Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 07:58

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 12:20

Voici une description de la ville de Nantes due à la plume de M. Gérard Mellier qui fut Maire de Nantes, Trésorier de France, général des Finances, subdélégué de l'intendance de Bretagne.

 

 

 

Gérard Mellier

1674-1729

 

Extrait « ... La ville de Nantes est située sous dix huit degrez trente huit minutes de longitude et quarante sept degrez treize minutes de latitude. Elle s'étend das une plaine un peu penchante vers les rivières de Loire et d'Erdre, qui l'embrassent : L'Erdre, du costé du Nord, et la Loire, du costé du midy. Celle-ci, ce divisant en bras, coule entre les prairies et les petites isles qui sont de part et d'autre des magnifiques ponts de Nantes. Le plus grand canal est celui qui est dans les prairies de Mauves et de la Madelaine, le long du faubourg de Richebourg, le bas de la motte Saint-Pierre, le château, le port Brient-Maillard, la ville et la fosse ou port de Nantes, et se termine à la ponte de l'Hermitage ou tous les bras se rejoignent.

 

 

La rivière d'Erdre qui arrose la ville du costé du Nord, prend son origine à l'étang du Joüé à six lieues de Nantes, et forme un grand lac d'eau dormante rendu navigable par l'espace de plusieurs lieues par le moyen de la chaussée de Barbin, d'où l'Erdre qui coule jusqu'à la vieille Tour qui fait l'angle septentrional de la muraille de cette ville, et de là, tout le long de cette muraille, derrière la Chambre des Comptes, jusqu'au port Commune-Eau, où se fait la décharge des bleds, beurre, bois, charbon et autres denrées, dont cette rivière fournit la ville dans laquelle elle entre un peu plus bas, passe sous les halles et la Casserie et le pont de l'Hôpital, et puis se jette dans la Loire, entre la poterne et la tour Barbacane. Sur la ceinture de Nantes il y présentement quatre portes et trois fausses portes ou poternes.

 

 

La Porte Saint-Pierre (ci-dessus), ainsi nommée à cause qu'elle est proche de l'église cathédrale et contigüe à l'évêsché, regarde l'Orient et ouvre sur la motte Saint-Pierre, et les fauxbourgs de Saint-André, Saint-Clément et Richebourg. Elle est fortifiée d'un bon portail composé de deux grosses tours rondes, jointes en plate-forme, revetües de cassemates et entre-portes, couverte d'un fort ravelin en ovale, défendüe de deux ponts-levis, erse, barrière et fossez à fond de cuve. Elle bat le long de la courtine de la muraille, du costé du nord jusqu'à la grosse tour, dite de Papegay, et du costé du midy, vers la poterne du château, entre lequel il y en avoit autrefois une autre près l'église de Saint-Laurent, ou autrement la porte Droüin-Lillard, et répondoit sur les faubourgs de Richebourg, dont l'ancien pavé fut découvert lorsque la motte Saint-Pierre fut retranchée au temps du duc de Mercoeur.

 

 

La porte Poissonnière (ci-dessus), autrement dite de Piremil, ainsi nommée à cause qu'elle donne sur le pont de Piremil et la Poissonnerie, et l'isle de la Sauzaie. Elle s'ouvre sur le midy et est fortifiée d'un beau portail composé de deux grosses tours jointes en plate-forme, qui défendent d'un costé le long de la courtine de la muraille jusqu'à la poterne du pont Brient Maillard, et de l'autre jusqu'à la tour Barbacane qui fait l'angle occidental de la muraille.

 

 

La porte de Saint-Nicolas ou du port, ainsi appelée parce qu'elle est joignant l'église Saint-Nicolas (ancienne église Saint-Nicolas, ci-dessus), et ouvre sur les faubourgs de la Fosse ou de Saint-Julien, et du Bignon-Letard. Elle est fortifiée de deux tours jointes en plate-formes, revêtües d 'un fort et ample ravelin, avec ses entre-portes, ponts et herses, et fossez à fond de cuve. Elle défend la courtine de la muraille jusqu'à la tour Barbacane d'un costé, et jusqu'à la tour de Sauvetour de l'autre.

 

 

La porte de Sauvetour (ci-dessus) regarde le nord et regarde sur les fauxbourgs de la Villeneuve ou le Marchix, et Saint-Semblin, place forte et élevée qui commande au reste de la ville. Elle est fortifiée de deux grosses tours, en plate- forme, un bon ravelin, une grosse tour, de bons et profonds fossez, casemates, entre-portes, pont-levis, herses, barrières et autres ouvrages. Les poternes sont : la porte Brient-Maillard, qui répond  sur le pont de même nom, qui est sur la rivière Loire, derrière le  couvent des Jacobins (ci-dessous, église des Jacobins), et est entre le château et la rue de la  Poissonière. Elle est revêtue d'un ravelin sans pont-levis.

