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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 19:31

 

La Place des Lices occupe l'emplacement de la lice ou champ clos du Moyen-Âge, où se donnaient les tournois et les fêtes. La tradition rapporte que du-Guesclin, alors adolescent, y rompit sa première lance en 1337, lors des fêtes données à l'occasion du mariage de Jeanne de Penthièvre avec Charles de Blois La Place actuelle était en partie au XVe, occupée par des maisons et des jardins.

 

 

Au commencement du XVIe siècle, ces terrains ont « esté retenues pour la décoration de la ville et pour servitude publique entre lesquielx lieux a esté avisé qu'il seroit fait ung camp, quel fermera à barrières, ouquel y aura d'une et d'autre part entrée et issuë, et y sera tenu la vete et marché de bois ».

 

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 14:16

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:17

 

Le palais de justice, le seul monument curieux de Rennes, commencé pour le parlement, en 1618, sur les dessins de Jacques Debrosse, auquel on doit le palais du Luxembourg, a été achevé par Courmeau vers 1654. Sa lourde façade, du style toscan, a 48 mètres de longueur. La décoration intérieure en fut confiée à quatre artistes éminents du règne de Louis XIV, Jouvenet, Coypel, Erard et Ferdinand, qui ont peint les différentes salles avec une splendeur digne de Versailles. De chaque côté du perron se dressent les statues des jurisconsultes d'Argentré, la Chalotais, Toullier, et Gerbier, la gloire du barreau de Rennes.

 

 

Les jurisconsultes d'Argentré, la Chalotais, Toullier, et Gerbie

Mais les statues ont disparus

 

 

La porte d'entrée est ornée de belles boiseries sculptées et d'un bas-relief représentant la Force et la Justice, au-dessus est la Religion, oeuvre de M. Barré. La salle des Pas-perdus (l"étage) est remarquable par ses vastes dimensions: sept grandes fenêtres l'éclairent. La Grand'chambre a été peinte par Coypel ; la première chambre richement décorée par Jou venet. Signalons aussi les jolies peintures récemment exécutées par Gosse dans le cabinet du premier président et les sculptures sur bois de la cour d'assises.

 

 

 

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 13:17

La Maison de Ville ou Hotel-de-Ville.

 

-Pendant longtemps Rennes ne posséda pas de maison de ville; les assemblées municipales se tenaient anciennement ou dans la cathédrale pour les occasions solennelles, ou dans la chapelle de Saint-Sauveur, ou à Saint-Yves, quelquefois dans un hôtel qui appartenait aux ducs de Bretagne et qu'occupaient les capitaines de  la ville nommés par ces princes. On l'appelait l' Hôtel de la Garde-Robe ; il était situé vers le haut de la rue Saint-Yves, et joignait les  maisons contiguës à la chapelle de l'hôpital. Ce n'est qu'à la fin du XVe siècle que les réunions des bourgeois ou de la Communauté de ville se tinrent dans un manoir près de la chapelle Saint-Martin, acheté d'abord pour y placer les écoles publiques. Au commencement du XVIe siècle , des réparations et embellissements y furent exécutés; la réformation de 1646 en donne la description suivante : « L'enclost, emplacement et construction de l'Hôtel-de-Ville, perron et place au-devant vers orient, contient d'orient à occident 98 pieds, et de midy à septentrion 10 pieds de long. » Reconstruit partiellement en 1694, ce bâtiment fut remplacé, après l'incendie de 1720, par l'élégant hôtel qui fait aujourd'hui l'ornement d'une des places centrales de Rennes.

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 14:26

 

Les Anglais menaçant encore la Bretagne d'une descente, le duc ordonna au sire de Châteaugiron d'assembler la noblesse en armes à Rennes, pour la porter de là sur le point menacé. Ce soin fut inutile, et l'Angleterre subit elle-même la descente qu'elle méditait en  Bretagne. (1406). Ce siècle, qui n'était pas mûr pour l'unité d'où naît  la force, faisait cependant des efforts isolés pour arriver un jour à ce  but qu'il entrevoyait dans ses moments lucides. Ainsi un synode  prescrit aux curés, sous l'inspection de l'évêque, la tenue de  registres des baptêmes.C'était un commencement d'état civil, un germe que l'avenir encore éloigné devait féconder, à l'aide du parlement. Rennes ne fut pas plus heureuse sans doute que le reste du pays, et rien n'atteste que cette garantie sociale y fut mieux comprise qu'ailleurs. Aucun registre de cette époque ne nous est parvenu. (1409). Ce fut dans ces circonstances que Rennes vit démolir son château  qui tombait en ruines. Cette opération, peu opportune sans doute, nous est apprise par une lettre ducale du 1er juillet 1409, qui déchargeait Amaury de Fontenoy de la capitainerie. L'espace qu'il occupait près de la porte Châtelière, depuis Saint-Saint-Michel, à gauche de ladite porte dans l'intérieur de la ville, fut sans doute doute afféagé, et vit dans la suite s'élever l'hôtel de la Rivière. Le manoir épiscopal offrit souvent depuis l'hospitalité. Le manoir épiscopal offrit souvent depuis l'hospitalité aux ducs pendant leurs séjours dans leur bonne ville de Rennes.

