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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 06:23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 19:21

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 13:15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 18:31

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 18:20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 12:03

 

 

Pierre Ruello fut un des représentants du clergé, choisi pour siéger aux Etats généraux afin de représenter le Clergé du Diocèse de Loudéac. Pierre Ruello vit le jour le 26 février 1734 à Collinée, alors trêve ressortant de la paroisse du Gouray. Fils de honorables gens Yves Ruello et Claire Vetel, il fut porté sur les fonts baptismaux le jour même par honorables gens Henry Vétel et Julienne Godo, ses parrain et marraine. Missire Lesné désservant de Collinée précisait dans l'acte que tous étaient de la dite trêve et n'avaient signé. Pierre Ruello fit construire l'an 1756 cette remarquable bâtisse, dont la mairie de Collinée occupe actuellement les murs. Rentré en prêtrise, il devint professeur à Saint-Brieuc, puis exerça successivement au Gouray, à Moncontour et à Loudéac. On sait que sa désignation de représentant du Clergé de Loudéac suscita colère en cette ville dont il était prêtre depuis 1776. Mais, s'il prêta serment à la Constitution le 31 décembre 1790, il se rétracta cinq jours plus tard et devait comme la majeure partie de ses compatriotes Bretons choisir le chemin de l'exil vers Jersey. Il s'éteignit à Loudéac le 15 Messidor an XIII âgé de 70 ans. Voir acte ci-après.

 

 

La bâtisse Ruello 

 

Loudéac, 2 octobre 1791.

Il vient de se faire une insurrection à la fin de la grande messe, au sujet de M. Ruello, ci-devant curé de Loudéac, et qui va être remplacé au premier jour par M. Breton, député à l'assemblée constituante. Quelques mutins, que nous connoissons, ont fait dans l'église, aussi-tôt que la messe a été finie, la motion de savoir si on vouloit pour curé M. Breton ou M. Ruello. La majorité du peuple s'est déclarée pour celui-ci. Cela a occasionné une émeute. La garde nationale a tout de-suite couru aux armes pour l'appaiser ; mais comme elle n'est pas en force contre une ville qui contient près de 6000 âmes, on n'a pas pu s'emparer des mutins de crainte d'occasionner un carnage : mais on menace d'incendier Loudéac et de mettre tout à feu et à sang. Vous voyez, messieurs, que le moment est critique pour nous , et que nous n'avons d'autres ressources que dans la force. Il seroit aussi eussentiel que nous eussions 15 hommes de gendarmerie nationale à cheval. Signés, les administrateurs de Loudéac et officier municipaux réunis. Plusieurs voix : Le renvoi au pouvoir exécutif. Adopté.

 

 

Voici la biographie qui est consacrée à cet ecclésiastique : Le diocèse de Saint-Brieuc, durant la période révolutionnaire. 1896

 

M. Pierre Ruello, le recteur, né à Collinée en 1733, prêtre en 1759, était recteur du Gouray en 1766, et de Moncontour en 1773. Il est dit au registre rapportant son installation à Loudéac, en 1776, qu'il était aussi chef des missions diocésaines. M. Ruello avait de la science et il était au courant des affaires et c'est ce qui lui valut l'honneur d'être choisi par ses confrères pour les représenter, en 1789, aux Etats-généraux. M. Ruello s'oublia un instant dans ce nouveau poste ; il fit le serment de la Constitution civile du clergé, mais son erreur ne dura pas, il fit sa rétractation au bout de quelques jours. Par suite, obligé d'émigrer, il passa à Jersey, d'où il revint en 1801. Il reprit l'exercice de ses fonctions pastorales, et, en 1802, il fut de nouveau nommé à la cure de Loudéac, élevée au degré de cure de première classe. Les prêtres étaient rares à cette époque, la persécution en avait fait périr un grand nombre et rendu infirme un plus grand nombre encore ; le clergé ne se recrutait plus depuis dix ans. Dans cet état de choses, M. Ruello qui avait beaucoup de zèle, s'adonna tellement au travail qu'on dirait, en lisant les registres de son temps, qu'il était seul prêtre dans la paroisse. Il édifia de nouveau ses paroissiens par son zèle et sa charité qui furent admirables, surtout pendant une disette et une maladie contagieuse qui désolèrent le pays au commencement du XIXème siècle. Il était sans cesse occupé à procurer aux malades les secours de la religion lorsqu'il fut atteint lui-même de l'épidémie qui l'emporta à l'âge de 72 ans, le 2 juillet 1805. On n'a cessé de prier sur sa tombe et d'y porter les petits enfants, qu'au moment où a cessé d'exister le cimetière des Pritaux où il fut enterré.

