Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 13:17

 

 

 

 

 

Armoiries Volance,  Le Berruyer, Chérot, de la Plesse, Urvoit

 

L'histoire de la seigneurie de Saint-Mirel est lié à une famille noble  originaire de l'évêché de Saint Brieuc où elle vivait dès le XIIIe siècle : la famille Volance ; un certain Olivier Volance est cité en 1298 dans un partage de Geoffroi de Bréhan est regardé comme l'ancêtre des Maisons du Tertre-Volance (voir Actes divers touchant la paroisse de Plénée, page n° 17) et de Saint-Mirel ; cette famille Volance possédait entre autres la Coste en Maroué, le Tertre-Volance et Saint-Mirel en Plénée, et elle disposait pour armes « d'argent à sept molettes de sable disposées 3, 3 et 1 ».  On cite également Rolland Volance, qui est donné défaillant lors de la Revue des troupes de l'évêché de Saint-Brieuc en 1480. Aux aveux rendus à la juridiction royale de Jugon de 1494 1526 comparaît Jehan Volance, pour la terre noble de Saint-Mirel, en la paroisse de Plénée-Jugon. Ledit Jehan Volance, était fils de Margilie Sauvaget et de Jehan Volance. On trouve Amaury Volance écuyer, seigneur de Saint Mirel, qui épousa en 1546 Hélène de Saint Meloir, fille aînée de Jean de Saint Meloir, écuyer seigneur de la Colombière ; en 1556, un certain Maître Jean Volance, attaché à une étude notariale. L'héritière de l'endroit, Marguerite Volance de Plénée, qui disposait également de la terre du Tertre Volance et de la Barbottais en Plénée, épousa vers 1569, Jean Le Berruyer fils de Robin, seigneur de Coëbicor à Eréac. En 1691, la terre du Tertre Volance et de Saint-Mirel étaient entre les mains d’un certain Jean Le Berruyer (voir Quelques notes sur Coëbicor en Eréac, et sur ses possesseurs, page ° 1..). Marié avec Ursulle Le Bel de Penguily, il demeurait avec sa compagne sa maison de Saint-Mirel, tandis que la terre du Tertre-Volance était entre les mains de la famille de Trémaudan (voir La famille de Trémaudan). La famille Cherot posséda également l'endroit  au XVIIe siècle, Jacques Cherot sieur de Saint-Mirel épousa Claude Brousté, et leur fille Olive devint l'épouse en 1696 du sieur Jean Urvoit. Au cours du XVIIIe siècle, il est mention de la famille de la Plesse dont les armoiries étaient « d'azur à deux épées d'argent posées en sautoir ». François de la Plesse, naquit à Plénée le 10 avril 1716 de l’union de Maistre François de la Plesse, avocat à la Cour de Rennes et Demoiselle Jeanne Urvoit, Sieur et dame de Saint-Mirel. François-Marc de la Plesse était lui-même sénéchal de la Moussaye (voir L'épidémie de Plénée, page n° 3) et avocat au Parlement de Bretagne (voir Le Parlement de Bretagne en images), il était marié à Renée Lemoine dont il eut treize enfants, parmi eux citons : Marie-Anne de la Plesse née en 1747 à Plénée ; Vincent de la Plesse né en 1748 à Plénée ; Jean-Baptiste de la Plesse né en 1749 à Plénée, mort à Plénée en 1750; Renée-Claude de la Plesse née en 1750 à Plénée, morte à 6 semaines à Miliac en Sévignac ; Marie-Françoise de la Plesse né en 1752 à Plénée; Pierre-Julien de la Plesse né en 1753 à Plénée ; François-René de la Plesse né en 1754 à Plénée; Guillaume-Rolland de la Plesse né en 1756 à Plénée, mort au bourg de Sévignac en 1756; Renée-Guillemette de la Plesse née en 1757 à Plénée, morte en 1759 à Plénée ; Marie Ange de la Plesse née en 1758 à Plénée, mort à Quihériac en 1758; Françoise-Jullienne de la Plesse née en 1760 à Plénée; Claude François de la Plesse né en 1762 à Plénée ; Louis Amateur Plesse né en 1763 à Plénée. La famille Urvoy de Saint Mirel se retrouva en possession de cette terre ayant hérité de la famille de la Plesse. La famille Urvoy fut anoblie sous la Restauration, et portait pour armoiries : « d'azur à 3 molettes d'or ». Adrien-Marie-Joseph Urvoy de Saint-Mirel naquit à Dinan le 6 mars 1797, c'est lui qui fut anobli le 30 mars 1816 ; Marié avec Clémentine de Serizay de Grillemont, il s'éteignit à Dinan le 5 mai 1832.

