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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 14:04

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 06:55

 

 

 

Eglise Saint-Sauveur

 

De 1667 a 1749, les habitants de Recouvrance n'avaient pour célébrer le culte divin qu'une humble chapelle dédiée à Saint-Sauveur, qui dès l'année 1719 demandait de grandes et promptes réparations. Lorsque l'église actuelle de Saint-Sauveur fut terminée de 1749 à 1750, elle fut érigée en cure et église paroissiale. A la Révolution, quand cette église fut fermée, on procéda à l'enlèvement des statues qu'elle possédait. Elle n'offre rien de très remarquable à signaler à l'attention des visiteurs

 

 

Eglise de Saint Martin

 

Cette église dédiée à Saint-Martin, l'apôtre de la Touraine, est de construction récente, puisque c'est en 1864 qu'elle a été érigée en paroisse de Brest. Comme une belle et svelte adolescente qui n'a encore pour toute parure que sa jeunesse et sa fraîcheur, l'église de Saint-Martin, à peu près dépourvue des ornements ordinaires qui font la richesse et la splendeur de nos temples chrétiens, attend les tableaux, les statues, les peintures qui doivent l'embellir à l'intérieur et relever l'élégance de son architecture. Cela viendra avec le temps. En attendant, c'est une belle, vaste, magnifique, imposante église, dans la construction de laquelle le granit n'a pas été épargné, Il convient toutefois de citer les beaux vitraux coloriés des bas-côtés de l'église qui représentent les scènes des quatorze stations du Chemin de la Croix, ainsi que les vitraux de ses autels et deux belles grandes rosaces.

 

 

Eglise Saint Louis

 

