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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 19:58

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:33

 

 

Il n'est pas un touriste qui àit traversé Dinan sans aller visiter la Fontaine des Eaux minérales, située à un kilomètre de la ville. La date de la découverte de ces eaux, dont le fer est un des éléments les plus importants, est inconnue. La première étude sur l'hydrotérapie de Dinan, parvenue à notre connaissance, a été,faite quelques années après la moitié du XVIIe siècle. Il ne nous appartient pas de prononcer sur la prédominence quantitative de tel ou tel principe, et moins encore sur la nature de celui auquel cette source semble devoir ses propriétés les plus tranchées, car en général les eaux ferrugineuses contiennent souvent une proportion beaucoup moins grande de sels de fer que toute autre substance saline; et puis, ne faut-il pas l'avouer, malgré toutes les découvertes récentes dans les différentes branches des sciences physiques, nos connaissances sur l'origine des principes constituants des eaux minérales sont encore généralement peu avancées. Avant de passer à l'historique de cette propriété communale, contentons-nous de citer comme témoignage de leurs effets salutaires, non seulement les rapports des médecins qui en prescrivent l'usage, mais, ce qui vaut mieux, les éloges des nombreux habitués qui après y avoir puisé la santé, viennent les prendre De son côté le chapitre de Saint-Malo. déclarait consentir gratuitement et sans dédommagement, en ce qui l'intéressait et le concernait, à l'exécution des plans et devis dressés par le sieur Even, ingénieur de la province, et qu'en conséquence la plantation d'arbres et l'établissement d'une salle et de cabinets, seraient sur le terrain à lui appartenant et contigu à un des moulins situés sur le ruisseau d'Argentel, nommé le Moulin-Suzain, dans lequel terrain était située la Fontaine minérale, qui serait aussi protégée par une voûte.

 

 

Ainsi, dès ce moment, sans ajouter à la vertu des eaux, ce charmant rendez-vous, outre la garantie de la pureté de la fontaine, offrait un abri aux malades et aux visiteurs. Plus tard, par suite d'un arrêté du 1er Consul du 3 floréal an VIII, concernant les sources d'eaux minérales appartenant à la République, le préfet des Côtes-du-Nord, M. Boullé, appliqua analogiquement ce décret en autorisant le mairede la commune de Dinan à se servir de tous les moyens pour réparer, entretenir et améliorer le local et bâtiments dépendant de la Fontaine des Eaux minérales existant sur son territoire pour le produit en être uniquement affecté à tous les besoins à venir de ce local. En 1809, M. Rd Le Chevallier, maire, acheta au profit de la commune et dans l'intérêt du public une portion de la vallée de la Fontaine, qui jadis en avait fait partie, mais qui avait été vendue nationalement. En 1820 (5 août), la commission pour les eaux minérales de France, instituée le 17 mai de cette même année, demanda aux inspecteurs des principales sources, en tournée dans le royaume, des renseignements afin de pouvoir justifier l'emploi des sommes qui avaient été sollicitées auprès du gouvernement pour l'entretien des bâtiments et du chemin qui conduit à la Fontaine. Enfin une ordonnance royale du 18 décembre 1822 autorisa le maire de Dinan à acquérir, au nom de cette ville, le terrain nécessaire pour élargir le chemin qui conduit de Dinan à la Fontaine. Depuis cette époque, la ville est restée chargée de l'entretien de l'établissement. De son côté, la Société dite des Eaux a suppléé de temps à autre à l'insuffisance des deniers communaux. En quittant la ville par la porte Saint-Malo, à moitié de la rue du même nom, on rencontre à gauche l'allée de tilleuls qui s'allonge en obliquant à travers des champs couverts de pommiers et de riches moissons, et conduit dans la profonde vallée. Arrivé sur le versant, on descend un sentier en colimaçon, ombragé de  platanes, de mélèzes, d'acacias et de sycomores. Les abords de ce long  et délicieux chemin sont plantés de charmilles et de rosiers. Arrivé au  fond, on découvre tout près du moulin le bassin naturel de la fontaine,  dont on trouvera ici un dessin que nous croyons exact. Vis-à-vis le moulin  est la salle de bal, adossée à une colline à la forme pyramidale, au  sommet de laquelle se dresse la villeggiatura de Saint-Valay, d'où l'oeil  plonge sur un horizon admirable et varié. 

