Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 20:01

 

 

 

Etre parrez Pouldergat ha parrez Plouare,
Ez euz tudjentil iaouang o sevel eunn arme
Evit monet d'ar brezel, dindan mab ann Dukez,
En deuz dastumet kalz tud euz a beb korn a Vreiz;

 

 

Evit monet d'ar brezel, dreist ar mor, da Vro-zoz.
Me'm euz ma mab Silvestik e ma int ouz he c'hortoz;
Me'm euz ma mab Silvestik ha n'em euz nemet-han
A ia ha heul ar strollad, gand marc'heien ar ban.

 

 

Evit monet d'ar brezel, dindan mab ann Dukez,
Evit monet d'ar brezel, dreist ar mor, da Vro-zoz

 

 

Eunn noz e oann em gwele, ne oann ket kousket mad,
Me gleve merc'hed Kerlaz a gane son ma mab;
Ha me sevel em'chaonze raktal war ma gwele :
- Otrou doue ! Silvestik, pelec'h oud-de-breme ?

 

Marteze em oud ouspenn tric'hant leo deuz va zi
Pe tolet barz ar mor braz d'ar pesked da zibri;
Mar kerez bea chommet gant da vamm ha da dad,
Te vize bet eurejed breman, eurejed mad;

 

Achuet oa ann daou vloaz, achuet oa ann tri :
- Kenavo d'id, Silvestik, ne n'az gwelinn ket mui;
Mar kaffenn da eskern paour tolet gand ar mare,
Oh ! me ho dastumefe hag ho briatefe

 

Ne oa ked he c'homz gant-hi, he c'homz peurlavaret,
Pa skoaz eul lestr a Vreiz war ann ot, hen kollet,
Pa skoaz eul lestr a Vro penn-da-benn dispennet,
Kollet gant-han he raonnou hag he wernou breet.

 

Leun a oa a dud varo; den na ouffe lavar,
Na gout pe geit zo amzer n'en deuz gwelet ann douar.
Ha Silvestik ae eno, hogen na mamm na tad,
Na mignon n'en doa, siouaz ! karet he zaou-lagad'.


Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:26

 

La lutte bretonne ou lutte celtique a une origine très ancienne comme le témoignent textes, gravures, sculptures et statues dans différents pays celtiques. Introduite en petite Bretagne par nos ancêtres au moment de leur migration, elle connut une très grande vogue au Moyen Age et au XVIe siècle. Ainsi en 1455, lorsque le duc de Bretagne, Pierre II alla saluer le roi de France à Bourges, il était accompagné d'un groupe de lutteurs réputés : Olivier de Rostrenen, Guion de Kerguivis, Olivier de Kenec'hriou, etc. Au cours de l'entrevue du « Drap d'or » en 1520, François 1er, voyant les Anglais vainqueurs à la lutte, regretta de n'avoir pas songé à leur opposer des Bretons (Henri VIII avait amené des lutteurs cornouaillais). Henri VIII, roi d'Angleterre, le défia alors à la lutte et la chronique nous rapporte que le roy de France, qui était fort bon lutteur, lui donna un tour de Bretaigne et le jeta par terre et lui donna un merveilleux sault ». Jusqu'à la Révolution, la lutte continua à passionner nos ancêtres. A partir du XIXe siècle son aire de pratique se restreint à la Basse-Bretagne où elle reste à l'honneur dans les campagnes particulièrement à l'occasion des pardons. Cette lutte fut rénovée et codifiée dans les années 30 par le docteur Cotonnec et ses amis regroupés dans la F.A.L.S.A.B. (Fédération des Amis de la lutte et des sports athlétiques bretons). Pour catégories d'âge pour les jeunes. On estime à un peu moins de mille le nombre des lutteurs bretons répartis dans une vingtaine de clubs dans les cinq départements et les Associations de Bretons à Paris. La lutte bretonne se pratique sur une lice de sciure de bois en été, sur tapis en hiver. Le lutteur est vêtu d'un short et d'une forte chemise de lin. L'objectif à atteindre est de faire toucher terre simultanément aux deux épaules de l'adversaire. Ce toucher des deux épaules est appelé « lamm ». Le « lamm » ou « saut » met fin au combat. Chaque attaque poussée à fond et donnant un résultat proche du « lamm » vaut un point. Mais contrairement à la lutte gréco-romaine le combat ne se poursuit pas à terre, la lutte bretonne est une « lutte debout ». Enfin, il n'est pas sans importance de signaler que le tournoi est précédé d'un serment de loyauté prononcé en breton et en français et que les adversaires se donnent l'accolade et se serrent la main avant le combat. Autrefois jeu de pardon, la lutte tend à devenir aujourd'hui pour des raisons qui touchent à l'évolution générale des sports, une affaire de spécialistes formés dans des clubs. Si la qualité sportive et la technique y gagnent beaucoup, la passion qui animait naguère les spectateurs de deux paroisses voisines mais rivales encourageant leurs champions respectifs tend par contre à disparaître. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru)

