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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 15:14

Deux précédents articles nous avaient permis de prendre connaissance des possesseurs de la seigneurie de Saint-Régent en Lanrelas (voir histoire de Lanrelas, page n° 5, manoir de Saint Régent), et de l'attentat commis contre Bonaparte par ledit Perrot de Saint-Régent (voir Lanrelas : le procès de Robinault de Saint Régent). Voici à présent les derniers moments du Chef Chouan, avant d'être guillotiné…. Limoëlan de Beaumont, Lahaye de Saint-Hilaire, Coster de Saint-Victor , Sangé, Bourgeois et Soyau, tous six contumaces, étaient condamnés à la peine de mort ; Pierre Robinault, dit Saint Régent, dit Pierrot, dit Pierre-Martin, dit Soyer ou Sollier, ancien officier de marine et chef de division dans l'armée de Georges ; Carbon, dit le Petit-François, dit Constant, accusés présent, étaient également condamnés à mort ; Leguilloux et sa femme, la femme Vallon, sœur de Carbon, la veuve Goyon de Beaufort et la demoiselle Duquesne, à trois mois d'emprisonnement pour n'avoir point fait à la mairie de leurs arrondissements la déclaration qu'ils avaient logé Saint-Régent et Carbon ; Collin, officier de santé, à trois mois de prison et cinq cents francs d'amende, pour n'avoir pas averti le commissaire de police de son quartier des soins qu'il avait été appelé à donner à Saint Régent ; Baudet, M. et madame de Lavieuville, les demoiselles Goyon de Beaufort et Champion de Cicé, les filles Vallon étaient acquittés. Carbon et Saint-Régent se pourvurent en cassation. Leur pourvoi fut rejeté le 19 avril (30 germinal), le lendemain 20 avril (1er floréal), ils furent conduits au supplice. Ils avaient demandé un confesseur, et leur dernier vœu fut exaucé. Dès la veille au soir, la visite du prêtre leur avait appris qu'ils n'avaient plus qu'une nuit à vivre. Lorsque l'exécuteur se présenta dans leur cachot, il les trouva en prières. Carbon paraissait résigné ; Saint Régent, au contraire, était pâle et très-abattu. Cependant, quand la sentence lui eut été lue, il fit un effort pour recouvrer sa fermeté, et il annonça à tous ceux qui se trouvaient là qu'ils le verraient mourir avec le courage d'un soldat. -Cette promesse, il ne devait pas la tenir. Le caractère odieux du crime des deux condamnés avait attiré une foule immense à leur exécution, et, tant que dura le trajet, cette foule les pour suivit de ses malédictions. Saint-Régent chercha d'abord à tenir tête à l'exaspération populaire ; mais peu à peu, sa conscience s'unissant aux voix qui le poursuivaient, son front s'inclina, il ne répondit plus (m'en balbutiant aux invectives. -La vue de l'échafaud l'acheva, ses jambes avaient peine à le soutenir, sa respiration était devenue haletante, son œil égaré ; il fallut le soutenir pour l'aider à gravir les marches de l'échafaud où Carbon l'avait précédé. -Sur la plate-forme, il essaya de jeter un cri au peuple, mais la voix lui manqua ; il ne fit entendre qu'un son rauque et étouffé qui expira sur ses lèvres.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 12:14

Et pour ce, que les banquets & festins de noz antecesseurs se offrent, il faut penser, que non moins estoyent de bonne doctrine, que bien instruicts, non que je vueille mesurer la consequence dun banquet, en varieté, & magnifique apparat de mangeries, choses que ne cognoissent ces bonnes gens : car leur estoyent incongnneuz, Poyure, Safran, Gingembre, Canelle, Myrabolans à la Corinthiace, Muscade, Giroffle, & autres semblables resueries, transferees des Villes en noz Villages, quelles choses tant sen fault, quilz nourissent le corps de lhomme, quilz le corrompent, & ou tout mettent au neant, sans lesquelles, toutesfois un banquet de ce siecle est sans goust, & mal ordonné, au jugement trop lourd de lignare & sot peuple.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 18:11

 

 

Lucien Simon 1861-1945

 

 

 

Marguerite Paulet 1900-1979

 

 

 

Alfred Beau  1829-1907

 

 

 

Pierre de Belay 1890 -1947

 

 

 

Eugène Boudin 1824-1898

 

 

 

Henri Alphonse Barnoin 1882-1940

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 17:47
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 10:23

 


Les armes : d'argent, à trois feuilles de houx de sinople, parti de Stuer, d'argent, au sautoir de gueules. Extrait en partie du Mémorial de M. l'Abbé d'Estries, année 1754, p. 177 & suiv.

