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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:04

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 16:48

 

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 08:29

 

Brondineuf : le corps de logis à présent disparu

Le château était en Sévignac et du-Guesclin n'y habita pas...

 

Amélie de Saint Pern (voir La famille de Saint Pern), naquit 5 octobre 1791 et fut baptisée à la Maison et en l'absence de son père le 20 octobre 1791 à Saint Brieuc. C'est à elle qu'échut le domaine de Brondineuf. Nous savons qu'un Américain originaire de Pennsylvanie, M. Risdel fut nommé administrateur du domaine de Brondineuf sous le règne de Louis XVI.

 

 

Maison de l'Administrateur à Brondineuf

Lieu à présent disparu

 

 

Brondineuf fut confisqué pendant les troubles révolutionnaires, des scellés furent posés sur les greniers, néanmoins, le sieur Morice un des administrateurs du District de Broons, autorisa la ci devant citoyenne Françoise Bazil, femme de confiance et gardienne de Brondineuf, a prélever la quantité de grains nécessaire pour l'ensemencement des terres et métairies dépendantes de cette maison et pour la nourriture des différentes personnes qui sont chargées de leur entretien. Le 17 mars 1813 à Saint-Brieuc, Emilie-Louise de Saint Pern, épousa Alexandre René Marie Fidèle de la Lande Calan, fils de Jean Louis François de La Lande de Calan et de Anne Marie Josèphe Catherine Pélagie de Quengo de la Maison de Tonquedec.


 

 

 

Signatures des personnalités présentes au dit mariage

 


 

Héritière du domaine de Brondineuf, Amélie de Saint-Pern  donna le jour à une fille le 11 février 1814. Prénommée Amélie-Louise-Marie, la déclaration de sa naissance fut effectuée le lendemain par son père Monsieur Alexandre de La Lande de Calan, par son grand-père Monsieur Jean-Louis de La Lande de Calan, et Monsieur Bernard Louis Marie Landais ; tous les trois donnés propriétaires demeurant à Saint-Brieuc. Précisément, s'agissant de l'hôtel particulier que possédait la famille de La Lande de Calan, M. Jules Henri Geslin de Bourgogne nous en fournit l'emplacement : Si, quittant le Martroy neuf, nous nous dirigeons vers l'ancien faubourg des Cordiers, nous trouvons d'abord un chemin qui prit le nom de Vicairie lorsque le chapitre eut établi la demeure de son vicaire. Sur la gauche, on vit se former et s'arrondir, de 1504 1636, la belle maison prébendale, que Mre François de La Rue donna au chapitre la condition d'allumer la carrée, c'est-à-dire douze cierges autour du maître-autel la fête de saint François. Venait ensuite du même côté l'hôtel bâti par escuyer André Auffray Sr de Grandville agrandi par son fils Toussaint Sr du Guélambert puis la maison du chapelain du Bosc-Rouault puis le Cordon bleu, qui fut donné aux frères St-Yon. Mais l'habitation importante de ce quartier était, sans nul doute, Kerdenoual, appelé depuis Cardenoual ou Cardenouarn. Ce manoir et son donjon furent achetés, en 1559, par Vincent Tanouarn, de la paroisse de Ploubazlanec, qui rebâtit presque en entier cette habitation et l'agrandit encore; elle passa par succession des Tanouarn aux La Lande de Calan. C'est à Saint Brieuc que le couple et leur fille vécurent.  

 

 

Amélie Louise de La Lande de Calan

 

Amélie Louise de La Lande de Calan se maria d'abord en 1834 avec Elisabeth François Innocent Rouxel de Lescouët dont elle eut une fille prénommée Marie Louise Alexandrine. Cette dernière vit le jour à Saint Brieuc le 7 avril 1838, mais devenue veuve, Amélie Louise de La Lande de Calan prit pour second époux en l'année 1857 Monsieur Ludovic Foucaud de Launay, Propriétaire du château de Launay à Bréhand près de Lamballe.Ci dessous.

 

 

 

Château des Granges à Hénon

 

De cette seconde union naquirent deux enfants : René Foucaud de Launay en 1848 et Jeanne Foucaud de Launay en 1852. Pour sa part Marie de La Lande de Calan épousa en 1857 Louis Adolphe Marie Gouzillon, vicomte de Bélizal, Propriétaire du château des Granges à Hénon, lieu où devait s'éteindre au printemps 1897 Marie Rouxel de Lescouët. Celui ci devait devenir sénateur et président général des Côtes du Nord. Portrait ci dessous.

 

 

Deux enfants naquirent de cette union : Marie Louise Alexandrine Emmanuelle Gouzillon de Bélizal, née en 1863, mariée à Alphonse de Courson de Villeneuve ; Louis Alexandre Marie Gouzillon de Bélizal, né en 1867 marié à Marie Zoë Caroline Huon de Penanster. Précisément c'est ce dernier, Louis Alexandre Marie Gouzillon de Bélizal qui vendit le domaine de Brondineuf en 1919 à une famille de négociants broonais. Mais depuis la fin du XIXe siècle, une colonie agricole était établie à Brondineuf, il s'agissait d'une succursale de Saint Ilan. Selon Robidou, 60 journeaux de landes et de bois avaient ainsi été défrichés aux alentours du vieux domaine.


