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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 05:49

 

Il y a environ 4000 ans apparaissait une nouvelle période, intermédiaire entre le Néolithique et l'âge de Fer : l'âge de Bronze. L'âge du Bonze est lui même divisé en trois périodes, dont la première est connue sous le nom de Bronze ancien, estimée remonter aux environs de 2000 à 1400 avant l'ère chrétienne, époque  dite période morgienne.  A cette période se rattache le gros tumulus de la Molillais à Ploubalay. Pierre-Roland Giot considéré comme le créateur de l'archéologie armoricaine moderne nous fournit ces données au sujet de ce tumulus : Il avait été en partie fouillé par M. E. Rouxel en 1930, mais fort mal publié par 0. du Breil de Pontbriand. Grâce à M. E. Rouxel nous avons pu examiner ce qui reste des objets métalliques découverts, une hache plate en bronze à faibles rebords, et un fragment d'objet en bronze à très forte teneur en arsenic. Ces objets se trouvaient au centre dans une chambre en pierres sèches faite de galets. Il s'agit donc bien d'un tumulus du Bronze armoricain, quelque peu à l'est de la région de distribution usuelle  

 

 

Objets découverts en ce tumulus de Ploubalay

 

A l'âge du Bronze Moyen dite période lamaudienne, estimé remonter de 1500 à 1100 avant l'ère chrétienne se matérialise sur notre vieux terroir par la présence de cette lunule en or découverte dans un tumulus à Saint-Potan. Ces objets précieux servaient de Collier ou de diadème. 

 

 

 

 

Lunule

 

L'Âge du Bronze final, prit fin vers l'an 700 avant l'ère chrétienne. D'après les  spécialistes, un appauvrissement des gisements d'étain  fut la cause de cette phase finale. Le fer allait alors supplanter cette période (voir L'âge de fer, page n° 1)

 

 

Les ciseaux de bronze et les haches plates

 

Inventaire des localités ayant founis des objets de l'âge du Bronze :

 

 

 

Bréhand, au Moulin de Mi-Voie. 1854, dans une poterie, 46 coins ou hachettes; fin du larnaudien.

 

 

Broons, .24 petits coins; fin du larnaudien. Id. à la Motte Broons

 

 

Calorguen, 1863, 160 haches à talons, entassés perpendiculairement, le tranchant en bas, dans un trou cylindrique; morgien. Ci dessous.

 

 

 

 

Caulnes,  1878, coins, 4 grands et 46 petits ; fin larnaudien.

 

 

Corseul,  au Haut-Bêcherel 1865, coins très nombreux ; fin larnaudien, 

 

 

Créhenci-dessous, bracelets trouvés en 1869 dans un tumulus, commune de Créhen. Ils ont été vendus à un horloger de Dinan par un cultivateur qui n'a pas voulu faire connaître le lieu exact de sa trouvaille. Dans la commune de Créhen existent encore plusieurs tumuli et dolmens, et on y découvre assez fréquemment des haches en pierre polie. Ces bracelets sont en or de même que eux découverts à Mâtignon

 

 

 

 

Erquy. Nombreux coins; fin larnaudien, et hache ci-dessous 

 

 

 

 

Henon, Coins en nombre; fin du larnaudien.

 

 

Hillion, 30 coins; fin du larnaudien.

 

 

Langourlaau village de la Maçonnays, un dépôt de 44 haches à douilles fut mis à jour en 1891

 

 

Languenan, un dépôt de hache à talon, découvert  en 1964

 

 

Mâtignon, bracelets découverts en 1880, ci-dessous

 

 

 

Moncontour, en  1874 des haches-coins de bronze, à douille carrée ont été trouvées

 

Morieux, hache en bronze a talon, trouvé en 1866 à l'Ermo, ainsi qu'un poignard en bronze, trouvé en 1839. 

 

 

Noyal, à la Morandais. 1858, dans une poterie, 20 à 25 objets divers, culot, gouge, marteau, épée,2 haches à talon ; fin du morgien.

 

Plancoët, des petites haches plates.

 

 

Planguenoual,1886, dans une poterie, 9 kilos 500, surlesquels 5 kilos 250 de culots, débris divers, 1 seul fragment d'épée, 12 haches à ailerons, 3 à douille ; larnaudien. 

 

 

Pledéliac. Nombreux coins; fin larnaudien.

 

 

Plêmy.  En 1853 furent découvertes 60 haches.

 

 

Plénée-Jugon, à la Moussaye. Plus de 100 grands coins; fin du larnaudien. Ci-dessous deux exemplaires trouvés. Nous avons vu aussi comment un artisan confectionnait des moules à cuivre (voir Langouhèdre au fil du temps............

 

 

 

 

Pléneuf, 90 coins; fin du larnaudien.

 

 

Plurien à La Ruée. 1887, grands coins, plus de 800, formant 3 couches rectangulaires superposées; fin du larnaudien. Id,, à 15 mètres de la précédente. Même année, 30 grands coins., hache ci-dessous, découvertes à la Ruée

 

 

 

 

Pommeret, haches à douilles  carrées découvertes en 1844 

 

 

Saint-Goueno, 1872, dans une espèce de caveau, 410 coins, grands et petits ; fin du larnaudien.

 

 

Saint-Helen. 500 coins ; fin du larnaudien

 

 

Sévignac, à Brondineuf. 1870, débris divers, épées, poignards, lances, 2 haches à talons; morgien.

 

 

Trigavou, Coins en nombre; fin du larnaudien.

 

 

La Vicomté-sur-Rance, au Lessart. 1877, sous une dalle, 21 objets, épées, poignards, 5 haches à bords droits; essentiellement morgien. La Vicomte étant une commune nouvelle la découverte est parfois désignée sous le nom de l'ancienne commune Pleudihen. 

