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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 19:33

 

 

 

 

 

 

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 14:13

 

 

La lande de Guihalon, située au Nord de la commune, est un terrain primitif, où poussent des ajoncs rabougris, des bruyères et des fougères. De ce sol, en partie stérile, émergent de nombreuses roches grises, d'origine ignée, envahies de lichens barbus. Leur surface est boursoufflée ou crevassée. A l'un des points de la partie culminante de la lande, s'élève un magnifique Menhir, de 5m20 de hauteur, sur 10 mètres de circonférence. La pierre branlante que j'ai découverte le 15 avril dernier, se trouve à environ 300 mètres Sud-Sud-ouest de ce mégalithe, non loin de la route qui conduit de Trégomar à Quintenic. Elle est orientée Nord-est, Sud-ouest et se dresse à la côte 88 de la carte de l'Etat- Major, au 80.000me. En voici les dimensions : longueur, 1m 80 ; largeur, 1m18 ; hauteur, 01 m90. Poids approximatif : 1 900 kilos. Un enfant peut, sans effort, la faire osciller. La pierre repose, par son milieu, sur une dalle de forme elliptique, ayant 3m 50 de périmètre et 0m 40 de hauteur moyenne, au-dessus du sol. Trégomar possédait autrefois, dans le quartier de La Villéon,une autre Roche branlante, qui était connue sous le nom de Pierre-aux-Cocus. C'était loracle consulté par le mari, qui avait des doutes sur la fidélité de son épouse. Si la pierre bougeait sous l'action d'une légère poussée, l'infortuné était, selon le dieu des Cocus, incontestablement trompé par sa légitime.

 

 

 

 

Fig. 1. — Pierre branlante de Guihalon, en Trégomar (Côtes  du Nord) (Face Est).

 

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 13:59

 

 

Les restes de l'Allée Couverte des Jeannetières sont situés sur le territoire de la commune de Plédéliac. Ils se trouvent à environ 300 mètres Est du village du Lié, sur le bord d'un chemin creux, qui conduit au bourg de Trégomar, en suivant la direction Ouest, et au bourg de Plédéliac en allant vers l'Est. Le monument se trouve à la partie supérieure du plateau cote 87, carte de 1 Etat-major au 80. 000e Un ruisseau, la rivière de Saint- Rieul, coule dans le val à environ 200 mètres des Jeannetières. Pour s'y rendre, en quittant le bourg de Trégomar, laisser le portail de l'église à gauche, suivre le chemin d'exploitation qui traverse le village de La Providence et se dirige directement vers le sud ; laisser le moulin à vent à sa droite. A environ 200 mètres à gauche de ce moulin, se trouve le village de la Fosse-au-Loup et à droite, celui de La Villéon. La route passe entre eux deux; continuer à la suivre toujours vers le sud pendant environ 350 mètres. Là on se trouve à un carrefour, tourner à gauche et à peu de distance on rencontre l'ouverture d'un chemin profondément encaissé qui conduit directement au village du Lié, perché au sommet du coteau, et à environ Le monument est orienté Nord-sud; les piliers en place et l'une des tables sont de forme très irrégulière. Les dimensions de chacun des piliers sont en allant du Sud au Nord :

1er Pilier: Hauteur, lm60; largeur au milieu, lm10; épaisseur, 0m 60.

2 Pilier: Hauteur 1m 20 ; largeur au sommet, 0m50, à la base,0m 80; épaisseur au sommet, 0m45. (Il est impossible de déterminer son épaisseur à la base, tellement il y a de ronces).

3e Pilier: Hauteur, 1m 10 ; largeur, 2m 25; épaisseur moyenne, 0m 35. 4e Pilier: Hauteur, 0m 90; largeur, 1m 70; épaisseur, variant de 0m 80 (Nord) à 0m 20 (Sud).

Pilier situé à l'entrée du champ. Hauteur, 0m 80; largeur, 1m 30 ; épaisseur moyenne, 0m 50.

Deux autres piliers sont pris dans les terres du talus et entourés d'un tel fouillis de ronces et autres plantes, qu'il m'a été impossible d'en prendre les dimensions. Ils sont dans la deuxième rangée des piliers de l'allée et à environ 1m20 des antres blocs. Une des tables de. recouvrement gît sur le sol. Elle a 1m 42 de longueur; 0m 80 de largeur, sur une épaisseur moyenne de 0m 54.