Quelen : Terre en Bretagne, qui est une ancienne Juveigneurie de Porhoet.

Le terme de juveigneurie, suivant l'Abbé d'Estrées, a la même qualification que celui de parage en d'autres Provinces. II y a deux Familles du nom de Quelen dans l'Evèché de Saint-Brieuc. De la première étoit Jean de Quelen, connu par un acte original du mois de Février 1278. Immédiatement après lui, deux frères formèrent deux branches. L'aîné laissa aussi deux fils ; mais de ces fils le premier ne laissa qu'une fille, nommée Constance de Quelen, qui porta, pour dot, le domaine patrimonial de sa Maison, à son mari Olivier, Seigneur de Liniac , Chevalier, d'une naissance distinguée dans la Province: elle étoit veuve en Novembre 1365, lorsqu'elle testa. De cette alliance il ne sortit pareillement qu'une fille, -N... de Liniac, mariée à Guillaume Coupu, Seigneur de la Coupuaye, par qui le sang de Constance de Quelen pasl'a successivement, de fille en fille, dans les Maisons de Dinan, Malestroit, du nom de Raguenel, Chastel, Montejean, Tillieres, &, par cette derniere, dans la Maison de Salm, & dans la branche ducale de Lorraine, tandis que le nom de Quelen fut perpétué par la branche qu'avoit formée le grand-oncle de la même Constance de Quelen.

Celui qui de son tems en devint le chef, fut Eon de Quelen, fils de son grand-oncle, qu'elle rappelle dans son testament. Il répara les désavantages de la juveigneurie de son pere, en épousant Peronne de Herbaut, qui lui porta la Terre du Broutai, & elle paroît avec lui dans un acte original du mois de Février 1362. Divers mariages, que ses descendans contractèrent successivement, mirent d'autres Terres dans la Maison ; mais celle du Broutai en a été le premier domaine jusqu'au milieu du dernier siècle, qu'elle fut érigée en Vicomté, en Décembre 1650, & vendue depuis. Cette Maison s'est toujours soutenue dans un grand éclat, soit par les alliances qu'elle a faites, soit par la fidélité qu'elle a témoignée au Souverain, & par les honneurs qu'elle a mérités de fa part tant sous les derniers Ducs de la Maison de Dreux, que depuis que nos Rois ont eu la Seigneurie directe de la Province, par l'union de ce Duché à la Couronne.


 

Jean de Quelen, Seigneur du Broutai, fils aîné d'Eon, & neuvième ayeul du Comte de la Vauguyon, avoit épousé Anne le Voyer, Dame de la Ville-bouquaie, & autres Terres, dont la mere étoit Marguerite du Cambout-Coislin, & qui paroît avec son mari dans des actes des mois de Février 1368, & de Septembre 1371. En 1379. Jean de Quelen fut député de la Noblesse de Bretagne, avec Etienne Goyon de Matignon, Seigneur de Launay-Bosquien, l'un des Maréchaux de Bretagne, 8c autres Seigneurs, vers le Duc Jean IV, Comte de Montfort, qui s'étoit retiré en Angleterre, en conséquence de la confiscation que le Roi Charles V avoit faite du Duché de Bretagne l'année précédente.


 

Un autre Jean de Quelen & Thomas de Quelen, ses fils, servirent le même Monarque, & le Roi Charles VI, dans leurs guerres, & l'on a un témoignage de leur fidélité au vrai Souverain de l'Etat, en plusieurs actes domestiques qui font munis de sceaux, où le cimier de leur écusson est orné d'une couronne à trois fleurs de lis, ce qui montre qu'ils avoient été particulièrement voués au service du Monarque. Olivier de Quelen, Seigneur du Broutai, frère aîné du VIIe ayeul du Comte de la Vauguyon, mourut, sens postérité, en 1464. II étoit, à son décès, Chevalier de l'Ordre du Duc d'Orléans, & de celui du Duc de Bretagne, Grand-Chambellan de ce dernier, Grand-Maître de l'Artillerie, & Capitaine-Général des Francs-Archers, c'est-à-dire, des Milices du Duché.


