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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 11:17

La Famille Guéhéneuc, origines et anciennes alliances.


 

 

 

Le nom de Guéhéneuc ou Guihéneuc, Guihenocus dans les anciennes chartes en latin, est un vieux nom de forme celtique encore très répandu dans la partie orientale de la Bretagne, francisée pourtant depuis le Xe siècle. Ce fut sans doute à l'origine un nom de baptême, plus tard il devint le nom patronymique d'une famille noble de la région. Dès les XIe et XIIe siècles les historiens bretons Dom Morice et Dom Lobineau mentionnent dans les pays de Dol et de Dinan des seigneurs portant ce nom. Un titre de l'abbaye de Boquen de 1278 est relatif à une donation faite par Etienne Guihéneuc, fils d'Etienne, de la paroisse de Sévignac -1271 Donation d'Etienne Guehenneuc, de Sévignac Universis, etc., Guillermus, decanus de Plomaudan, canocinus Macloviensis, salutem in Domnio. Noveritis quod, in nostra presencia constituti, Stephanus, filius Stephani Guehenoc spontaneus non coacus, nec ad hoc aliqua si vire dolo inductus, delit et concessit in puram elemonisam monestario beate Marie de Boquiam, Cyst. ord., Brioc dyoc et monachis ibidem Deo servientibus, cum auctoritate et assensu dicti Stephani patris ejusden, tutoris sui, pro remedio anime, sue e pro remedio animarum antecessorum et successorum suorum quicquid juris proprietatis, possessionis, sesine et proximatis habebat et habere poterat, et debebat totum pro toto in feodo de Laboere, cum pertinenciis suis, sito in parrochia de Sevignac, sub dominio de Oliverii de Coitlan, armigeri, nichil sibi, aut suis heredibus in dicta donationes retinences nisi tantummodo divinam retribucionem; et insuper dictum monasterium, quod premissa, constituit universalem heredem suum, et de omnibus predictis racione donacionis predcite seu institutionis, sevisit et investivit coram nobis idem Stephanus dictos monachos ; nomine suo et monasterii sui, per presentes litteras, et heredes suos universos et singulos ad omnia predicta fideliter teneda et inviolabiliter observanda specialiter et expresse obligavit, etc. Datum Actum die mercurii proxima post Purificacionem beate Marie virginis, anno Domini M° CC° LXX° octavio. (Arch. des C.-du.-N) . Le souvenir de cette famille subsiste encore dans cette paroisse où se trouve une localité qui s'appelle la Guihénochais (voir Quelques manoirs et leurs possesseurs, page n° 3). Il ne serait pas possible de rattacher par des documents authentiques les Guéhéneuc actuellement existants à ces anciens seigneurs bien qu'il ne soit pas téméraire de penser qu'il en sont issus. D'après les titres qui se trouvent actuellement entre les mains de la famille Guéhéneuc son premier établissement connu était à Gomené dans la paroisse de Plouguenast (voir à travers la ville de Plouguenast), chef-lieu de canton de l'arrondissement de Loudéac. Gomené paraît avoir été une seigneurie importante et fort ancienne. Elle possédait de temps immémorial haute, basse et moyenne justice et sa juridiction s'étendait surtout le territoire qui forme actuellement celui de la grosse paroisse de Plouguenast. On ne saurait dire de quelle époque date cette seigneurie qui remonte vraisemblablement aux premiers âges de la féodalité. Un titre authentique nous apprend qu'au commencement du XIVe siècle elle avait pour seigneur Rolland qui ne laissa qu'une fille mariée à Jean Allain de Carmené, qui était en 1388 maître d'hôtel du connétable Olivier de Clisson. Elle lui porta, suivant l'usage du temps, avec tous les biens de son père, le nom et même les armes de ses ancêtres. Aussi nous voyons que du vivant de sa femme, Jean de Carmené portait le nom de Guéhéneuc, mais, après la mort de celle-ci, ses descendants l'abandonnèrent et conservèrent seulement le nom de Carmené qui était aussi celui d'une famille ancienne et d'une certaine importance puisqu'ils étaient seigneurs de St-Gouëno. Ils conservèrent toutefois la juridiction de Gomené qui passa en 1620 à la famille Le Mintier par le mariage d'un de ses membres avec l'héritière de Carmené. Si la branche aînée des Guéhéneuc était éteinte, la famille continuait à exister. Plusieurs rameaux sortis du tronc principal contribuaient à la perpétuer, mais, comme les usages du temps dépouillaient à peu près complètement les cadets, leur situation était bien plus modeste que celle de leurs aînés. De ces rameaux issus du tronc de Gomené le plus ancien était celui de la Touche. La Touche était une terre située tout près de Gomené dont elle paraît avoir été un démembrement, probablement à la suite d'un partage. Or, il convient de remarquer que le partage n'aurait pu avoir lieu qu'avant 1185, car à partir de cette date, en vertu de l'assise du Comte Geffroy, les terres nobles de l'importance de celle de Gomené ne purent plus être divisées, aussi les cadets étaient-ils réduits à s'expatrier pour chercher fortune. Nous en verrons ci-dessous un exemple. Une autre branche de la famille dite de la Roncière du lieu qu'elle habitait dans la paroisse de Ploeuc a subsisté très longtemps et ne s'est éteinte que dans le milieu du XVIIIe siècle. Il semble que c'est à cette famille qu'appartenait le sénateur Guéhéneuc du Premier Empire dont la fille épousa le Maréchal Lannes et est l'aïeule des Montebello (voir illustration ci-dessous). Enfin il existait à Erquy une troisième branche qui ne comparut pas à la réformation de 1668 comme les autres, car elle était éteinte. Sa situation paraît avoir été très modeste. Il y a lieu de remarquer que d'après les titres, en 1350, tous les chefs de ces branches, portaient le nom de Rolland, comme leur chef le seigneur de Gomené. Ce nom de Rolland était sans doute celui d'un ancêtre qui faisait l'orgueil de sa famille. Cette similitude prouve aussi qu'ils n'étaient pas frères et appartenaient à des rameaux successivement détachés du tronc principal, ce qui implique forcément une assez longue suite de générations. Nous ne nous occuperons plus de ces diverses branches toutes éteintes aujourd'hui. Nous dirons seulement qu'à la réformation de 1668 la branche de la Touche qui s'appelait alors de Garnouët par suite du mariage d'Olivier Guéhéneuc avec Catherine, héritière de Garnouët, fut reconnue branche aînée et déclarée d'ancienne extraction. Toutefois si la seigneurie de Gomené n'appartenait plus aux Guéhéneuc, et si Catherine avait porté aux Carmené les titres et les biens de ses ancêtres, il restait encore des membres de cette famille et ce sont eux qui l'ont perpétuée jusqu'à nos jours. Rolland Guéhéneuc, le père de Catherine avait, en effet, un frère puîné nommé Robert. Complètement dépouillé de tout bien territorial par la coutume du temps, ce Robert, quitta le pays et alla chercher fortune probablement dans la capitale du Duché. On ne sait ni ce qu'il y fit ni qui il épousa. On sait seulement qu'il eut un fils appelé Thomas qui épousa Perrine Hervé dont on ne connaît pas non plus la famille. Ils eurent un fil Nous le trouvons, en effet, en 1420 Trésorier des guerres et receveur des Revenus du Duc Jean V. Il était aussi Membre de son Conseil. Il possédait à la porte de Rennes une seigneurie avec fiefs du nom de Villeneuve et il était fondateur de l'Eglise de Toussaint où il possédait droit d'armoiries et d'enfeu immédiatement après le vicomte de Rennes. Bien que ce descendant de seigneurs habitant une région plutôt sauvage fût devenu un citadin et un homme de Cour, il n'avait pas perdu le souvenir de ses origines et il eut l'heureuse inspiration d'en conserver la trace qui sans cela serait perdue puisque sa cousine Catherine avait apporté aux Kermené avec les biens tous les titres des Guéhéneuc. Il s'entendit donc avec son cousin de Kermené et de concert avec lui fit établir l'acte de notoriété conservé jusqu'à ce jour et que nous reproduisons en entier à cause de son importance.

 

 

« Sachent tous que en notre Cour de Rennes s'est comparu en personne noble Louis Allain de Kermené, Seigneur de Gomené,fils de Louis Jehan de Kermené et fils et héritier principal et noble de Catherine Guyhéneuc, dame dudit lieu de Gomené, en ancien temps femme du dit Jean de Kermené, auctorisé celui Allain suffisamment de son dit père à tout ce qui suit : Lequel est confessant et cognaissant et nous dit et affirma en la présence de Raoul Guihéneuc fils et heoir principal de défunt Thomas Guihenneuc qu'il est savant et accertaine que deffunt Roland Guihéneuc, seigneur du dit lieu de Gomené lequel fût père de la dite Catherine et duquel elle fût héritière, et de laquelle Catherine le dit Allain est héritier ainsi que dessus et feu Robert Guihéneuc qui fût père du dit Thomas Guihéneuc, douquel le dit Raoul est heoir principal étaient et furent prouches parens et consanguins partis et crus d'une lignée savoir est des Guihéneuc, seigneurs de Gomené, et doudit lieu de Goumené, desquels le dit Roland était le chief et le dit Robert en était le Juveigneur et tels sus et réputés étaient aux parties et que celui Robert et Thomas son fils et chacun d'eux en son temps prirent et devaient prendre les armes de Gomené et des prédécesseurs de la dite Catherine Guihéneuc, seigneurs du dit lieu de Gomené à différence, quelles armes sont écu d'azur à un Léon d'argent passant à deux fleurs de lis de même de sur celui Léon aux cornières du chef du dit écu et que si celui Raoul Guihéneuc même et les enfants doudit feu Thomas Guihéneuc et chacun pareillement prirent et devaient porteries dites armes à différence et en jouir et user parquoy et parce que celui Raoul cognût que ainsi était, celui Allain pour lui et ses heoirs et successeurs partis et qui partirons et systront d'elx et de leur lignée et de l'exue d'elx et de chacun aient et portègent et puissent avoir et porter, jouir et user ès temps à venir des dites armes à différence du dit Gomené leur chieff, savoir est celle différence d'un tressant de gueules en l'épaule du dit Léon, telle comme bon semblera au dit Raoul Guyhéneuc et à la dite Jehanne sa soeur, leurs heoirs et successeurs partis et qui partiront et systront d'elx et de chacun, sans que jamais au temps à venir celui Allain, ses heoirs successeurs et cause ayant et l'un d'elx le puissent empêcher et débattre en aucune manière. Ainsi y remercie et remercie de fait à se tenir sans jamais venir en contre en aucune manière ; fût et est celui Allain de son plaisir et assentiment et par son serment sur ce fait condamné et condamnons. Donné témoins, le seau établi aux contrats de notre dite Court avec les seaux de Jehan de Partenay et de Amaury de la Motte et de chacun pour maire et graigneur fermeté et fût fait le vingt septième jour de l'an mil quatre cent et seize. DE LA BINTYNAIE passe»


 

Il résulte de ce document que la filiation de la famille y est établie jusqu'aux environs de 1300. En effet, Raoul Guéhéneuc était Trésorier des guerres en 1420. Ce devait donc être un homme d'âge mûr, né sans doute vers 1380. Nous connaissons son père, son grand-père, et si le nom de son bïsaieul ne nous est pas connu son existence n'en est pas moins certaine. En comptant seulement 80 ans pour les trois générations nous sommes certainement plutôt au dessous de la vérité. Il est même assez probable, d'après ce document, que les origines de la famille étaient des plus lointaines, car il y est question de la lignée de Gomené et des prédécesseurs de Catherine. Or, il est peu vraisemblable que ces prédécesseurs et cette lignée se bornassent à son père et à son grand-père. L'existence des trois autres branches contemporaines de Catherine établit au contraire que dès le milieu du XIVe siècle la famille comptait déjà de nombreuses générations. Raoul Guéhéneuc était, avons nous dit, un important personnage et grâce à lui la branche à laquelle il appartenait devint, quoiqu'elle fût la plus récente, celle qui donna à la famille son principal relief. Il fit faire à sa soeur un brillant mariage, au moins en ce qui est de la naissance, puisqu'elle épousa en premières noces un cadet de la famille d'Acigné. Il épousa lui-même successivement Lucasse Déeslin et Phelipote Le Sénéchal, l'une et l'autre appartenant à la meilleure noblesse de leur temps. Il eut de sa dernière femme un fils appelé Jean qui fut connétable de Rennes. Les connétables choisis parmi les notables de la cité étaient des fonctionnaires à la fois municipaux et militaires adjoints au Gouverneur. Jean Guéhéneuc épousa Marie de Beaucé dont la famille possédait la seigneurie de ce nom près de Fougères dès le XIIe siècle. Sa belle-mère,Jeanne Boterel, était aussi d'illustre maison. Le fils de Jean Guéhéneuc, Jean II épousa Jeanne Hagomaz. Le père de celle-ci était un riche financier qui eut dans son temps une certaine célébrité. Il fut membre du conseil ducal, anobli pour ses services et créé seigneur de la Rivière. Jean II fut comme son père connétable de Rennes. Jean III, fils de Jean II et de Jeanne Hagomaz, épousa en 1523 Jehanne Salliou, fille de Guillaume et de Jeanne Ruiner. Les Salliou, seigneurs du Pin en Plerguer, étaient de vieille souche et possédaient dans la même paroisse d'importants domaines. Par suite de ce mariage Jean Guéhéneuc, dont les parens avaient aliéné leur terre de Villeneuve, vint se fixer à la Barre en Plerguer sur les biens de sa femme. Bertrand Guéhéneuc, fils des précédents, épousa, en 1550, Hélène de la Bouéxière, fille de Gilles et de Catherine de Rochefort. Les la Bouéxière, seigneurs de la Fosse au Loup, comparurent aux montres de 1427. Jean IV, fils de Bertrand, contracta mariage en 1578 avec Jeanne du Breil, fille de François, sieur de la Roche Colombière, et de Jeanne de Tréal. C'est la première alliance entre les Guéhéneuc et la vieille famille des du Breil si répandue dans la Haute-Bretagne qu'elle est, on peut dire, le lien commun entre les familles nobles de cette région qui lui sont presque toutes alliées. Le fils de Jeanne du Breil et de Jean IV épousa Renée Tircoq d'une famille importante qui lui apporta entr'autres biens une terre considérable appelée le Boishue dans la paroisse de Lanhélin (voir à travers le bourg de Lanhelin), voisine de Plerguer, où résidaient les Guéhéneuc. Ces derniers joignirent à leur nom celui du Boishue qui devint l'appellation des aînés de la famille. De Pierre et de Renée Tircoq naquit Georges qui contracta mariage avec Marie de Talhouët appartenant à une branche de cette famille bien connue, alliée d'assez près aux Rieux, une des plus grandes familles de Bretagne. C'est même cette parenté qui permit aux Boishue et aux Gouvello, descendants de la seconde fille des Talhouët, de racheter par retrait lignager la terre de la Hunandays après la mort du dernier Rieux. Georges Guéhéneuc en considération de ses services militaires devint lieutenant du gouverneur de la ville de St-Malo. Il eut de sa femme plusieurs enfants décédés sans postérité à l'exception de l'aîné Henri qui avait épousé Charlotte Séré, riche héritière de St-Malo. Les Séré dont la noblesse avait été reconnue par les Etats de Bretagne prétendaient descendre d'une vieille famille de Poitou. Il est à croire cependant que c'est au commerce que les Séré, comme la plupart des malouins, devaient leur situation. D'Henri et de Charlotte Séré fut issu Henri deuxième du nom qui épousa en 1720 Madeleine-Perrine-Thérèse du Breil du Chalonge, fille de Jean et de Marie-Thérèse de Ferron de la famille des Ferron du Chesne de St-Carné (voir La seigneurie du Chêne-Ferron en Saint-Carné) . Henri de Guéhéneuc était commandant de la noblesse de l'Evêché de Dol et Gouverneur pour le Roi du château de Combourg. Ils eurent deux fils, Jean-Baptiste l'aîné qui épousa la fille aînée du marquis de Bruc, chef de cette famille, une des plus illustres de Bretagne et aussi des plus anciennes (voir Généalogie de la Maison de Bruc.), puisque l'un de ses membres était à la Croisade de Philippe-Auguste. Sylvie du Breil de Pontbriand épouse du marquis de Bruc avait aussi de très hautes alliances ( voir Généalogie de la Maison du Breil, par Ludovic de Magny, page n° 1) . Sa mère, en effet, était fille unique de Gabriel d'Epinay (voir La Maison de la famille d'Espinay, présentée par du-Paz, page n° 2), dernier de cette illustre maison et d'Anne d'Hautefort, sœur de Marie d'Hautefort, duchesse de Schomberg, célèbre par ses vertus et l'attachement que lui portait Louis XIII. Sylvie de Bruc, comme aînée de sa famille, apporta à son mari une fortune très considérable et plusieurs terres titrées. Sa soeur cadette épousa dans la suite Henri, frère cadet de Jean-Baptiste. Depuis, la famille Guéhéneuc est divisée en deux branches. La branche aînée qui continue à porter le nom de Boishue et la branche cadette qui porte sans addition le nom patronymique.

