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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 05:25

Les changements constatés en Bretagne dans l'habillement des  hommes et des femmes se sont produits également dans les autres provinces et, si l'on généralise, dans tous les pays d'Europe. Cette évolution a cependant pris en Bretagne un caractère spécial, qui se lie dans son ensemble à l'évolution de l'art populaire breton. Le particularisme des costumes est chose assez récente. Jusqu'à la veille de la Révolution on distinguait assez difficilement un paysan d'une province d'un paysan d'une autre province. Le costume des campagnes, écrit Charles Le Goffic dans la Chouannerie, semble avoir été à cette époque beaucoup moins divers qu'aujourd'hui. Dans le Maine, comme dans la Cornouaille, on retrouvait chez les paysans ce bonnet de laine bleu ou rouge d'où coulaient jusqu'aux épaules de longs cheveux plats ou bouclés, et que remplaçait les jours de fête le grand chapeau à cuve, cette veste brune ou grise doublée en hiver par une peau de mouton ; ces braies courtes et larges de berlinge, nommées bragou-braz en Bretagne et dont le surnom de « grandes culottes » donné aux premiers insurgés léonards n'est que la traduction, ces guêtres de cuir jaune, ces jarretières de couleurs tranchantes, ces sabots ou souliers ferrés pour de longues marches. C'était là, indiscutablement et à quelques nuances près, le costume de toute la paysantaille masculine de l'Ouest. » Cette opinion confirme pleinement ce que disait déjà Cambry, en 1794, dans son Voyage dans le Finistère. Ci-dessous, illustration Lalaisse

 

 

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 20:33

 

La mer était terrible et féroce le vent

Les vagues parcourues de rudes tremblements

Se brisaient sur les rocs, toujours rebondissant

Et l'écume fusait en éclaboussements

 

Et le ciel était noir comme l'encre de Chine

Et comme les tréfonds des profondeurs marines

Et tout le paysage enfiévré de violence

Vibrait de ces atroces hurlements de démence

 

Quand la mer fut calmée et que le vent tomba

Que ma frayeur enfuie, mon esprit s'apaisa

Je pensai en silence aux tristes destinées

De ces bateaux perdus sur les mers déchaînées

 

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 08:20

 