 

 

 

L'endroit situé aux confins de Plénée et à quelques lieues du Gouray avait manifestement suscité convoitise au cours du Néolithique, si l'on en juge par la présence de deux menhirs (voir Le passé de Plénée Jugon, partie antique -I & II), et les traces d'un cromlech aux abords de la chapelle de Saint-Mirel. La seigneurie de Saint-Mirel ne disposait que du droit de basse-justice. Quant au manoir du lieu, il fut édifié au cours du XVIe siècle par la famille Volance. Le siège de cette seigneurie se présentait sous la forme d'un manoir à cour close, un double porche y donnant accès. Un colombier en torchis, au toit conique, occupait l'un des angles de la cour, et une tour aménagée en petit appareillage, hébergeait un escalier. Cette tour à présent en ruines jouxtait le grand porche. D'impressionnants murs d'enceinte sont encore visibles sur les arrières. Une première chapelle avait été fondée l'an 1668 par l'abbé Chérot, alors recteur de la paroisse alors désignée « Plenest ». L'édifice religieux fut fermé pendant la Révolution et ouvert de nouveau au culte le 25 vendémiaire an XIV. La chapelle de Saint-Mirel fut reconstruite par la famille Urvoy de Saint-Mirel, alors propriétaire des lieux. Bénite le 22 juillet 1899, l'édifice se présente sous la forme d'un plan rectangulaire avec chevet à pans coupés et renfermait une statue moderne de Sainte-Anne

Cette chapelle est cependant très abîmée, comme l'ensemble voisin, et a fait l'objet récemment d'une mise en vente. Le bénitier avait été arraché par une barre à mines. La chapelle de Saint-Mirel, légèrement en retrait du reste du domaine, se dresse à flan de coteau, près d'affleurements rocheux et d'un bosquet

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 13:25

 

 

III. La lutte de l'enclos et du champs ouvert


 

