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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 10:03

A Plessala, quand un garçon fait la cour à une jeune fille pendant un temps suffisant, il va la trouver et lui dit : 

 

« Putin, m'aimes tu ben ? » 

« Vère, don', crapaôu » 

« Va itou, copie ma dans la goule, j'te l'rendrai après »

 

 

 

Noces à Plessala  -dansant la dérobée

 

Lorsque la jeune fille a craché dans la bouche du garçon, et que celui ci a rendu sa politesse, ils se considérèrent comme fiancés. A Brusvily, près de Dinan, quand un garçon et une fille veulent se  prouver qu'ils s'aiment bien, ils se crachent aussi dans la bouche. Jadis à Calorguen, quand on faisait la demande en mariage, la jeune fille roulait sur son doigt le ruban de son tablier, et elle le laissait retomber si elle acceptait. Le futur et la future allaient ensemble inviter à leurs noces, parfois, c'était le fiancé et son garçon d'honneur, parfois la fiancée et sa demoiselle d'honneur. A certains repas de fiançailles, vers Moncontour, il y a 150 à 200 personnes, avec du son, comme aux noces. Les mariages se déroulant au mois de mai ou au mois d'août étaient destinés à être malheureux, ces mois étaient consacrés à la Vierge. Qui se mariait en août épousait un fainiant. 

 

Dans les mariages du mois de mai, la pie bat le geai !

 

 

Le mercredi était réputé mauvais pour se marier : « on ne se marie  pas le mercredi, de peur d'avoir nom Jean Jeudi » (Jean Jeudi était synonyme de connard). Le fait de se marier un jeudi était aussi de mauvais augure, en effet car c'est ce jour là que le Diable épousa sa mère ! A Saint-Gouéno et à Saint-Gilles-du-Mené, on sa mariait fréquemment le vendredi. Ce jour là, on ne mangeait pas de viande mais de la molue (morue) qui en ce temps là coûtait moins chère. Lorsqu'un veuf se remariait, à Hénon, on se réunissait devant chez lui et on frappait sur des bassins, des lames de faux, en soufflant dans des cornes de bois. Parfois, on allumait des feux de paille. 

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 21:23

Salomon I, appelé par d'autres Guithot, Guithon & Vittix, étoit fils d'Urbien, 3e fils de Conan; il succéda immédiatement à son aïeul Conan. Il régna environ 13 ans, & perdit la vie & la Couronne l'an 434, ayant été tué par ses propres sujets, dont il vouloit réformer les mœurs Ce zèle de Salomon, qui fut cause de sa mort, marque un Prince pieux, à qui le titre de Saint convient beaucoup mieux qu'à Salomon III , qui fut un meurtrier & un usurpateur. C'est pourquoi, si parmi les Princes Bretons, il faut reconnoître un Saint du nom de Salomon, ce ne peut être que celui-ci. Il laissa 2 fils, Audren & Constantin : Audren gna apres Grallon, successeur de Salomon, Constantin étant passé dans la Grande-Bretagne pour secourir les Insulaires, y périt, après avoir remporté plusieurs victoires. Grallon, le même que Collit, Gallon, Gallus, créé comte de Cornouaille vers l'an 423 ar Salomon, lui succéda, & commença à regner l'an 434. Peut-être ne régna t-il que comme tuteur d'Audren, son petit-neveu. Grallon fit la guerre aux Romains, remporta plusieurs victoires sur les Barbares du Nord, & s'opposa avec succès aux courses des Vandales. Il fonda, dit-on, l'Abbaye de Landevenech (voir L'abbaye de Landevennec, page n° 1 ).

