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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:05

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 07:33

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 06:28

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 18:51

Le groupe d'Eréac

 

 

A la bordure sud du synclinorium, entre les formations du Paléozoïque inférieur (Ordovicien à Dévonien) et le Briovérien, prend place une unité sédimentaire particulière : le Groupe d'Eréac. Celui-ci est caractérisé par le développement de volcanites et de volcanoclastites, et par une structuration beaucoup mieux exprimée que dans le reste du Paléozoïque (Fig. 23, Annexe 2 et partie structurale). Le terme de Groupe est adopté ici car cet ensemble réunit des faciès sédimentaires (schistes, grès, quartzites), des volcanites et des volcanoclastites d'origines variées. Si certains types ont pu être individualisés cartographiquement (volcanites et volcanoclastites), les relations existant entre ces différents faciès restent mal connues. Ainsi dans cette région située au Sud de Rouillac et s'étendant de Collinée jusqu'au Sud de Broons, les feuilles de Pontivy et Rennes à 1/80 000e ne se raccordent pas de façon cohérente (Fig. 2). Diverses interprétations ont en effet été retenues par les auteurs successifs (Barrois, 1890 ; Pruvost & al., 1959). La feuille de Pontivy (1ère édition), ne comporte pas de terrains carbonifères à la bordure sud de la Forêt de Bosquen, alors que dans la 2ème édition (Pruvost & al., 1959), dans cette même zone apparaissent des porphyroîdes dinantiennes (y4) et des schistes de Châteaulin (hv). Ces auteurs considèrent ces terrains comme les équivalents orientaux du Carbonifère reconnu dans le Bassin de Châteaulin. Pour la feuille Rennes, Barrois cartographie sous le symbole ay3 un ensemble constitué essentiellement de "porphyroîdes" en alternance avec des schistes et arkoses qu'il considère comme homologues du Carbonifère des régions plus orientales (Bas-Couyer près de Saint-Germain-sur-Ille). L'interprétation cartographique retenue ici diffère en partie de celle des auteurs antérieurs : la large bande de schistes et quartzites située au Sud de Rouillac, et rapportée avec doute au grès de Saint-Germain (Barrois, 1894), est notamment placée dans le Groupe d'Eréac.

 

 

 

Conditions d'observation

 

 

 