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 06:22

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 18:45

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 07:34

Paul-Gédéon de Rabec, prêtre du diocèse de Coutances, né au bourg de Cérisy-Montpinson (lire Montpinchon), en 1738, ayant fait ses étude à Paris, au collège de Sainte-Barbe, y avoit reçu l'ordre de la prêtrise, et obtenu le grade de docteur ; après quoi il étoit devenu chanoine de la collégiale de Saint-Guillaume, à Saint-Brieuc, puis archidiacre et théologal de l'église cathédrale de Dol.

 

 

L'air marécageux de cette dernière ville faisant éprouver à sa santé des altérations progressives, il se crut obligé de se démettre de ses dignités, pour leur préférer la cure de la paroisse d'Aaron, près Grosses-Forges, dans le Bas-Maine, Rabec la gouverna depuis janvier 1772 jusqu'en 1782. Ce pasteur, charitable peut-être à l'excès, ne trouvoit pas dans son revenu patrimonial, réuni à celui de sa cure, assez de ressources pour assister les pauvres, et surtout les malades de sa paroisse. Il avait même, en leur faveur, contracté des dettes considérables, qu'il n'aurait pu éteindre en conservant cette charge pastorale qui l'entraînait toujours dans les mêmes dépenses. Un oncle,qui était riche, vint à son secours, mais à la condition qu'il résignerait sa cure; et il l'obligea de venir demeurer en son château.

 

 

