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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 08:57

Châteaulin, ainsi nommé en raison de celui qui procéda à l'aménagement de l'endroit : Alain Le Grand, considéré comme gendre du roi Salomon. Il devait disparaître l'an 907, avant que son ouvrage ne soit achevé. Il ne fut terminé que près de 30 ans plus tard. Pontrieux était autrefois une trêve de Quemper Guézénec. C'est une ville fort ancienne que couronnait jadis la forteresse de Châteaulin sur Trieux où furent enfermés, sous le règne d'Alain IV dit le Petit, Hervé vicomte de Léon et Guiomark son fils, tombés l'un et l'autre dans une embuscade que leur avait dressée le vicomte du Faou. Le terrain où fut cette citadelle, de laquelle il ne reste pas de vestiges est aujourd'hui défriché et planté. Il est situé en Plouëc, et il est hors de doute que Pontrieux était autrefois dans la petite plaine au-dessous du château. Ce château dont l'histoire se lie d'une manière intime celle de Pontrieux soutenu plusieurs sièges. D'après Lobineau Pierre de Rohan s'en serait rendu maître, ainsi que de la ville en l'an 1448, et il aurait détruit le château et saccagé Pontrieux qui sans doute n'était alors qu'une bourgade. Deux places et quelques rues forment la ville. L'une ditte Place des Halles de laquelle existe une pompe qui donne de la bonne eau, renferme une promenade plantée d'ormes et entourée d'un parapet. A la fin du XVIIIe siècle, Jean Ogée écrivait à propos de ce château qu'il ne subsistait plus qu'une petite portion servant alors de bâtiment aux pauvres de la ville. l'ancien ermitage de saint Idunet, situé sur la rive gauche. de l'Aulne, succéda, sur la rive droite, le prieuré de Locquidunet, devenu église paroissiale de Châteaulin, ville qui a, suivant d'autres étymologistes, emprunté son nom à un château bâti sur la rive gauche de l'Aulne, à la fin du Xe s, par Budic, comte de Cornouaille, surnommé Castellin. Lorsque Hoël, comte de Cornouaille, monta, au siècle suivant, sur le trône de Bretagne, par son mariage avec Havoise, héritière du duché, Châteaulin, suivant le sort des autres possessions du comté, fut incorporé au domaine ducal. En 1163, Ruélin, vicomte du Faou, en guerre avec Hervé, comte de Léon, se sentant trop faible pour tenir tète à ce puissant seigneur, lui offrit une entrevue, et, étant parvenu à se rendre maître par une odieuse surprise du comte et de son fils Guiomarc'h, il les enferma dans la forteresse de Châteaulin. Hamon, évêque de Léon, l'un des fils d'Hervé, n'eut pas plutôt appris le traitement infligé à son père et à son frère, qu'il appela aux armes la noblesse et le peuple de Léon, et réclama de plus l'assistance du duc. Conan IV vint en personne prendre part à l'investissement de Châteaulin. Le comte de Léon fut délivré, et le vicomte du Faou, fait prisonnier à son tour, fut détenu dans le château de Daoulas, où il périt de faim et de misère. C'est le seul siège que Châteaulin paraisse avoir jamais soutenu, et cette ville est à peine citée dans l'histoire jusqu'à l'époque de la Ligue. Au mois de décembre 1595, le comte de la Maignane, chef de bande, attaché au parti du duc de Mercoeur, ravagea les environs de Châteaulin, pilla les paysans, et se retira chargé de butin, après avoir passé quinze jours dans ces quartiers. La Révolution fit perdre à Châteaulin sa juridiction royale, mais elle l'éleva au rang de chef-lieu de district, avant la création des chefs-lieux d'arrondissements, ou sous-préfectures, et changea son nom en celui de Cité-sur-Aulne, que la ville ne conserva pas longtemps.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 05:11

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 13:34

 

 

Le Kemenet-Héboï était le fief le plus occidental et le plus indépendant du Broérec ou comté de Vannes. Il s'étendait de l'Ellé au Blavet et confinait du côté nord vers Prisiac et vers Meslan, avec le Kemenet-Guigan, plus tard Guémené. Il comprenait en outre l'île de Groix. Le château de ce grand fief était situé à Hennebont, où il dominait la Vieille-Ville, et de ce fait les sires du Kememet-Héboï portaient plus couramment le titre de seigneurs d'Hennebont. Leur lignée s'éteignit au cours du XIIIe siècle, leur château fut démoli et leurs possessions démembrées. Une partie d'entre elles passa dans la famille de Léon : ce furent les Fiefs de Léon. L'autre partie, sous le nom de Seigneurie de la Roche-Moisan, comprit les territoires de Ploemeur, Guide], Quéven, Gestel, Lesbin-Pont-Scorff, Redené, Guiligomarch, Meslan et Arzano. Ce fut Charles Ier de Rohan, seigneur de Guémené, qui reconstitua à son profit l'unité du Kemenet-Héboï, à la fin du XIVe siècle. En 1482, son petit-fils Louis II de Rohan-Guémené, fortifia le manoir de Tréfaven que le duc François II de Bretagne érigea en châtel et châtellenie, mais la juridiction de la Roche-Moisan-Tréfaven s'exerça à Pont-Scorff. Tandis que la rive droite du Blavet échappait ainsi à l'autorité directe des ducs, la Châlellenie de Nostang ou Laustenc, sur la rive gauche, leur appartenait depuis un temps immémorial. Elle groupait les grandes paroisses de Nostang, Kervignac, Merlevenez, Plouhinec et Riantec (soit l'actuel canton du Port-Louis), auxquelles fut joint au XIIIe siècle le territoire de Languidic

 

 

Le duc Jean aménagea la ville close dans la seconde partie du XIIIe siècle

 