 

 

Acte de décès de Pierre Ruello

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 10:16

 

 

La seigneurie de Merdrignac faisait anciennement partie du comté de Porhoët. Dans un titre de Marmoutier sous la date de 1118, on voit Robert de Merdrignac -Robertus de Merdrenniaco, parmi les témoins laïques de la donation faite au prieuré St Martin de Josselin par Geoffroy, vicomte de Porhoët. En 1164, le fils de Robert, Raoul (Radulfus) de Merdrignac et, Josse, (Joscius), fils de celui-ci, sont aussi témoins de la donation de cent quarts de blé -centum quarteria bladia, de la moitié du passage de Nenian, moins la dîme appartenant aux moines de Rhedon, et du tiers du bouteillage de Vannes, faite par Eudon, comte de Bretagne, aux moines desservant l'église du château de Josselin, au prieuré de St Martin. En 1201, Ginan de Merdrignac est témoin d'une sauvegarde accordée aux moines de St-Jacut, par Eudon III, vicomte de Porhoet. En 1218, Robert, vicomte de Merdrignac, épouse Denise Goyon de Matignon. En 1248, Robert est estimateur au 3e partage des biens de Porhoët. En 1252, 57 et 59, ces deux époux, n'ayant point de postérité, firent plusieurs donations à l'abbaye de St-Aubin-des-Bois dont les religieux reconnurent, en 1278, Denise Goyon pour leur fondatrice. On voit, encore, au croisillon sud de la chapelle de St-Aubin, le tombeau de ces deux bienfaiteurs couvert de leurs statues, et auprès du choeur est un tableau ancien sur lequel on lit Sponsalia dona Roberto. Ce sont encore des traces de la reconnaissance des religieux envers ces deux époux qui avaient fourni aux frais de restauration de leur abbaye qu'un incendie avait détruite..

 

 

Armoiries de Merdrignac

 

Une riche héritière, Jeanne de Merdrignac, réunissait, en 1294, la vicomte de Merdrignac et la baronnie de la Hardouinaye en St-Launeuc. Depuis, ces deux seigneuries n'on plus été séparées. La Hardouinaye étant un château très-fort, flanqué de quatre superbes tours, environné de larges douves sur lesquelles s'abattait un pont levis, devint la demeure ordinaire dans ces temps de guerre, et le manoir de Merdrignac, dont il ne reste aucune trace, fut négligé. Ce château, qui appartenait a Guy, seigneur de Merdrignac et de la Hardouinaie, représentait trois côtés d'un parallélogramme dont chacun avait 48 mètres de développement; il était entouré de fossés ayant près de 10 mètres de largeur, et que l'on franchissait sur un pont levis avisagé aa côté midi. Il a été abandonné, dit-on. dans le XIIIe siècle, et l'on ignore l'époque à la quelle il fut fondé. La plupart des belles pierres de ganite qui liaient été employées a sa construction ont servi à bâtir beaucoup des maisons de Merdrignac. Ces ruines, situées a environ 300 mètres à l'ouest de la ville , sont coupées parle tracé de la nouvelle route royale n° 164 bis, de Rennes à Brest. Ce château était un des monuments les plus anciens de cette localité il était visible à la Vieille-Cour. Il est vraisemblable que ce fut vers ce temps que fut établi comme juveignerie le petit fief de Timadeuc dont l'humble castel s'appelait la Peine en 1429, la Payganie en 1513 et aujourd'hui La Peignie. (ci-dessous d'après site www.manoirdelapeignie.fr)

 

 