 

Extrait de Recherches sur Dinan et ses environs, par Luigi Odorici

 

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 06:56

Le baron de la Motte-du-Parc était souvent en guerre avec ses voisins, surtout avec le seigneur du Parc en Saint-Jacut-du-Mené ; il était même assez puissant pour assiéger des villes closes. Au temps jadis, il y eut guerre entre lui et les habitants de Moncontour. Cette ville était regardée comme imprenable et le seigneur qui la défendait se moquait du baron. Celui-ci, voyant qu'il ne pourrait s'en rendre maître par la force, fit faire des mannequins de paille qu'il habilla comme des soldats, et les plaça sur le tertre de Bel-Air, bien en vue de Moncontour, pendant qu'il allait se cacher avec ses hommes dans un des nombreux vallons qui sont aux environs de la ville. Les gens de la ville se relâchèrent de leur surveillance, et, un jour que les pont-levis étaient baissés, le baron de la Motte-du-Parc entra dans la ville et massacra toute la garnison.

 

 

La Motte du Parc (cliché Le Flohic)

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 22:05

L'abbaye de Boquen a laissé une renommée de richesse que le peuple a traduite par ce dicton : « De quelque côté qu'il ventait, Bosquen rentait ». On racontait sur ce monastère un assez grand nombre d'historiettes ; jadis chaque moine, devait, comme pénitence, embrasser tous les jeudis, le dessous des pieds de six enfants. Et pour que les enfants fussent disposés à venir à l'abbaye ce jour là, chacun recevait une livre de pain. Mais la conduite de ces religieux n'était pas toujours aussi édifiante : un jour qu'ils étaient à danser, il passa un prêtre qui portait le Saint-Sacrement ; au lieu de s'agenouiller comme tout le monde, ils continuèrent leur divertissement, mais la terre s'entr'ouvrit et les engloutit….

 

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 20:00

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:20

 

Le jour de Saint Sylvestre, on disait aux pâtours de Penguily d'aller dans les étables (dan 'l' tê) couper une touffe de poil sous l'oreille gauche des vaches, en leur assurant qu'elles ne moucheraient plus dans l'année. 

 

On accusait les v'nins (reptiles) de tarir les bovins en leur suçant le pis ; pour éviter cela, à Penguily, on mettait du seù ou du haut-bouée (du sureau) sur le sol à tous les coins de l'étable pour y mettre un terme.

 

Evoquant le joug a bœuf, les habitants de Saint-Gouéno et de Plessala désignaient cette pièce « le jeue »

 

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 16:44

 

 

Il était une fois un homme qui allait au bourg de Corseul. Sur sa route, il vit, pas bien loin de lui, une bête qui ressemblait à un mouton, et ils se trouvaient tous les deux sur le point de passer un pont qui n'avait que la largeur d'une personne. L' homme se dit :

 

« Je vais toujours passer le premier »

 

Il coupa une branche d'arbre, mais justement le mouton et  lui se rencontrèrent sur le pont, et comme aucun ne voulait céder à l'autre, l'homme poussa le mouton, qui était Mourioche ; la bête tomba à l'eau et se mit à rire .

 

-« ah, lui dit l'homme, tu t'es baigné le derrière ! »

 

-« Oui répondit le mouton, mais tu vas te baigner le tien aussi ! »

 

Ils firent route ensemble et arrivèrent près d'une petite rivière. Mourioche sauta par-dessus, et quand l'homme voulut passer, il le jeta dedans et se sauva ensuite à toutes jambes.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 16:09

Près du Lou du Lac existe un étang très profond ; les habitants des environs disent qu'à sa place a existé autrefois une ville que les eaux ont ensevelie, et qu'en certains jours, on entend sonner les cloches 