Entre 1264 et 1278, fut fondée la Ville-Close d'Hennebont qui devint le chef-lieu de la châtellenie. La place-forte était bonne et l'on connaît par les récits détaillés de Proissart le rôle qu'elle joua pendant les luttes des Blois et des Montfort. Au cours du XVe et du XVIe siècle elle fut le siège d'une capitainerie, mais perdit de son importance à l'époque des guerres de la Ligue, où la citadelle du Port-Louis, alors appelée Blavet, devint le « boulevard » de la Basse-Bretagne. Blavet servit d'abord de retranchement aux Huguenots, partisans de Henri IV. Assiégé à plusieurs reprises par îles troupes ligueuses et emporté d'assaut, le 11 juin 1590, par le duc de Mercœur, il fut remis par lui à Philippe II d'Espagne, qui y fit construire une forteresse sous la direction de Juan del Aguila (1590-1592). En 1598, la ville fut remise au maréchal de Brissac, Charles II de Gossé, qui n'exécuta qu'en partie l'ordre de démolition donné par Henri IV. En juillet 1611, son fils, François de Cossé-Brissac, acheta la citadelle au marquis de Marigny, Alexandre de Rohan, qui venait de succéder à son père, Louis VI de Rohan, prince de Guémené, dans la charge de gouverneur de la place. (H. Buffet)

 

 

La famille d'Hennebont

 

Bérenger, père de Huélin qui suit ;

 

Huélin d'Hennebont, épousa Avan, sœur de Alain Canhiart, comte de Cornouaille, dont il eut deux fils : Guégon qui lui succéda et Tanguy. En 1037, il donna à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé l'île Tanguethen (qu'on croît être l'île Saint-Michel dans la rade de Lorient), l'église de Saint-Gunthiern et celle de Saint-Meloir dans l'île de Groix avec toutes les terres qui en dépendaient. Sa femme et ses deux fils sont nommés dans cette charte. Huélin figure aussi comme témoin dans la donation dans l'île de Locoal à l'abbaye de Redon. Le Nécrologe de Quimperlé le fait mourir le 29 juillet, sans dire l'année

 

Guégon d'Hennebont, fils du précédent. De son temps, un moine de Quimperlé découvrit dans l'île de Groix une certaine quantité de reliques de saints bretons, entre autres, de saint Gunthiern,, de saint Guennolé, de saint Guénaël...Dans la relation de ce fait, Guégon est formellement qualifié fils de Huélin, du château d'Hennebont. Il mourut peu après l'an 1069.

 

Tangui d'Hennebont, fils du précédent, figure comme témoin dans plusieurs chartes d'Alain Fergent, duc de Bretagne et de sa femme Constance, entre autres, dans une donation considérable faite par cette princesse, à l'abbaye de Quimperlé en 1088. Tangui eut deux fils, Guillaume, qui était l'aîné et lui succéda et Riwallon, qui donna au prieuré de Saint-Michel « une mine de froment à prendre sur le village de Treizfaven »

 

Guillaume d'Hennebont, fils du précédent, est connu pour avoir en sa qualité de seigneur supérieur, approuvé le don fait à Saint Croix de Quimperlé, d'un tiers du village de Kermadiou en la paroisse de Cléguer. Il eut aussi avec cette abbaye un différend, à raison des droits qu'il prétendait comme fondateur d'un de ses prieurés (Saint-Michel-des-Montagnes) ; à la suite d'une enquête édifiée au château même d'Hennebont, il fut reconnu que tous ses droits ne consistaient qu'en un dîner ou souper qu'il pouvait prendre avec toute sa suite chez le prieur en question quand il passait dans l'île de Groix, et en une somme de pain que ledit prieur devait lui fournir, quand il allait à l'armée du Duc, rendue sur un cheval au village de Kerancroës, aujourd'hui Kergrois près de Lorient.

 

Solim an d'Hennebont, fils ou petit-fils du précédent, renouvela contre l'abbaye de Quimperlé la chicane relative au prieuré Saint-Michel, sur quoi, l'acte passé précédemment sur ce sujet entre Guillaume d'Hennebont et l'abbé Gurhand ayant été lu en présence des gentilhommes du Quéménet-Héboi assemblés à Pontscorff, ceux-ci s'écrièrent tous d'une voix « Ce témoignage est véritable, nous certifions que nos pères ont été justes en ce point ! » Ce qui mit fin à l'affaire. Ce fait est de 1164 d'après D. Leduc.

 

Henri d'Hennebont, fils du précédent, confirma en 1200, aux moines Saint-Melaine de Rennes tout ce qu'ils avaient à Hennebont, dépendant de la chapelle Notre-Dame et grâce aux nouveaux bienfaits qu'il leur accorda, il peut être considéré comme le fondateur de Notre-Dame d'Hennebont, dit aussi Notre-Dame de Kerguelen, établi pour deux moines. Il n'y a d'ailleurs nul rapport entre Notre-Dame et la belle chapelle de Notre-Dame du Paradis, qui sert aujourd'hui de paroisse à la ville d'Hennebont. Le prieuré Notre-Dame de Kerguelen était situé de l'autre côté du Blavet, sur la rive droite ; il se transforma au XVIIe siècle en un couvent de religieuses Ursullines, dont on voit encore l'enclos à gauche et sur le bord de la route d'Hennebont à Lorient, au pied de la colline, jadis couronnée par le très antique château d'Hennebont... Henri d'Hennebont eut au moins un fils et une fille, l'un et l'autre désigné chacun par leurs initiales dans la charte de fondation du susdit prieuré, le fils par H, et la fille par A. Celle-ci fut mariée comme on le verra plus loin à Hervé de Léon mais on ignore si le fils H. succéda à son père ; car après Henri fils de Soliman, le premier seigneur d'Hennebont mentionné dans les actes qui nous restent est :

 

Eon ou Eudon d'Hennebont, qui en 1223 attribua à l'église Notre-Dame de Pontscorff, sise au Bas Pontscorff, en la paroisse de Clerguer une donation suffisante pour y entretenir un prêtre, ou chapelain en titre d'office, chargé de la desservir régulièrement. Quoi qu'on ne sache si cet Eon était un second fils ou bien un petit-fils de Henri qui précède, on ne peut guère douter qu'il en descend en ligne directe. Mais il paraît qu'il n'eut pas lui-même d'enfants et se vit forcer d'appeler à sa succession le fils d'un collatéral ou peut être simplement d'un ami.

 

Geoffroi Ier, fils d'Olivier de Lanvaux, lequel Geoffroi prit le nom d'Hennebont, sous lequel on le trouve mentionné dans plusieurs chartes des années 1264, 1265, 1270. De sa femme Catherine de Rohan, il eut une fille appelée Alice, qui paraît avoir été sa seule héritière.

