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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 21:58

La Bretagne n'avait pas été plus sensible que les autres provinces du  royaume au prestige exercé par Louis XIV dès les premières années de son règne. Devant les miracles de cette fortune, elle cessa d'invoquer ses droits, et parut durant un demi-siècle avoir oublié ses plus chères  traditions. Le sentiment de la résistance à l'arbitraire, qui fit une si terrible explosion dans l'insurrection de 1675 et qui se réveilla sous la régence avec tant de force au sein de la noblesse, ne rencontra aux états de Bretagne, pendant tout le règne de Louis XIV, que des organes rares et timides, tant on y était écrasé par la grandeur du monarque et déshabitué de vivre d'une autre pensée que la sienne ! De leurs prérogatives souveraines, placées sous la sanction d'une sorte de traité international, les états ne conservèrent plus qu'un pompeux cérémonial, voilant à peine leur abdication politique. Une grande chère, un jeu effréné, des bals, des plaisirs, des profusions scandaleuses, suppléèrent, pour une génération, à ces droits constitutionnels, trop opposés au système de l'administration monarchique pour que cette incompatibilité ne rendît pas plus tard une crise inévitable. Après avoir longuement exposé l'ordre préséances et la splendide décoration de la salle des états, un ancien premier président, depuis intendant en Bretagne, nous donne ainsi qu'il suit le proramme d'une session législative : « Le lendemain, après une messe pontificale du Saint-Esprit, le gouverneur remet au greffier les commissions des deux commissaires du conseil, et après qu'elles ont été lues, le premier d'entre eux fait au nom du roi- la demande du don gratuit. Le procureur-général, syndic de la province, répond à son discours pour représenter l'état où elle se trouve et le besoin qu'elle a des bontés du roi. Les commissaires se retirent aussitôt pour donner lieu à la délibération, qui était longue autrefois, parce qu'avant de la faire il était d'usage d'examiner les contraventions aux précédents contrats, d'en former une plainte aux commissaires, et enfin on négociait longtemps sur la somme demandée; mais à présent les états l'accordent toujours unanimement, sans même que les ordres fassent aucune délibération particulière ou générale. Ainsi l'on ne tarde pas à faire savoir au commissaires par six députés de chaque ordre, à la tête desquels sont toujours les présidents de l'église et de la noblesse, que la demande du roi a été accordée ; le gouverneur en fait aussitôt part à la cour. Le troisième jour, les états nomment les commissions pour vider les différentes affaires qui se présentent; mais quoiqu'elles ne regardent que les intérêts des états, il est d'usage d'en informer les commissaires du roi ainsi que des résolutions. Lorsque sa constitution n'était plus qu'une parodie, la Bretagne n'avait pas trop à se plaindre, si une femme spirituelle traçait avec une verve charmante le tableau de ses faiblesses. Dans l'esquisse de ses moeurs politiques sous le gouvernement du duc de Chaumes, Mme de Sévigné est presque toujours demeurée dans la vérité. La force des choses me conduit donc à reproduire ici les témoignages du seul historiographe de ses états, devenu quelques mois plus tard le témoin presque souriant de ses malheurs : « Une infinité de présents, des pensions, quinze ou vingt grandes tables, un jeu continuel, des bals éternels, des comédies trois fois la semaine, unegrande braverie, voilà les états... J'oublie trois ou quatre cents pipes de vin qu'on y boit. Aussi tous les pavés de Vitré semblent métamorphosés en gentilshommes. On voit arriver en foule au vaste banquet riches et pauvres députés, M. le premier président, les procureurs et avocats-généraux du parlement, huit évêques, cinquante Bas-Bretons dorés jusqu'aux yeux, cent communautés, etc ; je ne crois pas qu'il y ait une province assemblée qui ait un aussi grand air que celle-ci.Toute la Bretagne était ivre aujourd'hui; quarante gentilshommes avaient dîné en bas et avaient porté quarante santés, celle du roi avait été la première, et tous les verres cassés après l'avoir bue... Sa majesté en effet a écrit de sa propre main des bontés infinies pour sa bonne province de Bretagne.

