Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:44

 

 

Dom Morice donne une généalogie des rois, comtes et ducs de Bretagne et commence ainsi cet arbre :

 

I

 

Gerenton, Prince d'Albanie fut, suivant Ingomar, père de Conan qui suit.

 

II

 

Conan, autrement dit Conis, Cono, Coun, Caun, Cun, Conomaglus,   Conomaclus, Coton, Cathou, & suivit le Tyran Maxime dans les Gaules l'an 383 & fut gratifié par cet Usurpateur d'une portion de l'Armorique. Il épousa Darerea soeur de St-Patrice & mourut vers l'an 421 (postérité ci-dessous)

 

III

 

1° Cuil ou Huelin Comte de Cornouaille, mort sans postérité.

 

 

2° Rivilin Comte de Cornouaille après son frère.

 

 

Urbien, autrement dit Congar

 

 

4° Gildas, Albanius né l'an 421.

 

 

5° Plusieurs autres enfans qui prirent le parti de l'Eglise.

 

 

6° Cinq filles.

 

IV

 

1° Salomon ou Witol Roi des Bretons "Armoriquains", épousa la  fille de Flavius Patrice Romain & mourut vers l'an 434.

 

 

Grallon, autrement dit Galon, Galuron ou Golit, succéda à Salomon, soit comme Tuteur de ses enfans, ou par usurpation. Il épousa Agris ou Tigride soeur de St-Patrice, & mourut vers l'an 445.

 

V

 

Audren, autrement dit Alderonus, Deronus, Daniel-Dremrus & Derochus, succéda à Grallon, & mourut vers l'an 454. ou même plus tard.

 

 

2° Constantin Roi des Saint Bretons Insulaires & pere d'Aurele-Ambroise

 

 

3° Saint-Kebius.

 

 

4° Renguilis épousa Bican Chevalier de l'Isle, dont elle eut le célèbre Iltude.

 

VI

 

1 ° Erech, Erric ou Guerrech, dit aussi Riothame Riochame ou Riothime Roi des Bretons "Armoriquains", défait à Bourgdeols par les Goths vers i'an 472

 

 

Eusebe succéda à Erech & mourut vers l'an 490. Il laissa une fille nommée Aspasie, qui peut être la même qu'Alma Pompa.

 

 

Budic, autrement dit Bodoix, Cybsdan, Dubric, Debrock ou Deroch, épousa Anaumed fille d'Enfic, & mourut vers l'an 590.

 

 

4° Maxent & Guitcael.

 

VII

 

Hoel, autrement dit Hoeloc, Hailoch, Reith, Riadam, Rioval, Riwal, de Menevie & Rigual & Radual, épousa Aima Pompa, nommée aussi Copaja.

 

 

2° Ismael, évêque de Menevie vers l'an 544

 

 

3° Tifei, moine & martyr

 

 

4° Saint Oudoce, évêque de Landaf

 

 

Conamer, Conovaut ou Comorre, dit aussi Urbien ou Concar

 

 

6° Dionot ou Dino père de saint Kinede, différent du pere de sainte Ursule.

 

VIII

 

Hoel II du nom, nommé aussi Rigual, Rioval, Hailoc, Jona & Jean Reith, épousa Rime fille de Malgo Roi des Bretons Insulaires. Il fut tué par Canao son frère en 547

 

 

Leonor. Ou Lunaire Evêque Regionaire

 

 

S.Tudgual dit aussi Rabutual ou Pabutual Evêque de Lantreguer. (ci dessous)

 

 

 

 

4° Canao, dit aussi Comorre, Conabus, Cunibert, Conobert ou Caburius tua trois de ses frères, et mourut en 560

 

 

Macliau Comte & Evêque de Vannes tué par Theodoric son neveu l'an 547 (dont Wakoc, Comte de Vannes & Jacob, tué par Théodoric son cousin)

 

 

6° Bodic ou Budic, tué par Canao son frère, l'an 547 (dont Theodoric, Comte de Cornouaille tua son oncle & son cousin)

 

Waroc ou Guerech, tué par Canao son frère, l'an 547 (dont Triphine épousa Comorre, dont il est parlé dans les Actes de St Gildas, & différent de Canao le Tyran.)

 

 

8° Soenne, fille dont il est fait mention dans les Actes de Saint Tugdual son frère.

 

IX

 

1° Alain autrement dit Indual, Judual, Guindual, Guinduvalchus, Duvalchus, Vidimacle, Indimacle, Helenus, Caratinalain, & Daniel Unna mort vers 594

 

X

 

1° Hoel lII du nom, nommé aussi Juthael, Juthait & Rethael, épousPritelle, fille d'Ausoche, & mourut vers l'an 612

 

 

Grallon, Comte de Cornouaille.

 

 

3° Hailonus différent de celui , qui persécuta St Malo

 

 

4° Derochus ou Budocus Evêque de Dol.

 

 

5° Doethus, Doethual ou Theodual Comte de Nantes.

 

 

6°Archael, mentionné dans la Généalogie de saint Winoc.

 

XI

 

Salomon II. du nom, autrement dit Got-Selun ou Got-Salaun, succédaau Roi Hoel son père, soit par droit d'aînesse, ou par usurpation. Il mourut vers l'an 630. & fut inhumé dans l'Abbaye de St Melaine, qu'il avoit dotée.

 

 

Judicaël, roi de Bretagne épousa Morone, dont il eut quelques enfants. Il abdiqua la Couronne vers l'an 638, et se retira au Monastère de Gaël, où il mourut l'an 658 (voir la vie de saint Judicaël par Albert Le Grand et Une résidence de Judicaël, roi de Domnonée par F. Le Lay 

 

 

3° Les autres enfants de Hoël III sont St Josse, Saint Winoc, Eoc, Eumahel, Doethual, Largel, Riwas, Rigual, Jugoseth, Helon, Ludon, Grinmael, Gueinan, Judhael (posthume), Sainte Eurielle, Onnen, Bredquen & Cleor-prust (voir La paroisse de Sainte-Urielle. Page 1 Santez Uriell )

 

XII

 

Alain, dit le long, Roi de Bretagne, mort en 690.

