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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 17:02

A la fin de l'empire Romain, Syagrius alors gouverneur romain, se taillait un royaume incluant une contrée comprenant ce qui s'étirait entre la Somme, la Meuse, la Seine et le royaume des Bourguignons. Quant à la Bretagne, alors état indépendant, son territoire s'étendait approximativement jusqu'à la Mayenne, regroupant les terres sises entre Seine et Loire, les anciens textes mentionnent la situation : Hoël, qui reçut le nom de grand, chassa du territoire de Rennes les nouveaux hôtes qui s'y étaient établis depuis quatre ans (509) sous le nom de Frisons. C'est pendant cette période d'occupation barbare que l'évêque Saint MeIaine, qui avait achevé la conversion des Vénètes commencée par Saint Clair, et était devenu puissant par la sagesse de ses conseils près du roi frank Clovis, accrut encore sa renommée et son influence au concile tenu à Tours en 541. C'est alors qu'il devint un appui pour la Bretagne, et s'il y reconnut la suzeraineté du roi frank, ce fut plutôt personnellement et. comme suffragant du métropolitain de Tours, qu'au nom des populations bretonnes pour lesquelles il se fût vainement engagé. Son diocèse était occupé par des barbares; il agissait sagement en se créant contre eux un protecteur, dont ils n'osaient récuser la puissance. Si les Redones, pendant la durée de l'occupation, eurent un gouverneur frank, comme l'affirme M. Augustin Thierry, il est probable qu'ils en furent délivrés par la victoire d'Hoël, et qu'ils ne relevèrent plus que du prince breton, dont ils avaient accueilli le retour avec tant d'enthousiasme, comme tout le reste de la Bretagne. Le roi franck lui-même, à ce qu'il paraît, ne vit pas avec beaucoup de peine cette expulsion des Frisons (545), puisqu'en apprenant la victoire d'Hoël, il se contenta de l'inviter à venir à sa cour, en le félicitant de ses succès. Hoël accepta l'invitation, il se rendit près de Clotaire (Clovis était mort depuis 511), et fit alliance avec lui, sans avouer ni reconnaître aucune dépendance à son égard, sans eu être même sollicité par Clotaire, qui n'avait pour but peut-être que de se donner un allié puissant et utile à ses projets de conquête du reste des Gaules.. Mais à n'en pas douter, les territoirs qu'occupaient les tribus des Namnètes et des Redones furent annexés par les Francs et firent partie de ce royaume de Neustrie. Un terme emprunt semble-t-il à l'allemand nich oster, autrement dit non oriental, l'Austrasie était ce royaume oriental Oster reich. Le Comté de Rennes émergea à la fin du IXe siècle, un certain Bérenger semble s'être emparé de ce terroir ressortant du royaume que Nominoë, Erispoë et Salomon avaient successivement renforcé. Difficile toutefois de connaître avec précision l'origine de Béranger sinon qu'il était très certainement d'origine Franque. Pierre Le Baud donne Modérand gendre du roi Salomon, lequel Moderand aurait été le père de Béranger, lui-même père de Juhaël-Bérenger. Voici ce qu'écrit d'Argentré au sujet de la filiation de cette Maison de Rennes : Moderand Comte de Rennes mary d’une fille du Roy Salomon : dont sortit un autre Salomon & de cestuy-cy Bieranger, & de Beranger Juhael, & de Juhael, Conan de Rennes; en revanche, Arthur de la Borderie donne Bérenger, fils de Gurvand et frère de Judicaël, d'autres voient Judicaël fils de Gurvand. Une dernière hypothèse évoque Bérenger comte de Rennes marié avec la fille d'un dénommé Judicaël, héritier de Erispoë. Erispoë laissait en outre une fille qui fut un temps fiancée à l'héritier du trône franc Louis Le Bègue (voir l'assassinat de Erispoë en novembre 857 à Talensac), mais aussi un fils prénommé Conan, Judicaël était-il un autre fils de Erispoë. La fille de Judicaël comte de Poher, aurait donc épousé Bérenger Comte de Rennes. La Bretagne alors sous l'autorité d'Alain Le Grand étendait sa superficie jusqu'au Cotentin, en englobant dans ses frontières, une partie du Maine et de l'Anjou. Les Normands au cours de l'hiver 889-890 ravagèrent le Cotentin, détruisant Bayeux. Rollon, le chef Sandinave s'empara de Popa, fille du comte Bérenger de Rennes, il l'épousa à la mode danoise (more danico) selon le chroniqueur Dudon de Saint-Quentin, et c'est ainsi qu'elle devint la mère de Guillaume Longue Epée futur duc de Normandie. D'Argentré laisse ces notes dans ses chroniques : Ledit Rollo vescut cinq ans en cet estât, & luy mort succéda Guillaume Longuespée son bastard,& d'une nommée Popée, fille du Comte Berenger de Bayeux, lequel reprenant les arres de son pere, voulut comme luy asservir le peuple de Bretagne en l'an 919. & pour le resfus tait par les Comtes, Alain & Berenger, de luy faire l'hommage, entra en armes en Bretagne, & fist une chevauchée en armes par le pays, & à l'abordée ne trouua point de résistance: mais soudain qu'il fut repassé la Rivière de Coësnon, qui divise la Bretagne, & la Normandie, ledit Berenger & Alain le mirent en armes, & le suivirent, donnant sur la queue de son armée qu'ils menèrent battant jusques au pays «de Cotentin, & contraignirent ledit Longuespée de haster le pas, & le chailant jusques à Bayeulx, & ne voulans passer outre, le retirèrent, qui fut occasion qu'ayant rassemblé ses hommes, il retourna en Bretagne, & fist pis que devant, ruinant villes champaistres, maisons & chasteaux, tellement que ledit Alain Comte de Dol, fut contraint laisser le pays et se retirer en Angleterre, devers Adelicane, qui lors régnoit par le moyen duquel quelque temps après il fist sa paix avec ledit Longuespée, lequel Flodoard dit avoir pillé la coste de Bretagne. Guillaume de Malmesbury met le temps du règne du Roy Adelicane, en l'an neuf cens vingt quatre. Pendant toutes ces entrefaites, il n'y avoit aucun Prince en Bretagne, car Alain nommé Barbetorre, qui depuis régna, estoit lors jeune enfant & fuitif comme son pere Mathuede, Comte de Porhoet en Angleterre, uttendant le jour qu'il plairoit à Dieu le mettre en son héritage qui luy appartenoit de par sa mere. Après le Cotentin, Rollon et ses troupes tentèrent de conquérir le comté de Rennes, mais à peine avaient-ils franchis le Couesnon que Bérenger et ses hommes leur infligea une défaite cinglante. Hélas, les Bretons alors très divisés ne profitèrent guère de la victoire de Bérenger de Rennes, ni celle de leur roi Alain Le Grand à Questembert qui eu lieu à Coëtbihan l'an 888. La tradition prétend que les Vikings y perdirent les trois quarts de leurs troupes. La Bretagne connut alors sous le règne d'Alain Le Grand une période de prospérité qui devait durer près de quinze ans. Mais la mort de Alain le Grand fut cause de nouveaux troubles, et dès lors les Scandinaves menacèrent de nouveau notre péninsule, au point que les autorités civiles et religieuses préférèrent le chemin de l'exil, -ce fut le cas de Mathuedoi, comte de Poher, gendre de Alain Le Grand, et de son fils  le jeune Alain -futur Barbetorte. Rollon le chef Normand et Charles III le Simple, le souverain Franc, conclurent un accord, celui de Saint-Clair sur Epte signé l'an 911, accord par lequel, le carolingien acordait la partie septentrionale de l'ancien royaume de Neustrie -dont dépendaient les possessions bretonnes du Cotentin et de l'Avranchin, en contre-partie, le chef Normand devait empêcher toute autre invasion Scandinave.