 

 

Quelques-uns lui attribuent aussi la fondation de celle de St. Gildas de Ruis, mais mal-à-propos, puisque St. Gildas ne passa en Bretagne que vers l'an 560. C'est encore mal-à propos qu'on lui attribue l'érection de l'Evêché de Cornouaille. Grallon mourut vers l'an 445. Il avoir eu un fils nommé Rivelen, ou Rivalon, qui mourut avant lui, laissant un fils appelé Eusebe. On peut néanmoins douter si Eusebe étoit fils de Rivelen, & petit-fils de Grallon, puisque l'Histoire de Bretagne n'en fournit point de preuve. Audren, fils de Salomon, ne lui succéda qu'après la mort de Grallon. Ce qu'on raconte de plus remarquable de son règne, est qu'il envoya son frère Constantin, avec 2000 hommes, au secours des Bretons insulaires; Constantin remporta différens avantages, & fut élu Roi. Il mourut, suivant D. Morice, en 464. Il laissa 4 fils, Erech, ou Guérech, Budic, Maxent, Vithael, autrement Giequel. 

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 19:36

Quand on lit la généalogie que nous fournit Dom Morice, au sujet des Rois, Comtes & Ducs de Bretagne, on est parfois tenté de démêler la réalité de la légende. Nous essayerons en commençant par le premier personnage de tâcher de mieux saisir ce qui nous est fournit comme données. A la première génération apparaît un personnage nommé Gerenton donné Prince d'Albanie. Faut-il y voir un Prince originaire des Balkans, sans doute que non, la référence est sans nul doute liée au nom Alba, terme par lequel était jadis désigné l'ancienne île dite de Bretagne dont ces populations étaient originaires. Dom Morice est le rare Historien a évoquer en 1750 Gerenton, repris cinq ans plus tard par Jean Baptiste Ladvocat qui écrit « Conan, Prince que l'on regarde comme le premier roi de Bretagne, étoit fils de Gerenton Prince d'Albanie. Il suivit Maxime contre Gratien, & eut pour récompense le gouvernement d'Armorique que Théodose lui conserva. Conan sut profiter de l'irruption des Goths, des Huns, des Vandales & des Bourguignons (Burgondes) pour se rendre indépendant, & les Romains, n'ayant pu le réduire, firent alliance avec lui, il régna 37 ans, dont onze en qualité de Roi & mourut vers 421. Il fut enterré dans l'église de St-Paul de Léon, où l'on voit son tombeau avec cette inscription Hic jacet Britonum Rex. Il y a eut quatre autres Princes de ce nom qui ont été Comtes de Bretagne, & qui ont vécus aux X, XI & XIIe siècles ». Précisément ce dernier point est intéressant car certains spécialistes pensent que l'inscription latine évoquée pourrait correspondre à la sépulture de Conan Ier Le Tors, mentionné à l'article des Comtes de Nantes, et mort en 992. Conan Le Tort se titrait parfois Rex, autrement Roi. Qu'un haut personnage ait prit la décision d'accompagner Maxens afin de partir à la conquête de l'Empire Romain d'Occident n'a rien de surprenant. On sait qu'au sein de cette Légion ne figuraient que des Bretons venus d'Outre-Manche, lesquels furent placés sous le commandement d'un certain Riothime. Du reste on pense que c'est dans le Bassin Parisien que fit irruption cette Légion. L'opération fut une réussite car non seulement le dit Magnus Maximus fut associé au pouvoir de Rome, mais il coiffa pendant quatre ans la couronne d'Empereur Romain d'Occident, avant d'être détrôné puis exécuté sur ordre de l'Empereur Romain d'Orient Théodose Ier.

 

 

Magnus Maximus

 