 

 

Urbien, ou Choerenos (dont Urbon, dit Concar ou CongarComte de Cornouaille. Descendance ci-après)

 

 

Winnoc & Arnoc Moines, suivant Ingomar.

 

 

4° Quelques filles

 

XIII

 

 

Gradlon-Alain ou Gradlon Flain Comte de Cornouaille.

 

 

Jean

 

XIV

 

Daniel

 

XIV

 

Budic -mur Comte de Cornouaille, & ensuite Roi de Bretagne.

 

XV

 

Meliau Roi de Bretagne après son père.

 

 

Rivod fit mourir son frère & son neveu.

 

XVI

 

Saint Melair ou Meloir honoré comme Martyr le 2. Octobre. Après sa mort régna Jarnithin Mactierne de Ruffiac : mais ses descendans ne lui succéderent point.

 

Descendance de Urbon évoqué, placé à la treizième génération,

 

XIV

 

Judon

 

XV

 

 

Constantin, autrement dit Kyoltain, épousa Barilia, suivant les Actes de St Melair, & fut Comte de Cornouaille

 

XVI

 

Argant, dit Arastagne Roi de Bretagne.

 

 

2 °Justin, ou Jostin (Descendance ci-après)

 

XVII

 

Judual, Indual ou Findleoc Comte de Cornouaille, qui peut être le même que Wiomar tué par le Comte Lambert.

 

XVIII

 

Fragual Comte de Cornouaille.

 

 

Louvenan, ou Plouvenor.

 

XIX

 

1° Gradlon Plouvenor, Comte de Cornouaille après Fragual, se retira à Noirmoutier, où il mourut fort âgé.

 

 

2° Wrmaelon ou Gurmailon Comte de Cornouaille gouverna la Bretagne après la mort d'Alain le Grand.

 

3° Alarun épousa Diles

 

 

4° Roiantdreh, épousa Combrit (voir histoire de Plumaugat : la période bretonne )

 

 

Descendance de Justin, évoqué à la seizième génération

 

XVII

 

 

Alefrond ou Alesfirondon.

 

XVIII

 

Ulfret ou Auffret Comte de Cornouaille.

 

XIX

 

1° Diles épousa Alarun, qui lui porta le Comté de Cornouaille.

 

XX

 

1° Budic Ier du nom, comte de Cornouaille

 

XXI

 

1° Budic II ou Benedic II. du nom, Comte de Cornouaille mort vers l'an  980

 

 

Benedic Evêque de Quimper avant l'an 943

 

XXII

 

1° Budic III ou Benedic Comte de Cornouaille épousa Guigoeden, après la mort delaquelle il embrassa l'Etat Ecclésiastique & fut Evêque de Quimper.

 

 

2° Periou eut un fils nommé Guegon

 

XXIII

 

1° Alain, surnommé Cagnart, Comte de Cornouaille épousa Judith Comtesse de Nantes, & mourut l'an 1058

 

 

2° Orscand Evêque de Quimper.

 

 

3° Guethenuc ou Guezenec.

 

 

4° Guerech.

 

 

5° Avan, Onven ou Agnès épousa Eudon Comte de Penthièvre (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 1 )

 

XXIV

 

1° Hoel Comte de Cornouaille, mort en 1084. avoit épou Havoise soeur du Duc Conan II dont il hérita en 1066

 

 

2° Quiriaque Evêque de Nantes

 

 

Benedic Abbé de Quimperlé & ensuite Evèq. de Nantes.

 

 

4° Budic

 

 

Hodierne Prieure de Locmaria.

 

 

N. mariée au Seigneur du petit Montreveau

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 15:00

Comme le pays des Curiosolites, la partie méridionale de celui des Osismes avait d'abord été occupée par un certain nombre de petites colonies, mutuellement indépendantes, dont la principale, veine selon toute apparence de la ville de Corisopitum en Grande-Bretagne, s'installa au confluent de l'Odet et du Steir et y rétablit le nom de la cité insulaire d'où elle sortait un quart de lieue environ au-dessus de la ville gallo-romaine d'Aquilonia, dès-lors, ce semble, ruinée et abandonnée.

 

 

 

Il nous reste un document connu sous le nom peu exact de Catalogue des comtes de Cornouaille, qui est en réalité une nomenclature assez antique, mais informe et incomplète, des plus anciens chefs ayant régné sur tout ou partie du territoire cornouaillais. En tête de cette liste figurent trois princes : Riwelen Mur-Marc' hou (c'est-à-dire Riwelen le Grand Cavalier), Riwelen Marifhou ( Riwelen le Cavalier), et Congar. Ces trois noms, ainsi placés avant celui même de Grallon, reconnu unanimement pour le premier roi de Cornouaille, ne peuvent donc s'appliquer qu'à trois des chefs de ces petites colonies mutuellement indépendantes, par où commença sans aucun doute l'établissement des Bretons dans le sud du territoire osismien. Peut-être le second Riwelen était-il fils du premier ; et, comme la presqu'île de Crezon a longtemps porté au moyen âge le nom de terre de Rivelen, on peut croire par conjecture que c'était là le siège de leur colonie. Quoi qu'il en soit, D. Le Gallois pense que ces premiers Bretons établis vers l'angle sud-ouest de notre péninsule furent entraînés, en 469-470, dans l'expédition de Riothime, et rien n'est plus vraisemblable : car il paraît impossible que les seuls Bretons du pays de Vannes aient pu suffire dès-lors à fournir les douze mille hommes de l'armée de ce prince. Le désastre qui mit fin à cette entreprise dut donc frapper cruellement les premières colonies établies chez les Osismes, tout comme celles du pays de Vannes. Mais les ravages des Saxons dans l'île de Bretagne devenant de plus en plus terribles, ce vide fut bientôt plus que comblé. Vers l'an 480, une émigration considérable, bien plus nombreuse que les petites bandes ordinaires dont nous avons parlé, débarqua dans l'angle sud-ouest de notre péninsule, sous la conduite d'un prince insulaire appelé Gradlon ou Grallon, qui reçut plus tard de ses sujets, à cause de son exacte justice, le surnom de Iaun, c'est-à-dire la Loi ou la Règle, et de la postérité celui de Mur ou Grand, attaché maintenant encore à son nom. Toutes nos traditions les plus anciennes et nos plus vieux documents s'accordent à représenter Grallon comme le véritable fondateur du comté ou royaume de Cornouaille ; d'où l'on doit légitimement induire que c'est la grande émigration placée sous ses ordres qui donna à cette partie de notre presqu'île son nom breton de Kernau, en latin Cornubia, fort mal traduit en français par le mot de Cornouaille, mais reproduction exacte du nom des Corvavii ou Cornabii, l'un des principaux peuples de l'île de Bretagne, établi dès le IIe siècle de l'ère chrétienne, sur le haut cours de la Saverne, rive gauche, entre ce fleuve et la rivière d'Avon, dans le territoire actuel des comtés anglais de Worcester, Warwick, Stafford, Chester et Shropshire. C'est donc de cette tribu insulaire qu'était sorti le roi Grallon et son émigration.