Comment un mode de tenure si répandu autrefois et dont les vestiges sont si fréquents encore aujourd'hui a t-il pu passer inaperçu, au point que, depuis le XVIIIe siècle, les auteurs n'en font que de rares mentions et qu'il a presque échappé à Marc Bloch lui-même ? Il est certain que le régime des champs ouverts avec ses contraintes (ou ce qui revient à peu près au même, ses ententes inévitables) recula depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours. Un document de valeur inestimable, le plan cadastral du duché de Penthièvre, nous fait toucher du doigt ce recul. Côte à côte y figurent des champagnes intactes, ensembles clos à champs lanières appartenant à des propriétaires différents, des champagnes en voie de dissociation, avec quelques parcelles closes au milieu de groupes ouverts, des champagnes mortes où toutes les parcelles sont encloses, voire même dans un ou deux cas regroupées. Un regret : pour deux communes, où le champ ouvert règne aujourd'hui à peu près exclusivement, Binic et Yffiniac, nous ne possédons pas le cadastre du XVIIIe siècle et nous ne pouvons donc suivre la filiation, entre l'ancien et l'actuel paysage. Peut-être un dépouillement systématique des archives notariales permettrait-il de suppléer à cette lacune. Au cours du XIXe siècle les champagnes se disloquent un peu partout. Nous ne croyons pas que, depuis 1918, ait survécu aujourd'hui aucune pratique culturale collective. Mais le plus remarquable dans cette évolution, c'est le silence et le mystère dont elle s'est entourée. En 1635, les commentaires de la Très Ancienne Coutume de Bretagne par Belorgau, en 1694 ceux de La Bigotière font une certaine part aux « gaigneries » et expliquent en quoi elles consistent. Au XVIIIe siècle les commentateurs de la Nouvelle Coutume, même Poulain-Duparc, ne semblent même plus savoir de quoi il s'agit, ne parlent des gaigneries que tout à fait incidemment et comme s'il s'agissait d'une quelconque terre à blé, et donnent du mot défensable la simpliste explication : « Ce mot doit être pris ici dans le sens de prohibé. » Les recueils d'usages locaux du XIXe siècle ne parlent qu'incidemment de la vaine pâture qui est liée aux champs ouverts, et pas du tout du mode général de tenure : entre le XVIIe et le XIXe siècle, un voile pudique s'est abattu sur la « champagne » ! Lorsque le Roi, en 1768, fait faire, par l'intendant, une vaste enquête sur les clôtures, -enquête qui s'insère dans le cadre général de la lutte pour l'individualisme agraire et dont le but certain est d'encourager à la disparition des pratiques collectives -plusieurs subdélégués dans leur réponse l'ignorent -ou feignent d'ignorer -l'existence de champagnes sur leur circonscription : ceux de Hédé, de Hennebont, de Pontrieux, de Tréguier, de Ploermel, de Pontivy, par exemple. Ou bien ils répondent à côté, -rappelant, par exemple, que chacun a le droit de clore, mais négligeant de dire que l'on ne profite pas toujours de ce droit. Ou encore ils déclarent bien haut : « Nous ne savons même pas ce qu'est le parcours », tel celui de Rhuis, un des pays où l'openfield a été le plus vivace. Comptons ceux qui se décident à avouer l'existence des champagnes : Ancenis, Dinan, Josselin, LambaUe, Malestroit, Morlaix, Pontchâteau, Pontcroix, Redon. Soit 9 en tout sur З9, alors que, pour presque tous les autres, nous savons, par d'autres sources, l'existence de tels champs ! Le ton d'ailleurs sur lequel ils en parlent témoigne d'une sorte de pudeur, d'embarras même. Comme le dit l'auteur anonyme d'un mémoire de 17692 qui décrit de façon très précise l'assolement biennal obligatoire, il s'agit là ď a usages, droits qui tiennent encore de la barbarie du gouvernement féodal ». Les subdélégués qui ont déjà la mentalité du fonctionnaire de l'époque contemporaine ont-ils peur d'être accusés de négligence en signalant que leur circonscription comporte encore tant d'institutions « barbares » ? Celui de Lamballe déclare : « Peu de plaines ou champagnes. » Peu? Ouvrons le cadastre de Penthièvre. Paroisse d'Hillion : 26 champagnes intactes, 3 ou 4 en partie dégradées, mais aussi plusieurs groupes de champs ayant exactement la même forme, répondant à un nom commun, mais non désignés sous le terme de champagnes. Paroisse de Pléneuf : 2З champagnes au moins. Paroisse de Maroué : 18 champagnes vivantes, et la trace de 4 ou 5 autres dégradées ou remembrées. Inutile d'insister : certaines feuilles du cadastre sont entièrement composées de champagnes, ou presque. Notre subdélégué de Lamballe est un plaisantin ou un aveugle. Celui de Dinan et celui de Pontcroix essaient de minimiser la chose. A Pontcroix les pratiques collectives sont agréablement appelées « la bonne intelligence des habitants ». Les gens de Dinan « jouissent paisiblement de leurs droits et laissent volontiers passer leurs bestiaux sur leurs terrains sans contestations ». Et au surplus, nous dit le subdélégué de Morlaix, si cela existe, c'est qu'on ne peut pas faire autrement à cause de « l'entremêlage des parcelles ». Mais est-il sincère, celui d'Antrain, qui n'a rien compris à l'enquête royale et croit qu'il est question de supprimer les clôtures et plaide pour leur maintien ? En face de cette défaveur qui s'abat sur le champ ouvert, l'enclos a droit à tous les éloges. Belle-Isle n'est bien cultivée' que depuis la généralisation des clôtures. Le défrichement n'est possible qu'après clôture ; les terres ouvertes de Pontchâteau, soumises à l'assolement biennal (un an de jachère sur deux) sont forcément négligées par .leur propriétaire. Il faut que la propriété de chacun soit bien fondée par des clôtures ou des intersignes équivalents, parce que l'esprit de propriété est seul capable de porter la culture à sa perfection ! La clôture élevée à la dignité d'un intersigne : on sait ce que ce mot implique de valeur mystique pour un Breton Il n'est pas que les beaux esprits. Le -paysan lui-même, propriétaire ou fermier, ne manifeste guère de sympathie pour l'openfield. Source de conflits : les bornes qui se déplacent la nuit, la courbure du champ voisin qui s'accentue au détriment du vôtre. Source, surtout, de contraintes : l'on n'est pas chez soi ! L'accès est réglementé, parfois même surveillé. Aujourd'hui encore, un fait caractéristique : alors qu'il y a à peine trente ans que l'assolement obligatoire a fini de disparaître, il est à peu près impossible, en 1948, de recueillir un témoignage direct de cultivateurs à son sujet. Manifestement, ils ne veulent pas que l'on puisse rappeler un temps où ils n'étaient pas maîtres sur leurs terres... Seuls consentent à en parler, encore, des gens en quelque sorte extérieurs à la culture : employés de mairie, gardes-champêtres… On peut dès lors se demander pourquoi, devant cette hostilité générale, les champagnes se sont par endroits maintenues. En remarquant qu'elles sont denses surtout au bord de la mer, plus rares en Bretagne intérieure, on a invoqué le surpeuplement des régions littorales : la champagne a l'avantage de ne pas laisser un pouce de terrain inoccupé, de supprimer le talus au médiocre rendement financier, et la désastreuse ombre portée de la haie. Malheureusement, cette théorie séduisante n'est pas conforme aux faits. D'une part, le XVIIIe siècle fut une période de faible peuplement en Bretagne, -et peut-être de dépeuplement rural : la peur de la milice précipitait alors les ruraux vers les villes. Le mouvement de recul des champagnes est donc antérieur au début de l'essor démographique du pays qui date du XIXe siècle. L'achèvement de leur, dislocation est bien postérieur à l'exode rural de la fin du XIXe : sauf exceptions locales qu'auraient à préciser des études plus poussées, on ne peut donc lier le maintien de la champagne au surpeuplement. D'autre part, la seule région de l'intérieur où elle reste développée, c'est le bassin de la Vilaine inférieure, qui ne compte qu'une faible densité de population, et où son augmentation, au XIXe siècle, a été satisfaite par le partage de landes immenses, par une véritable colonisation intérieure avec création de fermes nouvelles. Mais peut-être l'énigmatique dénomination de domaine peut-elle dans cette contrée nous mettre sur la voie d'une explication. Au moins en ce qui concerne la rive droite de la Vilaine, nous sommes là dans le ressort d'un ancien mode de tenure, le domaine congéable, qui, n'ayant pas été assimilé à une servitude féodale, a, malgré une première amorce de suppression en 1791, survécu à la Révolution et ne s'est éteint que lentement. Dans ce type de bail, la terre appartient au propriétaire, mais les superficies, y compris les talus, au tenancier : il n-a donc pas le droit d'en édifier sans le consentement du propriétaire, qui ne le donne presque jamais, car, au départ du fermier, il faudrait lui en rembourser la valeur. Simple question : les domaines au sens actuel du mot ne seraient-ils pas établis sur d'anciens domaines congéables. Même moribonde, même disparue, la champagne continue à expliquer toute une partie de la vie et du paysage rural. Longtemps se maintient le hameau groupé en ligne, ancien coeur habité de l'openfield embryonnaire. Les maisons se vident une à une, permettant aux survivants de s'agrandir. L'usage du sillon comme unité de mesure très vivace en certaines communes, souvent inconnu dans la commune voisine, témoigne, lui aussi, d'une existence prolongée de la champagne. Et surtout le cadastre : ces champs qui restent étroitement lanières, bien qu'aujourd'hui enclos, ces parcelles bizarrement courbes, même en terrain plat, dont la concavité ne peut s'expliquer si l'on n'invoque un temps où l'araire déviant sur un champ ouvert, mordait petit à petit sur le voisin… Sous la verdure de ses chemins creux, derrière le fouillis de ses uniformes enclos individualistes, tout parle encore d'un long passé plus complexe où l'openfield tenait une place importante ; mais il attend encore l'historien qui en. déchiffrera et en datera les énigmes. André Meynier, professeur à la Faculté des Lettres, Rennes

