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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 10:43

Bataille, en Bretagne (M. de Courcelles). Cette maison paraît ancienne dans cette province, où elle subsistait encore en 1488. Geoffroi Bataille, écuyer, servait dans les guerres de son temps contre les Anglais, en la compagnie de Pierre de la Roche-Rousse, qui fit montre à Avranches, le 10 octobre1380, et à Nantes et à la Guerche, les 7 décembre et 7 janvier suivants. Il servait en la même qualité sous la charge du sire de Derval, chevalier banneret, dont la compagnie fut reçue à Thérouanne, le 28 septembre 1383. La maison de Bataille, en Bretagne, a produit dans la personne de Guillaume Bataille un chevalier banneret, qui illustra son nom par plusieurs beaux faits d'armes. Monstrelet et le moine de Saint-Denis rapportent qu'il com- battit et blessa en champ clos un chevalier anglais, nommé Jean Carmien, qui lui avait manqué de fidélité. Il combattait en Guienne, dés l'an 1404 étant alors sénéchal d'Angoulême et commandant une compagnie de 6 écuyers, le 1er septembre 1488; servait sous le dauphin, la même année, commandant une compagnie d'un écuyer banneret et de 17 écuyers qui firent montre à Saint-Sauveur de Charros, en Guionne. Il était conseiller et chambellan de ce prince, qu'il accompagna en Angoumois, l'an 1421. Il avait peut-être pour soeur Marguerite Bataille, à laquelle le dauphin régent du royaume, fit don de 200 livres tournois, le 28 février 1420, tant en considération de bons services de feu Pierre Esparris, son mari, que pour l'aider à soutenir son état. Le sceau des armes de Guillanme Bataille, chevalier banneret, apposées à une quittance qu'il donna le 16 Février 1404 représente trois coquilles avec un lambel à trois pendants.

 

 

Le dernier mai 1451, Guillaume de Quengo, Jamet d'Yvignac et Jean de !a Polissonière plaidaient au parlement de Bretagne, au sujet du manoir du Roscoet, provenant de la succession de Guillaume Bataille. Ce dernier, avait pour contemporain peut être pour très-proche-parent, Charlot Bataille, écuyer,qui commandait une compagnie de 16 ecuyers pour la défense du pays de Touraine, compagnie qui fit montre à Chinon le 12 décembre 1418. Le dernier qu'on trouve de cette famille en Bretagne est Antonin Bataille, l'un des archers de la compagnie de Gilbert de Bourbon, seigneur de Montpensier, qui comparut à Saint-Aubin du Cormier, le 22 mars 1488. Il paraît avoir péri à la bataille de ce nom, qui eut lieu le 28 juillet de la même année. (voir aussi la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:38

 

 

 

 

 

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:04

Jean Ogée dans son ouvrage dictionnaire historique et géographique de la Province de Bretagne, laissait ces notes à la page consacrée à Merdrignac : Le prince Joseph Stuart, cousin germain du dernier prétendant au trône d'Anglelerre, est mort le 22 février 1784 à Kilvala, propriété appartenant alors M. Halba; il était âgé d'environ soixante ans.

 

 

Ce prince avait accompagné le prétendant lorsqu'il débarqua en Ecosse en 1745. Après la bataille de Culloden, Il erra long temps dans les campagnes, et enfin il vint à bout de gagner le bâtiment français qui recueillit le prétendant et le débarqua Morlaix. Le prince Joseph Stuart, accompagné de lord Saint Pill qui lui était resté fidèle, vécut ignoré pendant quarante cinq années dans la modeste campagne où il est mort. Lord Saint Pill avait mis à sa disposition toute sa fortune, qui était considérable: mais le prince n'avait pour tout bien qu'une pension de 1,500 fr. que lui faisait le gouvernement français, comme chevalier de Saint-Louis. Son instruction immense, sa douceur et son affabilité étaient égales à son courage; mais il haïssait profondément les Anglais, « et disait quelquefois qu'il voulait être leur Annibal . » Nous tenons ces détails de M. Bagot du Parc, son filleul, auquel il voulu donner comme troisième prénom celui d'Annibal. Cet épisode de la fatale entreprise du prétendant est certes peu connu.

