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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:38

 

 

  Batz sur Mer

 

 

 

 

 

Lorient

 

 

 

Plumaugat

 

 

Mellac

 

 

 

Gennes sur Seiche

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 07:31

 

 

Camp de Saint-Suliac

On observe à travers la Bretagne traces de camps Vikings comme celui de Trans dont nous avons parlé à travers une précédente page (voir Un premier août 939 devenu fête de la Bretagne.), ou à travers la description du camp de Péran à Plédran aux portes de Saint-Brieuc (voir les invasions Scandinaves en Bretagne, page n° 2). En poursuivant la lecture de l'ouvrage Le siècle des Vikings en Bretagne par Jean-Christophe Cassard, celui ci évoque Coëtquen en Saint-Hélen, où une structure similaire à celle de Trans a été observée en bordure d'un étang naturel qui permettait d'ennoyer les fossés de ceinture.Mais en l'absence d'informations plus précises, l'auteur précise qu'en l'absence d'informations plus précises, il serait imprudent d'en déduire qu'il s'agit bien d'un camp Viking. Dans l'anse des Vigneux en Saint Suliac est visible à marée basse un ensemble fortifié constitué de murs en pierre. Le Centre Régional de documentation Pédagogique de Bretagne nous apporte ds informations supplémentaires sur le site : « Au bord de la Rance, dans l'anse de Vigneux, le camp de Saint-Suliac est attribué aux Normands et rappelle lui aussi par son dessin celui de Trans : se présentant comme un retranchement polygonal défensif, il est assis sur un îlot de vase à près de neuf kilomètres, à l'embouchure de la rIvière. Accessible par voie de mer, il se trouvait protégé du côté de terre par des fossés naturels tapis de vase molle à marée basse ou remplis d'eau à marée haute, longeant une ceinture de rempart continue de plus de 600 mètres (elle fut éventrée au nord vers 1880 quand un ostréiculteur voulut transformer l'enclos en parc à huître ; L'espace intérieur (2,15 hectares) a subi de fortes dégradations à l'époque de ces travaux qui dégagèrent du matériel archéologique, ossements animaux et armes en fer, sont conservé au XIXe siècle. Sur le retranchement principal se greffe un talus face à la rive. L'ensemble est remarquablement situé pour permettre un contrôle aisé de la circulation fluviale sur la Rance comme de la circulation terrestre vers le Clos-Poulet. Il s'agit sans doute du retranchement de Gardaine qu'évoque au XII ème siècle la Chanson d'Aiquin. ; Ce texte épique mentionne aussi à proximité le site de Quidalet : "Ly aval est au port jouste la merl Et ung dongeon qui moult fait à louer" (vers 2283-2284). L'étymologie de Quidalet ne prête pas à difficulté: il s'agit d'une contraction romane de civitas alet (ensis), la cité d'Alet en latin. le berceau antique de Saint-Malo. Les prospections de Loic Langouet et son équipe permettent de préciser la localisation dans l'ensemble urbain de la place forte viking, qui n'est autre que le célèbre bastion de la Tour Solidor, un fort gallo-romain du IVe siècle, abandonné au siècle suivant et donc réoccupé après 900. Le rempart est alors réparé et exhaussé, tandis que l'intérieur du fort se trouve réorganisé de fond en comble : du côté méridional le sol est rehaussé et une terrasse supérieure aménagée au sud de la crête du rocher de Solidor. Un long empierrement de pierres sèches retient les déblais cette partie supérieure. Divers habitats en bois sont implantés à l'intérieur du camp, aussi bien sur la terrasse inférieure longeant le rempart sud que sur la terrasse supérieure. La tour de Cesson à Saint Brieuc est regardée comme ayant hébergé des Vikings. Une barque norroise renfermant les armes d'apparat et la dépouille d'un chef viking a été dégagée par des archéologues, d'un tertre artificiel sur l'Île de Groix. Prétendre cependant que la victoire de Trans fut décisive sur le départ définitif de tous les scandinaves de Bretagne. Comme le souligne, Jean-Christophe Cassard, on découvre en effet à travers les chartes des patronymes norrois : Osmundus à Machecoul ; Anquitillus à Messac ; Ansgerius à Lohéac ainsi qu'à Frossay. Sans oublier la toponymie propres à notre bon vieux terroir Ville Anquetin à Dolo ; Tertre Anquetin à Mégrit ; Ville aux Oeufs à Yvignac et Mégrit (domaine d'Osulf) ; Ville Aumont à Yvignac (domaine d'Osmund). Sans compter les Lieux : Ville-Normand, Ville-Norme, Normandais ….

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 06:45

Le surnom d'Alain Barbetorte est vraiment singulier. A. de la Borderie écrit (Histoire de Bretagne, t. II, 387) qu'il lui fut donné « par ses contemporains ». La Chronique de Nantes, rapportant l'exode du jeune prince (éd. Merlet, p. 82), l'appelle Alanus, « qui postea cognominatus est Barbatorta ». Le terme postea (dans la suite), quoique vague, ne l'est pas au point de rendre inacceptable l'assertion de La Borderie : Alain, encore enfant quand il s'embarqua pour l'Angleterre, ne portait pas de barbe alors ; c'est évident. D'autre part, le qualificatif de Barbetorte ne détonne pas dans la riche série des sobriquets pittoresques appliqués par les hommes du moyen âge à divers barons : Herbert Éveille-chiens, Foulque Nerra, Thibaut le Tricheur, etc. ; il fait même penser à Frédéric Barberousse, le grand empereur. Seulement, s'il n'a jamais manqué de barbes rousses, y en eut-il jamais de « tortes », autrement dit de « tordues ». C'est sans motif sérieux, semble-t-il, qu'on a proposé d'expliquer « torte » par « frisée ». Le verbe torquere, dont torta est un participe, n'a jamais eu le sens de friser. L'explication ne serait-elle pas fournie par le texte des Mabinogion (J. Loth, Les Mabinogion, 2e édit., 1913, t. I, p. 279), où apparaît Ychdryt Varyvdraws, « dont le surnom signifie, d'après J. Loth, « barbe de travers ou à la barbe rude » ? Ce personnage « projetait sa barbe rouge hérissée par dessus les quarante-huit poutres de la salle d'Arthur ». Le surnom du libérateur de la Bretagne au Xe siècle se trouverait ainsi rattaché à une tradition celtique. Il se référerait en somme à une barbe « mal plantée ». Il faut se résigner à penser que, si Alain fut un vrai chef, remarquable par son audace et son courage, il fut un homme hirsute, pourvu par la nature d'une barbe à ébrécher les rasoirs ; on sait que ce devait être neuf siècles après lui le cas de Victor Hugo.

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 06:09

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 05:30

Gilles Martin-Chauffier dans le Roman de Bretagne évoque Alain Barbetorte duc de Bretagne. Mais pourquoi n'avoir pas repris le titre de ses illustres prédécesseurs, celui de roi. Notre héros breton aurait-il renoncé à ce titre par amitié à l'égard du nouveau souverain franc Louis IV d'Outre-Mer, son compagnon d'enfance et d'exil, peut-être parce que la nuance entre les titres de rex et dux n'avait guère d'importance à cette époque ou par crainte que ce titre flatteur de rex ne fasse exploser la coalition qui l'avait mené au pouvoir. Et notre auteur de poursuivre son analyse en concluant que contrairement à Nominoë ou Salomon, Barbetorte ne pouvait appuyer pareilles prétentions en s'appuyant sur les villes, la petite noblesse ou le peuple. C'est à quatre lieues à peine, au sud-est de la Métropole de Dol, à Trans,  au camp du Vieux M'na qu'eut lieu le combat décisif que mena la coalition contre l'indésirable Viking. Jean-Christophe Cassard nous décrit l'endroit du Vieux Manoir : un plan trapézoïdal de quatre vingt mètres sur quatre-vingt dix mètres de côtés ; l'ensemble est défendu par des fossés inondables -un étang est proche du lieu, larges et profonds, bordés de talus de terre à l'intérieur comme à l'extérieur, l'enceinte contient une séparation interne : un talus empierré en assez gros appareil de granite. C'est à travers une publication du Centre archéologique du Pays de Rennes que nous poursuivrons notre visite du lieu, ce lieu est chargé d’histoire puisque c’est ici que Alain de Barbetorte aurait écrasé une grosse bande viking le 1er août 939. Alain aurait occupé à 500 m de là le camp des Haies, un retranchement du siège de son armée. Des fouilles archéologiques en 1979 confirmeraient les données historiques. Il nous fallait retrouver ce camp difficile d’accès ! Après quelques hésitations bien normales chez les prospecteurs, nous avons découvert, à flanc de colline, dans la végétation, cette enceinte circulaire d’une quarantaine de mètres de diamètre, entourée d’un fossé d’un mètre de profondeur environ.

 

 

 

 

Rollon, fort d'un droit que personne n'était en état de lui disputer, pénétra en Bretagne pour exiger l'hommage. Ce pays malheureux, sans souverain et sans défense, devint la proie de ce nouveau brigand : il étendit ses ravages sur les villes, les châteaux, les églises, les monastères, et jusque sur les chaumières : tout fut détruit et incendié. Berenger, comte de Rennes, fit de vains efforts pour arrêter tant de dévastations. Guillaume-Longue-Epée, en succédant à Rollon son père, voulut aussi suivre ses traces sanglantes ; mais Berenger réussit enfin à vaincre ces barbares : quinze mille furent exterminés avec Fléscan leur général. Cette bataille se livra dans la paroisse de Trans, en 831. Cette victoire fut utile à la Bretagne : si elle ne la délivra pas de ses ennemis , elle releva le courage des Bretons, et apprit à leurs ennemis qu'on pouvait les vaincre. C'était enfin un premier pas vers une meilleure fortune. Incon, autre chef barbare, s'était fait un établissement sur les bords de la Loire, d'où il partait pour étendre ses ravages dans toute la contrée. Mais l'heure de la vengeance approchait...939. Alain-Barbe-Torte, fils du comte de Poher et petit-fils d'Alain-le-Grand, réfugié avec tous ses parents en Angleterre, attendait avec impatience que l'âge lui permît de délivrer sa patrie et d'en punir les odieux spoliateurs. Après la mort de son père, ce prince, à peine âgé de vingt ans, entreprit de reconquérir l'héritage de ses aïeux. Une première expédition heureuse l'enhardit et lui fit entrevoir des succès plus décisifs. Il retourna en Angleterre en préparer une seconde. Il réunit au tour de lui tout ce qu'il put trouver de Bretons échappés au fer de l'ennemi, et disposés à la vengeance. Avec ces faibles moyens, mais fort de son courage, il débarque à Cancale, attaque les Normands à Dol, les défait, les poursuit, et remporte une nouvelle victoire près de Saint-Brieuc. Au bruit de ses succès, tous les Bretons fugitifs se réunissent sous ces drapeaux. Après trois ans de travaux, et bien des combats, dont il sortit toujours vainqueur, il ne lui restait plus qu'à détruire les Normands commandés par le farouche Incon, et cantonnés sur les bords de la Loire : c'est là qu'ils avaient concentré les forces qui leur restaient. Alain résolut de les forcer dans leur dernier repaire. Il marche sur Nantes, et rencontre l'ennemi près de cette ville, dans la prairie de l'Aniane, ou de Saint- Aignan (aujourd'hui quartier de Sainte-Catherine et environs). Une première attaque est infructueuse : Alain, forcé de céder, se retire jusqu'à la Hautière pour laisser respirer ses troupes accablées de chaleur, de fatigue et de soif. Une fontaine, miraculeusement découverte, appelée de puis fontaine Sainte-Marie, redonne de la force et de l'énergie à ses soldats. Alain revient à la charge avec une ardeur nouvelle, et réussit enfin à enfoncer les barbares ; le carnage fut extrême, la plus grande partie fut exterminée ; le peu qui s'échappa, quitta enfin cette terre si long-temps désolée par ses brigandages. Après cette mémorable victoire, Alain entra dans Nantes, où il ne trouva que ruines et décombres ; déserte depuis trente ans, cette ville infortunée n'offrait plus d'asile à ses nouveaux citoyens. Pour pénétrer jusqu'à la cathédrale, il fut obligé de se frayer un chemin avec son épée à travers les ronces. En voyant la désolation de ce temple si révéré, Alain ne put retenir ses larmes.

