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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 19:41

Tu étais pressée de me cueillir, hein ?

Et tu t’es piquée le doigt à mes épines !

Un petit peu de rouge a coulé

Sur mon habit doré

Et tu t’es dit : voilà qui est bien !

Et tu m’as enfermée dans ta lettre…

Si tu avais fait un petit trou dans l’enveloppe

J’aurais pu voir pendant le voyage.

Les royaumes celtiques d’outre-mer

Et j’aurais salué

Le chardon d’Écosse

Avec ses bruyères roses

Le trèfle d’Irlande et mes sœurs jaunes

M’auraient répondu à coups de parfum

Que j’aurais emporté là-bas

Chez les Celtes en Exil

Au bout du Monde :

En toi se mêlent tous les parfums de la Celtie

Ton cœur de miel doux dans l’âpreté des épines

 

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 14:11

 

II ne faut pas conclure de ce que l'état de 1767 porte des métiers non inscrits sur l'état de 1755, et réciproquement, que ces métiers n'étaient pas exercés à Rennes soit en 1755, soit en 1767. Celà ne semble possible que pour certains métiers tels que l'ébénisterie et l'imagerie. Mais il paraît bien évident qu'il y eut à Rennes, et en 1755 et en 1767, des marchands de vin, des cabaretiers, des portefaix, des bourreliers, des ferblantiers, bien que chacun de ces métiers ne soit porté que sur l'un ou l'autre des états. Ils furent omis, soit à dessein, soit par inadvertance, à l'une ou l'autre date, et cela nous porte à croire que peut-être les renseignements que nous avons sur le nombre et l'état de fortune des maîtres ne sont pas d'une rigoureuse exactitude. Il est probable cependant que les chiffres que nous possédons se rapprochent assez de la réalité ; et nous pouvons, de l'examen des états de 1755, 1767 et 1776, tirer au moins les conclusions suivantes : En 1755, la ville de Rennes possédait un corps de marchands et vingt-quatre métiers organisés en communautés jurées. Or dans neuf seulement de ces vingt-quatre métiers, les maîtres jouissaient d'une certaine aisance ; dans cinq autres, la plus grande partie des maîtres étaient dans la la gêne ou dans misère ; dans les dix derniers métiers enfin, aucun maître qui ne vécût avec peine du fruit de son travail, ou ne fût dans la misère. Les quelques métiers jurés dont les maîtres possédaient en général une certaine aisance étaient de diverses sortes. Les métiers qui se rapportent à l'alimentation sont signalés comme faisant largement vivre ceux qui les exerçaient. Il en fut ainsi un peu dans tous les temps; les bouchers, les boulangers, les traiteurs sont presque toujours sûrs de l'écoulement de leurs produits et connaissent moins que tout autre les mortes-saisons. Les métiers dont l'exercice exige des connaissances spéciales ou l'apport d'un certain capital et parfois les deux ensemble, tels que ceux de libraire, d'imprimeur, d'orfèvre, de chirurgien, d'apothicaire, sont encore de ceux qui assuraient quelque fortune à leurs maîtres. Il faut ajouter, pour ce qui concerne les orfèvres et les imprimeurs, que leur nombre étant limité par des édits royaux, la concurrence était parmi eux singulièrement restreinte. L'aisance des ciriers s'explique par le petit nombre des maîtres de cette corporation et la nature de leur clientèle recrutée parmi les personnes assez riches pour faire usage de bougie ; ajoutez que les ciriers avaient à fournir le « luminaire » des églises, des chapelles et des confréries de toute sorte. Quant aux corroyeurs et aux gantiers, leur prospérité ne peut avoir d'autre source que la prospérité même de leur industrie. Mais cette prospérité ne fut pas de longue durée : en 1776 le nombre des maîtres qui travaillent à leur compte a beaucoup décru dans ces deux corporations. Dans les métiers libres, le sort des artisans est moins brillant encore que dans les autres. De cinquante-cinq métiers, on n'en comptait que cinq dont tous les membres fussent aisés,ou parvinssent à vivre de leur travail. Dans quatorze autres métiers, quelques maîtres seulement jouissaient d'une certaine aisance et la majeure partie était dans la gêne. Les artisans des trente et un derniers métiers enfin végétaient dans un état voisin de la misère. Il ne paraît pas que cette situation se soit améliorée de 1755 à 1767 et à 1776. Beaucoup de métiers, les gantiers, les tailleurs, les teinturiers, les corroyeurs, les selliers, les menuisiers, les serruriers, les potiers d'étain, les marechaux-ferrants, les maçons, les terrassiers, les charretiers, les cloutiers, les taillandiers, les sassiers, les tourneurs, les talonniers et socquiers, les charcutiers, les sculpteurs, voient le nombre de leurs maîtres diminuer dans une assez forte proportion que l'on peut estimer à un quart en moyenne. Ce nombre ne s'accroît, soit d'un tiers, soit de la moitié, que chez les boulangers, les couteliers, les ciriers, les orfèvres, les charpentiers, les savetiers, les blanchisseuses et les tonneliers. Dans tous les autres métiers il reste à peu près stationnaire. libres nous aurions pu compter celle d'hôtelier et d'aubergiste. Nous savons, par des lettres patentes, leur octroyant des privilèges, qu'en 1578 et en 1588 il n'y avait et ne devait y avoir à Rennes que vingt-quatre hôtelleries, lesquelles étaient franches de tout impôt mis ou à mettre sur les boissons qu'on y vendait. En 1767, les hôtelleries et auberges étaient au nombre de trente-sept. Les plus fréquentées étaient celles du Puits-Maugé, de la Crozille, du Pélican, de la Croix d'Or, de la Grand Maison, du Duc de Bretagne, de la Tour d'argent, de l' Hôtel Fleurigaut, de l'Image Saint-Joseph, de la Descente de Normandie, des Trois Avocats, du Mouton blanc, du Puits Drillon, de la Grille, de l'Ecu, de la Corne de Cerf, de l'Hôtel d'Artois, de l'Image Saint-Michel.