On voit également une deuxième table à demi-renversée, reposant sur le sol, mais enfouie vers la terre du talus qui occupe toute la longueur de la chambre, puisqu'il passe dans l'axe du monument. La longueur occupée par les sept blocs, formant groupe, est de 10 mètres. La distance du premier pilier à la table qui gît sur le sol, est de 1m 55; celle du 2e au 3e pilier, de 0m75. Entre la dernière pierre, au Nord, et le pilier du bord du chemin, 11 y a 16m 40. Le talus a été établi entre les deux champs à une époque déjà lointaine ; aussi les personnes les plus âgées du village n'ont pu me dire, si lors de la démolition partielle de l'Allée couverte, on y a découvert des armes préhistoriques. Aucune légende ne se rattache à l'Allée. Ce monument a-t-il été fouillé ? Je ne puis me prononcer, personne dans le pays, même parmi les vieilles gens, n'ayant jamais vu cette Allée que dans l'état où elle est. Dans les champs aux environs, jamais on n'a trouvé de haches polies, ni quoi que ce soit. C'est en 1895 que j'ai trouvé ce monument. Je l'ai signalé en 1896 à la Société d'Emulation des Côtes du-Nord; et il n'a jamais été publié jusqu'à ce jour. Eloigné des grandes voies de communication actuelles, il est certainement inédit.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 13:05

 

 

 

 

 

 

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 19:42

 

 

 

 

 

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 13:50

 

 

Le monument mégalithique de la Ville-au-Bourg est bien connu dans le pays, et a été signalé dans le répertoire archéologique de M. Gaultier du Mottay (1883-85). Quand nous vîmes, pour la première fois, l'amas de roches qui le composent, disparaissait en grande partie sous des halliers, et il était difficile de se faire une idée exacte de ce monument, évidemment très boulersée, des chênes avaient poussé ente les pierres, les avaient disjointes, soulevées, renversées ; des fouilles avaient été pratiquées vers l'extrémité, nord, où un pilier avait disparuet où se voyait une large et profonde excavation comprenant à peu près tout ce qu'on pourrait appeler la chambre ; est à dire le fond de la sépulture. Cest la partie qui semble avoir toujours toujours et presque uniquement attiré l'attention des chercheurs de trésors et peut-être des amateurs novices en exploration dolméniques, comme étant, à leurs yeux, le seul lieu de dépôt de ces trésors ou du mobilier funéraire, l'allée ne devant être qu'un chemin d'accès pour y parvenir. Nous avons trouvé dans beaucoup de dolmens à galleries, et d'allées-couvertes de nos régions, les preuves manifestes de cette croyance erronée à laquelle nous devons la conservation d'objets recueillis intacts et en place dans les parties ainsi négligées par les premiers explorateurs. Leur travail, pour pénétrer dans les chambres, où les matériaux sont plus énormes qu'ailleurs, a souvent été considérable. Le plus généralement, une ou deux tables du fond ont été rejetées en dehors, et si les supports n'ont pas été entraînés et renversés avec elle, la fouille s'est faite facilement, à l'air libre. D'autres fois, des piliers ont été brisés, arrachés, ou simplement jetés bas en déchaussant leur pied à l'extérieur et l'on a pénétré par ces ouvetures. Sur ces monuments qui nous restent encore, et qui tous, ont été visités, spoliés, ces opérations sautent aux yeux : mais par contre, jamais on ne constate de traces de fouilles vers l'entrée. Si elles se montraient sur un monument, il y aurait lieu de se défier, car elles seraient bien probablement l'indice d'une exploration méthodique, alors que les tables et les menhirs chavirés, trous, excavations, au milieu ou vers le fond, ne doivent pas découager pour de nouvelles recherches. Il en a été ainsi de la Ville-au-Bourg. Voici d'ailleurs l'aspect que présenta le monument une fois une fois que nous l'eusmes débarassé de l'épais fouilli de végétation et de terres rapportées qui le cachaient presque entièrement. Appuyée par l’extrémité nord au talus d’un chemin creux qui borde le champs où se dresse le monument, il s’avance sur une longueur de 13 mètres, normalement à ce talus, dans les terres labourables.  L’entrée de l’allée est dirigée un peu à droite du clocher de Rouillac, en est distante de 300 mètres environ. Les 3 piliers extrêmes du Nord, un transversal et deux latéraux, formant le fond de la chambre, n’ont plus leur table de recouvrement, elle a été chavirée dans l’Ouest et on la voit fichée en terre, elle est d’une longueur de 2, 40 mètres. La seconde table mesure 2, 50 mètres X 2, 40 mètres et 1, 40 mètre d’épaisseur. La troisième table épaisse de 0, 80 mètre, est la seule qui soit en place. Au fond, entre les piliers 1 & 1’, la largeur est de 1, 43 mètre ; entre les piliers 2 & 2’, la largeur est de 1, 20 mètre seulement. Le mobilier funéraire : 

