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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 08:39

 

 

Pierre Mauclerc duc de Bretagne

et

Henry III roi d'Angleterre

 

Pierre Mauclerc tenta pourtant d'échapper à cette influence en profitant de la régence de Blanche de Castille. Il s'allia deux fois, en 1226 et 1229, avec Henri III d'Angleterre, qui put ainsi passer de Saint-Malo à Bordeaux (1230). Mauclerc se rendit même en Angleterre pour porter son hommage à Henri III. Mais leur alliance ne put vaincre la régente, et Pierre se soumit à Louis IX en 1234. Ses successeurs, plus prudents, pratiquèrent une politique d'équilibre entre les rois de France et d'Angleterre. Le fils de Pierre Mauclerc, Jean 1er, maria son fils Jean à une fille d'Henri III, qui lui confirma le comté de Richmond en 1259. Ce gendre d'Henri III, devenu le duc Jean II en 1286, fit alliance avec Edouard 1er contre Philippe Le Bel 1294-97, mais se réconcilia ensuite avec ce dernier, ce qui lui valut de se voir retirer le comté de Richmond, en gagnant par compensation l'érection de la Bretagne en duché-pairie par Philippe le Bel en 1297. Cependant la position de la Bretagne entre les monarchies française et anglaise devint plus délicate avec la grave crise de succession qui se produisit en 1341 à la mort du duc Jean III, qui ne laissait pas d'enfants légitimes. Il avait un demi-frère, Jean, comte de Montfort, fils d'un deuxième mariage du duc Jean II; mais Jean III, qui détestait la mère de Jean de Montfort, avait refusé de reconnaître ce dernier comme héritier. Le duché devait alors revenir à la nièce de Jean III, la comtesse de Penthièvre Jeanne. Edouard III avait proposé son frère Richard comme époux de celle-ci : mais Jean III s'était dérobé, et Jeanne, sous la pression de Philippe VI de Valois, avait épousé Charles de Blois, neveu de ce roi de France, en 1337. Philippe voulait en effet écarter Jean de Montfort, qui avait sollicité et obtenu l'aide d'Edouard III.  (Extrait  : les sources de l'histoire médiévale de la Bretagne en Angleterre, par G. Peyronnet)  

 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:57

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:45

 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:10

 

 

La civière (ar c'hravazh) : La civière est une sorte de brouette sans roue chargée de sacs de sable ou de grosses pierres. Il faut la saisir par les brancards à ras de terre et la soulever en se redressant. Les plus costauds soulèvent ainsi plusieurs centaines de kilos (500, 600 kilos) au prix d'un effort extrêmement violent. Ce jeu considéré à juste titre comme dangereux pour la colonne vertébrale et les reins a vu son aire de pratique se réduire à une quinzaine de communes de la région de Lannion, Tréguier.  (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru)

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 13:11

Le nom même de « Bretagne », remplaçant celui d'« Armorique », remonte au moment où une partie des Bretons insulaires vint s'installer sur le continent, laissant la place aux Anglo-Saxons. Cette migration se situa pendant les Veme et VIeme siècles, et correspondit à l'évangélisation de la Bretagne par les « saints fondateurs », plus ou moins légendaires, venus d'outre-mer. On est mal renseigné sur cette époque lointaine, mais on imagine que dès lors les relations furent relativement fréquentes entre la Bretagne armoricaine et la « grande Bretagne » : elles s'étendirent en effet par la suite aux royaumes anglo-saxons, car c'est à la cour d'un de leurs souverains qu'un comte du Poher se réfugia, chassé par les incursions normandes. Le fils de ce comte, Alain Barbetorte, débarqua en Bretagne en 936, battit les Normands en 937 et se rendit maître de toute la péninsule armoricaine : il fut toujours considéré par les Bretons comme un héros national. Inversement, quand Guillaume le Conquérant attaqua l'Angleterre, il fut accompagné par de nombreux chevaliers bretons, qui se distinguèrent à Hastings, et auxquels il donna des terres dans le pays conquis. Le plus important de ces domaines fut le comté (ou «honneur») de Richmond francisé en «Richemond» ou «Richemont» près de York, dans le nord-est de l'Angleterre : ce comté fut attribué par Guillaume 1er à la maison de Penthièvre, mais il passa par mariage, en 1148, aux comtes de Bretagne de la maison de Cornouaille. Henri II Plantagenêt favorisa ceux-ci dans la seconde moitié du XIIeme siècle, et fit épouser à son troisième fils Geoffroi la fille du comte de Bretagne Conan IV, Constance (ci-dessous).