 

 

 

Poterie et objets du Bronze

 

 

Les tumulus, ces éminences de terre artificielle, recouvrait des sépultures. Leur dimension, leur forme et le composant variaient. La motte de terre recouvrait une structure en pierre où reposaient des ossements incinérés, parfois, cette dernière partie pouvait être très raffinée. Les cairns, autres sépulture de cette période étaient uniquement conçus en pierre. Ces monuments n'accueillaient qu'une sépulture, et la richesse du mobilier funéraire marque une société davantage structurée, qu'elle ne l'était au cours de la période du Néolithique. Peut être que ces personnages au statut social élevé, contrôlaient ces matières qui furent à l'origine de cette période. Toutefois, ces cas étaient relativement isolés, et selon les spécialistes, la majorité de la société restaient en lien avec les coutumes du Néolithique. Nombre de tumulus ont dû être réutilisés au cours de la période féodale comme soubassement des défenses castrales, la présence d'objets de bronze aux abords de la Moussaye et de la Motte-Broons pourraient ainsi expliquer l'aménagement de ces défenses féodales. Ainsi qu'il a été dit plus haut, c'est vraiment avec Pierre-Roland Giot (1919-2002), que cette période préhistorique nous est davantage connue. Nombre de mottes castrales ont été désignées à tort tumulus, alors qu'elles n'avaient rien d'antique. Ce spécialiste, après une brillante carrière au CNRS reste pour tous les archéologues une référence. Pour en revenir aux tumulus, les derniers aménagés, étaient beaucoup plus pauvres, les céramiques remplacèrent alors les silex et autres objets métalliques. Les haches à douille conçues en bronze étaient très riches en  plomb, et donc très friables; elles sont aussi désignées coins, car similaires à l'outil servant à fendre les troncs. Elles sont regardées non pas comme outil, mais comme monnaie d'échange; quant aux ciseaux de bronze, ils servaient à frapper monnaie. Le Bronze final verra les tribus présentes ici en Armorique, céder à ce rituel consistant à incinérer les défunts. Plus connue sous le nom de Civilisation des champs d'urnes et puisant ses sources sur ce terroir compris entre Hallstatt  en Autriche, et la Tène, en Suisse, terroir sur lequel était un temps stationnées ces tribus qui déferlèrent bientôt sur l'ensemble de l'Europe Occidentale. Ces tribus dites, tribus Celtiques apportèrent avec elles d'autres croyances, d'autres rituels, d'autres matériaux. Une Civilisation nouvelle émergea près de 600 ans avant notre ère : le Second âge de Fer...

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 20:52

 

 

Nous avions brièvement eut l'occasion d'aborder la période du Paléolithique qui vit sur notre péninsule s'établir les premières tribus humaines (voir Le paléolithique en Bretagne, selon les sources fournies par Jean Laurent Monnier, (extraits) page n° 1 - Le paléolithique en Bretagne, selon les sources fournies par Jean Laurent Monnier, (extraits) page n° 2). Le Paléolithique est estimé remonter à environ de 700 000 à 300.000 ans avant l'ère chétienne. Période froide, neige et glaciers recouvraient en partie notre pénisule, et c'est essenciellement le long du littoral que ces tribus étaient fixées. Puis advint un réchauffement climatique naturel ; il y a environ 10.000 ans, émergeait le Mésolithique.

 

 

pirogue monoxyle 

 

Il semblerait que les premiers humains qui aient pénétrés à l'intérieur des terres ce soient taillés des pirogues dans des pins, et auraient ainsi remontés les prricipaux cours d'eau : Le Gouessant, l'Arguenon et la Rance. Ces tribus vivaient en chassant, en pêchant. Ils récoltaient les baies et se nourissaient aussi de pommes, de poires et des noisettes. Puis, arriva le Néolithique, il y a environ 7000 ans.

 

 

Les tribus humaines, travaillèrent la terre, se furent les premiers agriculteurs, les premiers qui apprivoisèrent des animaux domestiques. Sans doute des chevaux de petite taille comme ceux dont on a retrouvé les restes à Saint Juvat. Les monuments que nous venons d'étudier à travers les inventaires laissés par divers spécialistes au cours du XIXe siècle sont variés.

 

 

Les allées couvertes sont en principes regardées comme des sépultures collectives, alors que le dolmen simple à proprement parlé n'habritait semble-il qu'une seule sépulture, sans doute un personnage de haut rang.

 

 

Les menhirs pourraient avoir été dressés afin de rendre hommage au culte solaire, alors que les cromlechs semblent liés au culte lunaire. 

 

 

 

 

 

 

 

Reconstitution d'une habitation au Néolithique d'après travaux de spécialistes  

 

 

 

Poterie Néolithique

 

 

 

Armes et outils

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 15:58

 

Pleslin, Néolithique. -Hache en silex, longue de 0,10 (coll. Fornier). Au sud de la route de Trigavou à Pleslin, menhir haut de 1m80, large de 1m70, épais de 0m50. Les deux grandes faces sont orientées Est-Ouest. Il se trouve au bas du champ de la Kerinous, derrière la chapelle Sainte Apolline. Il porte également le nom de la pierre de Minoz (pierre d'Apollon) ou rocher Eliou, On a trouvé dans cet endroit une statuette d'Apollon (disparue). A la Quinais se termine l'alignement de la commune de Pleslin. P. Johannes, signale également dans les routes les plus fréquentées de Bretagne, près de Carnier, un alignement de menhirs, en quartz blanc. Situé au sud du bourg, à 400 mètres environ. Au nombre de 65, rangés sur 5 lignes, 55 sont renversés, 10 seulement sont encore debout. Le plus haut  a 3 m 50 au-dessus du sol,  et la plus grande ligne a 97 mètres de long atuellement. Les anciens racontaient que les fées, transportant ces pierre pour la construction du grand Mont-Saint-Michel, et les trouvant trop lourdes les déposèrent à Pleslin, et les alignèrent sur un espace de cinq à six cents mètres en les orientant dans la direction de l'est à l'ouest

