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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 05:22

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 13:57

 

La Bégassière en Yvignac d'après croquis du vicomte Frotier de la Messelière. Et plan selon carte de Cassini. Armoiries en alliances des possesseurs de cette terre.

 

La maison la plus importante d'Yvignac, après celle de M. de Boishue, c'était la Bégassière. Cette maison, qui aujourd'hui sert d'habitation au fermier et dont la chapelle est convertie en écurie, porte les armes des Dubouays et celles des Urvoy, est environnée des plus beaux vergers et de la plus belle prairie du pays. Depuis un temps immémorable, cette terre appartenait à la famille Dubouays du Boisrobert, de la paraisse de Trédias (voir Histoire de Trédias : le manoir du Boüays Robert - le manoir du Bouays Robert à Trédias). Devenue plusieurs fois l'apanage d'un cadet, elle avait toujours fait retour à la maison principale mais en 1680, René Dubouays, devenu par la mort de son neveu Charles Dubouays, chef de nom et d'armes de la famille Dubouays, prit le nom de la Bégassière, dont il était déjà propriétaire. René Dubouays de la Bégassière, fils de Nicolas et de Marguerite Becdelièvre, naquit au Boisrobert, en Trédias, vers 1620, et en 1652 il épousa Servanne Dibart, de la maison de la Pirie, en Le Hinglé. A la page de la notice sur Trédias, on voit le nom des ancêtres de René de la Bégassière. Jean Dubouays de la Bégassière, fils de René et de Servanne Dibart, fut baptisé à Yvignac le 7 juin 1661, et marié le 22 février 1702 avec Charlotte Hingant, dont il eut François. François Dubouays de la Bégassière, né à Yvignac en 1702, épousa le 31 mai 1724 Henriette de Saint-Meleuc, dont il eut deux fils, Anne et François. Ce dernier fut prêtre. Anne Dubouays de la Bégassière né à Yvignac le 22 septembre 1727, épousa, le 3 septembre 1758, Louise-Françoise Urvoy de Malaguet, dont il eut plusieurs fils qui étaient d'une taille, d'une force, d'une beauté peu commune, nous a raconté un vieillard qui les a connus. Plusieurs sont morts sans postérité. Louis fut prêtre, et il est mort en 1830, curé de Chevreville, au diocèse de Coutance. Son frère, Constant, fut le seul représentant de la famille. Constant Dubouays de la Bégassière, fils d'Anne Dubouays naquit à Yvignac le 12 août 1763. I) prit du service dans les gardes du corps.sous Louis XVI il émigra avec ses frères, fit partie de l'armée de Condé. Au retour de l'émigration, il épousa, en -1802, Marie-Perrine Jéhan de Launay, dont il eut plusieurs enfants au château de Carnaba en Plouisy. Il fut décoré de la croix de Saint-Louis. En 1842 il est mort à Guingamp, et sans avoir jamais voulu revoir le lieu de sa naissance et les biens de sa famille, qui avaient été vendus nationalement. Il a laissé trois fils, tous nés à Plouisy, savoir Constant, Emmanuel et Jules. Les deux premiers, dont la carrière a été brisée en 1830, sont pères de famille et demeurent à Guingamp (1865). Jules, qui est dans l'administration des eaux et forêts, est marié aussi, et il a des enfants

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 11:58

 

Une vieille terre aujourd'hui oubliée dont une famille avait emprunté son pseunonyme : Chesnel, Maison qui portait pour armoires  : "de gueules à la croix d'argent cantonnée de quatre croissants de même". Ces couleurs étaient aussi celles de la famille voisine du Bouays-Robert. Du reste, un des membres de cette famille, Olivier Chesnel cité en 1440, épousa Marie Dubouays, damoiselle du Boisrobert (voir Histoire de Trédias : le manoir du Boüays Robert), fille de Robert Dubouays et de Gillette de Langourla. Depuis cette alliance, on voit le Bois-Chesnel attaché à la maison du Boisrobert. Pour rappeler l'existence de ce manoir, il n'y a plus que quelques masures, un très beau puits et un petit bois, qui portent encore le nom de Bois-Chesnel.

 

 

Cette maison noble située assez près du Boisrobert, était, en 1513, la propriété de Bertrand Levoyer. Nob. escuier Bertrand Le Voyer, sr de Tregommarch (voir Baronnie de Trégomar), a une maison nomée le Bouais ; il a des rotures acquises. Plus, a led. Gilles du Bouais une maison nob, nomée la Paumerais (voir Le manoir de la Pommeraye en Trédias). René du Boüays, écuyer, seigneur du Boüays-Chesnel en Trédias  et de La Bégassière en Yvignac, fut maintenu noble d'ancienne extraction en Bretagne le 18 mars 1669, marié au Hinglé le 12 février 1652 à Servane Dibart, fille de Jacques Dibart, écuyer, seigneur le La Villetanet (voir La famille Dibart de la Pyrie au Hinglé, page n° 1), et de Françoise Gaignet  

 

 

 

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 05:55

Chappedelaine, maison ancienne de Normandie établie dans le Bas-Maine. On n'en connoît point l'origine; les confiscations & le pillage de la meilleure partie de ses terres ne lui ont laissé d'autres monumens des faits de ses premiers auteurs, que leurs armes, mais elles suffisent pour nous dispenser de recourir aux traditions, & ne laissent aucun lieu de douter que ceux qui ont été jugés dignes d'en parer leur ecu, ne se soient distingués par des actes de valeur & attachement au service de la France.

 

 

Armes : de sable, à l'épée d'argent mise en bande & accompagné de six fleurs-de lys, de même ; couronne de comte; supports ; à dextre; un léopard , à senestre, un lion.