 

La poterne de la Sauzaye, sur la même rivière de Loire, près la porte de la Poissonnière. La poterne de la Commine-Eau sur la rivière d'Erdre près de la Cambre des Comptes. Le château de Nantes étoit anciennement le Bouffay, basti, comme on dit, par le duc Conan Ier. Les évêques eurent aussi droit de château pour se préserverdes courses des Normands et autres nations barbares qui ravageoient la Bretagne. Pierre de Dreux, dit Mauclerc bâtit la tour Barbacane; mais à présent le château de cette ville, demeure la plus ordinaire des dernière demeure des derniers duc est situé au bas de cette ville, sur le bord de la Loire, dont le donjon et la vieille ceinture furent bâtis par Jean IV, dit le Conquérant. Le château fut augmenté par le duc de ourgogne Pilippe Le Hardy pendant la minorité du duc Jean V, dont il était tuteur; mais il fut rebâti tout de neuf, comme on le voit à présent par le duc François II et les rois et les reines de France Charles VIII, Louis XII, François Ier, Anne et Claude. Il est situé entre les porte de Saint-Pierre et la poterne Brient Maillard. Il a trois issües. La principale porte donne sur la ville, une moindre hors la ville, sur la motte Saint Pierre, et une poterne sur la rivière Loire.  

 

 

  •  
    Chapelle du château
     

 

Détail du château

 

La façade du costé de la ville est composée d'un beau portail avec deux grosses tours rondes, sur lesquelles, et sur les murailles s'élèvent de beaux édifices et l'horloge droit sur la porte. De part  et d'autres se voyent deux belles grosses et fortes tours rondes en plate-forme. Du costé de la ville, vers Saint-Pierre, est le donjon flanqué d'un bastion triangulaire qui couvre la poterne de la motte avec son pont-levis, et la vieille tour nommée des...Et plus bas, est une forte tour en ovale, nommée le fer à cheval, qui commande à toute la motte Saint-Pierre et au faubourg de Richebourg, et à la rivière de Loire, dont les murailles continuent le long de l'eau jusqu'à une belle tour ronde, et de là conduit au bastion de Lorraine qui fait le coin, ou angle méridional de la place. Les fossez, tant dehors, que dedans la ville, dont à fond de cuve, et plus souvent remplis d'eau par la rivière. Cette place est de très agréable séjour, bien fournie de bâtimens ; et il y a toujours garnison de mortepayes

 

 

 

 

 

Le Bouffay

 

Les églises de la ville sont quinze en nombre : 1° Saint-Pierre, qui  est la cathédrale, située au haut de la ville, très bel édifice, mis qui n'est pas achevé. Il n'y a que le tours et la nef de faites. Le coeur est de l'ancien bâtiment, ; et cet ancien bâtiment est encore plus récent que l'église magnifique bâtie par Saint-Félix, evesque de Nantes ; de mesme que l'église achevée par Saint-Félix et commencée par Saint-Eumelius son prédécesseur étoit postérieure à la première église bâtie par les successeurs de Saint-Clair, première evesque de cette ville. L'église bâtie par Saint-Félix n'avoir pas pû résister à quatre ou cinq incendies causés par les Normands. Après que Dieu en eût apaisé la fureur de cette nation barbare, on en édifia une nouvelle, que les nouveaux ducs avoient commencé d'augmenter. L'ouvrage, par le changement de domination, est demeuré imparfait. Le chapitre de cette église, outre l'evesque, est composé d'un doyen, deux archidiacres, un trésorier, un chantre, un scolastique et un pénitencier ou théologal qui n'est pas chanoine, vingt trois prebendes, le bas-choeur et la psalette.

 

 

 

La cathédrale et son ancien clocher (ci-dessous)

 

 

 

  

2° Notre-Dame, église Collégiale (ci-dessous), bastie par le duc Alain Barbetorte, après qu'il eût chassé les Normands ; elle a été possédée d'abord par les moines de Landevennec, et puis érigée en collégiale. Le chapitre est composé d'un chevecier, un chantre prebendes, le bas-choeur et la psalette.

 

 

 

Chapelle de la Collégiale

 

 

Il y a dix cures ou paroisses dans la ville. Nostre-Dame qui est vicariat. Saint-Jean en Saint-Pierre.

 

3° Saint-Laurent

 

4° Sainte Radegonde

 

5° Saint-Denis

 

6° Sainte-Croix (ci_dessous)

 

 

 

 

7° Saint-Saturnin

 

8° Saint-Nicolas

 

9° Saint-Vincent (ci dessous)

 

 

 

 

10° Et Saint-Léonard, autrefois Saint-Cyr et Sainte Julite

 

 

 

 

Rue Saint Léonard : ancien Théâtre

 

Les monastères sont

 

11° Les jacobins, situés près du château, sur le bord de la Loire

 

12° Les Cordeliers,(ci dessous) près la porte Commune Eau, sur la rivière d'Erdre

 

 

13° Les Carmes, au coeur de la ville, entre les rues de Verdun et du Moulin

 

14° Sainte-Claire, couvent de Cordelières, près de l'église paroissiale de Saint-Vincent

 

15° Et les Carmélites Bérulines, en la rue et chapelle de Saint-Guédas

 

