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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:16

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:23

 

 

 

 

Le « Marnot » c'était la pipette, au tuyau rogné, et qu'on fumait l'envers, pour faciliter le tirage, car on l'emplissait de tabac carotte, de tabac à chiquer, haché menu dans le creux de la main, et lié avec de la salive.  Les bureaux de tabac s'alimentaient à la Prénessaye, au bourg perdu entre des ressauts de collines, dans les environs de Loudéac. Pierre Gaspaillard, un des p'tits gars du pays, né à la chute du second Empire lança la mode en fabriquant ses marnots tout en entretenant sa terre. Mais pourquoi marnot, parce que cette dénomination s'appliquait exclusivement aux pipes fabriquées non avec du kaolin, mais avec de la marne, de la tangue des fonds de baie. La production de la Prénessaye est devenue spécifiquement locale. de pipes. Du « Zouzon à Napoléon III. » la dynastie artisanale des Gapaillard reste fidèle à ses principes On redoute souvent, quand on a l'esprit ombrageux, de servir de tête de Turc. Et pourtant les personnages célèbres ne doivent-ils pas s'attendre, en même temps qu'ils entrent dans la gloire, et qu'on les statufie dans des Panthéons ou sur des places publiques, à servir de têtes de pipe ?

 

 

Napoléon Ier, Thiers, Gambetta y sont passées. Et même l'humble zouzou, le fameux zouave turban et à guêtres hautes, qu'on a immortalisé au pont de l'Alma. C'était au temps où l'on fumait encore des pipes en terre, où tulotter une Gambter ou un Jacob, demandait autant d'acharnement dans la recherche de la volupté, que les raffinements esthétiques d'un Baudelaire ou d'un Thomas de Quincey. Le souci du confort nous a rendus plus exigeants nous mettons le prix dans une racine de bruyère, une écume, ou un bols de violette. La gloire des fabricants de pipes en terre ne s'eteignait pas, pour autant, dissipée, et il est des bourgs de Bretagne, où l'on fume encore le Marnot. Extrait d'un article de Ouest éclair en date de l'année 1941

 

 

 

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 15:20

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 14:49

 

 

 