 

 

« Jehan. A touz ceulx. salut. Savoir faisons que nous avons fait  certain appointement sur la fortificacion et closture de l'abbaye et ville de St-Mahé, entre nous, noz successeurs ducs de Bretaigne, d'une part, et religieux homs et honnestes les abbé et couvent du moustier dud. lieu de St Mahé, d'autre part, contenant la forme qui ensuist. » Les moines accordent notamment que lad. ville de St Mahé; soit closce et fortifiée de murs et autrement, ou nom de nous, et que lu garde en soit nostre. que nous y mectons et ordennons de par nous cappitaine et garde tcl comme nous plaira, et quant nous verrons l'avoir affaire. et de présent avons ordonné messire Alain de Penhoet. Et de cc tous ont lesd. ab et convent baillé lettres scellées de leurs scaulx, parmy ce que nous leur avons promis a maintenir leurs franchises et libertés. Et furent à ce presens, en conseil, le chancelier,l'evesque de Cornouaille, l'amiral, messire Pierres Eder et Tritan de la Lande, le premier jour de juitiet l'an mil IIIe et neuf à Rennes. J. Mauleon »/

 

1409. 1er juillet. Lettres de décharge de la garde de Rennes, sur sa  demande, en faveur d'Amaury de Fontenay, capitaine de cette ville. Le duc reconnaît qu'il n'a eu qu'à se louer des services de son « bien amé et fcal chevalier et chambellan dans ses fonctions de capitaine. Et pour ce que, par l'assentement de nous et de nostre conseil, fist abatre et dilacerer nostre chastel dud. lieu de Rennes, qui estoit chu en grande ruine, et n'estoit en estat d'aucune deffense, et les matieres de nostred. chastel tist vendre, et mettre les deniers en la fortiffication de nostre d . ville en l'endroit de nostre chastel, nous reconnoissons qu'il l'a bien et loyaument fait à nostre honneur et proffit. En témoin de quoy, nous avons fait mettre nostre scel aux présentes, avec le passement de nostre propre main. Par le duc, en son grand conseil, présents: Vous, l'evesque de Cornouaille, le president, messire Jehan de la Thieule, les seneschaux de Rennes et de Dinan, me Bertrand de Rosmadeuc, Jehan de Bruc, le procureur général et autres. Eon de la Fosse, »

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 13:15

 

 

 

 

 

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:28

 

Les ambassadeurs siamois reçus à Versailles

 

Dans les premiers jours de février 1687, les ambassadeurs siamois arrivèrent à Brest. Cette fois, ils ne logèrent pas à l'Intendance , mais vraisemblablement à l'hôtel Saint- Pierre (aujourd'hui l'hôtel de la Préfecture maritime;), dans la rue qui portait alors ce nom, et qui, peu après, dut prendre celui de Siam. Leur suite étant très nombreuse , M. Storff et leur maître d'hôtel avaient préféré les faire descendre ailleurs que dans la maison du Roi. Le soir de leur arrivée, M. Desclouzeaux la mit à leur disposition, et le lendemain, il réitéra sa proposition.

 

 

L'hôtel Saint- Pierre

 

Chaque fois ils refusèrent, mais ils acceptèrent son invitation à dîner pour le lendemain. Ce jour-là, les gardes et les soldats de la marine formèrent la haie depuis leur hôtel jusqu'à la maison du Roi où ils furent reçus au bruit du canon du port, de l'amiral et du château. Peu de jours après, ils assistèrent à un Te Deum que les PP. Jésuites chantèrent dans la chapelle du Roi, et après avoir visité les travaux en rade, ils soupèrent chez M. Desclouzeaux. Avant de s'embarquer, ils vinrent lui rendre visite, et à leur entrée dans ses appartements, comme quand ils en sortirent, ils saluèrent le portrait du Roi avec force révérences, après avoir demandé de quel côté était Versailles.  