Cet édifice fut commencé en 1692 ; on y célébra le service divin longtemps avant son achèvement. C'est en 1740, le 30 avril, que là ville de Brest prit possession définitive de l'église paroissiale de Saint-Louis, pour la somme de cinquante mille livres, payée aux Jésuites qui lui en disputaient la propriété depuis quarante quatre ans. L'emplacement de l'église Saint-Louis, la place du marché, et les petites places au pain et au beurre, jusqu'à la Grand Rue, était anciennement une métairie nommée Troncjoly, qui appartenait au sieur Thomas Le Mayer qui la céda au Gouvernement en 1685.(Lettres patentes du Roi Louis XIV des 15 mars et 18 avril de la même année.) En 1689, Seignelay avait fait prendre en Afrique parmi les belles ruines antiques dispersées sur la plage de Lebedah! plusieurs colonnes de marbre cippolin; Le 13 avril 1742, M Bigot de la Mothe, intendant, demanda au .ministre Maurepas et obtint que la gabarre la Colombe apportât de Honfleur, sans frais pour la ville de Brest, où elles arrivèrent le 24 mai suivant, quatre de ces colonnes. Elles étaient destinées au maître-autel de l'église Saint-Louis. Ces colonnes d'une pierre dont les carrières se trouvaient en Egypte et qui n'y sont plus connues, sont susceptibles du plus beau poli ; d'une seule pièce, et ayant 7 mètres 14 do ^hauteur, elles reposent sur des piédestaux, également en marbre, et sont décorées de chapiteaux en bois doré. Elles soutiennent une riche corniche semi-circulaire supportant elle-même une belle gloire surmontée d'un gracieux baldaquin. C'est en 1758 que furent placés le maître-autel, les fonts baptismaux et les colonnes apportées de Honneur, L'autel de marbre rose, tiré comme celui des fonts baptismaux des carrières de la Sarthe, est à la Romaine et fort élégant. Des deux côtés du choeur se dressent les statues de Charlemagne et de St-Louis. Informé du désir qu'avaient des personnes pieuses de Brest de placer dans l'église les statues de ces deux rois, le ministre des cultes Portalis fit savoir le 13 mai 1805, que l'empereur avait autorisé l'exécution de ce projet. « S, M, -disait-il, -en autorise l'accomplissement ; elle a décidé quant à ce qui concerne la statue de Charlemagne, qu'afin qu'elle soit digne de son objet, et autant perfectionnée que possible, on emploierait pour cette statue les fonds nécessaires pour les deux ; qu'à l'égard de la statue, de Saint-Louis, S. -M, s'en chargerait elle-même et donnerait des ordres pour la faire élever à ses frais. Vers la même époque, la concession à l'église Saint-Louis de divers objets ayant appartenu à d'autres temples chrétiens, vint augmenter ses richesses. Tel fut le tableau (le Bounieu, représentant le martyre de Sainte-Félicité et de ses sept enfants, qui ornait autrefois le maître-autel de l'église des Sept-Saints ; les stalles du choeur, en chêne sculpté, provenant, dit-on, de l'abbaye de Landévennec; l'autel de la seconde chapelle, à gauche du choeur (celle de Saint-Corentin), qui appartenait à la chapelle du couvent des Dames de l'Union.Chrétienne ; enfin, le baldaquin qui surmontait le maître-autel de cette chapelle et qui est aujourd'hui placé au dessus des fonts baptismaux. Voici ce que représente le tableau peint par Bounieu : Sainte-Félicité, fut comme on le sait, martyrisée dans une des villes de la Mauritanie, sous le règne d'Alexandre Sévère. Elle exhorte ses fils à mourir chrétiennement; sa foi la rend courageuse mais sa tendresse maternelle donne à son visage l'expression de la douleur. Elle occupe le centre de la composition. Autour d'elle sont ses enfants, les uns déjà morts, d'autres succombant sous les Coups, ceux-ci enfin attendent le supplice. Les bourreaux et les soldats romains relient entre elles ces diverses figures. A gauche de la toile, un peu plus loin que le principal personnage, s'élève une estrade d'où le préfet de la ville, Publius, assis entre ses deux assesseurs, préside à cette cruelle exécution. Une colonnade d'ordre ionique, représentant la face latérale d'un temple, forme le fond de la droite du tableau; au delà et vers le milieu, un pont à plusieurs arches est jeté sur un cours d'eau, puis, en arrière, une haute muraille couronnée de peupliers. Le lointain, très indécis, laisse deviner une agglomération d'édifices. Sur le pilier plus bas du même côté, se voit la Sainte-Famille, d'après Raphaël. En face : La naissance de Saint-Jean-Baptiste. Deux autels se trouvent dans les bas-côtés de l'église ; l'autel de la Vierge et l'autel des Saints Anges. Autels à la romaine, le premier d'ordre ionique, le second d'ordre dorique. De beaux vitraux coloriés représentant l'histoire de St-Louis, ont été fabriqués dans les ateliers de la maison Lobin, de Tours. On remarque aussi dans l'église, d'élégants confessionnaux en chêne, sculptés par MM. Lapierre et Tritschler. Derrière le choeur, à droite et à gauche, sont deux monuments funéraires, consacrés l'un à la mémoire de du Couëdic, l'autre à Mgr Graveran, évoque de Quimper et de Léon, mort à Quimper le 1er février 1855. La table de marbre noir, commémorative de l'héroïque commandant de la Surveillante n'est point le monument qui lui avait été élevé lorsqu'il mourut, le 7 janvier 1780. Son corps fut alors déposé dans un caveau derrière et au pied du pilier de droite du maître-autel, Le roi pour perpétuer la mémoire de ce brave officier, ordonna qu'on érigeât sur sa tombe un monument dont M. Trouille, ingénieur, traça le plan. Il se composait d'un tombeau de marbre noir, surmonté d'une pyramide dont les inscriptions et les ornements étaient en bronze doré. Ce monument qui avait cinq pieds trois pouces de hauteur, sur trois pieds trois pouces de largeur, fut appliqué contre le pilier au dessus du caveau. Une inscription, éloquente de simplicité, mentionnait le combat de la Surveillance, A la base de la pyramide était un écusson aux armes de du Couëdic, Louis XVI, afin que ce monument fut à la fois un honneur pour la marine et un enseignement pour ceux qui s'y destinaient, fit graver sur la face de la pyramide ces mots : Jeunes élèves de la marine, imitez l'exemple du brave du