On n'a pas oublié la lettre de notre collègue M. F. Verger de Nantes sur les ruines du château de Machecoul qu'elle contenait qu'on nous permette d'ajouter les suivants, dus la même plume; Le vandalisme, le marteau la main va démolissant tout ce qui nous reste de monuments historiques. N'est-ce donc pas assez de la guerre civile, de la guerre étrangère, de la foudre, des incendies accidentels, et du temps, ce grand destructeur de toutes choses? Faut-il encore que les hommes ajoutent, de sang-froid tous ces fléaux. Le département de la Loire-Inférieure théâtre et victime de la plus affreuse guerre civile des temps modernes qui vu comme le reste de la Vendée faire des coupes réglées de maisons, de chaumières et de châteaux va encore se voir privé des ruines du château de Machecoul. On besoin do pierres pour les chemins vicinaux lesquels il faut en convenir, sont dans un état affreux Or il n'y pas de pierres dans la plaine de Machecoul et le château inutile et inhabitable, en offre un mine abondante. On s'est décidé puiser. La commune n'est pas riche et elle doit user de toutes ses ressources pour répondre au besoin pressant des communications nous convenons de tout cela et nous n'accusons pas les autorités de Machecoul mais on nous permettra de gémir sur la disparition complète de cette antique forteresse laquelle se rattache- une foule de souvenirs qui ne sont pas sans intérêt pour le pays. En faisant Ici un vœu peur que l'on conserve ee qui reste de ce monument, nous émettrons en même temps une opinion qui, si elle était suivie, tendrait au moins conserver le souvenir des édifices qui doivent disparaître du sol. Nous voudrions qu'il fût or donné toutes les communes de France de ne pas démolir un monument publie, quelle que fût son importance sens avoir préalablement fait prendre le plan géométral et le dessin des façades principales de ce monument. Des copies seraient envoyées au chef-lieu. Il serait bien encore d'en faire prendre un plan en relief. Ces documents seraient précieux pour les écrivains qui s'occupent de l'histoire locale. Suivant Ogée la fondation de Machecoul remonte vers l'année 843. Lambert, comte de Nantes, fît don du pays d'Herbauge son neveu. Machecoul s'appelait autrefois Sainte-Croix. L'auteur Cité ne dit pas quelle époque eut lieu le changement de nom mais il parait que ce fut vers le onzième siècle. On croit que ce fut Bernard de Machecoul qui fit commencer le canal qui va de cette ville au pont de la Roche. Il serait facile, ajoute Ogée de réunir ce canal la rivière du Tenu et de communiquer ainsi la Loire par lac de Grand-Lieu ce qui serait très utile au commerce de Machecoul. Nous voyons au treizième siècle Jehanne de Machecoul surnommée la Folle, et dés héritée pour avoir épousée un jeune seigneur qui n'était encore que varlet servi en Jehan de Machecoul, tué au siège de la Roche-Derrien en 1347. Briand seigneur de Machecoul, était conseiller de Philippe VI, en 1348. Jehan IV duc de Bretagne étant devenu possesseur de cette terre fut obligé comme baron de Retz de venir l'installation solennelle de Jean de Montrelais, nommé évêque de Nantes. Voici la lettre curieuse de ce prélat au duc qui nous été conservée par dom Morice Semonce faite au duc par l'évêque de Nantes d'assister son entrée comme baron de Rais, Jehan, par la grâce de Dieu et du Saint-Siége de Rome, évesque de Nantes, nostre très cher et amé fils en Dieu et féal très puissant et très redoutté prince Jehan duc de Bretaigne comte de Montfort et de Richemont et sire de Raix en notre diocèse salut et dilection en Dieu. Nous vous faisons savoir, comme sire et baron de Rays et intimons par restes nos présentes lettres, que, l'aide et ordonnance de Dieu, nostre créateur et sauveur, nous entendons cest jour de mardi prochein emprez Pasques flories prochement, venant faire nostre entrée et estre receus en nostre église de Nantes solempncment, selon l'ordonnance ancienne et comme nos prédécesseurs l'ont fait au temps passé. Si vous requérons, que, comme sire et baron de Raiz la dite journée vous venez et soyez Nantes personnellement pour faire le.deu en quoi vous estes tenu nostre dite église et nous, cause et par raison de votre dite seigneurie et baronnie de Raiz: tant en nous portant en nostre dite église que autrement, selon que vos prédécesseurs, appelé Bernard.seigneurs de Baitz, l'ont fait au temps passé en prenant tel droit comme vous appartient en ce faisant et est accoustumé. Donné soubz notro grand sceel le vingt-neuvième jour dou mois de mars l'an mil trois cent quatre-vingt-trois .

 

 