L'étude de la bordure méridionale du Paléozoïque (carte h.t. 1) est difficile : les conditions d'affleurement sont médiocres et l'altération souvent très marquée. De plus les relations entre volcanites, volcanoclastites et faciès sédimentaires sont rarement visibles ; seuls deux affleurements montrent un contact faillé entre des rhyolites et des schistes, au Val de Jugon (Nord d'Eréac) (Fig. 23) et à la Motte du Parc (Ouest de Troherneuf) (Fig. 24). Des déformations importantes perturbent et masquent les caractères originaux des faciès observés. Cette homogénéisation entraîne une convergence de faciès qui interdit souvent d'apprécier la nature originelle, sédimentaire ou éruptive de certaines roches. Enfin, l'état de structuration interdit toute évaluation de puissance pour cet ensemble. L'épaisseur de 1 000 mètres indiquée par Barrois (1894) puis par Barrois et Lebesconte (1894) ne paraît pas très significative. Les faciès sédimentaires : les schistes à chloritoîde et roches associées Ils affleurent tout au long de la bordure sud du Paléozoïque, depuis Collinée (la Haie du-Sillon) jusqu'au Sud de Broons (Queloscouët, LaVille-Allouët, Le Fros (carte h.t. 1 et Fig. 23). A l'affleurement ces sédiments se présentent comme des alternances plus ou moins régulières de schistes sombres et de passées siliceuses claires d'épaisseur variable (centimétrique à pluridécimétrique). Ces divers types de roches ne sont pas sans rappeler certains niveaux des schistes et quartzites de Plougastel connus à l'Ouest dans les gorges du Daoulas (Sagon, 1976). Les schistes, sombres et durs, sont assez grossiers (Tabl. 12A). Ils représentent le faciès dominant et sont caractérisés par la paragenèse : quartz + muscovite + chloritoîde + chlorite. Le quartz se présente en grains à bords dentelés ou très anguleux, et en sous-grains (quelques dizaines de y). La muscovite apparaît en lamelles flexueuses disposées dans la schistosité. Quant au chloritoîde, il existe sous forme de baguettes isolées (50-200 p) ou groupées en rosettes. Ces baguettes sont disposées parallèlement ou obliquement par rapport à la schistosité principale. Le chloritoîde est parfois présent en quantités importantes dans les schistes (La Morgandais au Nord-Est d'Eréac) Ci:). La présence de ce minéral au sein de la paragenèse citée précédemment, indique qu'un métamorphisme épizonal a affecté l'ensemble de ce secteur. Des passées siliceuses grises (blanchâtres en surface), centimétriques, apparaissent de manière discontinue et soulignent les microplissements à l'intérieur des schistes. Pétrographiquement ces faciès sont proches d'arénites fines recristallisées (microquartzites) à grains de quartz étirés (orientation préférentielle) et sous-grains. Dans l'analyse chimique (Tabl. 12). les éléments comme Mn, Mg, Ca, Na ... n'ont pas été dosés. Cependant s'ils existent ceux-ci doivent être représentés par des quantités infinitésimales puisque Si02 et Al203 constituent la quasi-totalité de la roche. Ceci confirmerait en particulier l'absence apparente de feldspaths constatée lors de l'analyse pétrographique. D'après cette composition chimique anormale et dans le contexte volcanique du Groupe d'Eréac, ces passées pourraient représenter des niveaux de cherts siliceux recristallisés. Des grès quartzites en bancs décimétriques, parfois boudinés, accompagnent aussi les schistes à chloritoîde. L'analyse pétrographique de ces arénites quartzeuses est donnée dans le Tableau 12 C. Localement des grès fins verdâtres à lamines sont visibles au Nord-Est d'Eréac (carrière de Rouaudel). Ce sont des wackes quartzeuses (Tabl. 12 B) dans lesquelles les grains de quartz arrondis ont parfois un cachet volcanique (golfes, aspect craquelé) ; d'autres quartz sont étirés et soulignent le plan de débit. Ils sont accompagnés par de rares feldspaths altérés. Ces sédiments, sans tri granulométrique, possèdent une bonne maturité de composition mais une médiocre maturité de texture.

 

 

 

Les Volcanites

 

 

 

Sous le nom de "porphyroïdes" Barrois (1894, p. 221) désignait des schistes séricitiques stratifiés, plus ou moins compacts, à cristaux de feldspath et de quartz. L'origine volcanique de certaines porphyroïdes déjà préssentie par cet auteur (1900) a été précisée par de Lapparent (1909), qui y voyait d'anciennes roches volcaniques secondairement modifiées. Dans le Massif armoricain le terme de "porphyroïdes" a été utilisé dans un sens général pour désigner des roches à phénocristaux de feldspath et de quartz, dont l'origine volcano-sédimentaire ou effusive était mal précisée (Cogné, 1960 ; Ters, 1972 ; Chauvel & al., 1975 ; Boyer, 1976). Dans la région étudiée, par rapport aux schistes à chloritoîde, les volcanites et volcanoclastites paraissent plus localisées. Ces roches souvent profondément altérées, affleurent assez mal, aussi leur importance est-elle vraisemblablement sous-estimée. Quelques observations ponctuelles (puits situés dans la zone déprimée sans affleurement, au Sud de Launay, carte h.t. 1) n'ont montré que des volcanites ou volcanoclastites et viennent conforter cette supposition. Ces faciès sont essentiellement visibles dans les secteurs d'Eréac (Fig. 23) et de Troherneuf (Fig. 24)

 

 

 

Les rihyolites

 

 

 