 

 

 

 

M. de la Chênelière dressait en 1887 un inventaire des mégalithes sur l'arrondissement de Dinan, et le publiait dans la Société d'Emulation des Côtes du Nord. A Lanrelas, sur le bord de la Rance, (site des Aulnais), une pierre posée en place renferrme six bassins, dont trois grands et trois petits. Les premiers ont la forme d'une ellipse, les autres sont plus ronds. Leur profondeur = 0m 50 à 0 m 60 et 0 m 20 à 0 m 30. Evoquant le site, nombre d'auteurs romantiques ne manquèrent pes de voir à la Roche-aux-Géants, en Lanrelas, un dolmen qui leur rappellait les sanglants sacrifices de la religion de jadis (voir le site des Aulnays à Lanrelas)En réalité la roche en question résulte de l'érosion du fait de la proximité de la Rance, et n'a nullement servi à tels sacrifices ! En revanche, présence de menhir il y a, et au sommet de l'endroit, il semblerait qu'on y distingue les restes d'une allée couverte.

 

 

 

 

Sévignac. Dans  la même revue, six ans plus tards, A. Martin et C. Berthelot du Chesnay nous laissèrent des notes relatives au lieu de Bel-Air à Sévignac (au sommet de la côte de Guitternel) :  Dans un de nos voyages quotidiens entre Sévignac où nous avions été obligés d’aller chercher un gîte et le lieu des fouilles,  nous avions été frappés par la présence de trois blocs de quartzite, à peu près éloignés N. et S., dans l’enclos d’une petite ferme appelée Bel Air, bâtie au bord de la route, au point culminant (altitude 147 mètres) de la longue chaîne de collines courant du S-E au N-O, à la limite des communes de Sévignac et de Rouillac. Nous arrêtâmes notre voiture à la ferme et la maîtresse du logis à laquelle nous demandâmes la permission de visiter ses rochers, nous raconta qu’en défrichant le jardin son mari et ses enfants avaient trouvés des coins romains, et des pierres à fusil qu’ils avaient vendus à un marchand d’images. Nous l’engageâmes à faire creuser au pied des grosses roches, contre bonne récompense. Dès le lendemain une fouille avait été pratiquée autour du bloc le plus voisin de la maison  et l’on nous présenta dans un chapeau de paille, ses résultats fort satisfaisants : -Deux hache en diorite gris clair de 0m, 08 et 0m, 09 de longueur, de bonne conservation. -Une lame de silex gris avec une arête dorsale médiane et fort bulbe de percussion. Longueur : 0m, 07 ; mais la pointe est cassée. Pas de retouches. -Un autre éclat de silex blanchâtre avec bulbe de percussion et croûte originelle à l’autre extrémité. Longueur : 0m, 045. -Une vingtaine de morceaux de poterie. Quelques uns assez importants, comprenant : -La moitié d’un fond en pâte rougeâtre dans laquelle sont sertis des grains de quartz et des fragments de roche. En dedans, des marques de doigts, de pouce, très accentuées. Epaisseur variant de 0m, 010 à 0m, 015. -Autre moitié  de fond à pâte brune, plus fine, mieux cuite. -Plusieurs fragments  de la panse d’un grand vase à pâte noirâtre, contenant autant de sable et de mics que d’argile. Travail grossier, épaisseur 10 millimètres. -Morceaux de panse et d’orifices à bord droits dépareillés. Le jour suivant nous apprîmes qu’une nouvelle fouille tentée auprès du second bloc n’ayant pas donné, dès le commencement, les résultats escomptés, avait été vite abandonnée et que d’ailleurs les hommes de la ferme avaient d’autres travaux plus pressés et qu’ils renonçaient, pour le moment, à continuer les recherches. Les trois blocs reposent sur la très épaisse couche argileuse qui constitue les sous sol en cet endroit ; ils ont été apportés là, dans un but qui ne peut être douteux, celui de recouvrir des sépultures néolithiques. Il est bien certain qu’en dehors des dolmens, tumulus, menhirs funéraires, il devait y avoir des tombes plus modestes, cachées sous de simples pierres isolées, et d’autres peut être sans aucun signe révélateur extérieur.  Les sépultures de Bel Air, d’après le mobilier de l’une d’elles,  occupent un rang intermédiaire entre celles des puissants de l’époque et celles des pauvres. Ses pareilles devaient être en très grand nombre et c’est  à leur destruction, que nous devrons probablement une bonne partie de ces haches en pierre  que le soc de la charrue et la bêche du cultivateur font encore si souvent sortir de terre. Non loin de là, dans les landes de la carrière de Guitternel, il semble bien que ce soit les restes d'une allée couverte qui fut découverte au début des années soixante dix, mais lorsque l'érudit qui fut à l'origine de pareille découvete fit part à l'exploitant de la carrière de faire appel au centre archéologique pour étudier l'endroit de plus près, l'exploitant craigant que sa carrière ne soit fermée quelques temps demanda à l'un de ses artificiers de s'occuper du site. Et l'endroit vola en éclats empêchant toute étude....