 

 


 

I) Jean de Chappedelaine, écuyer, seigneur du Rocher en Normandie, vivoit en 1340, & fut père de


 

II) Guillaume de Chappedelaine, qui épousa vers 1375, Jeanne de Catheoulte, fille Thomas, écuyer, seigneur de Clinchamps, près de Vire, ses biens furent saisis ; on ignore pour quelle raison ; mais par mandement du bailli de Caen, adressé le 25 avril 1297, aux officiers de ce ressort, il en recouvra la jouissance. De son mariage, naquit.


 

III) Pierre de Chappedelaine, chevalier, seigneur de Clinchamps, de l'Etre en Normandie, & de Ia Ricolais en Bretagne, qui parut, en 1394, aux assises de Vire, avec Guillaume ci-dessus, pour raison des droits de Jeanne de Catheoulte, sa mère. Il embrassa & suivit constamment le parti du Dauphin, depuis Roi, Charles VII ; son attachement pour ce prince, son légitime souverain, lui coûta la perte de ses possessions de Normandie ; Henri V & VI, rois d'Angleterre en ordonnèrent la confiscation, & il ne lui resta pour toute fortune que sa terre de la Ricolais, Près Dinan en Bretagne, où il épousa par contrat passé â St. Malo, le 3 janvier 1427, honorable demoiselle Laurence de Brully, fille de Thomas, dit le chevalier de Bonne Mémoire, d’une maison renommée de Normandie ; il fut maintenu comme noble race, dans la réformation qui se fit en Bretagne : l’an 1429, & de son mariage laissa deux fils.


 

IV-a) Nicolas, qui suit ;


 

IV-b) Olivier, Seigneur de l’Etre, écuyer, de l’écurie du Roi, mort sans enfans, de Jeanne Desquiey, son épouse.


 

IV-a) Nicolas de Chappedelaine, seigneur de Clinchamps, de S. Aubin-de-la Pierre, & de la Ricolais, perdit son pere en bas âge, & par une fuite de la politique ordinaire aux conquérants, fut aussitôt rétabli dans ses biens, qu’il trouva dans le plus mauvais état. Les lettres de restitution, dans lesquelles, il est dit, écuyer, âgé de neuf ans, & fils de feu Pierre de Chappedelaine, avoit possédé lesdites terres & fiefs, sont du 5 septembre 1438, & sous le grand sceau de Henri (se disant) Roi de France & d’Angleterre ; elles furent mises à exécution en vertu d’ordonnance de la cour des Comptes de Rouen, du 15 suivant. Il rendit en 1448, sa déclaration pour la terre de Clinchamps, fut maintenu dans sa qualité de noble, d’ancienne extraction, lors de la réformation faite en Normandie, l’an 1463, & avoit épousé le 18 mai 1460, Mariette Suhart, fille aînée de noble homme Richard, écuyer, seigneur de Crouy, & de demoiselle Guillemette Payen, dont :


 

V) Olivier de Chappedelaine, seigneur de Clinchamps, de l’Oraille & des Šens, épousa Jehanne de Neuville, fille aînée de Guyon, écuyer, seigneur dudit lieu, dont


 

VI-a) Nicolas, seigneur de Clinchamps, n’eut point d’enfans de son mariage avec Barbe le Benoît de St. Pierre, & vendit la terre de Clinchamps à noble Gilles de de Gouvets-de-Boissy.


 

VI-b) Pierre, qui suit ;


 

VI-b) Pierre de Chappedelaine, II du nom, seigneur de l’Oraille, ne conserva que cette terre (demi fief de chevalier) des biens de fa maifon, dont il devint le chef par le décès, sans enfans, de son frere aîné. Il Paya au bailliage de Caen douze écus & demi pour sa taxe d’arrière-ban, & fut marié deux fois, 1°. avec Magdeleine de Vassé, dame de Bulleu, au Maine, morte sans postérité ; 2°. en 1512, avec Jacquemine d’Isles, fille unique de Raphaël, écuyer, seigneur dudit lieu au Maine, dont


 

VII) Joachim de Chappedelaine, seigneur d’Ises & de Forges, suivit en 1574, le comte de Matignon, lieutenant général en Normandie, avec chevaux & armes, pour le service du Roi ; & paya sa part des frais faits par les députés de la noblesse du Maine aux états généraux, tenus à Blois en 1588. Il avoit épousé le 13 septembre 1554, noble demoiselle Guionne de Landepoustre, fille d'Alain, écuyer, seigneur dudit lieu, & de Roberte du Bouchet, dance de Chandevigne voir la descendance ci après


 

VIII-a) François de Chappedelaine qui continua la branche aînée.

 

VIII-b) Martin de Chappedelaine  

 

 

VIII-a) François de Chappedelaine, seigneur d’Isles, qui épousa le 28 novembre 1598, Suzanne de Champaigue, nièce de François, chevalier de l'ordre du Roi, baron de la Roche-Simon, de Villaines, & fille de Hardouin, écuyer, & de Marie de Karadreu, dame de Pavant & de la Gandonnière ; dont 

 

 

IX-a) François qui suit.


 

IX-b) N... demoiselle, mariée à N... de Cheverus ; écuyer, seigneur de Ménitau, près Mortain, en Normandie.


 

IX-a) François de Chappedelaine, II du nom, seigneur d’Isles, épousa le 9 juillet 1630, Claude du Bois-Berenger, d’une ancienne maison du Maine , fille de François, écuyer, seigneur de Bois-Marie, & de dame Barbe du Triguel ; dont


 

X-a) René, qui suit.