A l'époque susdite de 1294, Jeanne de Merdrignac donna sa main à Jean de Beaumanoir, 2e du nom, dont l'illustre famille venait du Maine. Le premier de ce nom dont on ait connaissance, est Hervé de Beaumanoir qui vivait en 1202. Jean II de Beaumanoir eut trois fils : Jean III, Guillaume et Robert. L'ainé, Jean III, Seigneur de Beaumanoir, de Merdrignac et de la Hardouinaye, s'allia à Marie de Dinan, fille de Messire Rolland ou Robert de Dinan, seigneur de Montafilant et de Thomasse de Châteaubriant, laquelle Marie eut en mariage 200 livres de rente ; leurs enfants furent Jean IV du nom et Robert. Jean IV, seigneur de Beaumanoir, de Merdrignac, de la Hardouinaye et de Moncontour, fut, après Duguesclin, le plus renommé des preux. Il remplaça son oncle Robert dans le grade de Maréchal de Bretagne pour Charles de Blois. Il fut capitaine de Josselin, lieutenant général de l'armée contre les Anglais, chef des trente Bretons qui se battirent, le 4e dimanche de Carême 1351, contre 30 Anglais. Ceux ci furent vaincus, mais Beaumanoir fut blessé en remportant la victoire. Il épousa d'abord Tiphaine de Chemillé en Anjou et, en deuxièmes noces, Marguerite de Rohan, fille d'Alain VII et de Jeanne ou Marguerite de Rostrenen, fille de Jean de Rostrenen et de Marguerite d'Avaugour. Ladite Marguerite de Rohan, après la mort de son mari Jean de Beaumanoir, se remaria à Ollivier de Clisson, Connétable de France. Du premier mariage sortirent Jean V, Robert et trois filles qui furent toutes hautement mariées. Du deuxième lit vinrent : 1° Jeanne qui épousa Charles de Dinan, seigneur de Châteaubriant et de Montafilant : ladite Jeanne hérita plus tard de tous les biens de son père ; 2° Isabeau, femme de Jean Tournemine, seigneur de la Hunaudaye ; 3° Marguerite, femme de Galhot, seigneur de Rougé, de Derval et de la Roche-Diré , et Vicomte de la Guerche en Touraine. Où naquit Jean IV le plus illustre de cette illustre famille ? C'est une question qui ne sera peut-être jamais resolue. Evran n'est pas admissible à le réclamer : c'est une branche cadette dite du Besso, qui s'établit dans cette paroisse. Toujours est-il que la Hardouinaye était le principal manoir de ceux qui donnèrent le jour à ce héros. Jean V son fils, seigneur de Beaumanoir, de Merdrignac et de la Hardouinaye, rendit de grands services à Jean le Conquérant, duc de Bretagne, et suivit Bertrand Duguesclin en 1370 avec 19 écuyers. Il épousa Tiphaine Duguesclin, fille unique de Pierre, seigneur du Plessix-Bertrand, et de Julienne, dame de Denonval.

 

 

Jean V de Beaumanoir

d'après illustration de l'ouvrage Le Prieuré royal de Saint-Magloire de Léhon par l'abbé Fouéré-Macé

 

Il mourut sans enfants le 14 février 1385, tué à coups de hache par Roland Moysan son fermier dont il fréquentait trop la fille. Ce meurtre fut commis à l'instigation de Pierre de Tournemine -qui épousa la veuve de la victime, Tiphaine Duguesclin. (Ci dessous d'après l'ouvrage Le Prieuré royal de Saint-Magloire de Léhon par l'abbé Fouéré-Macé)

 

 