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 19:09

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 13:18

Le trois millième article vient d'être publié sur ce blog Poudouvre, une autre manière de voir la Bretagne, sous plusieurs aspects, pas simplement liés à l'histoire ou au patrimoine. Pourtant, ces derniers temps notre bon vieux terroir s'est métamorphosé ; ainsi une partie de l'ancien Poudouvre ou Pays de Dinan s'est-elle détachée pour s'en aller rejoindre le Penthièvre ou Pays de Lamballe…Ce que certains avaient bâti au cours de plusieurs cessions, et désigné  Communauté du Pays du Guesclin, en quelques séances, d'autres l'ont démoli, probablement plus par simples ambitions personnelles, que pour l'intérêt de cette Communauté jamais consultée. Des "citoyens" oubliés,  juste bons pour s'acquitter de taxes et d'impôts en tout genre (soit bête et tais-toi). Rien d'étonnant, après tout, au moment de repenser les fameuses « régions », les autres ont "négligé" de réunifier une fois pour toute la Bretagne, la véritable Bretagne défigurée par un décret de "Vichy", le fameux décret de Vichy, que les représentants du fameux pays des droits de l'homme ont tous ratifié, sans que nul référendum ne soit réalisé. Quant aux économies qui devraient résulter de toutes ces décisions,  j'en doute : -toujours plus de conseillers, de présidents, vice-présidents, de députés et de sénateurs -avec attachés personnels, chauffeurs (parents, amis, relations)  et leurs salaires mirobolants, sans oublier ces autres avantages dignes de l'Ancien-Régime, contre lesquels certains avaient combattu lors de leur fameuse "révolution". Il faudrait déjà commencer par baisser le nombre de ces immunisés et mettre un terme à pareils abus chez une partie de ces gens qui n'ont jamais gagné leur argent à la sueur de leur front... Ce matin, j'entendais une journaliste évoquer la tempête et parlant de Nantes, elle n'a rien dit de mieux qu'à plusieurs kilomètres de là, en Bretagne, la situation s'était améliorée ! Que c'est triste de voir les médias complices d'un pouvoir absolu, clamer pareils mensonges. Bien sûr que Nantes est en Bretagne, n'en déplaise à ces fameux spécialistes qui s'étonnent ensuite que dans cette société, le communautarisme émerge  et que la violence  soit devenue le quotidien de certains lieux. Quoi qu'il en soit, laissons là ces tristes personnages, les mêmes qui dans les écoles de l'empire colonial enseignaient jadis aux autochtones « nos ancêtres les Gaulois », ils ne méritent pas la peine qu'on s'intéresse à eux, surtout par les temps qui courre… Pour ma part je vous remercie de l'intérêt que vous portez à certains des articles publiés, j'espère répondre à certaines questions, et n'ai nullement la prétention de tout connaître, oh que non ! Je découvre parfois des essais qui remettent en cause les idées reçues sur certains sujets, des lecteurs m'apportent  des rectifications touchant quelques généalogies. Ces derniers temps les publications ont été plus rares, les aléas du quotidien vous imposent parfois d'autres obligations, mais entretenir ce blog avec de nouvelles pages reste une activité plaisante que je prend plaisir à partager. Encore merci à toutes et tous.

