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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 21:34

Yves Rocher,,un nom associé à la localité de La Gacilly. C'est là dans le Morbihan que naquit celui qui devint l'industriel réputé à travers le monde dans le domaine de la cosmétique d'origine végétale. Orphelin de père à l'âge de quatorze ans, il décida d'aider sa mère à la tête d'une société spécialisée dans le textile. Puis un jour, une guérisseuse lui confia la recette d'une pommade; et en 1959, à peine âgé de 30 ans, Yves Rocher lançait son entreprise spécialisée dans les produits cosmétiques...

 

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 21:23

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 15:30

Dans l'Ille-et-Vilaine et les Côtes-du-Nord il n'y a plus, à vrai dire, de costumes bretons. Et cependant on en rencontrait de fort caractéristiques, il y a cent ans, tant aux environs de Rennes, de Vitré qu'à Dinard, Saint-Malo, Cancale et plus au sud-ouest Dinan, Loudéac, Guingamp. Mais il est un détail que nous devons noter tout de suite : aux portes mêmes de Saint-Brieuc, les habitants de Plédran, Quessoy, Hénon, Moncontour dont les vestes de berlinge (mélange de laine et de chanvre tissés dans le pays), les pantalons grossiers, les petits chapeaux ronds composent un ensemble dépourvu de recherches élégantes, portent encore cette vêture « paysantaille », signalée par Charles Le Goffic comme étant commune à la gent masculine de l'ouest. Dans la Loire-Inférieure, la presqu'île Guérandaise, le bourg de Batz, Saille, Le Croizic, ont gardé leurs costumes. Si pour le travail du.sel paludiers et paludières revêtent les habits les plus simples, qui sont ceux des ouvriers de l'agriculture et de l'industrie, les jours de fête on les voit reprendre les pittoresques tenues de gala qui, pour les hommes comme pour les femmes, sont parmi les plus originaux et les plus somptueux Nous n'avons pas la prétention dans ce court résumé -comme d'ailleurs dans notre livre : « Les Costumes bretons, leur histoire, leur évolution » -d'avoir dit tout ce que comporte un pareil sujet. La tâche était d'autant plus difficile que les gens du. pays eux-mêmes demeurent sans souvenirs précis. Quand on les interroge, quand on réclame d'eux une opinion autorisée, ils vous répondent bien que vous vous éloignez de la vérité, que votre interprétation est fausse, mais ils ne savent pas indiquer ce qui les trouble ni redresser ce qui les choque. Et cela est surtout vrai en Bretagne bretonnante, dans les régions où il serait justement intéressant de pousser plus à fond les recherches. Ce sont en effet les cantons qui ont le mieux consente le vieux parler celtique qui gardent encore leurs costumes. On pourrait en inférer que leur variété, plutôt qu'aux anciens évêchés, châtellenies ou fiefs, correspond aux différents dialectes bretons, et. dans ceux-ci, aux intonations et aux accents qui eux aussi, varient à l'infini. C'est ce qui fait qu'il y a des costumes bretons, qu'il est inexact de parler d'un « costume breton » et, surtout, de le typifier dans l'image aussi inamovible que fausse des ce bonshommes et des bonnes femmes » en bragou-braz et en coiffes, qui ornent les faïences de Quimper, depuis seulement 1878, ou les panneaux sculptés des buffets fabriqués en séries par des ébénistes, plus préoccupés de satisfaire le goût d'un public peu renseigné que de le diriger. Le moment nous semble venu d'affirmer cette certitude, qui, pour nous, se dégage absolue, comme doit l'être une conclusion : De même que c'est seulement au XVe siècle que commence de s'épanouir, d'abord dans les édifices religieux, un art vraiment breton, où s'accordent, pour faire quelque chose d'inédit, granit fourni par le sol, l'esprit de la race bretonne, son goût et son âme de même ce n'est qu'au XIXe siècle que se greffent vraiment sur les costumes provinciaux les décors de la mode bretonne au contraire, car elle montre que les Bretons, tout en demeurant attachés à leur passé, par amour ingénu du beau, par un besoin inné de s'adapter au cadre .même où ils vivent, savent encore enjoliver magnifiquement ce que leurs ancêtres leur ont légué. Et ceci permet d'espérer que l'on arrivera peut-être, par un protectionisme adroit, par une propagande active, par la rééducation du goût régional, à prolonger durant un certain temps encore l'existence des costumes bretons, bien que les efforts de ceux qui les voudraient garder se heurtent, chaque année davantage, à des raisons que la raison ne comprend, hélas ! Que trop. Les Quéméneurs de nos compagnes disparaissent l'un après l'autre, faute de former des apprentis. Les couturières, de moins en moins nombreuses, elles aussi, se refusent, faute du temps nécessaire, à établir des corsages et des jupes compliqués. Les tissus que les brodeurs décoraient patiemment sont à leur tour fatalement remplacés par des nouveautés, comme cela se voit même à Pont-Aven et à Pont-L'Abbé. On ne saurait, par ailleurs, reprocher sérieusement aux jeunes filles et aux jeunes femmes d'avoir abandonné leurs sabots et leurs bas de laine du temps de la Reine Anne, pour des souliers vernis et des bas de soie. Ces divers facteurs ont, depuis un demi-siècle bientôt, profondément modifié les costumes, tout en leur conservant un cachet réel de formes et de couleurs, auquel, heureusement encore, beaucoup demeurent fidèles. Ci-dessous, illustrations d'après V. Lhuer.