Gui de Laval dit Brumor ou Brémor, seigneur de Retz rendit de grands services la France en combattant vaillamment les Anglais et les Navarrais. Gilles de Laval eut cette baronnie de son père vers 1420. Il était doyen des barons de Bretagne. Il fut fait conseiller et chambellan du roi et enfin maréchal de France en 1429. Il assistait au couronnement de Charles VII, en 1431. Jusque la, il ne s'était fait con naître que par de belles actions et ses vertus. Il acquit bientôt après une affreuse célébrité par ses erreurs ses prodigalités et ses crimes. Ils se terminèrent par son supplice en t440. 11 fut étranglé et son corps livré aux flammes dans la prairie de Biesse Nantes. Il paraît qu'avant la destruction du château on voyait le sabre de Gilles de Reti qui était d'une dimension extraordinaire. En 1473, Louis XI prit le château et la ville de Machecoul. André de Laval seigneur de Retz et de Loheac fut amiral de France en 1437. Claude Annebaud est un des plus illustres seignears de Retz. Il se distingua au siège de Mézières, défendu par Bayard. Après avoir été fait prisonnier la funeste bataille de Pavie, il défendit Turin, et prit plusieurs places importantes en Piémont. Vers 1636, il se couvrit de gloire en portant du secours Thérouane. Il fut de nouveau fait prisonnier en 1587. Dès qu'il fut libre il se rendit maître de Saint-Pol ce qui lui valut le bâton de maréchal de France et le gouvernement du Piémont. Il fut ambassadeur Venise en 1545. Il gagna trois batailles navales sur les Anglais et fut nommé amiral. Il traita de la paix entre l'Angleterre, l'Empire et la France, et mourut premier ministre en 1552. Jean d'Annebaud baron de Retz se distingua la guerre il fut tué [au combat de Dreux en 1562. Cette baronnie passa dans la famille de Gondi par le fait d'alliance. Albert de Gondi fut fait maréchal de France en 1565, et ambassadeur en Angleterre en 1566. Le roi Henri III le nomma gouverneur de la province de Metz et de Nantes et généralissime des armées de France. Cette baronnie fut érigée en duché-pairie en 1581. Au mois d'août 1588, Henri, roi de Navarre, assiégea le château et la ville de Machecoul, mais ils furent si bien défendus, malgré l'artillerie nombreuse des assiégeants, que ceux-ci furent obligés de lever le siège. Le maréchal de Gondi qui était gouverneur de Nantes avait sur tous les bouchers de cette ville un droit fort singulier. Le jour du mardi-gras chaque bouclier devait lui donner un denier; et, s'il ne le donnait pas au moment qu'un des officiers du maréchal lui pré sentait une aiguille cet officier pouvait piquer de son aiguille le premier morceau de viande qui lui plaisait et l'emporter. Charles de Gondi, fils du précédent, amiral de Bretagne, fut tué au Mont-Saint-Michel. Environ l'an 1603, dit Ogée, que nous continuons de copier, les habitants de Machecoul firent naître entre eux un statut qui portait que quiconque entendrait jurer le saint nom de Dieu donnerait un soufflet au coupable sans que celui-ci eût le droit de s'en plaindre. Ce règlement causa plusieurs querelles fâcheuses qui le firent abolir. Au milieu de tout ce monde on remarque le fameux cardinal de Retz si connu par ses intrigues, son esprit et son audace. Son histoire étant fort connue, nous ne nous arrê terons pas. Après son évasion du château de Nantes il se retira celui de Machecoul. Nous voyons ensuite Pierre de Gondi général des galères blessé au combat de l'île de Retz, en 1655. Par alliance, ce duché passa dans la maison de Villeroy. Ici les renseignements nous manquent. Nous savons seulement qu'à l'époque de la révolution, le château appartenait la famille de Céran. La maison d'habitation ou petit château fut détruit par un incendie dû au hasard en 1782. Le grand château fut brûlé l'époque de 93 Machecoul eu une célébrité malheureuse dans les guerres de la Vendée. La ville fut prise et reprise jusqu'à six fois par les deux partis; mais le château ne figure plus croyons-nous dans l'attaque et la défense. Il est entouré de larges douves revêtues de murs. Son diamètre est d'environ 60 mètres; sa circonférence en dedans des fossés, d'environ 180 mètres. Les murs ont mètres 30 centimètres d'épaisseur. Les vastes cheminées de l'intérieur étaient ornées de trèfles. On voit encore de grands caveaux voûtés solidement. Cinq grosses tours en for maient la défense principale. On remarque trois portes où étaient des ponts-levis et des herses. Bientôt il n'en restera plus rien. Ainsi s'effacent tous les témoins des hauts faits du moyen âge. Bientôt nous ne pourrons pas même nous rendre compte de l'espace où se passaient les actes de nos siècles [héroïques. L'œil et la toise n'auront plus rien mesurer. Nous concevons que tous les vieux monuments ne peuvent pas subsister. Au milieu de nos villes où nous voulons de larges rues et de vastes places il faut qu'ils tombent mais le château de Machecoul est isolé hors de la ville et ne gêne aucun passage. On pouvait conserver ses ruines. Le château de la Garnache éprouve un sort pareil. Ses débris vont combler des ornières et cependant la pierre n'est pas rare dans le pays. 