Les chapelles sont : Saint-Martin, en Sainte-Croix ; Sainte-Catherine sur Erdre ; le collège de Saint-Jean ; Saint-Yves, près des halles ; Notre-dame de Toute Joye, près la maison de ville ; et Saint-Jean, près la Chambre des Comptes. La chapelle du palais est desservie par les Jacobins et celle de la maison de ville, par les Carmes 

 

 

 

Rue de la Poissonnerie

 

 

Les juri(s)dictions qui s'exercent en cette ville sont : la Chambre des Comptes (ci-dessous) qui est une cour souveraine composée de deux présiden(t)s, dont deux servent par semestre, trois généraux des finances, vingt quatre maîtres, deux correcteurs, vingt six auditeurs, un avocat général et un procureur général, trois gardes du trésor et un greffier. Cette cour se tient dans le palais qui a été ba(s)ti derrière les Cordeliers, près de la porte Commune Eau, sur la rivière d'Erdre. Le siège présidial est composé d'un président, un sénéchal, un alloué, un lieutenant, quinze conseillers, un juge criminel, un enque(s)teur, deux a(d)vocats, et un procureur du roy. L'auditoire de cette cour se tient dans un beau bâtiment qui répond sur la place du Bouffay.

 

 

 

 

 

La prévosté s'exerce sur la plate-forme de la porte Poissonnière

 

Le Consulat ou juri(s)diction des marchands dont l'auditoire est en la maison de la ville. La mairerie, ou juri(s)diction du maire pour la police s'exerce en la maison de la ville

 

Les Régaires, ou juri(s)diction de l'evesque.

 

 

 

Ancien évêché

 

La communauté est régie par un maire, un sous-maire, quatre échevins, un controlleur et deux commissaires

 

 

 

Tour de Pirmil

 

 

 

 

Ancienne Bourse

 

 

 

 

Théâtre Graslin

édifié depuis la description

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 07:02

A la mort de Mathias II, Comte de Nantes, survenue en 1104, Les Nantais furent près de 46 ans sans avoir de Comtes particuliers ; c'est à dire de 1104 jusqu'en 1149. Conan III, (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle, page n° 8) ne reconnut pas son fils Hoël comme son héritier sur le trône ducal de Bretagne. En effet celui ci fut désavoué au profit de sa sœur Berthe mariée à Alain Le Noir de la Maison de Penthièvre (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 2) qui fut la légataire désignée. Le jeune Prince Hoël fut cependant reconnu Comte par les Nantais. D'une épouse méconnue, il eut une fille qui rentra dans les ordres religieux. Après avoir été écarté du trône par son père, Hoël se rapprocha de sa sœur Berthe et lui apporta son soutien contre son second époux Eudon, vicomte de Porhoët père de ses trois derniers enfants Geoffroi, Adélaïde et Alix (voir Géographie féodale : le comté de Porhoët par M. Aurélien de Courson (extrait du Cartulaire de Redon), page n° 1). En 1153 Eudon, vicomte de Porhoët était bien décidé à évincer du trône ducal de Bretagne, Conan, le fils issu de la première alliance de son épouse Berthe. Une attaque se déroula l'année suivante, le vicomte de Porhoët à la tête de toutes ses troupes passa la Loire, le 16 décembre, à Rezé, près de l'embouchure de la Sèvre afin de surprendre les Nantais qui ne l'attendaient que du côté gauche. Averti de ce mouvement, Hoël, Comte de Nantes se transporta jusqu'à Rezé, ayant prit des vaisseaux, il arriva la nuit devant Rezé. Eudon de Porhoët se défendit vaillamment, tuant un grand nombre d'adversaires, mais il accepta de négocier. Eudon de Porhoët ayant eut connaissance que Conan était allé chercher aide auprès du roi d'Angleterre, préféra se réfugier en France devant pareille menace. Hoël fut chassé en 1156 de son Comté par les Nantais qui lui préférèrent Geoffroy d'Anjou, frère du roi d'Angleterre Henri Plantagenêt. En réalité, Geoffroi VI d'Anjou ne fut Comte de Nantes que très peu de temps. Sa mort survenue le 27 juillet 1158 permit à Conan de se proclamer Comte de Nantes, puis l'année suivante, Conan avec ses alliés assiégea Rennes. De nouveau un Comte de Nantes devenait Duc de Bretagne, mais s'il fut surnommé Conan Le Petit, c'était non pas en raison de sa taille mais parce qu'il ne fut qu'un petit prince minable, un simple pantin entre les mains du puissant Henri Plantagenêt qui s'appropria le Comté de Nantes -comme héritier de son frère cadet, et aussi le trône de Bretagne en tant que tuteur du jeune couple : Constance de Bretagne, fille de Conan IV et de son épouse Margaret of Huntingdon, ayant épousé le quatrième fils du souverain anglais et de sa femme Aliénor d'Aquitaine, Geoffroy Plantagenêt. C'est donc en tant que tuteur du jeune couple que Henri II Plantagnêt régna sur la Bretagne, mais quand son fils Geoffroy put se dégager de l'encombrante présence paternelle, il s'avéra un remarquable souverain, parti prématurément âgé de 28 ans (voir l'Assise au comte Geoffroy -la très ancienne coutume de Bretagne.). Il laissait une jeune veuve avec deux filles : Aliénor et Mathilde, et cet héritier posthume au nom prédestiné et au destin fatal : Arthur Ier de Bretagne. Constance de Bretagne fut celle qui réunit définitivement le Comté de Nantes entre les mains des Ducs de Bretagne. Devenue veuve elle fut contrainte, sur ordre de son beau-frère Richard Coeur de Lion, d'épouser Ranulph de Blondeville. Mais à la mort de Richard Coeur de Lion, les deux époux se séparèrent, et la Duchesse Constance épousa alors Gui de Thouars auquel elle donna deux filles : Alix et Catherine. Gui de Thouars fut à l'origine de la construction du château de la Tour Neuve en 1207 (voir Titre : Mandement du duc François II pour la reconstruction du château de Nantes (1466) par A. Le Moyne de La Borderie, page n° 1) depuis occupé par le château devenu résidence des ducs de Bretagne.

