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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 06:18

 

 

 

 

 

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 08:10

On voit dans la paroisse de Crehen, succursale de celle de Plancoët, les restes du château du Guildo. C'est dans cette forteresse que fut arrêté, en 1446, l'infortuné prince Gilles, qui fut étranglé dans celle de la Hardouinaie ,: dans la nuit du 24 au 25 avril 1450. Le château du Guildo faisait partie du domaine ducal ; il était très-fort et l'un des plus beaux du duché : il était baigné au nord par la mer; les murs, de ce côté, avaient 36 mètres de hauteur et cinq de largeur : il avait des douves, larges et profondes. Il fut pris, en 1590, par l'armée de Henri IV, et repris, au mois de mai 1597, par Saint-Laurent, l'un des capitaines attachés au parti du duc de Mercoeur. Jean Davaugour, seigneur du Guildo, fonda, en 1621, une communauté de Carmes près son château. On le démolit maintenant. On a trouvé dans les murs des boulets du poids de 34 livres ; on en a extrait d'autres qui avaient entré dans des pierres de taille : on en a trouvé qui avaient été déposés sur le portail et sous le pont-levis ; il est vraisemblable qu'ils y avaient été mis en réserve.

 

 

Le château du Guildo, dont la construction ne m'a pas paru devoir remonter au-dela du quatorzième siècle est dans un état de dégradation plus grand que celui de la Hunaudaye il était cependant aussi très-solidement construit en pierres de taille. Il est flanqué de quatre tours rondes et son enceinte carrée est pourvue de redans et de contre-forts très-massifs mais tous ces ouvrages sont demi écroulés. La duchesse Anne de Bretagne avait fait faire à cette place forte des augmentations considérables; on voit beaucoup d'embrasures et de meurtrières destinées à l'artillerie pratiquées à cette époque. Les couronnements et les plates-formes des tours n'existent plus depuis longtemps. Les escaliers qui montaient étaient comme Cesson pratiqués dans l'épaisseur même du mur. Ce fut non loin du château du Guildo qu'eut lieu, sur les grèves de St-Cast le 11 Septembre 1758, une action célèbre dans les annales bretonnes et qui fit le plus grand honneur aux braves enfants de la Bretagne. Une escadre anglaise, commandée par l'amiral Howe et portant un corps d'armée de dix mille hommes d'élites sous les ordres du général Malborough parut sur la côte et débarqua ses troupes sans obstacles, la Bretagne se trouvait en ce moment peu garnie de gens de guerre, et le peu de régiments qui s'y trouvaient étaient alors disséminés dans des garnisons assez éloignées. Mais la nouvelle du débarquement de l'ennemi, toute la noblesse des environs et un grand nombre de bourgeois des villes voisines, même les habitants des campagnes se levèrent par un mouvement spontané s'armèrent et s'organisèrent en compagnies de milice, ct marchèrent au-devant des Anglais qui commençaient commettre de toutes parts mille excès et pilleries. par M. le Cher de Freminville

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 05:05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 14:11

 

 

Château-Giron, petite Ville & Terre considérable, trois lieues de Rennes, dont les fiefs s'étendent dans un grand nombre de Paroisses, qui dans sa mouvance sous son ressort quantité de Terres nobles, Fiefs Seigneuries avec Juridiction. Depuis quelques siècles elle est inféodée en vers le Roi du titre qualité de Baronnie, ainsi qu'envers les vassaux, par les reconnoissances portées de tout temps en leurs aveux. Elle jouit des plus beaux droits en core les plus belles distinctions que Terre ou Seigneurie puisse avoir. Voici comme s'en explique Me Hevin, profond & judicieux Jurisconsulte de la Bretagne, dans un factum au sujet des rentes suzeraines, pratiquées en Bretagne, pour Artus-Timoléon, Comte de Cessé, Grand-Pannetier de France, Baron de Château-Giron.