 

 

 

 

Communauté des Apothicaires de la ville de Rennes 

 

 

 

Communauté des Gantiers et Blaconniers de la ville de Rennes

 

 

Topographie des métiers.

 

 

Les artisans des diverses corporations rennaises ne furent pas toujours dispersés au hasard dans les quartiers de la ville. Au Moyen-Age, en effet, tous ceux qui exerçaient la même profession avaient l'habitude de se grouper dans une même rue ou dans un même quartier. Il en fut à Rennes comme ailleurs, et la ville eut ses rues de la Cordonnerie, de la Haute et de la Basse-Baudrairie, de la Parcheminerie, sa rue aux Foulons, qui tirèrent leurs noms des métiers qu'on y exerçait. A mesure que la ville s'étendait, cette distribution topographique des métiers devenait de plus en plus difficile à conserver. En 1545, les gantiers, les boursiers et blanconniers, qui en 1516 habitaient pour le plus grand nombre dans les rues de la Parcheminerie et de la Baudrairie et dans le faubourg Lévêque, se trouvent déjà dispersés dans les quartiers les plus divers. Seuls les bouchers furent jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, cantonnés aux environs de la rue du Champ-Dolent ; du moins ils y conservèrent leurs abattoirs. En 1790 ils étaient encore chargés du nettoyage de cette rue. Le quartier avait d'ailleurs reçu ce nom parce qu'il retentissait souvent des beuglements et des cris de bêtes qu'on y abattait.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 20:33

 

 

Michel Noury

 

 

Mathurin Méheut

 

 

Maurice Le Scouëzec

 

 

Pierre de Belay

 

 

Emile Simon

 

 

 

Robert Micheau Vernez

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 20:02

 

Les faïences de Quimper ne sont guère connues que depuis l'exposition rétrospective qui a été faite dans cette ville en 1876 ; jusqu'ici elles avaiet été considérées comme étant de fabriquation rouennaise, et aujourd'hui encore il est difficile de leur faire restituer leur véritable origine. Fondée vers 1690, ce n'est qu'à partir de 1743, sous la direction intelligente de Pierre Caussy, fils d'un maître faïencier de Rouen, dnt la fabrique avait une certaine importance, que la manufacture de Quimper située dans le faubourg de Loc-Maria prit une assez grande importance. Caussy modifia les procédés de fabriquation et de décoration, fit construire de nouveaux fours et sut si bien conduire ses affaires que lorsqu'en 1761, la mort de son père le laissa aussi propriétaire de la fabrique de Rouen, il n'hésita pas à abandonner à sa sœur tous ses droits sur cette seconde manufacture pour se consacrer exclusivement à celle de Quimper. Celle ci était en pleine prospérité, et, d'après les documents que nous avons consultés, elle occupait habituellement de soixante à quatre-vingt ouvriers. C'est la décoration polychrome, si fort à la mode au milieu du XVIIIe siècle, qui domine dans les faïences de Quimper. Le jeune céramiste normand apportait avec lui les décors à la corne, les carquois, les chinois, les fleurs en terrasse, les bordures quadrillées, etc..

 

 

.Ils les copia d'abord servilement, puis bientôt plus librement, jusqu'à ce qu'enfin il créât à côté un genre de décoration tout à fait original et qui dénote de sa part une entente rare de l'ornementation céramique. Le décor à la corne, toujours un peu banal à Rouen, s'y transforme et subit de nombreuses modifications et des additions du plus heureux effet, et le genre rocaille surtout s'y montre, dans ses ingénieuses combinaisons, les ressources d'un esprit inventif. On reconnaît facilement les faïences de Quimper à leur pâte plus lourde que celle de Rouen, à leur émail un peu bis et à leur dessin tracé au violet de manganèse. Quelques pièces sont parquées d'un C (Caussy). Caussy avait laissé un nombre considérable de calques et de dessins qui lui avaient servis pour l'exploitation de sa manufacture, et surtout un livre de quatre cents pages in folio qui contient en détail l'indication de tous les procédés de fabriquations des pâtes, des couleurs et des émaux. Dans ces dernières années, un directeur intelligent, M. Fougeray, s'est servi de ces documents pour faire revivre l'ancienne fabrication, et il est arrivé avec une perfection assez grande pour que beaucoup de ces produits, écaillés et vieillis par des marchands peu consciencieux, aient pu passer dans le commerce de la curiosité, comme datant du siècle dernier. Hâtons nous d'ajouter cependant que M. Fougeray est étranger à ce trafic, et qu'avec une loyauté commerciale qui l'honore, il marque ses faïences HB Lettres initiales de la raison sociale de la farique de la Hunaudière et Cie. Depuis 1809, la famille de la Hubaudière possède cette manufacture renommée pour ses poteries vernissées d'un gré assez fins, marqués d'un II dans un triangle et surmonté d'une fleur de lis...Ainsi s'exprimait en 1882 Messieurs Édouard Garnier et Paul Gasnault dans leur histoire de la céramique.