Elles sont visibles près du Tertre (NE d'Eréac) (Fig. 23) à proximité des schistes à chloritoîde qui ont subi les mêmes déformations (cf. 3ème partie). Ces roches siliceuses verdâtres, satinées et schistosées, ont un aspect rubané et contiennent des phénocristaux de feldspath et de quartz millimétriques. Mésostase : quartzo-sériciteuse, très finement cristallisée. La séricite constitue de longues fibres flexueuses. Phénocristaux : quartz volcaniques (jusqu'à 350 y), quartz éclatés et étirés plurimillimétriques - feldspaths totalement pseudomorphosés, non identifiables. Ce faciès fortement tectonisé rappelle les "blaviérites" du Synclinorium de Laval qui correspondent à du matériel rhyolitique (coulées et tufs associés, cf. Plaine, 1976). Ces rhyolites existent également plus à l'Ouest où elles dessinent cartographiquement des "bandes" peu épaisses, d'une dizaine de mètres, fortement tectonisées (Troherneuf, La Chênaie, Le Fournil, Saint-Maleu, Rouaudel). A partir de ce type principal, on peut distinguer quelques variantes : A la Deuve, Saint-Maleu, La Ville Guéneu (Fig. 23) affleurent des "rhyolites porphyriques". Ce sont des roches grises à verdâtres, parfois violacées, à passées phylliteuses sombres et à très nombreux phénocristaux de quartz et feldspaths millimétriques. Des rhyolites à faciès ignimbritiques sont observables à la Motte-du-Parc (Ouest de Troherneuf : Fig. 24). Ce sont des roches claires très siliceuses, à débit planaire bien marqué, dans lesquelles des fuseaux sombres évoquent les structures flammées des rhyolites ignimbritiques. En outre quelques phénocristaux, quartz volcanique, feldspaths, y sont identifiables. Les phénocristaux feldspathiques correspondent à des plagioclases albitiques, et à des feldspaths potassiques subautomorphes généralement maclés carlsbad, plus ou moins albitisés. Microscopiquement la mésostase est essentiellement quartzo-sériciteuse. La recristallisation est importante. De véritables structures de flammes (structures axiolithiques) n'ont toutefois pas été reconnues. Ces rhyolites à faciès ignimbritiques sont accompagnées par un faciès contenant des structures de dévitrification (sphérolites feldspathiques atteignant 1 mm). Au Nord-Ouest de la Deuve (Fig. 23) s'observent des faciès comparables mais plus altérés et plus tectonisés.

 

 

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:41

 

 

 

Alain 3 du nom Duc de Bretagne (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 4) fonda l'Abbaye de sainct George de Renes (voir Abbayes bretonnes d'après reproductions anciennesen faveur de sa soeur Adelle, qui en fut la premiere Abbesse, & entre autres terres, rentes, revenus & heritages dont il dota ladite Abbaye, il y donna & aux Religieuses servants Dieu en icelle le " terrouer de Tinteniac, qui est de grande estendue, en l'evesché de sainct Malo, avec les Eglises dudit terrouer, domaines, jurisdiction, fié, seigneurie, & obeyssance, hommes, sujets, hommages, sour hommages, revenus & rentes par denier froment, seigle, avoine, gclines, corvées, terres, moulins, eaux,bois & toutes appartenances dependances, haute, basse, & moyenne jusfice, & tout ferme droit sans s'en rien reserver, fors l'homage, obeyssance, & souveraineté, comme il est touché en la lettre de fondation en ces termes Latins,Concedo eis praeterea vicus quendam non exiguum nomine Tintenia cum filiter iure perperuo possidendum in partibus Britanniae fitum cum ipsa Ecclesia, & omnibus quae ad eum pertinere noscuntu. Ladite Dame Abbesse Adelle de Bretagne donna permission & faculté à un sien vassal appelle  Donoald, de bastir & edifier & fortifier un chasteau audit terrouer de Tinteniac, pour servir de manoir, mansion, retraite, & demeure à luy & aux siens : lequel chasteau fut nomme, & est encore aujourd’huy appellé Mont-muran, en la Paroisse des Iffs (voir château de Montmuran - Description du château de Montmuran par Potier de Courcy). Aux charges & conditions qui s'ensuivent, Cest à sçavoir qu'ïl & ses successeurs Seigneurs dudit Chasteau le tiendroient de la dicte Adelle & de ses successeures Abbesses & Religieuses du.dit Sainct George prochement, noblement, ligement â foy, hommage, rachat & devoirs de Chambelnage, & que ny luy ny ses successeurs n’en feront la foy à autre personne qu'à ladite Adele, & à celles qui après son décés gouverneront ladite Abbaye contre le gré & la volonté desdites Abbesses : que les ennemis desdites Abbesses & Monstiet n'auroient aucun reffuge, asile, retraite ou deffenses audit Chasteau. Et que si ledit Donoald ou ses successeursſ venoient au contraire de celle convention, ils perdroient tout l'honneur, c’est à dire tout ce qu'ils tiendroient desdites Abbesses & Monstier de Sainct George, & en seroient privez & deboutez comme parjures & desloyaux.

