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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 13:17

Résultat de recherche d'images pour "lutte bretonne  illustrée"

Quelque fois aux champs m'estant retiré, pour illec plus commodement, et à l'ayle parachevé certain négoce. Je me proumenoit (et à ce jour de feste) par les Villages prochains, comme cherchant compagnies, où trouvvay (comme est leur coustume) la plupart des Vieux & Jeunes gens, toutefois séparés, pource que (jouxte lancien proverbe) chascun cherche son semblable, estoyent les jeunes faisant exercice d'Arc, de Luittes, de Barres, & autres jeux, spectacles aux vieux, estant soubz un large chêne couchés, les jambes croisées, & leurs chapeaux un peu abaissés sur la veüe, jugeant des coups, raffreschissans la mémoire de leurs jeunes ans, prenans un singulier plaisir à veoir follastrer ceste inconstante jeunesse.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 14:57

(voir La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 1 - La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 2 - La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 3)

 

Construite en 1636, l’actuelle chapelle avait remplacé un précédent sanctuaire comme on le remarque en observant les restes insérés çà et là. Dans les années 1940, une tempête lui arracha sa toiture. Puis vint le temps de l’abandon, un vieux saule y avait même poussé, quand à l’intérieur, même désolation, il est vrai que le recteur voisin de Broons, avait cru bon devoir s’approprier comme bon lui semblait du maigre mobilier qui lui restait, notamment un confessionnal. De l’intérieur, dans les années 1960, un promeneur averti a prit quelques notes sur l’état des lieux : « On trouve la statue de Saint-Ewen invoqué contre les coliques, tenant un livre ouvert dans la main droite, des bonnets d’enfants y sont épinglés. Un confessionnal, de vieilles voûtes, un cadre sans image, et sur l’autel une Vierge coloriée cassée, un crucifix moyen, en cuivre ; du côté de l’Evangile, dans le cœur le petit saint Gilles en bois, livre ouvert avec caractères, épingles piquées. » D’après notes laissées par L’abbé Lemarchand. La cloche fondue en 1756 portait la mention « RECOUVRAN M’A FAITE » Sur un linteau figure cette note : ANNE TROSSYER RESTEE VEVVE EN CE LIEV DE GILLES SON EPOVX DONNE SON COEVR A DIEV 1643

Deffunct M(essi)re Gilles de Derval vivant Seigneur de Brondineuf fut Confessé par Dom Jean Mégret et son corps fut inhumé dans le c(h)oeur et chanceau de l'église de Bron l'unziesme jour d'apvril mil six centz quarante. Signature Duboys.


 

Le corps d'Anne Troussier douairière de Brondineuf, fut ensépulturée dans le c(h)oeur de l'église (de Broons, par le) soussignant jour dudit moys de septembre an mil six centz cinquante et quatre


 

Mariages célébrés à Brondineuf : 

 

 

-Olivier Jallet & Péronnelle Gousret, 21.2.1640

-Guillaume Bedel & Maurie Morel, 20.2.1672

-Mathurin Béchard & Perrine Letexier, 28.7.1672

-Yves Pinsart & Charlotte Oréal, 24.7.1673

-Jacques Gauvain & Jeanne Payoux, 12.2.1675

-Mathurin Richart & Guillemette Berteleu, 17.2.1676

-Laurent Cragnet & Hélène Nogue, 20.9.1677

-Maury Duval & Madeleine Payoux, 7.2.1678

-Pierre Bottrel & Jeanne Girouard, 20.2.1681

-Jacques Botrel & Perrine Duval, 17.11.1681

-Mathurin Huet & Perrine Serot, 10.6.1683

-Pierre Nogues & Louise Poirier, 19.9.1684

-Philippe Henry & Louise Perier, 29.7.1688

-Jacques Lesage & Françoise Davy, 12.9.1689

-Guillaume Pinsart & Marie Perrier, 25.1.1690

-Mathurin Brunet & Reine Poyrier, 11.2.1697

-Jean Benays & Perrine Thomineaux, 11.2.1698

-Pierre Jamet & Jeanne Bedel, 20.7.1699

-Maury Duval & Françoise Gaubert, 4.2.1704

-Olivier Bedel & Jacquemine Besnard, 9.2.1707

-Bertrand de Saint-Pern & Françoise de Derval 3.10.1715

-François Delambily & Renée Douais, 14.11.1715

-Pierre Davy & Mathurine Bizeul, 28.2.1718

-Jean Mégret & Perrine Richard, 12.2.1732

-Jan Ledormeux & Mathurine Touzé, 2611.1732

-Pierre Denizan & Jacquemine Gasche, 1.2.1731

-Julien Félin & Julienne Thoumineau, 2.3.1737

-Jacques Hirel & Julienne Delambily, 5.2.1750

-Julien Ruellan & Françoise Moysan, 7.1.1751


 

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 09:46

La maison de Robien, l'une des plus anciennes de la noblesse bretonne, a pour berceau la seigneurie de Robien, dont le vrai nom est Roch-bihan, mot breton qui, en français, signifie Petite Roche. Cette terre est située dans l'ancienne paroisse de Saint Thuriau-de Quintin, évêché de Saint-Brieuc et fait aujourd'hui partie de la commune du Foeil (Côtes-du Nord). La seigneurie de Robien était primitivement une possession des ducs de Bretagne et tomba dans la maison de Robien par le mariage de Jacques Boscher, chevalier mitour d'Angleterre qui épousa, en 1212, Jeanne d'Avaugour, dame de Roc'h bihan, fille puînée d'Etienne d'Avaugour et d'Havoise, comtesse de Guingamp (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 2). Les maisons d'Avaugour et et de Guingamp étant issues en ligne directe d'Eudon, comte de Penthièvre, second fils de Geoffroy lII duc de Bretagne, Jeanne appartenait donc, par son père et par sa mère à cette famille souveraine. Les descendants de Jacques Boscher et de Jeanne d'Avaugour abandonnèrent, dans le cours du XIIIe siècle, leur nom patronymique pour prendre celui de Robien. Nous citerons parmi eux :