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:17

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:02

Au début du XXe siècle, la IIIe république promulgait un décret interdisant aux petits Bretons de parler la langue bretonne, pour nombre d'entre eux, il s'agissait de leur propre langue maternelle. Curieuse leçon donnée par cet état qui s'arroge le titre de « pays des droits de l'homme ». Roparz Hamon dont nous avons parlé dans ce blog  (voir Roparz Hemonredonna à cette vieille langue celte ses lettres de noblesse mais au cours de cette période trouble, nombre de bretonnants s'adonnèrent à la langue française. Puis des artistes tels Stivell, Glenmor, Tri Yann et quelques autres choisirent le breton dans leur répertoire. Et enfin en 1976, s'inspirant des modèles en cours à travers l'Europe, le musicien Reun L'Hostis, par ailleurs militant de la cause bretonne, décida la création d'une école enseignant en breton. Il parvint à convaincre le maire de Ploudalmézeau, Alphonse Arzuel de lui louer des locaux nécessaires. Diwan était née et avec près de 4100 élèves scolarisés dans l'ensemble de la Bretagne (soit cinq départements) en 2015 et une hausse de 6 % lors de la dernière rentrée, le succès est au rendez vous, d'autant que les résultats scolaires sont aussi intéressants. Le lycée Diwan de Carhaix obtient des performances et classements au baccalauréat très bons.

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 07:43

 

 

 

1490, 27 février. -Anne etc. a touz etc, salut. Comme par avant ces heures ayons pryé et donné charge à nostre cousin le conte de Dunoys de retirer et recouvrer des mains de Guillaume de Susplenville et touz autres les bagues cy après déclairées, savoir : une grosse poincte de dyamant à pluseurs carrez tirant sur le jaune, enchâssée en ung chaton d'or, et une fleur-de-Marie pendant en une petite chaisneete, pesant ensemble une once ung gros et demi. Item ung cueur de dyamant plat dessus et desoubz, à pluseurs faces, enchâssé en ung chaton d'or en une fleur-de-Marie, pesant sept gros ung denier. Item une seye d'or où a troys dyamans en escusson et l'un à feste, ung gros ruby au milieu, et sept petites tablettes de diamant, et quatre perles pendantes, une grosse perle ronde a ung petit perthuys qui fut à Jehan de Beaune, lesquelles avoient esté baillées en gaige et pour seurté de certaines sommes de finances à nostre cher et bien amé Jehan Boudet qui les avoit baillées audit de Suplenville, Savoir faisons que nous, considerans les grans affaires et charges que présentement avons, au moyen de quoy nous est requis avoir et recurer présentement fluances, à plain nous conflans ès sens et bonne loiaulté envers nous de nostredit cousin de Dunays et de ses conduicte et dilligence, à icelui avons donné et donnons par ces presentes planiere puissance et auctorité de engaiger ou vendre les dictes bagues a telles sommes et pour tel prins que mieulx à nostre proufilt il regardera et congnoestra estre à faire, tout ainsi que nous mesmes faire le pourrions ; promectant et promectons avoir ferme et agréable ce que par nostredit cousin en sera fait, sans jamais en faire revocacion ne aller au contraire. En tesmoign de ce nous avons signé ces présentes de nostre main et fait sceller de nostre seel, Donné en nostre ville de Rennes, le XXVIIe jour de fevrier l'an mil IIIIc IIIIxx neuff. Ainsi signé, Anne Par la Duchesse, de son commandement, (signé) G, de Forestz. Scellé à Rennes, le dernier jour de février (1490).

 

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 21:04

 

Tanneries, Corroyeries, Mégisseries, Chaussures, Ganteries. A cette catégorie se rattachent l'industrie de la chaussure et la fabrication des cuirs et la ganterie. La tannerie depuis un certain nombre d'années a fait de grands progrès au point de vue de la rapidité de la fabrication. Par contre, cette fabrication -précisément à cause de cette rapidité -a perdu beaucoup de sa qualité. Des cuirs qui autrefois étaient tannés à l'écorce de chêne, ou autres produits inoffensifs, sont actuellement presque exclusivement travaillés avec des acides qui brûlent les peaux. Le cuir n'est pas seulement employé à des oeuvres grossières ; mais sert aussi à fabriquer de véritables petites merveilles. C'est ainsi qu'autrefois l'on fabriquait des tentures d'appartement en cuir gauffré et qu'aujourd'hui la maroquinerie fait des choses superbes. Depuis le temps où la chaussure consistait en une simple semelle tenue par des lanières et la chaussure élégante de l'époque actuelle, l'industrie de la chaussure a beaucoup varié. Au XIVe siècle, la chaussure se faisait avec de grandes pointes d'une longueur démesurée ; au XVIIe siècle les bottes à larges revers en partie garnies de dentelles remplacèrent les souliers. Différents genres de chaussure.

