Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 13:50

 

 

Le monument mégalithique de la Ville-au-Bourg est bien connu dans le pays, et a été signalé dans le répertoire archéologique de M. Gaultier du Mottay (1883-85). Quand nous vîmes, pour la première fois, l'amas de roches qui le composent, disparaissait en grande partie sous des halliers, et il était difficile de se faire une idée exacte de ce monument, évidemment très boulersée, des chênes avaient poussé ente les pierres, les avaient disjointes, soulevées, renversées ; des fouilles avaient été pratiquées vers l'extrémité, nord, où un pilier avait disparuet où se voyait une large et profonde excavation comprenant à peu près tout ce qu'on pourrait appeler la chambre ; est à dire le fond de la sépulture. Cest la partie qui semble avoir toujours toujours et presque uniquement attiré l'attention des chercheurs de trésors et peut-être des amateurs novices en exploration dolméniques, comme étant, à leurs yeux, le seul lieu de dépôt de ces trésors ou du mobilier funéraire, l'allée ne devant être qu'un chemin d'accès pour y parvenir. Nous avons trouvé dans beaucoup de dolmens à galleries, et d'allées-couvertes de nos régions, les preuves manifestes de cette croyance erronée à laquelle nous devons la conservation d'objets recueillis intacts et en place dans les parties ainsi négligées par les premiers explorateurs. Leur travail, pour pénétrer dans les chambres, où les matériaux sont plus énormes qu'ailleurs, a souvent été considérable. Le plus généralement, une ou deux tables du fond ont été rejetées en dehors, et si les supports n'ont pas été entraînés et renversés avec elle, la fouille s'est faite facilement, à l'air libre. D'autres fois, des piliers ont été brisés, arrachés, ou simplement jetés bas en déchaussant leur pied à l'extérieur et l'on a pénétré par ces ouvetures. Sur ces monuments qui nous restent encore, et qui tous, ont été visités, spoliés, ces opérations sautent aux yeux : mais par contre, jamais on ne constate de traces de fouilles vers l'entrée. Si elles se montraient sur un monument, il y aurait lieu de se défier, car elles seraient bien probablement l'indice d'une exploration méthodique, alors que les tables et les menhirs chavirés, trous, excavations, au milieu ou vers le fond, ne doivent pas découager pour de nouvelles recherches. Il en a été ainsi de la Ville-au-Bourg. Voici d'ailleurs l'aspect que présenta le monument une fois une fois que nous l'eusmes débarassé de l'épais fouilli de végétation et de terres rapportées qui le cachaient presque entièrement. Appuyée par l’extrémité nord au talus d’un chemin creux qui borde le champs où se dresse le monument, il s’avance sur une longueur de 13 mètres, normalement à ce talus, dans les terres labourables.  L’entrée de l’allée est dirigée un peu à droite du clocher de Rouillac, en est distante de 300 mètres environ. Les 3 piliers extrêmes du Nord, un transversal et deux latéraux, formant le fond de la chambre, n’ont plus leur table de recouvrement, elle a été chavirée dans l’Ouest et on la voit fichée en terre, elle est d’une longueur de 2, 40 mètres. La seconde table mesure 2, 50 mètres X 2, 40 mètres et 1, 40 mètre d’épaisseur. La troisième table épaisse de 0, 80 mètre, est la seule qui soit en place. Au fond, entre les piliers 1 & 1’, la largeur est de 1, 43 mètre ; entre les piliers 2 & 2’, la largeur est de 1, 20 mètre seulement. Le mobilier funéraire : 

 

.

 

a)       une grosse hache en diorite massive presque conique.

b)        un poignard en silex jaune brun

 

 

g)         une molette en granit

 

 

h)         une moitié intérieure d’une hache en diorite

m)        une hache en diorite

n)         une hache en dia base

o)         une hache en dia base

p)         une hache en diorite

s)         une molette en granit

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 19:07

 

 