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 07:08

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 15:38

 

La chapelle Saint-Firmin de Trélée à Yvignac


 

Mathurin Monier décrivait l'endroit, comme un piètre logis, que cette maisonnette dédiée à Saint Firmin, au village de Trélée. Située à flanc de côte la chapelle s'unit aux bâtiments d'une ferme. L'ensemble est surmonté d'un support de la cloche, laquelle fut apportée de celle de Lanouée en la même localité (voir Lannouée à Yvignac) . Un autel de bois, orné au retable de la statue de Saint-Firmin. Une petite balustrade isole l'autel et le bénitier est creusé dans un bout de colonne. De l'autre côté de la route, la fontaine de Saint Firmin guérissait des rhumatismes et de la goutte. Un pardon se déroulait le dimanche le plus rapproché du 25 septembre, jour de fête de Saint-Firmin. Pour la circonstance une assemblée se tenait en ce magnifique cadre et la principale attraction était le tir au fusil, le Papegaut, nom hérité des anciennes confréries à l'arbalète et à l'arquebuse (voir Droit de Papegaut à Concarneau par J. Trévédy). René Couffon dans son répertoire des églises et chapelles du Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier donne également quelques précisions sur cette chapelle de plan rectangulaire datant du XVIIIe siècle, elle a été presqu'entièrement reconstruite au XIXe siècle et renferme plusieurs statues en bois polychrome dont celle de sainte Eugénie (XVIIe siècle), de saint Firmin, saint Lunaire, saint Servan, sainte Barbe, saint Roch, saint Gilles, sainte Appoline. Ci dessous la statue en bois polychrome XVIIe de Sainte Eugénie, implorée lors des accouchements (sources Yvignac mille ans d'histoire) et la fontaine Saint-Firmin.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 16:18

 

 

Voici les notes que laissa Mathurin Monnier de cette chapelle Saint-André  :  « Bâtie sur un socle schisteux,  à l’ombre d’un if, en marge d’un chemin creux, elle porte la date de 1607 au dessus de sa porte latérale, et les armes des Le Mintier placées au-dessus de la corniche. On remarque aussi un œil de bœuf et la niche contenant la Sainte Vierge. Le toit a conservé ses vieilles ardoises épaisses, bel épis de faîtage représentant un christ en croix.  L’autel de pierre, où s’alignent des futailles, conserve encore son tabernacle XVIIe à colonnettes, à petites coupoles cernées d’une balustrade.  La porte nord montre une statuette mutilée, une deuxième statuette est placée dans le couronnement et appuyée sur l’autel, se tient la grande statue en bois de Saint-André dans la position de son supplice, l’ensemble a été barbouillé de lait de chaux. Un tirant peint traverse le petit bâtiment, la chapelle voit venir des pèlerins, ils prient pour obtenir la guérison de la coqueluche quand les enfants en sont atteints.  Après s’être recueillis devant l’image du Saint dominant les tonneaux, ils vont puiser de l’eau à la fontaine sacrée dans le pré voisin.  ».

 

 

 

Reconvertie en cellier, la chapelle de Saint-André ne manquait pas d’intérêt à la fin des années 1950, on y remarquait encore cette statue saint-André dans la position de son martyre ainsi qu'un épis de faîtage en terre cuite représentant un Christ en croix, sculpté en relief, la branche droite étant alors cassée.. Un visiteur contempla avec admiration la statue et le poinçon sculpté, et le fermier de l'endroit lui proposa d'accepter ces chefs-d’œuvre, ce que le visiteur déclina, argumentant qu'ils devaient orner la chapelle. Depuis, en voyant l'état des lieux se dégrader, l'amateur de patrimoine qui n'avait oser repartir avec la statue de Saint-André et l'ornement de faîtage, avait amèrement regretté de ne pas les avoir mis de côté. La chapelle de Saint-André, était situé sur les arrières du vieux manoir du XVIIe siècle. L'ensemble était jadis propriété de la famille Le Mintier. (voir Monseigneur Augustin Louis Le Mintier). Lorsqu'à mon tour je m'en fut photographier l'endroit il y a de cela une quinzaine d'années, déjà le mur Est du modeste sanctuaire était éventré, quant à la toiture elle était en partie détruite. Je remarquais l'autel en pierre, mais il était orphelin d'un piédestal, une petite niche avait été aménagée à la droite de l'autel de pierre qu'encadraient deux consoles. Il n'y avait plus trace d'aucune statue. Au fond de l'édifice, se dressaient une futaille, un tonneau et un van à grain. Quant à la fontaine où étaient plongé les enfants atteints de  la coqueluche, elle était envahie de broussailles. A présent, la petite chapelle de Saint André n'est plus qu'un souvenir ; elle n'aura pas connu comme celle de Saint-Cado, pareille résurrection. 

 

 

 

 

 

Ci dessus, acte de mariage de François Gesret et Françoise Bouvet le vingt-neuf juillet 1681.

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 08:50

 

 

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 15:44

 

 

Au cours de la période féodale, un certain nombre de familles aristocratiques s'enrichir de fiefs dans les paroisses. Ces domaines résultaient des attributions dont ces chevaliers avaient été récompensés en échange de services rendus à la couronne ducale. L'Ordonnance du Duc Jean premier Le Roux ne parlait que des « Nobles», parce qu'il n'y avait qu'eux capables de posséder des fiefs nobles. En la paroisse de Sévignac, maintes maisons honorables disposaient de fiefs, la famille Goyon était l'une d'elles : Etienne Goïon, premier du nom, seigneur de la Roche-Goïon, & de Plevenon, épousa Lucie dame de Matignon, fille et héritière du sire Denis de Mâtignon qui vivait l'an 1140. On ne sçait pas précisément l'année on croit que c'est environ l'an 1170. Ce couple accorda des donations à divers monastères en 1209, 1211, 1214 et 1219. Précisément au cours de l'an 1211, il est mention de Etienne Goyon ; il accorda à l'abbaye de Boquen sa dîme de Sévignac, avec le consentement de son épouse Lucie, celui de ses fils Alain, Etienne et Jean,  pour le salut de l'âme de ses défunts fils Guégon et Geoffroy : Notum, etc., quod ego Stephanus Goion, de assensu Lucie uxoris 1212 mec, et Alani, et Stephani, et Johannis filiorum meorum, pro salute animarum Guegoni et Gaufridi filiorum meorum, dedi in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Boquian, et monachis ibidem Deo servientibus, unam minam frumenti in decima mea de Sivingac, singulis annis, ad mensuram dinannensem percipiendam, etc. Actum apud Mathinnbum presente P. venerabili episeopo Briocensi qui sigillum suum cum meo ad petitionem meam apponi fecit huic carte, anno gracie M° CC° duodecimo. (Arch. des C.-du-N.).

 

Aumône de Guillaume du Chastelier, croisé.

Ego Guillelmus dominus de Chastelier miles, notum facio omnibus 1239 presentes litteras visuris quod ego, anno gracie M° CC° XXX° nono, iter arripiens Jerosolimitanum, concessi et confirmavi per presentes litteras meas omnes elemosinas et donaciones ab antecessoribus meis abbacic de Boquian factas que sunt iste ; videlicet sex mine frumenti in decimis de Syvignac, ad mensuram venalem, singulis annis a me et successoribus meis dicte abbacio persolvende ; et quatuor mine frumenti in mangeriis meis de Ploarec , ad mensuram veterem , similiter persol vende; et dimidia frumenti in molendino meo de Chasteleir, ad mensuram venalem. Et hec  omnia per presentes litteras annuo et confirmo. Valete. (Arch. des Côtes-du-Nord.) Un deuxième fief était La Bouillière à Sévignac, il était détenu par Guillaume du Chastelier de Eréac.

 

Donation par Rolland II de Dinan. 1260

Universis, etc., Rolandus de Dynano, miles, salutem in Domino. Noveritis quod nos concedimus et conftrmamus abbacie de Boquian et monachis ibidem Deo et beate Marie servientibus, Cist. ord., Brioc. dioc., grangiam suam de Sancto Coadroco, cum vineissuis de Sancto Coadroco et de Sevignac et aliis dicte abbacie et grangie pertinentibus, et decimam suam sitam in parochia de Plemet absque ulla redibicione, etc. Datum anno Domiui M° CC° sexagesimo. (Arch. Des Côtes-du-Nord.). Le troisième domaine appartenait à la très puissante Maison de Dinan. Il était situé entre Pengly et Pengave, ce lieu est devenu la Grange aux Moines, un second endroit est nommé à présent les Granges. Ce qui suppose qu'un bâtiment rural hébergeait à l'origine les céréales récoltées sur le domaine des Dinan. L'un des représentants de cette famille était Rolland II, Sire de Montafilant. Vivant en 1266, Rolland II de Dinan avait épousé Anne, soeur de Hervé, dernier vicomte de Léon. Quant aux granges, les plus belles et les plus vastes furent aménagées pour bon nombre à la fin du XIIe siècle quand les abbayes devinrent très riches. Viollet Le Duc qui nous a laissé ces notes ajoutait : habituellement les granges se composaient de trois nefs séparées par deux rangées de piles ou de poteaux supportant une énorme charpente. Il est généralement admis que c'est à la fin du XIIe siècle, au moment où ces abbayes devinrent très puissantes, que se détachèrent de leur couvent des moines convers afin de défricher les terres reçues. Dans le courant du XIIIe siècle, l'abbaye de Boquen comptait cent clercs, et autant de convers. Ces derniers, bien souvent d'origine paysanne, n'avaient guère de connaissances théologiques, et à défaut de célébrer les offices où de rédiger les actes, ces convers vaquaient à l’entretien des domaines.  Ensuit quelques unes des donations reçues par Boquen.