 

 

Tannerie. -En 1806 le département d'Ille-et-Vilaine possédait un grand nombre de tanneries. Ces tanneries très importantes, approvisionnaient en partie le midi de la France et faisaient de nombreuses expéditions en Italie, en Espagne et en Portugal. En 1809, le département comptait environ 60 ateliers de cuirs et peaux à Rennes, Vitré et Fougères. Les peaux de veaux corroyées dans ce département avaient l'avantage d'être plus propres à être maroquinées que dans le reste de la France. MM. Arot, Brizon, Bréhier,de la Touche et Sandt, propriétaires de tanneries dans l'arrondissement de Rennes, qui envoyèrent à l'exposition de 1806 des peaux tannées, corroyées et passées mégie pour gants, obtinrent un certain nombre de récompenses. Dans l'arrondissement de Montfort existait, vers 1818, une importante tannerie, la plus belle du département. En 1820 plusieurs tanneries de l'arrondissement de Vitré occupaient un nombre relativement élevé d'ouvriers. On trouvait également un grand nombre de tanneries renommées dans les arrondissements de Rennes, Montfort et Fougères. Les peaux corroyées à Rennes, Fougères et Vitré étaient d'une finesse supérieure qui rendait propre à être maroquinées. Elles avaient un avantage sur toutes celles du reste de la France ; c'est qu'elles pesaient beaucoup moins, aussi étaient-elles très recherchées. En 1836, Rennes possédait 8 à 10 tanneries et 23 à 24 corroyeries dont une qui possédait une machine pour le broyage des écorces. Une tannerie importante avec « traite aux pleins, fosses, cuves, séchoirs installée à Vitré, cessa de fonctionner vers 1839. Le Guide du Baigneur signale d'importantes tanneries dans l'arrondissement de Saint-Malo, vers 1844. Du 1er janvier 1852 au 31 juillet 1854 il fut installé trois tanneries et une corroyerie nouvelles dans le département. En 1858, l'industrie du cuir est en progrès et la mégisserie se fait dans les arrondissements de Rennes,Redon et Vitré. Une fabrique de Rennes entreprit vers la même époque la fabrication de la chamoiserie qui lui rapportait annuellement une somme d'environ 42.000 fr. Le nombre des ouvriers occupés dans les tanneries du département étaient de 308 (ouvriers et apprentis). En 1863 la fabrication du cuir avait pris une certaine importance dans le département. A Rennes 29 tanneries, corroyeries, et mégisseries occupaient 172 hommes et 37 femmes dont le salaire moyen était pour les hommes de 2 fr. 10 par jour et pour les femmes de 1 fr. 20. L'arrondissement de Vitré avait 5 tanneries et corroyeries occupant 19 ouvriers qui gagnaient un salaire journalier moyen de 2 francs. On trouvait dans l'arrondissement de Fougères 7 tanneries et 1 corroyerie occupant 23 hommeset4 femmes gagnant un salaire journalier moyen de 1 fr. 75 pour les hommes et l fr. 25 pour les femmes. Un nombre cependant relativement élevé de tanneries et corroyeries ne tarda pas à prendre un essor encore plus grand et l'industrie primitive à faire place à des usines plus importantes et plus perfectionnées. En 1868 l'arrondissement de Vitré ne comptait plus que 4 tanneries sur les 5 que nous avions trouvées en 1863. L'arrondissement de Redon avait une tannerie à cette même époque et l'arrondissement de Rennes avait vu le nombre de ses tanneries, corroyeries et mégisseries passées de 29 à 30. L'arrondissement de Fougères comptait 9 tanneries et une corroyerie. Quelques années plus tard nous trouvons que la fabrication des cuirs et peaux dans le département occupe environ 2 à 3.000 ouvriers gagnant une moyenne de 1 fr. 25 à 2 fr. par jour. La main d'oeuvre nécessitée par le tannage et corroyage des cuirs, l'écorçage et le transport des écorces et leur réduction en poudre, représentait une valeur considérable. On travaillait également dans le département des cuirs forts importés de l'Amérique du Sud. Le nombre total des tanneries, corroyeries et mégisseries situées dans le département d'Ille-el-Vilaine était d'environ 200. Deux tanneries de Rennes les plus importantes du département possédaient des machines à vapeur. L'une d'elle avait une machine de 12 chevaux qui broyait t'écorce et l'autre qui comprimait le cuir et remplaçait le battage à la main. En 1878 les tanneries étaient encore nombreuses et occupaient un personnel relativement élevé. Des établissements en ce genre existaient à Antrain, Bains, Bazouge-la-Pérouse, Chauvigné, Combourg, Dol, Fougères, Gosné, Grand-Fougeray, La Guerche, Guichen, Janzé, Lifîré, Mêlesse, Montfort, Noyal-sous-Bazouges, Paimpont, Plélan-le-Grand, Redon, Saint-Pierre-en-Coglès, Saint- Domineuc, Saint-Georges de Reintinbault, Saint-Malo, Saint-Méen, Tinténiac, Tremblay et Vitré. En 1882 l'arrondissement de Fougères comptait 8 tanneries. L'arrondissement de Rennes possédait 30 tanneries, corroyeries et mégisseries. En 1895 on comptait seulement une douzaine de tanneries et mégisseries à Fougères, alors qu'autrefois cette branche de l'industrie avait connu des moments de prospérité dans tout l'arrondissement de Fougères. En 1901 Rennes avait 9 tanneries, corroyeries et mégisseries. La ville de Vitré avait encore 2 tanneries et 2 mégisseries. Dans l'arrondissement il y avait 1 tannerie à la Guerche, à Retiers et à Martigné-Ferchaud. Dans l'arrondissement de Saint-Malo était installée une usine de tannerie et de corroyerie à Combourg, Dol et Tinténiac. Une ou plusieurs tanneries ou corroyeries étaient également installées à Bain-de-Bretagne, Fougères, Antrain, Bazouges-la-Pérouse, Montfort, Gosné, Saint-Brice-en-Cogles, Grand-Fougeray, Château-Giron, Bécherel et Saint-Méen. A l'heure actuelle l'industrie de la fabrication du cuir a subi d'importantes modifications. Les usines qui jusqu'alors n'avaient pas de machines en ont installé et les maisons qui fabriquaient encore exclusivement avec les anciens procédés, se sont vues dans l'obligation -de par la loi de la concurrence, d'adopter les procédés modernes. Quelques-unes ont bien tenté de continuer malgré tout le tannage par l'écorce de chêne et autres anciens procédés ; mais elles ont vite été obligées d'employer la fabrication par l'acide pour satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante. D'importantes usines existent à Rennes, Fougères, Redon, Saint-Malo, Retiers, Montfort, Gosné, etc... et occupent plusieurs centaines d'ouvriers. La profession des tanneurs est dangereuse pour les ouvriers et peu lucrative. Toujours infectés par les mauvaises odeurs qui se dégagent des peaux, ils sont des proies faciles à toutes les épidémies qui s'abattent sur une région. Si encore des mesures d'hygiène étaient prises pour les préserver quelque peu ; mais ils n'y prennent pas attention et un jour ou l'autre ils sont victimes de leur imprudence.