Là il pourvut à ses besoins, lui laissant le soin de satisfaire une partie de ses créanciers avec le produit d'un domaine qu'il possédait dans la paroisse de Mégrit, près Broons, dans le diocèse de Saint-Malo. Deux ans suffirent pour le libérer entièrement; et pouvant alors venir habiter paisiblement ce domaine appelé Val-Martel, il s'y retira en 1785 et s'y livra de nouveau, mais seIon la mesure des facultés qui lui restaient, à son penchant pour soulager les pauvres. Cette disposition, jointe à l'édification de sa conduite, et même à des lumières non communes, lui attiraient une grande estime, accompagnée de vénération. Nous concevons qu'on ait pu le blâmer d'avoir exposé ceux qui lui avoient prêté de l'argent pour secourir les pauvres d'Aaron, à souffrir quelques privations par le délai de ses remboursements, et d'avoir peut-être contrarié leurs calculs d'intérêt par l'excès de son amour pour les infortunés; mais nous ne comprenons pas comment le compilateur des Confesseurs de la Foi a pu faire soupçonner que Rabec prêta le serment de la constitution civile du clergé. N'étant plus curé depuis six ans, quand ce serment fut prescrit aux fonctionnaires publics, il ne se le vit pas demander, et n'eut aucune raison temporelle qui l'engageât à le prêter. L'illusion séduisante qu'avait pu lui faire, à son origine, la révolution qui promettait de réformer des abus, ne dura même pas jusqu'à l'époque où elle introduisit le schisme dans l'Église de France; et il est avéré que, non content de combattre les erreurs qui le produisaient, il n'épargna aucun soin, aucune démarche, aucune fatigue, pour en préserver les fidèles. Il alla même, en 1791, dans son ancienne paroisse, pour laquelle il conservait toujours une sainte affection, afin d'en déterminer les habitants à conserver leur Foi pure et intacte. Il parcourut encore la partie du diocèse de Dol, commise autrefois à la surveillance de son archidiaconé, pour détourner les prêtres de faire ce serment schismatique. Dès lors, il était si décidé à soutenir la Foi au péril de sa vie, qu'au milieu des courses dont il s'agit, un ami, avec lequel il s'arrêta dans une rue de Dol, et auquel il parlait avec chaleur des intérêts de la religion, lui ayant dit de prendre garde aux méchants qui pouvaient l'entendre, il lui répliqua hautement: « Je ne crains rien ; et s'il faut mourir pour Dieu et pour l'Église, je sacrifie volontiers ma vie à leur sainte cause. » Revenu à Mégrit, dont le curé avait été mis en fuite pour avoir refusé le serment (Jh Veilhon), il le suppléa à l'égard des paroissiens qui étaient restés catholiques. La loi de déportation ne l'atteignait pas directement, puisqu'il n'avait pas été obligé à ce serment; et il continuait d'habiter son domaine de Val-Martel, en rendant son ministère infiniment utile à la paroisse. Son opposition aux erreurs du temps était si bien connue, que les administrateurs du département des Côtes-du-Nord, n'hésitant pas à le regarder comme insermenté, le confondirent avec les infirmes et les sexagénaires que la loi de déportation condamnait à la réclusion; et, au commencement de 1795, il fut amené à Saint-Brieuc, pour y être reclus dans l'ancien couvent des Soeurs de la Croix, transformé en maison de détention. Il y resta un an, après lequel on le fit conduire à Guingamp, où il fut encore enfermé sous le même prétexte, dans le ci-devant monastère des Carmélites qui avait subi la même hideuse métamorphose; et cette seconde détention dura deux ans. Vers la fin de 1795, un an après la chute de Roberspierre, le vénérable Rabec était encore captif de Jésus-Christ. Alors cependant, on commençait à permettre aux prêtres détenus de retourner dans leur domicile; et Rabec revint dans son domaine de Val-Martel. Les persécutions qu'il avait éprouvées, et sa captivité de trois ans n'avaient pu amortir son zèle. Les besoins de la paroisse de Mégrit en réclamaient tous les soins, car elle avait absolument perdu son pasteur; et Rabec lui en tint lieu avec un dévouement qui pourvoyait aux besoins corporel comme aux besoins spirituels des habitants. Ils bénissaient sa charité sous tous les rapports, et avaient pour ses vertus une vénération qui lui aurait assuré sa tranquillité dans ce pays, si elle n'eut dépendu que d'eux. La connaissance des fruits comme des travaux de son ministère, dont aucune crainte ne pouvait ralentir la sainte activité, parvint aux hommes qui étaient chargés de persécuter les prêtres dans cette contrée ; et ils songèrent à se saisir de sa personne. Des gens de bien, qui en eurent avis, le prièrent de modérer son zèle, et de ne pas tant s'exposer à la haine des percuteurs : il leur répondit « que son devoir de prêtre était de se sacrifier pour le salut des âmes ; que si, pour se conserver la vie, il consentait à ne plus exercer le saint ministère, il aurait bien plus à redouter de la vengeance du Seigneur qu'il n'avait à craindre de la malice des hommes ». Ces hordes de soldats impies qu'on appelait colonnes mobiles, et qui avaient pour commission spéciale de rechercher les débris des armées catholiques et royales, faisaient souvent des incursions sur la paroisse de Mégrit. Le 28 février 1796, de très-grand matin, lorsqu'il achevait de dire la messe, on vint l'avertir qu'une de ces colonnes, venue de Broons, et composée de cinquante hommes approchait : «Voilà donc, s'écria-t-il, plein de ferveur, voilà donc, ô mon Dieu, voilà le moment où je vais paraître devant vous ! »

 

 