 

X-b) Jacques de Chappedelaine, qui épousa Louise Desnos, d’une ancienne maison, originaire de Bretagne & très-connue ; acquit les seigneuries d’Emenard & de la Taniere, & fut père de René-Jacques, seigneur desdits lieux, qui s’est marié, avec Thérese-Louise le Maire-de-Courtemanche, dont deux fils morts sans postérité, & deux filles ; Andrée-Thérèse de Chappedelaine, & Marie-Henriette-Césarine-Angélique, épouse de François de Gaullon, seigneur da Colombier.


 

X-a) René de Chappedelaine, seigneur d’Isles & de Launay, fut compris dans la recherche générale contre les usurpateurs de noblesse & produisit ses titres en 1667, par devant M. Voisin de la Noraye, intendant de Tours, qui en parapha plusieurs, & donna aćte de leur représentation, pour y avoir égard lors de la confection du rôle des gentilshommes de la généralité. Il épousa, le 20 décembre 1671, demoiselle Marie Cousin, fille de noble homme René, seigneur de la Brideraye, & de dame Roberte du Vau, de la province d’Anjou, dont


 

XI). Gilbert-René de Chappedelaine, seigneur d’Isles, fut appelé en 1714, pour la vérification de ses titres, & maintenu dans sa qualité d’ancien noble, par jugement de M. Chevalier, intendant de Tours. Il épousa, le premier juin 1722, Anne de Bazogers, fille de René, seigneur de la cour de Grazay, & de Françoise Pidaule, dont


 

XII). Jean de Chappedelaine, II du nom, seigneur d’Isles, & reçu écuyer du Roi, en 1747, gratifié d’une pension de 1000 l. en 1767 & marié depuis le 16 août 1763, avec demoiselle Marie Renée de Bazogers, fille de René, écuyer, seigneur de la cour de Grazay, Bulleu, & le Ménil-Roger, & de dame Marie-Vincente Paillot de Rigaucourt ; dont


 

XIII-a).Anne-Charles de Chappedelaine, reçu en 1778, page du Roi, en sa petite écurie, officier de dragons au régiment d'Artois.


 

XIII-b) Jean-René de Chappedelaine, reçu 1778, page de madame comtesse d’Artois, officier d'infanterie au régiment de Barrois,


 

XIII-c) Hercules-Prosper-Marie de Chappedelaine, tonsuré depuis 1778.


L'auteur du dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables, laissait ces notes au sujet de la famille de Chappedelaine : Il existe en Bretagne une famille de Chappedelaine qui revendique une origine commune avec la famille précédente et qui en porte les armoiries. On verra au cours de cette notice que la communauté d'origine des deux familles n'a pu être démontrée qu'au moyen de titres falsifiés et que les Chappedelaine de Bretagne étaient encore non nobles au XVII siècle. Il est possible, au surplus, qu'un Chappedelaine de Normandie soit venu se fixer en Bretagne à une époque inconnue et que ses descendants aient perdu leur noblesse par dérogeance pendant un laps de temps assez long. On trouvera sur les Chappedelaine de Bretagne de nombreux et intéressants renseignements dans les manuscrits de Chérin. Le vicomte Révérend leur a aussi consacré un article dans son Annuaire de la noblesse de 1909. La famille bretonne de Chappedelaine était fixée à Lamballe à la fin du XVI siècle. A cette époque ses membres exerçaient dans cette ville les professions relativement modestes de notaire et de procureur. Elle commença vers le milieu du XVIIe siècle à chercher à s'agréger à la noblesse mais, lors de la grande recherche des faux nobles commencée en 1666, Olivier Chapdelenne, demeurant à Lamballe, ayant été invité à produire les titres justificatifs de sa noblesse, se désista de lui-même de ses prétentions nobiliaires par acte du 3 octobre 1668 et paya cent livres d'amende pour avoir usurpé la qualification d'écuyer. Quelques années plus tard les Chapdelaine, ou Chappedelaine, de Lamballe s'étaient de nouveau agrégés à la noblesse. En 1710 ils obtinrent de Ferrand, intendant de la province, un jugement qui les maintenait dans leur noblesse. Le plus ancien titre qu'ils produisirent devant ce magistrat était ce même acte de partage du 11 octobre 1560 dont il a été parlé dans la notice précédente au sujet des Chappedelaine de l'élection de Mayenne. Seulement ils firent gratter sur cette pièce le nom de celui des deux frères Joachim de Chappedelaine qui était mort sans postérité et y firent substituer celui de leur ascendant, Martin de Chappedelaine. Le jugement de 1710 ayant eu peu d'autorité en Bretagne où, contrairement à ce qui se passait dans le restant de la France, c'était le Parlement qui était chargé de la recherche des faux nobles, la famille de Chappedelaine dut, pour mettre un terme aux attaques dont sa noblesse était l'objet, s'adresser au Conseil d'État et lui demander de faire définitivement reconnaître ses prétentions. Cette requête fut l'objet d'un rapport fort défavorable du généalogiste des Ordres du Roi qui avait été chargé de l'examiner. Celui-ci fit observer, en effet, que la plus ancienne pièce produite, c'est-à-dire le partage de 1560, avait été falsifiée, que sur deux degrés de leur filiation les propres titres de MM. de Chappedelaine ne leur donnaient que la qualité de sire, qui équivalait en Bretagne à celle de marchand ou de bourgeois et impliquait par conséquent au moins une dérogeance, et qu'enfin la minute elle-même du jugement de maintenue rendu par l'intendant en 1710 avait été l'objet d'altérations et de grattages. En 1774 la famille de Chappedelaine parvint enfin à faire reconnaître ses prétentions par le Parlement de Bretagne et en obtint un arrêt qui la maintenait dans sa noblesse sur preuves de dix générations. Jean-Baptiste-Marc de Chappedelaine de Boslan, né en 1741 à Illifaut, chevalier de Saint-Louis, signa en 1788 la protestation de la noblesse de Bretagne, servit avec distinction à l'armée des Princes, fut nommé maréchal de camp en 1814, fut connu à cette époque sous le titre de comte et mourut à Saint-Méen le 3 juin 1819. Son neveu, Jean-Baptiste-Michel de Chappedelaine, né en 1781 à Illifaut, épousa Mlle Picot de Limoëlan, héritière de la terre de Limoëlan et soeur du chevalier de Limoëlan qui fut l'auteur de l'attentat de la rue Saint Nicaise contre le Premier Consul. Il en eut quatre fils dont le plus jeune, Louis-Antoine, né à Sévignac en 1814, sous-lieutenant de chasseurs, fut tué à l'ennemi en Algérie en 1845. Édouard de Chappedelaine de Boslan, né à Sévignac en 1808, second fils de Jean-Baptiste-Michel, officier de marine démissionnaire en 1830, a été conseiller général des Côtes-du-Nord. Il est décédé au château de Limoëlan en 1893 laissant trois fils dont le plus jeune, Louis, marié en 1907 à Mlle. de Chavagnac, est conseiller général et député des Côtes-du-Nord. Principales alliances de Marnière de Guer, de Clairambault, Picot de Limoélan, d'Avout, de Carné, de Gibon 1836, du Bouays de Couesbouc, de Lorgeril 1898, de Chavagnac 1907, le Bel de Penguilly 1889, de Jacquelin-Dulphé 1907, etc. On trouve qu'un sieur de Chappedelaine, célibataire, âgé de 62 ans, procureur du Roi de la maréchaussée de Caen, fut anobli en 1786.