 

 

Alice d'Hennebont, fille du précédent, épousa avant le mis d'août 1261, Eon Picaut, chevalier et en eut en dot, du vivant même de son père, la terre de Tihenri, d'où vient qu'on la trouve souvent appelée la dame de Tihenri. Elle est mentionnée avec son mari dans divers chartes des années 1261, 1270, 1271, 1274, et avec son fils aîné dans une pièce de 1281. Ce fils s'appelait Geoffroi comme son aïeul, et laissa le nom de Picaut pour celui d'Hennebont. Du reste avant d'épouser Alice, Eon Picaut avait eu, d'un premier lit, un fils aîné, appelé Guillaume Picaut, et mentionné dans une charte de 1278, la dernière de celles où l'on voit figurer son père.

 

Geoffroi d'Hennebont, fils de Alice d'Hennebont et de Eon Picaut, est mentionné avec sa mère dans des actes de 1274 et de 1281, et seul dans une autre pièce de 1288. Après cette date, les actes venus jusqu'à nous ne font plus mention ni de lui, ni d'aucun autre seigneur, du nom d'Hennebont.

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 13:12

 

 

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 15:56

 

 

 

La légende du château de Carnoët nous un peu fait perdre de vue nos jeunes amoureux du pardon de Toulfoën, qui s'en reviennent la nuit, main dans la main, front contre front

 

L'ombre les couverts telle que la rosée,

Leur voix tombe sans bruit par la route boisée.

 

Mais, comme ils se dirigent du côté de la paroisse de Nizon, suivons-les... de loin... de très-loin;... ne soyons pas indiscrets, mais pourtant suivons-les... En allant de ce côté, nous découvrirons les ruines d'un château qui nous fournira le sujet d'une tradition et d'une ballade recueillies en dialecte breton, par M. de la Villemarqué. Ces ruines se voient près de Pontaven (pont du fleuve) Pontaven, ville de renom, Quatorze moulins, quinze maisons, dit le proverbe. Remarquez sur quinze maisons, quatorze moulins! Quel joli tapage cela doit faire! Dans sa Bretagne, Paysages et Récits, M. Eugène Loudun nous donne un charmant aperçu de ce que ce ravissant petit pays doit être Un ravin, tout encombré d'énormes roches, d'arbres confusément poussés, aulnes, peupliers, saules, et, parmi ces arbres et ces rochers, une petite rivière rapide, tournant autour dos roches, glissant entre leurs défilés, bouillonnant en petites cascades, noire ou claire, selon qu'elle reflète l'ombre des arbres ou la lumière du ciel, voilà le fond du tableau. Sur les deux versants s'étagent les maisons de la ville, et presque autant de moulins que de maisons s'éparpillent sur les bords, assis sur les roches ou demi-cachés dans les arbres. Tout est riant et frais en cette jolie vallée au tic-tac régulier des grandes roues se mêlent le murmure de l'eau, le frôlement des herbes et des feuilles; la voix sourde de la nature, qui ne se tait jamais, adoucit le bruit dur et triste du travail de l'homme. Selon Cambry, le château de Rustéphan aurait été bâti par un fils du roi de Bretagne qu'on nomme Etienne. Rustéphan ou Run-Stéphan, et par contraction Rustlan. (Tertre d'Etienne.) Il s'agirait d'Etienne, comte de Penthièvre, mort en 1137, seigneur de Nizon, du chef de sa mère Agnès, sœur d'Alain Canhiart, comte de Cornouaille, mais c'est une conjecture sans preuves. Cambry ajoute, en outre, qu'en 1250, il appartenait Blanche de Castille, épouse de Louis VIII, roi de France, et qu'en 1120, il était possédé par un sieur de Guéménée. Le château figurait un rectangle avec une tourelle en encorbellement chaque angle. L'une des grandes faces de ce rectangle n'existe plus; l'autre est flanquée d'une grosse tour, au pied de laquelle s'ouvre une porte accostée de deux pinacles et dont l'arc en talon est décoré de feuillages. Les fenêtres avec croisées de pierre, les lucarnes terminées par des gargouilles et surmontées de gables crochets, attirent particulièrement l'attention. Suivant l'opinion d'Emile Souvestre, Rustéphan serait loin d'avoir le caractère d'antiquité que lui donne l'auteur du Voyage dans le Finistère en 1791 il pense que c'est un manoir du XVe siècle, bâti probablement sur les ruines d'un plus ancien. L'érudit M. Pol de Courcy nous apprend que Rnstéphan appartenait, en 1470, Jean du Faou, grand échanson de France, et M. de la Villemarqué pense que c'est lorsqu'il en était possesseur que paraît s'être passé l'événement conservé par la tradition si l'on s'en rapporte la ballade, il aurait au contraire lieu de conjecturer, selon nous, qu'il doit remonter à une autre époque, car, d'après l'histoire, ce seigneur Jean du Faou, grand échanson de France, épousa, en 1469, Jeanne de la Rochefoucault, dame de Montbazon, dont il eut une fille uniue, qui fut mariée Louis de Rohan-Guéménée; or, d'après le texte de la ballade bretonne, nous voyons que le seigneur du Faou auquel elle fait allusion, avait plusieurs filles

 

Ha braran merc'hed oa er vro-ze

Merc'hed otro ar Faou an neuze.

 

Les plus belles filles de ce pays-là, étaient alors les filles du seigneur ilu Faou. Et plus loin encore

 

Ar iaouankan, hounez ar vravan.

 

La plus jeune et la plus belle. Voici cette tradition telle que le donne le Barzaz-Breiz Le peuple raconte qu'anciennement on avait coutume de danser fort tard sur le tertre du château, et que si l'usage cessé, c'est que les danseurs aperçurent, un soir, la tête chauve d'un vieux prêtre, aux yeux étincelants, la lucarne du donjon. On ajoute cela qu'on voit vers minuit, dans la grande salle, une bière couverte d'un drap mortuaire, dont quatre cierges blancs, comme on en faisait brûler pour les filles nobles, marquent les quatre coins, et qu'on voyait jadis une jeune demoiselle, en robe de satin vert garnie de fleurs d'or, se promener au clair de la lune sur les murailles, chantant quelquefois, mais le plus souvent pleurant. 