 

 

L'aînée des filles du couple, Alix de Thouars transporta la couronne ducale de Bretagne à la Maison de Dreux en épousant Pierre Mauclerc. Ce sont les aïeux des Ducs de Bretagne qui se succédèrent sur le trône ducal jusqu'à Anne de Bretagne. 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 20:51

Tout comme son défunt père Budic, le nouveau Comte de Nantes Mathias s'opposa à l'évêque de Nantes, mais aussi à son "oncle" Alain  Canhiart.  Mathias  s'éteignit en 1051 mais n'ayant pas d'enfant, c'est son neveu Hoël qui lui succéda. L'île d'Aindre (aujourd'hui Basse-Indre -Indre), possédait en 1026 un château fort où  furent célébrées les noces d'Alain-Caignard, comte de Quimper,  et de Judith, fille légitime du comte Judicaël, dont Budic n'était qu'un bâtard. Ce mariage, qui donna naissance à Hoël, comte de Quimper et de Nantes; à Quiriac ou Guerech et Bénedict, successivement évêques de Nantes, fut la source d'une longue guerre, qui ne se termina qu'en 1054. 

 

 

Voici la description que le Chroniqueur Betrand d'Argentré nous a laissé du Comte de Corouaille : D'Alain Caignard Comte de Cornaille, de se querelle, avec le Duc y & de sa faute. Chap. XXIII. L'Entrepris» susdite s'estoit dressée de l'intelligence d'Alain Caignard Comte de Cornoüaille, riche, & puissant Seigneur en Bretagne, nous dirons cy-apres de quelle race il estoit Le Duc Alain luy fit la guerre fort aspre, entrant en sa terre, prenant sur luy plusieurs places & forterestes , de sorte qu'il fut contraint de faire largue au Duc jeune homme ayant le feu en la teste, & s'enfuir en une Isle nommée Nemet , où il se cacha, attendant que cette fureur sot passée, Se ayant Caignard temporisé quelque temps sur la retraitte de son ennemy, assembla de sa parr de ses hommes, avec lelquels il fist teste aux gens du Duc Alain, & les rebouta si bien qu'il leur fist quitter son pays, ce lut en l'an mil treze, mais cela ne fist qu'allumer le feu» Car le Duc irrité d'avoir receu cette escorne, fist de nouvelles levées d'hommes, et se joignit avec Eudon son frère, rentrant de plus belle en la terre de Cornaille, dont Caignard advercy, ne le voyant suffisant de soustenir, délibéra de vuider le pays, s'estant retiré en France avec ses amis, & « meilleur nombre qu'il peut de son party par mer, & s'en alla en Aquitaine, lequel evenement donna tout loisir au Duc Alain de faire Se exploicter tout ce qu'il voulut, prenant toutes les places dudit Caignard, Se tout le pays de Cornoùaille, qu'il garnit d'hommes & de Capitaines à la devotion : toute-fois peu de temps après il se fist ouverture de paix Se d'amitié entr'eux par le moyen dit cy-apres. Grand personnage que ce Alain Caignard alias Canhiart que Le Baud donne pour descendant de Riwallon Mur Marzou. Quand à l'épisode évoqué par d'Argentré, il résultait des reproches que lui avaient fait le duc de Bretagne Alain III ; Canhiart ayant soutenu les insurgés en guerre contre le dit duc. Dans cet épisode est également évoqué ce personnage imposant : Eudon de Penthièvre, frère puiné du Duc Alain III. (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 1 ). Alain Canhiart mourut en 1058. C'est l'aîné de ses six enfants auquel nous nous intéresserons à présent, il se prénommait Hoël. Quelques historiens le donne le sixième de ce nom. A la mort de son père, il parvint à réunir sous son sceptre les comtés de Nantes et de Cornouaille, mais en prime, il épousa Havoise de Bretagne, fille du Duc Alain III. Certes, celui-ci avait eut un héritier en la personne du Duc Conan II, mais celui-ci n'ayant pas eu d'enfant, c'est Hoël Comte de Nantes et de Cornouaille qui récolta la couronne ducale en 1066. Il devait régner dix huit ans sous le nom de Hoël II de Bretagne (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle page, n° 6. Il s'éteignit le 13 avril 1084. C'est l'aîné de ses fils, Alain Fergent qui lui succéda sous le nom d'Alain IV  (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle, page n° 7). Quand au frère cadet de ce dernier, Mathias, il devint Comte de Nantes, le deuxième du nom. Mathias II mourut en 1104, le Duc Alain IV Fergent son frère aîné fut à son tour Comte de Nantes. 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 13:37

