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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 10:26

 

Il y avait au village même des Champsgeraux un manoir, aujourd'hui disparu, par suite de la création du chemin vicinal des Champsgeraux à Plesder. De ce manoir, il ne reste qu'un écusson, aux armes des Nicolas, timbré d'une couronne de marquis et encastré, de côté, dans une construction neuve. Une chapelle moderne occupe le côté nord de la place du village et est dédiée à Notre-Dame. Près du village de la Gravelle se trouve le manoir de ce nom qui semble avoir été aussi la résidence des seigneurs des Champsgeraux, car on y voit encore, sur le portail de la cour un écusson aux armes des de la Lande, dont : Catherine de la Lande, dame des Champsgeraux, fut inhumée le 30 juillet 155 1 dans l'église d'Evran. Cet écusson, de forme octogonale, est accolé à un écusson triangulaire portant un lion. Le manoir de la Gravelle est en partie des XVIIe et XVIIIe siècles et on y remarque encore un colombier à pans coupés à l'un des angles de la cour. Raoulet Rouault était, en 1474, seigneur des Champsgeraux et de Launay-Pinel. En 1513 ces deux seigneuries appartenaient à Jean Rouault. Peut-être est-ce l'écusson des Rouault qui est accolé, sur le portail de la Gravelïe, à celui de Catherine de la Lande. François Martin, sieur du Plessix, fils aîné de Guillaume Martin et de Renée Fautret,; mariés en 1518, épousa : 1° vers 1550, Jeanne Rouault, héritière des Champsgeraux; 2° Bertranne du Chalonge. II. eut du premier lit : Gilles Martin, seigneur du Plessix et des Champsgeraux, qui épousa Yvonne des Déserts, dont : Jeanne Martin, dame des Champsgeraux, et du Plessix, mariée à Jean Nicolas, sieur de la Touche, anobli en 1614, dont : Jean Nicolas, écuyer, seigneur des Champsgeraux, conseiller au Parlement de Bretagne, mort aux Champsgeraux, le 27 août 1641 et inhumé aux Jacobins de Dinan. Il avait épousé en 1619 Louise Le Vayer, dame de Clays, dont : Jean Nicolas, chevalier, seigneur de Clays et des Champsgeraux, président aux enquêtes du Parlement de Bretagne, marié à Marquise Pépin, fille de René Pépin, seigneur du Fretay, de Sévigné, de la Bastonnays et de Partenay, et de Jeanne Çibouault de Pinieuc, dont, outre plusieurs enfants morts jeunes : 1° Germain Nicolas, seigneur de Clays, marié à Magdeleine Chenu de Clermont ; 2° Malo, qui suit ; 3° Mathurin, prieur de Châteaugiron ; 4° Silvie, mariée à Henri Guéhenneuc, seigneur de Boishuë. Malo Nicolas, chevalier, marquis des Champsgeraux, capitaine au régiment des fusiliers du Roi, épousa, le 31 octobre 1685, Marie Renée de Rosmadec, veuve d'Isaac, marquis de la Palluelle et vicomtesse du Besso, fille de Sébastien, marquis de Rosmadec-Molac et d'Anne-Renée de Kerohant-Kergournadec'h.

 

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:56

 

 

 

 

 

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:08

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 20:06

 

 

 

 

 

 

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 13:23

 

La manufacture de chapellerie eut « peu de succès ». Les actionnaires ne réalisèrent point de gros bénéfices, et Antheaume connut de pénibles embarras d'argent ; il se donnait pourtant beaucoup de peine afin de trouver des débouchés à ses marchandises : il confia de nombreuses pacotilles à des capitaines de navires marchands. Il demanda à Necker l'entreprise de la coiffure des troupes royales. Qu'advint-il de la manufacture après 1790? Le registre des délibérations des actionnaires est arrêté cette année-là, à la date du 27 mars. Sans doute, la manufacture disparut pendant la Révolution. Aucune grande industrie ne prospéra donc à Rennes. Toute la vie économique de la ville se concentra dans une population assez nombreuse de marchands, trafiquant prudemment des denrées qui pouvaient se débiter dans la ville et les environs, et de maîtres artisans de condition parfois aisée, plus souvent médiocre et même misérable, occupant chacun un très petit nombre de compagnons.