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 15:18

 

 

Nous avons vu que le Château d'Ancenis avait été bâti par Aremberge, femme du comte Guérech, à la fin du Xe siècle. II se composait autrefois d'un bâtiment d'habitation seigneuriale, ou Château proprement dit, et d'une forteresse (construite sur remplacement du jardin potager actuel), le tout entouré de fortifications et de fossés; il ne se compose plus aujourd'hui que de ruines, qui tendent de plus en plus en plus à disparaître, de bâtiments de diverses époques, d'une vaste cour et d'un jardin. L'ancien Château, autrefois clé de la Bretagne du coté de l'Anjou, devait, si l'on en juge par les débris qui existent encore, et par les événements qui se sont accomplis dans ses murs, présenter une grande force: de rares ouvertures, des appareils nombreux de défense, des casemates superposées, des labyrinthes, des souterrains, des chemins couverts, des tombeaux pratiqués dans les remblais des fortifications, tout révèle le caractère sévère et guerrier du moyen âge. C'est bien là le vieux nid de pierre, où, à l'époque féodale, se contractèrent les serres des Barons. On retrouve, dans cette construction, les trois conditions de toute fortification permanente d'un Château du temps: le fossé continu, l'enceinte continue et le donjon ou la forteresse. Un grand fossé taillé dans le schiste recevait une dérivation de la Loire et plaçait ainsi le Château dans une Île en forme de fer à cheval, à côté de la ville entourée elle-même de douves profondes et d'une enceinte fortifiée. Constatons d'abord l'état actuel du Château, et les faits historiques nous permettront ensuite de justifier les dates que nous assignerons à ces ruines. Les murs ornés de mâchicoulis continus à trèfles, qui aspectent le fleuve, au sud et au sud-est, et qui sont maintenant enterrés en grande partie dans la levée du quai, paraissent appartenir au XIIIe, ou, tout au plus, au XIVe siècle; ceux du nord, aux créneaux démantelés, n'ont plus de style particulier, mais semblent de la même époque. Les deux tours situées au couchant, avec leurs mâchicoulis ornés d'ogives en accolade et de dessins flamboyants, se rapportent au XVe siècle, ainsi que le corps de bâtiments en ruines qui s'y rattache. En effet, dans celui-ci, une large porte ogivale donne accès dans une galerie voûtée en ogive de deux travées, avec arcs, doubleaux et moulures d'arêtes; les arceaux retombent sur des consoles curieuses, représentant des têtes de veau, de bélier, des aigles, des écussons et des animaux combattants; la porte d'entrée principale, au bout de cette galerie, décrit un arc surbaissé, enrichi de moulures, qui sépare les deux tours; or, tous ces détails sont de l'architecture du XVe siècle, et non de celle du Xe, comme le prétend à tort Ogée, dans son dictionnaire. Le corps de bâtiment d'habitation qui regarde le sud-est est évidemment du style de la Renaissance; les quatre jolies mansardes à pilastres richement décorés, aux arabesques nombreuses, aux pinacles en pots de fleurs, les fenêtres divisées par des meneaux en pierre qui se coupent en croix, la tourelle en encorbellement servant de cage à un bel escalier de granit, tout enfin l'indique au visiteur, et d'ailleurs il existe une preuve plus frappante encore, c'est l'image d'une salamandre terminant le cul-de-lampe de la tourelle; on sait, en effet, que la salamandre, représentée uniquement sous François Ier, assigne toujours pour époque aux oeuvres d'art le règne de ce prince. C'est au nord-ouest de ces constructions que se trouve la nouvelle chapelle dont nous parlerons plus loin. L'histoire du pays ne peut-elle pas nous aider maintenant à consacrer la date de ces diverses constructions? D'abord, en ce qui concerne l'ensemble du Château d'Ancenis à son origine, on comprend qu'à la suite des dégradations et des démolitions que lui ont fait subir le temps et les sièges, il soit impossible d'indiquer avec sûreté les parties architecturales se rattachant à sa construction première; peut-être les anciens murs ont-ils été conservés, mais les augmentations faites successivement par les seigneurs (et même par des étrangers, comme Henri II d'Angleterre), suffisent pour expliquer la date que nous avons donnée aux murailles d'enceinte, qui ont conservé tout ou partie de leur couronnement. Après avoir été assiégé plusieurs fois, notamment en 1174, par Henri II; en 1214, par Jean-Sans-Terre; en 1230, par Saint Louis; en 1468 et 1472, par Louis XI, et par conséquent après avoir eu besoin de nombreuses réparations (réparations dont on trouve une trace spéciale en 1477), les fortifications, c'est-à-dire la forteresse et les remparts (sauf ceux du midi qui furent sans doute considérés comme sans importance, le Château ne devant pas être attaqué du côté du fleuve), furent rasés, en 1488, et les fossés comblés, à la suite de la prise de la place par Charles VIII. Quant au Château proprement dit, ou logis seigneurial, il fut démoli, en 1490, par ordre de la duchesse Anne. Mais la forteresse et les fortifications du couchant furent rebâties à la fin du XVII siècle par le maréchal de Rieux, quand celui-ci fut rentré en faveur et qu'il eut obtenu de la duchesse Anne, non seulement la restitution de ses biens, mais encore une somme de cent mille écus d'or, à titre d'indemnité. Le logis seigneurial dut être aussi rebâti vers la même époque, mais quelques années après, soit par le maréchal, soit plutôt par son successeur, Claude de Rieux, le compagnon de François Ier. En 1599, les fortifications du Château et de la ville furent détruites par ordre d'Henri IV, puis momentanément relevées, en 1614, par le duc de Vendôme, et enfin démolies, ainsi que la forteresse, en 1626, par ordre des Etats de Bretagne de la même année, et l'on ne conserva que les deux tours au couchant. Les parties conservées du Château sont donc du XVe et du commencement du XVIe siècle; c'est à cette époque, d'ailleurs, que l'architecture, l'industrie et le commerce prirent leur essor en Bretagne; dans presque toutes les villes, les fortifications furent reconstruites, réparées ou notablement augmentées ; c'est alors aussi que les ducs de Bretagne élevèrent la cathédrale et le château de Nantes. Il existait, naguère encore, dans l'enceinte, quelques constructions sans style qui ont été réparées et annexées à des bâtiments nouveaux; c'étaient les anciennes écuries des seigneurs d'Ancenis, surmontées de greniers assez spacieux pour contenir l'immense quantité de grain provenant des redevances de la baronnie. Quant aux espèces de pavillons qui défigurent le haut des tours, ils sont du XVIe siècle et furent bâtis pour loger les soeurs du sous-intendant Fouquet, qui furent confinées à Ancenis, ainsi que M. et Mme de Charost (celle-ci fille de Fouquet), après sa disgrâce et son arrestation à Nantes, le 7 septembre 1661. Les murs de ces pavillons sont couverts d'inscriptions qui rappellent l'époque révolutionnaire. Dans le bâtiment de la Renaissance, deux plaques en fonte portent les armes du duc et de la duchesse de Charost : d'argent à fasce de gueules avec lambel à trois pendants » (écusson de Béthune-Charost) et « l'écureuil» de Fouquet. Les fossés du Château d'Ancenis, dont le fond n'était plus qu'un cloaque, furent afféagés à divers par le baron d'Ancenis, au commencement du XVIIIe siècle. Sous les Rieux, il y avait, suivant les Blancs-Manteaux, dans les vitres du Château, sur un écartelé de Rieux et de Rochefort, un surtout d'azur à deux fasces d'or. La vue dont on jouit de la terrasse qui regarde la Loire est ravissante. Dans le val immense, dont les splendides collines ses îles verdoyantes et leurs épais massifs de peupliers et de saules. C'est dans ce Château d'Ancenis que se sont accomplis les deux grands événements que nous avons rapportés plus haut; le premier, intéressant la Bretagne entière, le second, la France entière; nous voulons parler de la révolte des Barons, en 1484, et des conférences entre les députés d'Henri IV et ceux du duc de Mercoeur, en 1594. La nouvelle Chapelle du Château, située au couchant de celui-ci, a été construite par les religieuses de Chavagnes; la pose de la première pierre a eu lieu, le 24 février 1865; la consécration de cette Chapelle-s'est faite, le 6 avril 1866.