 

 

 

Richard Coeur de Lion roi d'Angleterre et Constance de Bretagne

 

 

Henri II put obtenir ainsi la garde féodale de la Bretagne jusqu'à la majorité de Geoffroi en 1181. Le fief breton, totalement encerclé par les possessions des Plantagenêts, paraissait ainsi devoir tomber dans leur domaine. Seigneurs bretons et anglais se trouvent associés dans les romans de la Table Ronde, et des relations commerciales commencent à se nouer alors entre la Bretagne et l'Aquitaine aux mains du roi d'Angleterre. Toutefois la Bretagne gardait son particularisme, et Geoffroi Plantagenêt ne gouverna pas toujours en bonne entente avec son père. Celui-ci profita de la mort de Geoffroi, en 1186, pour remarier Constance avec un seigneur anglais. Malgré cela Constance reprit la politique indépendante de Geoffroi, ce qui lui fit encourir l'hostilité de Richard Coeur de Lion; prisonnière de ce dernier en 1197, la comtesse confia son fils Arthur à la garde de Philippe-Auguste, malgré les protestations de Jean sans Terre. Philippe maria Arthur à l'une de ses filles et l'investit de la Bretagne, du Maine, de l'Anjou et de l'Aquitaine. Mais Arthur, capturé dans un combat, fut emmené à Rouen où il fut assassiné en 1203 de façon mystérieuse; les soupçons se portèrent sur Jean sans Terre et facilitèrent l'action du roi de France, qui maria Alix, demi-soeur d'Arthur, à Pierre de Dreux (surnommé plus tard Mauclerc), petit-cousin de Philippe-Auguste : la Bretagne se voyait ainsi doté d'une nouvelle dynastie comtale sous l'influence de la monarchie française. (Extrait  : les sources de l'histoire médiévale de la Bretagne en Angleterre, par G. Peyronnet)  

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 12:31

 

 

B) Le lever de la perche (Sevel ar berchen, gwerniaû ar berchenn) : Ce jeu consiste à lever à la verticale en la tenant par son bout le plus mince une perche en bois (jeune hêtre, sapin orme, etc.) de cinq à six mètres de long. A chaque lever le concurrent a droit à trois essais. La technique traditionnelle « krog perchenn (prise de perche) c'est le lever sur le côté, comme les costauds du village levaient la grande bannière de la paroisse au départ de la procession. On peut aussi la placer entre les jambes, c'est alors le krog sac'h (prise de sac). Lorsque la perche est trop lourde, on la scie. Lorsqu'elle est trop légère on l'alourdit avec des coins. Depuis quelques années des perches en acier avec curseur font leur apparition dans les compétitions. Elles permettent de mesurer l'effort avec plus de précision mais le spectacle y perd un peu de son pittoresque. (Extrait : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 20:01

 

 

 

Etre parrez Pouldergat ha parrez Plouare,
Ez euz tudjentil iaouang o sevel eunn arme
Evit monet d'ar brezel, dindan mab ann Dukez,
En deuz dastumet kalz tud euz a beb korn a Vreiz;

 

 

Evit monet d'ar brezel, dreist ar mor, da Vro-zoz.
Me'm euz ma mab Silvestik e ma int ouz he c'hortoz;
Me'm euz ma mab Silvestik ha n'em euz nemet-han
A ia ha heul ar strollad, gand marc'heien ar ban.

 

 

Evit monet d'ar brezel, dindan mab ann Dukez,
Evit monet d'ar brezel, dreist ar mor, da Vro-zoz

 

 

Eunn noz e oann em gwele, ne oann ket kousket mad,
Me gleve merc'hed Kerlaz a gane son ma mab;
Ha me sevel em'chaonze raktal war ma gwele :
- Otrou doue ! Silvestik, pelec'h oud-de-breme ?