 

Nous avions laissé sous la référence VIII-b) Martin de Chappedelaine ; les auteurs du Mémorial universel généalogique et biographique mentionnent Martin de Chappedelaine, il y est qualifié d'écuyer, seigneur de la Guiberdière, et cette précision est apportée : qui s’établit en Bretagne, & devint le chef d’une branche qui subsiste dans cette province, en plusieurs rameaux. Précisément, à Lamballe, de l'union d'un dénommé Martin Chappedelaine avec une certaine Jacquette Morel naquit à la moitié du XVIe siècle un certain Gilles Chappedelaine. Cette branche était titrée tantôt sieur du Breil ou sieur des Breils, toutefois, ledit Martin seigneur de la Guiberdière ne peut lui même être l'auteur de la branche de Lamballe, il était né vers 1560. Et en ce cas l'auteur du dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables aurait raison de voir dans la descendance qui suit de simples usurpateurs, à moins qu'il ne s'agissent de cadets ayant perdu leur noblesse par dérogance pendant un certain laps de temps...

 

 

 

IX) Gilles Chappdelaine & Françoise Gillet

 

Egidius filius Martin Chappedelaine & Jacobia Morel... Baptême de Gilles de Chappedelaine fils de Martin et Jacquette Morel, à Saint-Jean de Lamballe le 17 novembre 1567. -Acte ci-dessous.

 

 

Gilles Chappedelaine fut marié avec Françoise Gillet, fille de Guillaume Gillet, sieur de la Haiche à Lamballe -voir son hôtel ci dessous d'après éditions Le Flohic. 

 

 

On lit sur l'acte du mariage dudit Gilles avec Françoise Gillet : 

 

Dom Louys bourdon espousa Gilles Chappedaine & Françoisse Gillet d(an)s leglise notre Dame pre(sents) Guillaume Gillet, sieur de la Haiche & Martin Chappedelaine S(ieur) du Breil, le dixiesme de novembre 1587

 

 

 

 

X) Jehan Chappedelaine & Jacquemine Ruellan du Créhu

 

Parmi les enfants de Gilles de Chappedelaine et de Françoise Gillet, naquit Jehan Chappedelaine, lequel fut baptisé le 16 juillet 1691. Jehan filz honorables gens Gilles Chappedelaine et de Françoyse Gillet sa femme fut baptizée en leglise notre dame de Lamballe par messire Louys Bourdon recteur de lad(ite) eglise….

 

 

Maître Jehan Chappedelaine, notaire, épousa en l'église de Plestan Jacquemine Ruellan du Créhu, fille de Maître Nicollas Ruellan du Chenu. C'est à Plestan où se tenait la terre du Créhu qu'eurent lieu les épousailles ce 18 février 1619 

 

 

 

Manoir du Créhu à Plestan, cliché éditions le Flohic

 

XI) Julien de Chappedelaine & Julienne Rouxigny

 

Julien, l'un des enfants des précédents fut tenu sur les fonts baptismaux en l'église Saint-Jean de Lamballe le 16 janvier 1624. Titré sieur de Préneuf il épousa damoiselle Julienne Rouxigny et trépassa le premier avril 1663 à Lamballe, laissant pour héritier :

 

 

XII) Julien de Chappedelaine & Françoise Gouyon de Beaucorps

 

Julien Chappedelaine, titré seigneur du Breil, il fut lieutenant de la cour de Lamballe, fils de Julien, sieur du Pléneuf, et de Julienne Rouxigny épousa le 8 juin 1677 à Notre-Dame de Lamballe Françoise Gouyon de Beaucorps : Noble homme Julien Chapdelaine sieur du Breil & Damoiselle Françoise Gouyon dame de Dieudy tous deux de cette paroisse Nostre dame & Sainct Jean de Lamballe contractez Mariage devant moy soubssigné Recteur desdites eglises...Ce jour du Mardi de la Pentecoste huitiesme de Juin mil six cent soixante et dix-sept en présence de Messire Jean Gouyon chevalier, seigneur de Dieudy….