 

Louis, seigneur de Robien, chevalier, qui eut, en 1349, un démêlé avec le baron de Quintin (voir Le Château-Neuf de Quintin - Généalogie des Seigneurs de Quintin du XIIIe au XVe siècle) au sujet de la mouvance de son fief. Ledit baron prétendait que le seigneur de Robien était son vassal, celui-ci au contraire refusait de lui rendre hommage, alléguant pour motif que sa terre étant sortie autrefois, par partage, de la maison souveraine ne devait relever que du duc. Jean IV, duc de Bretagne, lui donna gain de cause par mandement spécial. En 1397, Isabeau, sa fille, épousa Philippe de Coetcourden de la maison de Coetgourheden, seigneurs de Locmaria. Louis de Robien se signala au siège de Rennes en 1356, et fut établi à la garde et capitainerie de la forteresse connue sous le nom de Tour de Cesson, dont les ruines imposantes dominent encore l'embouchure de la rivière du Légué, près Saint-Brieuc (voir La tour de Cesson). Ce Louis de Robien avait épousé Perrine de la Motte-Vauclair.

Alain seigneur de Robien, descendant de Louis, épousa, vers 1460, Alliette Péan. Lors de la ligue du bien public, le château de Robien, appartenant à Alain, fut « pillé et robe (volé), en quoi il fut endommagé deplus de 5000 livres », disent les historiens, somme qui était immense à cette époque. Alain mourut sur les entrefaites en 1487.


 

Jean de Robien, capitaine de Nantes, en 1489, oncle de Tristan, seigneur de Robien, fils d'Alain. Tristan perdit son père étant encore mineur et Aliette de Péan, sa mère, fut chargée de la tutelle de sa personne et de ses biens. Jehan de Robien était pannetier ordinaire de la reine Claude, femme du roi François Ier, et fut nommé en 1516 capitaine du Croisic. Il se distingua dans plusieurs circonstances contre les Anglais et les Espagnols, ce qui lui valut une lettre de la reine lui témoignant sa satisfaction. Il se démit de ses fonctions de capitaine du Croisic en faveur de son fils

Jacques de Robien, capitaine du Croisic et de Guérande, Claudine, dame de Robien, qui épousa, en 1569, Jacques Gautron chevalier de l'ordre du Roi (voir la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac). Ses descendants n'ont gardé que le nom de Robien en conservant les armes des Gautron : « d'azur à six coquilles d'argent 3, 2, 1. » Les Robien portaient jusqu'alors : « d'azur à dix billetes 4, 3, 2, 1. » Ils avaient pour « Manet alla mente repostum. » Lors du mariage de Jacques Gautron, vicomte de Plaintel (voir à travers le bourg de Plaintel ) et seigneur  de la Ville-Mainguy, il fut stipulé que leurs enfants porteraient le nom de Robien. Leur fils Christophe Gautron en obtint l'autorisation par lettres patentes, au mois de mai 1605. Il fut gentilhomme de la chambre et chevalier de l'ordre en 1608. Il épousa Catherine de Bourgneuf.qui est le père de la dernière héritière du nom :

Sébastien de Robien, chevalier, seigneur de la Ville-Mainguy, conseiller au Parlement de Bretagne en 1656, épousa demoiselle Françoise de Cleuz du Gage, dont un fils, François-Sébastien, fut baptisé à Saint-Gildas d'Auray le 8 février 1674.

 

-André de Robien, conseiller au Parlement en 1669.

-Sébastien de Robien, chevalier de Malte, en 1686, fut tué à la bataille de Nerwinde, en 1693.

-Paul de Robien, vicomte de Plaintel, seigneur de la Ville-Mainguy et de Kergoalan.qui épousa Thérèse du Louêt de Coêtjunval, veuve de Clément Marot, comte de la Garaye (voir La Garaye en Taden - le château de la Garaye en Taden), fut reçu président à Mortier au Parlement de Bretonne en 1706, le 14 août. Sa femme mourut après deux ans de mariage en 1699, à la naissance de sa fille. Paul de Robien mourut à Rennes, le 23 juin 1744, doyen des présidents à Mortier. Leur fille Jeanne de Robien épousa, dans la suite, René le Prestre, seigneur de Château-Giron (voir Chateaugiron, extrait par François-Alexandre Aubert de La Chesnay), président au Parlement

-Thomas de Robien, seigneur de Kerambourg (voir histoire de Langourla, page n° 16, le château de Langourla), conseiller au Parlement en 1696, président à Mortier en 1716, dont la fille devait épouser plus tard son cousin, l'illustre président de Robien.

-André-Joseph de Robien, conseiller au Parlement en 1717.

-Christophe-Paul de Robien, né à Rennes le 4 novembre 1693, chevalier, baron de Kaêr, vicomte de Plaintel, fut reçu conseiller au Parlement le 17 mai 1720, âgé seulement de vingt-deux ans et président à Mortier le 21 octobre 1724. Il épousa le 20 juin 1728 demoiselle Jeanne-Andrée-Françoise de Robien sa cousine, comme nous l'avons dit plus haut, qui n'avait encore que douze ans. Ce Christophe-Paul de Robien, connu sous le nom de Président de fut un personnage très remarquable, aussi célèbre jurisconsulte, que versé dans les sciences naturelles et l'archéologie bretonne (voir Note sur la collection de tableaux du président de Robien au musée de Rennes par François Bergot). Il a laissé sur toutes ces matières des ouvrages des plus recherchés. Le Président de Robien perdit sa femme, le 7 septembre 1742, et mourut lui-même en décembre 1756. Nous trouvons ensuite :

Paul-Christophe-Céleste de Bohien président à Mortier en 1750

Un lieutenant des grenadiers à cheval volontaire au combat de Saint-Cast en 1758.