 

Marteze em oud ouspenn tric'hant leo deuz va zi
Pe tolet barz ar mor braz d'ar pesked da zibri;
Mar kerez bea chommet gant da vamm ha da dad,
Te vize bet eurejed breman, eurejed mad;

 

Achuet oa ann daou vloaz, achuet oa ann tri :
- Kenavo d'id, Silvestik, ne n'az gwelinn ket mui;
Mar kaffenn da eskern paour tolet gand ar mare,
Oh ! me ho dastumefe hag ho briatefe

 

Ne oa ked he c'homz gant-hi, he c'homz peurlavaret,
Pa skoaz eul lestr a Vreiz war ann ot, hen kollet,
Pa skoaz eul lestr a Vro penn-da-benn dispennet,
Kollet gant-han he raonnou hag he wernou breet.

 

Leun a oa a dud varo; den na ouffe lavar,
Na gout pe geit zo amzer n'en deuz gwelet ann douar.
Ha Silvestik ae eno, hogen na mamm na tad,
Na mignon n'en doa, siouaz ! karet he zaou-lagad'.


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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:26

 

La lutte bretonne ou lutte celtique a une origine très ancienne comme le témoignent textes, gravures, sculptures et statues dans différents pays celtiques. Introduite en petite Bretagne par nos ancêtres au moment de leur migration, elle connut une très grande vogue au Moyen Age et au XVIe siècle. Ainsi en 1455, lorsque le duc de Bretagne, Pierre II alla saluer le roi de France à Bourges, il était accompagné d'un groupe de lutteurs réputés : Olivier de Rostrenen, Guion de Kerguivis, Olivier de Kenec'hriou, etc. Au cours de l'entrevue du « Drap d'or » en 1520, François 1er, voyant les Anglais vainqueurs à la lutte, regretta de n'avoir pas songé à leur opposer des Bretons (Henri VIII avait amené des lutteurs cornouaillais). Henri VIII, roi d'Angleterre, le défia alors à la lutte et la chronique nous rapporte que le roy de France, qui était fort bon lutteur, lui donna un tour de Bretaigne et le jeta par terre et lui donna un merveilleux sault ». Jusqu'à la Révolution, la lutte continua à passionner nos ancêtres. A partir du XIXe siècle son aire de pratique se restreint à la Basse-Bretagne où elle reste à l'honneur dans les campagnes particulièrement à l'occasion des pardons. Cette lutte fut rénovée et codifiée dans les années 30 par le docteur Cotonnec et ses amis regroupés dans la F.A.L.S.A.B. (Fédération des Amis de la lutte et des sports athlétiques bretons). Pour catégories d'âge pour les jeunes. On estime à un peu moins de mille le nombre des lutteurs bretons répartis dans une vingtaine de clubs dans les cinq départements et les Associations de Bretons à Paris. La lutte bretonne se pratique sur une lice de sciure de bois en été, sur tapis en hiver. Le lutteur est vêtu d'un short et d'une forte chemise de lin. L'objectif à atteindre est de faire toucher terre simultanément aux deux épaules de l'adversaire. Ce toucher des deux épaules est appelé « lamm ». Le « lamm » ou « saut » met fin au combat. Chaque attaque poussée à fond et donnant un résultat proche du « lamm » vaut un point. Mais contrairement à la lutte gréco-romaine le combat ne se poursuit pas à terre, la lutte bretonne est une « lutte debout ». Enfin, il n'est pas sans importance de signaler que le tournoi est précédé d'un serment de loyauté prononcé en breton et en français et que les adversaires se donnent l'accolade et se serrent la main avant le combat. Autrefois jeu de pardon, la lutte tend à devenir aujourd'hui pour des raisons qui touchent à l'évolution générale des sports, une affaire de spécialistes formés dans des clubs. Si la qualité sportive et la technique y gagnent beaucoup, la passion qui animait naguère les spectateurs de deux paroisses voisines mais rivales encourageant leurs champions respectifs tend par contre à disparaître. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru)

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 06:22

 

 

 

 

 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 18:45

 

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