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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 21:03

En abordant ces personnalités récompensées par l'Ordre de l'Hermine, nous allons rendre hommage à ceux qui ont de leur emprunte marqué l'histoire contemporaine de la Bretagne. Nous commencerons par celui qui nous a quitté en 2007 : Alexis Gourvennec. Voici quelques notes laissées par le magasine Mer et Marine : ….Figure emblématique de l'agriculture bretonne, Alexis Gourvennec est issu d'une famille paysanne modeste. Il s'était fait connaître en 1961, lors de la « révolte des choux fleurs », qui avait vu l'occupation de la préfecture du Finistère. La même année, le leader syndical créait la Société d'initiative et de coopération agricole (SICA) de Saint-Pol-de-Léon. Douze ans plus tard, soutenu par la chambre de commerce de Morlaix, il fut cette fois à l'origine de la naissance de l'armement Bretagne Angleterre Irlande (BAI), plus connu sous le nom commercial de Brittany Ferries...

 

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 13:30

L'ordre de l'Hermine (ordo Velleris pontici) fut institué en 1381, et non en 1363, comme on l'a dit quelquefois par erreur. Le collier de cet ordre était compote de deux chaînes dont les deux extrémités étaient attachées à deux couronnes ducales, chacune desquelles renfermait une hermine passante ; une des couronnes pendait sur une poitrine et l'autre était sur le cou. Les chaînes étaient composées chacune de quatre fermoirs, et ces fermoirs n'étaient qu'une hermine avec un rouleau entortillé autour du corps, sur lequel était écrit A MA VIE. Les rouleaux étaient alternativement émaillés de blanc avec des lettres noires et de noir avec des lettres blanches. Au cou de chacune des dix hermines il y avait un collier pendait an chaînon de quatre ou cinq anneaux. Le collier, selon la qualité des personnes auxquelles le duc en faisait présent, étaient ou d'or, ou d'argent doré, ou d'argent tout par ; ceux des ducs étaient enrichis de pierreries. Ce qu'il y a de particulier dans cette chevalerie, c'est que les dames y étaient reçues, et s'appelaient chevaleresses, honneur qui ne leur avait été fait dans aucun ordre. Les ducs successeurs de Jean le Conquérant ajoutèrent au collier de l'hermine un autre collier de moindre prix, qu'ils nommèrent le collier de l'épi, et dont nous parleront tout à l'heure. Pour ce qui est des raisons qu'eut le duc Jean IV d'instituer cet ordre et de choisir la devise A ma vie, les auteurs n'en ont rien dit. II est possible que le duc ait voulu marquer par ces deux couronnes et par la devise à ma vie , qu'il avait conquit deux fois la Bretagne, et qu'il avait exposé sa vie pour conserver sa dignité Pour les hermines a collier et a chaîne pendante, s'il n'a pas voulu faire allusion par là au lévrier blanc de Charles de Blois, qui abandonna son ancien maître avant la bataille d' Aurai, il est difficile de deviner pourquoi il fît mettre aucun de ces hermines une chaîne branlante et un collier.

 

 

Le P. Helyot, qui a parlé de cet ordre, croit que Lobineau s'est trompé quans il a dit que le collier de l'Epi fut ajouté pour être donné aux gentilshommes moins distingués. Sa raison est qu'Elisabeth d'Ecosse (ci-dessus) , femme du duc François ler, était représentée dans l'église cathédrale de Vannes avec le collier de l'Epi, quoiqu'elle eut reçu aussi en 1447 celui de l'Hermine, et que le duc François II portait aussi toujours le collier de l'ordre de l'Epi ; mais cette raison est loin d'être concluante. L'ordre de l'Epi (Esquetris ordo Spica) se reconnaissait à un collier composé d'épis de blé et terminé par une hermine pendante attachée au collier avec deux chaînes. Ce collier était ordinairement d'argent. On a prétendu que cet ordre fut institué par le duc François ler en 1448 ou en 1450 ; mais Lobineau ; dit qu'en 1447 ce duc le donna à des Anglais, et que c'est alors qu'il en fut question pour la première fois. Sue l'hermine étaient ces mots A ma vie Potius mort qui formaient la devise de l'Ordre. 

 

 

Quelques décorés de l'ordre de l'Hermine 

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 07:38

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 06:41

 

 

Le plan de ce château a la forme d'un pentagone assez régulier, flanqué de cinq tours, une à chaque angle. On n'y remarque ni ouvrage extérieur, ni double bayle (enceinte), ni donjon séparé du reste de la place. L'entrée principale avec ses deux baies cintrées, l'une spacieuse pour les chevaux, l'autre étroite pour les gens de pied, s'ouvrait dans la courtine méridionale, près de la tour occupant l'angle sud-ouest.