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 11:09


Les enfants des paysans commençaient leur apprentissage de la garde  des troupeaux dès l'âge de sept à huit ans, garçons et filles y étaient employés quand ils n'étaient pas à l'école. Comme le bétail n'était pas nombreux, les enfants pouvaient le gouverner facilement, c'était un métier qui laissait place aux loisirs... alors les petits bergers se rassemblaient et s'arrangeaient de manière à passer le temps le plus agréablement qu'ils pouvaient. Voici quelques unes de leurs récréations favorites : ils creusaient des petits fours dans les talus, les chauffaient avec des branches d'ajoncs mortes, et y faisaient cuire des pommes prélevées dans le voisinage. Les petits bergers s'amusaient aussi à faire cotir les fleur de digitales -les nunus. Mais les disputes entre « pâtous » pouvaient aussi se terminer par des disputes et des combats à coups de poing ou à coup de mottes de terre, cette humeur batailleuse n'était pas particulièrement liée aux garçons, les pâtourdes se tiraient les cheveux. Sur la limite d'une commune se livraient parfois de petites batailles entre les bergers, avant d'en venir aux mains, ou plutôt aux coups de pierre, chacun des partis avait soin d'épuiser les sobriquets que l'on se renvoyait de temps immémorial de pays à pays, et de chanter des couplets satiriques où la commune voisine était blasonné.

 

Au village de Cambel à Broons, les pâtous avaient recours à placer devant l'entrée du champ les statuaires de la chapelle avec ordre aux saints ainsi représentés de garder les vaches, si celles ci allaient brouter dans le parcellaire du voisin, le saint était fouetté 

Avant de terminer, ouvrons ici une parenthèse touchant aux sobriquets attribués aux habitants des communes des environs de Broons & Lamballe. Les gens de Rouillac étaient donnés « les chats d'Rouilla » ; ceux de Trémeur « les mos d'boeus d'Trémeu » (mos = visage) ; ceux de Sévignac « les Pataous * d'S'vigna » (pataous = balourds) ; ceux de Trédias « les t'qu'chus chas d'Trédia » ; ceux de Plédéliac « les dos p'lés d'Plédélia » ; ceux de la Malhoure « les mangeous d'ânes d'la Malour » ; ceux de Plumaugat « les chouans d'Pieumaouga » ; ceux de Plénée-Jugon « les haousse nez d'Piéunée » ; ceux de Broons * « les totons d'Broons » ; ceux d'Eréac « les nob'd'Eria » ; mais aussi « les mangeoux, d'naviaux »; ceux de Lanrelas «les Vengions d'Lanrela » ; ceux de Dolo « « les chats de Dolo» ; ceux de Mégrit « les Boucans d'Mégrit » ; ceux de Lescouët-Jugon « les Terchaussées d'Lescouët » ; ceux de Saint-Igneuc « les Fumés d'Saint-Igneuc » ; ceux de Saint-Launeuc « Les cous né » -cous noirs ; ceux de Trégomar « les mangeous d'chiens ou d'renards » * A Broons, des familles se voyaient attribuer aussi des sobriquets : ainsi certains devenaient les « fouissous d'patat' » et les autres « les pelous'd'jar ». Les premiers étant de grands consommateurs de pommes de terre et les autres, les derniers tisserands en exercice