 

 

Ce chef unit sous son sceptre tous les émigrés bretons et les indigènes armoricains installés dans le territoire qui forma, jusqu'en 1789, le diocèse de Quimper ; et il établit d'abord sa principale résidence au confluent de l'Odet et du Steir, dans cette naissante ville bretonne de Corisopit, dont on a parlé plus haut. Il eut bientôt l'occasion de se signaler avec éclat. Non contents d'envahir la Grande-Bretagne, les pirates saxons infestaient encore les côtes de la Gaule, spécialement notre péninsule. Il s'était même formé dans les îles de la Loire un nid de ces oiseaux de proie, que les Francs de Childéric et de Clovis eurent plus d'une fois à combattre, et qui insultèrent aussi les états de Grallon. Mais ils trouvèrent en celui-ci un rude adversaire, qui les attaqua sans crainte sur leur propre élément et leur infligea de cruelles défaites, dont un vieux poète historien parle ainsi : « Le roi Grallon gouvernait alors de son sceptre souverain, le pays des Cornubiens, situé vers l'occident. Un vaste royaume dont il avait accru les limites, lui était soumis. Le front ceint d'un diadème, paré des richesses enlevées aux pirates du Nord, il surpassait en puissance tous ses voisins, après les guerres cruelles où il avait accablé cette race ennemie. Il avait tranché la tête à cinq de leurs chefs, pris un pareil nombre de leurs vaisseaux, brillé et triomphé dans cent combats. Pour témoin de ses exploits il avait eu la Loire même ; car c'est sur les bords de ce fleuve que s'étaient livrées ces grandes batailles. » Il semble, au reste, que ces expéditions se firent de concert avec les Francs : selon une ancienne tradition relatée au cartulaire de Landevenec, le roi des Francs aurait même député une ambassade à Grallon, pour lui demander secours contre les païens, « parce que Dieu, nous dit-on, avait accordé au prince breton le pouvoir d'exterminer par le glaive les races infidèles. » On parle aussi des dons magnifiques que Grallon reçut des Francs en retour de son alliance et de ses services : non-seulement des sommes d'or et d'argent, mais des villes et des cités jusqu'au nombre de quatorze. Sans doute en tout cela il y a beaucoup de fable, ou tout au moins d'exagération. Pourtant deux faits sont certains : c'est, d'abord, que sous le règne de Clovis, et dans les dernières années du Ve siècle, la Loire fut infestée de pirates barbares et païens, qui même assiégèrent la ville de Nantes sous les ordres d'un chef du nom de Chillon : voilà donc les ennemis que Grallon eut à combattre. En second lieu, il est sûr qu'au temps du même Clovis un traité dut se conclure entre les Francs et les Bretons, pour régler les limites du territoire où ceux-ci pourraient se maintenir indépendants : la tradition des cités cédées à Grallon est sans doute un souvenir for altéré de cette convention primitive, dont le texte ne nous est pas, d'ailleurs, parvenu. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas se peindre Grallon sous les traits de Fracan, Riwal et autres petits chefs à physionomie patriarcale dont on a parlé ailleurs. Grallon était un vrai roi, puissant, opulent, fastueux. Nous venons d'entendre vanter sa puissance. Bientôt nous le verrons, vêtu de soie et d'or, présider à des festins magnifiques dans de vastes palais, emplis de musique harmonieuse. Mais parmi tout ce luxe, et malgré l'eau du baptême versée sur son front, son coeur était demeuré farouche, impétueux, toujours prêt à suivre sans frein les premiers emportements de la passion. On en a une preuve curieuse dans l'histoire de ses relations avec saint Ronan... Grallon était donc d'abord un vrai roi barbare, violent et emporté, à la façon des premiers Mérovingiens. Mais Dieu, qui voulait en faire un instrument de ses desseins, avait déjà envoyé au pays de Cornouaille l'homme qui devait dompter cette fougue, adoucir ce coeur farouche, et exercer sur ce prince, pendant le reste de son règne, la plus heureuse influence. C'était Guennolé.

 

Extrait de "La Cornouaille au temps du roi Grallon" par Arthur  Le Moine de La Borderie.