 

Les métiers rennais.

 

 

La plupart des métiers furent représentés à Rennes, et chacun par un grand nombre de maîtres. La ville, en effet, était, nous l'avons vu, étendue et peuplée. Si nombreux toutefois que fussent les métiers et les maîtres de chaque métier, on ne distingua point comme dans tant d'autres villes de métiers majeurs et de métiers mineurs. En fait, cependant, une certaine hiérarchie s'établit parmi les métiers rennais. Les plus importants, ceux dont les maîtres étaient le plus nombreux et le plus riches, formèrent des confréries, puis des communautés en jurande. Leurs privilèges, leur organisation, qui consacraient l'aisance relative de leurs membres, en firent une véritable aristocratie ouvrière. D'autre part, certains métiers furent officiellement réputés vils et déshonorants. La Très ancienne Coutume de Bretagne désignait ainsi comme gens de vilains métiers dont l'exercice enlevait le droit de tester en justice :

 

Les écorcheurs de chevaux et vilaines bêtes,

 

La garçaille et truandaille,

 

Les pendeurs de larrons,

 

Les porteurs de plateaux en taverne,

 

Les vidangeurs,

 

Les pelletiers,

 

Les poissonniers,

 

Les crieurs de vin

 

Les marchands.

 

Parmi les corporations en jurande, la communauté des marchands se distingua par le nombre de ses maîtres, la richesse de quelques-uns d'entre eux, les privilèges particuliers que leur fortune valut à ceux-ci. Les riches marchands pouvaient participer à l'administration des hôpitaux et même au gouvernement de la ville. Au Moyen-Age, d'ailleurs, et souvent même jusqu'au XVIIIe siècle, les marchands ont possédé partout une incontestable suprématie dans le monde économique. Les relations commerciales étant fort difficiles, la différence était considérable entre la valeur des marchandises à la sortie des mains du producteur et leur valeur d'échange. Cette différence profitait au marchand seul qui, courant tous les risques, recueillait tous les bénéfices. Aussi les capitaux s'accumulèrent-ils aux mains de la classe commerçante. Elle s'éleva rapidement dans l'échelle sociale et forma une riche bourgeoisie qui parvint souvent à la noblesse. Les artisans ne sortirent pas de leur humble situation, et restèrent pendant de longs siècles économiquement subordonnés aux marchands détenteurs des capitaux. Parfois même, comme à Lyon dans l'industrie de la soierie, comme en Flandre dans l'industrie de la draperie, le maître artisan devint le salarié du maître marchand dont il exécutait les commandes, sans pouvoir vendre directement ses marchandises aux consommateurs. A Rennes, dont l'activité industrielle et commerciale fut toujours peu intense, cette suprématie de la classe marchande s'affirma moins fortement que dans des centres économiques tels que Lyon. Une nombreuse population de magistrats, d'hommes de loi, de fonctionnaires, empêcha que les commerçants ne tinssent la première place dans la ville, même parmi les bourgeois. Les artisans drapiers restèrent indépendants des maîtres marchands qui avaient bien la permission de vendre du drap, mais sans qu'il fût interdit pour cela aux maîtres artisans de l'offrir directement au public. Cette industrie de la draperie fut, même après le XVIe siècle, assez florissante à Rennes.  

 

Les marchands de Rennes dans les foires de la région.