Couëdic, premier lieutenant des gardes de la marine, » Malgré la sainteté du lieu où avait été élevé ce monument national, des forcenés osèrent le mutiler en 1793. Les habitants, protestant contre cette profanation, s'unirent au corps de la marine, pour demander à plusieurs reprises la permission de le remplacer à leurs frais. Le gouvernement ayant accédé à leurs voeux, M. le préfet maritime Caffarelli fit appliquer en grande pompe une table de marbre noir, surmontée d'une pyramide et portant l'inscription suivante : « Ici repose le corps de M. Charles du Couëdic de Kergoualer, militaire décoré, capitaine de vaisseau, mort le 7 janvier 1780, des blessures qu'il avait reçues dans le combat mémorable qu'il a rendu, le 6 octobre 1779, commandant la frégate de l'Etat la Surveillante, contre la frégate anglaise le Québec, Ce monument, posé pour honorer un brave guerrier, fut mutilé dans des temps malheureux; les habitants du Finistère, pleins de respect pour l'armée navale et pour la mémoire de du Couëdic, l'ont fait restaurer en l'an XIII. » En 1814, sur la demande de M. de Marigny, cette inscription a été remplacée par l'inscription primitive ainsi conçue : « Ici repose le corps de messire Charles-Louis du Couëdic do Kergoualer, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine des vaisseaux du roi, né au château de Kerguélenen, paroisse de Pouldregat, diocèse de Quimper, le 17 juillet 1740, mort le 7 janvier 1780, des suites des blessures qu'il avait reçues dans le combat mémorable qu'il avait rendu, le 6 octobre 1779, commandant la frégate de Sa Majesté la Surveillante, contre la frégate anglaise le Québec, «Ce monument a été posé par ordre du roi pour perpétuer la mémoire de ce brave officier. » L'autre monument érigé en l'honneur de Mgr Graveran est en marbre blanc et de style Renaissance. Il est dû au ciseau de M, Poilleu, aîné, et se compose d'un stylobate orné des armes du défunt, entourées des insignes de sa dignité, avec cette devise: Verbum crucis Dei virtus. Il est soutenu par un cul-de-lampe en feuilles d'acanthe, et surmonté d'un obélisque sur la face duquel se voit en bas-relief le portrait du vénérable prélat vu de profil. Au dessus de ce portrait on lit : D, O, M, Et au dessous : Hic ad suos redux quiescit amans cor Illustriss, et reverendiss. Domini Jhi Mie Graveran, Corisop. et Léon, Episcopi. Hanc pie pastor bonus annis XIV rexit ecclesiam In finem dilexit redamantes in finem, Congenito, Crozone genitus, parochus erexit. Une simple croix termine l'obélisque, Le monument couvre une petite niche pratiquée dans le mur et renfermant une boîte en plomb, laquelle contient le coeur du prélat, concédé d'après le voeu exprimé par lui à l'église qu'il avait gouvernée pendant quatorze ans avant son élévation à l'épiscopat. Cette concession a donné lieu, le 15 janvier 1855, à un service solennel suivi du dépôt du coeur de Mgr Graveran, que M, Mercier, son neveu et son successeur, avait rapporté de Quimper. Commencée en 1692, l'église Saint-Louis vit élever son portai' jusqu'au dessous des voûtes qui supportent le buffet d'orgues, en 1758, par les soins de l'entrepreneur Jaffrey, sur les plans et sous la direction de M. Frézier. La façade de cette église, avec la tour qui la surmonte, présente un aspect bizarre. A gauche et à droite de la principale porte d'entrée, se lisent deux inscriptions commémoratives du commencement et de l'achèvement de l'église. Celle de gauche est ainsi concile : Ludov. XIV et urbis Bresti munificentià Inceptum hoc aedificum anno M. D. CXCVII Stetit imperfectum per multos annos. Voici l'inscription de droite Régnante Ludovico Napoleone III Peractum opus anno MDCCCLXI magistratum habente Hte Bizet, parocho Jho Mia Mercier, archip. Ces deux inscriptions sont surmontées des armes de la ville, Les armes de Brest adoptées en 1683, par délibération du 15 juillet, rappellent l'union de la Bretagne à la France ; mi partie de France à trois fleurs de lis d'or, mi-partie de Bretagne, d'argent semé de mouchetures d'hermines de sable. Entre les deux tables qui portent les inscriptions, est un cartouche en tulïeau,-sculpté par M. Poilleu, d'après un dessin de Frézicr et contenant ces mots : Domtis Dei et Porta Coeli. - Dans le tympan, le monogramme formé des lettres S L entrelacées, tient la place qu'occupaient avant la Révolution, les armes .de la maison de Bourbon, Deux grandes statues en tufïeau, l'une de Saint Pierre, l'autre de Saint-Paul occupent les niches pratiquées dans la façade, à gauche et à droite du portail. Des quatre cloches que possède l'église Saint-Louis, la plus grosse, ou bourdon, pesant 3.500 kilogrammes, se nomme Marie-Alexandrine, et porte pour inscription: Vox Domini in magnificentià. La seconde, du poids de 850 kilogrammes se nomme Marie-Emma, et porte la même inscription. La troisième, pesant 600 kilogrammes, nommée Joséphine, porte pour inscription : Laudate eum in tympano. La quatrième enfin, du nom de Félicité, porte pour inscription : In tympano psallant ei, Elle pèse 500 kilogrammes. Les orgues de Saint-Louis possèdent un magnifique buffet digne d'être remarqué. Ces orgues sont dues au frère Florentin, Carme. Elles coûtèrent à la fabrique 80.000 livres en argent, plus une rente de 250 livres qui fut constituée au profit de ce carme. Elles viennent d'être récemment restaurées en 1887, par MM. Stoltz, frères, de Paris, L'instrument, dont le magnifique buffet a été seulement conservé, se compose de 45 jeux réels, trois claviers à mains, un pédalier complet, seize pédales de combinaisons, 2.672 tuyaux, Le 10 nivôse (30 décembre 1793) la fête de la déesse de la Raison fut célébrée à Brest ; or, ce jour-là l'église St-Louis fut transformée en Temple de la Raison. Jean-Bon-St-André député à la Convention, alors en mission à Brest, monta dans la chaire et y peignit les prêtres comme des apôtres de la superstition se jouant de la crédulité du peuple. L'effet de son discours fut instantané, à peine l'orateur étàit-il descendu de la chaire qu'une foule frénétique lacérait les tableaux et brisait la chaire elle-même, oeuvre d'art justement estimée.