 

Pièces justificatives.

 

Quelques années avant la Révolution, le duc de Penthièvre prescrivit une révision de la Noblesse de son Duché. A cette occasion il fut extrait des titres des châtellenies de Lamballe et de Montcontour une quantité d'actes concernant les diverses branches de la famille Guéhéneuc et dont les copies certifiées conformes sont en la possession de son représentant actuel. Le plus ancien de ces titres ne remonte toutefois qu'à 1385, les archives du duché de Penthièvre n'ayant été constituées qu'à partir de cette époque et après que l'ordre, si profondément troublé par une guerre étrangère et civile de plus de cent années, eut été rétabli complètement en Bretagne. Le premier de ces actes en date de 1385 contient la mention suivante : Rolland Guéhéneuc et plusieurs autres étaigiers du tènement de Tieuroc, paroisse d'Erquy.


 

2. En 1412, d'après un autre acte, Jehan Guéhéneuc, fils et héritier de Rolland, rend foi et hommage au duc pour cause des héritages à lui échus du chef de son auteur décédé au mois de mai. Puisque Rolland était mort en 1412, laissant un fils majeur, il est probable qu'il était né vers 1350. -Ce Rolland était le chef de la branche de la Touche.


 

3. En 1416, acte de rachat de Jehan Guéhéneuc à l'occasion du décès de Rolland, son père, seigneur de la Roncière, contemporain ou à peu près de celui de la Touche. Dans le même compte de la châtellenie de Lamballe on lit au folio 27 : Ce recepveur a par lettres de Guéhéneuc de Kermenéhy, maître d'hôtel de Monseigneurle Connétable (de Clisson) payé somme de, etc. Il s'agit évidemment ici du mari de Catherine Guéhéneuc, dernière châtelaine de Gomené et épouse de Jean Allain de Carmené ou Kermené. Le suffixe hy ajouté au nom de Kermené est une corruption du mot ty, qui en breton veut dire maison.

 

 

Plougenast et Lanhelain, berceaux de la famille Guéheneuc de Boishue

Louise de Guéheneuc, duchesse de Montebello  

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:25

 

 

Saint-Méloir-des-Bois

 

 

Goméné

 

 

Médréac

 

 

Languenan

 

 

Coëtmieux

 

 

Lescouët-Jugon

 

 

Saint-Trimoël

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 07:43

 

 

La maison de Bruc réunit tous les avantages qui caractérisent la noblesse la plus distinguée, c'est-à-dire, une origine immémoriale et chevaleresque, de riches domaines, dont entr'autres plusieurs terres légalement titrées, des alliances avec les familles les plus illustres, et une longue possession des premières dignités du sacerdoce, de la cour et des armées. La châtellenie de Bruc, située dans la paroisse de Guémené Penfau, évêché de Nantes, a été le berceau de cette maison plusieurs fiefs et seigneuries nobles relevaient de cette châtellenie, et sa possession, remontant au-delà du onzième siècle, s'est continuée dans cette famille jusqu'à nos jours, sans avoir éprouvé aucune interruption dans un espace de plus de sept cents ans. Le plus ancien seigneur de Bruc dont on ait conservé la mé moire, vivait sous le gouvernement de Conan II et de Hoel V, ducs de Bretagne. M. Dorion, dans son poème de la Bataille d'Hastings, ou l'Angleterre conquise, cite ce seigneur au nombre des chevaliers qui, ayant accompagné dans cette expédition Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, contribuèrent le plus au gain de cette bataille mémorable, livrée le 14 octobre 1066. Tous les historiens de Bretagne ont parlé avantageusement de cette famille et de ses nombreuses illustrations. Elle afiguré dans les plus anciennes réformations de la noblesse de cette province, et a constamment observé le partage noble institué par le comte Geoffroi pour les fiefs des barons et des chevaliers. Quant à ses alliances, les principales sont avec les maisons d'Acigné, de Balincourt, de la Bédoyère, du Boishamon, de la Boutveillaye, du Breil de Pontbriant, de Callac, de Charette, de Cheffontaine, de Clermont-Tonnerre, de Coetlogon, de Corbie, de Cossé-Brissac, de Cresecques, de Croy, d'Esdrieux, de Flamanville, de Goulaine, de l'Hôpital, de Kergus, de la Lande de Vaurouaut, de Lesmeleuc) de Malestroit, de Nonant, du Plessis-Grenedan, de la Pommeraye Kerember, le Prestre de-Châteaugiron, de Pontmuzard, de Quengo, de Rosmadec, de Rougé, de Sassenage, le Sénéchal de Kercado, de Sesmaisons, de la Touche, de Trecesson, du Vernay, etc., etc.

 

 

I. Guethenoc de Bruc, seigneur de Bruc,vivant en 1200, est le premier depuis lequel la filiation de cette maison est établie dans l'arrêt souverain de maintenue de noblesse rendu en sa faveur le 24 janvier 1671, lors de la dernière réformation, arrêt qui forme la base d'une Genéalogie de la maison de Bruc, in-4°, imprimée à Rennes en 1675, chez Mathieu Hovius. Guethenoc de Bruc eut pour fils :

 

 

II. Alain de Bruc, chevalier, seigneur de Bruc, qui vivait en 1240. De sa femme, dont le nom n'est pas connu, il laissa quatre fils :

 

 

1 °. Guillaume, I° du nom, dont l'article suit ;

 

 

2°. Alain de Bruc, évêque de Dol en 1268, puis de Tréguier, décédé en 1285. Il est fait mention du père, de l'aïeul et des frères de ce prélat dans la charte d'une donation qu'il fit à son église cathédrale, charte dans la quelle il se nomme Alanus, filius Alani filii Guethonoci de Bruc, D. G. episcopus Trecorensis, etc. Le 14 décembre 1284, il installa les dominicains dans une maison qu'il leur avait préparée, et reçut, le 12 du même mois, dans son diocèse, les jacobins établis à Guingamp.Toutes les histoires et chroniques font mention de ce saint et illustre prélat, qui eut saint Yves pour official de son église;

 

 

3°. Thébaud de Bruc, chantre de l'église cathédrale de Tréguier. Il est fait mention de lui dans plusieurs actes, et entre autres dans l'enquête pour la canonisation de saint Yves ;

 

 

Yves de Bruc, religieux de l'ordre des frères prêcheurs, dont le célèbre Albert le Grand, religieux du même ordre, parle dans ses œuvres.

 

 

III. Guillaume de Bruc, I° du nom, chevalier, seigneur de Bruc, etc., mentionné dans la donation que l'évêque de Tréguier, son frère, fit à son église, entreprit le voyage de la Terre-Sainte, en 1270, avec Jean I, duc de Bretagne. Il est nommé parmi les seigneurs qui acceptèrent et jurèrent l'assise ou ordonnance du même prince, du samedi avant la Saint-Hilaire 1276, portant mutation du droit de bail ou garde noble exercé jusqu'alors par les ducs et les seigneurs suzerains, en droit de rachat. Au bas de cette charte, dont parle d'Argentré dans son Histoire de Bretagne, on lit ces mots: « En témoin desquelles, nous, Hervé de Bouteville, Guillaume de Bruc, et Alain le Véer, les présentes lettres scellâmes de nos sceaux, etc. » Guillaume de Bruc eut un fils du même nom, qui suit.

 

 

IV. Guillaume de Bruc, II° du nom, chevalier, seigneur de Bruc, etc., porta les armes pour Charles de Blois, jusqu'en l'année 1344, et était payé pour trois hommes d'armes, ainsi qu'il appert par l'extrait des montres de la maison de Penthièvre. Il épousa, vers l'an 1350, Adelice de Callac, fille de Pierre de Callac, seigneur dudit lieu et de Tremelan, et de Philippe le Veyer, sœur de Daniel le Veyer, évêque de Nantes. Il eut de ce mariage :

 

 

1°. Pierre, I° du nom, dont l'article suit ;

 

 

2°. Hervé, 3°. Bertrand, qui furent du nombre des 27 écuyers de la compagnie de Girard Chabôt, sire de Rais, chevalier banneret, dont la montre se fit à Dreux le 10 avril 1371 ;

 

 

4°. Guillaume de Bruc. Il servit dans les guerres de son temps sous la charge d'Olivier de Clisson, baron de Bretagne, qui fit montre à Vannes le premier janvier 1375.

 

 

V. Pierre de Bruc, I° du nom, écuyer, seigneur de Bruc, fut un des gentilshommes bretons qui s'engagèrent, par acte du 26 avril 1379, à défendre et maintenir le droit ducal en Bretagne, pendant l'absence de leur prince, qui était passé en Angleterre. (Titres de la ville de Brissac ; d'Argentré, l. 8, ch. 290.) Il ratifia, sous son sceau, à Pouancé, le 25 mai 1381, le traité de paix de Guerrande conclu entre Jean, duc de Bretagne, comte de Montfort et de Richemont, et le roi de France Charles V. (Titres du cabinet des ordres du Roi.) Il appert par une transaction et divers actes de famille, et par différents extraits des titres de l'abbaye de Redon, qu'il épousa, vers l'an 1350, Isabeau, dame de la Boutveillaye, paroisse de Glénac, en l'évêché de Vannes, à condition que cette terre serait l'apanage d'un de leurs fils, qui en prendrait le nom et les armes. Ils en eurent deux :

 

 

1°. Geoffroi, dont l'article suit ;

 

 

2°. Jean de Bruc,seigneur de la Boutveillaye, de l'Adriennaye, vice chancelier de Bretagne, ambassadeur à Rome et en Angleterre, et l'un des personnages illustres de son temps. Il fut présent à la lettre de Jean VI, duc de Bretagne, donnée au château de Nantes, le 14 janvier 1404, de l'avis et conseil des barons et prélats, par laquelle le comte de Laval fut déchargé de la curatelle de ce prince, fut un des seigneurs qui composaient le conseil du même duc Jean, lorsqu'il donna un man dement, portant défense à ses officiers de prendre aucun droit sur les vaisseaux qui mouillaient dans le port de Landernau, mandement daté de Dinan le 17 janvier 1407, et souscrivit, le 8 août 1407, avec l'évêque de Nantes et Guillaume Eder, la permission accordée par le duc au sire de Guémené, de faire garder son château par ses vassaux, en temps de guerre. Il fut aussi présent au mandement donné par le même prince, à Vannes, le 26 avril 1409, en faveur de Geoffroi de Bruc, son frère ; souscrivit les lettres données par le duc en son grand-conseil, le 1er juillet 1409, pour décharger Amauri de Fontenay, de la capi tainerie de Rennes et fut présent à l'ordre que ce prince donna à Van nes, le 17 octobre 1409, pour informer, vexations commises sur les terres de l'abbaye de Saint-Jagu. Le seigneur de la Boutveillaye est nommé avec la qualité de premier maître des requêtes du duc de Bretagne, dans l'extrait du compte de Jean, abbé de Saint-Mahé, trésorier et receveur-général, du 27 mars 1409, jusqu'au 25 janvier 1411. Il fit le 17 octobre 1414, au nom du duc, un accord avec les commissaires du roi d'Angleterre, relativement à la restitution de quelques prises de mer réciproques, fut envoyé avec la qualité de vice-chancelier de Bretagne, à Rome, en 1410, avec Alain de la Rue, évêque de Saint-Brieuc, pour obtenir du pape la dispense des vœux que le duc avait formés, entr'autres de faire le voyage de Jérusalem; est nommé dans une ordonnance de ce prince, du 5 octobre 1420, touchant plusieurs paiements et notamment un de la somme de cent écus d'or, alloués à son bien amé et féal vice-chancelier Jean de Bruc, pour son voyage en cour de Rome, ce lui-ci nommé avec la même qualité, dans l'accord fait entre le duc de Bretagne et Robert de Dinan, sur la propriété de Moncontour, le 7 octobre suivant. Il avait épousé, en 1478, Lucie de Coetlogon, fille d'Amauri, seigneur de Coetlogon, et de Lucie d'Acigné. De ce mariage sont issus :

 

 

a. Geoffroi de Bruc, seigneur de la Boutveillaye, etc., mort sans enfants ;

 

b. Jean de Bruc, évêque de Tréguier, qui obtint ses bulles du pape Martin V, le 29 avril 1422, et publia quelques statuts synodaux en 1426. Le traité conclu par le chancelier de Malestroit, au nom du duc de Bretagne, avec le duc de Bedfort, régent de France, fut ratifié, le 8 septembre 1427, par Jean de Malestroit, évêque de Nantes, Bertrand de Rosmadec, évêque de Quimper, et Jean de Bruc, évêque de Tréguier. Ce dernier prélat transféré à Dol, le 9 janvier 1451, prit possession de ce siège le 15 mai suivant. Il fit confirmer, par le pape Eugène IV, la fondation faite par son prédécesseur, d'une mess basse après matines, et tint un chapitre général en 1454. Le jour de sa mort ne nous est pas connu, mais l'année s'en trouve dans son épitaphe conçue en ces termes: Hic jacetpie recordationis et defensor D. Johannis de Bruc, Venetensis diocesis pa rochiœ de Glennac oriundus. 1457. Son écu représente un sautoir chargé de douze besants ou tourteaux ;

 

 

c. Marguerite de Bruc, dame de la Boutveillaye, première femme de Tristan de la Lande, chevalier, seigneur de Guiguen et de Vaurouaut, grand-maître de Bretagne, gouverneur de Nantes et de Saint Malo ;

 

 

d. Isabelle de Bruc, mariée, par le duc de Bretagne, avec Jean de Malestroit, seigneur d'Oudon, de la Vieillecourt, du Celier, etc., dont elle a eu postérité.

 

VI. Geoffroi de Bruc, chevalier, seigneur de Bruc, se maria du vivant de son père, vers l'an 1376, mariage rappelé dans un acte du 6 mai 1396, avec Jeanne de L'Hôpital, fille de Eliot de l'Hôpital, seigneur de la Rouardaye, près Redon, et sœur de Pierre de l'Hôpital, président et juge universel de Bretagne, personnage des plus illustres de son temps. Geoffroi de Bruc commanda plusieurs hommes d'armes dans deux voyages que le duc Jean VI fit à la cour de France ; et, pour le défrayer, ce prince lui fit donner la somme de 100 livres sur son trésor, par son mandement daté de Vannes le 26 avril 1409. Ses enfants furent :

 

1°. Pierre, dont l'article suit :

 

 

2°. Jean de Bruc, archidiacre de Nantes, conseiller d'état et aumônier du duc de Bretagne, commeil appert par deux dons de ce prince, des an nées 1418 et 1420, et par plusieurs autres titres ;

 

 

3°. Geoffroi de Bruc, homme d'armes de la compagnie de Tristan de la Lande, son parent, avec lequel il servit au siége de Châteauceaux, l'an 1420, comme il est justifié par les extraits des montres de la même année.

 

 

VII. Pierre de Bruc, II du nom, chevalier, seigneur de Bruc, de la Vieillecourt, etc., est nommé parmi les seigneurs qui accompagnèrent le duc de Bretagne à Amiens, l'an 1425, suivant le compte de Raoulet le Neveu, de cette même année. Il est encore nommé, dans différents accords et partages faits par lui, et aveux à lui rendus par ses vassaux jusqu'à l'an 1426, et il mourut peu de temps après. Par une transaction du 20 août 1424, faite entre lui et son fils aîné, d'une part, et Maurice de la Noue, écuyer, seigneur de la Noue, de Launay, de Bazouin, etc., on voit qu'il avait épousé, vers l'an 1400, Tiphaine de la Noue, tante de Maurice. Celui-ci donna à cette dame en partage le domaine de la Vieillecourt, qui depuis est demeuré dans la maison de Bruc. De ce mariage sont issus :

 

 

1°. Guillaume, IIIe du nom, dont l'article suit ;

 

2°. Jean de Bruc, évêque de Saint-Brieuc. Il succéda à Christophe de Penmarc'h, élu l'an 1459, et eut pour successeur Pierre de Laval.Tous les historiens qui ont donné des chronologies des évêques de Bretagne, l'ont omis par erreur; car Jean de Bruc, en qualité d'évêque de Saint-Brieuc, était peint dans la salle épiscopale de cette ville, avec ses armes et sa devise, et mentionné dans les archives du chapitre ;

 

 

3°. Yvon de Bruc, qui avait quelques différents avec Yvon Denis, suivant une commission pourinformer, adressée, le 5novembre 1457, à maître Jean de Guerrande, bailli de Cornouailles.

