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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 05:50

 

 

 

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 05:25

 

La Hunaudaye par M. H. du Cleuziou. -C'est à la lisière d'un bois, au sud de la forêt du même nom, et près du petit village de Saint-Jean, dans la paroisse de Plédéliac, que se voient les restes de cette ancienne résidence baronnale. Aucun document historique ne parle de son existence antérieurement au XIIIe siècle ; on ne trouve même le nom de la Hunaudaye accollé à celui de Tournemine que dans les actes du XIVe siècle. Toutefois, si l'on s'en rapporte au père Dupaz, ce fut dans la première moitié du XIIIe siècle que l'un des premiers Tournemine jeta les fondements du château de la Hunaudaye. L'histoire de cette illustre famille est, pendant quatre siècles, celle du château, qui ne sortit de la branche aînée des Tournemine, au XVIe siècle, par le mariage de Françoise, fille de Georges Tournemine, avec Claude d'Annebaud, maréchal de France, que pour revenir, en 1572, à une branche puînée de cette antique race. La Hunaudaye passa ensuite, par alliances, en 1609, à la famille de la Motte du Vauclerc, puis à haut et puissant seigneur Sébastien, marquis de Rosmadec, baron de Molac, etc., gouverneur des ville et château de Dinan, dont une descendante porta cette baronnie dans la maison de Rieux. « Monsour Pierre de Tournemine » devait, en 1294, deux chevaliers à lost du duc de Bretagne, pour son fié de Penthevre.» (D. Morice, Pr., t. I, 1113.) C'est sans doute de la Hunaudaye qu'il s'agit ici ; en effet, cette seigneurie était située dans le comté de Penthièvre et en relevait féodalement. Ce renseignement peut faire apprécier l'importance du fief de la Hunaudaye, en l'assimilant à ceux de Montfort, de Gaël, de la Roche-Moysan, de Rostrenen, etc., qui devaient également deux chevaliers, à la même époque. Le duc François II érigea la Hunaudaye en grande baronnie, par lettres du 6 septembre 1487, en faveur de noble et puissant François Tournemine, chevalier, seigneur de la Hunaudaye, de Botloy, de Saffré, de Syon, de Corsept, Hommet, etc., lieutenant général pour le duc, ès eveschés de Saint-Malo et Saint-Brieuc. C'était, au compte du P. Dupaz, le seizième seigneur de la Hunaudaye. Le château de la Hunaudaye a la forme d'un pentagone assez régulier, flanqué de cinq tours, une à chaque angle. A la différence des deux châteaux précédemment décrits, il n'y a ici ni ouvrage extérieur, ni double bayle, ni donjon séparé du reste de la place. La porte d'entrée, à double pont-levis et à deux baies cintrées, une spacieuse pour les chevaux, l'autre étroite pour les gens de pied, ouvrait dans la courtine méridionale, près de la tour occupant l'angle S.-O. Les cinq tours sont uniformément construites en bel appareil et parfaitement cylindriques, couronnées encore en partie de leurs machicoulis, dont les galeries sont ornées extérieurement d'une série de dessins en ogives trilobées, sculptés dans la pierre, au-dessus des modillons qui en forment le support. L'écusson des Tournemine (écartelé d'or et d'azur) se remarque en plusieurs endroits, d'abord au-dessus de la porte d'entrée, inscrit sous un tribole, puis au sommet des deux plus hautes tours (celles de l'Est et du Sud-Ouest) ; là, il est incliné à la manière des sceaux des XIVe et XVe siècles (voy. les planches de D. Lobineau et de D. Morice), et timbré d'un casque à cimier et à volets flottants. Chaque tour renferme un escalier de granit pour monter aux trois étages, superposés et séparés par des planchers. Les portes sont ou cintrées, ou terminées à leur partie supérieure par un linteau dont les angles s'arrondissent en saillie interne. Les fenêtres à profondes embrasures, et munies de sièges latéraux en pierre, ont leurs baies en cintre surbaissé à l'intérieur des salles, carrées et étroites à l'extérieur ; dans les murs, épais de 3 mètres au moins, s'ouvrent, en outre, des arbalétrières en grand nombre. La forme octogone domine à l'intérieur des tours, sauf celle du S.-O., qui ne présente que sept pans ; on croirait, aux dessins arrondis en trèfle de ses créneaux, que cette tour est un peu plus ancienne qne les autres. Aucune, du reste, ne remonte à une date plus reculée que la fin du XVIe siècle, et la plupart ont sans doute été construites au commencement du XVe. La tour du N.-E., magnifique de conservation et accostée d'une tourelle qui contient l'escalier, offre des proportions un peu plus fortes que les autres, et pourrait bien avoir servi de donjon. On voit à chaque étage une cheminée de granit avec colonnettes assez bien traitées. Une porte ogivale voûtée donne accès à l'étage inférieur de la tour S.-E. qui servait de chapelle; un épais manteau de lierre la revêt du haut en bas. Elle se fait remarquer par une voûte en pierres et par ses ouvertures qui, simples meurtrières au dehors, dessinent au dedans une fenêtre d'église en plein cintre. Une assez curieuse particularité, c'est que les pieds droits de la porte ogivale dont on vient de parler , et la face intérieure des murs de la tour aux environs de cette porte, sont couverts de figurines grossièrement sculptées dans la pierre en faible relief, représentant des sujets pieux. Il serait intéressant d'examiner à loisir ces sculptures et d'en fixer l'époque. Outre les cinq tours déjà décrites, de grands et vastes corps de logis se reliaient aux murs de l'enceinte, formant de la tour 0. à la tour N.-E. un parallélogramme adossé à la courtine qui regardait l'occident. La partie des bâtiments la plus voisine du Nord avait été agrandie et faisait saillie vers la cour ; là étaient les logements du seigneur et de sa famille. Aux débris qui en subsistent, aux moulures et à l'ornementation qui les décorent, on reconnaît le XVIe siècle et le style de la renaissance. Vis-à-vis, adossées à la courtine de l'Est, existaient d'autres constructions, probablement les dépendances et les écuries du château. Le bayle tout entier n'est pas d'une immense étendue, puisque le diamètre mesure d'une tour à l'autre située à l'angle opposé, ne dépasse guère 35 mètres. C'est un motif de plus de penser que la construction de ce château, tel que nous en voyons les ruines, n'est pas antérieure au XVIe siècle. De larges fossés cernent complètement les murailles, et sont rendus plus profonds par un épaulement en terre décrivant une ellipse tout autour du château, et formant une sorte de seconde enceinte extérieure , mais sans aucun travail de défense. Un étang de peu d'étendue dort à quelques mètres de là vers le couchant : il est probable qu'autrefois, au moyen des eaux de ce réservoir, on pouvait inonder toute la partie basse du terrain vers le Midi et l'Orient. (voir  Le château de la Hunaudaye à Plédéliac et ses possesseurs, page n° 1- Le château de la Hunaudaye à Plédéliac et ses possesseurs, page n° 2 - Le château de La Hunaudaye en Plédéliac décrit par Alain Raison du Cleuziou  - Hunaudaye, Le Guildo, Boquen - le château de la Hunaudaye en images)