Un abbé de Saint-Mathieu en 1780.

Paul, comte de Robien, présenté à la cour en 1784, que nous croyons le mari de la jeune femme désignée dans les lettres de Madame de Mauduit.

A la veille de la Révolution le château de Robien venait d'être reconstruit. C était un monument superbe, l'un des plus beaux châteaux de Bretagne. Il fut alors pillé et saccagé, à demi détruit, avant d'avoir été habité. Ce château a été de nouveau entièrement restauré et, de nos jours, il est encore habité par la famille de Robien. (depuis vendu)

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 06:06

Il existe sur les confins de Messac -très ancienne paroisse dont la belle tour moderne s'élève au bord de la Vilaine -une lande inculte et solitaire qui mérite un peu d'attention, ne fut- ce qu'à cause de ses souvenirs. Elle s'avance en promontoire au dessus du cours du fleuve et se trouve voisine du vieux manoir de Bœuvres et des villages nommés le Châtellier et les Anges. Des cellules en ruines apparaissent sur ce tertre aride et nu, et le voyageur, qui se rend de Rennes à Redon, en aperçoit facilement les murailles délabrées avant d'êntrer dans le beau tunnel de Corbinière. Cette solitude s'appelle l'Hermitage ; disons d'abord un mot des lieux qui l'avoisinent. Bœuvres fut jadis un château, fondé peut-être par les Le Bœuf, seigneurs de Fougeray, reconstruit, il y a environ deux cents ans, par l'abbé Huart, seigneur du lieu, et possédé au siècle dernier par la famille Camus de Viarmes ; c'était la maison seigneuriale de Messac. Au Châtellier on découvre les restes d'une enceinte militaire très ancienne ; on pourrait même prouver, je crois, qu'en 578, les Francs de Chilpéric occupaient cette position stratégique lorsqu'ils furent défaits parles Bretons de Varoch. On sait, en effet, que le territoire de Messac fut plusieurs fois au moyen-âge, le théâtre de san glantes batailles, Enfin, le village des Anges semble avoir été mis sous la protection des Célestes Esprits, à cause du culte païen rendu dans les premiers siècles aux pierres dites druidiques qui apparaissent encore de nos jours, debout et symétriquement rangées au milieu de ses habitations ; mais revenons à l'Hermitage. Au XVIIIe siècle on menait grande vie au château de Bœuvres et la tradition populaire à conservé de curieux et naïfs souvenirs des bril lantes fêtes qu'y donnaient alors les seigneurs du lieu. Tout-à-coup, disent les anciens, apparut sur la lande du Châtellier un homme inconnu, un moine étranger. Il cherchait la solitude pour y prier Dieu dans le silence ; le rocher à demi couvert de landiers qui dominait la Vilaine attira ses regards, il résolut d'y demeurer. Il se creusa une grotte dans le roc même, il découvrit une source limpide dans le vallon voisin, c'était tout ce qu'il demandait : un peu de pain fruit de l'aumône, un peu d'eau et un misérable abri, mais beaucoup de tranquillité et de liberté pour prier Dieu, un charmant paysage résumant à ses yeux les beautés de la création, et par-dessus tout, cette heureuse paix de l'âme que procure le calme du désert, voilà ce que cherchait et ce que trouva notre ermite. Cependant, dit la légende, le seigneur de Bœuvres finit par entendre parler du solitaire son voisin ; il fit trêve à ses amusements et s'achemina vers l'Hermitage. A la vue du pauvre moine agenouillé dans son creux de rocher, le noble seigneur sentit son cœur ému ; il salua l'ermite, se recommanda instamment à ses prières et, malgré les refus du saint homme, il voulut lui construire une cellule en ce lieu même. Les ouvriers se mirent à l'œuvre peu après cette visite, ils bâtirent un tout petit logement pour l'ermite et y joignirent un modeste oratoire, mais quand les constructions furent achevées le soli taire avait disparu et nul ne le revit plus sur la lande déserte. Il fallait, en effet, disent avec un admirable bon sens et une naïve piété les vieux paysans des alentours, il fallait, disent-ils, que l'ermite expiât dans la privation la plus complète, les folles joies des heureux de ce monde, afin que ses prières en faveur des âmes recommandant l'Hermitage au Trône de l'Eternel. La tradition qui nous a conservé cette simple mais touchante histoire a perdu le nom de ce bon religieux, je crois l'avoir retrouvé dans les registres paroissiaux de Messac ; on y lit, en effet ; « Frère Jacques-Noël Félin, frère du Tiers-Ordre de Saint François, solitaire de l'Hermitage de Bœuvres, est décédé au port de Messac le 18 juillet 1759, âgé de 55 ans. »

 