On voit aux archives de l'église de Dol qu'un Ginan de Merdrignac, père de feu Robert, donna, vers 1377, une demi-mine de froment au monastère de Saint-Michel et autant au chapitre de Dol, à prendre au fief de Renaut Gilbert, en la paroisse de Ros. Ce doit être un membre de la famille de Merdrignac oublié par les chroniqueurs. Jean V eut pour successeur son frère Robert qui, ayant découvert le crime de Tournemine, ne le laissa pas impuni, mais, selon l'usage du temps, il combattit en champ clos sur la place du Bouffay de Nantes, avec autorisation et en présence du duc et de toute la cour, le déloyal chevalier qu'il vainquit. Après ce combat singulier dont on parla dans toute la France, le brave Robert eut la générosité d'obtenir du duc par prières que le vaincu ne fût ni traîné ni pendu. Il était alors de règle que l'accusé d'un crime capital succombant dans ce genre de combat était après livré au bourreau pour être pendu. Robert mourut en 1407, aussi sans enfants. Il fut le dernier seigneur de Merdrignac du nom de Beaumanoir. Cette glorieuse famille y avait régné 113 ans. Alors Merdrignac et la Hardouinaye passèrent dans la famille de Dinan qui descendait des anciens ducs. Cela se fit par le troisième mariage de Charles de Dinan avec Jeanne de Beaumanoir, fille de Jean IV, héros des trente et de Marguerite de Rohan , sa deuxième femme , ou, selon d'autres, de Marguerite de Rostrenen. Charles n'avait point eu d'enfants de ses deux premières femmes : celle-ci lui donna cinq garçons : Henri, Rolland, Robert, Bertrand et Jacques, et deux filles : Thomine, le nom de la deuxième est inconnu. Nous verrons Merdrignac et la Hardouinaye passer successivement aux quatre premiers garçons, puis à la fille unique du cinquième et plus tard aux descendants de Thomine. L'héritière de Beaumanoir apporta les terres et seigneuries de son père et de sa mère à son mari qui possédait Dinan et Châteaubriant, et joignit ainsi à ses belles propriétés celles de Beaumanoir de Merdrignac, de la Hardouinaye, du Guilledo et de Rohan. Jeanne de Beaumanoir mourut le 25 Juin 1398. Charles son mari donna aussitôt à son fils aîné, Henri de Dinan, les seigneuries de Beaumanoir, de la Hardouinaye, de Merdrignac et du Guilledo : ce fils mourut sans avoir été marié en 1403. Rolland, son frère, lui succéda aux seigneuries maternelles en 1404 et à son père en 1418, pour la baronnie de Châteaubriant, puis il mourut un an après sans enfants. Robert lui succéda et décéda aussi sans postérité en 1429 transmettant ses biens à Bertrand, seigneur de Huguetières au pays de Rais, de Chantoceaux, et Maréchal de Bretagne du temps du duc Jean V. Quoique Bertrand eût épouse deux femmes, d'abord Marie de Surgère, ensuite Jeanne d'Harcourt, il n'eut point d'enfants etil mourut en 1444, Son frère Jacques, cinquième fils de Charles de Dinan et de Jeanne de Beaumanoir, ne lui succéda pas, parce qu'il était mort 21 jours avant lui ; mais ledit Jacques avait laissé une fille, Françoise de Dinan, qui recueillit les biens de tous ses oncles. La mère de celle-ci était Catherine de Rohan qui, devenue veuve, se remaria à Jean d'Albret, et de ce mariage sont issus les rois de Navarre qui ont existé jusqu'au 17e siècle. Thomine de Dinan, soeur des cinq frères dont nous venons de parler, épousa messire Jean de la Haye, chevalier, seigneur de Passavant, de Chemillé en Anjou et de Mortaigne en Poitou. De ce mariage sortirent deux fils, Jean et Bertrand, dont on ne dit rien, et une fille, Louise de la Haye, qui fut mariée à Jean de Sepeaux dont la postérité recueillera, comme nous le verrons, la seigneurie de Merdrignac et la Hardouinaye. Haute et puissante dame Françoise de Dinan, dame de Chàteaubriant, de Candé, de Vioreau, des Huguetières, de Montafilant, de Beaumanoir, du Guilledo, de la Hardouinaye, de Merdrignac, du Bodister, etc., fille unique de Jacques de Dinan et de Catherine de Rohan, naquit le 20 Novembre 1436. Elle fut mariée, à peine âgée de neuf ans, au prince Gilles de Bretagne, troisième fils du duc Jean V et de Jeanne de France, fille du Roi Charles VI. Ce prince, après avoir été quatre ans prisonnier, fut cruellement étranglé au château de la Hardouinaye, victime des perverses calomnies d'Artur de Mautauban qui espérait, par ce crime, obtenir la main de Françoise de Dinan. Il fut déçu et heureux d'échapper à la mort, juste châtiment de son forfait, en se renfermant dans un couvent d'abord à Marcoussi, ensuite à