 

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 14:44

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 14:36

 

 

 

Geoffroy IV ou Joffrei, seigneur d'Ancenis, fils de Geoffroy III, vivait en 1275 ; on le surnomma le bon baron et on le fait neveu du duc Jean Ier. Il épousa Denise de Doué fillen de Messire Geldouin de Doué, qui lui apporta, dit-on, Ernand et Martigné-Briand. M. de Parthenay racontait que le duc de Bretagne avait trois filles dont il avait fait les nopces à Châteauceaux, dontl'une avait été mariée au seigneur de Parthenay, l'autre au seigneur d'Albret du Mucidan et la troisième au baron d'Ancenis, père de celui-ci. Il eut de sonmariage Geoffroy V, qui suit. (Lobineau, manuscrit cité.)

 

Geoffroy V fut, comme son père, appelé le bon baron; il épousa en premières noces Jeanne de Précigné, soeur cadette de Mme de Craon, dont il eut deux enfants: Geoffroy, qui lui succéda, et Aliénor. Il convola en secondes noces avec Isabeau d'Aire, dont il eut six enfants: Jean, Renaud, Briand, Jeanne, Marguerite et Marie. (Voir tableau généalogique aux Pièces justificatives de notre première édition, d'après les Blancs-Manteaux, t. 39, p. 389.) Geoffroy semble avoir été marié, dès 1296, avec Aliénor, d'après le titre de fondation de l'Hôpital, cité dans notre article sur l'Hôpital d'Ancenis; ce nom d'Aliénor était probablement l'un des prénoms ou le surnom de l'une de ses deux femmes, et vraisemblablement de la première, dont la fille s'appelle aussi Aliénor. Le contrat de mariage de Geoffroy et de Jeanne de Précigné porte la date du 6 novembre 1290; Jeanne de Précigné était fille de Regnaud, seigneur de Marans. (Bi.-M.,t. 47, p.9 I.)

 

Geoffroy VI, fils du précédent et de Jeanne de Précigné, épousa Blanche d'Avaugour et eut de ce mariage deux filles : Jeanne et Catherine. Nous parlerons de Jeanne au chapitre suivant; quant à Catherine, elle fut mariée à Geoffroy de Vironne, seigneur de Thouars et des Essarts en Poitou, dont la petite-fille épousa Charles de Bretagne, fils du comte de Penthièvre. Geoffroy, en ratifiant les volontés testamentaires de son père, fonda, en 1315, l'aumônerie de l'Hôpital d'Ancenis ; cette aumônerie est citée dans les Bl.-M., t. 42, p. 206 (XVIIIe s.) parmi les chapelles et autres bénéfices du diocèse de Nantes.

 