 

 

Les états ne doivent pas être longs, il n'y a qu'à demander ce que veut le roi; on ne dit pas un mot, voilà qui est fait... Notre présent est déjà fait; on a demandé trois millions, nous avons offert sans chicaner 2,500, 000 liv. Pour le gouverneur, il trouve, je ne sais pas comment, plus de 40,000 écus qui lui reviennent; M. de Lavardin aura 80,000 francs, M. de Molac 2,000 pistoles, M. de Boucherat, le premier président, le lieutenant du roi, autant, le reste des officiers à proportion. Il faut croire qu'il passe autant de vin dans le corps des Bretons que d'eau sous les ponts, puisque c'est là-dessus qu'on prend l'infinité d'argent qui se donne à tous les états. Le jour de la signature, on ajouta 2,000 louis d'or à Mme de Chaulnes et beaucoup d'autres présens. Ce n'est pas que nous soyons riches, mais nous sommes honnêtes; entre midi et une heure, nous ne savons pas refuser nos amis. On voulait enfin, dans l'humeur de faire des présents, proposer aux états d'envoyer 10,000 écus à Mme de Grignan, gouvernante de Provence, et M. de Chaulnes soutenait qu'on écouterait la proposition. D'Harrouis s'embarquait à payer 100,000 francs plus qu'il n'avait de fonds et trouvait que cela ne valait pas la peine d'en parler. Un Bas-Breton me dit qu'il avait pensé que les états allaient mourir de les voir ainsi faire leur testament et donner leur bien à tout le monde En voyant les états déployer un tempérament aussi débonnaire et une libéralité aussi illimitée, il n'y a guère à s'étonner si la monarchie considéra la Bretagne comme rentrée dans le droit commun du royaume. Lors donc que la guerre de Hollande, en soulevant l'opinion de l'Europe contre Louis XIV, eut fait éprouver à son gouvernement ses premiers embarras financiers, celui-ci trouva naturel d'étendre à cette province la perception des plus productifs entre tous les impôts, ceux du timbre, du tabac et de la marque sur la vaisselle d'étain. Au commencement de 1675, l'on était encore séparé par un espace de dix-huit mois de la réunion périodique des états : afin de procurer au roi des ressources immédiates, un arrêt du conseil rendit la perception provisoire de ces trois contributions obligatoire en Bretagne en escomptant le consentement des états, dont on se tint, et non sans raison, pour assuré, car on l'obtint plus facilement que celui des populations elles-mêmes. Les bureaux de timbre étaient en effet à peine installés dans les principales villes de la province que l'émeute les rasait, menaçant de faire un mauvais parti aux employés du fisc et aux soldats préposés à leur défense. La ville de Nantes fut un moment au pouvoir d'une insurrection fomentée par une poissarde, et la vie de l'évêque, prisonnier de l'émeute, répondit au peuple de celle des principaux agitateurs. M. de Chaulnes dut quitter Rennes pour s'enfermer dans Port-Louis, laissant la duchesse en butte à cette haine universelle dont il est à regretter que Mme de Sévigné ait ignoré certaines conséquences populaires, triste prélude des sanglantes expiations sur lesquelles son esprit s'est déployé avec si peu d'à propos.Mais quoique l'émeute eût soulevé deux fois la ville de Rennes dans le cours de cette funeste année, ces actes, dont la corde et la roue firent une trop cruelle justice, n'étaient rien auprès des agitations qui mirent la Basse-Bretagne en feu. Lorsque les cultivateurs de cette contrée se virent menacés de perdre par l'impôt sur le tabac l'une des plus chères jouissances de leur vie de labeurs et de privations, la rage et le désespoir transformèrent en bêtes féroces ces populations douces et paisibles. Armés de leurs faux et des vieux mousquets de la ligue , les paysans de la Cornouaille , des pays de Léon et de Tréguier coururent sus aux agents du fisc, et bientôt après aux gentilshommes qui, sur le mandement du gouverneur de la province, s'étaient rassemblés pour maintenir l'ordre public. De la pointe du Ratz aux falaises de la Manche, sur tout le territoire actuel du Finistère, des milliers d'hommes, hurlant en langue bretonne des chants de mort, se formèrent en compagnies, élisant des chefs, et signant un pacte dans lequel, aux naïves réclamations d'un peuple honnête, se mêlaient déjà les plus