Guerech, Comte de Nantes laissait deux neveux nés d'une union illégitime de son frère Hoël, à savoir Judicaël & Hoël. Profitant de la situation, Conan, Comte de Rennes se présenta avec ses troupes devant la ville de Nantes qui capitula sans résistance. La garde du château fut attribuée à Auriscard un proche du Comte de Rennes devenu Duc de Bretagne. Un second château fut aménagé à l'occident de la ville : Le Bouffai (voir Description du château de Bouffay à Nantes, page n° 1 par Mr J-C. Renoul père et Description du château de Bouffay à Nantes, page n° 2 par Mr J-C. Renoul père). Mais Conan Comte de Rennes n'eut guère loisir de profiter d'asseoir seul sa suprématie sur les deux comtés enfin réunis, en effet c'est alors que ce manifesta le vicomte Hamon, frère adultérin des défunts Hoël et Guerech de Nantes. Avec l'aide du Comte d'Anjou, le vicomte Hamon mit le siège devant la cité Nantaise cette année 992. L'affrontement des deux partis se déroula dans les Landes de Conquereuil, une seconde fois. Cependant, les deux adversaires périrent l'un et l'autre, et Nantes fut confiée à Foulque Nerra, Comte d'Anjou qui en prit possession au nom de Judicaël. Mais avant de s'en retourner, il confia le Comté à Aimeric III, vicomte de Thouars, étant donné la minorité du jeune Judicaël. Jusqu'à sa mort survenue en 997, Aimeric de Thouars porta le titre de Comte de Nantes. Certaines sources attribue audit Aimeric III, vcomte de Thouars, la paternité illégitime de Hamon de Dinan (et par conséquent celle de son frère Junkencus aussi -voir généalogie de cette Maison de Dinan  Les Sires de Dinan par Anatole de Barthélémy, page n° 1. ). Judicaël devenu Comte de Nantes s'apprêta à rendre hommage au Comte d'Anjou pour cet héritage, mais une nouvelle fois, le nouveau Comte de Nantes allait se retrouver face à la menace du nouveau Comte de Rennes, Geoffroy, fils de Conan Le Tort. Avec ses troupes Geoffoy de Rennes pénétra en Pays Nantais, et ordonna au jeune Judicaël de cesser toute alliance avec Foulque Nerra et de ne rendre hommage qu'à lui seul. Ce qu'il fit. Pareille attitude du jeune Judicaël qui fermait l'accès du Comté de Nantes au Comte d'Anjou, fut source de mécontentement du suzerain Angevin, et Judicaël le paya de sa vie l'an 1005, sur le chemin qui le conduisait à Rennes, où il allait visiter le Comte de Rennes qui était aussi Duc de Bretagne : Geoffroy Ier. D'une union illégitime, Judicaël, Comte de Nantes laissait un fils illégitime prénommé Budic et une fille légitime, Judith. Budic épousa Havoise, dont il eut deux fils ; Mathias et Budic ; pour sa part Judith épousa Alain Caignard, comte de Cornouaille. Budic ayant succédé à Judicaël son père illégitime, Budic résida au château du Bouffays, alors que l'évêque de Nantes, Gautier, homme de confiance du duc de Bretagne et adversaire de Budic, prit ses quartiers en la tour aménagée par Alain Barbetorte. Ce prélat était entouré de Bretons qui ne manquèrent pas de ravager la cité. Budic, Comte de Nantes eut recours à demander appui du Comte d'Anjou, ce qui lui permit de résister à ses deux adversaires depuis son château du Bouffay, allant jusqu'à raser une tour aménagée près de son château par l'évêque. Il mourut en l'an 1037 

 

 

 

La cathédrale de Nantes avait été réaménagée au début de l'an mil en conservant quelques structures IXe siècle (voirLes restes de l'ancienne cathédrale de Nantes par Ange Guépin)

