs, elle déshérite ses enfants ou autres héritiers qui le voudraient contester ou attaquer. 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 08:22
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 10:58

L'abbaye de Villeneuve, fondée sous le vocable de Notre-Dame, était située dans la paroisse du Bignon, à présent d'Aigrefeuille, arrondissement de de Nantes

 

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C'est au milieu de la forêt de Bignon connue alors sous le nom de Cormaria, que Constance, duchesse de Bretagne, épouse de Geoffroi II Plantagenêt, fonda cette abbaye cistercienne l'an 1200. Le domaine ressortait alors dela possession de l'abbaye de Buzai, d'où l'on tira les premiers religieux de Villeneuve. Ils furent introduits dans leur nouvelle maison le 25 mars, fête de l'Annonciation de la sainte Vierge. Cette cérémonie est antérieure à l'acte de fondation, qui ne fut dressé qu'en 1201.La pieuse fondatrice mourut en 1202, et l'on déposa son corps dans l'oratoire du monastère, en attendant que l'église fût bâtie. Cette abbaye a été dans la suite transférée dans un lieu plus salubre; elle produisait un revenu annuel de six mille six cents francs à celui qui en était le titulaire.

In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancli, amen. Ego Constancia, Conani comilis fllia, ducissa Britannix, comitissa Richemondioe, universis Christi fidelibus tam prsesentibus quam fuluris nolum fieri volo quod ego, desiderans remedium animae meae et antecessorum meorum, pro emendatione malorum operum quai gesseram et pro salute jet prosperitate Arturi filii mei carissimi, quem ego modis omnibus exoro ut hoc donum et ipse muniat et augeat et defendat, quamdam abbatiam fundare decrevi, ad cujus situm et fundamentum locum elegi idoneum et honestum qui dicilur Cortinaria, ubi fundavi ipsam abbatiam in honore Dei et gloriosissime Matris ejus et omnium sanctorum, subordine Cisterciensi. Pedi autem et assignavi eidem abbatiae (et monachis ibidem Deo servientibus) C. libras currentjs moneUe, babendas (et possidendas) annuatim in perpetuum. Pro istis autem C. libris eis concessi et assignavi quidquid babebam in toto feodo Girardi et in toto feodo Drulie (et in toto feodo Sancti Leobioi et quidquid habebam et de jure heredilario habere debebam) et omnia quee pertinent ad comitatum inter Leyne et Boloigne.  (habendum et possidendum pacifice cis ad integrum) pro LXX. libris, exceplis hominagiis quae retinui in manu mea (et heredum meorum, scilicet ad servitium meum cum equis et armis faciendum, sine aliqua jurisdiclione quod possim super milites de cetero reclamare ; et de praediclis LXX. Libris capient C. solidos annuatim cum monachis Sancti Philibert de Grandi Loco. Dedi etiam eis quidquid habebam et de jure heredilario babere debebam super praedictam domum Sancti Philiberti. Illas autem) XXX. libras quae rémanent de praedictis C. libris capient in firma Nannetensi ad très terminos, ([scilicet, ad nativitatem Sancti Johannis Baptistae X. libras, ad festum beati Nicolai X. libras, ad mediam Quadragesimam X. libras.) Insuper dedi cis et assignavi X. libras steriingorum in Anglia, scilicet, super comitatum meum Richemondiae, annui reddilus, ad nundinas Sancti Bothulphi. (Dcdi etiam eisdem monachis et in perpetuum concessi carteronium de Cortinaria, ad claudendum et ad defendendum et ad voluntatem corum omnino faciendum circa abbatiam intègre) et carteronium de Monte Berole intègre ad culturam. Si autem (erra illa predicta de Monte Berole) non poluerit sufficere ad usum quinque carrucarum (annuatim) in Laurenceria residuum perficietur. Concedo item cis de foresta mea Nannetensi tam de viridi quam de sicco ad omnes usus suos (necessarios) absque venditione et donalione, et pasturam omnibus suis animalibus (lam porcis quam aliis et fenum ad usum eorum per toiam predictam forestam meam sufficienter, in quocumque loco poterunt invenire) Notandum etiam quod grangia de Villa Nova, assensu totius conventus de Buzeio, intègre remansit meae abbatioe (in perpetuum) et pro recompensatione illius grangiae dedi monachis Buzeii Nemus Benedicti (intègre, ad grangiam faciendam, et pasturam in proxima foresta sufficienter tam porcis quam coeleris suis animalibus, et molendinum ad pannos cum sua porta et piscatura in cal ceata de Pilaun. Insuper, in recompensationedicti molendini, monachi de Buzeio dederunt nova) meae abbatiae de Villa Nova calceatam ad Castrum Theobaudi ad molendinum faciendum. Praeterea dedi monachis de Buzeio C. solidos currentis mondae, super molendinade Pilaun annuatim percipiendos (iu captte jejunii) donce eis liberaverim, vel hères meus, insulam de Bois. Factum est hoc anno ab Incarnatione Domini M°CC° primo. Testibus (his) : G. Buzeii abbate ; A. priore; (cellerario Bertranno, L. converso) G. Mediae senescallo, Castri Brientii domino; B. Machicolli domino ; Yvone de Galla ; G. de Rezaio ; I. de Gerraudia. Ego etiam Constancia hoc totum sigilli mei impressione contestor et confirmo.