Jeanne, fille de Geoffroy VI et de Blanche d'Avaugour, épousa, en premier mariage, Thébaud ou Guillaume de Rochefort. De ce mariage, naquirent quatre enfants: 1° Jeanne, mariée d'abord à Léon de Montfort et ensuite à Jean ll de Rieux, maréchal de France;2 ° Béatrix, mariée à Jean de Craon, seigneur de la Suze ; 3° Marie, mariée au seigneur de Matignon; 4°et Thébaud I. Le premier mari de Jeanne, Guillaume de Rochefort, fut renommé par sa bravoure et ses talents militaires et devint l'ami et le compagnon d'armes de Du Guesclin. Froissard raconte qu'un jour ayant rencontré Guillaume d'Ancenis, ils cheminèrent ensemble pendant quatre heures et s'entretinrent de l'origine de la maison de Du Guesclin, que Guillaume connaissait et sur laquelle il lui donna de nombreux et curieux détails. Engagé, comme le précédent baron d'Ancenis, dans le conflit entre les maisons de Montfort et de Blois, il s'attacha, ainsi que lui, à la cause de Charles de Blois, et la servit avec un grand courage. Lors du traité conclu en 1363, dans les landes d'Evran, entre Jean de Montfort et Charles de Blois, Guillaume fut un des douze otages donnés à Jean de Montfort par son adversaire pour garantir le traité. Enfin, à la bataille d'Auray, le dimanche 27 septembre 1364, Guillaume, qui commandait le corps de bataille avec quelques autres seigneurs, sous les ordres de Charles de Blois, périt au plus fort de la mêlée, et avec lui tomba toute la fleur de la noblesse. Jeanne d'Ancenis, après la mort de Guillaume, se remaria avec Charles de Dinan; elle n'eut de ce mariage qu'un fils qui mourut en bas âge. Quant à son mari, il se remaria trois autres fois, savoir: avec Constance de Coëtlen, veuve d'Even,vicomte du Fou; avec Jeanne de Beaumanoir et avec Jeanne Raguenel. Il mourut, le 19 septembre 1418, et fut enterré dans l'église des Cordeliers de Dinan. Les armes de Dinan sont de gueules à quatre fusées d'hermines, mises en fasce, accompagnées de six besans de même. Nous citerons, en passant, les documents historiques suivants, qui concernent l'histoire du temps : « Accord entre Guillaume, sire de Rochefort et d'Ancenis, et Regnault de Vivonne, en vertu duquel la terre d'Esnande est délaissée à Catherine d'Ancenis, femme dudit Regnault, « le 10 mars 1363. Il est fait mention: de Jeanne d'Ancenis, soeur de la dame Catherine; de Geoffroy, seigneur d'Ancenis; de Geoffroy II, fils du dit Geoffroy, père de la dame Catherine; de Blanche d'Avaugour, mère de la dame Catherine de Savary de Vivonne, seigneur de Thouars et ayeul de Regnault. » Archives nat., sect. historique, J.183, No 165. « Le 28 Juin 1366, Jeanne d'Ancenis donna à Thébaud de Rochefort, son fils, la tierce partie de tous ses héritages, et pour le cas où Thébaud mourrait sans enfants, elle délaissa cette même portion à Jeanne, Béatrix et Marie, ses filles, soeurs germaines de Thébaud, enfants de Guillaume de Rochefort, mary de la dame d'Ancenis.»   Bl. M., t. 47, p.127 à 149.

 

Jeanne II, fille de Jeanne Iere d'Ancenis et de Guillaume de Rochefort, et dame de Donges, de Rochefort et de Châteauneuf, épousa d'abord Léon de Montfort, dont elle n'eut pas d'enfants. Rien d'important ne nous a paru se rattacher à cette première union. Sous Jeanne II, et par lettres du duc Jean IV, du 18 mai 1831, il fut reconnu que la garde des places, pendant l'année du rachat, appartenait au duc. Jeanne épousa en secondes noces, le 16 février 1374, Jean II de Rieux, qui, depuis, fut maréchal de France, et ce mariage fit passer la terre d'Ancenis dans l'illustre famille de Rieux. La maison de Rieux était issue de Rodoald de Rieux, petit-fils d'Alain le Grand, duc de Bretagne. Les membres de cette famille étaient qualifiés du titre de seigneurs du sang, titre qui leur fut confirmé parles assemblées des Etats de Bretagne, tenus en 1576 et 1582. «Les seigneurs de Rieux, dit Lobineau,paraissaient avec éclat à la cour des ducs et tenaient une position considérable chez eux. Il est bon de se souvenir que le lieu dont ils prenaient le nom avait appartenu à Alain le Grand, et qu'il y avait des comtes de Feillac dès le IXe siècle. » Suivant un mémoire présenté au roi, le 27 septembre 1710, par René de Rieux, marquis d'Ouessant, appuyé d'une généalogie, la maison de Rieux a constamment été alliée aux troisième, quatrième, cinquième, et sixième degrés de parenté avec tous les rois de France, depuis qu'elle a commencé à prendre des alliances dans ce royaume. Elle descend par les femmes de toutes les têtes couronnées de l'Europe. Elle tire son origine des anciens rois de Bretagne dont elle descend en ligne directe, par une suite ininterrompue et sans aucun changement de nom. Elle se trouve confondue dans la maison des ducs de Bretagne avec la branche des Montfort, par Marguerite de Bretagne, grand-mère de Jean VI de Rieux, et avec celle de Blois, par Isabeau de Bretagne, sa femme. Enfin, les seigneurs qui en sont issus ont toujours conservé les marques de leur principauté. (Voir le tableau généalogique de la maison de Rieux, tiré des Blancs-Manteaux, tome 83, aux Pièces Justificatives de notre première édition). Jean II de Rieux obtint la main de Jeanne II d'Ancenis, à la condition de porter les armes et le nom de Rochefort; il était fils de Jean Ier du nom, sire de Rieux et d'Isabelle de Clisson. Voici en quelques mots les principaux traits de sa vie sur laquelle nous reviendrons plus en détail: Il fit ses premières armes dans l'armée anglaise qui aida Pierre le Cruel à reconquérir le trône de Castille; s'étant ensuite attaché au service de la France, il combattit vaillamment sous Charles VI qui le promut au grade de maréchal de France, le 19 décembre 1397, en la place de Louis de Sancerre. Il défit les Anglais qui ravageaient la Bretagne en 1405; l'année suivante, il fut envoyé en Angleterre pour réparer l'honneur des Français, suivi de 600 arbalétriers, 1,200 fantassins et 800 hommes d'armes d'élite, de Bretagne et de Normandie;s'étant joint, là, au prince de Galles, il ravagea plus de soixante lieues de pays, mais sans succès sérieux. Cet échec, et surtout des intrigues, de cour le firent tomber en disgrâce, et il fut destitué, en 1411. Rétabli dans ses fonctions en 1413, il se démit de sa charge, le 12 août 1417, en faveur de son fils, et se retira dans ses terres, où il mourut, le 7 septembre de la même année, à l'âge de 75 ans. En 1382, Jean de Rieux et Jeanne de Rochefort et d'Ancenis, sa femme, fondèrent, le 12 septembre, une chapelle au Château d'Ancenis. Nous donnons le titre, déjà cité, de cette fondation aux Pièces Justificatives I. Du second mariage de Jeanne de Rochefort et d'Ancenis avec Jean II de Rieux naquirent, selon Moreri et Lobineau, neuf enfants :

 

1° Pierre de Rieux, né le 13 septembre 1389, qui épousa, en premier mariage, Jeanne de Molac et, en second, le 27 août 1416, Jeanne de Chateaugiron, morte en 1418. Promu au grade de maréchal de France, en 1417, il fut destitué, l'année suivante, par suite des intrigues de la faction bourguignonne. Il se jeta dans le parti du dauphin (depuis Charles VII), défendit courageusement Saint-Denis contre les Anglais, en 1435, leur enleva Dieppe et les força à lever le siège de Honfleur. Comme il revenait triomphant de cette expédition, il fut arrêté à Compiègne par Guillaume de Flavie, vicomte d'Assie et capitaine de compagnie; enfermé dans le château de cette ville, il y mourut de misère, en 1439, à l'âge de cinquante ans, sans postérité.

