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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 09:39

 

Guillaume Le Gouverneur, évêque de Saint-Malo

 

II ) Guillaume Le Gouverneur portait lui même de l'intérêt à Saint-Malo de Beignon, car dès le 3 janvier 1612, il avait fait un accord avec Pierre Le Gobien, archidiacre de Porhoët, pour régler la juridiction de ce dernier. Par cer acte, l'évêque transféra à Saint-Malo de Beignon, la juridiction de l'archidiaconé de Porhoët, qui, jusqu'à lors, s'était exercée à Ploërmel, et voulut que cette juridiction, fût tenue conjointement avec celle de l'officialité épiscopale ; mais en 1622, Pierre Le Gobien, réclama contre cet arrangement, et Saint-Malo de Beignon fut abandonnée par lui. La question des foires de Beignon revint encore sous l'épiscopat de Mre Ferdinand de Neufville. Les fermiers des coutumes de Guer et le seigneur de cette ville s'opposèrent, paraît-il, à la bonne tenue de ces foires. Mais, au mois de mai 1650, Louis XIV accorda à l'évêque de Saint-Malo des lettres patentes confirmant les foires et marchés de Beignon et de Saint-Malo de Beignon, précédemment faites par Henri IV.

 

 

Le 2 mai suivant, François d'Avaugour, baron de la Lohière et seigneur de Guer, donna par écrit, son consentement à l'établissement de ces foires, et une sentence du siège royal de Ploërmel leva l'opposition faites par les fermiers des coutumes de la ville de Guer contre les foires et les marchés de Beignon ; enfin, le 16 juin 1651, le parlement de Bretagne rendit un avis favorable à Mgr de Neufville. Malheureusement, ce prélat, ayant sur les entrefaites quitté Saint-Malo, pour devenir évêque de chartres, l'arrêt du parlement ne fut exécuté que cent ans plus tard, le 22 juin 1768, à la prière de Mre Antoine-Joseph des Laurens, et les juges royaux de Ploërmel, furent seulement alors commis pour mettre ledit seigneur-évêque en possession desdits foires et marchés. Mre Ferdinand de Neufville laissa encore d'autres souvenirs à Saint-Malo de Beignon. Le 3 juillet 1655, se trouvant à son manoir de Beignon,  il convint avec Gabriel Macé recteur de la paroisse de Saint-Malo de Beignon, d'échanger le vieux presbytère paroissial qui était  renfermé dans l'embas de l'enclos dudit palais épiscopalà raison de quoy ledit recteur ne pourrait être libre en sa charge, la maison d'ailleurs étant ancienne, caduque et menaçant ruine, contre une belle maison située dans le plus beau du lieu de cette ville de Saint-Malo de Beignon, proche l'église, ayant un jardin au derrière, assez spacieux et propre pour le service de ladite maison, que ledit seigneur évêque consentoit à bailler en eschange de laditte maison presbytéralle qui n'avoit aucun jardin.

 

 

Cet évêque avait succédé sur le siège épiscopal de Saint-Malo à son oncle, Mre Archille de Harlay ; il voulut fonder un service pour ce prélat dans l'église de Saint-Malo de Beignon, mais, étant parti pour Chartres, avant d'avoir réalisé ce projet, ce fut Nicolas de Neufville, duc de Villeroy, qui au nom de Henry de Harlay, prêtre de l'Oratoire, principal héritier de Mgr de Harlay, fit cette fondation. Le 24 octobre 1658, il donna à Gabriel Macé,  recteur de Saint-Malo de Beignon, une maison et jardin appelée la Borguerie, hors et joignant l'enclos du château, étant de la succession dudit deffunt, comme l'ayant acquis par retrait feodal  par luy fait  sur les sieurs Jean et Yves de Quédillac, dont ledit deffunt evêque fit enfermer partie dudit jardin et maison de la Borguerie dans l'enclos dudit château de S. Malo de Beignon, pour le rendre régulier et carré de ce côté là. Cette donation ainsi faite par ledit seigneur de Villeroy à la charge par ledit Macé de dire, célébrer ou faire dire et célébrer comme il le promet et s'y oblige  et ses successeurs en la rectorie de S. Malo de Beignon, par chacun an, à perpétuité, en l'église dudit lieu, un service complet de trois vigilles à trois leçons et une autre messede requiem pour le repos des âmes dudit seigneur evesque de S. Malo et des seigneurs de la maison de Villeroy présents et à venir, et ce à pareil jour que ledit sgr evesque est décédé, qui fut le 20 novembre, et seront tenus ledit sieur Macé et ses successeurs recteur de S. Malo fournir audit service, pain, vin, luminaires et autres choses nécessaires. Puisque nous parlons du recteur de Saint-Malo de Beignon, notons ici quel était son revenu ; voici comment s'exprime à ce sujet le Pouillé de Saint-Malo, au siècle suivant : La cure de Saint-Malo de Beignon est à la présentation de l'ordinaire et possédée par Mre Pierre Fleury, qui, par sa déclaration du 6 juillet 1728, fait monter le total de ses revenus à 268 livres 5 deniers, les charges modifiées  par le bureau diocésain montent à 40 livres 15 dol 6 deniers. partant, reste net la somme de 245 livres 9 sols  6 deniers pour la subsistance dudit recteur. A la même époque, le recteur doyen de Beignon, Mre Guillaume Mahé avait 503 livres 8 d. de revenu ses charges montaient à 218 livres 2 d., et il restait pour sa subsistance la somme de 285 livres 6 d. 

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 20:33

 

I ) Mgr François Thomé, fut successivement Chanoine et Trésorier de Rennes, puis abbé commendataire de l'Abbaye Notre-Dame de Vieuxville et Prieur de Noyal sous Vilaine. Il fut nommé évêque de Saint-Malo le 25 février 1573 et prit part aux Etats de Ploëmel en 1580, il abdiqua en faveur de Charles de Bourneuf. Il fut le premier évêque de Saint-Malo qui fut inhumé en l'église Saint-Malo de Beignon, le 17 février 1591.