 

 

 

L'abbé Lesage mentionnait à Trédias, auprès du village de Dinanmets, se trouve un terrain sec, aride, couvert de bruyères et environné de ravins profonds. En 1834, en voulant y construire un moulin à vent, on découvrit un tombeau antique. L'ouverture, faite en maçonnerie, ressemblait à la bouche d'un four. Les murs étaient formés par de grandes pierres plates placées debout, et la toiture n'était autre chose qu'une grande pierre moussue qu'on prenait pour la pointe d'un rocher. L'intérieur de la pièce, qui représentait un carré d'environ huit pieds, renfermait une pierre de granit travaillée cette pierre mesurait deux mètres de longueur, un mètre de largeur et un mètre de hauteur. On trouva aussi des ossements noircis et couverts de mousse, deux ou trois couteaux de pierre et les restes d'un collier le tombeau renfermait aussi quelques restes de poterie et de Ia vase. On lisait quelque chose sur la pierre qui recouvrait le monument. Ce tombeau gaulois ou romain fut aussitôt dévasté que découvert, et aujourd'hui il n'en reste plus rien. Etait est-ce vraiment un monument gaulois ou romain,  ou, une sépulture néolithique ?

 

 

 

 

Au Hinglé, un dolmen détruit, dans un champ de la Ville-Tanet, était connu sous le nom de Pierres-au-Diable.

 

 

 

 

A Pleudihen, le dolmen du Bois du Rocher, d'une longueur de 11m 50, orienté à l'est, une seule table en place. Ce dolmen a été fouillé en 1873 par M. de Boishue, qui y a recueilli une hache polie en diorite, et de nombreux fragments de poterie grossière.

 

 

 

 

A Saint-Samson, menhir de la Tremblaye. M. P. Giot nous fourni ces renseignements : Pierre-Longue, le beau menhir de La Tremblais (ou La Thiemblaye), de plus de 7 m hors de terre, est incliné et célèbre surtout par des légendes variées. Sa face supérieure est bien dressée et plane, l'inférieure étant rongée par une corrosion due à l'humidité. Sous un soleil rasant, entre 11 et 12 h, M. J.-L. Monnier et moi-même avons eu la surprise de voir que la face supérieure était entièrement garnie de gravures qui n'avaient jamais été signalées. Il s'agit d'une série d'au moins cinq registres groupant chacun une paire de figures carrées avec cupule interne et appendice supérieur (dans les meilleurs cas de conservation), qui font penser aux figurations des « idoles carrées » de l'allée couverte de Prajou-Menhir à Trébeurden. Cette découverte remet en actualité le problème de la fréquence originelle des menhirs ornés (ci dessous, à gauche).  

 

 

 

 

 

 

Plédéliac. M. P. Henry nous a signalé un menhir au fond de la vallée de l'Arguenon, au nord de Saint-Maleu, dépassant actuellement de 2 m les alluvions qui ennoient sa base. Il sera préservé malgré la mise en eau du barrage de l'Arguenon (ci-dessus à droite).

 

 

 

 

Evran, à 100 mètres environ du bourg, au nord, à gauche de la route nationale de Dinan à Rennes, il existe un alignement de pierres de différentes dimensions. Il court du sud-ouest au nord-est et est interrompu au nord-est par le passage de la route nationale. Cet alignement est composé de 65 pierres. Plusieurs de ces pierres paraissent avoir été dérangées car on en trouve plusieurs projetées à 200 ou  300 mètres de l'alignements. Un groupe de pierres existe au village de la Ricolais ; un peu plus loin autre agglomération de pierres, dont 4 sont encore debout, les autres sont renversée; au nord-est de ces pierres, s'en trouvent deux autres couchées  parrallèlement, à la distance de deux mètres. Ces deux derniers monuments ont dû être des cromlechs, mais ils sont détruites en grande partie. 

 

 

 

 

Trégon, près de Binocelin, 3 menhirs, l'un en quarzite haut. 1 m 20, l'autre de 2 m 70 de haut, le troisième renversé près du précédent 3 m. Dolmen près de la Heurchère, long. 15 m 40, orienté au sud six tables en place. Dolmen ruiné à 300 du précédent, une table de  3 m 20 sur 2 m 10 est encore soutenue par deux pierres debout.

 

 

 

 

Trigavou, au sud de la route de Pleslin à Trigavou, menhir ayat deux faces, deux grandes et deux petites. Long :  1 m 80; larg. 1 m 70. Epais. 1 m 60

 

 

 

 

A Plénée-Jugon, deux menhirs à Saint-Mirel (voir ) près la chapelle de ce nom, plantés sur le sol naturel. Le premier à la forme d'une pyramide triangulaire, sa hauteur = 5 mètres, toutes les faces ont une surface de 2  m 65 de largeur. Le deuxième affecte la fome d'une pyramide quadrangulaire  et est orenté vers l'ouest et l'est.  Sa hauteur = 4 m 10, sa largeur = 2 m 40, son épaisseur = 0 m 80.Trace de cromlech sur le même site. Allée couverte de la Brousse (voir L'allée couverte de la Brousse en Plénée-Jugon & le menhir de la Ville Ean à Goméné et Le passé de Plénée Jugon, partie antique -I & II) 

 

 

 

M. Gautier du Mottay signale aussi à Hénanbihen une alléecouverte près du château de Lorgeril, sans autre précision.

 

 

 

 

Hénansal, Dolmen, appelé Roche aux Fées situé à la Ville-Béranger, dans le clos de la Roche, sur le bord de la route d'intérêt  commun n° 60. Il se compose de dune galerie rectangulaire, sans vestibule de 3 mètres de long sur 0 m 90 de haut, et 1 m 30 de large; il a 11 supports, 7 tables, dont deux aujourd'hui en place ont 2 mètres et 3 mètres. Les supports ont été dérangés, 4 sont encore dans l'état primitif. Ce monument écrit M. de la Chênelière en 1887, a été fouillé il y a 25 ou 30 ans, et on y a trouvé quelques restes de poteries.