Cette sépulture était située sur la limite de la commune de Plestan, et sur la rive droite du Gouëssant, près du village de Ville-Drun. De la rivière, le terrain s'élève en pente douce jusqu'à un plateau qui la domine d'une vingtaine de mètres, et sur lequel s'étend le champ où a eu lieu cette découverte. En 1880, le propriétaire de ce champ m'apporta une magnifique hache en silex poli, d'une conservation parfaite et offrant des traces d'emmanchement le tranchant en est curviligne, et il n'est resté aucune trace de la taille qui a précédé le polissage. Sa longueur est de 125 millimètres. Je m'informai près du cultivateur des circonstances dans lesquelles s'était faite cette trouvaille; il avait trouvé la hache près d'un endroit d'où, quelques années auparavant, il avait extrait un gros bloc de pierre qui le gênait dans la culture de son champ. Près de cette hache, il avait remarqué des débris de poteries auxquels il n'avait attaché aucune importance. La trouvaille ne remontait qu'à quelques mois, et, depuis, le champ avait été ensépulturé. Il me promit de me prévenir lorsqu'il labourerait son champ à nouveau; il avait, du reste, l'intention de creuser assez profondément, pour se débarrasser d'un autre bloc gisant à 7 mètres environ du précédent, et émergeant à peine au-dessus du sol. En mars 1882, mon homme revint me trouver. Il avait fouillé à une assez grande profondeur pour extraire la roche, et avait trouvé dans les déblais quelques débris de vases et quelques morceauxde silex; une pointe non retouchée, simple éclat, un joli couteau, et le talon d'un autre couteau. Je pris jour pour le lendemain, avec promesse de le récompenser du temps que lui et sa femme allaient consacrer à ces fouilles, et de le rémunérer largement pour les objets qu'il pourrait rencontrer. Je les trouvai le lendemain matin sur le lieu de la découverte, pleins d'ardeur, et en train de creuser autour du bloc rocheux. Mais il n'y avait là que le sol naturel, sablonneux. Ce bloc, débarrassé des matières terreuses qui l'enveloppaient en grande partie, était formé d'une roche quartzeuse, micacée, de couleur blanchâtre, de figure grossièrement sphérique, et du volume approximatif d'un mètre cube. Il était inutile de chercher plus profondément en ce point, et je dirigeai les fouilles dans la direction du premier bloc extrait précédemment. Au bout d'une heure de travail, mes fouilleurs trouvèrent quelques pierres plates en roche schisteuse, roche friable commune dans les environs. Il me sembla qu'elles formaient une sorte de dallage; je fis enlever avec précaution la terre qui les recouvrait en partie, en ayant soin de m'assurer qu'elle ne contenait aucun objet intéressant. J'y recueillis quelques débris de poterie sans ornementation, en morceauxde petites dimensions. Ce travail terminé, j'avais une tranchée d'environ 3 mètres de large sur 5 mètres de longueur; les dalles schisteuses sous-jacentes à la terre végétale occupaient un espace de 2 mètres de largeur sur 4 mètres en longueur. On les débarrassa avec précaution de la terre végétale qui remplissait les interstices; elles étaient très inégales comme grandeur et épaisseur. Nous trouvâmes tout d'abord entre ces pierres une hache en diorite d'une conservation parfaite, et, comme celle en silex, portant des traces d'emmanchement. Son extrémité supérieure ou talon est recouverte d'une patine différente de celle qui s'étend sur le reste de l'arme, patine plus foncée, plus brillante, et limitée par une ligne circulaire bien accusée qui indique le point où se terminait la partie serrée par l'emmanchement. Puis pêle-mêle avec le dallage, nous recueillîmes des fragments de poterie, deux couteaux en silex d'une longueur de 0m 11, et l'autre de 0m 08 avec la pointe brisée. Je fis alors enlever les dalles, sous l'une desquelles je ramassai une grande pointe de lance ou poignard, brisée par la moitié. Les deux fragments reposaient l'un près de l'autre, ce qui ferait croire que cette cassure a pu se produire après le dépôt de l'arme dans la sépulture, et a été déterminée par l'affaissement des roches qui la recouvraient. Ce poignard en silex du Grand Pressigny mesure 0m 15 de longueur et 0m 035 dans sa plus grande largeur. La face inférieure est plane, l'autre a une arête médiane longitudinale; les côtés sont soigneusement retouchés sur toute leur longueur. En soulevant une autre dalle assez large, je découvris ensuite un vase couché sur le cJté et montrant une partie de sa carène. Je fis dégager tout autour, et réussis à l'enlever avec la couche de terre friable sur laquelle il reposait et qui l'enveloppait en partie. Cette gangue une fois sèche, il me devint facile d'en débarrasser le vase auquel il ne manquait qu'un petit morceau de la panse. Il est de forme très régulière, quoique façonné à la main, en terre grisâtre toute parsemée de mica et de petits grains quartzeux. Le bord, légèrement évasé, est supporté par une gorge haute de 0m 04 et circonscrite par une légère arête circulaire d'où part le corps du vase dont le fond est arrondi. Représenté, son ouverture mesure 0m 19 de diamètre, il est profond de 0m10. Les fouilles, continuées le lendemain, mirent successivement au jour, sous les dalles et pâle mêle avec elles, une vingtaine de silex parmi lesquels se trouvait une pointe de lance ou de javelot longue de 0m 085, et large de 0m 025. Cette pointe est plane sur une de ses faces, tandis que l'autre est surmontée d'une arête médiane et longitudinale. Les côtés sont retouchés dans toute leur longueur. L'arme est en silex noirâtre. forme décalotte, était incomplet; j'ai pu le reconstituer en partie, mais il manque un tiers environ du pourtour. Ce vase est en terre rougeâtre bien cuite; il est fait à la main et assez grossièrement exécuté; la terre en est de mince épaisseur. Il mesure 0m 15 de diamètre à son ouverture, et a 0ln085 de profondeur. L'autre vase est une tasse à fond plat et étroit; à deux centimètres du rebord, l'orifice se rétrécit par l'inclinaison des parois vers l'intérieur en circonscrivant une arête saillante circulaire. Ce vase est en terre rougeâtre assez bien cuite et semée de petits grains quartzeux; il est fait à la main. Hauteur 0m 00, diamètre du fond 0m 07, de l'ouverture 0m 12. Nous découvrîmes ensuite des fragments d'un vase qui me parut devoir être d'assez grande dimension, malheureusement il était brisé en morceaux trop petits pour qu'il nous fût possible de le reconstituer. Je remarquai que le fond était très épais, plat, et en terre rougeâtre. Il existait encore divers fragments que je mis à part, espérant arriver plus tard, en les rapprochant, à déterminerla forme des vases auxquels ils avaient appartenu. Je ramassai ainsi les débris de cinq vases de forme identique à celle de la figure 203. Tous étaient en terre rougeâtre; deux moins épais, en terre assez fine; les trois autres en terre semée de grains quartzeux et d'une pâte épaisse. Trouvé de plus des débris de deux vases à fonds plats, en terre mince; puis de trois autres de forme basse, devant se rapprocher, comme configuration, de celui de la figure 204; deux sont en terre noirâtre, et l'un d'eux est d'une pâte grossière, mal cuite, à gros grains, le troisième était en teire de couleur rougeâtre. Somme toute, j'ai relevé dans ces débris les morceaux de seize vases auxquels étaient mêlés quelques éclats de silex, et cinq haches en diorite dont voici une description sommaire La 1ere hache mesure 0m 10 de longueur, possède un tranchant curviligne, crosse se terminant en facette large et aplatie; elle a été emmanchée. La 2e 0m 12 de longueur; tranchant curviligne, crosse se terminant en pointe avec une petite facette terminale. La 3e 0m135 de longueur; longue et étroite, sa coupe transversale donnerait une ellipse régulière; la crosse est légèrement arrondie. La 4e 0m13 de longueur; tranchant curviligne, crosse quasi pointue avec petite facette sur son extrémité; a été emmanchée. Parvenu à l'extrémité du dallage, ou, pour mieux dire, de la couche de pierres schisteuses, je rencontrai sous les derniers blocs un vase brisé en forme de tulipe; je ne pus recueillir qu'un morceau représentant le fond et un tiers environ du pourtour. Le fond de ce vase est de forme arrondie. Ce fragment est en terre très épaisse, grosiièrament travaillée à la main, de couleur rougeâtre, et mêlée de quartz. Le rebord évasé va en s'amincissant. Il mesurait, à l'orifice, 0m12 de diamètre, 0m 075 seulement en dedans vers le fond, et 0m 03 de profondeur. Près de ce vase gisait un large éclat de silex d'eau douce, d'une belle patine brillante, plat du côté du bulbe de percussion, et surmonté d'une arête longitudinale saillante sur l'autre face. A la base de cette dernière face, subsiste encore l'écorce du noyau de silex d'où il a été détaché. D'après sa forme, il semble avoir représenté un grattoir de grande dimension. Longueur 0m07, largeur 0m05. En visitant de nouveau les terres extraites, nous trouvâmes encore quelques éclats de silex sans intérêt, sauf une moitié de hache en diorite, et un petit ciseau de même matière. Ce dernier instrument, fracturé à l'un des angles du tranchant, a perdu un fragment large de Om004, sur une longueur de0nl025; au talon de ce ciseau subsiste encore la trace d'un trou qui servait à le suspendre; brisé en cet endroit, l'outil a été soigneusement repoli, opération qui lui a valu une crosse plate avec dépression centrale. Longueur On 055, largeur avant la cassure 0m 017. Cette sépulture m'a paru intéressante par son riche mobilier, qui m'a fourni une grande partie des objets usuels de l'époque néolithique. La multiplicité de ces objets divers semble indiquer une sépulture commune, sinon d'une tribu, du moins d'une famille nombreuse, et la ville de Drun, voisine de la station de la Porte-Collin :(3 kilom. 500 environ dans la même commune), station qui m'a fourni des haches polie?, de nombreux couteaux, des pointes de flèches à ailerons, des grattoirs, etc., etc., a peut-être été le lieu de sépulture des habitants de cette station. Il y avait à la Porte-Collin un centre de fabrication d'objets en silex ainsi que l'attestent les milliers d'éclats que j'y ai recueillis. La sépulture de la Ville Drun était une sépulture à incinération; les fouilles faites avec soin n'ont fourni aucun ossement; les vases à peu près intacts contenaient une terre onctueuse, douce au toucher, très fine et de couleur brune. Aucun monument, point de tumulus, rien ne marquait cette sépulture qui, par cela même et par la richesse et la nature de son mobilier, semble être une exception dans les sépultures de notre région. Avec les cendres des morts, nous trouvons ici leurs armes et leurs outils usuels, et l'emmanchement des haches, indice certain d'un emploi antérieur à leur enfouissement, vient corroborer notre hypothèse

