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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 13:50

Le Pagus Racter

 

 

 

Dans les parties de la province qui ont été peuplées ou réorganisées par des réfugiés venus des îles Britanniques, aux Ve et VIe siècles, beaucoup de pagi (ou, pour employer le vieux mot breton, beaucoup de pagi remontent seulement au temps de l'émigration. Mais il en est qui continuent sous un nom breton des circonscriptions plus anciennes, car leurs limites ne coïncident pas avec celles des diocèses bretons et de leurs doyennés et archidiaconés; elles s]écartent davantage encore des circonscriptions créées à partir du Xe siècle par la féodalité. Des renseignements sur ces pagi peuvent être utiles, même lorsqu'ils ne conduisent pas à des notions précises et certaines comme c'est le cas pour le Pagus Racler. Ce nom apparaît pour la première fois dans la vie de saint Tudual, évêque de Tréguier au Vle siècle, composée par Louénan dès le VIe siècle, d'après A. de La Borderie, ou à une date qui ne peut être antérieure au IXe siècle, au dire de critiques mieux informés. La valeur historique de la prima oila est faible, mais ce texte donne une liste inressante des pagi que comprenait, la Dumnonée, sinon au VIe siècle du moins au IXe, au temps île la composition de la biographie. L'auteur raconte en effet que le saint parcourut tous les pays du petit royaume en allant de l'ouest à l'est, qu'il évangélisa le pagum Achimensem (Ach). Le Doudur (Daoudour), le pagum Civitatis (Poher), le pagum Treher (Tréguier),pagum Castelli (Pougaslel). Le pagum Guoelleou (Goello), le pagum Penteur (Penthièvre), un autre pays de Daudur (Poudouvre), et il termine ainsi son trop bref récit « et inde, ad pagum Racter et , invenit mullas Parrochias. Sauf le « Racter », tous les pays cités ont survécu pendant tout le moyen âge et presque jusqu'à l'époque moderne. Les limites de plusieurs d'entre eux sont bien connues; on sait que le Poudouvre, qui confinait vers l'est au Racter, était borné de ce côté par la Rance. On pourrait donc penser que le dernier pagus s'étendait depuis celte rivière jusqu'au Gouesnon, frontière orientale de la Domnonée il aurait ainsi compris toute la partie septentrionale du département d'Ille-et-Vilaine, l'arrondissement de Saint-Malo et toute la partie nord des arrondissements de Rennes et de Montfort, qui –les noms de lieux l'attestent fut peuplée d'émigrants bretons. Mais les mentions du Racler ou du Ratel fournies par quelques documents ne permettent pas de lui attribuer une aussi grande étendue; il est probable que ce pagus n'était pas le dernier de la région. Il est admis aujourd'hui que Evran, Pleudihen, Miniac-Morvan, Plerguer, Pierre-de-Plesguen, Pleugueneuc, Saint-Helen, Trévérien, Saint-Judoce et Saint-Tual se trouvaient en ce pagus, mais la chef lieu en est méconnu;

 

 

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 12:30

Le pagus Poudouvre

 

 

 

 

Ce territoire comprenait tout ce qui était situé entre la Rance et l'Arguenon, connu sous le nom de pagus Daoudour, Poudouvre ou Pays Dinannais. Une hypothèse laisse entendre qu'un temps ce pagus ait débordé dans le Poutrocoët et englobé vers le sud en englobant la forêt de Brocéliande. La carte dessinée par Arthur de la Borderie sur le pagus de Poutrocoët comprend les localités de Plumaugat, citée à maintes reprises dans le Cartulaire de Redon, ainsi que celle de Lanrelas, regardée comme résultant du démantèlement de Plou Maëlcat (Plumaugat). Un indice est effectivement intéressant car à Lanrelas on découvre un lieu portant le Rohan, sans doute un fief de cette puissante maison, et ces deux localités d'un point juridictes ressortaient du siège de Ploërmel. On regarde généralement la cité de Dinan comme principale ville de ce Pagus Daoudour devenu Poudouvre, et à la fin du XIe siècle, le Poudouvre devint le coeur d'une vicomté qui relevait de la Maison de Dinan.