 

 

 

Le tombeau de Jean du Bec se trouve à gauche 

(cliché des éditions Le Flohic)

 

Le 10 janvier 1610, Mgr Jean du Bec se trouvant en son manoir de Saint Malo de Beignon, fit son testament dont plusieurs exemplaires existent encore. Après avoir réglé tous les détails de ses funérailles, qu'il voulait être faites à son abbaye de Mortemer, le prélat légua à l'église et fabrique de S.Mallo de Beignon, la somme de cent escus pour achepter des ornements et sur chacun d'eux faire mettre en broderye les escussons de ses armes. Il donna, en outre, la somme de trois cent livres pour faire célébrer des messes et services dans la dite église à son intention. Enfin Jean du Bec laissait la somme de cinq cents escus pour faire parachever la chapelle de Saint-Malo, située près de la fontaine qui dépend de ce lieu, pour y fonder  deux messes par chacune sepmaine à perpétuité, l'une au mercredy, et l'autre au vendredy, ensemble faire bastir une chambre pour y loger et remettre au chapelain qui célébrera ou fera célébrer lesdites deux messesn et à cette fin, achepter les ornements nécessaires, le tout selon les marchés et dessins faits précédemment avec les maçons et charpentiers. Quatre jours après avoir fait son testament, Mgr Jean du Bec mourut à Saint Malo de Beignon, le 20 janvier 1610 ; son corps fut embaumé et solennellement porté en l'Abbaye de Mortemer pour y être inhumé, mais son coeur et ses entrailles fuent déposés dans le sanctuaire de l'église paroissiale de Saint Malo de Beignon. Maintenant encore, l'on voit, à demie-cachée sous le marchepied du maître d'autel de cette église, une pierre tombale portant un écusson fuselé d'argent et de gueules, qui est du Bec, timbré d'une crosse et d'une mitre. Le marchepied couvre en grande partie deux inscriptions latines gravées sur cette dalle, mais on distingue ces mots de l'une d'elles : SAXUM PRECORDIA. R. P. JOHANNIS ; c'est tout ce qui reste à Beignon du monument funéraire de Jean du Bec, évêque de Saint-Malo

 

 

L'un des exécuteurs testamentaires de Monseigneur du Bec fut Jacques Doremer, vicaire général du diocèse sous Mgr du Bec et sous son successeur Guillaume Le Gouverneur. Le 7 juillet 1628, e dernier évêque de Saint-Malo se trouvant à Saint-Malo de Beignon, fonda les messes ordonnées par Jean du Bec ; mais quoi que la chapelle de Saint-Malo eut été probablement achevée car elle existe encore -depuis détruite, il décida que ces deux meses seraient dites dans l'église paroissiale de Saint-Malo de Beignon, à l'autel du choeur, à la charge du chapelain de tenir un cierge allumé, durant a célébration desdites messes, sur le tombeau où ont été enterrés le coeur et les entrailles du deffunct seigneur évêque Jean du Bec, et au finissement d'icelles de dire le psaume  De profundis avec les oraisons : Deus qui inter apostolicos et Deus largitor  et Fidelium.

 

 

L'ancienne chapelle de Saint-Malo à Saint Malo de Beignon

 

Mgr Le Gouverneur nomma en même temps Pierre Hamon, chapelain de cette fondation et lui assiga à cet effet une rente annuelle de 30 livres. Le lendemain, qui était un dimanche, on montra aux paroissiens de Saint-Malo de Beignon, assemblés pour la grand'messe, les beaux ornements que l'exécuteur testamentaire de Mgr du Bec avait fait faire pour leur église ; c'était un chasuble de velours viollet avec estole et fanon aussy en velours garny de ftange de saye  par le bas et le tout parementé  et enrichy de luisant et clinquant d'or avec un escusson des armorires dudit feu seigneur evesque relevée en broderie sur le derrière du chasuble ; de plus un coussinet et oreiller aussy de velours, une bource et un vollet de pareille étoffe et mesme un voile de taffetat enrichy de dentelles d'or.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 13:10

 