folles aspirations du communisme. Des pillages, des incendies et des meurtres, dont la trace a complètement échappé à l'histoire, signalèrent cette jacquerie de six mois, réprimée après une véritable bataille livrée aux environs de Carhaix par l'armée aux ordres du duc de Chaulnes. Sitôt que le gouverneur se retrouva maître du pays, une forêt de potences s'éleva à Quimper, à Pontivy, à Guingamp, à Tréguier, et des centaines de malheureux, pris à peu près au hasard, vinrent expier des violences très coupables assurément, mais dont la responsabilité politique remontait à d'autres. Si l'insurrection avait été sauvage, la répression fut atroce et s'étendit à toute la Basse-Bretagne : sur sa côte la plus reculée, du lieu même où j'écris ces pages, j'aperçois la tour judiciairement démolie de l'une des paroisses confédérées, et peut-être à l'horizon s'élèvent encore quelques-uns des chênes séculaires aux branches desquels furent accrochées vingt-deux victimes. Le duc de Chaulnes rentra à Rennes en conquérant, « en ordre de bataille et marche de guerre, dit un témoin oculaire, l'infanterie mèche allumée des deux bouts, balle en bouche, et les officiers à la tête de leurs compagnies.» Quatre jours après, le 16 octobre 1675, le conseil du roi rendait à Versailles.un arrêt qui ordonnait la démolition de tout un faubourg de Rennes renfermant une population d'environ quatre mille âmes. Mme de Sévigné vit errer en pleurs, au sortir de Rennes, ces malheureux qu'il était défendu de recueillir souspeine de mort, qui n'avaient ni nourriture ni de quoi se coucher.Une ancienne capitale mise à sac, sa population divisée en trois classesselon les fortunes et soumise à une énorme contribution de guerre,le parlement, source de sa richesse, objet constant de ses complaisances et de son orgueil, transféré à Vannes, et que Rennes ne reconquit, au bout de plusieurs années, qu'au prix d'une contribution extraordinaire de 500,000 francs, c'étaient là de grands maux sans doute : ils disparaissaient toutefois auprès d'une douleur bien plus cruelle encore. Après la rentrée du duc de Chaulnes dans la capitale de la province, dix mille hommes étaient venus renforcer son armée, et, s'établissant dans les villages comme en pays conquis, vivaient à discrétion chez les malheureux habitants. Cette occupation impitoyable fut signalée par des forfaits sans nom, exposés par Mme de Sévigné avec un dégagement qui attriste, et qu'un contemporain moins spirituel, mais plus ému, raconte dans ces lignes dont la lecture donne le frisson : « Plusieurs habitants de cette ville et faubourgs de Rennes ont été battus par des soldats qui étaient logés chez eux. Les soldats ont tellement vexé les habitants qu'ils ont jeté de leurs hôtes et hôtesses par les fenêtres, après les avoir battus et excédés, ont violé des femmes, lié des enfants tout nus sur des broches pour les vouloir faire rôtir, rompu et brûlé les meubles, démoli les fenêtres et vitres des maisons , exigé grandes sommes de leurs hôtes, et commis tant de crimes qu'ils égalent Rennes à la destruction de Hierusalem. Pendant que les splendeurs de. Versailles fascinaient l'Europe, que Racine faisait soupirer Bérénice, et que Bossuet enseignait les justices de Dieu à ceux qui jugent la terre, ces choses-là se passaient sans bruit et sans écho dans une loyale province demeurée à peu près seule paisible à l'ouverture du grand règne et dans la faiblesse du grand roi ! Et dans quelles circonstances de telles horreurs étaient- elles consommées ? Lorsque les états rassemblés à Dinan, afin de désarmer à force de dévouement une inexorable justice, sanctionnaient par acclamation toutes les mesures financières prises par la cour, ajoutant à cet acte de respectueuse obéissance un don gratuit de 3 millions voté sans débat ! C'était sous le coup de ces désastres que Mme de Sévigné s'écriait qu'il n'y avait plus de Bretagne, et qu'un mois après la monarchique marquise s'étonnait qu'en quelque lieu du monde on puisse aimer un gouverneur. Le 2 mars 1676 , une amnistie incomplète vint enfin arrêter le marteau des démolisseurs et permettre à la Bretagne de respirer sous ses ruines. pouvoir absolu renversait dans la péninsule. Ce n'était pas