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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 07:09

 

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 05:21

 

Juilé ne s'en va pas sans son tourné (sans son grain mûr)

 

 

La fontaine de Saint-Lunaire au bourg du même nom était lieu de pèlerinage pour la guérison des maux d'yeux. Les pèlerins venaient à Saint-Lormel, près de Plancoët, invoquer Saint-Lemaire, pour la guérison des yeux se lavaient la partie malade avec l'eau d'un puits aménagé sous la chaire. Au Quiou aussi, Saint-Lunaire guérissait était pareillement évoqué.

 

 

Saint Bonaventure était jour de fête des Tissier, Saint Loup guérissait du mal de la peur, Sainte-Marguerite était invoquée par les femmes en couches, elle préservait les enfants de la piqûre des v'lins, on l'invoquait aussi pour endormir ls enfants. 

 

 

A la Sainte Madelaine

 

La faucille dans l'aveine. 

 

 

 

 

Sainte Anne, patronne de la Bretagne, était un jour peu chanceux; il ne fallait, ni charruer, ni grimper dans les arbres, car on s'exposait alors à un malheur. Outre le pèlerinage de Sainte Anne d'Auray, celui de Sainte Anne près du Rocher à Dinan -Quévert,  était très fréquenté.

 

 

A Pommeret, était organisée une procession de femmes et de filles, on prétendait qu'en guise de lithanie les filles clamaient  :

 

Sainte Anne des Ponts-Garniers, dites nous

 

Y  aura 'ti des homms pour nous  ?

 

Ce à quoi une femme trois fois veuve répondait : 

 

Pour mè, j'en ai vu trée

 

Ma part en est lichée

 

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 12:30

 

 

Soeur Saint-André née Marie-Anne Petitbon

 

Nous avons eu l'occasion d'aborder le dossier consacré à la fondation de la Communauté Sainte Marie de Broons (voir histoire de Broons, page n° 10 - histoire de Broons, page n° 8). Les soeurs Lemarchand furent très impliquées dans cette démarche, l'une d'elles, Louise, fut directrice de cette communauté religieuse jusqu'en 1838, date de son transfert en la localité de Plestan. Celle qui lui succéda était elle même issue d'une honorable famille bourgeoise broonaise : Marie-Anne Petibon. C'est à Broons, au manoir de la Cavée que naquit celle-ci le 26 juillet 1810. Acte de naissance ci-dessous.

 

 

 

Son père, Louis Petibon, qui habitait le manoir de la Cavée (voir histoire de Broons, page n° 18exerça longtemps dans la petite de Broons les délicates fonctions de juge de paix, sa mère Angélique Morice, chrétienne fervente et femme distinguée, ne voulut confier à personne le soin de la première éducation de ses quatre filles. C'est  à l'Institution Delaunay, dans la ville de Rennes que Marie-Anne Petitbon étudia. Elle y remplaçait sa soeur aînée, Angélique Petibon, dont ses maîtresses avaient gardé le plus tendre souvenir. C'est en 1835 que Marie-Anne Petibon décida de rentrer dans les ordres religieux, la jeune postulante avait alors 25 ans. Son noviciat était commencé depuis longtemps. Deux ans plus tard, en 1837, ses parents renouvelèrent leur sacrifice en assistant à sa profession solennelle de religion. A partir de ce moment, Marie-Anne Petibon disparaît pour faire place à Mère Saint-André. Jusqu'alors ses vertus et ses talents avaient brillé dans toutes les positions qu'elle avait successivement occupées. Elève à Rennes, elle était le modèle de ses compagnes. Aussi, dès qu'elle fut professe, le vénérable fondateur, M. Fleury, la nommant maîtresse des novices, lui confia la mission de former à la vie religieuse les jeunes filles que la main de Dieu dirigerait vers l'humble maison de Broons. Un an après sa profession, en 1838, la Révérende Mère Saint-André fut élue supérieure générale de la Congrégation des Filles de Sainte- Marie. Cette marque d'estime et de confiance lui a été continuée, sans aucune interruption, jusqu'à sa mort. Neuf élections successives ont ratifié le choix fait par M. Fleury. Pour bien comprendre la part qui revient à la Mère Saint-André dans l'extension rapide et l'accroissement continuel de sa chère Congrégation, il est nécessaire de jeter un coup d'oeil sur ses humbles commencements. Il devint alors possible de multiplier les fondations et de répandre au loin l'influence de la Communauté. En 1844, les Filles de Sainte-Marie s'établissent à Corseul ; en 1847, elles sont appelées à Caulnes et à Plénée-Jugon. Dès l'année 1851, elles fondent des maisons dans le diocèse de Rennes, puis dans celui de Vannes. En 1858, elles envoient des Soeurs au diocèse de Bourges ; plus tard, à celui de Beauvais. Chaque année des essaims de religieuses partent de la maison de Broons et s'en vont dans les provinces voisines et jusqu'au centre de la France, afin de porter aux enfants du peuple l'instruction chrétienne qui seule peut leur procurer la paix sur la terre et le bonheur au Ciel.   Le lundi 26 juillet 1886, jour où l'église célébrait la fête de son auguste patronne, jour où la chère malade entrait dans la soixante-dix-septièrne année de son âge, sainte Anne, envers laquelle elle eut toujours une tendre dévotion, est venue elle même chercher sa belle âme, pour terminer dans les joies du Ciel la fête commencée dans les épreuves de la terre.

 

 

 

Acte de décès de Marie Anne Petitbon -soeur Mère Saint-André

 

 

Les obsèques de la Révérende Mère Saint-André ont eu lieu le jeudi, 29 juillet, à 10 heures, dans la chapelle de la Communauté de Broons (ci-dessus). En l'absence de Monseigneur, la cérémonie funèbre a été présidée par M. Dubourg, vicaire général, délégué par Sa Grandeur. Cette cérémonie a revêtu le caractère qui convenait le mieux à la mémoire de la vénérée défunte : elle a été pieuse et simple en même temps qu'imposante. Deux cents religieuses environ unissaient leurs prières pour le repos de l'âme qui venait de paraître devant Dieu. Plusieurs Congrégations étrangères étaient venues partager le deuil des Filles de Sainte-Marie. Les Soeurs de Charité de Saint-Vincent de Paul, les Filles du Saint-Esprit et les Religieuses de la Providence de Saint-Brieuc avaient voulu donner à la Mère Saint-André ce témoignage de regret, à la Communauté de Broons cette marque de sympathie. Plus de soixante prêtres remplissaient le sanctuaire et la nef de l'humble chapelle. La foule des assistants, trop nombreuse pour y trouver place, occupait les appartements voisins ou se tenait massée dans la cour d'entrée.  Après avoir chanté la messe et avant de réciter les prières de l'absoute, M. Dubourg, vicaire général, a retracé, en termes émus et pathétiques, les grands traits de cette noble et sainte existence qui fut consacrée tout entiêre aux oeuvres de dévouement et de charité. Avec l'éloquence du coeur, il a dit les regrets que Sa Grandeur éprouvait de ne pouvoir assister Elle-même à ces funérailles grandioses et touchantes. Du haut du Ciel, où ses vertus lui assurent une place auprès du vénérable M. Fleury et de la Révérende Mère Saint-Louis, fondateur et fondatrice de la Congrégation, la Mère Saint-André continuera de veiller sur ses chères Filles, et son souvenir restera toujours parmi elles comme un encouragement et un exemple. (voir La communauté Joachim Fleury à Broons & son parc

 

 