 

 

La bataille de Culloden en 1745

écarta définitivement les rois catholiques du trône anglais

 

 

Potier de Courcy ajoute ces notes : le manoir de Quilvala à Merdrignac, dans lequel vécut ignoré pendant quarante ans, et mourut non moins ignoré, un des derniers représentants d'une race royale proscrite, un cousin germain du prétendant Charles-Edouard, qu'il accompagnait à la bataille de Culloden en 1746. Nous avons recherché son tombeau ; mais l'église de Merdrignac a été reconstruite, le cimetière déplacé et la charrue passe aujourd'hui sur la sépulture du prince écossais. Les registres de Merdrignac nous ont seulement fourni son extrait mortuaire : « Écuyer Joseph Stuart, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, natif d'Écosse, âgé d'environ 60 ans, décédé à Quilvala le 22 février 1784, a été inhumé le 23 en présence de Jean Riquer et de Marie Hello et autres qui ne signent. Signé, P. Morin, recteur. »

 

 

Ces modestes funérailles, dont les témoins ne savent même pas signer, ne rappellent-elles pas le début sublime de Massillon devant le cercueil du grand roi : Dieu seul est grand 

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 10:42

j

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 14:31

 

L'église collégiale de Notre-Dame, qui servait primitivement de chapelle au château, est assise de la façon la plus pittoresque à l'est de la ville, sur un rocher taillé à pic. C'est un vaisseau long de 44 mètres sur 22 de largeur, flanqué de contre-forts avec une tour carrée au centre des transepts, dont la flèche en plomb a été remplacée en 1695 par l'amortissement actuel. Nul style ne semble, au premier aspect, dominer dans cet édifice, à tel point que l'on distingue trois époques différentes dans les façades nord et sud, dont les chapelles sont chacune surmontées d'un pignon aigu. L'intérieur n'est pas moins bizarre par le mélange de ses constructions.

 

 

Les parties les plus anciennes sont : le portail occidental, une seconde porte ouverte dans le mur septentrional, la nef tout entière et le collatéral nord. La dédicace de Notre-Dame fut faite de 1220 à 1234, par Guillaume Pinchon, évêque de Saint- Brieuc, auquel on doit la reconstruction de son église cathédrale. L'architecture des portes et de la nef de Notre-Dame annoncent bien la transition du plein cintre à l'ogive, opérée au commencement du XIIIe siècle. Le portail occidental en ogive présente les ornements ordinaires du roman fleuri : chevrons, étoiles, chapiteaux historiés. Le gable qui le surmonte est orné d'un écu de Bretagne couché à l'antique et timbré d'un heaume; l'autre porte, celle du nord, est en plein cintre ; ses chapiteaux dont l'ornementation végétale est encore un peu historiée, sa large voussure cintrée, le cordon de violettes qui règne au-dessus des chapiteaux, accusent aussi l'époque de transition. Il n'est pas douteux que ces deux portes, l'une ogivale et l'autre cintrée, n'appartiennent au même temps, c'est-à-dire à celui où l'architecture hésitait entre le style byzantin qui finissait et le gothique qui allait naître.

 

 

La nef se compose de quatre travées ; les piliers monocylindriques, les arcades se rapprochant de la forme de la lancette, les triples tores des archivoltes, les corbeilles des chapiteaux formées de larges feuilles et munies d'un cordon de billettes, les fenêtres remplacées par des oeils-de-boeuf, les pattes qui rattachent le fût des colonnes aux piédestaux, tout révèle d'une façon irrécusable le commencement du XIIIe siècle. Le carré central qui porte la tour est remarquable par l'élancement et la pureté de ses colonnes, groupées le long des massifs angulaires et couronnées de chapiteaux à feuillages.

 

 

 

 

Le choeur communique avec ses bas côtés au moyen d'arcades en ogives équilatérales, munies d'archivoltes à moulures elliptiques, reposant, à des niveaux divers, sur des faisceaux de colonnettes grêles et légères, tous dissemblables entre eux. Au-dessus de l'ouverture des arcades règne un triforium surmonté de fenêtres simulées, d'un dessin analogue à la grande baie orientale. Les galeries de ce triforium, composées de quatre feuilles supportant une arcature en ogives ajourées, sont doubles du côté du nord et simples du côté du sud. Le chevet, terminé par un mur droit, est percé d'une gracieuse fenêtre rayonnante, dans laquelle un vitrail neuf représente en dix panneaux la vie de la Vierge, depuis sa nativité jusqu'à son assomption. Toute cette partie de l'église, à l'exception de la verrière, est du XIVe siècle, et son style concorde parfaitement avec les données historiques.