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 06:48

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 06:20

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 18:59

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 17:02

A la fin de l'empire Romain, Syagrius alors gouverneur romain, se taillait un royaume incluant une contrée comprenant ce qui s'étirait entre la Somme, la Meuse, la Seine et le royaume des Bourguignons. Quant à la Bretagne, alors état indépendant, son territoire s'étendait approximativement jusqu'à la Mayenne, regroupant les terres sises entre Seine et Loire, les anciens textes mentionnent la situation : Hoël, qui reçut le nom de grand, chassa du territoire de Rennes les nouveaux hôtes qui s'y étaient établis depuis quatre ans (509) sous le nom de Frisons. C'est pendant cette période d'occupation barbare que l'évêque Saint MeIaine, qui avait achevé la conversion des Vénètes commencée par Saint Clair, et était devenu puissant par la sagesse de ses conseils près du roi frank Clovis, accrut encore sa renommée et son influence au concile tenu à Tours en 541. C'est alors qu'il devint un appui pour la Bretagne, et s'il y reconnut la suzeraineté du roi frank, ce fut plutôt personnellement et. comme suffragant du métropolitain de Tours, qu'au nom des populations bretonnes pour lesquelles il se fût vainement engagé. Son diocèse était occupé par des barbares; il agissait sagement en se créant contre eux un protecteur, dont ils n'osaient récuser la puissance. Si les Redones, pendant la durée de l'occupation, eurent un gouverneur frank, comme l'affirme M. Augustin Thierry, il est probable qu'ils en furent délivrés par la victoire d'Hoël, et qu'ils ne relevèrent plus que du prince breton, dont ils avaient accueilli le retour avec tant d'enthousiasme, comme tout le reste de la Bretagne. Le roi franck lui-même, à ce qu'il paraît, ne vit pas avec beaucoup de peine cette expulsion des Frisons (545), puisqu'en apprenant la victoire d'Hoël, il se contenta de l'inviter à venir à sa cour, en le félicitant de ses succès. Hoël accepta l'invitation, il se rendit près de Clotaire (Clovis était mort depuis 511), et fit alliance avec lui, sans avouer ni reconnaître aucune dépendance à son égard, sans eu être même sollicité par Clotaire, qui n'avait pour but peut-être que de se donner un allié puissant et utile à ses projets de conquête du reste des Gaules.. Mais à n'en pas douter, les territoirs qu'occupaient les tribus des Namnètes et des Redones furent annexés par les Francs et firent partie de ce royaume de Neustrie. Un terme emprunt semble-t-il à l'allemand nich oster, autrement dit non oriental, l'Austrasie était ce royaume oriental Oster reich. Le Comté de Rennes émergea à la fin du IXe siècle, un certain Bérenger semble s'être emparé de ce terroir ressortant du royaume que Nominoë, Erispoë et Salomon avaient successivement renforcé. Difficile toutefois de connaître avec précision l'origine de Béranger sinon qu'il était très certainement d'origine Franque. Pierre Le Baud donne Modérand gendre du roi Salomon, lequel Moderand aurait été le père de Béranger, lui-même père de Juhaël-Bérenger. Voici ce qu'écrit d'Argentré au sujet de la filiation de cette Maison de Rennes : Moderand Comte de Rennes mary d’une fille du Roy Salomon : dont sortit un autre Salomon & de cestuy-cy Bieranger, & de Beranger Juhael, & de Juhael, Conan de Rennes; en revanche, Arthur de la Borderie donne Bérenger, fils de Gurvand et frère de Judicaël, d'autres voient Judicaël fils de Gurvand. Une dernière hypothèse évoque Bérenger comte de Rennes marié avec la fille d'un dénommé Judicaël, héritier de Erispoë. Erispoë laissait en outre une fille qui fut un temps fiancée à l'héritier du trône franc Louis Le Bègue (voir l'assassinat de Erispoë en novembre 857 à Talensac), mais aussi un fils prénommé Conan, Judicaël était-il un autre fils de Erispoë. La fille de Judicaël comte de Poher, aurait donc épousé Bérenger Comte de Rennes. La Bretagne alors sous l'autorité d'Alain Le Grand étendait sa superficie jusqu'au Cotentin, en englobant dans ses frontières, une partie du Maine et de l'Anjou. Les Normands au cours de l'hiver 889-890 ravagèrent le Cotentin, détruisant Bayeux. Rollon, le chef Sandinave s'empara de Popa, fille du comte Bérenger de Rennes, il l'épousa à la mode danoise (more danico) selon le chroniqueur Dudon de Saint-Quentin, et c'est ainsi qu'elle devint la mère de Guillaume Longue Epée futur duc de Normandie. D'Argentré laisse ces notes dans ses chroniques : Ledit Rollo vescut cinq ans en cet estât, & luy mort succéda Guillaume Longuespée son bastard,& d'une nommée Popée, fille du Comte Berenger de Bayeux, lequel reprenant les arres de son pere, voulut comme luy asservir le peuple de Bretagne en l'an 919. & pour le resfus tait par les Comtes, Alain & Berenger, de luy faire l'hommage, entra en armes en Bretagne, & fist une chevauchée en armes par le pays, & à l'abordée ne trouua point de résistance: mais soudain qu'il fut repassé la Rivière de Coësnon, qui divise la Bretagne, & la Normandie, ledit Berenger & Alain le mirent en armes, & le suivirent, donnant sur la queue de son armée qu'ils menèrent battant jusques au pays «de Cotentin, & contraignirent ledit Longuespée de haster le pas, & le chailant jusques à Bayeulx, & ne voulans passer outre, le retirèrent, qui fut occasion qu'ayant rassemblé ses hommes, il retourna en Bretagne, & fist pis que devant, ruinant villes champaistres, maisons & chasteaux, tellement que ledit Alain Comte de Dol, fut contraint laisser le pays et se retirer en Angleterre, devers Adelicane, qui lors régnoit par le moyen duquel quelque temps après il fist sa paix avec ledit Longuespée, lequel Flodoard dit avoir pillé la coste de Bretagne. Guillaume de Malmesbury met le temps du règne du Roy Adelicane, en l'an neuf cens vingt quatre. Pendant toutes ces entrefaites, il n'y avoit aucun Prince en Bretagne, car Alain nommé Barbetorre, qui depuis régna, estoit lors jeune enfant & fuitif comme son pere Mathuede, Comte de Porhoet en Angleterre, uttendant le jour qu'il plairoit à Dieu le mettre en son héritage qui luy appartenoit de par sa mere. Après le Cotentin, Rollon et ses troupes tentèrent de conquérir le comté de Rennes, mais à peine avaient-ils franchis le Couesnon que Bérenger et ses hommes leur infligea une défaite cinglante. Hélas, les Bretons alors très divisés ne profitèrent guère de la victoire de Bérenger de Rennes, ni celle de leur roi Alain Le Grand à Questembert qui eu lieu à Coëtbihan l'an 888. La tradition prétend que les Vikings y perdirent les trois quarts de leurs troupes. La Bretagne connut alors sous le règne d'Alain Le Grand une période de prospérité qui devait durer près de quinze ans. Mais la mort de Alain le Grand fut cause de nouveaux troubles, et dès lors les Scandinaves menacèrent de nouveau notre péninsule, au point que les autorités civiles et religieuses préférèrent le chemin de l'exil, -ce fut le cas de Mathuedoi, comte de Poher, gendre de Alain Le Grand, et de son fils  le jeune Alain -futur Barbetorte. Rollon le chef Normand et Charles III le Simple, le souverain Franc, conclurent un accord, celui de Saint-Clair sur Epte signé l'an 911, accord par lequel, le carolingien acordait la partie septentrionale de l'ancien royaume de Neustrie -dont dépendaient les possessions bretonnes du Cotentin et de l'Avranchin, en contre-partie, le chef Normand devait empêcher toute autre invasion Scandinave.