 

2° Jean de Rieux, troisième du nom

 

3° Gilles de Rieux, né le 15 mai 1385, mort sans alliance.

 

4°Isabeau de Rieux, née le 14 juillet 1378, qui eut la terre de Nozay en partage et mourut sans alliance, en 1452.

 

5° Jeanne de Rieux, morte en 1417. 6* Béatrix de Rieux qui épousa Jean, seigneur de Rougé, Derval, etc., morte sans enfants, le 8 février 1415.

 

7° Marguerite de Rieux religieuse.

 

8° Marie de Rieux, femme de Jean de la Porte, seigneur de Vezins, la Jaille, etc., morte en 1435

 

9° et Michel de Rieux seigneur de Chàteauneuf seigneur de Ghàteauneufa, né le 28 septembre 1394, mort le 12 janvier 1473; il épousa, le 2 juillet 1415, Antoine, fille de Gilles seigneur de la Choletière, et depuis Jeanne de Malestroit.

 

Jeanne II d'Ancenis mourut, le 3 mai 1423. On trouve, aux Archives départementales, l'hommage rendu par elle, le 3 mars 1422, pour la baronnie d'Ancenis

 

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 14:21

 

 

 

Guihénoc II, fils de Maurice, épousa Mabille. Il assista, en 1127, avec le duc Conan et la noblesse de Bretagne, à la réouverture d'une église de Redon (Pr. de Lobineau, p. 280). Lui et sa femme firent, au commencement du carême de 1132 ou 1133, une donation dans les conditions suivantes, qui augmentait la fondation du prieuré du Cellier : « Moi, Guihénoc d'Ancenis, et Mabille, ma femme, voulant relever le lieu de Sainte-Marie du Cellier, dont l'importance a été amoindrie par la méchanceté des excommuniés, nous lui avons donné librement et avec exemption de toutes charges, comme nous l'avions reçue de Dieu, telle quantité de nos terres entourant la vallée de Vinet, que peut labourer une charrue (probablement dans l'année), et une pareille quantité de pré et de pâture adjacents. De ce don, moi Guihénoc, je suis témoin, ainsi que ma femme, Mabille; Hamon, de Pannecé ; Angevin, fils de Rolland; Breton; Mathieu, fils de Barbotin ; Rodolphe, moine qui a reçu le don. Cela a été fait dans la forêt, sur le terrain même, l'an de l'incarnation de Notre-Seigneur 1132, septième lune, premier jour des lunes de la quadragésime. Paix et sécurité à ceux qui observeront cela. Ainsi soit-il. » (Cartul. Roton : charte latine citée par Lob. Hist. de Br. Vol. Ier).

 

Geoffroy Ier, fils de Guihénoc II, épousa Marguerite, fille unique de Brient de Varades, dont elle ne tarda pas à recueillir la succession qui comprenait la seigneurie de Varades, laquelle, à partir de cette époque, fut unie à la Baronnie d'Ancenis. Leurs possessions s'étendaient au delà de Joué; ils firent des donations à l'abbaye de Melleray, qui venait d'être fondée.

 

Guihénoc III, fils de Geoffroy, épousa en premières noces Mahault, et, en secondes, Mathilde; il eut trois enfants : Geoffroy, Renaud et Aliénor. Il se croisa et fit des donations au monastère de Melleray avant son départ et après son retour : Guihénoc, fils de Geoffroy, d'Ancenis, ayant pris la croix de Dieu,quand il voulut aller à Jérusalem, donna en aumône, à Melleray, une maison, située près d'Ancenis, sur le bord de la Loire, exempte de toutes rentes et libre du pouvoir séculier. Sa femme Mahault et ses enfants y consentirent. Les témoins de cette donation furent Philippe, abbé de Clermont; Geoffroy, de Blois, oncle du même Guihénoc, et sa mère Marguerite; Geoffroy, de Melleray ; Geoffroy, Pislard et autres. Le même Guihénoc donna aussi tous les dimanches, et, pendant l'Avent et la Quadragésime, le quatrième et le sixième dimanche. Les témoins sont l'abbé

Philippe; Geoffroy de Blois; Brient frère de la femme de Guihénoc; Geoffroy son fils; sa mère Marguerite; la dame de Châteaubriant, cousine germaine du côté maternel, et plusieurs autres. A cette donation consentit Geoffroy, fils de Guihénoc, en présence de tous les sus-nommés. (Tit. De Mellerayj; charte latine citée par Lobineau, H. de Br., vol.1er

 

 

Geoffroy II remplaça Guihénoc, son père; il épousa Marquisie et eut deux enfants: Geoffroy et Brient. Il fit donation aux moines de Melleray, et confirma celle faite par son père aux mêmes moines;

 

Geoffroy III dit Lobineau dans le manuscrit cité, seigneur d'Ancenis, fils aîné de Geoffroy II et de Marquisie vivait en 1242. Il accompagna Pierre Mauclerc au voyage M de Syrie, en 1238, et en revint en 1240. Il eut un fils nommé Geoffroy, qui suit : Voici, en effet, quelques-uns des faits du temps. En 1230, Geoffroy III prit part, comme les autres Barons de Bretagne, aux conférences qui eurent lieu sous les murs d'Ancenis entre ceux-ci et Saint-Louis (voir p. 39), et au traité passé ensuite avec le roi de France. Ce fut à la suite de ces événements que Mauclerc, brouillé avec saint Louis et déchu du bail de Bretagne, abdiqua en faveur de son fils, Jean et prit la croix (1236) pour la conquête de la Terre Sainte, à l'imitation des grands seigneurs du temps, qui avaient cédé aux exhortations du pape Grégoire IX et qui, d'ailleurs, croyaient ainsi expier leurs fautes. Il passa en Syrie, en 1238-1239, accompagné de nombreux seigneurs bretons, parmi lesquels figurait Geoffroy III, qui suivait en cela l'exemple de ses ancêtres Chotard et Guihénoc III. On sait que tous ces seigneurs, affaiblis par les divisions, revinrent dans leur patrie sans succès appréciable.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 18:05

A présent nous poursuivrons ces pages consacrées à la famille d'ncenis en empruntant des extraits de la filiation fournie par M. E.Maillard.