Extrait de Notice biographique sur Marie-Anne Petibon, en religion mère Saint-Andrésupérieure générale pendant quarante-huit ans de la congrégation des Filles de Sainte-Marie de la Présentation de Broons -1886 

 

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 13:05

Vers la fin du règne de Henri II, roi d'Angleterre, et quelques mois après la mort de son second fils, Geoffroi, comte ou duc de Bretagne, la veuve de ce dernier, issue d'une race bretonne, mit au monde un fils que les Bretons nommèrent par acclamation Arthur. (Arthur, fils de Geofroi II et de Constance, duc et duchesse de Bretagne, naquit après la mort de son père, le dimanche ou le lundi de Pâques 1187, c'est-à-dire le 29 ou le 30 mars de cette année). Jaloux de la popularité précoce de son petit-fils, Henri força Constance à épouser Renouf, comte de Chester, l'un de ses officiers, qu'il créa duc de Bretagne. Mais le peuple chassa bientôt Renouf, et ne voulut reconnaître d'autre chef qu'Arthur, encore en bas âge. Ce second acte de volonté nationale attira sur le pays les armes de Richard, qui venait de succéder à Henri sur le trône d'Angleterre. Alors commencèrent les vicissitudes du jeune Arthur, qui, conduit par sa mère, s'isola de la Bretagne, et se plaça tantôt sous la tutelle intéressée de Philippe-Auguste, roi de France, tantôt sous- la protection de Richard, son parent. L'ambition de ces deux monarques était la même ; ils cherchaient à s'emparer des provinces dévouées à Arthur, et; pour y parvenir, ils se servaient de son nom. Quand Richard mourut (6 avril 1199), Jean-sans-Terre lui succéda, au préjudice d'Arthur, dont les droits avaient été antérieurement reconnus et consacrés. L'Angleterre, la Normandie et l'Aquitaine acceptèrent le nouveau souverain : mais l'Anjou, le Maine et la Touraine firent cause commune avec la Bretagne. Le chef apparent de cette ligue offensive était le jeune Arthur, et le chef réel Philippe-Auguste, son seigneur suzerain. Arthur s'aperçut bientôt que, sous prétexte de le défendre, Philippe ne songeait qu'à le dépouiller. Il s'enfuit de Paris ; mais, ne sachant quel parti prendre, il se livra au roi Jean, son oncle, qui lui fit beaucoup de caresses, et se disposait à l'emprisonner. Arthur s'enfuit encore, et revint au roi de France. Dans un traité conclu entre ces monarques, Arthur fut également sacrifié par tous les deux. Philippe, l'ayant gardé à sa cour, le faisait élever avec ses fils, et le ménageait pour le' cas possible d'une nouvelle rupture avec le roi Jean. Cette rupture éclata bientôt : à l'instant, Philippe reproduisit Arthur sur la scène politique, le maria avec sa fille Marie, âgée de cinq ans, le proclama comte. des Bretons, des Angevins, des Poitevins, et l'envoya à la tête d'une armée conquérir les villes du Poitou qui tenaient encore  pour le roi d'Angleterre. Arthur, plein de feu, de courage, courut  mettre le siège devant la ville de Mirebeau, à quelques lieues de Poitiers, où, par un hasard qui devint fatal aux assiégeants, la veuve de Henri II se trouvait alors renfermée. La ville opposa peu de résistance : mais Eléonore d'Aquitaine se retira dans le château, qui était très-fort, tandis qu'Arthur et les Poitevins occupaient la ville avec la plus grande sécurité. Tout à-coup le roi Jean paraît après une marche rapide, délivre sa mère, et fait prisonnier Arthur avec les principaux seigneurs de son parti. Arthur ne tarda pas à disparaître, sans qu'on ait jamais su positivement de quelle manière il avait péri : dans le nombre des versions qui se répandirent, voici la plus accréditée : Jean-sans-Terre renferma d'abord son neveu dans la prison de Falaise. Ayant résolu sa mort, il employa les présents et les séductions de tout genre pour se procurer un meurtrier. Comme on le savait capable d'immoler le bourreau après la victime, il n'en trouva pas. Alors il fit conduire le jeune prince à Rouen, où on le plaça dans une tour près de' la rivière : il se rendit par eau, la nuit, au pied de la tour, fit amener Arthur dans sa barque, lui passa plusieurs fois son épée au travers du corps, et le jeta ensuite dans le fleuve avec une grosse pierre au col. On assure que, malgré ces barbares précautions, le corps d'Arthur se retrouva dans le filet d'un pêcheur, et fut enterré, à l'insu de Jean, dans le prieuré de Notre-Dame-du-Pré. La mort d'Arthur, quelle qu'en eût été la cause, excita de grandes rumeurs en Bretagne : c'est à Philippe-Auguste que le peuple de cette province s'adressa pour en tirer vengeance. Jamais l'occasion ne s'était présentée plus belle : Philippe-Auguste accueillit, comme suzerain, la plainte des barons et des évêques bretons : il cita le roi d'Angleterre, son vassal pour la Nomandie, à comparaître devant la cour des hauts barons de France, qu'on commençait à nommer pairs. Le roi Jean, comme on le pense bien, ne comparut pas, et fut condamné. Toutes les terres qu'il tenait du royaume de France (c'était la formule du temps). furent déclarées forfaites, et les Bretons invites à prendre les armes pour assurer l'exécution de cette sentence, qui reçut bientôt sa sanction de la victoire et de l'assentiment des peuples. La Normandie, le Maine, l'Anjou, la Touraine, le Poitou passèrent sous l'autorité immédiate de la couronne de France : il ne resta que la Guyenne au monarque anglais.

 

 

 

 


La captivité d'Arthur Ier de Bretagne et son assassinat

(d'après illustration anglaise)
 

Don du château de Langeais à Robert de Vitré par Arthur 1er , duc de Bretagne. (Juin 1199)

.Ego Arturus, dux Britannie, cornes Andegavie et Richemundie, nolum facio omnibus qui présentes litteras inspexerint quod ego, de consilio domine Constancie matris mee et Willelmi de Rupibus senescalli mei et meorum fidelium, dedi Roberto de Vitreio consanguineo meo, pro fideli servitio suo et maximo labore quem pro me sustinuit in districto necessilalis articulo, castellum de Langés cum omnibus proventibus et pertinenciis suis, sicut unquam ipsum Ricardus rex Anglie melius et plenius dinoscitur habere, ab eodem Roberto, quamdiu vixerit, libere, integre et pacifice possidendum, donee ad sui voluntatem et beneplacitum aliud beneficium majus vel equivalens propter hoc a me sibi fuerit assignatum : ita tamen quod de predicti caste!li redditibus reddet annuatim Roberto de Perrunnaio centum libras, donec eidemv Roberto de Perrunnaio a me in alio beneficio équivalenti alibi sit provisum. Quod ut firmum et stabile perseveret, donum presens presentis scripti munimine confirmavi. Actum apud Cenomannis, anno Incarnati Verbi M°.X°. nonagesimo nono, mense Junio.