 

 

Charles III donne sa fille en mariage au chef Rollon

 

Mais Rollon profitant de la situation exigea plus, alors le souverain Franc lui proprosa les Flandres, mais le Normand refusa et demanda la Bretagne, ce qu'il obtint contre l'hommage lige. On voit comment le carolingien se vengea des Bretons regardés souvent par lui et ses prédecesseurs comme des ennemis. Cest Bérenger, le comte de Rennes qui avec son bataillon lança une résistance dans l'est de notre péninsule. Et quand enfin ce premier août 939 à Trans près de Dol, la coalition composée de Bretons, d'Angles et d'Angevins mit en déroute les occupants Normands, la Bretagne retrouva de nouveau « son autonomie ». Le nouveau comte de Rennes, Juhel-Bérenger, fils du précédent, qui régna de 831 à 870 contrôlait une grande partie de la Bretagne alors que Alain Barbetorte ne régnait en réalité que sur le Vannetais, le Nantais et le Poher. Pourtant en présence de Jean, abbé de Landevennec grâce auquel la coalition avait pu se mette en place afin de repousser l'envahisseur Normand, cette année 945 se réunirent autour du saint homme, le nouveau chef breton Alain Barbetorte, l'archevêque de Dol : Wicohen ; l'éveque de Nantes : Hesdren ; celui de Vannes : Blenlivet ; celui d'Aleth : Salvator, rentré en Bretagne après un long exil,  et plusieurs seigneurs de haute distinction. Tous assistèrent à cette entrevue, dont Juhaël-Bérenger, comte de Rennes. Ce fut une des rares occasions de l'entente cordiale entre la Maison de Nantes symbolisée par le duc Alain Barbetorte, et la Maison de Rennes symbolisée par Juhael-Bérenger, en effet, en 944 le Juhaël-Bérenger, le comte de Rennes reprenait les armes et attaquait Barbetorte et le comté du Nantais. En 952, se sentant malade, Alain Barbetorte confia l'éducation à un traitre : Thibault le Tricheur (voir Le Comté de Nantes, troisième partie). Il fit venir à Nantes les septs évêque de Bretagne ainsi que tous les comtes que comptait le pays, il en proofita pou leur présenter son héritier  légitime Drogon. La mort de Alain Barbetorte sonna la fin de l'ère celtique. D'Argentré relate alors la situation : Alain Barbetorte, Duc de toute la Bretaigne ; qui laissa de Judith sa concubine & veuve du Vicomte de Thouars, Hoël & Guerech : De la fille de Thiebauld, Comte de Chartres fils de Gerlon Comte de Blois, un fils nommé Drogon & par luy -declarézſon herizier, encores qu'il fust au berceauz mais souz la tutelle du dict Thiebauld, qui renvoya Iadicte veuve à Foulques Comte d'Anjou :lequel ayant meschainment faict eschauder l'enfant, estaignit quant & quant la maison & Allain le Grand, pour dôner lieu à deux factions esmeües en la sauveur desdicts bastards,- Se principalement pour Hoel Comte de Nantes, fils aisné dudit Barbetorte; & les successeurs de Moderand Comte de Rennes mary d’une fille du Roy Salomon : dont sortit un autre Salomon & de cestuy-cy Bieranger, & de Beranger Juhael, & de Juhael, Conan de Rennes, lesquels possederent le Comté de Rennes cent seize ans. Juhaël-Bérenger épousa Gerberge de Nantes, fille de feu Alain Babetorte et de Roschille d'Anjou. Selon du Paz, il eut pour fils Conan Le Tort et Martin de Vitré (voir La baronnie de Vitré par Henri Tortelier & Arthur de la Borderie page n°1). Thèse reprise par Jacques Lefebvre : Dans ces temps-là les puînés de la haute Noblesse quittoient ainsi souvent leurs armes pour en adopter d’autres. Nous en avons la preuve dans Martin fils puîné de Juhael-Berenger Comte de Rennes : au lieu des hermines qui étoient les armes des Ducs de Bretagne il prit un escu de gueulles au Lyon d’argent. Ses descendants Barons de Vitré continuerent jusqu’à ce que Philippe héritiere de cette Maison porta la Baronnie de Vitré dans celle de Laval. Renaut frere-cadet de Tristan Baron de Vitré en fit de même. Il fonda la Maison d’Acigné qui par des mariages s’est fondue depuis dans celle de BrisIac. Il reste encore de cette branche d’Acigné les branches de Grandbois & de Carnavalet.  Juhel-Bérenger comte de Rennes fut lontemps en lutte contre Guillaume Longue Epée,  il est vrai que son comté très imposant était très convoité. Il était ponctué des seigneuries de Fougères, Vitré, Dol-Combourg, Saint-Malo, Dinan, Châteaubriant, Saint-Aubin du Cormier, La Trinité-Porhoët, La Chèze, Châteaugiron, Argentré, La Guerche....  L'archevêque de Dol, le dénommé Junkeneus, profita de l'état de faiblesse de Juhaël-Bérenger et le plaça avec son épouse en son palais épiscopal afin de mieux le surveiller. Une longue lutte entre l'Archevêque et Conan, héritier du vieillard se déroula. Le fils étant bien résolu  a restituer à son père la liberté, mais surtout placer sous son contrôle son propre héritage. Quand il parvint à mettre l'archevêque de Dol hors d'état de nuire, il lui laissa un fief encore considérable ente Rance et Couesnon. Conan comte de Rennes fut le premier de cette Maison à monter su le trône ducal (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle, page n° 2.  