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 13:12

 

 

 

II. Les champs ouverts

 

Qu'y avait-il donc au début du moyen âge et qu'y eut-il par la suite, en dehors des terres closes ? Trois types de terrains, semble-t-il.


 

1. Des portions de terres cultivées sans clôture, limitées comme en pays de champs ouverts par des pierres (meta, lapis, lapides confixae, lapidicina, petra, rocha), des menhirs (lapis magna) plus ou moins christianisés, des croix, des arbres. Il semble que ce type de possession fut soumis à une enclôture progressive et disparut peu à peu. Il est attesté au XIIIe siècle, parfois d'ailleurs combiné avec le fossé et encore aux temps modernes, au moins dans les domaines congéables. Il renaît aujourd'hui, avec la suppression de talus, due à leurs inconvénients (place perdue, ombre portée).


 

2. Des landes, ou terres froides, impropres à la culture permanente, mais souvent objet de brûlis, d'enclos temporaires, souvent désignées du nom de ce terres boutin », ou « terres à boutin ». Nous trouvons, en Bretagne occidentale au IXe siècle, des délimitations de telles terres par des mottes de terre. bodenae. Boutin dérive-t-il de bodena ?


 

3. Des terres partagées en champs étroits et parallèles qui, au lieu d'être mesurées en acres ou en journaux, sont mesurées en sillons. Les champs sont ouverts, délimités par des bornes. Mais un certain nombre de ces champs (8, 20, 60...) se groupe en un ensemble clos. Il y a là un type bien connu, la gaignerie ou trest, petit openfield accompagnant souvent un habitat groupé embryonnaire, -3 à 7 maisons frileusement jointes, -avec pratiques collectives obligatoires, ou tout au moins indispensables. De quand datent-elles ?, Les actes du XIIIe siècle en signalent à chaque instant, et dans toute la Bretagne, mais surtout dans la région du golfe de Saint-Brieuc. La plus ancienne que nous ayons relevée est de 1229. Mais il est évident qu'à ce moment l'institution est en pleine vigueur. Les moines n'ont eu ni un terme unique ni un terme précis pour désigner ces petits openfields. Nous avions cru que le mot platea s'appliquait à eux. Nous n'en sommes plus certains et, en tous cas, il désigne aussi toutes sortes de choses, . des grandes étendues de terres, et parfois des petites (un bout de jardin, voire même une place au cimetière) sans rapport permanent avec une division en sillons. Il faut en tous cas renoncer à en faire l'équivalent du moderne « plaine », au sens de champs ouverts, attesté au XIXe siècle, mais que nous ne connaissons plus au XXe que pour désigner de grands champs, non clos certes, mais non plus morcelés ; on « fait une plaine » aujourd'hui en Ille-et-Vilaine lorsqu'on abat des talus. A défaut de platea, les scribes ont hésité entre campus, pecia et simplement terra : autant de mots savants qui ne reflètent pas -de dénomination précise. Mais la désignation actuelle de ces terres est pleine d'intérêt. En faisant abstraction d'innombrables expressions purement locales, la Bretagne se partage en cinq grandes zones :


 

1. La partie bretonnante du pays emploie, en apparence, indifféremment les mots trest, mezou ou rest pour les ensembles, de tachennou pour chacune des parcelles décloses.


 

2. Le Nord et le Nord-Est voient se juxtaposer et se mélanger les mots Champagne et landelle.


 

3. La Bretagne centrale parle de bandes (Pontivy, Josselin).


 

4. L'Est du Morbihan et le bassin de la Vilaine moyenne, au sud du bassin de Rennes (exclu) emploient uniquement domaine.


 