 

 

XIII) Jean-François Chappedelaine & Louise de Miniac

 

Jean-François fils légitime de noble Julien Chapdelaine et de dame Françoise gouyon de Beaucorps sieur et dame du Breil , lieutenant de ceste juridiction Lamballe est né ce jour unziesme decembre 1687 et a esté baptisé le mesme jour par le Recteur soubz signé dans l'église St-Jan...

 

 

Ledit Jean-François Chappedelaine épousa le 12 janvier 1712 à Illifaut damoiselle Louise de Miniac, dame de Boslan, fille de Joseph de Miniac et de Mathurine Le Voyer. Manifestement c'est à ce moment là qu'un certain statut social est observé, en effet, dans l'acte de mariage, on précise escuyer Jan Chapdelaine, Sieur des Breils de la paroisse de notre dame de Lamballe Evesché de st-Brieuc, quant à Louise de Miniac, titrée dame de Boslan, elle est donnée de cette paroisse -Illifaut.

 

 


 

 

Page non terminée

XIV Julien-François de Chappedelaine &  Marie Claude Bagot

 

XIV) C'est en 1738 en l'église d'Illifaut qu'eut lieu l''union entre Julien-François de Chappedelaine des Breils,  seigneur de la Vallée, en Illifaut, fils des précédents et  Marie Claude Bagot, fille de François et Marie-Julienne Posnic. Le dit Chappedelaine est titré sieur de Boslan, des Breils, d'autres titres seront par la suite porté par le dit sieur : des Marais en 1774, de la Vallée en 1784. Le couple eut pour héritier :


 

 

XV René-Anne-César de Chappedelaine & Anne-Mathurine Le Charpentier du Margat

 

XV) René-Anne-César de Chappedelaine fils des précédents épousa Anne-Mathurine Le Charpentier du Margat à Illifaut le 7 juin 1773 ; ci dessous, la publication des bans et l'acte -très abîmé dudit mariage, acte sur lequel est fait mention de écuier rené-anne-césar chevalier de chappedelaine officier de la Légion royale de Caïenne...fils de feu Julien-François de Chappedelaine chevalier seigneur de nom et d'armes, chevalier de Bolan...La jeune femme, Anne-Mathurine Le Charpentier du Margat âgée de vingt cinq ans est fille de feu Messire Louis Le Charpentier du Margat -la terre du Margat en Saint-Judoce était déjà au moyen-âge entre les mains de la famille Le Charpentier. 

 

 

C'est le 27 septembre 1783 dans le cimetière d'Illifaut que fut inhumé le sieur René-Anne-César de Chappedelaine, fils d'écuier Julien-François de Chappedelaine et de Marie Claude Bagot. Le sieur de Chappedelaine Seigneur dudit lieu dans cet acte de décès y est qualifié de Chevallier, Officier de la Légion Royalle de Cayenne Mary de Dame Anne-Mathurine Le Charpentier Dame de Chappedelaine

 

XVI Jean-Baptiste de Chappedelaine & Marie-Thérèse Picot de Limoëlan 

 

C'est le 24 février 1781 que fut ondoyé en l'église de Illifaut par Missire Maufrais, recteur dudit lieu -avec la permission du vicaire du diocèse de Dol, Jean-Baptiste de Chappedelaine. L'enfant n'avait que deux ans au décès de son père, et c'est alors qu'il fut accueilli au château de Limoëlan, son parrain étant le sieur Alain Picot de Limoëlan. Ainsi que nous l'avons vu dans le précédent article, Jean-Baptiste de Chappedelaine épousa Marie-Thérèse Picot de Limoëlan (voir Notes sur la famille Picot, page n° 6). Il mourut le 11 avril 1840 au château de Limoëlan

 

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 05:43

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 21:08

 

 

Tombes des Dames de Limoëlan & du Sieur de Chappedelaine

 

 

Ces tombes furent transférées tardivement en ce cimetière de Sévignac. A l'origine, elles se trouvaient dans l'ancien cimétière Saint-Eloy qui cernait alors l'ancienne église. Le cimetière actuel, dédicacé à Sainte-Catherine ne fut bénit et ouvert qu'en juillet 1867, tous les membres de la Maison Picot étaient déjà décédés.

 

Amélie naquit en 1776, une jeune femme très pieuse mais qui souffrit toute sa vie durant, de problèmes aux jambes, elle boitait. Le prince de Hohenlohe était réputé pour guérir ce type de mal. Mademoiselle Amélie Picot de Limoëlan, âgée de quarante-cinq ans, et attaquée, depuis dix-neuf ans, d'un mal réputé incurable. On s'adressa au prince de Hohenlohe, qui indiqua le 25 décembre 1821 pour les prières. Ce jour-là, Mlle Adélaïde de Limoëlan se trouva subitement guérie dans son lit, et, depuis ce temps, elle vaqua tout le jour aux offices de la paroisse, située à une demi-lieue du château de Limoëlan. Il y a eu, à ce sujet, un procès-verbal- dressé par M. Fleury, curé de Broons (voir Plumaugat, au cours du XIXème siècle, première période. - histoire de Broons, page n° 8), et M. l'évêque ordonna encore depuis une nouvelle information. Tous les procès-verbaux de ces guérisons furent été adressés au saint Siège. Amélie Picot de Limoëlan mourut à Limoëlan le 12 avril 1846 à 9 heures du soir -actes ci dessous

 