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 17:06

 

 

Juhaël d'Avaugour, seigneur de Kergrois (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 6), fils puîné de Henry III et de Marguerite de Valois, de la branche de Mayenne, épousa (vers 1280) Catherine de Léon, issue du sang de Bretagne, dont il eut : Guiomar, fondateur de la maison de Lannion (voir Généalogie de la Maison de Lannion.; Louis d'Avaugour, sgr de Kergrois, qui épousa Anne de Malestroit, et eut : Guillaume, qui suit ; et Simone, qui épousa Jean le Séneschal, sgr de Kercado. Guillaume d'Avaugour, sgr de Kergrois, rendit aveu à la Chambre des Comptes le 28 mai 1411 comme juveigneur des souverains de Bretagne et déclara tenir la terre de Kergrois en juveigneurie d'aîné des vicomtes de Rohan. Il épousa Jeanne de Lesnerac, dont il eut : Blanche d'Avaugour, dame de Kergrois, qui dont elle n'eut pas de postérité; 2° (Vers 1430) Jean de Belloûan, sgr de Vay, à la condition que l'aîné des fils relèverait le nom et les armes des d'Avaugour. Ils eurent, entre autres : Louis d'Avaugour, sgr de Kergrois, qui épousa Blanche de la Tour-Landry, fille de Louis, baron de la Tour-Landry, mort en 1498, lequel était fils de Ponthus, baron de la Tour-Landry, (frère de Jeanne de la Tour-Landry épouse de Bertrand de Beauveau, baron de Persigny, Grand-Maître de Sicile et Sénéchal d'Anjou, dont : Antoine de Beauveau, baron de Persigny, qui eut entre autres : Marguerite de Beauveau, femme de Gilles de Couvrant, baron de Sacé, dont la petite-fille fut mariée à Jacques Budes, sgr du Hirel, lequel eut pour petits-fils : Yves Budes, baron de Sacé, et Jean-Baptiste Budes, Comte de Guébriand, Maréchai de France).Ponthus,Comtede la Tour-Landry, était fils de Charles, baron de la Tour-Landry, sgr de Bourmont et de Clairvaux, mort en 1415, fils lui-même de Georges, baron de la Tour-Landry,et de Jeanne de Rougé, dame de Cornouailles, fille de Bonabes dé Rougé de Derval, vicomte de la Guerche et chambellan du roi. Blanche de la Tour-Landry, épouse de Louis d'Avaugour de Kergrois, était soeur puînée de 1° Françoise de la Tour-Landry qui épousa Hardoin de Maillé, baron de Châteauroux, vicomte de Brosses, sgr de la Roche-Corbon, qui s'obligea par son contrat de mariage à relever le nom et lés armes de la Tour-Landry, et c'est de lui que sont descendus les comtes de la Tourlandry d'à-présent ; et de 2° Marguerite de la Tour-Landry, qui épousa René de Bourré, sgr de Janzé, dont la postérité s'éteignit en la maison du Plessis-des-Roches-Péchemel, de la province dé Touraine, dont l'aîné s'appelait le marquis de Janzé pendant la minorité de Louis XIV. Louis d'Avaugour, baron de Kergrois, eut de Blanche de la Tour-Landry : Grégoire d'Avaugour, sgr de Kergrois, qui eut de Jeanne de Lindren : 1° René, qui épousa Renée de Plouër, dont : Charles, qui n'eut qu'une fille, -qui porta la seigneurie de Kergrois à Gabriel de Machecoul, sgr de Vieillevigne, et Louis, qui forma la branche des d'Avaugour, seigneurs du Bois de Kergrois, qui existe encore : 2° Julien, qui suit: Julien d'Avaugour, sgr de Tromeur, épousa (vers 1510) Anne de Sainte-Flaive, dame de Saint-Laurent en Anjou, dont : 1° Robert, sgr de Saint-Laurent, qui épousa sa parente, (1545) Bonne de Belloûan, dame du Bois-de-ia-Motte, et eut Jean d'Avaugour, sgr de Saint-Laurent, qui épousa Françoise de Coëtquen, fut gouverneur de Dinan et général du duc de Mercoeur pendant la Ligue, et dont la postérité s'éteignit en Jean d'Avaugour, marquis du Bois-de-la-Motte, mort en 1665 ; 2° Claude, qui suit : Claude d'Avaugour, sgr de Saint-Lau, épousa Françoise le Prestre, dame de la Lohière, fille de Jean, sgr de la Lohière, et de Jeanne du Quengo, et petite-fille de Jean le Prestre sgr de la Lohière ambassadeur vers le roi d'Angleterre en 1488. Jean le Prestre, père de madame d'Avaugour, avait un frère cadet qui épousa Jacquette de Coëtlogon, dame de Lézonnet, et qui a formé la branche des sgrs de Châteaugiron ; Jean le Prestre leur fils, sgr de Lézonnet, fut chevalier de l'ordre du Roi et gouverneur de Conq, et eut : Jean le Prestre, sgr de Lézonnet, gouverneur de Concarneau et lieutenant du roi dans l'Evêché de Cornouaille. Ce Claude d'Avaugour et Françoise le Prestre eurent : 1° Robert d'Avaugour, qui forma la branche des sgrs de la Lohière, et eut François, baron de la Lohière, qui signa au contrat de mariage de son cousin, Jean Desgrées, sgr du Lou et de Lesné, le 8 mai 1659 ; 2° Gillette qui suit : Gillette d'Avaugour épousa : Grégoire de Trécesson ; 2° (1575) Pierre Avril sgr du Lou, qui mourut au Lou, le 9 juin 1583, et qui laissa en bas âge autre Pierre Avril, sgr du Lou, qui suit, et dont la tutelle fut faite en la juridiction de Gaël le 2 août 1585 et se composa de : Jean Avril, sgr de Couësbo, et de Jean Avril, sgr de la Grée, son fils, maître des Requêtes, oncle et cousin du mineur ; René du Cambout, beau-frère du défunt: Pierre de Bréhault, sgr de la Rivière et de Malleville, chevalier de l'ordre du roi, oncle du mineur : Gaydon le Pennée; sgr du Boisjolan et du Rudeux, neveu à la mode de Bretagne du père du mineur : et Pierre Picaud, sgr de Morgan et de Quéheon ; 3° Pierre de Trogoff, sgr de Pôntevein, des Fontenelles, du Poulgu, du Val-Campel, issu des barons de Lanvaux, dont un cadet épousa l'héritière de Trogoff et en prit le nom en gardant les armes des Lanvaux. Gillette d'Avaugour eut de ce troisième mariage : Jeanne de Trogoff, dame des