 

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 22:25

 

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 20:39

 

René II de Derval, fils de René et de Françoise de La Vallée, épousa en 1565 Jeanne de Carmené, dame de Brondineuf, et prit le titre de Derval de Brondineuf; et comme Brondineuf, partage de Broons, portait les armes de Broons, il s'appropria ces armes qui devinrent celles de sa famille. Il fut père de Guillaume qui suit, et probablement de ce jeune Derval, « héros catholique », mort le 2 février 1592 au combat de Kermaroch en Lanmodez, sur la tombe duquel les parents bâtirent une chapelle. Guillaume de Derval de Brondineuf, fils de René II qui précède, épousa Gillette des Déserts, dont Gilles qui continua ta branche ainée dite de Brondineuf, François, tige de la branche de Bellouan, d'Espinefort et de Vaucouleurs, qui suivra ; et Guillemette qui épousa Tanguy de la Tronchaye. Gilles de Derval de Brondineuf, fils de Guillaume qui précède, épousa Anne Troussier et mourut en 1640, laissant, entre autres enfants, Claude de Derval de Brondineuf, baptisée Saint-Brieuc de Mauron, le 11 mars 1630, qui épousa en 1653 Anne de Saint-Pern, dont Jean-Baptiste de Derval de Brondineuf mari de Renée Hay de Couellan, et père de Françoise-Angèlique née en 1698, qui épousa en 1715 Pierre de Saint-Pern, et de Louise, mariée en 1719 à Joseph de Saint-Pern, d' les de Saint-Pern de Brondineuf et de Couëlan (voir La famille de Saint Pern). Gilles de Derval et son épouse érigèrent le château de Brondineuf l'an 1641 comme il l'était précisé sur un pilier depuis transféré dans une propriété broonaise :

 

« FAICT PAR DAME ANNE TROUSSIER VEVVE DE MESSIRE

 

 GILLES DE DERVAL SEIGNEVR DE BRONDINEVF EN

 

 L’AN 1641 »

 

 

Un corps de logis à présent disparu et des bâtiments annexes datés des XVe, XVIe & XVIIe siècle sont encore visibles aujourd'hui. Ci dessous le château et la chapelle et les armoiries des divers possesseurs : de Broon & Derval, de Carmené, de Saint-Pern, de La Lande de Calan, Rouxel de Lescouët, Gouzillon de Bélizal. 

 

 

 

tige de la branche de Bellouan, d'Espinefort et de Vaucouleurs

 

 

François de Derval, fils de Guillaume et de Gilette des Déserts épousa 1° le 24 novembre 1625 dans la chapelle d'Espinefort en Ménéac, Guyonne Boschier, dame de Couesbily, morte eu 1636, dont Louis-Claude qui suit, François, tige du rameau d'Espinefort, qui suivra, Jean, baptisé à Brignac en 1632 « à cause que la contagion est à présent au bourg de Ménéac », et plusieurs filles ; 2° vers 1638, Gilette de l'Etang, dame de la Ramée, dont François, tige du rameau de Vaucouleurs qui suivra. Louis-Claude de Derval, sr de Couesbily, fils du précédent, né à Ménéac le 17 septembre 1025, parrain de la cloche de la chapelle de Coueshily en 1654, épousa le 31 janvier 1655 Hélène d'Aiguillon, et fut inhumé dans l'église de Ménéac le 18 février 1668, laissant un fils,1656 (et non 1654, comme dit la Revue hist. de l'O., 1897J p. 17), chevau-léger dans la garde du roi, qui épousa en 1684 Renée de Saint-Gilles, fut emprisonné en 1697 pour avoir fait acte d'indépendance aux Etats en faveur des libertés bretonnes, et ne laissa qu'une fille, Anne-Renée de Derval, mariée en 1715 à Georges-René de Talhouët-Keraveon

 

 

Bellouan en Menéac

 

 

Rameau d'Espinefort

 

Puiné de Bellouan et remontant à François, fils de François et de Guyonne Boschier au XVIIe siècle, fondu au commencement de ce siècle dans Michel et Huchet. François de Derval, second fils de François et de Guyonne Boschier, épousa en 1659 Jeanne de la Brousse, dame de la Haye-Eder, dont Jean-Louis qui suit; François, sr du Bot, marié en 1698 à Prudence du Bot du Grégo, père d'Anne-Prudence, morte, ursuline à Vannes en 1777; et Vincent, mort après 1728. Jean-Louis Derval d'Espinefort, fils du précédent, conseiller au Parlement en 1694 épousa en 1688 Louise Le Jacobin de Keramprat, dont Jean-Claude qui suit, et et François-Joseph, auteur du rameau de Kerminaouet qui suivra ; 2° en 1732, Françoise-Eulalie Bonnier de la Coquerie, dont une fille qui épousa en 1759, à Camoël, un de St-Pern de la Tour Jean-Claude de Derval d'Espinefort, fils du précédent, conseiller au Parlement en 1715, un de ceux qui allèrent porter lés remontrances de leur compagnie au roi en 1718, fut parrain de la grosse cloche de Ménéac en 1722, rendit aveu en la Chambre des comptes pour la seigneurie du Dourduff, épousa à Vannes, en 1751, Céleste de Perenno de Penvem, dont Joseph-Claude qui suit, et plusieurs autres fils qui n'ont pas laissé grand'traces. Joseph-Claude, comte de Derval, fils du précédent, épousa 1° Laurence-Antoinette de Becdelièvre du Bouexic, dont François-Marie-Laurent qui suit, 2° N. Le Chauff de Rerguennec, et mourut en 1780. François-Marie-Laurent, comte de Derval, fils du précédent, né à Vannes en 1780, adjoint au maire de Rennes sous la Restauration, mort en 1830, épousa Adélaïde-Marie-Charlotte du Bourgblanc, dont 4 filles : Olympe, femme de Louis Huchet de Cintré ; Bonne, femme de Louis Michel de Monthuchon, morte en 1887 ; Elisabeth, femme de Stanislas Michel de Monthuchon ; et Louise, morte sans alliance.