Le dit Magnus d'origine Hispanique avait été Gouverneur de l'Île de Bretagne, et avait profité d'un soulèvement de ce peuple Breton pour mener à bien ce coup d'état. Les récompenses des troupes victorieuses fut l'attribution de domaines, ce qui était chose courante au temps de la Rome Antique, et à y regarder de plus près, Brétigny, Bretagnolles, Bretonnières pourraient être autant d'endroits qui furent un temps entre les mains de ces Bretons. Il y eut effectivement durant la période évoquée des menaces de peuples dit barbares qui déferlaient sur l'Empire, ce qui laissa sans nul doute les Bretons se mettre tranquillement en place lors de cette époque de troubles. Une nuance mérite cependant d'être relevée, Dom Morice précise au sujet de Conan qu'il fut gratifié par cet usurpateur (Magnus Maximus) d'une partie de l'Armorique, alors que Ladvocat indique que Conan eut pour récompense le gouvernement d'Armorique. Mais au fait, quel était véritablement le territoire désigné ainsi Aremorica. C'était la région côtière s'étirant de l'estuaire de la Seine à celui de la Loire. D'Argentré précise que Conan fut maître du Poitou et du Berri et qu'il eut toujours une lieutenance dans Bourges. Conan était aussi désigné Conan Meriadec ou en gallois Cynan Meiriadog. Enfin s'agissant du foyer de Conan, dom Morice précise que ce Roi était marié à Daberea qui était la dernière des soeurs de Saint Patrice, mais selon Nicolas Viton de Saint-Allais, il s'agissait d'un second mariage, car de préciser : il avait épousé l'an 388, en seconde noces Dabedera la fille de Caîphurnius, son cousin et successeur dans la principauté d'Alanie. Conchesse mère de Dabedera, elle même fille d'Oemutius. Conchesse, mère de ces enfants, était de France & proche parente de Saint Martin. Le couple royal aurait eut vingt et un enfants selon dom Morice ; l'aîné, Gui alias Huelin, mort sans postérité aurait laissé le trône vacant à son frère cadet Rivilin, donné Comte de Cornouaille. Mais la postérité de cette Maison vint du troisième fils de Conan : Urbien.  

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 17:12

 

 

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:42

 

Ma c'halon a zo frailhet, dre nerzh ma enkrezioù

 

Ma daoulagad entanet n'o deus mui a zaeloù

 

Deut eo, siwazh ! an devezh ma rankan dilezel

 

Lec'h kaer ma bugaleaj, ma bro gaer Breiz-Izel !

 

Keno dit, ma zi balan, kuzhet barzh an draonienn,

 

Tachenn c'hlaz war behini, bugel, e c'hoarien ;

 

Gwez ivin ker bodennek, e disheol a bere

 

E-pad tommder an hañvoù e kousken da greisteiz

 

Keno ! keno mamm ha tad, bremañ n'esperit mui

 

E chomfe ho mab karet da harpañ ho kozhni

 

Evit gounit deoc'h bara, 'vel m'hoc'h eus graet dezhañ

 

Al lezenn zo didruez, ho kuitaat a renkan...

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 19:41

 

Bertrand d'Argentré nous fournit une généalogie assez détaillée des Comtes de Cornouaille, cependant, il est parfois nécessaire de démêler l'histoire et la légende. Il commence cette généalogie par un certain Riwalon surnommé Murcmazon qui quitta avec son clan l'Île de Bretagne alors en proie aux guerres livrées par les Angles et les Saxons. Il aborda en Bretagne cette route commune des autres descendants en Léon & en Cornouaille qui était pillée par des Danois qu'il chassa de la péninsule. Une fois qu'il les eut chassé de ce « Païs » appelé lors « Dononée » consistant en quatre évêchés, savoir de Cornouaille, Léon, Lantreguer, et partie de Saint-Brieuc, demeura en possession de Riwalon. Ainsi Riwalon, aïeul des Comtes de Cornouaille serait le même personnage que Riwal donné roi de Domnonée. Le «Chronicon Britannicum» prétend qu'en 513, au temps de Clotaire roi des francs et successeur de Clovis, les Bretons du roi Riwall vinrent par mer en petite Bretagne. Cependant là s'arrête les similitudes entre les notes laissées par le chroniqueur d'Argentré et le «Chronicon Britannicum» qui ajoute que ce Riwall engendra Deroch, qui engendra Riatham, qui engendra Iona, qui engendra Judual.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:44

 

 

Dom Morice donne une généalogie des rois, comtes et ducs de Bretagne et commence ainsi cet arbre :

 

I

 

Gerenton, Prince d'Albanie fut, suivant Ingomar, père de Conan qui suit.

