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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:53

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:36

 

 

 

 

Solides et Poids.

 

-Nous n'avons trouvé nulle trace de cubage des bois à brûler. C'était à la charretée, à la charge d'homme ou de cheval que le bois se mesurait dans les XIIe et XIIIe siècles. Nous ne saurions fixer exactement la valeur de la summa vel sarcina, mentionnée dans une charte de Léhon de 1223 ; mais une ordonnance de police de Rennes nous apprend que, en 1481, la charge ou paquet de marchandise était fixée à 312 livres. La Bretagne n'avait pas comme la Normandie un luxe de mesures différentes pour la vente du bois : était-ce imprévoyance, ou ce produit était-il tellement commun que longtemps il fut en réalité presque sans valeur ? A partir du XVe siècle, nous voyons employer plusieurs cordes différentes. Celle de St-Brieuc valait en mesures modernes 2 stères 142 ; celle de Lamballe, 2 st. 742 ; celle de Guingamp, 2 st. 999 ; celle de Quintin était de 4 pieds sur 8. En fait de poids, nos recherches nous ont appris peu de chose. Il y avait pourtant là encore diversité de mesures et par suite désordre, puisque le duc Jean V fixait la livre pesant à 16 onces, tant en « balances que à croc » : le duc ordonnait en même temps de faire à Rennes et à Nantes des étalons qui seraient répandus dans tout le pays. Ceci n'empêcha pas Lamballe de garder sa livre de 18 onces (550 grammes 694), Moncontour la sienne de 22 (673 gr. 071), etc. « La livre médicinale » paraît avoir été généralement fixée à 12 onces.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 13:23

 

 

Quelquefois la terre était évaluée en raison de son rendement moyen : à Beauport, au commencement du XIIIe siècle, nous voyons affermer deux gerbes de terre. La mesure établie sur le prix des terres n'était guère plus certaine : qui pourrait prétendre fixer la livrée, librata, la soudée, solidata, le denier, deroes terre ? Au reste, cette façon d'apprécier un objet par sa valeur était assez commune anciennement, et s'appliquait aux denrées : ainsi Ste-Croix de Guingamp recevait chaque jour, en 1190,  duas nummatas panis. Le vague dans les mesures agraires ne s'en tint pas là : comme on avait cru pouvoir calculer la terre arable par la quantité qu'un attelage de deux boeufs en labourait dans un jour, on avait mesuré les prés par hommée, suivant ce qui pouvait en être fauché, par charretée de foin, carrouni. Terra ad unam carrecam, ad duos boves, était celle qui entretenait une charrue ; le boisseau ou boisselet, bucellum, bocellum ; le rauid ou le coustellon, modius ; la emblée ou eriblée ; le minot ; la ruchée, rusca, rmcata, russelata ; le bassin et demi-bassin ; le jesreau ; le demetz ou domal , dimidium ; le godet ou godelée ; la sixte, demi-sixte, sixte-quart ; le pot ; le renot ; la hanapée ; la jallenée ; la poignée. Cherchons leurs contenances dans les principaux fiefs :


 

Goëllo : L'unité de mesure des grains était pour le Goëllo, comme pour le reste de la Bretagne, le boisseau. Dans ce fief, il était comble, marchand ou racle : le premier contenait 1 6 godets (4 décalitres 393) ; le second ; le troisième, (2 déc. 661). Le boisseau marchand pesait 70 liv. La différence entre le comble et le marchand était de 1 /8e ; entre le marchand et le racle, de 1 /7e ; entre le racle et le comble, de 1/4. -Douze boisseaux valaient 1 raye ; 3 rayes ou 36 boisseaux représentaient 1 tonneau. On comptait aussi par seillée et par juste ; la seillée était grande et petite ou ferrée. Deux boisseaux racles ou 1 1/2 comble donnaient la petite seillée ; la grande seillée augmentait de 1/4. La différence entre la petite seillée et la juste était de 1/7e; entre la juste et la grande seillée, de 1/8. Dans ce comté existait encore ce qu'on nommait la « mesure de grenier » : elle consistait, quand la redevance passait 12 boisseaux, à les payer racles et le 13e comble ; au-dessous de 12 à payer, moitié comble, moitié racle.


