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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 04:57

 

 

 

 

 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 12:36

 

 

 

 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 12:20

La Seigneurie.

 

Un aveu rendu au roi en 1541 par Jean de Laval, et deux autres aveux rendus par les seigneurs de la Roche-Giffart, l'un en 1653, l'autre en 1678, nous font connaître assez bien la seigneurie de Fougeray. Cette seigneurie s'étendait dans toute la paroisse de Fougeray, dans une partie des paroisses de Pierric, Derval, Luzanger, Sion, Mouais et Guémené. La châtellenie de Sion. les forges de la Hunaudière, la forêt de Thiouzé, beaucoup de moulins, d'étangs et de bois en faisaient partie. Le seigneur de Fougeray était fondateur des églises de Fougeray, de Pierric et de Sion; il avait droit d'enfeu dans celle de Luzanger.

 

 

Il avait un droit sur les tanneurs de Fougeray et de Pierric, et droit de chasse prohibitive. dans toutes les paroisses ci-dessus désignées. Châtellenie d'ancienneté au moyen âge, la seigneurie de Fougeray fut érigée eu marquisat, en 1644, en faveur de Henri de la Chapelle, seigneur de la Roche-Giffart et de Fougeray, elle relevait directement du roi. Le seigneur de Fougeray avait dans l'origine le droit de guêt, pour la garde de son château, sur tous les hommes du marquisat; mais en 1665 le général de la paroisse de Fougeray refusa de payer ce devoir, fixé, depuis 1505, à trois sols par chaque homme marié; un procès s'ensuivit entre le seigneur du lieu Henri de la Chapelle et le général; il se termina, en 1670, a l'avantage des paroissiens. Le seigneur de Fougeray avait :

 

« le droit de coustume et péage sur toutes les marchandises qui passent dans l'étendue dudit marquisat. »

 

« Item deux halles ou cohues dans ladite ville de Foulgeré pour l'estallage et vente de plusieurs sortes de marchandises qui se vendent toutes tes semaines que se tient marché le jeudy dans ladite vilte, et, outre cinq foires par chacun an, l'une en carême, l'autre a l'Ascension, la troisième à la feste de saint Jean descolé, la quatrième le jour saint Luc, et la cinquième le jour saint Thomas, avant Noël. »

 

« Item au bourg de Pierric une autre foire qui se tient le jour de saint Lien, où ledit marquis prend semblablement droit de péage. » « Item une autre halle dans laquelle il y a un four banal pour cuire le pain des sujets et habitants de ladite ville de Foulgeré. »

 

« Item au joignant de l'une desdites halles un grand logis au haut duquel est l'auditoire pour l'exercice de la juridiction dudit marquisat, avec ses galeries, chambres criminelles, appartenances et dépendances : les audiences de la juridiction dudit marquisat tiennent ordinairement deux jours la semaine, sauf les extraordinaires selon l'abondance des affaires, et au-dessous est la prison et cachots, et basse-fosse pour les criminels et coupables avec les logements et nécessaires pour loger le geollicr et garde desdites prisons. » 

 

« Item appartient audit seigneur de Foulgeré le droit de bailler mesures tant à blé qu'à vin en l'étendue dudit marquisat avec le droit de police. »

 

« Item les moulins de Chère, du Chêne-Prier, de la Haye, de Gault, de la Minière, de Lennaulx, de Pierric et d'Auvers. »

 

« Item le droit de pêche prohibitive dans les rivières d'Aaron, de Chère et marais d'Auvers. » 

 

« Item le droit de quintaine que sont tenus courir les poissonniers qui peschent sur lesdites rivières et marais, le mardy après la feste de Pasque, lorsqu'il leur est assigné par ledit seigneur sous peine de l'amande, pour laquelle courir doivent ledit seigneur fournir de fust de lance, le capitaine dudit château (de Fougeray), de chevaux, le sieur propriétaire de la Bornière d'éperons, et le propriétaire des vignes de la Sauldre de fer pour la lance, de clous, de marteau et tenailles pour couldre ledit fer de lance, et doit tenir ladite quintaine sur bout. »