Roiantdreh, était au cours du IXe siècle une de ces puissantes dames qui exerçait la charge machtiernale sur les paroisses primitives bretonnes de Plebe Maëlcat, plebe Motoriac et Seminiaca Plebs (voir les paroisses primitives Bretonnes, page n° 3). Nous avons eu à maintes reprises l'occasion d'évoquer cette personne, descendante du roi Judicaël, elle est donnée à travers ette charte émanant du Cartulaire de Redon, fille de Louwenan, et veuve du Comte Combrit, et à la mort de son fils Ewen, s'étant retrouvée seule avec ses filles, elle eut recours à adopter comme héritier de tout son bien, le roi Salomon de Bretagne (voir Arthur Le Moine de La Borderie : Examen chronologique des chartes du cartulaire de Redon, page 2. Seconde partie).  Voici l'acte daté de 869 :   Cum enim legalitet liceat unicuique nobilium derebus suis propriis, seve de haereditate propria facere quidquid voluerint aut quemliber personæ commendare, aut quemlibet in filium super eam adoptare ; idcirco Roiamt-dreh Lowenani filia, post mortem filii mei Even orbatam ac destitutam auxilio filiorum meorum me cemens, adii venerabilem principem Salomonem, ipsumque quasi proprium filium & ex came mea genitum super totam meam hærediratem recepi, tam super hoc quod in propria potestate nunc teneo, id est, Seminiaca plebs, & quod habeo in plebe Motoriac, & quod in plebe Maëlcat, quam super illud quod jure hæreditario mihi deberur, ita ut ille post mortem meam inde habeat potestatem donandi, vendendi, possidendi, commutandi, tam ipse quam filii ejus post se à generatione in generationem. Et quam din vixero ipse me custodiat ac deffendat super hoc quod teneo, & post mortem meam toutm recipiat, nisi quantum illi placuerit filiabus meis, id est sororibus ejus dare. Factum est hoc in Pago-trans Silvam, in nuncupante Bidoën regante Karolo Rege, ipso Salomon dominante Brittaniam, Ratuili Episcopo super Episcopatum Sancti Machutis, Festieno Episcopo super Episcopatum Sancti Samsonis. III, Kal. Deçembris III. Feria, coram multis nobilibus viris qui viderunt & audierunt, quorum ista sunt. nominal. Signum Roiantdreh quae tunc ipsum Salmodem in filium proprium recepit. Signum ipse Salomonem qui receptus est. Morvaten Abbas testis. Maëneleu testis… A travers cet acte daté du 29 septembre 869, figure le nom d'une paroisse : Bidoën, mais aussi le nom de divers personnages. Outre la dite Roiantdreh et le Roi Salomon qui signent, sont également mentionnés Festinianus, qui fut sans doute vers l'an 859 le premier Archevêque de Dol  (voir La Métropole de Dol) et Ratwilis, alors évêque d'Aleth, siège depuis transféré à Saint-Malo, Ratwilis est probablement l'auteur de la Gesra sanctorum Rodanensium. Il fut évêque de la Cité d'Aleth (actuel Saint-Servan) de l'an 866 à l'an 872. C'est à lui que le Roi Salomon, accorda ce qu'il avait reçut de Roiantdreh, en cette partie de son royaume désignée Pago-trans-sylvam, ou Pays au delà de la forêt, contrée devenue successivement le Poutrocoët, puis le Porhoët. De cette époque date le rattachement du fief de Saint-Malo-de-Beignon au siège épisopal devenu au XIIe siècle, Saint-Malo. C'est en son château de Bidoën, que le roi Salomon reçut Ratwillis, l'évêque d'Aleth. C'est sans nul doute à l'emplacement de ce château que fut aménagée à la fin du XIe siècle la résidence d'été des évêques d'Aleth, puis de Saint-Malo ici à Saint-Malo-de-Beignon. Dès lors, à maintes reprises, au fil des siècles, la modeste paroisse sera liée à ces évêques qui se succédèrent sur le trône épiscopal de Saint-Malo.  Martin était sur le siége épiscopal d'Alet en 1054 et tenait au parti de l'archevêque de Tours, contre les prétentions de celui de Dol, relativement a la métropole de Bretagne. On ne sait quelle année fut le terme de sa vie : cependant ce dut être entre l'an 1056 et 1061. S'il fallait en croire dom Taillandier, il y eut schisme pendant près de soixante ans dans l'église d'Aleth , après la mort de Martin. Selon cet auteur, et quelques autres écrivains de mérite, l'évêché en question fut alors partagé en deux portions ; de sorte qu'un second siège fut établi a Saint-Malo de Beignon, petite ville ou gros bourg a dix-sept lieues au sud d'Aleth : mais nous croyons avoir démontré sans réplique, dans notre Grand ouvrage, que cette prétendue séparation n'est qu'une fable provenue de ce que nos pontifes, errans ça et l'a, selon que nous. l'avons dit, et du reste richement possessionnés à Beignon, se qualifièrent quelquefois à cette époque évêques de ce lieu, comme ils s'intitulaient également évêques d'Aleth, évêques de Saint-Malo évêques dans le Porhoét, etc. Après l'emprisonnement de la duchesse Constance de Bretagne en 1198 (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle, page n° 10), Le Baud raconte que les barons bretons se réunirent à Saint-Malo-de-Beignon et proclamèrent pour leur duc le jeune Artur. Il semble bien qu'il y ait un écho de Ces faits dans le récit de Guillaume de Newbridge qui nous montre les grands seigneurs bretons, après avoir refusé de reconnaître Richard comme tuteur de son neveu, emmenant le jeune prince dans l'intérieur de la Bretagne. Certains érudits intervertissent ici l'ordre des faits et placent l'assemblée de Saint-Malo-de-Beignon avant l'emprisonnement de Constance, mais il n'est guère vraisemblable que les barons aient agi de la sorte tant que leur duchesse était au milieu d'eux, tandis que celle réunion est une réponse toute naturelle à l'emprisonnement arbitraire de Constance par Richard. M. Trévédy a essayé de justifier cette interversion en faisant remarquer que Le Baud ne donne pas le titre de vicomte à Alain de Rohan, dont il signale la présence à cette assemblée, ce qui indique, dit-il, que son père vivait encore et que par conséquent 18 réunion de Saint-Malo de Beignon est au plus tard de 1195 ; mais cet argument, pour être décisif, supposerait chez Le Baud une précision que ce chroniqueur est loin de posséder toujours. Parmi les autres seigneurs dont la présence est mentionnée à la même réunion se trouve un Amaury de Montfort que M. Trévédy a pris pour un seigneur de Monlfort-sur-Meu. Il y a là une erreur certaine. Comme nous l'apprend M. l'abbé Guillotin de Corson, le seigneur de Montfort sur-Meu qui vivait à celte date s'appelait Guillaume. Il n'y avait à ce moment qu'un seul Amaury de Montfort : c'était un baron français, . Le 29 mai 1260, Guillaume de Lohéac accorda à Nicolas de Flac, évêque de Saint-Malo, et à ses successeurs à perpétuité, pour leur manoir épiscopal de Saint-Malo de Beignon, l'usage de chauffage et de maisonnage dans la forêt de Paimpont. L'évêque, en vertu de ce droit, avait la faculté de commettre, à son choix, un homme pour désigner aux charpentiers les pièces à abattre; et ce montreux, lors de l'enlèvement était tenu seulement de souffler dans ung cornichet que l'on peust ouir d'aultant loing que l'on peust hucher, afin d'avertir les forestiers de venir voir, s'ils le jugeaient à propos, que tout se passait sans fraude. Cet usage fut d'abord plenier dans toute la forêt: mais dès l'an 1464, il n'avait déjà plus lieu que dans les endroits appelés Coulon et Trémelin ; et par sentence du Ie 1er septembre 1634, il fut réduit à 110 charretées seulement de bois à feu par année, et à 6 charretées de merrain pris dans le canton de Trégouët, proche Beignon. Divers autres arrangemens furent encore faits depuis: et enfin, les 23 et 25 mai 1759, MM. de Farcy et d'Andigné accordèrent à M. Fogasses de la Bastie, évêque de Saint-Malo, qu'à l'avenir ils lui feraient délivrer sans frais, et à ses successeurs, par chacun an, outre 50 cordes de bois toutes ûchées et dressées, 8 charretées de bois d'oeuvre formant ensem ble 200 pieds cubes bien équarris ; ce qui fut confirmé par arrêt du 20 novembre suivant. Lorsque, le 19 mai 1653, cette forêt fut vendue par Henri de la Trimouille, pour la somme de 220 mille livres, aux deux familles ci-dessus, elle valait au moins un million, parce qu'elle était alors toute en grand bois, et qu'elle n'avait pas moins de 12 à 15 lieues de circuit. C'est encore aujourd'hui la plus vaste de toute la province: elle contient 3 mille arpens en futaie, et surtout en taillis. 

 

Sentence arbitrale du duc de Bretagne Jean le Roux entre l'évêque de Saint-Malo, d'une part, et de l'autre Olivier de Kergoët, et ses complices, qui avaient pris et pendu, à Saint-Malo de Beignon, deux hommes de l'évéque.

 

(1341, 23 Juillet.)