 

 

Charles III donne sa fille en mariage au chef Rollon

 

Mais Rollon profitant de la situation exigea plus, alors le souverain Franc lui proprosa les Flandres, mais le Normand refusa et demanda la Bretagne, ce qu'il obtint contre l'hommage lige. On voit comment le carolingien se vengea des Bretons regardés souvent par lui et ses prédecesseurs comme des ennemis. Cest Bérenger, le comte de Rennes qui avec son bataillon lança une résistance dans l'est de notre péninsule. Et quand enfin ce premier août 939 à Trans près de Dol, la coalition composée de Bretons, d'Angles et d'Angevins mit en déroute les occupants Normands, la Bretagne retrouva de nouveau « son autonomie ». Le nouveau comte de Rennes, Juhel-Bérenger, fils du précédent, qui régna de 831 à 870 contrôlait une grande partie de la Bretagne alors que Alain Barbetorte ne régnait en réalité que sur le Vannetais, le Nantais et le Poher. Pourtant en présence de Jean, abbé de Landevennec grâce auquel la coalition avait pu se mette en place afin de repousser l'envahisseur Normand, cette année 945 se réunirent autour du saint homme, le nouveau chef breton Alain Barbetorte, l'archevêque de Dol : Wicohen ; l'éveque de Nantes : Hesdren ; celui de Vannes : Blenlivet ; celui d'Aleth : Salvator, rentré en Bretagne après un long exil,  et plusieurs seigneurs de haute distinction. Tous assistèrent à cette entrevue, dont Juhaël-Bérenger, comte de Rennes. Ce fut une des rares occasions de l'entente cordiale entre la Maison de Nantes symbolisée par le duc Alain Barbetorte, et la Maison de Rennes symbolisée par Juhael-Bérenger, en effet, en 944 le Juhaël-Bérenger, le comte de Rennes reprenait les armes et attaquait Barbetorte et le comté du Nantais. En 952, se sentant malade, Alain Barbetorte confia l'éducation à un traitre : Thibault le Tricheur (voir Le Comté de Nantes, troisième partie). Il fit venir à Nantes les septs évêque de Bretagne ainsi que tous les comtes que comptait le pays, il en proofita pou leur présenter son héritier  légitime Drogon. La mort de Alain Barbetorte sonna la fin de l'ère celtique. D'Argentré relate alors la situation : Alain Barbetorte, Duc de toute la Bretaigne ; qui laissa de Judith sa concubine & veuve du Vicomte de Thouars, Hoël & Guerech : De la fille de Thiebauld, Comte de Chartres fils de Gerlon Comte de Blois, un fils nommé Drogon & par luy -declarézſon herizier, encores qu'il fust au berceauz mais souz la tutelle du dict Thiebauld, qui renvoya Iadicte veuve à Foulques Comte d'Anjou :lequel ayant meschainment faict eschauder l'enfant, estaignit quant & quant la maison & Allain le Grand, pour dôner lieu à deux factions esmeües en la sauveur desdicts bastards,- Se principalement pour Hoel Comte de Nantes, fils aisné dudit Barbetorte; & les successeurs de Moderand Comte de Rennes mary d’une fille du Roy Salomon : dont sortit un autre Salomon & de cestuy-cy Bieranger, & de Beranger Juhael, & de Juhael, Conan de Rennes, lesquels possederent le Comté de Rennes cent seize ans. Juhaël-Bérenger épousa Gerberge de Nantes, fille de feu Alain Babetorte et de Roschille d'Anjou. Selon du Paz, il eut pour fils Conan Le Tort et Martin de Vitré (voir La baronnie de Vitré par Henri Tortelier & Arthur de la Borderie page n°1). Thèse reprise par Jacques Lefebvre : Dans ces temps-là les puînés de la haute Noblesse quittoient ainsi souvent leurs armes pour en adopter d’autres. Nous en avons la preuve dans Martin fils puîné de Juhael-Berenger Comte de Rennes : au lieu des hermines qui étoient les armes des Ducs de Bretagne il prit un escu de gueulles au Lyon d’argent. Ses descendants Barons de Vitré continuerent jusqu’à ce que Philippe héritiere de cette Maison porta la Baronnie de Vitré dans celle de Laval. Renaut frere-cadet de Tristan Baron de Vitré en fit de même. Il fonda la Maison d’Acigné qui par des mariages s’est fondue depuis dans celle de BrisIac. Il reste encore de cette branche d’Acigné les branches de Grandbois & de Carnavalet.  Juhel-Bérenger comte de Rennes fut lontemps en lutte contre Guillaume Longue Epée,  il est vrai que son comté très imposant était très convoité. Il était ponctué des seigneuries de Fougères, Vitré, Dol-Combourg, Saint-Malo, Dinan, Châteaubriant, Saint-Aubin du Cormier, La Trinité-Porhoët, La Chèze, Châteaugiron, Argentré, La Guerche....  L'archevêque de Dol, le dénommé Junkeneus, profita de l'état de faiblesse de Juhaël-Bérenger et le plaça avec son épouse en son palais épiscopal afin de mieux le surveiller. Une longue lutte entre l'Archevêque et Conan, héritier du vieillard se déroula. Le fils étant bien résolu  a restituer à son père la liberté, mais surtout placer sous son contrôle son propre héritage. Quand il parvint à mettre l'archevêque de Dol hors d'état de nuire, il lui laissa un fief encore considérable ente Rance et Couesnon. Conan comte de Rennes fut le premier de cette Maison à monter su le trône ducal (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle, page n° 2.  