 

.

 

a)       une grosse hache en diorite massive presque conique.

b)        un poignard en silex jaune brun

 

 

g)         une molette en granit

 

 

h)         une moitié intérieure d’une hache en diorite

m)        une hache en diorite

n)         une hache en dia base

o)         une hache en dia base

p)         une hache en diorite

s)         une molette en granit

 

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 19:07

 

 

Cette sépulture était située sur la limite de la commune de Plestan, et sur la rive droite du Gouëssant, près du village de Ville-Drun. De la rivière, le terrain s'élève en pente douce jusqu'à un plateau qui la domine d'une vingtaine de mètres, et sur lequel s'étend le champ où a eu lieu cette découverte. En 1880, le propriétaire de ce champ m'apporta une magnifique hache en silex poli, d'une conservation parfaite et offrant des traces d'emmanchement le tranchant en est curviligne, et il n'est resté aucune trace de la taille qui a précédé le polissage. Sa longueur est de 125 millimètres. Je m'informai près du cultivateur des circonstances dans lesquelles s'était faite cette trouvaille; il avait trouvé la hache près d'un endroit d'où, quelques années auparavant, il avait extrait un gros bloc de pierre qui le gênait dans la culture de son champ. Près de cette hache, il avait remarqué des débris de poteries auxquels il n'avait attaché aucune importance. La trouvaille ne remontait qu'à quelques mois, et, depuis, le champ avait été ensépulturé. Il me promit de me prévenir lorsqu'il labourerait son champ à nouveau; il avait, du reste, l'intention de creuser assez profondément, pour se débarrasser d'un autre bloc gisant à 7 mètres environ du précédent, et émergeant à peine au-dessus du sol. En mars 1882, mon homme revint me trouver. Il avait fouillé à une assez grande profondeur pour extraire la roche, et avait trouvé dans les déblais quelques débris de vases et quelques morceauxde silex; une pointe non retouchée, simple éclat, un joli couteau, et le talon d'un autre couteau. Je pris jour pour le lendemain, avec promesse de le récompenser du temps que lui et sa femme allaient consacrer à ces fouilles, et de le rémunérer largement pour les objets qu'il pourrait rencontrer. Je les trouvai le lendemain matin sur le lieu de la découverte, pleins d'ardeur, et en train de creuser autour du bloc rocheux. Mais il n'y avait là que le sol naturel, sablonneux. Ce bloc, débarrassé des matières terreuses qui l'enveloppaient en grande partie, était formé d'une roche quartzeuse, micacée, de couleur blanchâtre, de figure grossièrement sphérique, et du volume approximatif d'un mètre cube. Il était inutile de chercher plus profondément en ce point, et je dirigeai les fouilles dans la direction du premier bloc extrait précédemment. Au bout d'une heure de travail, mes fouilleurs trouvèrent quelques pierres plates en roche schisteuse, roche friable commune dans les environs. Il me sembla qu'elles formaient une sorte de dallage; je fis enlever avec précaution la terre qui les recouvrait en partie, en ayant soin de m'assurer qu'elle ne contenait aucun objet intéressant. J'y recueillis quelques débris de poterie sans ornementation, en morceauxde petites dimensions. Ce travail terminé, j'avais une tranchée d'environ 3 mètres de large sur 5 mètres de longueur; les dalles schisteuses sous-jacentes à la terre végétale occupaient un espace de 2 mètres de largeur sur 4 mètres en longueur. On les débarrassa avec précaution de la terre végétale qui remplissait les interstices; elles étaient très inégales comme grandeur et épaisseur. Nous trouvâmes tout d'abord entre ces pierres une hache en diorite d'une conservation parfaite, et, comme celle en silex, portant des traces d'emmanchement. Son extrémité supérieure ou talon est recouverte d'une patine différente de