 

 

Les cinq tours sont uniformément construites en bel appareil et parfaitement cylindriques; elles sont couronnées, encore en partie, de leurs mâchicoulis, dont les galeries sont ornées de dessins en ogives trilobées, sculptés dans la pierre au-dessus des modillons qui en forment le support. L'écusson des Tournemine (écartelé d'or et d'azur) se remarque en plusieurs endroits, d'abord au-dessus de la porte d'honneur inscrit dans un trilobe, puis au sommet des deux plus hautes tours (celles de l'est et du sud-ouest); là il est incliné à la manière des sceaux du XIV et du XVe siècle, et timbré d'un heaume à cimier et à volets flottants. Chaque tour renferme un escalier de granit, pour monter aux trois étages anciennement séparés par des planchers. Les portes sont, ou cintrées ou terminées à leur partie supérieure par un linteau dont les angles s'arrondissent en saillie interne. Les fenêtres, à profondes embrasures, et munies de sièges latéraux en pierre, ont leurs baies en cintre surbaissé à l'intérieur des salles, carrées et étroites à l'extérieur. Dans les murs, épais de 3 mètres au moins, s'ouvrent en outre un grand nombre d'arbalétrières.

 

 

La forme octogone domine à l'intérieur des tours, sauf celle du sud-ouest, qui ne présente que sept pans; on croirait, aux dessins arrondis en trèfle de ses créneaux, que cette tour est un peu plus ancienne que les autres. Aucune, du reste, ne remonte à une date plus reculée que la fin du XIVe siècle. La tour du nord-est, magnifique de conservation et accostée d'une tourelle qui contient l'escalier, offre des proportions un peu plus fortes que les autres, et pourrait bien avoir servi de donjon.

 

 

On voit à chaque étage une cheminée de granit avec colonnettes assez bien traitées. Une porte ogivale voûtée donne accès à l'étage inférieur de la tour sud-est, qui servait de prison ; un épais manteau de lierre la revêt du haut en bas. Elle se fait remarquer par une voûte en pierres et par ses ouvertures qui, simples meurtrières au dehors, dessinent au dedans une fenêtre en plein cintre. Les pieds-droits de la porte de cette pièce et la face intérieure des murs de la tour, autour de la même porte, sont couverts de figurines grossièrement sculptées en faible relief. Elles représentent des sujets pieux qui, selon la tradition du pays, seraient l'oeuvre d'un pauvre moine de Saint- Aubin, détenu de longues années dans cette tour, pour avoir osé reprocher ses dérèglements à un sire de la Hunaudaye.

 

 

Elle ajoute qu'un seigneur du voisinage, ému de pitié pour le sort immérité du moine, joua sa fortune entière contre la liberté du religieux, et qu'il gagna. Outre les cinq tours déjà décrites, de grands et vastes corps de logis se reliaient aux murs de l'enceinte, formant, de la tour ouest à la tour nord-est, un parallélogramme adossé à la courtine qui regardait l'occident.

 

 

La partie des bâtiments la plus voisine du nord avait été agrandie et faisait saillie vers la cour : là étaient les logements du seigneur et de sa famille. Aux débris qui en subsistent, aux moulures et à l'ornementation qui les décorent, on reconnaît le XVIe et le XVIIe siècles, ce qui semblerait attester qu'il y a eu deux reconstructions de ces logements. Vis-à-vis, adossés à la courtine de l'est, existaient les communs du château.

 

 

L'enceinte tout entière occupe une superficie d'environ 60 ares. De larges fossés la cernent complètement ; un épaulement en terre décrivant une ellipse tout autour du château, mais sans autre défense, en augmente la profondeur. Un étang de peu d'étendue dort à quelques mètres de là, vers le couchant. Il est probable qu'autrefois, au moyen des eaux de ce réservoir, on pouvait inonder toute la partie basse du terrain vers le midi et l'orient.