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 05:12

 

 

 

 

 

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 12:00

Louis Le Berruyer, écuyer, est donné sieur de Coibicor en avril 1582. Il semblerait que ce soit ledit Louis Le Berruyer qui soit ainsi mentionné dans un acte : " Louys Lebesruyer sieur de Kouesbicor en Eréac et du Margaro en Sévignac né le premier apvril 1578 à Coesbicor ". Sa fille Anne ainsi que nous l'évoquions dans la précédente page consacrée au sujet de Coëbicor et ses possesseurs, transporta le dit domaine en épousant Raphaël de Langan, fils de Olivier de Langan, sieur du Bois Gestin et Louise Piedevache. De leur union naquirent sept enfants dont Jean cité ci-dessous. "Le quinzieme jour de novembre 1612 fut ensepulturé escuier Raphaël de Langan sieur de la paroisse (a)n l'égli(s)se d'eréac au tombeau de coabicor, les sacrements luy administrez par missire Jullien Nogues recteur de ladite églisse". Devenue veuve, Anne Le Berruyer épousa escuier Alain de Langan, sieur des Houssays, dont elle eut quatre autres enfants titrés de la Villeon. Elle s'éteignit le 8 mai 1637.

 

 

Quant à la famille de Langan, elle est connue depuis l'an mil à travers Guillaume de Langan marié avec Tiphaine Boutier. 

 

voici quelques notes sur ceux qui disposèrent de la terre du Bois-Février. La seigneurie du Bois-Février fut portée en mariage en 1431 par Isabeau Février à Simon de Langan, Ecuyer, Seigneur des Portes, fils de Géoſſroi mort en 1415 & de Jeanne du Perrier-de-Quintin, & petit-fils de Simon de Langan, & de Perronelle, Dame des Barres. Isabeau fut mere d'Etienne de Langan, Ambassadeur du Roi auprès d'Anne de Bretagne, qui, de Julienne du Bouchet-du-Mur, eut Guyon de Langan, Seigneur de Bois-Février, décédé en 1545, père par sa premiere femme Marguerite & Orange-de-la-Feuillée, de Tristan de Langan, Baron de Bois-Février, mort le 10. Mai 1569. Il avoit épousé en 1540. Jeanne de la Ferriere, Dame de Pascoux, qui fut mere de René de Langan, Baron de Bois-Février, Chevalier de l'Ordre du Roi, Gentilhomme ordinaire de la Chambre, Chambellan du Duc d'Anjou en 1571, marié en 1572. à Susanne de la Vove, Dame de la Vove au Perche, de Saint-Agil & de Saint-Vandrille au Maine. Leur fils, Pierre de Langan, Baron de Bois-Février, Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, Capitaine de cent hommes d'armes, épousa en 1619. Sainte le Fevre des Roufîeres, qui fut mere de César de Langan, Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, marié en 1640. à Charlotte Constantin de la Feraudiere, dont naquit en 1642. Gabriel de Langan, en faveur duquel la Châtellenie de Langan, les Terres & Seigneuries de la Trumiere, de Breil, de la Chauſfaye & de Bressain, furent unies à la Baronnie de Bois-Février, & érigées en Marquisat sous le nom de Bois-Février, par Lettres de 1674, registrées le 13. Juillet de la même année. Le Marquis de Bois Février laissa de sa premiere femme Claude-HippoIite Visdelou de Bienassís, Pierre-François-Charles, Marquis de Bois-Février, marié le premier janvier 1697. à Marie-Charlotte de Puysaye de Mesvieres, dont sont nés, 1 °.Louis-Charles de Langan, Seigneur de Bois-Février, de la Vove, d’Aulnai, de Monsbrons, &, marié 1  à Louise de Montgommeri ; 2. le 13. Juillet 1735. avec Bonne-Marie-Charlotte de Farci, née le 22. Octobre 1711, fille de René François, Seigneur de Pontarci, Conseiller de Grand-Chambre à Rennes, & d'Anne-Marie Moland. 2°. Pierre-Hercule de Langan, reçu Page du Roi en 1728.; & 3°. une fille. 