 

 

Les marchands rennais, au XVe siècle du moins, et sans doute de tout temps, ne se contentaient point de débiter leur marchandise dans la ville et les faubourgs; ils allaient aussi l'étaler dans les foires de la région. Une ordonnance relative aux foires et marchés, dont le texte nous a été conservé dans un registre de la communauté des marchands de Rennes commencé en 1437, nous apprend quels étaient les privilèges des marchands qui s'en allaient ainsi exposer leurs marchandises en vente dans les foires de Bretagne. Les marchands, qu'on désignait alors généralement sous le nom de merciers, avaient la faculté de choisir dans le lieu où se tenait la foire, l'endroit où ils dresseraient leurs étalages. Le seigneur du lieu devait leur fournir bois, osier et outils pour établir leur logement et leurs étaux; il était en outre tenu de les garantir de toute extorsion et ne pouvait lever sur eux « plus ample coutume que dans la prochaine ville marchande étant en châtellenie ». Le jour de l'ouverture de la foire, il avait à donner aux merciers le pain blanc, une pipe de vin, une livre de poivre, une tresse d'ail et un boeuf bon et suffisant 

 

 

Communauté des Marchands de vin de la ville de Rennes

 

 

Communauté des Marchands Merciers & Quincailleurs

de la ville de Rennes

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 20:42

Nous ne remontons point, dans notre étude des anciens métiers de la ville de Rennes, plus haut que le XIVe siècle. Nous n'avons pu recueillir aucun document important, concernant les marchands et les artisans rennais, qui fût antérieur à l'année 1340. D'ailleurs, les métiers non jurés ont laissé fort peu de traces de leur histoire, et aucun métier ne fut, à Rennes, organisé en jurande et ne reçut de statuts avant la fin du XIVe siècle. Le plus ancien octroi de statuts dont nous ayons la date précise est celui qui fut fait en 1395 aux boursiers, gantiers et blanconniers de la ville et des faubourgs par le duc de Bretagne, Pierre II. Avant d'exposer le résultat de nos recherches sur les anciens métiers rennais, leur organisation, leur vie intérieure, leurs rapports avec les pouvoirs ducaux, royaux, municipaux, judiciaires, nous avons cru bon d'analyser brièvement les conditions de la vie industrielle et commerciale à Rennes au temps des derniers ducs de Bretagne et de la domination royale, d'indiquer comment la ville se développa, quelle en fut l'activité économique, quels métiers s'y exercèrent, d'exposer enfin quelle influence les événements politiques purent avoir sur la prospérité de ses marchands et de ses artisans. Extension de la ville de Rennes. Au milieu du XIVe siècle, à la veille de la guerre de Cent Ans, Rennes étendait déjà ses rues et ses faubourgs au delà de sa première enceinte. Celle-ci n'entourait en effet qu'un étroit quartier, une demi-douzaine de rues autour de l'église Saint-Pierre, laissant en dehors des murs le Champ-Jacquet, la Vilaine, les Lices. Les marchés se tenaient sur le Champ-Jacquet ; en outre, les marchands et les artisans, tant ceux de la ville que les forains, exposaient leurs marchandises en vente aux étaux de la cohue; ainsi nommait-on les halles. Dès 1286, on mentionne à Rennes l'existence d'une cohue. Elle se trouvait à l'intérieur des murs, à l'extrémité nord de la ville, à proximité du Champ-Jacquet. En 1421, Arthur de Richement conseilla à son frère, le duc Jean V, d'agrandir l'enceinte de sa capitale. Il devenait nécessaire de protéger le vaste et populeux quartier qui s'était développé à l'est de l'ancienne ville, jusqu'aux abords de l'abbaye de Saint-Georges. La nouvelle enceinte ne franchit pas encore la Vilaine. En 1443 enfin, le lieutenant du gouverneur, Henri de Villeblanche, donna aux murailles de Rennes une extension qu'elles ne devaient plus dépasser. Les fortifications englobèrent les quartiers de la rive gauche de la Vilaine. La troisième enceinte fut terminée au XVIe siècle seulement. Dès cette époque de nombreux faubourgs s'étendaient en dehors des murs : la rue Haute, la rue Basse, la rue Reverdyais sur les chemins de Dinan et d'Antrain, le faubourg Saint-Hélier sur le chemin de Chantepie, le faubourg de la Madelaine sur la route de Nantes, le faubourg Lévêque sur la route de Brest. Il ne semble pas que l'étendue de la ville de Rennes se soit fort accrue dans le cours des XVIIe et XVIIIe siècles. L'incendie de 1720 qui détruisit complètement les quartiers du centre eut l'importante conséquence de régulariser et d'assainir ces quartiers, mais ne provoqua pas une grande extension de la ville à l'extérieur. La population rennaise, que M. Henri Carré, dans ses Recherches sur l'Administration municipale de Rennes au temps de Henri IV, évalue à vingt-six mille habitants environ au début du XVIIe siècle, n'avait pas dépassé ce chiffre en 1789. Il est à présumer que cette population resta à peu près stationnaire pendant le XVIIe et le XVIIIe siècles.