 

 

VIII. Guillaume de Bruc, IIIe du nom,seigneur de Bruc, de la Vieillecourt, etc., est nommé dans divers actes et hommages qu'il passa ou qui lui furent rendus depuis l'année 1426 jusqu'en 1450 On a, entr'autres, l'acte d'une acquisition qu'il fit en 1459. On voit par un aveu qu'il rendit à Jean de Beaumanoir, chevalier, qu'il eut pour première femme Perrine de BaulonD, d'une ancienne maison de Bretagne, qui tenait des biens en fief des sires de Beaumanoir. Guillaume III de Bruc épousa en secondes noces Marquise de Coescouet, rappelée long-temps après comme mère de Guillaume IV de Bruc, dans un acte passé par celui-ci en l'année 1475. Guillaume III a eu pour enfants ;

 

 

Du premier lit :

 

 

1°. Perrine de Bruc, mariée avec Jean de Quengo, seigneur du Rocher, officier de la maison de Jean VI, duc de Bretagne, fils d'Éon de Quengo, seigneur de Lindreu, maréchal de la maison de la duchesse de Bretagne en 1420, et de Gillette le Provost, dame du Rochey ;

 

 

2°. Guillaume, IVe du nom, qui suit.

 

 

IX. Guillaume de Bruc, IVe du nom, seigneur de Bruc, de la Vieillecourt, etc., succéda à son père l'an 1480. Il apparait, par nombre d'actes, et par des extraits de la chambre des comptes, qu'il comparut aux montres des gentilshommes de l'évêché de Nantes en 1467, et qu'en 1487, allant, avec le seigneur de la Moussaye, secourir le duc assiégé dans Nantes, il fut fait prisonnier au combat de Joué, par Adrien de l'Hôpital, son parent, conducteur des vieilles bandes françaises, avec René de Bruc, seigneur d'Esdrieux, son fils, et mené à Lions, en Normandie, où son fils fut relâché, pour aller chercher le prix de leur rançon. A son retour, s'étant retiré dans la ville de Nantes, il y mourut le 5 janvier 1487, en la maison de l'abbé de Geneston, et fut inhumé aux Carmes. Dans une sentence arbitrale rendue, le 22 décembre 1471, par noble écuyer Guillaume de Boisjagu, entre les paroissiens de Guémené, contribuables aux fouages et Guillaume de Bruc, intervenant pour le métayer de sa métairie de Gascoigne, en la paroisse de Guémené, il fut ordonné que ce métayer et ceux qui tiendraient après lui cette métairie seraient quittes à l'avenir de la contribution et du fouage envers les paroissiens, parce que cette métairie était un fief appartenant au seigneur de Bruc, qui était noble personne, ayant cour, juridiction, hommes et sujets en ladite paroisse de Guémené, obéissant à sa cour et juridiction de Bruc. Guillaume de Bruc avait épousé, l'an 1450, Guillemette d'Esdrieux, fille aînée et principale héritière de Guillaume, seigneur d'Esdrieux, et de Perrine de Juzet.

 

 

De ce mariage sont issus :

 

 

1°. René, Ier du nom,dont l'article suit ;

 

 

2°. Guillaume de Bruc, mineur et sous la tutelle de son père en 1475. Il fut d'abord curé de Guémené, ensuite recteur de la Chapelle-Bassemer, au diocèse de Nantes, où il mourut le 28 octobre 1516 ;

 

 

3°. Jeanne de Bruc, mariée, par contrat passé à Nantes, le premier janvier 1476, avec Guillaume de la Haye, seigneur de Sablé, paroisse de Saint Nazaire, dont elle a eu postérité

 

 

4°. Marguerite de Bruc, mariée, le 18 mai 1480, avec Arthur de Pontmu zart, seigneur de la Chaussée-à-Bruc, dont il n'eut qu'une fille, Olive de Pontmuzart.

 

 

X. René de Bruc, Ier du nom, écuyer, seigneur de Bruc, d'Esdrieux, de la Vieillecourt, de la Melinaye , etc., assista avec son père, sous la qualité de seigneur d'Esdrieux, aux guerres de son temps, et en éprouva tous les malheurs, sa maison ayant été incendiée le 9 mai 1480. Il transigea, le 21 avril 1476, avec Guillaume d'Esdrieux, son aïeul, qui, pour s'acquitter de 10 livres de rente qu'il avait constituées en dot à feu Guillemette d'Esdrieux, sa mère, lui fit abandon des maison,domaines et seigneurie d'Esdrieux. Il fournit un aveu àla baronnie de Derval, le 9 mai 1488, pour le droit de rachat échu à ladite baronnie par le décès de son père, arrivé le 51 janvier 1487, fit un afféagement le 28 octobre de la même année 1488, au profit de Pierre le Jeune et Catherine sa femme, d'une maison située au village de Gascoigne et de divers héritages en dépendants, en la paroisse de Guémené, reçut un aveu, le 2 novembre suivant, de Jean Gicquel de la Bruchaie, Jeanne Gicquel, sa sœur, et autres, pour plusieurs héritages sis en l'herbrement de la Bruchaie, etc., est nommé dans la procédure faite par la cour de Nantes, aux plaids-généraux tenus par le sénéchal, le 1er mai 1495, entre lui, René de Bruc, seigneur dudit lieu, et noble homme Jean Godart, seigneur de Juzet, au sujet d'une somme que le premier avait empruntée dudit Godart,il yavait environ dix ans, pour racheter son père, qui était prisonnier en France, alors tenant le parti du duc François II. René de Bruc transigea, le 21 du même mois, avec Jean Godart, seigneur de Montnouel et de Juzet,au sujet de cette somme. Le 28 mai 1498, il passa avec Robert de Juzet un accord confirmatif d'un contrat passé le 1°septembre 1482, entre François de Juzet, écuyer, père de Robert, et le même René de Bruc, seigneur d'Esdrieux.Celui-ci reçut un aveu, le 18 mars 1504, de noble écuyer Raoul de Champion, seigneur de Cambit, au nom et comme curateur de Pierre de Le fau et de Jacquette de Rivière, pour raison du champ Maingaut, situé prèsdu manoir de Tremelan, et il conclut un accord, le 17 avril 1509, avec Guillaume, seigneur de Callac, accord dans lequel il est fait mention de messire Gilles de Bruc, fils de René, seigneur de Bruc. Il avait épousé, par contrat du 15 juin 1479, Raouline Provost de la Terraudaye, fille de Patri Provost, seigneur de la Terraudaye et du Chalonge, et de Simonne Goheau de Saint-Aignan. De ce mariage sont issus :

 

 

1°. Pierre, IIe du nom, dont l'article viendra ;

 

 

2°. François de Bruc, chevalier, seigneur de Toulan, qui céda, l'an 1520, son droit naturel à son frère aîné, et accompagna le roi Louis XII en Italie, où il eut un commandement ;

 

 

3°. Gilles, qui a fondé la branche des seigneurs de la Vieillecourt et de Livernière, rapportée en son rang ;

 

 

4°. Guillaume de Bruc, seigneur de Callac en Guémené, de Callac en In grande, de la Babinaye, en la paroisse du Pin, et autres lieux, marié 1°, en 1520, avec Françoise de Callac, dame desdites terres, fille unique de Guillaume, seigneur de Callac et Ingrande, de Callac en Guémené, et de Chamballan et de Béatrix Sorel, et petite fille d'autre Guillaume de Callac, chevalier, seigneur de Callac, et conseiller chambellan du roi Louis XI, grand-veneur de France en 1467, et de Bertranne, dame de Chamballan ; 2°, en 1555, avec Madelaine de la Fresnaye, fille de Grégoire, seigneur de la Fresnaye. Il a eu de son premier mariage : A. Jean de Bruc, seigneur de Callac, qui obtint des lettres du roi, le 5 janvier 1550, pour porter lui et ses descendants le nom de Callac, et mourut en 1561. Il avait épousé Artuse le Fourbeur, fille d'Artus le Fourbeur, seigneur du Vignau, et de Georgette Balue, de la fa mille du cardinal Balue, évêque d'Angers. Ses enfants furent :

 

a. Pierre de Callac, seigneur de Callac et de la Clartière, pensionnaire du roi, capitaine des francs-archers de l'évêché de Nantes et maître particulier des eaux et forêts de cet évêché, qui fut tué pendant les guerres de la ligue. Il ne laissa point d'enfants de Renée de Cano, dame de la Clemensaye, son épouse, fille de Jérôme de Cano, seigneur de la Clemensaye en Riminiac, et de Jacquette Peschart de la Botteleraye ;

 

b. Claude de Callac, dame de Callac après son frère, mariée à Jean Havart, seigneur du Boisjan, puîné de la Havardière, en Acigné, dont elle eut deux fils. Elle vendit la seigneurie de Callac, en 1600, à René Guehenneuc,seigneur de la Briannays ; B. Laurent de Bruc, dit de Callac, seigneur du Brossay et de Livoudray, par sa femme Guillmette de Livoudray, veuve de Jean Bouvet, seigneur de la Bardoulaye, et petite-fille de Raoul de Livoudray, et de Jeanne Jubier. Il n'eut qu'une fille : Françoise de Callac, dame du Brossay, qui épousa Jean Cottart, seigneur de Boendon et de Brillengaut. Gillonne Cottart, leur arrière petite-fille, porta en dot la seigneurie du Brossay à Claude de Bec-de-Lièvre, seigneur de la Mothe ;

 

 

c. Françoise de Callac, dame de Coesquenet, mariée avec Jean le Bel, seigneur de Penhouet, du Poirier, de la Villefoucre, etc. ; 5°. Jeanne de Bruc, mariée 1°, par contrat passé à Bruc le 18 décembre 1520, à Jean de Lourme, seigneur de Lourme et du Meslouer, au diocèse . de Saint-Malo, mort en 1525, fils aîné de Pierre de Lourme, seigneur des même lieux, et de Guillemette de Coeslagat de Cantizac ; 2° avec N. de Monterfil, dont elle eut François de Monterfil, chevalier de l'ordre du Roi,gentilhomme ordinaire de la chambre,pensionnaire deSa Majesté, gouverneur de Vannes et lieutenant de l'artillerie en Bretagne, qui eut aussi des enfants; 6°. Guillemette de Bruc, mariée, par contrat passé le 18 octobre 1512, avec Geoffroi Franchet, seigneur de Touchemain, paroisse de Saint-Vital, près de Rennes, fils aîné de Guillaume Franchet, seigneur de la Brizardaye, et d'Anne de Plumaugat, sa première femme.

 

XI. Pierre de Bruc, IIIe du nom, écuyer, seigneur de Bruc, d'Esdrieux et de Tremelan, épousa, duvivant de son père, le 5avril 1506, Isabelle Goheau de Saint-Aignan, sa cousine, fille de François Goheau, seigneur de Saint-Aignan, de Maubuisson, de Livernière, des Bretêches, etc., et de Marie de Saint-Gilles du Pordo. Il fit un accord, le 28 février 1515, avecGilles de Bruc, son frère, juveigneur et seigneur du Brossay, au sujet de la part de ce dernier dans la succession de René de Bruc, leur père, transigea, le 16 mars 1529, avec Guillaume de Bruc, son autre frère puîné, et Françoise de Callac, sa femme, sur la demande que le même Guillaume faisait, entr'autres choses, de sa part en la succession paternelle, renonçant, par le même acte, àses droits dans la suc cession future de Raouline Provost, leur mère, en faveur dudit Pierre de Bruc, son frère aîné. Ce dernier reçut une quittance des fermiers de la terre et seigneurie de Derval, le 5o mai 1551, du droit de rachat échu par le décès de Raouline Provost, sa mère. Il mourut le 18 avril 1555, laissant desa femme, qui lui survécut, entr'autres enfants :

 

 

1°. Jean, Ier du nom, dont l'article suit ;

 

 

2°. Abel de Bruc, seigneur d'Esdrieux, mort au service en Italie ;

 

 

3°. François de Bruc, sieur de Boisfleury, prieur et seigneur deSaint-Georges, qui fut partagé à viage, suivant la coutume des anciens barons de Bretagne ;

 

 

4°. Pierre de Bruc, religieuxde l'ordre de Saint-Benoît à Saint-Melaine de Rennes. Il fut aussi prieur de Bedée et de Saint-Georges de Penfau ;

 

 

5°. Antoine de Bruc, religieux auxCarmes de Nantes, aumônier et prédicateur de madame la princesse de Martigues, duchesse de Penthièvre. Il posséda, par dispense, plusieurs bénéfices, entr'autres le doyennéde Grasse et le prieuré de Saint-Georges, qu'il donna à René de Chomart, son neveu. Il mourut fort âgé, l'an 1588 ;

 

 

6°. Marguerite de Bruc, mariée, l'an 1558, à René de Kercy, seigneur de Boiscorbeau, sorti de la maison de la Juliennaye ;

 

 

7°. Isabelle de Bruc, religieuse à Saint-Sulpice, près Rennes;

 

 

8°. Catherine de Bruc, religieuse à Saint-Sulpice, près Rennes;

 

 

9°. Jeanne de Bruc,religieuse à Saint-Sulpice, près Rennes; puis à Saint-Honoré, après Guillemette Provost, sa grande-tante ;

 

 

10°. Anne de Bruc, mariée, par contrat passé à Bruc, le 18 juin 1548, avec Raoul Chomart, fils aîné et principal héritier de Sylvestre Chomart, seigneur de Riaillaye, en la paroisse de Marsac, et de Jacqueline du Val.

 

 

XlI. Jean de Bruc, Ier du nom, seigneur de Bruc, d'Esdrieux, de Tremelan, etc., portait les armes en ltalie, pour le service du roi, lors du décès de son père en 1555. Il transigea au sujet du rachat de la baronnie de Bruc, avec Jean de Laval, seigneur de Châteaubriant, à Lyon, le 29 juin 1556, et continua de porter les armes jusqu'en 1548, époque à laquelle il épousa Françoise Durant, fille de Jean Durant, seigneur de la Minière, en Rougé, et de Françoise Gascher, dame de la Coquerie. Elle lui apporta en dot la terre de la Rivière, en Tourie, qu'il vendit à Jean Bonnier, seigneur de la Gaudinaye,second mari de Françoise Gascher de la Coquerie. Jean, seigneur de Bruc, était en grande considération dans sa province;il s'acquit l'estime de la plupart des grands seigneurs et gouverneurs, entr'autres de Jean de Bretagne, duc d'Etampes. Il assistait ordinairement aux assemblées des états, et notamment à ceux tenus à Dinan, le 5septembre 1558, conjointement avec Jean, sire d'Acigné, baron de Coetmen, René d'Avaugour, chevalier, seigneur de Cargroet, le sire de Beaufort, Geoffroi de Saint-Amadour, Jean de Saint-Gilles, René du Cambout, etc. Il mourut au commencement du mois de janvier 1560, et fut enterré à Guémené, au tombeau de ses ancêtres.

 

Il laissa de son mariage :

 

 

1°. Jean, II° du nom, dont l'article suit ;

 

 

2°. François de Bruc, seigneur d'Esdrieux, mort jeune le 8 mai 1562 ;

 

 

3°. Luc de Bruc, religieux de l'ordre de Saint-Benoît, à Redon, prieur et seigneur de Masserac;

 

 

4°. Renée de Bruc, religieuse à Saint-Sulpice. Elle succéda à Jeanne de Bruc, sa tante, dans le prieuré deSaint-Honoré de Herie ;

 

 

5°. Jeanne de Bruc, mariée, le 14 mars 1580, avec Gilles de Croulay, sei gneur de la Viollaye ;

 

 

6°. Eustache de Bruc, mariée, par contrat passé à Tremelan, le 5 février 1582, avec Jacob de Guerchays, seigneur de Fontenay, paroisse de Combré, évêché d'Angers, dont elle eut un fils ;

 

 

7°. Françoise de Bruc, mariée, par contrat passé à Bruc, le premier janvier 1585, avec Pierre Hupel,seigneur du Val et de Beauchêne, conseiller du Roi, maître ordinaire en la chambre des comptes de Bretagne, fils unique de Jean Hupel, écuyer, seigneur du Val, et de Marie Chomart de la Riaillaye.

 

XIII. Jean de Bruc, IIe du nom, seigneur de Bruc, d'Esdrieux, de Tremelan, de Boiscorbeau, etc., voyagea dans sa jeunesse en Italie, en Espagne et en Flandre, se trouva au premier siège de la Rochelle, et servit dans les guerres d'Italie. Il épousa, par contrat du 19 janvier 1575, Jeanne Robelot, morte en 1615, fille unique de Pierre Robelot, chevalier, seigneur de la Voltaye, de Queleneuc et de la Chesnaye, en Bretagne, de la Bevrie, de la Tronchaye etc., en Anjou, et d'Anne de Cardelan, dame de Villeneuve-d'Alieneuc. Il mourut le 2 juillet 1584, à Nantes, d'où son corps fut transféré à Guémené, en la sépulture de sa maison. Il laissa :

 

 

1°. Pierre de Bruc, né le 4 novembre 1577, mort à Paris, le 28 juin 1578, et inhumé à Saint-Médard ;

 

 

2°. Anne de Bruc, dame de Bruc, de Tremelan, de la Chesnaye, en Bretagne et de la Bevrie, en Anjou, mariée, par contrat du 8 janvier 1596, à Guillaume de Bruc, son cousin, fils de François de Bruc, chevalier, seigneur des Guilliers et des Salles, et de Madelaine Boulliau.

