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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 05:39

 

 

V ) Mgr du Guémadeuc a laissé la réputation d'un ardent chasseur et Mme de Sévigné n'a pu s'empêcher de plaisanter spirituellement sur les goûts cynégitiques de ce prélat ; les propriétaires de la forêt de Brécilien, ave lesquels il avait procès à cause de son droit d'usage, prétendaient qu'il construisait sans cesse et sans nécessité des écuries et des chenils : il se plaigait lui-même, en 1688, d'être obligé de mettre ses chevaux en cinq écuries, et, en 1697, il réclama avec instance le droit de chasser dans la forêt de Brécilien. C'est probablement de lui qu'il est question dans une légende populaire que j'ai entendu raconter à Beignon. Un évêque de Saint-Malo aimait si passionnément la chasse, dit-on, qu'il chassait parfois le dimanche, comme les autres jours. Il arriva qu"une fois, le prélat partit de grand matin pour se livrer à son délassement favori. Comme c'était jour de fête, il se promettait de rentrer de bonne heure. Mais une fois lancé à la poursuite du gibier, l'évêque s'oublia, et quand il revint à Saint-Malo de Beignon, il trouva toute la population assemblée dans l'église, attendant avec le recteur, le retour de sa Grandeur, pour avoir la sainte-messe. Au moment où il rentra dans le temple, Monseigneur vit le mécontentement des paysans qui se lassaient d'attendre, et il essaya de se disculper en leur disant : Ne faut-il pas bien, mes bons amis, que le seigneur s'amuse un peu ? Maintenant l'évêque va faire son devoir ; mais une vieille femme, moins patiente ou plus hardie  que bien d'autres, ne put s'empêcher de répondre en murmurant :  Si le diable emporte le seigneur, que deviendra l'évêque ? Cette parole attira l'attention du prélat  qui, faisant aussitôt  réflexion sur sa conduite, rentra en lui-même, s'approcha humblement du recteur, ou plutôt, dit la tradition, du plus jeune prêtre présent dans l'église et le pria d'écouter sa confession, quil voulut faire par esprit de pénitence devant les paroissiens. A partir de ce moment là, le bon évêque renonça complètement à l'exercice de la chasse, voyant que son peuple s'en scandalisait ainsi. Je ne sais ce quil y a de vrai dans cette légende ; toujours est-il  que si Mre Sébastien du Guémadeuc avait des goûts un peu turbulents, cela ne l'empêchait pas de remplir exactement ses devoirs d'évêque. En 1695, il donna encore aux habitants de Beignon une preuve de sa piété en faisant construire dans ccette paroisse la chapelle de Sainte-Reine, qui est demeurée depuis lors un lieu vénéré dns tout le pays. Mgr du Guémadeuc mourut à Saint-Malo de Beignon, le 4 mars 1702, et fut inhumé dans le choeur de l'église de cette paroisse ; on voit encore devant le maîte-autel la pierre ardoisière qui recouvre ses restes ; cette dalle porte l'écusson du prélat : de sable au léopard d'argent, accompagné de 6 coquilles de même, surmonté dune couronne et d'un chapeau d'évêque. Au dessous, on lit cette inscription :

 

CY GIST  ILLUSTRISSIME ET VENERENDISSIME PERE EN DIEU

MESSIRE SEBASTIEN DU GUEMADEUC

EN SON VIVANT EVEQUE DE SAINT MALO

LEQUEL EST DECEDE LE 2 MARS 1702

PRIEZ DIEU OUR LUI

 

Mre Sébastien du Guémadeuc fut le dernier évêque de Sait-Malo enterré à Saint-Malo de Beignon ; un religieux carme, dit M. Tresvaux, y prononça son oraison funèbre.

 

 

Chapelle Sainte Reine de Beignon

(cliché Patrimoine de France)

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 19:45

 

 

IV ) Si nous voulons maintenant connaître plus exactement la maison seigneuriale de Saint-Malo de Beignon, ouvrons le procès-verbal de cet édifice fait en 1668, par ordre du même évêque Sébastien du Guémadeuc, qui restaurait alors ce château : Etant entrés, dit Me Jean Richomme, sénéchal de Saint-Malo, dans la cour dudit château, y avons vu deux grands corps de logis, l'un du côté du soleil levant, et vers le jardin, et l'autre du costé du midy vers l'estang, et estant entrés par une porte qui est au coin qui joint les deux corps de logis, etc. De ces deux corps de bastiments, l'un était ancien, l'autre avait été construit récemment par Mgr Sébastien du Guémadeuc, qui demandait du bois, pour l'achever de l'intérieur. Dans le procès-verbal dont nous parlons, il est fait mention de plusieurs belles salles, notamment d'une grande salle de 42 pieds de long, de 22 de laize et de 17 pieds de hauteur sous poutre, ayant huit fénêtres. Voici en outre ce qui est dit de l'église paroissiale et de la chapelle du château : Ledit seigneur évesque nous a conduit dans la dite église paroissialle  de S. Malo de Beignon, dans laquelle il nous a fait voir, au maître-autel d'icelle, par lui fait faire de neuf, avec deux niches au costés, pilastres, colonnes et chapitaux, frises et corniches et chevrons brisés,  avec écussons de ses armes y comprit les embrasures de la grande vitre dudit grand autel, qui a aussi ses frises et ses corniches, lequel retable, ledit seigneur nous a dit avoir fait faire, depuis quelques années, de neuf, pour l'embellissement  et ornement dudit autel, et nous a fait voir un endroit où il a dessein de faire un banc pour les prestres de ladite paroisse avec un prie-Dieu et son accoudoir.