 

 

Eglise des Carmes ou Notre-Dame du Montcarmel

 

Dès le commencement du XVIe siècle, on voyait dans le faubourg de la'ville de Brest, une petite église dédiée à St-Yves. St-Yves est un saint breton. Ornement de son siècle, il était avocat, père des pauvres veuves et des orphelins, le patron universel de la-Bretagne-Armorique, mais spécialement de l'évêché de Trèguier, dans le diocèse duquel il naquit au manoir de Ker-Martin, en la paroisse de Menehi, le 17 octobre 1253. On suppose que la petite église de St-Yves qui s'élevait dans la rue qui portait ce nom, nom qu'elle a conservé jusqu'à présent, avait été bâtie à la fin du XIVe siècle, ou au commencement du XV. Elle existait donc depuis plus de deux siècles, lorsque en 1650, des religieux de l'ordre des Carmes sollicitèrent l'autorisation de venir à Brest établir un couvent de leur ordre. Cette autorisation leur fut accordée par délibération du 17 août 1651,à condition qu'ils bâtiraient une Chambre, proche le couvent, pour servir d'Hôpital pour les pauvres nécessiteux de la ville. On appela d'abord ces Carmes, Carmes barrés, parce qu'ils portaient des manteaux rayés de noir ; plus tard, ils prirent le nom de Carmes déchaussés. Fort ancienne et presque en ruines, l'église de St Yves fut rebâtie en 1718, sur les dessins de M. Robelin, directeur des fortifications de Bretagne, et on prit l'habitude de l'appeler l'église des Carmes. L'emplacement où s'élève maintenant la halle était à cette époque un superbe jardin à terrasses, avec un puits au milieu. Ce jardin appartenait aux Carmes. Dans son architecture, l'église des Carmes n'offre rien de remarquable. Une seule chose mérite une mention particulière à cause de son ancienneté: c'est un petit monument placé jadis au dessus de la porte d'entrée, et maintenant descendu dans un des bas-côtés, dans la travée à droite en entrant. Ce monument, beaucoup plus ancien que l'église actuelle (il date du XVIe siècle), et qui provient sans aucun doute de l'antique chapelle de Saint-Yves, démolie en 1718, est une petite statue en pierre de Kersanton, représentant un saint assis dans un fauteuil. Il est vêtu d'une large robe à capuchon et à grandes manches serrée à la taille sur ses genoux se voit une bourse dont il tient en mains les cordons. La tête est coiffée d'un bonnet de docteur. Malheureusement, cette tête est moderne. La statue ayant été décapitée à la Révolution, un sculpteur du pays en a refait, il y a quelques années, une en tuffeau, à peu près sans doute, car il ne reste aucune tradition sur cette statue. Sur les côtés du fauteuil se voient des écussons armoriés, portant un croissant surmonté d'une molette à six branches. La statue et le fauteuil sont supportés sur un cube de Kersanton. Au dessous est une espèce de cul-de-lampc sculpté, couvert d'ornements, sur le devant duquel, dans un cartouche, est gravée en creux l'inscription suivante : P. : QVILBIGNON MIL: V: XXX IlII FlST: FAIRE: LIMAGE. P, Quilbignon mil cinq cent trente-quatre fit faire l'image. Cette statue représente très probablement Saint-Yves, l'avocat des pauvres et toujours si charitable envers eux, car ainsi que le dit un hymne, fort ancien, conservé à sa gloire : Sancfus Yvo erat Brito Advocatus et non latro, Ros miranda populo ! Saint-Yves était breton, Avocat et pas larron Chose rare, se dit-on ! La malice populaire perce bien dans cette strophe. Depuis 1718, l'église des Carmes a éprouvé peu de changements. Avant la Révolution, on y voyait deux autels, placés, celui de gauche, sous l'invocation de N-D des Grâces, patronne de la confrêrie de Notre-Dame du Mont-Carmel ; celui de droite, dédié à Saint-Crépin. Le premier est toujours dédié à Notre-Dame, mais le second a maintenant pour patron St-Joseph, Le couvent des Carmes devint une caserne en En 1857, l'église des Carmes fut érigée en cure et prit le nom de Notre-Dame du Mont-Carmel

 

 

 

Brest, son château, son port, sa rade et ses environs : guide du touriste par O. Pradère

 

 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 06:23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 19:21

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 18:31

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 12:03

 

 

Pierre Ruello fut un des représentants du clergé, choisi pour siéger aux Etats généraux afin de représenter le Clergé du Diocèse de Loudéac. Pierre Ruello vit le jour le 26 février 1734 à Collinée, alors trêve ressortant de la paroisse du Gouray. Fils de honorables gens Yves Ruello et Claire Vetel, il fut porté sur les fonts baptismaux le jour même par honorables gens Henry Vétel et Julienne Godo, ses parrain et marraine. Missire Lesné désservant de Collinée précisait dans l'acte que tous étaient de la dite trêve et n'avaient signé. Pierre Ruello fit construire l'an 1756 cette remarquable bâtisse, dont la mairie de Collinée occupe actuellement les murs. Rentré en prêtrise, il devint professeur à Saint-Brieuc, puis exerça successivement au Gouray, à Moncontour et à Loudéac. On sait que sa désignation de représentant du Clergé de Loudéac suscita colère en cette ville dont il était prêtre depuis 1776. Mais, s'il prêta serment à la Constitution le 31 décembre 1790, il se rétracta cinq jours plus tard et devait comme la majeure partie de ses compatriotes Bretons choisir le chemin de l'exil vers Jersey. Il s'éteignit à Loudéac le 15 Messidor an XIII âgé de 70 ans. Voir acte ci-après.