 

 

Rameau de Kerminaouet

 

Issu du précédent, par François-Joseph de Derval, sr de Kergoz,  second fils de Jean-Louis qui précède, qui fournit aveu au roi en 1731 pour Pratanras et Coatfao, et épousa Jeanne-Françoise de Toulboudou de Kerminaouet, dont Joseph-Marie qui suit, et plusieurs autres enfants). Joseph-Marie, comte de Derval, fils de François-Joseph qui précède, épousa Angélique-Jeanne Fleuriot de Langle, soeur du célèbre navigateur, et eut 5 enfants : Joseph-Jean-Marie-Hyacinthe, né à Kergoz en Plomeur, en 1765, lieutenant au régiment du Roi, émigré en 1792, lieutenant en Du Dresnay, lors de l'expédition de Quiberon, fusillé à Vannes le 15 thermidor an III et 4 filles dont l'une épousa le chevalier de Bonafos.

 

 

Rameau de Vaucouleurs

 

Issu de celui de Bellouan, par François-René de Derval, fils de  François ci-dessus cité ; et de sa seconde femme Gilette de l'Etang, au XVIIe siècle. François-René de Derval de Vaucouleurs, né en 1640, épousa Claude-Thérèse Troussier, ont 5 enfants : Jean-Baptiste, qui suit ; François-Gabriel de Derval, mari en 1695 de Claude Daën de Keramenan, et père de François-Marie qui épousa en 1724 Pélagie Odye du Chesnay, et d'Anne-Françoise,qui épousa en 1725 Jacques de Larlan du Cosquer, Marie-Joseph de Derval de Kerbrat, né en 1669, capitaine de grenadiers, qui figura aux Etats de 1736, mort sans alliance en 1746 ; le chevalier de Derval, capitaine comme son frère au régiment de Lannion, et Louis-Hyacinthe, qui laissa de N. Madeuc une fille mariée à J.-B. de Bellouan. Factum pour Louis de St-Jean, écuyer, contre-écuyer Isaac Guéheneuc. Jean-Baptiste de Derval de Vaucouleurs, fils du précédent, baptisé à Ménéac le 6 mars 1667, épousa en 1712 Yvonne Fournier d'Allerac, dont Nicolas de Derval de la Ramée, qui suit ; Jean-Louis, dit le chevalier de Derval de Vaucouleurs, mort officier de marine, et 2 filles mortes sans alliance ; Nicolas de Derval de la Ramée, fils du précédent, figura aux Etats de 1728, et épousa Louise du Breil de Rays, dont Yvonne de Derval, femme de Gabriel-René de Trogoff de Penlan, et une autre fille morte sans alliance

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 13:53

Que faut il penser de l'hypothèse selon laquelle la seigneurie échue à Hamon de Bron serait devenue Bron-dit-le-neuf, puis par altération Brondineuf. En réalité quand ce partage fut effectué sur demande du duc Conan IV de Bretagne, c'est à dire vers la moitié du XIIe siècle,on sait à travers la toponymie du terroir broonais que la langue bretonne était encore parlée. Du reste à travers les montres nobiliaires de la paroisse de Sévignac, l'endroit est bien mentionné l'an 1415 sous la forme de Brodineuc. Donc le nom de l'endroit n'a rien à voir avec la forme évoquée Bron-dit-le-neuf. Maintes théories toponymiques ont été émises pour expliquer ce nom. J'ai eu l'occasion d'accompagner une archéologue sur le site, situé sur les arrières, à l'angle des douves de Brondineuf. En effet, on y voit une butte entamée. Un inventaire effectué au cours du XIXe siècle à Brondineuf, évoque un dépôt d’armes du Bronze, constitué de quatre pointes d’épée et de deux haches à talon, bien conservées.  Cette spécialiste venue à Brondineuf découvrir cette éminence considérait que seules des fouilles permettraient d'en savoir davantage, mais si elle n'excluait pas l'hypothèse selon laquelle cet amas résultait du creusement des douves, elle n'excluait pas non plus l'éventualité d'une présence castrale.

 

 

La butte de Brondineuf

 

Auquel cas, un tumulus de l'âge du Bronze aurait pu être réutilisé au cours de la période féodale. Le tombeau remontant à la période pré-gauloise aurait été réaménagé en défense castrale, ce qui expliquerait la présence de ces pointes d'épée et ces haches à talon qui furent découvertes à Brondineuf. Le hameau de ce nom fut également fréquenté lors de la période gallo-romaine comme l'atteste ce gisement de tegulae découvert dans un pré, face au parc bordant l'ancien château. A ce gisement de tuiles à rebord il faut aussi ajouter cette meule typique de la période antique retrouvée non loin de là, sans omettre de signaler cette plaque de schisme ornant la salle thermale d'une villa.

 

 

Tegulae et meule découvertes à Brondineuf

 