 

 

 

Sceaux de Geoffroy II de Bretagne (en haut à gauche) de Ranulf, comte de Chester (en haut à droite), et de Arthur Ier de Bretagne, fils de Geoffroy II

 

 

Arthur de Bretagne et son oncle Jean sans Terre

 

Cliché extrait du feuilleton the Devil's crown épisode 10

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 18:39

 

 

 

Sévignac 1428 n° 128

 

 

Commissaires J. Sevestre M. J.Guischard

 

 

nobles

 

Mre Rolland de K(er)salliou et ses frères

 

 

Mre G. de Broon Perrot Durand

 

Jamet du Maintier J. Le Berruier

 

G. Couple Perrot Gauteron

 

Robert Ferré J. du Margarou

 

J. Durand G. de la Motte

 

Robert Guedo G. Le Berruyer

 

Perrot Le Leuvroux Perrot de Rallac (Rouillac)

 

G. Durant G. le Borgne

 

 

métayers

 

 

J. Le Verrier au Margarou

 

G. Durant au Chaucheix

 

J. de Margarou

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 13:28

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:20

 

 

Coutumes de la foire du châtelier en Eréac. Pancarte de coutume des droits qui doivent être payés à la foire du Châtelier en Eréac, lors de sa tenue au mois de septembre et le lundi gras de chaque année, le lendemain des Quatre-Temps -dans le calendrier lutirgique catholique, correspond à un temps de jeûne au commencement de chacune des quatre saisons, par les contribuables (Marquis de l'Estourbeillon).

 

Lors de la rédaction du cahier de doléances, ce 2 février 1792, les paysans d'Eréac, laissèrent sans doute la plus intéressante preuve des us et coutumes alors en vogue sous l'Ancien Régime en leur paroisse. Ce cahier contient des détails précis sur les charges de la corvée royale encore en cours en 1782, notamment, au moment des foins, on a convoqué les paysans pour faire des empierrements; non seulement leurs foins furent gâtés, mais il fallut payer plus de 300 livres de frais. On se plaint de trois gentihommes, seigneurs de la paroisse, qui imposent à leurs sujets des lods et ventes au sixième denier, qui lès obligent à travailler sans salaire à leurs chemins particuliers, qui ont enclos des landes communes, qui perçoivent des redevances de toute espèce et qui, récemment, les ont accrues d'une façon indue. Les rôles que l'on livre aux sergents bailliagers, et dont ils doivent recueillir le montant, sont si mal faits que ceux-ci sont souvent obligés « de perdre de leur poche une moitié, un tiers et souvent le montant du rôle entier. » Les saisies de bestiaux, si fréquentes, contribuent à ruiner les cultivateurs. On réclame la suppression du « devoir de sergentise », des banalités, l'abolition des rentes seigneuriales ou tout au moins leur rachat. 

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 12:25

 

 

 

 

L'Orthogneiss de Rouillac

 

 

 

A proximité du village de Rouillac, affleure un petit massif anciennement considéré comme constitué par une variété, gneissique (vjx) du granite à grain moyen de type Vire (yx) (Barrois, 1894 ; Barrois & Lebesconte, 1894). Il correspond en fait à un orthogneiss dont les caractères structuraux seront étudiés plus loin (3ème Partie, étude structurale). Ses limites cartographiques ne peuvent être tracées avec précision en raison du recouvrement par des limons et de l'importance de l'altération (ancienne sablière de Haut-Rouillac). Des affleurements temporaires ont cependant permis d'observer ce faciès sur plus d'une centaine de mètres à La Gomberdière et Haut-Rouillac (Fig. 28). Cette roche de grain moyen à fin, claire à brunâtre, présente selon les échantillons, une texture grenue porphyrique ou microgrenue. Les phénocristaux parfois centimétriques (Fig. 42), sont représentés par des feldspaths souvent altérés : feldspaths potassiques parfois perthitiques et plagioclases entièrement séricitisés. Le quartz est toujours présent en quantités importantes. Certains grains évoquent des quartz "volcaniques". La muscovite et la biotite déformées constituent des "passées" phylliteuses. La biotite est chloritisée (par altération météorique ou rétromorphose ?). On observe parfois des amas de petites chlorites. Comme minéraux accessoires l'apatite est accompagnée de zircon. L'association minérale observée : quartz + feldspaths + biotite + muscovite, est celle d'une roche granitique à deux micas, par la suite orthogneissifiée. Les relations entre l'orthogneiss de Rouillac et les formations sédimentaires dévoniennes ont été vues en deux localités. A La Gomberdière (Fig. 28A) comme au Nord de Champ du Puits (Fig. 28C), le contact avec les schistes dévoniens (à quartz, muscovite, chlorite, chloritoïde), est de nature tectonique. Aucun minéral caractéristique d'un quelconque thermométamorphisme ne s'observe dans le Dévonien, contrairement à l'interprétation de Barrois (1894, p. 223) et à la représentation cartographique de Barrois et Lebesconte (1894). Des volcanites basiques complètement altérées existent au Nord de Champ du Puits (Fig. 28C), mais leurs relations avec l'orthogneiss sont inconnues. Par contre à La Gomberdière (Fig. 28A), des diabases assez sombres à grain relativement fin, hachent littéralement l'orthogneiss. Leur texture est doléritique intersertale. Ces diabases présentent les mêmes caractères pétrographiques que celles de Touvra qui sont intrusives dans le Dévonien. Les teneurs (Tabl. 13 a-2, 13 b-2) en éléments majeurs (Si02' CaO, Fer total) comme les teneurs en Ti et Zr sont également comparables à celles des diabases de Touvra (Tabl. 13 a-13 b-3) ; dans le diagramme de Pearce (1975), l'ensemble de ces roches se place dans le champ des basaltes de rides océaniques. Les diabases situées dans le Dévonien (d2-3) Synclinorium de Châteaulin (Sagon, 1976) diffèrent par des teneurs plus faibles en TiCL, CaO, NaZO + KZO. Différentes hypothèses peuvent être envisagées en ce qui concerne la nature et l'âge de cet orthogneiss, tectoniquement isolé au sein du Paléozoîque. - Il pourrait s'agir d'un batholite à tendance microgranitique en liaison avec les manifestations volcaniques d'âge carbonifère inférieur (Groupe d'Eréac). L'existence de quartz à "cachet volcanique" et l'apparente importance de la matrice (peut-être d'origine tectonique) iraient en ce sens. - On pourrait également rapprocher ce "massif" des granitoîdes du Méné, dont les caractères pétrographiques et structuraux sont voisins (Carric IYI Chantraine & al., 1979, p. 20-23) et dont les âges radiométriques indiquent une mise en place à l'Ordovicien. Toutefois dans leur partie orientale, la plus proche de Rouillac, ces granitoïdes (Saint-Jacut-du-Méné et Lanrelas) contiennent en abondance de la hornblende verte, qui est absente dans l'orthogneiss de Rouillac. - Enfin cet orthogneiss pourrait représenter un élément du batholite cadomien (cf. granodiorite quartzique de Bécherel, et granodiorite de Bonnemain). Il n'existe pas actuellement d'argument décisif en faveur de l'une ou l'autre de ces hypothèses. Dans l'état actuel des connaissances on peut seulement retenir un âge anté-dévonien pour le matériel granitique et une orthogneissification lors des événements varisques.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 12:15

 

 

Milieu de dépôt

 

 

Tant dans les formations ordoviciennes (Formations du Grès armoricain et de Saint-Germain sur-Ille) que dévoniennes, les structures et figures sédimentaires observées (chenaux, structures madrées à lenticulaires, oeillées, lamines ; rides d'oscillation, ripple-marks, rill-marks, ..., sont fréquemment présentes dans des dépôts marins peu profonds. Ceci vient s'ajouter à l'existence de certains faciès particuliers :

 

- les niveaux à dragées et galets phosphatés des siltites grossières ordoviciennes (Formation d'Andouillé) et dévoniennes (Formations de Touvra et de Bosquen). Des faciès comparables ont été récemment étudiés (Le Menn & al., 1976 ; Paris, 1979) et interprétés comme résultant du remaniement synsédimentaire de dépôts immédiatement antérieurs. - les niveaux à oolithes chloriteuses généralement considérés comme indices de faible profondeur et de phase transgressive.