 

 

La bâtisse Ruello 

 

Loudéac, 2 octobre 1791.

Il vient de se faire une insurrection à la fin de la grande messe, au sujet de M. Ruello, ci-devant curé de Loudéac, et qui va être remplacé au premier jour par M. Breton, député à l'assemblée constituante. Quelques mutins, que nous connoissons, ont fait dans l'église, aussi-tôt que la messe a été finie, la motion de savoir si on vouloit pour curé M. Breton ou M. Ruello. La majorité du peuple s'est déclarée pour celui-ci. Cela a occasionné une émeute. La garde nationale a tout de-suite couru aux armes pour l'appaiser ; mais comme elle n'est pas en force contre une ville qui contient près de 6000 âmes, on n'a pas pu s'emparer des mutins de crainte d'occasionner un carnage : mais on menace d'incendier Loudéac et de mettre tout à feu et à sang. Vous voyez, messieurs, que le moment est critique pour nous , et que nous n'avons d'autres ressources que dans la force. Il seroit aussi eussentiel que nous eussions 15 hommes de gendarmerie nationale à cheval. Signés, les administrateurs de Loudéac et officier municipaux réunis. Plusieurs voix : Le renvoi au pouvoir exécutif. Adopté.

 

 

Voici la biographie qui est consacrée à cet ecclésiastique : Le diocèse de Saint-Brieuc, durant la période révolutionnaire. 1896

 

M. Pierre Ruello, le recteur, né à Collinée en 1733, prêtre en 1759, était recteur du Gouray en 1766, et de Moncontour en 1773. Il est dit au registre rapportant son installation à Loudéac, en 1776, qu'il était aussi chef des missions diocésaines. M. Ruello avait de la science et il était au courant des affaires et c'est ce qui lui valut l'honneur d'être choisi par ses confrères pour les représenter, en 1789, aux Etats-généraux. M. Ruello s'oublia un instant dans ce nouveau poste ; il fit le serment de la Constitution civile du clergé, mais son erreur ne dura pas, il fit sa rétractation au bout de quelques jours. Par suite, obligé d'émigrer, il passa à Jersey, d'où il revint en 1801. Il reprit l'exercice de ses fonctions pastorales, et, en 1802, il fut de nouveau nommé à la cure de Loudéac, élevée au degré de cure de première classe. Les prêtres étaient rares à cette époque, la persécution en avait fait périr un grand nombre et rendu infirme un plus grand nombre encore ; le clergé ne se recrutait plus depuis dix ans. Dans cet état de choses, M. Ruello qui avait beaucoup de zèle, s'adonna tellement au travail qu'on dirait, en lisant les registres de son temps, qu'il était seul prêtre dans la paroisse. Il édifia de nouveau ses paroissiens par son zèle et sa charité qui furent admirables, surtout pendant une disette et une maladie contagieuse qui désolèrent le pays au commencement du XIXème siècle. Il était sans cesse occupé à procurer aux malades les secours de la religion lorsqu'il fut atteint lui-même de l'épidémie qui l'emporta à l'âge de 72 ans, le 2 juillet 1805. On n'a cessé de prier sur sa tombe et d'y porter les petits enfants, qu'au moment où a cessé d'exister le cimetière des Pritaux où il fut enterré.

 

 

Acte de décès de Pierre Ruello

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 10:16

 

 

La seigneurie de Merdrignac faisait anciennement partie du comté de Porhoët. Dans un titre de Marmoutier sous la date de 1118, on voit Robert de Merdrignac -Robertus de Merdrenniaco, parmi les témoins laïques de la donation faite au prieuré St Martin de Josselin par Geoffroy, vicomte de Porhoët. En 1164, le fils de Robert, Raoul (Radulfus) de Merdrignac et, Josse, (Joscius), fils de celui-ci, sont aussi témoins de la donation de cent quarts de blé -centum quarteria bladia, de la moitié du passage de Nenian, moins la dîme appartenant aux moines de Rhedon, et du tiers du bouteillage de Vannes, faite par Eudon, comte de Bretagne, aux moines desservant l'église du château de Josselin, au prieuré de St Martin. En 1201, Ginan de Merdrignac est témoin d'une sauvegarde accordée aux moines de St-Jacut, par Eudon III, vicomte de Porhoet. En 1218, Robert, vicomte de Merdrignac, épouse Denise Goyon de Matignon. En 1248, Robert est estimateur au 3e partage des biens de Porhoët. En 1252, 57 et 59, ces deux époux, n'ayant point de postérité, firent plusieurs donations à l'abbaye de St-Aubin-des-Bois dont les religieux reconnurent, en 1278, Denise Goyon pour leur fondatrice. On voit, encore, au croisillon sud de la chapelle de St-Aubin, le tombeau de ces deux bienfaiteurs couvert de leurs statues, et auprès du choeur est un tableau ancien sur lequel on lit Sponsalia dona Roberto. Ce sont encore des traces de la reconnaissance des religieux envers ces deux époux qui avaient fourni aux frais de restauration de leur abbaye qu'un incendie avait détruite..