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 15:35

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:16

La carrière des Grandes Landes à Brusvily est exploitée depuis près de 150 ans. Hors, quand Joël Mauduit est arrivé à Brusvily en 1996, cette carrière avait cessé ses activités depuis 2 ou 3 ans. Voici un article que l'on pouvait lire dans le quotidien Ouest-France, en date du 19 novembre 2014 à l'occasion de la visite de l'évêque de Saint-Brieuc : «  Dans 50 ans, il y aura encore du granit et c'est possible de descendre jusqu'à 45 m dans la législation des carrières, après c'est la législation des mines. En surface, il y a 4 m de granit très tendre qu'on ne peut pas utiliser, mais il faut le dégager. On cherche une faille naturelle. Le forage doit être perpendiculaire à la faille. » Un gros engin de 50 tonnes remonte les blocs bruts. Ceux-ci sont ensuite sciés puis taillés en fonction de la demande. L'entreprise travaille pour environ 30 % avec les Bâtiments de France, 30 % avec les entreprises de maçonnerie, 30 % avec les collectivités et un peu avec les particuliers, même si « la conjoncture est mauvaise à cause de l'économie, il faut rester optimiste. On a toujours eu des crises nationales dans le métier. Il y a eu beaucoup d'argent de gagné dans la profession, mais l'outil de travail n'a pas été modernisé ». Joël est originaire de la région de Vire en Normandie, au sein de sa famille on est granitiers depuis plusieurs générations. Il commença sa carrière en Normandie en 1967, puis fut amené à venir travailler en Bretagne, d'abord à Perros Guirec, au cours de la moitié des années soixante-dix jusqu'au début des années quatre-vingt. Précisément en 1980 il arriva à Le Hinglé, et enfin à Brusvily. Jadis le granit des Grandes Landes servait à paver les rues de Dinan, mais les charges étant telles, aujourd'hui les responsables choisissent du granit en provenance du Portugal ou d'autres contrée. Joël travaille beaucoup à la restauration de Monuments Historiques, un chantier est en préparation pour restaurer les ouvertures de l'église de Lannion. L'entreprise de restauration Lefevre, établie à Paris, spécialiste du Patrimoine est un des clients de Granit M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La carrière et l'ancienne forge, à mi chemin entre Trébédan et Brusvily

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une rare carrière familiale encore en activité aujourd'hui, l'entreprise travaille également  des granites de d'autres provenances. Des blocs granitiques de 15 tonnes sont en principe prélevés à chaque tirs. Joël sait aussi prodiguer des conseils sur l'art de travailler le granit, participe à des restaurations. Le droit d'exploitation de la carrière des Grandes Landes est accordé jusqu'en 2038. Et c'est la seule carrière qui reste dans la commune. Il faut coûte que coûte conserver tout ce savoir faire

 

 

 

 

Chef d'oeuvre au bourg de Brusvily

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 07:58

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 12:20

Voici une description de la ville de Nantes due à la plume de M. Gérard Mellier qui fut Maire de Nantes, Trésorier de France, général des Finances, subdélégué de l'intendance de Bretagne.

 

 

 

Gérard Mellier

1674-1729

 

Extrait « ... La ville de Nantes est située sous dix huit degrez trente huit minutes de longitude et quarante sept degrez treize minutes de latitude. Elle s'étend das une plaine un peu penchante vers les rivières de Loire et d'Erdre, qui l'embrassent : L'Erdre, du costé du Nord, et la Loire, du costé du midy. Celle-ci, ce divisant en bras, coule entre les prairies et les petites isles qui sont de part et d'autre des magnifiques ponts de Nantes. Le plus grand canal est celui qui est dans les prairies de Mauves et de la Madelaine, le long du faubourg de Richebourg, le bas de la motte Saint-Pierre, le château, le port Brient-Maillard, la ville et la fosse ou port de Nantes, et se termine à la ponte de l'Hermitage ou tous les bras se rejoignent.

 

 

La rivière d'Erdre qui arrose la ville du costé du Nord, prend son origine à l'étang du Joüé à six lieues de Nantes, et forme un grand lac d'eau dormante rendu navigable par l'espace de plusieurs lieues par le moyen de la chaussée de Barbin, d'où l'Erdre qui coule jusqu'à la vieille Tour qui fait l'angle septentrional de la muraille de cette ville, et de là, tout le long de cette muraille, derrière la Chambre des Comptes, jusqu'au port Commune-Eau, où se fait la décharge des bleds, beurre, bois, charbon et autres denrées, dont cette rivière fournit la ville dans laquelle elle entre un peu plus bas, passe sous les halles et la Casserie et le pont de l'Hôpital, et puis se jette dans la Loire, entre la poterne et la tour Barbacane. Sur la ceinture de Nantes il y présentement quatre portes et trois fausses portes ou poternes.

 

 

La Porte Saint-Pierre (ci-dessus), ainsi nommée à cause qu'elle est proche de l'église cathédrale et contigüe à l'évêsché, regarde l'Orient et ouvre sur la motte Saint-Pierre, et les fauxbourgs de Saint-André, Saint-Clément et Richebourg. Elle est fortifiée d'un bon portail composé de deux grosses tours rondes, jointes en plate-forme, revetües de cassemates et entre-portes, couverte d'un fort ravelin en ovale, défendüe de deux ponts-levis, erse, barrière et fossez à fond de cuve. Elle bat le long de la courtine de la muraille, du costé du nord jusqu'à la grosse tour, dite de Papegay, et du costé du midy, vers la poterne du château, entre lequel il y en avoit autrefois une autre près l'église de Saint-Laurent, ou autrement la porte Droüin-Lillard, et répondoit sur les faubourgs de Richebourg, dont l'ancien pavé fut découvert lorsque la motte Saint-Pierre fut retranchée au temps du duc de Mercoeur.

 

 

La porte Poissonnière (ci-dessus), autrement dite de Piremil, ainsi nommée à cause qu'elle donne sur le pont de Piremil et la Poissonnerie, et l'isle de la Sauzaie. Elle s'ouvre sur le midy et est fortifiée d'un beau portail composé de deux grosses tours jointes en plate-forme, qui défendent d'un costé le long de la courtine de la muraille jusqu'à la poterne du pont Brient Maillard, et de l'autre jusqu'à la tour Barbacane qui fait l'angle occidental de la muraille.

 

 

La porte de Saint-Nicolas ou du port, ainsi appelée parce qu'elle est joignant l'église Saint-Nicolas (ancienne église Saint-Nicolas, ci-dessus), et ouvre sur les faubourgs de la Fosse ou de Saint-Julien, et du Bignon-Letard. Elle est fortifiée de deux tours jointes en plate-formes, revêtües d 'un fort et ample ravelin, avec ses entre-portes, ponts et herses, et fossez à fond de cuve. Elle défend la courtine de la muraille jusqu'à la tour Barbacane d'un costé, et jusqu'à la tour de Sauvetour de l'autre.

