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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 14:23

 

Cette galerie marchande nommée passage Pommeraye fut aménagée en la ville de Nantes de 1841 à 1843 et inaugurée sous Louis Philippe. Passage permettant ainsi de relier la Place Graslin et la Place de la Bourse ; Louis Pommeraye, jeune notaire à l'origine du projet, avait beaucoup investi dans cet aménagement; il mourut ruiné en 1847.

 

 

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 13:03

 

Gozélun, 4e fils de Hoël III, lui succéda sous le nom de Salomon, &  commença à régner avec le titre de Roi sur tous les Etats de son Père à l'exclusion de Judicaël l'aîné, qui, soit de gré, soit de force, et se retira dans le Monastère de Gaël, & reçut la tonsure Monastique par le ministère de st. Méen. Il est difficile de fixer le tems de la mort de Salomon : on ne peut la mettre avant 630 ou 632, ni après 635, ou 636. Il ne laissa point d'enfans. Son corps fut inhumé dans l'Eglise de St. Mélaine de Rennes (ci-dessous), dont il est regardé comme le fondateur.

 

 

 

 

Judicaël, l'aîné des fils de Hoël III, quittant le Cloitre, dans lequel il  vivoit depuis une quinzaine d'années, monte sur le trône après la mort de son frère Salomon II. ce fut vers l'an 636, selon D. Bouquet, qu'il vint trouver Dagobert, Roi de France, qui lui avoit envoyé l'année précédente Eloi, depuis Evêque de Noyon, pour se plaindre des ravages des Bretons. De retour en Bretagne, il forma le dessein d'abdiquer la Royauté ,& l'exécuta vers l'an 638, en retournant dans le Monastere de Gaél, ou il vécut environ, 10 ans, & mourut en odeur de sainteté le 17 Décembre 658. Judicaël laissa de son épouse, nommée Morone plusieurs enfans, dont 2, Winnoc & Arnoc embrassèrent la vie Monastique : Alain II, l'aîné, lui succéda, selon l'Auteur de la Dissertation fur l'origine des Bretons, ou, selon d'autres, Urbien. Ce qu'il y a de certain, c'est que la Bretagne ne fut plus sous la domination d'un seul Prince.

 

 

 

 

Alain II, fils de Judicaël, succéda à son père, fous la tutelle de son  oncle Rivallon, qui eut la conduite des affaires jusqu'à l'an 645, ou même jusqu'à la mort de Judicael. Alain II mourut l'an 690, après avoir régné environ, 2 ans, à ne compter que depuis la mort de son père. Il laissa des enfans ; mais on ne les voit à la tête des Bretons qu'en concurrence avec les descendans d'Urbien. Depuis le règne d'Alain, on ne trouve que de l'obscurité & de la confusion dans l'Histoire de Bretagne, jusqu'à Noménoé, sous le règne de Louis le Débonnaire.

 

 

 

 

Grallon, fils d'Alain II, fut dépouillé d'une partie de ses Etats par les François, & ne porta que la qualité de Comte de Cornouaille. il fut même obligé de partager ce qui lui restoit avec les enfans d'Urbien, son oncle. Ce partage fut une source de division entre les Princes Bretons, & donna lieu aux François de se rendre maîtres de leurs petits Etats.

 

 

 

Daniel, fils de Jean, succéda à Grallon, son oncle, dans le Comté de Cornouaille. Budic, fils de Daniel, est qualifié Comte de Cornouaille, on lui donne le titre de Grand ; ce qui marque qu'il se distingua par quelques actions d'éclat.

 

 

 

Méliau est qualifié Roi de Bretagne dans les Actes de St. Mélair, son fils ; mais cette qualité lui fut disputée par Argaut, surnommé Arastagne. Andulphe, Lieutenant de Charlemagne, fournit l'un & l'autre à l'obéissance des François, l'an 786.

 

 

 

Rivod tua son frère Méliau, s'empara de ses Etats vers l'an 792, & en jouit pendant 7 ans, jusqu'à l'an 799, fut défait par le Comte Gui ; toute la Bretagne fut alors soumise à Charlemagne.

 

 

 

Jarnithin régnoit en Bretagne l'an 814. Il y a apparence que les Bretons l'élurent pour leur Chef après la mort de Charlemagne; mais son règne ne fut pas de longue durée.

 

 

 

Morvan  fut  élu Roi de  Bretagne l'an 818,  & tué la même année par  un des Ecuyers de Louis le Débonnaire.