 

 

 

 

I

 

 

 

Dolonald susnommé donnera donc le commencement à l'histoire genealogique des Seigneurs de Tinteniac que nous allons descrire. Il eut un fils, son successeur nommé :

 

 

 

 

II

 

 

 

 

Guillaume qui se nomma de Tinteniac, comme fisrent ses successeurs, & fut aussi surnommé Ismaelite, & fut Chevalier. Du mariage de Guillaume de Tinteniac & de ladicte Eremburge yssurent deux fils & une fille, sçavoir

 

 

-Geoffroy de Tinténiac, aisné, qui mourut sans enfans

 

-Olivier de Tinténiac -qui suit

 

-Théophania de Tinténiac alias Tiphaine de Tinténiac

 

 

 

 

III

 

 

 

 

Messire Olivier Chevalier, fils & heritier desdicts Guillaume & Eremburge donna aux Abbesses & benoist-Monstier de Sainct Georges lez Renes lors le lieu, terre, manoir, metairie, fief, & seigneurie & iurisdiction, hommes & subjects de la ville Ales, & les dismes de Carleboitere, del a Pooeleterie, de la Santecochere, dela Boetie, & de la Meenerie, pour la dotation d'une Chapellenie en l'Eglise de Sainct George à l'autel St.Jean Baptiste. Cet Olivier & sa soeur Theofania donnerent aussi â Dieu & â l'Abbaye de Sainct Melaine lez Renes les diſrnes qu'ils avoient & leur appartenoient par heritage en la paroisse des Iſs, & ce par la main & du consentement de Pierre Evesque de Sainct Malo, qui gouverna l'Evesche' trente quatre ans, depuis l’an mil cent quatre vingts & quatre, jusques à l'an rnil deux cens dix-huict. Et l'Abbé & Convent dudit Sainct Melaine les receurent en la participation de tous les biens-faicts de leur Abbaye: Il accorda les franchises que le Duc Pierre Maucler donna aux habitans de la ville de Sainct Aubin du Cormier l'an 1225. Il mourut l'an 1257. Il avoit espousé une Dame appellee Theophile,de laquelle il laissa un fils nommé

 

 

 

 

 

IV

 

 

 

 

-Alain qui luy succeda à la seigneurie de Tinteniac. Il donna une mine de froment de rente à l’Abbaye de Sainct Jacques prés Mont-fort, l'an 1260. & mourut l'an 1268. Il laissa deux fils

 

-Olivier de Tinténiac -qui suit

 

-Guillaume de Tinténiac -qui suit

 

 

 

 

V

 

 

 

 

 

Olivier de Tinténiac second du nom sire de Tinteniac & de la Roche Moisan, fils d'Alain susdit, fut successeur de son père Es archives de Sainct George y a une transaction faire entre luy & son fils, Guillaume d’une part & la Dame Abbesse & benoist Monstier de Sainct George escrire sur un role de parchemin datee du Mercredy apres les Octaves de la Purification de nostre Dame l'an 1269. avec une approbation de ladite transaction par Symon Evesque de Sainct Malo, datée du Dimanche, auquel on chante en saincte Eglise keminiscere l'an 1271. Le tout escrit en termes Latins, & scellé de plusieurs seaux. Entre lesquelles parties furent accordées les choses suivantes, sçavoit que lesdits Olivier & Guillaume son fils tant pour eux, que pour leurs successeurs, avoüerent & confesserent estre hommes liges desdites Abbesses & Monstier de Sainct George, & promisrent leur obeyr & à leurs Seneschaux & allouez comme hommes liges & sujets doivent obeyr à leurs seigneurs feodaux, de, & pour toutes les choses qu'ils tiennent & tiendront, ont & auront desdites Dames en toute la terre & terrouer de Tinteniac 

