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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 13:30

Nous avions brièvement abordé en évoquant Nominoë, comment celui-ci tenta vainement de détacher le clergé breton de la Métropole de Tours (voir Nominoë, page n° 4 ). Si sous le règne de son fils Erispoë le sujet de fut pas d'actualité, en revanche, sous le roi Salomon, le sujet redevint source de préoccupation. Salomon entretint avec la papauté des relations très suivies, avec échange de cadeaux. Dom Morice affirme que le fondateur de l'évêché de Dol, à savoir Saint Samson se serait intitulé archevêque et de constater que l’église de Dol ne fut point sans évêque jusqu’à Mansuetus, qui signe archevêque des Bretons à un concile tenu à Tours en 461. Déric prétend avec raison que l’évêque de Dol seul put, en cette occasion, prendre ce titre parmi les évêques de la Gaule, tous étrangers aux Bretons. Les prélats de la Cornouaille seraient allés Tours pour leurs tenues de conciles, etc., eux qui ne connaissaient qu’à peine Tours! Leur isolement du reste de la Gaule, le langage méme de leurs peuples, exigeaient qu’ils tissent leurs affaires chez eux. Cependant, il semblerait que le statut de Métropole de Bretagne fut accordé à la cité de Dol par le Pape Nicolas Ier (ci-dessous) sous l'épiscopat de  Festinianus, ce avec l'assentiment de Charles le Chauve.

 

 

 Mais, dit-on, le pape Innocent Il! anéantit, le 1er juin 1199 cet établissement merveilleux. Il déclara que l’évêque de Dol serait soumis celui de Tours; qu'il le reconnaîtrait pour son métropolitain, ainsi que tous les évêques de la Bretagne. A cela, nous répondrons comme Pelage put faire Dol métropole de l’Armorique, de même et par la même puissance, Innocent put détruire l’œuvre de son prédécesseur. Les motifs qui firent agir Innocent nous sont connus. Longueval, dans un plaidoyer astucieux et mensonger, intitulé: Préliminaires de la décision sur la Métropole de Dol en Bretagne, nous les notifie. La Bretagne était écrasée par une longue guerre, et son jeune duc Arthur était aux mains de Jean-Sans-Terre, son oncle, qui en voulait à sa vie pour s’emparer de ses états. La duchesse Constance était au pouvoir d‘un roi que les Français appellent Philippe-Auguste, et que nous appelons Philippe-l'Impudique. Un abbé courtisan de Sainte-Geneviève, Etienne de Saint-Eurerte, bel esprit, écrivain audacieux; Barthélemi de Vendôme, archevêque de Tours, furent les instruments mis en jeu pour nous enlever notre privilège. L’archevêque nommé et approuvé de Dol, le pieux et savant Jean de La Mouche, étant à Home depuis longtemps sans pouvoir être sacré, on lui propose de démembrer sa province. Il dit en bon Breton Tout ou rien

 

 

Ancien palais épiscopal de Dol

 

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 07:28

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 17:09

 

 

 

 

 

 

Corseul / Saint-Maudez

 

 

Saint-Michel de Plélan

 

 

 

 

 

Jugon

 

 

 

 

 

Dolo

 

 

 

 

 

 

 

 

Plénée Jugon

 

 

 

 

 

 

 

 

Langourla

 

Cette page sera complétée un jour prochain

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 10:23

Le mois de janvier était ponctué par de nombreux fêtes, celle de l'épiphanie était de celle là. A Dinan, le jour des Rois, les jeunes gens venaient réciter la Vie d'Hérode en vers ; un innocent symbolisait les enfants juifs, et à l'aide d'un sabre de bois on faisait semblant de lui couper la tête. Le jour de l'épiphanie, s'il tombait un jour ferié, ou le dimanche qui suivait, les jeunes gens s'en allaient se faire pren're ou pen're, autrement dit ils allaient voire les jeunes filles afin de leur faire la cour. A la Saint-Antoine, tu vas de porte en porte, comme le pourcé de saint Atouenne 

 

 

Sainte Emérantienne, dite aussi Sainte Emérance, elle guérissait du mal de ventre. En la chapelle Saint-René en Evran, se voyait une statue de cette sainte devant laquelle on allait dire des prières, idem au Quiou. Quand aux enfants qui naissaient le jour de la Saint-Paul, ils étaient réputer pour guérir du v'nin toutes personnes mordues par un reptile.  