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 07:54

Après 23 années d'un règne calme et glorieux, Alain , dit Barbe-Torte, mourut, laissant un fils en bas âge. Sa veuve, dans l'année même de son deuil, épousa le comte d'Anjou. Celui-ci, pour étendre sa domination, fit périr dans un bain le fils de sa femme; mais n'ayant pas fourni de secours aux habitants pour repousser les Normands dans un moment de danger, les Nantais appelèrent à les commander Hoël, fils naturel de Barbe-Torte, qui fut bientôt reconnu pour duc de Bretagne. En 981, ce prince fut assassiné par un envoyé de Conan, comte de Rennes, qui convoitait le comté Nantais et le titre de duc. Dans le même temps, les habitants et le clergé de Nantes élurent pour évêque le second fils naturel d'Alain-Barbe-Torte, nommé Guerech. Ce prince, qui était laïque, préféra succéder à son frère, tout en conservant l'administration spirituelle de l'évêché qu'il confia a un homme à gages. On lui attribue la seconde reconstruction de la cathédrale. Le Baud, dans son histoire, dit positivement qu'il y employa pendant sept années les revenus de l'évêché, et Travers ajoute qu'il la fit rebâtir dés ses fondements. Si, traversant le choeur de la cathédrale actuelle, l'on entre dans une petite cour appelée cour Saint-Jean, l'on remarque une construction très-ancienne, qui pourrait bien n'être autre chose qu'un reste de l'église de Saint-Félix, reconstruite en partie et restaurée par Guerech ; car il est difficile d'admettre que sept années du revenu de l'évêché fussent suffisantes au Xe siècle pour bâtir une cathédrale. Les murs de cette construction sont en moyen appareil. L'édifice a deux étages qui se correspondent entièrement. L'étage inférieur est en contrebas du sol, l'étage supérieur sert de passage pour aller de l'évêché à la cathédrale. A l'intérieur, comme on peut le remarquer dans la vue que nous donnons ici, cette construction offre des fenêtres géminées. Les pierres des voûtes de ces fenêtres, sont régulièrement taillées, et présentent toutes une égale épaisseur; de telle sorte que la surface de la voûte forme une portion de cercle. La colonne, placée entre les deux fenêtres, varie de forme ; ici, elle est torse; là, elle se compose de quatre colonnettes accolées et réunies. Si nous entrons dans cet édifice , nous ne trouvons rien à noter dans l'étage inférieur, si ce n'est que les colonnes sont d'une extrême simplicité et que le plein cintre règne partout. A l'étage supérieur comme au-dessous, on trouve des voûtes massives. Les colonnes sont surmontées de chapiteaux en forme de pyramide tronquée. Ces chapiteaux sont ornés dans le style des premiers siècles chrétiens. Beaucoup d'antiquaires pensent que ces ornements appartiennent à l'église de Saint-Félix ; mais si l'on songe qu'en Bretagne la population s'est toujours montrée peu facile aux innovations, l'on reste convaincu que la décoration intérieure de ce transept appartient à l'époque de Guerech, c'est-à-dire à la fin du Xe siècle. Quelques figures, dans le style symbolique, aujourd'hui presque entièrement effacées, que l'on devine autant qu'on les voit, et une niche placée au-dessus d'un autel, voilà les preuves de notre opinion. Nous n'osons en dire autant du choeur actuel, peut-être a-t-il été reconstruit ou restauré par Guerech, sur l'emplacement du choeur de l'ancienne cathédrale, peut-être aussi appartient-il à une époque postérieure, soit, par exemple, au XIe siècle; mais ses colonnes, qui seules pouvaient permettre de résoudre cette question, ont été déshonorées par d'absurdes mutilations. -La partie inférieure a été coupée, sans doute, pour élargir le choeur, et les ornements symboliques, dont presque personne dans les deux derniers siècles ne comprenait la valeur, disparurent aussitôt pour faire place à cette écrasante uniformité du style des architectes du XVIIe et du XVIIIe siècle, et pour ne pas détourner les regards qu'attiraient sur les restes des colonnes byzantines des écussons superbement burlesques et ridicules. En 982, Conan, qui convoitait toujours le duché de Bretagne et le comté Nantais, déclara la guerre à Guerech ; mais il fut blessé et vaincu dans les landes de Conquereuil, près Guemené ; débarrassé de son ennemi, Guerech s'occupa de régler les limites du comté Nantais, qui restèrent les mêmes que sous Alain Barbe-Torte, puis il se rendit à la cour du roi de France. A son retour, il fut arrêté par Geoffroy Grisegonelle, comte d'Anjou, qui le contraignit à lui faire hommage du comté de Nantes et de la moitié de la Bretagne, que Foulques, mari de la veuve d'Alain Barbe-Torte avait possédée, en qualité de tuteur du fils d'Alain. Le château d'Ancenis, qui existe encore, fut bâti pendant l'absence de Guerech, par la comtesse Aremburge, son épouse. Geoffroy, comte d'Anjou, voulut le détruire en 987, mais il périt sons ses murs. L'année suivante, Conan, comte de Rennes, ayant appris que Guerech était malade, gagna son médecin, qui le saigna avec une lancette empoisonnée. Ce misérable était abbé de Redon, et se nommait Heroic. Le malheureux duc, pressé d'opter entre une mort certaine et l'amputation du bras, ne put se résoudre à se faire opérer, il laissait un fils nommé Alain, qui lui succéda. A sa mort, le peuple et le clergé réunis, procédèrent à l'élection d'un nouvel évêque, et choisirent Judicaël, neveu de Guerech. La Bretagne, à cette époque, par suite de l'indépendance spirituelle dont elle était redevable à Nominoë, ne reconnaissait plus la suzeraineté de l'archevêque de Tours, mais bien celle de l'archevêque de Dol, qui était en quelque sorte le primat Breton, aussi les élections du clergé se faisaient-elles de la manière la plus profitable aux intérêts du pays.

 

 

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