Il y a deux ans, à l'occasion de notre étude sur la Fin de la Chouannerie dans le Pays de Dinan et de Plancoët, nous retracions le curriculum vitae du capitaine Joseph Mattat, commandant temporaire de la place de Dinan de 1797 à 1802, décédé chevalier de St-Louis par la grâce de Sa Majesté Très Chrétienne, Louis, XVIIIe du nom ; cette fois, c'est la méthode préférée de ce jacobin enragé pour détruire aussi bien les chouans, partisans de la royauté, que les prêtres réfractaires que nous allons évoquer devant nos lecteurs. Parmi plusieurs rapports du même genre, émanant du sieur Mattat que l'on conserve aux Archives Nationales, nous avons choisi celui qui nous a semblé le plus représentatif, tant de ses procédés que de leurs résultats. On y lira en même temps, narré tout au long par ses meurtriers, le récit de l'assassinat du prêtre Pierre Frin dont un précieux registre de baptêmes et de mariages administrés en 1796 que l'on garde au presbytère de Tréfumel, attesté le zèle au cours de la Révolution. Vis-à-vis de la version de ses assassins, il nous est agréable de pouvoir rapprocher celle des témoins de leur crime, recueillie moins de vingt ans après ce forfait par l'abbé Lucas, recteur de Tréfumel. Il y a du reste de nombreuses concordances entre les deux relations et pour une fois, nous sommes heureux de pouvoir faire cette constatation.Les Archives Nationales sous la côte F 7, 7682 B (187) nous font connaître quel salaire le capitaine Mattat allouait à ses sbires pour « leurs missions de confiance ». C'est ainsi que quatre jours de course, sous le costume de chouans, durant lesquels ils assassinèrent un prêtre réfractaire et arrêtèrent « deux brigands » valurent 108 livres à se partager aux citoyens René Salmon (celui ci secrétaire de Mattat), Gabriel-Marie Rabot, sieur des Portes, et Heurtevent jeune. Vers la même époque, Louis Petitbon et Jean Lemoine se virent attribuer 150 livres « pour courses sous déguisement dans le canton de Ploubalay sur la côte ». Enfin parmi les bénéficiaires de ces honteux salaires, nous voyons encore figurer les dénommés Renier,Lamendais et un sieur Utérin (sic). Il semble du reste que ces volontaires étaient médiocrement fiers de leurs hauts faits. « Partie des individus que j'emploie « dans mes expéditions, écrivait Mattat, le Ier pluviôse an VII ce (20 janvier 1799), étant habitants de cette ville (de Dinan), me ce recommandent de tenir leurs noms et les renseignements qu'ils « me donnent dans le plus grand secret. » Du reste Mattat se vit contraint, à son vif regret, d'arrêter le cours de ses exploits, le Ministre de la Police ayant jugé devoir lui supprimer toutes allocations pour des dépenses secrètes. En vain faisait-il valoir, le 24 mars 1799, qu'il avait arrêté les prêtres Mathurin et Cathenos, et réclamait-il 700 livres de ce chef, les administrations supérieures faisaient la sourde oreille et le 24 fructidor suivant (10 septembre 1799), Mattat n'avait pas encore été remboursé de, cette somme, sur l'emploi de laquelle il déclarait du reste, vu « l'espèce des opérations auxquelles il se livrait », ne pouvoir fournir aucune pièce justificative Compte rendu de la mission des émissaires du capitaine Mattat (Archives Nationales F 7 3369 « L'an VI de la R. F. U. et L, le 2 floréal (21 avril 1798), en vertu des ordres du commandant de la place et arrondissement de Dinan, transmis à nous René Salmon, Gabriel Rabot et Marie Heurtevent, nous sommes partis de Dinan pour commencer la mission dont nous étions chargés. Nous nous sommes rendus le dit jour au cantonnement de Plumaudan où nous avons conféré avec le commandant du cantonnement. Le lendemain, nous partîmes environ les trois heures du matin et nous dirigeâmes notre route vers la commune de Saint-Maden, où, n'ayant reçu aucun renseignement, nous nous transportâmes à une métairie voisines de la maison de la Roche, appartenant aux citoyennes de Bénazé. Y étant entrés sous le titre de.