 

St-Brieuc avait deux boisseaux : l'un ras, pour froment, seigle et pois verts, valait 2 décal. 620 ; l'autre comble, pour blé noir, avoine, orge, pois roux et fèves, donnait 3 décal. 386. Deux ras de S'-Brieuc faisaient le comble de Goëllo ; la mesure de St-Brieuc était donc les deux tiers de celle de Goëllo, dit une enquête de 1550. Le boisseau de St-Brieuc contenait 15 pots ou 322 poignées. Le poids du boisseau de froment était de 40 liv. 4 onces ; celui du pot, de 3 liv. 6 onces ; de la poignée, 2 onces. Quatre boisseaux donnaient la juste, et 12 justes le tonneau, soit donc 48 boisseaux au tonneau de froment. Mais un compte du chapitre de la cathédrale montre les dîmes de St-Donan affermées 8 tonneaux de seigle, valant 416 boisseaux, ou 52 au tonneau. Le quarteron de grosse avoine valait 6 boisseaux ; 7 boisseaux 1/2 de seigle équivalaient à 5, de Goëllo. La Commission intermédiaire des Etats disait, en 1734, que deux de nos boisseaux d'avoine en valaient cinq de Paris.


 

Plouha : La crublée de grain y représentait 2 boisseaux 1/2, d'après un aveu de 1708 ; et, d'après un autre de 1613, 5 crublées de froment faisaient 12 boisseaux. Le raye était le tiers du tonneau.


 

Paimpol : Bien que comprise dans le Goëllo, cette localité avait un boisseau plus fort, 5 décal. 54. Comme dans l'Arranchin, on comptait beaucoup ici par ruchée, qui était la moitié du boisseau. Douze boisseaux formaient le raye et 6 rayes le tonneau. La mesure de Paimpol devint, croyons-nous , celle de l'abbaye de Beauport, lorsque la principale foire eut été donnée aux moines par Conan, frère du comte de Goëllo. C'est ce qui explique comment la « mesure de grenier », originairement réservée aux redevances qui se payaient au comte et à sa famille, s'employait quelquefois dans les rentes payées à cette abbaye. Une enquête de 1 571 le prouve : il s'agissait de retrouver la valeur réelle de la rente due à Notre-Dame de la Fontaine sur le Moulin-aux-Chiens, en Plouvara, par les Le Borgne d'abord, par les Le Cardinal ensuite ; des 1 3 bois seaux de froment à verser chaque année, 12 devaient être racles et le 13e comble.


 

Lanvollon : Il est souvent question de la mesure de cette ville dans les chartes de Beauport ; c'était sans doutecelle de l'archevêque de Dol. Le boisseau, de 14 godets, contenait 4 décal. 696, et le demi-boisseau, 2 décal. 805. Pontrieux : Le boisseau de froment pesait 84 livres ; 1 /6e de plus que celui de Goëllo. Il se composait de 12 hanapées, et contenait 5 décal. 582. La juste, de 2 boisseaux moins 1/8, contenait 9 décal. 763.


 

Lannion : Le boisseau , de 24 écuellées, était l'équivalent de la renée, ou le quart de la seillée ; huit de celles ci donnaient le tonneau. On n'a pas compté moins de trois boisseaux différents à Lannion : deux avaient leurs étalons en pierre. Leurs contenances étaient celles-ci : 6 déc 406, 5 déc. 266, 2 déc. 712.


 

Guingamp : Comme le boisseau de cette ville allait toujours grandissant, surtout depuis que le seigneur en était éloigné, des plaintes et des procès s'ensuivirent, et, après une enquête sur les anciens usages, le Parlement de Paris arrêta, au mois de septembre 1662, que Guingamp aurait deux boisseaux. L'un, destiné au froment, devait avoir 11 pouces 1/2 de roi de profondeur, 16 pouces de largeur au fond et 14 d'ouverture, pesant 64 liv., mesure racle. L'autre pour le seigle devait avoir 12 pouces de profondeur, 16 au fond et 15 à l'ouverture, pesant 63 liv. mesure racle ; la cupidité avait peu à peu amené le poids était évaluée à 60 acres. Il est probable que c'étaient là ces villa terre que signale si souvent le cartulaire de Redon, et dont ceux de Beauport et de St-Jacut vont nous entretenir. Enfin les angula, riota terre, qui apparaissent dans l'enquête de 1181 et dans une charte de Boquen de 1249, ne nous offrent plus aucun sens précis.