Fontenelles mariée au Lou, en Saint-Léry le lor juin 1605, à Mathurin de Rosmadec, baron de Saint-Jouan et de Gaël, sgr du Roz d'Illyfaut, dont : 1° Mathurin de Rosmadec, baron de Gaël, chevalier de l'ordre du Roi, qui mourut sans hoirs et donna voix comme oncle à l'émancipation de Jean Desgrées, passée en la juridiction de Bécherel le 7 mai 1655, signée Guichart ; 2° Sébastien de Rosmadec, baron de Comper, tué au service du Roi ; 3° Charles de Rosmadec, qui fut Evêque de Vannes, et donna voix comme oncle, à l'émancipation de Jean Desgrées ; 4° Péronnelle de Rosmadec mariée (1629) à Prégent le Ny, baron de Coatelez, dont: Mathurin le Ny, marquis de Coatelez, qui, avec le baron de Gaël, son oncle, donne sa voix à la tutelle de Jean-Mathurin Desgrées, sgr du Lou, faite le 4 septembre 1665 par la juri diction de Mauron et signée Jean Morin, greffier ; il eut trois fils, morts sans postérité, et une fille qui épousa M. de Salis, colonel suisse, dont elle n'eut pas d'enfant ; 5e Madeleine de Rosmadec, qui épousa Jean François du Gouray, baron de la Coste, lieutenant du roi en Basse-Bretagne, dont deux filles : 1° Sainte du Gouray, qui épousa Louis de Bréhan, comte de Plélo, dont elle n'eut pas d'enfant ; 2° Madeleine du Gouray, qui épousa, Joseph Andrault, comte de Langeron, auquel elle porta le marquisat de la Coste et la lieutenance de Roi en Basse-Bretagne : il fut lieutenant général des armées navales en 1680, et eut :. Louis, comte de Langeron,lieutenantdu Roi en Basse-Bretagne et lieutenant-général aujourd'hui (nommé en 1744). Pierre II Avril, fils unique de Pierre I et de Gillette d'Avaugour, fut sgr du Loû, de Couësbis et autres lieux ; après être resté quelque temps sous la tutelle du sgr de Morgand (Pierre Picaud), celui-ci s'en fit décharger à cause des troubles de la Ligue, et le sgr de Trogoff, son beau-père, se chargea de la tutelle, suivant l'avis de Françoise le Prestre, dame de la Lohière, ayeule du mineur, -de Judes de Saint-Pern, sgr de Ligouyer, chevalier de l'ordre du Roi, de Laurent de la Bourdonnaye, sgr dudit lieu, de Charles de la Lande, sgr du Mirouër, de Jean Guilloux, sgr de la Lardais, et de Gaydon le Pennée, sgr du Boisjollan, gouverneur du château delà Bretesche, parents du sgr du Loû: vérifié par une signification du 24 juillet 1594, signée Loufget,et par sentence du Présidial de Rennes du 31 juillet 1591. Pierre II Avril servit longtemps le roi avec distinction ; étant encore jeune il fut fait prisonnier par le sieur de Boishus, qui portait les armes pour la Ligue, dans un combat livré dans l'Evêché Saint-Brieuc, au mois d'octobre 1590 ; il fut transféré au château de Lamballe où il resta près de deux mois, car on exigeait de lui une rançon exhorbitante; mais son oncle, Monsieur d'Avaugour de Saint-Laurent, qui était général du duc de Mercoeur, obligea le sieur de Boishus à recevoir une rançon raisonnable : ce fait est prouvé par le compte de tutelle rendu par Monsieur de Trogoff le 19 février 1619, signé Gapais. Pierre II Avril, sgr du Loû, épousa, à Bréhan-Loudéac, le 24 mai 1605, par contrat de mariage en date du mois de mai 1605 au rapport de Jean Bonet notaire de Ploërmel , Jeanne de Bréhant,douarière du Boisjagu et dame de Glécouët et de Coëtuhan, veuve de François, sgr du Boisjagu en Mauron, dont elle avait eu : Marguerite du Boisjagu, mariée (1630) à François de Guéhenneuc, sgr de la Roncière qui eut pour fils : Charles, duquel descendent Messieurs de Guéhenneuc du Glécouët ; comme il est prouvé par une transaction du 14 mars 1665, au rapport de Morin, notaire de Mauron, entre Jean VI, Desgrées et la dame de la Roncière (Marie Bousse-mal), veuve de Charles de Guéhenneuc et tutrice de leurs enfants. Jeanne de Bréhant, devenue dame du Loû, était fille aînée, héritière principale et noble de Bertrand de Bréhant, sgr de Glécouët et de Coëtuhan, et de Marguerite de Coëtlogon : Bertrand de Bréhant était fils de Jean de Bréhant, sgr de Glécouët et de Coëtuhan, et de Marguerite de Pennemarc'h; Jean de Bréhant était fils de Alain de Bréhant, sgr de Glécouët, qui avait épousé en 1450 Aliette de Coëtuhan héritière du sire de Coëtuhan; Alain de Bréhant était le cinquième descendant d'autre Alain de Bréhant, qui forma la branche de Glécouët et qui en 1288 fut un des arbitres entre Alain de Rohan son cousin, et Hervé de Léon ; Marguerite de Coëtlogon était fille de Julien de Coëtlogon et de Jeanne le Rouge, dame de la Lande et de Kerbério ; Julien de Coëtlogon était fils de Geoffroy de Coëtlogon et d'Anne de Coëtmen, soeur puînée d'autre Anne de Coëtmen, vicomtesse de Tonquédeç, mariée au sire d'Acigné, et filles toutes deux de Jean, baron de Coëtmen, et de Jeanne, fille du baron du Pont. Geoffroy de Coëtlogon était fils de Jean de Coëtlogon et de Jeanne de la Soraye, soeur puînée de Pérounelle de la Soraye, femme de Jean de Malestroit, sgr d'Uzel. Marguerite de Coëtlogon, épouse de Bertrand de Bréhant, avait un frère aîné, François de Coëtlogon (qui avait épousé en 1555 Gillette de Coëtquen, dont les marquis de Coëtlogon, vice comtes de Méjuneaume, et les seigneurs de Kerberio, fondus en Trogoffen 1748) ; et deux sœurs également aînées : Françoise de Coëtlogon, mariée en 1555 à François de Cahideuc, seigneur du dit lieu, d'où descendent Messieurs de Cahideuc du Bois de la Motte ; et Louise de Coëtlogon, qui. épousa (1559)-Jean le Forestier, sgr de Kerhuys, capitaine des gentilshommes de l'évêché de Saint- Malo.