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 16:55

Charlez ar Gall & Chanig ar Gall, deux passionnés de langue bretonne, lui devint animateur en 1959 à radio Radio-Quimerc'h ainsi qu'à Inter-Bretagne, quant à Chanig, à partir de 1964 elle intervint sur Radio Brest, et sept ans plus tard elle animait sur Télé-Bretagne l'émission Breiz o veva. Elle rejoignait ainsi celui avec lequel elle partageait sa vie et qui était devenu speacker de télé Bretagne. Tous les deux furent récompensés de l'Ordre de l'Hermine en 1990 avant de disparaître une décennie plus tard

 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 09:23

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 21:03

En abordant ces personnalités récompensées par l'Ordre de l'Hermine, nous allons rendre hommage à ceux qui ont de leur emprunte marqué l'histoire contemporaine de la Bretagne. Nous commencerons par celui qui nous a quitté en 2007 : Alexis Gourvennec. Voici quelques notes laissées par le magasine Mer et Marine : ….Figure emblématique de l'agriculture bretonne, Alexis Gourvennec est issu d'une famille paysanne modeste. Il s'était fait connaître en 1961, lors de la « révolte des choux fleurs », qui avait vu l'occupation de la préfecture du Finistère. La même année, le leader syndical créait la Société d'initiative et de coopération agricole (SICA) de Saint-Pol-de-Léon. Douze ans plus tard, soutenu par la chambre de commerce de Morlaix, il fut cette fois à l'origine de la naissance de l'armement Bretagne Angleterre Irlande (BAI), plus connu sous le nom commercial de Brittany Ferries...

 

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 13:30

L'ordre de l'Hermine (ordo Velleris pontici) fut institué en 1381, et non en 1363, comme on l'a dit quelquefois par erreur. Le collier de cet ordre était compote de deux chaînes dont les deux extrémités étaient attachées à deux couronnes ducales, chacune desquelles renfermait une hermine passante ; une des couronnes pendait sur une poitrine et l'autre était sur le cou. Les chaînes étaient composées chacune de quatre fermoirs, et ces fermoirs n'étaient qu'une hermine avec un rouleau entortillé autour du corps, sur lequel était écrit A MA VIE. Les rouleaux étaient alternativement émaillés de blanc avec des lettres noires et de noir avec des lettres blanches. Au cou de chacune des dix hermines il y avait un collier pendait an chaînon de quatre ou cinq anneaux. Le collier, selon la qualité des personnes auxquelles le duc en faisait présent, étaient ou d'or, ou d'argent doré, ou d'argent tout par ; ceux des ducs étaient enrichis de pierreries. Ce qu'il y a de particulier dans cette chevalerie, c'est que les dames y étaient reçues, et s'appelaient chevaleresses, honneur qui ne leur avait été fait dans aucun ordre. Les ducs successeurs de Jean le Conquérant ajoutèrent au collier de l'hermine un autre collier de moindre prix, qu'ils nommèrent le collier de l'épi, et dont nous parleront tout à l'heure. Pour ce qui est des raisons qu'eut le duc Jean IV d'instituer cet ordre et de choisir la devise A ma vie, les auteurs n'en ont rien dit. II est possible que le duc ait voulu marquer par ces deux couronnes et par la devise à ma vie , qu'il avait conquit deux fois la Bretagne, et qu'il avait exposé sa vie pour conserver sa dignité Pour les hermines a collier et a chaîne pendante, s'il n'a pas voulu faire allusion par là au lévrier blanc de Charles de Blois, qui abandonna son ancien maître avant la bataille d' Aurai, il est difficile de deviner pourquoi il fît mettre aucun de ces hermines une chaîne branlante et un collier.

 

 

Le P. Helyot, qui a parlé de cet ordre, croit que Lobineau s'est trompé quans il a dit que le collier de l'Epi fut ajouté pour être donné aux gentilshommes moins distingués. Sa raison est qu'Elisabeth d'Ecosse (ci-dessus) , femme du duc François ler, était représentée dans l'église cathédrale de Vannes avec le collier de l'Epi, quoiqu'elle eut reçu aussi en 1447 celui de l'Hermine, et que le duc François II portait aussi toujours le collier de l'ordre de l'Epi ; mais cette raison est loin d'être concluante. L'ordre de l'Epi (Esquetris ordo Spica) se reconnaissait à un collier composé d'épis de blé et terminé par une hermine pendante attachée au collier avec deux chaînes. Ce collier était ordinairement d'argent. On a prétendu que cet ordre fut institué par le duc François ler en 1448 ou en 1450 ; mais Lobineau ; dit qu'en 1447 ce duc le donna à des Anglais, et que c'est alors qu'il en fut question pour la première fois. Sue l'hermine étaient ces mots A ma vie Potius mort qui formaient la devise de l'Ordre. 