 

II

 

Conan, autrement dit Conis, Cono, Coun, Caun, Cun, Conomaglus,   Conomaclus, Coton, Cathou, & suivit le Tyran Maxime dans les Gaules l'an 383 & fut gratifié par cet Usurpateur d'une portion de l'Armorique. Il épousa Darerea soeur de St-Patrice & mourut vers l'an 421 (postérité ci-dessous)

 

III

 

1° Cuil ou Huelin Comte de Cornouaille, mort sans postérité.

 

 

2° Rivilin Comte de Cornouaille après son frère.

 

 

Urbien, autrement dit Congar

 

 

4° Gildas, Albanius né l'an 421.

 

 

5° Plusieurs autres enfans qui prirent le parti de l'Eglise.

 

 

6° Cinq filles.

 

IV

 

1° Salomon ou Witol Roi des Bretons "Armoriquains", épousa la  fille de Flavius Patrice Romain & mourut vers l'an 434.

 

 

Grallon, autrement dit Galon, Galuron ou Golit, succéda à Salomon, soit comme Tuteur de ses enfans, ou par usurpation. Il épousa Agris ou Tigride soeur de St-Patrice, & mourut vers l'an 445.

 

V

 

Audren, autrement dit Alderonus, Deronus, Daniel-Dremrus & Derochus, succéda à Grallon, & mourut vers l'an 454. ou même plus tard.

 

 

2° Constantin Roi des Saint Bretons Insulaires & pere d'Aurele-Ambroise

 

 

3° Saint-Kebius.

 

 

4° Renguilis épousa Bican Chevalier de l'Isle, dont elle eut le célèbre Iltude.

 

VI

 

1 ° Erech, Erric ou Guerrech, dit aussi Riothame Riochame ou Riothime Roi des Bretons "Armoriquains", défait à Bourgdeols par les Goths vers i'an 472

 

 

Eusebe succéda à Erech & mourut vers l'an 490. Il laissa une fille nommée Aspasie, qui peut être la même qu'Alma Pompa.

 

 

Budic, autrement dit Bodoix, Cybsdan, Dubric, Debrock ou Deroch, épousa Anaumed fille d'Enfic, & mourut vers l'an 590.

 

 

4° Maxent & Guitcael.

 

VII

 

Hoel, autrement dit Hoeloc, Hailoch, Reith, Riadam, Rioval, Riwal, de Menevie & Rigual & Radual, épousa Aima Pompa, nommée aussi Copaja.

 

 

2° Ismael, évêque de Menevie vers l'an 544

 

 

3° Tifei, moine & martyr

 

 

4° Saint Oudoce, évêque de Landaf

 

 

Conamer, Conovaut ou Comorre, dit aussi Urbien ou Concar

 

 

6° Dionot ou Dino père de saint Kinede, différent du pere de sainte Ursule.

 

VIII

 

Hoel II du nom, nommé aussi Rigual, Rioval, Hailoc, Jona & Jean Reith, épousa Rime fille de Malgo Roi des Bretons Insulaires. Il fut tué par Canao son frère en 547

 

 

Leonor. Ou Lunaire Evêque Regionaire

 

 

S.Tudgual dit aussi Rabutual ou Pabutual Evêque de Lantreguer. (ci dessous)

 

 

 

 

4° Canao, dit aussi Comorre, Conabus, Cunibert, Conobert ou Caburius tua trois de ses frères, et mourut en 560

 

 

Macliau Comte & Evêque de Vannes tué par Theodoric son neveu l'an 547 (dont Wakoc, Comte de Vannes & Jacob, tué par Théodoric son cousin)

 

 

6° Bodic ou Budic, tué par Canao son frère, l'an 547 (dont Theodoric, Comte de Cornouaille tua son oncle & son cousin)

 

Waroc ou Guerech, tué par Canao son frère, l'an 547 (dont Triphine épousa Comorre, dont il est parlé dans les Actes de St Gildas, & différent de Canao le Tyran.)

 

 

8° Soenne, fille dont il est fait mention dans les Actes de Saint Tugdual son frère.