 

 

(Cliché édition Le Flohic)

 

Rentrés au château, l'évêque et son sénéchal visitèrent les appartements qui joignent l'église et entrèrent de là  dans la tribune ou jubé, qui existe toujours dans la nef de celle-ci puis dans la chapelle privée de Mre de Guémadeuc. Je laisse encore la parole à Jean Richomme : Estant entrés dans le jubé donnant sur la grande église de la paroisse, (avons vu iceluy) jubé, garni de menuiserie fait en cadre et en balustrade, lambissé avec chassis et vitrage et parquettés, de 30 pieds de long sur 12 de large, avec un autel de bois en sculpture, marche-pied et crédence, prie-dieu et accoudouer, le tout basty de neuf et soutenu de deux piliers et d'une poutre de 34 pieds de long. Duquel jubé étant sortis et traversant les précédentes chambres, avons montés par trois degrés à main gauche, et sommes entrés dans une chapelle sur le portail, du costé de la ville, laquelle est parquettée et lambrissée partout en sculptures, avec frises et corniches tout autour, et un plafond, un autel, un marche-pied et crédence, prie-dieu et accoudouer, percée d'une ancienne fenêtre en pierre de taille haute de seize pieds et large de sept.  La conclusion de ce curieux procès-verbal est que, pour achever la restauration du manoir épiscopal de Beignon, entreprise par Mre de Guémadeuc, il faudra pour le moins, quatre cents pieds de chêne, depuis cinq, jusqu'à douze pieds de grosseur. On voit que le bon évêque bâtissait grandement.

 

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 18:02

 

III ) Le 8 juillet 1682, Mre Sébastien du Guémadeuc, évêque et seigneur de Saint-Malo rendit aveu au roi de France pour son évêché, nous trouvons dans sa déclaration, et dans les notes manuscrites du même temps, ce qu'était la seigneurie ou la baronnie de Saint-Malo de Beignon. L'évêque de Saint-Malo confessa d'abord tenir en franc régaire et fief amorty et estre seul seigneur patron, fondateur et supérieurdes églises et paroisses de S. Malo et S. Pierre de Beignon situées entre les fins et mettes de la juridiction royale de Ploërmel, sans y estre aucunement subjet, ni ses hommes et vassaux d'icelles paroisses desquelles tous les manants et habitans sont universellement ses hommes tenanciers et sujets avec obéissance à sa cour et juridition. Ce franc régaire se composait  : de la ville et paroisse de S. Malo de Beignon en entier, à devoir de quelque peu de rente en denier et à devoir de faner et de charroyer les foins  des prairies de la seigneurie. Du bourg de la paroisse de S. Pierre de Beignon  en leur entier et sans aucune exception, n'y ayant pas un pouce  de fief d'autre seigneurie à devoir de rentes en deniers et avoines comme minée, gallenée, crublée, devoir de fumage, charrois généraux et septimaux, quintaine ou bouhours, dîmes à la douziesme ; de plusieurs fiefs et rente en Mernel et dans cette paroisse, de la mouvance noble de la Châteigneraye, prévôté féodée de l'évêque, de la Guinebergère, du Pont-Rouault, du Corrouët, de la Périère, de la Pacaudaye, de la Vieuville, etc. ; en la paroisse de Maure, de la mouvance noble de Pellan et de la Lambardaye, et de plusieurs fiefs et tenues, en les paroisses de Lohéac, Guipris, Mauron, Guers et S. Lery, de plusieurs fiefs, sergentises, maisons, greniers, rentes, mouvances, etc.  De ce régaire dépendaient aussi les maladreries dont il est curieux de constater l'existence en plein XVIIe siècle :  Déclare ledit évêque de S. Malo tenir dudit seigneur Roi, la totale juridiction sur certaine nation et sectes de pauvres gens vulgairement appelés coquins et sur leurs villages qu'on appelle maladryes estant en plusieurs endroits et paroisses de son dit évesché particulièrement ès paroisses de Ploërmel, Guer, Campénéac, Caro, Mohon,Guilliers, Mauron, Guignen Ploualay, Plelan et autres. Enfin ; Beignon formait une baronnie pour raison et cause desdits baillages et fiefs amortys en franc régaire cy dessus mentionnés et déclarés confesse ledit évesque avoir droit de baronnie, juridition et justice haute, basse et moyenne qui s'administre et s'exerce par ses juges et officiers. Le chef-lieu de cette baronnie, résidence de l'évêque était le manoir épiscopal de Saint-Malo de Beignon, maison de franchise et immunités, avec ses appartenances et dépendances, droits, prééminences et libertés, chapelle, auditoire, prison, parc, estang, canaux, fontaines, jardins, colombiers et garennes près laquelle maison  et aux environs il y a cinq moulins, deux à vent et trois à eau, y compris le moulin à foulons, rabines et bois de fustaye, une métairie noble appelée la Ruaudaye...un four à ban, etc. La déclaration mentionne encore les divers droits seigneuriaux de l'évêque de Saint-Malo dans les paroisses de Beignon, notamment ceux de corvées et charrois, d'usage dans la forêt de Brécilien, de foires et de marchés, de quintaines et de bouhours, mais elle n'entre point dans les détails sur l'exercice fort original de ces deux derniers droits.