 

 

La Seigneurie de Chateau-Giron. dit-il, est une des plus anciennes Baronnies de la Province, qualifiée telle par les propres titres des Ducs; car le nombre des neuf Baronnies est une invention moderne, de la fin du XIVe siècle elle étoit le gage féodé de deux grands Offices du Prince savoir: de premier Chambellan de Capitaine du Château de Rennes; ses restes,  nombre des Seigneuries qui en sont mouvantes, marquent fa grandeur son antiquité. Le 17 Avril 1404, Jean, Duc de Bretagne, accorda à Patry, Sire de Château-Giron, des Lettres-Patentes en confirmation renouvellement de deux autres données par le feu Seigneur Duc, père dudit Jean, par la Duchesse sa mère, lorsqu'elle avoit le Gouvernement de l'Office de premier Grand Chambellan, pour lui ses successeurs, Propriétaires de Château-Giron, en perpétuel, avec les droits, prérogatives émoluments appartenans audit Office, lequel Office de premier Grand-Chambellan, demeurera perpétuité jamais attaché la Seigneurie de Château-Giron, lesquels seront tenus par les Propriétaires, sous la même soi hommage des Seigneurs Ducs, les Novembre 1452, 12 Décembre 1457, 14 Novembre 1461. Pierre, Artus François, Ducs de Bretagne, accordèrent successivement au Sire de Derval de Château-Giron, de nouvelles Lettres-Patentes confirmatives des précédentes. Anne, Reine de France, Duchesse de Bretagne, en accorda de nouvelles le Octobre 1498, en ratification confirmation des précédentes, qu'elle rappelle toutes en saveur d'Hélène de Laval, Dame de Derval de Château-Giron, pour elle ses successeurs, Sires dudit lieu de Château-Giron. Au mois d'Août 1532, François Ier, Roi de France, comme père légitime Administrateur des Biens, Pays Seigneuries de son très-cher très-amé Fils le Dauphin, Duc de Bretagne, accorda au Seigneur de Château-Giron, de nouvelles Lettres-Patentes confirmatives des précédentes. Le Sieur Comte de Brissac, Baron de Château-Giron, comme Grand-Chambellan-Héréditaire de Bretagne, cause de sa dite Baronnie de Château-Giron, fit le 19 Août 1514, acte de comparution de soumission au Roi Louis XIII, l'ouverture des Etats Nantes, la Reine Régente, sa mère, présente pour saire ladite Charge de Chambellan au près de la Personne de Sa Majesté, l'ouverture, pendant la tenue desdits Etats.

 

 

Comte de Brissac

 

Acte qui sut enregistré publié le Jeudi 28 Août 1614, en l'Assemblée générale des Gens des Trois Etats des Pays Duché de Bretagne. Cette Terre droit de Menée au Présidial de Rennes, selon l'ordre des Menées de 1510, dans le rang que voici, savoir Vitré Fougeres alternatifs, Monfort Loheac, Château-Giron, Mealestroit, &c. Me Hevin dit, dans ses Consultations, que les Seigneuries qui ont droit de Menée au Présidial relèvent Baronneaument. Tous ces Arrêts rendus en saveur de cette Terre, lui ont toujours donné conservé le titre de Baronnie, entr'autres un Arrêt du Conseil d'Etat du 17 Mars 1693, des Arrêts du Parlement de Bretagne des 28 Mai 1696, 29 Mai 1715, Juillet 1738, & autres. Messieurs de Brissac vendirent cette Terre en 1701, au Président de Lezonnet, par la mort duquel elle passa en 1724 au Président de Château-Giron, son fils aîné, qui en jouit depuis. Un des droits singuliers de cette Terre, est que le possesseur d'un certain héritage est te nu, peine de perdre la jouissance de ses fruits pendant l'année, de venir chaque 1er Mai, chanter sur le pont du Château, après la Grand'Messe, les Officiers de la Juridiction étant en robe, une chanson antique Gauloise, dont voici le premier couplet

 

Belle Bergère, Dieu vous gard,

Tant vous êtes belle jolie ;

Le fils du Roi, Dieu vous sauve gard,

Vous la votre compagnie

Entrez, je suis en fantaisie,

Belle, pour vous, votre franc regard,

Pour vous suis venu' cette part, &c.

 

Et à la fin de la chanson donner une ceinture de laine de cinq couleurs, d'une aune de long, appelée la ceinture du Berger.

 

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 12:42

 