 

 

Rue de Siam

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 13:23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 13:01

Bien qu'étant d'excellents soldats, les Bretons du Pays Gallos ne  quittaient point volontiers leurs villages pour aller au régiment, et essayaient par tous les moyens même surnaturels de se dérober au service militaire. (La Bretagne a toutefois payé un lourd tribu au cours de la Première Guerre Mondiale, puisque pour l'ensemble des cinq départements Bretons, il y a eut plus de 130.000 morts soit près de 4/5 % de sa population). Le jour du tirage il y avait des rencontres de bons ou de mauvais présages. Si le conscrit rencontrait ce jour là sur son chemin un prêtre ou une religieuse, c'était un mauvais présage, idem si une femme ou une fille décidait de son tirage au sort. En revanche, s'il croisait le chemin d'une fille ou d'une femme de mauvaise réputation, il pouvait se considérer comme sûr d'avoir un bon numéro ; et en principe il lui offrait un café. Mais si elle lui adressait la parole en premier, il était sûr d'avoir le n° 1, donc le « piaou » . Mais pour tirer le bon numéro, il y avait des moyens nombreux : cueillir une branche de gui d'épine blanche, puis s'agenouiller devant un calvaire. On faisait dire ensuite trois messes et pour plus d'efficacité se rendre aux messes avec du gui et du fer blanc dans la poche, morceau de fer trouvé sans qu'il ne soit cherché. Les feuilles de « tirande » -sorte de glaïeul, donnait les mêmes résultats, idem avec les grains de sel dans la poche, Celui qui a dans son « toutrond » (paletot court) l'aiguille qui avait servi à coudre le linceul d'un enfant mort-né était assuré de tirer aussi le bon numéro. C'est ce qu'on pensait à Saint-Méloir-des-Bois. Ceux qui avaient mis dans leur poche sans le savoir la bague d'une femme mariée étaient aussi protégés, et ceux qui avaient dans la poche de leurs « hannes » -culottes, un « bro » (dard) et un « v'nin » de reptiles aussi.

 

 

Les conscrits de Sévignac

cliché revue Ar Men

 

 

Le jour du tirage au sort, les conscrits se rendaient chef-lieu en  marchant en rang, le bâtons à marottes sur l'épaule, portant souvent le chapeau et chantant des marches pour aller au pas. Autrefois, il y avait souvent des batailles de conscrits des différentes communes, et dans ces mêlées les bâtons servaient de massues. Alors ceux qui étaient retenus sortaient en s'écriant : « bon pour le service ». Ce que redoutaient nombre de paysans. Les réformés pouvaient avoir des difficultés à se marier, et longtemps après on pouvait leur reprocher cela comme une tâche. A Saint-Glen, Penguily, etc., les conscrits faisaient avant de partir, des quêtes pour frais de route. Les uns donnaient de l'argent, d'autres du blé, de l'avoine, des œufs, des pommes de terre…Rares étaient les jeunes gens d'origine paysanne cherchant à échapper au tirage au sort en se mutilant, toutefois certains avaient recours aux soins des sorciers qui leur faisait piquer les testicules par des abeilles.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:08

Si la première personne qu'on rencontre le matin est un couturier, on aura de la malchance toute la journée. En revanche les couturières sont plus appréciées et il en va de même des « dersouères » (les repasseuses) qui font des mariages très avantageux. Les domestiques doivent être redemandés par leur maître avant que le coucou ait chanté. Si un domestique n'a rien entendu dire à son maître quand le coucou chante, il en conclut qu'on ne veut plus de ses services. On donne en rengageant un domestique un denier à Dieu ; et en « plusieurs pays » les fermiers, au moment de renouveler leur louage, emmènent leurs domestiques à l'auberge et leur paie un café. Il y a des foires aux domestiques ; la plus considérable est celle de Rennes qui a lieu le jour de Saint-Pierre, Place du Champ-de-Mars. Certains domestiques ne se louaient qu'au moment de la « métive », autrement dit lors de la moisson ; ils arboraient alors un épis de blé vert sur leur chapeau. Les autres, qui se louaient le reste de l'année arboraient une rose sur leur chapeau, un fouet passé au tour du cou signifiait qu'ils étaient aussi charretiers. La foire aux domestiques de Lamballe se tenait à la Saint-Jean. A Vigneux près de Nantes, filles et garçons se rendaient à la foire le lendemain de la Trinité, foire précédée d'une assemblée. C'était fréquemment à la Saint-Jean que se tenaient ces foires, d'où le proverbe : « Faire la Saint-Jean su' l'année ». La lessive précédent la Saint-Jean était désignée « lessive de fous l'camp ». Les nouveaux maîtres donnaient aux servantes une quenouille garnie de rubans, et aux commis un fouet. Parfois, il était d'usage, que, la veille de Noël, enfants et domestiques étaient envoyés chez leurs parents manger de la morue. Quant aux domestiques qui quittaient une place où ils étaient bien, on disait d'eux : « Aise a l'cu pointu, malaise dure bien »  

 

 

 

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