seulement les forteresses et les maisons que le pouvoir absolu renversait dans la péninsule. Le règne de Louis XIV y fit table rase d'un système municipal aussi vieux que la Bretagne elle-même. En 1685, le ministère avait repoussé, comme peu agréables au roi, trois candidats choisis par l'assemblée de ville pour remplir les fonctions de maire à Nantes , et par un respect ironique pour les droits des électeurs il avait été prescrit que trois nouveaux candidats choisis avec une entière liberté de suffrage fussent présentés à sa majesté. En 1693, le maire de la même ville touchant au terme de son mandat, l'assemblée était sur le point de se réunir pour désigner à la couronne des candidats selon l'usage. Ce fut alors que le roi investit des fonctions de maire de la ville de Nantes, érigée en office héréditaire, le sieur de Port-Lavigne. « Cette ordonnance, dit un écrivain breton, en même temps qu'elle changea nos maires électifs en très humbles valets de sa majesté, annulait l'élection du premier chef de la milice, puisque le maire en était le colonel né. La vénalité des charges allait également bon train. Le marquis de Sévigné acheta 180,000 livres la charge héréditaire de lieutenant- général de la ville et comté de Nantes. En 1695, les maires vendaient publiquement les moindres grades de la milice bourgeoise. Un M. de Boisgon osa rappeler les franchises jurées par Louis XIV; mais M. de Sévigné lui Tel était le régime qu'avaient inauguré en Bretagne les usurpations voilées aux yeux de la noblesse par le prestige personnel du prince pour lequel elle avait répandu tant de sang; mais l'abdication de leurs vieux droits et de leur honneur politique répugnait trop à ces gentilshommes à la fois fiers et modestes pour qu'on ne dût pas compter avec certitude sur une réaction prochaine. Inconnus à Versailles, froissés par de grands seigneurs de fraîche date, les fils des trente ne tardèrent pas à se demander si c'était bien là le dernier mot de la monarchie, et pareille question soulevée au lendemain de Malplaquet et d'Hochstett, en présence de la France envahie, ne manqua pas d'éveiller des doutes et de susciter d'amers regrets : il y avait là tout le programme d'une révolution. En aboutissant à des conséquences sinistres, très contraires à celles qu'on avait attendues, le règne de Louis XIV avait porté un coup mortel au principe d'autorité et suscité dans toute la France le goût, pour ne pas dire la passion, des réformes. Malheureusement il n'existait pour celles-ci aucune base généralement acceptée par l'opinion, car pendant que la noble école groupée autour du duc de Bourgogne rêvait des programmes aristocratiques, celle des réformés, des jansénistes et des libres penseurs se complaisait déjà dans des utopies quasi -révolutionnaires. De là l'avortement de toutes les combinaisons politiques tentées sous la régence. Pour la Bretagne, il n'en fut point ainsi : cette province possédait, avec des traditions chères à tous, des institutions déterminées dont il ne s'agissait que de réclamer la rigoureuse application. Sans aucun concert, le sentiment public s'établit donc sur un terrain commun, et la première pensée des Bretons, en voyant disparaître le vieux roi, ce fut que la vieille constitution bretonne allait renaître. Tout peuple pénétré d'une idée fixe est indomptable : aussi la Bretagne ne tarda-t-elle pas à triompher de la monarchie française, en la poussant fort au-delà du point où elle même aurait aimé s'arrêter. Dans l'année même où mourut Louis XIV, on avait pu s'apercevoir aux états de Saint-Brieuc que la patience bretonne était à bout et que cette assemblée politique ne tarderait pas à sortir de l'inertie où elle s'était maintenue depuis le commencement du règne. La crise préparée par un si long abus de la puissance éclata en effet en 1717 aux états de Dinan. En présence des audacieuses innovations stérilement tentées par le gouvernement de la régence, la Bretagne, pour son compte, ne fit appel qu'à des droits anciens et parfaitement définis; mais dans ses réclamations ainsi limitées elle se montra inflexible, et à Dinan s'ouvrit contre le pouvoir absolu la lutte de soixante ans qui devait aboutir à la convocation des états généraux….