 

 

 

Le comte de Nantes, Judicaël, successeur de Guérech, pour assurer la défense de sa frontière et de la rivière de Loire, du côté de l'Anjou, tailla dans son comté un large fief et le donna, avec le Château construit par Aremberge, à l'un de ses plus braves guerriers, Alfred (ou Alfrid, nom aussi breton que germain), qui fut le premier Baron d'Ancenis. C'est donc par inféodation, et non par apanage, que la Baronnie d'Ancenis fut créée. Il existe du reste, sur ce point, un témoignage spécial qui ne peut être passé sous silence, quel que soit le degré de confiance qu'on y attache: c'est la prétendue charte d'Alain-Fergent qui, relativement au différend des seigneurs d'Ancenis et du Pont, pour la place de neuvième baron de Bretagne, porte ceci: « Dicebatur quod castellania de Ancenisio fuerat olim, ex largitione seu donatione cujusdam principis Britanniae, uni prœdecessorum ipsius domini de Ancenisio concessa pro suis legitimis servitiis et bene meritis.» (D. Morice, preuves II, préface, p. XXV, en note.).... Alfred Ier fut le premier seigneur d'Ancenis, c'est aussi le premier Baron indiqué par Lobineau dans sa généalogie de la maison d'Ancenis (manuscrit déposé à la bibliothèque de Rennes, et faisant suite à son ouvrage sur les Barons de Bretagne). Il prit le titre de prince et les seigneurs d'Ancenis portèrent-ce titre jusqu'à la mort d'Aliénor, époux de Jeanne de Montfort (1386). Marié avec Odeline, il en eut deux enfants: Alfred et Gestin ; celle-ci épousa, en secondes noces, Bilic, dont elle eut un fils, appelé Bernard.

 

Alfred II, fils du précédent, fut marié à Origone ou Orguen et eut d'elle trois enfants : Guihénoc ou Guéthénoc, Payen Mederic qui devint moine, sous le nom Barbotin. Aux Etats de Bretagne, tenus à Nantes, le 15 mai 1057, sous le prince Yvon, duc de Bretagne, il y eut un débat sur la préséance entre le seigneur du Pont et le seigneur d'Ancenis, qui se disputaient le septième titre de baron. Ce conflit résulte de l'extrait suivant une pièce du XIVe siècle, reproduite dans les Bl. M. t, 39, 890. « Le prince Yvon Ier, duc de Bretagne, assigna son Parlement en sa cité de Nantes, au 15 mai 1057. Un débat s'étant élevé sur la préséance des neufs prélats et des neufs barons de Bretagne, le duc fit faire prompte information. au cousté senestre se se voyoient les neufs barons en la manière que cy après s'ensuyt : 1° sire d'Avaugour. 7° Le sire du Pont. Ja soit ce que aucun disoient que le seigneur d'Encenis debvoit estre le 7e et non mie le seigneur du Pont. »

 

Alfrid II, fils d'Alfrid Ier, maria sa mère,Odeline,à un autre prince, nommé Bili, et lui donna en mariage le Cellier; elle eut de son second mariage un fils nommé Bernard, après la mort duquel Odeline renonça au monde et donna Notre-Dame du Cellier à l'abbaye de Redon, ce qui fut confirmé en 1050, par Odric, fils de Simon, cousin de Bernard, et amorti par Alfrid II, seigneur supérieur, en 1050, et par son fils Guihénoc, qui suit. » (Lobineau, manuscrit cité).

 

Gruihénoc, fils d'Alfred II et d'Origone, eut deux femmes, de chacune desquelles il eut plusieurs enfants; sa seconde femme s'appelait Agnès

 

Maurice succéda à Guihénoc, son père; il ratifia et développa même la donation faite par son père à l'abbaye de Marmoutier. « Qu'on apprenne que Maurice d'Ancenis a fait remise au bienheureux saint Martin de la taxe sur toutes choses nous appartenant et passant par son château d'Ancenis, tant par eau que par terre. Cela a été fait dans notre chapitre où, aussi à la même heure, Hervé d'Oudon, nous a exemptés à perpétuité de la taxe sur toutes choses nous appartenant dans quelque endroit qu'elles passent sur son territoire. Et tous deux ont reçu de Guillaume, abbé de notre monastère, la promesse d'une part dans les prières de ce monastère. A cela assistait Gestin, de Mésanger, qui était venu avec eux. Dans la même semaine, arrivèrent la comtesse Ermengarde et son fils Conan, dans notre chapitre, avec plusieurs de ses barons, parmi lesquels figurait Maurice, susnommé, qui avait avec lui son fils Guihénoc, par lequel il fit ratifier le don d'exemption de taxe qu'il nous avait fait. A cette concession assistaient la comtesse elle-même, son fils Conan et plusieurs autres, entre autres, Hubert, du Cellier. » (Titre de Marmoutier; charte latine, Lob. Hist. de Br. vol. Jer).ls du Comte Hoël. Alfred II d'Ancenis puis vers 1110 : Maurice. La garde du château d'Ancenis était confiée, en l'année 1095, à Brient, fils d'Urvoy.

 

En 1105, Maurice et les autres barons furent convoqués à Nantes, par le duc Alain Fergent, pour assister à la publication des donations faites par celui-ci à l'Eglise, dans la crainte que la propriété des choses données ne pût être contestée.

 

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