Comme l'on voit, les anciens ont raison de dire que l'ermite ce mourut point dans la solitude. Cette date prouve en même temps que le seigneur de Bœuvres était alors Jean-Baptiste Camus de Pontcarré de Viarmes dont le nom est resté traditionnel à Messac. Les cellules de l'Hermitage demeurant sans habitants après le brusque départ du frère Félin, le seigneur de Bœuvres donna ce logement soli taire au chapelain de son château : Julien Gâchel, chapelain de Bœuvres mourut, en effet, à l'Her mitage le 28 novembre 1765 et l'un de ses successeurs, M. Savary, habitait la même solitude lorsqu'arriva la Révolution. Ce dernier avait, semble-t-il, augmenté le nombre des cellules; son frère, clerc tonsuré, habitait avec lui, et tous les deux faisaient l'école à quelques petits garçons des environs. Charmant contraste entre les commencements et la fin de cet ermitage : le bon frère Félin voulait être seul pour mieux prier Dieu, les pieux messieurs Savary aimaient que les voix pures et douces de l'enfance se joignis sent aux leurs pour le glorifier ; tous se proposaient le même but : se sanctifier en sanctifiant les autres. Bien tristes dans leur abandon, mais bien respectables par leurs souvenirs, les ruines de l'Hermitage de Messac se dressent encore de nos jours au milieu des pierres druidiques en partie renversées, des retranchements militaires à demi rasés, et du vieux manoir de Bœuvres presqu'abandonné. Mais l'on y retrouve encore la grotte souterraine du frère Félin, le petit oratoire avec sa niche vide, hélas ! de sa statue, l'allée couverte qui servait de cloître, le jardin muré et les quelques cellules ; on y voit même un vieil arbre qui semble se résigner avec peine à quitter ces ruines qu'il garde seul depuis long temps. Au pied du tertre la fontaine coule toujours aussi fraîche ; en face, la Vilaine trace, comme autrefois, un de ses plus jobs méandres, la nature n'a rien perdu de sa splendeur. En renversant les murailles de l'Hermitage, le temps lui-même nous a laissé un suave souvenir et une bonne pensée que nous ne devons point perdre, le souvenir de pieux solitaires n'aimant que Dieu et la pensée si douce de la charité dans la prière et de l'immolation d'un chrétien pour ses frères.

 

Extrait de Récits historiques, traditions & légendes de Haut-Bretagne, Ille-et-Vilaine par l'Abbé Guillotin de Corson

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 11:55

Son fils Gilles rendit à son tour aveu en septembre 1551. Mais ce dernier seigneur mourut sans postérité et la terre du Saulbois et de Langan échut à son cousin Pierre du Boisbaudry, seigneur de Trans, descendant de Christophe du Boisbaudry et d'Olive Brunel. Celui-ci en rendit aveu au roi en 1598. Pierre du Boisbaudry avait épousé en 1580 Renée Le Vayer et en 1587 Hélène Bruslon. Il eut du premier lit Claude, seigneur de Trans, et du second lit Pierre, seigneur de Langan. Ce dernier décéda sans avoir contracté d'alliance, et Langan passa à son frère Gabriel, marié en 1629 à Jacquemine de la Touche, dame de Saint-Thomas en Saint-Étienne-de-Montluc, qui rendit aveu pour sa seigneurie le 30 mars 1632. Gabriel du Boisbaudry mourut à son tour en avril 1650 et fut inhumé au chanceau de l'église de Langan. Son fils Gilles du Boisbaudry, baptisé le 14 mai 1630 à Saint-Étienne-de-Montluc, devint seigneur de Langan et en 1660 avocat général au Parlement de Bretagne. La même année, il rendit aveu pour Langan et obtint en 1674 l'érection de cette terre en châtellenie. Il épousa à Nantes, en novembre 1662, Marie-Anne de Monthulé, veuve de François Boux, seigneur de la Varenne, qui lui donna plusieurs enfants. Il mourut à Vannes et fut inhumé dans la cathédrale de cette ville le 8 juillet 1680. Sa veuve lui survécut jusqu'en 1707 et fut alors inhumée le 22 décembre en l'église Saint-Étienne de Rennes.

L'aîné de leurs enfants, Gabriel du Boisbaudry, seigneur de Langan, renonça de bonne heure au monde et fit profession, en 1689, chez. les chanoines réguliers de Prémontré. Ses biens passèrent alors à son frère Joseph du Boisbaudry, qui rendit aveu pour Langan en mai 1695. Ce dernier, reçu conseiller au Parlement dès 1692, épousa en la cathédrale de Rennes, le 21 décembre 1709, Perrine de Carné, qui ne lui donna qu'un fils mort au berceau. Joseph du Boisbaudry mourut lui-même, âgé de soixante ans, le 15 février 1730, et sa veuve le 16 février 1754 : l'un et l'autre furent inhumés en l'église Saint-Étienne de Rennes. Mais vers le commencement du XVIIIe siècle Joseph du Boisbaudry avait vendu la châtellenie de Langan à François de Lescu, comte de Beauvais en Gévezé, et à Lucrèce Berrault, sa femme. Le nouveau seigneur de Langan avait cette terre dès 1710, et il en rendit aveu en 1733. Il mourut le 29 avril 1756. Ce fut son neveu Louis-Gilles de Lescu, comte de Runefaut, qui hérita de lui et rendit aveu pour Langan le 9 juillet 1756. Quoique époux de Marie Hochedé, ce seigneur ne laissa pas de postérité, et la châtellenie de Langan échut à sa parente Agathe de Trécesson, femme de René-Joseph Le Prestre, comte de Châteaugiron, qui en jouissait en 1779. Toutefois, peu de temps après,le 5 février 1783, M. et Mme de Châteaugiron vendirent leur châtellenie de Langan à Jean Dacosta, sieur de la Fleuriaye, et Angélique Bodin, sa femme. Ceux-ci en firent hommage au roi le 18 février 1788. Au XVIe siècle, la seigneurie de Langan se composait du manoir du Saulbois, avec ses chapelle, colombier, moulins, bois, étang et métairie, et du Grand bailliage de Langan. Mais lorsque, par ses lettres-patentes enregistrées au Parlement de Bretagne le 3 juillet 1674, Louis XIV éleva Langan au rang des châtellenies en faveur de Gilles du Boisbaudry, il unit à Langan et au Saulbois les terres et seigneuries du Breil et de la Trunière en Gévezé, et celle de la Chaussée en Langan. Le roi érigea le tout en haute justice avec droit de patronage et de fondation dans les églises de Langan et de Gévezé. Le domaine de Langan fut encore augmenté au siècle dernier et se composait alors des manoirs du Saulbois et du Breil, -des métairies nobles du Saulbois, du Breil, de la Trunière, de la Chaussée et de la Chevaleraye, 'des moulins du Saulbois, du Breil et de Bintin, etc. Quant aux bailliages formant la haute juridiction, ils s'étendaient en Langan, Gévezé et Langouët. Les tenanciers du Grand bailliage de Langan devaient à leur seigneur chaque année six éteufs ou pelotes de cuir blanc et une paire de gants. La châtellenie de Langan relevait du roi partie en son domaine de Rennes et partie en celui de Hédé. Depuis la vente qu'en firent les du Boisbaudry, la châtellenie de Langan, unie de fait sinon de droit par les de Lescu à leur conté de Beauvais, perdit beaucoup de son éclat. Aussi le manoir du Saulbois, délaissé depuis longtemps, n'offre-t-il plus d'intérêt. La chapelle a été détruite. Les bois, l'étang et les moulins rappellent seuls la vieille résidence seigneuriale