 

 

Armoiries de Merdrignac

 

Une riche héritière, Jeanne de Merdrignac, réunissait, en 1294, la vicomte de Merdrignac et la baronnie de la Hardouinaye en St-Launeuc. Depuis, ces deux seigneuries n'on plus été séparées. La Hardouinaye étant un château très-fort, flanqué de quatre superbes tours, environné de larges douves sur lesquelles s'abattait un pont levis, devint la demeure ordinaire dans ces temps de guerre, et le manoir de Merdrignac, dont il ne reste aucune trace, fut négligé. Ce château, qui appartenait a Guy, seigneur de Merdrignac et de la Hardouinaie, représentait trois côtés d'un parallélogramme dont chacun avait 48 mètres de développement; il était entouré de fossés ayant près de 10 mètres de largeur, et que l'on franchissait sur un pont levis avisagé aa côté midi. Il a été abandonné, dit-on. dans le XIIIe siècle, et l'on ignore l'époque à la quelle il fut fondé. La plupart des belles pierres de ganite qui liaient été employées a sa construction ont servi à bâtir beaucoup des maisons de Merdrignac. Ces ruines, situées a environ 300 mètres à l'ouest de la ville , sont coupées parle tracé de la nouvelle route royale n° 164 bis, de Rennes à Brest. Ce château était un des monuments les plus anciens de cette localité il était visible à la Vieille-Cour. Il est vraisemblable que ce fut vers ce temps que fut établi comme juveignerie le petit fief de Timadeuc dont l'humble castel s'appelait la Peine en 1429, la Payganie en 1513 et aujourd'hui La Peignie. (ci-dessous d'après site www.manoirdelapeignie.fr)

 

 

A l'époque susdite de 1294, Jeanne de Merdrignac donna sa main à Jean de Beaumanoir, 2e du nom, dont l'illustre famille venait du Maine. Le premier de ce nom dont on ait connaissance, est Hervé de Beaumanoir qui vivait en 1202. Jean II de Beaumanoir eut trois fils : Jean III, Guillaume et Robert. L'ainé, Jean III, Seigneur de Beaumanoir, de Merdrignac et de la Hardouinaye, s'allia à Marie de Dinan, fille de Messire Rolland ou Robert de Dinan, seigneur de Montafilant et de Thomasse de Châteaubriant, laquelle Marie eut en mariage 200 livres de rente ; leurs enfants furent Jean IV du nom et Robert. Jean IV, seigneur de Beaumanoir, de Merdrignac, de la Hardouinaye et de Moncontour, fut, après Duguesclin, le plus renommé des preux. Il remplaça son oncle Robert dans le grade de Maréchal de Bretagne pour Charles de Blois. Il fut capitaine de Josselin, lieutenant général de l'armée contre les Anglais, chef des trente Bretons qui se battirent, le 4e dimanche de Carême 1351, contre 30 Anglais. Ceux ci furent vaincus, mais Beaumanoir fut blessé en remportant la victoire. Il épousa d'abord Tiphaine de Chemillé en Anjou et, en deuxièmes noces, Marguerite de Rohan, fille d'Alain VII et de Jeanne ou Marguerite de Rostrenen, fille de Jean de Rostrenen et de Marguerite d'Avaugour. Ladite Marguerite de Rohan, après la mort de son mari Jean de Beaumanoir, se remaria à Ollivier de Clisson, Connétable de France. Du premier mariage sortirent Jean V, Robert et trois filles qui furent toutes hautement mariées. Du deuxième lit vinrent : 1° Jeanne qui épousa Charles de Dinan, seigneur de Châteaubriant et de Montafilant : ladite Jeanne hérita plus tard de tous les biens de son père ; 2° Isabeau, femme de Jean Tournemine, seigneur de la Hunaudaye ; 3° Marguerite, femme de Galhot, seigneur de Rougé, de Derval et de la Roche-Diré , et Vicomte de la Guerche en Touraine. Où naquit Jean IV le plus illustre de cette illustre famille ? C'est une question qui ne sera peut-être jamais resolue. Evran n'est pas admissible à le réclamer : c'est une branche cadette dite du Besso, qui s'établit dans cette paroisse. Toujours est-il que la Hardouinaye était le principal manoir de ceux qui donnèrent le jour à ce héros. Jean V son fils, seigneur de Beaumanoir, de Merdrignac et de la Hardouinaye, rendit de grands services à Jean le Conquérant, duc de Bretagne, et suivit Bertrand Duguesclin en 1370 avec 19 écuyers. Il épousa Tiphaine Duguesclin, fille unique de Pierre, seigneur du Plessix-Bertrand, et de Julienne, dame de Denonval.