 

 

 

Tannerie de Monfort-sur-Meu

 

 

Tannerie de Tremblay

 

(Cliché du Conseil Régional de Bretagne)  

 

 

Chaussures. -Depuis que la chaussure existe, des « savetiers » puis des cordonniers ont sillonné le département ; mais cette branche de l'industrie, aujourd'hui la plus florissante du département, n'a guère existé avant 1829 ou 1830, dates à laquelle un industriel implanta la fabrication des chaussures de tresses à Fougères. Cette fabrication, depuis cette époque, s'est presque exclusivement cantonnée dans l'arrondissement de Fougères. Ou trouvait bien vers 1840, des manufactures à Vitré, mais ces maisons ne fonctionnaient que par intermittence et n'occupaient à Fougères qu'un personnel restreint. La fabrication des chaussures, exception faite des cordonniers, occupant 2, 3 ou 4 ouvriers, occupait un nombre relativement élevé d'ouvriers (hommes et femmes). Les femmes tressaient la chaussure sur les formes, et les hommes plaçaient la semelle. Les salaires étaient peu élevés et c'est à peine si les hommes arrivaient à gagner 1 franc par jour et les femmes 15 à 20 centimes. Dans son histoire de Rennes, Marteville dit qu'il n'existait pas de fabriques de chaussures à Rennes et que la production de cette branche de l'industrie, vers 1836, était inférieure à 10 000 paires. Vers 1846 on fabriquait à Fougères environ 12 à 15.000. Il y avait 10 fabricants occupant environ 500 femmes (chaussonnières et semelleuses) qui gagnaient environ 0 fr. 50 par jour, et 40 hommes dont le salaire journalier moyen était de 1 franc. Vers 1848 les chaussons de feutre retourné, remplaça la fabrication du chausson de tresses qui donnait du travail à un grand nombre d'ouvriers et qui périclitait par suite de la concurrence des prisons. C'est aussi vers cette date que le chausson cloué fit son apparition à Fougères. De ce fait, les ouvriers en chaussures subirent une réduction de salaire qui était évaluée aux 2/3 des prix antérieurs. En 1849, le Préfet dans son rapport au Conseil général signalait l'extension que prenaient dans l'arrondissement de Fougères les divers ateliers de chaussures de tresses et les 2 fabriques de tresses de laine. Vers 1852, la chaussure de cuir fil son apparition à Fougères. M. François Depasse dans son intéressant ouvrage : « Fougères et ses environs » raconte comme suit l'installation de cette nouvelle branche de l'industrie de la chaussure. «Un ouvrier très habile vint, par hasard, à Fougères. Embauché par un patron, il confectionna des bottines satin, claquées, à talons, qui plurent beaucoup. Il travaillait au prix de 12 francs la douzaine et faisait une demi-douzaine par jour. L'exemple séduisit à la fois le patron qui voyait un article à lancer et les ouvriers qui étaient loin de gagner d'aussi fortes journées. » En 1853 la fabrication de la chaussure occupait à Fougères environ 4500 ouvriers et en 1861 il existait 8 fabriques qui occupaient 451 hommes, 906 femmes et 386 enfants. La moyenne des salaires était de 2 fr. 10 pour les hommes, 1 fr. 20 pour les femmes et 1 franc pour les enfants. En 1868 le nombre des fabricants était passé de 8 en 1861 à 9 en 1868. Par la suite cette nouvelle fabrication se perfectionna considérablement. Vers 1872 la machine à piquer fit son apparition dans les fabriques et en 1873 la couture des semelles à la main fut remplacée par les machines à coudre les semelles. D'après les statistiques, l'industrie de la chaussure faisait vivre en 1872 environ 5.000 personnes à Fougères et les environs. En 1870, 30 fabriques fonctionnaient à Fougères. M. Ardouin-Dumazet dans son ouvrage: Voyage en Bretagne péninsulaire, constate que Fougères en 1896, possède 33 fabriques occupant environ 8.000 ouvriers plus 4 à 500 employés et voyageurs. On y fabriquait ajoute-t-il environ 5 millions de paires de chaussures valant environ 18 millions. Dans cette somme la main-d'oeuvre entrait pour, près de un tiers. Il existait en 1882 une fabrique peu importante à Vitré. L'industrie de la chaussure qui faisait vivre près de 10.000 personnes, appelait nécessairement des industries annexes. Parmi celles-ci nous devons citer les fabriques de boîtes pour empaqueter chaque paire de chaussures ; elles étaient au nombre de trois. Il existait également 4 maisons faisant exclusivement la confection des talons.