Gui de Thouars donne en 1203, aux moines de Villeneuve la terre de la Botellière, pour y transférer leur abbaye.

 

 

Guido do Thoarcio, cornes Britanniae, (universis présentes litteras inspecturis salutem in salulis auctore. Noverit universitas vestra quod) nos dedimus (et concessimus Deo et beatae Mariae et) abbati et conventui Villae Novae, cum assensu et consilio episcoporum et baronum et vavassorum et aliorum hominum nostrorum Britanniae, terram de Botellaria quae aliomine dicitur Roborseria, ad abbatiam de Villa Nova transferendam, cùm eadem abbatia esset conslrùcta in loco taliqui abbatia ; non erat idoncus (vel honestus). Hoc autem fecimùs ad honorem et utilitatem venerabilis domina) Constanciae, Britanniae comitissae, quae in eodem loco tradita fuerat scpulturae. (Concessimus etiam praedictis abbati et fratribus ut praedicum terram habeant libère et intègre cum omnibus pertinentiis suis, et terram etiam obi abbatia primitus fuerat constructa. Hojus autem rei) testes (domini) NannetensisVenetensis, Redonensis, Macloviensis episcopi ; abbas de Buzeio ; Arcoildus de Radesiis et Willelmus de Clizonio, barones ; et Willelmus de Rezayo miles, et Juquelius de Guerrandia, et Gauterius de Pilemil (et alii quamplures.) Actum (est istud) apud Naunet, anno ab Incarnatione Domini M°.CC°, Gaufrido episcopo Nannetensi, Philippo rege Francorum. (et ut istud firmius habeatur, sigillum nostrum praesenti cartuto apposuimus, ad testimonium et munimen.)

L'abbaye de Notre-Dame de Villeneuve-les-Nantes, était située à11 kilomètres de cette ville, sur la route des Sables . En 1153, Hoël, comtes de Nantes fit don aux moines de Buzay, du territoire de Villeneuve jusqu'à la fondation de cette abbaye l'an 1200 par la duchesse Constance de Bretagne. De nombreux ouvriers travaillaient alors à la construction des bâtiments quand la duchesse s'éteignit. Son corps fut alors déposé dans l'oratoire jusqu'à son achèvement. Le 25 octobre 1224, Jean, second abbé du lieu, en fit faire la dédicace par l'évêque de Nantes, en présence de neuf prélats, douze abbés et une foule considérable de barons, de seigneurs, de personnages de toutes conditions accourus de toute la Bretagne. La pieuse fondatrice fut ainsi inhumée en présence de Gui de Thouars son troisième époux, ainsi que de Alix sa fille. Suivant l'exemple des souverains bretons, les plus puissantes familles féodales souhaitèrent inscrire leur nom au chartrier de Villeneuve, par des bienfaits importants qui permirent ainsi à cette abbaye d'accroître sa splendeur. Bertrand II de Machecoul, souscrivit la charte de 1201. Aux XIIIe & XIVe siècle, des nobles nobles bannerets firent de nombreuses donations afin d'obtenir protection des religieux. Cette abbaye très importante au cours du XVe siècle fut en partie détruite au cours de la Révolution. On y voyait les tombes de Constance de Bretagne et de son troisième époux Gui de Thouars, ainsi que celle de leur fille Alix de Thouars qui elle-même reposait auprès de sa fille Yolande de Bretagne. Autres tombes, celles de Olivier Ier de Machecoul, et de sa mère Nicole morte en 1311 ; Clémence de Parthenai, fille de Guillaume de l'Archevêque, et femme de Gautier de Machecoul, morte en 1289 ; Louise de Machecoul, fille de Jean Machecoul morte en 1203 ; Yolande, femme du seigneur d'Aubigné en Anjou, morte en 1272, figure en la Chapelle d'Aubigné dans l'abbaye de Villeneuve ; Messire Macé Maillard, mort le Ier mai 1291 ; Noble homme Briend Maillard, mort en 1321 ; Sylvestre de Chaffault, Chevalier, mort en 1370 ;