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 07:07

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 14:17

 

 

Les seigneurs qui faisaient au XIe siècle des fonctions pieuses ne songeaient par là qu'à procurer à leur âme la vie éternelle en l'autre monde. Du même coup, sans y songer, ils ont trouvé ie moyen de perpétuer en ce monde-ci, autant que cela est donné à l'homme, leur nom et leur mémoire. Des faits et des écrits de cet âge lointain rien n'a surnagé que par les clercs et les églises, surtout par les monastères et par les moines. Et les moines ayant pris un soin spécial pour préserver la mémoire des donations à eux faites ainsi que celle des donateurs, les familles issues de ceux-ci sont à peu prés les seules qui puissent aujourd'hui reconnaître leurs auteurs dans cette haute antiquité. Encore faut-il y regarder de très près, ou l'on risque de s'égarer sur une fausse piste et de prendre, comme on dit, martre pour renard. Ainsi est-il advenu à un collaborateur de la nouvelle édition du Dictionnaire de Bretagne d'Ogée qui, à l'article .St-Pern, a voulu indiquer l'origine de la vieille famille bretonne connue sous ce nom, bien souvent nommée dans notre histoire, illustrée,entre autres, par ce vaillant capitaine qui, de concert avec le Boiteux de Penhoët et Bertrand du Guesclin,dirigea la glorieuse résistance de Rennes contre le duc de Lancastre, en 1356-1357. C'est ce qui nous a décidé a publier les sept actes ci-dessous, d'ailleurs fort curieux,dont six du XIe siècle, un du XIIe, et tous, sauf un, inédits. Nous les tirons data copie faite au XVIIe siècle par les Bénédictins Bretons sur le Cartulaire de Saint-Nicolas d'Angers, et présentement conservée aux Manuscrits de la Bibliothèque Nationale, collection des Btancs-Manteaux. Malheureusement,pour plusieurs de ces pièces, cette copie n'est qu'un extrait, où le transcripteur a remplacé par des etc. les clauses qu'il lui a plu de supprimer. Nous avons reproduit ne pouvant faire mieux ces etc., mais nous tenons à prévenir le lecteur que les suppressions ainsi indiquées ne sont point de notre fait et que nous imprimons exactement tout le texte donne par les Blancs-Manteaux. Nous avons même cru devoir rééditer un acte publié par dom Morice, parce qu'il est indispensable pour faire comprendre l'erreur commise par le collaborateur du Dictionnaire d'Ogée. Nous allons analyser les pièces publiées ci-dessous, dont les dates sont justifiées dans les notes jointes à chacune d'elles. Vers l'an 1050, un chevalier du nom de Qairmarhoc et sa femme Rotrouce (Rotrucia) donnèrent à l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers l'église de Saint-Pern (ecclesiam Sancti Paterni) avec un grand terrain à l'entour clos par des fosses, et qui, bien qu'on ne lui donne pas ce nom explicitement, devait être un de ces cimetières de vaste étendue où, sous l'égide du droit d'asile, les vivants venaient souvent habiter et prendre un refuge contre les entreprises de la violence. La donation de Quirmarhoc comprenait de p!us une terre considérable,de la contenance de deux charruées et demie, ce qui représente environ quarante-trois à quarante-cinq hectares. Peu de temps après, l'abbé de Saint-Nicolas, appelé Arraud, vint en Bretagne et passa les fêtes de Noël à Saint-Pern. Ce fut un événement pour le pays Quirmarhoc, ses chevaliers (cum suis militibus), sa famille, et la vicomtesse de Dol elle-méme,mère de Rivallon, sire de Combourg, se rendirent à Saint-Pern pour assister aux offices célèbres solennellement par ce prélat. Les deux premiers jours de cette grande fête furent donnés exclusivement à la piété. Le troisième. Quirmarhoc vint rendre visite à l'abbe logé au prieuré et, séduit par son aménité, il ajouta à sa première donation un trait de dîme, une place à bâtir moulin dans une roseraie, et la moitié du produit de ses propres pêcheries. Cet acte est le plus ancien où il soit question de l'église de Saint-Pern,qui n'était encore qu'une trêve ou succursale de Plouasne (voir ci-dessous n° VII), située dans le diocèse d'Ateth (plus tard Saint-Malo), et qui est aujourd'hui une commune du canton de Bécherel, arrondissement de Montfort, département d'Ille et-Vilaine. (vers 1050). Très peu de temps après, un prêtre et plusieurs laïques, possesseurs des dîmes ecclésiastiques dépendantes de l'église de Saint-Pern, les donnèrent aux moines de Saint-Nicolas chargés du service da cette église. Les plus notables de ces donateurs sont Josselin de Dinan et son frère Rivallon, seigneur de Combour, dit Rivallon de Dol. III (1062 à 1080). Quirmarhoc. fidèle jusqu'à la fin à l'esprit sa fondation, s'était fait enterrer au prieuré de Saint-Pern, et avant de mourir il avait anathèmatisé quiconque prétendrait ôter aux moines de Saint-Nicolas lea biens dont il les avait dotés (voir n° I, vers la fin. Cet anathème n'empêcha pas l'un de ses fils, appelé Brient, de molester les moines au point de leur faire abandonner le prieuré de Saint-Pern. Mais, au bout de quelques années, Brient et son frère Guinguenoc ou Ginguenou (Ginguenocus) firent prier l'abbé de Saint-Nicolas d'Angers de leur envoyer de nouveau quelques-uns de ses religieux, auxquels ils promirent de rendre tous les biens attribués au prieuré. L'abbé Hamon vint lui-méme à Saint-Pern à cette occasion, et l'acte constatant cette reprise de possession fut dressé en sa présence dans la maison de Ginguenou, avec l'assentiment de ses fils Guillaume, Hingant et Maifinit. Le rôle principal joué en cette circonstance par Guinguenoc, doit le faire considérer comme l'aîné des deux fils de Quirmarhoc. On connaît mal la postérité de Brient, quoiqu'on puisse lui attribuer pour fils un personnage mentionné dans notre n°VI (voir ci-dessous l'analyse de cette pièce). Quant à Ginguenou, il eut au moins quatre fils, Guillaume. Hingant, Mainnnit, Auger, et une fille dite Origon, mariée à Odon fils de Judicaël. Nous trouvns ces cinq enfants nommés dans notre IV, relatant une donation faite par Guillaume aux moines de Saint-Nicolas à l'occasion de l'entrée en religion de son frère Hingant. qui paraît avoir eu lieu dans l'église de Saint-Pern : donation comprenant un moulin à Saint-Pern. une certaine étendue de titre près de l'église. un pré, etc. Cet acte nomme aussi la mère de tous ces enfants, la veuve de Ginguenou encore vivante à ce moment elle s'appâtait Piris. Enfin Guillaume figure là clairement comme l'aine de la famille c'est lui qui dote son frère entrant en religion, lui qui possède le fief où est située l'église de Saint-Pern, lui seul aussi qui se trouve désigné par un nom patronymique mais ce nom n'est point Saint-Pern on rappelle Willelmus de Ploasnio ou de Ploasno, Guillaume de Plouasne. Nous tâcherons tout à l'heure d'expliquer ce nom. V (1080 à 1096). Vers le même temps, les moines de Saint-Nicolas achetèrent un champ et un courtil situés à Saint-Pern d'un certain Guillaume Grannart qui avait trois frères Tèbaud, Robert, Quirmarhoc. Les deux premiers consentirent facilement à cette vente. Quirmarhoc s'y opposa et voulut en empêcher l'effet. Les moines furent obligé de faire venir d'Anger leur abbé qui alors s'appelait Noël, pour plaider contre Quirmarhoc devant le tribunal du seigneur de Saint-Pern, Guillaume de Plouasne. Moyennant une somme d'argent que l'abbé donna au récalcitrant, l'affaire s'arrangea. Mais notez ce Quirmarhoc,frère de Grannart, car nous verrons tout à l'heure que, mort ou vif. il était prédestine à mettre le trouble partout.vif. il était prédestine à mettre le trouble partout. (VI 1080 a 1096). Guillaume de PIouasne, comme seigneur de Saint-Pern, possédait tous les droits féodaux, sur le moulin de Saint-Pern donne par lui (suivant le n° IV ci.dessus) aux moines de Saint-Nicolas.Mais il en partageait la propriété avec un de ses vassaux, ce Guillaume Grannart dont on vient de parler. Par la donation portée en notre n° IV. les moines avaient été investis de l'autre moitié de la propriété ainsi que des droits féodaux.Grannart ayant eu besoin d'argent leur engagea sa part de propriété puis, pour aider l'un de ses frères (Tébaud) qui avait pris la croix et voulait aller en Palestine, il la leur vendit définitivement et les moines restèrent ainsi seuls maîtres du moulin. Le terrible Quirmarhoc, frère de Grannart n' était pilus là pour faire ds difficultés avait laisse un fils, Bresel ou Bressel qui consentit de bonne grâce a cette vente. Mais ce Quirmarhoc a causé la méprise du collaborateur du collaborateur d'Ogèe, qui l'a confondu avec le chevalier de même nom fondateur du prieure, et qui a voulu voir en lui et en son fils Brevet les deux premiers seigneurs de Saint-Pern. Erreur insoutenable, car nos deux actes V et VI prouvent clairement que le Quirmarhoc père de Bresel était !e frère de Grannart, et celui-ci le vassal de Guillaume de Ptouasne, véritable seigneur de Saint-Pern et petit-fils du Quirmarhoc fondateur du prieuré. Mais pourquoi ce seigneur porte-t-il ici le npm de Plouasne D'après la charte n° VII, dont nous parlerons tout a l'heure, l'église de Saint-Pern jusqu'en 1149 n'était qu'une trêve ou succursale dépendant évidemment de la vaste paroisse de Plouasne dont le territoire l'enveloppe encore aujourd'hui de trois côtés. Nul doute que les possessions de Quirmarhoc, fondateur du prieuré, et celles de ses descendants ne s'étendissent a la fois en Saint-Pern et Plouasne, et l'on s'explique qu'ils aient pris pour nom patronymique celui de ces deux noms qui s'appliquait à un territoire plus important, c'est-à-dire le dernier. Plus tard, par des circonstances que nous ignorons, la famille s'étant trouver réduite à ses possessions de Saint-Pern, se fixa définitivement, à ce dernier nom. Notez que dans notre acte n° VI, à côté de Guillaume de Plouasne nous trouvons un Bili de Plouasne qui doit appartenir à la même famille, qui ne peut cependant être range parmi les enfants de Ginguenou, et dans lequel il y a lieu de voir dès lors un fils de Brient frére de Guiguenou. VII (1149).–Reste à dire quelque mots de notre dernière pièce. C'est une ordonnance épiscopale émanant de saint Jean de la Grille, qui venait de transférer d'AIeth à Saint-Malo le siège de son évêché. Les formules sont curieuses  « Quia generatio preterit et generatio advenit terra vero in aeternam stat » Et un peu plus loin, en parlant de la dignité épiscopale « Pontificalis culminite clementiae convenit» L'objet de cet acte. adressé à Barthélémy abbé de Saint-Nicolas d'Angers, est de confirmer ce monastère dans la possession de l'église de Saint-Pern et de conférer à celle-ci les pivilèges des églises matrices recevant la visite épiscopale (synodales et matrices ecclesiae), où tous les sacrements sont administrés, entre autres le baptême, l'extrême-onction.et qui participent par conséquent à la distribution du saint chrême. Donc, avant cette ordonnance Saint-Pern n'était qu'une succursale, dépendarnt. comme Bécherel à la même époque de la vaste paroisse de Plouasne (voir La défense de Bécherel). Au demeurant, en ce qui touche les seigneurs primitifs de Plouasne-Saint-Pern, les actes publiés ci-dessous nous font connaître trois générations, toutes trois du XIe siècle : 1° Guimarhoc, fondateur du prieuré, et Rotrouce.sa femme; 2° Leurs enfants Guiguenou marié à Piris, et Brient ; 3° Enfants de Guinguenou et de Piris, savoir Guillaume dePlouasne (auquel est généralement attribué l'aménagement de la motte-castrale de Plouasne dont il a été mention à la page précédente), Hingant, moine de Saint-Nicolas d'Angers, Mainfinit, Origon (fille mariée à Odon fils de Judicaël); Bili de Plouasne fils de Brient.