 

Cependant, c'est à un cadet de cette famille qu'il faut rechercher les aïeux du Sieur de Coëtbicor. En effet, Simon de Langan et son épouse Isabeau Février eurent en outre le dénommé Guyon qui fut le détenteur de la terre du Bois-Février mais aussi François dont le petit-fils Raphaël fut détenteur de la terre de Coëbicor et dont il a été mention ainsi que Guy lui même marié à Arthuze Le Berruyer. 

 

La descendance de Raphaël de Langan et de Anne Le Berruyer est évouée dans un article précédent  (voir les villages d'Eréac, page n°6). Ci dessous, acte de mariage, le 19 février 1765 entre Rpse-Emilie de Langan héritière de Coëtbicor et de la Rochette en Langourla (voir histoire de Langourla, page n° 11) , fille de Jean-Michel de Langan et de Jeanne-Michelle Larcher et Jules-Félix-César de la Nouë, fils de Toussaint-Marie de la Nouë et de Marie-Magdelaine de Pressac. 


 

La famille de la Noue puise ses origines tant en Bretagne qu'en Anjour, elle comptait parmi ses membres : Vivant et Salomon de la Nouë qui vivaient vers 1088, et furent témoins d'une sentence en faveur de l'abbaye de Saint-Serge d'Angers. La famille de la Noue comptait aussi au sein de sa famille le célèbre François de la Nouë dit Bras de Fer un des proches de Henri IV lors des Guerres de la Ligue.


 

Haut et puissant seigneur messire Toussaint-Marie de la Noue, chevalier, comte de la Noue, seigneur de Bogard, etc., conseiller au parlement de Bretagne, épousa avant 1720 Marie-Madeleine de Preissac ; mais ce mariage ayant été abusivement célébré, il le fut derechef en 1724. Il mourut vers 1744, ayant eu de cette alliance (en bleu les membres de Coëtbidor) :


 

1° Joseph-Sylvain-Toussaint-Marie, IIe du nom, chevalier, comte de Bogard, seigneur de la Noue, la Villenorme, la Ville-Morel (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel - La Ville-Morel à Broons) etc., conseiller au parlement de Bretagne, né en 1720, épousa en 1745 Françoise-Marcelle Geslin, dame de Coëtcouvran (voir Coëtcouvran à Yvignac - Coëcouvran en Yvignac) 

 


2° Françoise-Jérôme, né en 1725, vicaire-général et archidiacre de Saint-Brieuc, mort vers 1810 à Moncontour ;

 

 

3 ° Jules-César-Félix, chevalier, vicomte de la Noue, né en 1729, capitaine aide-major d'infanterie, chevalier de Saint-Louis), marié en 1765 à Rose-Emilie de Langan-Boisfévrier, dame de Coëbicor, dont :

 

a) Augustin-Henri-Gabriel-Rose, né en 1766, admis en 1774, après preuves de noblesse, au Collège Royal de La Flèche,  où il mourut le 30 mai 1775 ;

 

b) Jules-César-Marie, né en 1767, admis en 1775, après preuves de noblesse, au même Collège, marié à N... de Lorgeril, dont:

 

1° Frédéric, mort sans alliance en 1886 ;

2° Louis, mort sans alliance en 1886.

 

c) Toussaint, mort au service du Roi dans la marine ;

 

d) François-Louis, né en 1774, admis en 1782, après preuves de noblesse, à l'Ecole Royale Militaire ;

 

e) Pélagie-Antoinette-Louise, née en 1772, admise en 1782, après preuves de noblesse, dans la Maison Royale de Saint-Cyr ;


 

4° Thérèse-Rose-Sainte, née en 1733 sans alliance en 1776 ;

 

 

 

5° Toussaint, né en 1735, mort jeune;

 

 

 

6° Louise-Françoise-Anne,née en 1737, élevée à la Maison Royale de l'Enfant Jésus, vivante en 1768. 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 12:53

 

 