5. Vers la limite Ille-et-Vilaine - Loire-Inférieure, domaine se mélange à gaignerie qui, plus au sud (vallées de PIsac, du Don, de l'Indre) finit par régner seule. Si, d'autre part, on reporte sur une carte les noms de lieux qui portent l'un ou l'autre de ces noms, on remarque que l'on obtient à peu près les mêmes divisions. Il n'y a, notamment, aucune interférence entre les mots français et les mots bretons. Le dictionnaire topographique d'Illе-et-Vilaine ne donne aucun trest, rest ni mézou ; le Morbihan de l'Ouest ignore absolument champagne, landelle ou domaine. Un seul mon excellent collègue celtisant P. Le Roux ne lui trouve qu-une explication : un sens de demeure, dérivé du mot français rester (cf. en français vulgaire : « Où restez-vous »), et confondu par la suite avec trest par analogie phonétique sans que les deux mote puissent en rien être considérés comme frères. Mais quelle que soit l'étymologie lointaine de ce mot, un fait est indéniable : aucune ferme, aucun hameau ne s'appelle Reste ou le Reste, en mot isolé ou en composition, dans la Bretagne de langue française. Or le Dictionnaire topographique du Morbihan compte 96 villages de cette racine dans la partie bretonnante du département. Nous sommes autorisés à en conclure que le nom et la chose ne se sont répandus qu'après la fixation de la limite linguistique aux environs de la ligne actuelle. Le recul du breton a commencé au IXe siècle, sans que l'on puisse en dater toutes les étapes. Au XIIIe, nous trouvons les «champagnes » répandues dans la Bretagne du Nord. C'est entre ces deux dates qu'il faut donc fixer sinon leur apparition, du moins leur généralisation. Les constatations toponymiques apportent un précieux renfort à l'hypothèse de P.- Flatrès, qui donne aux « trests » une origine normande : le paroxysme de l'invasion normande se situe de 919 à 9З6. Un autre point singulier est la dualité des mots qui désignent la même chose. Pourquoi trest et mezou simultanément? Pourquoi champagne et landelle? La linguistique peut sans doute nous répondre. Partout où l'on emploie champagne, il s'agit de bonnes terres : la champagne,, nous dit un enquêteur, c'est par excellence la terre à blé. Landelle, au contraire, vient évidemment de lande : on nous décrit en divers endroits des afféagements collectifs de landes aménagés en champs ouverts, une fois les terres les meilleures appropriées individuellement. En bien des endroits, la landelle est la terre la plus mauvaise de la commune, alors que la champagne est la meilleure. Dans un cas, résidu dont on cherche à tirer le meilleur parti ; dans l'autre, terre idéale, partagée initialement entre tout le monde pour éviter les inégalités — ou simplement entre des envahisseurs qui veulent à la fois rester en groupes compacts et profiter des meilleurs sols..., N'y aurait-il pas un partage de sens analogue entre trest et mézou ? Le dictionnaire français-breton de Grégoire de Rostrenen (17S2) donne à l'article champ : « Grand champ, étendue de terre close où il y a plusieurs portions marquées par des pierres bornales, maes, pluriel maesyou, maesyadou. » Un siècle et demi plus tard, le dictionnaire de Troude traduit trest par : « Terrain vague, non clos, non cultivé, dont personne ne peut revendiquer la propriété ; on le dit aussi d-une grande pièce de terre à blé. » Le même auteur, dans son dictionnaire français-breton (3e édition, 1886), donne au mot champ : « Si c'est une vaste étendue de terre ne renfermant que des territoires vagues, de mauvaise qualité... mez, pluriel mezou. » Mais plus loin : « On emploie encore meziou pour désigner de vastes terrains... rendus à la culture, et qui appartiennent à plusieurs personnes. » ïl y a là la trace de deux sens différents, témoignant vraîsemblablement de deux origines différentes, analogues à la champagne et à la landelle. Peut-être initialement mezou désignait l'une (champagne), trest l'autre (landelle) ; et, lorsque les deux termes s'appliquèrent à une même . structure agraire, les lexicographes s'y perdirent, et, suivant les communes, on généralisera le sens de celui des deux mots primitivement seul employé. Gaignerie est de la racine de gagnar. Mlle Charaud l'a judicieusement rapproché de gewannflur : gewann, de winnen, gagner. - Domaine semble, à première vue, un contre-sens : nous sommes tellement habitués à employer ce mot pour désigner de grandes propriétés d'un seul tenant ! Réservons-le pour le moment. Enfin, dernière remarque sur les champagnes : la coexistence de cinq zones de dénominations diverses, à peu près imperméables l'une et "l'autre, ne témoigne-t-elle pas à son tour d'une pluralité d'origine ? Ou de plusieurs générations indépendantes l'une de l'autre? On voit tout le travail qui s'ouvre aux historiens s-ils veulent préciser ces divers points...

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 16:19

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 06:56

 

Les dix pages que, dans Les Caractères Originaux, Marc Bloch consacre au pays d'enclos, comptent peut-être parmi les plus perspicaces de l'ouvrage. Alors que ce sujet était à peu près inexploré avant lui, il en a vu tous les points essentiels, il a tracé tout un programme d'études. Dix-sept ans ont passé et l'on ne peut dire que le problème ait beaucoup progressé. Les historiens de la Bretagne ont à peu près complètement négligé. Seuls les géographes ont apporté sur l'état actuel, sur la répartition et même sur les processus des clôtures, certains faits nouveaux. Mais dès qu'il s'agit d'en trouver l'explication et de les dater, ils doivent recourir aux méthodes des historiens -et se voient souvent arrêtés, soit par le manque de sources, soit par leur inexpérience à les manier. Ces quelques notes n'ont d'autre but que de présenter à la sagacité des historiens quelques points devant lesquels les géographes piétinent.