 

Notes laissées par l'Abbé Guillotin de Corson, au sujet des grandes seigneuries de Haute-Bretagne, comprises dans le territoire actuel du département d'Ile et Vilaine).

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 11:00

Langan a donné son nom à une famille noble qui figure fréquemment dans ls chartes ds XIe et XIIe siècles. Guillaume de Langan, époux de Thiphaine Boutier, confirma en 1066 un don de Thomas Boutier, son beau-père, à l'église de Combour. En 1167, Jean de Langan, fils de Gaultier de Langan, était grand-maître des forêts de la baronnie de Combour. Il fit une donation à l'abbaye de Vieuxville, du consentement de son frère Nicolas et de son fils Jean. Raoul de Langan fut capitaine du château de Landal en 1354, et Olivier de Langan servit en 1373 comme écuyer dans l'armée du duc de Bretagne ; ce dernier jura en 1379 l'Association de la noblesse contre l'étranger et ratifia à Rennes en 1381 le traité de Guérande. Mais vers cette époque la branche aînée des sires de Langan se fondit dans la famille de Saint-Gilles, qui devint ainsi propriétaire de la seigneurie de Langan.


 

 

Boisfévrier, en Fleurigné et armoiries de Langan et de Saint-Gilles


 

La branche cadette s'établit par mariage au Boisfévrier, en Fleurigné, et y prospéra. L'an 1400, Bertrand de Saint-Gilles hérita de dom Guillaume Louvel du manoir du Saulbois en Langan. A partir de cette époque, cette maison seigneuriale devint le chef-lieu de la seigneurie de Langan. En 1440, Jean de Saint-Gilles rendit aveu au duc de Bretagne pour l'hôtel et le moulin du Saulbois, ainsi que pour son fief de Langan. Jean de Saint-Gilles était en même temps seigneur du Perronnay en Romillé. Il épousa Jeanne de Montgermont et mourut en septembre 1462. Bertrand de Saint-Gilles, son fils aîné, fournit l'année suivante au duc le minu de sa terre du Saulbois et de Langan. Il est probable que le seigneur du Perronnay vendit Langan, qui appartenait quelques années plus tard à Olivier Baud et Jeanne Bouëdrier, seigneur et dame de la Boulaye en Betton. Leur fils Guillaume Baud en hérita et rendit aveu pour le Saulbois et Langan en novembre 1481. Il mourut en août 1489 et eut pour héritier son frère cadet Jean Baud, seigneur de la Boulaye.

 

Perronnay en Romillé et armoiries de Baud et Brunel

Au commencement du XVIe siècle, Marie Baud épousa Jean Brunel, seigneur de la Plesse en Saint-Grégoire, et lui apporta en dot la seigneurie du Saulbois, qu'ils possédaient en 1513. En 1540 Gilles Brunel, seigneur de la Plesse, leur petit-fils, rendit aveu pour le Saulbois et Langan. Il épousa Françoise de Dreneuc et décéda en mai 1550. Son fils Gilles rendit à son tour aveu en septembre 1551. Mais ce dernier seigneur mourut sans postérité et la terre du Saulbois et de Langan échut à son cousin Pierre du Boisbaudry, seigneur de Trans, descendant de Christophe du Boisbaudry et d'Olive Brunel. Celui-ci en rendit aveu au roi en 1598. Pierre du Boisbaudry avait épousé en 1580 Renée Le Vayer et en 1587 Hélène Bruslon. Il eut du premier lit Claude, seigneur de Trans, et du second lit Pierre, seigneur de Langan. Ce dernier décéda sans avoir contracté d'alliance, et Langan passa à son frère Gabriel, marié en 1629 à Jacquemine de la Touche, dame de Saint-Thomas en Saint-Étienne-de-Montluc, qui rendit aveu pour sa seigneurie le 30 mars 1632. Gabriel du Boisbaudry mourut à son tour en avril 1650 et fut inhumé au chanceau de l'église de Langan. Son fils Gilles du Boisbaudry, baptisé le 14 mai 1630 à Saint-Étienne-de-Montluc, devint seigneur de Langan et en 1660 avocat général au Parlement de Bretagne.