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 13:44

 

C'est au cours de l'été 1965 que la motte castrale, qui bordait le bourg de Plouasne en sa partie nord, fut démolie. On a omis d'en relever le plan, d'en prendre quelques clichés, toutefois, un homme avisé, M. Patier, commerçant au bourg de Plouasne, sauva des objets découverts dans la motte éventrée, des tessons de poterie sigillée, des coquilles d'huitres, des fragments de tuiles à rebord (tegulae), tout un ensemble provenant de matériaux empruntés à des construtions antérieures, la période antique. C'est à la base du monticule dans lequel se tenait en outre plusieurs poteaux plantés en quinconce, que furent découvertes ces antiquités. M. Mathurin Monier, auteur des notes laissées dans la revue la Société d'Emulation des Côtes du Nord, année 1969 poursuit en supposant que ces pilotis équarris de 25 à 30 cm et long de 2 m à 2,50 m, remplissaient peut être un rôle d'arcature et pouvaient représenter les éléments intérieurs d'une espèce de charpente qui soutenait la construction couronnant le sommet. La carcasse de bois aurait été ensuite bourrée et couverte de terre argileuse, puisée dans le marécage voisin. La motte, ainsi structurée offrait au pied un ovale de 38 à 30, mesures que nous avons pu relever selon l'emprunte restée au sol après l'arasement. Haute d'environ 8 mètres, le plan cadastral, cote 1149 montre un flanc bombé à l'ouest et un flan rectiligne à l'est, avec un décrochement à angle droit au sud-est. Le sommet également oblong portait donc, nous l'imaginons, un petit ouvrage en bois. Ce donjon devait dominer le gros d'un établissement comprenant logis, étables, écuries et granges. Représentons nous l'ensemble cernée d'une palissade bordant une douve.

 

 

A côté, le jardin de la motte, cadastré 1163, a dû faire partie de cette combinaison dominée par la butte. Mais revenons aux objets découverts. Ceux-ci, énumérés à l'instant, autorisaient par leur nature des spéculations hardies et nous nous demandions, s'ils n'invitaient pas à une revision inattendue de l'origine, non pas de toutes les mottes dittes féodales, mais au moins, de celle-ci. L'hypotèse d'une construction gallo-romaine fut cependant bien vité rejetée.

 

 

L'analyse des piloris révéla que ceux ci avaient été  plantés vers l'an Mille. Quant à la présence des antiquités décrites, attesterait une occupation de l'endroit lors de la période romaine. Du reste rien d'étonnant, quand on sait que Plouasne a révélé à travers certains de ses villages, une présence au cours de cette période. Ainsi, une borne milliaire en granit (haut. 0,70 ; diam. 0,39). découverte en 1967 au Clos-Lory, près du village de la Bourdelais voisinait avec des thermes, et de la monnaie romaine en cours lors des trois premiers siècles de l'ère chrétienne y a été découverte. Le site nous est ainsi décrit : Au lieu-dit le Clos Lory, environ à 3 km à l'e. du bourg, près de la voie romaine de Rennes à Corseul, M. Joseph Levitre a repéré une villa romaine dont il a commencé l'exploration par le praefurnium et le foyer d'hypocauste. Une salle longue de 7,40 m fait suite à ces thermes. L'occupation s'est étendue, d'après la céramique, au moins du ne au ive s. Dans le remblai a été découvert un fragment épigraphique très dégradé, en granit, reste d'une borne milliaire impossible à dater (fig. 15)

 

 

C'est à l'emplacement de la basse-cour de cette défense castrale que fut construit au cours du XVIIe siècle le splendide presbytère coiffé des cheminées du pays des Faluns  (voir page précédente). L'association "La Vie à Plouasne avant 1950"  a apposé cette plaque rappelant la motte détruite, et a imaginé la motte telle qu'elle devait se présenter.

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article