Lorsque l'on évoque la résistance à l'occupant normand, souvent on cite Alain Barbe-Torte, à juste titre, car c'est celui qui parvint à récupérer la terre bretonne au sein de cette coalition, le premier août 939 à Trans. Pourtant, des Résistants permirent aux troupes composées de Bretons, d'Angles et d'Angevins de reprendre notre bonne vieille Bretagne alors entre les mains des Normands. Jean, qui allait devenir Abbé de Landévennec fut de ceux là. En hommage à ce grand homme, voici quelques notes relatant sa personnalité.  En 913 Alain le Grand n'est plus, Landévennec brûle. Une seconde vague déferlante Scandinave est bien près d'emporter la Bretagne et son peuple : évêques et abbés fuient sans retenue avec leurs patrimoines sacrés, tandis que les cadres laïcs de la société disparaissent ou passent la mer. Les moines de la prestigieuse abbaye cornouaillaise seront accueillis à Montreuil par le comte Helgaud, tué en 926 en luttant les armes à la main contre une bande de Normands. dans la forêt Fauquembergues, près de Saint-Omer. Sous la férule des abbés Benoît puis Jean, les fils de Guénolé s'efforcent avec succès de restaurer la discipline monastique. Se sont-ils alors agrégé les survivants de Locoal, s'il s'en trouvait encore de vivants ? communauté armoricaine, vivaient dans la même espérance des laïques également venus du pays. Vers l'an 935 les moines émigrés avaient à leur tête l'abbé Jean. Celui-ci résolut de se rendre en Bretagne et de voir par lui-même s'il y avait quelque chose à tenter. Partout sur son passage il prit ses renseignements arrivé à Landévennec et caché dans les ruines de l'abbaye, il continua son enquête. Dans les domaines fort étendus du monastère, les colons et les tenanciers étaient nombreux. A peine eurent-ils appris l'arrivée de l'abbé et des quelques moines ses compagnons, ils accoururent ayant à leur tête Amalgod et Wethenoc, fidèles ou vassaux de l'abbaye les renseignements donnés par eux confirmèrent l'abbé dans l'idée qu'une attaque contre les Normands, bien combinée, bien menée, pouvait réussir. Il fit alors composer par l'un de ses moines un poignant tableau des misères de la Bretagne se terminant par un cri d'espoir, un véritable appel aux armes et ce poëme bizarre, vigoureux, fut sans doute répandu parmi les Bretons comme un manifeste patriotique. Après avoir connu par ses fidèles transformésen agents, sous divers déguisements, l'état et la force des divers groupes et postes de pirates formant alors l'occupation normande en Bretagne, certain que les Normands fiers d'avoir écrasé les Bretons en 931 vivaient dans une sécurité profonde et se gardaient fort mal, il se mit en devoir de découvrir l'homme de guerre qui serait le chef de l'entreprise; ses vues se portèrent sur le prince Alain, petit-fils d'Alain le Grand, et qui devait à son tour rendre illustre dans l'histoire le nom d'Alain Barbe-Torte. Il lui dépêcha à la cour d'Athelstan, roi d'Angleterre, des hommes de confiance qui le mirent au courant de tout et le pressèrent fortement de venir en personne diriger l'attaque contre les pirates. Alain accepta, et il n'était pas encore en Bretagne que Jean lui avait formé une petite armée. Naturellement quand le triomphe fut chose accomplie, ceux des religieux qui étaient restés à Montreuil revinrent à Landévennec, et l'abbaye de Saint-Guénolé (ou Saint-Valois), comme on l'appelait là-bas, se fondit avec celle de Saint-Sauve. Landévennec rentra-t-il alors en possession. Toujours est-il qu'en 936 les moines de Landévennec ont regagné leur Bretagne, et l'abbé Jean se vit récompensé par Alain Barbetorte pour la peine qu'il a prise dans l'organisation de son retour. Des reliques de saint Guénolé, des livres provenant de son scriptoriumn et bien sûr les restes de saint Gudwal demeurent dans le Nord de la France. Jean, abbé de Landévennec qui s'était battu bravement contre les Normands, fut celui qui reconstruisit l'abbaye de Landévennec dont la façade avait été détruite par les Normands. Il fut vers l'an 940 récompenser par Alain Barbe-Torte qui fonda pour lui le Prieuré de Batz et le fit ordonner Abbé de Landévennec, le neuvième Abbé du lieu. Extraits : En marge des incursions Vickings par Jean-Christophe Casser ; Notes sur Landévennec et son abbaye, état ancien et moderne ; Les vies des saints de la Bretagne Armorique 


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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 03:55

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 03:49

 

 

Queu Mar

Queul ô


 

Un mois d'août bon précédait un hiver un hiver bon.


 

Les enfants nés en août étaient désignés des rabatoux, des querellous et chicanous. Les mariés d'août étaient parents d'enfants paresseux


 

Celui qui mettait du fumier hors de son étable en août mettait une pièce de bête en plus dans son étable.


 

A Gaël, une fontaine merveilleuse dite de Saint Symphorien guérissait de la rage ; le Saint-Fiacre de Guenroc guérissait de la colique.