« chouans non rendus », nous leur demandâmes s'ils pourraient nous enseigner une maison où nous pourrions nous cacher. Ils nous enseignèrent la métairie de la Roche comme un asile sûr et commode. Les ayant priés de bien vouloir s'y transporter pour nous y annoncer et aussi pour voir s'il n'y avait aucun risque pour nous à cause dé la proximité de la route : un des hommes de la métairie y fut et revint quelques temps après (nous disant) que les dames Bénazé étaient parties la veille pour Dinan et que nous ne pouvions avoir d'azile à la maison. « Ne pouvant avoir d'autre renseignement, nous quittâmes la métairie et nous prîmes la route de la commune de Guitté pour nous transporter dans les maisons désignées sur nos renseignements. Arrivés au bord de la rivière de Rance, nous trouvâmes deux hommes auxquels nous fîmes les mêmes questions que devant. Ils nous indiquèrent la maison des Touches où nous étions sûrs d'être très bien reçus. Nous nous y rendîmes tout de suite et nous nous annonçâmes dans la ditte maison comme chefs de chouans non rentrés. Nous ne trouvâmes à la maison que la femme qui sembla d'abord avoir quelques doutes sur notre compte, mais l'ayant rassurée, elle nous invita à déjeuner. Notre déjeuner fini, elle nous fit passer dans une prairie voisine de la maison pour nous mettre à l'abri des patrouilles, qui, quelques fois, viennent visiter la dite maison. Nous y fûmes quelque temps seuls, mais bientôt arriva le maître de la maison, qui, nous ayant questionné et étant rassuré par nos réponses, nous apprit que sa maison avait été pendant toute la chouannerie le refuge des chefs de Chouans et que depuis (peu) encore, il en avait recelé plusieurs. Après différentes questions faites de part et d'autre, nous lui demandâmes s'il ne connaissait pas d'autres maisons plus éloignées du cantonnement où nous aurions pu trouver quelques émigrés ou prêtres qui nous protégeraient dans le pays. Il nous enseigna le village des Hayes, paroisse de la Chapelle Blanche, où nous trouverions MM. Launay et Levrel son neveu, tous deux prêtres, et de qui nous étions sûrs d'avoir des renseignements. Ayant quitté la prairie, il vint nous conduire aux environs du château de la Perschais. Chemin faisant, il nous dit que s'il avait su où était son curé, il nous l'aurait dit, mais qu'il ignorait pour le moment sa demeure, vu qu'il se cachait étant poursuivi par les bleus. Alors nous le quittâmes et, étant arrivés au château de la Perschais, nous y rentrâmes pour demander le chemin du village des Hayes. ce Le fermier de la maison nous prit d'abord pour des volontaires, mais lui ayant donné la certitude que nous étions des chouans qui fuyaient la poursuite des bleus et que nous ne demandions le village des Hayes que sur les renseignements donnés par le fermier des Touches qui nous avait dit que nous y trouverions MM. Launay et Levrel, il nous proposa de nous mettre sur la route. Il vint nous conduire jusqu'aux environs du village de la Ville au Corgne où nous y trouvâmes les deux hommes amenés ici le 4 du présent, à qui nous demandâmes le chemin du village des Hayes.. Ils se proposèrent de nous y conduire après nous être déclarés à eux comme chefs de chouans non rentrés et porteurs d'une lettre adressée à M. Langlais de Prémorvan qu'on avait dit être dans ïe pays. Aussitôt, celui costumé de la veste rayée, nous fit signe de nous éloigner du village et que nous causerions ensemble. Nous lui montrâmes le paquet dont nous étions porteurs et il dit en voyant le cachet qui était celui des chouans : « Celui-là n'est pas un cachet républicain ». Nous lui demandâmes si les prêtres Launay et Levrel étaient dans le village. Il nous dit qu'il n'en était pas sûr. Nous lui demandâmes ensuite s'il ne pourrait pas nous mener dans une maison sûre où on vendrait à boire ? Il nous dit : Venez à la maison de la Saudrais, et là aussi, vous pourrez avoir les renseignements que vous demandez. Chemin faisant, il nous déclara qu'il était de la réquisition et qu'il avait déserté des bleus à Granville, qu'il avait servi les chouans, qu'il s'était trouvé à l'assassinat du patriote Porcher, de la Chapelle-Blanche, où il avait reçu un coup de fusil chargé à plombs, au-dessus du téton gauche et qu'il nous montra de suite. Il nous montra en outre un certificat signé des braves gens de sa paroisse qui avaient chouanné et qui tous attestaient qu'il ne s'était pas trouvé à l'assassinat du dit Porcher comme on l'en accusait, et que même il n'avait jamais chouanné et qu'au contraire, il se cachait des chouans qui voulaient le tuer et que, par ce moyen, il n'avait pas rendu ses armes. Il nous dit aussi qu'ayant porté ce certificat chez le juge de paix de Caulnes, celui ci lui dit : On atteste que tu n'as pas chouanné : il n'en est pas moins vrai que tu étais au pignon de ma maison quand tu es avait que l'autre jeune homme qui était avec nous, le même qui est ici en prison. Nous demandâmes aussi à ce jeune homme s'il était déserteur. Il nous dit que non, qu'il n'était