 

 

 

 

Tombeau de cuivre émaillé, au milieu du sanctuaire , sur lequel sont deux figures en relief. La première est d'Alix, comtesse de Bretagne, fille aînée et héritière de Gui de Thouars, comte de Bretagne, qui fut mariée l'an 1213 à Pierre de Dreux, dit Mauclerc, duc de Bretagne, mort en 1250, enterrée à saint Yved du Braine. Elle mourut l'onzième août 1221. La seconde figure est Yolande de Bretagne, fille de Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, etc. Elle mourut le 12 octobre 1272 (Epitaphe)

 

 

Liste des Abbés de Villeneuve


 

Bertrand fut le premier abbé de Villeneuve ; il admit en 1207 Thibaud Chabot, et Olive, sa femme, à la participation des prières de sa communauté, et s'engagea à faire tous les ans un service pour eux, en reconnaissance des bienfaits qu'ils lui avaient accordés. Son décès est marqué sous l'an 1218 dans le catalogue des abbés de Villeneuve.

 

 

Jean fut gratifié en 1215, par Guillaume de Rezé, d'une rente de quinze lamproies sur l'écluse d'Estivalle. Il fit, le 24 novembre 1224, consacrer son église par Etienne, évêque de Nantes, Guillaume, évêque d'Angers, Josselin, évêque de Rennes, R., évêque de Vannes, R., évêque de Quimper, Raoul, évêque de Saint-Malo, saint Guillaume, évêque de Saint-Brieuc et les évêques de Léon et de Tréguier. Sa mort arriva en 1223.

 

 

Le catalogue fait succéder à Jean, Pierre et Raoul, dont on ne trouve aucun monument.

 

 

Thomas souscrivit une charte de l'abbaye de Buzai datée de 1250. Il mourut en 1281, suivant le catalogue.

 

 

Alain lui succéda, et mourut en 1294, selon le même catalogue.

 

 

Jean de Caen, de Cadomo, était abbé en 1321, suivant un acte de son monastère.

 

 

Pierre, abbé de Villeneuve, et Jean, abbé de Buzai, se plaignirent au duc Jean III, en 1328, des violences faites à leurs maisons par Girard de Machecoul.

 

 

Jean Goué échangea, le 29 avril 1347, les fonds qui avaient été légués à son monastère par Macé Maillart, chevalier, contre d'autres fonds. Ce chevalier avait été inhumé à Villeneuve, et lui avait légué par son testament quinze livres de rente pour l'honoraire de trois messes par semaine et d'un anniversaire.

 

 

Jean de Rezé mourut en 1366, selon le catalogue.

 

 

Alain Berrai ou Louvenan mourut en 1384, selon le catalogue.

 

 

Jean Raineau, mort en 1397, selon le catalogue.

 

 

Jean Durand consentit, le 9 juillet 1403, à ce que le duc retirât, par puissance de fief, les héritages que sa communauté avait acquis d'Olive de La Salle, dame d'Audaine. Il mourut en 1407, selon le catalogue.

 

 

Jean Rondeau, mort en 1417. suivant le catalogue.

 

 

Pierre Maignen, mort en 1424, selon le catalogue.

 

 

Nicolas Govidu-Brandai, mort en 1441, selon le catalogue.

 

 

 

Jean de Carné, mort en 1456, suivant le catalogue.

 

 

Jean d'Avaugour était abbé en 1475, selon un acte de son monastère, et mourut en 148l, dit l'auteur du catalogue.

 

 

Jean de Loyon est indiqué comme abbé de Villeneuve dans un acte de cette abbaye, daté de 1486, et mourut en 1515, selon le catalogue ; mais il doit être mort plus tôt.

 

 

Yves est indiqué comme abbé de Villeneuve dans un acte de Bégar, daté de 1509.

 

 

Bertrand de Loyon assista aux Etats de Nantes et à la réformation de la coutume en 1539, comme abbé de Villeneuve.

 

 

Yves de Kerbervet fit serment de fidélité au roi pour l'abbaye de Villeneuve, en 1540.

 

 

Philippe, cardinal de Boulogne, obtint des lettres de sauvegarde et de maintenue sur l'abbaye de Villeneuve, en 1543.

 

 

François Le Petit, abbé commendataire, fit serment de fidélité au roi en 1551. Il était Angevin, ainsi que le suivant.

 

 

Martin Roger succéda au précédent en 1558 et mourut en 1571, selon le catalogue.