 

IX

 

1° Alain autrement dit Indual, Judual, Guindual, Guinduvalchus, Duvalchus, Vidimacle, Indimacle, Helenus, Caratinalain, & Daniel Unna mort vers 594

 

X

 

1° Hoel lII du nom, nommé aussi Juthael, Juthait & Rethael, épousPritelle, fille d'Ausoche, & mourut vers l'an 612

 

 

Grallon, Comte de Cornouaille.

 

 

3° Hailonus différent de celui , qui persécuta St Malo

 

 

4° Derochus ou Budocus Evêque de Dol.

 

 

5° Doethus, Doethual ou Theodual Comte de Nantes.

 

 

6°Archael, mentionné dans la Généalogie de saint Winoc.

 

XI

 

Salomon II. du nom, autrement dit Got-Selun ou Got-Salaun, succédaau Roi Hoel son père, soit par droit d'aînesse, ou par usurpation. Il mourut vers l'an 630. & fut inhumé dans l'Abbaye de St Melaine, qu'il avoit dotée.

 

 

Judicaël, roi de Bretagne épousa Morone, dont il eut quelques enfants. Il abdiqua la Couronne vers l'an 638, et se retira au Monastère de Gaël, où il mourut l'an 658 (voir la vie de saint Judicaël par Albert Le Grand et Une résidence de Judicaël, roi de Domnonée par F. Le Lay 

 

 

3° Les autres enfants de Hoël III sont St Josse, Saint Winoc, Eoc, Eumahel, Doethual, Largel, Riwas, Rigual, Jugoseth, Helon, Ludon, Grinmael, Gueinan, Judhael (posthume), Sainte Eurielle, Onnen, Bredquen & Cleor-prust (voir La paroisse de Sainte-Urielle. Page 1 Santez Uriell )

 

XII

 

Alain, dit le long, Roi de Bretagne, mort en 690.

 

 

Urbien, ou Choerenos (dont Urbon, dit Concar ou CongarComte de Cornouaille. Descendance ci-après)

 

 

Winnoc & Arnoc Moines, suivant Ingomar.

 

 

4° Quelques filles

 

XIII

 

 

Gradlon-Alain ou Gradlon Flain Comte de Cornouaille.

 

 

Jean

 

XIV

 

Daniel

 

XIV

 

Budic -mur Comte de Cornouaille, & ensuite Roi de Bretagne.

 

XV

 

Meliau Roi de Bretagne après son père.

 

 

Rivod fit mourir son frère & son neveu.

 

XVI

 

Saint Melair ou Meloir honoré comme Martyr le 2. Octobre. Après sa mort régna Jarnithin Mactierne de Ruffiac : mais ses descendans ne lui succéderent point.

 

Descendance de Urbon évoqué, placé à la treizième génération,

 

XIV

 

Judon

 

XV

 

 

Constantin, autrement dit Kyoltain, épousa Barilia, suivant les Actes de St Melair, & fut Comte de Cornouaille

 

XVI

 

Argant, dit Arastagne Roi de Bretagne.

 

 

2 °Justin, ou Jostin (Descendance ci-après)

 

XVII

 

Judual, Indual ou Findleoc Comte de Cornouaille, qui peut être le même que Wiomar tué par le Comte Lambert.

 

XVIII

 

Fragual Comte de Cornouaille.

 

 

Louvenan, ou Plouvenor.

 

XIX

 

1° Gradlon Plouvenor, Comte de Cornouaille après Fragual, se retira à Noirmoutier, où il mourut fort âgé.

 

 

2° Wrmaelon ou Gurmailon Comte de Cornouaille gouverna la Bretagne après la mort d'Alain le Grand.

 

3° Alarun épousa Diles

 

 

4° Roiantdreh, épousa Combrit (voir histoire de Plumaugat : la période bretonne )

 

 

Descendance de Justin, évoqué à la seizième génération

 

XVII

 

 

Alefrond ou Alesfirondon.

 

XVIII

 

Ulfret ou Auffret Comte de Cornouaille.