pas de la réquisition et qu'il avait rendu un mauvais fusil à deux coups, mais qu'il avait encore un bon fusil pour tuer les bleus. Etant arrivés à la maison de la Saudrais pour y boire, nous fîmes rencontre à la porte de la cour du nommé La Gravelle à qui appartenait la Saudrais, accompagné de son neveu et que le déserteur nous avait dit en chemin être émigré. Il nous dit en le voyant : « Voilà votre homme.» Après avoir salué M. La Gravelle et l'avoir invité de venir se rafraîchir avec nous, il nous remercia en nous disant qu'il avait quelques affaires avec son fermier. Etant entrés dans la maison, nous nous informâmes de la fermière si ce Monsieur était un émigré. Elle nous dit que c'était son frère. Nous lui dîmes cependant que son bien avait été vendu, comme nous l'avions appris. Elle nous dit que c'était vrai, mais qu'il en avait racheté pour 10000 livres. L'un de nous fut parler à M. La Gravelle dans la grange et lui demanda s'il ne connaissait pas M. Langlais de Prémorvan à qui nous avions une lettre à remettre. Il lui dit qu'il ne le connaissait pas et demanda de quelle part venait cette lettre. Celui de nous qui parlait, lui dit qu'elle venait de M. Du Chatel jeune que nous avions vu dans les environs cle Fougères avant notre départ… et Vint le neveu de M. Launay à qui, le même qui avait parlé à M. La Gravelle demanda où nous pourrions trouver M. Launay ou Levrel. Il nous répondit que M. Levrel, ancien curé de Dol, y était retourné pour finir les Pâques et que, depuis 15 jours, il ne savait pas où était M. Launay, ayant été obligé par la poursuite des bleus de changer plusieurs fois de demeure... Après avoir demandé à leurs guides de leur indiquer une maison sure pour y reposer quelques temps, les trois faux-chouans quittèrent la Saudrais et gagnèrent une maison sise sur la.grande route où l'on vendait à boire. Là, nous eûmes différents entretiens sur l'armement des chouans et le déserteur nous dit en voyant une espingole dont l'un de nous était armé, que souvent il s'était servi d'une pareille arme. Après nous être rafraîchis, il se disposait à nous conduire à la maison (de repos) dont il nous avait parlé, lorsque traversant la grande route, nous les sommâmes tous les deux, au nom de la loi, de marcher avec nous à Saini-Jouan, ce qu'ils firent sans résistance. Nous les remîmes au chef de détachement de ce lieu pour les faire partir pour Plumaudan. Nous couchâmes à Saint-Jouan le 3 et le 4, nous en partîmes pour aller à Couaclée en Yvignac chez les Robert. En nous y rendant nous passâmes par le château de Couacouvran et par celui d'Yvignac. Etant près de Couaclée, un laboureur, près de qui nous nous renseignâmes, nous dit : « Messieurs, vous ne pouvez mieux vous adresser que chez les Robert, car leur maison sert de corps de garde aux chouans. » Malgré cela, c'est en vain que les trois faux chouans tentèrent pendant plus de trois quarts d'heure de tirer de lui des renseignements. Devant l'inutilité de leurs efforts, ils s'en furent coucher au corps de garde cle Plumaudan, qu'ils quittèrent le 5 au matin pour se rendre au Val en Plouasne. « En y allant, nous passâmes, disent-ils, par les communes de Saint-Juvat et de Saint-Maden, où nous n'eûme aucun renseignement positif sur le nommé Lecoq, prêtre réfractaire, qui, à ce qu'on leur déclara, se cachait soigneusement et ne restait jamais 24 heures dans la même maison. » Au Val en Plouasne, nous demandâmes à la maîtresse de maison si elle ne pourrait pas nous indiquer quelques émigrés ou. prêtres qui nous pourraient faire tenir la lettre dont nous étions porteurs. Elle nous dit qu'elle allait chercher le nommé Regnault ou son cousin Corvoisier, chef de chouans, qui pourraient répondre à ce que nous demandions. Elle nous dit aussi que, quoiqu'ils eussent rendus leurs armes qui n'étaient que de mauvais fusils, ils en avaient encore de bons. Elle fut donc chercher ces deux hommes, mais ne les ayant pas trouvés, elle amena avec elle un homme boiteux qui nous conduisit à la Ville-David où nous demandions à aller. Quelques champs avant d'arriver à la maison, il appela une femme qui travaillait la terre et que nous croyons être la fille de la maison et qui vint avec nous chez elle. Y étant arrivés, on nous fit rafraîchir et on nous demanda dans quel pays nous voulions aller. Nous répondîmes que fuyant les environs de Lamballe, nous voulions aller du côté de Fougères où nous croirions être plus tranquilles, mais qu'auparavant de nous y rendre, nous