 

 

 

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 12:00

Le pagus Penthiverus

 

 

 

Le comté-duché de Penthièvre en 1785 ( Penthiverus pagus) est une grande terre qui comprend celles de Guingamp, Lamballe, Moncontour, la Roche-Esnard, Lanizu et Jugon. Eudon, ou Eudes, 2e fils de Geoffroi, comte de Rennes et duc de Bretagne, mort en 1008, et d'Havoise, fille de Richard Ier, duc de Normandie, né l'an 999, demeura comme copropriétaire de la Bretagne avec Alain, son frère aîné, tant que vécut la duchesse, leur mère, qui conserva, même depuis leur majorité, la principale autorité dans le gouvernement de la Bretagne. A la mort de cette princesse, 1054, les deux frères procédèrent alors à un partage. Eudon eut, pour sa part, les diocèses de Saint Brieuc et de Tréguier, avec une partie de ceux de Dol et d'Aleth ou de Saint-Malo. Toutefois, dès le début du IXe siècle le roi Nominoë avait constitué les archidiaconés de Penthièvre et de Goëllo. Sujet que nous aurons l'occasion d'aborder ultérieurement.

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 19:05

 

Le pagus Gouëlou

 

 

 

Le pagus Gouëlou

 

 

Aussi désigné Pagus Velaviensis, le Goët séparait ce terroir du terroir voisin.… La ligne de démarcation entre les pagi de Poher et de Quintin par Glomel, Kergrist-Moëlou, Maël-Pestivien et Magoar, frontière naturelle séparant le bassin de Châteaulin de celui de Rennes, enfin la ligne de partage des eaux séparant le pagus Quintin des pagi Tricurius et Velaviensis, par le nord de Saint-Gilles-Pligeaux, le Vieux-Bourg et Lanfains. Il est à remarquer, d'ailleurs, que de part et d'autre de cette ligne l'on trouve un grand nombre de camps gaulois et romains, de retranchements gallo-romains et de ruines dénommés par les Bretons des noms caractéristiques de mogoar, moguerou, mogueron. Il reste à déterminer, à partir de Lanfains, la limite des cités des Osismes et des Curiosolites. L'on peut hésiter, à priori, entre le Gouet, séparant le Velaviensis pagus (Goelo) du pagus Pentevriæ (Penthièvre) et le Leff, formant la séparation des pagi Velaviensis et Tricurius (Trecor). On peut donc raisonnablement penser que ce pagus Gouëlou fut occupé par la tribu des Osimes. Le pagus Goëlou vit se constituer au cours du XIIe un comté qui échoua à un des membres de la famille de Penthièvre.

 

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 18:17

 

Le pagus Treher

 

 

 

 

La plus ancienne biographie de Tudual, qui fut composée, croit-on, au IXe siècle, nous apprend que cet évêque, originaire de Grande-Bretagne, fonda dans le pagus Treher le monastère que la Chronique de Nantes appelle monasterium sancti Tutualis Pabut (monastère de Saint-Tudual, le moine), lequel est devenu la ville actuelle de Tréguier : M. J. Loth fait observer que « Tréguier n'est connu en breton que sous le nom de Lan-Dreger (monasterium Tricorium), le pagus, devenu diocèse, s'appelant Treger ». Le monastère de Tréguier, suivant la plus ancienne vie de Tudual, aurait eu dans sa dépendance, comme celui de Dol, des églises éparses dans toute la Domnonée, qui pouvaient également constituer une parrochia épiscopo-abbatiale. Enfin la vie de saint Cunwal (XI° siècle) fait mention d'un monasterium Cunuali episcopi, monastère qui ne serait autre,que celui de Tréguier, Cunwal passant pour un successeur de Tudual. Voilà tout ce dont ou dispose en faveur de l'abbaye-évêché de Tréguier. Vu la faible valeur historique des documents hagiographiques auxquels nous sommes réduits à faire appel, on ne peut en tirer rien de concluant

 

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 06:57

Le pagus Civitatis

 

 

 

 