Le château de Blain passe pour un des plus forts de Bretagne. Il fut commencé en 1101, par ordre du duc Alain IV surnommé Fergent, qui obligea tous ses vassaux qui n’étaient pas éloignés de plus de lieues, d’y venir travailler par corvées. Il existe encore aujourd’hui, mais sous une autre forme. Depuis qu’il est bâti, il toujours eu un guet, un gouverneur un lieutenant, une garnison et un portier. La forêt de la Groulaye, d’une étendue immense et entourée de murs, lui sert de parc. En 1133 vivait Guégon de Blain, homme célèbre et des plus zélés pour le bien de l’Église. Robert, second du nom, d’abord archidiacre, puis évêque de Nantes, prélat estimé d’Henri il roi d’Angleterre, qui voulut assister son sacre donna au chapitre de la cathédrale l‘église de Blain, avec les deux tiers des dîmes de la paroisse. Le 1er février 1340, Philippe de Valois, roi de France, étant au château de Blain, donna commission Bertrand, maréchal de France, de ramener plusieurs rebelles sous l’obéissance de Jean Ill duc de Bretagne. En 1366 le duc Jean IV, voulant récompenser les services que lui avait rendus Chandos, général anglais, lui donna le château du Gavre. Olivier de Clisson qui par son mariage avec Marguerite de Rohan était devenu possesseur de celui de Blain, se plaignit vivement de ce qu’on lui avait donné un Anglais pour voisin et dit qu’il ne pourrait jamais souffrir qu’on lui fît une telle injure.

 

 

Mais comme il vit qu’on ne l’écoutait pas, il alla lui-même mettre le feu au château du Gavre (ci-dessus), dont il fit transporter les débris pour augmenter celui de Blain. Ce seigneur fit son testament au château de Josselin, le 5 février 1406, par lequel.il donna l’église de Blain la somme de 50 livres pour les frais d’une croisée qu’on devait placer dans cette même église, du côté opposé celle que son épouse avait fait faire. Claude de Rohan, fils de Jean, vicomte de Rohan, seigneur de Léon, nommé l’évêché de Quimper, en 1501, par Louis Xll et Anne de Bretagne, son épouse, fut sacré le avril 1510 dans la chapelle du château de Blain.

 

 

Chandos

 

Ce prélat fit son entrée Quimper en 1518, et mourut dans le courant de juillet 1510. Le contrat de mariage entre René, vicomte de Rohan et Isabeau de Navarre fille du roi et de la reine d'Angleterre, fut passé le 7 août 1534. Ces deux époux choisirent le château de Blain pour leur demeure.

 

 

L’an 1563, les Calvinistes de Nantes s’emparèrent de l‘église de Blain, qu’ils conservèrent jusqu‘en 1565, temps où l’on recommença, par ordre du roi, les exercices de la religion catholique. En 1581, le Père Augustin du Paz, religieux du couvent de Bonne-Nouvelle, Rennes (ordre de Saint-Dominique) et historien de Bretagne, prêcha le carême Blain où demeurait alors un grand nombre de protestants. L’an 1585, au mois de novembre, le duc de Mercœur assiégea et prit le château de Blain appartenant au vicomte de Rohan. Au mois de mai 1589, le capitaine du Goust , accompagné de son frère et de six autres militaires, surprit le château de Blain. Un détachement de troupes du duc de Mercœur, qui se rendait de Redon Nantes, ayant appris Bougard que cette place venait d’être surprise, vint l’assiéger le même jour; mais, après un mois de siège, le détachement n’ayant fait aucuns progrès, abandonna son entreprise et se rendit Nantes. Le capitaine du Goust, après cette belle défense sortit la tête de ses troupes, et ravagea plusieurs reprises le pays jusqu’aux portes de Nantes. Les habitants de cette ville, fatigués par ce voisin incommode et dangereux, supplièrent le duc de Mercœur de les en délivrer, et lui offriront de faire tous les frais nécessaires pour cette expédition. cet effet, le duc se mit en marche avec douze pièces de canon et des troupes nombreuses, et se rendit Blain, que du Goust lui rendit par capitulation, après sept jours d‘une attaque très vive. Le gouverneur fut fait prison nier, les richesses de la place, qui montaient plus de cent mille écus, pillées, et le château demi-brûlé. En 1629 on travaillait la démolition du château de Blain, en punition de la révolte du duc de Rohan; mais le prince de Condé, donataire de ses biens, la fit arrêter, avec l’agrément du roi. L’union de la châtellenie et juridictions de Blain, Heric et Fresnay, fut faite, en 1642, en faveur de la demoiselle de Rohan, pour être exercées par les mêmes officiers, une seule foi et hommage. En 1660, la terre et seigneurie de Blain fut érigée en marquisat, en faveur du duc de Rohan les lettres données ce sujet furent entérinées au Parlement, le 18 août 1667, en faveur de la duchesse, son épouse. Le 4 novembre 1684, le Parlement rendit un arrêt qui enjoignait aux juges et officiers de Blain de défendre tous les cabaretiers de l‘endroit dc tenir leurs maisons ouvertes pendant les saints offices des dimanches et fêtes; et cela, parce que les magistrats de cette ville avaient souffert un cabaretier avec une fenêtre ouverte sa maison, donnant sur le cimetière; ce qui avait occasionné un scandale d'autant plus grand qu’il demeurait alors dans l‘endroit un grand nombre de protestants. 