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 08:57

 

 

 

 

Pour les surfaces de peu d'étendue, on employait le plus souvent la toise de 8 pieds carrés ; mais s'il s'agissait de mesurer les terres, les dénominations et les acceptions variaient beaucoup. Essayons toutefois de dresser de ces principales mesures un tableau simple et clair : La division qui peut être considérée comme l'unité agraire, celle qui s'est conservée jusqu'à nos jours, c'est le journal, jornales, jornalium. Le glossaire auquel Du Cange a laissé son nom admet que cette expression n'est pas essentiellement différente de juger, jugerum, jujur, arpentum, arapenis, harpenum, acra, quelquefois même campum ou junctus. Dans l'origine, par ces diverses expressions, on entendait l'étendue de terre que deux boeufs pouvaient labourer en un jour, évaluation manifestement très-arbitraire. Cependant l'arpent, que nous trouvons notamment à St-Aubin, à St- Martin, a Ste-Croix, avait une mesure très déterminée : « Ung arpent de terre ou de pré ou de vigne, dit le Livre des Coutumes, Constitutions et Etablissement de Bretaigne, contient 100 pieds de long et autant de travers » ; c'était donc l'ancien scripulum. L'arpent contenait quatre carterons. En 1323, ce pays adopta pour les vignes l'arpent de 120 pieds en en tout sens, suivant la mode d'Anjou, du Maine et du Poitou. L'ancien journal, nous dit Hévin, fut fixé à 60 cordes pour les bonnes terres, et à 120 pour les mauvaises : quelle matière à procès qu'une telle définition. La corde superficielle était alors abutée à 60 pieds en carré, ce qui donnait 34,560 pieds au journal de bonne terre, et 69,120 pour les mauvaises. On estime que la substitution du pied de roi au pied ducal diminua d'un tiers environ nos mesures de superficie. La coutume de Bretagne, à l'art. 263, fixe le journal à « 20 cordes de long sur 4 de laize, chacune corde de 24 pieds de roi ». A proprement parler, nous ne connaissons pas de multiples du journal ; nous savons seulement que 35 journaux comptaient pour un feu de fouage. Quant aux subdivisions, elles ne sont pas moins variables que l'unité elle-même. Ainsi la première, le sillon, sulcus, seillonus, seiclow, était le seizième de l'ancien journal, selon Hévin, le vingtième ou même le vingt-et-unième suivant Bélordeau ; un aveu de la terre de La Vieuville, en Quessoy, constate que, dans le Penthièvre, le journal comprenait 24 sillons. Les registres de la paroisse de Pléguien distinguent « les grands sillons des sillons de charruage » : ils ajoutent que dix-neuf des premiers, plus trois brégeons, occupent une superficie de 49 cordées 1 /4 ; que quatorze et demi des seconds occupent 47 cordées, et que douze des mêmes contiennent 34 cordées. En 1604, des experts mesuraient dans la forêt de Plounez « 1,670 seillons de 48 pas de long sur 5 pieds de leize, donnant à raison de 36 seillons au journal de mauvaise terre, soit en tout 48 journaux 1/6e ». La corde, la plus usitée des fractions du journal, multipliée par 30, reproduisait cette mesure, avons-nous dit ; multipliée par 3 3/4, elle donnait le sillon, seiclow. Au pays nantais, on ne comptait que 44 cordes au journal. « La corde contient six vingt piez ; assise par six vingt fois vaull 14,400 piez », dit la très-ancienne Coutume, et elle ajoute : « chacune corde est de seize toize, la toize de six piez ». Quelquefois, mais rarement, nous avons vu, comme aux titres de Guémadeuc, le journal évalué en toises carrées : il en contenait 128. La raie, qui se confondait peut-être avec le bregeon, était le seizième du sillon ; soit 0,405 d'ares. Puisque 50 verges valaient le seizième du journal, celui-ci se compoposait de 800 verges ou vergées, virga, virgata, virguda terre ; la perchée ou perche superficielle, perca, percata, variait de 256 à 625 pieds carrés, d'après ce que nous avons dit plus haut. « La gaulée a trois fois soixanteneuf perches de terre, chacune perche de 24 pieds, vaut en pieds 1896 », dit encore le manuscrit précédemment cité. Nous ne saurions préciser Yathomos. La terre était souvent évaluée par la quantité de grains nécessaire à son ensemencement : ainsi le modius ou modietas, terre, que Vitruve évaluait à 120 pieds, n'est pas rare dans nos chartes. On en comptait d'ordinaire trois au journal. La moitié du modius de terre était l'ouche, ochia, ocha, hocha ; c'était donc l'équivalent de la raie, ou le sixième du journal. On disait aussi dans le Goëllo, une ruchée de terre, ruscata terre : nous verrons bientôt ce que valait cette mesure comme capacité