 

I. -les talus


 

La majorité de la terre bretonne est aujourd'hui composée de champs, enclos par des haies plantées sur des talus. L'ensemble haie-talus est appelé haie dans la région rennaise, fossé dans la majeure partie de la Bretagne de langue française (mot en décadence, sous l'influence, semble-t-il, du français), et dans les textes notariés de la Bretagne bretonnante, ar ch'leuz (ou arch'lqiin ou ar ch'leu), mot qui présente la même équivoque que le français fossé. Sur la cause de l'édification des talus, l'accord est à peu près fait ; il. ne s'agit ni d'un impératif climatique ni (au moins exclusivement) d'une entrave aux divagations des bestiaux -mais d'un signe d'appropriation individuelle de la terre. La difficulté commence quand il s'agit de dater. Certains font remonter les clôtures à la préhistoire. On a voulu voir dans les chemins creux qui souvent -mais non dans la majorité des cas -séparent les parcelles, un héritage de l'âge de la Tène. Marc Bloch avait senti le défaut de ces thèses : « Néolithiques, nos haies, ou celtiques ? A l'expérience, il n'est même pas sûr qu'elle se révèlent médiévales... » De fait, il y a des fossés très récents, édifiés sur des landes communes appropriées aux XVIIIe et XIXe siècles. Il y en a de beaucoup plus vieux : il n'est pas rare, en abattant un talus, d'y trouver des objets que les archéologues datent d'avant l'ère chrétienne. Il est fréquent aussi que l'orientation des talus soit calquée sur celle des monuments mégalithiques, -ce qui laisse supposer qu'ils dateraient d'une époque où les cultes liés à ces monuments étaient encore vivaces4. Plutôt que ces présomptions, nous aimerions mieux- des textes. Or, à l'apparition du plus ancien d'entre eux, le Cartulaire de Redon, le fossé existe déjà comme un fait normal et courant. Si les chartes sont authentiques et les si leur publication en a été correcte, la plus ancienne qui parle de « fossata »,date de 820. Depuis cette date et sans interruption, les textes de la même abbaye -et de même, ceux des autres cartulaires bretons - portent des mentions continues de fossés déjà existants. Quelques-uns nous font assister à la création d'une clôture, ou tout du moins la signalent comme récente. Pour les distinguer, dans le langage conventionnel des cartulaires, le mot « fossata » est le plus répandu. Mais on trouve aussi « fossatum », « fossa », sans doute simples fantaisies graphiques. Plus intéressants apparaissent les épithètes, qui témoignent à la fois d'une certaine variété dans les types de talus, et de la possibilité de les identifier par un caractère extérieur. Fossata magna ou fossa maxima s'oppose ainsi à fossatella. Souvent la couleur rouge est signalée, sans doute fossés élevés non sur l'habituel limon jaune, mais sur les sables argileux pliocenes rouges, disséminés un peu partout en Bretagne. Parfois,cependant, ce sont des mots d'une autre racine que celle de fossé qui sont employés ; limes, relevé à deux reprises dans les pièces de l'Abbaye de Sainte-Marie de Boquen n'est peut-être qu'une réminiscence d'érudit. Fovea, relevé pour une terre de Kerviniac et une de Gorlay, en région bretonnante, paraît indiquer que le mot fossé n'avait pas pénétré là. La région forestière du Nord de Rennes ne semble avoir employé que haïa : encore aujourd'hui, le mot haie y est le. seul populaire. Est-il téméraire de conclure de la multiplicité des vocables désignant un même fait, qu'il n'y a pas eu à l'origine une institution unique, qui se serait répandue en tache d'huile, mais plusieurs foyers indépendants de naissance et de création. Mais la constatation la plus importante qui découle des textes médiévaux, c'est sans doute le fait que la plupart des domaines ou des champs décrits ne sont pas ceints de toutes parts de clôtures. Si certains ont leurs quatre côtés bordés de fossés, beaucoup n'en ont qu'un, deux ou trois. Guilcher, il est vrai, fait remarquer que l'absence de mention d'un fossé sur un des côtés n'implique pas forcément son inexistence. Sous cette réserve, nous recensons, pour le ixe siècle, 35 domaines décrits pour 18 d'entre eux, on ne signale aucune clôture sur aucun de leurs côtés ; 15 sont bordés partiellement de limites non1 matérialisées


 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 17:31

 

La bretonne pie noir

 

 

La Pie Rouge des plaines

 

 

Mouton des landes de Bretagne

 

 

Coucous de Rennes

 

 

Poulets de Janzé

­

 

Vache Froment du Léon

 

 

Vache armoricaine

 

 

Vache nantaise

 

 

Bidet breton

 

 

Trait breton

 

 

Postier breton

 

 

Porc blanc

 

 

Canards nantais

 

 

Griffon Fauve de Bretagne

 

 

Epagneul breton

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 16:46

 

 

 

Manoir de Kergoët avec sa porte ogivale XVIe et l'oratoire Saint Armel

 

 

Armoiries des possesseurs, de gauche à droite : de  Kergoët, de la Moussaye, Gouyon, Montbourcher, de Coigny, des Salles et de Saint-Pern

 

 

 

 

Ci-dessus, porte provenant de Kergoët, visible au bourg de St-Jouan-de-L'Isle

 

 