A l'instant, les soldats forcent la porte de Val-Martel; Rabec se trouve dans la première salle où ils pénètrent en furieux; et, loin de rien perdre de sa tranquillité d'âme, touché au contraire de les voir accablés de fatigue, et à demi-exténués de besoin, il leur offre, et leur fait servir des rafraîchissements et de la nourriture, en leur parlant avec une paternelle bénignité. Ainsi jadis en avait agi saint Polycarpe à l'égard des satellites qui vinrent le saisir. Ceux qui s'emparent de la personne du vénérable Rabec n'en sont pas plus reconnaissants que ne l'avaient été les gens armés qui arrêtèrent le saint évêque de Smyrne. Après s'être bien rassasiés à ses dépens, ils se mettent à piller et saccager sa maison. Mais leur chef, qui est impatient de faire périr Rabec le plus tôt possible, interrompt le pillage, en ordonnant à sa troupe de partir et d'emmener le saint prisonnier. Il est entraîné, et, à chaque pas, on le frappe avec des baïonnettes. On n'est pas encore sorti de l'avenue qui fait un des agréments de son habitation, on n'en est même qu'à 150 pas, lorsque tout à coup le commandant ordonne une halte, et commande à quatre de ses soldats qu'il désigne de fusiller ce respectable prêtre qui, jusque là, n'avait répondu aux outrages et aux mauvais traitements des soldats que par ces exclamations: « O mon Dieu, pardonnez-leur, et faites-moi miséricorde. » Rabec, entendant l'ordre du commandant, montre une résignation toute céleste à cette espèce de sentence ; et, s'adressant avec un ton amical aux soldats choisis pour le fusiller, il leur dit: « Vous qui devez me délivrer de la vie, procurez moi auparavant la satisfaction de vous embrasser ; venez : je vous pardonne ma mort». Ce trait de la charité la plus héroïque les émeut ; néanmoins ils doivent obéir à leur chef. Un d'eux cependant plus vivement touché que les autres « déclare qu'il ne tirera point ; qu'un tel prêtre ne peut être un ennemi ; et qu'il préfère d'être fusillé lui-même.» Mais les trois autres tirent à bout portant; et le vertueux Rabec tombe mort. Le commandant permet alors à sa troupe d'aller consommer le pillage de la maison de la victime. Mais ils veulent auparavant dépouiller le cadavre; et, le laissant ensuite nu sur la terre, ils courent où leur rapacité doit achever de se satisfaire. Quand ils eurent entièrement dévasté la demeure du saint prêtre, ils se retirèrent et ses domestiques avec ses fermiers y apportèrent son corps, qui fut ensuite déposé dans le cimetière de la paroisse de Mégrit. Tous ces derniers détails nous ont été fournis par eux-mêmes. Malgré les dangers qui les menaçaient aussi, ils avaient suivi leur maître jusqu'à la mort, tant ils avaient de respect et d'attachement pour lui. Les paroissiens de Mégrit et les pauvres de toute la contrée bénissent également sa mémoire, et le tiennent pour Martyr

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 06:15

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 06:05

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 05:45

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 14:49

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 20:50

 


 

 

 

Les armoiries quasiment effacées de du-Guesclin

« d'argent à l'aigle bicéphale éployée de sable becquée et membrée de gueules, à la cotice du même » 

 

 

Le même socle avec reconstitution des armoiries du Guesclin

 

 