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 14:25

C'est au sein d'une coalition que ce Premier Août 939 à Trans près de Dol que les Normands furent vaincus (voir Ce premier août 939... - Premier août : fête de la Bretagne - Kentañ d'ar miz eost : Gouel Breizh et les invasions Scandinaves en Bretagne, page n° 4 ). Déjà, Juhel Bérenger, Comte de Rennes en avait attaqué une partie en 931, et ses puissants vassaux parvinrent bientôt à contrôler des points stratégiques qui devinrent un jour des châtellenies imposantes. Alain Barbetorte héritait des Comtés de Nantes et de Vannes et du Poher, en revanche, il dû renoncer au Maine, à l'Anjou ainsi qu'à l'Avranchin et au Cotentin, mais surtout au titre royal. Marié avec Roscille d'Anjou, fille du duc Foulques Le Roux. Il n'y eut aucun enfant de cette première union. En revanche d'une union illégitime avec une certaine Judith, il eut deux fils nommés Hoël & Guerech, enfin devenu veuf de Roscille d'Anjou, il épousa Roscille de Blois, sœur de Thibault Le Tricheur dont il eut un fils : Drogon. Sa dernière volonté avant de trépasser vers 952 fut de rassembler tous les évêques et les seigneurs de son duché qui reconnaissaient son autorité. Il leur demanda de prêter serment à son fils Drogon ainsi qu'au tuteur de celui-ci, son beau-frère Thibault Le Tricheur. Après son décès il fut inhumé en l'église Notre-Dame de Nantes qu'il avait fondée, mais à peine était-il sous terre que Thibault Le Tricheur accorda la main de sa sœur Roscille, jeune veuve, au comte d'Anjou Foulques III.

 

 

Sceau de Foulque III Nerra

 

Ce dernier se proclama Comte de Nantes et Régent de Bretagne. Pourtant cet opportuniste appelé par les Nantais pour les défendre contre une nouvelle menace normande ne daigna pas leur répondre. Les barbares assiégèrent le château qu'Alain Barbetorte avait réparé, ils firent aussi des prisonniers au nombre desquels figurait l'évêque Gaultier. La veuve de Alain Barbetorte fut émue de cette situation, d'autant que les Nantais durent s'acquitter de payer rançon afin de voir les prisonniers relâchés. En prime c'est aussi au cours de cette époque tourmentée que mourut le jeune Drogon. Il est probable que le Comte d'Anjou ait souhaité la disparition du jeune héritier du trône de Bretagne, en effet, lui et son complice Thibault Le Tricheur, pouvaient ainsi dépecer la Bretagne des richesses dont elle disposait ; l'un occupait le Sud de la Péninsule, l'autre la partie Nord. C'est alors que Hoël, fils illégitime de Alain Barbetorte entra en scène, Après s'être emparé du Comté de Nantes, il guerroya contre Conan, Comte de Rennes, fils et héritier de Juhel-Bérenger, lequel était lui même flls de Bérenger. Le comte de Rennes agacé contre l'intrépide jeune Hoël décida de se venger en dépêchant un de ses domestiques nommé Guluron, qui le moment opportun le tua d'un coup d'épée lors d'une partie de chasse en 981. Guerech, frère de Hoël, qui avait hérité de l'évêché de Nantes, obtint ce Comté de Nantes, les Nantais l'ayant prié de quitter son bâton épiscopal contre une épée..(voir aussi La famille d'Ancenis, page n° 1). Bien décidé à se venger de Conan de Rennes, responsable de la mort de son frère, le Comte Gurech s'allia au nouveau Comte d'Anjou Geoffroy Ier, Grisegonelle, alors en mauvaise relation avec le Comte de Rennes, son gendre. Une lutte s'engagea sur les Landes de Conquereuil près de Derval, Le Comte de Rennes grièvement blessé au bras regagna son Comté, et selon la Chronique de Nantes, Guerech profita de sa victoire pour aller mettre les terres de son adversaire à feu et à sang. Mais une nouvelle vengeance de Conan Le Tort allait être fatale au Comte de Nantes. Cette année 987, il le fit empoisonner.

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 20:38

S'étant rendu maître de Nantes, Nominoë en fit abattre une partie des murailles antiques, et de nouveau, allié avec Lambert II, il participa à une expédition punitive envers Gaubert, fidèle du Carolingien, et coupable d'avoir livré à ce dernier le propre frère de Lambert II : Garnier. La mort de Nominoë survenue l'an 851, c'est à Angers que l'Empereur Carolingien rencontra Erispoë, son successeur. Le nouveau Roi Breton conservait le Comté de Nantes et le « Païs de Rais » et tout ce que Nominoë avait conquis en Anjou et dans le Maine. Mais, une nouvelle prise de Nantes par les Normands eut lieu en 853, dès lors, Erispoë s'allia à l'un des chefs Scandinaves dénommé Sidric, et pareille stratégie permit d'épargner la cité Nantaise. Erispoë, fut tué en 857 par son propre cousin Salomon de Bretagne qui lui reprochait d'être prêt à nouer alliance avec l'ennemi Franc (voir l'assassinat de Erispoë en novembre 857 à Talensac). Ayant succédé à son cousin après ce régicide, Salomon se montra le digne héritier de son oncle, il soutint Gislard, l'ancien évêque Breton de Nantes destitué sur ordre de Charles Le Chauve.