 

 

 

Manufacture de chaussures de Fougères

 

 

La chaussure fabriquée à cette époque à Fougères se composait presqu'exclusivement de bottines pour femmes et fillettes. Cependant certaines maisons commencèrent à fabriquer de la chaussure pour hommes. Depuis quelques années la majorité des fabriques fougeraises sont pourvues de machines à monter d'importation américaine et dites « Boston ». Les ouvriers employés à cette machine « Boston » reçoivent les tiges et sont chargés d'y adapter les semelles. Pour fournir suffisamment de travail à une machine une équipe de cinq ouvriers est nécessaire. Cette équipe est ainsi composée : L'opérateur, s'occupant exclusivement de la machine; le monteur en bout, dont le travail consiste à former le bout des chaussures; l'afficheur de semelles, qui à l'aide de quelques semences affiche, c'est-à-dire, adopte la semelle pour faciliter le travail de la machine. Enfin 2 compagnons (de 13 à 18 ans), limite extrême, font un travail de moindre importance. Une machine peut faire en moyenne 100 paires par jour. Le travail à la machine « Boston » exige une grande attention, une dépense de force et d'énergie peu ordinaire à tel point qu'un opérateur, après une dizaine d'années passées à sa machine, ne peut continuer à moins qu'il soit doué d'une force extraordinaire. Les salaires avant la grève de 1906, étaient les suivants : L'opérateur 0 fr. 08 la paire sur lequel il devait prélever le prix des fournitures.

 

 

 

 

Le monteur de bout, 0 fr. 065 la paire sur lesquels lui aussi devait prélever le prix de ses fournitures, et enfin l'afficheur de semelles, qui comme les précédents payait ses fournitures, avait 0 fr. 06 la paire. Les compagnons étaient payés à la journée et gagnaient environ de 2 fr. à 2 fr. 50 par jour. L'industrie de la chaussure à Fougères subit selon les années un chômage de plusieurs semaines. A Rennes deux maisons importantes occupent près de 100 ouvriers et font des chaussures de luxe qui sont vendues dans des succursales parisiennes. Il y a quelques années, l'un des principaux fabricants de Fougères tenta l'installation d'un atelier à Rennes qui pour différentes raisons disparut peu après. Des maisons de Paris possèdent à Rennes des entremetteurs qui fournissent du travail à des ouvriers rennais. En résumé, l'industrie de la chaussure est la plus importante du département en ce sens qu'elle fait vivre le plus grand nombre de travailleurs. Hélas en 2009 la dernière usine de chaussures de la ville de Fougère fermait ses portes….

 

 

 

 

Ganterie. -En 1836, l'industrie de la ganterie possédait deux fabriques à Rennes qui produisait une moyenne de 70 à 75 paires de gants par semaine ou 14.000 paires par an. Aujourd'hui cette branche de l'industrie a presque complètement disparu et c'est à peine s'il existe encore quelques fabricants n'occupant pas d'ouvriers.

 

J. Coupel

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 13:46

 

L'ordonnance énonce ensuite tous les détails de la cérémonie qui s'accomplissait lors de l'ouverture de la foire. « Le boeuf donné par le seigneur, couvert d'une serge de couleur éclatante, les cornes ornées de rubans, était promené par le champ de foire. pour esbattre les marchands; l'un d'eux chevauchait le boeuf, tenant en main une épée, tandis que quatre cierges de cire étaient portés autour par ses confrères. Des menestreuz fournis aussi par le seigneur ouvraient la marche triomphale. Les sergents et les officiers du seigneur faisaient ouvrir la voie à la procession joyeuse des marchands en tête desquels devaient corner les menestreuz; en ce faisant le dit seigneur devait faire publier les bans, et les marchands étaient tenus eux arrêter pour ouïr les dites bannies » Cette procession terminée, le boeuf servait à préparer un repas pour lequel il incombait encore au seigneur de fournir le boucher, le cuisinier, le local et les bois pour dresser la table, les pots, pelles, vaisselle, sel, etc.… Après avoir été ainsi régalés, les marchands étaient « tenus délier et étaler leurs denrées en ladite foire et marché. » De tout tort qui leur était causé, le seigneur était responsable. L'amende à payer en ce cas par le seigneur était équivalente aux frais de la cérémonie décrite plus haut. D'après une estimation de l'époque, cette amende pouvait s'élever à 36 l. 6 s. 4 d. Si le seigneur ou quelqu'un de ses gens était directement coupable de l'offense faite aux marchands, l'amende à payer était double. Si le seigneur se refusait à toute réparation des dommages causés, les marchands ne revenaient point vendre dans sa châtellenie. Nombre et prospérité des marchands de Rennes. Petits marchands et marchands jurés. Sur le degré de prospérité des marchands rennais, nous n'avons point de renseignements précis. Nous savons qu'à côté d'un petit nombre de gros marchands existait une foule de petits détaillants en général assez misérables. Au XVIIIe siècle les uns et les autres se plaignent de la difficulté des affaires et de l'âpreté de la concurrence; ils se disent tous fort peu riches. Leur nombre s'élevait en 1755 à 450. En 1776, ils n'étaient plus que 380. Nous aurons à exposer plus loin les graves conflits qui éclatèrent au XVIIIe siècle entre les petits marchands et les maîtres-marchands jurés, conflits qui eurent pour cause lointaine l'établissement, auprès des maîtres de l'ancienne et puissante corporation en jurande des marchands de Rennes, d'un nombre considérable de petits marchands sans jurande. Les artisans. C'est dans le courant des XIVe, XVe et XVIe siècles que s'organisèrent à Rennes la plupart des communautés d'artisans en jurande. Il s'en faut de beaucoup que tous les métiers exercés à Rennes aient ainsi constitué des corporations jurées. La plupart demeurèrent métiers libres en dépit des ordonnances et des édits royaux. Trente métiers s'organisèrent successivement en communautés jurées. Mais jamais on ne vit coexister à Rennes ces trente communautés. En 1626, en effet, alors que le nombre des communautés était de vingt-sept, celles des sergiers et des drapiers se fondirent en une seule. Le rapport sur la situation des maîtres des divers métiers rennais, dressé par l'intendant en 1755, nous apprend qu'à cette date, les communautés des bonnetiers, des esquerdeux, des éperonniers, des chapeliers et des fourbisseurs et armuriers n'existaient plus. Ce rapport de 1755, ainsi que les rapports de même nature établis en 1767 et en 1776, nous fournit de précieux renseignements sur le nombre des artisans (maîtres ou patrons) qui exerçaient à Rennes les divers métiers, soit que ces métiers fussent libres, soit qu'ils constituassent des corporations en jurande. Le rapport de 1755 nous éclaire en outre sur la situation de fortune des maîtres.L'état de 1776 ne donne aucun renseignement sur les apothicaires, les chirurgiens, les drapiers et les tanneurs. Ces quatre professions furent cependant représentées à Rennes par des communautés en jurande jusqu'en 1791. Nous avons les registres des délibérations des apothicaires, des drapiers et sergiers et des tanneurs jusqu'à cette année 1791.