 

- les passées microconglomératiques déjà citées.

 

- les "copeaux" et petits galets argileux remaniés dans les niveaux gréseux de la Formation de Saint-Germain-sur-Ille. Les faunes reconnues dans ces divers niveaux confirment l'interprétation donnée à partir des faciès et figures sédimentaires. Les formes benthiques (Crinoïdes, Brachiopodes, Trilobites, Bivalves, ..) où les deux premiers groupes prédominent, se rencontrent souvent en "poches" ou lits d'accumulation post-mortem analogues à ceux que l'on rencontre actuellement en milieu littoral. La présence,dans certains niveaux argileux (Formation de Bosquen), de débris végétaux flottés (Psilophytales), parfois de grande taille (plusieurs décimètres) malgré leur fragilité, incite à voir dans ces faciès des dépôts en zone côtière peu éloignée d'une zone émergée.

 

 

Les roches éruptives

 

 

Parmi les roches éruptives présentes dans cette région occidentale du Ménez-Bélair, seuls les filons basiques et l'orthogneiss de Rouillac ont été étudiés en raison de leur importance structurale.

 

 

Les filons basiques

 

 

Ils sont principalement localisés dans le Briovérien qui borde au Nord le Synclinorium paléozoïque, mais également présents à l'intérieur de celui-ci (dans le Dévonien) et à sa bordure sud (zone de contact entre l'unité d'Eréac et le Briovérien).

 

 

 

Les filons basiques dans le briovérien

 

 

 

Ces filons se rencontrent essentiellement au Nord du Paléozoïque, près de Broons, Sévignac et Trémeur (carte h.t.1, Fig. 3), ainsi qu'en bordure du massif granitique de Moncontour. Au Sud du Paléozoïque le seul filon mis en évidence, est situé entre les massifs dioritiques de Saint-Jacut-du-Méné et de Lanrelas. La mesure des directions d'épontes des filons montre que le champ filonien figuré (carteh.t. 1) est loin de présenter l'uniformité que Barrois et Lebesconte (1894) supposaient. Les volcanites basiques intrusives se présentent en filons d'épaisseur variable, allant de quelques mètres à une dizaine de mètres; comme au Fief-aux-Ecoliers (Est de Broons). Comme Sagon (1976), dans son j'utiliserai le terme de diabase pour désigner ces roches. L'état d'altération de celles-ci interdit des déterminations pétrographiques précises; toutefois plusieurs types pétrographiques peuvent être distingués d'après la taille du grain de la roche et la proportion relative des feldspaths et des autres constituants : diabase à grain fin (inframillimétrique). Généralement verdâtres, assez sombres, homogènes et cassantes. La texture est intergranulaire ; de très nombreuses lattes de plagioclases (100 y environ) enserrent de petits grains de pyroxène. Au Nord-Est du Gouray, la surimposition du thermométamorphisme développé par le granite de Moncontour, s'exprime par l'apparition d'amas millimétriques de chlorite (biotite chloritisée) : ces faciès correspondent à des métadiabases. diabases à grain moyen (millimétrique) Ce type pétrographique a été observé en de nombreuses localités au Nord-Est de Broons (Sud-Est de Linée ; Sud de La Noë-Derval ; Ville-au-Borgne ; Le Fief-aux-Ecoliers). Texture subophitique à ophitique - Plagioclases : lattes de Labrador (?) de 600 à 1 000 ou 2 000 p, très souvent altérées - Pyroxènes : ouralitisés, en proportion supérieure ou égale à celle des plagioclases. Leur taille est variable -Quartz xénomorphe -Minéraux accessoires : ilménite squelettique. diabase à gros grain (centimétrique) Elles sont visibles de manière ponctuelle à l'Est de Broons (Sud et Sud - Sud-Ouest du Fief-aux-Ecoliers). Texture plutôt de type intergranulaire, parfois poecilitique - Plagioclases : lattes centimétriques de Labrador. Le pourcentage en volume est variable selon les échantillons mais il est supérieur à celui du pyroxène (augite) - Minéraux accessoires : quartz xénomorphe ; ilménite à bordure de leucoxène. Certains échantillons montrent des minéralisations (pyrite) en plages atteignant 5 mm (La Ville Ory : Est de Broons).

 

 

Les filons basiques dans le dévoniennes

 

 

Des filons basiques existent dans les Formations de Touvra (Sud de Broons) et de Bosquen (Cadeno au Sud-Est du Gouray). Barrois et Lebesconte (1894) ont cartographié deux filons de "porphyrites micacées (Xy2 ou y2) dans les "schistes et calcaires de Néhou" et à la limite de cette formation et du grès de Gahard, au Sud de Broons. En fait ces roches correspondent probablement à des lamprophyres dont les caractères pétrographiques ne peuvent cependant être précisés, vu leur état d'altération. Dans ce secteur les filons sont plus nombreux que ne l'indiquent les cartes antérieures et se rapportent à plusieurs types pétrographiques. Par ailleurs ces filons présentent une orientation analogue à celle des failles directionnelles affectant le Paléozoîque (cf. 4ème Partie). Les relations avec 1' "encaissant" sont dans l'ensemble mal connues : à Clin-Julien cependant (Fig. 27), dans la Formation de Touvra, deux filons orientés N 110 sont obliques par rapport à la stratification et à la schistosité. Dans la carrière de Pont-du-Breuil, les volcanites sont également sécantes dans les grès. Plus à l'Ouest (Les Chantirots : Nord-Est de Collinée) des roches comparables se recontrent dans les schistes de la Formation de Bosquen (carte h.t. 1). Les roches hypovolcaniques les plus fréquentes dans le secteur de Touvra, correspondent à des diabases verdâtres à grain moyen et à texture doléritique, parfois subophitique et même poecilitique. Les lattes de plagioclase (% d'An non déterminable) atteignent 2 à 3 mm. Elles enserrent des pyroxènes (augite) ou de la chlorite et parfois du quartz. Quelquefois les pyroxènes englobent des feldspaths. On note comme minéraux accessoires de l'apatite (assez abondante) et des minéraux titanés (ilménite). Elles sont données ici à titre indicatif vu leur caractère ponctuel. Pour les éléments majeurs on notera la faible teneur en Si02, la richesse en TiOZ, CaO, Fer total, caractères correspondant à ceux des basaltes. Comparativement aux diabases en "sills" dans le Dévonien (d2-3 : Siegenien inférieur à Eifelien ?) du Synclinorium de Châteaulin (Sagon 1976, p. 184), les teneurs en Ti02 et Na20 sont voisines, la teneur en alumine est intermédiaire entre les valeurs extrêmes données par cet auteur. On observe de même une pauvreté en KZO. Si l'on remplace ces données dans le diagramme de Kuno (1960), Si02/Al203/^20 + K20 ou dans le diagramme AFM, ces diabases se situent dans le domaine des basaltes de séries tholéïtiques. Pour les éléments traces, on remarquera les teneurs élevées en Ti, Sr et Zr qui sont un peu comparables à celles de dolérites albitisées de Bolazec (Maillet, 1977). Ces données sont cependant insuffisantes pour que l'on puisse en tirer des conclusions plus précises. Un autre faciès est observable dans la carrière de Pont du Breuil (Sud de Broons). Ce sont des roches jaunâtres souvent altérées, à grain fin et texture doléritique. Les plagioclases en lattes atteignent 1 500 p et les pyroxènes sont déstabilisés. La mésostase est difficile à caractériser. Le quartz xénomorphe, cristallisé secondairement, peut atteindre 250 p. On note la présence de nombreux minéraux opaques. D'assez nombreuses vacuoles (350 y à 1 mm), à coeur parfois occupé par de la chlorite (paillettes enchevêtrées) et à cortex constitué de quartz finement cristallisé, pourraient correspondre à d'anciennes bulles gazeuses ? A ce type peuvent être rattachées les volcanites vacuolaires visibles seulement en indices isolés (Le Fros : Sud-Est de Broons : Fig. 23 ; Clin-Julien : Nord-Est d'Eréac ; Cadeno : Nord-Est de Troherneuf ; Fig. 24). Ces roches très fines, verdâtres, sans texture définie, sont surtout caractérisées par de nombreuses vacuoles millimétriques à centimétriques parfois comparables à celles de Pont du Breuil et vraisemblablement de même nature.