serions content cle remettre un paquet adressé à M. de Prémorvan, qui devait être clans ce canton ou bien le remettre à M. Frin, prêtre, qui avait dans ce paquet une lettre pour lui. On nous demanda de quelle part elle venait. Nous dîmes qu'elle avait été remise chez les Robert à Coaclée par M. Picquet, prêtre. Alors la maîtresse de maison dit : « Donnez-la moi, je la remettrai à M. Frin qui vient quelques fois par ici et qui est de nos amis. » Lui ayant répondu que nous ne pourrions la remettre qu'en mains propres, elle dit à sa fille, la même qui nous avait conduit à la maison, d'aller le chercher. Pendant ce temps, de peur des bleus, elle nous fit cacher derrière le colombier, dans le jardin, où nous restâmes environ un quart d'heure. Etant rappelés par la maîtresse de la maison, nous y trouvâmes celle qui avait été chercher M. Frin avec la servante du dit. La servante de Frin nous ayant demandé la lettre disant que M. Frin n'était pas à la maison, nous allions lui répondre, lorsqu'une fille de cette maison, qui est folle, vint dire qu'elle avait vu M. Frin qui était au bout de la maison. Alors, voyant qu'on doutait de nous, l'un d'entre nous dit qu'on ne devait rien craindre et que pour nous le prouver, il allait quitter toutes ses armes puis porter la lettre à M. Frin avec une des femmes de la maison, ce qu'il fit. L'ayant trouvé dans le clos voisin de la maison, il lui présenta la lettre après l'avoir salué et lui dit : « Monsieur, cette lettre est adressée à M. Langlais de Prémorvan. par un émigré nommé M. Du Chastel jeune, qui nous l'a remise. Il y a aussi pour vous dans ce paquet une lettre qui nous a été remise, hier, chez les Robert à Coaclée par M. Picquet, prêtre. » Frin répondit : Je connais bien M. Picquet et je me charge de remettre le paquet, à son adresse » et il le mit dans une poche sous ses habits du côté gauche. Etant pleinement rassuré sur notre compte, il entra à la maison et la maîtresse fit aussitôt tirer du cidre pour que nous puissions trinquer ensemble. Pour nous, nous nous disposions à manger un morceau, lorsqu'un paysan vint nous prévenir que les bleus étaient au Hac ; alors M. Frin dit à la maîtresse de maison de nous cacher, mais ayant réfléchi qu'une grande ferme était, plus exposée aux recherches des bleus qu'une petite maison, il envoya l'homme qui était venu prévenir du voisinage de la patrouille, d'avertir dans une maison qu'il indiqua de nous y tenir un logement prêt. Il se disposait à s'en retourner lorsque nous lui observâmes qu'étant avec nous, nous serions mieux accueillis dans la maison. Après quelques observations de sa part, il marchait avec nous, lorsque étant dans la rabine, un de nous le somma au nom. de la loi de le suivre a Plouasne, ce que le dit Frin, ayant entendu, leva sur lui un bâton dont il était armé. A l'instant où celui qui l'avait sommé allait pour le saisir au collet, ne l'ayant pas attrapé, il prit la fuite. On lui cria une autre fois d'arrêter ou qu'on allait tirer, il continuait toujours à fuir. Ce que voyant, celui qui l'avait sommé lui lâcha un coup d'espingole qui lui creva clans la main. Voyant qu'au coup, il ne s'arrêtait pas, malgré ses cris d'arrête ou je te tue ! », un second lui lâcha un coup de mousqueton qui ne le fit pas non plus arrêter. Etant déjà loin de nous, nous courûmes après à travers champs et celui qui lui avait tiré le coup d'espingole, l'ayant encore resommé (sic) d'arrêter et voyant qu'il continuait toujours de fuir en jettant des cris, repettés par les femmes de la maison et par plusieurs personnes qui travaillaient aux champs, le tira d'un coup de pistolet qui le fit tomber mort. Sachant qu'il n'avait sur lui ni lettre ni papier que celui que nous lui avions remis, vu qu'il nous avait dit que quand il sortait, il ne portait jamais ni papier, ni autres effets qui eussent pu le déceler, au cas qu'il eut été arrêté par les soldats, nous ne le fouillâmes pas et de suite nous prîmes la route de Plouasne où nous rendîmes compte au chef du commandement de cet événement en l'invitant de faire partir une patrouille pour la Ville-David. Les paysans lui déclarèrent que trois étrangers qui se disaient émigrés avaient tué un homme lequel se trouvait être un ce monsieur prêtre » dont ils trouvèrent le cadavre là où il était tombé, ce couvert d'un sac et des femmes à genoux auprès de lui en prières... » Fait à Dinan, le 6 floréal, an VI (25 avril 1798). Signé : Rabot fils, Salmon René et Heurtevent jeune. 

