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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 13:19

 

 

 

Guillaume Pinchon

 

 

Habasque raconte ainsi qu'il suit une légende qui lui fut dite au Chemin-Chaussée, canton de Matignon : « Guillaume Pinchon (saint Guillaume, évèque de Saint-Brieuc) venait de voir des parents qu'il avait dans les environs. Il faisait chaud, et se trouvant altéré, il entra dans un cabaret pour s'y rafraîchir, après quoi il donna sa bénédiction à l'hôte et se disposa à sortir. « De l'argent, » lui dit l'hôte. Guillaume n'en ayant pas, on saisit son bréviaire. Le saint continua sa route et alla coucher à l'hôtellerie de l'Abraham, où on eut pour lui toutes sortes d'égards. Avant son départ, on lui remit son bréviaire, et saint Guillaume dit : « Quiconque habitera l'Abraham y vivra à l'aise, pourvu qu'il soit sobre et laborieux. Quant au Chemin-Chaussée, jamais il ne prendra d'accroissement, et à mesure qu'on y bâtira une maison, il en tombera une autre. » 

 

Paul Sébillot

 

 

Hénansal d'après croquis de Ducourtioux

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 04:20

 

 

On sait que M. de la Garaye se rendit célèbre au siècle dernier par sa bienfaisance l'humanité et la charité n'ont pas paru aux gens de la campagne des mobiles suffisants pour déterminer le noble seigneur et sa femme à consacrer leur vie à des oeuvres charitables, et ils ont fait intervenir des avertissements de l'autre monde. Voici une histoire que beaucoup de personnes de Dinan se souviennent d'avoir entendue dans leur jeunesse :

 

Monsieur de la Garaye, en son jeune temps, menait joyeuse vie dans son château; il avait avec lui sa femme et son beau-frère, et tous les jours ils allaient à la chasse, passant par dessus les clôtures, foulant les moissons et les prés ; et de tout le voisinage s'élevait un cri de malédictions contre les seigneurs de la Garaye. Le frère de Madame fut tué à la chasse, et peu après ses funérailles, auxquelles assistèrent plus de cent prêtres, et qui furent magnifiques, il se présenta tout à coup devant sa soeur, qui se promenait dans une des avenues qui conduisent au château. Il lui dit qu'il était en enfer, et qu'elle et son mari y iraient aussi, s'ils ne se hâtaient de changer de conduite. Après avoir achevé ces recommandations, il sembla tout en feu et disparut. D'après une autre légende, le beau-frère de M. de la Garaye lui apparut un jour qu'il se promenait dans son avenue ; il était tout en sueur, et une des gouttes qui perlaient sur son front, étant tombée sur la main de M. de la Garaye, elle le brûla comme de l'eau bouillante. D'autres disent qu'elle tomba sur l'herbe et que l'herbe jaunit aussitôt. M. de la Garaye. Averti par cette apparition, se convertit, et, à l'endroit où il l'avait vue, il fit bâtir la chapelle qui existe encore.

 

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 13:45

 

 

En Coulinée, la p'us veille ville de Bretangne, les pavés étaint usés, et le gouvernement du temps-là ne donnait ren pour les ramarrer. Iz étaint tous chargés de vermine en Coulinée ; iz en avaint tous leux crublée. Les anciens s'assemblitent et déciditent qu'i' fallait mett'e les pouées à paver les rues, surtout la principale qu'est la rue ès Chieuves. I' les ramassitent de loux mieux, petits et gros, jeunes et vieux : il y en avait des vieux qu'avaint diqu'à sept ans. I' les regarditent à la dent et ès cônes ; autant d'années, autant d' branches, et la raile de mulet tout olva (en descendant) le dos. I' pavitent la rue de loux mieux et bien pavée ; mais sus la fin n'y avait pas de pouées assez. Les anciens tintent cor conseil et ditent : « Comment faire? i' faut pourtant que la rue se pave ». On print la mieure charrette et les cin' mieurs chevaux, et les v'là en train d'aller sur le Gourâ. Iz arrivitent au village de Térué, et fitent leux chargement sus place, et leux ditent bien ceux de Térué de prenre do qua paver loux rues et que s'il' en voulaint, i' n'en araint point manqué; car au Gourâ i' n'en manquent point; iz' ont tous la réputation d'en avoir chacun un godet. Mais asteure les temps sont changés; i' les ont mis en métârie et en cheptel ; iz en mettent douze et le hourd, et vingt-quatre heures après i' sont grands-pères. Mais 'était au Gourâ qu'était le p'us vieux poué d'Europe; il était comme un moyen cochon. Quand i' se mettait à jouer et à gambader, do sa quoue il faisait sonner la cloche dans la tour.

 

Paul Sébillot

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 12:37

 

Dans la croyance paysanne, si les enfants naissaient un dimanche, ils seraient chanceux ; en revanche le vendredi ils seraient malheureux. Un père ivre au moment de la naissance, l'enfant serait innocent, plus il naîssait à la fin du mois, plus il serait heureux. S'il naissait au mois d'août il devenait rabâtou, autrement dit grognon. Ailleurs c'étaient ceux du mois d'août.

 

Les paysans de Haute-Bretagne considéraient la stérilité des femmes comme une espèce de malheur. Les grandes familles disaient-ils, c'est la richesse des pauvres. En effet, le premier âge passé, les enfants rendaient des petits services aux parents. On disait au sujet d'un couple où les naissances étaient fréquentes « qu'on y bat sur bon blé » « qu'on y fait des enfants comme de la toile ». un père de famille nombreuse est « un bon co ». En revanche une femme sans enfant, on lui disait « Vo't co n'vaut ren » «  Vous n'ez point l'air d'avaï un bon co ». Lorsque les enfants tardaient à venir, à Plouer, on allait en pèlerinage à la statue Sainte-Germaine placée dans la chapelle de la soûatiée. Saint-Josse ou Saint-Judoce était évoqué dans la localité de ce nom. A Lamballe, on allait au Pardon de Saint-Amateur qui se déroulait le deuxième dimanche de juillet.