 

 

 

Activité économique de la ville de Rennes. Cela ne doit d'ailleurs pas nous étonner. Jusqu'au XVIIe siècle, avant que ne s'affirment de sérieux progrès dans le commerce et l'industrie, avant que naisse la concurrence de véritables centres industriels, Rennes avait connu une activité économique assez considérable pour l'époque. Les industries de la tannerie, de la ceinturerie et de la baudrairie, de la cordonnerie, de la parcheminerie, de la teinturerie, y étaient florissantes; on y importait des draps de Normandie, de Flandre et d'Angleterre, des vins du Midi et d'Espagne, des chevaux d'Allemagne et de Flandre, des étoffes de luxe. Mais à partir du XVIIe siècle on voit les industries autrefois prospères décliner ; aucune corporation en jurande n'exerce la parcheminerie et la baudrairie ; les cordonniers sont nombreux mais misérables. Or, en 1340 les parcheminiers, les baudroiers et les cordonniers constituaient à Rennes trois des dix plus riches confréries de métier qui contribuèrent à la fondation de l'hôpital Sainte-Anne

 

 

La communauté de Mes  les Cordonniers de la ville de Rennes

 

 

 

La ville possédait bien un grand nombre de halles ou cohues et de marchés; elle avait sept grandes foires annuelles :

 

1° Le jour de la Saint-Etienne après Noël ;

 

2° Mi-Carême;

 

3° Saint-Georges;

 

4° Pentecôte;

 

5°Saint-Etienne Saint-Pierre

 

6° Saint-Melaine d'août;

 

7°Saint-Paul;

 

Mais marchés et foires servaient surtout à l'alimentation de la ville. Nulle industrie n'alimentait un commerce important d'exportation; les importations étaient réglées par la consommation locale. Rennes n'était plus que la ville exclusivement administrative qu'elle est restée depuis. Marchands et artisans n'y avaient d'autre objet que de satisfaire aux besoins d'une population de fonctionnaires, de magistrats et d'hommes de loi, auxquels s'ajoutaient les étrangers appelés dans la capitale de la province et au siège du Parlement par leurs affaires, leurs procès et les sessions des Etats. Aussi, faut-il voir combien les corporations de métiers tiennent à leur Parlement, avec quels transports de joie elles le reçoivent en 1769, au retour d'un exil de quatre ans, avec quelle insistance elles réclament en 1789 à la Constituante de leur conserver une cour souveraine

 

 