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 15:36

Le 6 octobre 1600, François Busnel, seigneur de la Mauviaye en Cesson, acheta la Guinemenière, il mourut en 1631, laissant de son union avec Renée Denyau un fils nommé Jacques Busnel, qui acheta plusieurs fiefs et terres en Laillé. Jacques Busnel décéda lui-même en 1649, et sa veuve, Marguerite Bernard, ne put empêcher la vente judiciaire de la Guinemenière et des fiefs de Laillé; le tout fut adjugé le 23 juillet 1650 à Claude de Marrbœuf, qui acheta sept ans plus tard la terre du Breil-Durand. Claude de Marrbœuf, président à mortier au Parlement de Bretagne, devenu ainsi seigneur de Laillé, avait épousé en 1646 Jeanne Cadio ; après la mort de cette dame, il se remaria en 1663 à Louise du Louet. De sa première union il eut, entre autres enfants Claude de Marbœuf, abbé de Langonnet, qui abandonna ses droits d'aîné à son frère Guillaume de Marbœuf ; ce fut ce dernier qui en 1678 obtint l'union de tous les fiefs qu'il possédait aux environs de Laillé en une seule seigneurie sous le nom de Laillé. Guillaume de Marbœuf qualifié de comte de Laillé, épousa Angélique Pepin, et mourut à Rennes en 1712. Ses deux fils lui succédèrent l'un après l'autre à Laillé, Charles et Claude, mais ils moururent sans postérité, l'un en 1717, l'autre en 1730 ; ce dernier fut inhumé dans l'église de Laillé. Leur mère, qui vivait encore, repris possession alors de la seigneurie de Laillé ; elle mourut en 1734, et ses héritiers vendirent Laillé, le 6 septembre 1742, à Louis de la Bourdonnaye et à Renée de Boiséon, sa femme, seigneur et dame de Montluc ; ceux-ci payèrent leur acquisition cent vingt mille livres. 

Devenu veuf en 1758, M. de la Bourdonnaye fit inhumer à Laillé sa femme, décédée à Rennes ; lui-même mourut à Paris en 1775. L'aîné de ses enfants, Charles de la Bourdonnaye, marquis de Montluc, épousa Renée Berthou de Kerversio et fut le dernier seigneur de Laillé. Il émigra quand vint la Révolution et mourut à Londres en 1798 ; sa veuve put rentrer en France et décéda au château de Laillé en 1809. Cette propriété, fut en effet, conservée à la famille de la Bourdonnaye, par Mlle Julie Magon de la Gervaisaye, qui l'acheta le 30 juillet 1796, quand la Nation le vendit comme bien d'immigrés. Quoique Laillé porta constamment au siècle dernier le titre de châtellenie, nous n'avons pu retrouver ses lettres d'érection. En septembre 1678, Louis XIVdonna seulement des lettres d'union de fiefs, réunissant en une seule seigneurie sous le nom de Laillé, dans les paroisses de Laillé, Bourgbarré, Bruz, Orgères, Saint-Erblon, Guichen et Bourg-des-Comptes. Peut être le titre de châtellenie fut-il vulgairement attribué à Laillé à cause de l'importance de cette seigneurie, sans qu'un acte officiel l'ait jamais consacré. 

Lorsqu'en 1742, M. de la Bourdonnaye de Montluc acheta Laillé, voici de quoi se composait cette châtellenie :

Le domaine proche comprenait le château de Laillé et ses dépendances, -les métairies de la Porte et du Rachapt, du Breil-Durant, de Saint-Jean et du Chatou, -la forêt de Laillé, les moulins à eau du Boële et de Dom Hux, et un droit de moulin à vent, quelques dîmes en Laillé et Guichen, etc...Les fiefs, au nombre d'une quinzaine, s'étendant dans les sept paroisses  ci-dessus nommées, relevaient presque tous du roi ; ils avaient droit de haute justices avec fourches patibulaires élevées sur la lande du Désert, en Laillé, -droit de supériorité et fondation en l'église de Laillé avec banc à queue, enfeu et armoiries en lisière, -droit de prééminence avec deux pierres tombales en l'église d'Orgères,  -droit de pêche et de bateau sur la rivière Vilaine, droit de tenir deux foires à Laillé, le premier lundi après les fêtes de Pâques et le 29  septembre, jour Saint-Michel, fête patronale de la chapelle de la Guinemenière, etc... 

Le dernier seigneur de Laillé jouissait d'une grande fortune ; marquis de Marzelière et Blain, baron de Poligné, Châteloger et Cicé, M. de la Bourdonnaye de Montluc possédait aux alentours de Rennes un el ensemble de seigneuries dont l'éclat rejaillissait sur Laillé, sa résidence ordinaire à la campagne. Aussi voulut-il une demeure en rapport avec sa haute position dans le monde. Il remplaça le vieux manoir de la Guinemenière par le vaste et imposant château de Laillé, qui subiste encore (depuis détruit par un incendie). Commencée vers 1779, la construction de cet édifice était à peine terminée quand éclata la Révolution française. Naguère encore, la famille de la Bourdonnaye de Montluc habitait ce château, dominant toute la plaine de Rennes et protégée par une belle forêt , et elle à laissé à Laillé un vif souvenir de son inépuisable bienfaisance.

 

Notes laissées par l'Abbé Guillotin de Corson, au sujet des grandes seigneuries de Haute-Bretagne, comprises dans le territoire actuel du département d'Ile et Vilaine).