 

 

Salomon régna dix sept années, durant lesquelles la Bretagne s'enrichit d'une partie de l'Avranchin et du Cotentin, sans même avoir fait verser une seule goutte de sang à ses troupes. En effet le pouvoir Carolingien craignait tellement une alliance des Bretons et des « Normans » qu'il crut pouvoir ainsi acheter la complicité du successeur de Eripoë. Ce en quoi il se trompait. En prime, Salomon entretint avec la Papauté une très bonne relation en vue d'obtenir le pallium qui accorderait à Dol le statut de Métropole de l'Eglise de Bretagne. Ce qui finira par arriver. Mais un souverain aussi puissant suscitait bien des convoitises et il termina comme son prédécesseur : assassiné en 857 (voir Le Monastère de Saint Sauveur en Maxent). Pasquiten, gendre du défunt monarque Breton, et aussi un de ses meurtriers, devint Comte de Nantes, tandis que son complice Gurvand, gendre d'Erispoë allait s'emparer du Comté de Rennes. Mais la menace normande s'amplifiant, après s'être partagé la Bretagne, au lieu de s'entendre, les deux Princes finirent par se combattre. Lorsqu'ils eurent disparus, Alain, frère de Pasquiten régna sur Nantes alors que Judicaël, petit-fils de Erispoë siégea à la tête du Comté de Rennes. Judicaël, Comte de Rennes tenta de faire cavalier seul devant la menace normande, fort heureusement que le nouveau comte de Nantes, le dit Alain le Grand était un guerrier courageux. A Questembert, en 890, il mit en déroute les « hommes du Nord ». Fils de Ridoredh et frère de PasquitenAlain Le Grandétendait sa suprêmacie sur les comtés de Nantes et de Vannes, fort des victoires remportées sur les Vickings, il s'intitula Roi de BretagneC'est sous son règne que la cité de Nantes fut parée de remparts mais aussi d'un fort construit par l'évêque Fulcherius. Hélas en 907, le dit Alain Le Grand trépassa. De son union avec Oreguen, il laissait au moins sept enfants, l'aîné prénommé Rudalt lui succéda un temps à la tête des Comtés de Nantes et de Vannes, mais quand les Normands envahirent la Bretagne suite à la mort soudaine de son père, Rudalt laissa les Comtés de Vannes et de Nantes entre les mains du duc de Cornouaille, le dénommé Gurrmhailon, mort l'an 913. Le beau-frère dudit Rudalt était Mathuédoi de Poher, c'est celui qui quitta la Bretagne occupée, emmenant avec lui son fils Alain, le futur Barbetorte. C'est Outre Manche chez son parent Athelstan le roi des Angles, que le comte Mathuedoi se réfugia avec son fils Alain. Un exil qui devait durer près de dix sept ans. Le principal réseau de résistance en Bretagne était alors organisé par Bérenger, Comte de Rennes, donné comme descendant du Roi Salomon. Lequel souverain aurait été l'ascendant quadrisaïeul dudit Bérenger.