 

Ces intéressants portraits des membres de la famille Picot de Limoëlan ont été réalisés grâce aux notes que nous ont laissées le Marquis de Carné-Trévesson et M. Pierre Le Bastart de Villeneuve

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 20:28

 

 

Nicolas-Victor Picot de Limoëlan qui, né à Nantes, le 18 juillet 1774, était en réalité le troisième fils de Michel-Julien, comme l'indique une lettre de lui à Chérin en date du 30 novembre 1786, C'est probablement lui dont la note de police ci-dessus indique qu'il mourut en Vendée. Il semble y avoir également eu deux autres fils, Charles-Michel et Félix-Marie qui seraient morts en bas-âge. Nicolas-Victor bénéficia d'un précepteur afin de recevoir des cours à domicile. A treize ans, il fut admis au compte du roi au collège de Vannes dont il sortit l'année suivante, en 1788, comme élève de troisième classe. Entré dans la Royale et ses campagnes sous Pavillon de l'état, Nicolas-Victor eut sa légende de chouan et de brigand. Ayant embarqué sur la frégate la Fidèle, sous Monsieur de Rosily, il croisait du côté de Quiberon et de Lorient avant de partir vers l'Isle de France. Son voyage dura près de deux ans. Sous la Révolution, Nicolas également emprisonné regagnait Limoëlan peu avant de retourner à la clandestinité, et, à ses sœurs encore détenues il écrivait : « Je viens d’entrer dans le château de Limoëlan, il est dans le plus grand désordre possible, les tapisseries ont été même ôtées,  si l’on y prend garde, l’on fera appareiller la maison. » Le 27 juin 1795, Nicolas Picot de Limoëlan faisait partie de ces 5500 hommes, qui sous les ordres de Puisaye débarquèrent à Quiberon, pensant venir à bout des troupes de Hoches. L’aide Anglaise promise par le ministre Anglais Pitt n’arriva jamais afin de seconder les troupes royalistes, et ce fut le désastre. On dénombra un grand nombre de victimes dans ce dernier camp, parmi elles : Nicolas Picot de Limoëlan. (voir Le Drame de Quiberon)

 

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 19:34

 

 

 

Marie-Thérèse Picot de Limoëlan,

madame Jean-Baptiste de Chappedelaine

 

 