 

 

 

 

Guillaume de Tinténiac, second du nom sire deTinteniac, de la Roche moisan, & encore de Becherel; & de Romillé, vivoit l'an 1303. par acte que j’ay veu daté dudit an & de luy n’ay leu autre chose, sinon qu’il eut deux fils, & une fille, sçavoir

 

 

-Olivier de Tinténiac

 

-Gourgard de Tinténiac

 

-N. de Tinténiac, mariée à Raoul du Boschet, qui ne laissa aucuns enfans

 

 

 

 

 

VI

 

 

 

 

 

Olivier de Tinténiac, troisiesme du nom seigneur de Tinteniac, de Becherel, & de Romille, fils de Guillaume second l'an 1319. bailla à Gourgar de Tinteniac son frere par bien fait la terre qu'il avoit donnée à sa sœur jadis femme de Monsieur Raoul du Boschet decedée, laquelle terre par le deceds de ladicte soeur luy estoit retournée. Il print en mariage Eustaice de Chasteau-Brient seconde fille de Geffroy 6. du nom Baron de Chaſteaubrient, & d’Ysabeau de Machecol (voir La forteresse de Châteaubriant & ses possesseurs), de laquelle il eut deux fils, sçavoir

 

-Briend seigneur de Tinteniac & Chevalier, vivoit l’an 1328. & mourut sans enfans,

 

-Jean, seigneur de Tinteniac, de Becherel, & de Romillé. -qui suit

 

 

 

 

 

VII

 

 

 

 

 

 

Messire Jean de Tinteniac, Chevalier fort renommé, sire de Tinteniac, de Becherel, & de Romillé, suivit le party de Charles de Bloys, et fut l'un des trente combatans du costé des Bretons contre trente Anglois en celle rnemorable bataille dite des trente, entreprise par Jean de Beaumanoir sire dudit lieu, Mareschal de Bretagne, & messire Richard Bembro Capitaine Anglois : & fut estimé le meilleur combatant de tous du costé des Bretons, & qui mieux merita le nom de preux & vaillant en ceste meslee (voir Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 3 - Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 4). Mais deux ans apres, sçavoir l'an 1352, il fut tué à la bataille de Mauron, que gaignerent Tanguy du Chastel, Garnier de Cadoudal, & Yves de Trezviguidi vaillans Capitaines partisans de la Comtesse de Montfort contre Charles de Blois. Il avoit espousé Jeanne de Dol Dame de Combour de laquelle il ne laissa qu'une fille appellée Ysabeau de Tinteniac, & sa veuve se remaria avec Jean seigneur de Malestroit & de Largouet, duquel elle eut des fils comme nous l'avons dit cy-devant (voir La seigneurie de Dol).

 

 

 

 

 

 

VIII

 

 

 

 

 

Isabeau de Tinténiac, Dame dudit lieu, de Becherel, & de Romillé, fille de Jean susdit & de Jeanne de Dol Dame de Combour, fut femme espouse legitime de Jean de Laval seigneur de Chastillon en Vendelais, d'Aubigné, Montfeur, Mellay Olivier, fils d'André de Laval seigneur desdits lieux, & d'Eustaisse de Bauffay. Ledit André fils de Guy 8. du nom sire de Laval & de Vitré, & de sa seconde femme Jeanne de Beaumont, fille de Louys & d’Agnes Vicomte & Vicomtesse de Beaumont. De ce mariage n'yssut qu'une fille, nommee Jeanne de Laval, laquelle succeda à pere & à mere, & fut mariee deux fois. En premier mariage avec Messire Bertrand du Guesclin Connestable de France, duquel elle n'eut aucuns enfans: en second & par dispence du Sainct Siege avec Guy 12.. du nom, sire de Laval & de Vitré son cousin en tier degré. Duquel mariage issirent deux enfans, Guy de Laval, qui mourut jeune avant pere & mere, & une fille nommee Anne de Laval mariee avec Jean de Monfort fils aisné de Raoul 8. du nom sire de Montfort, & de Gael, de Loheac, & de la Roche-Bernard, & de Janne de Kergotlay Dame dudit lieu, lequel Jean print le nom, les armes de Laval, & fut dit Guy 13. du nom. Il mourut l'an 1415 (voir les défenses des sires de Gaël, page n° 7)