 

 

 

 

Notre-Dame du Guildo, dolmen de Gesrouan, longueur 13 mètres, orentée au nord-est, cinq tables en place.  

 

 

 

 

Plévenon, dolmen, sur le haut d'une falaise, à environ 300 m de la mer. Hauteur : 16 m 60,  largeur 2 m, épaisseur  1m 60 à 1 m 45. Menhir auprès du Fort-La-Latte,  haut. 2 m 92; larg. 0 m 45 ; épais. 0 m 20. 

 

 

 

 

Créhen, dolmen de la Ville-Gesnouan (n° 198 de la setion a du plan cadastral. Une seule chambre rectangulaird, sans vestibule, d'une longueur de 12 mètres. Ce monument orienté est-ouest présente 25 supports. 

 

 

 

 

Pléven, dolmen détruit en 1878.   

 

 

 

 

Plouër-sur-Rance. Mme M. Faguet nous a fait connaître une allée couverte inédite, assez démantibulée, en blocs de quartz, à Belevan.

 

 

 

 

Saint-Jacut-de-la-Mer. M. G. Bernier nous a remis quelques tessons d'une céramique bien cuite et ornée de triangles en dents de loup profondément incisés, sans doute du Bronze moyen, découverts à l'extrême pointe de La Justice.

 

 

 

 

La Poterie. Les prospections de MM. P. Henry et J.-L. Monnier ont permis de retrouver les sites à industrie taillée dans des accidents siliceux épars sur les anciennes landes, notamment celui du Bois-du-Plessis qui se trouve près de la cote 96. Ces prospections confirment la présence de quelques pièces d'allure paléolithique parmi de nombreux objets et déchets plutôt néolithiques. Dolmen  à demi-renversé se nomme Margot-La-Fée. 

 

 

 

 

A Saint-Aaron, malgré l'effondrement et la disparition de certains piliers, l'allée couverte demeure visible. Des fouilles du site sont effectuées à deux reprises En 1845, on découvre deux massues, deux petits couteaux de silex, un couteau de grand modèle, une sorte de lancette recourbée, deux amulettes et deux urnes brisées. En 1873, on met au jour des haches de pierre polie, des silex taillés, des poteries grossières renfermant des cendres et une sorte d'épée en bois (renseignements fournis par les édirions Le Flohic- voir Allée-couverte de la Ville-Hut à Saint-Aaron)

 

 

 

 

Plumaugat, on mentionnait la présence dun menhir dans le cimétière  du lieu au début du XIXe siècle, il a disparu depuis. En revanche l'allée-couverte du Bois Ramasse près du hameau de Quéloscouët ne semble pas avoir fait l'objet de fouille (voir L'allée-couverte de Quéloscouët à Plumaugat)

 

 

 

 

Guitté, à 2 km du bourg, un certain nombre de menhirs au nombre de 9, variant de hauteur et de largeu dont les moyennes sont de 4 m et 2 m 35.  Orientés nord-sud, ils sont situés sur le point le plus élevé de la localité. Une fouille entreprise en 1873 par M. Robinot de Saint-Cyr, à 0 m 70 sous le plus grand de ces menhirs a révélé du charbon et des débrits poteries grossières avec des éclats de silex, révélant que le but de cet alignement était des sépultures par incinération.

 

 

 

 

Médréac où plus de 18 menhirs sont visibles, sur la route conduisant à Guitté, le site de Lampouy présente quelques remarquables phénomènes. (voir Les alignements de Lampouy à Médréac

 

 

 

 

Langourla, à 2 km du bourg, au lieu dit la Coudre, menhir dressé dans le sol naturel, aujourd'hui à demi renversé, affectant la forme d'une  pyramide de faces arrondies. Haut. 4 m 80;   épaisseur :  1 m 65 à 1 m 25.  25  (voir menhir de la Coudre à Langourla). Pierre autrefois dite branlante au lieu du Chevrotte reposant sur deux pierres indépendantes, long. 5 m, larg.  1 m 50,  épais. 1 m 50. Un autre bloc renversé est venu s'appuyer contre cette pierre et a arrêté le mouvement.

 

 

 

 

Le Gouray, dolmen dans la pièce de terre dite des Meurtiaux. à 500 mètres du bourg. Connue sous le nom de Roche aux Fées, une seule chambre avec vestibule aujourd'hui détruite. 8 supports, 4 de chaque côtés,  long. 1 m 08, hauteur au-dessus du sol 1 m 50, épais. 0 m 60. 4 tables de recouvrement : long. 1 m 62,  larg. 2 m, épais. 0 m 70. Sur le tertre de Croquelien, autre dolmen du même genre mais plus élevé (voir le site de Croquelien au Gouray)  

 

 

 

 

Saint Jacut du Méné, menhir à la Touche, dressé dans le sol naturel. Hauteur 4 m 80, largeur côté nord 2 m; côté midi  2 m 20, épaisseur moyenne 1 m 20. Autre menhir renvesé, même lieu, longueur totale 4 m 80. A 1,5 km du bourg, pierre posée, long. 6 m 50, épais. 3 m, hauteur au-dessus du sol 2 m.  

 

 

 

 

Gommené, dolmen à la Ville-Menot comprenant une seule chambre ou galerie  sans vestibule, long. 6 m, larg. 1 m 50. 12 supports plantés dans le sol long. 1 m, haut. 1 m 50, épais. 0 m 50. Trois tables de recouvrement ovales. Menhir près du village de la Pellionnaie  d'une forme conique. Haut. 6 m. Circonférence  2 m.