celle qui s'étend sur le reste de l'arme, patine plus foncée, plus brillante, et limitée par une ligne circulaire bien accusée qui indique le point où se terminait la partie serrée par l'emmanchement. Puis pêle-mêle avec le dallage, nous recueillîmes des fragments de poterie, deux couteaux en silex d'une longueur de 0m 11, et l'autre de 0m 08 avec la pointe brisée. Je fis alors enlever les dalles, sous l'une desquelles je ramassai une grande pointe de lance ou poignard, brisée par la moitié. Les deux fragments reposaient l'un près de l'autre, ce qui ferait croire que cette cassure a pu se produire après le dépôt de l'arme dans la sépulture, et a été déterminée par l'affaissement des roches qui la recouvraient. Ce poignard en silex du Grand Pressigny mesure 0m 15 de longueur et 0m 035 dans sa plus grande largeur. La face inférieure est plane, l'autre a une arête médiane longitudinale; les côtés sont soigneusement retouchés sur toute leur longueur. En soulevant une autre dalle assez large, je découvris ensuite un vase couché sur le cJté et montrant une partie de sa carène. Je fis dégager tout autour, et réussis à l'enlever avec la couche de terre friable sur laquelle il reposait et qui l'enveloppait en partie. Cette gangue une fois sèche, il me devint facile d'en débarrasser le vase auquel il ne manquait qu'un petit morceau de la panse. Il est de forme très régulière, quoique façonné à la main, en terre grisâtre toute parsemée de mica et de petits grains quartzeux. Le bord, légèrement évasé, est supporté par une gorge haute de 0m 04 et circonscrite par une légère arête circulaire d'où part le corps du vase dont le fond est arrondi. Représenté, son ouverture mesure 0m 19 de diamètre, il est profond de 0m10. Les fouilles, continuées le lendemain, mirent successivement au jour, sous les dalles et pâle mêle avec elles, une vingtaine de silex parmi lesquels se trouvait une pointe de lance ou de javelot longue de 0m 085, et large de 0m 025. Cette pointe est plane sur une de ses faces, tandis que l'autre est surmontée d'une arête médiane et longitudinale. Les côtés sont retouchés dans toute leur longueur. L'arme est en silex noirâtre. forme décalotte, était incomplet; j'ai pu le reconstituer en partie, mais il manque un tiers environ du pourtour. Ce vase est en terre rougeâtre bien cuite; il est fait à la main et assez grossièrement exécuté; la terre en est de mince épaisseur. Il mesure 0m 15 de diamètre à son ouverture, et a 0ln085 de profondeur. L'autre vase est une tasse à fond plat et étroit; à deux centimètres du rebord, l'orifice se rétrécit par l'inclinaison des parois vers l'intérieur en circonscrivant une arête saillante circulaire. Ce vase est en terre rougeâtre assez bien cuite et semée de petits grains quartzeux; il est fait à la main. Hauteur 0m 00, diamètre du fond 0m 07, de l'ouverture 0m 12. Nous découvrîmes ensuite des fragments d'un vase qui me parut devoir être d'assez grande dimension, malheureusement il était brisé en morceaux trop petits pour qu'il nous fût possible de le reconstituer. Je remarquai que le fond était très épais, plat, et en terre rougeâtre. Il existait encore divers fragments que je mis à part, espérant arriver plus tard, en les rapprochant, à déterminerla forme des vases auxquels ils avaient appartenu. Je ramassai ainsi les débris de cinq vases de forme identique à celle de la figure 203. Tous étaient en terre rougeâtre; deux moins épais, en terre assez fine; les trois autres en terre semée de grains quartzeux et d'une pâte épaisse. Trouvé de plus des débris de deux vases à fonds plats, en terre mince; puis de trois autres de forme basse, devant se rapprocher, comme configuration, de celui de la figure 204; deux sont en terre noirâtre, et l'un d'eux est d'une pâte grossière, mal cuite, à gros grains, le troisième était en teire de couleur