 

 

Universis présentes litteras inspecturis vel audituris Jobannes, dux Britannie, salutem in Domino. Noveritis quod cum venerabilis pater episcopus Macloviensis nobis denunciasset quod Oliverius de Kaergoyt, armiger, senescallus tune temporis Guillelmi de Lolicac, militis, et sui complices duos homines mansionarios dicti episcopi ceperaut in feodo dicti episcopi, uoum videlicet in evraiterio Sancli Mactovii de Bedano et alium in villa dicti loci, et quod ipsos suspenderat vel suspendi fecerat et confitente quod ipsos dictis locis ceperat : quare supplicabat nobis idem episcopus ut hoc emendari faceremus : tandem compositum fuit coram nobis inter dictum episcopum et dictum Oliverium, présente dicto Guillelmo de Loheac et in hoc expresse consenciente tam pro dicto Oliverio quam pro suis complicibus qui composicionem inferius annotatam voluerint observare, quod dicti Oliverius et alii complices predicti, qui banc composicionem voluerint observare, accèdent personaliter ad loca ubi sunt corpora, ossa vel reliquie suspensorum et exinde cadem defferent, vel quod supererit de eisdem, ad cymiterium superius nominatum, ad diem et horam sibi a dicto episcopo assignandam. Tenentur insuper acccdere personaliter ad quamlibet ecclesiam cathedralem tocius ecclesie Britannice cum litteris dicti episcopi, et in qualibet earumdem processionem publicam facere in brachis et camisiis, virgas in manibus defferentes et se modo solito de eisdem verberari facientes, et secum referre litteras testimoniales dyocesiani cujuslibet ecclesiarum predictarum vel officialis earumdem in signum processionum perfectarum, si possint eas habere. Tenetur etiam dictus Bialotus, qui dictos homines suspendit, reddere dicto episcopo quadraginta libras monete currentis pro expensis dicti episcopi in prosequcione dicti negocii faclis, quas cidem episcopo per dictum nostrum adjudicavimus, cum se super dictis expensis supposuerint dicto nostro : de quibus solvendis dictus Guillelmus de Loheac se conslituit principalem debitorem dicto episcopo coram nobis, videlicet viginli libris ad instantcm Andegavinam, et aliis viginti libris ad mediam Quadragesimam proximo subsequentem. Preterea tenetur dictus Oliverias jurare, tactis sacrosanctis Evangeliis cum tricesima vel vicesima manu ad voluntatem dicti episcopi et requisicioncro, apud Sanctum Maclovium de Bedano, infra mensem a tempore submonicionis ipsius episcopi, quod in contemptum dicti episcopi vel Macloviensis ecclesie dictos homines non cepit vel capi fecit. Juravit etiam idem Oliverius quod dicto episcopo aut ecclesie Macloviensi contra jus non forefacict in futurum. Dictus autem Willelmus de Loheac concessit coram nobis quod occasionc capeionis, suspencionis, aut ejus quod actum fuit de predictis hominibus, nichil juris, possessionis, aut dominii in feodo dictorum episcopi et ecclesie Macloviensis réclamât, nec per se nec per alium in posterum reclamabit, et de hoc tenetur idem Willelmus dicto episcopo patentes litteras suas dare. Istam autem composicionem in quantum ad eum pertinet juravit idem Oliverius se servaturum et de cetero contra eam non venturum. Predictis autem a dicto Olivcrio in quantum ad ipsum pertinent integratis, est dictus Oliverius a nobis et dicto episcopo super hiis quitus, jus capiendo et faciendo aliis conquerentibus de premissis, si qui duxerint conquerendum. In cujus rei testimonium et munimen,eidem venerabili patri Macloviensi episcopo, ad peticionem dictorum Willelmi et Oliverii, présentes litteras sigillo nostro dedimus sigillatas. Datum die Veneris in festo béate Marie Magdalene, anno Domini millesimo ducentesimo sexagesimo primo

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 16:16

 

 

Telles les oies du Capitole, voici les gardiennes du Temple des Vaux....

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 16:06

 

 

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 15:35

 

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 05:49

 

Il y a environ 4000 ans apparaissait une nouvelle période, intermédiaire entre le Néolithique et l'âge de Fer : l'âge de Bronze. L'âge du Bonze est lui même divisé en trois périodes, dont la première est connue sous le nom de Bronze ancien, estimée remonter aux environs de 2000 à 1400 avant l'ère chrétienne, époque  dite période morgienne.  A cette période se rattache le gros tumulus de la Molillais à Ploubalay. Pierre-Roland Giot considéré comme le créateur de l'archéologie armoricaine moderne nous fournit ces données au sujet de ce tumulus : Il avait été en partie fouillé par M. E. Rouxel en 1930, mais fort mal publié par 0. du Breil de Pontbriand. Grâce à M. E. Rouxel nous avons pu examiner ce qui reste des objets métalliques découverts, une hache plate en bronze à faibles rebords, et un fragment d'objet en bronze à très forte teneur en arsenic. Ces objets se trouvaient au centre dans une chambre en pierres sèches faite de galets. Il s'agit donc bien d'un tumulus du Bronze armoricain, quelque peu à l'est de la région de distribution usuelle  

 

 

Objets découverts en ce tumulus de Ploubalay

 

A l'âge du Bronze Moyen dite période lamaudienne, estimé remonter de 1500 à 1100 avant l'ère chrétienne se matérialise sur notre vieux terroir par la présence de cette lunule en or découverte dans un tumulus à Saint-Potan. Ces objets précieux servaient de Collier ou de diadème. 

 

 

 

 

Lunule

 

L'Âge du Bronze final, prit fin vers l'an 700 avant l'ère chrétienne. D'après les  spécialistes, un appauvrissement des gisements d'étain  fut la cause de cette phase finale. Le fer allait alors supplanter cette période (voir L'âge de fer, page n° 1)

 

 

Les ciseaux de bronze et les haches plates

 

Inventaire des localités ayant founis des objets de l'âge du Bronze :

 

 

 

Bréhand, au Moulin de Mi-Voie. 1854, dans une poterie, 46 coins ou hachettes; fin du larnaudien.

 

 

Broons, .24 petits coins; fin du larnaudien. Id. à la Motte Broons

 

 

Calorguen, 1863, 160 haches à talons, entassés perpendiculairement, le tranchant en bas, dans un trou cylindrique; morgien. Ci dessous.

 

 

 

 

Caulnes,  1878, coins, 4 grands et 46 petits ; fin larnaudien.