 

 

Vitré

 

 

Quimiac

 

 

Cancale

 

 

Saint-Brieuc 

 

 

Moncontour

 

 

Guérande

 

 

Bourg de Batz

 

 

Saille

 

 

Le Croizic

 

 

Pleneuf

 

 

Mauron

 

 

Baud

 

 

Muzillac

 

 

Paimpol

 

 

Quimerch

 

 

Langueux

 

 

Crozon

 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 13:16

Le département du Morbihan, ne présente pas le panachage, qu'on rencontre dans le Finistère. Cependant la partie qui va de Hennebont à Pontivy, en passant par Auray, Baud, Pluvigner offre des modèles féminins fort gracieux. Ils rappellent les robes à la bretonne, affectionnées d'Anne de Bretagne. A Sainte-Anne d'Auray, un jour de pardon, on se croirait plus que partout ailleurs revenu au XVIe siècle. La robe est généralement d'une seule pièce, avec le corsage décolleté en carré, aux manches, larges. Une guimpe brodée et des manchettes de dentelles rapportées soulignent le rapprochement avec la tenue des dames, nobles d'il y a quatre siècles. Si les vêtements diffèrent ici surtout dans leurs détails, les coiffes, en revanche, ont plus de fantaisie. De grande richesse et de type fort ancien dans la région de Baud, elles ne se composent plus que d'un béguin de nansouk aux alentours de Lorient, pour devenir une sorte de chaperon en lingerie ou en filet à Auray et Vannes. Du côté de Pontivy et vers Le Faouët, se voient les capots de diap, garnis, de bandes et de velours, doublés de serge rouge. La seconde zone de costumes morbihannais est celle de Vannes, et du golfe du Morbihan : robes froncées à la taille et corsages séparés, ceux-ci plus amples que du côté d'Auray, châles élégants, souvent garnis de dentelles, dégageant la nuque, laissant, voir la gorgerette brodée et dont les pointes sont cachées par le devantier du tablier de couleur. Dans les îles, surtout dans l'Ile-aux-Moines, la coiffe rappelle le chaperon du XVe siècle. Du côté de Guéméné-sur-Scorff et dans tout l'espace compris, entre les hauts cours du Blavet de l'EIlé, jusqu'à la limite du premier, dans la direction de sa vallée de l'ouest à l'est se voit une filiation qui tient tout à la fois des régions pontivyennes et. alréennes pour la jupe, et de la région carhaisienne pour le corsage, qui est cependant ici plus élégant, plus ajusté, avec une série de petits boutons de cuivre disposés en lignes parallèles et verticales sur îe devant. La coiffe est originale, en dentelle ou en filet de manière à laisser voir le ruban de couleur assortie à;celle du tablier sans devantier, toujours léger, soyeux, de nuance claire et quelquefois tout en dentelle. A l'est de Vannes, vers Ploërmel, Josselin et les confins de l'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure, les vêtements apparaissent moins originaux. Ils rappellent ceux du nord de la Bretagne, d'apparence plus moderne: pour la robe et le corsage. Le fichu est de tissu généralement noir, avec des pointes cachées par la taille du tablier qui est avec ou sans devantier. La coiffe devient de plus en plus petite, à mesure que l'on avance dans la direction de Rennes ou de Loudéac. C'est dans toute cette partie du Morbihan, où les costumes d'hommes après s'être modifiés tendent à disparaître, qu'a régné au début du siècle actuel l'habit des « moutons » avec bragoubraz moins large, guêtres blanches également et veste parfois soutachée de ganses noires, qui vraiment avait grande allure, bien qu'il ne date que du début du XIXe siècle, en face du costume dit à « mille boutons » qui, lui, n'a pas même un siècle d'existence. Ci-dessous, illustrations d'après V. Lhuer.