 

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 18:11

 

 

Tonquedec par M. H. du Cleuziou. - Les ruines imposantes de cette antique demeure féodale sont peut-être ce qui reste en Bretagne de plus remarquable en ce genre. Elles s'élèvent sur une croupe de coteau, dans un site sauvage et pittoresque, à quatre lieues de Lannion, à une demi-lieue Nord-Ouest du bourg de même nom. Le Leguer (ou rivière de Lannion) coule à gauche, dans une vallée profonde, encadrée de rochers boisés, et poursuit son cour vers le Nord ; à droite se creuse une autre vallée latérale, arrosée par un petit ruisseau qui s'écoule d'un étang. C'est donc un cap étroit qui forme l'assiette du château, dont l'entrée est au Midi. Tonquedec présente la configuration d'un polygone irrégulier, et se divise en deux parties disparates de style et d'époque. Cinq tours cylindriques, sans compter le donjon et les deux petites tours protégeant la portée d'entrée, flanquent les angles des courtines qui ceignent le bayle (ballium) principal. Cette partie du château renfermait l'habitation seigneuriale, dont quelques débris jonchent le sol ; elle est la plus ancienne, et semble appartenir au XVe siècle. Une enceinte extérieure, formant comme une avant-cour, enveloppe de ses murs, renforcés de trois tours, la courtine méridionale et la porte où étaient placés la herse et le pont-levis, entre deux tourelles : un fossé intérieur séparait les deux parties de la forteresse. La première enceinte, ou bayle extérieur, parait avoir été ajoutée au corps du château vers la fin du XVIe siècle. Le donjon est situé à l'angle le plus avancé vers le Nord-Ouest, à la pointe du promontoire qui domine la vallée; occupant le sommet d'un triangle, il fait face à la courtine qui relie les deux tours angulaires du grand côté. On y accédait uniquement par un pont qui venait reposer sur une culée en maçonnerie haute encore de plus de 5 mètres, lequel pont correspondait à une poterne cintrée percée dans la paroi du donjon, au niveau de la galerie de la courtine. L'étage inférieur de cette grosse tour n'avait pas d'ouvertures : c'est à peu près la seule qui ait conservé, à son sommet, les consoles de ses machicoulis. L'épaisseur de ses murailles est de 3 mètres 60 à sa base; mesurées aux étages supérieurs du donjon, elles présentent encore 3 mètres 25 d'épaisseur. Quant à l'histoire de ces belles ruines, la voici en peu de mots : Tonquedec doit son origine aux vicomtes de Coëtmen, juveigneurs de Penthièvre (voir Généalogie historique des sires de Coëtmen, vicomtes de Tonquedec en Bretagne par Anatole de Barthélémy; on peut conjecturer que sa construction primitive n'est guère postérieure à celle de Coëtmen, que certains auteurs rapportent au milieu du XIIe siècle, époque où la seigneurie de ce nom fut assignée en partage au premier sire de Coëtmen. Ces puissants barons portèrent indifremment le titre de vicomtes de Coëtmen ou de vicomtes de Tonquedec. L'importance de cette seigneurie nous est révélée par un document curieux qu'ont publié les Bénédictins : c'est l'état dressé à Ploërmel, en 1294, du nombre de chevaliers que devaient à l'ost du duc les barons et seigneurs de Bretagne. On y lit à l'article de la «  baillie de Tréguier  » que le visconte de Tonquedeuc devait « cinq chevaliers » -autant que les barons de Vitré et de Fougères (D. Morice, Pr., tom. 1, colonne 1113). Au XIIIe siècle, les vicomtes de Tonquedec sont mêlés à tous les évènements importants de l'histoire du pays. L'un d'eux accompagne en 1270 le duc Jean-le-Roux à la croisade (D. Morice, tom. I, 1008). Au XIVe siècle, on les voit prendre une part active à la guerre de succession et embrasser la cause de Charles de Blois ; plus tard celle du connétable de Clisson, dans ses démêlés avec Jean IV. En 1395, le duc de Bretagne fit raser et démolir le château de Tonquedec, de crainte qu'il ne servit encore de retraite à ses ennemis, ainsi que le constatent ses lettres données à Nantes le 8 juin, par lesquelles il décharge Henry du Juch, son chambellan, de la garde dudit château. C'est ici le lieu de remarquer que l'inspection des débris qui viennent d'être décrits amène à des conclusions parfaitement concordantes avec le fait historique de la destruction de Tonquedec à la fin du XIVe siècle. Le donjon, les tours, les murs d'enceinte dans leur état de dégradation, toutes ces ruines, en un mot, portent bien le cachet du XVe siècle. Il est à croire que la reconstruction de cette forteresse fut l'oeuvre de Roland, vicomte de Coëtmen, le même qui, en 1447, fit ériger en collégiale l'église paroissiale de Tonquedec. Depuis l'érection de la vicomté de Coëtmen en grande baronnie par le duc François II, l'an 1487, en faveur de « son bien aimé cousin et feal Jehan de Coëtmen, vicomte de Coëtmen et de Tonquedec » cette dernière seigneurie, membre intégrant de la nouvelle baronnie, en suivit et en partagea toutes les vicissitudes. C'est dire qu'elle passa successivement à la famille d'Acigné, par le mariage de Gislette de Coëtmen avec Jean VI d'Acigné, en 1497 ; -à la famille de Cossé-Brissac, par le mariage de Judith d'Acigné avec le maréchal de Brissac : leurs descendants possédaient encore cette baronnie en 1669 ; elle revint un peu plus tard à une branche cadette des Coëtmen, qui la porta, vers 1760, à la famille de Rougé, dont le chef en était titulaire à l'époque de la révolution. Coetmen, dont l'histoire, comme on vient de le voir, est intimement liée à celle de Tonquedec, ne présente plus à l'oeil que d'informes ruines. Assis sur la crête d'un coteau nud et aride, dont les pentes abruptes dominent de plusieurs centaines de pieds les circuits gracieux décrits par le Leff, au fond d'une fraîche vallée, ce château était remarquable par sa situation qui commandait toute la contrée voisine. Tremeven est à une demi-lieue vers le Nord, Lanvollon à 5 kilomètres au Sud-Ouest. Ce n'est plus qu'aux traces des douves, encore assez profondes, surtout du côté occidental et autour du donjon, qu'on peut retrouver et reconstruire par la pensée le plan de la forteresse. Elle affectait une forme peu régulière ; à peu près rectangulaire dans la partie orientale, la ligne d'enceinte décrivait une longue courbe en passant par le Nord, et venait se terminer circulairement à l'Ouest. Le terrain, ainsi circonscrit, n'a pas plus d'un hectare de superficie. L'angle Sud- Ouest est occupé par une motte à peu près elliptique, séparée du reste de l'enceinte par une douve. Le périmètre de cette motte mesurée à sa base, est de 245 pas (environ 200 mètres). Dans tout le pourtour de sa cîme, on reconnaît des débris de fondations de vieux murs ruinés, se reliant à une grosse tour croulante, dont la masse isolée se dresse encore sur le bord du versant méridional qui pend vers la rivière : voilà tout ce qui reste du donjon de Coëtmen. A l'intérieur, elle figure un pentagone, percé au rez-de-chaussée d'une poterne ouverte à l'Est, et qui, autant qu'on en peut juger vu son état de dégradation, parait avoir dù être ogivale ; au premier étage, les ouvertures étaient cintrées. L'extérieur de cette tour offre, non pas des contours régulièment cylindriques, mais bien une série de facettes inégales en largeur; on en compte jusqu'à quatorze. Cette multiplicité de pans fait qu'elle se rapproche beaucoup de la forme circulaire.L'épaisseur des mure de cette tour est de 4 mètres ; le diamètre intérieur atteint à peine 6 mètres. (voir Description du château de Tonquedec par Alfred de la Barre de Nanteuil, page n° 1 - Description du château de Tonquedec par Alfred de la Barre de Nanteuil, page n° 2 - Description du château de Tonquedec par Alfred de la Barre de Nanteuil, page n° 3 - - Description du château de Tonquedec par Alfred de la Barre de Nanteuil, page n° 4) 