 

« Et oultre a ledit seigneur droit de sceaux et papiers dans toute sa juridiction. »

 

Cette juridiction était haute, moyenne ct basse, et un grand nombre de manoirs, tant en Fougeray que dans les paroisses voisines, en relevaient noblement. D'après une appréciation faite en justice en 1748 -lorsque M. Loquet de Grandville acheta Fougeray - le revenu de ce marquisat s'élevait a cette époque a 7,251 livres, mais la châtellenie de Sion n'en faisait plus alors partie.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 12:38

 

 

Les Seigneurs.

 

Tihern, ou plutôt Teuhaire (Teharius), marié à Ynnoguen ou Gwen, fut, dans la première moitié du IXe siècle, le père de trois enfants : Brient, premier seigneur de Châteaubriant; Hervé et Bos, ou le Boeuf; ce dernier s'appelait peut-être Brient comme son frère aîné et comme ses descendants, mais son surnom a prévalu de son temps : « Sciticet a Brientio et Herveo atque Bove, necnon et matre eorum Guenno nomine. » (Cartulaire de Redon, 235.) Ce Le Boeuf eut en partage, paraît-il, la lisière des forêts qui entouraient Châteaubriant a l'Ouest et au Midi, et il devint ainsi seigneur des paroisses de Fougeray, Jans, Nozay et Issé. Parmi ses successeurs on remarque Brient Le Boeuf, vivant en 1214, et inhumé dans l'église abbatiale de Melleray, où son tombeau se voyait encore en 1664. En 1235, Nicolle Le Boeuf, dame de Fougeray, épousa Geffroy, seigneur de Rieux, et lui apporta la seigneurie de Fougeray. Puis vinrent Guillaume I, Jean I, Guillaume II, Jean II et Jean III, tous successivement seigneurs de Rieux et de Fougeray. Vers 1425, Marie de Rieux, fille de Jean III, apporta les terres de Nozay et de Fougeray dans la maison d'Amboise, en épousant Louis d'Amboise, seigneur d'Amboise et vicomte de Thouars. De cette union naquit, entre autres enfants, la bien heureuse Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne, l'une des gloires les plus pures de notre Eglise bretonne. Cette pieuse princesse eut quelques rentes sur la seigneurie de Fougeray, mais .cette terre elle-même fut donnée a sa sœur Marguerite, qui épousa, en 1446, Louis de la Trémouille, seigneur dudit lieu. En 1474, ce dernier seigneur échangea la seigneurie de Fougeray contre celle de Saint-Mars-la-Pile, que possédait Jean de Châteaugiron, seigneur de Derval. Celui-ci mourut en 1482, sans enfants légitimes, laissant Fougeray a sa soeur Gillette, veuve de Jean Raguenel, seigneur de Malestroit. Cette dame avait deux filles; l'une d'elles, Françoise Raguenel, épousa Jean IV, seigneur de Rieux, et lui apporta en dot la terre de Fougeray. Une seule fille naquit de cette dernière union ; elle se nommait Françoise de Rieux, et s'unit en 1488 à François de Laval, seigneur de Châteaubriant, qui devint ainsi seigneur de Fougeray. Leur successeur fut leur fils Jean de Laval, l'un des plus grands seigneurs de son temps; mais il mourut sans laisser d'enfants, en 1542. Sa cousine Anne de Montéjean, veuve de Jean VII, seigneur d'Acigné, hérita, entre autres terres, de celle de Fougeray. Ce fut très-probablement son fils, Jean VIII, seigneur d'Acigné, qui vendit la seigneurie de Fougeray, de 1562 à 1567, a René de la Chapelle, seigneur de la Roche-Giffart. Les seigneurs de cette maison, dont nous parlerons plus loin, possédèrent Fougeray jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes. Henri de la Chapelle, seigneur de la Roche-Giffart et de Fougeray, préféra l'exil a l'abjuration du protestantisme, qu'avaient embrassé ses pères, et il vendit, avant de quitter la France, ses terres de Fougeray et de la Roche-Giffart à Catherine de Rougé, femme de François, marquis de Créquy Cette dame étant morte après ses enfants, son neveu L,ouis-Gilles de Rougé hérita de la seigneurie de Fougeray, qu'il donna en dot a sa fille Innocente-Catherine de Rougé, mariée à Jean de Kerhoent de Kergournadec, marquis de Coëteufao. Ce seigneur menait une vie fort dissipée, et à sa mort le marquisat de Fougeray fut vendu à Jean-Charles Loquet, sieur de Grauville (1748). Sa famille posséda Fougeray jusqu'à la Révolution. M. Chapelier, puis M. Judicelly sont devenus depuis cette époque propriétaires du château de Fougeray.