 

 

Bâtisse XVIe à Saint-Malo de Beignon 

 

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 09:39

 

Guillaume Le Gouverneur, évêque de Saint-Malo

 

II ) Guillaume Le Gouverneur portait lui même de l'intérêt à Saint-Malo de Beignon, car dès le 3 janvier 1612, il avait fait un accord avec Pierre Le Gobien, archidiacre de Porhoët, pour régler la juridiction de ce dernier. Par cer acte, l'évêque transféra à Saint-Malo de Beignon, la juridiction de l'archidiaconé de Porhoët, qui, jusqu'à lors, s'était exercée à Ploërmel, et voulut que cette juridiction, fût tenue conjointement avec celle de l'officialité épiscopale ; mais en 1622, Pierre Le Gobien, réclama contre cet arrangement, et Saint-Malo de Beignon fut abandonnée par lui. La question des foires de Beignon revint encore sous l'épiscopat de Mre Ferdinand de Neufville. Les fermiers des coutumes de Guer et le seigneur de cette ville s'opposèrent, paraît-il, à la bonne tenue de ces foires. Mais, au mois de mai 1650, Louis XIV accorda à l'évêque de Saint-Malo des lettres patentes confirmant les foires et marchés de Beignon et de Saint-Malo de Beignon, précédemment faites par Henri IV.

 

 

Le 2 mai suivant, François d'Avaugour, baron de la Lohière et seigneur de Guer, donna par écrit, son consentement à l'établissement de ces foires, et une sentence du siège royal de Ploërmel leva l'opposition faites par les fermiers des coutumes de la ville de Guer contre les foires et les marchés de Beignon ; enfin, le 16 juin 1651, le parlement de Bretagne rendit un avis favorable à Mgr de Neufville. Malheureusement, ce prélat, ayant sur les entrefaites quitté Saint-Malo, pour devenir évêque de chartres, l'arrêt du parlement ne fut exécuté que cent ans plus tard, le 22 juin 1768, à la prière de Mre Antoine-Joseph des Laurens, et les juges royaux de Ploërmel, furent seulement alors commis pour mettre ledit seigneur-évêque en possession desdits foires et marchés. Mre Ferdinand de Neufville laissa encore d'autres souvenirs à Saint-Malo de Beignon. Le 3 juillet 1655, se trouvant à son manoir de Beignon,  il convint avec Gabriel Macé recteur de la paroisse de Saint-Malo de Beignon, d'échanger le vieux presbytère paroissial qui était  renfermé dans l'embas de l'enclos dudit palais épiscopalà raison de quoy ledit recteur ne pourrait être libre en sa charge, la maison d'ailleurs étant ancienne, caduque et menaçant ruine, contre une belle maison située dans le plus beau du lieu de cette ville de Saint-Malo de Beignon, proche l'église, ayant un jardin au derrière, assez spacieux et propre pour le service de ladite maison, que ledit seigneur évêque consentoit à bailler en eschange de laditte maison presbytéralle qui n'avoit aucun jardin.

 

 

Cet évêque avait succédé sur le siège épiscopal de Saint-Malo à son oncle, Mre Archille de Harlay ; il voulut fonder un service pour ce prélat dans l'église de Saint-Malo de Beignon, mais, étant parti pour Chartres, avant d'avoir réalisé ce projet, ce fut Nicolas de Neufville, duc de Villeroy, qui au nom de Henry de Harlay, prêtre de l'Oratoire, principal héritier de Mgr de Harlay, fit cette fondation. Le 24 octobre 1658, il donna à Gabriel Macé,  recteur de Saint-Malo de Beignon, une maison et jardin appelée la Borguerie, hors et joignant l'enclos du château, étant de la succession dudit deffunt, comme l'ayant acquis par retrait feodal  par luy fait  sur les sieurs Jean et Yves de Quédillac, dont ledit deffunt evêque fit enfermer partie dudit jardin et maison de la Borguerie dans l'enclos dudit château de S. Malo de Beignon, pour le rendre régulier et carré de ce côté là. Cette donation ainsi faite par ledit seigneur de Villeroy à la charge par ledit Macé de dire, célébrer ou faire dire et célébrer comme il le promet et s'y oblige  et ses successeurs en la rectorie de S. Malo de Beignon, par chacun an, à perpétuité, en l'église dudit lieu, un service complet de trois vigilles à trois leçons et une autre messede requiem pour le repos des âmes dudit seigneur evesque de S. Malo et des seigneurs de la maison de Villeroy présents et à venir, et ce à pareil jour que ledit sgr evesque est décédé, qui fut le 20 novembre, et seront tenus ledit sieur Macé et ses successeurs recteur de S. Malo fournir audit service, pain, vin, luminaires et autres choses nécessaires. Puisque nous parlons du recteur de Saint-Malo de Beignon, notons ici quel était son revenu ; voici comment s'exprime à ce sujet le Pouillé de Saint-Malo, au siècle suivant : La cure de Saint-Malo de Beignon est à la présentation de l'ordinaire et possédée par Mre Pierre Fleury, qui, par sa déclaration du 6 juillet 1728, fait monter le total de ses revenus à 268 livres 5 deniers, les charges modifiées  par le bureau diocésain montent à 40 livres 15 dol 6 deniers. partant, reste net la somme de 245 livres 9 sols  6 deniers pour la subsistance dudit recteur. A la même époque, le recteur doyen de Beignon, Mre Guillaume Mahé avait 503 livres 8 d. de revenu ses charges montaient à 218 livres 2 d., et il restait pour sa subsistance la somme de 285 livres 6 d. 