 

 

La porte de Sauvetour (ci-dessus) regarde le nord et regarde sur les fauxbourgs de la Villeneuve ou le Marchix, et Saint-Semblin, place forte et élevée qui commande au reste de la ville. Elle est fortifiée de deux grosses tours, en plate- forme, un bon ravelin, une grosse tour, de bons et profonds fossez, casemates, entre-portes, pont-levis, herses, barrières et autres ouvrages. Les poternes sont : la porte Brient-Maillard, qui répond  sur le pont de même nom, qui est sur la rivière Loire, derrière le  couvent des Jacobins (ci-dessous, église des Jacobins), et est entre le château et la rue de la  Poissonière. Elle est revêtue d'un ravelin sans pont-levis.

 

La poterne de la Sauzaye, sur la même rivière de Loire, près la porte de la Poissonnière. La poterne de la Commine-Eau sur la rivière d'Erdre près de la Cambre des Comptes. Le château de Nantes étoit anciennement le Bouffay, basti, comme on dit, par le duc Conan Ier. Les évêques eurent aussi droit de château pour se préserverdes courses des Normands et autres nations barbares qui ravageoient la Bretagne. Pierre de Dreux, dit Mauclerc bâtit la tour Barbacane; mais à présent le château de cette ville, demeure la plus ordinaire des dernière demeure des derniers duc est situé au bas de cette ville, sur le bord de la Loire, dont le donjon et la vieille ceinture furent bâtis par Jean IV, dit le Conquérant. Le château fut augmenté par le duc de ourgogne Pilippe Le Hardy pendant la minorité du duc Jean V, dont il était tuteur; mais il fut rebâti tout de neuf, comme on le voit à présent par le duc François II et les rois et les reines de France Charles VIII, Louis XII, François Ier, Anne et Claude. Il est situé entre les porte de Saint-Pierre et la poterne Brient Maillard. Il a trois issües. La principale porte donne sur la ville, une moindre hors la ville, sur la motte Saint Pierre, et une poterne sur la rivière Loire.  

 

 

  •  
    Chapelle du château
     

 

Détail du château

 

La façade du costé de la ville est composée d'un beau portail avec deux grosses tours rondes, sur lesquelles, et sur les murailles s'élèvent de beaux édifices et l'horloge droit sur la porte. De part  et d'autres se voyent deux belles grosses et fortes tours rondes en plate-forme. Du costé de la ville, vers Saint-Pierre, est le donjon flanqué d'un bastion triangulaire qui couvre la poterne de la motte avec son pont-levis, et la vieille tour nommée des...Et plus bas, est une forte tour en ovale, nommée le fer à cheval, qui commande à toute la motte Saint-Pierre et au faubourg de Richebourg, et à la rivière de Loire, dont les murailles continuent le long de l'eau jusqu'à une belle tour ronde, et de là conduit au bastion de Lorraine qui fait le coin, ou angle méridional de la place. Les fossez, tant dehors, que dedans la ville, dont à fond de cuve, et plus souvent remplis d'eau par la rivière. Cette place est de très agréable séjour, bien fournie de bâtimens ; et il y a toujours garnison de mortepayes

 

 

 

 

 

Le Bouffay

 

Les églises de la ville sont quinze en nombre : 1° Saint-Pierre, qui  est la cathédrale, située au haut de la ville, très bel édifice, mis qui n'est pas achevé. Il n'y a que le tours et la nef de faites. Le coeur est de l'ancien bâtiment, ; et cet ancien bâtiment est encore plus récent que l'église magnifique bâtie par Saint-Félix, evesque de Nantes ; de mesme que l'église achevée par Saint-Félix et commencée par Saint-Eumelius son prédécesseur étoit postérieure à la première église bâtie par les successeurs de Saint-Clair, première evesque de cette ville. L'église bâtie par Saint-Félix n'avoir pas pû résister à quatre ou cinq incendies causés par les Normands. Après que Dieu en eût apaisé la fureur de cette nation barbare, on en édifia une nouvelle, que les nouveaux ducs avoient commencé d'augmenter. L'ouvrage, par le changement de domination, est demeuré imparfait. Le chapitre de cette église, outre l'evesque, est composé d'un doyen, deux archidiacres, un trésorier, un chantre, un scolastique et un pénitencier ou théologal qui n'est pas chanoine, vingt trois prebendes, le bas-choeur et la psalette.

 

 

 

La cathédrale et son ancien clocher (ci-dessous)

 

 

 

  

2° Notre-Dame, église Collégiale (ci-dessous), bastie par le duc Alain Barbetorte, après qu'il eût chassé les Normands ; elle a été possédée d'abord par les moines de Landevennec, et puis érigée en collégiale. Le chapitre est composé d'un chevecier, un chantre prebendes, le bas-choeur et la psalette.

 

 

 

Chapelle de la Collégiale

 

 

Il y a dix cures ou paroisses dans la ville. Nostre-Dame qui est vicariat. Saint-Jean en Saint-Pierre.

 

3° Saint-Laurent

 

4° Sainte Radegonde

 

5° Saint-Denis

 

6° Sainte-Croix (ci_dessous)

 

 

 

 

7° Saint-Saturnin

 

8° Saint-Nicolas

 

9° Saint-Vincent (ci dessous)

 

 

 

 

10° Et Saint-Léonard, autrefois Saint-Cyr et Sainte Julite

 

 

 

 

Rue Saint Léonard : ancien Théâtre

 

Les monastères sont

 

11° Les jacobins, situés près du château, sur le bord de la Loire

 

12° Les Cordeliers,(ci dessous) près la porte Commune Eau, sur la rivière d'Erdre

 

 

13° Les Carmes, au coeur de la ville, entre les rues de Verdun et du Moulin

 

14° Sainte-Claire, couvent de Cordelières, près de l'église paroissiale de Saint-Vincent

 

15° Et les Carmélites Bérulines, en la rue et chapelle de Saint-Guédas

 

Les chapelles sont : Saint-Martin, en Sainte-Croix ; Sainte-Catherine sur Erdre ; le collège de Saint-Jean ; Saint-Yves, près des halles ; Notre-dame de Toute Joye, près la maison de ville ; et Saint-Jean, près la Chambre des Comptes. La chapelle du palais est desservie par les Jacobins et celle de la maison de ville, par les Carmes 