 

 
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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 16:48

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 16:26

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 15:33

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 15:14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 05:14

 

 

 

« La maison de Kergournadeac'h, dit l'antiquaire Marc de Vulson, est une des plus anciennes de toute la Bretagne, et a toujours été comptée pour l'une des quatre premières de l'évéché de Léon, avec celles de Penhoët, du Châtel et de Carman, toutes illustres. » L'étymologie de Kergournadeac'h, qui se tourne en Français par ville de l'homme qui ne fuit pas, a un principe plein d'honneur et d'antiquité, qui est que Saint-Paul-Aurélien, qui a été le premier évêque de Léon, au VIe siècle, venant d'Angleterre, et ayant abordé à l'île de Baz, en laquelle demeurait le comte de Guyture, il la trouva désolée d'un horrible serpent, ou plutôt d'un monstre si épouvantable, qu'il dévorait hommes, femmes et bestiaux ; de ta teste duquel serpent sortoit un glatis sèment comme si vingt braques glatissoient. Le comte, averti de la venue du saint personnage, lui fit ses plaintes; le Saint promit de ne boire ni manger, qu'il n'eût vu le serpent, et s'étant revêtu de ses habits sacerdotaux, précédé de la croix et suivi de tous les habitants de l'île la chercher le serpent ; mais, l'ayant rencontré, il fut aussitôt abandonné de toute la compagnie qui prit l'épouvante et la fuite, fors un seul chevalier de la paroisse de Cléder, qui demeura près du Saint, lequel aborda le serpent, lui jeta sou étole au cou. Le chevalier s'offrit à le tuer, mais le Saint ne le voulut, ainsi le conduisit ainsi par son étole jusqu'à la pointe de l'île, et là lui commanda, de la part de Dieu, de se précipiter dans la mer et de jamais n'aller habiter ni infecter aucune terre habitée par des chrétiens. A quoi il obéit, et s'appelle encore ce lieu Tout-al-Sarpant, c'est-à-dire le trou ou l'abîme du serpent. Le comte prit de là sujet de donner à ce chevalier le titre de Ker-gour-n'a-Tec'h, que l'hymne de l'octave de Saint-Paul traduit par ces deux vers :

 

Villa viri non fugientis ;

Miles erat tune temporis.

 