 

Acquisition du domaine du Lysou, en Sévignac. 1266

Universis, etc., Sybilina, relicta Willermi Rabaste, salutem in Domino. Noverint universi quod, in nostra presentia constituti, Willesot, Johanna uxor Willelmi Morel , Eudo frater dicte Jobanno, Ysabella filia Havisie de Viridario, mater dicte Johanne et dicti Eudonis, et Petronilla filia Johannis Guehenoc, uxor Roberti Paumier, communi assensu et pari voluntate Willermi Morel et Roberti Paumier maritorum dictarum Johanne et Petronille, vendiderunt religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian quicquid juris et possessionis habebant et habere poterant et debebant , totum pro toto, in feodo de Lysou sito in parrochia de Sevignac, sub dominio nostro pro quatuor libris moncte currentis jam sibi persolutis ; bannis factis, vendicionibus persolutis et omnibus que emptioni et vendicioni pertinent rite actis secundum usus et consuetudines Britannie ; etc. Datum anno Domini M° CC° sexagesimo sexto, mense januarii. (Arch.des Côtes-du-Nord.)

 

Charte retative à la même acquisition. 1266

Universis, etc., Sybilina, relicta Willermi Rabaste, salutem in Domino. Noverint universi quod in nostra presencia constituti Gaufridus Lovel et Havisia ejus uxor filia Roberti de Laerane, et Johanna uxor Radulphi Martini, communi assensu et pari voluntate, vendiderunt religiosis viris abbati et conventui beate Marie do Boquian quicquid juris et possessionis habebant et habere poterant et debebant, totum pro toto, in feodo de Lysou sito in parrochia de Sevignac sub dominio nostro, pro quatuor libris moncte currentis jam sibi pagatis ; bannis factis, venditionibus persolutis, et omnibus que emptioni et venditioni pertinent rite actis secundum usus et consuetudines Britannie ; etc. Dictis religiosis tradidimus sigillo Oliverii Menasac fratris nostri ad preees nostras sigillatas quia proprium sigillum non habebamus. Datum anno Domini M° CC° sexagesimo sexto, mense januarii. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

Donation de Gautier Lemoine, en Sévignac.1271

Universis, etc., Johannes, decanus de Plumaudan, salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia in jure constituti, Galterius dictus Monachus de Valle Ruse, et Theophania, uxor ejus non coacta, et Johanna dicta la Bourdaisse, soror ejusdem Galteri, Petronilla la Bricheste et Jobannes filius ejus, dederunt in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., et monachis ibidem Deo servientibus, quicquid juris, possessionis et proprietatis babebant et habere poterant, totum pro toto, in campo de la Moinerie de Sancto Kadroco , sito juxta manerium dictorum religiosorum de Sancto Kadroco, inter dictum manerium et viam publicam, in parrochia de Sevignac, sub dominio domine de Matignon ; et quicquid juris, possessionis et proprietatis babebant, et babere poterant, in prato sito in riveria de Aruel, in parrochia supradicta, pertinenti ad dictum campum, pro remedio animarum suarum, antecessorum et successorum suorum ; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo primo, mense aprilis. (Arch. des Côtes-du-Nord. -Copie de la cour de Jugon de 1347.)

 

Aumône de Robert Menier, de Sévignac.1271

Universis, etc., Ruellonus, vicarius et presbiter ecclesie de Sevignac, salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia consti tutus Robertus Menier (parochi) anus noster, compos mentis sue, spontanea voluntate non coactus, dedit in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Boquian et monachis ibidem Deo servientibus, berbergamentum suum (situm) juxta herbergamentum dictorum monachorum de Lamoinere de Sancto Kadroco, et pratum situm juxta pratum dictorum monachorum, cum assensu et voluntate Stephani anime sue, antecessorum et suecessorum suorum ; etc. Datum die cantatur Munera Domini, anno Domini M° CC° septuagesimo primo. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

1272 Aumône de Cillard Le Sénéchal, de Sévignac

Universis, etc., Johannes, decanus tune temporis de Plomaudan, salutem in Domino. Noverint quod, coram nobis in jure constituti, Cislardus dictus Senescallus, miles, dedit et concessit in puram et perpetuam elemosinam, Deo abbacie beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus, omnes redditus et obedencias quos, vel quas, eidem militi, debebant Johannes Bechemie et sui, in tenemento de Pengaure, et heredes Theobaldi, militis defuncti, et sui, pro tenemento de Lamoinerie juxta grangiam dictorum monachorum de Sancto Kadroco; que supradicta, videlicet redditus et obediencie, sita sunt in parrochia de Sevignac, Macloviensi diocesi, sub dominio Rollandi de Dinanno militis; pro remedio anime sue, antecessorum et succesorum suorum, et ut sint participes omnium bonorum que fiunt, et de cetero fient, Deo dante, in abbacia supradicta; etc. Datum anno Deo anno Domini M° CC° septuagesimo secundo, mense julii (Arch. des Côtes du Nord.)

 

1272 Acte, en partie rongé par l'humidité, par lequel Henri de Bosco Bili, sénéchal du seigneur Rolland de Dinan, fait connaître que Constance, femme de Jean Glacon, Raoul Poinces, avec le consentement de Jeanne sa femme, Etienne Poinces et sa femme Aanor, et Theophanie, femme de Moyse de Cordan, ont venu à Boquen tout ce qu'il possédaient apud la Moinerie de Sancto Kadroco in parrochia de Sevignac (Arch. des Côtes du Nord.)

 

1272 Charte en partie détruite, par laquelle, le doyen de Plumaudan, fait savoir que Geoffroi Theobaldi a aumôné avec Boquen quicquid juris possessionis, proprietatis, et primogeniture hababat in territorio de Penguily sito inter villam de Penguily, et grangiam de Sancto Kadroco in parrochia de Sevignac. Il semble qu'il devait aux moines, sur la terre qu'il donne, une rente annuelle d'un cartingium frumenti, à la mesure vénale de Jugon (Arch. des Côtes du Nord.)

 

Donation de Cillard le Sénéchal, en Dollo. 1272

Petrus, Dei gracia Briocencis episcopus, universis, etc. Noveritis quod, coram nobis in jure constitutus, Cislardus dictus Senescallus, miles, dedit et concessit in puram et perpetuam elemosinam, Deo et abbacie beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dyoc., et monachis ibidem Deo servientibus, quedam prata sua sita in parrochia de Dollo, Brioc. dyoc., inter aquas, videlicet inter alveum per quem aqua venit ad molendinum de la Roseie et veterem aquam, sub dominio domini comitis Britannie, pro remedio anime sue, antecessorum suorum, et ut sint participes omnium bonorum que fiunt, et Deo dante fient, in abbacia supradicta ; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo secundo, mense augusti. (Arch. des C.-du-N.)

 

Aumône de Jean Bouet, de Sévignac

1272 Universis, etc., Johannes, tunes tempori decanus de Plomaudan, salutem in Domino. Noverint quod, coram nobis in jure constituti, Johannes dictus Bouet, et Lucia uxor ejus non coacta, communi assensu et pari voluntate, dederunt et concesserunt in puram et perpetuam elemosinam, Deo abbacie beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus quicquid juris, proprietaris et possessionis habebant, et habere poterant, et debebant, totum pro toto, in territotio de Querresic, sito inter villam de Penguily et grangiam dictorum monachorum de Sancto Kadroco et capellam Sancti Kadroci, in parrochia de Sevignac, sub dominio domini Cislardi dicti Senescalli, militis, pro remedio animarum suarum, antecessorum et successorum suorum ; etc. Deo anno Domini M° CC° septuagesimo secundo (Arch. des Côtes du Nord.)

 

1273 Donation par un artisan, bourgeois de Broons

Universis, etc., Cislardus dictus Senescallus, miles, salutem in Domino. Noverint quod ratam et gratam habemus donacionem, illam quam Guillelmus Glacon, faver et burgensis de Broon, fecit, cum assensu et voluntate Luce filii sui primogeniti, Deo et beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. et monachis ibidem Deo servientibus; videlicet quicquid juris, proprietatis et possessionis habebat et habere poterat et debebat in territorio de Querresic, inter villam de Penguily et grangium dictorum monachorum de Sancto Kadroco, et capellam de Sancti Kadroci in parrochia de Sevignac, sub dominio nostro, sicut vidimus in litteris dictorum religiosum sigillo Johannis tunc tempori decani de Plomaudan, sigillatis pleinus contineri. In super donamus et concedimus eisdem religiosis quicquid juris proprietatis, possessionis et dominii in dicto territorio de Querresic habemus et habere poteramus, etc. Deo anno Domini M° CC° septuagesimo tercio (Arch. des Côtes du Nord.-Il y a une copie de la cour de Jugon du mardi après la Ste Catherine 1347.)

 

1273 Aumône de Petronille la Brichete, en Sévignac

Universis, etc., Guilhelmus Guenier, armiger, senescallus tune temporis domine de Mâtignon salutem in Domino. Noverint universi quod, coram nobis in jure constituti Petronilla la Brichete, Johannes filius ejus, et Agnes soror dicti Johannis, fillia dicte Petronille, recognoverunt se dedisse, tunc temporis decano de Plomaudan, in puram et perpetuam elemosinam, Deo et abbacie beate Marie de Boquian, Cist.,ord., Brioc. dioc. Deo et monachis ibidem Deo servientibus quicquid juris possessionis et proprietatis habebant, et habere poterant, totum pro toto, in campo de la Moennerie de Sancto Cadrocco, sito juxta manerium dictorum religiosorum de Sancto Cadrocco inter dictum manerium et viam publicam in parrochia de Sevignac, sub domino domine de Mâtignon; et quicquid juris, possessionis et proprietatis habebant, et habere poterant, in prato sito in riviera de Aruel, in parochia supradicta, pertinente ad dictum campum, pro remedio animarium suarum, antecessorum et succesorum suorum; et Datum anno Domini M° CC° septuagesimo tercio (Arch. des Côtes du Nord.-Copie de 1347.)

 

 

Echange de Guillaume de Penguily. 1273

Universis, etc., Guillelmus de Penguili, salutem in Domino. Noveritis quod nos dedimus, tradidimus, et assignavimus, cum assensu et voluntate Agapte uxoris nostre non coacte, in perpetuum excambium, causa permutacionis, religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., omne illud quod habebamus et habere poteramus, et debebamus, in clauso dictorum religiosorum de novo facto, sito juxta vineam suam in parrochia de Sevignac, habendum et de cetero pacifiee possidendum, tanquam jussuum proprium et monasterii sui ; pro quodam clauso in quo Vivianus condam solebat manere, et quoddem nemore quod predicti religiosi emerant a Johanne Glacon et Radulpho Poinces, sito in dicta parrochia de Sevignac, sub dominio dictorum rcligiosorum ; tenendo ab eisdem religiosis, et reddendo eisdem quatuor denarios de mangerio, annui redditus, in Natale Domini, pro dictis clauso et nemore et alio feodo quem tenemus ab eisdem videlicet Laapennerie ; etc. Volumus eciam quod dicti religiosi habeant litteras curie domini Rollandi de Dinanno, militis, desuper dicto excambio, ad majorem firmitatem, si viderint expedire, quas litteras lenemur eisdem concedere et firmare. Datum anno Domini M° CC° LXX° tercio, mense novembris. (Arch. des Côtes-du-Nord. - Copie de la cour de Jugon, de 1347.)