 

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 15:16

E Kastell-Paol ez on-me ganet
O Kêr Santel a Vro-Leon
O parrez va c'hentadoù karet
Te zo Rouanez va c'halon!

 

Nann, n'ez eus ket, nann, n'ez eus ket
Ur barrez ken mat d'am c'halon er bed!
Me gar va c'hleuz alaouret
Va zour dantelezet!
Me gar va c'hleuz alaouret
Va zour dantelezet! 


Ur gouriz mor a zeu da walc'hiñ
Ha da drempañ hon douaroù
Pa vez ur gourlenn, pebezh dudi
Taoler ur sell war hon aochoù !

Hon tourioù kaer ha dantelezet
A bar an deiz laouen drezo
Hon iliz vras ken brav kizellet
Zo gwir Rouanez an holl vro

War dour Greiskêr gwintet en uhel
Ma soñj din klevet alies
Ar c'hilhog o kanañ en avel :
"Kastelliz, karit ho parrez !"

 

 

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 14:50

Aux calendes d’hiver, grain dur, feuille tombante ; mare pleine dès le matin, avant qu’on sorte. Malheur à qui se fie à l’étranger ! Aux calendes d’hiver, intérieur brillant; à la fois vent et tempête : c’est un travail très lourd que de cacher un secret. Aux calendes d'hiver, les chevreuils (sont) maigres ; la tête du bouleau jaunit ; la maison d'été (devient) veuve. Malheur à qui fait un reproche pour une bagatelle ! Aux calendes d’hiver se courbe le bout des branches ; le désordre (Sort) habituellement de la tête du méchant ; là où il n’y a pas de don (du génie), il n’y aura pas d'instruction. Aux calendes d’hiver, rude température ; (c'est) le contraire au premier mai ; hormis Dieu, il n’y a point de devin. Aux calendes d’hiver, la plume des oiseaux est blanche, le jour court, les coucous gémissent : la miséricorde est le premier devoir de Dieu. Aux calendes d’hiver, (il fait) dur, (il fait) sec ; le corbeau est noir de jais ; plus rapide (la flèche s’élance) de Parc ; quand le vieillard tombe, la lèvre du jeune homme rit. Aux calendes d’hiver, les cerfs pâtissent. Malheur au malade, quand les astres ont fourni une courte carrière en vente, mieux vaut bonté que beauté. Aux calendes d’hiver, point de feu de broussailles (sur les monts ; charrue dans le sillon).

 

 

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 14:24

Lorsque les enfants commençaient à marcher, on les mettaient dans une chomette. Mais pour voir un enfant marcher précocement, on l'emmenait à la messe le jour des Rameaux, ou à l'évangile afin de les voir grandir. Afin de les voir marcher plus vite, à Quintin, on les roulaient sur le grand-autel ; à Lamballe, en l'église Saint-Martin, les enfants faibles ou malades étaient roulés sur l'autel dédié au martyr de Saint-Genfort. Idem à Sévignac pour les enfants atteints de colique étaient d'abord trempés dans la fontaine de Saint Cado, puis ensuite disposés sur un suaire et roulés sur l'autel nord. Lorsqu'un enfant était faible, on disposait des feuilles de bouleaux à sécher dans un four puis on les plaçait dans le berceau, persuadé que l'enfant ne tarderait pas à reprendre des forces . A Saint-Germain de la Mer près de Matignon, on lavait les enfants afin de les préserver des tranchées. A Landébia -ci dessous, la fontaine Saint-David, les enfants y étaient plongés afin de leur donner des forces. A Evran, c'est devant une statue qu'on allaient dire des prières pour préserver les enfants du mal. A Gausson, les enfants qui ne marchaient pas de bonne heure étaient plongés dans la fontaine dédicacée à Saint Nicolas

 


 