 

A Langourla, les jeunes femmes désirant un enfant allaient se frotter contre le tronc du chêne proche la chapelle Saint-Joseph.

 

 

Chapelle Saint-Joseph de Langourla, et le fameux chêne

 

A 1.200 mètres environ du bourg de Hénanbihen, existe une statue très fruste qui porte le nom de Saint-Mirli. Jadis, les femmes, qui mariées depuis longtemps, et n'ayant pas d'enfant allaient se frotter contre cette statue.

 

A Saint-Mirli

On va s'frotter l'nombri

 

Mais cette cérémonie était clandestine. Lorsqu'une femme se plaignait du mal de dents, on lui riait au nez :

 

Ma ès dent.

Signe d'engendrement.

 

On pensait aussi que si une femme enceinte s'était moquée d'un pauvre infirme, elle pouvait avoir des enfants difformes. Des mendiants relataient l'histoire de cette jeune fille noble ayant une tête de cochon et mangeant dans une auge en argent.

 

On prétend à Saint-Aaron, que si on donnait le nom du patron de la paroisse à un enfant, il ne vivrait pas.

 

Si une femme n'avait pas de lait, elle allait en pèlerinage aux saints qui en donnaient ; il y en avait un à Brusvily, près Dinan. On raconte qu'un homme, qui y avait été par moquerie, en revint les mamelles gonflées de lait.

 

Un enfant naissait la nuit, on sortait de la maison afin de regarder l'éroile qui se trouvait au-dessus du pignon de la cheminée,  brillante : l'enfant serait heureux, si l'étoile était pâle, on inaugurait  pas bien de lui.

 

Extrait de Coutumes populaires de Haute Bretagne par Paul Sébillot

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 19:41

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 19:12

 

 

 

En consultant les registres paroissiaux de la ville de Loudéac à la date du 11 décembre 1710 on lit : « Jan Jan agé de 21 an(s) attaint et convaincu d'avoir tué Pierre Le Roy dans la forest de Loudéac fut excentré à mort par arrest du parlement dans la ville de Loudéac le onzième novembre mil sept cent dix et enterré le meme & par moy dans le cimetière de Notre Dame des Vertus, presens me Thomas Syllart et Jan Richart et plusieurs autres ». Signé Bézart. Le dit Jean, jeune cloutier et son ami Pierre Le Roy s'étaient entiché d'une même jeune femme. Bien décidé d'être le seul soupirant, Jan Jan alors alcoolisé, emmena son ami dans la forêt de Loudéac et lui asséna un coup de couteau. Pierre Le Roy tomba au pied d'un chêne et laissa dans le sol la marque de sa tête, de ses coudes et de ses genoux. Et selon la légende, quiconque bouche l'un de ces trous trouvera la mort dans l'année.

 

 

 

 

Notre Dame des Vertus à Loudéac

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 12:21

 

 

 

Gisant de Geoffroy Le Voyer

 

 

Gisant de Renée Madeuc

 

clichés réalisés par le Ministère de la Culture

 

Trégomar, Baronnie d'ancienneté, appartenait dès 1346 à Geoffroy Le Voyer, veuf de Jeanne Rouxel et remarié à Renée Madeuc. Sa statue tombale et celle de sa seconde femme, remarquables spécimens de l'art funéraire du XIVe siècle, ont été retrouvées en 1904 dans la cour de l'ancien prieuré de Saint-Georges, en Trémeur près Jugon, qu'ils avaient fondé. Ollivier, chambellan de Bretagne, était l'arrière-petit fils de ce Geffroy. Jacques Le Voyer, & Baron de Trégomar et descendant d'Olivier au 4e degré, fut capitaine d'une compagnie de 100 lances, gentilhomme ordinaire de la Chambre et chevaliercde l'Ordre du Roi il comparut, comme député de la Noblesse de l'évêché de Saint-Brieuc, à la réformation de la Coutume de Bretagne, en 1575, et mourut en 1582. Ses frères puînés Auffroy, Baron de la Haye-Paynol et gouverneur de Granville en Normandie, Nicolas, seigneur du Lou, en Dolo près Jugon, furent aussi honorés du collier de Saint-Michel.

 

 

Bonne-Louise Le Voyer Marquise de Pontcallec, hérita de Trégomar et fut la mère du chef de la conjuration bretonne de Cellamare, décapité en 1720 à Nantes. Elle vendit, en 1693, sa terre et Baronnie de Trégomar, estimée en 1690 a 1.600 livres de revenu, à Guillaume-Jacques de Calloët, Vicomte du Lou, châtelain de Lisandren-Quermaria et de la Noë-Verte.

 

 

Armoiries de Trégomar

 

On remarque encore, sur la tour de l'église actuelle de Trégomar, une litre aux armes de Pierre-François Calloët Comte de Trégomar et de Marie-Perrine Gicquel du Nédo, mariés à Vannes en 1753. Leurs filles se marièrent à Messieurs de Guerry du Boishamon, conseiller au Parlement de Bretagne, et du Bouëxie Comte de Guichen. Au XIXe siècle, la ferme construite sur l'emplacement du château de Trégomar, près du vieux cimetière, était la propriété de la famille de Goyon de Feltre. Une grande prairie a remplacé l'étang qui l'avoisinait. 

 

 

Gisants d'Olivier Le Voyer et de Alix de Mauny

 

Porche de l'église de Trégomar

 

 

Frotier de la Messelière

 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 14:38

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 14:22

 

 

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