 

XIX

 

1° Diles épousa Alarun, qui lui porta le Comté de Cornouaille.

 

XX

 

1° Budic Ier du nom, comte de Cornouaille

 

XXI

 

1° Budic II ou Benedic II. du nom, Comte de Cornouaille mort vers l'an  980

 

 

Benedic Evêque de Quimper avant l'an 943

 

XXII

 

1° Budic III ou Benedic Comte de Cornouaille épousa Guigoeden, après la mort delaquelle il embrassa l'Etat Ecclésiastique & fut Evêque de Quimper.

 

 

2° Periou eut un fils nommé Guegon

 

XXIII

 

1° Alain, surnommé Cagnart, Comte de Cornouaille épousa Judith Comtesse de Nantes, & mourut l'an 1058

 

 

2° Orscand Evêque de Quimper.

 

 

3° Guethenuc ou Guezenec.

 

 

4° Guerech.

 

 

5° Avan, Onven ou Agnès épousa Eudon Comte de Penthièvre (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 1 )

 

XXIV

 

1° Hoel Comte de Cornouaille, mort en 1084. avoit épou Havoise soeur du Duc Conan II dont il hérita en 1066

 

 

2° Quiriaque Evêque de Nantes

 

 

Benedic Abbé de Quimperlé & ensuite Evèq. de Nantes.

 

 

4° Budic

 

 

Hodierne Prieure de Locmaria.

 

 

N. mariée au Seigneur du petit Montreveau

 

 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 15:00

Comme le pays des Curiosolites, la partie méridionale de celui des Osismes avait d'abord été occupée par un certain nombre de petites colonies, mutuellement indépendantes, dont la principale, veine selon toute apparence de la ville de Corisopitum en Grande-Bretagne, s'installa au confluent de l'Odet et du Steir et y rétablit le nom de la cité insulaire d'où elle sortait un quart de lieue environ au-dessus de la ville gallo-romaine d'Aquilonia, dès-lors, ce semble, ruinée et abandonnée.

 

 

 

Il nous reste un document connu sous le nom peu exact de Catalogue des comtes de Cornouaille, qui est en réalité une nomenclature assez antique, mais informe et incomplète, des plus anciens chefs ayant régné sur tout ou partie du territoire cornouaillais. En tête de cette liste figurent trois princes : Riwelen Mur-Marc' hou (c'est-à-dire Riwelen le Grand Cavalier), Riwelen Marifhou ( Riwelen le Cavalier), et Congar. Ces trois noms, ainsi placés avant celui même de Grallon, reconnu unanimement pour le premier roi de Cornouaille, ne peuvent donc s'appliquer qu'à trois des chefs de ces petites colonies mutuellement indépendantes, par où commença sans aucun doute l'établissement des Bretons dans le sud du territoire osismien. Peut-être le second Riwelen était-il fils du premier ; et, comme la presqu'île de Crezon a longtemps porté au moyen âge le nom de terre de Rivelen, on peut croire par conjecture que c'était là le siège de leur colonie. Quoi qu'il en soit, D. Le Gallois pense que ces premiers Bretons établis vers l'angle sud-ouest de notre péninsule furent entraînés, en 469-470, dans l'expédition de Riothime, et rien n'est plus vraisemblable : car il paraît impossible que les seuls Bretons du pays de Vannes aient pu suffire dès-lors à fournir les douze mille hommes de l'armée de ce prince. Le désastre qui mit fin à cette entreprise dut donc frapper cruellement les premières colonies établies chez les Osismes, tout comme celles du pays de Vannes. Mais les ravages des Saxons dans l'île de Bretagne devenant de plus en plus terribles, ce vide fut bientôt plus que comblé. Vers l'an 480, une émigration considérable, bien plus nombreuse que les petites bandes ordinaires dont nous avons parlé, débarqua dans l'angle sud-ouest de notre péninsule, sous la conduite d'un prince insulaire appelé Gradlon ou Grallon, qui reçut plus tard de ses sujets, à cause de son exacte justice, le surnom de Iaun, c'est-à-dire la Loi ou la Règle, et de la postérité celui de Mur ou Grand, attaché maintenant encore à son nom. Toutes nos traditions les plus anciennes et nos plus vieux documents s'accordent à représenter Grallon comme le véritable fondateur du comté ou royaume de Cornouaille ; d'où l'on doit légitimement induire que c'est la grande émigration placée sous ses ordres qui donna à cette partie de notre presqu'île son nom breton de Kernau, en latin Cornubia, fort mal traduit en français par le mot de Cornouaille, mais reproduction exacte du nom des Corvavii ou Cornabii, l'un des principaux peuples de l'île de Bretagne, établi dès le IIe siècle de l'ère chrétienne, sur le haut cours de la Saverne, rive gauche, entre ce fleuve et la rivière d'Avon, dans le territoire actuel des comtés anglais de Worcester, Warwick, Stafford, Chester et Shropshire. C'est donc de cette tribu insulaire qu'était sorti le roi Grallon et son émigration.