 

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 13:05

 

Mathurin Méheut

 

 

Jean Chièze

 

 

Armand Seguin

 

 

Jeanne Malivel

 

 

Lucien de Malleville

 

 

Jean Urvoy

 

 

Geo Fourrier

 

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 12:16

 

 

Le plus ancien seigneur de Rochefort que nous connaissions, dit Ogée, est Thibaud, qui vivait en 1280. On peut, je crois, remonter un peu plus haut, après avoir remarqué d'abord que le seigneur de Rochefort, en 1280, ne s'appelait pas Thibaud, mais Guillaume. C'est sous ce dernier nom qu'il adhère, en 1276, la mutation du bail en rachat par le duc Jean Ier (D. Morice, Pr. 1, 1038), qu'il donne en 1284 un acte relatif la garde du prieuré de Donge (Titres audit prieuré, aux Archives départementales de la Loire-Inférieure), qu'il transige en 1291 avec le chapitre de Dol, par un acte où est aussi nommé son fils Thibaud qui lui succéda (D. Morice, ibid., 1095). Il était mort en 1295, comme on le voit par un titre de cette date, qui est au Trésor des chartes de Bretagne (O. E. 3). En 1247, un autre Thibaud était seigneur de Roche fort (D. Morice, ibid., 931), et sous l'épiscopat de Guéhénoc, évêque de Vannes, c'est-à-dire de 1180 environ 1220, on trouve encore Jarnogon, seigneur de Rochefort, qui fait diverses donations aux moines de Marmoutier établis près de son château il avait deux fils, l'aîné, appelé comme lui Jarnogon, qui lui succéda, et un autre, Guibéneuc, qui fui moine. Les archives de la Chambre des Comptes de Nantes ont conservé un assez grand nombre d'aveux de la seigneurie de Rochefort, entre antres ceux des années 1459, 1519, 1533, 1542, 1554, 1684.

 

 

De ces documents, il résulte que cette seigneurie s'étendait sur les paroisses suivantes, sa voir, en premier lieu, Arzal, Marzan, Péaule, Limerzel, Caden, Malensac, Pluherlin et Rochefort sa trêve, Questembert, Berric, Lauzach; on trouvait enclavés dans plu sieurs de ces paroisses, notamment en Caden, Limerzel, Péaule et Marzan, plusieurs fiefs assez considérables qui re levaient directement du Duc et ensuite du Roi. De plus, la seigneurie de Rochefort partageait avec celle de l'Argoet les trois paroisses limitrophes de Snlniac, Larré, Molac elle avait en Elven le village de Saint-Christophe quelques pièces disséminées au milieu des domaines du Duc en Ambon, Muzillac (autrement dit Bourgpaule) et Noyal-Muzillac quelques autres enfin fort peu importantes parmi la seigneurie de Rieux, en Saint-Gravé et en Saint-Jacut. En 1294, la seigneurie de Rochefort devait fournir trois chevaliers à l'ost c'est-à-dire l'armée du duc. (D. Morice, Pr. I. 1111).

 

 