 

 

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 13:30

Nous avions brièvement abordé en évoquant Nominoë, comment celui-ci tenta vainement de détacher le clergé breton de la Métropole de Tours (voir Nominoë, page n° 4 ). Si sous le règne de son fils Erispoë le sujet de fut pas d'actualité, en revanche, sous le roi Salomon, le sujet redevint source de préoccupation. Salomon entretint avec la papauté des relations très suivies, avec échange de cadeaux. Dom Morice affirme que le fondateur de l'évêché de Dol, à savoir Saint Samson se serait intitulé archevêque et de constater que l’église de Dol ne fut point sans évêque jusqu’à Mansuetus, qui signe archevêque des Bretons à un concile tenu à Tours en 461. Déric prétend avec raison que l’évêque de Dol seul put, en cette occasion, prendre ce titre parmi les évêques de la Gaule, tous étrangers aux Bretons. Les prélats de la Cornouaille seraient allés Tours pour leurs tenues de conciles, etc., eux qui ne connaissaient qu’à peine Tours! Leur isolement du reste de la Gaule, le langage méme de leurs peuples, exigeaient qu’ils tissent leurs affaires chez eux. Cependant, il semblerait que le statut de Métropole de Bretagne fut accordé à la cité de Dol par le Pape Nicolas Ier (ci-dessous) sous l'épiscopat de  Festinianus, ce avec l'assentiment de Charles le Chauve.

 

 