 

 

 

Wiomarch se déclara Chef des Bretons, qu'il souleva contre Louis le Débonnaire. Ce Prince les soumis l'an 824, & Wiomarch, auteur de la rebellion, fut tué l'an 82 5 par Lambert, Comte de Nantes.

 

 

Ici prend fin une partie de la généalogie fournie par la Congrégation de St Maur, l'auteur continue avec Nominoë, Ersipoë...

 

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 10:47

 

Canao, Comorre ou Conobre, 4e fils d'Hoël I, Comte de Vannes, voulant posséder seul les Etats de son père, après avoir fait tuer Hoël, se défit encore de deux autres frères, Budic & Varoc, & auroit traité de même Macliau, St Félix, Evêque de Nantes, n'eût intercédé pour lui sauver la vie. Canao épousa la veuve de Hoël II, prit le titre de Roi, & contraignit Alain, ou Judual, son neveu, de se retirer à la Cour du Roi Childébert. Canao ayant donné retraite à Cramne, fils de Clotaire I, Roi de France, révolté contre son père, est attaqué par les François, & périt l'an 560 dans une bataille, donnée près de S. Malo. Cramne fut pris & brûlé avec sa femme & ses enfans. (ci dessous)

 

 

 

C'est ainfi que la Justice divine éclata sur ces deux Princes, dont l'un avoit trempé ses mains dans le sang de 3 de ses frères, & l'autre avoit pris les armes contre fon père. Le règne, ou la tyrannie de Canao fut d'environ 13 ans. Clotaire, après la victoire remportée sur Canao, s'empara des Comtés de Rennes, de Vannes, de Nantes, & abandonna le reste du pays aux Bretons.

 

 

Macliau, 5° fils de Hoël I, craignant les entre prises de son frère Canac, avoit abandonné sa femme pour se retirer dans un Monastère, & s'étoit fait ensuite sacrer Evêque de Vannes ; mais voyant Canao mort, il s'empare du territoire de Vannes, puis du Comté de Cornouaille, sous le nom de tuteur de son neveu Théodoric, fils de Budic, dernier Comte de Cornouaille, que Canao avoit fait périr. Théodoric ayant un juste sujet de tout craindre de la part de son prétendu tuteur, s'enfuit prudemment; mais dans la fuite, il forma un puissant parti, vint attaquer Macliau, & le tua l'an 577, avec un de ses fils, nommé Jacob. Guérech, appelé aussi Varoc, autre fils de Macliau, demeura Comte de Vannes.

 

 

Judual, fils de Hoël II, né l'an 535, avoit été obligé de se retirer en France à la Cour de Childébert, après la mort de son père ; il revint en Bretagne avant celle de Canao, son oncle, le meurtrier de son père, & l'usurpateur de ses Etats ; il remporta deux victoires sur lui, recouvra une partie du Comté de Cornouaille, & après la mort du Tyran, il le posséda tout entier. Il jouit de la moitié de la Bretagne depuis l'an 550, jusqu'à la mort de Macliau, arrivée l'an 577. Alors la Bretagne fut soumise à 3 Comtes, qui étoient Judual, fils de Hoël II, Varoc, ou Guérech, fils de Macliau, & Théodoric, fils de Budic. Varoc fut le plus puissant des trois. ll s'empara d'abord de la ville de Vannes, & refusa les tributs que le Roi Chilpéric avoit coutume d'en tirer. Chilpéric envoie contre lui des troupes, que Varoc, aidé peut-être de Judual, met en fuite. Il se soumet néanmoins au Monarque François, & lui donne son fils pour gage de fa fidélité. La guerre recommence en 579. Après la mort de Chilpéric Varoc embrassa le parti de Frédegonde & de Clotaire, son fils. L'an 587, Varoc & Judual dévastent le pays de Nantes, & continuent les années suivantes. L'an 590, le Roi Gontran envoie contre eux les Ducs Beppolen & Ebracaire. Ces deux Généraux furent battus, & le premier perdit la vie dans le combat. L'an 594, Childébert, neveu & successeur de Gontran, fait marcher une nouvelle armée contre les Bretons. Elle est battue entre Rennes & Vitré par Varoc & Canao, son fils. C'est la dernière action connue de ces deux Princes. Leur postérité disparoît dans l'Histoire, ainsi que celle de Théodoric, Comte de Cornouaille. ll n'en est pas de même de Judual; il avoit épousé une princesse nommée Azenge, dont il laissa plusieurs enffans, entre autres Hoël, ou Juthaël, qui suit, Grallon, Comte de Cornouaille, Hailon, différent de celui dont il est parlé dans les actes de St. Malo, Deroch, ou Budoc, Evêque de Dol, Théodual, Comte de Nantes, & Archuel.