Le sire de Rochefort possédait dans sa ville quelques droits assez curieux, que l'aveu de 1554 décrit ainsi Pareillement ont iceux sire et dame de Rochefort ung debvoir appelé le Jeu au Duc, quel jeu se faict avecques une beste feinte nommée Drague et son poulichot, commenezant le mardi après la Penthecouste, et dure celluy jour et le lendemain. Ausquelz jours Guillaume Pasquier, dict le due d'Amour, est tenu et doibt, sur ses héritages et maison où il est demeurant, conduire ou faire conduire Iroys foyz par chascun desdietz jours une beste feinte nommée la Drague, coupverte de tapisserye, son poulichot, et plier au chasteau et ladicte ville (de Rochefort) et (il faut) qu'il ayt tant la conduite de ladicte Drague que faire dancer les gens qui veullent dancer la halle et cohue quatre sonneurs tant grosboys que aultres, pour le moins. Et celluy Pasquier doibt, Iedict mardi au matin porter ung brandon faillé de boul ou aultre boys au chasteau premier, et chascun tavernier dudict Rochefort; et prent de eulx Iedict jour, de chascun ung pot de vin mesure dudict lieu, et la coustume sur les marchandyes de pain et aultres, savoir deux deniers de chascun marchand vendant marchandie Iedict jour de mardi. Plus ung aultre debvoir, deu audict sire (de Rochefort) le premier jour de janvier en chascun an, qu'est que Iedict duc d'Amour est tenu aller par les maisons de ladicte ville et forsbourgs de Rochefort, et illecques chercher lillaces, savoir lins et chanvres, queulx ne sont bréez ou abillez, et les apporter la cohue et en faire feu. Où ce doit trouver la derroine fille ou femme mariée oudict an, et la doit aller quérir Iedict duc jusques la maison de ladicte femme et l'amener audict lieu de la cohue, quelle mariée dira une chanson nouvelle. Item ung aultre debvoir le jour des Roys en chaicun an, qu'est que l'homme derroin marié audict an en ladicte ville et forsbourgs doit et est tenu rendre et bailler ès mains dudict sire ou de son chastelain une soulle, quelle Iedict marié doit getter par dessus le four ban de ladicte ville, ayant ung pied bitant contre le mur du cymitiere de Nostre-Damme de la Tronchaye. Et si Iedict marié ne peut passer ladicte soulle de franc par dessus Iedict four, il est tenu poyer l'amende audict seigneur. L'église de N.-D. de la Tronchaie, dont il est ici ques tion, était une collégiale instituée Rochefort en 1498, et définitivement en 1527, composée d'un doyen, de six chanoines dont un chantre, de quatre chapelains ayant le titre d'archiprêtres, et de deux enfants de chœur. Cette église où se desservait aussi la trêve ou succursale de Rochefort, est aujourd'hui la paroisse du même lieu. Les pêcheurs et poissonniers étaient encore astreints certaines obligations assez singulières dont je parlerai dans une autre occasion. En 1542, le château de Rochefort formait un logis emparé, c'est-à-dire fortifié; en 1684, il était, dit l'aveu de cette date « rebasty de neuf », et il possédait encore des tours, des machicoulis et des fossés. II n'en reste que des ruines. 

 

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 19:23

Nozvezh kentan ma eured me'm oa komadaman
Evit servijan ar Roue ret eo bezhan kontan.
Evit servijan ar Roue ret eo obeisso,
Met ma dousig Fransisa 'chom d'ar gêr o ouelo.
"Tevet, tevet, Franzozig, tevet na ouelit ket,
A-benn un daou pe un tri bloaz 

me 'deuï c'hoazh d'hokwelet!"

aseet an daou an tri bloaz ar berved 'zo ivez,
Nag ar vartolod yaouank ne zeu tamm da vale.

Ar plac'hig a oa yaouank hag a gave hir he amzer,
'Doa lakaet e-barzh e sönj da zimezin 'darre.
Na pa oa tud an eured diouzh an taol o koanio,
N'em gavas ur martolod 'ban ti a c'houl' lojo:
"Bonjour d'oc'h matez vihan, na c'hwi lojefe?

 

la première nuit de mes noces, j'ai eu commandement
D'aller servir le roi comme nous sommes obligés
Pour aller servir le roi il faut obléir.
Mais ma douce Fransoizig reste à la maison pleurer.
"Taisez-vous Fransoizig, taisez-vous, ne pleurez pas,
Dans deux ou trois ans je reviendrai vous voir !"
Passées les deux ou trois années, la quatrième aussi,
Aucun jeune marin ne revient.
La jeune fille était jeune et trouvait le temps long
Et s'était mise en tête de se remarier.
Quand les gens de la noce mangeaient au banquet,
Un marin demanda à loger dans la maison :
"Bonjour à vous jeune fille, me logerez-vous ?
Je suis un jeune marin qui revient de l'armée". 

 

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 18:46

 

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 18:24

 

 

manoir de Kéramborn au Vieux Marché

maison natale de Luzel

 

François Marie Luzel, poête de langue bretonne et française, il naquit au manoir de Keramborn alors situé en Plouaret et depuis rattaché au Vieux-Marché. Il fut aussi éditeur de recueuils publiés aux éditions Edouard Corfmat connu sous le nom de Gwerziou Breizh Izel & Soniou Breizh Izel. Il s'éteignit en 1895 à Quimper âgé de 74 ans.

 

 

Château de la Boexière à Edern

Propriété familiale de Jean Edern Hallier

 

Jean Edern-Hallier naquit à St Germain en Laye en 1936. Ecrivain, polémiste, journaliste et critique littéraire, il fut tour à tour regardé comme génie par ses admirateurs ou simple escroc par ses détracteurs, mais ne laissait personne indifférent. Et puis ce matin du 12 janvier 1997....

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