 

 

 

 

 

Pontivy

 

 

Auray

 

 

Vannes

 

 

Pluvigner

 

 

Guéméné-sur-Scorff

 

 

Guéméné-sur-Scorff

 

 

Carhaix

 

 

Ploërmel

 

 

Rennes

 

 

Brignogan

 

 

Rochefort en Terre

 

 

Pleyber Christ

 

 

Saint Allouestre

 

 

Plounéour Trez

 

 

Fouesnant

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 05:09

C'est ensuite le coeur même du Finistère et de la Cornouaille, la région des Montagnes Noires et de l'étoile orographique de la Bretagne, qui a Carhaix pour capitale et comme noyaux principaux : Cléden-Poher, le Huelgoat, Maël-Carhaix, Rostrenen et même Gouarec où la coiffe est une résille de filet brodé, où la robe se compose d'une jupe froncée à la taille, d'un corsage d'aspect sombre, avec des manches mi-partie drap et velours et dont le devant s'égaie de nombreux boutons de cuivre brillant ou doré. A Châteaulin et aux alentours, soit dans la direction de Crozon, soit dans celle de Châteauneuf-du-Faou, ou encore vers Pleyben, Braspart, Lannidern, les robes varient à nouveau dans les ajustements sinon dans les formes générales. Le tablier comporte un devantier qui s'applique sur le corsage, la collerette est moins grande, moins somptueuse, la coiffe en tulle est plus petite les jours de semaine, pour élargir ses ailes les jours de fête. Au nord du Finistère, et même sur toute la côte septentrionale de Bretagne, depuis l'Abërvrac'h jusqu'à la région de Saint-Malo, c'est le costume sans style précis corsage avec bandes de velours ou sans agréments, jupe froncée à la taille, devantier de soie noire ou blanche, ou quelquefois de couleur vive, châles de mérinos ou de cachemire, eux aussi de couleur claire ou de couleur noire, avec de nombreuses variantes : Guissény, Saint-Thégoneç, Landivisiau, Lesneven, Guimiliau, etc., etc. Nous avons gardé pour la fin de l'énumération sommaire finistérienne la Cellule de Plougastel-Daoulas. Le costume plougastelois se composé essentiellement d'un surgilet à manches (gileten var c'horré), Adolet ou vert à volonté (violet de préférence les jours de cérémonie), bleu, si l'homme est en deuil, et de trois gilets sans manches le premier vert ou violet (mais toujours d'une couleur différente de celle du surgilet ; vert donc quand celui-ci est violet, et violet quand il est vert) ; le second rouge (ou bleu en cas de deuil) ; le troisième en flanelle blanche à ganse rouge (bleu en cas de deuil). En outre, ce surgilet et ces gilets sont ornés, aux boutonnières et au col, de galons et de broderies dont la couleur verte, jaune, rouge diffère de celle du vêtement lui même. Entre les premières boutonnières et le col, au-dessous de la branchette ou de l'étoile qui décore le devant du surgilet, le propriétaire de l'habit