 

 

XI. Gilles de Bruc, seigneur de la Vieillecourt, du Brossay, etc., troisième fils de René, seigneur de Bruc, et de Raouline Provost, eut, pour son apanage, par provisions de l'an 1512, et pour partage définitif, le 9 décembre 1555, la terre de la Vieillecourt. Il épousa, par contrat du 26 août 1512, Jeanne Jubier, dame du Brossay, des Guilliers, etc., veuve de Raoul de Livoudray, écuyer, sieur dudit lieu, et fille et principale héritière de Jamet Jubier, écuyer, seigneur du Brossay, des haut et bas Guilliers, de la Guittonnaye, etc., et de Thomine de Marle. Elle ratifia, le 15 février 1524, un appointement fait le 22 mai 1520, entre Gilles de Bruc son mari, et noble homme Abel Rouaud, sieur de Treguiel, et reçut, conjointement avec son mari, une reconnaissance de rente, faite le 21 avril 1525, par Thébaut le Court, à leur profit, stipulant pour noble Jean de Bruc, leur fils. Gilles de Bruc, obtint, comme fondé de procuration de Jeanne Jubier,son épouse, et stipulant pour le même Jean de Bruc, leur fils et unique héritier, une sentence du sénéchal de la cour de Nantes, du 5mai 1525. Il mourut à Nantes, en 1545, etfut inhumé à Saint-Vincent.

 

 

XII. Jean de Bruc, Ier du nom, écuyer, seigneur de la Vieillecourt et des Guilliers, épousa, par contrat du6juin 1558,Jeanne l'Evesque de la Sillandaye, fille de Pierre l'Evesque, écuyer, seigneur de la Sillandaye, et de Françoise de la Vallée-Saint-Jouan, et sœur aînée de Vincent l'Evesque, écuyer, seigneur de la Sillandaye, de la Villebriand et de la Lande-Mainguy. Il fit un accord, le 2o juillet 1546, avec Jeanne Jubier, sa mère, touchant la donation faite à Gilles de Bruc, son mari,par leur contrat de mariage du 26août 1512, de 20 livres de rente sur sa terre du Brossay, et certaine donation faite le 2 octobre 1551, par ladite Jeanne Jubier, àJeanne l'Evesque,dame de Lacaz, sa femme; fit donner une assignation, le 22 mai 1551, par Julien Alliot, sergent de la cour de Derval, à Jean de Bruc écuyer, seigneur de Bruc, d'Esdrieux et de Tremelan, en demande de remise de la pièce, terre et seigneurie d'Yevret, en Guémené, avec un fief et tenue, appelé le Fief-à l'Escuyer, que Jean de Bruc avait acheté; fournit une déclaration, le 20 mars de la même année, de rentes qu'il confesse et avoue tenir prochement et noblement, à foi, hommage et rachat, de haut et puissant seigneur Anne, duc de Montmorency, pair, connétable et premier baron de France, baron de Châteaubriant, de Rougé et de Derval, en Guémené. Ses enfants furent : 1°. Jean de Bruc, seigneur de la Vieillecourt, des Guilliers, etc., né en 1559, qui périt dans un débordement d'eau. Il n'avait pas été marié ;

 

 

2°. Guillaume, V° du nom, qui a continué la descendance ;

 

 

3°. François, auteur de la branche des seigneurs de Banc et D'Esdrieux ; rapportée ci-après ;

 

 

4°. Jeanne de Bruc, élevée fille d'honneur de madame de Martigues, du chesse de Penthièvre. Cette princesse la maria, au château de Lamballe, l'an 1576, à Gui de Lesmeleuc, seigneur de l'Estang ;

 

 

5°. Valentine de Bruc, mariée 1° à la Vieillecourt, au mois de juillet 1 586, avec François le Prince, seigneur du Plessis et de la Coudraye ; 2° avec Jean Mauvy, écuyer, seigneur de la Feuillée, dont elle fut la seconde femme.

 

XIII. Guillaume de Bruc, Ve du nom, écuyer, seigneur de la Vieillecourt, des Guilliers, de la Haye, des Martinais, etc., fut un personnage de grande estime et considération. Il fut élevé auprès de Jean de Bretagne, duc d'Etampes, gouverneur de Bretagne, qui le donna, pour intendant, àSébastien de Luxembourg, duc de Penthièvre, prince de Martigues, son neveu, au service duquel et de Marie de Luxembourgil passa ses jours à Paris, y décéda en l'hôtel de Mercœur, le 21 mars 1587,et y fut inhumé en l'église de Saint Yves, où il fit une belle fondation. Il avait épousé, au mois d'août 1566, Guyonne Le Courvaisier, morte le 18 décembre 1587, en sa maison de la Vieillecourt, laissant :

 

 

1 °. Sébastien, dont l'article suit ;

 

 

2°. François de Bruc, seigneur de la Motte, de Montferrant, etc., mort l'an 1620, laissant quatre enfants de Perrine Yber, son épouse, fille de N.Yber, seigneur de Pontlimier, sénéchal de Dol :

 

a. Pierre de Bruc, seigneur de la Motte, mort sans enfants de Gil lonne du Fournel, sa femme,fille de Charles, seigneur du Fournel, et de Guyonne Uguet de Chatteville ;

 

b. François de Bruc, chevalier, seigneur de la Motte et de Montfer rant, conseiller du roi en la cour des monnaies de Paris, et général provincial des monnaies en Bretagne, etc., qui épousa Gillette du Bouays de Langottière, fille de Gilles du Bouays, écuyer, sieur du Tertre-Costardays et de Langottière, et de Catherine le Gendre. Il fut maintenu dans sa noblesse d'ancienne extraction, et en la qualité de chevalier, par arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne, du 24 janvier 1671, avec ses deux fils : a. Julien de Bruc, chevalier, seigneur du Tertre ; b. Pierre de Bruc ;

 

 

c. Françoise de Bruc, mariée avec Alain du Bouays, seigneur de Langottière, l'an 1658, frère aîné de Gillette du Bouays de Langottière ;

 

 

d. Julienne de Bruc, mariée avec Pierre du Bouays, seigneur du Mot tay et de la Provostière, veuf, en premières noces, de Jacquemine de Châteaubriand et fils de Denis du Bouays, sieur du même lieu, et de Renée Jouan ;

 

 

5°. Pierre de Bruc, prévost des Essarts, chanoine de Dol et recteur de Guémené, décédé à Nantes le 26 avril 1645.

XIV. Sébastien de Bruc, Ier du nom, chevalier, seigneur de la Vieillecourt, des Guilliers, etc., né à la Vieillecourt, l'an 1578 pensionnaire du roi comme son père, mourut en 1645. Il avait épousé, par contrat du 21 mai 1605, avec dispense, Marie Paris, sa cousine, dame du Clos et de la Rouxière, en Pepriac, morte en 1650, fille aînée de Jean Pâris, seigneur de Chastenay, et de Jeanne du Boishamon.

 

Leurs enfants furent :

 

 

1°. François, dont l'article suit ;

 

 

2°. Christophe de Bruc, né en 1614, conseiller et aumônier du roi. Il succéda aux bénéfices de son oncle ;

 

 

5°. Anne de Bruc, morte en 1651, sans alliance ;

 

 

4°. Marguerite de Bruc, mariée, l'an 1651, avec Claude d'Ollier, chevalier, seigneur de la Devoriaye, de Canon, etc.

 

 

 

XV. François de Bruc, chevalier, seigneur des Guilliers, du Clos et de la Rouxière, mort avant son père à Nantes, au mois de novembre 1642, et inhumé dans la chapelle de Livernière, en l'église collégiale de Notre-Dame, avait épousé, au mois de janvier 1655, Prudence de Complude, dame de Livernière, fille de Bonaventure de Complude, seigneur de Livernière, d'une famille ori ginaire de Burgos, en Espagne, et de Marie Charette.

 

 

Il laissa, entr'autres enfants :

 

 

1°. Sébastien, IIe du nom, dont l'article suit ;

 

 

2°. François de Bruc, seigneur des Guilliers, mort sans postérité ;

 

 

3°. Christophe de Bruc, chevalier, seigneur des Guilliers, capitaine de chevau-légers, mort en Piémont en 1659 ;

 

 

4°. François de Bruc, seigneur de la Vieillecourt, capitaine dans le régiment de la Rablière ;

 

 

5°. Marguerite de Bruc.

 

 

 

XVI. Sébastien de Bruc, IIe du nom, chevalier, seigneur de Livernière, de la Vieillecourt, des Guilliers, etc., d'abord capitaine d'une compagnie de chevau-légers, puis premier capitaine, major et commandant d'un régiment de cavalerie, ensuite capitaine et major de la noblesse de l'évêché de Nantes, porta les armes dès l'âge de 14 ans. En 1666, il fit ses preuves pour être reçu chevalier de l'ordre de Saint-Lazare et fut maintenu dans sa noblesse d'ancienne extraction, et dans la qualité de chevalier, par arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne, du 24 janvier 1671. Sébastien de Bruc mourut en 1701, laissant du mariage qu'il avait contracté avec Martine Blauf, de la ville d'Issoire, en Auvergne :

 

 

1°. Julien-Prudent, dont l'article suit ;

 

 

2°. Christophe de Bruc, chevalier, seigneur de Friguel, qui épousa Claude Marie Babaud, dont sont issus :

 

 

a. Pierre de Bruc, chevalier, seigneur de Bourchaussée et de la Bonaudière, officier de la marine royale, qui épousa Marguerite Morisson, veuve de M. de Gatinaire, seigneur de la Préville. De ce mariage sont nés cinq enfants, morts avant leur père ;

 

 

b. Anonyme de Bruc, mort à l'âge de 28 ans, et inhumé à Guémené Penfau, au tombeau de ses ancêtres ;

 

 

c. Jacques de Bruc, qui épousa Louise de Mainguy, dontil n'eut point d'enfants ;

 

 

d. Marie-Anne-Julien de Bruc, qui s'allia avec Anne-Marie-Marguerite Merien, et mourut sans postérité ;

 

 

e. Françoise de Bruc, mariée avec Renaul Ertault, sieur de la Bretonnière, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ;

 

 

 

5°. Claude de Bruc, chevalier, seigneur des Guilliers, capitaine d'infanterie, qui épousa Louise-Anne de Bruc, dame de la Motte, mort sans postérité.

 

 

 

XVII. Julien-Prudent de Bruc , chevalier, seigneur de Livernière, de la Vieillecourt, de Beauvais, en Poitou, et autres lieux, ancien capitaine au régiment de Champagne, infanterie, épousa en 1692, Françoise-Claude Fumée de Lignières, fille de Claude Fumée, chevalier, seigneur de Lignières, lieutenant-général et grand - bailli de la noblesse du Châtelleraudais, et de Françoise de Sauzay. Il mourut en 1727, et sa femme au mois de février 1750. De ce mariage sont issus, outre plusieurs enfants morts en bas âge :

 

 

 

1°. Julien-François-Sébastien de Bruc, chevalier, seigneur de Livernière, ancien mousquetaire noir, marié, en 1752, avec Marie-Yolande-Aimande Marguerite de Goulaine, qui, étant restée veuve, se remaria le 27 janvier 1740, avec Henri-Auguste de Baillehache, écuyer, seigneur de Champgoubert. Elle était fille de Louis-Samuel de Goulaine, seigneur de Laudouinière, et de Jeanne-Geneviève de Rosmadec, sa première femme. Julien-François-Sébastien de Bruc mourut en 1757, et fut enterré en la chapelle de Livernière, dans l'église de Notre-Dame de Nantes. Ses en fants furent :

 

 

a. Armand-Sébastien, comte de Bruc, chevalier, seigneur de Livernière, de la Vieillecourt, etc., né le 14 juin 1755, mousquetaire gris de la garde du roi, ensuite cornette dans le régiment Royal-Dragons, capitaine de dragons et lieutenant des maréchaux de France à Nantes, marié 1°, le 17 septembre 1759, avec Jeanne-Françoise de Cottineau, morte le 1er novembre 1766, dont est issu Armand-François-Sébastien de Bruc, né le 10 octobre 1766, mort au mois de décembre 1768 ; 2°, le 25 août 1768, avec Marie-Françoise-Camille de Sassenage, veuve, le 15 mars 1767, de Louis-François, comte de Maugiron, lieutenant-général des armées du roi, et fille de Charles François, marquis de Sassenage, baron de Pont en Royans et d'Iseron, en Dauphiné, comte de Montellier, en Valentinois, second baron de la province du Dauphiné, protecteur, défenseur et avoué né des évêchés de Valence et de Die, chevalier des ordres du Roi, chevalier d'honneur de madame la Dauphine, et de Marie-Françoise Casimire, marquise de Sassenage, sa cousine-germaine ;

 

 

b. Anne-Rosalie de Bruc, mariée, le 20 mars 176o,à messire Bon Georges de Maudet, chevalier, seigneur de Penhouet et de Reniel, évêché de Tréguier ;

 

 

c Félicité de Bruc, née en 1726, morte en 1758, à la Visitation, à Nantes; D. Henriette de Bruc, née en 175o; E. Henriette-Judith de Bruc, non mariée en 1775; F. Plusieurs autres enfants morts jeunes ; 2°. Pierre-Claude, dont l'article suit ; 5°. François-Prudent de Bruc, religieux bernardin, prieur de Saint-André. près Falaise, en Normandie; 4°. Pierre-Louis de Bruc, né le 51 décembre 1698, chevalier,seigneur des Gautronnières, d'abord abbé, puis marié, en 1745, à Élisabeth de la Lande, fille de N. de la Lande, seigneur de la Begraisière, et d'Élisabeth d'Espinoze, et veuve de N.du Breil, seigneur de la Bonaudière. Il mourut en 1758, et fut inhumé à Saint-Sébastien, près Nantes. Il eut cinq enfants, dont quatre morts en bas-âge, et Prudent-Aimé de Bruc, né le 20 mai 1755 ;

 

 

 

5°. Jean de Bruc, né en 1704, religieux bernardin, mort le 7 février 1745 ;

 

 

 

6°. Louis-Prosper de Bruc, né en 1707, capitaine au régiment de Bresse, infanterie, mort à Landau en 1756 ;

 

 

 

7°. Françoise-Claude-Martine de Bruc, née le 4 octobre 1696, mariée, au mois de juillet 1755, à Henri-Laurent de Guehenneuc, chevalier, seigneur de Pillouaille, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis, morte sans enfants le 28 mai 1760, et inhumée à Saint-Clément de Nantes ;

 

 

 

8°. Jeanne de Bruc, née en 1697, religieuse de l'ordre de Fontevrault, morte au couvent de l'Encloître, près Châtellerault, en 1745.

 

 

XVIII. Pierre-Claude de Bruc, chevalier, seigneur du Cléray, né le 1° août 1696, ancien mousquetaire noir de la garde du roi, mourut au mois d'avril 1755, et fut inhumé à Vallet, en la chapelle du Cléray, avec sa femme, Perrine Viau, qu'il avait épousée au mois de mai 1722, fille aînée de Jean Viau, écuyer, seigneur du Cléray et de la Fécunière, en l'évêché de Nantes, décédée en couches le 24 décembre 1752.