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 15:51

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 12:52

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 12:20

 

 

Le Presbytère de Dolo d'après éditions Le Flohic

 

Le V Thermidor an VII

Les habitants de Dolo, professant la religion catholique, apostolique et romaine aux représentants du peuple français.

 

« Citoyens législateurs, de tous les fléaux qui, depuis quelques années, désolent notre patrie, celui qui, par ses désastreux et incalculables effets doit plus particulièrement fixer votre attention, c'est sans contredit, la dépravation des mœurs, suite du fanatisme irréligieux, auxquels nous devons attribuer tous nos malheurs. Témoins et justement alarmés de ses progrès, convaincus qu'on ne saurait y apporter un trop prompt remède, nous vus adressons sur ce sujet, nos réclamations et nos vœux. Législateurs, il est aussi simple que facile ce remède que nous sollicitons aujourd'hui, c'est le rétablissement de l'antique religion de nos pères et le rappel de ses ministres. » Signé : Jacques Botrel, Marc Botrel, P. Botrel.

 

 

Lors de l'enquête menée en 1802-1803 par le préfet Boullé, on apprend que le désservant de Dolo se nomme Yves-François Tual. Âgé de 55 ans, né à Plémy ; à Dolo depuis le 27 floréal an IX. Autrefois curé, aujourd'hui simple prêtre. Insermenté, déporté. Peut rester comme curé, dans la paroisse qu'il occupe.

 

 

 

Détails du bénitier XVe -église de Dolo

 

 

 

Nomination aux succursales en 1803 : pour Dolo, il y eu de nombreuses tractations, Mgr Cafarelli évêque de Saint-Brieuc désigne d'abord M. Alexis-Pierre Richard, 46 ans, puis, comme le préfet désirait voire appeler dans cette commune, Louis-Marc Dobet, 35 ans, pour la raison que « puisqu'il est nécessaire de placer les ci-devants constitutionnels, il convient de les placer là où ils conviennent. » L'évêque propose alors de laisser dans cette paroisse M.Tual, ancien curé « qui paraît vouloir conserver sa place » écartant absolument M. Dobet, « qui a été canonnier dans le pays au cours de la Révolution et est étranger au ministère qu'il n'a repris que depuis un an ». Finalement. Ce fut Yves-Denis Kerauffray, 61 ans, ancien recteur de Tréfumel qui fut nommé desservant de Dolo ce 16 janvier 1804. Ce dernier était né à Vannes le 21 février 1742 de Me Yves, procureur au présidial de cette ville e de Catherine-Joseph Pichon. Résolument hostile aux réformes en vigueur, il refusa de prêter serment à la constitution, déclarant : « Que ne puis-je vous donner l'exemple et faire aujourd'hui le serment que l'on exige des ecclésiastiques en fonctions ? Mais comment faire ce que la majorité des évêques et des pasteurs regardent comme un scandale, pour ne pas dire une apostasie. ». A maintes reprises Yves-Denis Kerauffray montra sa défiance à l'égard du pouvoir, et il finit par se retirer en son évêché natal avant de gagner l'Espagne où il s'exila, le temps que la révolution fut passée. Messire Kerauffray fut transféré en mai 1805 à la cure de Saint-Jouan-de-L'Isle, il y mourut en fonctions le 3 mars 1813.

 

 

 

 

Ci-dessus, signature de Yves-Denis de Kerauffray, alors en poste à Tréfumel.

 

D'après notes laissées par l'abbé Auguste Lemasson.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:40

Illustrations tirées de l'ouvrage de l'abbé Auguste Lemasson : Histoire du Pays de Dinan. Croquis de Frotier de la Messelière, l'abbé Le Guen, Jos Gwennic.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 14:57

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 10:16

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