fait oujours broder l'initiale de son prénom (cette initiale est le plus souvent à l'envers). Une rangée de boutons descend de chaque côté du surgilet et sur le devant des gilets et le choix de ces boutons n'est pas plus livré au hasard que le reste du costume : en poil de chèvre pour le gilet blanc ; en métal pour les autres gilets ; ils sont en os ou en nacre pour le surgilet. Ajoutons que les gilets doivent être étages, de manière à se laisser voir du premier coup d'oeil. Une dernière particularité : quand le plougastelois porte son gilet déboutonné c'est qu'il est en tenue de cérémonie (pardons, messes, festins, noces) ; quand il le porte boutonné, c'est qu'il est en petite tenue, qu'il vaque à ses affaires ou se rend au marché . Le plougastelois ignore les bretelles et s'en tient encore, comme la plupart des Bretons, à la ceinture ou turban, tantôt en coton à carreaux, tantôt en flanelle bleue claire. La culotte ou braie fermée d'une clavette en buis, ibil beuz, a dû disparaître d'assez bonne heure, car on ne la voit même pas sur les plus vieux habitants de la paroisse. Mais le pantalon actuel s'en souvient encore : en drap noir l'hiver, l'été en toile blanche, il est toujours très évasé dans le haut comme le pantalon à la hussarde ou la culotte de cheval, avec des poches basses sur les côtés « assez larges, nie dit un loustic, pour y faire entrer un cochon de lait, assez profondes pour y faire disparaître un litre d'eau-de-vie », serré au genou, ce pantalon moule étroitement la jambe jusqu'au cou-de-pied. Le costume des femmes de Plougastel n'a pas l'aisance et l'éclat de celui des hommes. Le corsage, dans sa forme, est demeuré à peu près tel qu'il était il y a cent ans et plus. C'est toujours le krapos ou corselet Adolet, vert ou bleu endossé sur le gilet (hivizen), ordinairement de tissu noir, dont les manches sont demi-longues ou descendent jusqu'à la hauteur du poignet, suivant le cas, mais avec un parement relevé. Sur ce gilet, on porte un tricot noir ou de couleur, mais qui est blanc pour les cérémonies et dont le poignet dépasse celui du hivizen, garni parfois de dentelles. Le krapos se termine derrière par une espèce de crête, en carton rigide, recouvert de drap galonné, qui se nomme la chiloc'h ou coq. Placé à la proue des femmes, au dessous du ruban de la jupe plus encore qu'à une crête, il ressemble à un gouvernail symbolique. « C'est là; note Charles Chassé, que les mères de famille portent immédiatement les yeux quand leurs filles reviennent du pardon, afin de savoir si les galants ont fréquemment passé le bras autour de la taille de ces jeunes personnes ; si le gouvernail a dévié, c'est que l'esquif est en danger. » Ci-dessous, illustrations d'après V. Lhuer.