 

 

 

 

Saint Vran, le menhir de Penfaux évoqué lors d'une précédente page, et au couchant de la Butte Rolland, existe une pierre qui était autrefois branlante. Trois pierres posées dans le village de Lorfeuil, dont deux quadrangulaires et une circulaires, ayant un trou au milieu.

 

 

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 07:30

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 07:25

 

 

Au temps jadis, il y avait au château de Galinée à Saint Potan (Côtes-du-Nord), un seigneur qui maltraitait sa femme, parce qu'elle ne lui donnait pas d'enfants. Elle mourut des privations qu'il lui fit endurer et de ses mauvais traitements ; mais elle aimait tant son brutal de mari, qu'elle revient dans les environs du château et passe son éternité à réciter le rosaire pour le salut de son bourreau. On ne la voit pas, mais on distingue une sorte de fumée blanche. Lorsque le château était encore entouré d'avenues, on entendait le bruit du rosaire qu'elle égrenait en les parcourant. Depuis l'incendie du château (vers 1855), on ne l'a vue qu'une fois : deux gars qui revenaient d'une filerie virent sortir des douves une grande fumée blanche, d'où semblait partir le bruit, bien connu dans ce pays, des grains du chapelet que l'on égrène. Depuis l'on pense qu'elle a enfin obtenu la miséricorde de son mari.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 14:51

 

 

Au commencement du mois d'août dernier j'ai passe quelques jours à Collinée, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Loudéac, et j'ai eu la bonne fortune d'avoir pour guide notre aimable collègue M. J.-B Colleu, pour visiter les allées couvertes, les menhirs, les camps, enceintes et mottes, et les tumulus de cette région et même pour fouiller en sa compagnie deux de ces derniers. M. Colleu possède une collection particulièrement intéressante, étant exclusivement locale; presque tous les objets qui la composent ont été trouvés par lui ou par des gens du pays dans les six communes du canton : Collinée, Langourla, Le Gouray, Saint-Gilles-du-Méné, Saint-Gouéno, Saint-Jacut-du-Méné et quelques uns dans les communes limitrophes. Cette collection renferme 107 haches polies de toutes dimensions, depuis 0 m 045 de longueur à 0 m 260, en roches très variées : diorite, granit, serpentine, jadéite, quartz, schiste et autres roches, les unes du pays, les autres étrangères comme le silex. Huit très beaux casse-tête en pierres diverses dont la description a été donnée dans les Bulletins de la S. P. F , t. XII, 1915, p. 315 et 419; t. XIII, 1916, p. 230-236. Trois brunissoirs. Plusieurs poignards et autres objets en silex taillés parmi lesquels une belle lame de 0m19 de longueur. L'âge du bronze est représenté par deux petites haches plates (Bull. S. P. F , t. IX, 1912, p. 601 fig.). Une hache à talons avec anneau latéral (Fig. 1) trouvée isolément, en 1913, dans le Cap-barré de la Ville-es-Geais, en Saint-Gouéno; elle mesure 0 m 136 de longueur, 0 m 030 de largeur au tranchant ; c'est la seule hache morgienne trouvée dans le canton, mais elle est d'un type assez fréquent en Bretagne. Une belle épée avec fragment de poignée (Bull. S P. F., t. X, 1913, p. 533, fig.). Une pointe de lance à douille (Bull. S. P. F., t. X, 1913, p. 680). Enfin deux cachettes de haches en bronze à douille : l'une trouvée, en 1891, au hameau de la Maçonnais, commune de Langourla, sur la lisière du bois de Coèlan, non loin du Vieux-Chatel, enceinte fortifiée, se composait de 44 haches semblables (Fig. 2) de 0 m 135 de longueur et 0 m 035 de largeur au tranchant; elles sont épaisses, le tranchant n'a été ni martelé, ni aiguisé. L'autre cachette, découverte en 1898, sur les terres de la ferme de la Parentelais, commune de Saint Gouéno, ferme située de l'autre côté du ravin en face du Сар-barré de la Ville-es-Geais, Ville-es-Licux, comprenait des haches du même type et de même dimension que celles de la cachette de la Maçon nais. On n'a pu exactement en déterminer le nombre, M. Colleu n'ayant pas recueilli la totalité des pièces dont le poids était de 4 kilos. 500. L'âge du fer est également représenté par des poteries et divers objets. Le paléolithique n'a pas encore été trouvé dans le canton de Collinée, malgré les actives recherches de M. Colleu. Sur la route de Collinée à Loudéac, au Ca-de-Lessard, à 500 mètres environ à vol d'oiseau du Сар-barré de la Ville-es-Geais, nous avons fouillé un petit tumulus situé à une cinquantaine de mètres de la route, au tiers supérieur de la pente très raide qui la domine sur la gauche. Sur le sommet de ce tumulus, composé de terre mélangée à quelques pierres, se trouvait primitivement un bloc que probablement les bergers faisant paître leurs troupeaux dans cette lande déplacèrent et firent rouler sur la déclivité du terrain. A 0m 60 de profondeur, au centre du tumulus, nous avons rencontré une couche noire de 0 m 03 d'épaisseur et environ 0 m 50 de diamètre formée de cendres et de très petits débris d'os et de charbon, reposant sur un lit d'argile battue déposé sur le sol naturel. Nous n'avons rencontré aucun objet en pierre ou en métal, aucun tesson de poterie, aucune trace d'oxyde de fer attestant la présence d'objets de ce métal. Nous avons fouillé, quelques jours après, le tumulus de la Ville-es- Avallées, en Saint-Vran. Ce tumulus de forme ovale a 20 mètres de longueur sur 16 mètres de largeur, sa hauteur n'est plus que de un mètre environ à la partie centrale, car il est situé dans un champ cultivé depuis plusieurs années. Nous avons trouvé, au centre, sur le sol naturel, la même couche de cendres avec débris d'os et de charbon, que dans le premier tumulus que nous avions fouillé, sans aucun objet travaillé par Thomme. Cette couche de cendres se trouvait entre deux lits d'argile battue. De très nombreux tumulus de 8 à 10 mètres de diamètre et de un à 2 mètres de hauteur se voient sur les pentes de la Motte Dolo, commune de Saint-Gouéno, où se trouvent les restes d'un camp ancien et, à l'extrémité, les traces d'une motte féodale. M. Colleu a fouillé une douzaine de ces tumulus, il a aussi fait des recherches dans un autre tumulus de très grandes dimensions, au lieu dit les Grandes pentes, commune de Collinée. Ces fouilles ont donné les mêmes résultats que celles des deux tumulus indiquées ci-dessus. Malgré l'absence complète de restes d'industrie humaine, je pense que ces tumulus datent de l'âge du fer. Le mode de sépulture et l'incinération complète des cadavres semblent l'indiquer. De plus des mines de fer existent dans ce canton, elles ont même été exploitées à Corbilan il y a quelques années, et l'on retrouve, à proximité des tumulus, des scories de fer et des restes de hauts fourneaux, aux environs des sources surtout. Grâce à notre secrétaire, mon ami Charles Géneau, M. Chablay, préparateur de chimie au P. C. N., a eu l'obligeance d'analyser des cendres provenant du tumulus fouillé au Ca-de-Lessard. Cette analyse a donné les résultats suivants : Humidité 12,3 0/0. Sur matière sèche : Cendres 81 0/0. Matière organique 19 0/0. Fer et alumine en quantité notable. Pas de Carbonates. Pas de Phosphates. Les allées couvertes des Côtes-du-Nord, que j'ai visitées, ne diffèrent guère de celles du bassin de la Seine, mais elles sont en général plus longues et les blocs de pierre formant les supports et les tables sont beaucoup plus irréguliers, cela tient à la nature de la roche probablement. Dans les environs de Paris les monuments sont construits en grès et en calcaire, ceux de Collinée sont en granit ou en schiste. Ces sépultures violées à diverses époques sont en mauvais état et l'on ne peut plus voir actuellement la disposition de l'entrée. On n'y trouve que rarement quelques débris d'ossements humains, le terrain ne permettant pas leur conservation ; 1 mobilier funéraire est très pauvre. Sur la commune de Saint-Gouéno se trouve l'allée couverte de la Carré, mesurant 8 mètres environ de longueur, à peu près complètement ruinée, les tables et les supports ayant été presque tous enlevés comme matériaux de construction. M. Colleu a fouillé jadis le fond du monument ; il n'a trouvé ni ossements humains ni débris de poterie, mais un seul objet, une jolie pendeloque formée d'un petit galet percé d'un trou de suspension. Les recherches que nous avons faites en avant de cette première fouille ne nous ont rien donné. J'ai visité, près du village du Gouray, l'allée couverte des Meùrtiaux de 20 mètres de longueur, elle n'a pas été complètement fouillée. L'allée couverte du Rocher, commune de Saint-Jacut-du-Méné avait 15 mètres de longueur, actuellement il ne reste plus que quelques supports d'un des côtés qui servent de limite entre deux propriétés. M. Colleu y a recueilli quelques débris de poteries néolithiques et d'âges plus récents.