 

 

Legs de Jean Dollou, de Sévignac. 1274

Universis, etc., Guillelmus de Alneto, miles, salutem in Domino. Noverint quod Johannes Dollou, deffunctus, cujus executor testamenti isto (sic), dedit in ultima voluntate sua, et concessit Deo et abbacie beate Marie de Boquian, et monachis ibidem Deo servientibus, pro remedio anime sue, antecessorum et successorum suorum, unum cartengium frumenti, ad mensuram venalem de Sevignac, dictis religiosis et corum monasterio, jure bereditario, singulis annis habendum et percipiendum super decima sua de Sevignac, sicut nobis constat certissimo et in ejus Johannis testamento, sigillis autenticis sigillato, continetur, etc. Datum die lune, in festo beati Georgii, anno Domini M° CC° septuagesimo quarto. (Arch. des Côtes-du-Nord. -Copie de 1347.)

 

 

 

L’autel majeur dispose pour sa part d’une niche qui abritait probablement jadis les reliques de St-Cado

 

Echange avec Jean Milon , de Sévignac.1274

Universis, etc., Guillelmus Bataille, armiger, salutem in Domino. Noverint universi quod, coram nobis in jure constituti, Johannes Milon et Oliva uxor ejus, non coacta, de communi assensu et pari voluntate, et de assensu et voluntate Johanne, matris dicte Olive, et Willelmi de Avignon, mariti dicte Johanne, et patris dicte Olive, dederunt, tradiderunt, et assignaverunt in excambium perpetuum, causa permutacionis, religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dyoc., quicquid juris, proprietatis, possessionis et sesine habebant et habere poterant, totum pro toto, in pratis, aquis, terris, nemoribus, et omnibus rebus aliis, sitis in parrochia de Sevignac sub primogenitura nostra ; habendum, et pacifiee de cetero possidendum lanquam jus suum proprium et monasterii sui, pro eo quod habent dicti religiosi in villa de Karriozet (vel Karriolet) cum pertinenciis suis, situm in parrochia de Plesala ; dictis Johanni Miloni et Olive ejus uxori et eorum heredibus vice mutna dato, tradito et assignato a dictis religiosis ; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo quarto, mense junii. (Arch. Des Côtes-du-Nord.)

 

Nouvelle donation de Gutllaume de Penguily. 1274

Universis, etc., Guillelmus de Penguili, salutem in Domino. Noverint universi quod, cum contencio verteretur inter religiosos viros abbatem et conventum beate Marie de Boquian, Cyst. ord., Brioc. dioc., ex una parte , et nos ex altera, super territorio de Kerdretie, sito inter capellam Sancti Kadroci et grangiam dictorum religiosorum de Sancto Kadroco, in parrochia de Sivignac, sub dominio dictorum religiosorum ; Deum habentes pre ecclesiis, de bonorum virorum consilio, dictam contencionem dictis religiosis quittavimus, dimisimus et omnino dimittimus ; et quicquid juris, proprietatis, et possession in dicto territorio babebamus et babere poteramus ; insuper quinque busellos siliginis, ad mensuram venalem de Sevignac, quos ab eisdem religiosis petebamus , racione supradicti territorii de Kerdresic, dictis religiosis et eorum monasterio dimisimus, dedimus, et eciam damus, cum assensu et voluntate Agapte uxoris nostre, non coacte, in puram et perpetuam clemosinam, pro remedio animarum nostrarum, antecessorum et successorum nostrorum ; et ut simus participes omnium bonorum que fiunt, et de cetero, Deo dante, fient in abbacia supradicta de Boquian ; etc. Volumus eciam ut dicti religiosi habeant litteras decani de Ploumauden sub bac forma, vel sub meliori forma, de hujus modi quittacione et donacione si sibi videant expedire et tenemur ire pro dictis litteris impetrandis, et sigillandis quociens a dictis religiosis fuerimus requisiti. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo quarto, mense julii. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

Donation de Bertrand de Coetlan, en Sévignac. 1275

Universis, etc., Bertrannus de Coytlan, salutem in Domino. Novevint universi quod ego, spontaneus non coactus, uoc ad hoc aliqua vi sive dolo indutus (sic), dedi et concessi in puram et perpetuam elemosinam monasterio beate Marie de Boquian, Cyst. ord., Brioc. et pro remedio anteeessorum et successorum meorum, omnes redditus quos dicti msnachi michi et beredibus meis debebant de terra Lescoyt, si la in parrochia de Sevignac ; nichil in dictis redditibus, nec in dicta terra, michi et beredibus meis retinens, nisi lantummodo obedienciam et retribucionem divinam; etc. Actum die mercurii ante Heminiscere, aiuio Domini M° C° LXX° quinto , mense mareii. (Arch. des C.-du-N.)

 

 

1276 « L'abbaye achète la Moennerie de St-Cadreuc ; Gautier Le Moine donne tout ce qu'il y possède sous le fief de Matignon. » (Inv. de l'ab.)

 

Donation d'Etienne Gueheneuc, de Sevignac. 1278

Universis, etc., Guillelmus, decanus de Plomauden, canonicus Macloviensis, salutem in Domino. Noverint universi quod, in nostra presencia constitutus, Stepbanus, lilius Stephani Guehenoc, spontaueus non coaetus, noc ad hoc aliqua vi sive dolo inductus, dedit et concessit in puram et perpetuam elemosinam monasterio beate Marie de Boquian, Cyst. ord., Brioc. dyoc., et monaehis ibidem Deo servientibus, cum auctoritate et assensu dieti Stephani patris ejusdem, tutoris sui, pro remedio anime sue et pro remedio animarum antecessoriun et successorum suorum, quicquid juris, proprietatis, possessionis, sesine et proximitatis habebat, et habere poterat, et debebat, totum pro toto, in feodo de Laboere, cum pertinenciis suis, sito in parrochia de Sevignac, sub dominio Oliverii de Coylan, armigeri ; niebil sibi, aut suis beredibus, in dicta donacione retinens nisi lantummodo divinam retribucionem ; et insuper dictum monasterium, quoad premissa, constituit universalem heredem suum, et de omnibus predictis, racione donacionis predicte seu institutionis, sesivit, et investivit coram nobis idem Stephanus dietos monachos, nomine suo et monasterii sui, per presentes litteras, et heredes suos universos et singulos ad omnia predicta fîdeliter tenenda et inviolabiliter observanda specialiter et expresse obligavit, etc. Datum die mercurii proxima post Purificacionem beate Marie virginis, anno Domini M° CC° LXX° octavo. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

Acquisition dans le même fief. 1278

Universis, etc., Oliverius de Coylan, dominus feodalis, salutem in Domino. Noverint universi quod Margarita, filia Gervasii Leleu, et Herveus Gerin, et ejusdem Hervei uxor, et Haysia et Orena filie Lamberti Grayou, in nostra presencia constituti, vendiderunt injure, coram nobis, religiosis viris abbati et conventui abbacie beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., quidquid juris, sesine, proprietatis et proximitatis, totum pro toto habebant, et habere poterant et debebant, in feodo de Laboiere cum suis pertinenciis, situm in parrochia de Seguignac (sic), sub dominio nostro ; eisdem religiosis et corum monasterio de cetero jure bereditagio pacifiee, tanquam jussuum, possidendum et babendum ; bannis factis, vendicionibus persolutis et omnibus aliis que ad empeionem et vendicionem pertinent plenarie pactis, secundum usus et consuetudines istius patrie; etc. Datum anno Domini M° CC° LXX° octavo, mense februarii. (Arch. Des Côtes-du-Nord.)

 

 

Vente en Sévignac, par G. Bataille. 1278

Universis, etc., Petrus (de Mordeliis), armiger, senescallus domini Rollandi de Dynanno, militis, tune temporis in terra de Sevignac,salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia constitutus, Guillelmus Bataille, armiger, vendidit religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian, Cyst. ord., unam minam frumenti, annui redditus, ad mensuram de Sevignac venalem, quam dicti religiosi debebant eidem Guillelmo, quolibet anno, super vinea sua de Pleseiaco in parrochia de Sevignac, sub dominio dicti Rollandi militis ; et quicquid juris, proprietatis, possessionis et sesine habebat, et habere poterat et debebat, totum pro toto, in dicta vinea, cum pertinenciis suis, racionc dicte mine frumenti ; de precio cujus vendicionis se tenuit idem Guillelmus coram nobis integre propagato ; etc. Datum anno gracie M° CC° LXX° octavo, mense maii. (Arch. Des Coles-du-Nord.)

 

Aumône d'Etienne Laval de Sévignac.

1278 Universis, etc., Guillermus, decanus de Plomaudan, canonicus Macloviensts, salutem in Domino. Noverint universi quod, in nostra presencia in jure constituti, Stephanus, filius Radulfi Laval defuncti, et Theophania soror ejus, spontanei non coacti nec ad hoc aliqua visive dolo inducti, dederunt et concesserunt, in puram et perpetuam elemosinam, monasterio beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dyoc., et monachis ibidem Deo servientibus, pro remedio animarum suarum, et pro remedio animarum antecessorum et successorum suorum, quicquid juris, proprietatis, possessionis et sesine babebant, et habere poterant et debebant , totum pro toto, in feodo de Laboere, cum pertinenciis suis, sito in parrochia de Sevignac, sub dominio Oliverii de Coitlan, armigeri ; etc. Datum die mercurii ante festum beate Katherine virginis, anno Domini M° CC° septuagesimo octavo (sic).(Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

1278, 25 novembre. -Acte semblable du mercredi après la Purification, par lequel Guillaume de Laval donne tout ce qu'il a au fief de Laboere. (Id. -Acte original et copie de la cour de Jugon du mereredi après Ste Catherine 1347.)

 

Les moines cèdent leurs droits au fief de Laboyère. 1379

Universis, etc., Oliverius de Coilen, dominus feodalis, salutem in Domino. Noveritis quod Johannes de Villa Marie, roram nobis injure constitutus, concessit et gratavit per saeramentum suum coram nobis prestitum, sub obligacione omnium bonorum suorum mobilium et immobilium, presencium et futurorum, ubicunque existencium, se reddere in perpetuum religiosis viris abbati et conventui de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., annis singulis, infra festum Nativitatis beate Marie Virginis, apud Sanctum Cadrocum, scilicet in grangia eorumdem religiosorum, tria cartengia siliginis ad monsuram venalem de Jugon, pro omni jure et hereditate quod habebant dicti religiosi in feodo de Laboiere, sito in parrochia de Sevignac sub dominio nostro, cidem Johanni et suis beredibus tradita in perpeluum a dictis religiosis. Et si contingent quod dictus Johannes, vel heredes sui, defecerit, seu defecerint , de solucione dicti siliginis facienda termino prenotato, et loco, prout superius est expressum, in toto vel in parte, concessit idem Jobannes quod dicti religiosi capiant, seu capi faciant, sua nanna in dicto feodo, vel alibi si maluerint, ubicumque existencia, scu ubicunque poterint ea invenire, pro solucione dicti bladi integranda, prout superius est divisum, absque ulla contradicione ; etc.Datum anno Domini M° C° LXX° nono , mensc junii. (A. des C.-du-N.)