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 20:33

 

I ) Mgr François Thomé, fut successivement Chanoine et Trésorier de Rennes, puis abbé commendataire de l'Abbaye Notre-Dame de Vieuxville et Prieur de Noyal sous Vilaine. Il fut nommé évêque de Saint-Malo le 25 février 1573 et prit part aux Etats de Ploëmel en 1580, il abdiqua en faveur de Charles de Bourneuf. Il fut le premier évêque de Saint-Malo qui fut inhumé en l'église Saint-Malo de Beignon, le 17 février 1591.

 

 

 

Le tombeau de Jean du Bec se trouve à gauche 

(cliché des éditions Le Flohic)

 

Le 10 janvier 1610, Mgr Jean du Bec se trouvant en son manoir de Saint Malo de Beignon, fit son testament dont plusieurs exemplaires existent encore. Après avoir réglé tous les détails de ses funérailles, qu'il voulait être faites à son abbaye de Mortemer, le prélat légua à l'église et fabrique de S.Mallo de Beignon, la somme de cent escus pour achepter des ornements et sur chacun d'eux faire mettre en broderye les escussons de ses armes. Il donna, en outre, la somme de trois cent livres pour faire célébrer des messes et services dans la dite église à son intention. Enfin Jean du Bec laissait la somme de cinq cents escus pour faire parachever la chapelle de Saint-Malo, située près de la fontaine qui dépend de ce lieu, pour y fonder  deux messes par chacune sepmaine à perpétuité, l'une au mercredy, et l'autre au vendredy, ensemble faire bastir une chambre pour y loger et remettre au chapelain qui célébrera ou fera célébrer lesdites deux messesn et à cette fin, achepter les ornements nécessaires, le tout selon les marchés et dessins faits précédemment avec les maçons et charpentiers. Quatre jours après avoir fait son testament, Mgr Jean du Bec mourut à Saint Malo de Beignon, le 20 janvier 1610 ; son corps fut embaumé et solennellement porté en l'Abbaye de Mortemer pour y être inhumé, mais son coeur et ses entrailles fuent déposés dans le sanctuaire de l'église paroissiale de Saint Malo de Beignon. Maintenant encore, l'on voit, à demie-cachée sous le marchepied du maître d'autel de cette église, une pierre tombale portant un écusson fuselé d'argent et de gueules, qui est du Bec, timbré d'une crosse et d'une mitre. Le marchepied couvre en grande partie deux inscriptions latines gravées sur cette dalle, mais on distingue ces mots de l'une d'elles : SAXUM PRECORDIA. R. P. JOHANNIS ; c'est tout ce qui reste à Beignon du monument funéraire de Jean du Bec, évêque de Saint-Malo

 

 

L'un des exécuteurs testamentaires de Monseigneur du Bec fut Jacques Doremer, vicaire général du diocèse sous Mgr du Bec et sous son successeur Guillaume Le Gouverneur. Le 7 juillet 1628, e dernier évêque de Saint-Malo se trouvant à Saint-Malo de Beignon, fonda les messes ordonnées par Jean du Bec ; mais quoi que la chapelle de Saint-Malo eut été probablement achevée car elle existe encore -depuis détruite, il décida que ces deux meses seraient dites dans l'église paroissiale de Saint-Malo de Beignon, à l'autel du choeur, à la charge du chapelain de tenir un cierge allumé, durant a célébration desdites messes, sur le tombeau où ont été enterrés le coeur et les entrailles du deffunct seigneur évêque Jean du Bec, et au finissement d'icelles de dire le psaume  De profundis avec les oraisons : Deus qui inter apostolicos et Deus largitor  et Fidelium.

 

 

L'ancienne chapelle de Saint-Malo à Saint Malo de Beignon

 

Mgr Le Gouverneur nomma en même temps Pierre Hamon, chapelain de cette fondation et lui assiga à cet effet une rente annuelle de 30 livres. Le lendemain, qui était un dimanche, on montra aux paroissiens de Saint-Malo de Beignon, assemblés pour la grand'messe, les beaux ornements que l'exécuteur testamentaire de Mgr du Bec avait fait faire pour leur église ; c'était un chasuble de velours viollet avec estole et fanon aussy en velours garny de ftange de saye  par le bas et le tout parementé  et enrichy de luisant et clinquant d'or avec un escusson des armorires dudit feu seigneur evesque relevée en broderie sur le derrière du chasuble ; de plus un coussinet et oreiller aussy de velours, une bource et un vollet de pareille étoffe et mesme un voile de taffetat enrichy de dentelles d'or.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 13:10

 