 

 

 

Rue de la Poissonnerie

 

 

Les juri(s)dictions qui s'exercent en cette ville sont : la Chambre des Comptes (ci-dessous) qui est une cour souveraine composée de deux présiden(t)s, dont deux servent par semestre, trois généraux des finances, vingt quatre maîtres, deux correcteurs, vingt six auditeurs, un avocat général et un procureur général, trois gardes du trésor et un greffier. Cette cour se tient dans le palais qui a été ba(s)ti derrière les Cordeliers, près de la porte Commune Eau, sur la rivière d'Erdre. Le siège présidial est composé d'un président, un sénéchal, un alloué, un lieutenant, quinze conseillers, un juge criminel, un enque(s)teur, deux a(d)vocats, et un procureur du roy. L'auditoire de cette cour se tient dans un beau bâtiment qui répond sur la place du Bouffay.

 

 

 

 

 

La prévosté s'exerce sur la plate-forme de la porte Poissonnière

 

Le Consulat ou juri(s)diction des marchands dont l'auditoire est en la maison de la ville. La mairerie, ou juri(s)diction du maire pour la police s'exerce en la maison de la ville

 

Les Régaires, ou juri(s)diction de l'evesque.

 

 

 

Ancien évêché

 

La communauté est régie par un maire, un sous-maire, quatre échevins, un controlleur et deux commissaires

 

 

 

Tour de Pirmil

 

 

 

 

Ancienne Bourse

 

 

 

 

Théâtre Graslin

édifié depuis la description

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 07:02

A la mort de Mathias II, Comte de Nantes, survenue en 1104, Les Nantais furent près de 46 ans sans avoir de Comtes particuliers ; c'est à dire de 1104 jusqu'en 1149. Conan III, (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle, page n° 8) ne reconnut pas son fils Hoël comme son héritier sur le trône ducal de Bretagne. En effet celui ci fut désavoué au profit de sa sœur Berthe mariée à Alain Le Noir de la Maison de Penthièvre (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 2) qui fut la légataire désignée. Le jeune Prince Hoël fut cependant reconnu Comte par les Nantais. D'une épouse méconnue, il eut une fille qui rentra dans les ordres religieux. Après avoir été écarté du trône par son père, Hoël se rapprocha de sa sœur Berthe et lui apporta son soutien contre son second époux Eudon, vicomte de Porhoët père de ses trois derniers enfants Geoffroi, Adélaïde et Alix (voir Géographie féodale : le comté de Porhoët par M. Aurélien de Courson (extrait du Cartulaire de Redon), page n° 1). En 1153 Eudon, vicomte de Porhoët était bien décidé à évincer du trône ducal de Bretagne, Conan, le fils issu de la première alliance de son épouse Berthe. Une attaque se déroula l'année suivante, le vicomte de Porhoët à la tête de toutes ses troupes passa la Loire, le 16 décembre, à Rezé, près de l'embouchure de la Sèvre afin de surprendre les Nantais qui ne l'attendaient que du côté gauche. Averti de ce mouvement, Hoël, Comte de Nantes se transporta jusqu'à Rezé, ayant prit des vaisseaux, il arriva la nuit devant Rezé. Eudon de Porhoët se défendit vaillamment, tuant un grand nombre d'adversaires, mais il accepta de négocier. Eudon de Porhoët ayant eut connaissance que Conan était allé chercher aide auprès du roi d'Angleterre, préféra se réfugier en France devant pareille menace. Hoël fut chassé en 1156 de son Comté par les Nantais qui lui préférèrent Geoffroy d'Anjou, frère du roi d'Angleterre Henri Plantagenêt. En réalité, Geoffroi VI d'Anjou ne fut Comte de Nantes que très peu de temps. Sa mort survenue le 27 juillet 1158 permit à Conan de se proclamer Comte de Nantes, puis l'année suivante, Conan avec ses alliés assiégea Rennes. De nouveau un Comte de Nantes devenait Duc de Bretagne, mais s'il fut surnommé Conan Le Petit, c'était non pas en raison de sa taille mais parce qu'il ne fut qu'un petit prince minable, un simple pantin entre les mains du puissant Henri Plantagenêt qui s'appropria le Comté de Nantes -comme héritier de son frère cadet, et aussi le trône de Bretagne en tant que tuteur du jeune couple : Constance de Bretagne, fille de Conan IV et de son épouse Margaret of Huntingdon, ayant épousé le quatrième fils du souverain anglais et de sa femme Aliénor d'Aquitaine, Geoffroy Plantagenêt. C'est donc en tant que tuteur du jeune couple que Henri II Plantagnêt régna sur la Bretagne, mais quand son fils Geoffroy put se dégager de l'encombrante présence paternelle, il s'avéra un remarquable souverain, parti prématurément âgé de 28 ans (voir l'Assise au comte Geoffroy -la très ancienne coutume de Bretagne.). Il laissait une jeune veuve avec deux filles : Aliénor et Mathilde, et cet héritier posthume au nom prédestiné et au destin fatal : Arthur Ier de Bretagne. Constance de Bretagne fut celle qui réunit définitivement le Comté de Nantes entre les mains des Ducs de Bretagne. Devenue veuve elle fut contrainte, sur ordre de son beau-frère Richard Coeur de Lion, d'épouser Ranulph de Blondeville. Mais à la mort de Richard Coeur de Lion, les deux époux se séparèrent, et la Duchesse Constance épousa alors Gui de Thouars auquel elle donna deux filles : Alix et Catherine. Gui de Thouars fut à l'origine de la construction du château de la Tour Neuve en 1207 (voir Titre : Mandement du duc François II pour la reconstruction du château de Nantes (1466) par A. Le Moyne de La Borderie, page n° 1) depuis occupé par le château devenu résidence des ducs de Bretagne.