 

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 13:02

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:40

 

 

 

Dans les paroisses de Plénée-Jugon et de Tramain, s'étendait une vaste lande de 300 journaux, dite la lande des Brignons, dont la terre était renommée pour la fabrication des pots : elle dépendait du manoir de la Villeneuve, qui, plus tard, lit partie de la haute-justice des Clos, érigée en baronnie en 1682. Les seigneurs de la Villeneuve avaient abandonné aux potiers de Tramain et des villages circonvoisins l'usage de la lande en question, ainsi qu'une très bonne fontaine qui s' y trouvait (voir La seigneurie de la Villeneuve en Plénée-Jugon); ils leur avaient permis, en outre, de se servir des genèts et de la bruyère pour la cuisson de la poterie. Les potiers reconnaissaient le seigneur de la Villeneuve comme seigneur terrien : de plus, ils étaient tenus de s'assembler, chaque année, le dimanche avant la Saint-Jean, et d'accompagner le dernier marié d'entre eux, lequel portait un pot garni de fleurs aux armes du seigneur. Les autres tenaient chacun une fleur, et le cortège, précédé d' un sonneur et d'un joueur d'instrument, se rendait dans l'église de Plénée-Jugon, en la chapelle privative du seigneur de la Villeneuve : celui-ci (ou ses officiers), dans le banc seigneurial, recevait le pot fleuri du dernier potier marié qui s'exposait, faute de remplir ce devoir, à payer 60 sous d'amende. C'était le dimanche des Rameaux que le sergent bailliager de la Vieille-Ville (voir Les Vieilles-Villes à Plénée Jugon), en la châtellenie de Jugon devait, l'année où il faisait la cueillette, présenter au grand autel de l' église de Plénée-Jugon un chapeau de prime-terre et accompagner la procession en portant cette couronne et en ayant soin de marcher le le plus près possible du recteur. Dans cette même paroisse de Plénée-Jugon, le propriétaire d'une maison et d'un jardin sis contre le portail du vieux manoir, qui était lui-même devant l'église, devait au seigneur des Clos, le jour de Pâques-Fleuries, un bouquet des fleurs les plus nouvelles, qu'il lui offrait à son banc à l'église avec 20 sous monnaie. Dans la paroisse de Plénée-Jugon, le seigneur à qui appartenait le Moulin-Ars était tenu de fournir au manoir de la Planche, vassal de la seigneurie des Clos, une rose, à peine d'un écu d'or d'amende ; cette redevance devait être acquittée au moment où la procession du Saint-Sacrement passait devant les halles seigneuriales.

 

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 12:38

 

Formation de la Rabine

 

 

 