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 17:06

 

 

Juhaël d'Avaugour, seigneur de Kergrois (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 6), fils puîné de Henry III et de Marguerite de Valois, de la branche de Mayenne, épousa (vers 1280) Catherine de Léon, issue du sang de Bretagne, dont il eut : Guiomar, fondateur de la maison de Lannion (voir Généalogie de la Maison de Lannion.; Louis d'Avaugour, sgr de Kergrois, qui épousa Anne de Malestroit, et eut : Guillaume, qui suit ; et Simone, qui épousa Jean le Séneschal, sgr de Kercado. Guillaume d'Avaugour, sgr de Kergrois, rendit aveu à la Chambre des Comptes le 28 mai 1411 comme juveigneur des souverains de Bretagne et déclara tenir la terre de Kergrois en juveigneurie d'aîné des vicomtes de Rohan. Il épousa Jeanne de Lesnerac, dont il eut : Blanche d'Avaugour, dame de Kergrois, qui dont elle n'eut pas de postérité; 2° (Vers 1430) Jean de Belloûan, sgr de Vay, à la condition que l'aîné des fils relèverait le nom et les armes des d'Avaugour. Ils eurent, entre autres : Louis d'Avaugour, sgr de Kergrois, qui épousa Blanche de la Tour-Landry, fille de Louis, baron de la Tour-Landry, mort en 1498, lequel était fils de Ponthus, baron de la Tour-Landry, (frère de Jeanne de la Tour-Landry épouse de Bertrand de Beauveau, baron de Persigny, Grand-Maître de Sicile et Sénéchal d'Anjou, dont : Antoine de Beauveau, baron de Persigny, qui eut entre autres : Marguerite de Beauveau, femme de Gilles de Couvrant, baron de Sacé, dont la petite-fille fut mariée à Jacques Budes, sgr du Hirel, lequel eut pour petits-fils : Yves Budes, baron de Sacé, et Jean-Baptiste Budes, Comte de Guébriand, Maréchai de France).Ponthus,Comtede la Tour-Landry, était fils de Charles, baron de la Tour-Landry, sgr de Bourmont et de Clairvaux, mort en 1415, fils lui-même de Georges, baron de la Tour-Landry,et de Jeanne de Rougé, dame de Cornouailles, fille de Bonabes dé Rougé de Derval, vicomte de la Guerche et chambellan du roi. Blanche de la Tour-Landry, épouse de Louis d'Avaugour de Kergrois, était soeur puînée de 1° Françoise de la Tour-Landry qui épousa Hardoin de Maillé, baron de Châteauroux, vicomte de Brosses, sgr de la Roche-Corbon, qui s'obligea par son contrat de mariage à relever le nom et lés armes de la Tour-Landry, et c'est de lui que sont descendus les comtes de la Tourlandry d'à-présent ; et de 2° Marguerite de la Tour-Landry, qui épousa René de Bourré, sgr de Janzé, dont la postérité s'éteignit en la maison du Plessis-des-Roches-Péchemel, de la province dé Touraine, dont l'aîné s'appelait le marquis de Janzé pendant la minorité de Louis XIV. Louis d'Avaugour, baron de Kergrois, eut de Blanche de la Tour-Landry : Grégoire d'Avaugour, sgr de Kergrois, qui eut de Jeanne de Lindren : 1° René, qui épousa Renée de Plouër, dont : Charles, qui n'eut qu'une fille, -qui porta la seigneurie de Kergrois à Gabriel de Machecoul, sgr de Vieillevigne, et Louis, qui forma la branche des d'Avaugour, seigneurs du Bois de Kergrois, qui existe encore : 2° Julien, qui suit: Julien d'Avaugour, sgr de Tromeur, épousa (vers 1510) Anne de Sainte-Flaive, dame de Saint-Laurent en Anjou, dont : 1° Robert, sgr de Saint-Laurent, qui épousa sa parente, (1545) Bonne de Belloûan, dame du Bois-de-ia-Motte, et eut Jean d'Avaugour, sgr de Saint-Laurent, qui épousa Françoise de Coëtquen, fut gouverneur de Dinan et général du duc de Mercoeur pendant la Ligue, et dont la postérité s'éteignit en Jean d'Avaugour, marquis du Bois-de-la-Motte, mort en 1665 ; 2° Claude, qui suit : Claude d'Avaugour, sgr de Saint-Lau, épousa Françoise le Prestre, dame de la Lohière, fille de Jean, sgr de la Lohière, et de Jeanne du Quengo, et petite-fille de Jean le Prestre sgr de la Lohière ambassadeur vers le roi d'Angleterre en 1488. Jean le Prestre, père de madame d'Avaugour, avait un frère cadet qui épousa Jacquette de Coëtlogon, dame de Lézonnet, et qui a formé la branche des sgrs de Châteaugiron ; Jean le Prestre leur fils, sgr de Lézonnet, fut chevalier de l'ordre du Roi et gouverneur de Conq, et eut : Jean le Prestre, sgr de Lézonnet, gouverneur de Concarneau et lieutenant du roi dans l'Evêché de Cornouaille. Ce Claude d'Avaugour et Françoise le Prestre eurent : 1° Robert d'Avaugour, qui forma la branche des sgrs de la Lohière, et eut François, baron de la Lohière, qui signa au contrat de mariage de son cousin, Jean Desgrées, sgr du Lou et de Lesné, le 8 mai 1659 ; 2° Gillette qui suit : Gillette d'Avaugour épousa : Grégoire de Trécesson ; 2° (1575) Pierre Avril sgr du Lou, qui mourut au Lou, le 9 juin 1583, et qui laissa en bas âge autre Pierre Avril, sgr du Lou, qui suit, et dont la tutelle fut faite en la juridiction de Gaël le 2 août 1585 et se composa de : Jean Avril, sgr de Couësbo, et de Jean Avril, sgr de la Grée, son fils, maître des Requêtes, oncle et cousin du mineur ; René du Cambout, beau-frère du défunt: Pierre de Bréhault, sgr de la Rivière et de Malleville, chevalier de l'ordre du roi, oncle du mineur : Gaydon le Pennée; sgr du Boisjolan et du Rudeux, neveu à la mode de Bretagne du père du mineur : et Pierre Picaud, sgr de Morgan et de Quéheon ; 3° Pierre de Trogoff, sgr de Pôntevein, des Fontenelles, du Poulgu, du Val-Campel, issu des barons de Lanvaux, dont un cadet épousa l'héritière de Trogoff et en prit le nom en gardant les armes des Lanvaux. Gillette d'Avaugour eut de ce troisième mariage : Jeanne de Trogoff, dame des