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 06:34

 

 

 

Montafilant par M. H. du Cleuziou. -Les ruines de ce château, situé à une demi lieue Nord de Corseul, couronnent d'une façon pittoresque un mamelon de figure ovoïde, entouré de vallons encaissés aux pentes abruptes où serpente un ruisseau qui vient former un étang vers le Nord-Est. Un isthme étroit reliait l'assiette du château aux coteaux voisins, et présente le seul point accessible pour pénétrer dans la forteresse. Rien n'égale la poétique mélancolie, la grâce un peu sauvage de cet agencement de collines onduleuses et de ravins escarpés qui enceignent le promontoire sur lequel se dressent encore les vieilles tours croulantes de Montafilant. vers la fin du XIIe siècle, le château, aujourd'hui en ruines, dont suit la description. Il devint le chef-lieu d'une seigneurie, apanage d'une branche puinée de cet illustre maison (voir La Maison de Dinan-Montafilan), qui, par ses alliances, le porta d'abord à la famille des barons de Laval ; par suite il fut réunis à la baronnie de la Hunaudaye. (Dupaz, Généalogie de Dinan et de Châteaubriant).Le château de Montafilant, qui occupait le sommet du mamelon, affectait la forme triangulaire, dans son plan général, avec un côté brisé vers l'angle Sud, ainsi qu'il va être expliqué plus bas. -La courtine faisant face au Nord présente encore les débris de trois tours cylindriques ; l'une à l'angle Nord-Ouest, la mieux conservée; la seconde placée au milieu à peu près de la muraille; c'est dans celle-là qu'il existe encore une petite chambre voûtée en pierres. La voûte en ogive, soutenue par des arcs-doubleaux épannelés et retombant sur des consoles ornées de masques humains, accuse le XIVe siècle ; la troisième tour occupait l'angle Nord-Est de la courtine : il n'en subsiste plus que des débris informes qui en marquent l'emplacement. La tour centrale Nord est remarquable par des meurtrières ou arbalestrières très-allongées et très-étroites, avec une ouverture circulaire au milieu. Les anciens bâtiments d'habitation étaient adossés à cette cour tine du Nord, à peu près dans l'emplacement qu'occupent aujourd'hui les maisons de la ferme comprise dans l'enceinte du château. Tout près de la courtine Ouest on voit un puits d'une profondeur considérable et d'un appareil de maçonnerie digne d'attention ; les parois intérieures sont formées de belles pierres de taille. M. de la Villebrunne, qui connaît le pays de Corseul et les ruines de Montafilant depuis son enfance, a donné à M. Delabigne Villeneuve de précieux renseignements sur la topographie de ces débris, qu'il a vus bien plus entiers et plus complets qu'ils ne sont aujourd'hui. Ainsi il assure qu'une porte existait auprès de la tour centrale du Nord ; que cette porte était environnée d'ouvrages extérieurs, formant une sorte de demi-lune; qu'en dehors de ces ouvrages, et s'étendant sur cette partie du mamelon qui, par une dépression graduée, va s'abaissant vers l'étang, il existait une seconde enceinte extérieure de fortifications, formant comme un préau semi-circulaire oblong, environné de murs, dont on retrouve çà et là les traces dans les fossés du domaine qui en occupe la place. On peut suivre dans toute sa longueur le déploiement de la courtine occidentale, à partir de l'angle qu'occupe la tour Nord Ouest où d'énormes pans de maçonnerie sont encore debout. Le peu d'épaisseur de ses murs la font regarder comme plus moderne que le reste du château ; chaque année il s'en écroule quel que partie, et bientôt elle se trouvera découronnée au niveau des autres tronçons de tours qui l'avoisinent. Au milieu de cette courtine de l'Ouest se voient les restes d'une autre tour, dont la base conique est assez bien conservée : on suit également très bien, de ce côté, les traces de la douve. La tour de l'angle Sud-Ouest est un monceau de décombres, mais son emplacement est visiblement reconnaissable. A partir de cette tour qui défendait l'accès principal de la place, la disposition actuelle est confuse ; elle a besoin des commentaires de M. de la Villebrunne pour être expliquée. On reconnaît facilement que l'entrée ou porte Chastelière devait être dans ce lieu : c'est le seul endroit où les coteaux opposés se rapprochent pour faciliter le passage et permettre l'établissement d'un pont levis. Le pont levis et les tours du portail devaient donc être là : mais il n'en reste plus traces. Le pont mobile a été remplacé par un ponceau à demeure, en maçonnerie, jeté sur le ravin ; quelques vestiges d'ouvrages avancés semblent indiqués par des bases ruinées de constructions qui revêtent la contrescarpe à l'opposite de l'entrée du pont. En dedans, du côté de la forteresse, une tour semble aussi avoir dû s'élever vers l'Est, un peu en arrière de la grosse tour Sud-Ouest, qui aurait ainsi formé la tête d'un ravelin protégeant la porte d'entrée. Les souvenirs de M. de la Villebrunne viennent, du reste, confirmer ces conjectures fournies par l'aspect du terrain. Il se rappelle avoir vu la grosse tour Sud-Ouest encore presque entière, et le mur d'enceinte suivant à partir de cette tour, une ligne brisée pour aller rejoindre la tour Sud-Est dont on supposait tout à l'heure l'existence. Vis-à-vis cette dernière tour, la muraille, changeant de direction, se brisait en angle presque droit, et c'est dans le front de cette petite courtine qu'était pratiqué le portail du château. De cette façon, il était protégé et par la tour Sud-Est, et par la grosse tour Sud-Ouest, et par la courtine dont la face bordait le flanc du passage donnant accès à la forteresse ; sans parler des ouvrages extérieurs qui sans doute couvraient le pont levis. Ainsi défendu par les fortifications de main d'homme et par les ravins qui l'entouraient de leurs profondeurs, Montafilant devait offrir, au moyen âge, une position militaire inexpugnable (voir Le château de Montafilan Le château de Montafilan en images). M. Delabigne-Villeneuve termine ses intéressantes communications en exprimant le regret de ne pouvoir, faute de notes assez complètes, entretenir la classe d'Archéologie des châteaux du Guildo près Plancoët (voir Le château du Guildo par Jean-Baptiste-François Delaporte - le château de Gilles de Bretagne au Guildo & l'abbaye de Saint Jacut de la Mer), et de Jugon, dont la position si importante, et si bien protégée par ses deux vastes étangs, avait donné naissance au vieux dicton national :

 

Qui a Bretagne sans Jugon

A chappe sans chapperon. 

 

(voir Le site qu'occupait le château de Jugon - Histoire de Jugon, page n° 1Histoire de Jugon, page n° 2 -  Histoire de Jugon, page n° 3 - Histoire de Jugon, page n° 4 : les guerres de la Ligue)

 

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 17:19

 

Après avoir admiré dans sa ceinture de futaie le domaine de Coëtbicor, propriété de la famille de la Nouë et les sites pittoresques qui se déroulent des hauteurs voisines… Ainsi s'exprimait J. Bazouge en 1879 lorsqu'il servait de guide au voyageur dans la ville de Dinan et ses environs. Cette terre de Coëtbicor sise en la paroisse de Eréac fut possession des Ferrand, des Langan et des Le Berruyer selon René Kerviler. Mais revenons sur cette vieille terre de Coëtbicor. Un enclos carré de 80 mètres avec large fossé y a été observé par des archéologues. Le vicomte Frotier de la Messelière y a décrit un reste d'enceinte fortifiée, en forme d'écusson, la pointe tournée au sud-est, longue de 80 m, large de 50 m, avec douves de 10 mètres. Un site antique aurait-il été réutilisé au cours du Moyen-Âge. A quelle famille faut-il attribuer pareil aménagement ? Probablement à la toute puissante famille du Chastellier qui outre ses mottes du Châtelier, du Bois-Hamon et de Branxian en la paroisse voisine de Lanrelas, contrôlait ainsi, au cours de la période féodale ces points stratégiques. Eréac résultant du démantèlement de la paroisse primitive de Plumaugat était en ce vieux Pagus de Poudouvre, lequel voisinait alors avec l'antique Poutrocoët dont les paroisses limitrophes, bordaient celles de Eréac : Saint-Launeuc, Mérillac, Langourla…. Sans doute un cadet du Chastelier était-il détenteur de l'endroit. Un certain Petro de Coitbicor, est cité dans une charte de Marmoutiers en date du 9 juillet 1318, s'agissait-il d'un personnage apparenté à la terre d'Eréac. Dans la montre nobiliaire de la paroisse d'Eréac, l'an 1513 est cité noble escuier Guyon Le Berrruyer, seigneur temporel du Margaro et Coë-Bicor, ancienement et de tout temps noble est en pocession d'avoir après ses prédécesseurs, en l'église paroissiale dudit lieu, armoiries et tombeaux, les prières, etc., et a de plus rantes, devoirs et autres seigneuries ; la maison et lieu de Coë-Bicor, où il demeure et la me(tairie) dudit lieu. Item la me(tairie) du Bois-Roullier (voir les villages d'Eréac, page n°1), laquelle fut à noble home Robin Cheville, duquel l'aquist Me Robert Ferrand, sr dudit lieu et de Coëtbicor, idem sur la metairie de la Haye Sebille anciennement noble et exempts.