Si des enfants ne marchaient pas de bonne heure, on leur frottait les reins avec du beurre fort, on procédait de même pour faire tomber les croûtes sur le front. La lèpre recouvrant la tête des enfants au berceau, il fallait se rendre à la fontaine de Saint-Méen le Grand, la fontaine Saint Event de La Malhoure guérissait de la teigne ou de la colique. La statue du petit saint était placée dans un petit édifice gothique  au-dessus d'une fontaine. Pour qu'un enfant se porta bien, on lui plaçait un collier d'ail autour du cou, pour éviter les vers l'enfant recevait un collier de graines de camomille. Un enfant ayant le hoquet, c'était bon signe, il profitait, idem s'il rendait le lait ingurgité. On disait : « l'fait du lait marri, vient-i'ben » . Pour empêcher l'enfant de faire pipi au lit, on le frottait avec des orties. La croyance voulait aussi que deux enfants ne parlant pas ne pouvaient pas s'embrasser sinon, l'un d'entre eux mourrait dans l'année.  

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:13

 

 

 

 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 19:43

Gwir Vretoned,Tud a galon, war zao!

Da gana gloar da Vreizh , hor Bro,

Ha da ziwall tenzor he bugale:

 Ar yezh, ar peoc'h hag ar frankiz ! .

 

War zao!war zao! Da gana bouez-penn:

 Breizh da virviken, Breizh da virviken! (bis)

 

O va Breizh, gand da douriou brudet,

Da mor glaz ha da veneziou,

Da vrug ruz ha da lann alaouret,

Te 'zo koant dreist an holl broiou !

 

Hon tud kozh,tud leal ha santel,

Start evel an dero kalet,

A ouezas mired da Vreizh Izel

He brud vad, he nerzh, he gened.

 

Bretonned, savomp hor c'halonou,

Ha touomp e tahlimp atao,

Da vale va roudou hon

Tadou, Keit ha ma zai ar bed en-dro.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 15:26

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 12:34

 

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 14:10

 

 

 

 

 

 

 

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 13:35

On appelait Marie-pisse-trois-gouttes, toutes femmes, médiocres nourrices. Lorsqu'une femme avait du mal à allaiter, on disait d'elle : « elle l'aburote », autrement dit elle nourrit au petit pot. Les nourrices ainsi touchées avaient recours à une infusion de chanvre, où se mettaient sur les seins du persil pâmé.

 

Le berceau désigné ber était un meuble en bois, ayant quelque ressemblance avec une auge au-dessous duquel étaient placés deux quarts de rond. Il y avait parfois, mais pas toujours, un cercle rond au-dessus de la tête, et sur lequel était étendu un linge ou un rideau.

 

Quand il y avait plusieurs enfants, les plus grands s'occupaient des plus petits, les berçant à l'aide d'un filet attaché au berceau.

 

 

Les berceuses étaient nombreuses, en voici une :

 

Dodo mon p'tit José

Ta femme est dans ton lé

 

Le p'tit José

Ne peu pas dormi

Qu'il n'ait sa femme

Dans son p'tit lit

 

Dodo delinette dodo

Dodo delinette dodo

 

Endor dor mon p'tit enfant

En l'honneur de Monsieur Saint-Jean

Tant que l'enfant dormira

Le bon Jésus le gardera

 

Chatte qui gratte

Mon mari -z-est ici

'N'est point en campagne

Comme il m'avait promis

 

J'endors le pétit, le pétit, le pétit

J'endors le pétit, le pétit, le pétit

Mon fi'

 

On ne devait pas éteindre le feu ayant servit à chauffer la première bouillie d'un enfant nouveau-né, on devait donc l'entretenir toute la nuit afin que la Vierge vienne y cuite la bouillie de son enfant.

 

Un jeune garçon emmailloté avec des langes confectionnés de cotillons : il ne deviendrait pas prêtre, aimant trop les filles, en revanche, une fille emmaillotée dans les lis de brées (culottes), elle courraient derrière les garçons.

L'enfant commençant à tenir debout était placé dans une chomette. Si on souhaitait une croissance rapide, on l'emmenait à la messe des Rameaux, et même à l'évangile. 

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