 

 

 

De ce mariage sont issus :

 

 

 

1°. Julien-Pierre-Claude, dont l'article viendra ;

 

 

 

2°. Pierre-François-Sébastien, vicomte de Bruc de Signy, né le 5 avril 1727, lieutenant des vaisseaux du roi, marié, le 25avril 1759, avec Marie Germaine Roger, née en 1758, fille de Philippe-Vincent Roger, ancien lieutenant-général de l'amirauté de Nantes, et d'Anne-Renée Laurencin. Leurs enfants furent :

 

 

a. Pierre-Marie-Anne de Bruc, né le 20 juin 1760, mort le 15 mai 1761 ;

 

 

b. Pierre-Marie-Louis de Bruc, né le 28 septembre 1765, mort au mois de février 1766 ;

 

 

c. Pierre-Aimé-Jean, vicomte de Bruc de Signy, né en 1769, colonel de la légion d'Indre-et-Loire, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de plusieurs autres ordres, père de : a. Adolphe, vicomte de Bruc de Signy ; b. Théodore, baron de Bruc de Signy, officier de cavalerie; c. Aimé de Bruc, officier dans la marine royale ; d. Augustine de Bruc, chanoinesse comtesse de l'ordre illustre de Sainte-Anne de Bavière, mariée, en 1828, avec Augustin-Marie Paul-Pétronille-Timoléon de Cossé, duc de Brissac, pair de France, chevalier des ordres du Roi, ministre d'état, membre du conseil privé, etc.;

 

 

d. Marie-Philippine-Yolande de Bruc, née le 1er avril 1762 ;

 

 

e. Perrine-Anne-Félicité de Bruc-Signy, née le 28septembre 1765, reçue dans la maison royale de Saint-Cyr ;

 

 

3° Marie-Louis-Prosper de Bruc, né en 1729, mort en 1755 ;

 

 

 

4°. Marie-Louise-Yolande de Bruc, née en 1728, religieuse ursuline réformée dans le couvent de Châtellerault ;

 

 

5°. Marie-Perrine-Rose de Bruc, née le 1 1 décembre 1752 ;

 

 

6°. Plusieurs autres enfants, morts jeunes.


 

 

XIX. Julien-Pierre-Claude de Bruc, chevalier, seigneur de Livernière, du Cléray, de la Fécunière, de Beauvais, etc., né le premier novembre 1724, capitaine d'infanterie, épousa, le 28 janvier 1755, Marie Mabille, fille de Michel Mabille, et de Marie Bouteiller.

 

 

De ce mariage sont issus :

 

 

1°. Claude-Louis-Marie, dont l'article suit ;

 

 

2°. Pierre-Marie-Michel, rapporté ci-après.

 

 

XX. Claude-Louis-Marie, comte de Bruc, seigneur du Cléray et de la Bourdeillière, né le 10 novembre 1755, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, maréchal des camps et armées du roi, a servi dans l'armée de Condé, et a commandé dans la Vendée, pendant la première guerre. Il a épousé mademoiselle Danguy de Vue, dont est issu :

 

 

XXI. Louis, comte de Bruc, mousquetaire, puis capitaine dans le 4° régiment de hussards, chef de bataillon sous les ordres du général Suzannet, en 1815, dans la dernière guerre de la Vendée, où il se fit remarquer ainsi que son père par son dévouement et sa bravoure, entré ensuite dans un régiment de la garde royale.

 

 

XXII. Pierre-Marie-Michel, comte de Bruc de Livernière, seigneur de la Gillière, de la Parentière, de Bourneville, etc., maréchal des camps et armées du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, a servi au régiment Royal-Normandie, cavalerie, et a été blessé à l'affaire de Nancy. Émigré et ayant rejoint l'armée de Condé, le comte de Livernière fit la campagne de 1792 sur le Rhin. En 1795, il rentra en France pour rejoindre l'armée royale de la Vendée, que commandait en chef le général Charette. Il s'y trouva à toutes les batailles. Après celle du Mans, il passa la Loire près d'Ancenis, et rentra dans la Vendée avec les généraux Charette et Stofflet. En 1795, il organisa une division qu'il a commandée pendant toute la guerre, et se trouva aux batailles de Vihiers, Coron, Chollet, Argenton, Bressuire, Beaupréau, aux Quatre-Chemins, aux landes de Béjarry, à Chalant, etc., etc. M. de Livernière a signé, avec le général Charette, la pacification de la Vendée présentée par le gouvernement républicain. Il a été renfermé dans les prisons de Saumur, de la Flèche, et du Temple, à Paris. En 1814, il fut nommé pour aller en députation près de S. M. Louis XVIII. Le 5 juillet de la même année, il reçut, étant à la tête de l'armée royale, Mgr le duc d'Angoulême à son entrée à Nantes, et forma l'escorte du prince lors de son départ. Dans la guerre de 1815, le comte de Bruc-Livernière a commandé le 5° corps de l'armée royale aux ordres du général Suzannet. Il a épousé 1°, en 1805, Ernestine de la Pommeraye de Kerembar, décédée en 1809, fille de Gabriel de la Pommeraye, seigneur de Kerembar, capitaine de dragons, et de Ma rie-Constance de Martel ; 2° Caroline-Louise de Juigné, fille de Pierre-Adrien de Juigné, seigneur de Juigné, officier dans les mousquetaires, et de Marie-Sophie de la Motte. Il a pour enfants ;

 

 

Du premier lit :

 

 

1°. Ernestine-Marie-Constance de Bruc ;

 

 

2°. Léontine-Marie-Louise de Bruc ;

 

 

Du second lit :

 

 

3°. Léopold-Corantin-Pierre de Bruc de Livernière ;

 

 

4°. Caroline-Marie de Bruc ;

 

 

5°. Delphine-Marie de Bruc. Seigneur de Bruc, d'Esdrieux, etc.

 

 

XXIII. François de Bruc, écuyer, seigneur des Guilliers et de Salles, maître en la chambre des comptes de Bretagne,

 

 

5° fils de Jean de Bruc, I° du nom, écuyer, seigneur de la Vieillecourt, et de Jeanne l'Évesque de la Sillandaye, fut un des personnages mar quants de son époque. Le 28 février 1566, il partagea la succession paternelle avec Guillaume de Bruc, seigneur de la Vieillecourt, de même que celle de Jean de Bruc, leur frère aîné, décédésans postérité. En 1574, François de Bruc fut député, avec le marquis de la Roche,pour aller à Lyon complimenter le roi Henri III, revenant de Pologne. François de Bruc accompagna le roi à Avignon,puis à Reims, où ce prince fut sacré le 15 février 1575. Les 25 mai de cette année et 22 juillet 1578, il transigea avec Guillaume de Bruc, son frère. En 1580, il fut l'un des députés de la noblesse du comté Nantais aux états tenus à Ploermel, pour la réformation de la coutume. Dans une lettre adressée, le 22 octobre 1585, aux gens des comptes de Bretagne, par Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur,ce prince déchargea M. de Bruc de l'obligation de lui présenter le compte des recettes et dépenses de cette province. Ayant suivi le duc au siège de Vitré, pour le servir de ses conseils et de son épée, il y fut blessé; et, s'étant fait transporter à Fougères, il y mourut, le 27 août 1589, et fut inhumé àSaint-Léonard. Il avait épousé, par contrat du 26 juin 1569, Madelaine Boulliau morte en 1618, et inhumée à Mézangé, fille de Jean Boulliau, seigneur de laGrée, de la Rigaudière et de la Pinsonnière, et de Renée d'Achon de la Varenne.

 

 

Elle l'avait rendu père de :

 

 

1°. Guillaume, Ve du nom, dont l'article viendra ; 2°. Jean, qui fonda la branche des marquis de la Guerche et de Montplaisir, rapportée ci-après ;

 

 

2 °. René de Bruc, seigneur de la Chesnaye, né en 1578. Il fut envoyé dès sa jeunesse à Rome;et, étant revenu en France, il s'attacha à la cour, où il eut plusieurs emplois, entr'autres la charge de trésorier des menus du roi Henri IV. Il mourut à Lyon, revenant du siége de Montpellier, le 4novembre 1622, et fut inhumé en l'église de Notre-Dame de la Platière. Il n'avait pas été marié;

 

 

3°. Claude de Bruc, né en 1584, religieux de l'ordre de Saint-Benoît, en l'abbaye de Redon. Il fit ses études en Italie, fut provincial de son ordre, prieur et seigneur de Carbay, et autres lieux, et enfin grand-prieur claustral de Saint-Florent-le-Vieil. Il mourut à Ancenis l'an 1652, et fut inhumé aux Ursulines de ce lieu, dont il avait été bienfaiteur ;

 

 

4°. François de Bruc, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1601, mort à Bologne, en Italie, le 4 octobre 1602, et inhumé dans l'église métropolitaine par les soins du sieur de la Chesnaye, son frère, qui était venu de Rome le visiter en sa maladie ;

 

 

5°. Guyonne de Bruc, mariée, l'an 1597, à René Main,seigneur du Ponceau, fils unique de Mathieu Main, écuyer, seigneur de la Bigeottière, près Nantes, et de Renée de Beauvoir ;

 

 

6°. Marguerite de Bruc, qui fut mariée, l'an 1618, avec Jacques de la Touche, seigneur de la Mazure et de la Musse, en Saint-Viau. Elle mourut le 18 mars 1640, sans enfants.

 

XIV. Guillaume de Bruc, Ve du nom, seigneur de Bruc, des Guilliers, de Salles, de la Perronnière et de Tremelan,par sa femme Anne de Bruc, qu'il épousa, par contrat du 8 janvier 1596, fille et unique héritière de Jean de Bruc, IIe du nom,seigneur de Bruc, d'Esdrieux, de Tremelan, de Boiscorbeau, etc. Elle mourut le 15 septembre 1658, à Bruc, et son mari, le 8 janvier 1655, dans un âge fort avancé. Il avait été chargé de divers emplois et commissions importantes, par les rois de France, par les gouverneurs de la province de Bretagne, el dans les cours souveraines. De ce mariage sont issus: - :9è 1°. Julien de Bruc, seigneur de Salles, né le 7 octobre 1598, mort à Salles au mois de juillet 1629, et inhumé à Mezangé. Il avait voyagé en Allemagne, et depuis il apporté les armes pour le service du roi, aux siéges de Montauban, Montpellier et d'autres places. Il mourut sans enfants de son mariage, contracté avec Claire Guéhenneuc, fille de Jean Guéhenneuc, seigneur de Lesnaudière, de Vauventes, de la Meilleraye, etc., et de Louise de Callac de Randrecart ; 2°. Renée, IIe du nom, dont l'article suit ; 5°. Marie de Bruc, née au mois de mai 1612, mariée 1°, au mois de mars 1657, avec Jean du Ruflay, chevalier, seigneur de la Cornullière, près Lamballe, de la Guerrie, de Lestrangre, du Parc-Duault, de Randouet, de Trueilly, etc., son cousin au cinquième degré, mort sans enfants ; 2° avec Jacques Bertho, seigneur de la Forrière, qui a laissé postérité ; 4°. Renée de Bruc, née à Bruc, le 1° novembre 1625, religieuse aux Cordelières de Nantes.

 

 

XV. René de Bruc, II° du nom,seigneur de Bruc, de Tremelan, d'Esdrieux, de la Beverie, du Challonge en Herie, de la Chesnaye, etc., chevalier de l'ordre du Roi, pensionnaire de Sa Majesté, servit dans l'infanterie et dans la cavalerie, en France, en Allemagne, en Hollande, etc., depuis l'âge de seize ans, eut différents emplois et commandements, et se trouva à divers siéges, batailles et autres actions militaires de son temps. Il épousa, au mois de septembre 1655, Renée de la Touche, fille aînée et principale héritière de Louis de la Touche, chevalier, seigneur de Bougon, de la Lande, de Laubonnière, etc., et d'Hélène Dorin de Leigné, dame de Laubonnière et du Marhaix, de Sainte-Hermine en Poitou.

 

 

De ce mariage sont issus :

 

 

1°. Louis, dont l'article suit ;

 

 

2°. Gabriel de Bruc, né à Tremelan, le 25 avril 1656, reçu chevalier de l'ordre de Malte le 30 septembre 1655. Il servit en Flandre, en Italie et en Catalogne, sous la charge du seigneur du Plessis-Bellière, son proche allié, après la mort duquel il servit la Religion, et se trouva au fameux combat naval des Dardanelles. Ayant été pris par les corsaires d'Alger, il fut taxé à une grosse rançon, repassa à Malte, se signala dans diverses oc casions, notamment au siège de Candie, en Pologne, et sur les infidèles, et s'acquit la réputation d'un des braves de son ordre ;

 

 

5°. Henri de Bruc, seigneur de Clisson, né à Nantes le 25 avril 1642, qui était au service du roi, à Arras, en 1675. Il avait été reconnu noble d'ancienne extraction par arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne, du 28 juillet 1670

 

4°. Jeanne-Hélène de Bruc, née à Tremelan, le 15 novembre 1657, religieuse ursuline à Ancenis ;

 

 

5°. Anne de Bruc, née à Bruc, le 2 février 1659, mariée avec Antoine du Vernay, chevalier, seigneur du Vernay.

 

 

XVII. René-François de Bruc, chevalier, seigneur de Bruc, de Bougon, etc., conseiller en la cour des comptes de Bretagne, épousa N. Hubert,, dame de la Vesquerie, fille de Charles Hubert, sieur de la Vesquerie, et d'Élisabeth du Plessis. De ce mariage est issu :

 

 

 

XVIII. Joseph-Benoît de Bruc, chevalier, seigneur de Bruc, conseiller de grand'chambre au parlement de Bretagne, marié, en 1712, avec Thérèse le Prestre de Châteaugiron, fille de Pierre le Prestre, IIe du nom, baron de Châteaugiron, seigneur de Lezonnet, etc., avocat-général au grand-conseil et président à mor tier au parlement de Bretagne, et de Françoise-Marie Michau de Montaran. Ils ont eu pour fils :

 

 

 

XIX. Louis-Claude-Jean-Baptiste-Benoît, comte de Bruc (voir histoire de Broons, page n° 5 - histoire de Broons, page n° 6) , qui fut choisi, en 1764, par la noblesse de Bretagne, pour présider aux états de cette année en l'absence du duc de Rohan. Il avait épousé, le 14 avril 1758, Anne-Sylvie-Claude du Breil de Pont briand, fille de messire Louis-Claude du Breil, comte de Pont briand, vicomte de Parga, baron de la Houlle, etc., capitaine-général garde-côte au département de Pontbriand, gouverneur de l'île et du fort des Hébiens, et de Françoise d'Espinay, sa première femme. Le comte de Bruc a eu deux filles :( voir Généalogie de la Maison du Breil, par Ludovic de Magny, page n° 1)  

 

 

Eglise de Trédias, armoiries de Bruc et enfeu de Louis comte de Bruc et de Anne du Breil de Pontbriand

 

 

1°. Anne de Bruc, épouse de M. de Guéhenneuc ;(voir les possesseurs de la seigneurie d'Yvignac - Vaucouleurs en Trélivan - Beaubois et ses Seigneurs, page n° 1, par M. Alfred de Tesson, Capitaine de Frégate en retraite. - Les villages de Plumaugat, page n° 5 les possesseurs de la Maison à Plumaugat -  )

 

 

 

2°. Sylvie Gabrielle Antoinette.. de Bruc, femme de M. de Boishue. Marquis de la Guerche et de Montplaisir.

 

 

XIV. Jean Bruc, IIe du nom, seigneur de la Grée, de la Verrie, de la Gournerie, de la Guerche, de Montplaisir, etc., conseil ler d'état, procureur-général-syndic des états de Bretagne, second fils de François de Bruc, seigneur des Guilliers et de Salles, et de Madelaine Boulliau de la Grée, naquit en 1576, et mourut le 24 septembre 1651. Il avait épousé, par contrat du 15 janvier 1602, Marie Venier, morte en 1657, et inhumée aux carmes de Nantes, dame de la Guerche,de la Rablière, de l'Estang-Jouan, etc., fille de défunt Francisque Venier ou Venieri, seigneur de la Guerche, de la Salle, etc., gouverneur à Machecoul, gentilhomme vénitien, et de Jeanne de la Tousche-Limousinière. Il acquit la terre et seigneurie de Montplaisir, par contrat du premier septembre 1621, et la maison noble et seigneurie de la Verrie, par contrat du 2o juin 1628, fut convoqué aux états de Bretagne, par lettres du roi, du 1ojuin 1626, et par d'autres lettres du 1o mai 1654, accom pagnées d'une lettre du cardinal de Richelieu, datée du 14 octobre de la même année 1654. En sa qualité de procureur-général et syndic des états de Bretagne, il déchargea le duc et la duchesse de Vendôme, de la garantie du droit de patronnage en l'église de Saint-Vincent de Nantes, qu'ils lui avaient cédé le mêmejour, par le contrat de vente de l'hôpital de Briord, situé en cette ville. Jean de Bruc reçut deux aveux, l'un, du 14 août 1644, de Guillaume Gaullier et autres, pour plusieurs héritages, relevants de la sei gneurie de la Guerche, l'autre, du 20 du même mois, de Guillaume Mouraud et autres.