 

Métiers libres.

 

Boulangers forains

 

-1755 : 26 dans la gène.

-1767 : 6

 

Confiseurs

 

-1755 : 9 aisés  

-1767 : id

 

Cafetiers

 

-1755 : 2 pauvres.

-1767 : 4

 

Teneurs de billards

 

-1755 : 7 -4 sont aisés; 3 pauvres.

-1767 : 5

 

Bonnetiers

 

-1755 : 12 sont dans la gêne. Eurent des statuts.

-1767 : 11

 

Brodeurs

 

-1755 : 2

-1767 : id.  

 

Blanchisseuses

 

-1755 : 100 le métier est exercé par des femmes, dont les maris exercent une autre profession. En général, très peu aisés.           

-1767 : 139 

 

Chapeliers      

 

-1755 : 16 ce ne sont que des dégraisseurs, II fort peu aisés.

 

Eperonniers

 

-1755 : 2 avaient autrefois des statuts. Ils sont fort pauvres.

 

Filassiers

 

-1755 : 4 très pauvres. »

 

Fripiers

 

-1755 : 75 la moitié vivent dans l'aisance ; les autres sont pauvres.

-1767 :115

 

Tisserands

 

-1755 : 40 pauvres.

-1767 : 64

 

Carreleurs ou Savetiers

 

-1755 : 80 id.

-1767 : 114

 

Charpentiers

 

-1755 : 43 -10 sont dans l'aisance. Les autres pauvres.

-1767 : 68

 

Couvreurs

 

-1755 : 41 -12 à 15 dans l'aisance. Les autres sont pauvres

-1767 : 32

 

Peintres -1755 : 4 -1 aisé. Les autres sont dans la gêne.

-1767 : 8

 

Maçons et Tailleurs de pierres.

 

-1755 : 120 très pauvres.

-1767 : 52

 

Terrassiers

 

-1755 : 100 id.

-1767 : 26

 

Charretiers

 

-1755 : 14 id.

-1767 : 6

 

Charrons

 

-1755 : 9 vivent tout juste de leur travail.

-1767 : 10

 

Chaudronniers

 

-1755 : 10 aisés.

-1767 :12

 

Cloutiers

 

-1755 : 12 pauvres.

-1767 : 7

 

Ferblantiers

 

-1755 : 4

-1767 : id.

 

Fondeurs

 

-1755 : 4

-1767 : id. 4

 

Fourbisseurs-Armuriers

 

-1755 : 2 -1 riche ; l'autre dans la gêne.

-1767 : 2

 

Gaîniers

 

-1755 : 7 dans la gêne.

-1767 : 6

 

Taillandiers

 

-1755 : 20 -4 vivent avec assez d'aisance. Les autres vivent avec peine. 

-1767 :16

 

Tonneliers

 

-1755 : 17 pauvres.

-1767 :25

 

Sassiers

 

-1755 : 9

-1767 : 6

 

Tourneurs

 

-1755 : 24 -2 dans la gêne et les autres dans la misère.

-1767 : 20

 

Cordiers

 

-1755 : 4 pauvres.

-1767 : 6

 

Matelassiers

 

-1755 : 10

-1767 : 10

 

Faïenciers

 

-1755 : 20 -6 dans l'aisance ; les autres dans la gêne.

 

Pelletiers-Foureurs

 

-1755 : 3 -1 dans l'aisance; les autres dans 4 la gêne.

 

Fabricants de peignes

 

-1755 : 11 pauvres.

-1767 : 9

 

Tapissiers

 

-1755 : 10 -1 dans l'aisance; les autres, pauvres.

-1767 : 11

 

Talonniers et Fabricants de socques.

 

-1755 : 16 pauvres.