 

 

Filons basiques au contact carbonifère briovérien

 

 

Ces roches sont très localisées et n'apparaissent qu'à la bordure sud du Groupe d'Eréac, en contact faillé avec les formations briovériennes. Au Sud-Est du Gouray (Rohée) (Fig. 24) d'anciennes excavations sont ouvertes dans une roche verdâtre, schistosée, à grain fin où de petites taches vert-foncé, accompagnent de fines baguettes blanchâtres peu visibles. Mésostase : quartz en petits grains (recristallisation) - petits granules de calcite - feutrages d'actinote. La texture n'est plus visible en raison de l'écrasement et de l'altération de cette roche. Cristaux : plagioclases saussuritisés - très nombreuses amphiboles (ouralite) provenant de la transformation rétromorphique de pyroxènes - quartz xénomorphe - nombreuses baguettes d'apatite - minéraux opaques nombreux. Anoelyée. chimique (Tabl. 13 a-4 et 13 b-4) Une seule analyse a été réalisée. Les conclusions qui en découlent ne doivent donc être considérées que comme purement indicatives. La teneur en Si02 (< 50 est faible. On remarquera de plus la très faible teneur en K20 (<0,01) et le caractère très calcique de cette roche (CaO > 10 %) qui se place dans le domaine des séries tholeïtiques (diagrammes A.F.M. et de Kuno, 1960). Les fortes teneurs en Ti02 et MgO caractérisent un matériel peu évolué, proche des tholéîtes à olivine (M. Carpenter, communication orale). Pour les éléments-traces (Tabl. 13 b-4) divers diagrammes peuvent être utilisés afin de connaître les affinités de ces roches : ainsi, à titre indicatif, dans le diagramme Ti (ppm) = f (Cr ppm) (Pearce, 1976), ces volcanites se placeraient dans le champ des basaltes de rides océaniques. Dans le diagramme de Floyd et Winchester (1975) [Ti02 = f (Zr/P205.104)], ces roches sont dans le domaine des basaltes tholéîtiques. Ces roches avaient été notées comme porphyroîdes (y4) sur la feuille de Pontivy (2ème édition) ; et les auteurs de cette carte (Pruvost & al., 1959) les rapportaient à des rhyolites ou andésites écrasées (porphyroîdes au sens de de Lapparent, 1909). En fait, ce faciès doit être rapproché des diabases à grain fin, schistosées, décrites par Sagon (1976, p. 276-277) (= anciens "schistes doléritiques" ou "schistes diabasiques") dont les teneurs en Si02, Na20, CaO sont assez comparables (Sagon 1976, p. 300 - analyses M.850 et M.987). On constate des différences de direction entre les filons intrusifs dans le Briovérien généralement subméridiens, et ceux rencontrés dans le Paléozoîque, plutôt Est-Ouest. L'absence d'analyses chimiques pour les diabases intrusives dans le Briovérien interdit une comparaison géochimique avec le matériel présent dans le Paléozoîque.La comparaison entre les volcanites situées à la bordure sud du Groupe d'Eréac et celles qui sont intrusives dans le Dévonien, montre que les deux types de roches possèdent un chimisme assez comparable tout au moins pour les éléments majeurs ; les éléments-traces présentant des différences notables. Ces données sont insuffisantes pour déterminer si ces filons constituent un seul ensemble ou des ensembles distincts. Les observations de terrain apportent toutefois quelques éléments ; vers l'Est, dans la région de Bécherel, les filons basiques ne s'observent que dans les terrains briovériens et les granites cadomiens et n'ont jamais été rencontrés dans les formations paléozoîques ni dans les granites varisques. Cette constatation serait plutôt en faveur d'un système filonien post-cadomien et anté-arénigien. Rien ne s'oppose à une telle interprétation pour les filons d'orientation subméridienne,observés ici dans les terrains briovériens au Nord du Paléozoîque. En ce qui concerne les filons d'orientation grossièrement Est-Ouest, situés dans le Paléozoîque, on peut préciser que leur mise en place est postérieure à l'Emsien (intrusion dans la Formation de Touvra) et antérieure aux dernières structurations varisques (filons fracturés et affectés par la schistosité). Elle se situerait au cours du Dévonien moyen ou supérieur, ou du Carbonifère anté-westphalien.

 

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 05:31

 

 

Branche des Seigneurs & Marquis de Villaines

 

 

 

XVII.

 

 

 

Brandelis de Champagne, second fils de Nicolas, premier Comte de la Suze, & de Françoise de Laval-Lezay, Marquis de Villaines, Baron de Turé, Seigneur de la Chassigniere, Vaucelles, &c. Chevalier des Ordres du Roi, Gentilhomme ordinaire de sa Chambre, Conseiller d'Etat, Capitaine de cent hommes d'armes, Commandant en chef dans le Pays du Maine ; Gouverneur de Laval, & nommé Maréchal de France obtint au commencement de l'an 1587, du Roi Henri III, l'érection de sa Baronnie de Villaìnts en titre de Marquisat, & se trouva le 20 Octobre suivant à la bataille de Coutras, dont il échappa heureusement. Le feu de la guerre civile s'étant rallumé à l'avénement du Roi Henri IV, ce Prince à qui le Marquis de Villaines conserva toujours une fidélité inviolable, lui donna le commandement du Pays du Maine & le Gouvernement de Laval. II soutint avec un courage extraordinaire le siège de Pichelier en 1589. Ayant marché ensuite au secours de la Ville de Mayenne assiégée par les Ligueurs, il les attaqua dans leur camp, & les tailla en piéces : à peine purent-ils s'en sauver 6 à 700 de 2000 qu'ils étoient. Le Vainqueur y gagna deux pièces de canon, six enseignes, une cornette, & fit 300 prisonniers. Cette action se passa en 1590, avec 500 Arquebusiers & 100 chevaux seulement. II assiégea le Château de Malauze situé entre Rennes & Vitré, qui capitula à l'approche du canon ; de-là il marcha contre le Fort de la Patriere, & ayant obtenu une entrevue du Commandant de cette place, il l'engagea à le soumettre. La prise du Château de Coudray, situé sur la rivière de Mayenne, & qui, outre l'avantage de sa situation, avoit encore celui d'être bien fortifié, lui coûta plus de peine ; le sieur de la Brochardiere, zélé partisan de la Ligue, commandoit dans ce poste. Sur le refus qu'il fit de se rendre, après quelques volées de canons, le Marquis de Villaines fit escalader la place & I'emporta. II contribua beaucoup au gain de la bataille de Craon le 24 Mai 1592, conduisit ensuite du secours au Maréchal d'Aurnont, pour faire le siège de Rochefort-sur-Loire, au-dessous d'Angers ; & continua de rendre des services importans à l'Etat par ses exploits jusqu'à la paix. Le Roi Henri IV, en reconnoissance, le créa Chevalier de l'Ordre du S. Esprit, à Paris dans l'Eglise des Grands Augustins le 3 Janvier 1599, & le nomma Maréchal de France, par Brevet donné au commencement de l'année 1619. II mourut au Château de la Chassigniere le 29 Octobre suivant, âgé d'environ 62 ans, & fut inhumé dans le choeur de l’Église Paroissiale de Villaines. II avoit épousé par contrat du 14 Avril 1603 , Anne de Fichai, fille & unique héritière de Jean, Baron de Turé, & de Charlotte Auger-de-Crapado, dont il n'eut qu'Hubert, qui suit. Elle se remaria avec Urbain de Bouillé, Comte de Créance, fils de René, II. du nom, Seigneur de Bouillé, Comte de Créance, Chevalier des Ordres du Roi, Capitaine de 50 hommes d'armes, Conseiller d'Etat, Gouverneur de Périgueux, & de Renée de Laval-Lezay.