 

 

Une charte de 1371 apprend en effet que la reconstruction du choeur de Notre-Dame de Lamballe fut due à la pieuse munificence de l'époux de Jeanne de Penthièvre, du bienheureux Charles de Blois, qui apporta processionnellement et pieds nus à cette église, en 1363 , un morceau d'une côte de saint Yves, canonisé en 1347. Le collatéral sud, dans toute la partie qui longe la nef, a été reconstruit au XV siècle. Ce fait est constaté par deux inscriptions qui se lisent sur la muraille, portant l'une la date de 1414, l'autre celle de 1415. En 1435, le duc Jean V érigea cette église en collégiale, en se réservant la nomination du doyen chargé de desservir cette fondation.

 

 

 

Les trois chapelles du collatéral sud sont séparées, au lieu de murs de refend, par un système de fenestrage disposé en meneaux rayonnants. La même disposition se remarque aux chapelles de la célèbre cathédrale de Coutances. Le choeur, les bas côtés et les chapelles ont des voûtes à nervures avec clefs .armoriées. L'une de ces clefs dans le collatéral sud porte les armes des la Goublaye (un fretté chargé d'une bande). La nef seule est lambrissée. Une grille ou chancel flamboyant, en bois, clôt l'entrée du choeur, et se relie à une tribune renfermant un buffet d'orgues. Le tout forme, avec les figurines sculptées sur les accoudoirs des stalles, un morceau de menuiserie digne d'être apprécié.

 

 

Le collatéral nord, dont la largeur est presque double de celui du midi, contient aussi trois chapelles et six enfeux à arcades, renfermant des pierres sépulcrales. Sur deux d'entre elles sont sculptées en plein relief les statues couchées d'un chevalier et de sa femme. Les armes pleines et mi-parties gravées sur ces tombes permettent de les attribuer à un sieur de Lescoët du nom de Bertho, et à une demoiselle Haydurand, sa compagne. La pierre d'un troisième enfeu porte en bordure l'inscription suivante : Sepulcrum magistri Johannis Baillif rectoris hujus ecclesiae et de Bréhant 1520. Une croix haussée, gravée sur la dalle, porte un écusson écartelé aux 1 et 4 d'un arbre, aux 2 et 3 de trois têtes d'oiseau. Sur des tombes plates sont plusieurs fois reproduits des écussons chargés de sept macles. Ces tombes appartenaient à une famille Boutelier, d'après cette inscription sur l'une d'elles : Icy est l'enffeu de Mathelin Boutelier et Jacquette Pasna sa compaigne. Dans le collatéral nord, une tombe plate porte un écusson chargé de 7 annelets, et une autre tombe porte les mêmes armes, écartelées d'un rencontre de boeuf; parti : à une croix engreslée cantonnée de quatre alérions. Ces dernières armes sont les seules que nous reconnaissions : elles appartenaient aux Hélory du Fougeray, en Plédéliac. Des travaux importants de restauration ont été exécutés à Notre-Dame de Lamballe, en 1857, sous la direction de M. Guépin, architecte, et l'on ne peut qu'applaudir au goût sévère et aux saines traditions de l'art qui y ont présidé. Cette restauration est rappelée par une inscription en lettres d'or, incrustée dans un encadrement trilobé, au-dessus de la porte du nord. Les ombrages de la promenade établie au nord-est de cette belle église forment un frais encadrement de verdure d'où l'on jouit de l'aspect d'un splendide paysage.