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 13:35

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 08:57

Châteaulin, ainsi nommé en raison de celui qui procéda à l'aménagement de l'endroit : Alain Le Grand, considéré comme gendre du roi Salomon. Il devait disparaître l'an 907, avant que son ouvrage ne soit achevé. Il ne fut terminé que près de 30 ans plus tard. Pontrieux était autrefois une trêve de Quemper Guézénec. C'est une ville fort ancienne que couronnait jadis la forteresse de Châteaulin sur Trieux où furent enfermés, sous le règne d'Alain IV dit le Petit, Hervé vicomte de Léon et Guiomark son fils, tombés l'un et l'autre dans une embuscade que leur avait dressée le vicomte du Faou. Le terrain où fut cette citadelle, de laquelle il ne reste pas de vestiges est aujourd'hui défriché et planté. Il est situé en Plouëc, et il est hors de doute que Pontrieux était autrefois dans la petite plaine au-dessous du château. Ce château dont l'histoire se lie d'une manière intime celle de Pontrieux soutenu plusieurs sièges. D'après Lobineau Pierre de Rohan s'en serait rendu maître, ainsi que de la ville en l'an 1448, et il aurait détruit le château et saccagé Pontrieux qui sans doute n'était alors qu'une bourgade. Deux places et quelques rues forment la ville. L'une ditte Place des Halles de laquelle existe une pompe qui donne de la bonne eau, renferme une promenade plantée d'ormes et entourée d'un parapet. A la fin du XVIIIe siècle, Jean Ogée écrivait à propos de ce château qu'il ne subsistait plus qu'une petite portion servant alors de bâtiment aux pauvres de la ville. l'ancien ermitage de saint Idunet, situé sur la rive gauche. de l'Aulne, succéda, sur la rive droite, le prieuré de Locquidunet, devenu église paroissiale de Châteaulin, ville qui a, suivant d'autres étymologistes, emprunté son nom à un château bâti sur la rive gauche de l'Aulne, à la fin du Xe s, par Budic, comte de Cornouaille, surnommé Castellin. Lorsque Hoël, comte de Cornouaille, monta, au siècle suivant, sur le trône de Bretagne, par son mariage avec Havoise, héritière du duché, Châteaulin, suivant le sort des autres possessions du comté, fut incorporé au domaine ducal. En 1163, Ruélin, vicomte du Faou, en guerre avec Hervé, comte de Léon, se sentant trop faible pour tenir tète à ce puissant seigneur, lui offrit une entrevue, et, étant parvenu à se rendre maître par une odieuse surprise du comte et de son fils Guiomarc'h, il les enferma dans la forteresse de Châteaulin. Hamon, évêque de Léon, l'un des fils d'Hervé, n'eut pas plutôt appris le traitement infligé à son père et à son frère, qu'il appela aux armes la noblesse et le peuple de Léon, et réclama de plus l'assistance du duc. Conan IV vint en personne prendre part à l'investissement de Châteaulin. Le comte de Léon fut délivré, et le vicomte du Faou, fait prisonnier à son tour, fut détenu dans le château de Daoulas, où il périt de faim et de misère. C'est le seul siège que Châteaulin paraisse avoir jamais soutenu, et cette ville est à peine citée dans l'histoire jusqu'à l'époque de la Ligue. Au mois de décembre 1595, le comte de la Maignane, chef de bande, attaché au parti du duc de Mercoeur, ravagea les environs de Châteaulin, pilla les paysans, et se retira chargé de butin, après avoir passé quinze jours dans ces quartiers. La Révolution fit perdre à Châteaulin sa juridiction royale, mais elle l'éleva au rang de chef-lieu de district, avant la création des chefs-lieux d'arrondissements, ou sous-préfectures, et changea son nom en celui de Cité-sur-Aulne, que la ville ne conserva pas longtemps.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 05:11