-1767 : 7

 

Fabricants de chandelles

 

-1755 : 54 vivent tout juste de leur travail. 60

 

Lardiers-Charcutiers

 

-1755 : 53 dans la gêne.

-1767 : 32

 

Meuniers

 

-1755 : 4  

-1767 : id.

 

Poulaillères

 

-1755 : 17

-1767 : 23

 

Loueurs de chevaux

 

-1755 : 48

-1767 : 42

 

Jardiniers

 

-1755 : 64

-1767 : id.

 

Paveurs

 

-1755 : 11 -6 aisés; les autres, pauvres.

-1767 : 16

 

Portefaix

 

-1755 : 80 dans la misère.

 

Encaveurs

 

-1755 : 50

-1767 : id.

 

Cartiers (fabricants de cartes à jouer)

 

-1755 : 9 demi-aisance.

-1767 : 9

 

Doreurs

 

-1755 : 1 pauvre. -1767 : 9

 

Graveurs-Ciseleurs

 

-1755 : 5 dans la gène.

-1767 : 5

 

Horlogers.

 

-1755 : 93 dans l'aisance; 9 dans la gêne.

-1767 : 10

 

Joueurs d'instruments

 

-1755 : 9 Dans la gêne.

-1767 : 16

 

Maîtres d'école

 

-1755 : 35 -1767 : 25

 

Maîtres à danser et d'escrime

 

-1755 : 5 vivent tout juste de leur travail.

-1767 : 8

 

Sculpteurs

 

-1755 : 16 -3 dans l'aisance; les autres dans la gêne.

-1767 : 5

 

Bouquetiers

 

-1755 : 1 sans la gêne.

-1767 : 6

 

Cabaretiers-Débitants

 

-1767 : 68

 

Amidonniers

 

-1767 : 4

 

Bourreliers

 

-1767 : 12

 

Bougrainiers

 

-1767 : 3

 

Clissiers .

 

-1767 :4

 

Ebénistes

 

-1767 : 2

 

Imagiers-Domino tiers & Marchands de vins et cidre

 

-1767 : 63

 

Marchands de chaux, briques, lattes, sabots,

 

-1767 : 11

 

 

 

 

Communauté des Boulangers forains de la ville de Rennes

 

 

 

Communauté des Couvreurs de la ville de Rennes

 

 

Communauté des Maçons et Entrepreneurs de la ville de Rennes

 

 

 

Communauté des Peintres Vitriers Sculpteurs & Doreurs

de la ville de Rennes

 

 

 

Communauté des Taillandiers et Cloutiers de la ville de Rennes

 

 

 

Communauté des Tourneurs de la ville de Rennes

 

 

 

Communauté des Cordiers et Filassiers de la ville de Rennes

 

 

 

 

Communauté des Orlogers et Graveurs de la ville de Rennes

 

 

 

Communauté des Maîtres à Danser de la ville de Rennes

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 10:45

 

Comme rectification au Répertoire archéologique des Côtes-du-Nord (commune de Saint-Glen), M. Berthelot du Chesnay dépose, sur le bureau, un plan du monument dit La Haye-aux-Lions. Dressé en 1907, sur la demande de M. le Dr Guébhard, Président de la Commission des « Enceintes », à la Société Préhistorique de France, ce plan montre qu'à la place des deux tumuli, signalés par l'auteur du répertoire, il faut voir deux « mottes » entourées de talus élevés et de douves profondes. De plus, le déboisement du terrain qui les avoisine, a permis de reconnaître que ces deux « mottes » font partie d'un Camp retranché, ou château, entouré comme elles de talus et de fossés, remplis d'eau. Des fouilles, pratiquées à diverses époques par MM. Le Commandant Martin et Berthelot du Chesnay, dans les deux mottes dites, à tort, le Grand et le Petit tumulus, ne semblent laisser aucun' doute sur l'origine médiévale de cette fortification. Le « Petit tumulus », tout en argile plastique, n'a donné que des poteries modernes, quelques traces de foyers, et des ossements d'animaux en nombre. Le « Grand tumulus », formé comme le petit, de l'argile sortie des douves, a été exploré l'an dernier seulement et moins complètement. Il a fourni quelques poteries sans intérêt archéologique ; quelques morceaux de fer, déformés par la rouille, et une indication plus précieuse, qui faisait entièrement défaut dans le premier, A 0 m. 60 en dessous du sommet, et paraissant occuper la plate-forme sur tonte sa largeur, on a rencontré, en effet, une couche horizontale de grandes ardoises, ou mieux de lames de schistes talqueux, non taillées, mais percées d'un trou. D'autre part, aucune trace de soubassements en pierre, bien que la fouille ait. été descendue à deux mètres en dessous du sommet. Il y a donc présomption que cette motte portait, à l'origine, une tour en bois, recouverte des ardoises dont nous venons de parler, seuls vestiges qui en restent aujourd'hui. La Haye-aux-Lions » doit donc être classée comme « Enceinte anhistorique », car si nous avons des données sur son âge, nous n'en avons aucune, ni sur ses constructeurs, ni sur l'usage qu'ils en ont fait. M. le Dr Guébhard, en s'associant à ces conclusions, écrit qu'il serait heureux de trouver, parmi les membres de la Société, des adhérents et des collaborateurs pour l'étude des enceintes préhistoriques ou anhistoriques, si nombreuses dans notre pays. Saint-Brieuc, 25 lévrier 1908 C. Berhelot du Chesnay

 

 

Editions Le Flohic

 

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