 

Engagement par Le Bechu, de Sévignac. 1294

Universis, etc., J. decanus de Plumaudan in ecclesia Macloviensi, salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia constituti in jure, Le Bechu et Theophania ejus uxor non coacta, pari assensu et voluntate communi, obligaverunt, ac eciam obligant viris religiosis abbati et conventui beate Marie de Boquian et eorum monasterio, unum earlangium frumenti annui redditus quod eisdem debebatur super totum feodum Theobaldi, militis defuncti, situm in parrochia de Syvyngac nostri decanatus, pro sexaginta solidis cursilis monete, sibi a dictis religiosis integre persolutis prout dicti conjuges recognoverunt : tali condicione apposita quod quoeienscunque dicti conjuges et beredes sui reddiderint integre dictam summam pecunie predictis religiosis, dictum cartangium quitum et liberum rehabebunt. Dederunt eciam et concesserunt dicti conjuges in puram elemosinam predictis religiosis omnia arreragia dicti cartangii a tempore retracto a quibuscunque personis, et omnia jura et actiones que sibi competebant et competere poterant et debebant ex quacunque causa sine causis sine racione sine racionibus de predictis omnibus et singulis. Posuerunt predicti conjuges predictos religiosos et eorum monasterium in corporalem possessionem per tradicionem presencium litterarum ; etc. Datum die mercurii post Isti sunt Dies, anno Domini M° CC° nonagesimo quarto. (Arch. Des C.-du-N. -Vidimus de Guillaume, archid. de St-Malo, de 1307.)

 

 

Avril. 1300 - « Devant la cour de Rolland de Dinan, chevalier, seignor feal », Nogue ayant vendu à Guillaume Vivien, de Jugon, pour 12 sous tout ce qu'elle possédait en Sévignac " o le fe es religious hommes labbe et le covent de Boquien », l'abbaye réclame ces biens, par droit de " premesses ", et ils lui sont adjugés. -Cette charte française était scellée du sceau de la cour de Rolland. en Penthièvre et à Dinan, et de celui de Guillaume Ribourdelle, alors alloué du seigneur. (Arch. des C.-du-N.)

 

Avril. 1301

-Rolland de Dinan, chevalier, fait savoir que devant sa cour, que  Bienvenue la degrepie Geffrey Havelon, Johann, Thomase ses en fants et hers de ley cl dudit Geffrey », ont reconnu devoir, annuellement, à la Nativité de N.S., un demeal de froment de rente sur une terre sis en Sévignac, " o bout de ladilte parroesse entre la place Aliz de Parys de une partie, et le cortil Guillaume Ribourdelle., elerc , de lautre », sous le fief de l'abbaye. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

1347 Olivier de Boishardy et Valence son épouse échangent, avec l'assentiment de leurs trois fils, tout ce qu'ils ont en prés, terres, eaux, bois et omnibus rebus aliis, situés dans la paroisse de Sévignac, contre la dîme de St Yvicus en Maroué.

 

 

Accord avec O. Bataille au sujet du champ de la Vigne, en Sévignac.

1303 A touz ceux qui verront e orront tes presentes lestres Oliver Batallesalut eu Nostre Seingnour. Sachent tous come contanz fust esmeu entre religious homes labbe e le convant de Boquien, de une partie, e nous devant dit Oliver, de lautre, sus la deseurance de la cloture e du buchon de la vinne esdiz religious, sise en la parroesse de Saint Vingnac, juste nostre demaene, e de un chanp nostre sis juste la vinne davant dite, achevant sus le chemin par lequel leu vet de laditte vinne au bore de Saint Vingnac : quar lesdiz religious volaent clorre lour buchon de ladite vinne e departir de nostre devant dit chanp; e empres moult des raesons, a paez e a accort veneimes nous e les devant diz religious en tele maniere que nous volons e otraeons de nostre hone volante que les devant diz religious prangent ou facent prandre un seillon de terre ou environ de devant dit nostre chanp a fere lour cloture de la devant dite vinne e dudit buchon si comme il est mostre e declere entre nous e les devant diz religious, e demorra a jamaes a heritage ladite cloture esdiz religious sanz rien que nous i puissons jamaes rien demander, nous ne les noz hers; et semes tenuz nous e noz hers la devant dite cloture esdiz religious garantir de nous e de noz hers, o ces choses tenir e encontre non venir sus lobligacion de touz noz beans avon grae en bonc fae : u testimoyne de laquele chose ces presentes lestres avon doue esdiz religious de nostre propre sael saeles, sait le drel de chescun seingnour feal, Ce fust donc u maes de fevrerer en lan de grace mile tres cenz e tres anz. (Arch. des Côtes-du-Nord.

 

1313 -Rolland de Dinan fait savoir que Guillaume Meloche et Jeanne sa femme étaient en procès au sujet aune pièce de terre et d'un herbergement sis au bourg de Sévignac, sur la seigneurie dudit Rolland : commes eigneurs de cet endroit, les religieux réclamaient un demeal de froment de rente, mesure de Jugon, payable à la Nultvité de N.-S. - Transaction par laquelle Guillaume Melodie renonce à ses prétentions. - Scellé par Guillaume Bataille, rédigé par Guillemet Avoisan, clerc, « taballion juré ». (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

 

 

La chapelle de Saint Cado avant sa restauration

 

 

Afféagement d'une vigne en Sévignac.

Sachent toutz que par devant nous Jamet don Margarou, seneschal 1320 en iceluy temps, Eon Rosselot, Jamet Le Bret personaument establreconnut luy aveir pris a feu e a heritage pour luy e les seins de labbe e dou convent de labbeye de Nostre Dame de Boquian le clos de lour vigne de Sevignac, lour rendant en lour grenier de lour grange de Saint Quadreuc treys demeaux de fourment a la mesure venale de Jugon par chesqun an dedanz chesqun feste de Seint Michel en Monte Gargano. E si il aveneit que ledit Jamet ou auqun de ses effanz ne feissent estance e megnance ou dit clos le terme de sec anz passe apres la date de ces leitres, si autres teneynt pour fere ladite estance e megnance e lour en obeir e aler a lour moulin , ledit Jamet e les seinz sunt tonutz de lessier ledit clos senz nul debai si ils ne voulent fournir e aeomplir les chosses dessus dites ; e a rendre ledit tourment e fournir les chosses dessus dites obligea ledit Jamet esditz religious toutz ses biens meubles en quelque leu que ils seynt pour luy e ses heyrs. Donne tesmoing nostre seel a ces leitres a la requeste doudit Jamet, le premier jour de maiz, lande grace mil treys cenz vint. (Arch. des Côtes-du-Nord.)

 

On peut raisonnablement estimer que ces convers dépêchés afin de défricher les terres reçues en aumône étaient au nombre d'une demie douzaine. On les imagine conduisant leur âne, dont la présence était nécessaire afin de tirer la charrue à roues ; dans le cas qui nous préoccupe, ces convers étaient eux-mêmes secondés par quelques familles établies aux alentours de leur abbaye de Boquen et connaissant l'art du défrichement qu'ils allaient à leur tour transmettre aux populations des environs de Saint-Cado. Sans doute que ces religieux arrivaient chaque lundi aux abords de Saint-Cado et s'en retournaient à Boquen le samedi soir afin d'assister à la Grand Messe du dimanche en leur abbaye. Au lieu dit Métairie-des-Aulnais, près de Saint Cado, la tradition veut qu'un monastère s'y dressait, en réalité, il s'agissait très certainement d'un modeste dortoir où ils prenaient place la semaine. En ce même lieu-dit se voyait encore il y a peu le vivier où ils se ravitaillaient en poissons les nombreux jours de jeûne. Ci-dessous

 

 

Grâce aux défrichements entrepris, la mortalité infantile commença à décliner légèrement, et la croissance démographique qui en résulta fut l'occasion d'attribuer un nom patronymique à chacun. On découvre, en lisant les registres paroissiaux de Sévignac au début du XVIIe siècle que l'une d'entre elle, c'était la famille Delabaye, la seconde famille -présente à Saint-Cado, la famille Boquien -alias Boquen. Sans doute des descendants de ceux qui avaient accompagnés les moines convers dans leur mission première.

 

Voici un premier acte dû à la plume de Missire Briand, desservant de Sévignac au début du règne de Louis XIII : Mathurine née du légitime mariage de Jean Delabaye & Perrine Gesret sa femme fut baptizée le quatriesme jour de mars (1624) parr(a)in Noüel Dellabaye qui la tenue par fonts marraine Mathurin Maullet.

 

 

Un second acte de baptême rédigé quatre ans plus tard par missire Guérin mentionne : Charlotte fille de Bertrand Boquien & Gillette Durand sa femme fut baptizée le 23 décembre 1629 la tenue sur fonts Ollivier Boquien Charlotte Gesret marraine.

