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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 04:27

 

Jean V duc de Bretagne,  Henri V roi d'Angleterre

 

 

La guerre de Succession de Bretagne était enfin terminée, mais le duché continuait d'évoluer entre ses deux grands voisins. La veuve de Jean IV, mort en 1399, partit en Angleterre où elle épousa le nouveau roi Henri IV en 1403, cependant que le duc Jean V, fils de Jean IV, laissait des corsaires bretons attaquer les côtes anglaises (1403-1407). Henri V d'Angleterre ayant été victorieux à Azincourt, Jean V conclut une trêve avec lui ( 14 1 7). Un moment allié du dauphin Charles en 1421, Jean V reconnut le traité de Troyes (1422) et fit alors alliance avec l'Angleterre et la Bourgogne. Mais aussitôt après, il autorisa son frère Arthur de Richemont, mari d'une soeur de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, à recevoir la charge de connétable de France que lui offrait Charles VII (1425). Richemont put ainsi conduire des bandes bretonnes près de Jeanne d'Arc. Et pendant que Jean V, en 1432, envoyait à Londres son fils puîné, Gilles, pour le faire élever en compagnie du jeune roi d'Angleterre Henri VI, Richemont menait avec son beau-frère Philippe les pourparlers qui aboutirent, en 1435, au traité d'Arras réconciliant la France et la Bourgogne.Malgré la réussite diplomatique de Jean V, cette politique de bascule demeurait pourtant délicate. Sous le fils de Jean V, Franqois 1er, duc en 1442, Gilles revint en Bretagne avec un entourage anglais : des troupes du roi de France l'arrêtèrent en 1446 et le remirent à François, qui le retint prisonnier. Les Anglais en prirent prétexte pour reprendre la guerre contre la monarchie française et la Bretagne (1449). Les Bretons aidèrent l'armée royale à reprendre la Normandie (1450), et Pierre II, duc de 1450 à 1457, offrit à Charles VII une flotte qui aida les troupes royales à occuper Bordeaux, et un contingent breton qui aida ces mêmes troupes à remporter sur les Anglais la victoire définitive de Castillon (1453). Désormais la royauté française et le duché de Bretagne restaient vraiment seuls en présence. (Extrait  : les sources de l'histoire médiévale de la Bretagne en Angleterre, par G. Peyronnet)

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 13:04

 

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 12:53

 

 

 

Jean, comte de Montfort et Edward III, roi d'Angleterre

 

Mais Jean de Montfort, sitôt que la succession de Jean III fut ouverte, se proclama lui-même duc de Bretagne et partit en guerre, avec l'alliance d'Edouard III, contre Charles de Blois et Philippe VI. Ce fut une série de combats de partisans, qui permirent aux routiers anglais de parcourir et d'exploiter la Bretagne. Duguesclin se battit pour Charles de Blois, mais celui-ci fut tué dans la bataille d'Auray (1364). Par le premier traité de Guérande en 1365, Jeanne de Penthièvre et Charles V reconnurent le fils de Montfort (ce dernier était mort en 1345) comme le duc de Bretagne Jean IV. Ce dernier continua de sympathiser avec l'Angleterre : marié d'abord avec une fille d'Edouard III, il se remaria avec une belle-fille du Prince Noir (1366). Quant la guerre reprit, en 1369, entre Edouard III et Charles V, Jean IV noua des négociations avec le roi d'Angleterre, et conclut secrètement alliance avec lui (1372) : des détachements anglais revinrent en Bretagne, et lorsque Duguesclin réussit à battre Jean IV, ce dernier chercha refuge en Angleterre (1373), d'où il partit guerroyer en Aquitaine pendant que son adversaire reprenait la Bretagne, sauf Brest que Jean IV vendit aux Anglais en 1378.Cependant Charles V voulut consolider trop vite sa conquête. En considérant Jean IV comme vassal félon, le roi fit prononcer par le Parlement de Paris la « commise » du duché de Bretagne, procédure de saisie qui équivalait à réunir le grand fief au domaine royal. Ce faisant, Charles V n'avait tenu aucun compte des droits de Jeanne de Penthièvre, et cela provoqua la protestation des nobles bretons qui, d'accord avec Jeanne, rappelèrent Jean IV (1379). Mais celui-ci ramenait les Anglais : deux partis se reformèrent en Bretagne, et la guerre reprit jusqu'au deuxième traité de Guérande (1381) : sous la pression de sa noblesse, lasse de voir ses domaines dévastés, Jean IV promit de se soumettre au roi de France et de renvoyer ses conseillers anglais. Richard II, successeur d'Edouard III, lui confisqua le comté de Richmond qui fit alors retour définitivement à des titulaires anglais. Mais une trêve étant intervenue entre Richard II et Charles VI, Jean IV put racheter Brest au roi d'Angleterre (1397). (Extrait  : les sources de l'histoire médiévale de la Bretagne en Angleterre, par G. Peyronnet)