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 13:34

 

 

Le Kemenet-Héboï était le fief le plus occidental et le plus indépendant du Broérec ou comté de Vannes. Il s'étendait de l'Ellé au Blavet et confinait du côté nord vers Prisiac et vers Meslan, avec le Kemenet-Guigan, plus tard Guémené. Il comprenait en outre l'île de Groix. Le château de ce grand fief était situé à Hennebont, où il dominait la Vieille-Ville, et de ce fait les sires du Kememet-Héboï portaient plus couramment le titre de seigneurs d'Hennebont. Leur lignée s'éteignit au cours du XIIIe siècle, leur château fut démoli et leurs possessions démembrées. Une partie d'entre elles passa dans la famille de Léon : ce furent les Fiefs de Léon. L'autre partie, sous le nom de Seigneurie de la Roche-Moisan, comprit les territoires de Ploemeur, Guide], Quéven, Gestel, Lesbin-Pont-Scorff, Redené, Guiligomarch, Meslan et Arzano. Ce fut Charles Ier de Rohan, seigneur de Guémené, qui reconstitua à son profit l'unité du Kemenet-Héboï, à la fin du XIVe siècle. En 1482, son petit-fils Louis II de Rohan-Guémené, fortifia le manoir de Tréfaven que le duc François II de Bretagne érigea en châtel et châtellenie, mais la juridiction de la Roche-Moisan-Tréfaven s'exerça à Pont-Scorff. Tandis que la rive droite du Blavet échappait ainsi à l'autorité directe des ducs, la Châlellenie de Nostang ou Laustenc, sur la rive gauche, leur appartenait depuis un temps immémorial. Elle groupait les grandes paroisses de Nostang, Kervignac, Merlevenez, Plouhinec et Riantec (soit l'actuel canton du Port-Louis), auxquelles fut joint au XIIIe siècle le territoire de Languidic

 

 

Le duc Jean aménagea la ville close dans la seconde partie du XIIIe siècle

 

Entre 1264 et 1278, fut fondée la Ville-Close d'Hennebont qui devint le chef-lieu de la châtellenie. La place-forte était bonne et l'on connaît par les récits détaillés de Proissart le rôle qu'elle joua pendant les luttes des Blois et des Montfort. Au cours du XVe et du XVIe siècle elle fut le siège d'une capitainerie, mais perdit de son importance à l'époque des guerres de la Ligue, où la citadelle du Port-Louis, alors appelée Blavet, devint le « boulevard » de la Basse-Bretagne. Blavet servit d'abord de retranchement aux Huguenots, partisans de Henri IV. Assiégé à plusieurs reprises par îles troupes ligueuses et emporté d'assaut, le 11 juin 1590, par le duc de Mercœur, il fut remis par lui à Philippe II d'Espagne, qui y fit construire une forteresse sous la direction de Juan del Aguila (1590-1592). En 1598, la ville fut remise au maréchal de Brissac, Charles II de Gossé, qui n'exécuta qu'en partie l'ordre de démolition donné par Henri IV. En juillet 1611, son fils, François de Cossé-Brissac, acheta la citadelle au marquis de Marigny, Alexandre de Rohan, qui venait de succéder à son père, Louis VI de Rohan, prince de Guémené, dans la charge de gouverneur de la place. (H. Buffet)

 

 

La famille d'Hennebont

 

Bérenger, père de Huélin qui suit ;

 