Dans son guide du voyageur publié en 1857, Jean Bazouge évoque cette colonne inaugurée en 1841 sous le gouvernement de Louis-Philippe Ier, sur les ruines du château de la Motte-Broons, berceau du fier capitaine. Notre guide précise qu'autrefois quand un régiment passait sur cette route, arrivés au pied de la colonne, les tambours battaient aux champs, et les troupes voyageuses faisaient une halte d'honneur, en témoignage de patriotique admiration. Arrêtons nous aussi dans ces lieux où s'écoula l'enfance du célèbre batailleur. Sous les ondulations du terrain au milieu duquel apparaît le monument érigé au « héros breton » gisent les dernières pierres du château de ses pères rasé en 1616 par ordre des États de Bretagne. Rien, plus rien de cette demeure sur le sol herbeux et bossué comme celui d'un cimetière. De jeunes arbres poussent autour de la colonne, qu'une balustrade en fer défend : c'est là toute la décoration du monument. Il semblerait que ce fut au retour de son expédition en Egypte, que le Croisé Guillaume de Broons, quintisaïeul du connétable, abandonna la motte castrale au profit d'un castellum que du-Guesclin fortifia considérablement quand il reçut sa charge de chef des troupes au royaume de France. Suite aux guerres de la Ligue, sur ordre des États de Bretagne, répondant aux vœux de la régente Marie de Médicis, la Motte Broons subit le démantèlement de ses défenses. Il est vrai que les alliés du duc de Mercoeur avaient détenu ce point stratégique. Toutefois, ainsi que le souligne Noël Brouard, c'est très certainement le donjon situé sur les arrières de la Grand-Place de la ville de Broons, aux abords de la Rue de la Glacière qui fut démantelé et détruit (voir histoire de Broons, page n° 10). Ce qui n'exclue pas que la maison-forte de la Motte-Broons ait été aussi dépourvue de ses éléments défensifs, d'où le dédommagement versé au possesseur du lieu à cette époque : Messire de Ville-Blanche. Des éléments « renaissance » provenant du lieu sont visibles au hameau de Brangalo (voir histoire de Broons, page n° 6) on sait qu'ils provenaient de la Motte-Broons. Puis le chastel de la Motte Broons fut abandonné, et l'antique forteresse tomba alors en ruines. Selon le témoignage de voyageurs au cours du XVIIIe siècle, des restes impressionnants étaient encore visibles. A la fin du règne de Louis XVIII, en 1822, une première souscription fut lancée à échelle locale afin de financer un monument dédicacé au connétable, mais la souscription ne fournit pour la seule commune de Broons que la somme de 166 fr. 20, une autre lancée à l'échelle de la Bretagne ne donna pas davantage de donation ! c'est dire si le fameux héros breton laissait indifférent. Le Conseil général des Côtes du Nord décida alors de financer la réalisation du monument, et étrangement les Broonais alors, souhaitèrent un monument digne de celui de Dinan, dût-il coûter 6.000 francs ! En 1830, le renversement de Charles X, le projet fut enterré, puis le 15 février 1834, le terrain était acheté semble-t-il par la famille d'Orléans en vue d'aménager la colonne, soit un lot d'une superficie de 2.640 m2 pour une façade de 66 mètres. Ce lot avait été prélevé sur la parcelle de la Rivière -probablement les anciens fossés du château. C'est sous le règne de Louis-Philippe Ier, le fils du fameux « Philippe égalité » que la colonne allait être inaugurée. Louis Philippe s'étant s'emparé de la couronne vacante, c'est par pure propagande, qu'il relança l'idée d'un monument dédicacé au fameux connétable -plus tard, en 1870, la Pucelle d'Orléans allait à son tour devenir symbole d'un autre régime tout aussi pitoyable. Louis-Philippe n'était guère apprécié en Bretagne, il y était regardé comme un simple usurpateur. Quand au monument, il aurait dû en principe être érigé au cours de l'été 1840, mais les retards enregistrés, ce n'est que le 15 octobre que le monument fut dressé. En 1810, Charles Rolland Néel de La Vigne, alors maire de Dinan avait présidé en sa cité, à l'inauguration du cénotaphe mis en place en l'église St Sauveur afin de recevoir le coeur de du-Guesclin -où du moins ce qui en restait après la révolution. Il avait convié son confrère de Broons pour l'évènement (voir Souvenirs de Néel de Lavigne Charles-Rolland, ancien sous-préfet de Dinan : voyage à Guenroc). Le même personnage devenu sous-préfet reporta l'inauguration de la colonne du-Guesclin au cours de l'année 1841, en effet en période hivernale, les jours étant courts et le temps incertain, la saison morte aurait nuit à la sollennité de la fête. Haute de 10 mètres, pour un poids avoisinant les onze tonnes, la colonne avait été réalisée en granit monolithique et provenait d'une carrière de St Pierre de Plesguen. C'est donc un périple de près de cinquante kilomètres qui fut parcouru par le convoi militaire; parti de St Pierre de Plesguen la procession arriva au Pont du Château à Broons où se déroulèrent les animations similaires à celles données à Dinan, 31 ans plus tôt. Yves Miriel était alors maire de Broons. Pour la circonstance, la stèle avait été entreposée sur des canons tirés par trente-six chevaux. Quarante peupliers d'Italie entouraient la colonne à l'origine, mais depuis, les tempêtes en ont éliminé quelques uns, il en reste une dizaine. Un temps propriété de la Communauté religieuse Joachim Fleury, le champs voisin  a révélé des antiquités liées au lieu dont un fragment des clef, quelques monnaies du XVe siècle, dont un gros à la fleur de lys ainsi qu'un sceau portat un écu d'azur à trois de têtes de lévriers, coupées d'argent et colletées de gueules ; ce sont les armoiries des Milon, seigneur de la Ville-Morel. Autour de cet écusson on lit : S. DE CONTRAS DE LA VILLE MOREL (ce dernier renseigneiment fut founit par M. de Corson, à la Société Archélogique d'Ille et Vilaine).  Un projet de modeste musée fut un temps envisagé puis tomba vite dans l'oubli.

 

 

Des peupliers, ces sentinelles veillent au repos du héros

 

 

Détail du bulbe couronnant la stèle

 

 

Du-Guesclin alias du-Guarplic,  de Guesquin

une famille bretonne

aux probables origines norroises !

 

 

Aucune certitude sur la date de sa naissance et pour cause, les registres paroissiaux de Broons ne remontent pas au delà de 1556, seuls ceux de Givry en Saône et Loire couvrent la période allant de 1303 à 1357. 

 

 

La seule date dont on soit certain.

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article