 

 

XVIII.

 

 

 

Hubert de Champagne, Marquis de Villaines, Baron de Luré, Seigneur de la Chassigniere, Vaucelles & autres lieux, fut Capitaine d'une Compagnie de Chevaux-Légers qu'il commanda à la guerre d'Allemagne, sous le Comte de la Suze, son cousin. II épousa 1°. Louise d'Arcona, fille & Adrien d'Arcona, Seigneur de Hubercourt, & de Louise de Clerc. Elle étoit soeur de Claude d' Arcona, mariée à Charles de Tilly, premier Marquis de Blaru, Gouverneur de Vernon, nièce de Jérôme, Comte d'Arcona, surnommé le menton d'argent, Gouverneur de Vernon, & petite-fille de Gaspard, Seigneur d'Arcona, Gentilhomme Milanois ; & 2°. Catherine Fouquet-de-la-Varenne, fille de René Fouquet, Marquis de la Varenne, Gouverneur des Ville & Château de la Flèche en Anjou, & de Jeanne Girard-de-la-Rouspere, par contrat du 29 Décembre 1644. II eut du premier lit : 1. Louise-Marie de Champagne, mariée par contrat du 18 Décembre 1660, à Claude de Talaru, Marquis de Chalmazel, Guidon des Gendarmes de la Garde du Roi, Maréchal de ses Camps & Armées, qui commanda en 1674 l'arrière-ban des Provinces de Lyonnois, Forez & Beaujolois. 2. René-Brandelis, qui suit; 3. Hubert-Jérôme, Seigneur de la Roussiere, dit le Comte de Villaines, Capitaine au Régiment de Piémont, Infanterie, mort à Paris le 7 Avril 1713, & inhumé dans la Chapelle du S. Sacrement de S. Severin. II avoit épousé Madelene-Françoise de Champagne, fille de Gaspard de Champagne, Comte de la Suze, de Bedfort & de Ferrette, Lieutenant-Général des Armées du Roi, &c. & de Louise de Clermont-Gallerande, sa. seconde femme, par contrat du 21 Octobre 1699, morte le 17 Avril 1731, âgée de 64 ans, à Saint-Romain près de Mellé en Poitou, où elle est inhumée. Il en eut : (a) François-Hubert de Champagne, Comte de Villaines, Lieutenant au Régiment du Roi, Infanterie, mort à l'âge de 19 ans en sa Terre de Mortefons, le 16 Novembre 1721, enterré à S. Romain de Mellé ; (b) & Louis-Hubert de Champagne, Seigneur de la Rouisiere, le Barost, la Forest & autres lieux, dit le Comte de Champagne, né le 20 Février 1704, marié 1°. à Bonne-Judith de Lopriac, veuve de Jean-François Jubert-de-la-Bastide, Comte de Château-Morand, Lieutenant-Général des Armées du Roi, Commandeur de l'Ordre Militaire de S. Louis, mort le 17 Avril 1727, fille de René de Lopriac, Marquis de Coëtmadeuc, & de Julie-Hiéronime Ragon, & soeur de Guy-Marie de Lopriac, Marquis de Coëtmadeuc, dit le Comte de Donges, Capitaine de Cavalerie dans le Régiment de Courtenvaux, par contrat du 18 Octobre 1731, & morte à Paris, après une longue maladie, âgée d'environ 35 ans, le 17 Juin 1735 ; 2°. à Françoise-Judith de Lopriac, nièce de sa première femme, & fille de Guy-Marie de Lopriac, Comte de Donges, & de Marie-Louise Roye-de-la-Rochefoucauld, soeur du Duc d'Estissac, Chevalier des Ordres, avec dispense, & par contrat du 17 Novembre 1738 morte Dame de Compagnie de feu Madame la Dauphine, le 16 Juin 1748, âgée de 27 ans, & inhumée dans l'Eglise de S. Sulpice, la paroisse, dont il a eu : Marie-Judith de Champagne, née à Paris le 17 Février 1745, mariée, contrat signé le 25, célébration le 27 Janvier 1761, à Anne-Léon de Montmorency, appellé le Marquis de Fosseux, fils du chef de la plus ancienne Maison de l'Ille de France, Capitaine Lieutenant des Gendarmes de la Reine, morte le 23 Mai 1763, âgée de 18 ans, laissant un fils mort après elle ; & 3°. avec Louise-Julie-Silvie de Maridor, fille de Charles-Louis-Auguste de Maridor, Baron de Bourg-le-Roi, Grand Sénéchal de la Province du Maine, & Julie-Hortense de Colbert-de-Linieres, fille du feu Comte de Linieres, & de Marie-Louise du Bouchet-desourches, 4. Jeanne-Pélagie, Religieuse au Maine ; 5 6 & 7 Anne -Marie, Jacqueline & Angélique, mortes sans alliance.

 

 

XIX.

 

 

 

René-Brandelis de Champagne, Marquis de Villaines, & de la Varenne, Baron de Turé, Seigneur de la Chassigniere, Vaucelles, & autres lieux, mort à Paris le 5 Avril 1715, avoit épousé par contrat du 6 Juin 1701, Catherine-Thérèse le Royer, fille & unique héritière de René le Royer, Seigneur du Mesnil-Saint-Samson, & de Catherine-Thérèse Pannard, dont : 1. Marie de Champagne, Marquise de Villaines, & mariée le 30 Avril 1732, à César-Gabriel de Choiseul, dit le Comte de Choiseul, Lieutenant-Général des Armées du Roi, au Gouvernement de Dauphiné, fils d'Hubert de Choiseul, Seigneur de la Rivière, dit le Marquis de Choiseul, & d'Henriette-Louise de Beauvau, sa seconde femme ; 2. & Anne-Catherine de Champagne, mariée le 26 Mai 1739, à feu Louis-Charles-César leTellier de Louvois appellé le Comte d'Estrées, Maréchal de France, Chevalier des Ordres du Roi, Ministre d'Etat, Gouverneur Général des Evêchés de Metz & de Verdun, & Gouverneur particulier des Ville & Citadelle de Metz & Général des Armées en Westphalie en 1761, fils de Michel-François le Tellier, Marquis de Courtenvaux, de Villequer, & de Crusy, Comte de Tonnerre & de la Ferté-Gaucher, Baron de Montmirail, &c. Capitaine-Colonel des cent Suisses de la Garde du Corps du Roi & de Marie- Anne-Catherine d'Estrées, morte sans enfans le 10 Juillet 1743, âgée de 28 ans. Son mari s'est remarié en Janvier 1744, à Charlotte-Louise Brulart, née le 5 Novembre 1715, fille de Louis-Philogène Brulart, Marquis de Puisieux, & de Charlotte-Félicité le Tellier.