Depuis ce temps, les seigneurs de Kergournadec'h ont seuls le droit d'entrer dans le choeur et d'aller à l'offrande en l'église cathédrale de Léon, bottés, éperonnés et l'épée au côté, privilège que l'ou dit avoir été accordé par Saint-Paul au premier seigneur de Kergournadeac'h, et que ses successeurs ont toujours conservé jusqu'à présent (1644). Nuz, est effectivement donné ancêtre mytique des seigneurs de Kergournadeac'h. Le premier dont il y soit fait mention, après celui des légendes, est Olivier de Guergournadeach, qui vivait en 1288 ; Guyomar, son fils, se signala dans les guerres de Montfort et de Charles de Blois. Fait prisonnier dans une rencontre, il déclara qu'il aimait mieux mourir que de vendre un petit coin de sa terre pour payer sa rançon, tant il aimait son vieux château ! En quoi ses descendants l'ont imité ; car on les voit sans cesse mettre leur vieux château sous la protection spéciale des ducs, et non-seulement le vieux château avec les officiers, serviteurs, damoiseaux, mais les pigeons et les lapins du dit château. La terre de Kergournadeac'h passa, vers 1504, dans la famille de Kerhoënt, par le mariage d'Alain de Kerhoënt avec. Jeanne de Kergournadec'h, héritière de sa maison. Olivier de Kerhoënt, fils des précédents fut seigneur de Kergournadec'h, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, il fut enterré en décembre 1594 en l'église paroissiale de Cléder. Ledit Olivier de Kerhoënt, seigneur de Kergournadec'h, avait épousé en 1559 Marie de Ploeuc, dame de Coëtenfao. Leur fils François épousa Jeanne de Botignau, dont il n'eut que deux filles, Renée et Claude de Kerhoënt, « et le bonhomme a dit depuis que s'il avait eu des garçons, comme il n'avait que des filles, il leur eût fait prendre le beau nom de Kergournadeac' h, comme déjà lui et feu son père Olivier en avaient pris les armes plaines èchiquetèes d'or et de gueules, et laissé celles do Kerhoent, qui sont lozangées d'argent et de sable. » Renée de Kerhoënt, sa fille aînée, épousa, le 1er mai 1616, à l'âge de quinze ans, Sébastien, marquis de Rosmadec, baron de Molac et de Tyvarlen, gouverneur de Dinan et de Quimper. «. Lequel ayant été mis, en son jeune âge, à l'académie du sieur Benjamin, s'était rendu si adroit à tous les exercices, qu'il avait gagné plus de trente bagues aux assemblées de noces et autres cérémonies où il s'était trouvé.» Il fit rebâtir le château de Kergournadeac'h, que Vulson, qui y avait séjourné quelque tems, disait être l'une des plus belles et régulières maisons, en son architecture, qui se pussent voir en France. » Aussi, nous en a-t-il laissé deux vues gravées par Jean Picart, l'une à la fin de sa Généalogie des Rosmadec, et l'autre au second frontispice de sa Science héroïque.

 

 

On y voit que le château» en 1644, était construit en belles pierres de taille, flanqué de quatre grosses tours, avec mâchicoulis, guérites et meurtrières. Dans l'enceinte du château, régnait un vaste corps-de-logis avec ses portes et ses fenêtres gothiques. Derrière le château, on remarquait un bel étang entouré de quelques bois, et plus loin, une chapelle groupée sur une petite éminence.» Miorcec de Kerdanet. Dans son Voyage en Bretagne Édouard Vallin décrit l'endroit : « le château de Kergournadeac'h, édifice en ruine qui semble n'avoir jamais été achevé. Quoi qu'il en soit, ses murs à demi écroulés, ses grosses tours à créneaux et à mâchicoulis donnent une haute idée du plan qu'avait conçu l'architecte, et l'on ne peut s'empêcher d'admirer celte puissante forteresse que l'on achève par la pensée telle qu'elle dut être conçue primitivement. ». Et cette note supplémentaire : Le beau château de Kergournadeac'h, en Cleder, bâti en 1630 par le marquis de Rosmadec-Molac sur l'emplacement d'une antique forteresse, ne fut jamais achevé et n'offre plus que des ruines saisissantes au milieu de hautes futaies. Sa forme était carrée et chaque angle était flanqué d'une tour ronde, munie de machicoulis et surmontée d'une tourelle avec hautes cheminées. C'est aujourd'hui près des ruines du château 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 18:53

 

 

 

 

 

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