rougeâtre. Somme toute, j'ai relevé dans ces débris les morceaux de seize vases auxquels étaient mêlés quelques éclats de silex, et cinq haches en diorite dont voici une description sommaire La 1ere hache mesure 0m 10 de longueur, possède un tranchant curviligne, crosse se terminant en facette large et aplatie; elle a été emmanchée. La 2e 0m 12 de longueur; tranchant curviligne, crosse se terminant en pointe avec une petite facette terminale. La 3e 0m135 de longueur; longue et étroite, sa coupe transversale donnerait une ellipse régulière; la crosse est légèrement arrondie. La 4e 0m13 de longueur; tranchant curviligne, crosse quasi pointue avec petite facette sur son extrémité; a été emmanchée. Parvenu à l'extrémité du dallage, ou, pour mieux dire, de la couche de pierres schisteuses, je rencontrai sous les derniers blocs un vase brisé en forme de tulipe; je ne pus recueillir qu'un morceau représentant le fond et un tiers environ du pourtour. Le fond de ce vase est de forme arrondie. Ce fragment est en terre très épaisse, grosiièrament travaillée à la main, de couleur rougeâtre, et mêlée de quartz. Le rebord évasé va en s'amincissant. Il mesurait, à l'orifice, 0m12 de diamètre, 0m 075 seulement en dedans vers le fond, et 0m 03 de profondeur. Près de ce vase gisait un large éclat de silex d'eau douce, d'une belle patine brillante, plat du côté du bulbe de percussion, et surmonté d'une arête longitudinale saillante sur l'autre face. A la base de cette dernière face, subsiste encore l'écorce du noyau de silex d'où il a été détaché. D'après sa forme, il semble avoir représenté un grattoir de grande dimension. Longueur 0m07, largeur 0m05. En visitant de nouveau les terres extraites, nous trouvâmes encore quelques éclats de silex sans intérêt, sauf une moitié de hache en diorite, et un petit ciseau de même matière. Ce dernier instrument, fracturé à l'un des angles du tranchant, a perdu un fragment large de Om004, sur une longueur de0nl025; au talon de ce ciseau subsiste encore la trace d'un trou qui servait à le suspendre; brisé en cet endroit, l'outil a été soigneusement repoli, opération qui lui a valu une crosse plate avec dépression centrale. Longueur On 055, largeur avant la cassure 0m 017. Cette sépulture m'a paru intéressante par son riche mobilier, qui m'a fourni une grande partie des objets usuels de l'époque néolithique. La multiplicité de ces objets divers semble indiquer une sépulture commune, sinon d'une tribu, du moins d'une famille nombreuse, et la ville de Drun, voisine de la station de la Porte-Collin :(3 kilom. 500 environ dans la même commune), station qui m'a fourni des haches polie?, de nombreux couteaux, des pointes de flèches à ailerons, des grattoirs, etc., etc., a peut-être été le lieu de sépulture des habitants de cette station. Il y avait à la Porte-Collin un centre de fabrication d'objets en silex ainsi que l'attestent les milliers d'éclats que j'y ai recueillis. La sépulture de la Ville Drun était une sépulture à incinération; les fouilles faites avec soin n'ont fourni aucun ossement; les vases à peu près intacts contenaient une terre onctueuse, douce au toucher, très fine et de couleur brune. Aucun monument, point de tumulus, rien ne marquait cette sépulture qui, par cela même et par la richesse et la nature de son mobilier, semble être une exception dans les sépultures de notre région. Avec les cendres des morts, nous trouvons ici leurs armes et leurs outils usuels, et l'emmanchement des haches, indice certain d'un emploi antérieur à leur enfouissement, vient corroborer notre hypothèse

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 06:48

 

 

 

 

 

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 06:20

 

 

 

 

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 18:59

 

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