 

 

 

Branche des Seigneurs de Morcins

 

 

 

XIV.

 

 

 

Jean de Champagne, Seigneur de Lonvoisin, de Vendeuil, de Saint-Bon, cinquième fils de Pierre, I. du nom, Sire de Champagne, Prince de Montorio & d'Acquilla & premier Baron du Maine, &c. & de Marie de Laval-Loué, fut présent au procès-verbal de rédaction : de la Coutume de Vitry, où la Noblesse du Bailliage fut appellée, pour donner son avis, au mois d'Octobre 1509. II laissa de Marguerite de Véelur sa femme, à laquelle Jean de Véelu, Doyen de l'Eglise Collégiale de Saint Etienne de Troyes, fit donation de plusieurs héritages le 9 Janvier 1513 : 1 . Robert, qui laissa de Béatrix de Verdelot, sa femme, qu'il avoit épousée le 19 Septembre 1508, fille de Georges de Verdelot, Seigneur des Prez, et de Catherine de Psailly, Nicolas de Champagne, mort avant sa mère ; Jean de Champagne, Seigneur de Neuvy, & Chanoine de Noyon ; & Pierre de Champagne, aussi Seigneur de Neuvy, mort sans alliance. Cette Terre est encore possédée aujourd'hui par les descendans de Louis, frère de Robert ; 2. & Louis, qui suit

 

 

XV.

 

 

 

Louis de Champagne, I. du nom, Seigneur de Lonvoisin, de Vendeuil & de Lechelle, fut appellé à la rédaction de la Coutume de Vermandois, & fait prisonnier à la bataille de Pavie. II avoit épousé avant le 3 Avril 1524, date d'un acte par lequel il fit avec sa femme, vente de certains héritages, à Jeanne de Condé, veuve de Jean de Beuzié, Ecuyer, Seigneur de Lechelle : Madelene de Bouzié„ dont : Roland, qui suit ; 2. Nicolas, dont la postérité sera rapportée après celle de son frère, & qui continue la branche des Seigneurs de Morcins ; 3 & 4. Denis & François, morts sans alliance.

 

 

 

XVI.

 

 

 

Roland de Champagne, Seigneur de Lonvoisin, de Vendeuil, de Lechelle & de Neuvy après la mort de ses oncles, épousa par contrat du 13 Décembre 1544, Jeanne de Ravenel, fille de Thibault de Ravenel, Ecuyer, Seigneur de Saint-Eugène, dont entr'autres enfans : Louis, II. du nom, dont la postérité a fini en la personne d'Henri de Champagne, son petit-fils, premier Capitaine dans le Régiment d'Epagny, qui n'a laissé que deux filles qui vivoient encore au mois d'Août 1669 : outre ce petit-fils, il avoit encore une fille nommée Charlotte de Champagne, qui épousa David de Montigny, Seigneur de Viollaines ; 2. Robert qui suit ; 3 & 4. & deux filles ; l'une mariée à Claude de la Place, Seigneur de Rouge-Bois : l'autre à Antoine de Vandiere, Seigneur des Mignons.

 

 

 

XVII.

 

 

 

Robert de Champagne, I. du nom, Seigneur de Lonvoisin, de Vendeuil, de Lechelle & de Neuvy, épousa Charlotte le Cordellier, dont il n'eut que Robert, qui suit ;

 

 

 

XVIII.

 

 

 

 

Robert de Champagne, II. du nom, Seigneur de Lonvoisin, Vendeuil, Lechelle, Neuvy, &. s'allia par contrat du 2 Décembre 1610, à Claude le Goux, fille de Jacques le Goux, Ecuyer, Seigneur de Lourps & de Mareil, & de Claude de Saint-Belin, dont entr'autres enfans : 1. Charles, qui suit ; 2. Jacques, Seigneur de la Borde, des Moeurs, de Longeville, & en partie de Lourps, Capitaine d'Infanterie dans le Régiment de Langeron & Créancé, qui n'a laissé qu'un fils, père de trois enfans ,sçavoir: Jacques-Charles de Champagne, duquel est issu un fils N. . . . de Champagne, marié sans enfans, vers l'an 1766, à N. . . . Vitard-de-Passy, fille de feu N, . . . Vitard-de-Passy, Capitaine de Cavalerie ; Denis-Gabriel de Champagne, qui n'a qu'une fille; & Catherine-Agathe de Champagne, mariée à Paul-Sébastien du Peret de la Gaufroye, Seigneur de Subligny ; 3. & Catherine, mariée à Gabriel de Reilhac, Seigneur des Hautes-Maisons.

 

 

 

XIX.

 

 

 

Charles de Champagne, I. du nom, Seigneur de Lourps, Longeville, Montigny, & . a laissé de son mariage entr'autres enfans : 1. Charles, II. du nom, Seigneur de Lourps, & qui s'est marié avec Claude de Saint-Belin , dont est né Bénigne-Antoine de Champagne, Seigneur de Lourps, reçu Chevalier de Malte en 1700, & mort en 1715 ; 2. Jean, Seigneur de Longeville, de Toulotte, & de Lourps, qui est le bisaïeul de Louis-Antoine de Champagne, né vers 1752, qui paroît aujourd'hui se destiner à l'état Ecclésiastique, & n'a que des soeurs. Jean eut aussi pour fille Angélique de Champagne, mariée à N. . Delomoy, Seigneur de Coufery ; 3. & Marie, qui a épousé François de Morru, Seigneur de Saint Martin-du-Bauçhet,

 

 

 

XVI. Nicolas de Champagne, Seigneur de Morcins, Lechelle, Fonda, Leuze & Frenay, second fils de Louis, I. du nom, & de Madelene de Bouzié, fut tué à labataille de Dreux en 1562, & laissa de Marie de Verdelot, sa femme, soeur de Nicolas de Verdelot, Chevalier de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, qu'il avoit épousée par contrat du 12 Septembre 1546 : 1. Pierre de Champagne, mort sans alliance ; 2. Olivier, qui suit ; 3. Louis, mort sans alliance ; 4. Jacques, Seigneur de Neuvy, Ljnieres & Condry, marié à Antoinette le Fêvre, dont quatre enfans, sçavoir : Hector de Champagne, Seigneur des mêmes Terres, mort sans enfans de Marguerite de Barbin, sa femme, fille de Dreux de Barbin, Baron de Broyés, & de Suzanne de Navieres ; Abel de Champagne, mort jeune ; Antoine de Champagne, mort sans enfans de Jeanne de Montigny, fille de Jacques de Montigny, Seigneur de Saint-Onyne & d'Aubilly, & de Marguerite de Drapierre ; & Antoinette de Champagne, femme de Nicolas de Chavigny, Seigneur de Nouilly ; 5. & Antoinette, mariée à Edme de Ballaine, Seigneur de Lorme.