 

Alain, autre frère dudit Olivier de Quelen, fut Grand-Aumônier de la Duchesse Marguerite de Foix, mere à Anne de Bretagne, femme des Rois Charles VIII & Louis XII. Olive de Quelen, leur sœur aînée, fut Religieuse en l'Abbaye de Saint-Georges de Rennes, qui n'étoit anciennement composée que de filles, toutes de la première qualité, & mourut Abbesse de la même Abbaye. Une autre sœur, nommée Jeanne de Quelen, avoit été mariée, dès 1444, à Jean Ier, Seigneur du Cambout, sixième ayeul à Armand du Cambout, Marquis de Coislin, créé Duc 8c Pair en 1663. François db Quelen, Seigneur du Broutai, petit-neveu d'Ouvier, & cinquième ayeul du Comte de la Vauguyon, épousa, le 4 Décembre 1520, une fille de Thomas Cadoret, Seigneur de Stuer, Echanson ordinaire de la Reine Aine de Bretagne, & Maître de l'Artillerie du Duché, Seigneur issu d'une des plus anciennes races du pays de Porhoet, & substitué au nom de Stuer, par succession d'une ancienne Maison de ce nom, dont une branche s'étoit établie en Saintonge sur la la fin du XIVe siècle, & a produit postérieurement Paul de Stuerde-Caussade, Comte de Saint-Mégrin, l'un des Favoris du Roi Henri III, & Jacques de Stuer-de- Caujsade, Comte de la Vauguyon, Chevalier des Ordres, Lieutenant-Général des Armées, &. mort le 17 Août 1671, l'un & l'autre substitués au nom de Caujsade, en Querci. Enfin Grégoire de Quelen, Seigneur du Broutai, bisayeul du Comte de la Vauguyon, fut Gentilhomme de la Chambre des Rois Henri IV & Louis XIII, Lieutenant de Roi au Gouvernement de Rennes, & marié, dès le 8 Juillet 1607, avec une fille de Christophe Fouquet, Seigneur de Chalain en Bretagne, Président à mortier au Parlement de Rennes, frère aîné du trisayeul du Maréchal de Belle-Isle, Duc de Gisors, & de Barthelemi de Quelen, Seigneur Vicomte du Broutai, son grand-pere. II mourut à Douay le 13 Juillet 1667, étant nommé Lieutenant-Général des Armées. Il avoit été fait Colonel du Régiment de Navarre le 20 Juin 1651, Maréchal-de-Camp le 16 Janvier 1652, & Capitaine-Lieutenant de la Compagnie des Chevaux-Légers de la Garde de la Reine Anne d'Autriche, le 15 Mai 1653. Barthelemi de Quelen avoit épousé, le 19 Avril précédent, Marie de Stuer-de-Caujsade, sœur de Jacques de Stuer-de-Caujsade, Marquis de Saint-Mégrin, tué à Paris au combat du Fauxbourg Saint-Antoine, le 2 Juillet 1652, & unique héritière de Jacques de Stuer-de-Caujsade, Comte de la Vauguyon, Chevalier des Ordres du Roi, leur pere, mentionné ci-dessus. C'est en cette qualité de petit-fils de Marie de Stuer -de-Caujsade, que le Comte de la Vauguyon a eu l'honneur d'être unique héritier & représentant, d'aîné en aîné, des anciens Princes de Bourbon-Carency, cadets de la Maison Royale de Bourbon. Cette Marie de Stuer-de-Caujsade avoit eu en effet pour grand'mere paternelle, Diane d'Ejcars, petite-fille d'isabelle de Bourbon, héritière unique de la ligne de ces Princes de Carency, & avoit pareillement réuni en sa personne les droits de leur sang & de leur hérédité. A cette auguste prérogative, qui ne se trouve aujourd'hui dans aucune autre Maison du Royaume, le Comte de la Vauguyon, pere de ladite Marie de Stuer-de Caujsade, ajouta, par son testament du mois d'Octobre 1670, une substitution des noms de Stuer & de Caujsade, & de tous ses biens, en faveur de Nicolas, qui fuit, fils unique, qu'elle avoit eu de son premier mariage avec Barthelemi de Quelen. Elle épousa, 2°. le 15 Janvier 1668, André de Bethoulat, Seigneur de Fromenteau, appelle depuis Comte de la Vauguyon, par sa femme, fait Chevalier des Ordres du Roi en 1688, Conseiller d'Etat ordinaire, & Ambassadeur en Espagne. Elle mourut le 1 3 Octobre 1693, sans enfans dece mariage ; & lui, le 29 Novembre suivant.