Fontenelles mariée au Lou, en Saint-Léry le lor juin 1605, à Mathurin de Rosmadec, baron de Saint-Jouan et de Gaël, sgr du Roz d'Illyfaut, dont : 1° Mathurin de Rosmadec, baron de Gaël, chevalier de l'ordre du Roi, qui mourut sans hoirs et donna voix comme oncle à l'émancipation de Jean Desgrées, passée en la juridiction de Bécherel le 7 mai 1655, signée Guichart ; 2° Sébastien de Rosmadec, baron de Comper, tué au service du Roi ; 3° Charles de Rosmadec, qui fut Evêque de Vannes, et donna voix comme oncle, à l'émancipation de Jean Desgrées ; 4° Péronnelle de Rosmadec mariée (1629) à Prégent le Ny, baron de Coatelez, dont: Mathurin le Ny, marquis de Coatelez, qui, avec le baron de Gaël, son oncle, donne sa voix à la tutelle de Jean-Mathurin Desgrées, sgr du Lou, faite le 4 septembre 1665 par la juri diction de Mauron et signée Jean Morin, greffier ; il eut trois fils, morts sans postérité, et une fille qui épousa M. de Salis, colonel suisse, dont elle n'eut pas d'enfant ; 5e Madeleine de Rosmadec, qui épousa Jean François du Gouray, baron de la Coste, lieutenant du roi en Basse-Bretagne, dont deux filles : 1° Sainte du Gouray, qui épousa Louis de Bréhan, comte de Plélo, dont elle n'eut pas d'enfant ; 2° Madeleine du Gouray, qui épousa, Joseph Andrault, comte de Langeron, auquel elle porta le marquisat de la Coste et la lieutenance de Roi en Basse-Bretagne : il fut lieutenant général des armées navales en 1680, et eut :. Louis, comte de Langeron,lieutenantdu Roi en Basse-Bretagne et lieutenant-général aujourd'hui (nommé en 1744). Pierre II Avril, fils unique de Pierre I et de Gillette d'Avaugour, fut sgr du Loû, de Couësbis et autres lieux ; après être resté quelque temps sous la tutelle du sgr de Morgand (Pierre Picaud), celui-ci s'en fit décharger à cause des troubles de la Ligue, et le sgr de Trogoff, son beau-père, se chargea de la tutelle, suivant l'avis de Françoise le Prestre, dame de la Lohière, ayeule du mineur, -de Judes de Saint-Pern, sgr de Ligouyer, chevalier de l'ordre du Roi, de Laurent de la Bourdonnaye, sgr dudit lieu, de Charles de la Lande, sgr du Mirouër, de Jean Guilloux, sgr de la Lardais, et de Gaydon le Pennée, sgr du Boisjollan, gouverneur du château delà Bretesche, parents du sgr du Loû: vérifié par une signification du 24 juillet 1594, signée Loufget,et par sentence du Présidial de Rennes du 31 juillet 1591. Pierre II Avril servit longtemps le roi avec distinction ; étant encore jeune il fut fait prisonnier par le sieur de Boishus, qui portait les armes pour la Ligue, dans un combat livré dans l'Evêché Saint-Brieuc, au mois d'octobre 1590 ; il fut transféré au château de Lamballe où il resta près de deux mois, car on exigeait de lui une rançon exhorbitante; mais son oncle, Monsieur d'Avaugour de Saint-Laurent, qui était général du duc de Mercoeur, obligea le sieur de Boishus à recevoir une rançon raisonnable : ce fait est prouvé par le compte de tutelle rendu par Monsieur de Trogoff le 19 février 1619, signé Gapais. Pierre II Avril, sgr du Loû, épousa, à Bréhan-Loudéac, le 24 mai 1605, par contrat de mariage en date du mois de mai 1605 au rapport de Jean Bonet notaire de Ploërmel , Jeanne de Bréhant,douarière du Boisjagu et dame de Glécouët et de Coëtuhan, veuve de François, sgr du Boisjagu en Mauron, dont elle avait eu : Marguerite du Boisjagu, mariée (1630) à François de Guéhenneuc, sgr de la Roncière qui eut pour fils : Charles, duquel descendent Messieurs de Guéhenneuc du Glécouët ; comme il est prouvé par une transaction du 14 mars 1665, au rapport de Morin, notaire de Mauron, entre Jean VI, Desgrées et la dame de la Roncière (Marie Bousse-mal), veuve de Charles de Guéhenneuc et tutrice de leurs enfants. Jeanne de Bréhant, devenue dame du Loû, était fille aînée, héritière principale et noble de Bertrand de Bréhant, sgr de Glécouët et de Coëtuhan, et de Marguerite de Coëtlogon : Bertrand de Bréhant était fils de Jean de Bréhant, sgr de Glécouët et de Coëtuhan, et de Marguerite de Pennemarc'h; Jean de Bréhant était fils de Alain de Bréhant, sgr de Glécouët, qui avait épousé en 1450 Aliette de Coëtuhan héritière du sire de Coëtuhan; Alain de Bréhant était le cinquième descendant d'autre Alain de Bréhant, qui forma la branche de Glécouët et qui en 1288 fut un des arbitres entre Alain de Rohan son cousin, et Hervé de Léon ; Marguerite de Coëtlogon était fille de Julien de Coëtlogon et de Jeanne le Rouge, dame de la Lande et de Kerbério ; Julien de Coëtlogon était fils de Geoffroy de Coëtlogon et d'Anne de Coëtmen, soeur puînée d'autre Anne de Coëtmen, vicomtesse de Tonquédeç, mariée au sire d'Acigné, et filles toutes deux de Jean, baron de Coëtmen, et de Jeanne, fille du baron du Pont. Geoffroy de Coëtlogon était fils de Jean de Coëtlogon et de Jeanne de la Soraye, soeur puînée de Pérounelle de la Soraye, femme de Jean de Malestroit, sgr d'Uzel. Marguerite de Coëtlogon, épouse de Bertrand de Bréhant, avait un frère aîné, François de Coëtlogon (qui avait épousé en 1555 Gillette de Coëtquen, dont les marquis de Coëtlogon, vice comtes de Méjuneaume, et les seigneurs de Kerberio, fondus en Trogoffen 1748) ; et deux sœurs également aînées : Françoise de Coëtlogon, mariée en 1555 à François de Cahideuc, seigneur du dit lieu, d'où descendent Messieurs de Cahideuc du Bois de la Motte ; et Louise de Coëtlogon, qui. épousa (1559)-Jean le Forestier, sgr de Kerhuys, capitaine des gentilshommes de l'évêché de Saint- Malo.