Huélin d'Hennebont, épousa Avan, sœur de Alain Canhiart, comte de Cornouaille, dont il eut deux fils : Guégon qui lui succéda et Tanguy. En 1037, il donna à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé l'île Tanguethen (qu'on croît être l'île Saint-Michel dans la rade de Lorient), l'église de Saint-Gunthiern et celle de Saint-Meloir dans l'île de Groix avec toutes les terres qui en dépendaient. Sa femme et ses deux fils sont nommés dans cette charte. Huélin figure aussi comme témoin dans la donation dans l'île de Locoal à l'abbaye de Redon. Le Nécrologe de Quimperlé le fait mourir le 29 juillet, sans dire l'année

 

Guégon d'Hennebont, fils du précédent. De son temps, un moine de Quimperlé découvrit dans l'île de Groix une certaine quantité de reliques de saints bretons, entre autres, de saint Gunthiern,, de saint Guennolé, de saint Guénaël...Dans la relation de ce fait, Guégon est formellement qualifié fils de Huélin, du château d'Hennebont. Il mourut peu après l'an 1069.

 

Tangui d'Hennebont, fils du précédent, figure comme témoin dans plusieurs chartes d'Alain Fergent, duc de Bretagne et de sa femme Constance, entre autres, dans une donation considérable faite par cette princesse, à l'abbaye de Quimperlé en 1088. Tangui eut deux fils, Guillaume, qui était l'aîné et lui succéda et Riwallon, qui donna au prieuré de Saint-Michel « une mine de froment à prendre sur le village de Treizfaven »

 

Guillaume d'Hennebont, fils du précédent, est connu pour avoir en sa qualité de seigneur supérieur, approuvé le don fait à Saint Croix de Quimperlé, d'un tiers du village de Kermadiou en la paroisse de Cléguer. Il eut aussi avec cette abbaye un différend, à raison des droits qu'il prétendait comme fondateur d'un de ses prieurés (Saint-Michel-des-Montagnes) ; à la suite d'une enquête édifiée au château même d'Hennebont, il fut reconnu que tous ses droits ne consistaient qu'en un dîner ou souper qu'il pouvait prendre avec toute sa suite chez le prieur en question quand il passait dans l'île de Groix, et en une somme de pain que ledit prieur devait lui fournir, quand il allait à l'armée du Duc, rendue sur un cheval au village de Kerancroës, aujourd'hui Kergrois près de Lorient.

 

Solim an d'Hennebont, fils ou petit-fils du précédent, renouvela contre l'abbaye de Quimperlé la chicane relative au prieuré Saint-Michel, sur quoi, l'acte passé précédemment sur ce sujet entre Guillaume d'Hennebont et l'abbé Gurhand ayant été lu en présence des gentilhommes du Quéménet-Héboi assemblés à Pontscorff, ceux-ci s'écrièrent tous d'une voix « Ce témoignage est véritable, nous certifions que nos pères ont été justes en ce point ! » Ce qui mit fin à l'affaire. Ce fait est de 1164 d'après D. Leduc.

 

Henri d'Hennebont, fils du précédent, confirma en 1200, aux moines Saint-Melaine de Rennes tout ce qu'ils avaient à Hennebont, dépendant de la chapelle Notre-Dame et grâce aux nouveaux bienfaits qu'il leur accorda, il peut être considéré comme le fondateur de Notre-Dame d'Hennebont, dit aussi Notre-Dame de Kerguelen, établi pour deux moines. Il n'y a d'ailleurs nul rapport entre Notre-Dame et la belle chapelle de Notre-Dame du Paradis, qui sert aujourd'hui de paroisse à la ville d'Hennebont. Le prieuré Notre-Dame de Kerguelen était situé de l'autre côté du Blavet, sur la rive droite ; il se transforma au XVIIe siècle en un couvent de religieuses Ursullines, dont on voit encore l'enclos à gauche et sur le bord de la route d'Hennebont à Lorient, au pied de la colline, jadis couronnée par le très antique château d'Hennebont... Henri d'Hennebont eut au moins un fils et une fille, l'un et l'autre désigné chacun par leurs initiales dans la charte de fondation du susdit prieuré, le fils par H, et la fille par A. Celle-ci fut mariée comme on le verra plus loin à Hervé de Léon mais on ignore si le fils H. succéda à son père ; car après Henri fils de Soliman, le premier seigneur d'Hennebont mentionné dans les actes qui nous restent est :