Nicolas de Quelen-de-Stuer-de-Caussade, appelle le Comte de la Vauguyon après la mort de sa mere, se conforma aux dispositions de son grand-pere maternel, en joignant à son propre nom non-seulement celui de Stuer, mais encore celui de Caujsade, à la substitution duquel la Maison de Stuer s'etoit trouvée appellée en 1558 ; & mourut le 7 ou 8 Janvier 1715, dans la 68e année de son âge. II avoit épousé, le 1 Octobre 1703, Madelene de Bourbon, tante du Comte de Bourbon- Buffet d'aujourd'hui, Maréchal-de-Camp, & premier Gentilhomme de la Chambre de M. le Comte d'Artois, fille de Louis de Bourbon, Comte de Busset, Baron de Chaflus, Lieutenant- Général de l'Artillerie, & de Madelene de Btrmondet- d'Oradour. De ce mariage sont issus:


 

-1. Louis de Quelen-de-Stuer-de-Caussade, né le 11 Novembre 1704, connu sous le nom de Prince de Carency, lequel, fait Mestre-de-Camp de Cavalerie le 11 Octobre 1722, est mort, fans alliance, le 26 Août 1730, âgé de 25 ans ;


 

-2. Antoine-Paul-Jacques, qui suit.


 

Antoine-Paul-Jacques de Quelen, chef des nom & armes de fa Maison, en haute Bretagne, né le 7 Janvier 1706, aussi substitué à ceux de Stuer & de Caujsade, unique héritier & représentant, d'aîné en aine, des anciens Princes de Bourbon- Carency, Comte titulaire de la Vauguyon en Poitou, Seigneur Baron de Tonneins en Agenois, Seigneur-Châtelain de Saint-Mégrin en Saintonge, & de Quelen en Bretagne, Vidame de Sarlat, second Baron de Querci, Lieutenant-Général des Armées du Roi, Chevalier de ses Ordres, &. d'abord appellé le Marquis de Saint-Mégrin, fait Capitaine de Cavalerie au Régiment de Noailles le 15 Juin 1719, Colonel du Régiment de Beauvoifìs le 25 Novembre 1734, Brigadier le 20 Février 1743, Menin de feu M. le Dauphin en Février 1745 Maréchal-de-Camp le 1er Mai suivant; Gouverneur de Dourlens en Picardie, le 14 Novembre 1747; Lieutenant-Général des Armées du Roi le 10 Mai 1748 ; Gouverneur de Cognac, en échange de Dourlens, le 6 Juin 1750 ; nommé Chevalier des Ordres le 1 Janvier 1753, reçu Ie 2 Février suivant ; créé Duc & Pair de France le 25 Août 1758, premier Gentilhomme de la Chambre de M. le Dauphin, aujourd'hui Louis XVI, & de M. le Comte d'Artois, & Maître de la Garde robe de ces deux Princes, est mort à Versailles le 4 Février 1771, dans la 66e année de son âge. II avoit épousé, le le 23 Mars 1734, Marie Françoise de Bethune-Charost, seconde fille du Duc de Bethune, née le 27 Août 1712, dont pour fils unique :

Paul-François de Quelen-de-Stuer-de-Caussade, né le 30 Juillet 1746, appelle le Marquis de Saint-Mégrin, Gouverneur de Cognac, &, depuis la mort de son pere, Duc de la Vauguyon, un des anciens Menins du Roi Louis XVI, nommé, le 11 Mai 1776, Ambassadeur auprès des Etats Généraux des Provinces-Unies. Il a épousé, le 14 Octobre 1766, Antoinette-Rosalie de Pons, fille de Charles-Armand, Comte de Roquefort, dit le Vicomte de Pons, Brigadier des Armées du Roi, & de Gabrielle-Rosalie le Tonnelier-de-Breteuil, dont un fils, né le 20 Juin 1768.