 

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 07:07

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 14:17

 

 

Les seigneurs qui faisaient au XIe siècle des fonctions pieuses ne songeaient par là qu'à procurer à leur âme la vie éternelle en l'autre monde. Du même coup, sans y songer, ils ont trouvé ie moyen de perpétuer en ce monde-ci, autant que cela est donné à l'homme, leur nom et leur mémoire. Des faits et des écrits de cet âge lointain rien n'a surnagé que par les clercs et les églises, surtout par les monastères et par les moines. Et les moines ayant pris un soin spécial pour préserver la mémoire des donations à eux faites ainsi que celle des donateurs, les familles issues de ceux-ci sont à peu prés les seules qui puissent aujourd'hui reconnaître leurs auteurs dans cette haute antiquité. Encore faut-il y regarder de très près, ou l'on risque de s'égarer sur une fausse piste et de prendre, comme on dit, martre pour renard. Ainsi est-il advenu à un collaborateur de la nouvelle édition du Dictionnaire de Bretagne d'Ogée qui, à l'article .St-Pern, a voulu indiquer l'origine de la vieille famille bretonne connue sous ce nom, bien souvent nommée dans notre histoire, illustrée,entre autres, par ce vaillant capitaine qui, de concert avec le Boiteux de Penhoët et Bertrand du Guesclin,dirigea la glorieuse résistance de Rennes contre le duc de Lancastre, en 1356-1357. C'est ce qui nous a décidé a publier les sept actes ci-dessous, d'ailleurs fort curieux,dont six du XIe siècle, un du XIIe, et tous, sauf un, inédits. Nous les tirons data copie faite au XVIIe siècle par les Bénédictins Bretons sur le Cartulaire de Saint-Nicolas d'Angers, et présentement conservée aux Manuscrits de la Bibliothèque Nationale, collection des Btancs-Manteaux. Malheureusement,pour plusieurs de ces pièces, cette copie n'est qu'un extrait, où le transcripteur a remplacé par des etc. les clauses qu'il lui a plu de supprimer. Nous avons reproduit ne pouvant faire mieux ces etc., mais nous tenons à prévenir le lecteur que les suppressions ainsi indiquées ne sont point de notre fait et que nous imprimons exactement tout le texte donne par les Blancs-Manteaux. Nous avons même cru devoir rééditer un acte publié par dom Morice, parce qu'il est indispensable pour faire comprendre l'erreur commise par le collaborateur du Dictionnaire d'Ogée. Nous allons analyser les pièces publiées ci-dessous, dont les dates sont justifiées dans les notes jointes à chacune d'elles. Vers l'an 1050, un chevalier du nom de Qairmarhoc et sa femme Rotrouce (Rotrucia) donnèrent à l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers l'église de Saint-Pern (ecclesiam Sancti Paterni) avec un grand terrain à l'entour clos par des fosses, et qui, bien qu'on ne lui donne pas ce nom explicitement, devait être un de ces cimetières de vaste étendue où, sous l'égide du droit d'asile, les vivants venaient souvent habiter et prendre un refuge contre les entreprises de la violence. La donation de Quirmarhoc comprenait de p!us une terre considérable,de la contenance de deux charruées et demie, ce qui représente environ quarante-trois à quarante-cinq hectares. Peu de temps après, l'abbé de Saint-Nicolas, appelé Arraud, vint en Bretagne et passa les fêtes de Noël à Saint-Pern. Ce fut un événement pour le pays Quirmarhoc, ses chevaliers (cum suis militibus), sa famille, et la vicomtesse de Dol elle-méme,mère de Rivallon, sire de Combourg, se rendirent à Saint-Pern pour assister aux offices célèbres solennellement par ce prélat. Les deux premiers jours de cette grande fête furent donnés exclusivement à la piété. Le troisième. Quirmarhoc vint rendre visite à l'abbe logé au prieuré et, séduit par son aménité, il ajouta à sa première donation un trait de dîme, une place à bâtir moulin dans une roseraie, et la moitié du produit de ses propres pêcheries. Cet acte est le plus ancien où il soit question de l'église de Saint-Pern,qui n'était encore qu'une trêve ou succursale de Plouasne (voir ci-dessous n° VII), située dans le diocèse d'Ateth (plus tard Saint-Malo), et qui est aujourd'hui une commune du canton de Bécherel, arrondissement de Montfort, département d'Ille et-Vilaine. (vers 1050). Très peu de temps après, un prêtre et plusieurs laïques, possesseurs des dîmes ecclésiastiques dépendantes de l'église de Saint-Pern, les donnèrent aux moines de Saint-Nicolas chargés du service da cette église. Les plus notables de ces donateurs sont Josselin de Dinan et son frère Rivallon, seigneur de Combour, dit Rivallon de Dol. III (1062 à 1080). Quirmarhoc. fidèle jusqu'à la fin à l'esprit sa fondation, s'était fait enterrer au prieuré de Saint-Pern, et avant de mourir il avait anathèmatisé quiconque prétendrait ôter aux moines de Saint-Nicolas lea biens dont il les avait dotés (voir n° I, vers la fin. Cet anathème n'empêcha pas l'un de ses fils, appelé Brient, de molester les moines au point de leur faire abandonner le prieuré de Saint-Pern. Mais, au bout de quelques années, Brient et son frère Guinguenoc ou Ginguenou (Ginguenocus) firent prier l'abbé de Saint-Nicolas d'Angers de leur envoyer de nouveau quelques-uns de ses religieux, auxquels ils promirent de rendre tous les biens attribués au prieuré. L'abbé Hamon vint lui-méme à Saint-Pern à cette occasion, et l'acte constatant cette reprise de possession fut dressé en sa présence dans la maison de Ginguenou, avec l'assentiment de ses fils Guillaume, Hingant et Maifinit. Le rôle principal joué en cette circonstance par Guinguenoc, doit le faire considérer comme l'aîné des deux fils de Quirmarhoc. On connaît mal la postérité de Brient, quoiqu'on puisse lui attribuer pour fils un personnage mentionné dans notre n°VI (voir ci-dessous l'analyse de cette pièce). Quant à Ginguenou, il eut au moins quatre