Au cours de la période du Haut-Moyen-Âge, Brondineuf était sans nul doute incorporé dans la paroisse primitive de Sévignac, en effet, le hameau de Brondineuf se trouve dans le prolongement de celui de Trouvras ; Traonn-vraz désignait sous sa forme bretonne la grande vallée qui servait de limite en la partie Est de Sévignac. Le fait que la famille de Bron disposait en cette paroisse voisine de Sévignac d'un fief n'a rien de surprenant, en la même paroisse de Sévignac, la famille de La Moussaye établie au dit lieu La Moussaye en Plénée-Jugon possédait le fief de la Rivière-Moussaye en Sévignac. La branche des Brondineuf produit un grand nombre d'hommes d'épée ou d'église, parmi lesquels nous citerons les suivants : Guillaume de Bron, fils de Hamon II, fils de Hamon Ier du nom dont nous venons de parler, et issu d'une demoiselle du Chastellier, fille du seigneur banneret du Chastellier d'Eréac. Il vivait dans le XIIe siècle et avait épousé Marguerite de Trémereuc. La famille de Trémereuc ici évoquée était présence sur la terre des Salles en Sévignac, ce qui explique le titre qu'un de leur descendant -Jean mentionné en 1415 était dit seigneur des Aulnais à Sévignac ; les Salles et les Aulnais étant deux villages voisins. Mais poursuivons cette généalogie de P. Levot : Olivier de Bron naquit dans les trente premières années du XIVe siècle. Il s'arma pour Charles de Blois combattit vaillamment, le 29 septembre 1364, la bataille d'Auray, et, comme Olivier de Mauny, son parent, il seconda vigoureusement Duguesclin, notamment en 1370. Ollivier de Bron, qui vivait dans le XVe siècle, fut envoyé, en 1439, avec d'autres capitaines pour tenir tète aux Anglais qui avaient formé le projet d'assiéger Crespy-en-Valois. Les Anglais, renonçant alors leur projet, retournèrent Rouen. En 1441, il se comporta bravement au siège de Pontoise, et contribua sa reprise sur les Anglais, le septembre. Trois ans plus tard avec l'agrément du duc de Bretagne, il suivit le dauphin la guerre contre les Suisses, qui furert battus, puis au siège de Metz. En 1449 le roi de France ayant déclaré la guerre aux Anglais, il accompagna le duc de Bretagne en Normandie et concourut la bataille de Formigny et la prise de Vire, Bayeux, Avranches Tombelaine et autres villes. Il était le second fils de Guillaume II et de Marguerite Le Moyne et avait épousé Macée de Teillay. François de Bron, second fils d'Ollivier et de Macée du Teillay, seigneur de Blanc-Mouton en Langourla, fut premier pannetier de la reine Anne, qui le maria à Paris avec Mlle de Miraumonde de Barasouin, et lui donna 10,000 livres tournois en signant son contrat de mariage, le 1er mars 1491.

 

 

Blanc-Mouton à Langourla

 

Ce fut lui qui avec Charles d'O, premier écuyer de la reine Anne morte Blois en 1513 porta le corps de cette princesse du château l'église Saint -Sauveur. de Bron. Ollivier de Bron, troisième fils d'Ollivier et de Macée du Teillay, bénédictin, bachelier en droit canon, fut élu abbé de Saint-Melaine le 24 mai 1486 il était déjà prieur de Tremblay, et il avait été nommé abbé régulier de Saint-Aubin-des-Bois le 23 juin 1484. Ces deux titres ne l'empêchèrent pas d'accepter l'abbaye de Saint -Melaine mais il n'en devint paisible possesseur que quatre ans après. Le cardinal de Foix, soutenu de l'autorité du duc, s'empara de l'abbaye et en perçut les revenus jusqu'à sa mort, arrivée en 1491. Les religieux, instruits de cette nouvelle élurent une seconde fois Ollivier de Bron, que l'évêque de Rennes et les grands vicaires de Tours refusèrent de confirmer. D'un autre côté le pape nomma l'abbaye son neveu Antoine, cardinal du titre de Saint-Anastase. La duchesse Anne se déclara pour Ollivier de Bron, son aumônier, et défendit aux religieux de reconnaitre pour abbé le cardinal qui transigea alors avec Ollivier pour une pension de 50 ducats. La duchesse satisfaite de cet arrangement, envoya au cardinal des lettres de naturalité pour qu'il possédât en Bretagne des bénéfices jusqu'à la va leur de 500 ducats. En conséquence de ces lettrès Ollivier de Broons conféra au cardinal les prieurés de Bedecq et de la Celle-Guerchoise. En quittant le siège abbatial de Saint-Aubin-des-Bois il avait fait nommer Jean de Bron son parent, abbé commandataire de cette abbaye. Le P. Ollivier de Bron, dit du Paz, était savant es sciences humaines et divines. Il mourut Rennes, le 20 février 1500, suivant l'ancienne supputation, 1501 selon la nouvelle, et fut inhumé au pied du maitre-autel de son église suivant l'inscription latine placée Saint-Melaine. Jean de Bron seigneur du Val était gentilhomme de la fauconnerie du roi en 1541. Claude de Bron, seigneur de Fourneaux toujours fidèle serviteur de son roi fils de Jean et de Françoise Le Verrier, combattit en 1589 dans le comté nantais, où il fut fait prisonnier par les ligueurs, parmi lesquels se trouvaient les chevaliers de l'esclavage de Marie en 1592 il commandait un régiment d'infanterie et une compagnie de chevau-légers au siège de Craon. Envoyé en qualité d'ambassadeur vers la reine d'Angleterre, en 1595, il fut surpris par des gens de l'Union près du Mont-Saint-Michel et n'obtint sa liberté qu'en payant une forte rançon. Jacques, son fils servit dans les armées d'Henri III. Quel que temps après le siège de Fontenay, en 1588, il fut pris par les partisans du duc de Mercœur. Jean second fils de Claude et de Françoise Le Verrier, seigneur de Cosseville, figura en 1588, en qualité d'enseigne de la compagnie d'infante rie de M. de Jarzé au siège de Montaigu où il fut fait prisonnier, ainsi que son frère Jacques. En 1590 il était capitaine et gouverneur de la ville et du château de Domfront qui tenaient pour le roi et l'année suivante il conduisit un régiment d'infanterie Guingamp où il fit re connaître l'autorité du roi. Poursuivons nos recherches sur les Bron de Brondineuf à travers le travail d'Edouard Frain : Sur la paroisse d'Availles limitrophe de Mouliers, s'étendait une belle terre dite de Fourneaux. En 1495, Pierre de Villeblanche, seigneur de Martigné-Ferchaud, en était maître. Elle passa, moyennant finances, aux mains du panetier de la reine Anne, François de Broons, qui la fit ériger en châtellenie. Depuis le combattant de la Massoure, les de Broons n'avaient rien perdu de leur prestige. A Auray, ils avaient vaillamment combattu. Au siège de Montereau, l'un d'eux avait été armé chevalier par le comte de Richemont. Ils comptaient encore à leur actif : un capitaine de Dol, un chambellan du duc et au moment où le panetier de la Reine achète Fourneaux, Brondineuf de Broons s'intitule demoiselle d'honneur de la duchesse Anne de Bretagne, reine de France.