 

 

Guillaume Paineau, abbé de Montdieu, ordre de Prémontré, fut transféré à Villeneuve en 1571, assista l'année suivante aux Etats, fit serment de fidélité au roi en 1575, et présida les Etats en 1588.

 

 

Frère Antoine Bougbier fit serment de fidélité au roi, en la chambre des comptes de Nantes, l'an 1591.

 

 

Biaise Bougdier, neveu du précédent et vicaire général de l'ordre de Cîteaux en Bretagne, assista aux Etats en 1614, et vivait encore en 1623.

 

 

Bernard L'Argentier, abbé régulier, mourut en 1656, suivant le catalogue.

 

 

Frère Nicolas Paget, dernier abbé régulier, assista aux Etats de Nantes en 1663, et mourut en 1677, selon le catalogue.

 

 

Jean d'Estrées obtint l'abbaye en commende en 1677, et assista aux Etats de Vannes en 1691

 

 

Nicolas-Hubert de Mongault, fils naturel du marquis de Colbert-Pouanges, né en 1674, entra d'abord dans la congrégation de l'Oratoire; en étant sorti, il devint précepteur du duc de Chartres et membre de l'Académie française en 1718. Il fut nommé à l'abbaye de Villeneuve en 1719, et reçut aussi le titre d'académicien des Inscriptions. C'était un homme instruit et bon traducteur ; sa mort arriva le 15 août 1746.

 

 

N. Lefèbre de Laubrière, doyen de la cathédrale de Nantes, obtint l'abbaye de Villeneuve le 23 octobre 1746. Il parait qu'il mourut en 1770.

 

 

Claude-François Lizarde de Radonvilliers succéda dans l'abbaye de Villeneuve à M. de Laubrière. Il était d'abord entré dans la Compagnie de Jésus ; mais il y resta peu de temps. Il devint ensuite sous-précepteur des enfants de France, membre de l'Académie française et conseiller d'Etat. C'était un homme de bien, et qui, dans toute circonstance, montrait pour la religion l'attachement le plus sincère. Samort arriva le 20 avril 1789; et, comme l'Assemblée nationale mit, au mois de novembre de la même année, tous les biens de l'Eglise à la disposition de la nation, M. de Radonvilliers n'eut pas de successeur pour l'abbaye de Villeneuve.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 08:29