 

Hoël III, ou Juthaël, l'aîné des fils de Judual, né l'an 560, succéda à son père, & fut d'abord Comte de Cornouaille ; maître ensuite de Rennes & de la plus grande partie de la Bretagne, il régna en Souverain, sans concurrens parmi les Princes Bretons, & sans opposition de la part des Princes François, qui n'exercèrent plus sous son règne la même autorité qu'ils avoient exercée sur la Bretagne sous les règnes précédens. Hoël III mourut l'an 612, après avoir régné 18 ans. Il eut de Pratelle, son épouse, 22 ou 24 enfans, dont 3 sont honorés Saints, Judicaël, ou St Gicquel, Judoc, ou Joffe, & Winnoc ou Guennoc

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 20:54

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 16:11

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 15:37

Ce presbytère fut aménagé par Missire François de Châteaubriand, oncle paternel de l'écrivain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 15:22

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:23

 

Érech, ou Guitreh, fils d'Audren, étoit Duc de la Petite-Bretagne en 464. L'an 472, il se mit à la tête de 12000 hommes, à la prière de l'Empereur Anthémius, pour s'opposer aux Goths & aux Bourguignons, qui vouloient chasser entièrement les Romains des Gaules, s'avança dans le Berri, fut défait à Bourgdéols, & se retira chez les Bourguignons. Etant revenu dans ses Etats, il mourut en 478. ( Morice.)

 

Eusebe, petit-fils de Grallon, selon quelques-uns, & fils de Rivelenou Rivallon, ou, selon d'autres, fils d'Erech, régna entre Erech & Budic. Il fut sévère jusqu'à la cruauté. C'est tout ce qu'on fait de lui. Il n'existoit plus 450

 

Budic, ou Debrox, fils d'Audren, succéda à Eusebe. Il commença par s'emparer d'une partie du territoire que les Alains avoient occupé, & qu'on nommoit Alanie, ou Allemagne. Il marcha ensuite contre Marchil, ou Chillon, chef d'une troupe de Barbares qui avoient tenu longtems la ville de Nantes assiégée, & les défit entièrement. L'an 497, les François, après plusieurs tentatives pour dompter les Bretons Armoriquains, traitent avec eux, & les mettent au nombre de leurs alliés. Dans le même tems les garnisons Romaines, qui occupoient encore des places sur les bords de la Loire, se donnent aux François & aux Bretons, sans changer leurs coutumes. L'an 509, Clovis, Roi des François, fait mourir plusieurs Princes des Gaules qui lui faisoient ombrage. On croit que Budic fut une de ces infortunées victimes, immolées à l'ambition du Monarque François. Il est le fondateur de l'Eglise de St. Cyr de Nantes, dite aujourd'hui S. Léonard. Après la mort de Budic les Frisons, conduits par Corsolde, se rendirent maîtres de l'Armorique, & obligerent les Princes & les Seigneurs du pays à se retirer. Clovis, qui les avoit suscités, établit des Lieutenans dans l'Armorique, & y fit battre monnoie. Ce fut alors qu'elle devint une Province de France. L'an 511, après la mort de Clovis , elle tomba dans le partage de Childébert

 

Hoël, ou Rioval, fils aîné de Budic, rassemble les Bretons qui s'étoient retirés dans les Isles, revient dans la petite Bretagne, d'où il chasse les Frisons, & recouvre l'héritage de fes peres. La plupart des Modernes le regardent comme le premier Duc des Bretons. L'an 522, ou environ, il va trouver le Roi Childébert à Paris. L'an 545, fut le terme de ses jours. Il laissa de Copia, ou Alma Pompa sa femme, 7 fils, qui partagèrent ses Etats, & prirent chacun le titre de Comte. Leurs noms sont, Hoël, qui suit, Léonor, ou Lunaire, mis au nombre des Saints, Tudgual, ou Pabutal, que l'Eglise de Tréguier révéré comme son premier Evêque, Canao, (dit aussi Caburius, Comorre, Conobre, Conabus & Cunibert) Varoc, Comte de Vannes, Macliau, Comte de Vannes, après son frère, Bodic, ou Budic, & Soëne

 

 

 