 

 

 

XVII. Olivier de Champagne, Seigneur de Morcins, Dagaulne, de Vidano & de Leuze, avoit sept ans lorsque son père fut tué à la bataille de Dreux, donnée en 1562. II fut d'abord Capitaine de 100 Hommes de pied par Commission du Maréchal de Bois-Dauphin, du 4 Octobre 1598, puis Capitaine d'une Compagnie de 100 Hommes de guerre, du nombre des dix qui dévoient composer le Régiment dont le Roi avoit donné le commandement au Maréchal de Vitry. Entre grand nombre de lettres que lui écrivit Henri IV, il y en a deux principalement qui prouvent suffisamment l'estime particulière que ce Prince faisoit de son mérite, & l'affection qu'il avoit pour lui. La première datée du Château de Noyon, est du 19 Août 1591 ; & la seconde de Lyon, est du 3 Septembre 1595. Le Roi lui donna en 1616 le Gouvernement de la Ville de Meaux. Il laissa de Madelene de Montigny, sa femme, fille de Benoit de Montigny, Seigneur de Framoizelle & de Saint-Eugène, & de Jeanne de Ravenel, qu'il avoit épousée par contrat du 4 Aout 1579 : 1. Claude, qui suit ; 2. Antoine, qui fut Capitaine, par Commission du 4 Juin 1649, d'une Compagnie de Chevaux-Légers du nombre de 90 Maîtres montés & armés à la légere, & n'a laissé qu'une fille, Religieuse à Sezanne ; 3. Louis, qui fut père, par Henriette de Champtin, sa femme, de quatre enfans, sçavoir: Louis de Champagne, II. du nom, Seigneur de la Villeneuve, mort sans alliance ; Madelene de Champagne, mariée 1°. à N. . . . de Guidoti, 2°. à Charles de Hanniques ; & 3°. à Hugues, Comte de Chaumont ; N. . . . de Champagne, Religieuse ; & N de Champagne, morte sans alliance ; 4. Charles, qui eut Commission du Roi le 7 Août 1631 , pour lever une Compagnie de Gens de pied, & ne laissa de son mariage avec Marie d'Haucour, que Claude de Champagne, Seigneur de Coupigny, & Madelene de Champagne, femme de Jean-Louis de Vaudetar, Seigneur de . . . ; 5. & Madelene, mariée le 9 Juillet 1601, à Michel de Chalmaisons, Seigneur de Chalante.

 

 

 

XVIII.

 

 

 

Claude de Champagne, I. du nom, Seigneur de Morcins & de Leuze, fut Capitaine d'Infanterie, & s'allia par contrat du 24 Juillet 1611, à Françoise le Goux, fille de Jacques le Goux, Seigneur de Lourps & de Mareil, & de Claude de Saint-Belin, dont : 1. Claude, qui suit ; 2. Antoine, mort jeune ; 3. Olivier, Capitaine de Cavalerie au Régiment de la Ferté, tué à la bataille de Réthel le 15 Décembre 1650 ; 4, 5 & 6. Marie, Madelene & Antoinette, mortes sans alliance.

 

 

 

XIX.

 

 

 

Claude de Champagne, II. du nom, Seigneur de Morcins, Neuvy, Condry, Leuze, la Villeneuve, Linieres, Beauregard, Joiselle en partie, Capitaine d'une Compagnie de Chevaux-Légers des nouvelles levées de 90 Maîtres, par Commission du 18 Février 1648, Commandant du Régiment du Maréchal de la Ferté, dès 1653, fit ses preuves de Noblesse en 1667, lors de la recherche par M. de Caumartin, Intendant de la Province de Champagne, & il eut de Suzanne de Gepz, mariée le 18 Juin 1653, fille de Paul, Seigneur de Flavigny, la Godine & Chapton, & de Claude de Barbin, Baronne de Broyés : 1. Henri-Claude, qui suit ; 1, 3 , 4, 5 , 6. Antoine, Paul, Mathias, Olivier, & François-Joseph, morts sans postérité ; 7. Claude-Charles, dont la postérité sera rapportée après celle de son frère aîné ; 8. Suzanne, morte jeune ; 9. & Madelene, morte sans être mariée.

 

 

 

XX.

 

 

 

Henri-Claude de Champagne, Seigneur de Morcins, Condry, Linieres, Beauregard, Neuvy, Leuze, des Hautes, & Joiselle en partie, Major des Régimens de Cavalerie d'Harlus & de Montpeyroux, a eu de Françoise de Saint-Maurice, son épouse : I. François-Claude-Henri, Seigneur de Morcins, Commandant de bataillon au Régiment du Roi, Infanterie, Brigadier des Armées de Sa Majesté le 20 Juillet 1753, mort en 1756, sans enfans d'Anne-Nicole-Madelene Nacquart, sa femme ; 2. René-Paul-Louis, Seigneur de Neuvy, Colonel d'Infanterie le 17 Juillet 1747, qui a eu d'Elisabeth de Champagne, sa cousine-germaine, deux garçons & une fille, morts jeunes ; 3. Louis-Joseph-Aubert-Nicolas, Seigneur des Hautes, du Chesne, de Ventelette, & de Vendiere en partie, Capitaine de Grenadiers au Régiment du Roi, qui n'a laissé en mourant que des filles, dont cinq encore vivantes, d''Anne-Radegonde de Chartogne, sa femme ; 4. Eutrope-Joseph, mort en 1751, Capitaine-Lieutenant de la Colonelle au Régiment du Roi, Infanterie, sans avoir été marié; 5.Marie-Elisabeth-Antoinette, femme de Pierre-Dominique Largentier, Seigneur de Chamguion ; 6. Marie-Madelene-Nicole, femme d'Isaac Largentier, Seigneur de Joidelle ; 7. Angélique-Bénigne-Henriette, femme de Jacques-Christophe de Mongeot, Seigneur d'Armonville ; 8. Marie-Madelene-Jacquette, qui n'est point mariée ; 9. & Marie- Anne, femme de N, .... de Fuard-de-Passy, Capitaine de Cavalerie,

 

 

 

XX

 

 

 

Claude-Charles de Champagné, seigneur de Chapton, la Vlleneuve, Leuze, Saint-Prix, la Noverégnante, Capitaine de Cavalerie dans le Régiment d'Harlus, dont son frère aîné Claude étoit Major, épousa par contrat du 19 Février 1699, Elisabeth du Belay, fille de Salomon du Bday, Seigneur de Soizy-au-Bois & de Salnove, & de Marie de Salnove, dont : 1. François-Claude-Jacques, qui suit ; 2. Elisabeth, mariée le 18 Avril 1728, à René-Paul-Louis de Champagne, son cousin-germain, Seigneur de Neuvy ; 3. & Madelene-Claude, mariée à François-Anne de Vendeuil, Seigneur de-Montgivroux.

 

 

 

XXI.

 

 

 

François-Claude-Jacques de Champagne, Seigneur de Villeneuve, Chapton, la Noverégnante, Fréçu, Saint-Prix & Salnove, né le 18 Mars 1701, a servi dans la Cavalerie ainsi que son père. De son mariage contracté le 13 Mai 1726, avec Angélique-Madelene de Marguerie, fille de François-Charles de Marguerie, Seigneur de Courbetin, Toraille, & de Jeanne-Madelene de la Coutrie-Perdrix , est né un fils unique qui suit :

 

 

 

XXII.

 

 

 

Charles-François -Ferdinand de Champagne, dit le Marquis de Champagne, né le 28 Avril 1727, est entré au Régiment du Roi , infanterie, en 1741, a été fait Capitaine-Lieutenant de la Colonelle de ce Régiment en 1751, Colonel du Régiment de Rouergue en 1759, de celui d'Auvergne en 1761 ; & Brigadier des Armées du Roi le 22 Janvier 1769. II est marié du 17 Octobre 1763, avec Jeanne-Perrette de Busancy-Pavant , fille de Jules- Ange, Vicomte de Busancy-Pavant, Seigneur de la Croix-aux-Bois, &c. & de N. . . . Reynault-d'Yrval, dont : 1. Louis-Brandelis-Ferdinand, né le 1 Juin 1769 ; 2. & François, né le 30 Avril 1770.  

 

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Published by poudouvre
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