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 07:14

 

Parmi les seigneuries avoisinant la ville de Rennes, la châtellenie de Laillé occupait au siècle dernier (XVIIIe) un rang considérable. Elle n'était pourtant pas bien vieille, n'étant née qu'en 1678 de l'union de plusieurs fiefs faite par Louis XIV en faveur de Guillaume de Marbœuf, propriétaire du manoir de Guinemenière, qui prit alors le nom de Laillé. De ces fiefs, le plus important était alors celui de Désert-à-Laillé, membre de la vaste châtellenie du Désert ; il fut acquis en 1640 par Jacques Busnel, seigneur de Guinemenière. Un autre fief fort ancien à Laillé et relevant de celui du Désert était le bailliage de l'Alleu, vulgairement appelé fief de Laillé. Il est vraisemblable qu'il fut au XIVe siècle, la propriété de la famille d'une famille qui prenait le nom de Laillé. L'un de ses membres, Guillaume de Laillé, jura en 1379 l'Association de la noblesse de Bretagne, pour empêcher l'invasion du duché par l'étranger.

Dom Morice nous a conservé le sceau de ce seigneur ou d'un autre seigneur du même nom vivant en 1404. Ce sceau de forme ronde, renferme un écusson portant d'argent à trois pots ou orceaux de sable ; l'écu très penché est tenu par un lion et un griffon et surmonté d'un casque cimé d'une tête de lion. Raoul de Laillé était le doyen de Châteaubriant en 1462, pendant que Jean se trouvait chanoine de l'église d'Angers. Enfin un autre Guillaume de Laillé possédait vers la fin du XVe siècle le manoir de la Houssaye en Guer. Mais ce seigneur avait alors quitté la paroisse de Laillé, et ce dut être un de ses ancêtres, nommé comme lui Guillaume de Laillé, mais décédé avant 1436, qui aliéna le fief de l'Alleu ou de Laillé. Il le vendit à la famille de Châteaugiron, possédant le manoir de Saint-Jean. Situé à l'extrémité de la paroisse de Bruz et sur la limite de celle de Laillé, Saint-Jean occupait une position très pittoresque à côté de grands rochers couverts de bois, dont la Vilaine baignait le pied.

C'était l'apanage d'un cadet de Châteaugiron (voir Chateaugiron, extrait par François-Alexandre Aubert de La Chesnay). En 1423 il appartenait, aussi bien que le fief de l'Alleu, à Alain de Châteaugiron qualifié seigneur de Saint-Jean-de-Laillé. Celui-ci possédait aussi deux autres terres nobles en Laillé, nommées le Breil-Durand et le Rachapt ; ce furent ces trois terres jointes au fief de L'Alleu ou de Laillé, formèrent pendant les XVe et XVIe siècles de Laillé. Guillaume de Châteaugiron, fils et successeur d'Alain, épousa vers 1470 Françoise de La Lande, fille du seigneur de Guignen. Décédé vers 1497, il fut inhumé au chanceau de l'église de Laillé. Son fils, Jean de Châteaugiron lui succéda à Laillé et obtint en 1518 d'être réintégré dans la possession de ses droits honorifiques en l'église de Laillé que lui disputaient certains paroissiens. Il mourut peu de temps après, vers 1522, ne laissant qu'une fille nommée Claude, de son mariage avec Françoise de Brie. Claude de Châteaugiron, dame de Saint-Jean de Laillé, contracta deux alliances : elle épousa d'abord le seigneur de Sonnay, panetier ordinaire du roi, puis en 1538 Bernard de Vanssay, seigneur de la Barre, près Conflans. Dix ans plus tard, ce seigneur mourait et sa veuve ne tardait pas à le suivr dans la tombe : leur fils unique François de Vanssay fut placé sous la tutelle de son aïeule, Françoise de Brie, et cette dame rendit aveu en son nom, en 1549, au seigneur du Désert pour la seigneurie de Laillé.

Par contrat du 23 juin 1571, François de Vanssay vendit à Jean Le Bouteiller, seigneur des Landes, les terres de Saint-Jean, du Breil-Durant, et du Rachapt, le fief de l'Alleu et plusieurs autres bailli constituant alors la seigneurie de Lallié. Jean Le Bouteiller épousa d'abord Jeanne Marquer, inhumée le 18 août 1574 dans le chanceau de l'église de Lallié, - puis Claude du Hallay ; il mourut lui-même en 1595. Son fils issu du premier lit, Jean Le Bouteiller, hérita de la seigneurie de Laillé, mais il décéda dès l'âge de trente-trois ans, au château de l'Argentaye, en 1599. Comme il ne laissait point de postérité, sa succession passa à sa tante, Louise Marquer, veuve alors de René de Bourgneuf, seigneur de Cucé. Jean de Bourgneuf, seigneur de Cucéet président du Parlement de Bretagne, reçut de sa mère la seigneurie de Laillé. Il épousa successivement Jeanne Thierry de la Prévalaye, et Reine de Thou ; de ce second mariage naquirent deux garçons, Henri et Nicolas. Henri de Bourgneuf, marquis de Cucé, s'unit à Calliope d'Argentré, dont il n'eut point d'enfant. Henri de Bourgneuf, marquis de Cucé, s'unit à Calliope d'Argentré, dont il n'eut point d'enfant. Niolas de Bourgneuf son frère, s'unit à Anne de Sévigné, qui lui donna une fille, Renée, mariée à Eugène Rogier, comte de Villeneuve. En 1640, Henri de Bourgneuf, laissa pour sa part de la succession de ses père et mère à sa nièce, Mme de Villeneuve, la terre du Breil-Durant, et ses dépendances, sauf le fief de l'Alleu ou de Laillé, qu'il vendit à Jacques Busnel, seigneur de Guinemenière. Quoique destiné à devenir le siège d'une grande seigneurie sous le nom de château de Laillé, le manoir de la Guillemenière n'eut longtemps que peu d'importance. Bâtie à quelque distance du bourg de Laillé et non loin d'un beau bois de futaie appelé la Grande-Forêt, la Guinemenière appartenait en 1467 à Jean de la Villethébaud et Jeanne Coupegorge, sa femme ; mais leur fils aîné Pierre de la Villethébaud vendit cette terre en 1494 à Pierre Chouart. Le successeur de ce dernier, Gilles Chouart, rendit aveu en 1538 au seigneur du Désert pour la Guiemenière ; il mourut en 1560 laissant cette terre à sa fille Perrine Chouart, femme de Jean de Trelan, seigneur de la Rivière en Bourg-des-Comptes.