 

 

 

 

Outre les Maisons de Goyon, du Chastelier à Eréac et de Dinan Montafilant, nombre d'autres familles seigneuriales disposaient aussi en la paroisse de Sévignac de fiefs. Quelques familles bourgeoises disposaient de lopins de terre. Leurs noms sont soulignés d'orange dans les actes qui précèdent. Au fil des traités apparaissent divers personnages : en 1212, les Goyon alias Gouyon (voir Genealogie de la Maison des Gouyon pr M. Le Laboureur; 1239 Guillaume du Chastelier d'Eréac (voir La famille du Chastelier en Eréac) ; 1260 Roland II de Dinan (voir Les Sires de Dinan, page n° 11; 1266 Guillaume Rabasté ; Guillaume Morel dont le patronyme n'est pas sans rappeler la Ville-Morel à Broons (voir La Ville-Morel à Broons); Jean Gueheneuc, membre de la Maison fondue en Gueheneuc de Boishue (voir Notes sur la famille Guéheneuc.; Robert Paumier ; 1271 Petronilla la Bricheste alias Petronille la Brichete -dans cet acte est mentionné un dénommé Gaultier dit Moine et son épouse Théophanie, ils sont dit de Valle Ruse probablement le Vau-Rusé en Trémeur (voir histoire de Trémeur, page n° 10; Ruellan vicaire à Sévignac ; Robert Menier ; 1272 Cillard Le Sénéchal ; Jean Glacon et Constance sa femme ; Raoul Poinces et Jeanne sa femme ; Etienne Poinces et Aanor sa femme ; Theophanie, femme de Moyse de Cordan -sans doute Moyse de Cordoue (voir La communauté juive de Bretagne à l'époque médiévale); Geoffroi Thibaud ; Cillard le Sénéchal ; Jean Bouet ; 1273 Guillaume de Penguili -probablement de Pengly ; 1274 Jean Dolo ; Guillaume Bataille (voir Notes sur la famille Bataille qui possédait la terre et seigneurie du Plessix en Sévignac - la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac) ; Jeanne Milon -de même famille que ceux de la maison de la Ville-Morel. (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel); 1275 Bertrand de Coylan, possesseur de la terre de Coëllan en Langourla (voir les villages de Langourla, page n° 5) ; 1276 Gautier Lemoine -près de Pengly un lieu appelé le Goutier ; 1278 Etienne Gueheneuc ; 1278 Olivier de Coylan ; Guillaume Bataille ; Etienne, fils de defunt Rodolphe Laval -famille probablement à l'origine du lieu dit Portes Lavat aux environs de Rochereuil ; Guillaume de Laval ; 1294 Le Bechu ; 1379 Olivier de Coilen ; Jeanne de la Ville-Marie -entre Kerbras et Saint Cado se trouve le lieu dit de la Ville-Marie ; 1320 Eon Rouxelot -alors possesseur de la terre de Limoëllan  (voir la seigneurie de Limoëlan à Sévignac et ses possesseurs, page n° 1 - La seigneurie de Bougneuf à Sévignac et ses possesseurs (lieu à présent situé en Rouillac) ; Jamet Le Bret -dont la famille pourrait être à l'origine du lieu dit Ville-ès-Brets situé entre le Plessix Gauteron et la Vigne ; 1347 Olivier de Boishardy et Valence son épouse

 

La toponymie est une étude des noms de lieux. Cette analyse  permet parfois de mieux comprendre l'origine des villages. Essayons à présent de découvrir ces hameaux dispersés en cette vaste paroisse qu'était alors Sévignac. Ces documents de Boquen évoquent bien évidemment Saint-Cado, mais aussi Pengly, Pengave, Pommelin, La Bouillière. S'agissant de Saint-Cado, le lieu était déjà connu sous une forme approximative de Saint Cadreuc, endroit sans doute évangélisé par quelques disciples de ce saint aux origines galloises. Est-il besoin de rappeler que sur notre bon vieux terroir, des hommes parlaient encore la langue bretonne, qui finira par disparaître progressivement vers la fin du XIIIe siècle. Pengly Pengave et Pommelin rappellent cette époque. S'agissant de Pengly, on y voit la forme de pen-celli, qui  peut être compris par début du bocage, les dernières haies bocagères er ces talus mis en place vers cette époque pour la plupart disparurent au cours des années soixante lors du remembrement. Rappelons que Boquen disposait aussi d'un fief aux confins de Plénée Jugon : Carbehault (voir L'ancien manoir de Carbehault à Plénée Jugon ), lequel endroit voisinait avec l'actuelle localité de Penguily. Idem Pengy à Mégrit ou le Bois de Penguilly à Plumaugat.

 

 

 

Statue du Sacré Coeur, de facture récente.

Pengave est traduit par les toponymistes sous la forme de pen gavr ce qui signifie tête de chêvre. Faut-il imaginer quelques caprins broutant dans les landes voisinant le hameau actuel ; Pommelin en breton -pont melin, le pont du moulin il s'agissait sans doute d'un moulin à vent, mais aux abords du hameau de Saint Cado se tenait un moulin à eau, le moulin de l'Hobier -le haut bief, qui a donné son nom au pont voisin qui enjambe la voie expresse. Dans un aveu du XVIIe siècle, est évoqué le moulin de Lhobier, en octobre 1676 Georges Bagay y est cité meunier, plus tard une autre famille de meuniers est présente : Esnaux que l'on retrouve également à Plénée..

En poursuivant notre étude toponymique nous découvrons maints lieux Printel -pratum désigne le pré ; les Récines -racidina : espaces non cultivés aux bords d'un champs ; La Bouillère : à rapprocher du terme boue . Autres hameaux cités : Lysou alias Lysotou devenu à présent le Lézeul - la racine lys rappelle une défense primitive bretonne, la forme finale évoque une forme plurielle, donc des défenses primitives bretonnes ; Queroulais -racine car, ferme fortifiée bretonne, devenu Cas à Loué, nom d'un parcellaire bordant le hameau des Forges à Rouillac ; Couaveneuc en breton Koat mennec ou bois pierreux; la vigne évoquée est devenu l'endroit aménagé sur les coteaux qui s’étirent de part et d’autre de la route qui conduit à Rochereuil, un acte donne aussi un vignoble au bourg de Sévignac

 

A l'image de Saint-Cado, la plupart des lieux dépendants de Boquen prirent un certain essort. Il ne faut pas perdre de vue que ceux qui se choisissaient de vivre et travailler dans un fief relevant de la juridiction ecclésiastique échappaient à diverses corvées, comme celle du devoir de guet au chastel le plus proche. Ainsi, grâce au développement de ces importants hameaux de Pengly, Pengave et Saint-Cado, l'abbaye de Boquen détenait un tribunal à Pengave et disposait de geôles au village de Couaveneuc aux abords de Pengly. L'ordre devait régner, un sénéchal et ses officiers y veillaient.  

 

 

 

1340 Accord entre l’abbaye de Boquen & Jeanne, veuve de Pierre Flourie, de Sévignac, accusée de crimes, et pour ce arrêtée par la juridiction de Boquen et détenue dans les prisons de la même juridiction. « Sachent tous, que comme par la cour de religieux homes, et honestes labbe et couvent du moustier Nostre Dame de Bosquian du dioceze de Saint- Pierre Flourie, de la paroisse de Sévignac homesse et estagère de ceux religieux pour plusiours malefices et autres forfaits touchant arrest, dont laditte cour la poursuivoit afin destre dédommagée sur les biens et herittages de celle Johanne jusqua lestimation de cent livres et deplus, que les dommages desdits religieux de celle poursuitte se montoient endrez le. Et pourceque celle Johanne nestoit puissante de paier present laditte somme, et de lour faire dedommagement, a sçavoir est, que par nostre cour de Rennes en droit personnellement establie laditte Johanne, le hors mis, et delivrée de tout lour arrest et prison de son bon gre, et et de sa pure volonté fist paix, et accordance o lesdits religieux en la manière qui en suit. C’est à sçavoir que quatre pièces de terres sises en la paroisse de Sévignac en la ville et tenue de Pomelin sous la seigneurie à eux religieux, dont lune est sise entre le champ Raoul Ho(u)chet dun costé, et le champ a laditte dégrépie, et ses enfant dautre. La  seconde piece est size dans le courtil a celle dégrépie et ses enfants dun chef, et le chaucheix du Pomelin dautre, et dun costé à la terre Raoul Ho(u)chet et la terre a celle dégrépie, et ses enfant dautre. La sienne piece est sise en la Bruere sous le fau entre les terres a celle dégrépie , et ses enfant, dun costé et  dautre. En la quarte piece est size es Grands Bois, que Johanet Pihoudan gaigne o sa château, lesquelles pièces furent autrefois Guillaume Gouvert . E tout le herittage que laditte Johanne et ses enfants debattoient vers lesdits religieux, et desquelles pieces ceux religieux avoient autrefois faict leur héritage. Combien, que ledit Pierre Flourie, qui pour le temps lour provost estoit, les eust aucunes fois saizies en sa main, a voulu et veult laditte Johanne, que les davant dites pieces dherittage demeurent et soient a ceux religioux, a lour moustier, et lour successours en celuy moustier a jamais a hérittage sanscequele, ses enfants ne lour heyrs y pissent james rien demander, et garanstir hérittages et pieces esdits religioux vers tous, et contre tous, tant de ses enfants que tous autres et est tenue celle Johanne pour le et ses effants, et tous autres en oster tous empeschements vers quelconques partie, et personne, que ce  soit ; et du tout en tous les enmettre au cler et en delivrer comme lour appartenant en herittage a ses propres coust et depends, e en outre laditte Johanne pour le, pour ses hers, et sesdits enfans est tenue garder lesdits religieux, lour giens, prévosts et officiers, et lour hommes vers la cour au sire de Beaumaneir, et toutes autres cours de quelconques acheson, et poursieute, dont lesdits religieux, lours officiers, giens, et hommes pourroient estre suiveys et accuses, ou endommages en aucune manière pour raison de laditte Johanne, de sesdits effans, et dautres a cause deux et par cause e reson des plaidoiries eues et mues vers le, et sesdits effans, et pour la avoir prise, et tenue, et quel quatre motif de ceque lan lour en pourroit demander, et paier pour eux les taux, si tauxes en estoient ; et de tout en tout les en garder fere et paier esdits religioux, ou a leur commandement portant ces lestres sans autre procure demander en telle monnois courrante a la requeste du porteur de ces lestres sans autre terms, et comme les seignours temporels prendront et leveront de lours rentes non obstant, que amandes souranees ne soient prenables, tant pour les levees et arrerages des pieces de terre sis dessus dittes, que devant dits, et deceque a cause deux lesditsreligieux ly en puissent demander, et aussi celle Johanne tenue Brieuc, de lordre de Cîsteaux, fut prise, et arrestée, et détenue en prison Johanne degrepie rendre et paier a  Raoul Ho(u)chet, Peret Jagu, Johan Le Moine, ledit Pihoudan, et Robin Hue, et louirs consorts, que ils firent tant comme ils furent en prison et arrest a cause de le…. A la cour de Beaumaneir, et sur ce les garder sans dommages tant vers celle cour, que vers toute autre, desqueux depends, et dommages ceux Raoul et ses consorts chacun…..le touche seront crus pour toute pleniere preuve a cour de Resne. Quand esquelles toutes choses, et dicelles dessus dittes tenir, fournir…….obligée la ditte Johanne, et Johanne sa fille et chescune pour le tout sans partie allegüer sur lobligacion de tous lour biens meubles, et herittages presents, et futurs en quel lien, et sous quelle seignourie qu’ils soient et puissent estre trouves a prendre, et vendre en personne tant par lesdits religieux, que par autres comme juges et gardes a juger, et les mettre en bans, et en vente sauf a avenante tant pour le principal, que pour les coust, depends, dommages et interest, que ceux religieux pourroient encore par faute du poiement…. »

 

 

 

Ouverture ébrasée remontant au XVIe, elle  éclaire la chapelle nord.