 

 

 

De son mariage sont issus :

 

 

1°. François de Bruc, seigneur de la Guerche, conseiller d'état et intendant de Charles de France, né à Rennes en 1605, mort sans enfants de son mariage avec Marie Chrétien, décédée en juillet 1698, petite-fille du docte Florent Chrétien, chancelier de Navarre ;

 

 

2°. Pierre de Bruc, seigneur de l'Estang-Jouan, tué jeune dans les Cévennes

 

 

5°. Henri de Bruc, né à Paris en 1608, conseiller d'état, abbé de Bellefon taine, en Anjou, et de Saint-Gildas de Rhuis, en Bretagne. En cette dernière qualité, il assista aux états, tenus en 1652 : il fut aussi abbé d'Orbay, en Champagne, et aumônier du roi ;

 

 

4°. René, qui a continué la descendance, et dont l'article suit ;

 

 

 

5°. François de Bruc, chevalier, marquis de la Rablière, né à Nantes en 1624, lieutenant-général des armées du roi, chevalier de l'ordre de Saint Lazarre, etc. D'abord, lieutenant, puis capitaine au régiment d'infanterie de Poitou dès 1645, il servit, cette année, à la prise de Cassel, de Mardick, de Linck, de Bourbourg, de Menin, de Bethune, de Lillers et de Saint-Venant, et fut blessé au siège de Saintes le 10 mars 1655. Il servit avec distinction au siège de Castillon en de la même année. Créé, le 9 août sergent de bataille, il prit part, sous le duc de Guise, à l'expédition du royaume de Naples, en 1654, et contribua à la prise de Castellamare. Il fut fait major du régiment de cavalerie de Montplaisir (depuis Beauvilliers), le 18 décembre 1654, et revint en France en 1655. Il obtint une compagnie dans ce régiment, par commission du 15juin 1657, en fut fait mestre-de-camp, sur la démission du sieur de Montplaisir, son frère, par commission du 16 novembre, et servit la même année et la suivante, en Italie, jusqu'à la paix. Le marquis de la Rablière se distingua au pas sage de l'Adda, et défit un parti ennemi qui voulait inquiéter, près de Pavie, un convoi qu'il était chargé d'escorter. La paix ayant été faite en 1659, M. de la Rablière fut donné en otage par le duc de Noailles au comte de Fuensaldagne jusqu'à l'exécution du traité. Son régiment fut li cencié le 18 avril 1661. Il leva une nouvelle compagnie de cavalerie, le 7 décembre 1665, et rétablit son régimentpar lettres du même jour. Il servit, sous le maréchal d'Aumont, aux sièges de Bergues, de Furnes, de Courtray et d'Oudenarde, en 1667. Son régiment ayant été de nouveau licencié le 24 mai 1668, il fut conservé capitaine en chef, par ordre du 26. Il rétablit encore son régiment, par lettres du 9 août 1671. Le marquis de la Rablière servit, en 1662, àtous les sièges que le roi fit en personne, passa l'hiver dans l'électorat de Cologne, sous le maréchal de Turenne, contribua, en 1675, à la prise de plusieurs places sur l'électeur de Brandebourg, et finit la campagne sous le duc de Luxembourg. Il fut nommé pour commander la cavalerie en Flandre, sous le maréchal de Bellefonds, par commission du 1° février 1674, et créé brigadier, par brevet du 15. Il passa à l'armée de Roussillon, sous le comte de Schomberg, où il con manda la cavalerie, par commission du 5 avril suivant, et se trouva au combat de Morillas. Commandant encore la cavalerie de l'armée de Catalogne, par commission du 2 avril 1675, il contribua à la prise de plu sieurs places, entr'autres à celle d'Ampurias, de Bellegarde, et du château de la Capelle. Nommé visiteur de la cavalerie, par ordre du 24 octobre, il eut le commandement de toute celle qui était en Guienne,par ordre du mêmejour. Il servit à l'armée de Roussillon, sous le maréchal de Navailles, en 1676, y commanda la cavalerie,par commission du 7 mars, et eutpart à la prise de Figuières. Promu au grade de maréchal-de-camp, par brevet du 25février 1677,il servit à l'armée de Roussillon, jusqu'à la paix, com battit à Epouilles et contribua à la prise de Puicerda, en 1678. Employé, sous le maréchal de Créquy, par lettres du 26 avril 1679, il attaqua les défilés occupés par les troupes prussiennes près de Minden, y culbuta 2,000 chevaux et 400 dragons et y fit 200 prisonniers. Le marquis de la Rablière devint lieutenant de roi et commandant à Lille, en l'absence du maréchal d'Humières, par commission du 1° juillet 1681 : il se démit alors de son régiment de cavalerie. Il obtint le gouvernement de Bouchain par provisions du 1° octobre 1688, fut créé lieutenant-général des armées du roi par pouvoir du 10 mars 1690, et fut nommé par le roi, grand-croix de l'ordre de Saint-Louis, à la création de cet ordre, le 8 mai 1695. Le marquis de la Rablière est décédé sans postérité à Bouchain au mois d'octobre 1704 ;

 

 

6°. Jeanne de Bruc, mariée 1°, l'an 1652, avec Paul, vicomte de Trecesson, écuyer ordinaire du roi, fils de Pierre de Trecesson et de Françoise du Plessis-Greniedan, sa première femme ; 2° au marquis de Rancher :

 

 

7°. Marie de Bruc,

 

 

8°. Antoinette de Bruc,

 

 

9°. Susanne de Bruc, mariée à Jacques de Rougé, chevalier, seigneur du Plessis-Bellière, marquis du Fay, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur d'Armentières et de la Bassée, puis capitaine-géneral de l'armée du duc de Guise au royaume de Naples, mort le 25 novembre 1655, des blessures qn'il avait reçues quelques jours auparavant dans une escarmouche avec l'armée espagnole sur la côte de Naples. Susanne de - Bruc lui a survécu jusqu'au 25 mars 1705. Elle était alors âgée de près de cent ans. De leur mariage sont issus : a Pierre de Rougé, marquis de Fay, mort en Hongrie; B. François de Rougé, marquis du Plessis-Bellière, gouverneur de Carmagnole et de Suze, mort à Sarragosse en 1692, laissant : Jean-Gilles de Rougé, seigneur du Plessis-Bellière, colonel du régiment d'Angoumois, marié avec Florimonde-Renée de Lentivy, qui le rendit père de : I. Louis de Rougé, marquis du Plessis-Bellière, colonel du régiment de Vexin, marié, le 21 janvier 1722, avec Marie Thérese d'Albert d'Ailly, fille de Louis-Auguste d'Albert d'Ailly, ducde Chaulnes,pair et maréchal de France, che valier des ordres du Roi, et de Marie-Anne-Romaine de Beaumanoir-Lavardin. Le marquis du Plessis-Bellière n'eut que deux fils décédés en bas âge, et mourut le 24 juin 1752.Sa veuve lui a survécu jusqu'au 11 juillet 1765; II. Innocente-Catherine-Renée de Rougé, mariée 1°, le 16 avril 1729, avec Jean-Sébastien de Kerhoent, marquis de Coetanfao, gouverneur de Morlaix; 2°, au mois de juin 1747, avec Emmanuel-Marie de Lorraine, prince d'Elbeuf Elle est morte sans enfants : c. Henri-François de Rougé, mort jeune, chevalier de Malte ; d Catherine de Rougé, mariée avec François de Créquy, marquis de Marines, créé maréchal de France le 8juillet 1668, et décédé le 4 février 1687. Catherine de Rougé est morte le 5 avril 1715, âgée de 72  ans;

 

10°. Catherine de Bruc, mariée à César Blanchard, marquis du Bois-de-la Muce, premier président de la chambre des comptes de Bretagne, fils de Jean Blanchard, baron du Bois-de-la-Muce, premier président de la même chambre, et qui a laissé postérité.

 

 

 

XV. René de Bruc, chevalier, seigneur marquis de la Guerche, de Montplaisir, etc., maréchal des camps et armées du roi, mestre-de-camp d'un régiment de cavalerie, lieutenant pour le roi au gouvernement d'Arras, naquit à Paris en 1610. Il servait de puis long-temps dans le régiment de Poitou, lorsqu'il fut pourvu de la lieutenance de roi à Arras, lors de la prise de cette place en 1640. Il eut une compagnie de chevau-légers pour y tenir garnison, le 15septembre 1649, et obtint le grade de maréchal-de camp,par brevet du 11 septembre 1651. A la mort du marquis du Plessis-Bellière, son beau-frère, on lui accorda, le 10 décembre 1654, un régiment de cavalerie qu'il commandait. Il s'en démit lui-même en faveur de son frère, le marquis de Bruc de la Ra blière, au mois de novembre 1657, et mourut à Arras le 12 juin 1682. Il avait épousé, par contrat du 7 février 1655, Denise de Corbie de Jany, dame d'Angivillers et de Thiverny, en Picardie, d'une maison qui a fourni un chancelier de France dès l'an 1415 Elle testa le 5 mars 1689, et était fille le messire Charles de Corbie de Jany, chevalier, seigneur des mêmes lieux, et de Marie de Bourdereuil. René de Bruc avait fait hommage, en la chambre des comptes de Nantes, le 15 juillet 1678, pour la seigneurie de la Guerche, et obtenu l'érection de cette seigneurie en marquisat par lettres-patentes du mois de février 1682, entérinées en la chambre des comptes de Bretagne le 18 février 1684, et à Rennes le 5 juillet 1686. Il est dit dans ces lettres que Sa Majesté lui accorde cette faveur en considération des grands et recommandables services qu'il lui a rendus depuis le commencement de la guerre jus qu'alors, après avoir passé par tous les degrés et charges militaires, dans lesquels il a donné des preuves de valeur et de conduite ainsi que dans tous les siéges et rencontres où il a reçu plusieurs blessures, et a été deux fois fait prisonnier de guerre, etc.

 

 

1°. Louis, dont l'article suit ;

 

 

2°. Gabriel de Bruc, né à Tremelan, le 25 avril 1656, reçu chevalier de l'ordre de Malte le 30 septembre 1655. Il servit en Flandre, en Italie et en Catalogne, sous la charge du seigneur du Plessis-Bellière, son proche allié, après la mort duquel il servit la Religion, et se trouva au fameux combat naval des Dardanelles. Ayant été pris par les corsaires d'Alger, il fut taxé à une grosse rançon, repassa à Malte, se signala dans diverses occasions, notamment au siége de Candie, en Pologne, et sur les infidèles, et s'acquit la réputation d'un des braves de son ordre ;

 

 

5°. Henri de Bruc, seigneur de Clisson, né à Nantes le 25 avril 1642, qui était au service du roi, à Arras, en 1675. Il avait été reconnu noble d'ancienne extraction par arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne, du 28 juillet 1670 ;

 

 

 

4°. Jeanne-Hélène de Bruc, née à Tremelan, le 15 novembre 1657, religieuse ursuline à Ancenis ;

 

 

5°. Anne de Bruc, née à Bruc, le 2 février 1659, mariée avec Antoine du Vernay, chevalier, seigneur du Vernay.

 

 

XVI. Louis de Bruc, chevalier, seigneur de Bruc et de Bougon, né à Guemené le 4 septembre 1654, fut reçu, à l'âge de 20 ans, conseiller au parlement et ensuite garde des sceaux en la chancellerie de Bretagne. ll épousa,au mois de mai 1657, Lucrèce Boux, fille aînée de Mathurin Boux, seigneur duTheil, de la Varenne, etc., conseiller du roi, maître ordinaire des comptes en Bretagne, et de Françoise Menardeau,dame de la Bouchetière. Il fut déclaré noble d'ancienne extraction et maintenu dans la qualité de chevalier par arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne, du 25 novembre 1668.

 

 

De son mariage sont issus :

 

 

1°. René-François, qui suit ;

 

 

2°. Louis de Bruc ;

 

 

5°. Hélène-Jeanne de Bruc, mariée, par contrat du 25 février 1691, avec Charles-François de Bruc de Montplaisir, chevalier, marquis de la Guer che, son cousin.

 

 

Ses enfants furent :

 

1°. Charles-François, dont l'article suit ;

 

 

2°. François-Philippe, qui a fondé la branche des comtes de Bruc de Montplaisir, rapportée ci-après ;

 

 

3°. Elisabeth de Bruc, née en 1662, chanoinesse au chapitre noble d'Estrun, morte prieure le 1o décembre 1757 ;

 

 

4°. Henriette-Jeanne-Rosalie de Bruc, mariée, le 27 janvier 1684, avec messire Louis Caeuret, marquis de Nelles, mestre-de-camp de cavalerie.

 

 

 

XVI. Charles-François de Bruc, chevalier, marquis de la Guerche et de Montplaisir, capitaine au régiment du Roi, infanterie, par lettres du 17 décembre 1674, épousa, par contrat du 25 février 1691, Hélène-Jeanne de Bruc, fille de Louis de Bruc, chevalier, seigneur de Bruc, conseiller du roi, garde des sceaux au parle ment de Bretagne, et de Lucrèce Boux. Ils reçurent conjointe ment de cette dame, un transport de rente le 1er mai suivant. Le marquis de la Guerche reçut un aveu, le 1er mars de la même an née, de Catherine Guillou, veuve de François Morisseau, pour quelques héritages mouvants de son marquisat; puis un autre aveu, le 28 juin suivant, de H. H. sire Michel, commis au bureau de la prévôté de Paimbœuf, pour une maison et neuf seillons de terres, mouvantes du même marquisat; rendit aveu, le 2o mai 17o1, à haute et puissante dame Paule-Françoise-Marguerite de Gondy, duchesse de Lesdiguières, transigea, le 19 avril 1712, avec Gabriel de Bruc, chevalier de Malte, touchant le partage de la succession de Lucrèce Boux, et ne vivait plus le 5e août 1714, époque à laquelle Hélène-Jeanne de Bruc, sa veuve, reçut un aveu de Sébastien Cholet, écuyer, sieur de Bellefonds.

 

 

Ils eurent pour fils :

 

 

XVII. Louis-Francois de Bruc de Montplaisir , chevalier, marquis de la Guerche, seigneur de la Verrie, de la Coudraye et autres lieux, né le 26 décembre 1691. Il rendit hommage au roi le 21 janvier 1719, pour son marquisat de la Guerche et ses dépendances, et reçut divers aveux de biens mouvants de ce même marquisat les 6 février 1740, 17 novembre et 25 décembre 1751, et fut convoqué aux états de Bretagne, assignés en la ville de Nantes, par lettres du roi du 1° octobre 1764. Il avait épousé, par contrat du 29 novembre 1721 (mariage célébré le 9 décembre suivant), Marie-Louise de Sesmaisons de la Sauzinière, fille de haut et puissant seigneur messire Charles de Sesmaisons, chevalier, seigneur de la Sauzinière, de Malleville, de Portechéze, de la Cail lière, etc., et de Cécile du Pé d'Orvaux, sa première femme. De ce mariage vinrent : 1 °. Marie-François, dont l'article suit ;

 

2°. N., chevalier, puis vicomte de Bruc de Montplaisir, colonel de cava lerie, marié avec demoiselle de Guerry, dont est issu . Auguste, vicomte de Bruc de Montplaisir de la Bauche, seigneur de Bruc, en Guemenée-Penfau.

 

 

XVIII. Marie-François de Bruc, né le 4 avril 1754, marquis de Bruc-Montplaisir et de la Guerche, seigneur de Saint-Brevin, Sainte-Opportune, Saint-Per en Retz, Corsept, Paimbœuf,et autres lieux, colonel d'infanterie, lieutenant dans le régiment desGardes Françaises, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, par brevet du 18 mai 1771, a épousé, par contrat du 18 mai 1772, Monique-Sophie-Louise le Conte de Nonant de Raray, marquis de Flamanville, fille de Jean-Joseph le Conte de Nonant, marquis de Raray, ancien mestre-de-camp de cavalerie, premier cornette des chevau-légers de la Reine, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de Marie-Jeanne-Françoise-Élisabeth Bazan de Flamanville, marquise de Raray, Il fut convoqué aux états de Bretagne, assignés en la ville de Rennes, par lettres du roi du 5e septembre 1774, et par d'autres lettres de Sa Majesté, du 5o octobre 1780. ll a eu de son mariage, outre deux fils morts jeunes, une fille, Marie-Modeste-Charlotte de Bruc de Montplaisir, ma riée, au mois d'octobre 1804, avec Jules-Gaspard-Aynard, marquis, depuis duc de Clermont-Tonnerre, pair de France, chevalier des ordres du Roi, lieutenant-général des armées, etc. Elle est morte sans enfants, au mois d'août 1810.

 

 

Cinquième branche.

 

Comtes de Bruc et de Montplaisir.

 

 

XVI. François-Philippe, comtes de Bruc de Montplaisir, capitaine au régiment du Roi, chevalier de Malte, second fils de René de Bruc, chevalier, seigneur de Montplaisir, marquis de la Guerche, maréchal-de-camp, et de Denise de Corbie, dame d'Angivillers, fut destiné d'abord à l'état ecclésiastique, et était abbé de Licques, en Artois, en 1694. Rentré dans le monde, il épousa 1°Alexandre de Fay; 2° Marguerite Descartes.

 

 

Ses enfants furent ;

 

Du premier lit :

 

 

1°. Rosalie de Bruc, mariée à Luc-Julien le Sénéchal de Kercado, marquis de Molac, maréchal des camps et armées du Roi ;

 

 

Du second lit :

 

 

2°. Louis-François, dont l'article suit.