 

Eon ou Eudon d'Hennebont, qui en 1223 attribua à l'église Notre-Dame de Pontscorff, sise au Bas Pontscorff, en la paroisse de Clerguer une donation suffisante pour y entretenir un prêtre, ou chapelain en titre d'office, chargé de la desservir régulièrement. Quoi qu'on ne sache si cet Eon était un second fils ou bien un petit-fils de Henri qui précède, on ne peut guère douter qu'il en descend en ligne directe. Mais il paraît qu'il n'eut pas lui-même d'enfants et se vit forcer d'appeler à sa succession le fils d'un collatéral ou peut être simplement d'un ami.

 

Geoffroi Ier, fils d'Olivier de Lanvaux, lequel Geoffroi prit le nom d'Hennebont, sous lequel on le trouve mentionné dans plusieurs chartes des années 1264, 1265, 1270. De sa femme Catherine de Rohan, il eut une fille appelée Alice, qui paraît avoir été sa seule héritière.

 

 

Alice d'Hennebont, fille du précédent, épousa avant le mis d'août 1261, Eon Picaut, chevalier et en eut en dot, du vivant même de son père, la terre de Tihenri, d'où vient qu'on la trouve souvent appelée la dame de Tihenri. Elle est mentionnée avec son mari dans divers chartes des années 1261, 1270, 1271, 1274, et avec son fils aîné dans une pièce de 1281. Ce fils s'appelait Geoffroi comme son aïeul, et laissa le nom de Picaut pour celui d'Hennebont. Du reste avant d'épouser Alice, Eon Picaut avait eu, d'un premier lit, un fils aîné, appelé Guillaume Picaut, et mentionné dans une charte de 1278, la dernière de celles où l'on voit figurer son père.

 

Geoffroi d'Hennebont, fils de Alice d'Hennebont et de Eon Picaut, est mentionné avec sa mère dans des actes de 1274 et de 1281, et seul dans une autre pièce de 1288. Après cette date, les actes venus jusqu'à nous ne font plus mention ni de lui, ni d'aucun autre seigneur, du nom d'Hennebont.

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 13:12

 

 

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 15:56

 

 

 

La légende du château de Carnoët nous un peu fait perdre de vue nos jeunes amoureux du pardon de Toulfoën, qui s'en reviennent la nuit, main dans la main, front contre front

 

L'ombre les couverts telle que la rosée,

Leur voix tombe sans bruit par la route boisée.

 