 

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 04:28

 

 

Le sac, l'arraché du sac (ar sac'h, gwintah ar sac'h) : II s'agit de charger sur les épaules un sac de sable de plus de cent kilos posé par terre. Comme pour les jeux précédents, la compétition se déroule par élimination. Le concurrent qui au bout de trois essais n'a pas chargé le sac sur ses épaules est éliminé. Dérivé des travaux des meuniers et des paysans d'autrefois, ce jeu qui requiert de la force, certes, mais aussi une certaine technique conserve encore quelques adeptes dans la région de Tréguier, notamment. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru)

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 08:39

 

 

Pierre Mauclerc duc de Bretagne

et

Henry III roi d'Angleterre

 

Pierre Mauclerc tenta pourtant d'échapper à cette influence en profitant de la régence de Blanche de Castille. Il s'allia deux fois, en 1226 et 1229, avec Henri III d'Angleterre, qui put ainsi passer de Saint-Malo à Bordeaux (1230). Mauclerc se rendit même en Angleterre pour porter son hommage à Henri III. Mais leur alliance ne put vaincre la régente, et Pierre se soumit à Louis IX en 1234. Ses successeurs, plus prudents, pratiquèrent une politique d'équilibre entre les rois de France et d'Angleterre. Le fils de Pierre Mauclerc, Jean 1er, maria son fils Jean à une fille d'Henri III, qui lui confirma le comté de Richmond en 1259. Ce gendre d'Henri III, devenu le duc Jean II en 1286, fit alliance avec Edouard 1er contre Philippe Le Bel 1294-97, mais se réconcilia ensuite avec ce dernier, ce qui lui valut de se voir retirer le comté de Richmond, en gagnant par compensation l'érection de la Bretagne en duché-pairie par Philippe le Bel en 1297. Cependant la position de la Bretagne entre les monarchies française et anglaise devint plus délicate avec la grave crise de succession qui se produisit en 1341 à la mort du duc Jean III, qui ne laissait pas d'enfants légitimes. Il avait un demi-frère, Jean, comte de Montfort, fils d'un deuxième mariage du duc Jean II; mais Jean III, qui détestait la mère de Jean de Montfort, avait refusé de reconnaître ce dernier comme héritier. Le duché devait alors revenir à la nièce de Jean III, la comtesse de Penthièvre Jeanne. Edouard III avait proposé son frère Richard comme époux de celle-ci : mais Jean III s'était dérobé, et Jeanne, sous la pression de Philippe VI de Valois, avait épousé Charles de Blois, neveu de ce roi de France, en 1337. Philippe voulait en effet écarter Jean de Montfort, qui avait sollicité et obtenu l'aide d'Edouard III.  (Extrait  : les sources de l'histoire médiévale de la Bretagne en Angleterre, par G. Peyronnet)  

 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:57

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:45

 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:10

 

 

La civière (ar c'hravazh) : La civière est une sorte de brouette sans roue chargée de sacs de sable ou de grosses pierres. Il faut la saisir par les brancards à ras de terre et la soulever en se redressant. Les plus costauds soulèvent ainsi plusieurs centaines de kilos (500, 600 kilos) au prix d'un effort extrêmement violent. Ce jeu considéré à juste titre comme dangereux pour la colonne vertébrale et les reins a vu son aire de pratique se réduire à une quinzaine de communes de la région de Lannion, Tréguier.  (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru)