 

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 16:57

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 08:58

Les anciens voyaient le cours de leur vie bercée par les saisons, par le temps, ils étaient constamment en contact avec la nature qui rythmait leur quotidien. Si le vent  régnait les douze premiers jours de l'année, c'était disait on, celui qui soufflerait les douze mois, il en était de même pour le brouillard. On mettait le grain à chauffer sur la tournette, l'instrument servant à retourner les galettes. Si le coucou chantait de bonne heure, l'année était prime. Plus nombreuses étaient les cailles, moins cher était le blé. Les pies nichant dans le haut des arbres était signe que l'année serait fience, autrement dit mouillée, en revanche un nid au milieu de l'arbre, et l'année serait sèche. Un ancien dicton décrivait les mois :

 

Janvier pour la neige ; 

Février pour les glaçons :

Mar' pour la grêle :

Avri' pour les bourgeons ;

Mai pour l'herbe verte ;

Juin pour les fenaisons :

Juillet pour les œufs éclos ;

Août pour les moissons ;

Septemb'e pour les aquilons ;

Octob'e pour les brouillards;

Novemb'pour les grands russiaux;

Décemb'e pour les frissons.

 

 

 

 

Le bonhomme janvier disait : « v'la la pitié, v'la janvier qu'arrive, qui vous f'ra chier dans vot' fouyer, sapré bonne femme ». Le premier janvier et les jours suivants il était d'usage d'aller souhaiter la bonne année. La personne qui rentrait à l'intérieur de la maison embrassait tous ceux qui se trouvaient à l'intérieur et leur disait : « Une bonne année je vous souhaites, et le paradis à la fin de vos jours ». Alors parfois la réponse arrivait : « Quand j'arons véqui asseu ». Les enfants allaient dans presque toutes les maisons du voisinage et disaient : « Fouillez dans vot' poche et me donnez qué'qu'chose »

 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 16:40

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 15:20

 

 

 

 

 

 

 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 13:11

Les vicomtes de Méjusseaume, comme seigneurs hauts justiciers de l'Hermitage, avaient droit de soule, boule en bois que le dernier marié de l'année était obligé de fournir. Le jour de la fête de la Purification, le seigneur lançait en l'air la soule, dont les vassaux de l'Hermitage et du Rheu, divisés en deux camps, se disputaient la possession, chacun s'efforçant de l'amener sur "le territoire de sa paroisse. Ce jeu, très-ancien, offrait toute la brutalité des temps barbares, et son origine a exercé la perspicacité de plus d'un antiquaire. Ils ont prétendu que le jeu de la soule est un reste du culte solaire. « Cette boule ou ballon, disent-ils, par sa figure sphérique, représentait le soleil. On la jetait en l'air, comme pour la faire toucher à cet astre, et, quand elle tombait, on se la disputait comme un objet sacré. » Ajoutons que d'autres, dépouillant la soule de ce caractère religieux, n'y ont vu qu'un simple exercice, tel que la paume, et nous nous rangeons à cette dernière interprétation.

 

 

 

 

Entre autres devoirs dus à la seigneurie de Bécherel, était l'obligation, imposée aux vassaux qui avaient vendu du poisson pendant le carême, de sauter le lundi de Pâques dans l'étang de Bécherel, « et demander congé audit seigneur en sautant et en sortant, sauf amende. -Le même jour, le seigneur a droit de brûler tous les lins et chanvres qui seroient trouvez dans la ville encore à broyer et à tailler; et est ce faict, à ce que les femmes ne soient paresseuses de approufilter lesdictz lins et chanvres, qui sont fort bons au pays et seroit dommage de laisser perdre. »

 

 

 

 

 

A côté des prérogatives de la communauté de ville de Montfort, qui députait aux États généraux de la province depuis 1614, régnaient celles antérieures et supérieures du seigneur haut-justicier, dont les fourches patibulaires, élevées à six poteaux avec ceps et colliers, annonçaient de loin la puissance. M. de la Borderie nous apprend que les propriétaires du lieu de la Poulanière, en Coulon, étaient tenus de fournir à la seigneurie de Monfort c ès jours qu'exécution est faite d'aucun cas criminel en la ville, deux harts (liens) de chêne, l'une torse à droite, et l'autre à revers. » Ce droit fut plus tard changé, en raison de l'adoucissement des moeurs, en un chapeau de fleurs de cherfeil (chèvre-feuille) sauvage qui devait être présenté aux officiers de Montfort, à l'issue des premières vêpres de la fête de saint Jean-Baptiste, à la passée (entrée) du cimetière, à peine de saisie du fief. Le chapeau était ensuite porté sur la Motte-aux-Mariés, près de la contrescarpe du Pas-d'Aune, où toutes les mariées devaient se trouver réunies, sous peine de 60 sols d'amende, pour danser et chanter chacune leur chanson, ayant à tour de rôle le chapeau de chèvre-feuille sur la tête. Le seigneur était obligé de fournir cent fagots ou bourrées pour faire un feu de joie, pendant que la danse s'exécutait. A la fin de cette cérémonie, les mariées étaient toutes tenues d'embrasser le seigneur ou son procureur fiscal, et le chapeau de chèvre-feuille était laissé à la dernière mariée. Les châtelain, prévôt et sergent de Montfort étaient exempts de tous fouages et subsides à cause de leurs offices. Un autre officier, exempt de fouages, était le grenetier du grenier à sel de Montfort, établi dans la rue de la Saulnerie. Il en était de même des habitants des bois et forêt de Coulon, vulgairement appelés princiers, c'est-à-dire gens du prince.