Une pareille ville n'était guère susceptible du développement que l'on constate seulement dans les centres de production intense et de commerce très actif. La grande industrie. Ce n'est pas qu'on n'ait essayé à diverses reprises d'implanter à Rennes la grande industrie. Mais toutes les tentatives avortèrent ou peu s'en faut. Dom Lobineau, dans son Histoire de Bretagne, raconte que le duc François II la paix ayant été confirmée l'an 1477 par le traité de Luxeuil et le serment d'Arras, établit à Rennes une manufacture considérable qui fut celle de la tapisserie, faisant venir pour cela des tapissiers d'Arras et les établissant dans la capitale de la province avec d'amples privilèges qu'il leur accorda le 17 de novembre. De ces tapisseries nous n'avons trouvé aucune trace. Il est probable qu'elles périclitèrent et disparurent rapidement. Les manufactures de faïenceries et de chapellerie établies au XVIIIe siècle, si elles réussirent à durer, ne furent jamais bien prospères. Manufactures de faïenceries. La manufacture de faïenceries du Pavé Saint-Laurent, la plus importante de toutes, fondée en 1748, n'avait en 1768 que 19 ouvriers; elle ne connut quelque prospérité qu'après 1778, quand elle fut aux mains de Jollivet et de son gendre Philippe Binet. Quant à la manufacture de faïenceries de la rue Hue, créée en 1749, ses propriétaires se débattirent au milieu des plus grandes difficultés pécuniaires, et toute fabrication y cessa en 1790. Manufacture de chapellerie. Le 4 août 1777, un certain Antheaume avait commencé à Rennes la fabrication en grand des chapeaux. Du 4 août au 27 octobre, il fabriquait 756 chapeaux communs, 149 chapeaux fins, employait pour 2.636 1. 15 s. de matières premières et payait 952 livres de salaires à ses ouvriers (soit environ 13 l. 5 s. par jour). Par un acte de cession passé le 5 février 1778 devant les notaires Richelot et Trochu, Antheaume remettait sa fabrique aux mains d'une compagnie d'actionnaires. Il continuait toutefois à la diriger. La manufacture de chapellerie eut « peu de succès ». Les actionnaires ne réalisèrent point de gros bénéfices, et Antheaume connut de pénibles embarras d'argent ; il se donnait pourtant beaucoup de peine afin de trouver des débouchés à ses marchandises : il confia de nombreuses pacotilles à des capitaines de navires marchands. Il demanda à Necker l'entreprise de la coiffure des troupes royales. Qu'advint-il de la manufacture après 1790. Le registre des délibérations des actionnaires est arrêté cette année-là, à la date du 27 mars. Sans doute, la manufacture disparut pendant la Révolution. Aucune grande industrie ne prospéra donc à Rennes. Toute la vie économique de la ville se concentra dans une population assez nombreuse de marchands, trafiquant prudemment des denrées qui pouvaient se débiter dans la ville et les environs, et de maîtres artisans de condition parfois aisée, plus souvent médiocre et même misérable, occupant chacun un très petit nombre de compagnons. 

 

 