 

 

Ce chef unit sous son sceptre tous les émigrés bretons et les indigènes armoricains installés dans le territoire qui forma, jusqu'en 1789, le diocèse de Quimper ; et il établit d'abord sa principale résidence au confluent de l'Odet et du Steir, dans cette naissante ville bretonne de Corisopit, dont on a parlé plus haut. Il eut bientôt l'occasion de se signaler avec éclat. Non contents d'envahir la Grande-Bretagne, les pirates saxons infestaient encore les côtes de la Gaule, spécialement notre péninsule. Il s'était même formé dans les îles de la Loire un nid de ces oiseaux de proie, que les Francs de Childéric et de Clovis eurent plus d'une fois à combattre, et qui insultèrent aussi les états de Grallon. Mais ils trouvèrent en celui-ci un rude adversaire, qui les attaqua sans crainte sur leur propre élément et leur infligea de cruelles défaites, dont un vieux poète historien parle ainsi : « Le roi Grallon gouvernait alors de son sceptre souverain, le pays des Cornubiens, situé vers l'occident. Un vaste royaume dont il avait accru les limites, lui était soumis. Le front ceint d'un diadème, paré des richesses enlevées aux pirates du Nord, il surpassait en puissance tous ses voisins, après les guerres cruelles où il avait accablé cette race ennemie. Il avait tranché la tête à cinq de leurs chefs, pris un pareil nombre de leurs vaisseaux, brillé et triomphé dans cent combats. Pour témoin de ses exploits il avait eu la Loire même ; car c'est sur les bords de ce fleuve que s'étaient livrées ces grandes batailles. » Il semble, au reste, que ces expéditions se firent de concert avec les Francs : selon une ancienne tradition relatée au cartulaire de Landevenec, le roi des Francs aurait même député une ambassade à Grallon, pour lui demander secours contre les païens, « parce que Dieu, nous dit-on, avait accordé au prince breton le pouvoir d'exterminer par le glaive les races infidèles. » On parle aussi des dons magnifiques que Grallon reçut des Francs en retour de son alliance et de ses services : non-seulement des sommes d'or et d'argent, mais des villes et des cités jusqu'au nombre de quatorze. Sans doute en tout cela il y a beaucoup de fable, ou tout au moins d'exagération. Pourtant deux faits sont certains : c'est, d'abord, que sous le règne de Clovis, et dans les dernières années du Ve siècle, la Loire fut infestée de pirates barbares et païens, qui même assiégèrent la ville de Nantes sous les ordres d'un chef du nom de Chillon : voilà donc les ennemis que Grallon eut à combattre. En second lieu, il est sûr qu'au temps du même Clovis un traité dut se conclure entre les Francs et les Bretons, pour régler les limites du territoire où ceux-ci pourraient se maintenir indépendants : la tradition des cités cédées à Grallon est sans doute un souvenir for altéré de cette convention primitive, dont le texte ne nous est pas, d'ailleurs, parvenu. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas se peindre Grallon sous les traits de Fracan, Riwal et autres petits chefs à physionomie patriarcale dont on a parlé ailleurs. Grallon était un vrai roi, puissant, opulent, fastueux. Nous venons d'entendre vanter sa puissance. Bientôt nous le verrons, vêtu de soie et d'or, présider à des festins magnifiques dans de vastes palais, emplis de musique harmonieuse. Mais parmi tout ce luxe, et malgré l'eau du baptême versée sur son front, son coeur était demeuré farouche, impétueux, toujours prêt à suivre sans frein les premiers emportements de la passion. On en a une preuve curieuse dans l'histoire de ses relations avec saint Ronan... Grallon était donc d'abord un vrai roi barbare, violent et emporté, à la façon des premiers Mérovingiens. Mais Dieu, qui voulait en faire un instrument de ses desseins, avait déjà envoyé au pays de Cornouaille l'homme qui devait dompter cette fougue, adoucir ce coeur farouche, et exercer sur ce prince, pendant le reste de son règne, la plus heureuse influence. C'était Guennolé.