 

 

XVII. Louis-François, comte Dde Bruc de Montplaisir, commissaire des états de Bretagne et capitaine de la Cornette-Blanche, a épousé Marthe Le Boucher.

 

 

De ce mariage sont issus :

 

 

1°. Louis, comte de Bruc, capitaine-aide-major du régiment de Flandre, infanterie, mort en émigration à Erfurt, après la campagne de 1792. Il avait épousé Marie de Kergus, dont il a eu : a. Louis, baron de Bruc Montplaisir, qui a fait la campagne de 1815, à l'armée royale, dans le Morbihan, sous les ordres du général Desol de Grisol, comme capitaine de cavalerie dans la 4° division, commandée par le chevalier de Sécillon; B. Marie-Louise-Modeste de Bruc, mariée à François Bouard :

 

 

2°. Jacques-Henri-Louis, dont l'article suit ;

 

 

 

5°. Henri-Louis,abbé de Bruc, vicaire-général official de l'évêché de Nantes ;

 

 

4°. Marie-Alexandrine-Félicité de Bruc, chanoinesse du noble chapitre de de Neuville, mariée avec Charles-Anne de la Corbière, chevalier, seigneur de Poiriers ;

 

 

5°. Innocente-Susanne de Bruc,veuve sans enfants de Pierre, comte de Bruc, de Friguel, colonel de cavalerie ;

 

6°. Rosalie de Bruc, décédée épouse de M. Petit de Bois-Souchard.

 

 

XVIII. Jacques-Henri-Louis de Bruc, chevalier, vicomte de Bruc de Montplaisir, seigneur de la Noue et autres lieux, né à Nantes le 4 janvier 1745, maréchal-de-camp, ancien lieutenant de Roi, commandant à Calvi et dans la province de Balagne, en Corse, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, a fait les guerres de son temps, et y a été blessé plusieurs fois. Il s'est trouvé à la défense du château des Tuileries le 10 août 1792. Le vicomte de Bruc de Montplaisir a épousé Adélaïde-Françoise de Maudet de Penhoët, fille d'Adrien, comte de Maudet de Penhoët, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de la Corse, et de dame Rosalie le Berger.

 

 

De ce mariage sont issus :

 

 

1°. Armand-Auguste-Corentin, dont l'article suit ;

 

 

2°. Frédéric, comte de Bruc de Montplaisir, né le 15 juillet 1795, colonel de cavalerie, gentilhomme de la chambre du Roi, chevalier des ordres de la Légion-d'Honneur et de Charles III d'Espagne. Il fut élevé aux écoles militaires, et fit les dernières campagnes, sous Napoléon,dans la cavalerie, et comme aide-de-camp du maréchal duc de Tarente. En 1815, pendant la dernière guerre de la Vendée, il a commandé la cavalerie du 5° corps des armées royales. En 1821, il a épousé Caroline-Valentine de Crésecques de Croy, dame de Mentaigu, de Bertrancourt et autres lieux, fille de Louis-Joseph, marquis de Crésecques de Croy, et de dame Charlotte de Lille ;

 

 

5°. Adolphe de Bruc, né le 18 février 1799, mort jeune ;

 

 

4°. Charles-Eugène, baron de Bruc de Montplaisir et de Monti, né le g octobre 1801, marié avec Mathilde de Penfentenniou de Cheffontaines, dame du Loch et autres lieux, fille de M. le vicomte de Cheffontaines, maréchal des camps et armées du Roi, commandeur de l'ordre de Saint Louis, aide-de-camp de S. A. R. Mgr le duc de Bourbon, et comman dant à Nantes, en Bretagne.

 

 

XIX. Armand-Auguste-Corentin, marquisde Malestroit de Bruc de Pontkallec, comte de la Porte-Neuve, de la Noë, etc., né le 22 septembre 1791, officier de l'ordre royal de la Légion-d'Honneur, de l'ordre de Hohenlohe, colonel-major des Cent-Suisses gardes du corps du Roi, puis colonel au corps royal d'état-major, chef d'état-major à Lille, en Flandre, a été adopté par le marquis de Malestroit de Pontkallec, son parent, qui l'a institué son légataire universel et lui atransmis son nom et son titre. Il a épousé, le 5 février 1815, Joséphine-Blanche de Cossé-Brissac, fille de Hyacinthe-Hugues-Timoléon, duc de Cossé-Brissac, lieutenant-général des armées du Roi, et de Françoise-Dorothée d'Orléans, comtesse de Rothelin.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:20

 

 

Porcaro

 

 

Fougères

 

 

La Baule

 

 

Loudéac

 

 

Carhaix

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:05

 

 

 

La maison de Bruc, d'ancienne chevalerie de Bretagne, a pris son nom d'une châtellenie située en la paroisse de Guémenée-Penfaut an diocèse de Nantes, terre dont elle a conservé la possession depuis le XIIe siècle jusqu'à nos jours et dont relevaient plusieurs fiefs considérables; le marquis de Bruc-Mont- plaisir en est aujourd'hui propriétaire. Cette maison a figuré dans les plus anciennes réformations de la noblesse de Bretagne et a toujours observé le partage noble, institué par le comte Geoffroy pour les fils des barons et des chevaliers. Elle a suivi constamment le parti des armes et a donné : un vice-chancelier de Bretagne en 1404, ambassadeur à Rome et en Angleterre ; un grand nombre de capitaines et d'officiers supérieurs au service de France ; un général de division ; un lieutenant-général , grand'croix de saint Louis en 1693; des maréchaux de camp; un chevalier de l'ordre du roi ; des chevaliers de Malte et de Saint-Louis ; un évêque de Dol en 1268 : un évêque de Tréguier en 1427, transféré à Dol quatre ans après; un évêque de Saint-Brieux vers 1440 et un évêque de Rennes. Ses principales alliances ont été contractées avec les maisons de Rosmadec-Boutteville, de Clermont-Tonnerre, de Cossé-Brissac, de Créqui, de Lesdiguières, de Rochechouart, de Venieri dont la famille a fourni trois doges à Venise, de Malestroit, de Cœuret, de Nesle, de Rougé, du Plessis-Bellière, de Sénéchal de Kercado, d'Acigné, de Chatteaugiron, de Corbie, de Sassenage, de Goulaine, de Mercœur, de Lorraine, etc. Un seigneur de Bruc servit sous Fergent, duc de Bretagne, qui accompagna Guillaume-le-Bâtard à la conquête de l'Angle terre. Il est cité par Dorion dans son poème de la bataille d'Hastings, au nombre des guerriers bretons qui contribuèrent le plus au succès de cette journée mémorable. Gabriel du Moulin le mentionne aussi dans son Histoire de Normandie, et l'appelle Bruc ou Brus; car les historiens s'accordent adonner une même origine aux Bruce d'Ecosse et aux Bruc de Bretagne. Raoul de Bruc , qui fit une donation à l'abbaye de Saint-Melaine en 1174 et qui lut père de Guethenoc et aïeul de Guillaume de Bruc, chevaliers croisés, dont les noms et les aimes figurent au Musée de Versailles. Alain de Bruc, frère de Guillaume, continua la descendance qui s'est partagée en plusieurs branches. Celle des marquis de La Guerche et de Montplaisir, aujourd'hui l'aînée, s'est détachée de la souche vers le milieu du XVIe siècle. Elle a produit entre autres rejetons : 1° François de Bruc, marquis de la Rabliere, lieutenant-général des armées du roi et grand' croix de saint Louis à la création de l'ordre , qui mourut sans postérité en 1704, après s'être distingué dans toutes les guerres de Louis XIV et avoir servi sous le duc de Guise,au royaume de Naples, et sous les maréchaux d'Aumont, de Turenne, de Bellefond, de Navailles et d'Humières, dans les campagnes de Flandre, du Rhin et de Catalogne ; 2° René de Bruc, maréchal-de-camp, fils de Marie Veniero, d'une famille qui a donné trois doges à Venise ; il obtint l'érection de la seigneurie de la Guerche en marquisat, par lettres-patentes du mois de février 1682, données en considération des grands et recommandables services qu'il avait rendus depuis le commencement de la guerre, après avoir passé par tous les degrés et charges militaires dans lesquels il a donné des preuves de valeur et de conduite, ainsi que dans tous les sièges et ren contres où il a reçu plusieurs blessures et a été deux fois fait prisonnier, etc. Le fils aîné de René de Bruc continua la branche des mar quis de Bruc-Montplaisir. Il fut l'aïeul : 1° de Marie-François de Bruc, lequel épousa Sophie-Louise Le Conte de Nonant de Raray, et en eut une fille mariée en 1804 au marquis, depuis duc de Clermout-Tonnerre, et décédée sans enfans en 1810 ; 2° d'Antoine-Louis, vicomte de Bruc de Montplaisir, dont le fils, Marie-Auguste de Bruc hérita du titre de marquis à la mort de son oncle et devint le chef actuel de la famille François-Philippe, comte de Bruc de Montplaisir, fils cadet de René de Bruc, forma la seconde branche qui s'est divisée en deux rameaux , celui des comtes de Bruc de Montplaisir en core existant et celui des vicomtes, représenté aujourd'hui par Armand-Auguste-Corentin, marquis de Malestroit, ancien colonel d'état-major, qui a élé adopté et institué légataire universel par le marquis de Malestroit de Pontkallec, son parent. Outre ces diverses branches de la maison de Bruc, il en existe encore deux autres.

 

I. la branche du Cleré et de Livernière représentée : 1° par la comtesse de Bruc du Cleré et ses deux filles, dont l'une est mariée au comte de Ratti-Menton, consul général en Chine ; 2° par le comte de Bruc de Livernière, veuf de mademoiselle de Kerembar et remarié à mademoiselle de Joigné. Il a du premier lit : Ernestine de Bruc, mariée à M. de Keratry , pair de France; du second lit :

 

a. Léopold de Bruc ;

 

b. Marie de Bruc, mariée au baron de Vismes ;

 

c. N... de Bruc, mariée à N... du Moulin, comte de Rocliefort ; 3° par le vicomte de Bruc-Signy, dont le frère cadet, Théodore de Bruc-Signy, est capitaine-commandant au 3e régiment de lanciers et dont la soeur Augustine de Bruc-Signy a épousé le duc de Brissac.

 

Il La branche de Vignac, représentée par le comte de Bruc de Vignac, et par sa tante Bonne de Bruc, mariée au comte de Marquessac.

 

 

I. Marquis de Bruc de Montplaisir.

 

Marie-Auguste, marquis de Bruc de Montplaisir, marié à N... Le Corgne de Launay , dont : 1° Auguste; 2° Hippolyte ; 3° Ernest ; 4° Casimir; 5° Félix ; 6° Édouard ; 7° Zéphirine ; 8° Caroline de Bruc.

 

 

II Comtes de Bruc de Montplaisir

 

Louis-Armand, comte de Bruc de Montplaisir, ancien capitaine de cavalerie , né 22 novembre 1782, marié 31 mai 1811 à Marie-Perrine Bouczo du Rouguette, dont : Hermine-Marie-Gabrielle de Bruc.

 

 

III. Marquis de Malestroit

 

Armand-Auguste-Corentin, marquis de Malestroit de Bruc, ancien chef d'état-major, né 22 septembre 1791, marié 3 février 1815 à Joséphine-Blanche de Cossé-Brissac, née 6 mars 1797, sœur du duc de Brissac actuel. Armes : d'argent, à la rose de gueules de six feuilles, au bouton percé d'or

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 18:53

 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 13:42

Rouault, sieur de Livaudrays, paroisse de Guer, de la Houssaye


 

Ext. réf. 1669, six gén., ress. de Ploërmel.

D'argent au croissant de sable, accompagné de trois macles de même.

Guillaume, vivant en 1526, père de Guillaume, marié à Perrine Boscher.

Perrot, de la paroisse de Merdrignac, se dit noble, ce que les paroissiens lui disputent aux réformations et montres de 1427 à 1479, dite paroisse, évêché de Saint-Malo.

 

 

Lieux où cette famille fut présente : Eréac, Guer, Plurien, Langourla

 

La maison actuelle .de Livoudraie est du XVe siècle avec grande cour et portail. Cette maison a donné son nom à une frairie qui avait pour centre la chapelle de Saint-Raoul, laquelle était souvent appelée chapelle de Livoudraie. A l'intérieur de la maison on peut voir une grande vasque en granit, de belles dimensions, entourée de feuilles de trèfle. Cette vasque est supportée par une tête connue sous le nom de : « Diable de Livoudraie ». Des vieilles portes assez remarquables.

 

D'après les commissaires de la Réformation de 1513 les premiers propriétaires de Livoudraie se nommaient « Collin ». La maison de Livoudray fut formée de plusieurs acquisitions, de gens roturiers, faites par Eon Raoul et Pierre de Livoudray. C'est donc qu'il faut dire les Collin de Livoudray, qui abandonnèrent le nom de Collin pour garder celui de Livoudray sous lequel ils étaient connus. Livoudray avait un moulin à fouler le drap, pour lequel on devait à la dame de Maure, en 1621, un gâteau de 60 sols à Noël et 75 livres à la Saint André.

 