Les armes : d'argent, à trois feuilles de houx de sinople, parti de Stuer, d'argent, au sautoir de gueules. Extrait en partie du Mémorial de M. l'Abbé d'Estries, année 1754, p. 177 & suiv.

 

 

Paul-François de Quelen-de-Stuer-de-Caussade, appartenait à cette première Maison de Quelen

C'est, suivant le même Auteur, cité ci-dessus, une autre Maison qui y a possédé anciennement une Châtellenie de ce nom, située dans la paroisse de Duault, au Diocèse de Quimper, & qui porte des armes différentes de celles de la Maison de Quelen en haute Bretagne, dont on vient de parler ; mais qui ne paroît pat pour cela avoir eu originairement une autre source. Quelques Auteurs ont même pretendu que celle-ci n'étoit qu'une branche cadette de l'autre, mais dès qu'il est prouvé que la Terre qui a donné le nom à la Maison de Quelen en haute Bretagne, est originairement une Juveigneurie de Porhoet, elle ne peut être sortie d'une autre Terre ni d'une autre Famille ; & il est plus vraisemblable qu'un de ces cadets a porté son nom dans la Basse- Bretagne, d'autant que le vrai nom de la Terre, située dans cette partie de la Province, est Duault-Quelen, & qu'il y a en Basse - Bretagne une ancienne Maison de Duault, qui a possédé cette Terre, & dont il existoit encore quelques cadets au commencement du XIVe siècle. Au reste, les Seigneurs de Quelen, en Basse-Bretagne, n'ont pas été moins distingués que les autres, tant par le rang qu'ils ont toujours tenu dans la Province, que par les alliances qu'ils y ont faites. De quatre sœurs qu'avoit le fameux Tannegui du Chastel, Vicomte de la Belliere (voir le château de la Bellière à la Vicomté sur Rance), Grand-Ecuyer de France sous Charles VII, & ensuite Grand -Maître de la Maison du Duc de Bretagne, l'une avoit épousé Henri, Sire de Nevet, l'un des ancêtres de la Comtesse Douairière de Coigny. Une autre, nommée Jeanne du Chastel, fut mariée, le 16 Février 1450, c'est-à-dire en 1451, à Yves, Seigneur de Quelen & de Vieux-Chastel en Basse Bretagne, dont le petit-fils fut créé Baron en 1512. Deux branches aînées de cette Maison sont fondues successivement dans celles de Lannion, de Carcado & de Brehan-Plelo, qui en possedent encore les Terres. II n'en reste que quelques branches cadettes, dont le chef est Maurice-Louis de Quelen, Chevalier, Seigneur de la Ville, au Diocèse de Tréguier, Procureur-Syndic de la Noblesse des Etats de Bretagne, connu sous le nom de Comte de Quelen. II est fils aîné de Jacques de Quelen, déclaré noble, & issu d'ancienne extraction, en 1668, & maintenu dans le droit de porter des armoiries timbrées, en conséquence des titres qu'il avoit présentés depuis 1404 ; petit-fils de Claude de Quelen, Ecuyer, Seigneur de la Roche-Saint-Bihi, lequel avoit pour frère aîné Gilles de Quelen, héritier principal ; arriere-petit-fils d'Onvier de Quelen, Chevalier, Seigneur de Saint-Bihi, de Murs en Anjou, de Mauni & de Pellen. Cet Olivier avoit pour pere & mere Yves de Quelen, Seigneur de Saint-Bihi & de Murs, & Jeanne Jourdain, Dame de Pellen. Yves étoit fils de René de Quelen, Ecuyer, Seigneur de Saint-Bihi, dont la sœur, Jeanne de Quelen, Dame de la Grange, ratifia en sa présence, le 15 Mai 1540, le partage qui lui avoit été présenté de la succession paternelle de Jean de Quatrebarbes, Seigneur de la Rongere, de Meurs & de Quistillic. Quant à Maurice-Louis de Quelen, Procureur-Syndic de la Noblesse des Etats de Bretagne, il a épousé, le 26 Août 1722, Hélène Berthou, dont, entr'autres enfans :


 

Jeanne de Quelen, née le 18 Octobre 1723, reçue à Saint-Cyr, sur les preuves de fa noblesse, le 14 Mai 1735 ;


 

-Sainte-Claude de Quelen, née le 27 Septembre 1714, reçue dans la Maison de l'Enfant Jesus à Paris