Paris. Enfin, ce qu'on aura peine à croire, roman à d'Arnaud dans les épreuves du sentiment. Enfin, ce qu'on aura peine à croire, il mourut Archevêque de Bordeaux. Le même sujet a été traité depuis avec plus de succès par le vicomte de Walsh. L'année de la mort du Prince, sa veuve, qui n'avait pas encore quatorze ans, se remaria à Guy XIV du nom, comte de Laval, baron de Vitré, vicomte de Rennes, veuf d'Isabeau de Bretagne, soeur du susdit Gilles. Guy de Laval mourut en 1486. Françoise de Dinan, veuve pour la deuxième fois, épousa clandestinement un simple écuyer picard, appelé Jean de Proési. Son testament, daté du 31 octobre 1489, révèle cette mésalliance. L'acte contient plusieurs pieuses fondations et des donations considérables faites à ce troisième mari. Rymer, en son douzième volume, p. 444 a inséré un sauve-conduit pour parcourir l'Angleterre donné à Françoise de Dinan par le roi de cette île en 1461. L'acte suppose que cette puissante dame voyageait avec un grand appareil et un nombreux cortège. Elle mourut à Nantes le 3 Janvier 1499 et fut inhumée au choeur de l'église des frères-prêcheurs de cette -ville. Elle n'avait point eu d'enfants du Prince Gilles, mais elle eut de Guy de Laval, quatre fils : Pierre qui mourut avant elle, François, Jacques et Jean. François de Laval succéda à sa mère et prit en mariage, du vivant de celle-ci, Françoise de Rieux, de Derval, de Rougé, de Maletroit, de Chateaugiron, de la Bellière, du Largouet, de St Mars de la Pile de, Guémené, Penfault, de Jans, de Tail, d'Amanlis, etc. , de laquelle il eut deux fils, Jean et Pierre ; il mourut en 1403 à Amboise et fut enterré à Châteaubriant, en l'église de la Trinité. Sa veuve lui survécut 29 ans, vivant vertueusement et religieusement au saint état de veuve et exerçant les oeuvres de miséricorde envers les pauvres. Elle mourut en 1532. Son fils aîné, Jean de Laval, recueillit tous les biens des auteurs de ses jours, moins Montafilant que Pierre avait eu en partage et qu'il donna en mourant à sa femme dont il n'eut point d'enfant. Le susdit Jean prit en mariage Françoise de Foix, fille de messire Odet de Foix, gouverneur de Guyenne, et de Charlotte d'Albret. De ce mariage naquit seulement une fille nommée Anne, qui mourut jeune avant son père. Celui-ci se distingua en Italie où il avait suivi François Ier qui le récompensa en lui donnant des décorations et la lieutenance générale des duché et pays de Bretagne. Etant sans enfants et peut-être peu content de ceux qui devaient recueillir sa succession en ligne collatérale ; il vendit et aliéna plusieurs de ses terres et seigneuries et en donna d'autres à ses amis, spécialement à messire Anne de Montmorency, connétable de France. Il mourut le 11 février 1542, âgé de 56 ans. Il fut inhumé à Châteaubriant. A sa mort, cette immense fortune s'évanouit par le morcellement, comme un colosse se brise dans sa chute. Cependant, une grande partie de ces biens, spécialement la Hardouinaye et Merdrignac, furent recueillis collatéralement par les descendants de Thomine de Dinan dont nous avons parlé. Sa fille Louise de la Haye, ayant épousé Jean de Sepeaux, en eut un fils nommé François, qui prit en mariage Marguerite d'Estouteville qui eut deux fils, Guy et René. Le premier épousa Jeanne de Giury et en eut un fils auquel il donna son nom. Celui-ci se maria à Charlotte de la Marzelière qui lui donna deux fils, Guy et Robert. Le dernier ne se maria point et le premier s'allia à Marie de Rieux. C'est ce Guy de Sepeaux qui obtint quelques débris de la fortune de Jean de Laval. Il n'eut qu'une fille, Catherine de Sepeaux, qu'épousa Henri de Gondy, duc de Retz, pair de France, chevalier des ordres du Roi. La famille de Gondi, venue de Florence, fut attirée à la cour de France auprès de Charles IX par Catherine de Medicis. Elle a fourni à l'Eglise trois Cardinaux, dont un évêque et deux archevêques de Paris. M. de Gondi vendit, vers 1666, la Hardouinaye et Merdrignac à deux frères appelés Douesseau, fermiers généraux ou banquiers à Paris. Ceux-ci, dit-on, établirent les étangs et la grande forge de la Hardouinaye. L'un mourut sans postérité, l'autre laissa une fille qui épousa M. Derval, et donna naissance à Emilie Derval, épouse de Bertrand de Saint-Pern. La famille de Saint -Pern a conservé jusqu'à nos jours la Hardouinaye qui appartient maintenant aux enfants de M. Alexandre de La Lande-Calan, du chef de leurmère, N. de Saint-Pern, décédée en 1639.