Elle correspond à des siltites ampéliteuses à nodules qui surmontent les grès micacés fossilifères du sommet de la Formation de Bosquen, mais le passage entre ces deux formations n'est pas visible. Cette unité est peu puissante (quelques dizaines de mètres au maximum). Les conditions d'affleurement sont comparables à celles de la localité-type (la Rabine à l'Ouest de la Chapelle - Chaussée, Nord de Rennes) ; les affleurements sont peu nombreux et localisés. C'est au Nord de Rouillac que cette formation est la mieux représentée : - près du Château de la Moussaye de nombreux nodules se rencontrent à proximité de grès micacés du Frasnien inférieur, appartenant à la Formation de Bosquen. - Au Nord des Touchelles plusieurs gisements sont alignés suivant une direction N.110 - N120° jusqu'à la bordure de l'étang de Rochereuil. - Au Nord de Veauvert (Fig. 21-c) à proximité de schistes fossilifères (Givetien de la Formation de Bosquen, de nombreux nodules fossilifères témoignent en surface de l'existence de cette unité. Un gisement isolé a été découvert au Sud-Est du Gouray (Le Pré). Il constitue le point le plus occidental connu dans le Synclinorium du Ménez-Bélair. Les nodules fossilifères y sont rares. Par contre, ce gisement présente l'intérêt de se trouver à proximité du Groupe d'Eréac attribué au Carbonifère (cf. ci-après).L'existence de cette formation dans la partie occidentale du Synclinorium du Ménez-Bélair n'est actuellement marquée que par la présence de nodules à la surface des champs. Cependant, près du château de la Moussaye une tranchée de drainage a permis d'observer les siltites en place.

 

 

 

 

Caractères lithologiques et pétrographiques

 

 

 

 

Les faciès observés présentent une grande analogie avec ceux qui ont été décrits au Nord de Rennes (Babin & Paris, 1973) : ce sont des siltites ampéliteuses comportant quelques niveaux plus clairs et plus micacés, riches en nodules fossilifères. Ces faciès sont le plus souvent extrêmement altérés en argiles grises ou noires. Les concrétions fossilifères, de forme ellipsoïdale, ont une taille variable centimétrique à décimétrique. On peut en distinguer deux types : - des nodules sombres, très siliceux, lisses et patinés, à cassure esquilleuse, - des concrétions initialement riches en pyrite, prenant un aspect poreux par altération. Elles présentent une zonation externe parallèlement à la plus grande section. Ces deux catégories de nodules sont fossilifères, mais les nodules pyriteux livrent une faune plus riche. Dans les faciès kérabitumineux de Porsguen (Finistère) Babin (1961) a décrit des types de concrétions analogues.

 

 

 

Données paléontologiques

 

 

 

La faune récoltée est peu diversifiée et assez mal conservée (Babin & Régnault, 1978). Elle paraît identique à celle de la localité-type de la Rabine (Nord-Ouest de Rennes) et très voisine de celle des schistes kérabitumineux de Porsguen (Babin & al. 1976). Cette faune comprend en effet : des Bivalves : Buchiola cf. retrostriata, Buchiola sp, Posidonia cf. venusta, des Céphalopodes : Tornoceras, (Aulatornoceras), sp. Tornoceras simplex, Bactritides indéterminés, des Ostracodes indéterminables. L'absence apparente de Cheiloceratides dans cet assemblage faunique semblerait indiquer un âge Frasnien. Cependant, un spécimen provenant de la localité-type de la Rabine (synclinorium du Ménez-Bélair oriental) rapporté à Tornoceras sp. par Babin (in Babin & Paris, 1973), semble identique à des spécimens connus dans le Famennien inférieur de la Montagne Noire (communication orale M.R. House). Il se pourrait donc, vu la similitude existant entre les faunes des divers gisements du Synclinorium du Ménez-Bélair, que la Formation de la Rabine puisse être d'âge famennien inférieur dans la localité-type et dans la région étudiée. Les recherches de spores effectuées dans les siltites ampéliteuses pour préciser cet âge, n'ont pas abouti (restes organiques indéterminables -carbonification très importante).

 

 

 

Discussion

 

 