 

 

Château des Fourneaux à Availles sur Seiche

Cliché éditions Le Flohic

 

Aussi, durant tout le cours du seizième siècle, la grande salle de Fourneaux voit-elle passer les plus belles compagnies. C'est un va-et-vient perpétuel de nobles gens réunis, pour fêter les seigneurs du lieu ou partager leurs deuils : le commandeur de La Guerche d'Eschelles, Olivier le Voyer, Bertrand du Guéasquen, Jacques de la Villeblanche, Jacques de Teillay, Jean de Saint-Amadour, François de Denée, René de Montbourcher, Anceau Paynel seigneur de Balazé, Jean Bonamy seigneur de la Chesnonière s'y rencontrent avec Françoise Le Vavasseur dame de La Roë, Jeanne de Beaucour dame du Brocaix et de Montmartin, Françoise de Broons, veuve du vaillant chevalier Gilles de Carmené, premier échanson de la reine Anne, avec Barbe Busson dame de la Montagne, Marguerite du Hallay et Jeanne des Vaux dame de la Roberie. Vous tous qui sous l'empire d'une vanité puérile, trouvez tant de bonheur à vous mettre à l'ombre des retentissantes personnalités, cette fois, donnez-vous en à coeur joie, car les habitués de Fourneaux font bonne figure à la Cour, aux armées, et personne ne vous accusera de vile obséquiosité si vous vous inclinez devant le chevalier de l'ordre, lieutenant général de Sa Majesté en Anjou, René de Montbourcher; devant ce Jean de Saint-Amadour qui fut à treize batailles et reçut l'ordre de la chevalerie à Fornoue, des mains de Charles VIII. Autour des deux panetiers d'Anne de Bretagne et du grand fauconnier Claude de Broons, gentilhomme de la chambre du Roi, distinguez ensuite tout à votre aise les Barazouin, Le Verrier, d'Harcourt, le baron de Cholet, René Barjot, et ne les lâchez pas d'une semelle s'ils entrent dans la chapelle que les nouveaux seigneurs de Fourneaux ont accolée au mur oriental de leur manoir. Elle est éclairée par une baie de style flamboyant où se voyait naguère une série de panneaux représentant la Passion du Sauveur. Deux de ces panneaux ont seuls résisté à l'action du temps. Sur l'un, le verrier avait peint le fondateur François de Broons et sa femme, accompagnés de leurs patrons. Au-dessous de cette verrière, un autel de style renaissance mérite d'être remarqué. Il vous offre un curieux retable de marbre accosté de deux élégantes colonnes portant les statues de saint Fiacre et de saint Sébastien. Sculptées çà et là, les armoiries des de Broons, celles des Grout et de nos Geffrard qui leur succédèrent à Fourneaux, apparaissent. Pour cette chapelle un saintier, voyageur comme la plupart de ceux du XVIe siècle, fondit une cloche que vous trouverez au musée de Vitré, parée de cette inscription en caractères gothiques : Je fus faite l'an 1538 pour Olivier de Broons, seigneur de Fourneaux. Prenez en gré ce don de notre soeur Jeanne de Broons. Et dire qu'attirés par leurs alliés normands les Le Verrier et d'Harcourt, les de Broons si curieux d'embellir le manoir de Fourneaux, si empressés d'en faire le centre d'une châtellenie, finirent par l'abandonner et le vendre au cours du XVIIe. L'un d'eux, Jean de Cossesville et de Fourneaux, crut devoir donner en plein calvinisme et mérita celte mention vengeresse du soldat pamphlétaire Luette de la Vallée, dit Picquemouches. De l'union de Françoise de Bron et Gilles de Carmené, un fils prénommé René naquit le mois de décembre 1499 en la ville de Saint-Malo. De son union avec Pérronnelle de Coëtquen, naquirent trois enfants : Guillaume qui succéda à son père à la tête de la seigneurie de La Touche Brondineuf sise en la paroisse de Plouguenast ; Catherine de Carmené épousa Jacques de Lys et Péronnelle de Carmené, qui transporta Brondineuf à la famille de Derval, en épousant en 1565 René de Derval. 

 

 

Touche-Brondineuf  à Plouguenast

Cliché réalisé par  Monumentum

 

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 08:14


 