La communauté de Mes Tâpissiers de la ville de Rennes

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 13:55

En 465, un concile provincial se réunit à Vannes, pour le sacre de saint Patern ; l'assemblée se tint dans l'église de Vannes, in ecclesia Venetica. Voilà la première mention de la cathédrale. Etait-elle construite en pierre, était-elle en bois, comme beaucoup d'églises de cette époque. On l'ignore absolument. En 919, les Normands envahirent le pays, mettant tout à feu et à sang; ils brûleront Vannes et son église, et empêcheront longtemps toute restauration. Après l'expulsion des pirates, et après les terreurs de l'an 1000, on voulut rebâtir la cathédrale. C'est l'évêque Judicaël qui entreprit, vers 1020, cet immense travail : il était le frère du duc Geoffroy Ier, et à même plus qu'aucun autre de mener l'entreprise à bonne fin. Le sanctuaire de cette église, retouché plus tard, a subsisté jusqu'en 1770; il avait quarante pieds de longueur, et était entouré de piliers romans, réunis par des arcades. Tout autour régnait un déambulatoire, qui desservait trois chapelles rayonnantes, semblables à celles de Saint-Gildas de Rhuys. La chapelle du fond était dédiée à Notre-Dame de Pitié, celle du nord à saint André, et celle du sud à sainte Anne. L'autel majeur était vers le fond du sanctuaire, à l'endroit où se trouvent aujourd'hui les stalles de l'évêque et des chanoines. Les transepts, ou les bras de la croix, occupaient la même place que ceux d'aujourd'hui. Quatre gros piliers formaient l'inter-transept, et soutenaient un clocher, qui s'élevait majestueusement au-dessus du toit de l'église. Dans ce carré de l'inter-transept et vers l'autel se trouvait le choeur proprement dit. Deux rangées de stalles hautes et basses en bordaient les côtés. Là se plaçaient, pour chanter l'office divin, l'évoque, l'archidiacre, le trésorier, le scolastique, les quatorze chanoines, les deux archiprêtres, les choristes ou simples chantres, les musiciens et les enfants de la psallette. De là tout le clergé voyait le célébrant à l'autel et pouvait suivre tous ses mouvements. La nef s'étendait jusque vers le portail actuel et était divisée en trois parties par deux rangées de colonnes, faisant suite aux piliers du choeur. Cette nef, un peu moins large que celle d'aujourd'hui, était garnie d'autels sur les côtés, et précédée d'un porche ou narthex, qui rappelait l'ancien parvis où atrium. Cette église romane du XIe siècle subsista longtemps dans son intégrité.

 

 

Elle vit s'élever, au commencement du XIIIe siècle, au nord de son portail, une tour carrée, qui existe encore, et au sud, une tourelle massive, remplacée de nos jours par une élégante construction. Elle vit ensuite, au commencement du XIVe siècle (1331), bâtir la chapelle de Saint-Jean-Baptiste, en face de la rue actuelle, du Nord, chapelle qui n'a été démolie qu'on 1856. 

 

 

Cependant, au bout de quatre siècles, l'église- menaçait ruine dans quelques-unes de ses parties, et une reconstruction graduelle était nécessaire. En 1454, l'évêque Yves de Pontsal, de concert avec le chapitre, grâce aux bulles des souverains pontifes et aux aumônes des fidèles, entreprit la réédification de la nef, telle qu'on la voit aujourd'hui. C'est un large vaisseau, ayant de chaque côté cinq chapelles, séparées par des murs épais. La consécration s'en fit au mois d'octobre 1476. Après la nef et la façade, vint le tour des transepts, Le croisillon du sud fut commencé en 1504, le carré de l'inter transept en 1516, et le croisillon du nord vers 1520. Le style de cette seconde partie est ogival, comme celui de la nef ; mais la Renaissance se fait déjà sentir dans quatre petites arcades en plein cintre, et surtout dans deux espèces de contreforts ajoutés aux deux gros piliers du ohoeur du côté de la nef.

 

 

La Renaissance règne seule dans la chapelle circulaire du Saint-Sacrement, construite en 1537, aux frais de l'archidiacre Jean Daniélo, et dans la colonnade du cloître, commencée vers 1530. Il ne restait plus à faire que le sanctuaire. Dès 1536, on avait jeté les fondements de la chapelle absidale et des autres chapelles rayonnantes, mais bientôt les ressources firent défaut et les travaux furent suspendus. Ce n'est que deux siècles plus tard que l'oeuvre fut reprise. Mr de Bertin et le chapitre, après avoir fait faire la voûte de l'église, firent démolir en 1770 le vieux sanctuaire roman, qui menaçait ruine. Puis, au lieu d'utiliser les fondements jetés au XVIe siècle, ils réduisirent leur projet, par économie, à la construction d'un choeur de style grec, dans les dimensions restreintes de l'ancien édifice. A cette faute capitale on ajouta le tort de transporter les stalles du clergé au fond de l'église et de placer l'autel au milieu des transepts, en sorte que les chanoines ne voient plus le célébrant, et que, pour protéger celui-ci contre les courants d'air, on a dû fermer deux portes monumentales, celle des Ducs au sud et celle des Chanoines au nord. Depuis quelques années, l'église cathédrale de St-Pierre a reçu diverses améliorations.