Marie-Thérèse naquit à Nantes le 19 mars 1773. Troisième fille du seigneur et de la dame de Limoëlan, Marie-Thérèse résida principalement au château de Limoëlan à Sévignac. C'est en ce lieu que c'était réfugié un parent de la jeune femme : Jean-Baptiste de Chappedelaine dont le parrain n'était autre que Messire Michel-Alain Picot. Et malgré la différence d'âge -la jeune femme était plus âgée de huit ans le choix du jeune prétendant fut sans appel. A cette époque, comme depuis, les parents s'opposaient sagement aux emballements un peu fou de leurs enfants. Outre la grande différence d'âge des deux amoureux, outre la grande jeunesse du prétendant, Mme de Limoëlan ne pouvait consentir au mariage projeté sans exiger quelques garanties matérielles. Jean-Baptiste de Chappedelaine était originaire de la paroisse d'Illifault où sa famille possédait un modeste manoir du nom de Boslan. Une grande intimité régnait entre cette famille et celle des Picot. Et lorsqu'en 1781 naquit le jeune Jean-Baptiste, il eut comme parrain, l'ami de son père, Michel de Limoëlan. Il était fils de René-Anne-César de Chappedelaine, Chevalier, ancien officier de la Légion royale de Caïenne et de dame Anne-Mathurine Le Charpentier du Margat mariés à Illifault le 7 Juin 1773. Jean-Baptiste de Chappedelaine, suivant les traditions de sa famille, se destinait à la carrière des armes. La Révolution interrompit ses études et dès l'âge de 14 ans, à l'époque de la Terreur, il commença à chouannouer. A cette époque il vivait au château de Limoëlan où les excellents châtelains ses amis l'avaient accueilli quand il avait perdu son père et qui le traitaient comme leur propre enfant. Avec Joseph de Limoëlan il était à bonne école il partagea longtemps sa vie d'aventures et de dangers, jusqu'au jour où, l'âge étant venu, il fut incorporé à l'armée des Princes et nommé sous-lieutenant. Si les Picot de Limoëlan s'étaient montrés à son égard pleins d'affection, Chappedelaine leur avait voué une reconnaissance sans bornes et une affection bien réciproque. Ses préférences étaient allées tout naturellement à la belle Marie-Thérèse et comme cette dernière était son aînée de plusieurs années, elle l'aimait comme un frère. Chappedelaine cependant malgré sa jeunesse avait muri très vite, sa vie pleine de dangers en avait fait un homme à l'âge où d'autres sont encore sur les bancs du collège. L'admiration que lui inspirait Mademoiselle de Limoëlan s'était muée peu à peu en un tout autre sentiment qu'il n'avait pu cacher longtemps. De sorte qu'en 1798, âgé seulement de dix-sept ans, Chappedelaine n'avait pas hésité à demander la main de la belle jeune fille. A cette époque, les Picot de Limoëlan si riches avant la Révolution avaient vu tous les biens de leur père saisis et confisqués à la suite du jugement qui l'avait condamné à mort. Une partie des terres avait déjà été vendue et toutes devaient l'être, de sorte que la gêne avait remplacé la large aisance de jadis. Madame de Limoëlan et ses enfants s'efforçaient d'obtenir l'amnistie et rachetaient, quand ils ne pouvaient faire autrement, les propriétés vendues. Le jeune Chappedelaine était dans le même cas évidemment puisqu'il était considéré comme émigré. A cette époque, comme depuis, les parents s'opposaient sagement aux emballements un peu fou de leurs enfants. Outre la grande différence d'âge des deux amoureux, outre la grande jeunesse du prétendant, Mme de Limoëlan ne pouvait consentir au mariage projeté sans exiger quelques garanties matérielles….Puis ce courrier datée du 21 Juillet 1798, le voici « Monsieur et Cher Cousin, Ne sachant pas si vous êtes instruit de la mort de votre parent Chappedelaine qui était établi à la Nouvelle Angleterre, et ayant même des raisons de croire, vu l'éloignement où vous êtes que vous n'en avez pas été informé, je prends la liberté de vous le mander et en même temps de vous apprendre qu'il vous a fait son héritier. Quelqu'un m'ayant dit ici qu'il avait fait héritier un de ses parents du même nom et ne pouvant savoir au juste qui c'était j'ai fait venir une copie de son testament et quoiqu'il y ait bientôt quatre ans qu'il est décédé comme vous verrez par l'extrait que je vous envoie. Voici donc la traduction du testament qu'on m'a envoyé en anglais testament qu'on m'a envoyé en anglais « Que tous les hommes sachent par ces présentes que moi Julien-Joseph-Hiacinthe de Chappedelaine lègue par mon dernier testament à Jean-Baptiste-Marc-Michel de Chappedelaine fils légitime René Anne Marie César de Chappedelaine toutes mes possessions dans les Etats-Unis d'Amérique consistant dans mon cinquième de l'isle de Sapello mon quart dans celle de Jackel, mon quart dans celle'de Sainte Catherine, aussi mes cinq mille acres de terre dans la Compagnie de l'Ohio, mon moulin près Monistron dans l'état de New-Jersey, pour en jouir comme moy même sans pouvoir être troublé par mes parents dans cette jouissance. De plus je luy donne tout l'argent qui m'est du par la Société lequel sera employé en nègres comme aussi la dette que M. de Boisfeuillet me doit et en cas que le dit sieur Jean Baptiste Marc Michel de Chappedelaine vivant et résidant dans la paroisse de hillifou (sic) diocèse de dol en bretagne fut mort, je demande que mes ci-dessus mentionnées possessions iront à l'aîné de la branche de Chappedelaine d'Isle de Mayenne province du Mayne pour en jouir comme moi-même, déclarant leur laisser tout ce que la loi m'autorise à faire au sujet de toutes mes possessions réelles et personnelles. En témoignage de quoi j'ay signé ces présentes en présence des soussignés et j'y ai apposé le sceau de mes armes fait à l'isle de Sapello le 25 Octobre 1793 ». « signé Chappedelaine ». Période au cours de laquelle Joseph Picot de Limoëlan frère de la jeune femme se cachait afin d'échapper à la justice suite à l'attentat de la Machine Infernale. Il dépêcha un courrier à sa sœur Marie-Thérèse revenue à Limoëlan : « Ne t’alarme point de tout ce qu’on dira de moi. Ce seront faussetés. On me dira pris, tué ou noyé. ». Il charge d’ailleurs Marie-Thérèse d’embrasser Renée, sa jumelle. Incognito, Joseph rallie le château de Limoëlan où il se cache  derrière un panneau amovible  de la bibliothèque. Ces messieurs de Broons se doutent bien qu’il est revenu à Sévignac, ils y viennent souvent perquisitionner, mais parmi les autorités locales Georges-Mathurin Leclerc et  Monsieur Tirel ne sont ils pas d’anciens magistrats de l’ancienne seigneurie de Limoëlan. Premier avril 1802, Marie-Thérèse devenue madame de Chappedelaine prend avec son mari à bord du Richmond. Ils vont en Amérique recueillir un héritage providentiel. Ils sont accompagnés de deux de leurs domestiques : Victorine Aubin, jeune personne de Sévignac âgée de 19 ans et Pierre Jacques Renier, homme de confiance des Chappedelaine âgé de 35 ans. En réalité sous cette dernière identité se cachait l’homme de la machine infernale, Joseph Picot de Limoëlan. Jean-Baptiste de Chappedelaine devint Maire de Sévignac sous la Restauration, il devait s'éteindre le 13 avril 1840. De l'union de Marie-Thérèse et Jean-Baptiste de Chappedelaine naquirent six enfants :


 

-Marie-Thérèse de Chappedelaine, née à Savannah en Géorgie le 12 fructidor an X, elle fut fiancée à son cousin Michel Picot de Limoëlan, mais ce dernier étant mort en 1824, le mariage n’eut pas lieu,  Marie-Thérèse s’éteignit à Sévignac, au château de la Ville-es-Blancs.

 

-Hyacinthe de Chappedelaine, né à Limoëlan le 4 frimaire an XIII, ancien élève de polytechnique, il fut élevé au grade de lieutenant-colonel de génie. Son union avec Louise Le Deux fut sans postérité ; Hyacinthe de Chappedelaine mourut en 1861. Ci dessous les dessins des tombes de ses tantes Amélie et Hélène Picot de Limoëlan telle qu'elles devaient se présenter, et le dessin de sa propre tombe.

 

 

-Edouard  de Chappedelaine né à Limoëlan le 18 janvier 1808, devint officier de marine (voir la Béchardière à Sévignac)

 

-Alphonse de Chappedelaine, né à Limoëlan le 11 mars 1810,  officier d’Infanterie, Alphonse devint zouave pontifical, il épousa Louise d’Avoust. Marié à Louise-Adélaïde d'Avoust, il en eut trois filles : Louise, Alphonsine et Marie. Il mourut en 1884.