La seconde fille & héritière de Robert de Harcourt Seigneur de Chastignonuille estoit Gilonne de Harcourt morte avant François de Bron son mary, qui fut tue par un exces de valeur durant les mouvemens derniers, l'an 1652 ; il estoit Baron de Fourneaux, Scigneur d'Aligné, de Cosseuille, du Champ de la Pierre, de la Hourtenautiere, de la Fortiniere & du Jardin, présomptif héritier de sa mere; La Maison de Bron dont il estoit sorty est une des plus anciennes de Bretagne, qu'Augustin du Paz dit avoir possédé un Chasteau maintenant ruiné, Ville champestre & Bourgade de grand renom, & qui a grand nombre de Vassaux ; adjoustant qu'avant l'assise du Comte Geoffroy Duc de Bretagne, à cause de Constance fa femme, qui fut faite l'an 1185. un Seigneur de cette Maison laissa deux enfans Bessons ou jumeaux lesquels estans en âge de partager la succession paternelle, il s'émeut un grand diffèrent entr'eux à qui auroit Ie Chasteau & principal manoir de Bron, chacun d'eux se disant estre l'aisné, & s'en pretendant proprietaire : mais pour les mettre d'accord le Duc de Bretagne sous lequel ils vivoient, ordonna rentes & revenus de toute la Seigneurie, on bastiroit un Chasteau & un manoir semblables aux anciens, & qu'on partageroit également ladite Seigneurie, chacun d'eux en aiant la part qui luy aviendroit parle fort : ces deux frères se nommoient, l'un Robert, l'autre Hamon, le sort donna à Robert l'ancien Chasteau de Bron avec la moitié de la Seigneurie, & à Hamon echeut le Chasteau nouvellement basty, avec l'autre moitié de ladite Seigneurie lequel Chasteau fut nommé Bron dit le neuf, qu'on appelle maintenant Brondineuf par corruption. La postérité de Robert Seigneur de l'ancien Chasteau de Bron, continua en Guillaume de Bron Chevalier Seigneur de Bron vivant l'an 1191 qui auoit pour femme Alix de Dinan fille de Rolland de Dinan Seigneur de Montafilant & d'Anne de Léon fille de Hervé Vicomte de Léon & soeur de Hervé Vicomte & Baron de Léon, environ lequel temps la Maison de Bron tomba en quenouille; la fille & héritière de Guillaume de Bron aiant esté mariée avec Robert du Guesclin fils de Bertrand du Guesclin III. du nom : dudit Robert du Guesclin & de la Dame de Bron sortit Guillaume du Guesclin Seigneur de Bron, pere de Robert du Guesclin Seigneur de Bron qui de Jeanne de Malemains eut Bertrand du Guesclin Duc de Moline, Comte de Longueville, Seigneur de Bron, & Connestable de France, & Olivier du Guesclin Comte de Longueville Baron de la Rochetesson, Seigneur de Bron pere de Tiphaine du Guesclin Dame de Bron & de la Rochetesson femme de Bertrand de Chasteaubriant Seigneur de Beaufort ; puis de Jean de Brezé. La Seigneurie de Bron passa depuis en la Maison de Villeblanche, Pierre de Villeblanche Chevalier prenant la qualité de Seigneur de Bron en son Contrat de mariage fait l'an 1482 avec Catherine du Chastellier, desquels descendoit Françoise de Villeblanche qui fut conjointe par mariage avec Guy II. Sire d'Espinay pere & mere de Guy Sire d'Espinay, qui de Louise de Goulaines eut Antoine d'Espinay Seigneur de Bron les descendans duquel possédent jusqu'à présent la Seigneurie & Chastellenie de Bron.


 

 

 

 