fils, Guillaume. Hingant, Mainnnit, Auger, et une fille dite Origon, mariée à Odon fils de Judicaël. Nous trouvns ces cinq enfants nommés dans notre IV, relatant une donation faite par Guillaume aux moines de Saint-Nicolas à l'occasion de l'entrée en religion de son frère Hingant. qui paraît avoir eu lieu dans l'église de Saint-Pern : donation comprenant un moulin à Saint-Pern. une certaine étendue de titre près de l'église. un pré, etc. Cet acte nomme aussi la mère de tous ces enfants, la veuve de Ginguenou encore vivante à ce moment elle s'appâtait Piris. Enfin Guillaume figure là clairement comme l'aine de la famille c'est lui qui dote son frère entrant en religion, lui qui possède le fief où est située l'église de Saint-Pern, lui seul aussi qui se trouve désigné par un nom patronymique mais ce nom n'est point Saint-Pern on rappelle Willelmus de Ploasnio ou de Ploasno, Guillaume de Plouasne. Nous tâcherons tout à l'heure d'expliquer ce nom. V (1080 à 1096). Vers le même temps, les moines de Saint-Nicolas achetèrent un champ et un courtil situés à Saint-Pern d'un certain Guillaume Grannart qui avait trois frères Tèbaud, Robert, Quirmarhoc. Les deux premiers consentirent facilement à cette vente. Quirmarhoc s'y opposa et voulut en empêcher l'effet. Les moines furent obligé de faire venir d'Anger leur abbé qui alors s'appelait Noël, pour plaider contre Quirmarhoc devant le tribunal du seigneur de Saint-Pern, Guillaume de Plouasne. Moyennant une somme d'argent que l'abbé donna au récalcitrant, l'affaire s'arrangea. Mais notez ce Quirmarhoc,frère de Grannart, car nous verrons tout à l'heure que, mort ou vif. il était prédestine à mettre le trouble partout.vif. il était prédestine à mettre le trouble partout. (VI 1080 a 1096). Guillaume de PIouasne, comme seigneur de Saint-Pern, possédait tous les droits féodaux, sur le moulin de Saint-Pern donne par lui (suivant le n° IV ci.dessus) aux moines de Saint-Nicolas.Mais il en partageait la propriété avec un de ses vassaux, ce Guillaume Grannart dont on vient de parler. Par la donation portée en notre n° IV. les moines avaient été investis de l'autre moitié de la propriété ainsi que des droits féodaux.Grannart ayant eu besoin d'argent leur engagea sa part de propriété puis, pour aider l'un de ses frères (Tébaud) qui avait pris la croix et voulait aller en Palestine, il la leur vendit définitivement et les moines restèrent ainsi seuls maîtres du moulin. Le terrible Quirmarhoc, frère de Grannart n' était pilus là pour faire ds difficultés avait laisse un fils, Bresel ou Bressel qui consentit de bonne grâce a cette vente. Mais ce Quirmarhoc a causé la méprise du collaborateur du collaborateur d'Ogèe, qui l'a confondu avec le chevalier de même nom fondateur du prieure, et qui a voulu voir en lui et en son fils Brevet les deux premiers seigneurs de Saint-Pern. Erreur insoutenable, car nos deux actes V et VI prouvent clairement que le Quirmarhoc père de Bresel était !e frère de Grannart, et celui-ci le vassal de Guillaume de Ptouasne, véritable seigneur de Saint-Pern et petit-fils du Quirmarhoc fondateur du prieuré. Mais pourquoi ce seigneur porte-t-il ici le npm de Plouasne D'après la charte n° VII, dont nous parlerons tout a l'heure, l'église de Saint-Pern jusqu'en 1149 n'était qu'une trêve ou succursale dépendant évidemment de la vaste paroisse de Plouasne dont le territoire l'enveloppe encore aujourd'hui de trois côtés. Nul doute que les possessions de Quirmarhoc, fondateur du prieuré, et celles de ses descendants ne s'étendissent a la fois en Saint-Pern et Plouasne, et l'on s'explique qu'ils aient pris pour nom patronymique celui de ces deux noms qui s'appliquait à un territoire plus important, c'est-à-dire le dernier. Plus tard, par des circonstances que nous ignorons, la famille s'étant trouver réduite à ses possessions de Saint-Pern, se fixa définitivement, à ce dernier nom. Notez que dans notre acte n° VI, à côté de Guillaume de Plouasne nous trouvons un Bili de Plouasne qui doit appartenir à la même famille, qui ne peut cependant être range parmi les enfants de Ginguenou, et dans lequel il y a lieu de voir dès lors un fils de Brient frére de Guiguenou. VII (1149).–Reste à dire quelque mots de notre dernière pièce. C'est une ordonnance épiscopale émanant de saint Jean de la Grille, qui venait de transférer d'AIeth à Saint-Malo le siège de son évêché. Les formules sont curieuses  « Quia generatio preterit et generatio advenit terra vero in aeternam stat » Et un peu plus loin, en parlant de la dignité épiscopale « Pontificalis culminite clementiae convenit» L'objet de cet acte. adressé à Barthélémy abbé de Saint-Nicolas d'Angers, est de confirmer ce monastère dans la possession de l'église de Saint-Pern et de conférer à celle-ci les pivilèges des églises matrices recevant la visite épiscopale (synodales et matrices ecclesiae), où tous les sacrements sont administrés, entre autres le baptême, l'extrême-onction.et qui participent par conséquent à la distribution du saint chrême. Donc, avant cette ordonnance Saint-Pern n'était qu'une succursale, dépendarnt. comme Bécherel à la même époque de la vaste paroisse de Plouasne (voir La défense de Bécherel). Au demeurant, en ce qui touche les seigneurs primitifs de Plouasne-Saint-Pern, les actes publiés ci-dessous nous font connaître trois générations, toutes trois du XIe siècle : 1° Guimarhoc, fondateur du prieuré, et Rotrouce.sa femme; 2° Leurs enfants Guiguenou marié à Piris, et Brient ; 3° Enfants de Guinguenou et de Piris, savoir Guillaume dePlouasne (auquel est généralement attribué l'aménagement de la motte-castrale de Plouasne dont il a été mention à la page précédente), Hingant, moine de Saint-Nicolas d'Angers, Mainfinit, Origon (fille mariée à Odon fils de Judicaël); Bili de Plouasne fils de Brient.