Les plus premiers mauvais mois de cette année (1796) peuvent compter dans les plus mauvais de la Révolution. De la part des Chouans comme de la part des républicains, ce fut une guerre sans pitié, des meurtres sans nombre. Dans le courant de janvier, l'alerte fut vive à St-Brieuc, car les autorités expédiaient des commissaires au général en chef, aux représentants à Port-Malo, Vannes, Nantes, Brest, « pour faire connoître l'état affligeant de la situation, et réclamer de prompts secours, le moindre délai devant inévitablement amener d'irréparables malheurs. » Le P. Tournois, capucin qui exerçait le ministère dans la paroisse de Léhon, fut rencontré, près de Dinan, par une colonne mobile ; il était accompagné de deux guides ; tous trois furent massacrés. A peu de jours de là, le vénérable abbé Gauron, vieillard presque octogénaire et recteur de Lanrelas, fut pris dans sa paroisse et égorgé à la sortie du bourg (voir Lanrelas au cours de la Révolution). Au mois de février, M. de Rabec, chanoine de St-Guillaume, vicaire général et théologal de Dol, vivait retiré à sa terre du Val-Martel en Mégrit ; précédemment, il avait été enfermé aux Sœurs de la Croix de St-Brieuc, et aux Carmélites de Guingamp. Quand la seconde Terreur arriva, il continua à évangéliser la paroisse de Mégrit ; il y fut pris, au moment où il venait de célébrer la sainte messe ; il fut fusillé sur-le-champ, et son cadavre nu et mutilé fut abandonné sur la route  (voir Paul-Gédéon de Rabec par l'Abbé Aimé Guillon (extrait des Martyrs de la Foi pendant la révolution française). On raconte qu'il demanda aux quatre soldats chargés de son exécution de les embrasser avant de mourir, et que l'un d'eux touché de cette résignation angélique refusa de tirer. Peu de jours après, des gardes nationaux de Lamballe, cherchant, disaient-ils, des Chouans, arrivèrent à sept heures du soir, à l'abbaye de St-Aubin-des-Bois, située au milieu de la forêt de la Hunaudaye (voir l'abbaye de Saint Aubin des Bois en Plédéliac). Ils enfoncèrent les portes et égorgèrent sans résistance les religieux bénédictins qui vivaient là dans l'étude, loin des bruits du monde et des révolutions. Puis les lâches auteurs de ce crime dévastèrent l'église, déchirèrent les ornements et retournèrent à Lamballe, emportant en triomphe les vases sacrés. Dans le même temps, le notaire Leroy, de Laurenan, et le laboureur Congretelle, de Plémet, étaient également massacrés par des colonnes mobiles, sans qu'il y eût à leur reprocher autre chose que leur attachement à la religion. Des actes semblables ensanglantaient tous les départements de la Bretagne ; est-il étonnant qu'il y eût des représailles? Faut-il être surpris que certaines municipalités rurales fussent obligées de passer dans des communes voisines ; que les curés constitutionnels, partout abandonnés des populations, dussent se retirer dans les villes, comme le constate une lettre écrite de St-Brieuc au directeur schismatique des Annales de la religion ? « Ceux des prêtres constitutionnels qui ne se réfugient pas dans les communes où, d'ailleurs, ils périssent de misère, y est-il dit, donnent leur vie pour leurs ouailles et s'attendent chaque jour à être égorgés par les Chouans, comme l'ont été beaucoup de leurs confrères. » La fête qui fut célébrée à l'occasion de l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI, en dira plus que de longues réflexions sur l'esprit du moment : le procès-verbal de cette solennité raconte que la garnison, la garde nationale et les fonctionnaires se réunirent « au temple de l'ancienne église cathédrale. » Puis il ajoute : « Le président du département a prononcé un discours analogue à la fête, pour imprimer dans tous les cœurs la haine de la royauté, et rallier tous les esprits à la République, dont l'affermisse ment fondé sur le respect des lois constitutionnelles doit assurer le bonheur général comprimé trop longtemps par les crises révolutionnaires du despotisme et de l'anarchie. » Chaque citoyen a ensuite prononcé individuellement, et à haute voix, devant l'autel de l'Eternel qui lit dans les cœurs et punit les parjures : « Je déclare que je suis sincèrement attaché à la République ; que je voue une haine » éternelle à la royauté. » Se réunir dans le temple du Dieu de paix pour célébrer le meurtre et jurer la haine. II n'y a que les temps de révolution pour enfanter des aberrations pareilles. Cependant, le Directoire exécutif et le conseil des Cinq Cents, poussés par des prêtres renégats, continuaient à frapper les prêtres fidèles et les émigrés, malgré les efforts de quelques députés courageux, parmi lesquels nous citerons M. Guynot-Boismenu. Les prisons se remplissaient comme en 1793 et 1794, bien que les colonnes mobiles tuassent presque tout ce qu'elles rencontraient, prêtres ou émigrés. On cite parmi les victimes appartenant au clergé, M. Josse, assassiné a St-Thélo, M. Garnier au Quiou, M. Janvier à Médréac. On trouva le saint viatique sur ces deux derniers, et il n'est pas de profanations auxquelles les soldats ne se livrèrent. L'acharnement contre les prêtres non assermentés allait si loin, que des chiens étaient dressés à les découvrir ; c'est ce qu'on vit notamment pour un capucin nommé le P. Joseph : les républicains le poursuivaient d'une haine toute particulière, parce que, condamné à mort sous la première Terreur, il s'était caché avec assez d'adresse pour dépister toutes les recherches, et n'avait pas discontinué d'exercer son ministère dans les campagnes. La fin de cette année fut plus calme que le commencement : la pacification dont nous parlerons ailleurs , et surtout la lassitude ramena un peu de tranquillité : le Directoire inaugurait alors cette vie de luxe et d'immoralité, qui faisait comparer la société parisienne à de la boue dorée. Ces hommes, enrichis par les spoliations révolutionnaires, avaient besoin de jouir de leur nouvelle fortune, et les femmes, sorties sans croyances de cette effroyable mêlée, ne virent rien de mieux à faire de la vie qui leur était rendue, que de prendre les plaisirs, les mœurs et le costume du paganisme grec. Nos provinces reflétèrent, mais faiblement, cette nouvelle orgie parisienne.

Ci dessus, acte de décès de Missire René Garnier, massacré par des militaires républicains le 6 Germinal an IV au Quiou, peu avant midi en un champ proche dudit bourg du Quiou. L'abbé Garnier âgé de 70 ans, était originaire de Tréfumel. Il rentrait chez lui après avoir administré un malade, quand il fut abordé par des troupes républicaines. Garnier salua le premier soldat qui l'aborda mais pour toute réponse il reçut une balle dans la joue. D'une main il prit son mouchoir pour étancher le sang, de l'autre il tendit sa montre à son assassin, mais un autre soldat s'approcha et l'acheva en lui fracassant la tête.

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