Notes laissées par l'Abbé Guillotin de Corson, au sujet des grandes seigneuries de Haute-Bretagne, comprises dans le territoire actuel du département d'Ile et Vilaine).

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 03:57

 

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 08:43

 

 

Armoiries de la Tremoille, portrait de Henri, duc de la Trémoille, et sire de Montfort  et tour Papegault à Montfort 

Le baron de Montauban était de toute antiquité seigneur de la paroisse du Lou du Lac, où il possédait un fief important appelé l a Verge noble du Lou. C'est en ce fief que fut construit le château du Lou, dont la seigneurie, s'étendant aux environs relevait de Montauban. Aussi le seigneur du Lou devait-il à son suzerain chaque année une paire de gants de la valeur de quatre deniers. Le baron de Montfort avait également des droits féodaux dans la paroisse du Lou du Lac ; mais en 1642, Henri, duc de la Trémoille, et sire de Montfort céda au seigneur du Lou, moyennant 1,200 liv., tous « ces fiefs et mouvances tant nobles que roturiers, en la paroisse du Lou ». Ce fut par lettres patentes datées du mois d'octobre 1637, que le roi érigea, en faveur de Roland de La Lande, la seigneurie du Lou en châtellenie ; celle-ci fut composée des seigneuries du Lou en la paroisse du Lou du Lac, de Launay-Thébault en Montauban, de la Téhellière en Bédée, et de Trégomain en la Chapelle-du-Lou. Comme ce dernier manoir avoisinait le château du Lou, on appela souvent la nouvelle châtellenie le Lou-Trégomain, pour la distinguer de la seigneurie du Lou en Saint-Lery.

 

 

 

Le Lou du Lac, l'ancienne porte de Montfort sur Meu, le château du Lou à Saint-Lery

Le domaine proche de la châtellenie se composait du château du Lou, des manoirs de Trégomain, de Téhellière et de Launay-Thebault, -des métairies de la Porte, de la Marre et de la Croix-du-Lou, de celles de la Mansardaye, la Haye-Menjard, la Téhellière, Trégomain, Launay-Thebault et Launay-Pitel, -des moulins et étangs du Lou, etc.La haute justice du Lou s'exerçait en 1767 à Montauban ; elle comprenait plusieurs fiefs s'étendant en les paroisses du Lou-du-Lac, la Chapelle du Lou, Bédée et Montauban ; les principaux de ces fiefs étaient ceux du Lou, de Trégomain, de Launay-Thebault et de Launay-Pitel et de Coëtquen ; ce dernier avait été acheté en 1661, par le seigneur du Lou d'avec celui de la Ville-ès-Cerfs (voir Le château de Coëtquen à Saint-Hélen).

En l'église paroissiale du Lou-du-Lac, les droits de supériorité appartenaient au baron de Montauban, mais le seigneur du Lou avait dans ce sanctuaire des prééminences, un enfeu, un banc, et des armoiries, et le privilège de seigneur fondateur. Il avait également des enfeus et des bancs armoriés dans les églises de la Chapelle-du-Lou et de Montauban, à cause de ses fiefs de Trégomain et de Launay-Thébault. Ce qui reste maintenant debout du château du Lou -propriété de la famille Freslon de la Freslonnière, -témoigne de l'importance ancienne de cette résidence féodale.

 

 

Armoiries Freslon de la Freslonnière

Le château occupe au bord du bel l'étang de la Rive et à côté de l'antique église romane du Lou-du-Lac une remarquable position. Malheureusement une bonne partie des constructions primitives ont disparus ; néanmoins, au milieu d'une enceinte fortifiée de forme carrée baignée en partie par l'étang et flanquée de trois tours en ruine, recouverte de lierre, ce dresse encore fièrement ce logis seigneurial construit partie en 1571, partie en 1657 ; ces dates sont en effet gravées au-dessus des portes principales.

 

Étang de la Rive et le soubassement d'une des tours d'angle disparue..

Un grand écusson en pierre git maintenant à terre portant aussi ce millésime de 1571, et un blason écartelé au 1er de gueules à la fasce contrebretessée d'argent, qui est La Lande ; au 2e, d'azur à la fleur de lys d'or accompagnée de 3 coquilles de même qui est de la Chapelle ; au 3e de la Moussaye ?, et au 4e de Méel(voir page précédente). Cet écusson prouve que le château du Lou fut reconstruit par Jacques de La Lande et Geneviève de la Chapelle, sa femme. Au delà des douves, s'élève l'ancienne fuie, conservant sa litre seigneuriale. Ajoutez à cette trop courte description çà et là, des pans croulants de murailles fortifiées, et au-devant du logis de larges et de longues avenues d'arbres séculaires, et vous n'aurez encore qu'une faible idée de l'imposant aspect que présente le vieux château démantelé du Lou.

 

Notes laissées par l'Abbé Guillotin de Corson, au sujet des grandes seigneuries de Haute-Bretagne, comprises dans le territoire actuel du département d'Ile et Vilaine).

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