La terre de Kergoët noble de toute ancienneté, doit son nom à ses premiers possesseurs : les membres de la famille de Kergoët, alias de Cargouët, dont les armoiries étaient : Bandé d'or et de gueules de six pièces. L'héritière de cette maison transporta la terre dudit lieu Kergoët en épousant le chevalier Bertrand Ier de La Moussaye. Il ne semble pas que ce couple eut de postérité, en revanche, d'une seconde alliance avec Gillette de Rieux, trois fils virent le jour au foyer de Bertrand de la Moussaye, premier du nom. Bertrand de la Moussaye, seigneur de Kergoët s'éteignit en 1304 lors de l'expédition en Flandres où il accompagnait le duc de Bretagne Arthur II (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 15 - Lieux des sépultures des souverains Bretons, page n° 5) . Vers 1320, la terre de Kergoët sise en la paroisse de Saint-Jouan de l'Isle est entre les mains de Bertrand de la Moussaye, deuxième du nom marié à Isabeau de Pleumaugat (voir histoire de Plumaugat : la période médiévale - les possesseurs de la Maison à Plumaugat). Leur fils cadet, Olivier de la Moussaye, fut lui même titré seigneur de Kergoët. Il fut tué à la bataille d'Auray en 1364. Dès lors la branche aînée de cette illustre famille recueilli cette terre, ainsi, Guillaume de la Moussaye, frère ainé dudit Olivier était il titré seigneur de la Moussaye et de Kergoët. Quelques générations plus tard, Edouard de la Moussaye, chevalier, sire de la Moussaye, de la Rivière, est donné chambellan sous le duc François Ier de Bretagne. Il apparaît dans les montres nobiliaires de la paroisse de Saint-Jouan l'an 1447, et il est précisé qu'il demeure Kergoët et dispose d'une métairie en la même paroisse.

 

 

Kergoët d'après plan napoléonien, lieu aux trois quarts cerné de douves

 

 

Le même endroit vu à travers la plume de Frotier de la Messelière

Le marquis Amaury V Gouyon, sieur de Kergoët

 

Son fils Amauri de la Moussaye que nous avons évoqué dans un précédent article (voir Amauri Ier de la Moussaye, chambellan) est aussi titré seigneur de Kergoët. Chambellan et grand veneur de Bretagne, il fut aussi garde de la cité de Dol et de Dinan, et l'un des généraux de François II, duc de Bretagne. Le dernier membre de la famille de la Moussaye a avoir disposé du titre de Kergoët fut Jacques de la Moussaye, tué très jeune dans un combat singulier. C'est Gillette de la Moussaye sa tante épouse du sieur Jacques Gouyon qui récolta son héritage et le transporta à sa descendance (voir Genealogie de la Maison des Gouyon pr M. Le Laboureur). Après Marie Gouyon, le seigneur de Kergoët fut son neveu René-Amaury de Montbourcher, marquis du Bordage, fils d'Elisabeth Gouyon et de René de Montbourcher. René-Amaury de Montbourcher, marquis du Bordage mourut célibataire en 1744, dans sa 73ème année, laissant la seigneurie de Kergoët à sa soeur Henriette de Montbourcher, femme du maréchal duc de Coigny ; cette dame la posséda jusqu'à sa mort, qui arriva en 1752 ; puis son fils, duc de Coigny, qui en hérita, la vendit à messire Jean-René des Salles en 1780 ; mais le marquis René-Célestin-Bertrand de Saint-Pern (voir La famille de Saint PernLe château de Couellan en Guitté)  l'acquit alors par retrait féodal. Il y avait à Kergoët une chapelle, qui était dédiée à saint Armel, ou au moins dans laquelle était une statue de ce saint, et dont il ne restait plus que des ruines en 1783. Quand elle fut détruite, l'on transporta cette statue dans la chapelle, dite de la Moussaye, de l'église de Saint-Jouan (voir L'église Saint-Jean Baptiste de Saint-Jouan-de-l'Isle). Les possesseurs  de Kergoët disposaient en cette église de droit d'enfeu, sans doute que ceux de la seigneurie de Saint-Jouan également, toutefois seuls les possesseurs de la seigneurie de L'Isle disposaient véritablement du droit de prééminence en cette église (voir La seigneurie de Saint-Jouan - La seigneurie de l'Isle près de Saint-Jouan.) le Les baptêmes furent faits dans la chapelle de Kergoët depuis le 15 septembre jusqu'au 17 octobre 1638, à cause de la peste qui régnait alors (voir Les croix plantées ici et là au cours des épidémies de peste...- Les épidémies, page n° 1 : la peste). Le marquis Amaury V (portrait ci-dessus) n'empêchait donc pas, quoiqu'il fût protestant, de pratiquer le culte catholique dans une chapelle qui lui appartenait

 

 

Armoiries Moussaye et devise de cette famille visibles dans l'église de Saint Jouan de L'Isle, les statues de Saint-Armel en cette même église (à gauche) et à Kergoët (à droite). Au centre, enfeu d'une des dames de Kergoët.

 

Merci à M. Perou de son accueil.

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article