 

 

Quelques décorés de l'ordre de l'Hermine 

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 07:38

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 06:41

 

 

Le plan de ce château a la forme d'un pentagone assez régulier, flanqué de cinq tours, une à chaque angle. On n'y remarque ni ouvrage extérieur, ni double bayle (enceinte), ni donjon séparé du reste de la place. L'entrée principale avec ses deux baies cintrées, l'une spacieuse pour les chevaux, l'autre étroite pour les gens de pied, s'ouvrait dans la courtine méridionale, près de la tour occupant l'angle sud-ouest.

 

 

Les cinq tours sont uniformément construites en bel appareil et parfaitement cylindriques; elles sont couronnées, encore en partie, de leurs mâchicoulis, dont les galeries sont ornées de dessins en ogives trilobées, sculptés dans la pierre au-dessus des modillons qui en forment le support. L'écusson des Tournemine (écartelé d'or et d'azur) se remarque en plusieurs endroits, d'abord au-dessus de la porte d'honneur inscrit dans un trilobe, puis au sommet des deux plus hautes tours (celles de l'est et du sud-ouest); là il est incliné à la manière des sceaux du XIV et du XVe siècle, et timbré d'un heaume à cimier et à volets flottants. Chaque tour renferme un escalier de granit, pour monter aux trois étages anciennement séparés par des planchers. Les portes sont, ou cintrées ou terminées à leur partie supérieure par un linteau dont les angles s'arrondissent en saillie interne. Les fenêtres, à profondes embrasures, et munies de sièges latéraux en pierre, ont leurs baies en cintre surbaissé à l'intérieur des salles, carrées et étroites à l'extérieur. Dans les murs, épais de 3 mètres au moins, s'ouvrent en outre un grand nombre d'arbalétrières.

 

 

La forme octogone domine à l'intérieur des tours, sauf celle du sud-ouest, qui ne présente que sept pans; on croirait, aux dessins arrondis en trèfle de ses créneaux, que cette tour est un peu plus ancienne que les autres. Aucune, du reste, ne remonte à une date plus reculée que la fin du XIVe siècle. La tour du nord-est, magnifique de conservation et accostée d'une tourelle qui contient l'escalier, offre des proportions un peu plus fortes que les autres, et pourrait bien avoir servi de donjon.

 

 

On voit à chaque étage une cheminée de granit avec colonnettes assez bien traitées. Une porte ogivale voûtée donne accès à l'étage inférieur de la tour sud-est, qui servait de prison ; un épais manteau de lierre la revêt du haut en bas. Elle se fait remarquer par une voûte en pierres et par ses ouvertures qui, simples meurtrières au dehors, dessinent au dedans une fenêtre en plein cintre. Les pieds-droits de la porte de cette pièce et la face intérieure des murs de la tour, autour de la même porte, sont couverts de figurines grossièrement sculptées en faible relief. Elles représentent des sujets pieux qui, selon la tradition du pays, seraient l'oeuvre d'un pauvre moine de Saint- Aubin, détenu de longues années dans cette tour, pour avoir osé reprocher ses dérèglements à un sire de la Hunaudaye.

 

 

Elle ajoute qu'un seigneur du voisinage, ému de pitié pour le sort immérité du moine, joua sa fortune entière contre la liberté du religieux, et qu'il gagna. Outre les cinq tours déjà décrites, de grands et vastes corps de logis se reliaient aux murs de l'enceinte, formant, de la tour ouest à la tour nord-est, un parallélogramme adossé à la courtine qui regardait l'occident.

 

 

La partie des bâtiments la plus voisine du nord avait été agrandie et faisait saillie vers la cour : là étaient les logements du seigneur et de sa famille. Aux débris qui en subsistent, aux moulures et à l'ornementation qui les décorent, on reconnaît le XVIe et le XVIIe siècles, ce qui semblerait attester qu'il y a eu deux reconstructions de ces logements. Vis-à-vis, adossés à la courtine de l'est, existaient les communs du château.

 

 

L'enceinte tout entière occupe une superficie d'environ 60 ares. De larges fossés la cernent complètement ; un épaulement en terre décrivant une ellipse tout autour du château, mais sans autre défense, en augmente la profondeur. Un étang de peu d'étendue dort à quelques mètres de là, vers le couchant. Il est probable qu'autrefois, au moyen des eaux de ce réservoir, on pouvait inonder toute la partie basse du terrain vers le midi et l'orient.

 

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