 

 

Monseigneur Hyacinthe-Louis de Quélen, archevêque de Paris de 1821 à 1839, appartient à cette seconde Maison de Quelen.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 13:26

Autres qui là & ça volants, descouvrent le Renard, dont le plus souvent, avec la chorde de l'aurichat tendue, avez la peau. Vous monstrent daucun signes futurs, avec autres pronostiques, que avez de nature, & par communes coustume aprins, comme le Héron triste sur le bord de leaue, & ne se mouvant , signifie Lhyver prochain : larondelle volant près de leaue, predict la pluye, & volant en lair beau temps. Le Geai se retirant plus tost, que accoutumé sent Lyver qui approche. Les Grues volans hault sentent le beau temps, & serain. Le Pivert infailliblement chante devant la pluie. La Chouette chantant durant la pluye, signifie le beau temps et clair….

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 12:55

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 11:22


 

A Vannes, 1420, 29 septembre. -  « Jehan… à touz...salut. Savoir nonobstant que par la Coutume de Bretagne, dans les successions nobles, les puînés ne subissent rien avoir si ce n'est du consentement de leur aîné ; néanmoins pour la grant amour que toujours avons eue et avons envers notre chier et très amé frère germain Richard de Bretaigne, et afin d'entretenir de bonnes relations entre lui et nos enfants, ses neveux, nous lui avons octroyé en perpétuelle en perpétuel, le nombre et somme de six milles livres de rente, tant en Bretaigne que en France, plus trante mille livres, une fois donnée/ Pour faire l'assiette de six mille livres de rente, Jean V donne à Richard : les chastels, ville, forteresse et chastellenie de Cliçon et de l'Espine Gaudin, confisquée sur Marguerite de Cliçon, tout le droit et action que nous avons...ès chastel, chastellenie, ville, terres et seignories de Courtenay, siis en France, estimé six cent livres de rente ; les chastel, ville, forteresse et chastellenie de Houdanc, sise oud. païs de France, en nostre co(n)té de Montfort, avec la jouissance des fruits depuis le dix et neuffyesme jour de decembre derroin passé, auquel jour nous lui transportasmes lesd. six cent livres de rente et lesd. chastels et chastellenies de Houdanc…-En tesmoign de ce, nous avons fait mettre et apposer à ces présentes, delibérees et leues de mot en mot en nostre general parlement tenu en nstre ville de Vennes, nostre scel en laz de soye et cire vert. Par le duc, (Et sur le replis) de son consentement, en son grant conseil, son general parlement tenant. -Yvette -(Et au dos). Le second jour d'octobre, l'an mil CCCC et vignt, ou general parlement tenu à Vennes, furent cestres lettres publiées, le VIIe jour dud. moys d'octobre, presenz : prelaz, barons et autres estaz dud. Parlement, furent cestres lettres publiées, confermées et auctorisées et reservacion faicte que la donnaison faicte à Mgr le duc de Montfort des terres de Olivier de Blays, ses frères et leur mère, ne doit porter prejudice à mond. sgr Richard ne à ses droiz touchant l'effect de cestre lettre »- J. Garin.

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 11:47

 

 

Andel
 

 

 

Coëtmieux

 

 

 

Meslin

 

Tregenestre

 

 

Landéhen

 

 

Maroué

 

 

La Malhoure

 

Noyal

 

La Poterie

 

Lamballe

 

Quintenic

 

Saint-Aaron

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 08:55

Celuy estre mauvais laboureur, qui achetoit ce que son champ pouvoit produire. Mauvais le père de famille, qui faisoit ce le jour, que la nuict eust peu faire, sinon dea qu'il eust esté empesché par lintemperie de lair : plus mauvais estimoyent celuy, qui plus tost besongnoit à la maison, que aux champs, comme desdaignant la coutume. Et mest advis abvoir ouy dire d'un antique Laboureur accusé de ses voysins, disans quil avoit empoisonné leurs belds, parce que le sien estoit demeuré garanty et les leurs gastez & sans fruict, lequel preudhoms (sachant à tort tel crime luy estre imposé) amena en plein jugement sa fille, de force inestimable, ses boeufs graz et refaicts, son soc rondement aceré, son coultre très bien appoincté, disant que c'estoit sa poison & mauvais art de ainsi accoustrez les bleds.

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