M. Aurélien de Courson évoquant ce pagus écrivait : les évêques régionnaires du pays trégorois n'habitaient pas seulement la ville de Lan Treguer ; ils avaient en outre, avant les invasions normandes, une résidence au village de Cos Guéodet, auquel des actes du XIIe et du XVe siècle donne le nom de de vetus civitus et de vieille cité. Or quiconque a visité le Yaudet et les débris de fortifications qui dessinent son enceinte, ne saurait douter, que là n'ait existé, très anciennement, un oppidum, chef-lieu d'un des pagi de la cité des Osimes, et, plus tard une ville romaine dont l'arrivée des Bretons aurait précipité la décadence. Situé à la pointe d'un promontoire abrupte, et défendu du côté de l'est par un colossal rempart en mer Cos Guéodet, montre sur les autres côtés les restes d'une muraille gallo-romaine qui complétait sa défense. On a trouvé en ce lieu des briques à crochets, des fragments de vases, de petites meules, des monnaies celtiques, et ce qui est plus remarquable, quelques pièces cathaginoises. La cité déclina au profit de Lannion.

 

 

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 05:32

Le pagus Castri alias pagus Poher

 

 

 

Tout comme les deux précédents, le pagus Castri celui de Castri devint siège d'un comté, celui de Poher, Mathuédoi, gendre d'Alain Ier Le Grand et père d'Alain Barbetorte était titré comte de Poher. Carhaix, l'antique civitas de Vorgium était regardée comme capitale de cette contrée. Il est généralement admis que Poher (Pou-kaer) dérive de Pagus-castri, le pays de Carhaix. Voici des notes laissées au sujet du lieu Pou-kaer signifie pagus castri, pays ou contrée du château ; et Plou-guer ou Ploukaer, plebs ou populis castri, peuple ou population du château établie à trois cents pas de ses murs, sur soit territoire, et au sein de laquelle était la mère-église. Kaer et Kaerez, ou le reconnaît facilement, est toujours le nom donné à la place forte ou la ville (urbs), en tant que ceinte de murailles…. pour la distinguer du château ou de la forteresse (kaer ou kaerez) qui, à ce titre, était le chef-lieu du fief, comme possédant la tour ou le donjon ; et on voit clairement que Plou-guer ou Plou-katr ne faisait qu'un jadis avec Kaer ou Kaerez (Carhaix). Enfin, pour der nière preuve, après avoir rappelé que ce nom est écrit Carhez, dans le Chronicon Briocense, ce qui nous fait voir que les Bretons prononçaient la finale avec l'aspiration h, comme le font encore les Vannetais ; ajoutons que, dans l'acte de fondation du prieuré de Saint-Nicolas-de-Carhaix, faite en 1108, par Tanguy Ier, vicomte de Poher ; Carhez ou Carhaix n'a pas d'autre nom que Castellum, qui est, en effet, la signification latine du mot Caerez ou Carhez 

 

 

 

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 19:43

Le pagus du Faou

 

 

Il est généralement admis que les pagus disparurent au cours de l'époque féodale et furent remplacés par les comtés. C'est ce que nous avons vu au sujet de celui de Daoudour. Le pagus du Faou ne manqua pas à la règle, ainsi cette contrée mentionnée vers la moitié de l'an mil dans le Cartulaire de Landevennec fut une vicomté entre les mains d'un certain Morvan du Faou, vivant l'an 1086, et dont les armes de sa Maison étaient « d'azur au léopard d'or ». Cette famille du Faou est regardée comme étant un ramage des comtes de Léon. Le pagus du Faou s'étirait de la Rade de Brest aux Monts d'Arrée. Voici les notes laissées par Aurélien de Corson au sujet de ce Pagus du Faou : On sait d'une manière positive que le pays du Faou embrassait dans sa circonscription ecclésiastique le territoire de Daoulas, qui forme, au delà de la rivière de l'Hôpital-Canfrout, une autre pointe dans la rade de Brest. Quoique la seigneurie du Faou fût distincte de celle de Châteauneuf, toutes deux formaient un même doyenné dont les limites devaient être celles-ci : à l'ouest, la rade de Brest; au nord, l'Elorn et les montagnes d'Arez jusqu'aux sources de l'Aune, et enfin le cours de cette rivière jusqu'aux confins ouest de Spezet, qui, comme Saint-Hernin,dépendait probablement du pays de Poher. Ce pagus était située dans le comté de Cornouaille.