 

 

Menhir du Perfaux à Saint-Vran

 

Près du village de Perfaux, commune de Saint-Vran, se trouvent trois menhirs : un renversé d'une longueur totale de 5 m 50 sur 2 m 10 de large; le second à 200 mètres environ à l'ouest mesure 5 m 10 de hauteur au-dessus du sol, 2 m 25 de largeur et 1 m 40 d'épaisseur; le troisième a 6 m 60 de hauteur au-dessus du sol, 3 m 50 de large et 2m30 d'épaisseur. A 20 mètres de ce dernier menhir se trouve une grande roche plate couverte de cupules de diverses dimensions situées sur le dessus et sur les parties verticales. A Saint-Jacut-du-Méné, près du hameau de la Touche on rencontre deux menhirs, l'un debout de 4 m 80 de hauteur, 2 m 20 de largeur et 1m15 d'épaisseur, l'autre, situé à 8 mètres au Sud a été renversé, sa longueur totale est de 4 m 80. Dans la même commune se trouve un bois traversé par un ruisseau qui descend en cascades au milieu des rochers. A trois mètres environ de ce petit cours d'eau une grosse roche porte d'après la légende du pays l'empreinte du pied de Gargantua. On remarque en eflet sur la partie supérieure une cavité rappelant la forme d'un pied humain, mais je la considère comme naturelle et non faite par l'homme. J'ai du reste la même opinion pour la plupart des empreintes de pied qui ont été signalées et que j'ai vues sur place. Le canton de Collinée renferme d'autres monuments mégalithiques, mais je ne parle que de ceux que j'ai pu visiter. M. Colleu les a décrits dans les Bulletins de la Société d'hmulation des Côtes-du- Nord, 1897. Je tiens en terminant cette courte note sur cette partie si intéressante des Côtes-du-Nord à exprimer à notre collègue M. J.-B. Colleu ma bien vive reconnaissance.