 

 

Corseul,  au Haut-Bêcherel 1865, coins très nombreux ; fin larnaudien, 

 

 

Créhenci-dessous, bracelets trouvés en 1869 dans un tumulus, commune de Créhen. Ils ont été vendus à un horloger de Dinan par un cultivateur qui n'a pas voulu faire connaître le lieu exact de sa trouvaille. Dans la commune de Créhen existent encore plusieurs tumuli et dolmens, et on y découvre assez fréquemment des haches en pierre polie. Ces bracelets sont en or de même que eux découverts à Mâtignon

 

 

 

 

Erquy. Nombreux coins; fin larnaudien, et hache ci-dessous 

 

 

 

 

Henon, Coins en nombre; fin du larnaudien.

 

 

Hillion, 30 coins; fin du larnaudien.

 

 

Langourlaau village de la Maçonnays, un dépôt de 44 haches à douilles fut mis à jour en 1891

 

 

Languenan, un dépôt de hache à talon, découvert  en 1964

 

 

Mâtignon, bracelets découverts en 1880, ci-dessous

 

 

 

Moncontour, en  1874 des haches-coins de bronze, à douille carrée ont été trouvées

 

Morieux, hache en bronze a talon, trouvé en 1866 à l'Ermo, ainsi qu'un poignard en bronze, trouvé en 1839. 

 

 

Noyal, à la Morandais. 1858, dans une poterie, 20 à 25 objets divers, culot, gouge, marteau, épée,2 haches à talon ; fin du morgien.

 

Plancoët, des petites haches plates.

 

 

Planguenoual,1886, dans une poterie, 9 kilos 500, surlesquels 5 kilos 250 de culots, débris divers, 1 seul fragment d'épée, 12 haches à ailerons, 3 à douille ; larnaudien. 

 

 

Pledéliac. Nombreux coins; fin larnaudien.

 

 

Plêmy.  En 1853 furent découvertes 60 haches.

 

 

Plénée-Jugon, à la Moussaye. Plus de 100 grands coins; fin du larnaudien. Ci-dessous deux exemplaires trouvés. Nous avons vu aussi comment un artisan confectionnait des moules à cuivre (voir Langouhèdre au fil du temps............

 

 

 

 

Pléneuf, 90 coins; fin du larnaudien.

 

 

Plurien à La Ruée. 1887, grands coins, plus de 800, formant 3 couches rectangulaires superposées; fin du larnaudien. Id,, à 15 mètres de la précédente. Même année, 30 grands coins., hache ci-dessous, découvertes à la Ruée

 

 

 

 

Pommeret, haches à douilles  carrées découvertes en 1844 

 

 

Saint-Goueno, 1872, dans une espèce de caveau, 410 coins, grands et petits ; fin du larnaudien.

 

 

Saint-Helen. 500 coins ; fin du larnaudien

 

 

Sévignac, à Brondineuf. 1870, débris divers, épées, poignards, lances, 2 haches à talons; morgien.

 

 

Trigavou, Coins en nombre; fin du larnaudien.

 

 

La Vicomté-sur-Rance, au Lessart. 1877, sous une dalle, 21 objets, épées, poignards, 5 haches à bords droits; essentiellement morgien. La Vicomte étant une commune nouvelle la découverte est parfois désignée sous le nom de l'ancienne commune Pleudihen. 

 

 

 

Poterie et objets du Bronze

 

 

Les tumulus, ces éminences de terre artificielle, recouvrait des sépultures. Leur dimension, leur forme et le composant variaient. La motte de terre recouvrait une structure en pierre où reposaient des ossements incinérés, parfois, cette dernière partie pouvait être très raffinée. Les cairns, autres sépulture de cette période étaient uniquement conçus en pierre. Ces monuments n'accueillaient qu'une sépulture, et la richesse du mobilier funéraire marque une société davantage structurée, qu'elle ne l'était au cours de la période du Néolithique. Peut être que ces personnages au statut social élevé, contrôlaient ces matières qui furent à l'origine de cette période. Toutefois, ces cas étaient relativement isolés, et selon les spécialistes, la majorité de la société restaient en lien avec les coutumes du Néolithique. Nombre de tumulus ont dû être réutilisés au cours de la période féodale comme soubassement des défenses castrales, la présence d'objets de bronze aux abords de la Moussaye et de la Motte-Broons pourraient ainsi expliquer l'aménagement de ces défenses féodales. Ainsi qu'il a été dit plus haut, c'est vraiment avec Pierre-Roland Giot (1919-2002), que cette période préhistorique nous est davantage connue. Nombre de mottes castrales ont été désignées à tort tumulus, alors qu'elles n'avaient rien d'antique. Ce spécialiste, après une brillante carrière au CNRS reste pour tous les archéologues une référence. Pour en revenir aux tumulus, les derniers aménagés, étaient beaucoup plus pauvres, les céramiques remplacèrent alors les silex et autres objets métalliques. Les haches à douille conçues en bronze étaient très riches en  plomb, et donc très friables; elles sont aussi désignées coins, car similaires à l'outil servant à fendre les troncs. Elles sont regardées non pas comme outil, mais comme monnaie d'échange; quant aux ciseaux de bronze, ils servaient à frapper monnaie. Le Bronze final verra les tribus présentes ici en Armorique, céder à ce rituel consistant à incinérer les défunts. Plus connue sous le nom de Civilisation des champs d'urnes et puisant ses sources sur ce terroir compris entre Hallstatt  en Autriche, et la Tène, en Suisse, terroir sur lequel était un temps stationnées ces tribus qui déferlèrent bientôt sur l'ensemble de l'Europe Occidentale. Ces tribus dites, tribus Celtiques apportèrent avec elles d'autres croyances, d'autres rituels, d'autres matériaux. Une Civilisation nouvelle émergea près de 600 ans avant notre ère : le Second âge de Fer...

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 20:52

 

 

Nous avions brièvement eut l'occasion d'aborder la période du Paléolithique qui vit sur notre péninsule s'établir les premières tribus humaines (voir Le paléolithique en Bretagne, selon les sources fournies par Jean Laurent Monnier, (extraits) page n° 1 - Le paléolithique en Bretagne, selon les sources fournies par Jean Laurent Monnier, (extraits) page n° 2). Le Paléolithique est estimé remonter à environ de 700 000 à 300.000 ans avant l'ère chétienne. Période froide, neige et glaciers recouvraient en partie notre pénisule, et c'est essenciellement le long du littoral que ces tribus étaient fixées. Puis advint un réchauffement climatique naturel ; il y a environ 10.000 ans, émergeait le Mésolithique.