Les réformes entreprises au sein des abbayes fut sans nul doute l'une des raisons qui incitèrent les Abbés à se démettre de nombreuses terres et autres possessions (voir l'abbaye de Boquen, page n° 9; étant désormais désignés, non plus par leurs pairs, mais par le souverain, ils pouvaient réaliser des économies afin de faire prospérer leur fortune personnelle. Il subsistait cependant encore quelques métairies, telle celle de la Chapelle dite un temps Chapelle de Launay -du nom d'une famille noble qui disposa un temps du lieu au XVe siècle. La Chapelle-Launay était située à proximité de la Métairie des Aulnays, et l'endroit était cerné de douves, il nous est ainsi décrit : «  Le pré du pont Josse, contenant un journal et quart, joignant d’une part au chemin des trois croix à la Rosaye, d’occident au pré de la lande de de la Chapelle Launaye, un ruisseau entre, du costé du midy, au clos du Perré cy-dessus le Champ Tricart contenant deux journaux et demy, joignant d’orient au chemin des trois croix à la Bouyère, du nord à la pièce de à la Bouyère cy devant, d’occident au fresche des Aulnays, du midy aux clostures de Jacques Bagay ». La chapelle de Saint-Cado fut conservée afin de servir aux habitants du quartier qui y étaient baptisés, mariés et inhumés dans le cimetière situé alentour de la chapelle. Cette situation perdura jusqu'à la Révolution, les ouailles de Pengave et de Pengly venaient écouter le prêche de leurs pasteurs. 

 

 

 

 

 

 

Mariage de Mathurin Gauven fils de Jean et Mathurine Gesfrot fille de Pierre de Trémeur, célébré le 27 novembre 1604 en présence de Dom Jean Gauven et Simone Tronnel. 

 

 

 

 

 

 

Mariages à la chapelle de St-Cado au cours des XVII et XVIIIe siècles :


 

-Jacques Lamé & Hélène Olivier, 15.11.1604

-Mathurin Gauven & Mathurine Geffrot, 27.11.1604. Ci-dessus

-Pierre Lemercier & Honorée Gesret, 23.7.1605

-Pierre Delaune & Guillemette Gauvain, 2.2.1632

-Allain Symon & Bertranne Nivet, 2.2.1632

-Jean Letessier & Perrine Guillemot, 29.7.1635

-Etienne Coueslan & Jacquemine Hamounic, 26.1.1635

-Jacques Gauven & Mathurine Jouhié, 29.10.1635

-Bertrand Botrel & Catherine Réhel, 10.7.1636

-Mathurin Rehél & Marie Losseart, 20.2.1637

-Jacques Audren & Julienne Botrel, 28.7.1643

-Thomas Clavier & Claude Poulain, 31.1.1645

-Jacques de L’Esquen & Renée Gousret, 12.6.1650

-François Allain & Perrine Bereschet, 21.5.1669

-Jean Labé & Jeanne Josse, 19.6.1670

-Jean Bereschet & Jeanne Houeix, 5.2.1671

-François Esnaux & Marguerite Coueslan, 6.9.1671

-Jean Geffros & Jeanne Lecollinet, 19.11.1673

-Julien Gicquel & Catherine Gousret, 15 ..5.1675

-Pierre Martel & Roberde Lecollinet, 17.7.1675

-Jean Bagot & Jeanne Bagay, 19.5.1676

-Julien Basset & Guyonne Réhel, 16.6.1676

-Pierre Lemercier & Julienne Hamonic, 14.10.1676

-Marc Lentaye & Françoise Régnault, 16.1.1676

-Jean Gaultier & Julienne Taron, 7.1.1677

-François Gauven & Mathurine Ménansac, 1.3.1677

-Jacques Bereschet & Cyprienne Frété, 14.4.1677

-Julien Noël & Jeanne Cadet, 15.6.1677

-Pierre Ménansac & Nicole Aubin, 21.2.1678

-Jean Bertreu & Mathurine Geffros, 22.2.1678

-Guillaume Bagay & Hélène Leclerc, 24.7.1679

-Laurent Labé & Julienne Lorêt, 19.11.1679

-François Régnault & Gillette Haugoumart, 9.1.1680

-Mathurin Lejeune & Marguerite Reboux, 4.3.1680

-Jacques Houchet & Françoise Réhel, 4.3.1680

-Jean Bereschet & Catherine Morin, 21.7.1680

-Jacques Allot & Jacquemine Bézart, 3.2.1681

-Jacques Gousret & Catherine Lecollinet, 3.5.1681

-René Gicquel & Mathurine Gallon, 14.7.1681

-Pierre Ratier & Basteinne Dereac, 28.7.1681

-Nicolas Maufras & Claude Lemarchand, 22.9.1681

-Gilles Gousre & Sébastienne Rabasté, 13.11.1681

-Jacques Henry & Marguerite Legac, 22.1.1682

-Jean Bagay & Olive Houchet, 8.6.1682

-Louis Lemeserays & Julienne Bertheu, 4.7.1686

-François Gaultier & Perrine Gaultier, 26.9.1683

-Laurent Taron & Renée Brouaisy, 14.10.1684

-Jean Boisgerault & Françoise Réhel, 16.1.1684

-Jean Jernigue & Nicole Aubin, 25.1.1685

-Guillaume Briand & Yvonne Moysan, 13.2.1685

-Louis Mallet & Laurence Desréac, 5.3.1685

-Jean Guilloys & Olive Noël, 22.11.1685

-Mathurin Quéré & Jeanne Santier, 8.9.1686

-François Brouaisy & Julienne Girard, 18.2.1687

-Jacques Chevallier & Jeanne Biquetel, 28.5.1687

-Mathurin Gicquel & Jeanne Brouaisy, 28.7.1687

-Jean Poinsu & Hélène Sauneuf, 26.8.1687

-Pierre Robert & Catherine Lemercier, 27.11.1687

-Gilles Brillault & Nicole Aubin, 20.1.1688

-Julien Lebouvier & Laurence Girard, 23 .11.1688

-Laurent Houchet & Jacquemine Gesret, 26.5.1689

-Pierre Nepvou & Laurence Moysan, 26.11.1689

-Jean Jamet & Guillemette Radier, 4.4.1690

-Pierre Gauven & Jeanne Henry, 6.2.1690

-Jacques Chevalier & Perrine Perrineaux, 1.5.1691

-Charles Gaultier & Jacquemine Joanneu, 10.5.1691

-Jean Debvran & Jeanne Houeix, 12.6.1691

-François Guguen & Mathurine Ménansac, 14.8.1692

-Yves Botrel & Catherine Davy, 4.9.1692

-Laurent Réhel & Marguerite Gousre, 27.11.1692

-Jacques Poinsu & Laurence Réhel, 30.1.1693

-François Gousre & Perrine Botrel, 30.1.1693

-Jacques Poinsu & Laurence Coeslan, 27.11.1694

-Louis Berhault & Jeanne Desréac, 4.11.1694

-Olivier Petitbon & Jeanne Rouxel, 15.1.1695

-François Brillault & Julienne Lebouvier, 31.7.1695

-François Davy & Perrine Girard, 3.9.1695

-Antoine Fesron & Jacquemine Gaubert, 1.9.1696

-Pierre Bottrel & Perrine Gauven, 18.2.1697

-Mathurin Brochu & Jeanne Joly, 18.2.1697

-Pierre Thébault & Jacquemine Gicquel, …6.1697

-Laurent Gauven & Perrine Poirier, 16.7.1697

-Mathurin Drouillac & Gillette Lemercier, 21.7.1698

-Jean Chevallier & Françoise Gousre, 3.8.1698

-Mathurin Debvran & Françoise Brouaisy, 2.3.1699

-Mathurin Gesret & Jeanne Bougault, 30.7.1699

-François Brillault & Renée Glot, 25.5.1700

-François Gousret & Jeanne Guyton, 7.2.1701

 

 

 

 

Clocher coiffant la chapelle, il résulte de la restauration entreprise au début des années quatre-vingt, et s'inspire du style en vogue au cours du XVe siècle.

-Pierre Réhel & Rose Rouvrais, 16.1.1731

-Mathurin Gaultier & Françoise Saihier, 30.10.1731

-François Macé & Laurence Garel, 11.2.1732

-Christophe Guillois & Anne Gauven, 19.2.1732

-Jan Huquet & Simone Bézart, 19.2.1732

-Julien Malet & Jeanne Noël, 29.1.1733

-Pierre Bréart & Catherine Gauvin, 16.2.1733

-Julien Garel & Jeanne Gauven, 28.6.1733

-Jean Perrin & Anne Jolly, 18.1.1735

-Michel Réhel & Perrine Leclerc, 23.8.1735

-Pierre Ferré & Françoise Legac, 13.2.1738

-Jean Desréac & Marie Bernier, 27.6.1738

-Mathurin Bougault & Mathurine Héry, 18.11.1739

-Jean Gaultier & Mathurine Noël, 29.2.1740

-Julien Gauven & Gillette Feinan, 13.11.1742

-Julien Gaultier & Jeanne Lebras, 13.2.1747

-Jean Ogé & Jeanne Mauvoisin, 26.2.1748

-Mathurin Gauvain & Françoise Girard, 12.1.1749

-Jacques Moizan & Jeanne Mauvoisin, 21.5.1750

-Jean Gauven & Françoise Bagay, 9.2.1751

-Yves Bréban & Jeanne Gauven, 6.2.1753

-Toussaint Bagay & Jacquemine Sauneuf, 28.11.1753

-René Desvaux & Jacquemine Mauvoisin, 17.17.1754

-Olivier Ferté & Marguerite Quinquenel, 6.5.1758

-Jean Perin & Catherine Bertheu, 20.5.1758

-Nicolas Tronnel & Janne Ogé, 25.1.1768

-Louis Audren & Janne Rathier, 9.2.1768

-François Gesret & Jacquemine Lecollinet, 30.7.1771

-Julien Brunel & Mathurine Geffros, 15.2.1773

-François Malet & Louise Gauven, 17.1.1775

-Yves Bagay & Marie Botrel, 4.2.1777

-Jean Guitton & Françoise Josset, 26.1.1781

 

 

-Julien Bagay & Gillette Glot, 8.2.1701

-Pierre Bagay & Françoise Poirier, 28.4.1701

-Laurent Botrel & Jacquemine Lemettayer, 26.2 .1701

-François Sohier & Mathurine Lecollinet, 26.2.1702

-François Henry & Laurence Lemée, 27.2.1702

-François Guesguen & Françoise Jouanneu, 10.7.1702

-Maury Lemercier & Sébastienne Bertheu, 8.2.1703

-Mathurin Bereschel & Mathurine Bagay, 12.2.1703

-Michel Réhel & Janne Martel, 19.2.1703

-Guillaume Lentays & Ollive Paulmier, 31.7.1703

-Jacques Gesfros & Claude Gauven, 20.9.1703

-Laurent Botrel & Julienne Lemercier, 17.2.1705

-Jan Botrel & Jacquemine Quinquenel, 8.1.1707

-Maurice Quinquenel & Marie Lebert, 29.5.1707

-Yves Bagay & Jacquemine Sauneu, 31.5.1708

-Julien Lorêt & Janne Houchet, 25.9.1710

-Louis Botrel & Mauricette Carré, 8.9.1711

-Toussaint Gauven & Jacquemine Gesret, 11.11.1719

-Jacques Mauvoisy & Renée Bézart, 15.7.1721

-Jan Mauvoisy & Françoise Lemetayer, 15.7.1721

-Laurent Ratier & Laurence Chevalier, 12.2.1722

-Julien Gauven & Gillette Réhel, 12.2.1722

-François Gauven & Louise Bréart, 16.6.1722

-Julien Bagay & Françoise Boudart, 30.7.1722

-Jan Ruault & Louise Girard, 8.9.1722

-Jan Réhel & Mathurine Henry, 17.1.1724

-Yves Richard & François Lebra, 15.1.1726

-Louis Brunel & Françoise Béreschel, 254.10.1726

-Olivier Richart & Louise Gauven, 29.10.1726

-Jan Chevalier & Renée Mortreu, 24.2.1727

-François Audren & Claude Perrin, 9.6.1727

-Guillaume Réhel & Françoise Faisnant, 29.9.1727

-Christophe Soibault & Yvonne Leclerc, 10.1.1729

-François Guéguen & Yvonne Boisgérault, 26.1.1730

-Jean Thébault & Jeanne Brunet, 1.6.1730

-Pierre Gaultier & Mathurine Botrel, 14.11.1730

 