Roiantdreh, était au cours du IXe siècle une de ces puissantes dames qui exerçait la charge machtiernale sur les paroisses primitives bretonnes de Plebe Maëlcat, plebe Motoriac et Seminiaca Plebs (voir les paroisses primitives Bretonnes, page n° 3). Nous avons eu à maintes reprises l'occasion d'évoquer cette personne, descendante du roi Judicaël, elle est donnée à travers ette charte émanant du Cartulaire de Redon, fille de Louwenan, et veuve du Comte Combrit, et à la mort de son fils Ewen, s'étant retrouvée seule avec ses filles, elle eut recours à adopter comme héritier de tout son bien, le roi Salomon de Bretagne (voir Arthur Le Moine de La Borderie : Examen chronologique des chartes du cartulaire de Redon, page 2. Seconde partie).  Voici l'acte daté de 869 :   Cum enim legalitet liceat unicuique nobilium derebus suis propriis, seve de haereditate propria facere quidquid voluerint aut quemliber personæ commendare, aut quemlibet in filium super eam adoptare ; idcirco Roiamt-dreh Lowenani filia, post mortem filii mei Even orbatam ac destitutam auxilio filiorum meorum me cemens, adii venerabilem principem Salomonem, ipsumque quasi proprium filium & ex came mea genitum super totam meam hærediratem recepi, tam super hoc quod in propria potestate nunc teneo, id est, Seminiaca plebs, & quod habeo in plebe Motoriac, & quod in plebe Maëlcat, quam super illud quod jure hæreditario mihi deberur, ita ut ille post mortem meam inde habeat potestatem donandi, vendendi, possidendi, commutandi, tam ipse quam filii ejus post se à generatione in generationem. Et quam din vixero ipse me custodiat ac deffendat super hoc quod teneo, & post mortem meam toutm recipiat, nisi quantum illi placuerit filiabus meis, id est sororibus ejus dare. Factum est hoc in Pago-trans Silvam, in nuncupante Bidoën regante Karolo Rege, ipso Salomon dominante Brittaniam, Ratuili Episcopo super Episcopatum Sancti Machutis, Festieno Episcopo super Episcopatum Sancti Samsonis. III, Kal. Deçembris III. Feria, coram multis nobilibus viris qui viderunt & audierunt, quorum ista sunt. nominal. Signum Roiantdreh quae tunc ipsum Salmodem in filium proprium recepit. Signum ipse Salomonem qui receptus est. Morvaten Abbas testis. Maëneleu testis… A travers cet acte daté du 29 septembre 869, figure le nom d'une paroisse : Bidoën, mais aussi le nom de divers personnages. Outre la dite Roiantdreh et le Roi Salomon qui signent, sont également mentionnés Festinianus, qui fut sans doute vers l'an 859 le premier Archevêque de Dol  (voir La Métropole de Dol) et Ratwilis, alors évêque d'Aleth, siège depuis transféré à Saint-Malo, Ratwilis est probablement l'auteur de la Gesra sanctorum Rodanensium. Il fut évêque de la Cité d'Aleth (actuel Saint-Servan) de l'an 866 à l'an 872. C'est à lui que le Roi Salomon, accorda ce qu'il avait reçut de Roiantdreh, en cette partie de son royaume désignée Pago-trans-sylvam, ou Pays au delà de la forêt, contrée devenue successivement le Poutrocoët, puis le Porhoët. De cette époque date le rattachement du fief de Saint-Malo-de-Beignon au siège épisopal devenu au XIIe siècle, Saint-Malo. C'est en son château de Bidoën, que le roi Salomon reçut Ratwillis, l'évêque d'Aleth. C'est sans nul doute à l'emplacement de ce château que fut aménagée à la fin du XIe siècle la résidence d'été des évêques d'Aleth, puis de Saint-Malo ici à Saint-Malo-de-Beignon. Dès lors, à maintes reprises, au fil des siècles, la modeste paroisse sera liée à ces évêques qui se succédèrent sur le trône épiscopal de Saint-Malo.  