 Mais, dit-on, le pape Innocent Il! anéantit, le 1er juin 1199 cet établissement merveilleux. Il déclara que l’évêque de Dol serait soumis celui de Tours; qu'il le reconnaîtrait pour son métropolitain, ainsi que tous les évêques de la Bretagne. A cela, nous répondrons comme Pelage put faire Dol métropole de l’Armorique, de même et par la même puissance, Innocent put détruire l’œuvre de son prédécesseur. Les motifs qui firent agir Innocent nous sont connus. Longueval, dans un plaidoyer astucieux et mensonger, intitulé: Préliminaires de la décision sur la Métropole de Dol en Bretagne, nous les notifie. La Bretagne était écrasée par une longue guerre, et son jeune duc Arthur était aux mains de Jean-Sans-Terre, son oncle, qui en voulait à sa vie pour s’emparer de ses états. La duchesse Constance était au pouvoir d‘un roi que les Français appellent Philippe-Auguste, et que nous appelons Philippe-l'Impudique. Un abbé courtisan de Sainte-Geneviève, Etienne de Saint-Eurerte, bel esprit, écrivain audacieux; Barthélemi de Vendôme, archevêque de Tours, furent les instruments mis en jeu pour nous enlever notre privilège. L’archevêque nommé et approuvé de Dol, le pieux et savant Jean de La Mouche, étant à Home depuis longtemps sans pouvoir être sacré, on lui propose de démembrer sa province. Il dit en bon Breton Tout ou rien

 

 

Ancien palais épiscopal de Dol

 

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 07:28

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 17:09

 

 

 

 

 

 

Corseul / Saint-Maudez

 

 

Saint-Michel de Plélan

 

 

 

 

 

Jugon

 

 

 

 

 

Dolo

 

 

 

 

 

 

 

 

Plénée Jugon

 

 

 

 

 

 

 

 

Langourla

 

Cette page sera complétée un jour prochain

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 10:23

Le mois de janvier était ponctué par de nombreux fêtes, celle de l'épiphanie était de celle là. A Dinan, le jour des Rois, les jeunes gens venaient réciter la Vie d'Hérode en vers ; un innocent symbolisait les enfants juifs, et à l'aide d'un sabre de bois on faisait semblant de lui couper la tête. Le jour de l'épiphanie, s'il tombait un jour ferié, ou le dimanche qui suivait, les jeunes gens s'en allaient se faire pren're ou pen're, autrement dit ils allaient voire les jeunes filles afin de leur faire la cour. A la Saint-Antoine, tu vas de porte en porte, comme le pourcé de saint Atouenne 

 

 

Sainte Emérantienne, dite aussi Sainte Emérance, elle guérissait du mal de ventre. En la chapelle Saint-René en Evran, se voyait une statue de cette sainte devant laquelle on allait dire des prières, idem au Quiou. Quand aux enfants qui naissaient le jour de la Saint-Paul, ils étaient réputer pour guérir du v'nin toutes personnes mordues par un reptile.  

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 16:55

Charlez ar Gall & Chanig ar Gall, deux passionnés de langue bretonne, lui devint animateur en 1959 à radio Radio-Quimerc'h ainsi qu'à Inter-Bretagne, quant à Chanig, à partir de 1964 elle intervint sur Radio Brest, et sept ans plus tard elle animait sur Télé-Bretagne l'émission Breiz o veva. Elle rejoignait ainsi celui avec lequel elle partageait sa vie et qui était devenu speacker de télé Bretagne. Tous les deux furent récompensés de l'Ordre de l'Hermine en 1990 avant de disparaître une décennie plus tard

 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 09:23

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 21:03

En abordant ces personnalités récompensées par l'Ordre de l'Hermine, nous allons rendre hommage à ceux qui ont de leur emprunte marqué l'histoire contemporaine de la Bretagne. Nous commencerons par celui qui nous a quitté en 2007 : Alexis Gourvennec. Voici quelques notes laissées par le magasine Mer et Marine : ….Figure emblématique de l'agriculture bretonne, Alexis Gourvennec est issu d'une famille paysanne modeste. Il s'était fait connaître en 1961, lors de la « révolte des choux fleurs », qui avait vu l'occupation de la préfecture du Finistère. La même année, le leader syndical créait la Société d'initiative et de coopération agricole (SICA) de Saint-Pol-de-Léon. Douze ans plus tard, soutenu par la chambre de commerce de Morlaix, il fut cette fois à l'origine de la naissance de l'armement Bretagne Angleterre Irlande (BAI), plus connu sous le nom commercial de Brittany Ferries...

 

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