 

 

L'aînée des filles du couple, Alix de Thouars transporta la couronne ducale de Bretagne à la Maison de Dreux en épousant Pierre Mauclerc. Ce sont les aïeux des Ducs de Bretagne qui se succédèrent sur le trône ducal jusqu'à Anne de Bretagne. 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 20:51

Tout comme son défunt père Budic, le nouveau Comte de Nantes Mathias s'opposa à l'évêque de Nantes, mais aussi à son "oncle" Alain  Canhiart.  Mathias  s'éteignit en 1051 mais n'ayant pas d'enfant, c'est son neveu Hoël qui lui succéda. L'île d'Aindre (aujourd'hui Basse-Indre -Indre), possédait en 1026 un château fort où  furent célébrées les noces d'Alain-Caignard, comte de Quimper,  et de Judith, fille légitime du comte Judicaël, dont Budic n'était qu'un bâtard. Ce mariage, qui donna naissance à Hoël, comte de Quimper et de Nantes; à Quiriac ou Guerech et Bénedict, successivement évêques de Nantes, fut la source d'une longue guerre, qui ne se termina qu'en 1054. 

 

 

Voici la description que le Chroniqueur Betrand d'Argentré nous a laissé du Comte de Corouaille : D'Alain Caignard Comte de Cornaille, de se querelle, avec le Duc y & de sa faute. Chap. XXIII. L'Entrepris» susdite s'estoit dressée de l'intelligence d'Alain Caignard Comte de Cornoüaille, riche, & puissant Seigneur en Bretagne, nous dirons cy-apres de quelle race il estoit Le Duc Alain luy fit la guerre fort aspre, entrant en sa terre, prenant sur luy plusieurs places & forterestes , de sorte qu'il fut contraint de faire largue au Duc jeune homme ayant le feu en la teste, & s'enfuir en une Isle nommée Nemet , où il se cacha, attendant que cette fureur sot passée, Se ayant Caignard temporisé quelque temps sur la retraitte de son ennemy, assembla de sa parr de ses hommes, avec lelquels il fist teste aux gens du Duc Alain, & les rebouta si bien qu'il leur fist quitter son pays, ce lut en l'an mil treze, mais cela ne fist qu'allumer le feu» Car le Duc irrité d'avoir receu cette escorne, fist de nouvelles levées d'hommes, et se joignit avec Eudon son frère, rentrant de plus belle en la terre de Cornaille, dont Caignard advercy, ne le voyant suffisant de soustenir, délibéra de vuider le pays, s'estant retiré en France avec ses amis, & « meilleur nombre qu'il peut de son party par mer, & s'en alla en Aquitaine, lequel evenement donna tout loisir au Duc Alain de faire Se exploicter tout ce qu'il voulut, prenant toutes les places dudit Caignard, Se tout le pays de Cornoùaille, qu'il garnit d'hommes & de Capitaines à la devotion : toute-fois peu de temps après il se fist ouverture de paix Se d'amitié entr'eux par le moyen dit cy-apres. Grand personnage que ce Alain Caignard alias Canhiart que Le Baud donne pour descendant de Riwallon Mur Marzou. Quand à l'épisode évoqué par d'Argentré, il résultait des reproches que lui avaient fait le duc de Bretagne Alain III ; Canhiart ayant soutenu les insurgés en guerre contre le dit duc. Dans cet épisode est également évoqué ce personnage imposant : Eudon de Penthièvre, frère puiné du Duc Alain III. (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 1 ). Alain Canhiart mourut en 1058. C'est l'aîné de ses six enfants auquel nous nous intéresserons à présent, il se prénommait Hoël. Quelques historiens le donne le sixième de ce nom. A la mort de son père, il parvint à réunir sous son sceptre les comtés de Nantes et de Cornouaille, mais en prime, il épousa Havoise de Bretagne, fille du Duc Alain III. Certes, celui-ci avait eut un héritier en la personne du Duc Conan II, mais celui-ci n'ayant pas eu d'enfant, c'est Hoël Comte de Nantes et de Cornouaille qui récolta la couronne ducale en 1066. Il devait régner dix huit ans sous le nom de Hoël II de Bretagne (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle page, n° 6. Il s'éteignit le 13 avril 1084. C'est l'aîné de ses fils, Alain Fergent qui lui succéda sous le nom d'Alain IV  (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle, page n° 7). Quand au frère cadet de ce dernier, Mathias, il devint Comte de Nantes, le deuxième du nom. Mathias II mourut en 1104, le Duc Alain IV Fergent son frère aîné fut à son tour Comte de Nantes. 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 13:37