 

 

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 09:12

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 13:42

Le premier qui vit le feu dans la tour de plomb
Etait un enfant au sein

Il dit aux Quimpérois
Le feu est dans votre église

Le feu est des deux côtés
Hélas , il est aussi au milieu

Dur aurait été le cœur qui n'aurait pleuré
Dans l'église de Quimper qui aurait été

Voyant les saints et les saintes
Venir tous autour du cimetière

Il n'en est resté aucun dedans
Sauf l'image du crucifix
Un feu violant autour de lui

Dur aurait été le cœur qui n'aurait pleuré
Dans le porche de Quimper qui aurait été

Voyant la Vierge Marie
Obligée de sortir de chez elle

Entourée par la croix et la bannière
Un feu violent autour d'elle

Dur aurait été le cœur qui n'aurait pleuré
Dans le porche de Quimper qui aurait été

Voyant 31 prêtres
Se répondant tous les uns aux autres

Pour savoir qui était le plus savant
Pour monter dans la tour le premier

Le curé de Quimper était le plus courageux
Celui là est monté dans la tour le premier

Le curé de Quimper disait 
Dans la tour en montant

La tour, il n'y a personne pour y monter
Avec le plomb fondu qui coule
Où il tombe, il brûle

Le curé de Quimper demandait
Au démon qu'il conjurait

Que cherches-tu autour de ma maison
Je ne vais pas autour de la tienne

Ton église est profanée
Par une mauvaise fille et deux clercs
Dans la chambre de la tour, la nuit de Noël

Le démon est en haut de la tour
Il y est comme un milan

Il est rouge comme le sang
Le feu jaillit de ses yeux

Le curé de Quimper disait
Au démon qu'il conjurait

Démon, dites-moi
Que disent les prophètes

Empêcher les sonneurs de sonner
et envoyer à Quimper une mission

Ce qui éteindra en premier le feu dans la tour de plomb
(sera) du pain de seigle et du lait de femme

Du lait des deux seins d'une fille de 18 ans
On ne saurait trouver meilleure chose

 

 

 

 

(illustration ww.hugolescargot. )

 

Kenta welaz ann tan e tour ploum
Oa eur bugel bihan var breac'h he vamm

A lavaraz da Gemperiz
Ema 'n tan enn hoc'h iliz

Ema ann tan en daou goste
Siouaz e kreiz ema ive

Kriz vije r galoun na welje
En iliz Kemper neb vije

O welet ar zent ar zentezed
Deut tout en dro d'ar vered

Nen deuz,manet hini enni
Nemet imach ar grucifî
Ann tan violant en dro dezhi

Kriz vije ar galoun na welje
En porched Kemper neb a vije

O welet.ar werc'hez vari
O renkout kuitaat er meaz e zi

Ar groaz hag ar banier endro dezhi
Ann tan violant endro d'ezhi

Kriz vije ar galoun na velje
E porched Kemper neb a vije

O welet eur beleg ha tregont
Hag hi tout oc'h en em respount

Da c'hout pini. oa ar savanta 
A bignfe en tour da genta

Persoun Kemper eo ann hardisa
Ennhez a bign en tour da genta

Person Kemper a lavare
Hag enn tour na dre ma pigne :
Ann tour n’euz den ’vit mont enn-ha,
Gant ’r plom bervet o tivera ;
E leac’h ma kouez leski a ra.
Ema ’an ærouant war bek ann tour,
Ema eno evel eur skoul,
Ema hen ru evel ar gwad,
Strinka ra tan he zaoulagad.

Person Kemper a c’houlenne
Oc’h ann ærouant p’her konjure :
-Petra glaskez war-dro va zi,
Me ne d-ann war-dro da hini ? 
-Da iliz a zo intrediet
Gant eur plac’h fall ha daou gloarek,
-E kampr ann tour, noz Nedelek. »

-Person Kemper a lavare
D’ann ærouant p’her konjure :
-Ærouant, d’in-me leveret,
Petra lavar ar Brofeded ?
-Miret oc’h ar zonerien da zon,
Digas e Kemper ar mision
Prezeget gant ’nn eskop breton.
Kenta lazo ann tan enn tour plom
Vo bara segal ha leaz bronn,
Leaz divronn eur verc’h triouec’h vla,
N’oufet biken kaouet gwel tra.