 

 

pirogue monoxyle 

 

Il semblerait que les premiers humains qui aient pénétrés à l'intérieur des terres ce soient taillés des pirogues dans des pins, et auraient ainsi remontés les prricipaux cours d'eau : Le Gouessant, l'Arguenon et la Rance. Ces tribus vivaient en chassant, en pêchant. Ils récoltaient les baies et se nourissaient aussi de pommes, de poires et des noisettes. Puis, arriva le Néolithique, il y a environ 7000 ans.

 

 

Les tribus humaines, travaillèrent la terre, se furent les premiers agriculteurs, les premiers qui apprivoisèrent des animaux domestiques. Sans doute des chevaux de petite taille comme ceux dont on a retrouvé les restes à Saint Juvat. Les monuments que nous venons d'étudier à travers les inventaires laissés par divers spécialistes au cours du XIXe siècle sont variés.

 

 

Les allées couvertes sont en principes regardées comme des sépultures collectives, alors que le dolmen simple à proprement parlé n'habritait semble-il qu'une seule sépulture, sans doute un personnage de haut rang.

 

 

Les menhirs pourraient avoir été dressés afin de rendre hommage au culte solaire, alors que les cromlechs semblent liés au culte lunaire. 

 

 

 

 

 

 

 

Reconstitution d'une habitation au Néolithique d'après travaux de spécialistes  

 

 

 

Poterie Néolithique

 

 

 

Armes et outils

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 15:58

 

Pleslin, Néolithique. -Hache en silex, longue de 0,10 (coll. Fornier). Au sud de la route de Trigavou à Pleslin, menhir haut de 1m80, large de 1m70, épais de 0m50. Les deux grandes faces sont orientées Est-Ouest. Il se trouve au bas du champ de la Kerinous, derrière la chapelle Sainte Apolline. Il porte également le nom de la pierre de Minoz (pierre d'Apollon) ou rocher Eliou, On a trouvé dans cet endroit une statuette d'Apollon (disparue). A la Quinais se termine l'alignement de la commune de Pleslin. P. Johannes, signale également dans les routes les plus fréquentées de Bretagne, près de Carnier, un alignement de menhirs, en quartz blanc. Situé au sud du bourg, à 400 mètres environ. Au nombre de 65, rangés sur 5 lignes, 55 sont renversés, 10 seulement sont encore debout. Le plus haut  a 3 m 50 au-dessus du sol,  et la plus grande ligne a 97 mètres de long atuellement. Les anciens racontaient que les fées, transportant ces pierre pour la construction du grand Mont-Saint-Michel, et les trouvant trop lourdes les déposèrent à Pleslin, et les alignèrent sur un espace de cinq à six cents mètres en les orientant dans la direction de l'est à l'ouest

 

 

 

 

M. de la Chênelière dressait en 1887 un inventaire des mégalithes sur l'arrondissement de Dinan, et le publiait dans la Société d'Emulation des Côtes du Nord. A Lanrelas, sur le bord de la Rance, (site des Aulnais), une pierre posée en place renferrme six bassins, dont trois grands et trois petits. Les premiers ont la forme d'une ellipse, les autres sont plus ronds. Leur profondeur = 0m 50 à 0 m 60 et 0 m 20 à 0 m 30. Evoquant le site, nombre d'auteurs romantiques ne manquèrent pes de voir à la Roche-aux-Géants, en Lanrelas, un dolmen qui leur rappellait les sanglants sacrifices de la religion de jadis (voir le site des Aulnays à Lanrelas)En réalité la roche en question résulte de l'érosion du fait de la proximité de la Rance, et n'a nullement servi à tels sacrifices ! En revanche, présence de menhir il y a, et au sommet de l'endroit, il semblerait qu'on y distingue les restes d'une allée couverte.

 

 

 

 

Sévignac. Dans  la même revue, six ans plus tards, A. Martin et C. Berthelot du Chesnay nous laissèrent des notes relatives au lieu de Bel-Air à Sévignac (au sommet de la côte de Guitternel) :  Dans un de nos voyages quotidiens entre Sévignac où nous avions été obligés d’aller chercher un gîte et le lieu des fouilles,  nous avions été frappés par la présence de trois blocs de quartzite, à peu près éloignés N. et S., dans l’enclos d’une petite ferme appelée Bel Air, bâtie au bord de la route, au point culminant (altitude 147 mètres) de la longue chaîne de collines courant du S-E au N-O, à la limite des communes de Sévignac et de Rouillac. Nous arrêtâmes notre voiture à la ferme et la maîtresse du logis à laquelle nous demandâmes la permission de visiter ses rochers, nous raconta qu’en défrichant le jardin son mari et ses enfants avaient trouvés des coins romains, et des pierres à fusil qu’ils avaient vendus à un marchand d’images. Nous l’engageâmes à faire creuser au pied des grosses roches, contre bonne récompense. Dès le lendemain une fouille avait été pratiquée autour du bloc le plus voisin de la maison  et l’on nous présenta dans un chapeau de paille, ses résultats fort satisfaisants : -Deux hache en diorite gris clair de 0m, 08 et 0m, 09 de longueur, de bonne conservation. -Une lame de silex gris avec une arête dorsale médiane et fort bulbe de percussion. Longueur : 0m, 07 ; mais la pointe est cassée. Pas de retouches. -Un autre éclat de silex blanchâtre avec bulbe de percussion et croûte originelle à l’autre extrémité. Longueur : 0m, 045. -Une vingtaine de morceaux de poterie. Quelques uns assez importants, comprenant : -La moitié d’un fond en pâte rougeâtre dans laquelle sont sertis des grains de quartz et des fragments de roche. En dedans, des marques de doigts, de pouce, très accentuées. Epaisseur variant de 0m, 010 à 0m, 015. -Autre moitié  de fond à pâte brune, plus fine, mieux cuite. -Plusieurs fragments  de la panse d’un grand vase à pâte noirâtre, contenant autant de sable et de mics que d’argile. Travail grossier, épaisseur 10 millimètres. -Morceaux de panse et d’orifices à bord droits dépareillés. Le jour suivant nous apprîmes qu’une nouvelle fouille tentée auprès du second bloc n’ayant pas donné, dès le commencement, les résultats escomptés, avait été vite abandonnée et que d’ailleurs les hommes de la ferme avaient d’autres travaux plus pressés et qu’ils renonçaient, pour le moment, à continuer les recherches. Les trois blocs reposent sur la très épaisse couche argileuse qui constitue les sous sol en cet endroit ; ils ont été apportés là, dans un but qui ne peut être douteux, celui de recouvrir des sépultures néolithiques. Il est bien certain qu’en dehors des dolmens, tumulus, menhirs funéraires, il devait y avoir des tombes plus modestes, cachées sous de simples pierres isolées, et d’autres peut être sans aucun signe révélateur extérieur.  Les sépultures de Bel Air, d’après le mobilier de l’une d’elles,  occupent un rang intermédiaire entre celles des puissants de l’époque et celles des pauvres. Ses pareilles devaient être en très grand nombre et c’est  à leur destruction, que nous devrons probablement une bonne partie de ces haches en pierre  que le soc de la charrue et la bêche du cultivateur font encore si souvent sortir de terre. Non loin de là, dans les landes de la carrière de Guitternel, il semble bien que ce soit les restes d'une allée couverte qui fut découverte au début des années soixante dix, mais lorsque l'érudit qui fut à l'origine de pareille découvete fit part à l'exploitant de la carrière de faire appel au centre archéologique pour étudier l'endroit de plus près, l'exploitant craigant que sa carrière ne soit fermée quelques temps demanda à l'un de ses artificiers de s'occuper du site. Et l'endroit vola en éclats empêchant toute étude....