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 13:44

 

C'est au cours de l'été 1965 que la motte castrale, qui bordait le bourg de Plouasne en sa partie nord, fut démolie. On a omis d'en relever le plan, d'en prendre quelques clichés, toutefois, un homme avisé, M. Patier, commerçant au bourg de Plouasne, sauva des objets découverts dans la motte éventrée, des tessons de poterie sigillée, des coquilles d'huitres, des fragments de tuiles à rebord (tegulae), tout un ensemble provenant de matériaux empruntés à des construtions antérieures, la période antique. C'est à la base du monticule dans lequel se tenait en outre plusieurs poteaux plantés en quinconce, que furent découvertes ces antiquités. M. Mathurin Monier, auteur des notes laissées dans la revue la Société d'Emulation des Côtes du Nord, année 1969 poursuit en supposant que ces pilotis équarris de 25 à 30 cm et long de 2 m à 2,50 m, remplissaient peut être un rôle d'arcature et pouvaient représenter les éléments intérieurs d'une espèce de charpente qui soutenait la construction couronnant le sommet. La carcasse de bois aurait été ensuite bourrée et couverte de terre argileuse, puisée dans le marécage voisin. La motte, ainsi structurée offrait au pied un ovale de 38 à 30, mesures que nous avons pu relever selon l'emprunte restée au sol après l'arasement. Haute d'environ 8 mètres, le plan cadastral, cote 1149 montre un flanc bombé à l'ouest et un flan rectiligne à l'est, avec un décrochement à angle droit au sud-est. Le sommet également oblong portait donc, nous l'imaginons, un petit ouvrage en bois. Ce donjon devait dominer le gros d'un établissement comprenant logis, étables, écuries et granges. Représentons nous l'ensemble cernée d'une palissade bordant une douve.

 

 

A côté, le jardin de la motte, cadastré 1163, a dû faire partie de cette combinaison dominée par la butte. Mais revenons aux objets découverts. Ceux-ci, énumérés à l'instant, autorisaient par leur nature des spéculations hardies et nous nous demandions, s'ils n'invitaient pas à une revision inattendue de l'origine, non pas de toutes les mottes dittes féodales, mais au moins, de celle-ci. L'hypotèse d'une construction gallo-romaine fut cependant bien vité rejetée.

 

 

L'analyse des piloris révéla que ceux ci avaient été  plantés vers l'an Mille. Quant à la présence des antiquités décrites, attesterait une occupation de l'endroit lors de la période romaine. Du reste rien d'étonnant, quand on sait que Plouasne a révélé à travers certains de ses villages, une présence au cours de cette période. Ainsi, une borne milliaire en granit (haut. 0,70 ; diam. 0,39). découverte en 1967 au Clos-Lory, près du village de la Bourdelais voisinait avec des thermes, et de la monnaie romaine en cours lors des trois premiers siècles de l'ère chrétienne y a été découverte. Le site nous est ainsi décrit : Au lieu-dit le Clos Lory, environ à 3 km à l'e. du bourg, près de la voie romaine de Rennes à Corseul, M. Joseph Levitre a repéré une villa romaine dont il a commencé l'exploration par le praefurnium et le foyer d'hypocauste. Une salle longue de 7,40 m fait suite à ces thermes. L'occupation s'est étendue, d'après la céramique, au moins du ne au ive s. Dans le remblai a été découvert un fragment épigraphique très dégradé, en granit, reste d'une borne milliaire impossible à dater (fig. 15)

 

 

C'est à l'emplacement de la basse-cour de cette défense castrale que fut construit au cours du XVIIe siècle le splendide presbytère coiffé des cheminées du pays des Faluns  (voir page précédente). L'association "La Vie à Plouasne avant 1950"  a apposé cette plaque rappelant la motte détruite, et a imaginé la motte telle qu'elle devait se présenter.

 

 

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 19:44

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 06:32

 

 

Puits au Chesnay en Trédias

 

 

Puits au presbytère de Trémeur

 

 

Puits de l’Artillerie à Broons

 

 

Puits de Queslen à Mégrit

 

 

Puits de Penvé à Mégrit

 

 

La fontaine de Péhé à Mégrit

 

 

Puits au Clos Quémart en Rouillac

 

 

Puits à la Ville es Rieux en Rouillac

 

 

Puits de la Ville Breton à Rouillac


 

Puits dans la cour de l’ancien presbytère à Rouillac

 

 

Lavoir du Gaynid à Sévignac

 

 

Puits à Badouard au bourg de Sévignac

 

 

Puits à Trélée en Yvignac

 

 

La Fontaine Glé à Trémeur

 

 

La fontaine Saint Fiacre à Lanrelas

 

 

Puits au Bouays Lhermitte à Trédias

 

 

Puits de la Ville Bedel à Eréac

 

 

Puits du Châtelier à Eréac

 

 

Puits au bourg de Rouillac

 

 

Puits de Péhé à Mégrit

 

 

Pompe à eau à la Gouverdière en Trémeur

 

 

Lavoir de Sumilia à Sévignac

 

 

Puits collectif aux Mirettes près du bourg d'Yvignac

 

 

Puits du Bouays Chesnel à Trédias

 

 

Puits de Caver à Yvignac

 

 

Puits au bourg d'Yvignac

 

 

Puits de Meven au bourg de Trédias
(provient du village de Kermeven -village de Saint Méen)

 

 

Le lavoir de l’Ardouzette au bourg de Trémeur

 

 

Puits au bourg de Eréac

 

 

​Lavoir du bourg de Eréac

 

 

La Fontaine Saint-Etienne à Eréac

 

 

La fontaine de la Mi-Mai à Broons

 

 

Le lavoir de Pedenhouët à Broons

repose sur les structures des anciennes halles

 

 

Pompe à eau à la Communauté Joachim Fleury à Broons

 

 

Lavoir de Trélée à Yvignac

 

 

Puits des Rondelles à Lanrelas

 

 

Puis de Beau-Soleil à Sévignac

 

 

Puits de Carhabouet à Sévignac

 

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 20:59

 

 