Martin était sur le siége épiscopal d'Alet en 1054 et tenait au parti de l'archevêque de Tours, contre les prétentions de celui de Dol, relativement a la métropole de Bretagne. On ne sait quelle année fut le terme de sa vie : cependant ce dut être entre l'an 1056 et 1061. S'il fallait en croire dom Taillandier, il y eut schisme pendant près de soixante ans dans l'église d'Aleth , après la mort de Martin. Selon cet auteur, et quelques autres écrivains de mérite, l'évêché en question fut alors partagé en deux portions ; de sorte qu'un second siège fut établi a Saint-Malo de Beignon, petite ville ou gros bourg a dix-sept lieues au sud d'Aleth : mais nous croyons avoir démontré sans réplique, dans notre Grand ouvrage, que cette prétendue séparation n'est qu'une fable provenue de ce que nos pontifes, errans ça et l'a, selon que nous. l'avons dit, et du reste richement possessionnés à Beignon, se qualifièrent quelquefois à cette époque évêques de ce lieu, comme ils s'intitulaient également évêques d'Aleth, évêques de Saint-Malo évêques dans le Porhoét, etc. Après l'emprisonnement de la duchesse Constance de Bretagne en 1198 (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle, page n° 10), Le Baud raconte que les barons bretons se réunirent à Saint-Malo-de-Beignon et proclamèrent pour leur duc le jeune Artur. Il semble bien qu'il y ait un écho de Ces faits dans le récit de Guillaume de Newbridge qui nous montre les grands seigneurs bretons, après avoir refusé de reconnaître Richard comme tuteur de son neveu, emmenant le jeune prince dans l'intérieur de la Bretagne. Certains érudits intervertissent ici l'ordre des faits et placent l'assemblée de Saint-Malo-de-Beignon avant l'emprisonnement de Constance, mais il n'est guère vraisemblable que les barons aient agi de la sorte tant que leur duchesse était au milieu d'eux, tandis que celle réunion est une réponse toute naturelle à l'emprisonnement arbitraire de Constance par Richard. M. Trévédy a essayé de justifier cette interversion en faisant remarquer que Le Baud ne donne pas le titre de vicomte à Alain de Rohan, dont il signale la présence à cette assemblée, ce qui indique, dit-il, que son père vivait encore et que par conséquent 18 réunion de Saint-Malo de Beignon est au plus tard de 1195 ; mais cet argument, pour être décisif, supposerait chez Le Baud une précision que ce chroniqueur est loin de posséder toujours. Parmi les autres seigneurs dont la présence est mentionnée à la même réunion se trouve un Amaury de Montfort que M. Trévédy a pris pour un seigneur de Monlfort-sur-Meu. Il y a là une erreur certaine. Comme nous l'apprend M. l'abbé Guillotin de Corson, le seigneur de Montfort sur-Meu qui vivait à celte date s'appelait Guillaume. Il n'y avait à ce moment qu'un seul Amaury de Montfort : c'était un baron français, . Le 29 mai 1260, Guillaume de Lohéac accorda à Nicolas de Flac, évêque de Saint-Malo, et à ses successeurs à perpétuité, pour leur manoir épiscopal de Saint-Malo de Beignon, l'usage de chauffage et de maisonnage dans la forêt de Paimpont. L'évêque, en vertu de ce droit, avait la faculté de commettre, à son choix, un homme pour désigner aux charpentiers les pièces à abattre; et ce montreux, lors de l'enlèvement était tenu seulement de souffler dans ung cornichet que l'on peust ouir d'aultant loing que l'on peust hucher, afin d'avertir les forestiers de venir voir, s'ils le jugeaient à propos, que tout se passait sans fraude. Cet usage fut d'abord plenier dans toute la forêt: mais dès l'an 1464, il n'avait déjà plus lieu que dans les endroits appelés Coulon et Trémelin ; et par sentence du Ie 1er septembre 1634, il fut réduit à 110 charretées seulement de bois à feu par année, et à 6 charretées de merrain pris dans le canton de Trégouët, proche Beignon. Divers autres arrangemens furent encore faits depuis: et enfin, les 23 et 25 mai 1759, MM. de Farcy et d'Andigné accordèrent à M. Fogasses de la Bastie, évêque de Saint-Malo, qu'à l'avenir ils lui feraient délivrer sans frais, et à ses successeurs, par chacun an, outre 50 cordes de bois toutes ûchées et dressées, 8 charretées de bois d'oeuvre formant ensem ble 200 pieds cubes bien équarris ; ce qui fut confirmé par arrêt du 20 novembre suivant. Lorsque, le 19 mai 1653, cette forêt fut vendue par Henri de la Trimouille, pour la somme de 220 mille livres, aux deux familles ci-dessus, elle valait au moins un million, parce qu'elle était alors toute en grand bois, et qu'elle n'avait pas moins de 12 à 15 lieues de circuit. C'est encore aujourd'hui la plus vaste de toute la province: elle contient 3 mille arpens en futaie, et surtout en taillis. 