 

 

 

L'abbé Lesage mentionnait à Trédias, auprès du village de Dinanmets, se trouve un terrain sec, aride, couvert de bruyères et environné de ravins profonds. En 1834, en voulant y construire un moulin à vent, on découvrit un tombeau antique. L'ouverture, faite en maçonnerie, ressemblait à la bouche d'un four. Les murs étaient formés par de grandes pierres plates placées debout, et la toiture n'était autre chose qu'une grande pierre moussue qu'on prenait pour la pointe d'un rocher. L'intérieur de la pièce, qui représentait un carré d'environ huit pieds, renfermait une pierre de granit travaillée cette pierre mesurait deux mètres de longueur, un mètre de largeur et un mètre de hauteur. On trouva aussi des ossements noircis et couverts de mousse, deux ou trois couteaux de pierre et les restes d'un collier le tombeau renfermait aussi quelques restes de poterie et de Ia vase. On lisait quelque chose sur la pierre qui recouvrait le monument. Ce tombeau gaulois ou romain fut aussitôt dévasté que découvert, et aujourd'hui il n'en reste plus rien. Etait est-ce vraiment un monument gaulois ou romain,  ou, une sépulture néolithique ?

 

 

 

 

Au Hinglé, un dolmen détruit, dans un champ de la Ville-Tanet, était connu sous le nom de Pierres-au-Diable.

 

 

 

 

A Pleudihen, le dolmen du Bois du Rocher, d'une longueur de 11m 50, orienté à l'est, une seule table en place. Ce dolmen a été fouillé en 1873 par M. de Boishue, qui y a recueilli une hache polie en diorite, et de nombreux fragments de poterie grossière.

 

 

 

 

A Saint-Samson, menhir de la Tremblaye. M. P. Giot nous fourni ces renseignements : Pierre-Longue, le beau menhir de La Tremblais (ou La Thiemblaye), de plus de 7 m hors de terre, est incliné et célèbre surtout par des légendes variées. Sa face supérieure est bien dressée et plane, l'inférieure étant rongée par une corrosion due à l'humidité. Sous un soleil rasant, entre 11 et 12 h, M. J.-L. Monnier et moi-même avons eu la surprise de voir que la face supérieure était entièrement garnie de gravures qui n'avaient jamais été signalées. Il s'agit d'une série d'au moins cinq registres groupant chacun une paire de figures carrées avec cupule interne et appendice supérieur (dans les meilleurs cas de conservation), qui font penser aux figurations des « idoles carrées » de l'allée couverte de Prajou-Menhir à Trébeurden. Cette découverte remet en actualité le problème de la fréquence originelle des menhirs ornés (ci dessous, à gauche).  

 

 

 

 

 

 

Plédéliac. M. P. Henry nous a signalé un menhir au fond de la vallée de l'Arguenon, au nord de Saint-Maleu, dépassant actuellement de 2 m les alluvions qui ennoient sa base. Il sera préservé malgré la mise en eau du barrage de l'Arguenon (ci-dessus à droite).

 

 

 

 

Evran, à 100 mètres environ du bourg, au nord, à gauche de la route nationale de Dinan à Rennes, il existe un alignement de pierres de différentes dimensions. Il court du sud-ouest au nord-est et est interrompu au nord-est par le passage de la route nationale. Cet alignement est composé de 65 pierres. Plusieurs de ces pierres paraissent avoir été dérangées car on en trouve plusieurs projetées à 200 ou  300 mètres de l'alignements. Un groupe de pierres existe au village de la Ricolais ; un peu plus loin autre agglomération de pierres, dont 4 sont encore debout, les autres sont renversée; au nord-est de ces pierres, s'en trouvent deux autres couchées  parrallèlement, à la distance de deux mètres. Ces deux derniers monuments ont dû être des cromlechs, mais ils sont détruites en grande partie. 

 

 

 

 

Trégon, près de Binocelin, 3 menhirs, l'un en quarzite haut. 1 m 20, l'autre de 2 m 70 de haut, le troisième renversé près du précédent 3 m. Dolmen près de la Heurchère, long. 15 m 40, orienté au sud six tables en place. Dolmen ruiné à 300 du précédent, une table de  3 m 20 sur 2 m 10 est encore soutenue par deux pierres debout.

 

 

 

 

Trigavou, au sud de la route de Pleslin à Trigavou, menhir ayat deux faces, deux grandes et deux petites. Long :  1 m 80; larg. 1 m 70. Epais. 1 m 60

 

 

 

 

A Plénée-Jugon, deux menhirs à Saint-Mirel (voir ) près la chapelle de ce nom, plantés sur le sol naturel. Le premier à la forme d'une pyramide triangulaire, sa hauteur = 5 mètres, toutes les faces ont une surface de 2  m 65 de largeur. Le deuxième affecte la fome d'une pyramide quadrangulaire  et est orenté vers l'ouest et l'est.  Sa hauteur = 4 m 10, sa largeur = 2 m 40, son épaisseur = 0 m 80.Trace de cromlech sur le même site. Allée couverte de la Brousse (voir L'allée couverte de la Brousse en Plénée-Jugon & le menhir de la Ville Ean à Goméné et Le passé de Plénée Jugon, partie antique -I & II) 

 

 

 

M. Gautier du Mottay signale aussi à Hénanbihen une alléecouverte près du château de Lorgeril, sans autre précision.

 

 

 

 

Hénansal, Dolmen, appelé Roche aux Fées situé à la Ville-Béranger, dans le clos de la Roche, sur le bord de la route d'intérêt  commun n° 60. Il se compose de dune galerie rectangulaire, sans vestibule de 3 mètres de long sur 0 m 90 de haut, et 1 m 30 de large; il a 11 supports, 7 tables, dont deux aujourd'hui en place ont 2 mètres et 3 mètres. Les supports ont été dérangés, 4 sont encore dans l'état primitif. Ce monument écrit M. de la Chênelière en 1887, a été fouillé il y a 25 ou 30 ans, et on y a trouvé quelques restes de poteries.