La postérité de Hamon de Bron a long-temps possédé la Seigneurie de Brondineuf, & jusqu'à ce que l'aisné de cette Famille ne laissa qu'une fille ; un puisné de cette Branche aiant continué son nom en ses descendans Seigneurs de Fourneaux : ce qui se vérifie par une Enqueste faite aux pieds Généraux de la Guerche, datée de l'an 1418. qui contient la filiation suivante : De Hamon de Bron Seigneur de Brondineuf sortit un fils Hamon de Bron Seigneur de Brondineuf qui épousa une fille de la Maison du Chastellier-d'Ereac, dont Guillaume de Bron Seigneur de Brondineuf qui s'allia de Marguerite de Tremereuc pere & mere de Guillaume de Bron II. du nom Seigneur de Brondineuf, qui fut conjoint par mariage avec Marguerite le Moine fille du Seigneur de Caesdam & de Denise de la Chapelle de la Maison de Molac: de ce mariage sortirent Jean, Olivier, Thomas, Jeanne & Marguerite de Bron; l'aisné Jean Seigneur de Brondineuf receut pour femme Marguerite Bodin Dame de Motay : le second Olivier fut marié à Macée de Tillay, dont Gilles, François, Olivier & Gillette de Bron, ladite Jeanne de Bron fille aisnée de Guillaume II. & de Marguerite le Moine, fut mariée avec Bertrand Milon Seigneur de Villemorel, Seneschal de Ploarmel; puis Président & luge Universel de Bretagne, fils d'Estienne Milon Seigneur de Villemorel & de Marguerite de Lanvalay dont elle eut plusieurs enfans ; entr'autres Jacques Milon son Principal héritier, François Milon Protonotaire du Saint Siège Apostolique, & Marie Milon Abbesse de Saint Sulpice; & la soeur puisnée de ladite Jeanne de Bron estait Marguerite de Bron femme de Rolland de Beaulieu: Gilles de Bron fils d'Olivier & de Marie de Tillay succéda à son oncle Jean de Bron Seigneur de Brondineuf & épousa Catherine de l'Hospital dont il eut Françoise de Bron femme de Gilles de Kermeuc, Seigneur de la Touche & du Plessis, premier Eschançon d'Anne Reine de France, Duchesse de Bretagne, suivant son Contrat de mariage passé du consentement de frère Olivier de Bron Abbé de Sainte Melaine, Ordre de Saint Benoist, & de François de Bron Seigneur de Fourneaux, premier Pannetier de la Reine Duchesse : ladite Françoise de Bron mariée en secondes nopces avec François de Preczart; du premier mariage eut René de Kermuc Seigneur de la Touche qui épousa Péronnelle de Coëtquen fille de Jean Sire de Coëtquen & de Hardüine de Surgéres mariée l'an 1519. François de Bron Seigneur de Fourneaux présent: il estoit second fils d'Olivier de Bron & de Marie de Tillay ,& avoit pour frère & soeur Oliuier de Bron Abbéde Ste Melaine de Rénes,& Gilette de Bron femme d'Alain du Celier, Seigneur du Celier, de Beauchesne, de Creux & de la Roche : ledit François de Bron Seigneur de Blanc mouton acquit la Seigneurie de Fourneaux de Pierre de Villeblanche Seigneur de Bron & de Martigné-Ferchaut ; la Reine Anne Duchesse de Bretagne de laquelle il estoit premier Pannetier, luy fit espouser Miraumonde de Barasanon, en faveur duquel mariage qui fut fait en présence de cette Princesse, en date du 1er  Mars 1491. elle luy donna mille livres. Il en eut quatre fils, François, Sebastien, Olivier & Jacques de Bron tous Seigneurs de Fourneaux l'un âpres l'autre, morts sans enfans : ledit François leur pere se remaria à Françoise le Vasseur veuve de René de la Roe de laquelle il eut une fille Barbe de Bron Abbesse de sainte Clerc de Laval, & un fils qui succéda aux enfans du premier lit ; c'estoit Jean de Bron Seigneur du Val qui espousa l'an 1541. Claude de Bernezay fille de Gabriel de Bernezay Seigneur de Launay & de Jacquette Prevost, desquels nasquit Claude de Bron Seigneur de Fourneaux qui s'allia par mariage de Françoise le Verrier Dame du Champ de la Pierre, de Cofleuille, de la Heurtenautierie, de la Fortiniere & du Jardin, fille de Thomas le Verrier & de Jeanne le Verrier portans diferentes armes, car celles du Seigneur du Chap de la Pierre sont d'argent à la Hure de Sanglier de Sable, telles que les portoit Jean le Verrier Baron de Vassy: les autres sont d'argent frétées de gueules que les puisnés brisoient d'un franc quartier de mesme, charge d'une molette d'argent; le traicté de mariage de Claude de Bron Seigneur de Fourneaux Ambassadeur en Angleterre, fut passé le 7. Septembre 1561. aiant laissé trois fils & deux filles, Jacques de Bron Seigneur de Fourneaux, d'Alegné & du Champ de la Pierre, Capitaine de Damfront l'àn 1590. Jean de Bron Seigneur de Cosseuille, Claude de Bron Seigneur du Val, Capitaine de gens-d'armes en Bretagne l'an 1595. Renée de Bron & Judith de Bron femme de Jean de Cadier Sieur de Fontenay. Claude de Bron Seigneur de Fourneaux fit preuve de sa qualité en Normandie, devant les Commissaires du Roy lan 1599. faisant voir qu'il estoit sorti de Jean de Bron Gentilhomme de l'ancienne Noblesse de Bretagne, & qu'il avoit lors pour fils Jacques de Bron Seigneur du Champ de la Pierre, & Jean de Brons Seigneur de Cosseuille ; l'aisné s'allia de N. Bariot soeur de Leonor Bariot Baron de ChoIet, Seigneur de Moussy, qui épousa Renée de Beauvau soeur de Jean de Beauvau Seigneur de Pimpean, & de Gabriclle de Beauvau conjointe auec Louis Arbaleste Vicomte de Melun & Seigneur de la Borde & enfans d'André de Beauvau Seigneur de Pimpean & de Philippes de Naillac fille de René de Naillac Seigneur des Roches, premier Escuyer du Roy Charles IX. & de Philippes Pot de la Maison de Rhodes fa femme ; De cette Maison de Naillac estoit issu Philbert de Naillac Grand Maistre de Rhodes : se remarquant aussi par les Registres de la Chambre des Comptes comme Guillaume de Naillac Chevalier Senechal de Xaintonge, de Beaucairc & de Nismes,au lieu de Monsieur Charles de Hangest, fut pareillement establi Gouverneur de la Rochelle, le tout par Lettres données à Orléans le 16. Avril âpres Pasques 1383. & par Lettres données à Argenten le 9. Fevrier 1393. Jean de Naillac est qualifié Escuyer Banneret & Seigneur de Chasteaubon en l'an 1421. dans le Compte d'Estienne Courtet Trésorier des Guerres, & Helion de Naillac Cheualier Seigneur d'Ouzain , & Marie d'Amboise fa femme fondèrent deux Chappelles aux Eglises de Saint Gilles & de Saint Georges d' Argenton : comme il se voit par un Arrest du Parlement de l'an 1440. ils eurent pour fille vnique & héritière Jeanne de Naillac femme de Guillaume Seigneur d'Argenton & de Villentrois: ledit André de Beauvau estant decede l'an 1579. sa veuve Philippes de Naillac épousa en secondes nopces Philbert Bariot Seigneur de Moussy & Baron de Cholet, Président au Grand-Conseil, qui fut receu Conseiller au Parlement le 16. Avril 1553. ayant aussi esté depuis Maistre des Requestes : ladite Philippes de Naillac luy porta les terres de Grentemelnil, de Vendeuvre & de Sielle qui estoient écheuës à André de Beauvau son premier mary (fils de René de Beauvau Seigneur de Pimpean & d'Olive le Masson fille de René le Masson Seigneur de la Foulletorte) de la succession de Marie de Beauvau fille de Bertran, qui les avoit receuës de François de Coulombieres son mary, Baron de la Haie du Puis, héritière de Valentine de Villiers sa mere, fille de Jean de Villiers, dit Sauuage, Seigneur de Tessel, Vendeuvre & Grentemesnil. Ledit Philbert Bariot fils de Jean Bariot Conseiller au Parlement de Paris, en laquelle Compagnie il fut receu le 25 Octobre 1545. Nous apprenons des Registres de la Chambre des Comptes que Bertrand du Guesclin Chevalier & Chambellan du Roy estoit qualifié de Bron l'an 1364. Jean de Bron Escuyer servant la Couronne de France avec luy : le mesme Jean de Bron fut receu avec quatorze autres Escuyers à Corenzich, le 10 ctobre 1388. avec Monsieur Olivier Sire de Clisson & de Belleuille, Connestable de France, Monsieur Jean Sire de Rochefort Banneret, Monsieur Amaury de Clisson, Monsieur Pierre de la Grezille, Monsieur Gadiffer de la Salle & Monsieur Robert de Garennes Chevaliers, Jean Crespin, Bertrand Goion, Jacques de Rully, Alain Ferron & Jean Artuz Escuyers : & entre les hommages Guillaume de Bron à cause de Raullette Malerbe sa femme, avoüa tenir le fief de Bremenec le 19. May 1390. que Iean Malerbe Escuyer tenoit d'eux par partage. Messire Guillaume de Bron assista aux Estats de Bretagne l'an 1410. Jean de Bron estant de la Maison d'Artus Comte de Richerhont, Connestable de France; depuis Duc de Bretagne, fut fait Chevalier l'an 1440. au siège de Brayfur Seine, avec Messires Jean de Malestroit, Geoffroy de Couvran, Simon de Lorgery, Olivier Giffart & Guillaume de Vandel : il est parlé de luy, estant qualifie Messire Jean de Bron Chevalier, en un titre de l'an 1421. de Gautier de Bron, de Messire Jean de Bron, d'Olivier de Bron en 1437. 1440. & 1444. tant dans l'Histoire particulière d'Artus III. Duc de Bretagne, dans les autres generalles de cette Province, que dans les grandes Chroniques de France : ledit Olivier de Bron s'estant trouvé en la Bataille de Fourmigny l'an 1450 où les Anglois furent défaits, & au siège de Vire avec Olivier de Quelen & autres Bretons, au nom de la Couronne de France. II y a deux Arrests de l'Eschiquier de Normandie des années 1469. & 1490. l'un qui fait mention de Jean de Bron Escuyer Seigneur de la Bronniere & l'autre d'Olivier de ron Escuyer. De ce mariage de François de Bron & de Gilonne de Harcourt sont sortis des enfans qui font sous la tutele du Baron du Coupet leur grand oncle paternel, duquel ils font présomptifs héritiers. Les Armes de Bron que portoit Gilonne de Harcourx, sont d'azur à la Croix d'argent, frétée de gueulles, contre-party & écartelé au 1.& 4. de Harcourt, qui est de gueulles à deux fasces d'or, au 2. d'azur à trois Croissans d'or qui est de Hessey Malet, au 3. d'or à trois marteaux de gueulles, qui est de Baqueuille Martel ; les Armes de Naillac dont le Baron de Fourneaux son mary a aussi quelques, fois écartelé, sont d'azur à deux Lions leopardés d'argent, & de Bariot qui est d'azur au Griphon d'or, brisé d'une Estoille d'or au premier Canton.