 

Sentence arbitrale du duc de Bretagne Jean le Roux entre l'évêque de Saint-Malo, d'une part, et de l'autre Olivier de Kergoët, et ses complices, qui avaient pris et pendu, à Saint-Malo de Beignon, deux hommes de l'évéque.

 

(1341, 23 Juillet.)

 

 

Universis présentes litteras inspecturis vel audituris Jobannes, dux Britannie, salutem in Domino. Noveritis quod cum venerabilis pater episcopus Macloviensis nobis denunciasset quod Oliverius de Kaergoyt, armiger, senescallus tune temporis Guillelmi de Lolicac, militis, et sui complices duos homines mansionarios dicti episcopi ceperaut in feodo dicti episcopi, uoum videlicet in evraiterio Sancli Mactovii de Bedano et alium in villa dicti loci, et quod ipsos suspenderat vel suspendi fecerat et confitente quod ipsos dictis locis ceperat : quare supplicabat nobis idem episcopus ut hoc emendari faceremus : tandem compositum fuit coram nobis inter dictum episcopum et dictum Oliverium, présente dicto Guillelmo de Loheac et in hoc expresse consenciente tam pro dicto Oliverio quam pro suis complicibus qui composicionem inferius annotatam voluerint observare, quod dicti Oliverius et alii complices predicti, qui banc composicionem voluerint observare, accèdent personaliter ad loca ubi sunt corpora, ossa vel reliquie suspensorum et exinde cadem defferent, vel quod supererit de eisdem, ad cymiterium superius nominatum, ad diem et horam sibi a dicto episcopo assignandam. Tenentur insuper acccdere personaliter ad quamlibet ecclesiam cathedralem tocius ecclesie Britannice cum litteris dicti episcopi, et in qualibet earumdem processionem publicam facere in brachis et camisiis, virgas in manibus defferentes et se modo solito de eisdem verberari facientes, et secum referre litteras testimoniales dyocesiani cujuslibet ecclesiarum predictarum vel officialis earumdem in signum processionum perfectarum, si possint eas habere. Tenetur etiam dictus Bialotus, qui dictos homines suspendit, reddere dicto episcopo quadraginta libras monete currentis pro expensis dicti episcopi in prosequcione dicti negocii faclis, quas cidem episcopo per dictum nostrum adjudicavimus, cum se super dictis expensis supposuerint dicto nostro : de quibus solvendis dictus Guillelmus de Loheac se conslituit principalem debitorem dicto episcopo coram nobis, videlicet viginli libris ad instantcm Andegavinam, et aliis viginti libris ad mediam Quadragesimam proximo subsequentem. Preterea tenetur dictus Oliverias jurare, tactis sacrosanctis Evangeliis cum tricesima vel vicesima manu ad voluntatem dicti episcopi et requisicioncro, apud Sanctum Maclovium de Bedano, infra mensem a tempore submonicionis ipsius episcopi, quod in contemptum dicti episcopi vel Macloviensis ecclesie dictos homines non cepit vel capi fecit. Juravit etiam idem Oliverius quod dicto episcopo aut ecclesie Macloviensi contra jus non forefacict in futurum. Dictus autem Willelmus de Loheac concessit coram nobis quod occasionc capeionis, suspencionis, aut ejus quod actum fuit de predictis hominibus, nichil juris, possessionis, aut dominii in feodo dictorum episcopi et ecclesie Macloviensis réclamât, nec per se nec per alium in posterum reclamabit, et de hoc tenetur idem Willelmus dicto episcopo patentes litteras suas dare. Istam autem composicionem in quantum ad eum pertinet juravit idem Oliverius se servaturum et de cetero contra eam non venturum. Predictis autem a dicto Olivcrio in quantum ad ipsum pertinent integratis, est dictus Oliverius a nobis et dicto episcopo super hiis quitus, jus capiendo et faciendo aliis conquerentibus de premissis, si qui duxerint conquerendum. In cujus rei testimonium et munimen,eidem venerabili patri Macloviensi episcopo, ad peticionem dictorum Willelmi et Oliverii, présentes litteras sigillo nostro dedimus sigillatas. Datum die Veneris in festo béate Marie Magdalene, anno Domini millesimo ducentesimo sexagesimo primo

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 16:16

 

 

Telles les oies du Capitole, voici les gardiennes du Temple des Vaux....

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 16:06

 

 

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 15:35

 

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 05:49

 

Il y a environ 4000 ans apparaissait une nouvelle période, intermédiaire entre le Néolithique et l'âge de Fer : l'âge de Bronze. L'âge du Bonze est lui même divisé en trois périodes, dont la première est connue sous le nom de Bronze ancien, estimée remonter aux environs de 2000 à 1400 avant l'ère chrétienne, époque  dite période morgienne.  A cette période se rattache le gros tumulus de la Molillais à Ploubalay. Pierre-Roland Giot considéré comme le créateur de l'archéologie armoricaine moderne nous fournit ces données au sujet de ce tumulus : Il avait été en partie fouillé par M. E. Rouxel en 1930, mais fort mal publié par 0. du Breil de Pontbriand. Grâce à M. E. Rouxel nous avons pu examiner ce qui reste des objets métalliques découverts, une hache plate en bronze à faibles rebords, et un fragment d'objet en bronze à très forte teneur en arsenic. Ces objets se trouvaient au centre dans une chambre en pierres sèches faite de galets. Il s'agit donc bien d'un tumulus du Bronze armoricain, quelque peu à l'est de la région de distribution usuelle  

 

 

Objets découverts en ce tumulus de Ploubalay

 

A l'âge du Bronze Moyen dite période lamaudienne, estimé remonter de 1500 à 1100 avant l'ère chrétienne se matérialise sur notre vieux terroir par la présence de cette lunule en or découverte dans un tumulus à Saint-Potan. Ces objets précieux servaient de Collier ou de diadème. 

 

 

 

 

Lunule

 

L'Âge du Bronze final, prit fin vers l'an 700 avant l'ère chrétienne. D'après les  spécialistes, un appauvrissement des gisements d'étain  fut la cause de cette phase finale. Le fer allait alors supplanter cette période (voir L'âge de fer, page n° 1)

 

 

Les ciseaux de bronze et les haches plates

 

Inventaire des localités ayant founis des objets de l'âge du Bronze :

 

 

 

Bréhand, au Moulin de Mi-Voie. 1854, dans une poterie, 46 coins ou hachettes; fin du larnaudien.

 

 

Broons, .24 petits coins; fin du larnaudien. Id. à la Motte Broons

 

 

Calorguen, 1863, 160 haches à talons, entassés perpendiculairement, le tranchant en bas, dans un trou cylindrique; morgien. Ci dessous.

 

 

 

 

Caulnes,  1878, coins, 4 grands et 46 petits ; fin larnaudien.

 

 

Corseul,  au Haut-Bêcherel 1865, coins très nombreux ; fin larnaudien, 

 

 

Créhenci-dessous, bracelets trouvés en 1869 dans un tumulus, commune de Créhen. Ils ont été vendus à un horloger de Dinan par un cultivateur qui n'a pas voulu faire connaître le lieu exact de sa trouvaille. Dans la commune de Créhen existent encore plusieurs tumuli et dolmens, et on y découvre assez fréquemment des haches en pierre polie. Ces bracelets sont en or de même que eux découverts à Mâtignon

 

 

 

 

Erquy. Nombreux coins; fin larnaudien, et hache ci-dessous 

 

 

 

 

Henon, Coins en nombre; fin du larnaudien.