 

 

 

 

Notre-Dame du Guildo, dolmen de Gesrouan, longueur 13 mètres, orentée au nord-est, cinq tables en place.  

 

 

 

 

Plévenon, dolmen, sur le haut d'une falaise, à environ 300 m de la mer. Hauteur : 16 m 60,  largeur 2 m, épaisseur  1m 60 à 1 m 45. Menhir auprès du Fort-La-Latte,  haut. 2 m 92; larg. 0 m 45 ; épais. 0 m 20. 

 

 

 

 

Créhen, dolmen de la Ville-Gesnouan (n° 198 de la setion a du plan cadastral. Une seule chambre rectangulaird, sans vestibule, d'une longueur de 12 mètres. Ce monument orienté est-ouest présente 25 supports. 

 

 

 

 

Pléven, dolmen détruit en 1878.   

 

 

 

 

Plouër-sur-Rance. Mme M. Faguet nous a fait connaître une allée couverte inédite, assez démantibulée, en blocs de quartz, à Belevan.

 

 

 

 

Saint-Jacut-de-la-Mer. M. G. Bernier nous a remis quelques tessons d'une céramique bien cuite et ornée de triangles en dents de loup profondément incisés, sans doute du Bronze moyen, découverts à l'extrême pointe de La Justice.

 

 

 

 

La Poterie. Les prospections de MM. P. Henry et J.-L. Monnier ont permis de retrouver les sites à industrie taillée dans des accidents siliceux épars sur les anciennes landes, notamment celui du Bois-du-Plessis qui se trouve près de la cote 96. Ces prospections confirment la présence de quelques pièces d'allure paléolithique parmi de nombreux objets et déchets plutôt néolithiques. Dolmen  à demi-renversé se nomme Margot-La-Fée. 

 

 

 

 

A Saint-Aaron, malgré l'effondrement et la disparition de certains piliers, l'allée couverte demeure visible. Des fouilles du site sont effectuées à deux reprises En 1845, on découvre deux massues, deux petits couteaux de silex, un couteau de grand modèle, une sorte de lancette recourbée, deux amulettes et deux urnes brisées. En 1873, on met au jour des haches de pierre polie, des silex taillés, des poteries grossières renfermant des cendres et une sorte d'épée en bois (renseignements fournis par les édirions Le Flohic- voir Allée-couverte de la Ville-Hut à Saint-Aaron)

 

 

 

 

Plumaugat, on mentionnait la présence dun menhir dans le cimétière  du lieu au début du XIXe siècle, il a disparu depuis. En revanche l'allée-couverte du Bois Ramasse près du hameau de Quéloscouët ne semble pas avoir fait l'objet de fouille (voir L'allée-couverte de Quéloscouët à Plumaugat)

 

 

 

 

Guitté, à 2 km du bourg, un certain nombre de menhirs au nombre de 9, variant de hauteur et de largeu dont les moyennes sont de 4 m et 2 m 35.  Orientés nord-sud, ils sont situés sur le point le plus élevé de la localité. Une fouille entreprise en 1873 par M. Robinot de Saint-Cyr, à 0 m 70 sous le plus grand de ces menhirs a révélé du charbon et des débrits poteries grossières avec des éclats de silex, révélant que le but de cet alignement était des sépultures par incinération.

 

 

 

 

Médréac où plus de 18 menhirs sont visibles, sur la route conduisant à Guitté, le site de Lampouy présente quelques remarquables phénomènes. (voir Les alignements de Lampouy à Médréac

 

 

 

 

Langourla, à 2 km du bourg, au lieu dit la Coudre, menhir dressé dans le sol naturel, aujourd'hui à demi renversé, affectant la forme d'une  pyramide de faces arrondies. Haut. 4 m 80;   épaisseur :  1 m 65 à 1 m 25.  25  (voir menhir de la Coudre à Langourla). Pierre autrefois dite branlante au lieu du Chevrotte reposant sur deux pierres indépendantes, long. 5 m, larg.  1 m 50,  épais. 1 m 50. Un autre bloc renversé est venu s'appuyer contre cette pierre et a arrêté le mouvement.

 

 

 

 

Le Gouray, dolmen dans la pièce de terre dite des Meurtiaux. à 500 mètres du bourg. Connue sous le nom de Roche aux Fées, une seule chambre avec vestibule aujourd'hui détruite. 8 supports, 4 de chaque côtés,  long. 1 m 08, hauteur au-dessus du sol 1 m 50, épais. 0 m 60. 4 tables de recouvrement : long. 1 m 62,  larg. 2 m, épais. 0 m 70. Sur le tertre de Croquelien, autre dolmen du même genre mais plus élevé (voir le site de Croquelien au Gouray)  

 

 

 

 

Saint Jacut du Méné, menhir à la Touche, dressé dans le sol naturel. Hauteur 4 m 80, largeur côté nord 2 m; côté midi  2 m 20, épaisseur moyenne 1 m 20. Autre menhir renvesé, même lieu, longueur totale 4 m 80. A 1,5 km du bourg, pierre posée, long. 6 m 50, épais. 3 m, hauteur au-dessus du sol 2 m.  

 

 

 

 

Gommené, dolmen à la Ville-Menot comprenant une seule chambre ou galerie  sans vestibule, long. 6 m, larg. 1 m 50. 12 supports plantés dans le sol long. 1 m, haut. 1 m 50, épais. 0 m 50. Trois tables de recouvrement ovales. Menhir près du village de la Pellionnaie  d'une forme conique. Haut. 6 m. Circonférence  2 m.

 

 

 

 

Saint Vran, le menhir de Penfaux évoqué lors d'une précédente page, et au couchant de la Butte Rolland, existe une pierre qui était autrefois branlante. Trois pierres posées dans le village de Lorfeuil, dont deux quadrangulaires et une circulaires, ayant un trou au milieu.

 

 

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 07:30

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