 

 

Jean V de Beaumanoir

d'après illustration de l'ouvrage Le Prieuré royal de Saint-Magloire de Léhon par l'abbé Fouéré-Macé

 

Il mourut sans enfants le 14 février 1385, tué à coups de hache par Roland Moysan son fermier dont il fréquentait trop la fille. Ce meurtre fut commis à l'instigation de Pierre de Tournemine -qui épousa la veuve de la victime, Tiphaine Duguesclin. (Ci dessous d'après l'ouvrage Le Prieuré royal de Saint-Magloire de Léhon par l'abbé Fouéré-Macé)

 

 

On voit aux archives de l'église de Dol qu'un Ginan de Merdrignac, père de feu Robert, donna, vers 1377, une demi-mine de froment au monastère de Saint-Michel et autant au chapitre de Dol, à prendre au fief de Renaut Gilbert, en la paroisse de Ros. Ce doit être un membre de la famille de Merdrignac oublié par les chroniqueurs. Jean V eut pour successeur son frère Robert qui, ayant découvert le crime de Tournemine, ne le laissa pas impuni, mais, selon l'usage du temps, il combattit en champ clos sur la place du Bouffay de Nantes, avec autorisation et en présence du duc et de toute la cour, le déloyal chevalier qu'il vainquit. Après ce combat singulier dont on parla dans toute la France, le brave Robert eut la générosité d'obtenir du duc par prières que le vaincu ne fût ni traîné ni pendu. Il était alors de règle que l'accusé d'un crime capital succombant dans ce genre de combat était après livré au bourreau pour être pendu. Robert mourut en 1407, aussi sans enfants. Il fut le dernier seigneur de Merdrignac du nom de Beaumanoir. Cette glorieuse famille y avait régné 113 ans. Alors Merdrignac et la Hardouinaye passèrent dans la famille de Dinan qui descendait des anciens ducs. Cela se fit par le troisième mariage de Charles de Dinan avec Jeanne de Beaumanoir, fille de Jean IV, héros des trente et de Marguerite de Rohan , sa deuxième femme , ou, selon d'autres, de Marguerite de Rostrenen. Charles n'avait point eu d'enfants de ses deux premières femmes : celle-ci lui donna cinq garçons : Henri, Rolland, Robert, Bertrand et Jacques, et deux filles : Thomine, le nom de la deuxième est inconnu. Nous verrons Merdrignac et la Hardouinaye passer successivement aux quatre premiers garçons, puis à la fille unique du cinquième et plus tard aux descendants de Thomine. L'héritière de Beaumanoir apporta les terres et seigneuries de son père et de sa mère à son mari qui possédait Dinan et Châteaubriant, et joignit ainsi à ses belles propriétés celles de Beaumanoir de Merdrignac, de la Hardouinaye, du Guilledo et de Rohan. Jeanne de Beaumanoir mourut le 25 Juin 1398. Charles son mari donna aussitôt à son fils aîné, Henri de Dinan, les seigneuries de Beaumanoir, de la Hardouinaye, de Merdrignac et du Guilledo : ce fils mourut sans avoir été marié en 1403. Rolland, son frère, lui succéda aux seigneuries maternelles en 1404 et à son père en 1418, pour la baronnie de Châteaubriant, puis il mourut un an après sans enfants. Robert lui succéda et décéda aussi sans postérité en 1429 transmettant ses biens à Bertrand, seigneur de Huguetières au pays de Rais, de Chantoceaux, et Maréchal de Bretagne du temps du duc Jean V. Quoique Bertrand eût épouse deux femmes, d'abord Marie de Surgère, ensuite Jeanne d'Harcourt, il n'eut point d'enfants etil mourut en 1444, Son frère Jacques, cinquième fils de Charles de Dinan et de Jeanne de Beaumanoir, ne lui succéda pas, parce qu'il était mort 21 jours avant lui ; mais ledit Jacques avait laissé une fille, Françoise de Dinan, qui recueillit les biens de tous ses oncles. La mère de celle-ci était Catherine de Rohan qui, devenue veuve, se remaria à Jean d'Albret, et de ce mariage sont issus les rois de Navarre qui ont existé jusqu'au 17e siècle. Thomine de Dinan, soeur des cinq frères dont nous venons de parler, épousa messire Jean de la Haye, chevalier, seigneur de Passavant, de Chemillé en Anjou et de Mortaigne en Poitou. De ce mariage sortirent deux fils, Jean et Bertrand, dont on ne dit rien, et une fille, Louise de la Haye, qui fut mariée à Jean de Sepeaux dont la postérité recueillera, comme nous le verrons, la seigneurie de Merdrignac et la Hardouinaye. Haute et puissante dame Françoise de Dinan, dame de Chàteaubriant, de Candé, de Vioreau, des Huguetières, de Montafilant, de Beaumanoir, du Guilledo, de la Hardouinaye, de Merdrignac, du Bodister, etc., fille unique de Jacques de Dinan et de Catherine de Rohan, naquit le 20 Novembre 1436. Elle fut mariée, à peine âgée de neuf ans, au prince Gilles de Bretagne, troisième fils du duc Jean V et de Jeanne de France, fille du Roi Charles VI. Ce prince, après avoir été quatre ans prisonnier, fut cruellement étranglé au château de la Hardouinaye, victime des perverses calomnies d'Artur de Mautauban qui espérait, par ce crime, obtenir