 

 

le Huelgoat

 

 

Châteaulin

 

 

Châteaulin

 

 

Châteaulin

 

 

Lesneven

 

 

Plougastel-Daoulas

 

 

Kerlouan

 

 

Quiberon

 

 

Bodilis

 

 

Saint Thois

 

 

Rostrenen

 

 

Roscoff

 

 

Plumelec

 

 

Brest

 

 

Plougasnou

 

 

Morlaix

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 14:44

A vrai dire, dans une exécution différente les nouveaux égalent; en talent, leurs prédécesseurs. Comme eux ils feront montre d'une grande délicatesse dans les répétitions voulues, d'une incroyable variété dans la combinaison des enroulements, d'une fantaisie que ne rompt jamais la symétrie nécessaire ; ils sauront également donner à leur oeuvre l'empreinte d'un cachet personnel, qui la fait maintenant reconnaître tout de suite entre mille formules diverses d'ornementation. Eux-mêmes, pour se mieux reconnaître dans la multiplicité des astragales et des festons, baptiseront leurs dessins de noms qui éveillent instantanément dans leur esprit les objets ou les formes dont ils semblent inspirés : le cor de chasse (cornou chass) c'est l'enroulement en spirale ; les points d'épine deviennent « l'arête de poisson » (dren pensk), la plume du paon (pléôu paven), emblème de l'orgueil, rappelle la voûte romane, l'anse de panier encadrant triplement un plumetis délicat ; la fausse cuillère est une réplique avec un seul arceau de la plume de paon. Voici encore la « corne de bélier » (corne maout), symbole de force, la « chaîne sans fin » (chaden ar bed) image celtique de l'éternité ; le « fil tourné » (moeden droed) ; la fleur de coin (fleuren goarn) brodée à l'emplacement du coeur ; les points de fougère (bourraden) évoquent l'idée de la famille bretonne prolifique ; les étoiles (stéréden) symbolisent l'idéalisme et le fatalisme de la race. Certes, on ne saurait nier qu'il y a dans ces conceptions des brodeurs bretons un souffle oriental, un caractère asiatique. C'est ce qui explique que leur art, basé sur des cercles concentriques, des chaînettes symétriquement disposées, des chevrons successifs de feuillages alternés, des points régulièrement espacés, ait pu susciter certaines interprétations, qui, si étonnantes qu'elles paraissent, demeurent néanmoins explicables. Dans son bas-cours l'Odet sépare nettement deux contrées dont la différence d'aspect est frappante dès qu'on passe de Sainte-Marine à Bénodet, l'une des portes de la région de Quimperlé que délimitent l'Isole, la Laïta et l'Aven avec, comme centres principaux : Mellac, Bannalec. Rosporden, Pont-Aven, Moëland, Scaër où les femmes portent des robes de popeline de soie noire brodée de fleurs, des tabliers aux nuances éclatantes, des coiffes de dentelles montées sur le chignon qu'entoure un large ruban de couleur et de grandes collerettes empesées à la Catherine de Médicis Le territoire compris entre l'Aven et l'Odet, plus au sud oùest, avec Nëvez, Trégunc, Lanriec, Concarneau, Fouesnant, offre un autre ensemble aussi riche sans doute mais plus sobre dans son ornementation. Au nord de Quimperlé, en remontant vers Le Faouët et Gourin, qui sont dans le Morbihan, ou en s'étendant vers Arzanno et Plouay, se rencontrent de nouvelles filiations qui ont plus de sévérité dans les lignes des robes, plus de simplicité dans le choix des tabliers et l'ajustement des coiffes. Ci-dessous, illustrations d'après V. Lhuer.

 

 

 

 

 Bannalec

 

 

Rosporden

 

 

Pont-Aven

 

 

Scaër

 

 

Trégunc

 

 

Fouesnant

 

 

La Roche-Bernard

 

 

Le Faouët

 

 

Le Faouët

 

 

Carnac

 

 

Landerneau

 

 

Guiscrif

 

 

Kérity Penmarch

 

 

Trescalan

 

 

Le Cap

 

 

Severac

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 14:15

C'est Walter Lubacher, industriel Suisse, âgé de 31 ans qui fonda à la veille de la seconde guerre mondiale la Bonneterie d'Armor établie à QuimperAu début des années quatre-vingt-dix, ayant fait fortune, l'industriel céda sa société à des repreneurs Bretons, car telle était sa volonté. Jean-Yves Le Floch et Michel Guéguen, les repreneurs rebaptisèrent la société Armor Lux, avec pour objectif produire en Bretagne des vêtements de luxe destinés à des professionnels. Enorme risque en ces temps difficiles, et pourtant….

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 13:06

 