Hoël II, dit aussi Riguald, Rioval, Jona & Jean Reith, né vers l'an 500 d'Hoël I & de Copaia, eut part aux expéditions de son père contre les Frisons , & s'y distingua de manière que les soldats lui donnèrent le titre de très-digne Général. Mais s'il fut brave dans les combats, il montra peu d'humanité & de religion dans son gouvernement. Bien loin de respecter & de consulter St. Malo, Evêque d'Aleth, comme avoit fait son père, il le persécuta, & l'obligea, l'an 546, à quitter fon Diocèse. Cette impiété ne demeura pas long-tems impunie. Dès l'année suivante, il périt par les mains de Canao, son frère, dans une partie de chasse, laissaHnt de Rimo, son épouse, fille de Malgo, Roi de la Grande-Bretagne, un fils, nommé Judual

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 10:38

Le matin du mariage, les joueurs de vielles et de violons se rendaient d'abord chez le jeune homme, et celui-ci accompagné alors de son garçon d'honneur, de ses parents et amis se dirigeait chez la mariée. A l'arrivée du jeune homme, jadis sa promise devait se cacher, en principe derrière une armoire. Et alors seulement elle commençait à s'habiller. A Landéhen, en sortant de la cour de la ferme pour se rendre au bourg, les femmes portaient les bandes de leur coiffe rabattues, comme si elles se rendaient à un enterrement, leur bras donné à leur cavalier, pendait comme mort !

 

 

A Plouasne, la mariée ne s'habillait qu'une fois son promis arrivé. La tête était alors parée d'une couronne de fleurs d'oranger, les invités d'un ruban violet pour les hommes et rose pour les femmes. Son père ou un proche parent accompagnait en tête du cortège la jeune fille, tandis que le père de son fiancé la raccompagnait, la mère de la mariée donnant le bras à son gendre. Au départ du cortège, on tirait des coups de fusils et ces salves se répétaient plusieurs fois dans la journée, notamment au retour de la noce à la maison où avait lieu le repas. En cours de route, la mariée devait s'enfuir par le premier chemin creux qu'elle apercevait et c'est le garçon d'honneur qui était chargé de la rattraper. On appelait cette coutume la happerie ; et il y en avait plusieurs avant d'arriver au bourg. Si le garçon d'honneur échouait à rattraper la mariée alors il passait pour un failli chien ! Cette coutume avait cours à Saint-Gouéno et dans tout le Mené. 

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 10:03

A Plessala, quand un garçon fait la cour à une jeune fille pendant un temps suffisant, il va la trouver et lui dit : 

 

« Putin, m'aimes tu ben ? » 

« Vère, don', crapaôu » 

« Va itou, copie ma dans la goule, j'te l'rendrai après »

 

 

 

Noces à Plessala  -dansant la dérobée

 

Lorsque la jeune fille a craché dans la bouche du garçon, et que celui ci a rendu sa politesse, ils se considérèrent comme fiancés. A Brusvily, près de Dinan, quand un garçon et une fille veulent se  prouver qu'ils s'aiment bien, ils se crachent aussi dans la bouche. Jadis à Calorguen, quand on faisait la demande en mariage, la jeune fille roulait sur son doigt le ruban de son tablier, et elle le laissait retomber si elle acceptait. Le futur et la future allaient ensemble inviter à leurs noces, parfois, c'était le fiancé et son garçon d'honneur, parfois la fiancée et sa demoiselle d'honneur. A certains repas de fiançailles, vers Moncontour, il y a 150 à 200 personnes, avec du son, comme aux noces. Les mariages se déroulant au mois de mai ou au mois d'août étaient destinés à être malheureux, ces mois étaient consacrés à la Vierge. Qui se mariait en août épousait un fainiant. 

 

Dans les mariages du mois de mai, la pie bat le geai !

 

 

Le mercredi était réputé mauvais pour se marier : « on ne se marie  pas le mercredi, de peur d'avoir nom Jean Jeudi » (Jean Jeudi était synonyme de connard). Le fait de se marier un jeudi était aussi de mauvais augure, en effet car c'est ce jour là que le Diable épousa sa mère ! A Saint-Gouéno et à Saint-Gilles-du-Mené, on sa mariait fréquemment le vendredi. Ce jour là, on ne mangeait pas de viande mais de la molue (morue) qui en ce temps là coûtait moins chère. Lorsqu'un veuf se remariait, à Hénon, on se réunissait devant chez lui et on frappait sur des bassins, des lames de faux, en soufflant dans des cornes de bois. Parfois, on allumait des feux de paille. 

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