 

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 08:32

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 10:22

 

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 19:43

Jean-Julien Saille, brigadier de la sénéchaussée de Bretagne résidait en la paroisse de Broons, quand il épousa ce 8 janvier 1733 en l'église de Sévignac, Louise-Françoise Derouillac, titrée demoiselle de Milia. La cérémonie fut célébrée par missire François Huquet en présence d'écuyer Jean de Launay, seigneur dudit lieu, de dame Marie Le Corgne, dame de Launay, de Maître Nicolas Henriquet et de Catherine Guérin. Lors des bannies publiées à Broons le 28 décembre 1732, le dit Jean-Julien Saille, dont on ne sait rien des origines, est qualifié de noble homme, et donné Commandant dans la brigade de Bretagne, sous-brigadier à Broon. Jean-Julien Saille, apparaît comme témoin lors de l'union de hh. Mathurin Pinsard et de Reine Baril, à Broons le 21 février 1743. Ledit Saillé y est titré sieur Durocher et ses prénoms y sont inversés, devenant ainsi Julien-Jean Saille. Une autre personnalité broonaise est également citée dans cet acte : Henri-François Tirel, sénéchal de Broons. Il faut précisé que Jean Baril père de l'épousée était Cavalier de maréchaussée. A cette époque, la maréchaussée de Broons, était aménagée en la partie inférieure de la rue de la Barrière, en un lieu connu depuis sous le nom de l'artillerie. C'est du reste à Broons que le couple Saille-Derouillac vécut les premières années après son union. Louise-Françoise Derouillac était issue d'une famille exerçant la charge notariale depuis la fin du XVe siècle. Il semblerait que cette famille de Rouillac ait auparavant appartenu à cette petite noblesse qui peuplait alors les campagnes bretonnes, avant d'en être déboutée. Elle parvint cependant à conserver un certain statut à travers pareilles charges notariales en maintes seigneuries. De leur union naquirent plusieurs enfants : Bonaventure-Hilarion-Angélique né à Broons le 28 septembre 1733 porté sur les fonts baptismaux par Messire Bonaventure-Hilarion de Saint Pern Ligouyer, Chevalier, seigneur dudit lieu Brondineuf (voir La famille de Saint Pern) & Dame Angélique Ferron, Dame de la Bretonnière, gouvernante de Dinan (voir histoire de Lanrelas, page n° 12); Henry-Pierre-Louis né à Broons le 27 septembre 1734 ; Eloi-Félix né à Broons le 21 novembre 1736 et Anne-Marie-Louise née à Broons le 1er avril 1739 -le parrain de celle-ci fut le sire Gabriel de Neuville, avocat au Parlement de Bretagne et Procureur fiscal de Broons (voir histoire de Broons, page n° 23). Manifestement, le couple entretenait de brillantes relations au sein de la bourgeoisie et de l'aristocratie bronnaise. Un des enfants de Jean-Julien Saille et Louise-Françoise Derouillac fut Julien Gabriel Bonaventure Saille. C'est probablement l'aîné de la fratrie baptisé sous les prénoms de Bonaventure-Hilarion-Angélique qu'il faut rechercher celui qui se fit appeler Julien-Gabriel-Bonaventure Saille. Le 22 juillet 1760 à Sévignac, celui ci alors mineur épousa demoiselle Renée Tronel, fille de deffunt honorable homme Julien Tronel et honorable femme Renée Guyomard.

 

 

Manifestement pareille alliance permettait au dit Saille de conserver un certain statut social, en effet, l'un des aïeux de la dite Renée Tronel, un dénommé Guillaume Tronel était attaché de juridiction, il était établi au hameau des Aulnais à Sévignac où sa famille a laissé son emprunte avec la présence de cette croix bordant l'ancien chemin qui conduisait du bourg de Sévignac à celui de Mégrit.

 

 

La Croix Trônel auprès du village des Aulnais à Sévignac

 