Le diocèse de Cornouaille, disparu en 1790, était, avec ceux de Nantes et de Vannes, un des plus étendus de la Bretagne. Il offrait une configuration bizarre, dont personne jusqu'à présent n'a réussi à rendre raison, faisant vers l'intérieur du pays une saillie prononcée, au nord de Pontivy, jusqu'aux abords de Loudéac. Il s'appelait en latin diocesis corisopitensis, ce qui ne signifiait pas du tout « de Quimper », mais ne signifiait pas non plus « de Cornouaille ». Il présentait encore d'autres particularités dignes de remarque. Ne pourrions-nous pas, considérant d'une même vue ces particularités diverses, les expliquer dans une certaine mesure? C'est ce qu'il vaut la peine de tenter. Peut-être la question si controversée de l'origine du diocèse s'en trouvera-t-elle éclaircie. Il a été démontré que le mot Corisopitum, employé de nos jours pour désigner Quimper en latin, n'est qu'une innovation de basse époque. Au moyen âge, des clercs en veine de pédan-tisme, quand ils ne voulaient pas se borner à transporter tout simplement le mot breton Kemper dans leur latin, le traduisaient; ils mettaient Confluentia (le Confluent). Le radical Corisopit est fourni par l'adjectif Corisopitensis, qui apparait au IXe siècle à propos de l'évêque Félix et qui se rapporte à un territoire, non à une ville. Ainsi, plus tard, on se servit en français, pour l'évêque et l'évêché, de l'expression « de Cornouaille » préférablement à « de Quimper ». Tel est le fait dont il faut partir. Un autre fait important ne semble pas avoir retenu l'attention des érudits. C'est que Corentin, tenu pour le premier évêque de la région, n'appartenait pas à la première génération des saints bretons; il n'était pas un immigré. La tradition, toujours portée cependant à vieillir ses héros, le fait naitre en Bretagne-Armorique. Il n'a pas été formé dans une des grandes écoles monastiques du pays de Galles, comme Paul-Aurélien, Tugdual, Brieuc, Malo et Samson. S'il a peut-être mené un instant la vie d'un moine avant de parvenir à l'épiscopat, du moins personne ne fait de lui un abbé-évêque. Par là il se distingue radicalement des grands saints de la Domnonée. Sans être moins breton qu'eux, il a dans ses allures quelque chose de moins celtique, de plus régulièrement romain. Là-dessus deux réflexions viennent à l'esprit : Si le diocèse de Cornouaille portait un nom latin sans rapport avec le nom de la ville chef-lieu et ¦ autant qu'on en peut juger - avec la toponymie bretonne, ne serait-ce pas parce qu'il était la continuation d'une organisation antérieure aux émigrations, c'est-à-dire d'un diocèse gallo-romain, désigné par un nom d'origine gauloise, et dont le chef-lieu ne se trouvait pas là où fut dans la suite celui du diocèse breton?Si Corentin ne ressemble pas aux évêques de la Domnonée, ne serait-ce pas parce qu'il exerçait son autorité dans un pays le sien où, immédiatement avant lui, il y avait eu des évêques, où, en conséquence, les usages romains se trouvaient déjà fixés? Il n'aurait fait ainsi qne s'asseoir sur une chaire établie par d'autres, qu'il avait connus, dont il ne reniait pas l'héritage. La forme Corisopitum exactement Coriosopitum – se trouve, en tant que génitif pluriel, dans l'expression civitas Coriosopitum, figurant sur les plus anciens manuscrits, dont un du VIe siècle, de la Notice des provinces et cités de la Gaule. On n'a pas le droit d'écarter cette leçon sous le prétexte qu'elle usurpe la place de Coriosolitum et que la cité des Coriosolites subsistait lors de l'établissement de la Notice. Qui nous dit en effet que des scribes n'ont pas pu commettre une bévue, soit qu'ils aient confondu en une seule deux cités portant deux noms faciles à confondre, soit qu'ils aient substitué par erreur au nom de la civitas Coriosolitum celui d'un simple pagus Coriosopitum de la cité des Osismes ? Les scribes, voire les rédacteurs, de la Notice des Dignités, contemporaine de celle des provinces, en ont fait bien d'autres. Et il faut encore considérer ceci. Au XVe siècle une coutume certainement très ancienne voulait que, lorsqu'un nouveau prélat allait prendre possession du siège de saint Corentin, il passâtune nuit au monastère de Locmaria. C'est de là qu'il partait le lendemain matin pour faire son entrée solennelle dans sa ville épiscopale, sise au confluent de l'Odet et du Stéïr, la ville bretonne, Kemper-Corentin. Or Locmaria, où il a été découvert des restes romains, et qu'une charte du XIe siècle appelle civitas Aquilonia, devait être, s'il existait des évêques dans le pays avant les Bretons, le lieu de leur résidence. Il y a apparence que la vieille coutume exprimait une réalité historique, que les évêques gallo-romains avaient eu quelque temps leur chaire à Aquilonia- Locmaria, que leurs successeurs bretons s'installèrent en amont, à Quimper, et que le transfert fut l'uvre de Corentin. Peu à peu, on le voit, une explication générale se précise, hypothétique à beaucoup d'égards, cohérente néanmoins. Elle peut s'énoncer comme suit : La cité des Osismes (ou Osismiens), correspondant grosso modo à un Finistère agrandi, s'étendait sur une vaste surface. Comme celles des Namnètes, des Redons, des Vénètes et des Coriosolites, elle avait au début du Ve siècle un évêque. Ce dernier, qui avait probablement résidé d'abord dans l'antique Vorgium (notre Carhaix), était déjà passé à Aquilonia, dans le pays des Coriosopites, quand les Bretons se présentèrent. Dans le nord, sur le littoral de la Manche, l'autorité des abbés-évêques Paul-Aurélien et Tugdual réduisit à rien le champ d'action du pouvoir ecclésiastique gallo-romain. De ce côté les Bretons organisèrent les choses entièrement à leur guise. Dans le sud-ouest, au contraire, les pouvoirs antérieurs subsistèrent tels quels jusqu'à l'accession de Corentin. Même après lui l'évêché garda son caractère. Les diocèses de Léon et de Tréguier, installés dans la partie nord des anciens Osismes, ne se constituèrent définitivement, avec des limites précises, qu'au IXe siècle, au temps de Nominoé. A la même époque se constitua aussi celui de Saint-Brieuc, sur un territoire qui avait appartenu à la cité des Corio-solites; mais il ne s'étendit pas jusqu'aux limites que cette cité avait eues vers le sud. Brieuc et ses successeurs jusqu'à 848 n'ayant pas, semble-t-il, été des évêques, la région très peu peuplée qui, en plein Argoat, aurait dû relever d'eux, avait été de fait abandonnée à l'apostolat de saint Corentin. D'autre part, lorsque les Bretons du Bro-Weroch, qui durent à l'origine relever de l'évêché des Coriosopites, avaient pu enfin installer un prélat breton à Vannes, ils avaient laissé hors de son diocèse la région d'entre Pontivy et Loudéac parce qu'il ne s'y trouvait aucun des leurs ; les évêques de Cornouaille la conservèrent sous leur juridiction.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 20:43

 

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 19:24

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