 

 

Mre Robert Ferrand, est pour sa part mentionné par Dom Morice. Ainsi, évoquant le comté de Porhouët (ancien Pourtrocoët), ce dernier parle de la Terre de Merdrignac qui est tenue sous le Comté dudit Porhouët et notamment le seigneur et dame de la Val -Jean de Laval fut possesseur de la Hardouinays en 1513 et Maître Robert Ferrand était un des Officiers dudit sieur de Laval. Pol Potier de Courcy nous fournit ces notes au sujet de la famille Ferrand : sr de Coibicor, par. d’Eréac, -du Resto, par. de Reguiny. Réf. et montres de 1426 à 1513, dites par. et par. de Merdrignac, év. de Saint-Malo et Vannes.  « D’azur au sautoir d’argent, accomp. de quatre billeltes de même»  (Arm. de l’Ars.) Fondu dans Le Berruyer. Mre Robert Ferrent, sieur de Couesbuer, comparu armé à blanc, paige o lance. Ledit Ferrand comparaissait vers l'an 1475 sous la bannière de la Huaudays durant la Montre de l'Evesché de Saint-MaloLa famille Le Berruyer selon le même auteur  : sr du Margaro et de la Villebilly, par. de Sévignac -lieu à présent disparu et qui voisinait celui du Bois-Raulet, -du Tertre-Volance et de la Barbottais, par. de Plénée-Jugon, - de la Lande, par. de Plestan, -de Coibicor, par. d’Eréac (voir les villages d'Eréac, page n°6), -du Resto, par. de Réguiny. Anc. ext. réf. 1670, cinq gén, réf. et montres de 1428 à 1536, par. de Plénée et Plestan, év. de Saint-Brieuc et Réguiny, év. de Vannes. « D’azur à trois pots d’argent. »  Devise : ''Meliora sequuntur.  Jean Le Berruyer, épousa vers 1513, Jeanne Hudelor et eut pour héritier Robin époux de Jeanne Gaude. C'est en consultant les pages de Sévignac lors des Réformations entreprises au cours du XVe siècle que l'on obtient davantage de renseignement sur la famille Le Berruyer ; sous la plume des commissaires J. Sevestre et G. Guischart il est mention en 1418 de Jean & Guillemet Le Berruyer cités au Bouguenau -Bougueneuf. 

 

 

 

Fenestrage XVe à Bougueneuf et Manoir du Tertre Volance à Plénée

 

Ainsi, le 20 septembre 1449, les commissaires Jean Gibon, auditeur des Comptes et Pierre Duparc, procureur de Jugon, citent Amice Le Berruyer à la Villebilly, y a un métayer. 1472 : Robin Le Berruyer, par Jean archer en brigandine, Olivier Le Berruyer sieur du Margatz -Margaro (voir aussi le Margaro en Rouillac), celui-ci percevait un revenu de 120 livres était porteur d'une brigandine et comparaissait armé d'une jusarme ; Guillaume Rouxel décédé en 1435, était marié à Perrotte Le Berruyer de la Maison du Margaro. Au cours du mois d'août 1475, Henry de Queblen, auditeur à la Cour des Comptes, assisté de Bertrand Duval, Maître des Requêtes, effectuèrent le relevé des familles nobles pour la paroisse de Sévignac, ils mentionnaient un certain Guillemot Le Berruier à Bougueneau -Bougneuf, mais aussi Olivier Le Berruyer sieur du Margaro en ses manoirs qui sont  nobles et y a metayer à la villebili Lieu Brulé, Jean Le Berruyer noble homme à Bougueneu noble d'ancienneté et y a un metaier ausi bien qu'à sa maison du bourg noble et ancienne et y a un métayer. Instance de Magdelaine de Savoie, dame de Montmorency, du Chastelier et de Branxien contre Louis Le Berruyer, écuyer, sieur de Coibicor, avril 1582. Vers 1569, Jean Le Berruyer fils de Robin épousa Marguerite Volance de Plénée, héritière de la terre du  Tertre Volance et de la Barbottais en Plénée, il eut pour fils François Le Berruyer qui est dit Sieur du Tertre Volance. En 1691, la terre du Tertre Volance était encore aux mains d’un certain Jean Le Berruyer

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