 

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 19:53

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 19:33

 

 

 

 

 

 

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 14:13

 

 

La lande de Guihalon, située au Nord de la commune, est un terrain primitif, où poussent des ajoncs rabougris, des bruyères et des fougères. De ce sol, en partie stérile, émergent de nombreuses roches grises, d'origine ignée, envahies de lichens barbus. Leur surface est boursoufflée ou crevassée. A l'un des points de la partie culminante de la lande, s'élève un magnifique Menhir, de 5m20 de hauteur, sur 10 mètres de circonférence. La pierre branlante que j'ai découverte le 15 avril dernier, se trouve à environ 300 mètres Sud-Sud-ouest de ce mégalithe, non loin de la route qui conduit de Trégomar à Quintenic. Elle est orientée Nord-est, Sud-ouest et se dresse à la côte 88 de la carte de l'Etat- Major, au 80.000me. En voici les dimensions : longueur, 1m 80 ; largeur, 1m18 ; hauteur, 01 m90. Poids approximatif : 1 900 kilos. Un enfant peut, sans effort, la faire osciller. La pierre repose, par son milieu, sur une dalle de forme elliptique, ayant 3m 50 de périmètre et 0m 40 de hauteur moyenne, au-dessus du sol. Trégomar possédait autrefois, dans le quartier de La Villéon,une autre Roche branlante, qui était connue sous le nom de Pierre-aux-Cocus. C'était loracle consulté par le mari, qui avait des doutes sur la fidélité de son épouse. Si la pierre bougeait sous l'action d'une légère poussée, l'infortuné était, selon le dieu des Cocus, incontestablement trompé par sa légitime.

 

 

 

 

Fig. 1. — Pierre branlante de Guihalon, en Trégomar (Côtes  du Nord) (Face Est).

 

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 13:59

 

 

Les restes de l'Allée Couverte des Jeannetières sont situés sur le territoire de la commune de Plédéliac. Ils se trouvent à environ 300 mètres Est du village du Lié, sur le bord d'un chemin creux, qui conduit au bourg de Trégomar, en suivant la direction Ouest, et au bourg de Plédéliac en allant vers l'Est. Le monument se trouve à la partie supérieure du plateau cote 87, carte de 1 Etat-major au 80. 000e Un ruisseau, la rivière de Saint- Rieul, coule dans le val à environ 200 mètres des Jeannetières. Pour s'y rendre, en quittant le bourg de Trégomar, laisser le portail de l'église à gauche, suivre le chemin d'exploitation qui traverse le village de La Providence et se dirige directement vers le sud ; laisser le moulin à vent à sa droite. A environ 200 mètres à gauche de ce moulin, se trouve le village de la Fosse-au-Loup et à droite, celui de La Villéon. La route passe entre eux deux; continuer à la suivre toujours vers le sud pendant environ 350 mètres. Là on se trouve à un carrefour, tourner à gauche et à peu de distance on rencontre l'ouverture d'un chemin profondément encaissé qui conduit directement au village du Lié, perché au sommet du coteau, et à environ Le monument est orienté Nord-sud; les piliers en place et l'une des tables sont de forme très irrégulière. Les dimensions de chacun des piliers sont en allant du Sud au Nord :

1er Pilier: Hauteur, lm60; largeur au milieu, lm10; épaisseur, 0m 60.

2 Pilier: Hauteur 1m 20 ; largeur au sommet, 0m50, à la base,0m 80; épaisseur au sommet, 0m45. (Il est impossible de déterminer son épaisseur à la base, tellement il y a de ronces).

3e Pilier: Hauteur, 1m 10 ; largeur, 2m 25; épaisseur moyenne, 0m 35. 4e Pilier: Hauteur, 0m 90; largeur, 1m 70; épaisseur, variant de 0m 80 (Nord) à 0m 20 (Sud).

Pilier situé à l'entrée du champ. Hauteur, 0m 80; largeur, 1m 30 ; épaisseur moyenne, 0m 50.

Deux autres piliers sont pris dans les terres du talus et entourés d'un tel fouillis de ronces et autres plantes, qu'il m'a été impossible d'en prendre les dimensions. Ils sont dans la deuxième rangée des piliers de l'allée et à environ 1m20 des antres blocs. Une des tables de. recouvrement gît sur le sol. Elle a 1m 42 de longueur; 0m 80 de largeur, sur une épaisseur moyenne de 0m 54.

On voit également une deuxième table à demi-renversée, reposant sur le sol, mais enfouie vers la terre du talus qui occupe toute la longueur de la chambre, puisqu'il passe dans l'axe du monument. La longueur occupée par les sept blocs, formant groupe, est de 10 mètres. La distance du premier pilier à la table qui gît sur le sol, est de 1m 55; celle du 2e au 3e pilier, de 0m75. Entre la dernière pierre, au Nord, et le pilier du bord du chemin, 11 y a 16m 40. Le talus a été établi entre les deux champs à une époque déjà lointaine ; aussi les personnes les plus âgées du village n'ont pu me dire, si lors de la démolition partielle de l'Allée couverte, on y a découvert des armes préhistoriques. Aucune légende ne se rattache à l'Allée. Ce monument a-t-il été fouillé ? Je ne puis me prononcer, personne dans le pays, même parmi les vieilles gens, n'ayant jamais vu cette Allée que dans l'état où elle est. Dans les champs aux environs, jamais on n'a trouvé de haches polies, ni quoi que ce soit. C'est en 1895 que j'ai trouvé ce monument. Je l'ai signalé en 1896 à la Société d'Emulation des Côtes du-Nord; et il n'a jamais été publié jusqu'à ce jour. Eloigné des grandes voies de communication actuelles, il est certainement inédit.

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