Mais, comme ils se dirigent du côté de la paroisse de Nizon, suivons-les... de loin... de très-loin;... ne soyons pas indiscrets, mais pourtant suivons-les... En allant de ce côté, nous découvrirons les ruines d'un château qui nous fournira le sujet d'une tradition et d'une ballade recueillies en dialecte breton, par M. de la Villemarqué. Ces ruines se voient près de Pontaven (pont du fleuve) Pontaven, ville de renom, Quatorze moulins, quinze maisons, dit le proverbe. Remarquez sur quinze maisons, quatorze moulins! Quel joli tapage cela doit faire! Dans sa Bretagne, Paysages et Récits, M. Eugène Loudun nous donne un charmant aperçu de ce que ce ravissant petit pays doit être Un ravin, tout encombré d'énormes roches, d'arbres confusément poussés, aulnes, peupliers, saules, et, parmi ces arbres et ces rochers, une petite rivière rapide, tournant autour dos roches, glissant entre leurs défilés, bouillonnant en petites cascades, noire ou claire, selon qu'elle reflète l'ombre des arbres ou la lumière du ciel, voilà le fond du tableau. Sur les deux versants s'étagent les maisons de la ville, et presque autant de moulins que de maisons s'éparpillent sur les bords, assis sur les roches ou demi-cachés dans les arbres. Tout est riant et frais en cette jolie vallée au tic-tac régulier des grandes roues se mêlent le murmure de l'eau, le frôlement des herbes et des feuilles; la voix sourde de la nature, qui ne se tait jamais, adoucit le bruit dur et triste du travail de l'homme. Selon Cambry, le château de Rustéphan aurait été bâti par un fils du roi de Bretagne qu'on nomme Etienne. Rustéphan ou Run-Stéphan, et par contraction Rustlan. (Tertre d'Etienne.) Il s'agirait d'Etienne, comte de Penthièvre, mort en 1137, seigneur de Nizon, du chef de sa mère Agnès, sœur d'Alain Canhiart, comte de Cornouaille, mais c'est une conjecture sans preuves. Cambry ajoute, en outre, qu'en 1250, il appartenait Blanche de Castille, épouse de Louis VIII, roi de France, et qu'en 1120, il était possédé par un sieur de Guéménée. Le château figurait un rectangle avec une tourelle en encorbellement chaque angle. L'une des grandes faces de ce rectangle n'existe plus; l'autre est flanquée d'une grosse tour, au pied de laquelle s'ouvre une porte accostée de deux pinacles et dont l'arc en talon est décoré de feuillages. Les fenêtres avec croisées de pierre, les lucarnes terminées par des gargouilles et surmontées de gables crochets, attirent particulièrement l'attention. Suivant l'opinion d'Emile Souvestre, Rustéphan serait loin d'avoir le caractère d'antiquité que lui donne l'auteur du Voyage dans le Finistère en 1791 il pense que c'est un manoir du XVe siècle, bâti probablement sur les ruines d'un plus ancien. L'érudit M. Pol de Courcy nous apprend que Rnstéphan appartenait, en 1470, Jean du Faou, grand échanson de France, et M. de la Villemarqué pense que c'est lorsqu'il en était possesseur que paraît s'être passé l'événement conservé par la tradition si l'on s'en rapporte la ballade, il aurait au contraire lieu de conjecturer, selon nous, qu'il doit remonter à une autre époque, car, d'après l'histoire, ce seigneur Jean du Faou, grand échanson de France, épousa, en 1469, Jeanne de la Rochefoucault, dame de Montbazon, dont il eut une fille uniue, qui fut mariée Louis de Rohan-Guéménée; or, d'après le texte de la ballade bretonne, nous voyons que le seigneur du Faou auquel elle fait allusion, avait plusieurs filles

 

Ha braran merc'hed oa er vro-ze

Merc'hed otro ar Faou an neuze.

 

Les plus belles filles de ce pays-là, étaient alors les filles du seigneur ilu Faou. Et plus loin encore

 

Ar iaouankan, hounez ar vravan.

 

La plus jeune et la plus belle. Voici cette tradition telle que le donne le Barzaz-Breiz Le peuple raconte qu'anciennement on avait coutume de danser fort tard sur le tertre du château, et que si l'usage cessé, c'est que les danseurs aperçurent, un soir, la tête chauve d'un vieux prêtre, aux yeux étincelants, la lucarne du donjon. On ajoute cela qu'on voit vers minuit, dans la grande salle, une bière couverte d'un drap mortuaire, dont quatre cierges blancs, comme on en faisait brûler pour les filles nobles, marquent les quatre coins, et qu'on voyait jadis une jeune demoiselle, en robe de satin vert garnie de fleurs d'or, se promener au clair de la lune sur les murailles, chantant quelquefois, mais le plus souvent pleurant. 

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Published by poudouvre
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