 

 

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 15:12

 

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 14:34

Le pagus Daoudour

 

 

Lorsque saint Tugdual eut bien assis son monastère de Lann-Pabu et en eut fait confirmer l'érection par Deroch « il conçut le projet de parcourir tout le territoire sur lequel depuis dix à quinze ans, s'était répandue l'émigration domnonéenne, pour en étudier la situation religieuse, y propager de plus en plus l'institut monastique et surtout pour y répandre, là où elle n'avait pas encore pénétré, la lumière de l'Evangile. » Son disciple, son ami, son premier historien, saint Louénan, après avoir parlé de Lann-Pabu ajoute « Ensuite Tudual vint dans le pays du Château Pagus Castelli, en breton Pou Castel et il y reçut en don beaucoup de paroisses. Ensuite il vint dans le pays de la Cité Pagus Civitatis, en breton Pou Caer, Poher, et il y reçut en don beaucoup de paroisses, il en fonda plusieurs autres; et là il fonda aussi le grand monastère appelé le Val Trechor. Il visita successivement les pays de Guoelou (Goëlo). de Penteur (Penthièvre), un second pays appelé Daoudour (ou Poudour), un dernier dit Racter (Ratel) et dans chacun de ces pays il reçut en don beaucoup de paroisses. » M. de la Borderie ajoute « Ces sept pagi, ces sept cantons ou districts, c'est le champ où s'exerça la mission de Tudual, vaste champ puisqu'il embrasse, sauf le Léon, toute la Domnonée dont Tudual est essentiellement le saint, l'apôtre. Organisateur religieux de la Domnonée c'est là son caractère, sa mission propre, mission qu'il tient de son zèle et dans laquelle il fut aussi confirmé par le chef de ce nouveau royaume breton, son cousin Deroch. Le pagus Daoudour s'étirait de l'Aber-Wrac'h jusuqu'au Queffleut. on considère que ce terme Daoudour correspondrait au gallois cantref Deuddw. Ces nombreuses paroisses reçues en don étaient pour la plupart des plous fondés récemment par la grande émigration, où le service religieux n'était pas encore organisé et dans lesquels, avec les dons en argent et en terres qu'on lui faisait, il bâtissait des églises, de petits monastères, et installait quelques-uns de ses moines pour entretenir le culte et subvenir aux besoins spirituels de la population. »

 

 

Daoudour était aussi le nom d'une des quatre châtellenies ressortant des fiefs du comte de Léon, quant aux autres châteaux, il s'agissait de ceux Lesneven, Saint-Renan à Brest (cité qui émergea vers le XIe siècle) et Landerneau. Elle était située à l'est de Landernau et s'étendait entre le haut cours de l'Elorn et la rivière de Morlaix, d'où sans doute lui était venu son nom de Daou-Dour, qui en breton veut dire les Deux-Eaux. Cette châtellenie se subdivisait, au XVIIe siècle, en deux ressorts de juridiction appelés, l'un Daoudour-Landivisiau Daoudour-Coëtmeur,l'autre Daoudour-Penzé, mais je ne crois pas cette subdivision ancienne

 

J'ai mis Plounéour-Menez parmi les paroisses de la châtellenie de Daoudour, bien qu'elle eût été donnée en presque totalité dès le XIIe siècle à l'abbaye du Reliée, fondée par les comtes de Léon, et qui portait son hommage directement au duc de Bretagne; mais n'en est pas moins sûr que dans l'origine Plounéour-Menez faisait partie de Daoudouv. " Enfin Daoudour avait aussi quelques fiefs peu importants en la paroisse de Plouénan limitrophe de-Plouvorn,et qui pour la généralité relevait du régime de Saint-Pol-de-Léon.

 

 

En la châtellenie de Daoudoûr il faut noter, d'après un aveu ou déclaration de 1683, « le vieux château de 'Daoudour. Ledit château à présent ruiné situé près la ville de Landiviziau, paroisse de Guicourvest (autrement, Plougourvest) sur les fossés, douves et issues duquel château a été bâti des logements et jardinages appartenant au seigneur avouant, tant en fief que domaine, à présent nommé le terroir du Vieux Châtel,

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