Guerech, Comte de Nantes laissait deux neveux nés d'une union illégitime de son frère Hoël, à savoir Judicaël & Hoël. Profitant de la situation, Conan, Comte de Rennes se présenta avec ses troupes devant la ville de Nantes qui capitula sans résistance. La garde du château fut attribuée à Auriscard un proche du Comte de Rennes devenu Duc de Bretagne. Un second château fut aménagé à l'occident de la ville : Le Bouffai (voir Description du château de Bouffay à Nantes, page n° 1 par Mr J-C. Renoul père et Description du château de Bouffay à Nantes, page n° 2 par Mr J-C. Renoul père). Mais Conan Comte de Rennes n'eut guère loisir de profiter d'asseoir seul sa suprématie sur les deux comtés enfin réunis, en effet c'est alors que ce manifesta le vicomte Hamon, frère adultérin des défunts Hoël et Guerech de Nantes. Avec l'aide du Comte d'Anjou, le vicomte Hamon mit le siège devant la cité Nantaise cette année 992. L'affrontement des deux partis se déroula dans les Landes de Conquereuil, une seconde fois. Cependant, les deux adversaires périrent l'un et l'autre, et Nantes fut confiée à Foulque Nerra, Comte d'Anjou qui en prit possession au nom de Judicaël. Mais avant de s'en retourner, il confia le Comté à Aimeric III, vicomte de Thouars, étant donné la minorité du jeune Judicaël. Jusqu'à sa mort survenue en 997, Aimeric de Thouars porta le titre de Comte de Nantes. Certaines sources attribue audit Aimeric III, vcomte de Thouars, la paternité illégitime de Hamon de Dinan (et par conséquent celle de son frère Junkencus aussi -voir généalogie de cette Maison de Dinan  Les Sires de Dinan par Anatole de Barthélémy, page n° 1. ). Judicaël devenu Comte de Nantes s'apprêta à rendre hommage au Comte d'Anjou pour cet héritage, mais une nouvelle fois, le nouveau Comte de Nantes allait se retrouver face à la menace du nouveau Comte de Rennes, Geoffroy, fils de Conan Le Tort. Avec ses troupes Geoffoy de Rennes pénétra en Pays Nantais, et ordonna au jeune Judicaël de cesser toute alliance avec Foulque Nerra et de ne rendre hommage qu'à lui seul. Ce qu'il fit. Pareille attitude du jeune Judicaël qui fermait l'accès du Comté de Nantes au Comte d'Anjou, fut source de mécontentement du suzerain Angevin, et Judicaël le paya de sa vie l'an 1005, sur le chemin qui le conduisait à Rennes, où il allait visiter le Comte de Rennes qui était aussi Duc de Bretagne : Geoffroy Ier. D'une union illégitime, Judicaël, Comte de Nantes laissait un fils illégitime prénommé Budic et une fille légitime, Judith. Budic épousa Havoise, dont il eut deux fils ; Mathias et Budic ; pour sa part Judith épousa Alain Caignard, comte de Cornouaille. Budic ayant succédé à Judicaël son père illégitime, Budic résida au château du Bouffays, alors que l'évêque de Nantes, Gautier, homme de confiance du duc de Bretagne et adversaire de Budic, prit ses quartiers en la tour aménagée par Alain Barbetorte. Ce prélat était entouré de Bretons qui ne manquèrent pas de ravager la cité. Budic, Comte de Nantes eut recours à demander appui du Comte d'Anjou, ce qui lui permit de résister à ses deux adversaires depuis son château du Bouffay, allant jusqu'à raser une tour aménagée près de son château par l'évêque. Il mourut en l'an 1037 

 

 

 

La cathédrale de Nantes avait été réaménagée au début de l'an mil en conservant quelques structures IXe siècle (voirLes restes de l'ancienne cathédrale de Nantes par Ange Guépin)

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 14:25

C'est au sein d'une coalition que ce Premier Août 939 à Trans près de Dol que les Normands furent vaincus (voir Ce premier août 939... - Premier août : fête de la Bretagne - Kentañ d'ar miz eost : Gouel Breizh et les invasions Scandinaves en Bretagne, page n° 4 ). Déjà, Juhel Bérenger, Comte de Rennes en avait attaqué une partie en 931, et ses puissants vassaux parvinrent bientôt à contrôler des points stratégiques qui devinrent un jour des châtellenies imposantes. Alain Barbetorte héritait des Comtés de Nantes et de Vannes et du Poher, en revanche, il dû renoncer au Maine, à l'Anjou ainsi qu'à l'Avranchin et au Cotentin, mais surtout au titre royal. Marié avec Roscille d'Anjou, fille du duc Foulques Le Roux. Il n'y eut aucun enfant de cette première union. En revanche d'une union illégitime avec une certaine Judith, il eut deux fils nommés Hoël & Guerech, enfin devenu veuf de Roscille d'Anjou, il épousa Roscille de Blois, sœur de Thibault Le Tricheur dont il eut un fils : Drogon. Sa dernière volonté avant de trépasser vers 952 fut de rassembler tous les évêques et les seigneurs de son duché qui reconnaissaient son autorité. Il leur demanda de prêter serment à son fils Drogon ainsi qu'au tuteur de celui-ci, son beau-frère Thibault Le Tricheur. Après son décès il fut inhumé en l'église Notre-Dame de Nantes qu'il avait fondée, mais à peine était-il sous terre que Thibault Le Tricheur accorda la main de sa sœur Roscille, jeune veuve, au comte d'Anjou Foulques III.

 

 

Sceau de Foulque III Nerra

 

Ce dernier se proclama Comte de Nantes et Régent de Bretagne. Pourtant cet opportuniste appelé par les Nantais pour les défendre contre une nouvelle menace normande ne daigna pas leur répondre. Les barbares assiégèrent le château qu'Alain Barbetorte avait réparé, ils firent aussi des prisonniers au nombre desquels figurait l'évêque Gaultier. La veuve de Alain Barbetorte fut émue de cette situation, d'autant que les Nantais durent s'acquitter de payer rançon afin de voir les prisonniers relâchés. En prime c'est aussi au cours de cette époque tourmentée que mourut le jeune Drogon. Il est probable que le Comte d'Anjou ait souhaité la disparition du jeune héritier du trône de Bretagne, en effet, lui et son complice Thibault Le Tricheur, pouvaient ainsi dépecer la Bretagne des richesses dont elle disposait ; l'un occupait le Sud de la Péninsule, l'autre la partie Nord. C'est alors que Hoël, fils illégitime de Alain Barbetorte entra en scène, Après s'être emparé du Comté de Nantes, il guerroya contre Conan, Comte de Rennes, fils et héritier de Juhel-Bérenger, lequel était lui même flls de Bérenger. Le comte de Rennes agacé contre l'intrépide jeune Hoël décida de se venger en dépêchant un de ses domestiques nommé Guluron, qui le moment opportun le tua d'un coup d'épée lors d'une partie de chasse en 981. Guerech, frère de Hoël, qui avait hérité de l'évêché de Nantes, obtint ce Comté de Nantes, les Nantais l'ayant prié de quitter son bâton épiscopal contre une épée..(voir aussi La famille d'Ancenis, page n° 1). Bien décidé à se venger de Conan de Rennes, responsable de la mort de son frère, le Comte Gurech s'allia au nouveau Comte d'Anjou Geoffroy Ier, Grisegonelle, alors en mauvaise relation avec le Comte de Rennes, son gendre. Une lutte s'engagea sur les Landes de Conquereuil près de Derval, Le Comte de Rennes grièvement blessé au bras regagna son Comté, et selon la Chronique de Nantes, Guerech profita de sa victoire pour aller mettre les terres de son adversaire à feu et à sang. Mais une nouvelle vengeance de Conan Le Tort allait être fatale au Comte de Nantes. Cette année 987, il le fit empoisonner.

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article