L'évolution des costumes bretons -et non du costume breton ne peut être envisagée séparément. Elle constitue une page de l'histoire générale du costume français. Le plus important groupement de costumes bretons est celui de la Cornouaille, le pays kernévote, qui se divise en deux zones principales : Quimper et Quimperlé. Chacune de celles-ci comprend elle-même plusieurs centres de conception différente, qui s'inspirent cependant, en ce qui concerne la toilette féminine, d'un semblable aménagement : du Justin simple avec une cotte attachée dessus ou du Justin avec un corselet supplémentaire assez semblable à un surcot ouvert et sans manches. C'est le pays où les « glaziks » portent maintenant des pantalons ajustés, des vestes courtes, des gilets montants et fermés, des chapeaux hautement enrubannés et. parfois encore, les jours de fêtes et de manifestations régionales, des bragou-braz de toile blanche ou de drap avec des jambières également de drap, boutonnées sur le côté. La région de Quimper proprement dite englobe les environs immédiats de la capitale cornouaillaise, plus particulièrement au nord de l'Odet, Arers les Montagnes Noires et la Basse-Vallée de l'Aulne : Plogonnec, Quéménéven, le Juch, Loc-Ronan, Plounévez-Porzay, Briec, Landrévarzec, Ellîant. Une première filiation se détache de ce groupe vers le nord est de la rivière de Pont-Croix, le Goyaen, et s'étend sur Meilars, Douarnenez, Ploaré, Beuzec-Cap-Sizun, Pont-Croix, Esquibien, Plogoff, le Raz, en opposition, dans la direction du sud. et à l'ouest de l'Odet, avec le pays Bigouden qui va de l'anse de Sainte-Marine à Plouhinec, par Combrit, Pont-Labbé, Loc Tudy, Plobannec, Tréguennec, Plovan et Poudrouzic. C'est là que se voient les chupens luxueusement brodées de laine et de soie éclatantes, avec double plastron, qui cuirassent de vermillon et d'or l'entier des poitrines. Bien des légendes ont été créées à ce sujet. Il convient de les accueillir avec réserve. Il n'y avait pas autrefois en Bretagne de brodeurs spécialisés. Les broderies sur les habits étaient l'oeuvre des tailleurs eux mêmes, lesquels étaient d'ailleurs incapables de copier un dessin quelconque. On objectera qu'il existe cependant chez les derniers et rares brodeurs bigoudens des cahiers de modèles. Le fait est exact, mais les modèles n'ont pas l'ancienneté qu'on leur prête. Ils n'ont pas précédé les réalisations, ils les ont seulement suivies, et fixées. Et si des dessins nouveaux ont été créés, c'est parce que nos artisans ne se sentaient pas de taille à reproduire exactement les anciens. Ci-dessous, illustrations d'après V. Lhuer;

 

Quimper

 

 

Quimper 

 

 

Quimperlé

 

 

Locronan

 

 

Elliant

 

 

Douarnenez

 

 

Douarnenez

 

 

Plerin

 

 

Ploaré

 

 

Pont-Labbé

 

 

ÎleTudy

 

 

Quintin

 

 

Locminé

 

 

Guissény

 

 

Pluméliau

 

 

Elven

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 05:25

Les changements constatés en Bretagne dans l'habillement des  hommes et des femmes se sont produits également dans les autres provinces et, si l'on généralise, dans tous les pays d'Europe. Cette évolution a cependant pris en Bretagne un caractère spécial, qui se lie dans son ensemble à l'évolution de l'art populaire breton. Le particularisme des costumes est chose assez récente. Jusqu'à la veille de la Révolution on distinguait assez difficilement un paysan d'une province d'un paysan d'une autre province. Le costume des campagnes, écrit Charles Le Goffic dans la Chouannerie, semble avoir été à cette époque beaucoup moins divers qu'aujourd'hui. Dans le Maine, comme dans la Cornouaille, on retrouvait chez les paysans ce bonnet de laine bleu ou rouge d'où coulaient jusqu'aux épaules de longs cheveux plats ou bouclés, et que remplaçait les jours de fête le grand chapeau à cuve, cette veste brune ou grise doublée en hiver par une peau de mouton ; ces braies courtes et larges de berlinge, nommées bragou-braz en Bretagne et dont le surnom de « grandes culottes » donné aux premiers insurgés léonards n'est que la traduction, ces guêtres de cuir jaune, ces jarretières de couleurs tranchantes, ces sabots ou souliers ferrés pour de longues marches. C'était là, indiscutablement et à quelques nuances près, le costume de toute la paysantaille masculine de l'Ouest. » Cette opinion confirme pleinement ce que disait déjà Cambry, en 1794, dans son Voyage dans le Finistère. Ci-dessous, illustration Lalaisse

 

 

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 20:33

 

La mer était terrible et féroce le vent

Les vagues parcourues de rudes tremblements

Se brisaient sur les rocs, toujours rebondissant

Et l'écume fusait en éclaboussements

 

Et le ciel était noir comme l'encre de Chine

Et comme les tréfonds des profondeurs marines

Et tout le paysage enfiévré de violence

Vibrait de ces atroces hurlements de démence

 

Quand la mer fut calmée et que le vent tomba

Que ma frayeur enfuie, mon esprit s'apaisa

Je pensai en silence aux tristes destinées

De ces bateaux perdus sur les mers déchaînées

 

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