 

 

Outre la façade de l'ouest reconstruite en entier, les fenêtres de l'édifice ont été garnies de meneaux et de vitraux peints. Les connaisseurs admirent le maître-autel en marbre, sculpté par Dominique Fossati de Marseille ; les statues de saint pierre et de saint Paul, et le tombeau de Mr de Berlin, dus à Christophe Fossati ; le tableau de la résurrection de Lazare par Destouches, et celui de la mort de saint Vincent Ferrier par Gosse... On peut visiter aussi avec intérêt le tombeau moderne de saint Vincent, et dans la chapelle de son nom sa statue en terre cuite, la statue de saint Guénael, le tombeau de Mgr Sébastien de Rosmadec, mort en 1646, et celui de Mgr François d'Argouges, mort on 1716. Le trésor, peu considérable, renferme quelques vases sacrés, diverses reliques, et un curieux coffret du XIIe siècle, orné de peintures. Ci dessous d'après les éditions Le Flohic.

 

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 16:36

Les Armateurs Malouins entretenaient des relations commerciales avec l'Angleterre, l'Espagne et la Hollande et fournissaient ces royaumes en vins, eaux-de-vie, huiles, miels, savons, plumes, peaux de veaux et chèvres en poil, étoffes de laines, toiles de Bretagne. En retour ils importaient des harengs forts, du charbon de terre, fromages, épiceries, mâts, cordages, goudron, laines d'Espagne, cuirs, cochenilles, indigo en or et en argent. Ces armateurs envoyaient également des vaisseaux en Guinée, en Amérique et en Inde. Ils ne manquèrent pas non plus de prendre une part active à la traite des Noirs. Quant aux corsaires malouins, une source nous rappelle que de 1672 à 1697, ils capturèrent treize à quatorze cents vaisseaux ennemis, entre autres, huit gros navires garde-côtes de 40 à 50 canons chacun, trente huit baleiniers, et un grand nombre de gros vaisseaux de marchands de la flotte d'Orient. Fortune faite, ils se firent aménager dans la campagne voisine de leur cité de somptueux hôtels particuliers : les Malouinières. La construction d'une partie de ces Malouinières fut confiée à Siméon Gargangeau : ingénieur en chef et directeur des fortifications de Saint-Malonommé à ce poste en 1691 par Vauban. Les premières de ces demeures furent aménagées au temps où les troubles de la Fronde frappaient le royaume de France, les dernières Malouinières furent construites vers 1730. 

 

 

La Balue en Saint-Servan

 

 

Malouinière de Miniac-Morvan

 

 

La Fosse Hingant à Saint-Coulomb

 