 

 

 

 

 

La châtellenie de Moncontour appartenait en 1524, à Jean de Brosse, gouverneur de Bretagne, époux d'Anne de Pisseleu, maîtresse de François Ier. Cette dame n'était pas la seule qui fût galante dans la ville de Moncontour, si l'on en juge par un aveu rendu le 7 octobre 1538, qui consacre des droits, au moins singuliers, au profit de Catherine de Rohan, demoiselle de la Ribaudière. « Plus a droict la dite Damoiselle et lui appartient : avoir et lever de chacune fille de joie nouvellement venue au dit lieu de Moncontour et aux dites appartenances, cinq sols et ung pôt de vin et ung chapeau de violettes, fors les filles de mattresses qui ne doibvent que my-debvoir, et mesme qu'elle a droict et luy appartient : de oster par chascun an une fille des offices de la cour ecclésiastique de l'official de l'archidiacre de Pentheffre, exercée en la chapelle de Saint-Jehan et hôtel Dieu du dit Moncontour, lui bailler son permittimus , sans que les officiers de l'archidiacre puissent plus accuser ne reprendre, pour le cas dont elle étoit lors accusée. »

 

 

 

 

 

La sergenterie féodée de Quintin était attachée à la terre de Forges, située paroisse de Saint-Thuriau. Le possesseur de cette terre avait l'obligation de faire la cueillette de la moitié des amendes adjugées par la cour de Quintin, et prenait pour sa peine le huitième de ces amendes. A lui incombait aussi la charge de fournir le bourreau pour les exécutions criminelles, et de payer la moitié de son salaire. Le sergent de Quintin avait des devoirs d'une autre sorte. La veille de la mi-août, à la fin des vêpres, il devait se présenter à l'entrée du choeur de l'église Notre-Dame, avec un cierge allumé, au-devant du comte de Quintin; l'escorter ainsi jusqu'au château; allumer dans la chambre du comte «une grande poignée de chandelles de cire, en bailler aux varletz de chambre une autre poignée de demy-pied de long; tenir deux cierges allumez en ses mains pendant que le comte boit, et le comte ayant bu , peut le dit sieur des Forges boire, si bon lui semble. »

 

 

 

 

 

 

A Saint-Pol de Léon, Le vicomte de Léon jouissait d'un autre droit, dit de motte, c'est-à-dire que ses vassaux, appelés serfs de motte, ne pouvaient aller demeurer ou choisir une habitation ailleurs que sur les terres du vicomte, et s'ils le faisaient, le seigneur ou ses officiers pouvaient les saisir, les ramener la corde au cou  à leur motte, et leur infliger une peine corporelle ou pécuniaire. Si ces serfs avaient des enfants auxquels ils voulussent donner de l'instruction, ces jeunes clercs ne pouvaient obtenir la tonsure ni aucun ordre ecclésiastique sans lettres du vicomte. Si quelques-uns délinquaient ou manquaient à leurs obligations envers leur seigneur, leurs enfants perdaient les biens présents et futurs auxquels ils pouvaient prétendre en la vicomté, et, de plus, ils en étaient bannis.

 

 

 

 

Cinq des illustrations sont dûes à Yves Ducourtioux

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:57

 

Rue Saint-Vincent, conduisant des Lices à la porte de son nom ; cet emplacement, exhaussé au moyen de déblais, fut cédé par Henri IV on 1609 à César de Vendôme, son fils, puis donné par celui-ci en 1610 aux habitants de Vannes, pour y construire des maisons ; c'est à partir de 1675 qu'on y a bâti les plus belles maisons de celte rue, pour y loger les conseillers au parlement. En effet les terrains situés entre la Porte Saint-Vincent et les Lices donna naissance à cette vaste rue rectiligne dédiée à Saint-Vincent

 

 

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