 

Extrait de "La Cornouaille au temps du roi Grallon" par Arthur  Le Moine de La Borderie.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 15:35

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:16

La carrière des Grandes Landes à Brusvily est exploitée depuis près de 150 ans. Hors, quand Joël Mauduit est arrivé à Brusvily en 1996, cette carrière avait cessé ses activités depuis 2 ou 3 ans. Voici un article que l'on pouvait lire dans le quotidien Ouest-France, en date du 19 novembre 2014 à l'occasion de la visite de l'évêque de Saint-Brieuc : «  Dans 50 ans, il y aura encore du granit et c'est possible de descendre jusqu'à 45 m dans la législation des carrières, après c'est la législation des mines. En surface, il y a 4 m de granit très tendre qu'on ne peut pas utiliser, mais il faut le dégager. On cherche une faille naturelle. Le forage doit être perpendiculaire à la faille. » Un gros engin de 50 tonnes remonte les blocs bruts. Ceux-ci sont ensuite sciés puis taillés en fonction de la demande. L'entreprise travaille pour environ 30 % avec les Bâtiments de France, 30 % avec les entreprises de maçonnerie, 30 % avec les collectivités et un peu avec les particuliers, même si « la conjoncture est mauvaise à cause de l'économie, il faut rester optimiste. On a toujours eu des crises nationales dans le métier. Il y a eu beaucoup d'argent de gagné dans la profession, mais l'outil de travail n'a pas été modernisé ». Joël est originaire de la région de Vire en Normandie, au sein de sa famille on est granitiers depuis plusieurs générations. Il commença sa carrière en Normandie en 1967, puis fut amené à venir travailler en Bretagne, d'abord à Perros Guirec, au cours de la moitié des années soixante-dix jusqu'au début des années quatre-vingt. Précisément en 1980 il arriva à Le Hinglé, et enfin à Brusvily. Jadis le granit des Grandes Landes servait à paver les rues de Dinan, mais les charges étant telles, aujourd'hui les responsables choisissent du granit en provenance du Portugal ou d'autres contrée. Joël travaille beaucoup à la restauration de Monuments Historiques, un chantier est en préparation pour restaurer les ouvertures de l'église de Lannion. L'entreprise de restauration Lefevre, établie à Paris, spécialiste du Patrimoine est un des clients de Granit M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La carrière et l'ancienne forge, à mi chemin entre Trébédan et Brusvily

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une rare carrière familiale encore en activité aujourd'hui, l'entreprise travaille également  des granites de d'autres provenances. Des blocs granitiques de 15 tonnes sont en principe prélevés à chaque tirs. Joël sait aussi prodiguer des conseils sur l'art de travailler le granit, participe à des restaurations. Le droit d'exploitation de la carrière des Grandes Landes est accordé jusqu'en 2038. Et c'est la seule carrière qui reste dans la commune. Il faut coûte que coûte conserver tout ce savoir faire

 

 

 

 

Chef d'oeuvre au bourg de Brusvily

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Published by poudouvre
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