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 08:04

Il est en effet curieux de remarquer que en dépit des vaticinations, la disparition, tant de fois annoncée depuis cent ans, est toujours loin d'être un fait accompli et qu'au contraire les costumes, en se transformant, ont souvent gagné en originalité, en richesse et en beauté, à rencontre de ce qui s'est passé dans, d'autres provinces qui, jadis, étaient à même de rivaliser sur ce point avec la Bretagne, C'est que ces provinces, plus que la nôtre, se sont laisse influencer par les modes cosmopolites, que propagent les catalogues illustrés, lès prospectus et toutes les réclames insidieuses qui pénètrent maintenant sous les chaumes les plus délabrés. C'est l'honneur des femmes de Bretagne -car la fidélité des hommes vacille sans retenue devant les étalages des confectionneurs -d'avoir résisté à tant de sollicitations, en même temps que d'avoir su, parfois, choisir intelligemment dans les articles qu'on leur offrait, ceux qui s'adaptent le mieux à leur caractère propre. N'est-ce pas ce qui' s'est produit dans la seconde moitié du XIXe siècle pour le châle qui, maintenant disparu, ou à peu près, du vaste domaine qu'il avait conquis, est, chez nous, bien que vêtement… adoptif, considéré comme un legs de famille. Cela tient à ce que, quoiqu'on en dise, les modes ne changent pas en Bretagne sans rime ni raison et parce que l'a décidé quelque couturier vaguement autorisé, mais seulement quand on a reconnu l'intérêt absolu de ce changement, en laissant au caprice et à la fantaisie individuelle une part aussi restreinte que possible. Réjouissons-nous donc d'avoir pu garder, depuis un siècle et dans une importante étendue de l'Armorique, sinon les costumes des ancêtres, du moins des costumes locaux. Certes, il serait à souhaiter qu'ils provignent et prolifient, que leur mode reconquiert les circonscriptions avoisinantes qu'elle a perdues. Mais comment obtenir un tel résultat ? Au lendemain de la guerre, M. le marquis Régis de l'Estourbeillon, ancien député, au nom de l'Union Régionaliste Bretonne, qu'il préside, avait lancé un véhément appel ; M. Bahon-Rault, Président de la F. S. I. B., lors-des fêtes du Huelgoat, qui furent, en 1921, l'une des dernières apothéoses du costume breton, avait proclamé la nécessité de tout faire pour conserver nos costumes nationaux grandement menacés... Ces appels, s'ils furent écoutés avec le respect que l'on doit aux choses du passé, ne furent pas suivis d'effet. Et même, les Bretons qui les entendirent remarquèrent avec une certaine malice que les « prôneurs » ne prêchaient pas d'exemple, que certains n'avaient jamais porté le bragou ou le chupen et que d'autres ne les, revêtaient qu'à l'occasion des congrès ou des expositions d'art régional. Charles Le Goffic, questionné sur ce sujet, nous répondit avec cette franchise que certains lui ont reprochée -mais à la légende il préférait la vérité : -Nous ne sommes plus au temps auquel se place M. de l'Estourbeillon, a-t-il dit, « de deux articles d'une demi-page dans une petite feuille du Morbihan, conseillant une modification à un détail de la coiffure du pays de Vannes, pour qu'en deux mois cette modification s'opérât dans toute la région ». Mais, peut-être pourrait-on toute de même tenter, sur une plus large échelle, ce qui a été fait en Hollande, assez récemment, dans certaines communes "en bordure du Zuyderzée. Là aussi les hommes et les femmes commençaient à trouver trop lourd le port de leur costume traditionnel. Le mouvement de désaffection gagnait de plus en plus et la confection marquait chaque jour de nouveaux points. Se rendant compte du danger, le bourgmestre et les notables de ces villes qui, les premiers, avaient écouté les avis des tailleurs d'Amsterdam, prirent un parti héroïque. Ils décidèrent de reporter eux-mêmes le pantalon jupe et la toque de loutre, dont ne voulaient plus leurs administrés ! L'histoire ajoute que ce fût souverain, que la crise s'apaisa, tant il est vrai que les hommes sont partout les mêmes et, pour peu que l'exemple vienne de haut, sont tout prêts à y conformer leur attitude. Sans nous illusionner outre mesure sur les résultats efficaces de cette méthode, efforçons-nous de maintenir chez ceux qui l'aiment encore la fierté du costume national. Demandons à nos jeunes filles, à nos jeunes femmes, de garder tant qu'elles le peuvent leurs robes, leurs corsages, leurs tabliers, leurs coiffes Ci-dessous, illustrations d'après V. Lhuer.

 

 

Brigognan

 

 

Île de Sein

 

 

Saint-Gildas de Rhuys

 

 

Pleudaniel

 

 

 

Carentoir

 

 

Gouezec

 

 

Île de Groix

 

 

Paimpol

 

 

Île d'Ouessant

 

 

Le Folgoët

 

 

Île de Bréhat

 

 

Dourduff

 

 

Nantes

 

 

Plessala

 

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 07:13

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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