Une branche cadette de cette maison comptait aussi plusieurs procureurs fiscaux attachés à la juridiction du Plessix Gautron à Sévignac. Quant à la mère de la jeune épousée, Renée Guyomard, originaire de Plénée, elle même était issue d'une famille exerçant des charges dans des juridictions. Quand l'union des deux jeunes gens eut lieu, missire Julien Brisorgueil desservant de la paroisse de Sévignac, précisait au sujet du père du jeune marié : deffunt homme Julien-Jean Saille, sans autre précision. Sa veuve Louise-Françoise Derouillac trépassa au village de la Guénochais  le 28 février 1780. Selon certains actes Julien Saille est qualifié de chirurgien, un édit de 1707 reconnaissait deux ordres de médecins : les docteurs en médecine ou en chirurgie, et les officiers de santé. Nul ne pouvait être reçu docteur et autorisé à exercer, s'il n'avait suivi pendant quatre années les cours d'une école de médecine ; en revanche pour être reçu officier de santé, il fallait avoir été attaché, pendant six ans comme élève, à des docteurs, ou après avoir suivi pendant quatre années consécutives, la pratique des hôpitaux civils ou militaires. Ordinairement, c'est à la Faculté de Nantes ou à celle de Brest qu'était enseignée la médecine. Julien-Bonaventure Saille trépassa subitement le 27 février 1777 âgé de quarante un ans. C'est sans aucun doute lui qui fit construire au village de la Guénochais la maison ornée du linteau sur lequel on peut lire Saille 1775. Juien Saille fut inhumé trois jours plus tard sous le chapiteau de l'église de Sévignac en présence de Monsieur Goudelin, sieur de la Huchardais (voir Guillaume Goudelin, député à la Convention) et de Joseph Letort. Au sein de la troisième génération, issue de l'alliance entre Julien-Bonaventure Saille et Renée Trônel, nous nous intéresserons à deux des membres de la fratrie : Joseph et sa sœur Anne. Joseph-Jean vit le jour le 19 mai 1762 à la Guehenochay, et reçut pour parrain le sieur Joseph Letort, et pour marraine demoiselle Jeanne-Charlotte-Rose Le Mintier; Anne-Laurence Saille naquit au village des Aulnays à Sévignac le 18 août 1765 

 

 

 

La Guenochais à Sévignac

 

Joseph Saille contracta une première alliance en 1788 avec Catherine Berhault, fille de François et Françoise Legac, puis une seconde en 1797 avec Louise Hamonic, fille de Laurent et de Laurence Tronnel, puis s'orienta tout comme son défunt père vers une carrière liée à la santé : il exerçait la profession d'officier de santé, quoique sur l'acte de décès de son fils Hilarion une note précise que ledit père était chirurgien. Deux ans après la Révolution, quand fut mise en place à Sévignac la première municipalité, le citoyen Louis Petitbon, sieur de la Ville-Morvan fut élu maire de Sévignac par 115 voix contre une, ce 20 février 1791. C'est dans l'ancienne église de Sévignac où se réunissait le Général de Paroisse sous l'Ancien régime que s'assemblèrent ce que Sévignac comptait de notables pour la circonstance. Un procès-verbal rédigé à l'occasion de cette première élection municipale mentionne le sieur Joseph Saille et précise que celui-ci demanda la place d'une chaise devant l'Autel de la Vierge, au bout du banc placé dans cet endroit et et offrit par an la somme de 25 sous; puis signa. Sa sœur Anne Saille, épouse du Sieur Georges Mathurin Leclerc s'était réservé un banc placé sur les pierres tombales de Miliac, vis-à-vis des cloches dans la même église, en conséquence ledit sieur Leclerc, désirant avoir la même place, offrit de payer par an une somme de trois livres. C'est le 12 octobre 1784 que Anne Saille avait épousé le sieur Georges-Mathurin Leclerc alors Procureur fiscal de la juridiction de Beaumanoir-Limoëlan à Sévignac fils majeur de feu maître Georges-Mathurin Leclerc et de demoiselle Anne-Rose Lhottelier originaire de la ville de Lamballe. Georges-Mathurin Leclerc fut nommé successeur de Louis Petitbon, à la tête de la commune de Sévigac lors de la Restauration (des Bourbon) en 1815. Joseph Saille s'éteignit en 1802 et sa soeur Anne en 1829. Hilarion, fils de Joseph mourut le 2 mars 1827 à la Guénochais où il vivait avec sa mère. Ce fut probablement le dernier représentant de la famille Saille à Sévignac. En revanche, Chantal qui vit aujourd'hui à la Guénochais est,  la descendante directe de Georges-Mathurin Leclerc et de son épouse Anne Saille, quant à  la famille de Jean-Jacques son mari, elle disposait par héritage de la maison Saille de la Guénochais.

 

 

 

La demeure Saille à la Guénochais

 

 

Détail de l'ouverture

 

 

-Côte du Champs aux Boeufs, une croix se dresse à l'entrée d'un chemin dit de la Pierre-Blanche :

A l'horizontale sur la partie supérieure on lit

Saille

et  gravé à la verticale 

Tronel son epouse

puis au bas du fût

1775

 

La Croix Saille près de la Guénochais

 

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