 

-Léonie de Chappedelaine, née le 31 mai 1812 à Limoëlan, Léonie épousa Henri de Carné-Trécesson, propriétaire de la Ville-es-Blancs (voir Les possesseurs de la Ville-es-Blancs en Sévignac, page n°5). Elle mourut en 1878.

 

-Louis de Chappedelaine -portrait ci dessous, né le 26 septembre 1815 à Limoëlan. Comme ses autres frères, Louis embrassa la carrière militaire et participa à la conquête de l’Algérie comme lieutenant au 8e bataillon des chasseurs d’Orléans.

 

 

Nous aurons l'occasion de revenir plus en détail sur la filiation de la famille de Chappedelaine. 

 

 

Marie-Thérèse Picot de Clorivière, madame de Chappedelaine s'éteignit au château de Limoëlan le 3 mars 1851 (acte ci-dessous)


 

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 18:37

 

 

Croix de Quenna à Sévignac

attribuée à Helène Picot de Limoëlan

avec détail des armoiries

 

Hélène Picot de Limoëlan, naquit le 30 juillet 1771. Avec sa sœur Renée elle accompagnait son père à la Fosse-Hingand et avait remis à celui-ci le courrier compromettant que l'inspecteur Lalligand trouva et qui fut cause de l'exécution du sieur de Limoëlan (voir histoire de Broons, page n° 15). Manifestement au moment où la police de Fouchet recherchait le dénommé Joseph Picot de Limoëlan, la dite Hélène se trouvait à Versailles avec sa mère et deux de ses sœurs. Le 29 nivôse, le citoyen Pile, commissaire de police de Versailles, éorivait au préfet Dubois à propos de cette dame : « Il existe à Versailles la citoyenne Picot Limoëlan, qui a deux fils, l'un établi à Nantes et l'autre, elle le croit mort, tué à la dernière guerre de la Vendée. Ses filles, soeurs dudit défunt, en ont porté le deuil. La mère, femme très honnête, idolâtre le Premier Consul. Quand il fait beau temps, elle va à Paris pour voir passer la revue du Quintidi. Elle ne parle qu'avec admiration du gouvernement actuel. Quant au fils que l'on soupçonne, sa mère le déteste et ne lui donnerait point asile. Pour remplir vos vues, demain, à la pointe du jour, nous y ferons une descente et une" visite très stricte. Je vous rendrai compte de ce qu'elle aura produit. » Cette visite fut opérée, en effet, le lendemain 30 nivôse, dès 6 heures et demie du matin. La garde nationale, la gendarmerie entourèrent la maison. Depuis quinze jours, d'ailleurs, sur l'ordre de Fouché, ce domicile était cerné et surveillé. Il n'y entrait, il n'en sortait personne sans qu'on n'en fût informé en haut lieu. Mais, aujourd'hui, la besogne était plus grave : il s'agissait de perquisitions et d'arrestations. Le commissaire Pile et son collègue Locard entrèrent, revêtus de leurs insignes, en compagnie des gendarmes, et ils inspectèrent tout, firent comparaître devant eux tous les hôtes du logis. Il y avait là madame de Limoëlan -une grande femme maigre, aux cheveux châtains grisonnants, au front « rond et ridé », aux yeux bleus, âgée de 56 ans, disait-elle -deux de ses filles, dont les noms ne sont pas indiqués, en outre plusieurs demoiselles de compagnie et domestiques, « mademoiselle Babute, mademoiselle Guibelin, mademoiselle Belleville, un domestique et sa femme et un enfant de 13 ans, la femme de chambre de ses filles » On s'étonnera peut-être de ce nombreux personnel réuni autour de trois femmes seules. On inspecta les papiers de la famille. On interpella madame de Limoëlan au sujet de ses fils. Elle déclara que, depuis plusieurs années, elle n'avait pas vu son fils Michel, maintenant domicilié à Nantes, que, depuis le 16 fructidor dernier, elle avait cessé de voir son fils Joseph-Pierre, parti à cette date pour Saint-Brieuc, et qu'elle ne conservait plus avec lui « aucune correspondance ni directement ni indirectement. », que, quant à son troisième fils Nicolas-Victor, il l'avait quittée depuis le 18 fructidor an V « pour obéir à la loi, étant inscrit sur la liste des émigrés ». Le procès-verbal fut clos et signé à la suite de ces réponses. On n'avait capturé personne. En aucune chambre, en aucune cave, en aucune cachette on n'avait pu découvrir le chevalier Joseph Picot de Limoëlan. Le premier pluviôse (21 janvier 1801), le commissaire Pile écrivait de Versailles au préfet de police : « J'ai l'honneur de vous faire passer le procès-verbal de perquisition faite chez la mère de Limoëlan. Vous y verrez que nous n'avons rien fait. La première fois que j'irai à Paris, je vous prierai de m'accorder deux minutes d'audience ; je vous dirai quelque chose que je ne peux vous écrire. » Le 3 pluviôse, madame de Limoëlan était arrêtée, conduite aux Madelonnettes. Le même jour, elle subissait l'interrogatoire de Dubois, « comme soupçonnée d'avoir donné retraite à l'un de ses fils prévenu d'émigration et d'assassinat consommé sur un grand nombre de citoyens par l'explosion de la Machine Infernale. Hélène Picot de Limoêlan à, laquelle on attribue la croix de Quenna en Sévignac mourut à Limoëlan le 28 août 1862 à 8 heures du matin (acte-ci dessous). Toute sa longue vie s'était passée à pratiquer la bienfaisance; aussi cette charitable personne avait-elle été surnommée la Mère des pauvres. 


 

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 18:20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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