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 16:30

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 14:57

Tout comme la ville de Rennes, celle de Nantes ne connut son véritable essor qu'au cours de l'époque féodale. Ses habitants étaient sans nul doute Celtes et faisaient alors partie de l'Armorique. La soumission au joug romain (voir  A l'époque où Nantes s'appelait Condevincnum), puis le déclin de cet empire vit au cours du règne de Honorius Flavius (395-423) les Armoricains se rebeller. Les gouverneurs Romains furent chassé. Associés aux Francs, les peuples d'Armorique entendaient restaurer leur propre souveraineté. Le comte Constantius allait tenter de rétablir l'autorité de l'Empire et le respect des lois dictées par Rome. C'est dans ce climat qu'entrèrent en scène les Bretons d'Outre-Manche. Leur présence allait croître en ces contrées Nantaises peu peuplées dont les noms sont assez éloquents : Le Croisic, Piriac, Guenrouët, Guérande, Pornic, Le Pouliguen, Guémené Penfao, Batz sur Mer… En revanche l'antique cité de Nantes ne semble pas avoir reçu un grand nombre de « migrants Bretons». Certains auteurs expliquent que c'est sans nul doute pour cette raison que Nantes se retrouva près de trois siècles durant entre les mains des souverains Francs. Une autre raison a été aussi avancée, selon laquelle la menace saxonne dont Nantes fut théâtre, aurait incité ses habitants à se mettre sous la protection des troupes mérovingiennes. Les liens avec la Bretagne existaient cependant, comme on l'observe à travers des personnages comme Macliau, Conomor, Guerech et quelques autres mentionnés régulièrement dans l'histoire du Pays Nantais. Quand à la mort de Clotaire advint l'an 561, la cité de Nantes et les terres environnantes furent rattachées au royaume de Soissons, et Chilpéric, le plus jeune frère du roi défunt devint souverain de cette principauté et comte de Nantes. Dès lors, des incursions bretonnes se produisirent. Sous la conduite d'un dénommé Guerech, ses troupes ravagèrent la frontière du « Païs de Nantes » allant jusqu'à arracher les vignes afin de les replanter chez eux. C'est l'évêque de Nantes, Félix, qui dit-on mit fin à pareilles exactions. Nous voyons d'ailleurs des personnages éminents se succéder tant sur le siège comtal que sur le siège épiscopal. Période au cours de laquelle les évêques étaient aussi chefs de troupes. Mais des divisions survinrent aussi au sein de la dynastie Mérovingienne, et c'est ainsi que Théodoric connu sous le nom de Thierry fit la guerre à son oncle Clotaire. Allié à son frère Théodebert, ledit Théodoric parvinrent à vaincre en 597 leur oncle, et, Théodoric obtint par le traité de paix qui suivit « tout le territoire enfermé entre la Seine, la Loire et l'Océan, jusqu'à la frontière des Bretons ». Devenu maître de Nantes, Théodoric y nomma un gouverneur, le premier comte dont le nom soit reconnu par tous les historiens : Theudoad. Ainsi la Légende s'efface-t-elle peu à peu devant les authentiques actes. Theudoad, personnage dont le nom est associé à celui de l'évêque de Nantes Sofronius, lesquels furent accusés de maltraitance sur l'évangéliste Irlandais, saint Colomban. Le deuxième nom qui apparaît comme Comte de Nantes, mais aussi de Rennes était Agathens, sans doute celui qui apparaît comme désigné Agathe'e dans la liste des Comtes de Nantes. Son nom est cité de l'an 680 et au début du VIIIe siècle. Lui aussi exerçait la double charge : il était Comte et Evêque de Nantes. C'était un homme avare, ambitieux et cruel. Après la mort des primats des deux cités, il avait empêché qu'elles eussent des évêques, ce qui lui permit de se saisir des revenus de ces cités. Les exactions Bretonnes se poursuivirent en terroir Franc, et Pépin Le Bref étant parvenu à se rendre maître de Vannes en 753, décida de protéger sa fragile conquête en mettant en place une vague ceinture frontalière qui incluait une partie du terroir Nantais, du terroir Vannetais et du terroir Rennais : la Marche de Bretagne. On donne le fameux Roland, « neveu » de Charlemagne, comte de cette Marche de Bretagne, avant qu'il ne soit tué à Roncevaux. Précisément, en cette contrée Vannetaise des troubles se produisirent à la mort de Charlemagne. Nous avons eu l'occasion d'évoquer ce chefs rebelles Morvan & Guyomarc'h. (voir Nominoë, page n° 1) Précisément, Louis Le Pieux, fils et héritier de Charlemagne, donna la charge de Comte de Nantes à l'un de ceux qui avaient tué Guyomarc'h : un certain Lambert. Lambert Comte de Nantes l'an 830. Lambert Ier allait aussi cumuler la charge de Comte de la Marche de Bretagne avec celle de Nantes. C'est dire la confiance que lui accordait le puissant empereur d'Aix la Chapelle. Pourtant, la division entre l'Empereur Carolingien et son fidèle combattant allait se produire quand ce dernier apporta son soutient à Lothaire qu'il souhaitait comme unique Empereur héritier de Louis Le Pieux. Une amnistie fut offerte par Louis Le Pieux audit Lambert Ier, mais celui-ci refusa la main tendue et se vit confisquer sa charge au profit de Richowin, titré comte de Nantes en 832. C'est sans nul doute ce dernier qui apparaît dans la liste des comtes Nantais sous le nom de Rainaud. C'est lors de la bataille de Fontenay au cours de laquelle il affronta son adversaire Lambert Ier que Richowin fut tué en 841. Renaud alias Rainault succéda au défunt à la tête du Comté de Nantes mais n'y resta que deux ans, puisqu'il périt en 843. Nominoë qui commençait un règne prestigieux sur la Bretagne, profita des mésententes entre les fils de Louis Le Pieux. Il s'attacha les services de son ancien adversaire Lambert II, fils de Lambert premier du nom, auquel il accorda son aide. En effet, Nominoë en véritable adversaire de Charles le Chauve, dépêcha ses troupes commandées par son fils Erispoë, mais celles ci furent dans un premier temps refoulées par Rainault, avant que Lambert II ne prit sa revanche et le tua. Pourtant quand il se présenta à Nantes pour recueillir sa charge, il fut chassé honteusement et se vengea en suggérant aux Normands de Neustrie septentrionale de ravager la cité rebelle, ce qu'ils firent.

 

 

Après le ravage auquel il s'adonnèrent, les Normands regagnèrent les terres sur lesquelles ils campaient, là bas aux abords de l'estuaire de la Seine en Neustrie septentrionale, et dès lors Lambert II pût ainsi prendre la cité qui s'était refusée à lui. Mais enflé par ce succès, Lambert II voulu se loger dans le château de la ville, ce à quoi les habitants et leur évêque s'opposèrent. Nominoë, un temps réconcilié avec Charles Le Chauve, délogea Lambert II cette année 849. Alors le rebelle eut recours à ériger sur la rivière Oudon son château établissant ainsi sa domination sur cette partie voisine de l'Anjou. Son successeur à la tête du Comté de Nantes, dénommé Amauri, homme de confiance de Charles Le Chauve, ne devait rester lui même qu'un an sur son siège, car Nominoë parvint à s'emparer de Nantes et l'en, délogea. Après quoi, il céda à son fils Erispoë ce poste clé, le Comté de Nantes.

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 09:02

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article