 

Inhumations à la chapelle de Saint-Cado :
 

-Yvonne Gesret, 9.3.1670

-Françoise Gesfros, 28.4.1675

-Jean Bereschet, 3.2.1676

-François Bagot, 5.2.1676

-Jeanne Brisorgueil, 27.10.1678

-Etienne Coueslan, 16.2.1679

-Mathurine Legac, 3.10.1679

-Georges Bagay, 26.12.1679

-Anne Guérard, 14.8.1680

-Olive Nabour, 16.2.1681

-Perrine Freté, 24.3.1681

-Perrine Debvran, 164.1681

-Pierre Gaultier, 24.10.1681

-missire Toussaint Ferté, 5.4.1682

-Perrine Bagay, 21.4.1682

-René Chevalier, 24.6.1682

-Perrine Morin, 30.10.1682

-Julien Lebouvier, 6.11.1682

-Jeanne Deuvran, 30.4.1683

-Jeanne Régnault, 12.1.1684

-Jacques Gicquel, 17.1.1684

-Pierre Ménansac, 5.5.1684

-Maurye Jégu, 2.12.1684

-Mathurin Gernigue, 25.5.1686

-Jean Ménansac, 6.7.1686

-Jeanne Ménansac, 25.8.1686

-Laurens Lemercier, 12.9.1686

-Péronnelle Bagay, 14.9.1686

-anonymes jumeaux Gauven, 4.11.1686

-Louise Corbel, 27.12.1686

-Gilles Brillault, 15.2.1687

-Mathurin Bagay, 28.4.1687

-Mathurine Houeix, 24.7.1687

-Jacques Gernigue, 20.11.1688

-Julienne Bagay, 22.12.1689

-Julien Gesfret, 13.1.1689

-Marguerite Houchet, 24.6.1690

-Péronnelle Gauven, 28.11.1690

-Charles Nabour, 1.11.1690

-Jeanne Jamet, 25.11.1691

-Michel Touzé, 1.2.1693

-Jeanne Chopillard, 3.3.1693

-Julien Gesfros, 27.6.1693

-Guyonne Carré, 24.2.1694

-Antoine Bagay, 2.4.1694

-Mathurine Fesnant, 17.1.1696

-Mathurin Berhault, 15.2.1696

-Alain Debvran, 2.5.1696

-Pierre Gaultier, 11.6.1696

-Guillaume Bagay, 2.2.1697

-Gillette Audren, 29.11.1698

-Olive Gaultier, 9.12.1699

-Mathurine Poinsu, 28.8.1700

-Antoine Raux, 13.12.1700

-Julien Bagay, 12.4.1701

-Guillemette Gauven, 7.4.1702

-Françoise Ménansac, 5.5.1702

-Michel Bérée, 24.11.1702

-Jeanne Piquetel, 27.1.1703

-Julien Botrel, 18.3.1703

-Jean Boisgerault, 7.12.1704

-Cyprienne Desboys, 1.7.1705

-Jacques Gauven, 28.10.1705

-Claude Gauven, 15.1.1707

-Marie Taron, …6.1707

-Perrine Gicquel, 2.8.1707

-Perrine Bereschel, 4.8.1707

-Gilles Gesfros, 3.2.1708

-Louise Bedel, 11.9.1708

-Jean Gauven, 6.2.1709

-Laurens Régnault, 29.8.1709

-Perrine Chevalier, 7.12.1709

-Olive Houchet, 8.9.1710

-Gilles Brillaud, 28 .2.1710

-Mathurine Taron, 2.11.1710

-Jeanne Régnault, 18.3.1712

-Jeanne Martel, 15.9.1712

-Julienne Poinsu, 19.10.1712

-Françoise Quinquenel, 21.1.1713

-Jacquemine Bagay, 3.7.1725

-Gilette Chenu, 14.10.1726

-Charles Gaultier, 12.7.1728. Voir acte ci-dessous

-Jeanne Davy, 7.12.1729

-François Girard, 5.5.1731

-Jean Bagay, 3.1.1733

-Mathurine Gaultier, 2.3.1733

-Françoise Delamotte, 10.2.1734

-Jean Gauven, 20.6.1736

-François Labbé, 12.9.1736

-Jacques Gaultier, 13.8.1737

-François Joly, 11.2.1738

-Gillette Lebras, 11.2.1738

-Jean Gauvain, 5.10.1743

-Perrine Gauven, 16.3.1746

-Anne Henry, 6.6.1746

-Julien Joly, 3.2.1747

-François Jamet, 4.3.1747

-Pierre Bréban, 5.3.1747

-Pierre Gaultier, 6.3.1747

-Pierre Hesry, 18.4.1747

-Sébastienne Régnault, 15.1.1748

-Thomas Couescart, 15.3.1748

-Laurent Devran, 26.4.1748

-Julien Brillaud, 3.12.1748

-Gilles Sentier, 27.7.1750

 

 

La chapelle de Saint-Cado fut manifestement fondée en la seconde partie du XIIIIe siècle ; en 1272 est mentionnée capellam Sancti Kadroci in parrochia de Sevignac ; la majeure partie du sanctuaire fut manifestement reconstruite dans le courant du XVe siècle comme en témoigne cette double arche ogivale qui sépare la partie septentrionale de la chapelle orientée au Midi, une seconde tranche de travaux datant du XVIe siècle fut à l'origine de la partie située au nord. Puis à la fin du XVIIe siècle, deux puissants personnages : noble dame Elisabeth Gouyon, haut et puissant René de Montbourcher financèrent les travaux de Saint Cado après s'être « convertis » au christianisme et avoir abandonné la « prétendue religion réformée. » (voir Le protestantisme, page n° 6). les armoiries Montbourcher, et en écartelé Montbourcher-Gouyon figurent sur le pignon oriental, ce sont là les signatures des généreux donateurs. 

 

 

 

 

Les bordeliers -entendons par là les parcellaires, rétribuaient le chapelin qui s'en allait célébrer à Saint-Cado, les messes lors des fêtes et les dimanches. L'édifice mesurait trente-cinq pieds de long sur vingt-et-un de large et renfermait une autre chapelle « engravée » dans ses murs de vingt pieds de long sur vingt-et-un de large. Au moment de la Révolution, l'édifice était estimé cent soixante livres. Tout autour, s'égaillait un cimetière planté de quelques mauvais ifs. Deux pièces de terre louées vingt livres, l'une dite le Champ de la Forge de onze vergées, l'autre le Champ du Moulin de quinze vergées avaient été léguées par la famille Houchet, pour l'entretien de cette chapelle frairienne qui n'était pas fondée. La chapelle de Saint-Cado fut fermée au culte durant la période révolutionnaire, et voici ce que notait en juillet 1801 le maire de Sévignac : « Il existe en la demeure de feu François Rebours, trésorier de la chapelle de St-Cado demeurant au village des Portes, une cloche, un calice, et plusieurs autres effets provenant de la ditte chapelle, ils seront remis aux habitants duquartier de Pengave lorsque la chapelle sera rétablie au culte dès qu’il y aura un prêtre pour y célébrer les offices. » C'est l'ancien procureur fiscal de la seigneurie de Limoëlan, Georges-Mathurin Leclerc, qui était alors maire de Sévignac sous le Concordat.

 

 

 

Détail d'une ouverture au lieu dit les Portes, lieu voisin de Saint-Cado, son appui rappelle le chandelier Menorah, dont les sept branches équivalaient à la croix du Christ, deux chandeliers encadrent ici un calice. L'endroit était par conséquent une maison presbytérale. Un desservant de Sévignac, Missire Jan Lorêt officiant à la fin du XVIIe siècle était natif des Portes de l'union illégitime d'une demoiselle Lorêt avec un sire de la Ville-es-Blancs. Missire Lorêt  fut lui même à l'origine de la construction d'une maison presbytérale en 1689 dans l'actuelle rue du Fournil au Bourg de Sévignac. L'ouverture des Portes est chanfreinée, elle fleure bon la fin du XVIe siècle 

 

 

Quelques mauvais ifs....

 

 

Un aveu du 5 avril 1579 donne Amaury Gesrect et Marguerite Bigare, un autre du  9 juillet 1596 cite Julien Houchet, fils de Guillaume, la même année Rolland Réhel fils de Georges. D’autres actes pour les quartiers du Préoury et St-Cadreuc mentionnent en janvier 1605 : Guillaume Durand et Gillette Deshayes, puis en 1621 Jacques Durand,  le prêtre Jean Taron parait le 24 janvier 1622. le 13 mai 1635 parait devant notaire Mathurine Poinczu  donnée veuve de Raoul Girard du quartier de Saint-Cado.

 

Quelques prêtres desservant la chapelle de St-Cado.

 

-Dom Jean Gauven,  vers 1600-1630

-Dom Laurent Gousret, vers 1640

-Jean Lemercier 1680

-Toussaint Frété cité en 1680. Missire Toussaint Ferté, fut inhumé en l'église de Sévignac le 5 avril 1682 -Acte ci-dessous.

 

 

 

 

-Missire Louis Gesret, prestre de Trémeur, chapelain de St-Cado en 1748.

-Louis Olly,  né à la Gueurine en Trémeur  en 1763, desservait  la chapelle de St-Cado, voici le portrait qui en fut brossé lors de la Révolution : « Un nez un peu long, une bouche un peu grande, un visage marqué de vérette, les cheveux châtaignes, et une taille de cinq pieds & cinq pouces ». Louis Olly mourut précipité dans le puits du presbytère de Trémeur le 12 décembre 1795,  « patriotes » et « royalistes » se rejetèrent mutuellement la responsabilité de ce crime (voir histoire de Trémeur, page n° 2)

Frère François Milon, prieur de l’abbaye de Boquen, parait comme parrain le 25 juin 1620 de Françoise Rabaté des Aulnays, fille de Julien & Mathurine Bougault.

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor, mais aussi à Bernard Lévêque, sans qui la chapelle de Saint-Cado serait sans doute disparue aujourd'hui....

 

 

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Published by poudouvre
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