la main de Françoise de Dinan. Il fut déçu et heureux d'échapper à la mort, juste châtiment de son forfait, en se renfermant dans un couvent d'abord à Marcoussi, ensuite à Paris. Enfin, ce qu'on aura peine à croire, roman à d'Arnaud dans les épreuves du sentiment. Enfin, ce qu'on aura peine à croire, il mourut Archevêque de Bordeaux. Le même sujet a été traité depuis avec plus de succès par le vicomte de Walsh. L'année de la mort du Prince, sa veuve, qui n'avait pas encore quatorze ans, se remaria à Guy XIV du nom, comte de Laval, baron de Vitré, vicomte de Rennes, veuf d'Isabeau de Bretagne, soeur du susdit Gilles. Guy de Laval mourut en 1486. Françoise de Dinan, veuve pour la deuxième fois, épousa clandestinement un simple écuyer picard, appelé Jean de Proési. Son testament, daté du 31 octobre 1489, révèle cette mésalliance. L'acte contient plusieurs pieuses fondations et des donations considérables faites à ce troisième mari. Rymer, en son douzième volume, p. 444 a inséré un sauve-conduit pour parcourir l'Angleterre donné à Françoise de Dinan par le roi de cette île en 1461. L'acte suppose que cette puissante dame voyageait avec un grand appareil et un nombreux cortège. Elle mourut à Nantes le 3 Janvier 1499 et fut inhumée au choeur de l'église des frères-prêcheurs de cette -ville. Elle n'avait point eu d'enfants du Prince Gilles, mais elle eut de Guy de Laval, quatre fils : Pierre qui mourut avant elle, François, Jacques et Jean. François de Laval succéda à sa mère et prit en mariage, du vivant de celle-ci, Françoise de Rieux, de Derval, de Rougé, de Maletroit, de Chateaugiron, de la Bellière, du Largouet, de St Mars de la Pile de, Guémené, Penfault, de Jans, de Tail, d'Amanlis, etc. , de laquelle il eut deux fils, Jean et Pierre ; il mourut en 1403 à Amboise et fut enterré à Châteaubriant, en l'église de la Trinité. Sa veuve lui survécut 29 ans, vivant vertueusement et religieusement au saint état de veuve et exerçant les oeuvres de miséricorde envers les pauvres. Elle mourut en 1532. Son fils aîné, Jean de Laval, recueillit tous les biens des auteurs de ses jours, moins Montafilant que Pierre avait eu en partage et qu'il donna en mourant à sa femme dont il n'eut point d'enfant. Le susdit Jean prit en mariage Françoise de Foix, fille de messire Odet de Foix, gouverneur de Guyenne, et de Charlotte d'Albret. De ce mariage naquit seulement une fille nommée Anne, qui mourut jeune avant son père. Celui-ci se distingua en Italie où il avait suivi François Ier qui le récompensa en lui donnant des décorations et la lieutenance générale des duché et pays de Bretagne. Etant sans enfants et peut-être peu content de ceux qui devaient recueillir sa succession en ligne collatérale ; il vendit et aliéna plusieurs de ses terres et seigneuries et en donna d'autres à ses amis, spécialement à messire Anne de Montmorency, connétable de France. Il mourut le 11 février 1542, âgé de 56 ans. Il fut inhumé à Châteaubriant. A sa mort, cette immense fortune s'évanouit par le morcellement, comme un colosse se brise dans sa chute. Cependant, une grande partie de ces biens, spécialement la Hardouinaye et Merdrignac, furent recueillis collatéralement par les descendants de Thomine de Dinan dont nous avons parlé. Sa fille Louise de la Haye, ayant épousé Jean de Sepeaux, en eut un fils nommé François, qui prit en mariage Marguerite d'Estouteville qui eut deux fils, Guy et René. Le premier épousa Jeanne de Giury et en eut un fils auquel il donna son nom. Celui-ci se maria à Charlotte de la Marzelière qui lui donna deux fils, Guy et Robert. Le dernier ne se maria point et le premier s'allia à Marie de Rieux. C'est ce Guy de Sepeaux qui obtint quelques débris de la fortune de Jean de Laval. Il n'eut qu'une fille, Catherine de Sepeaux, qu'épousa Henri de Gondy, duc de Retz, pair de France, chevalier des ordres du Roi. La famille de Gondi, venue de Florence, fut attirée à la cour de France auprès de Charles IX par Catherine de Medicis. Elle a fourni à l'Eglise trois Cardinaux, dont un évêque et deux archevêques de Paris. M. de Gondi vendit, vers 1666, la Hardouinaye et Merdrignac à deux frères appelés Douesseau, fermiers généraux ou banquiers à Paris. Ceux-ci, dit-on, établirent les étangs et la grande forge de la Hardouinaye. L'un mourut sans postérité, l'autre laissa une fille qui épousa M. Derval, et donna naissance à Emilie Derval, épouse de Bertrand de Saint-Pern. La famille de Saint -Pern a conservé jusqu'à nos jours la Hardouinaye qui appartient maintenant aux enfants de M. Alexandre de La Lande-Calan, du chef de leurmère, N. de Saint-Pern, décédée en 1639.

 

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Published by poudouvre
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