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 06:06

 

 

Armoiries de Plancoët

 

Largentaye fut le berceau d'une race chevaleresque à laquelle Marguerite de Dinan, veuve de Geoffroy Gouyon, sire de Matignon, porta l'importante chastellenie de Plancoët. Guy de Largentaye, fils de Guy et de Marguerite de Dinan, fut dépossédé, en 1252, de Plancoët, par les fils du 3e mariage de sa mère avec Juhaël de Montfort. Le nom de Largentaye était encore porté, en 1381, par l'un des signataires du traité de Guérande. D'après Courcy, Largentaye aurait appartenu quelque temps à l'illustre maison de Malestroit; nous trouvons ce fief, au XVIe siècle, aux mains des Montbourcher du Bordago, dont Jeanne, dame de Largentaye, épousa successivement le sieur de Landujan, puis, en 1559, Marc de Rosmadec-Pontcroix, chevalier de l'Ordre du Roi, gouverneur de Dinan. Elle mourut sans postérité néanmoins, son mari hérita d'elle et transmit Largentaye à sa fille unique d'un second mariage avec Guillemette de la Vallée de Saint-Jouan. Cette fille, Bonaventure de Rosmadec, épousa, en 1604, Claude de Clisson, seigneur de Keralio, chevalier de l'Ordre du Roi, et fut mère d'Olivier de Clisson, seigneur de Keralio, Largentaye et autres lieux, marié en 1630 à Jeanne du Perrier du Menez. Les Clisson durent aliéner Largentaye, dont nous trouvons propriétaire écuyer François Lesquen, aussi seigneur de la Ménardais, en Créhen, sénéchal de Saint-Malo et fils d'une Artur malouine, de la même famille qu'un Artur qui acquit vers le même temps le château de Keralio-Lezernant, demeure principale des Clisson au pays de Tréguier. François Lesquen épousa, en 1656, Henriette Gourcuff, de famille basse bretonne ils transmirent Largentaye à leurs fils puînés Etienne et Louis-Jean, dont la postérité s'éteignit en 1756. Largentaye revint à leur neveu Constant de Lesquen, page du Roi, marié en 1747 à Reine Le Noir, dame de Carlan, en Meslin, près Lamballe, et de Craffault, en Plédran, prés Saint-Brieuc. Agathe-Eléonore de Lesquen, demeurée seule héritière de leurs biens par la mort de son frère, tué à Quiberon, épousa en 1796 Frédéric Rioust des Villeaudrains, fils du courageux défenseur du Gué du Guildo. Leur postérité, plus connue de nos jours sous le nom de Largentaye, hérité de son aïeule, en habite toujours les châteaux de Largentaye en Saint-Lormet et de Craffault, en Plédran. Largentaye occupe un beau site élevé sur les bords de l'Arguenon, où se mire la jolie chapelle ogivale. L'habitation elle-même est très imposante par sa masse moderne.

 

 

Frotier de la Messelière

 

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 15:57

 

 

Merdrignac fut presque dépeuplée dans le XVIIe siècle par la peste qui sévit du mois de mai 1632 au mois d'avril 1633. On trouve à cet égard, sur le registre des décès, à la date de 1632, la note suivante qui nous est transmise par M. Bagot du Parc : Le mercredi, 12e jour de mai, 1632, le marché fut à la Touche-Brichore, à cause de la contagion qui était à la ville, et y fut tenu jusqu'au 21e jour de décembre 1633, qu'il retourna en la ville. Et un petit marché fut au jour du mercredi, pendant ces 30 mois, et s'y tenait comme miracle, à cause que le marché était au dimanche.». Jean Ogée

 

Ci dessus la croix des Pestiférés à la Vieille-Cour, aux abords de la ville de Merdrignac; et ci-dessous, les premiers registres paroissiaux de l'année 1632.

 

 

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