 

 

Hillion, 30 coins; fin du larnaudien.

 

 

Langourlaau village de la Maçonnays, un dépôt de 44 haches à douilles fut mis à jour en 1891

 

 

Languenan, un dépôt de hache à talon, découvert  en 1964

 

 

Mâtignon, bracelets découverts en 1880, ci-dessous

 

 

 

Moncontour, en  1874 des haches-coins de bronze, à douille carrée ont été trouvées

 

Morieux, hache en bronze a talon, trouvé en 1866 à l'Ermo, ainsi qu'un poignard en bronze, trouvé en 1839. 

 

 

Noyal, à la Morandais. 1858, dans une poterie, 20 à 25 objets divers, culot, gouge, marteau, épée,2 haches à talon ; fin du morgien.

 

Plancoët, des petites haches plates.

 

 

Planguenoual,1886, dans une poterie, 9 kilos 500, surlesquels 5 kilos 250 de culots, débris divers, 1 seul fragment d'épée, 12 haches à ailerons, 3 à douille ; larnaudien. 

 

 

Pledéliac. Nombreux coins; fin larnaudien.

 

 

Plêmy.  En 1853 furent découvertes 60 haches.

 

 

Plénée-Jugon, à la Moussaye. Plus de 100 grands coins; fin du larnaudien. Ci-dessous deux exemplaires trouvés. Nous avons vu aussi comment un artisan confectionnait des moules à cuivre (voir Langouhèdre au fil du temps............

 

 

 

 

Pléneuf, 90 coins; fin du larnaudien.

 

 

Plurien à La Ruée. 1887, grands coins, plus de 800, formant 3 couches rectangulaires superposées; fin du larnaudien. Id,, à 15 mètres de la précédente. Même année, 30 grands coins., hache ci-dessous, découvertes à la Ruée

 

 

 

 

Pommeret, haches à douilles  carrées découvertes en 1844 

 

 

Saint-Goueno, 1872, dans une espèce de caveau, 410 coins, grands et petits ; fin du larnaudien.

 

 

Saint-Helen. 500 coins ; fin du larnaudien

 

 

Sévignac, à Brondineuf. 1870, débris divers, épées, poignards, lances, 2 haches à talons; morgien.

 

 

Trigavou, Coins en nombre; fin du larnaudien.

 

 

La Vicomté-sur-Rance, au Lessart. 1877, sous une dalle, 21 objets, épées, poignards, 5 haches à bords droits; essentiellement morgien. La Vicomte étant une commune nouvelle la découverte est parfois désignée sous le nom de l'ancienne commune Pleudihen. 

 

 

 

Poterie et objets du Bronze

 

 

Les tumulus, ces éminences de terre artificielle, recouvrait des sépultures. Leur dimension, leur forme et le composant variaient. La motte de terre recouvrait une structure en pierre où reposaient des ossements incinérés, parfois, cette dernière partie pouvait être très raffinée. Les cairns, autres sépulture de cette période étaient uniquement conçus en pierre. Ces monuments n'accueillaient qu'une sépulture, et la richesse du mobilier funéraire marque une société davantage structurée, qu'elle ne l'était au cours de la période du Néolithique. Peut être que ces personnages au statut social élevé, contrôlaient ces matières qui furent à l'origine de cette période. Toutefois, ces cas étaient relativement isolés, et selon les spécialistes, la majorité de la société restaient en lien avec les coutumes du Néolithique. Nombre de tumulus ont dû être réutilisés au cours de la période féodale comme soubassement des défenses castrales, la présence d'objets de bronze aux abords de la Moussaye et de la Motte-Broons pourraient ainsi expliquer l'aménagement de ces défenses féodales. Ainsi qu'il a été dit plus haut, c'est vraiment avec Pierre-Roland Giot (1919-2002), que cette période préhistorique nous est davantage connue. Nombre de mottes castrales ont été désignées à tort tumulus, alors qu'elles n'avaient rien d'antique. Ce spécialiste, après une brillante carrière au CNRS reste pour tous les archéologues une référence. Pour en revenir aux tumulus, les derniers aménagés, étaient beaucoup plus pauvres, les céramiques remplacèrent alors les silex et autres objets métalliques. Les haches à douille conçues en bronze étaient très riches en  plomb, et donc très friables; elles sont aussi désignées coins, car similaires à l'outil servant à fendre les troncs. Elles sont regardées non pas comme outil, mais comme monnaie d'échange; quant aux ciseaux de bronze, ils servaient à frapper monnaie. Le Bronze final verra les tribus présentes ici en Armorique, céder à ce rituel consistant à incinérer les défunts. Plus connue sous le nom de Civilisation des champs d'urnes et puisant ses sources sur ce terroir compris entre Hallstatt  en Autriche, et la Tène, en Suisse, terroir sur lequel était un temps stationnées ces tribus qui déferlèrent bientôt sur l'ensemble de l'Europe Occidentale. Ces tribus dites, tribus Celtiques apportèrent avec elles d'autres croyances, d'autres rituels, d'autres matériaux. Une Civilisation nouvelle émergea près de 600 ans avant notre ère : le Second âge de Fer...

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