 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 19:34

 

 

L'église cathédrale tombant de vétusté, Bertrand de Rosmadec, évèque de Quimper, posa, le 26 juillet 1424, la première pierre du portail d'une nouvelle église et de deux tours, concurremment avec un député du duc de Bretagne ; il fit aussi la sacristie. La cathédrale fut achevée en 1501, avec le produit des dons qui furent faits par ceux qui vinrent pour obtenir les indulgences qui avaient été accordées par le pape ; on en distribua depuis le 1er mai jusqu'au jour Saint-Jean. Cette cathédrale est un des plus beaux monuments de la province. Albert le Grand dit que Bertrand de Rosmadec fit mettre sur le portail l'inscription dont on va insérer ici quelques vers :

 

 

 

 

Comme au pape donna l'empereur Constantin ;

 

Sa terre, aussi livra, c'est à saint Corentin,

 

Grallon ; roi chrétien des Bretons-Armoriques

 

Pour éternelle mémoire, sa statue à cheval

 

Fut ci-dessus assise au haut de ca portail ;

 

Sculptée en pierre bise, neuve et dure,

 

Pour durer à jamais si le portail tant dure, etc.

 

 

 

 

Le parvis fut fait en 1644, comme le prouvent les chiffres qu'on y voit. La tour est quadrangulaire, et chacun des angles marque une aire de vent. Dans le journal de Verdun, de l'année 1752, page 32, on trouve une lettre de M. Desforges-Maillard, contenant la description d'une fête qui avait lieu tous les ans à Quimper, la veille du jour de sainte Cécile. Au commencement de la révolution, la statue de Grallon fut jetée sur le pavé. Une autre singularité particulière à la cathédrale de Quimper, c'est que le jour de la bénédiction des saintes huiles, on célébrait à la fois trois messes sur le même autel ; cet usage fut détruit en 1587 par M. Du Liscouet, évêque de Quimper, à son retour de Rome. L'abbé Moreau, qui était un des chanoines, atteste qu'il a vu célébrer à la fois ces trois messes.

 

 

 

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 19:01

 

 

Lamballe

 

 

 

 

Vannes

 

 

 

 

Rennes

 

 

Terre des noirs lutins, des pâles lavandières,

Des follets lumineux hantent les cimetières;

Des corrigans jetant des sorts sur nos amours

 

Et semant le désordre au sein de nos beaux jours!

 

0 pays des fossés en talus dans la lande.

 

Des forêts de Paimpont et de Brocéliande,

 

De ces lacs merveilleux' que Viviane aimait,

 

De ces dragons volants que Morgane charmait !

 

 

 

 

 

Nantes

 

 

 

La Guerche

 

 

 

 

Roscoff

 

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 16:08

 

L'évêché de Cornouaille disposait à Quimper d'un vaste domaine d''environ 15 hectares  situé sur la rive gauche du Steir. Mais le Duc Gui de Thouars, troisième époux de Constance de Bretagne pour diminuer l'influence de l'épiscopat de Cornouaille construisit l'an 1209 sur la rive droite un château et Pierre de Dreux, gendre du duc de Thouars procéda à l'aménagement de fortifications. Quimper fut ainsi entouré d'une muraille terrassée, revêtue en pierres de taille, et flanquée de grosses tours bordées dans tout leur contour, ainsi que les remparts, d'un parapet saillant avec des mâchicoulis; une grande partie de ces fortifications existent encore. Quant au quartier de Terre-au-Duc, les ducs y exerçaient leur suzeraineté, ils y établirent leur pouvoir, y disposant d'un auditoire de justice, d'une prison, d'un moulin et de fours banaux.  

 

 

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