Dans le gisement de la Moussaye, immédiatement au Sud et en contact avec les siltites ampéliteuses de la Formation de la Rabine, apparaissent des siltites micacées beiges à intercalations gréseuses centimétriques : ces wackes quartzeuses fines mal classées constituent des bancs irréguliers lenticulaires. La position stratigraphique de ces faciès par rapport à ceux de la Formation de la Rabine, n'a pu être précisée compte tenu de la mauvaise qualité des affleurements et de l'absence de faune. Deux hypothèses peuvent être envisagées : - on peut considérer que la Formation de la Rabine occupe le coeur d'une structure synclinale, auquel cas ces faciès représenteraient le sommet de la Formation de Bosquen. Cette possibilité sera retenue pour la représentation cartographique des différentes unités dévoniennes bien qu'elle se heurte à l'absence apparente dans ces niveaux des faunes connues immédiatement au Nord dans des grès micacés. -il est également possible que ces schistes et grès surmontent la Formation de la Rabine, représentant ainsi le Dévonien terminal. Une telle superposition ne serait pas sans rappeler celle qui existe en Rade de Brest où les schistes à intercalations gréso-calcareuses de la Formation du Zorn succèdent aux schistes Kérabitumineux de la Formation de Porsguen. Dans le synclinorium médian armoricain, ces dépôts néodévoniens sont connus depuis le Finistère jusqu'au Nord de Rennes (Fig. 22) avec des caractères lithologiques et fauniques assez constants. Aussi paraît-il probable qu'une communication ait existé au Dévonien supérieur entre les régions occidentales (Rade de Brest) et orientales (Nord de Rennes). L'isolement actuel de ces témoins résulte vraisemblablement de disparitions tectoniques ou d'érosions anté-carbonifères et post-hercyniennes.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 14:10

Chemin de Dinan Lambale, par Jugon

 

 

De Dinan a Lamballe, il y a sept lieues vers Ouest, dont plus de la moitié est Jugon, gros bourg, mais avec qualité de ville, ainsy appellée comme elle estoit jadis une des 4 Chambres du duc, ainsy que j'ay dit cy dessus en Hédé. Il y a deux beaus estangs, l'un principalement, dit le Grand Estang, qui est le plus oriental et est très long, et dans lequel donne une rivière, dite !a rivière des Moulins, qui vient de Beaulieu, une lieue au dessus. Dans l'autre estang, qui est occidental du premier, donne une rivière dite la rivière d'Erganon - lire l'Arguenon, qui prend sa source près de Collinée (ch.-I. de cant., arr. de Loudéac, C.-du-N.) , et se jette dans la mer, en face la tour des Ebihens, entre la plage de St Cast et la presqu'île de St Jacut.. Le moulin au dessus de cest estang apartient à M. le marquis de !a Moussaye, et celuy qui est au dessous de la bonde et dans Jugon maisme. et celuy qui est au dessous de la bonde et dans Jugon maisme. Ils s'appellent aussy moulins d'Erganon. La rivière d'Erganon vient de Plener et Gouray, aussy une lieue au dessus. Ces deux estangs font moudre des moulins, chacun les siens, et laissent aller leurs eaus pour cela, lesquelles s'assemblent au dessous de la ville et vont ensemble & Ptankouet, au dessous duquel lieu elles entrent en mer, dans un estuaire. Or entre ces deux estangs, il y a le bout d'un costau finissant,sur lequel sont situés trois chasteaus, tous séparés par fossé et fermeture l'un, grand quarré long, un plus petit quasi rond, et encor un plus petit, comme un guet, droit à la pointe du costau, sur le bourg. Ces chasteaus regardent et commandent, des deux costés, sur les deux estangs, et du bout, sur le bourg. Mais ils sont commandés aussy des deux costés par les costaus qui sont sur lesdits estangs, ès costés d'iceux en dehors, plus aults que n'est ledit costau sur lequel sont situés lesdits chasteaus. Sans doute que c'estoient bonnes places, du temps que l'on se battoit à coups d'arbaleste. A Jugon, il y a une chapelle de S'Michel, deus églises et deus paroices jadis, a présent réduites en une par l'evesque de St Brieu, diocésain. En l'une des églises, vers le chameau est une horloge; en l'autre est un prieuré de 4oo livres, séparé de la rectorerie qui ne vaut pas nourrir un prestre. Dans les vitres de ceste église, les armes du Parga d'argent à la bande vivrée de gueules accompagnées de six merlettes de mesme dessus, 3 dessus, 3 dessous avec l'alliance de Vaucouleur, bien escrite et bien peinte et celles de Beaubois, maison demi lieue au dessus de Jugon, apartenant au baron de Nevet, y sont :d'or trois fasces de sable

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 17:38

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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