« La seigneurie de Livoudray appartient en 1426 et 1444 à Eon de Livoudray et il y demeure. » En 1484, au 7 septembre, nous trouvons Jean de Livoudray, notaire, demeurant en la ville de Guer. En 1500 à Raoul de Livoudray qui avait pour épouse Jeanne Jubier, de laquelle il eut quatre enfants. Jeanne Jubier, héritière des terres du Brossay en Guémené-Penfao, évêché de Nantes, était fille aînée de Jamet Jubier, sieur du Brossay, et de Thomasse de Marbré ou du Maslé. Jeanne Jubier étant veuve de Raoul de Livoudray, sieur du dit lieu, épousa, par contrat du 26 août 1512, Gilles de Bruc, sieur de la Vieille-Cour. Ce dernier était fils de René, sieur de Bruc, en Guéméné-Penfao, et de Raoulette Provost. Dans son contrat de mariage Jeanne Jubier assurait à son époux, Gilles de Bruc, une rente de 20 livres sur la terre du Brossay, puis plusieurs autres avantages. De ce mariage naquit un fils unique, Jean de Bruc, qui épousa, par contrat du 6 juin 1532, Jeanne Levesque, fille de Pierre Levesque, chevalier, seigneur de la Vallée Saint-Jouan. Nous trouvons encore Guillaume de Livoudray qui vivait en 1513. Il avait pour épouse demoiselle Le Rebours, fille de Roland. Cette dernière possédait plusieurs rotures qui furent incorporées à la terre de Livoudray. Jean de Livoudray, fils de Raoul et de Jeanne Jubier, épousa, en 1527, Jeanne Millon. Trois filles naquirent de cette union : Guillemette, Nicolle et Marguerite. Guillemette de Livoudray, fille aînée, héritière principale et noble, épousa, en 1554, Jean Bonnet, sieur de la Roche et de la Bardoulais. De ce mariage naquit, en 1555, une fille : Marguerite Bonnet. Nicolle eut pour époux Jean le Prince, sieur du Tay, paroisse de Saint-Tual, évêché de Saint-Malo. Pour Marguerite de Livoudray, nous ne trouvons aucune trace de mariage. - Guillemette de Livoudray devenue veuve épousa, en 2es noces, Noble homme Laurent de Callac, fils de Guillaume, sieur de Callac, en Guémené-Penfao, et de Françoise de Callac, dame du dit lieu. Laurent de Bruc avait un frère aîné, marié à Artuse le Fourheur. Ils eurent un fils : Pierre de Callac, lequel épousa Benée de Cano, dame de la Clémensay, en Réminiac, fille de Gérôme et de Jaequette Peschart de la Botheleraye. Tous les deux s'appelèrent, non de Bruc, mais de Callac, ce qu'il est important de savoir et de ne pas oublier. Laurent de Callac paya 100 livres monnaie pour les obsèques et funérailles de Jean de Livoudray, son beau père, mort vers 1570 ; il fit aussi réparer le moulin et chaussée de Livoudray. Enfin, en 1576, il conclut accord avec son beau-frère, Jean le Prince, pour avoir la jouissance entière des terres et dépendances de Livoudray, du Brossay, au prix de. 2.200 livres tournois. Du mariage de Guillemette de Livoudray avec Laurent de Gallac naquit une fille unique, Françoise de Callac, mariée, à Guer, le 30 novembre 1585, à Jean Costard, sieur de Bocudon et de Brillangaut en Bedon, fils de Guillaume et de Jeanne du Maz du Brossay. Françoise de Callac apporta le Brossay dans la maison Costard d'où il passa plus tard, par alliance, dans celle de Becdelièvre qui le possède encore. Marguerite Bonnet, fille de Jean et de Guillemette de Livoudray épousa : 1°, en 1575, Pierre de Launay, qui mourut dans la même année ; 2° Julien Rouaud, fils de Guillaume et de Perrine Boschier. Marguerite Bonnet mourut le 1er mars 1613. Du mariage de Julien Rouaud et de Marguerite Bonnet naquit un fils, René, qui épousa : 1° Jacquette le Moine, 2° Jeanne du Lieu, 3° Gilette de la Bouexière. Jacquette le Moine était fille de Guillaume et d'Ysaheau de Théhillac, sieur et dame de la Touche, demeurant tantôt à Bodel, en Caro, tantôt à Camquemar en Saint-Gravé. Jacquette le Moine était riche : par contrat de mariage elle avait 2.000 écus qui devaient être payés par Jacob de Cancouet et Ysabeau de Kerouallan, sieur et dame de Cancouet. D'après un constitut sur eux du 2 mars 1599 et 19 septembre 1602, devaient être versés immédiatement 1.000 écus, les 1.000 autres au décès d'Ysabeau de Théhillac. A son tour, René Rouaud recevait de sa mère une dot de 2.000 livres garantie par la propriété ou sur la propriété de la Bardoulaye. Jacquette le Moine mourut le 2 janvier 1626. Jeanne du Lieu, deuxième épouse de René Rouaud, était fille de Jean et de Roberde de Trébulan, sieur et dame de la Hercauday et du Clos-Daniel. Roberde qui avait été baptisée le 16 mars 1591 mourut le 17 juillet 1641, elle fut inhumée dans l'église de Guer. Enfin René Rouaud épousa en 3e noces, comme nous l'avons vu, Gilette de la Bouexière. De son mariage avec Jacquette le Moine, il eut Julien Rouaud, fils aîné et héritier principal, puis trois filles : Louise, Barbe et Yvonne. De Gilette de la Bouexière, sa troisième femme, il eut une fille : Renée. René Rouaud fut inhumé à Saint-Raoul le 4 décembre 1647. Julien Rouaud, né en 1603, de René et de Jacquette le Moine, épousa : 1° Julienne Gouro, laquelle mourut le 2 juillet 1644 ; elle fut enterrée dans la chapelle du Bouexie ; 2° Suzanne Thomas qui était fille de Julien et de Geneviève le Bouteiller, sieur et dame de Launay et de la Ribaudière. Au moment de son mariage Suzanne avait 25 ans. Elle habitait au Plessjs-Cojalu, paroisse de Bédée. Par contrat du 8 octobre 1646, cette demoiselle, assistée de Marie de Cancouet, sa tante, dame de la Garaudière, reçut de sou futur la somme de 1.000 livres en garantie. De ce mariage naquit un fils : Jean-Sylvestre, baptisé le 30 septembre 1652. Louise Rouaud, soeur de Julien, qui fut baptisée le 7 octobre 1642, épousa François Ugues, sieur de la Ville-Huc. Louise mourut en 1653. Barbe Rouaud épousa Julien Commandoux, sieur du Clos-Caro. Elle lui apporta 400 livres de dot. Yvonne Rouaud se fît religieuse chez les Dames Ursulines de Ploërmcl ; elle y mourut le 24 avril 1663. Renée Rouaud, fille de René et de Gilette de la Bouexière, 3e femme du dit René, demeurait au Bouexic, en 1666. Elle avait pour curateur son beau-frère François Ugues ; dans la suite elle se fit religieuse Ursuline à Pontivy. Les enfants de Julien Rouaud et de Julienne Gouro furent : René et Julienne qui demeuraient au Bouexie, en 1666, chez leur tante Renée. Puis Madeleine qui habitait la Ville-Orion, en Carentoir, la même année. Les enfants de Julien Rouaud et de Suzanne Thomas furent : Jean, qui mourut en avril 1661 ; François, qui demeurait au Bouexie avec sa mère, en 1666. Par testament du 12 août 1658, Julien Rouaud nommait pour exécuteurs testamentaires sa femme, Suzanne Thomas, son beau-frère, François Thomas, sieur de la Ribaudière. Julien Rouaud mourut le 16 août 1658 ; il fut enterré le 17 dans la chapelle de Saint-Raoul. La succession de René et Julien Rouaud ne fut réglée qu'en 1666, devant Claude de la Bourdonnaye, sieur de la Salte, et Jean Larcher, sieur de Tréogat. René Rouaud était né en 1630. Il avait eu pour curateur, en 1659, Guillaume du Fresches, sieur de la Cossais, en Carentoir. René Rouaud épousa Anne-Louise de la Rourdonnaye. Le contrat de mariage portait que la future verserait entre les mains de René 16.000 livres. Cette dame mourut sans enfant, le mercredi 7 janvier 1693 ; elle fut enterrée le lendemain dans la chapelle Saint-Raoul et les frais d'enterrement se montèrent à 16 livres. Au sujet de sa succession, il y eut difficulté entre Claude de la Rourdonnaye, héritier principal de sa mère, et René Ronaud, relativement au paiement des 16.000 livres de dot, dont 11.000 seulement avaient été versées. Le sieur de Brantomère se porta caution, assurant qu'il n'y avait rien à craindre, vu que les terres de Bratz et Brantôme étaient estimées 1.585 livres. René Rouaud mourut sans laisser d'enfant. François Rouaud, frère puîné de. René, fils de Julien et de Suzanne Thomas, sieur de la Bardoulais, lui succéda. François Rouaud, baptisé le 7 janvier 1655, avait eu deux marraines : Françoise Thomas, dame du Bois et Claude Eon, dame de la Flèche. Il épousa, en 1678, Thérèse Ugues, soeur de Claude Ugues et dame de la Hattaye, héritière de la Ville-Hue ; c'est ainsi que François Rouaud devint seigneur de la Ville-Hue. Disons en terminant que la famille Rouaud de Livoudray existe toujours.

 

 

 

 

Château de Carpont à Langourla

 

 

Aux pages consacrées aux villages de Langourla, nous avions eut l'occasion d'aborder brièvement cette famille Rouault de Livoudrays (voir les villages de Langourla, page n° 5). Mathurin Rouault de Livoudrays avait épousé en février 1766 Rose Heymery, héritière de la terre du Carpont. Lequel sieur Rouault de Livoudrays avait vu le jour en la paroisse de Plurien, le 13 juillet 1736 de l'union de Laurent Rouault de Livoudrays et de Françoise-Catherine Le Denys. Laurent Rouault de Livoudrays était lui même fils de Georges Rouault de Livoudrays et de Françoise de Triac. Acte de mariage ci-dessous.

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:50

 

 

 

L'ancien Riquiqui - La nouvelle salle de la Rue de Mercoeur.

 

Dans un local assez primitif situé rue du Calvaire, où se trouve aujourd'hui le n° 3, vint s'installer en 1832, une troupe de marionnettes dirigée d'abord par M. et Mme Leroux, troupe qui avait d'abord donné des représentations en plein vent sur la Petite-Hollande. Ce petit théâtre qui faisait la joue des enfants mais non la tranquillité des parents, avait reçu du public le nom de Riquiqui. Cette appellation devait lui rester. Même, quand bien des années plus tard, l'humble baraque se transforma en un véritable trésor, ce fut toujours pour les Nantais Riquiqui. Cependant cette troupe de marionnettes faisait des affaires d'or ; d'année en année, un public plus nombreux se pressait sur ses rudimentaires banquettes, La famille du père Leroux s'était accrue, les enfants avaient grandi, s'étaient mariés. Ils se mirent a jouer entre eux quelques petites pièces et réussirent. En 1854, Riquiqui, qui avait quitté depuis quelque temps la rue du Calvaire pour s'installer rué Mercoeur, abandonna définitivement les marionnettes qui avaient commencé sa fortune et se mit à jouer des codies sous le nom de Théâtre des Délaséements-Comiques. L'ouverture eut lieu le dimanche 6 août. Le spectacle se composait de Bruno le Fîleur, Pierrot, La légende du Grand Etang, chantée par M. Léon, âgé de six ans, et à une femme qui se grise, le prix des places était fixé commeil suit: premières, 1 franc, deuxièmes, 0 fr. 60 ; galeries, 0 fr. 40; parterre, 0 fr. 25. Cette tentative, qui réussit, encouragea la famille Leroux à continuer cette exploitation sous le titre de Troupe Nantaise. Ce fut seulement en octobre 1866 que l'ancien Riquiqui adopta le nom de Variétés ; A cette occasion, on rappropria un peu la salle qui était loin d'être luxueuse. Figurez-vous un espace assez exigu entouré d'une simple galerie de bois. Au milieu, des sièges peu confortables. La façade était formée d'un encadrement de bois peint ; simple décor à moitié effacé par la pluie, C'est dans cette salle malpropre, enfumée, que la famille Leroux gagna sa fortune. Ce petit théâtre qui jouait le drame, la comédie, le vaudeville, était fréquenté par les ouvriers. Cependant le bourgeois, de temps en temps, se risquait à y aller, quitte a recevoir sur la tête des pelures d'orange et de pomme, On changeait de spectacle deux fois par semaine. Les samedi, dimanche et lundi on jouait le drame ; les mardi, mercredi et jeudi, la comédie, Ce système demeura toujours en vigueur à la salle de la rue Mercoeur. En février 1872, les Variétés jouèrent une pièce locale : Les Mystères du Marchix. Ce drame bien noir, mais qui offrait un intérêt palpitant pour les habitants du quartier, était dû, je crois, a l'un des bons artistes de la troupe, M. Cardon, qui avait épousé Mme Leroux, En 1873, une revue du même auteur : Nantes à vol d'oiseau, eut un très vif succès. A cette occasion, toute la haute société nantaise défila à Riquiqui, Bien souvent la mère Leroux ne put retenir un mouvement d'orgueil en voyant une file de joyeux équipages à la porte de son boui-boui. En mars 1876, les Variétés firent une excursion dans l'opérette et jouèrent la Fille de Madame Angot. C'était assez drôle. Le chef d'orchestre jouait du piano de la main, gauche et battait la mesure de la main droite. Cependant Mme Leroux avait peu à peu amassé une fortune assez rondelette. La foule affluait toujours à son théâtre. Elle résolut un jour de remplacer la baraque de bois par un véritable monument. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les travaux commencèrent et en quelques mois un théâtre d'apparence sérieuse s'éleva sur l'emplacement jadis occupé par la petite scène des marionnettes. Le nouveau théâtre a été construit par M. Moreau, qui a tiré tout le parti possible de l'espace assez restreint mis à sa disposition. La salle est jolie et coquette, Elle se compose de deux galeries, de fauteuils d'orchestre, d'un parterre et de quatre avant-scène, Pendant quelque temps il y eut aussi a la première galerie deux autres avant-scène, mais elles furent supprimées. Le plafond, de forme ovale, est entouré de douze petits panneaux représentant différents sujets légers. Les balcons des galeries sont ornés des attributs de la musique ot de là comédie. L'ouverture de la nouvelle salle eut lieu le jeudi 28 novembre 1878, Le spectacle était composé du Cheveu Blanc, de Jeanne qui pleure et Jeanne qui rit et de Tromb-al-Cazar. Ce fut une véritable scène de famille.La brave mère Leroux, âgée de près de 80 ans, mais très vaillante encore et toute fre de sa longue vie de travail, fut amenée sur la scène aux applaudissements de tous et reçut plusieurs bouquets. Alors commença pour les Variétés une période de splendeur qui, malheureusement, ne devait pas durer de longues années. La troupe était bonne. Il me suffira de rappeler les noms de Delaville, un premier rôle de grand talent, d'Alain, qui était en même temps peintre décorateur et amusant comique ; du désopilant Besombes ; de Malbeuf ; du jeune premier Dubiaux, qui épousa la petite fille de Mme Leroux, Cécile Cardon ; de Mme Cardon et Allain, -les deux filles de M. Leroux, -et de Mme Besombes. En 1880, profitant de la fermeture du Grand-Théâtre et de la déconfiture de la troupe de la Renaissance, les Variétés jouèrent avec succès : les Cloches de Corneville. Pour cette occasion, deux chanteuses, Mme Vernet-Lafleur et Berlue Féal, avaient été engagées. Un drame signala l'année 1881. L'administrateur Malbeuf qui, comme comique, ne manquait pas d'un certain talent, fut trouvé pendu à un portant. La saison 1882 fut des plus brillantes. Deux pièces eurent un immense succès ; Quatre-Vingt-Treize de Victor Hugo ; où Delaville était très remarquable dans le rôle de Gimourdain, et les Locataires de M. Blondeau qui, pendant trente représentations, dilatèrent la rate des Nantais. Dans cette comédie, Besombes était absolument inénarrable. Allain y était aussi fort drôle. En août 1882, Mme Leroux mourut, âgée de 84 ans. Ses derniers moments furent attristés par la venue des huissiers. La construction du nouveau théâtre avait coûté plus cher qu'on ne pensait tout d'abord. Mme Leroux s'était endettée ; les frais plus considérables n'avaient pas été compensés par les recettes, réduites forcément par l'exiguïté de la salle, et finalement la ruine venait briser toutes les espérances que la vieille directrice avait fondées sur son cher théâtre, Quelque temps après la mort de Mme Leroux, les Variétés furent mis en adjudication et devinrent la propriété de MM. Roy et Toisson. M. Bésombes père voulut alors prendre la suite des affaires de Mme Leroux. Mais il ne s'entendit pas avec les propriétaires, de la salle. Il fit construire, sous le nom de Théâtre Nantais, une salle en bois, dans un terrain vague, situé en face dès Variétés, au coin de la rue Mercoeur et de la rue du Gènéral-Meusnier. En 1884,M, Bésombes loua définitivement les Variétés. Il y resta jusqu'en 1887, année où il abandonna la direction après des affaires peu brillantes. Parmi les artistes qui firent partie de sa troupe, il faut citer M. Frespech, qui avait été, en 1874,administrateur du Théâtre Graslin et les deux excellents comiques Zynguet et Dargelès. Au départ de M. Bésombes, les Variétés passèrent aux mains de M. Ganelly. Sous cette direction on joua, une amusante revue locale : Ah ! dame, oui,dame ! qui avait pour auteurs deux de.nos concitoyens, MM. André Richard et Paul Héraud, et un drame fort intéressant d'un autre de nos compatriotes, M. Jules Gringoire : Le Serment d'un Breton. Cette pièce historique eut un grand succès et obtint 17 représentations consécutives. Le soir de la première, une dame, femme de l'un des héros figurant sur l'affiche, se présenta au contrôle pour demander si son mari, décédé, n'était pas malmené dans la pièce. On la rassura et on lui offrit une loge. En 1888, M. Valincourt prit la direction. Parmi les meilleurs artistes de sa troupe, il faut citer M. Bonarel et Mme Yorelle. Une reprise de la Famille Benqiton eut un vif succès. Le jeune Valincourt était excellent dans le rôle de Fanfan. En janvier 1890, la crise provoquée sur tous les théâtres par l'influenza éclata sur les Variétés et M. Valincourt fut obligé d'abandonner son théâtre, Le Comité de la Presse organisa au bénéfice des artistes de la rue Mercoeur la grande représentation de Carmen, avec Mme Bouland, dont j'ai parlé dans un autre chapitre. La saison 1890-91 se fit sous la direction de M. Berthollot avec une troupe ne renfermant aucun artiste digne d'être spécialement signalé. Au mois d'avril, le théâtre fut acheté par un grand propriétaire, M. Bélier, avec l'intention d'en faire une maison de rapport. Néanmoins, cette transformation n'eut pas lieu, mais la salle resta fermée pendant deux ans. Dans le courant de février 1893, les Variétés rouvrirent leurs portes sous le nom dé Théâtre des Arts, avec M. Ricouard comme directeur. Le prix des places fut augmenté. On ne joua que la comédie et le vaudeville. La troupe était bonne, Les principaux artistes, MM. Blanchet, Howey, Mme Leriche, d'Ickles, de Givry ramenèrent par leur talent le public à la salle de la rue Mercoeur. Pourtant les affaires du directeur ne furent pas brillantes. Après de fréquentes relâches le Théâtre des Arts ferma définitivement ses portes à la fin du mois de mars, A plusieurs reprises, les directeurs qui se sont succédé aux Variétés, et même certains conseillers municipaux, ont demandé que la ville subventionnât ce petit théâtre, Jusqu'ici ces tentatives n'ont encore abouti à rien. Les Variétés sont pourtant utiles a Nantes où nous n'avons pas de troupe de comédie et il serait à souhaiter que la municipalité vînt à leur aide d'une façon quelconque, par exemple en prenant à sa charge le loyer de la salle. Extrait de - Le théâtre à Nantes depuis ses origines jusqu 'à nos jours, 1430 ?-1893 / Étienne Destranges – 1893. 

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 13:28

 

 

Edmond Jamois

 

 

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