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 13:11

Le nom même de « Bretagne », remplaçant celui d'« Armorique », remonte au moment où une partie des Bretons insulaires vint s'installer sur le continent, laissant la place aux Anglo-Saxons. Cette migration se situa pendant les Veme et VIeme siècles, et correspondit à l'évangélisation de la Bretagne par les « saints fondateurs », plus ou moins légendaires, venus d'outre-mer. On est mal renseigné sur cette époque lointaine, mais on imagine que dès lors les relations furent relativement fréquentes entre la Bretagne armoricaine et la « grande Bretagne » : elles s'étendirent en effet par la suite aux royaumes anglo-saxons, car c'est à la cour d'un de leurs souverains qu'un comte du Poher se réfugia, chassé par les incursions normandes. Le fils de ce comte, Alain Barbetorte, débarqua en Bretagne en 936, battit les Normands en 937 et se rendit maître de toute la péninsule armoricaine : il fut toujours considéré par les Bretons comme un héros national. Inversement, quand Guillaume le Conquérant attaqua l'Angleterre, il fut accompagné par de nombreux chevaliers bretons, qui se distinguèrent à Hastings, et auxquels il donna des terres dans le pays conquis. Le plus important de ces domaines fut le comté (ou «honneur») de Richmond francisé en «Richemond» ou «Richemont» près de York, dans le nord-est de l'Angleterre : ce comté fut attribué par Guillaume 1er à la maison de Penthièvre, mais il passa par mariage, en 1148, aux comtes de Bretagne de la maison de Cornouaille. Henri II Plantagenêt favorisa ceux-ci dans la seconde moitié du XIIeme siècle, et fit épouser à son troisième fils Geoffroi la fille du comte de Bretagne Conan IV, Constance (ci-dessous).

 

 

 

Richard Coeur de Lion roi d'Angleterre et Constance de Bretagne

 

 

Henri II put obtenir ainsi la garde féodale de la Bretagne jusqu'à la majorité de Geoffroi en 1181. Le fief breton, totalement encerclé par les possessions des Plantagenêts, paraissait ainsi devoir tomber dans leur domaine. Seigneurs bretons et anglais se trouvent associés dans les romans de la Table Ronde, et des relations commerciales commencent à se nouer alors entre la Bretagne et l'Aquitaine aux mains du roi d'Angleterre. Toutefois la Bretagne gardait son particularisme, et Geoffroi Plantagenêt ne gouverna pas toujours en bonne entente avec son père. Celui-ci profita de la mort de Geoffroi, en 1186, pour remarier Constance avec un seigneur anglais. Malgré cela Constance reprit la politique indépendante de Geoffroi, ce qui lui fit encourir l'hostilité de Richard Coeur de Lion; prisonnière de ce dernier en 1197, la comtesse confia son fils Arthur à la garde de Philippe-Auguste, malgré les protestations de Jean sans Terre. Philippe maria Arthur à l'une de ses filles et l'investit de la Bretagne, du Maine, de l'Anjou et de l'Aquitaine. Mais Arthur, capturé dans un combat, fut emmené à Rouen où il fut assassiné en 1203 de façon mystérieuse; les soupçons se portèrent sur Jean sans Terre et facilitèrent l'action du roi de France, qui maria Alix, demi-soeur d'Arthur, à Pierre de Dreux (surnommé plus tard Mauclerc), petit-cousin de Philippe-Auguste : la Bretagne se voyait ainsi doté d'une nouvelle dynastie comtale sous l'influence de la monarchie française. (Extrait  : les sources de l'histoire médiévale de la Bretagne en Angleterre, par G. Peyronnet)  

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 12:31

 

 

B) Le lever de la perche (Sevel ar berchen, gwerniaû ar berchenn) : Ce jeu consiste à lever à la verticale en la tenant par son bout le plus mince une perche en bois (jeune hêtre, sapin orme, etc.) de cinq à six mètres de long. A chaque lever le concurrent a droit à trois essais. La technique traditionnelle « krog perchenn (prise de perche) c'est le lever sur le côté, comme les costauds du village levaient la grande bannière de la paroisse au départ de la procession. On peut aussi la placer entre les jambes, c'est alors le krog sac'h (prise de sac). Lorsque la perche est trop lourde, on la scie. Lorsqu'elle est trop légère on l'alourdit avec des coins. Depuis quelques années des perches en acier avec curseur font leur apparition dans les compétitions. Elles permettent de mesurer l'effort avec plus de précision mais le spectacle y perd un peu de son pittoresque. (Extrait : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru

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